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dimanche 15 avril 2018

Mali : Attaque contre les forces françaises et les casques bleus, au moins un mort, plusieurs blessés...

Les Casques bleus et la force Barkhane ont été la cible de tirs de roquettes et d'assaillants déguisés à bord de véhicules piégés, faisant au moins un mort.

Une attaque « sans précédent » contre les forces françaises

Le dernier bilan fait état d'un mort et d'une vingtaine de blessés. Des tirs de roquettes, des assaillants déguisés en Casques bleus montés à bord de véhicules piégés, des échanges de coups de feu : les camps de la Minusma et de la force Barkhane à Tombouctou ont été la cible samedi d'une attaque « sans précédent » qui a fait au moins un mort et une vingtaine de blessés. L'assaut s'est produit peu après 14 heures (GMT et locales) sur le site aéroportuaire de cette ville légendaire du nord du Mali où sont cantonnés des Casques bleus de la Minusma et des hommes de l'opération française Barkhane. Alors que les deux camps essuyaient une « dizaine de tirs de roquettes », des hommes portant des Casques bleus ont tenté de « s'infiltrer » dans la zone militaire à bord de deux véhicules piégés, a précisé dans un communiqué le ministère malien de la Sécurité.

L'un des véhicules portait les couleurs des Forces armées maliennes (FAMas) et l'autre le sigle « UN » des Nations unies. Le premier « a explosé », tandis que le second « a pu être immobilisé ». Selon la Minusma, un de ses Casques bleus a été tué lors d'« échanges de tirs ». Une dizaine d'autres ont été blessés. Le ministère malien a indiqué que l'attaque avait également fait une « dizaine » de blessés « côté Barkhane ». « Les combats ont pris fin vers 18 h 30 », plus de quatre heures après leur début, selon le ministère. Bamako et la Minusma ont assuré que la situation était à nouveau « sous contrôle ». Sur Twitter, la force de l'ONU a évoqué une « importante attaque complexe » associant « mortiers », « échanges de tirs » et « attaque au véhicule suicide ».

« C'est la première fois qu'il y a eu une attaque de cette envergure contre la Minusma à Tombouctou », a relevé une source sécuritaire étrangère. « C'est une attaque qu'on n'avait jamais connue », a confirmé un responsable du gouvernorat de Tombouctou.

Renforts attendus

Déployée au Mali en juillet 2013, la Minusma, qui compte environ 12 500 militaires et policiers, est actuellement la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines. Elle avait, avant l'attaque de samedi, perdu plus de 160 Casques bleus, dont 102 dans des actes hostiles, ce qui représente plus de la moitié des soldats de l'ONU tués sur cette période dans le monde. Elle doit recevoir dans les prochains mois des renforts canadiens, Ottawa ayant annoncé le 19 mars sa décision de déployer pendant un an une force d'appui aérienne avec des hélicoptères et des Casques bleus. Des groupes liés à Al-Qaïda ont dicté leur loi dans le nord du Mali de mars-avril 2012 à janvier 2013, date du déclenchement d'une opération militaire internationale à l'initiative de la France.

Bien qu'ils aient depuis lors été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières de ce pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et à la partie sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger, où quatre soldats américains et quatre militaires nigériens ont été tués dans une embuscade en octobre 2O17.

Ramener la paix au Mali

Depuis le 11 avril, quelque 1 500 militaires africains, américains et européens sont engagés dans des manœuvres dans l'ouest et le nord du Niger, pour s'entraîner face aux menaces terroristes. Ces exercices devraient renforcer l'efficacité de la force du G5 Sahel, qui devrait compter d'ici à la mi-2018 5 000 soldats issus du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Tchad et du Burkina Faso. La signature en 2015 d'un accord pour ramener la paix au Mali n'a pas empêché la recrudescence des violences. Jeudi, le représentant du haut-commissaire aux droits de l'homme au Mali, Guillaume Ngefa, a évoqué les « exécutions sommaires d'au moins 95 personnes » dans la région de Menaka, frontalière du Niger.

Mise en cause, une coalition de deux groupes armés qui participent aux opérations de sécurisation avec les troupes françaises et maliennes, le MSA et le GATIA, a rejeté samedi ces accusations. Ces deux groupes sont soupçonnés de profiter de leur proximité avec Barkhane pour régler de vieux contentieux territoriaux, notamment avec la communauté peule.

Source : LePoint.fr / AFP

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jeudi 5 avril 2018

Etats-Unis : Syrie du Nord et Kurdistan, des renforts américains à Manbij

Libérée du joug de l’État islamique (EI ou Daesh) en 2016 par les Forces démocratiques syriennes (FDS), avec le soutien de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, la région de Manbij, située dans le nord de la Syrie, cristallise toutes les tensions.

Dès que cette ville a été conquise par les FDS, dont font partie les milices kurdes syriennes, considérées comme terroristes à Ankara, la Turquie a lancé l’opération « Bouclier de l’Euphrate » en direction de Jarabulus et d’al-Bab, situées au nord de Manbij.

S’il était question de chasser l’EI de ces deux localités, l’objectif d’Ankara était aussi d’empêcher les Kurdes syriens de consolider leurs positions près de la frontière et de prendre Manbij aux FDS. Mais l’opération turque n’alla pas plus loin, les forces spéciales américaines s’étant déployées dans la ville.

Alors qu’il restait encore à chasser les jihadistes de Raqqa, il était hors de question pour la coalition de compliquer davantage la situation, d’autant plus que les milices kurdes syriennes devaient jouer encore un rôle déterminant dans la bataille qui se dessinait.

Seulement, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a de la suite dans les idées. Après avoir lancé une nouvelle offensive contre les Kurdes syriens à Afrin [opération « Rameau d’olivier »], Ankara ne fait pas mystère de son intention de marcher en direction de Manbij.

