FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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mardi 10 septembre 2019

Barkhane : Des soldats estoniens dans une opération franco-malienne à Gao

Depuis l’été 2018, un peloton d’infanterie estonien, fort d’une cinquantaine de militaires, est déployé à Gao [Mali] pour y assurer la surveillance et la protection de la plateforme opérationnelle « Désert » [PfoD] de la force Barkhane.

Cette mission n’est pas sans risque car, le 22 juillet, six soldats estoniens ont été blessés lors d’une attaque à la voiture piégée devant la base française.

Après cette attaque, et selon un communiqué publié par Tallinn, la ministre française des Armées, Florence Parly, avait « remercié » les soldats estoniens pour leur « action exemplaire » et souligné que leur « professionnalisme est la raison pour laquelle les militaires français ont une telle estime » à leur égard.

« Nous sommes fiers des soldats estoniens qui protègent la sécurité de l’Europe au Mali. Il est dans notre intérêt de nous tenir aux côtés de nos alliés contre les menaces, de comprendre leurs besoins réciproques et de renforcer nos relations », fit alors valoir Jüri Luik, le ministre estonien de la Défense.

Les relations entre les forces estoniennes et françaises ont pris de l’ampleur au cours de ces derniers mois dans la mesure où, outre leur coopération au titre de l’opération Barkhane, la France a déployé un sous-groupement tactique interarmes [S/GTIA Lynx] en Estonie, dans le cadre des mesures de réassurance de l’Otan face à la Russie.

Et cette coopération entre les forces estoniennes et françaises a récemment pris une nouvelle dimension.

Jusqu’à présent, ce détachement estonien n’avait pas encore pris part à une opération « antiterroriste » aux côtés des forces françaises et maliennes. C’est désormais chose faite.

En effet, selon une information de la radio-télévision nationale estonienne [Eesti Rahvusringhääling], confirmée par le ministère estonien de la Défense, le peloton « ESTPLA-32 » s’est joint « aux unités françaises et maliennes pour la première fois » afin de prendre part « à une opération dans la ville de Gao ».

« L’implication du peloton estonien dans une telle opération démontre que les unités précédentes ont gagné la confiance des alliés », a commenté le lieutenant Taavi Eesalu, qui commande l’ESTPLA-32.

« Participer à une opération de près de huit heures, dans ce climat chaud et humide était épuisant. Mais la formation et l’expérience antérieures nous ont permis de faire preuve de professionnalisme et de mener à bien cette tâche. Les Français nous ont déjà invités à participer à une autre opération similaire. Nous ferons donc tout notre possible pour assurer une coopération continue », a ajouté l’officier estonien.

Cette opération conjointe visait à saisir des « armes illégales ». Les forces françaises et estoniennes ont encerclé des bâtiments afin de permettre aux militaires de maliens de mener leurs fouilles en toute sécurité.

Les militaires estoniens qui ont pris part à cette opération viennent de relever leurs camarades de l’ESTPLA-30. L’action de ces derniers a été saluée par le colonel Nicolas James, le chef de corps du GT-D1 « Belleface ».

« Les hommes et les femmes du contingent qui s’en va ont honoré les forces de défense estoniennes par une discipline exemplaire au cours de cette mission exigeante. Je vous remercie, en mon nom personnel et au groupe de combat dans son ensemble, pour votre excellent travail », a déclaré le colonel français lors d’une cérémonie.

À noter que les forces estoniennes participent également à la mission de formation lancée par l’Union européenne au profit de l’armée malienne [EUTM MALI] ainsi qu’à la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA].

Source : Zone Militaire


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mardi 27 août 2019

Burkina Faso : Attaque jihadiste sur les Forces armées burkinabé, 24 soldats tués au combat !

Les tensions interethniques dont profitent les groupes armés terroristes, la faiblesses de ses forces armées ainsi que l’influence de prédicateurs radicaux auprès des populations estimant avoir été délaissées par le pouvoir central font que le Burkina Faso est considéré comme étant le maillon faible de la lutte contre la mouvance jihadiste au Sahel.

Ces derniers mois, les attaques jihadistes se sont multipliées, notamment dans l’est et le nord du pays. Et la dernière en date, commise le 19 août contre le détachement militaire de Koutougou, localité située dans parte orientale de la province du Soum, a infligé de lourdes pertes aux Forces armées du Burkina Faso [FANBF].

« Au petit matin, le détachement militaire de Koutougou, province du Soum, a été la cible d’une attaque d’envergure perpétrée par des groupes armés terroristes. 

« En réaction à cette attaque barbare, une vaste opération aérienne et terrestre de ratissage a permis de neutraliser de nombreux assaillants », a continué l’état-major, sans donne plus de détails sur les moyens engagés. Sans doute que la force française Barkhane a été sollicitée, comme le permet un accord signé par Paris et Ouagadougou en décembre 2018.

En décembre 2016, un groupe fort d’une quarantaine de jihadistes avait attaqué un poste militaire situé à une une trentaine de kilomètres de la frontière avec le Mali. Douze militaires et gendarmes burkinabé y avaient laissé la vie. Depuis, l’état d’urgence a été instaurée dans cette région.

Les auteurs de cette attaque contre le détachement de Koutougou pourraient appartenir au groupe Ansarul Islam, fondé par le prédicateur Malam Dicko, tué lors d’un raid mené par force Barkhane dans la forêt de Foulsaré, au Mali, en mai 2017 [opération Bayard]. Cette organisation est en effet très active dans la province du Soum, où les prêches de son ex-chef trouvèrent un terrain favorable parmi la population.

Bien qu’indépendant, Ansarul Islam cultive des liens étroits avec des formations ayant rejoint le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM] d’Iyad Ag Ghali, comme la Katiba Serma et la Katiba Macina, dirigée par Amadou Koufa.

L’est du Burkina Faso est surtout le terrain du groupe État islamique dans le grand Sahara [EIGS], lui même affilié à l’ISWAP, c’est à dire la branche de Boko Haram reconnue par l’EI.

« Le Parc national du W, situé à cheval sur le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, est en train de devenir un nouveau bastion pour les groupes terroristes de la région, notamment l’État islamique du Grand Sahara, qui continue de coopérer avec JNIM au Mali et au Niger », expliquait un récent rapport des Nations unies, pour qui les « groupes terroristes implantés au Sahel empiètent de plus en plus sur les frontières du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo. »

Le président burkinabé a décrété jeudi un deuil national de 72h après la mort des 24 soldats dans l'attaque d'un détachement militaire à Koutougou dans le nord du pays.

Le deuil national va du vendredi 23 août à 0h au dimanche 25 à minuit.

