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mercredi 23 octobre 2019

Offensive turque en Syrie : Macron craint « une situation humanitaire insoutenable »

Le chef de l'État français va réunir un conseil de défense restreint ce dimanche à 22 heures pour faire le point sur la situation en Syrie. 13/10/2019 -  

« Notre volonté commune est que cette offensive cesse », a déclaré le président français, qui recevait la chancelière allemande ce dimanche à l'Elysée.

La rencontre entre Emmanuel Macron et Angela Merkel s'est déroulée ce dimanche sous le signe de la gravité, alors que la Turquie mène depuis mercredi une offensive sanglante contre les Kurdes. Cette opération en Syrie risque de créer une « situation humanitaire insoutenable » et d'aider l'État islamique « à réémerger dans la région », a déclaré le chef de l'État français à l'Élysée alors qu'il recevait la chancelière allemande.

« Nous avons échangé, qui avec le président (américain) Trump, qui avec le président (turc) Erdogan, et nous avons passé le message clair de notre volonté commune que cette offensive cesse », a ajouté le président français, avant un dîner des deux dirigeants européens à l'Élysée. « Notre conviction est que cette offensive prend le risque d'une part, et nous le constatons d'ores et déjà sur le terrain, de créer des situations humanitaires insoutenables et, d'autre part d'aider Daech à réémerger dans la région », a ajouté Emmanuel Macron, qui a convoqué dimanche à 22 heures un conseil restreint de défense sur la Syrie.

Ce Conseil de défense réunira notamment le Premier ministre Édouard Philippe, les ministres de la Justice, des Affaires Étrangères, des Armées et de l'Intérieur, ainsi que le chef d'état-major des armées, l'Amiral Rogel. « J'ai parlé une heure avec le président Erdogan, nous devons tenir compte des intérêts et de la sécurité de la Turquie. Mais nous pensons aussi qu'il faut mettre un terme à cette invasion turque, car il y a des raisons humanitaires et on ne peut pas accepter cette situation contre les Kurdes », a ajouté Angela Merkel.

Emmanuel Macron appelle les Européens à « s'unir »

« Face à cette situation, nous resterons très coordonnés, comme nous l'avons été pour signifier aux Turcs la fin de toutes nos ventes d'armes, mais également sur les initiatives à prendre dans les prochaines heures et les prochains jours », a conclu le président français. Il a aussi appelé les Européens à s'unir dans « ce moment, européen et international difficile et parfois inquiétant ». « Nous ne pouvons nous permettre ni de vision ni aveuglement ni faiblesse », a-t-il ajouté, « l'Europe ne peut s'offrir le luxe de vaines querelles, de petites disputes ou d'ajouter des crises internes aux tensions du monde qui nous affectent déjà ».

Au 5e jour de leur attaque, les forces turques et leurs alliés locaux ont avancé en profondeur en Syrie dimanche, semblant en passe d'achever la première phase de leur offensive contre les forces kurdes, lâchées par Washington qui a annoncé le retrait de près de 1 000 soldats du nord syrien. Les autorités kurdes ont annoncé la fuite de près de 800 proches de jihadistes de l'État islamique d'un camp de déplacés.

Source : AFP et Le Point International

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mercredi 16 octobre 2019

Syrie - Offensive turque : Retrait des forces spéciales américaines... Macron réunit un conseil de défense...

Malgré la résistance que leur opposent les milices kurdes syriennes [YPG], et selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH], les forces turques et leurs supplétifs syriens ont conquis la ville frontalière de Tal Abyad, au cinquième jour de l’opération « Source de paix », lancée justement après le retrait des forces spéciales américaines de cette localité, sur ordre du président Trump.

Ce dernier, estimant que le combat contre l’État islamique [EI ou Daesh] était terminé alors que des opérations des Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde] étaient encore en cours dans le secteur de Baghouz, avait annoncé le retrait de Syrie des forces américaines. Ce qui, à l’époque, avait donné lieu à une vive polémique et provoqué le départ de James Mattis, alors chef du Pentagone.