Le problème est que l’offensive turque détourne les FDS du combat contre Daesh, qui tient encore quelques positions sur la rive orientale de l’Euphrate. En un mot, les données du problème n’ont pas changé par rapport à l’an passé.

Mais cette fois, le président Erdoğan semble déterminé à aller jusqu’au bout. D’où les menaces et les vitupérations à l’endroit de son homologue français, Emmanuel Macron, coupable à ses yeux d’avoir proposé une médiation entre les FDS et Ankara et ne pas exclure de « reproportionner » le dispositif militaire de l’opération Chammal dans le nord de la Syrie « pour atteindre » les « objectifs contre Daesh », dans le cadre de la coalition internationale.

Pour le moment, on ignore si des militaires français doivent être redéployés à Manbij où, par ailleurs, deux sous-officiers de la coalition – un britannique du 3rd Battalion, Parachute Regiment et un américain de la Delta Force – ont été tués par l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED), le 30 mars.

En tout cas, des militaires américains sont présents à Manbij. Le chiffre d’environ 300/350 hommes circule. Et cette présence aurait été même récemment renforcée, comme l’a confirmé un reponsable du Pentagone auprès du site spécialisé Military.com.

L’agence turque Anadolu avait parlé, il y a deux jours, de l’arrivée de 300 soldats et d’un « grand nombre de blindés et bulldozers sur la ligne de front de l’opération Bouclier de l’Euphrate, à l’ouest de la sous-préfecture Manbij. » Et d’ajouter : « Les unités de renfort ont entamé leurs patrouilles ces 3 derniers jours dans la région de Rassoulayn, juste en face du poste-frontière turc Ceylanpinar. »

En réalité, d’après le responsable du Pentagone, les « estimations turques sont exagérées ». Pour autant, il n’a pas donné de détails sur les renforts envoyés à Manbij. Si ce n’est que des blindés Stryker des véhicules MRAP (Mine Resistant Ambush Protected vehicles)y ont effectué des patrouilles, avec la bannière étoilée bien visible, comme en 2017.

« La coalition internationale a augmenté le nombre de ses forces à Manbij », a également affirmé Mohammed Abu Adel, le chef du Conseil militaire de Manbij, selon l’AFP. « Nous prenons les menaces turques au sérieux », a-t-il dit. « Les forces de la coalition ont récemment augmenté leurs patrouilles », a déclaré Khalil Mustafa, un commandant des FDS.   

Source : Zone Militaire

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mercredi 28 mars 2018

Mali : La traque du chef de l'Etat Islamique par les forces spéciales

Si l’étau se resserre autour d’ Ilyad ag Ghaly, le fondateur d’Ansar Dine et chef du Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM ou Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin), dans le nord du Mali, c’est aussi le cas pour Adnane Abou Walid al-Sahraoui, qui dirige l’État islamique dans le grand Sahara (EIGS), qui concentre ses opérations dans une région située à l’est de Gao, frontalière avec le Niger.

Ainsi, depuis quelques jours, des camps de l’EIGS sont attaqués par des combattants du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) et du Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA), deux organisations pro-Bamako qui ont combattu le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), lequel a recyclé des jihadistes d’Ansar Dine après l’opération Serval. La force Barkhane et les forces spéciales françaises sont également de la partie.

En effet, en février 2018, les militaires français, appuyés par des hélicoptères d’attaque, ont mis hors de combat une dizaine de jihadistes qui avaient attaqué, une semaine plus tôt, un village situé à une centaine de kilomètres à l’est de Gao.

« Une mission de renseignement de Barkhane a été envoyée sur place. […] Après la détection formelle de combattants appartenant vraisemblablement à l’EIGS; une action aérienne menée par des hélicoptères Tigre et Gazelle a permis de neutraliser une dizaine de jihadistes », a en effet expliquer le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA), avant de préciser que des militaires français avaient aussi été engagés dans des combats au sol.

Dans le même temps, le GATIA et le MSA ont fait état d’affrontements qui ont duré « plusieurs heures » à Intameda, où un camp de «malfrats» avait été repéré. Et de donner le bilan d’une « dizaine » de tués parmi ces derniers. En outre, 6 voitures [dont celle du marabout Tidjit Ag Arahmat, récemment assassiné par des jihadistes alors qu’il était une figure des Touareg Dossak, qui constituent le gros des troupes du MSA, ndlr], des motos, des armes lourdes et une « quantité importante de munitions » ont été saisies ».

Le 22 février, le GATIA et le MSA avaient publié un autre communiqué au sujet de nouveaux combats ayant eu lieu précisément à Ikadagotane qui, située à une soixantaine de kilomètres de Ménaka, abritait un camp de l’EIGS.

Le rôle exact de Barkhane n’a pas été précisé. Mais il est probable que l’opération de contrôle de zone évoquée lors de l’annonce de la mort de deux militaires du 1er Régiment de Spahis (RS) ait un lien avec ces combats contre l’EIGS.

Cependant, dans son dernier « point de situation » des opérations, l’EMA indique que « Barkhane poursuit son effort dans la zone des trois frontières afin d’interdire la libre disposition du terrain aux terroristes » et que des « opérations se concentrent actuellement dans la région de Gao, autour de Ménaka et Ansongo. »

Selon le GATIA et le MSA, l’assaut donné contre le camp d’Ikadagotane a fait 6 tués dans les rangs jihadistes et permis de récupérer un véhicule de l’armée nigérienne, ainsi que des motos et, là encore, une « quantité importante d’armes et de munitions. »

A priori, ces opérations viseraient Adnane Abou Walid al-Sahraoui, ainsi que son adjoint, dit « le petit Chaffori », qui est aussi le chef de la katiba « Akabar » (qui compte environ 200 combattants) et le responsable de l’attaque ayant coûté la vie à 4 militaires américains à Tongo Tongo, au Niger, en octobre dernier. Le sort de ces deux responsables de l’EIGS est incertain. Des sources avancent qu’ils auraient réussi à s’exfiltrer au Niger tandis que d’autres affirment qu’ils seraient « encerclés ».