Ce décret tombe alors que mercredi une rumeur dans la capitale faisait état d'un mouvement d'humeur de soldats après l'attaque de Koutougou.

Dans les casernes des rumeurs avaient parlé d'une baisse du moral de la troupe à l'annonce de la tuerie de lundi.

C'est une réaction qualifiée de compréhensible qui n'entame en rien leur détermination à tenir haut le flambeau de la nation selon l'armée.

Mais dans un communiqué l'armée qui annonce avoir retrouvé vivants les cinq soldats disparus, parle d'une émotion normale et invite les populations à faire fi des rumeurs.

Les 24 soldats tombés au combat ont été inhumés à Dori, chef-lieu de la région.

Source : Zone Militaire

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mercredi 21 août 2019

Syrie : La Turquie dénonce l’attaque d’un de ses convois par les forces syriennes et russes...

À l’été 2018, les forces gouvernementales syriennes ne cachèrent pas leur intention de lancer une offensive en direction de la province d’Idlib, alors dominée aux deux tiers par l’organisation jihadiste Hayat Tahrir Al-Cham [HTS, ex-branche syrienne d’al-Qaïda] et, pour le tiers restant, par des groupes rebelles affiliés au Front national de libération [FNL], soutenu par la Ankara.

Or, cette province d’Idleb faisait partie des quatre régions qualifiées de « zones de désescalade » par l’accord d’Astana qui, conclu en septembre 2017 par la Turquie, la Russie et l’Iran, ne concernaient pas les entités jihadistes, comme l’État islamique [EI ou Daesh] et le HTS. Et les forces turques y installèrent, à la périphérie, des « postes d’observation ».

La Turquie chercha donc à empêcher une offensive des forces syriennes dans cette région. Offensive alors soutenue par la Russie, qui parlait de « vider l’abcès » terroriste qui s’y était développé à cause, d’ailleurs, de la stratégie suivie par Damas et Moscou.

« Chaque fois que le régime de Bachar-al-Assad, appuyé par les Russes, parvient à résorber une poche, il le fait en permettant l’évacuation et le regroupement des mouvements terroristes les plus durs dans cette poche d’Idleb », avait ainsi rappelé le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA]. Et d’ajouter : « Cette poche devient problématique dès lors qu’elle peut être le lieu de la reconstitution d’une base à partir de laquelle ces mouvements terroristes n’auront d’autre souci que d’organiser des actions en Europe et en France en particulier. C’est pour cette raison qu’il est souhaitable que cette poche soit résorbée. »

Seulement, avec près de 3 millions d’habitants, une opération visant la région d’Idleb risquait de donner lieu à de graves problèmes humanitaires. D’ailleurs, la Turquie insista sur cette éventualité, craignant de devoir accueillir un flux trop important de réfugiés sur son sol. Mais il s’agissait aussi pour Ankara de protéger les groupes rebelles syriens qui lui étaient favorables.

D’où un nouvel accord trouvé avec la Russie en septembre 2018. Accord qui ne fut que partiellement appliqué, les organisations jihadistes ayant refusé de se retirer d’Idleb.

Puis, en janvier, le HTS passa à l’offensive contre contre le Jabhat Tharir Souriya, une formation radicale qui, née de la fusion d’Ahrar al-Cham avec le Harakat Nour al-Din al-Zenki, rejoignit le Front national de libération en août 2018.

Le succès du HTS dans la poche d’Idleb changea la donne. Fin avril, les forces gouvernementales syriennes, avec l’appui de l’aviation russe, passèrent à l’action. Depuis, 400.000 civils auraient fui les combats, selon les Nations unies.

Quoi qu’il en soit, le 18 août 2019, soit après environ trois mois de combats et de bombardements, les forces favorables au régime syrien sont entrées dans la ville de Khan Cheikhoun [qui fut le théâtre d’une attaque chimique en 2017, nldr]. Une première depuis 2014…

Les objectifs de Damas [et de Moscou] sont de s’assurer le contrôle de l’autoroute stratégique qui relie Damas à Alep et d’imposer un siège au nord de Hama, notamment vers la ville de Morek, où un poste d’observation turc est installé.

Mais la Turquie a réagi à cette avancée majeure des forces pro-Damas, avec l’envoi, en direction de Maaret al-Noomane, à 15 kilomètres au nord de Khan Cheikhoun, d’un convoi d’une cinquantaine de véhicules, dont, selon un correspondant de l’AFP, des blindés et au moins cinq chars.

« Des véhicules turcs chargés de munitions […] ont pris la direction de Khan Cheikhoun pour secourir les terroristes […], ce qui confirme encore une fois le soutien apporté par le régime turc aux groupes terroristes », a immédiatement dénoncé une source au ministère syrien des Affaires étrangères, citée par l’agence officielle Sana. « Ce comportement hostile du régime turc n’affectera en aucun cas la détermination de l’armée syrienne », a-t-elle ajouté.

Et, visiblement, les forces syriennes et russes ont empêché la progression de ce convoi turc. D’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH], des frappes aériennes ont été effectués non loin de ce dernier afin de le stopper.

Un véhicule appartenant au Faylaq al-Chamn un groupe rebelle soutenu par la Turquie, aurait été visé par un raid russe, alors qu’il ouvrait la voie au convoi turc aux abords de Maaret al-Noomane. D’où la réaction d’Ankara.

Ainsi, le ministère turc de la Défense a indiqué, via un communiqué, que la Russie avait été informée de l’envoi de ce convoi, lequel devait « ravitailler l’un des postes d’observation » installé par les forces turques à Idleb.

« Nous condamnons fermement cette attaque qui est en contradiction avec les accords existants, la coopération et le dialogue avec la Russie », a ainsi dénoncé le ministère turc. « En dépit d’avertissements répétés que nous avons adressés à la Russie, les opérations militaires menées par les forces du régime continuent à Idleb, en violation des mémorandums existants et des accords passés avec la Russie afin de maintenir les voies d’approvisionnement ouvertes, d’assurer la sécurité de notre poste d’observation et d’empêcher de nouvelles pertes de vies civiles / innocentes dans la région », a-t-il encore fait valoir. Et de conclure : « Sans préjudice de nos droits de légitime défense, nous espérons que les mesures nécessaires seront prises pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent. ».

Source : Zone Militaire

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mardi 13 août 2019

Terrorisme : Sept ans de prison pour une jeune femme radicalisée qui projetait un attentat "banal"...

Un attentat juste "banal"...

Janna C. avait été interpellée en 2016. Alors âgée de 18 ans, elle envisageait de commettre un attentat en France au nom de l'organisation État islamique. 