Pour autant, la portée de la décision de M. Trump avait été par la suite atténuée, dans la mesure où il était question, selon ses propres mots, d’un retrait devant se faire à un « rythme adapté » et de « façon prudente. »

Mais, désormais, il n’est plus question de prudence, alors même que, comme l’a souligné un récent rapport des Nations unies, l’EI « renforce les conditions propices à son éventuelle résurgence ». En outre, le Pentagone a estimé de son côté qu’un désengagement de la coalition de Syrie serait prématuré étant donné que les FDS n’ont pas encore les capacités suffisantes pour mener des opérations de contre-guérilla.

En effet, le chef du Pentagone, Mark Esper, a annoncé le retrait de jusqu’à 1.000 soldats américains actuellement présents dans le nord de la Syrie, « sur ordre » de Donald Trump.

« Nos forces peuvent se retrouver prises en étau entre deux armées opposées qui avancent et c’est une situation intenable », a justifié M. Espert, sur la chaîne de télévision CBS, ce 13 octobre.

« Dans les dernières 24 heures, nous avons appris que [les Turcs] ont probablement l’intention d’étendre leur offensive plus au sud que ce qui était prévu à l’origine et à l’ouest », a encore affirmé M. Esper. « Nous avons également appris dans les dernières 24 heures que […] les FDS cherchent à conclure un accord, si vous voulez, avec les Syriens et les Russes pour riposter contre les Turcs dans le Nord », a-t-il ajouté.

Cette annonce intervient quelques heures après que le Pentagone a confirmé que des tirs d’artillerie turcs avaient eu lieu à proximité d’une base américaine située à Kobané, ville kurde qui, normalement, n’est pas concernée par l’opération « Source de paix ».

Ce retrait pose la question du maintien, sur place, des forces spéciales françaises [dont l’agence officielle turque Anadolu avait publié les emplacements qu’elles occupaient en mars 2018] et britanniques, qui appuient les Forces démocratiques syriennes face à l’État islamique.

D’après le quotidien The Times, il aurait été préalablement décidé que les commandos britanniques quitteraient le nord de la Syrie en cas de retrait américain. En revanche, on ignore ce que décidera Paris pour ses forces spéciales…

« L’offensive turque en Syrie est au cœur de nos préoccupations. […] Nous avons échangé avec les présidents Trump et Erdogan. Notre objectif est que cette offensive cesse. Cette offensive crée des situations humanitaires insoutenables et permet à Daesh de se renforcer », a fait valoir, en attendant, le président Macron, qui doit réunir, dans la soirée, un conseil restreint de défense.

Par ailleurs, et selon l’agence Sana, Damas se prépare à envoyer des troupes dans le nord de la Syrie afin de « contrer l’agression de la Turquie. » Mais elle n’a pas donné de détails sur le volume des forces qui seront mobilisées. « Toutes les options sont étudiées face à l’offensive turque, le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour affronter l’agression », a commenté un responsable kurde, sous le couvert de l’anonymat.

Source : Zone Militaire

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vendredi 14 avril 2017

Droits de l'Homme : L’Allemagne refuse de livrer des armes à la Turquie, membre de l'OTAN

La question des ventes d’armes est toujours sensible en Allemagne. En octobre 2016, un rapport ayant mis en lumière une hausse substantielle des exportations allemandes d’équipements militaires suscita ainsi une vive polémique outre-Rhin. Car, malgré les engagements pris par Sigmar Gabriel, alors ministre de l’Économie, plusieurs pays à la réputation sulfureuse figuraient en bonne place sur la liste des clients.

« Ces ventes sont la honte de l’Allemagne, nos munitions inondent un pays ou l’on fouette les bloggeurs, elles criblent les civils du Yémen. Nos valeurs sont piétinées », avait réagi l’hebdomadaire Der Spiegel.

Officiellement, l’Allemagne dit suivre des principes stricts en matière de ventes d’armes. Quitte parfois à bloquer les livraisons des industriels français de l’armement, dont certains intègrent des composants venus d’outre-Rhin pour concevoir leurs produits destinés à l’exportation.

Ainsi, Berlin se refuse à traiter avec des pays qui ne respectent pas les droits de l’Homme ou bien qui sont en proie à l’instabilité. Cela étant, les livraisons d’armes allemandes aux alliés de l’OTAN ne font ordinairement l’objet d’aucune restriction. Sauf que ce n’est plus le cas depuis novembre 2016 pour la Turquie.