Quoi qu’il en soit, et alors qu’une réunion doit se tenir à Bruxelles pour collecter des fonds pour financer la Force conjointe du G5-Sahel (FC-G5S), le ministère des Armées a indiqué que 450 jihadistes ont été « neutralisés » par les forces françaises depuis le lancement de l’opération Barkhane (en août 2014), dont 120 lors des 12 derniers mois. En outre, 150 ont été capturés et remis aux autorités maliennes. 

Source : Zone Militaire

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samedi 24 mars 2018

Attaques terroristes dans l'Aude : Hommage au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, tombé en héros.

Tombé en héros, le gendarme Arnaud Beltrame est mort des suites de ses blessures

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort, annonce Gérard Collomb à 6 H30 ce matin.

Ce gendarme de 45 ans s'était proposé comme otage à la place des personnes retenues par Redouane Lakdim lors de l'attaque de Trèbes, est mort des suites de ses blessures, a annoncé ce samedi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

La police nationale a fait part de son émotion à l’annonce de la mort du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, lançant le hashtag #tousgendarmes sur Twitter.  

Les drapeaux et étendards de la gendarmerie en berne ce samedi.

Le directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN),  Richard Lizurey, a rendu «solennellement hommage à l'héroïsme» d'Arnaud Beltrame, s'inclinant «devant le courage, le sens du sacrifice et l'exemplarité de cet officier qui a donné sa vie pour la liberté des otages».
Richard Lizurey a par ailleurs annoncé que tous les drapeaux et étendards de la gendarmerie seront mis en berne ce samedi.

Le président Emanuel Macron salue Arnaud Beltrame, « tombé en héros »

Le chef de l'Etat a rendu hommage au lieutenant-colonel décédé ce samedi matin, en déclarant que l’officier était tombé en héros et méritait respect et admiration de la nation tout entière.

Arnaud Beltrame, qui s’était proposé comme otage auprès du jihadiste auteur des attaques de Trèbes et Carcassonne, a fait preuve d’un courage et d’une abnégation exceptionnels, a ajouté le chef de l’Etat dans un communiqué.

Le bilan des attaques terroriste dans l'Aude, s'élève désormais à quatre morts.

Source : 20minutes.fr

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vendredi 23 mars 2018

Prise d'otages dans l'Aude : Le preneur d'otage se revendique de l'Etat islamique. Au moins un mort !

Un terroriste armé s'est retranché dans un supermarché de Trèbes en criant "Allah Akbar" !

La préfecture de l'Aude évoque sur Twitter "une opération en cours" et demande d'éviter le secteur. Le ministre de l'Intérieur ne donne pas de bilan, et révèle seulement que "l'opération est toujours en cours".

Un individu armé s'est retranché dans un supermarché de Trèbes, près de Carcassonne dans l'Aude, vers 11 heures vendredi 23 mars, a appris FranceInfo de source proche de l'enquête. Il se revendique du groupe Etat islamique, selon le parquet. La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie de la fusillade et de la prise d'otages dans l'Aude. Il y a au moins un mort, a appris FranceInfo de source judiciaire.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête du chef d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, séquestrations sous conditions en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes criminelle. L'enquête est confiée a la SDAT, la DGSI et DIPJ Montpellier.

 Il se revendique de l'Etat islamique. Le preneur d'otages du supermarché s'est revendiqué du groupe Etat islamique, a indiqué le parquet de Carcassonne. De sources concordantes à franceinfo, il a crié "Allah Akbar".

"Situation sérieuse" selon le Premier ministre. Edouard Philippe était en déplacement à Mulhouse (Haut-Rhin). Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb se rend sur place.

Le secteur interdit. La préfecture de l'Aude a annoncé sur Twitter qu'une opération était en cours dans le secteur du Super U. "Merci de faciliter l'accès aux forces de l'ordre", ajoute la préfecture. "Il y a des gendarmes devant le supermarché. Nous sommes confinés dans le garage, avec une cinquantaine de personnes, on attend", a décrit à France Info l'employé d'un garage situé à proximité. Trois hélicoptères des forces de l'ordre survolent la zone.

Des CRS attaqués

Plus tôt dans la matinée, quatre CRS qui faisaient leur footing en civil se sont fait tirer dessus par un homme près de la caserne de Carcassonne (Aude). Un policier a été blessé à l'épaule et transporté à l'hôpital. L'homme a tenté de les écraser, d'après une source policière, a freiné brutalement puis ouvert le feu avec une arme de poing. Le lien entre cet incident et la prise d'otages n'est pas établi pour l'instant.

Source : FranceTVinfo.fr

=18:46 23/03/2018=

Au moins 3 morts... Daech revendique la prise d'otages terroriste du Super U de Trèbes !

L'assaillant a été abattu par les forces de l'ordre. De son coté, le groupe Etat islamique a revendiqué l'attaque.

Retranché depuis vendredi matin dans un supermarché de Trèbes, près de Carcassonne, un homme a été abattu dans l'après-midi par les forces de police. Identifié comme étant Redouane Lakdim, l'homme se revendiquait du groupe Etat islamique et a tué au moins trois personnes et en a blessé seize autres, dont trois gravement. L'un de ces trois blessés en "état d'urgence absolue" est un gendarme qui "s’est volontairement substitué à un otage", indique Gérard Collomb. De son coté Emmanuel Macron loue son "courage" :  "Il lutte actuellement contre la mort et toutes nos pensées vont à lui et à sa famille".

L'assaillant abattu, l'EI revendique les attaques

Un individu armé, se revendiquant du groupe Etat islamique a été abattu ce vendredi après-midi après s'être retranché vers 11 heures dans le Super U de Trèbes, à 10 kilomètres de Carcassonne. Le groupe Etat islamique a revendiqué les attaques, dans l'après-midi.