Lors de l'audience, la jeune femme avait reconnu que, à l'époque de son projet, elle considérait un attentat comme "banal".

Aujourd'hui âgée de 21 ans, Janna C. passera les sept prochaines années de sa vie en prison. La jeune femme, radicalisée, avait été arrêtée en 2016, alors qu'elle n'avait que 18 ans. Elle avait pour projet de commettre un attentat sur le sol français au nom des djihadistes de l'État islamique. Or, le tribunal correctionnel de Paris a décidé, mercredi, de la condamner à une peine de sept ans de prison, assortie d'une période de sûreté des deux tiers. Il a également prononcé son maintien en détention et ordonné un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans.

Le 12 juillet 2019, le parquet avait requis la peine maximale de dix ans d'emprisonnement, à l'encontre de la jeune femme. Abreuvée de la propagande de l'EI, elle avait été interpellée le 10 août 2016 dans un jardin public de Clermont-Ferrand, après avoir évoqué un projet d'attentat dans des messages et auprès de sa famille. Cette jeune radicalisée (comme on dit) avait la veille recherché sur Internet « comment fabriquer une ceinture explo » (sic) ou la technique de « fabrication du TATP », un explosif artisanal très instable prisé des djihadistes. Sur Snapchat, elle avait donné « rendez-vous dans le paradis éternel ».

Le tribunal retient un « projet d'action violente »

À l'époque, « j'étais dans mon délire, (...) dans ma bulle » et commettre un attentat était « banal », avait expliqué la jeune femme à l'audience. L'enquête avait débuté après un appel à commettre des attentats en France par le propagandiste français de l'EI Rachid Kassim, relayé sur une chaîne du réseau social Telegram. Les enquêteurs avaient repéré Janna C. en remontant ses échanges avec la créatrice de cette chaîne, alors mineure, poursuivie dans un dossier distinct. Elle était aussi jugée pour avoir incité cette mineure à commettre un attentat et pour avoir envisagé de se rendre en Syrie, ce qu'elle nie.

Le tribunal a retenu un « projet d'action violente » à l'explosif contre Janna C., mais pas de volonté de départ en Syrie. Une autre radicalisée, Djelika S., 25 ans, qui était très proche de Janna sur Internet et qui comparaissait à ses côtés, a, elle, été condamnée à six ans d'emprisonnement. Jeune femme à la personnalité instable, Djelika s'était accusée devant les policiers, indiquant que Janna et elle, avaient prévu deux attaques au couteau pour « tuer le maximum de personnes »; des déclarations faites sans avocat et qui n'ont jamais été corroborées par l'enquête, a souligné le tribunal. Les juges l'ont par conséquent uniquement condamnée pour des velléités de départ en Syrie. Huit ans avaient été requis à son encontre. 

Sources : AFP et Le Point.fr


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mercredi 26 juin 2019

Niger : Les jihadistes récemment neutralisés par Barkhane étaient liés à l’embuscade meurtrière de Baley Beri

Le 17 juin 2019, l’État-major des armées [EMA] a publié un communiqué pour annoncer que, quatre jours plus tôt, dans le Liptako malien, la force Barkhane venait de mettre hors de combat un groupe armé terroriste [GAT] fort d’une vingtaine de combattants liés à l’État islamique au grand Sahara [EIGS].

Il aura fallu attendre quelques jours de plus pour en savoir davantage. Ainsi, appelée « Aconit », l’opération qui a permis ce résultat a été planifiée et conduite avec « un très faible préavis », à la demande du président nigérien Mahamadou Issoufou, en réponse à l’embuscade qui, tendue par l’EIGS à Baley Beri [Niger], fit plus d’une vingtaine de tués parmi les forces armées nigériennes [FAN], le 13 mai dernier.

Cette opération a été mené en partenariat avec les Forces armées maliennes [FAMA] et nigériennes. La coordination entre les différents acteurs a été primordiale étant donné que plusieurs secteurs, situés de part et d’autre de la frontière séparant le Mali et le Niger, ont été concernés par cette intervention [comme les villages d’Akabar, In Taglal, Kosseye, Tongo Tongo, Tabarkone, Zongo Dey et In Foukareteine].

Au total, la force Barkhane a engagé la quasi-totalité de ses composantes et fourni le gros des troupes, avec 400 militaires et près d’une centaine de véhicules du Groupement tactique désert [GTD] « Edelweiss », dont des AMX-10RC qui ont eu à faire parler la poudre. À cela, il faut ajouter les groupes commandos, le groupe tactique « aérocombat » Hombori 22, des Mirage 2000 du détachement Chasse de Niamey, des drones MQ-9 Reaper et un avion Atlantique 2 de la Marine nationale.

« À leurs côtés, les forces armées maliennes et nigériennes ont respectivement engagé une section et une compagnie, combattant aux côtés de Barkhane sur leurs territoires respectif », a précisé l’EMA.

Tout s’est joué grâce à l’exploitation rapide des renseignements fournis par les FAN. Dès que la présence du groupe jihadiste a été confirmée dans la forêt d’Azambara, une « série d’actions dans la profondeur a été lancée […], mêlant héliportage de commandos, frappes aériennes par les hélicoptères du GTD aérocombat ‘Hombori 22’ ainsi que par les Mirage 2000, opération de bouclage – ratissage par le GTD ‘Edelweiss' », raconte l’EMA.

« Cette rapidité d’exécution et la rapidité de la manœuvre ont permis de créer un effet de choc sur le groupe armé terroriste clairement identifié, appartenant à l’Etat islamique au Grand Sahara, et de le contraindre à l’affrontement », fait-il encore valoir.

Lors de cette opération, un hélicoptère d’attaque Gazelle a dû faire à un atterrissage d’urgence. Et son équipage [trois militaires] a été évacué vers la France par « mesure de précaution ». Dans les explications qu’il a données ce 20 juin, l’EMA ne revient pas sur cet incident. Comme il passe aussi sous silence certaines affirmations du gouvernement nigérien, lequel a évoqué un « soutien du partenaire américain », via un communiqué publié ce 20 juin.

Par ailleurs, le ministère nigérien de la Défense a donné le bilan de « 18 terroristes neutralisés » et de « 5 terroristes, dont trois Nigériens, faits prisonniers. »

Quoi qu’il en soit, ce groupe armé terroriste était certainement lié à l’embuscade de Baley Beri.