D’après la presse allemande, Berlin a interdit au moins à 11 reprises la vente d’armes à Ankara, en raison de l’ampleur de la répression ayant suivi le coup d’État qui manqua de renverser le président Recep Tayyip Erdogan le 15 juillet 2016.

« Le respect des droits de l’Homme est particulièrement important en ce qui concerne les autorisations d’exportation d’armes », a fait valoir le ministère allemand de l’Économie en réponse à une question écrite posée par un député Jan van Aken (Die Linke, gauche radicale). Depuis le coup d’État manqué [en Turquie], « la politique étrangère et de sécurité du gouvernement fédéral accorde une attention particulière au risque » de voir ses armes être utilisées contre les citoyens turcs et les Kurdes en particulier.

Cette information, révélée alors que les relations sont très tendues entre Berlin et Ankara, a été critiquée par les autorités turques. « Nous attendons de l’Allemagne qu’elle fasse preuve de bon sens », a dénoncé Fikri Isik, le ministre turc de la Défense. « Nous avons vu des armes fabriquées en Allemagne dans les mains de terroristes. Ce n’est pas acceptable pour la Turquie. D’un côté l’Allemagne essaye de faire des restrictions pour la Turquie, de l’autre elle condamne l’utilisation d’armes allemandes par les terroristes. L’embargo pour la Turquie est inacceptable », s’est-il insurgé.

Cela étant, certains industriels allemands avaient anticipé les restrictions décidées par Berlin. C’est le cas de l’armurier Hecker & Koch qui, en novembre, avait dit ne plus vouloir vendre d’armes à des pays « non démocratiques » et « corrompus » ni à la Turquie.

Source : Zone Militaire

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dimanche 1 janvier 2017

Istanbul attentat terroriste : Au moins 39 morts dont une française !

Daech revendique l'attentat

02/01/2017 - 15:08
L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué, l’attentat qui a fait 39 morts et 65 blessés dans une discothèque d’Istanbul lors du réveillon de la Saint-Sylvestre. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le groupe djihadiste indique qu’« un des soldats du califat » a mené l’attaque contre l’établissement Reina.

Arrestation de 8 suspects... Mais le terroriste est toujours en fuite.

Une grande chasse à l’homme a été lancée dans le pays pour rattraper le suspect principal, qui aurait fui en changeant de vêtements après son attaque et laissé son arme sur les lieux
du massacre.


Istanbul : Attentat terroriste du Nouvel An !

01/02/2017 - 11:37

Un homme armé déguisé en père Noël qui a mitraillé la foule célébrant le Nouvel An dans une boîte de nuit huppée d'Istanbul. Le terroriste est toujours en fuite.

Au moins 39 personnes, dont une Française, ont été tuées et 65 autres blessées, dont trois Français, dans une attaque contre une célèbre discothèque d’Istanbul où plusieurs centaines de personnes fêtaient le réveillon du Nouvel an, dans la nuit de samedi à dimanche. L'assaillant est en fuite et l'attentat n'a pour l'instant pas été revendiqué.

L’attaque

À 01h15 dimanche (22h15 GMT samedi), un assaillant armé d’un fusil d’assaut surgit devant la boîte de nuit Reina, au cœur d’Istanbul, et ouvre le feu sur les personnes qui se trouvent à l’entrée, selon le gouverneur d’Istanbul Vasip Sahin. Un policier et un civil sont tués.

Après avoir pénétré dans la discothèque, l’assaillant tire au hasard sur la foule (environ 600 personnes étaient présentes), semant la panique et la mort. Selon la chaîne d’information NTV, plusieurs personnes ont plongé dans le Bosphore pour échapper aux coups de feu. Selon le dernier bilan provisoire des autorités, 39 personnes, dont au moins 15 étrangers, ont été tuées et 65 blessées.

«D’une façon sauvage et impitoyable, il a mitraillé des personnes qui étaient simplement venues célébrer le Nouvel An», a déclaré M. Sahin.

Des témoins ont raconté s'être cachés sous les tables pendant que l'assaillant tirait au hasard dans l'établissement avec un fusil automatique.