Plus tôt, Redouane Lakdim avait tiré sur des CRS  de la CRS 53 de Marseille effectuant un jogging dans la cité médiévale. L'un d'entre eux a été blessé à l'épaule mais son pronostic vital n'est pas engagé selon le ministère de l'Intérieur, joint par "l'Obs". Dans un tweet, le syndicat de police UNSA précise que ses côtes sont cassées et son poumon perforé : "la balle est passée à 3 cm du cœur".

 
Un gendarme s'est substitué à un otage

Seize blessés sont à déplorer parmi lesquels trois en "état d'urgence absolue". L'un d'eux est un gendarme qui "s’est volontairement substitué à un otage" dans le Super U :
""Le lieutenant-colonel de gendarmerie qui était avec ses hommes s'est volontairement substitué à un otage que le terroriste tenait et il est resté avec lui [...] Le terroriste a tiré, le GIGN est intervenu et a abattu le terroriste", a décrit le ministre lors d'une déclaration à la presse à Trèbes."

Ce gendarme "a sauvé des vies et fait honneur à son arme et notre pays. Il lutte actuellement contre la mort et toutes nos pensées vont à lui et à sa famille", a ajouté Emmanuel Macron.

Attaque à Trèbes : un gendarme s'est proposé comme otage, Collomb salue son "héroïsme"

Parmi les clients et les employés du supermarché, une témoin, joint par Franceinfo décrit : "Un homme a crié et a tiré des coups de feu à plusieurs reprises. J'ai vu une porte de frigo, j'ai demandé aux gens de venir se mettre à l'abri. Nous étions dix et nous sommes restés une heure".
""Il y a eu encore des coups de feu et on est sorti par la porte de secours derrière. [...] Il a crié Allah je ne sais pas quoi, je ne l'ai pas vu.""

Au moins 3 morts, 16 blessés

Pour l'heure, au moins trois personnes sont mortes et seize autres blessés, selon un bilan donné par Emmanuel Macron vers 18h30.

Les trois victimes décédées ont ainsi été identifiés : le premier se trouvait dans la voiture à Carcassonne, sur laquelle a tiré Redouane Lakdim en début de matinée. "La Dépêche" avance que les deux autres victimes sont le boucher du supermarché, ainsi qu'un client du magasin.

 Pour ce qui concerne les seize blessés, deux d'entre eux se trouvent actuellement en urgence absolue parmi lesquels l'officier de gendarmerie qui s'est substitué à un otage. Le président a également loué l'"engagement", le "professionnalisme mais aussi (le) courage" des forces de l'ordre qui "sont intervenues avec une rapidité remarquable à la fois pour contenir l'individu qui s'était retranché avec des otages, pour localiser l'une de ses victimes encore vivante qu'il avait laissée dans les alentours, et pour donner l'assaut mené par le GIGN dès qu'il est apparu qu'il n'y avait pas d'autre solution".

Le preneur d'otages a agi seul

Identifié comme étant Redouane Lakdim, l’assaillant a agi seul, affirme le ministère de l’Intérieur. Avant d'être abattu, l'homme réclamait la libération de Salah Abdeslam, avance France 2. Sa voiture a été retrouvée sur le parking du supermarché de Trèbes.

Attaque à Trèbes : ce que l'on sait de Redouane Lakdim, l'assaillant du Super U

Selon "le Parisien", cet homme d’origine marocaine a 25 ans et est très actif sur les sites salafistes. Né en 1992, il avait conduit sa petite sœur à l’école avant l’attaque, selon une voisine de la famille interrogée par "le Parisien".  Gérard Collomb a précisé dans l'après-midi qu'il était connu des services de police pour des actes de petite délinquance mais les services ne le pensaient pas en voie de "radicalisation".
""Il est passé à l'acte brusquement", a déclaré le ministre de l'Intérieur."

La prise d'otages est une stratégie utilisée par les djihadistes: le 9 janvier 2015, deux jours après la tuerie de "Charlie Hebdo", Amédy Coulibaly avait retenu les clients et le personnel de l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes. La prise d'otages avait fait quatre morts. Amédy Coulibaly avait été abattu par les forces de l'ordre.

La dernière attaque meurtrière en France date du 1er octobre 2017 lorsque, sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille, un Tunisien de 29 ans avait tué au couteau deux cousines, avant d'être abattu par la police. L'EI a revendiqué ces assassinats, mais les enquêteurs français n'ont pas, pour l'heure, trouvé d'élément reliant l'assaillant à l'organisation djihadiste.

Enquête et perquisition en cours

 Des hommes du RAID sont descendus dans la cité Ozanam, à Carcassonne, vendredi en fin d'après-midi, où une perquisition était en cours dans le quartier de l'assaillant d'un supermarché à Trèbes, Radouane Lakdim.

De nombreux camions banalisés noirs, ainsi que nombre de policiers du RAID et de la BRI (brigade de recherche et d'intervention), encagoulés, fortement armés et portant des gilets pare-balle, avaient investi la petite cité populaire, située à quelques centaines de mètres de la Cité de Carcassonne.

Source : nouvelobs.com

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jeudi 22 mars 2018

IRAK : Décès d'un légionnaire du 2ème REI de Nîmes au service de la France

Caporal Bogusz Pochylski mort au service de la France

Mercredi soir, le Caporal Bogusz Pochylski, du 2ème Régiment Etranger d’Infanterie de Nîmes, est décédé dans le cadre d’une opération d’entraînement au profit des forces de sécurité Irakiennes.

La ministre de la Défense Florence Parly a annoncé mercredi soir à l'Assemblée le décès d'un soldat français à Bagdad dans le cadre de l'opération Chammal.

"Nous avons appris qu'un légionnaire du 2ème régiment étranger d'infanterie a perdu la vie à Bagdad. Il était âgé de 31 ans et célibataire", a annoncé Mme Parly aux députés lors des débats sur la loi de programmation militaire.