« L’opération ACONIT aura permis de neutraliser plus d’une vingtaine de terroristes et de saisir un volume conséquent de ressources comprenant des armes de petits calibre, un lance-roquette, une vingtaine de motos et des moyens de communication. Le matériel saisi a permis de confirmer le lien entre ce groupe terroriste et l’attaque contre les FAN du 14 mai 2019 à Baley Beri. En particulier, des moyens optiques dérobés au FAN à cette occasion ont été retrouvés », a en effet indiqué l’EMA.

Source : Zone Militaire - Photos : État-major des armées


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mardi 18 juin 2019

Afrique : Le Drian, les pays du Sahel ne doivent pas « rester dans le confort d’avoir Barkhane derrière eux »

« Barkhane ne peut pas tout faire »

Au Sahel, la situation prend une « dimension complexe », a estimé Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française, lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères, le 28 mai. En effet, outre les actions « classiques » des groupes armés terroristes [GAT], il vient se greffer des affrontements interethniques ainsi que des attaques à « dimension religieuse », en particulier contre les communautés chrétiennes du Burkina Faso et du Niger. Et les organisations jihadistes en profitent pour accentuer leur influence.

« Cela nécessite de la part des pays concernés le renforcement de leurs mesures de sécurité internes et externes », a estimé M. Le Drian. Et cela passe, notamment, par la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S], dont la mise en place ne se fait pas « suffisamment vite », selon lui.

Cependant, les membres du G5 Sahel [Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie] ne sont pas forcément à blâmer, l’aide financière qui leur avait été promise tardant à être débloquée. Ce qui, évidemment, a ralenti le déploiement de la FC-G5S, laquelle doit par ailleurs faire face à des déficits capacitaires importants [transmissions, logistique, appui ...].

« La Force conjointe continue de se heurter à un manque important de formation, de moyens et de matériel », a souligné Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unis, dans le rapport sur la FC-G5S qu’il a récemment remis au Conseil de sécurité. Et de citer, notamment, « le manque de protection individuelle, de véhicules blindés et de moyens de transport, ainsi que l’absence de chaînes d’approvisionnement logistique permettant de transporter du carburant et des vivres. »

Reste que, pour M. Le Drian, « la force commune doit progressivement assumer ses responsabilités » car « Barkhane ne peut pas tout faire ». D’ailleurs, sur le ton de la confidence, il a estimé qu’il « ne faudra pas que les autorités des pays du Sahel restent dans le ‘confort’ d’avoir Barkhane derrière ».

Et d’ajouter : « C’est une tentation [pour eux] » mais il faut qu’on leur « dise que la sécurité des Africains se fera par les Africains eux-mêmes car Barkhane n’a pas vocation à rester une éternité. »

Selon le rapport de M. Guterres, les pays du G5 Sahel n’on guère avancé, ces derniers mois, sur « la mise en place, aux niveaux technique et politique, du Groupe de soutien de la Force conjointe, qui servirait de plateforme pour des échanges de vue sur l’opérationnalisation de la Force conjointe et pour la coordination avec les partenaires nationaux, régionaux et internationaux, comme l’a préconisé le Conseil de sécurité dans sa résolution. »

Par ailleurs, pour le chef du Quai d’Orsay, le renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA] n’est pour le moment pas acquis. Or, cette dernière apporte un appui logistique à la FC-G5S au Mali…

En cause? Les États-Unis, qui ont estimé, en mars 2019 que la MINUSMA n’avait pas réussi à rétablir la paix au Mali et qu’il fallait par conséquent envisager son retrait partiel. « Nous sommes déçus face à l’absence de progrès significatifs. […] Le moment est venu de voir si une opération de maintien de la paix est bien le meilleur moyen de régler la situation au nord du Mali », avait martelé David Hale, le sous-secrétaire d’État américain aux Affaires politiques.

« Les États-Unis exercent une pression pour réduire les coûts des forces de maintien de la paix et pourraient convaincre certains acteurs [pour limiter la mission, ndlr] », a expliqué M. Le Drian aux députés. Le renouvellement du mandat de la MINUSMA se décidera – ou pas – en juin prochain.

Seulement, selon le rapport de M. Guterres, si elle « reste un élément essentiel d’un ensemble d’entités et de dispositifs de sécurité régionaux et internationaux visant à faire face aux groupes armés extrémistes au Sahel et à d’autres problèmes transfrontaliers », la force conjointe du G5 Sahel « ne peut, à elle seule, sécuriser le Sahel. »

Source : Zone Militaire - Photo : EMA


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dimanche 26 mai 2019

Irak : Trois jihadistes Français condamnés à mort pour appartenance à Daesh

Trois Français ont été condamnés à mort pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a annoncé à l'AFP un magistrat de la cour de Bagdad qui les a jugés, dimanche 26 mai. C'est un verdict inédit pour des ressortissants français dans ce pays. Il s'agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-EI avant d'être transférés avec neuf autres Français en Irak en février. Selon la loi irakienne, qui prévoit la peine de mort pour quiconque a rejoint une organisation "terroriste", qu'il ait combattu ou non, les trois hommes ont trente jours pour faire appel.

Jusqu'ici, trois Français ont déjà été reconnus coupables d'avoir rejoint le groupe terroriste en Irak : Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans. Tous trois ont été condamnés à la prison à perpétuité, équivalente à vingt ans de détention en Irak, alors que la France refuse la peine de mort. Ces nouveaux verdicts pourraient relancer le débat sur l'épineuse question du retour des jihadistes, qui suscitent un vif rejet dans l'opinion publique en Europe.

Un avocat dénonce "une justice expéditive"

Léonard Lopez, Parisien de 32 ans converti à l'islam, a répondu aux questions du juge en arabe lors de l'audience de dimanche, après quatre mois d'interrogatoires, sur la base desquels la cour a rendu son jugement. Il a fait partie, au début des années 2000, des plus actifs sur le site jihadiste francophone de référence d'alors, Ansar Al-Haqq. En juillet 2015, sous contrôle judiciaire pour son activité sur ce site, il est parti avec sa femme et leurs deux enfants. D'abord à Mossoul, puis en Syrie, selon les enquêteurs français.

Contacté par l'AFP à Paris, son avocat, Nabil Boudi, a dénoncé une "justice expéditive". "On condamne à la peine capitale un ressortissant français, sur la base uniquement d'une série d'interrogatoires passés dans des geôles de prison à Bagdad", a-t-il affirmé. "Le ministère des Affaires étrangères nous avait pourtant garanti que les Français auraient tous droit à un procès équitable, même en Irak", a-t-il encore dit à l'AFP alors que les défenseurs des droits humains dénoncent "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables".