« Au début, on a pensé que des hommes se battaient entre eux », a raconté une Libanaise disant s'appeler Hadil qui se trouvait dans la boîte de nuit avec son mari et un ami. « Et puis on a entendu le bruit d'une arme à feu et on a plongé sous les tables. »

« On a entendu le type crier « Allahou Akbar » (« Dieu est le plus grand »), on a tous les trois entendu ça », a-t-elle déclaré. « On est sortis par la cuisine , il y a avait du sang partout, et des corps. »
L’assaillant

Les autorités turques ont lancé une chasse à l’homme pour capturer l’assaillant qui est parvenu à s’enfuir en «profitant de l’anarchie» semée dans la discothèque, selon le Premier ministre Binali Yildirim.
Ce dernier a qualifié d'«infondées» les informations de presse selon lesquelles l’assaillant était déguisé en père Noël, ajoutant que l’agresseur avait laissé son arme sur les lieux.
Des témoins cités par l’agence de presse Dogan ont rapporté l’avoir entendu s’exprimer en arabe, d’autres encore que l’assaillant n’était pas seul, mais cela n’a pas été confirmé par les autorités.


Le lieu

Le Reina est une emblématique discothèque d’Istanbul, située à Ortaköy, un quartier du district de Besiktas, sur la rive européenne de la ville.
Selon Dogan, elle accueillait au moins 700 personnes venues célébrer le passage à la nouvelle année.

Cette discothèque huppée où les entrées sont filtrées, est située à quelques centaines de mètres de l’endroit où avaient eu lieu les célébrations officielles du Nouvel An, au bord du Bosphore.


Le contexte

L’attaque n’a pas encore été revendiquée, mais la Turquie a été la cible de nombreux attentats attribués à l’EI ou liés à la rébellion séparatiste du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui ont notamment frappé Istanbul et Ankara.

Pourtant, après une année 2016 sanglante, les autorités turques étaient sur leurs gardes en ce jour de réveillon et 17000 policiers avaient été déployés en ville.

Membre de la coalition internationale qui combat l’EI (Daech) en Syrie et en Irak, la Turquie a déclenché en août une offensive dans le nord de la Syrie pour repousser les jihadistes vers le Sud, mais aussi les milices kurdes syriennes. Des rebelles syriens soutenus par l’armée turque assiègent depuis plusieurs semaines la ville d’Al-Bab, un fief de l’EI dans le nord de la Syrie.

En réaction à ces opérations militaires, l’EI a à plusieurs reprises menacé d’attentats la Turquie, devenue une des principales cibles des jihadistes.


Les réactions

L’attaque a suscité une vague de réactions indignées dans le monde.

D'Hawaï, où il est en vacances, le président américain Barack Obama a adressé ses condoléances à la Turquie et donné instruction à son administration de proposer à Ankara l'aide des Etats-Unis.

La Maison Blanche a par ailleurs condamné une «horrible» attaque. «De telles atrocités perpétrées sur des innocents venus pour la plupart célébrer le Nouvel An soulignent la sauvagerie des assaillants», a déclaré Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

«Il est difficile d’imaginer crime plus cynique que de tuer des civils pendant la célébration du Nouvel An. Nous avons tous le devoir de combattre avec détermination les agressions terroristes», a affirmé de son côté le président russe Vladimir Poutine dans un message de condoléances à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

«C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la nouvelle», a déclaré Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, dimanche. «Il est de notre responsabilité commune de lutter contre le terrorisme», a-t-il ajouté, assurant la Turquie «du soutien de l’Union européenne dans cette épreuve».

«Malheureusement, la violence a encore frappé dans cette nuit de vœux et d’espoir», a déploré pour sa part le pape François, devant quelque 50000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre, à l’occasion de ses vœux pour la nouvelle année.

«Triste, j’exprime ma proximité avec le peuple turc», a assuré le pape argentin, ajoutant qu’il priait pour «les nombreux victimes et blessés».

En France, où l'attaque d'Istanbul réveille le souvenir du 13 novembre 2015 au Bataclan et aux terrasses de bars de Paris, François Hollande a dénoncé « avec force et indignation l'acte terroriste » et exprimé sa solidarité avec la Turquie.

Source : Ouest-france.fr

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