L'armée de terre a annoncé en même temps sur twitter le décès du caporal Bogusz Pochylski, "mort dans l'accomplissement de sa mission au service de la France". Les députés ont observé une minute de silence.

Source : FranceTVinfo.fr / © SIRPA TERRE / AFP

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samedi 10 mars 2018

Sabre: La traque secrète des djihadistes par les forces spéciales françaises au Sahel

Depuis quatre ans, les forces spéciales françaises mènent une chasse sans merci aux terroristes dans le Sahel. Une opération baptisée «Sabre», tellement discrète que son appellation même était classifiée jusqu'à ce jour. Pour la première fois, les envoyés spéciaux du Figaro Magazine ont pu accompagner une patrouille qui agit très profondément sur les arrières du dispositif ennemi. Récit.

Hélices lancées à pleine puissance, le Twin Otter survole le champ de bataille. Au maximum de sa vitesse. Sous le train, ses roues flirtent dangereusement avec la cime des acacias quand le saumon des ailes semble vouloir trancher les flancs des falaises abruptes du pays dogon. C'est très bas et très rapide. Pour déjouer d'éventuels tirs ennemis. 

Dans le cockpit, les instruments protestent. «Warning… Terrain… Terrain…» En boucle, la voix métallique de l'ordinateur de bord répète ce message d'alerte, arrachant un sourire au pilote. Confiant dans sa manœuvre, il ne daigne pas accorder un regard à l'altimètre. Les «as» du Poitou en ont vu d'autres. 

L'escadron de transport des opérations spéciales sait déposer, puis récupérer des commandos par tous les temps, quelles que soient les conditions, à la minute près, au milieu de nulle part, une simple bande de terre durcie en guise de piste pour leurs avions de brousse. Un atout essentiel dans cette guerre que mènent les forces spéciales françaises contre les terroristes cachés dans le Sahel: l'opération Sabre, menée depuis quatre ans dans la plus grande discrétion. 

Une traque implacable sur un terrain hors norme, qui court de la Mauritanie jusqu'au Tchad. La surface de l'Europe. Des paysages grandioses mais rudes, alternance de massifs rocailleux et de dunes sablonneuses, abrasifs pour les machines autant que pour les hommes soumis à un climat extrême.

Dans ce désert aux allures d'océan minéral, les commandos de Sabre ont renoué avec les tactiques des corsaires. Leur chasse s'apparente à une course hauturière. Trouver, poursuivre, puis fondre ... 

Source : Didier François - Figaro Magazine

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samedi 3 mars 2018

Burkina Faso : Attaques contre l’ambassade de France et le QG du Burkina à Ouagadougou

Pour la quatrième fois depuis janvier 2016, la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, est le théâtre d’une attaque d’hommes armés. Il était environ 10h30, le 2 mars 2018, quand une explosion et des tirs ont été entendus par des témoins dans les quartiers où se trouvent l’ambassade de France et l’état-major des forces armées burkinabé.

Dans un premier temps, et étant donné la proximité des bâtiments officiels implantés à Ouagadougou, il était difficile de savoir quelles étaient les cibles des assaillants. En effet, l’ambassade de France est située à quelques encablures de la primature et de l’Assemblée nationale burkinabè tandis que le camp Guillaume Ouédraogo, qui abrite l’état-major, fait face à l’Institut français.

Cela étant, c’est bel et bien l’ambassade française qui a été visée par les assaillants. L’information a été confirmée par Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, qui a parlé « d’attaque à la kalachnikov ». A priori, cinq hommes armés auraient été empêchés de pénétrer à l’intérieur de l’enceinte diplomatique grâce au dispositif de sécurité. Plus tard, une fois la situation sous contrôle, les autorités burkinabè ont fait état de 4 tués parmi ces derniers. Aucune victime française ne serait à déplorer.

Au moment de l’attaque contre l’ambassade, un véhicule a explosé devant le quartier général des forces burkinabè. Là, il est question d’une « dizaine d’assaillants ». Il n’est pas clair si la voiture piégée (VBIED) était conduite par un kamikaze, ce qui serait « conforme » au mode opératoire traditionnellement suivi par les jihadistes.

Les unités d’intervention burkinabè ont rapidement été déployées pour contrer ces attaques. De même que les forces spéciales françaises de la TF Sabre, un de leurs hélicoptères (un Puma) ayant été photographié dans le ciel de Ouagadougou avant de se poser dans la cour de la Primature, à une centaine de mètres de l’ambassade.

Pour les autorités burkinabè, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’attaques terroristes, d’autant plus que des groupes armés actifs dans la bande sahélo-saharienne (BSS), en particulier l’État islamique dans le grand Sahara (EIGS), ont défié la force conjointe du G5 Sahel, dont le Burkina Faso est l’un des cinq contributeurs. Cela étant, il n’est pas totalement exclu qu’elles aient été menées par des mutins, en soutien aux soldats du du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), lesquels sont actuellement jugés pour avoir tenté de renverser le gouvernement provisoire mis en place après la chute du président Blaise Compaoré, en octobre 2014.  Source: Zone Militaire

Communiqué AFP : Une attaque a visé l'ambassade de France et l'état-major des armées à Ouagadougou (Burkina Faso), vendredi 2 mars 2018. La situation est désormais sous contrôle. Selon plusieurs sources sécuritaires françaises et ouest-africaine, au moins 28 personnes ont été tuées dans l'attaque contre l'état-major des armées. L'explosion qui l'a frappé provenait d'une voiture piégée, et visait "peut-être" une réunion du G5 Sahel, a déclaré vendredi soir le ministre burkinabé de la Sécurité, Clément Sawadogo.

Source : Opex360.com

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mercredi 21 février 2018

Mali - Barkhane : Deux soldats français tués et un blessé par l’explosion d’une mine artisanale !