La toile jihadiste, de Raqqa à Mossoul

Entré illégalement en Syrie via la Turquie, selon ses dires, Kévin Gonot a d'abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au "calife" autoproclamé du groupe terroriste, Abou Bakr al-Baghdadi. Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane a affirmé avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané, en Syrie, en 2015. Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, le fief du groupe jihadiste en Irak de 2014 à 2017, pour y être hospitalisé et non pour y combattre. En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT).

Quant à Salim Machou, 41 ans, il a appartenu à la brigade Tariq ibn Ziyad, une unité du groupe Etat islamique menée par un ancien légionnaire français, Abdelilah Himich, selon le CAT. Cette "cellule de combattants européens, vivier d'auteurs d'attaques", a compté jusqu'à "trois cents membres", selon les autorités américaines. Salim Machou a hébergé à Raqqa Jonathan Geffroy, selon le CAT, un Français capturé en Syrie et remis à la justice française qui a fait de nombreuses révélations, notamment sur les frères Clain.

Neuf Français doivent encore être jugés en Irak

Neuf autres Français doivent encore être jugés en Irak. Il s'agit de Fodil Tahar Aouidat, Mustapha Merzoughi, Yassine Sakkam, Karam El Harchaoui, Vianney Ouraghi, Brahim Nejara, Bilel Kabaoui, Mohammed Berriri et Mourad Delhomme. Récemment, Bagdad, qui a déjà condamné plus de cinq cents étrangers – hommes et femmes – pour appartenance au groupe Etat islamique, s'est proposé de juger également le millier d'étrangers actuellement aux mains des Kurdes en Syrie. L'Irak demande pour cela à leur Etats d'origine une somme de deux millions de dollars par personne.

Lors de sa visite en France au mois de février, le président irakien, Barham Saleh, avait déclaré que treize Français, remis par les forces arabo-kurdes de Syrie et soupçonnés d'être des combattants du groupe terroriste, seraient "jugés selon la loi irakienne". On ne sait pas si les trois noms concernés faisaient partie de ce contingent. Emmanuel Macron, quant à lui, avait déclaré qu'il revenait aux autorités irakiennes "de décider souverainement si [les jihadistes devaient] faire l'objet de procédures judiciaires sur place".

Le président français avait également ajouté que Paris s'assurerait "que les droits de la défense [soient] bien assurés" et demanderait que les éventuelles peines de mort soient commuées "en une peine à la perpétuité", que la France reconnaît.

Source : FranceTVinfo.fr /AFP

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vendredi 24 mai 2019

Lyon : Explosion d'un colis piégé. Saisine du parquet antiterroriste

« Une attaque » au colis piégé en plein centre ville de Lyon

L’explosion a eu lieu à l’angle de la rue Victor-Hugo et de la rue Sala, dans le centre-ville de Lyon. Au moins treize personnes ont été blessées.

Une explosion est survenue vendredi 24 mai, vers 17 h 30, devant une boulangerie, à l’angle de la rue Victor-Hugo et de la rue Sala, en plein le centre-ville de Lyon. L’explosion a fait treize blessés légers, d’après une source proche du dossier. Selon nos informations, un homme suspecté d’avoir déposé à vélo un colis piégé est recherché par la police. La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête.

Le maire du IIe arrondissement de la ville, Denis Broliquier, a déclaré que le suspect avait pu être filmé par les caméras de vidéosurveillance. « Une petite fille de 8 ans a été blessée (…). On est plutôt rassurés puisque visiblement il n’y a pas de blessé grave mais en revanche on a une certitude, c’était un engin explosif », a-t-il ajouté.

Un témoin a raconté au Monde avoir vu des vis dispersées sur la chaussée. Une source policière a confirmé à l’Agence France-Presse que le colis piégé contenait « des vis ou des boulons ».

Un périmètre de sécurité a été mis en place et la préfecture demande d’éviter le secteur.

Renforcement des sites accueillant du public

L’exécutif n’a pas tardé à réagir. Emmanuel Macron, interviewé en direct sur une chaîne YouTube ce vendredi soir, a évoqué « une attaque ». Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, se rend sur place et a annoncé le renforcement de « la sécurité des sites accueillant du public et des événements sportifs, culturels et cultuels ». De son côté, le premier ministre, Edouard Philippe, a annulé sa participation au dernier meeting de la majorité pour les élections européennes.

Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, est également attendu sur place dans la soirée.

La préfecture a par ailleurs mis en garde sur des « rumeurs (qui) circulent sur d’autres explosions à Lyon » : « Le préfet dément ces informations et demande à ne pas véhiculer de fausses informations sur les réseaux sociaux »

« La menace n’a pas disparu »

Lors de son dernier meeting de campagne à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, Marine Le Pen a eu « une pensée pour la dizaine de personnes blessées à Lyon dans un attentat terroriste ». Quelques minutes auparavant, sur Twitter, elle estimait : « Toute la lumière devra être faite sur les circonstances de cet attentat terroriste. »

Raphaël Glucksmann, tête de liste du Parti socialiste et de Place publique aux élections européennes, a eu « une pensée pour les blessés et leurs proches ».

« Ce que montre cette attaque, c’est que nous avons tendance à l’oublier mais la menace n’a pas disparu et qu’elle doit nous trouver unis et soudés. Nous devons marquer notre solidarité en tant que peuple, en tant que nation, et en tant que république. »

« Je voudrais que nous ayons tous une pensée pour les victimes », a lancé Nathalie Loiseau, la tête de liste LRM, en introduction du dernier meeting de la majorité à la Mutualité, à Paris. Avant d’enchaîner : « Rien ne doit arrêter la démocratie mais la démocratie doit toujours avoir les yeux ouverts sur les risques qu’elle court et le rôle de la démocratie, c’est de protéger tous ses enfants. »

Source : LeMonde.fr / AFP




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jeudi 16 mai 2019

Irak : Mission accomplie, le détachement d’artillerie français de la TF Wagram est officiellement dissous

Depuis septembre 2016, et de Mossoul à Baghouz, les artilleurs français de la Task Force [TF] Wagram ont pris une part active aux opérations militaires qui ont abouti à la fin du « califat » autoproclamé par le chef de l’État islamique [EI ou Daesh], Abou Bakr al-Baghdadi, lequel a fait une apparition via une vidéo diffusée le 29 avril.

« Vos déploiements successifs, c’est la liste des défaites de Daesh, à portée de canon « , avait d’ailleurs résumé Florence Parly, la ministre des Armées, en s’adressant aux militaires de la TF Wagram, lors d’un déplacement en Irak.

Une semaine après l’annonce du succès obtenu par les Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde] à Baghouz, l’État-major des armées avait indiqué que la mission de la TF Wagram et de ses trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie] était désormais terminée. Et que son désengagement d’Irak serait rendu public quand il aura pris fin.

Les effectifs de la TF Wagram étaient répartis en quatre endroits différents, à savoir sur une base d’appui feux située à la frontière irakienne, c’est à dire au plus près des combats livrés par les FDS sur la rive orientale de l’Euphrate, une base tactique avancée qui, implantée à al-Qaim, s’occupait de l’approvisionnement en munitions et en vivres de la première, à al-Assad Air Base [3AB] où l’échelon de soutien national avait pris ses quartiers et, enfin, à Bagdad, qui accueillait le groupe de commandement.

Le désengagement de la TF Wagram aura été un « défi » dans la mesure où il s’agit d’une « opération complexe et délicate » comptant un « volet tactique et un volet technique », souligne l’EMA.

« Au cours du premier volet, purement tactique, nous avons mené une manœuvre rétrograde afin de désengager tout le matériel et les hommes des différents points d’appui avancés de la Task force », explique le commandant de la TF Wagram.

Le lendemain de la descente des couleurs à la base d’appui feux, le 30 mars, un premier mouvement vers la base d’al-Qaïm a été amorcé, avec « cinq convois intégrés aux mouvements américains et escortés par les forces de protection irakiennes ». Puis les CAESAr ont rejoint la base d’al-Assad au terme de sept heures de route.

Ensuite, la phase « technique » a commencé, avec le regroupement de l’ensemble de l’effectif vers 3AB. « Toutes les énergies ont été mobilisées pour ’empoter’ et ‘coliser’ un nombre important de matériel », précise l’EMA. Ce qui aura pris un mois et nécessité « sept convois successifs pour faire le bond » vers 3AB et « acheminer 35 véhicules et une centaine de containers. »

Et, le 29 avril, même si le « désengagement » n’est pas encore terminé,  une cérémonie a été organisée à al-Asad pour marquer la dissolution de la TF Wagram… et donc le plus important engagement des canons CAESAr français en opération extérieure, avec plus de 2.500 missions de tirs, ce qui représente environ 18.000 obus tirés.

« Les 130 hommes et femmes de la Task Force ici présents, auxquels doivent être associés tous les mandats précédents, peuvent être particulièrement fiers. Ce magnifique bilan collectif est autant celui des artilleurs que des logisticiens qui auront permis, pour leur part, l’acheminement des obus vers les positions de tirs et le ravitaillement de la Task Force déployée au plus près des combats », a fait valoir le général [air] Jean-Marc Vigilant, le commandant de la force Chammal.

Au cours des huit mandats de la TF Wagram, qui a compté jusqu’à 4 CAESAr jusqu’en juin 2018, 1.100 artilleurs ont été déployés en Irak.

« La TF Wagram a ainsi démontré au cours des huit mandats la souplesse d’emploi singulière et la précision des canons CAESAr, par l’utilisation de tirs de neutralisation, de harcèlement, d’éclairement ou encore la création de rideaux fumigènes », relève l’EMA. Et d’ajouter : « L’utilisation de l’ensemble des possibilités offertes par les canons français a démontré une capacité opérationnelle de haut niveau et s’est inscrite dans l’engagement complet de la Coalition à lutter contre l’emprise territoriale de Daesh. »

Source : Zone Militaire

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vendredi 10 mai 2019

Burkina Faso : Deux commandos marine français tués pour libérer les otages !

"Morts pour la France au Burkina Faso"

Les 4 otages sont libres, 2 commandos français des forces spéciales sont morts !

Deux marins sont morts au cours de l’opération menée pour libérer ces otages, parmi lesquels figurent les deux ressortissants enlevés le 1er mai, a annoncé l’Elysée.

Quatre otages retenus au Sahel, dont les deux Français enlevés le 1er mai 2019 au Bénin, ont été libérés, a annoncé vendredi 10 mai l’Elysée dans un communiqué. Outre les ressortissants français, une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont été libérées lors d’une opération militaire, menée par l’armée française dans la nuit de jeudi à vendredi.

Deux officiers mariniers français, membres du commandement des opérations spéciales, ont été tués au cours de cette opération menée dans le nord du Burkina Faso, a également annoncé l’Elysée. Le président de la République « s’incline avec émotion et gravité devant le sacrifice de nos deux militaires », précise le communiqué.

« Je félicite l’ensemble des forces ayant mené cette opération complexe, ainsi que tous ceux qui y ont contribué : quatre vies ont été sauvées cette nuit, quatre vies entre les mains de terroristes », a déclaré la ministre des armées, Florence Parly, dans un communiqué. « C’est avec émotion et tristesse que j’adresse mes pensées aux familles des deux militaires décédés, à leurs proches, à leurs frères d’armes et à l’ensemble des commandos marine », y déclare-t-elle également. Des hommages réitérés dans un communiqué par le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, qui a souligné le « concours direct de l’opération “Barkhane”, des forces armées burkinabées et le soutien en renseignement américain. 

Communiqué de Madame Florence PARLY, ministre des Armées

"Morts pour la France cette nuit au Burkina Faso, les commandos marine Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont sacrifié leur vie pour sauver celle de 4 otages, désormais libres. Je pense à leurs familles, à leurs frères d’armes. Toute la Nation s’incline devant leur courage".

Source : Ministère des Armées


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lundi 6 mai 2019

Libye : Nouvelle attaque de l’État islamique, au moins neuf tués dans le sud du pays

Alors que l’attention se porte sur l’offensive lancée par l’Armée nationale libyenne [ANL] du maréchal Khalifa Haftar contre les milices qui disent soutenir le gouvernement d’entente nationale [GNA] dirigé par Fayez al-Sarraj, la branche libyenne de l’État islamique [EI] en profite pour passer à l’attaque.

Ainsi, le 9 avril, l’organisation jihadiste, qui a pendant un temps, contrôlé la ville de Syrte avant d’en être chassée en décembre 2016, s’en est pris à la localité de Fuqaha, contrôlée par les forces du maréchal Haftar. Un chef de la garde municipale et un responsable local ont été assassinés et une troisième personne a été enlevée. Et plusieurs bâtiments ont été incendiés.

Puis, à l’aube de ce 4 mai, et selon un mode opératoire qui rappelle celui de Boko Haram, au Nigéria, des hommes armés ont lancé un assaut contre une caserne abritant le 160e bataillon de l’ANL et située à Sebha, une ville du sud de la Libye. A priori, l’un de leurs objectifs était de libérer des prisonniers retenus dans cette enceinte militaire. Le bilan de cette attaque est d’au moins 9 morts.