Deux soldats français de l’opération « Barkhane » tués au Mali dans l’explosion d’un IED*

* IED (Improvised Explosive Device, bombe ou mine artisanale)

Les deux militaires sont morts alors que leur véhicule blindé venait de heurter une mine artisanale. Un 3ème soldat a été blessé lors de l'explosion.

AFP - Deux soldats français de l’opération Barkhane au Mali ont été tués, et un autre blessé, ce mercredi 21 février a annoncé une source militaire à l’Agence France-Presse. Les militaires ont été touchés par l’explosion d’une mine artisanale.

La France est engagée depuis janvier 2013 au Mali, d’abord sous le nom d’opération « Serval » puis sous celui d’opération « Barkhane », pour chasser les groupes djihadistes du pays.

Près de 4 000 soldats français sont toujours engagés dans le pays. Ce nouveau décès porte à vingt-et-un le nombre de soldats français morts au Mali depuis le lancement de l’opération en 2013.

Source : AFP - LeMonde.fr

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COMMUNIQUÉ DE FLORENCE PARLY, MINISTRE DES ARMÉES
 
C’est avec douleur que j’ai appris la mort au combat ce matin au Mali du maréchal des logis-chef Emilien Mougin et du brigadier-chef de 1re classe Timothée Dernoncourt du 1er régiment de Spahis de Valence. Je m’associe à la douleur de leurs familles, de leurs camarades de l’opération Barkhane et de leurs frères d’armes ; je les assure tous de mon soutien personnel.
 
Nos Spahis sont tombés dans l’accomplissement de leur mission alors qu’ils étaient engagés dans une vaste opération de contrôle de zone dans une région frontalière du Mali avec le Niger.
 
Je salue leur engagement mené au nom de la France et de ses valeurs pour lutter contre le fléau des groupes armés terroristes au Sahel. Leur sacrifice renforce notre détermination à poursuivre ce combat.
 
C’est toute la communauté militaire, aujourd’hui endeuillée, qui exprime sa solidarité et son soutien.

MINISTÈRE DES ARMÉES
DÉLÉGATION À L'INFORMATION ET À LA COMMUNICATION DE LA DÉFENSE
Paris, le mercredi 21 février 2018

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mardi 13 février 2018

US Navy : Des Rafale M prochainement embarqués à bord du PA George H. Bush

Le porte-avions Charles de Gaulle étant immobilisé à Toulon pour son second arrêt technique majeur jusqu’à l’été 2018, les pilotes de l’aéronautique navale ont à préparer la remontée en puissance du groupe aéronaval. D’où l’idée, avancée dès mars 2016, d’une coopération avec l’US Navy à cette fin.

« Apponter n’est pas un sport de masse (…) Il faut maintenir ce savoir-faire », avait souligné, à l’époque, le contre-amiral René-Jean Crignola, alors commandant du groupe aéronaval français lors du déploiement Arromanches 2.

Depuis l’immobilisation du Charles-de-Gaulle, des Rafale M ont été déployés en Jordanie afin de prendre part aux opérations aériennes de la force Chammal au Levant. Leur mission a pris fin en décembre dernier. En outre, ils ont également participé à la posture permanente de sûreté aérienne à Lann-Bihoué.

Mais, comme l’avait dit l’amiral Christophe Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM) en octobre 2017, les pilotes de la chasse embarquée doivent faire « leurs gammes d’appontage ». « Les États-Unis ont mis à leur disposition à cet effet un de leurs porte-avions pendant plusieurs jours », avait-il ajouté.

L’attaché naval français en poste à Washington, le capitaine de vaisseau Jean Emmanuel Roux de Luze, a donné quelques détails, rapportés par le site spécialisé USNI News.

Ainsi, dans le cadre d’un accord conclu en décembre par l’amiral Prazuck et le chef des opérations navales de l’US Navy, l’amiral John Richardson, 350 marins français, des Rafale M et un avion de guet aérien E-2C Hawkeye de la flottille 4F prendront la direction de la base aéronavale d’Oceana, à Virginia Beach, en avril 2018.

Puis, après une phase d’exercices à terre avec leurs homologues américains, les équipages de Rafale M et de l’E-2C Hawkeye ainsi que le personnel technique embarqueront à bord du porte-avions USS George H.W Bush, vraisemblablement en mai. Ils seront intégrés à une escadre aérienne embarquée américaine.

Selon le capitaine de vaisseau Roux de Luze, il s’agit de démontrer la capacité de l’aéronautique navale française à opérer au sein d’un environnement opérationnel américain. « Nous voulons montrer que nous faisons l’entretien, démontrer que nous pouvons charger des armes », a-t-il dit. « Aujourd’hui, nous sommes interopérables à 95% » mais « notre préoccupation est de savoir si nos marines seront capables de travailler ainsi dans 10 ans, dans 15 ans », a-t-il ajouté.

La coopération entre la Marine nationale et l’US Navy dans le domaine aéronaval est ancienne, d’autant plus que les porte-avions français et américains fonctionnent de la même manière (ce sont les seuls à être en configuration dite CATOBAR, c’est à dire qu’ils sont dotés de catapultes et de brins d’arrêt).

La recherche d’une interopérabilité étroite est une constante. Ainsi, en 2010, pour la première fois, une équipe technique de la Flottille 12F avait changé un des deux moteurs d’un Rafale M F3 à bord de l’USS Harry S. Truman tandis que des F/A-18 effectuaient une série de « touch and go » sur le pont du Charles-de-Gaulle.

Cette coopération a même atteint un niveau inédit lors de la mission Arromanches 2. Alors que l’US Navy n’était pas en mesure de disposer d’un porte-avions dans la zone des opérations, le groupe aéronaval français avait pris la tête d’une « task force » américaine afin d’assurer la permanence de la capacité aéronavale de la coalition anti-État islamique (EI ou Daesh).