« Le siège du centre de formation [militaire] à Sebha a été la cible d’une attaque terroriste à l’aube de la part d’éléments de l’EI, soutenus par des groupes criminels et des mercenaires », a en effet indiqué Hamed al-Khayali, le maire de la ville, à l’AFP. « L’attaque a fait neuf morts, […] dont certains ont été égorgés et d’autres tués par balles. Ce bilan a été confirmé par Oussama al-Wafi, le porte-parole du Centre médical de Sebha (CMS).

Plus tard, Amaq, l’agence de propagande de l’EI, a revendiqué l’attaque contre la caserne de l’ANL, via la messagerie Telegram.

« Les soldats du califat ont attaqué à l’aube le siège du commandement de la région militaire de Sebha sous le contrôle des milices hérétiques de Haftar connu sous le nom de Katibat Jibril al-Baba », a ainsi assuré l’EI, qui affirme avoir « tué et blessé » 16 personnes. Et d’ajouter que « tous les prisonniers séquestrés sur la base ont été libérés. »

Pour appuyer sa revendication, l’EI a publié des photographies de l’attaque. Sur l’une d’elles, on voit des jihadistes sur un char, dont on ignore l’état de fonctionnement.

L’ANL avait pris le contrôle de Sebha, située à 650 km au sud de Tripoli, après avoir obtenu le ralliement des tribus locales.

 « Les extrémistes islamistes, en particulier ceux qui sont liés à l’EI, ont continué de profiter de la fragmentation du pays, de la porosité des frontières terrestres et de la faiblesse persistante des institutions de l’État. L’organisation utilise les régions reculées du centre et du sud de Libye pour former et recruter des membres et préparer des attentats », avait relevé un rapport des Nations unies, publié en janvier dernier.

Dans l’entretien qu’il a donné au Figaro, le 3 mai, Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, a affirmé que la branche libyenne de l’EI avait été renforcée par des combattants venus de Syrie.

Lors de son point presse quotidien, le Quai d’Orsay a été interrogé sur cette affirmation de M. Le Drian. « Outre le renseignement à notre disposition, que nous ne pouvons pas dévoiler pour des raisons évidentes, la circulation de jihadistes entre les théâtres libyen et syrien est largement documentée par la presse », a-t-il répondu.

Source : Zone Militaire

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dimanche 21 avril 2019

Terrorisme : Eglises et hôtels attaqués au Sri Lanka pour Pâques !

Attaque terroriste au Sri Lanka ! Cellule de crise au Quai d'Orsay !

23/04/2019 - Le bilan s'alourdit : Plus de 300 morts et 500 blessés dans des hôtels de luxe remplis de touristes étrangers !...

Selon l'enquête ces attaques terroristes auraient été commises « en représailles à Christchurch », a révélé ce mardi le vice-ministre Sri-lankais de la Défense.

En Nouvelle-Zélande, les attaques commissent dans deux mosquées de la ville de Christchurch à la mi-mars, avait fait 50 morts !

Environ 40 personnes appartenant à un groupe islamiste radical le National Thowheeth Jama’ath (NTJ) ont été interpellées.

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Au moins 52 personnes ont été tuées dimanche dans une série d'explosions dans trois hôtels et trois églises du Sri Lanka où était célébrée la messe de Pâques, a annoncé la police.


On dénombre en outre des centaines de blessés, selon des sources hospitalières. Deux déflagrations se sont notamment produites dans l'église Saint-Anthony de Colombo et l'église Saint-Sébastien de Negombo, une localité au nord de la capitale.

Au moins 160 personnes blessées dans l'explosion de l'église Saint-Anthony ont été admises à l'Hôpital national de Colombo, a déclaré à l'AFP un de ses responsables. La police a précisé qu'au total six lieux avaient été le théâtre d'explosion et, dans la capitale, trois hôtels de luxe et une église.

Au moins une des victimes a péri dans le Cinnamon Grand Hotel de Colombo, situé près de la résidence officielle du Premier ministre, a indiqué à l'AFP un responsable de cet établissement, qui a précisé que l'explosion s'était produite dans un restaurant.

Outre l'église de Negombo, au nord de Colombo, une troisième église, située à Batticaloa (est), a également été prise pour cible. Un responsable de l'hôpital local a affirmé que 300 personnes avaient été blessées. "Attentat contre notre église, s'il vous plaît, venez nous aider si des membres de votre famille s'y trouvent", peut-on lire dans un message en anglais posté sur le compte Facebook de l'église Saint-Sébastien de Katuwapitiya, à Negombo.

Le Sri Lanka est un pays à majorité bouddhiste, et les catholiques sont estimés à 1,2 million sur une population totale de 21 millions d'habitants. Le pays compte environ 70% de bouddhistes, 12% d'hindouistes, 10% de musulmans et 7% de chrétiens. Les catholiques sont perçus comme une force unificatrice car on en trouve chez les Tamouls comme chez la majorité cinghalaise. Certains chrétiens sont cependant mal vus parce qu'ils soutiennent des enquêtes extérieures sur les crimes de l'armée srilankaise contre les Tamouls pendant la guerre civile qui s'est achevée en 2009. Selon les Nations unies, le conflit de 1972 à 2009 a fait de 80.000 à 100.000 morts.

Vingt ans après Jean Paul II, le pape François avait réalisé une visite dans l'île en janvier 2015 au cours de laquelle il avait célébré une messe devant un million de participants rassemblés à Colombo. La police de la capitale, donnant le chiffre d'un million, avait estimé qu'il s'agissait de la foule la plus importante rassemblée lors d'une manifestation publique. Le Vatican avait parlé pour sa part de plus de 500.000 personnes. Dans son sermon, le pape avait insisté sur la liberté de croire sans contrainte dans un pays blessé par les tensions ethniques et interreligieuses.

Avant l'élection de François en mars 2013, le cardinal srilankais Malcolm Ranjith avait été cité comme un candidat possible au pontificat.

Source : clicanoo.re / AFP


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mardi 2 avril 2019

Mali : Une katiba jihadiste démantelée par des frappes aériennes françaises de Mirage 2000

Début janvier 2019, la force française Barkhane a démantelé un camp d’entraînement utilisé par un groupe jihadiste [la katiba de Serma], situé près de la frontière avec le Burkina Faso. Les renseignements recueillis à cette occasion permirent ensuite de planifier une autre opération dans la région de Dialoubé, située au sud-ouest de Tombouctou.