« Atteindre ce niveau d’interopérabilité au point que le groupe aéronaval du Charles-de-Gaulle puisse prendre le commandement de la Task Force 50 – c’était la toute première fois qu’un bâtiment non-américain prenait le commandement d’une de nos task-forces – illustre notre partenariat et la capacité d’exécuter des missions du plus haut niveau », avait commenté, en juin 2016, l’amiral John Richardson.  

Source : Zone Militaire

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mercredi 31 janvier 2018

Mali : Au moins 14 soldats maliens tués lors d'une attaque près de Tombouctou

Deux jours après la mort de 26 civils, tués par l’explosion d’une mine près de Boni, entre Mopti et Gao, dans le centre du Mali, camp des forces armées maliennes (FAMa) a été la cible d’une attaque ce 27 janvier 2018.

En effet, il était environ 4h00 quand le camp de Soumpi, situé dans la région de Tombouctou, a été attaqué par un groupe armé non encore identifié. L’effet de surprise a été total puisque les FAMa déplorent au moins 14 tués et 18 blessés dans leurs rangs.

Selon les premiers éléments disponibles (qui restent à confirmer), les assaillants ont d’abord tiré des roquettes en direction du camp. Puis, ils ont avancé vers l’enceinte en faisant usage d’armes automatiques. Une source militaire étrangère a parlé d’une « attaque complexe ». Un témoin a confié à France24 que les soldats ont « abandonné leur position » et que « l’ennemi a emporté du matériel ».

Il s’agit de la quatrième attaque en trois jours contre les forces de sécurité maliennes. Le 26 janvier 2018, les soldats maliens ont repoussé une attaque d’hommes armés à Youwarou dans la région de Mopti. Selon un communiqué des FAMa, qui ont déploré deux tués, 7 terroristes ont été « neutralisés » et des équipements abandonnés par les assaillants, ont pu être récupérés.

Le même jour, une autre attaque a visé une position des FAMa à N’Gomancoura dans la région de Ségou. Il s’agissait du poste abandonné, la semaine passée, par les 36 gendarmes mis aux arrêts pour désertion. Selon une source malienne, les assaillants ont, là aussi, été repoussés.

Enfin, la veille, deux douaniers ont été tués par des terroristes présumés à Toubacora, localité située à 200 km au nord de Bamako. Un des assaillants a été neutralisé. « Les jihadistes sont venus armés et à motos, il y a eu une grande panique dans le village », a raconté une source sécuritaire malienne.

Deux groupes sont actifs au Mali : le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans – GSIM) et l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Ces deux organisations ont récemment noué une alliance opérationnelle. La première concentre ses opérations dans le nord et le centre du Mali tandis que la seconde est surtout active dans la région frontalière avec le Niger et le Burkina Faso.

Dans son dernier compte-rendu des opérations, l’État-major des armées (EMA) a fait état d’une « situation sécuritaire dégradée au centre du Mali, avec des groupes armés terroristes qui y poursuivent leurs exactions, tentant ainsi d’augmenter leur influence sur la population de la région. »

En revanche, la force française Barkhane et celle du G5 Sahel ont maintenu leur effort dans la zone des trois frontières afin d’en déloger l’EIGS. «Plusieurs terroristes ont été capturés et remis aux autorités maliennes», a indiqué l’EMA, pour qui les résultats dans ce secteur sont « d’ores et déjà probants » avec « aucun évènement sécuritaire notable » depuis plusieurs semaines, à « l’exception de l’attaque suicide contre un véhicule deBarkhane le 11 janvier dernier. »

Source : Zone Militaire


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mercredi 24 janvier 2018

Suggestion d'un responsable du Pentagone : "Tuer les jihadistes à coups de pelle s’ils ne se rendent pas..."

Une suggestion extrême, à la question : Que faire des jihadistes ?

Le « Senior Enlisted Advisor to the Chairman » (SEAC) occupe une place particulière au sein du Pentagone. 

Ayant le grade de « Command Sergeant Major » (ce qui correspond à celui de major en France), ce sous-officier a pour mission de conseiller le chef d’état-major interarmées ainsi que le secrétaire à la Défense. Actuellement, ce poste est occupé par le Command Sergeant Major John Wayne Troxell.

Ce dernier a-t-il lu cet article du Daily Star Sunday, qui raconte l’histoire (impossible à vérifier, d’où quelques réserves sur sa véracité) de ce SAS britannique qui, faute de munitions, aurait décapité un jihadiste de la branche afghane de l’État islamique (EI) avec une pelle?

Toujours est-il que, via les réseaux sociaux, le SEAC a publié un message dans lequel il a prévenu les jihadistes de l’EI qu’ils pourraient être «achevés à coups de pelle» s’ils ne se rendaient pas aux forces de la coalition en Irak et en Syrie.

Les combattants de l’EI « doivent comprendre qu’ils n’ont que deux options quand ils se retrouvent face à nous : se rendre ou mourir! », a lancé le command sergeant major Troxell, via Twitter. « S’ils choisissent de ne pas se rendre, nous les tuerons avec une grande violence », a-t-il ajouté, alors que son message était illustré par une pelle articulée utilisée par les militaires américains.

Source : Zone Militaire

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jeudi 18 janvier 2018

Barkhane : Attaque par véhicule piégé, trois militaires français blessés

La date de cette attaque ne doit rien au hasard. Le 11 janvier 2018, cinq ans après le début de l’opération Serval, au Mali, un véhicule de l’avant blindé (VAB) français a été la cible d’un VBIED (Vehicle Borne Improvised Explosive Devices) alors qu’il faisait partie d’un convoi circulant entre Ménaka et Indélimane, près de Gao.

L’explosion a fait trois blessés parmi les occupants du VAB, dont un sérieusement touché. Ce dernier a été rapatrié dans la nuit pour être admis dans un hôpital d’instruction des armées (HIA). Son pronostic vital ne serait pas engagé.

Le mode opératoire de cette attaque, vraisemblablement commise soit par le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans – GSIM), qui réunit plusieurs groupes jihadistes sous l’autorité de Ilyad ag Ghaly, soit par l’État islamique pour le grand Sahara (EIGS), est plutôt rare au Mali.

Selon les données disponibles, et avant celle contre Barkhane, la dernière attaque ayant utilisé un VBIED remonte au 18 janvier 2017. Ce jour-là, un véhicule rempli d’explosif avait visé, à Gao, le Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC), c’est à dire l’organisme chargé d’organiser les patrouilles conjointes entre les ex-rebelles touareg et les miliciens pro-gouvernementaux prévues par l’accord de paix d’Alger. Cet attentat, qui fit plus de 60 tués, avait été revendiqué par le groupe al-Mourabitoune, intégré désormais au GSIM.

Quoi qu’il en soit, cette attaque contre la force Barkhane est survenue au lendemain de l’arrestation, à Menaka, de plusieurs « membres de groupes armés terroristes sévissant dans cette région frontalière du Niger » par les militaires français.

« Dans le strict respect du droit international, les commandos ont procédé à des fouilles permettant de saisir de l’armement, du matériel et des documents. Des personnes ont également été capturées afin de lever le doute sur leur contribution aux actions des groupes armés terroristes de cette région », a expliqué l’État-major des armées.

Source : Zone Militaire

Finalement, l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) a envoyé, le 12 janvier 2018, un communiqué à l’agence de presse mauritanienne ANI pour « proclamer sa responsabilité » de l’attaque ayant visé les militaires français ainsi que de celle menée en octobre dans la région de Tongo Tongo (Niger), au cours de laquelle 4 commandos des forces spéciales américaines avaient été tués. Cette dernière n’avait jusqu’à présent pas été revendiquée.

« Les soldats du califat ont attaqué hier jeudi 11 janvier au petit matin une colonne de l’armée française avec un véhicule piégé », a ainsi affirmé l’EIGS, qui a, par la même occasion, revendiqué plusieurs autres attaques au Mali, au Burkina Faso et au Niger.


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lundi 15 janvier 2018

Chammal : La France allège son dispositif militaire au Levant contre Daesh

Avec le recul de l’État islamique en Syrie et en Irak et la fin des grandes offensives pour chasser les jihadistes de leurs bastions urbains, le nombre des opérations aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis tend à se réduire. D’où le retrait annoncé récemment des F/A-18 Super Hornet australiens.

La France elle aussi, va alléger sa participation à la coalition, avec le retrait de deux avions Rafale sur les 14 jusqu’alors engagés au Levant au titre de l’opération Chammal (8 en Jordanie et 6 aux Émirats arabes unis). Cette annonce a été faite par Florence Parly, la ministre des Armées, via Twitter, le 29 décembre 2017.

« Au Levant, l’opération Chammal s’adapte à la situation sur le terrain : Daesh est à terre mais n’a pas disparu. En conséquence, deux Rafale viennent de rentrer en France; le reste du dispositif est pour l’instant maintenu et la formation des unités irakiennes se poursuit », a ainsi déclaré Mme Parly.   

Source : Zone Militaire

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samedi 13 janvier 2018

Italie : Réduction de sa participation militaire en Irak, redéploiement envisagé au Niger et Sahel

Depuis la réunion relative à la force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), organisée à La Celle Saint-Cloud le 13 décembre 2017, la presse transalpine, s’interroge sur les modalités  d’un possible envoi de militaires italiens au Niger. Une idée qui, apparemment, était depuis longtemps dans les tuyaux et qui avait été jusqu’alors démentie à plusieurs reprises par Rome.

À l’occasion d’une visite à bord du pétrolier-ravitailleur Etna, qui participe actuellement à l’opération européenne EUNAVFOR « Sophia », menée contre les trafics d’êtres humains en Méditerranée centrale, le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, a de nouveau confirmé l’envoi d’un contingent au Niger.

« 2017 a été l’année de la défaite militaire de Daesh (État islamique ou EI) qui ne contrôle plus un territoire en tant qu’État. Dans cette bataille, l’Italie a joué un rôle important. Avec 1.400 soldats, nous sommes la deuxième force en Irak et maintenant que Mossoul a été libérée, notre contribution se limitera à la consolidation [des acquis] dans ce pays », a expliqué M. Gentiloni.

Aussi a-t-il proposé de redéployer une partie des militaires italiens actuellement présents en Irak vers le Niger dans « les mois à venir » car «nous devons continuer le travail, en concentrant notre attention et nos énergies sur la menace des trafiquants et du terrorisme au Sahel.»

« C’est la proposition que le gouvernement fera au Parlement pour une mission visant à vaincre la traite des êtres humains et le terrorisme », a ajouté M. Gentiloni. A priori, les députés italiens auront à se prononcer avant le printemps prochain, c’est à dire avant les élections législatives qui devront être convoquées, au plus tard, le 20 mai 2018.

Selon l’agence Ansa, une délégation italienne a déjà été envoyée à Niamey, où sont déjà déployés des miliaires français, allemands et américains, pour examiner les détails de ce déploiement annoncé. Le chef d’état-major italien, le général Claudia Graziano, a précisé qu’il est question d’envoyer « quelques centaines d’hommes » au Niger après le vote du Parlement. « Ce ne sera pas une mission de combat », a-t-il dit. « Notre contingent sera chargé de former les forces nigériennes et de les rendre capables de lutter efficacement contre le trafic de migrants et le terrorisme », a-t-il ajouté.

Interrogé par le quotidien Il Fatto Quotidiano, Jean-Pierre Darnis, responsable du programme de recherche Sécurité et Défense de l’Istituto Affari Internazionali, voit une autre raison à cette implication de l’Italie au Sahel. Selon lui, il s’agirait aussi pour Rome de prendre part à « la revitalisation de la politique européenne de défense » pour laquelle la France et l’Allemagne sont très actives.

Source: Zone Militaire

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