Ainsi, quelques jours plus tard, un raid aérien effectué par des Mirage 2000 et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 [ATL], avec l’appui d’un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper, mit hors de combat une quinzaines de jihadistes qui, en relation avec la katiba de Serma, s’apprêtaient à attaquer une « emprise institutionnelle symbolique. »

Visiblement, ce groupe armé terroriste a de la ressource. En effet, selon le dernier compte-rendu des opérations publié par l’État-major des armées [EMA], de nouvelles frappes aériennes ont été réalisées par la force Barkhane dans cette même région de Dialoubé.

Ce raid a été décidé après qu’un groupe armé a été repéré lors d’une mission de reconnaissance aérienne, probablement assurée par un drone MQ-9 Reaper [l’EMA n’a donné aucun détail à ce sujet, ndlr].

Deux patrouilles de Mirage 2000 ont alors décollé de la base aérienne 101 de Niamey, ce 13 février, pour neutraliser ce groupe jihadiste, lequel est sans doute à l’origine de l’attaque commise contre un convoi de la gendarmerie malienne, entre Mopti et Dialoubé.

Ce dernier a en effet été la cible, la veille, d’une attaque à l’engin explosif improvisée, suivie de tirs nourris. « Le bilan est de trois morts », du côté des gendarmes, a précisé une source militaire malienne à l’AFP.

Quoi qu’il en soit, les frappes effectuées par les Mirage 2000, « en coordination avec les forces armées maliennes » [FAMa] ont permis de mettre « hors de combat plusieurs terroristes », a indiqué l’État-major, qui souligne que cela allait réduire « le niveau de menace dans cette région peu accessible du delta intérieur du Niger. Mais pour le moment, ce bilan n’est encore que provisoire puisqu’il est encore « en phase de consolidation ».

En outre, un MQ-9 Reaper a appuyé, comme il est d’usage, les Mirage 2000 lors de cette mission de frappe. Pour rappel, il est prévu que ces appareils soient armés, ce qui permettra de « réduire la boucle » entre la détection de la menace et la frappe visant à l’éliminer. Les premiers drones MALE doté de cette capacité devraient être livrés d’ici la fin de cette année.

Source : Zone Militaire


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samedi 30 mars 2019

Tchad : 23 soldats tchadiens tués dans une attaque de Boko Haram !

Vingt-trois soldats tchadiens ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi au cours d'une attaque de leur position par des combattants du groupe djihadiste nigérian Boko Haram à Dangdala, dans le sud-ouest du Tchad, selon les témoins contactés par VOA Afrique.

Les assaillants sont venus du Niger pour attaquer la position tchadienne située sur la rive nord-est du lac Tchad.

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières pour l'armée tchadienne depuis le début des attaques de Boko Haram.

L'armée tchadienne, au sein d'une force multinationale mixte (FMM) qui rassemble des forces de la sous-région et des comités de vigilance, tente de repousser les djihadistes de Boko Haram qui ont débuté leurs attaques au Tchad en 2015.

Boko Haram, originaire du Nigeria, opère dans tous les pays de la zone du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger), où il commet des attentats meurtriers, des attaques contre les forces de l'ordre et procède à des enlèvements de civils.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, en 2009, et 1,8 million d'autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Source  : VOA Afrique

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dimanche 24 mars 2019

Tchad : Des frappes françaises détruisent des pick-up « hostiles » venus de Libye

En février 2019, l’État-major des armées [EMA] avait indiqué que, la veille, des Mirage 2000 engagés au titre de l’opération Barkhane avait effectué, dans le nord du Tchad et à la demande de N’Djamena, deux frappes pour stopper une colonne d’une quarantaine de véhicules considérés hostiles en provenance de Libye.

Et l’EMA d’ajouter que cette intervention des Mirage 2000, réalisée en coordination avec les forces armées tchadiennes, avait permis « d’entraver cette progression hostile et de disperser la colonne » qui « s’infiltrait profondément en territoire tchadien ».

« La colonne avait été repérée depuis au moins 48h. L’armée de l’air tchadienne avait déjà procédé à des frappes pour les stopper », avant de solliciter l’intervention française, a ensuite expliqué le colonel Patrik Steiger, le porte-parole de l’EMA, auprès de l’AFP. Les faits se sont exactement produits « entre le Tibesti et l’Ennedi », à 400 km à l’intérieur du territoire tchadien.

Plus tard, on a appris que cette colonne « hostile » était celle de l’Union des forces de résistance [UFR], un groupe rebelle tchadien, probablement contraint de quitter la Libye pour échapper à une offensive lancée par l’Armée nationale libyenne du maréchal Haftar.

À N’Djamena, le porte-parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem Bermendoa Agouna, a assuré que la « colonne de mercenaires et terroristes » avait été « neutralisée et mise hors d’état de nuire par nos forces aériennes appuyées par les forces Barkhane. » Puis, a-t-il assuré, les « frontières tchadiennes sont sous contrôle et totalement sécurisées. »

Ce qu’a démenti Youssouf Hamid, le porte-parole de l’UFR. « On progresse toujours, on est prêt à [affronter] tout ce qui est devant nous, tout ce qui va se placer devant nous. On n’a pas peur des frappes aériennes françaises », a-t-il dit à l’AFP, après avoir dénoncé le « tournant dangereux pris par la France en s’impliquant militairement dans les « affaires internes » tchadiennes.

Visiblement, le « show of force » et les frappes des Mirage 2000 français n’auront pas été suffisants pour persuader les rebelles tchadiens de rebrousser chemin. D’où de nouvelles frappes effectués par l’aviation française.

« Partie de Libye, la colonne armée, forte initialement d’une cinquantaine de pick-up, n’a pas répondu aux avertissements dissuasifs et aux frappes des forces aériennes tchadiennes les 1er et 2 février puis des forces aériennes françaises le 3 février. Face à cette situation, les autorités tchadiennes et françaises ont décidé de nouvelles frappes, conduites par des Mirage 2000 les 5 et 6 février », a ainsi raconté l’EMA.

Prenant soin de souligner que les interventions des avions de l’armée de l’air ont été « conduites de façon proportionnée, graduée et précise » afin de « signifier à cette colonne la détermination des autorités tchadiennes et françaises à la voir stopper sa progression », l’EMA a indiqué que l’action des Mirage 2000, appuyés par un drone MQ-9 Reaper, a « permis au total de mettre hors de combat une vingtaine de pick-up. »

Pour Paris, qui n’a officiellement pas d’accord de défense avec N’Djamena [seulement un accord de coopération technique signé en 1976, ndlr], ces interventions sont justifiées par le fait que le « raid de cette colonne armée dans la profondeur du territoire tchadien était de nature à déstabiliser ce pays », dont les forces armées sont un partenaire « essentiel » de la France dans la lutte contre le terrorisme.

Source : Zone Militaire

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