FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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vendredi 15 mars 2019

Mali : Les forces armées vont réintégrer des déserteurs qui avaient rejoint les rebelles touareg

En janvier 2012, les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad lancèrent les hostilités dans le nord du Mali, en attaquant plusieurs garnisons militaires avec le concours de déserteurs des forces armées maliennes [FAMa] et de groupes jihadistes qui avaient flairé le bon coup.

Puis, après avoir pris le contrôle de Kidal et de Tombouctou, ces derniers rompirent leur alliance avec les rebelles touaregs en les chassant de Gao, où le MNLA avait établi son quartier général. La suite est connue : Bamako demanda l’assistance militaire de la France, qui lança les opérations Serval [janvier 2013 – août 2014] et Barkhane.

Il était alors estimé qu’environ un millier de soldats des FAMa avaient rejoint les rangs des rebelles touareg en 2012. Et on aurait pu penser que leur choix de tourner leurs armes vers leurs camarades allait être définitif et qu’aucune mesure de mansuétude allait leur être appliquée. Finalement, ce ne sera pas le cas.

En effet, les autorités maliennes ont indiqué, le 5 février dernier, que 5.000 membres de milices et de groupes armés implantés dans le centre du pays avaient rejoint le processus « Désarmement, Démobilisation et Réinsertion » [DDR], prévu par les accords de paix d’Alger.

« À la date butoir du 31 janvier fixée par le premier ministre, 5.000 combattants ont été enregistrés comme détenant des armes de guerre, dont 600 ont déjà déposé une arme », a ainsi affirmé, auprès de l’AFP, Zahabi Ould Sidy Mohamed, le président de la Commission nationale Désarmement, Démobilisation et Réinsertion.

Et tous ne sont pas d’anciens membres de milices d’autodéfense ou de groupes armés favorables à l’indépendance de l’Azawad. « Parmi eux, il y a d’anciens jihadistes », a en effet précisé M. Ould Sidy Mohamed.

Quatre jours plus tard, le président de la commission « DDR » a indiqué que sur « un millier de déserteurs, 538 ont répondu physiquement présents » à un appel invitant les anciens militaires à se faire connaître et enregistrer. Et, visiblement, c’est une bonne nouvelle pour l’état-major des FAMa.

« Dans le cadre de la mise en oeuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation [APR] issu du processus d’Alger, des personnels anciennement membres des FAMa, mais qui avaient déserté, regagnent la famille des FAMa », s’est-il en effet réjoui. Sont concernés les officiers, les sous-officiers et les militaires du rang.

Cependant, précise l’état-major malien, ces anciens déserteurs « suivront un recyclage avant leur redéploiement. »

Pour M. Ould Sidy Mohamed, « c’est une bonne chose pour le processus du DDR et pour la paix. » Et, a priori, d’autres déserteurs pourraient prendre le même chemin. « Certains de la CMA [Coordination des mouvement de l’Azawad, ndlr] ont répondu à l’appel. Et d’autres militaires qui sont encore tapis dans les groupes armés ont déjà annoncé qu’ils arrivaient. C’est vraiment très bon signe pour le processus », a-t-il ajouté.

Cependant, la CMA regroupe des formations qui jouent un double-jeu. Tel est le cas du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad [HCUA], qui compte dans ses rangs des membres se disant en rupture de ban avec le groupe jihadiste Ansar Dine.  »

Le HCUA « est un des groupes signataires des accords d’Alger mais en même temps, clairement, il n’hésite pas à afficher une forme de proximité avec Iyad Ag Ghali et Ansar Dine, que ce soit une proximité sur le fond ou d’hommes », avait-on dénoncé au ministère français des Armées, en juin 2016. De quoi laisser craindre, dans le cas où des mesures précautions seraient insuffisantes ou incorrectement appliquées, des incidents de type « green on blue », une expression utilisée pour les cas où des soldats sont attaqués par l’un des leurs.

Source : Zone Militaire

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mardi 5 mars 2019

Prison d’Alençon-Condé : Deux surveillants poignardés par un détenu radicalisé !

Un détenu blesse gravement deux surveillants puis se retranche dans une unité de vie familiale avec sa compagne !

Un détenu radicalisé blesse gravement au couteau deux surveillants à la prison d’Alençon-Condé et se retranche à la prison de Condé-sur-Sarthe dans l'Orne

Les deux victimes ont été transportées à l'hôpital. Leur pronostic vital n'est pas engagé. Le RAID est sur place.

Un détenu de la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne, a agressé mardi 5 mars à 9h45 deux surveillants pénitentiaires avec un couteau en céramique, a appris franceinfo de source proche du dossier. Les deux victimes ont été transportées à l'hôpital, leur pronostic vital n'est pas engagé. Le détenu s'est retranché avec sa compagne dans l'unité de "vie famille".


Condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour enlèvement, séquestration suivi de mort et vol avec arme, l'agresseur présumé a également écopé d'un an de prison pour apologie du terrorisme.

Les équipes de recherches et d'intervention spécialisées ainsi que le parquet ont été saisis. Une cellule de crise a été mise en place.

Le RAID sur place

Des agents du RAID, l'unité d'élite de la Police Nationale, sont actuellement présents en renfort de l'ERIS (équipe régionale d'intervention et de sécurité) de Rennes mobilisée depuis mardi matin.

La section antiterroriste du parquet de Paris a également été saisie. Le procureur Rémy Heitz est actuellement en route pour se rendre sur les lieux. Un point presse aura lieu à 13h30 dans le 19e arrondissement de Paris.

Source : FranceTVinfo.fr


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samedi 2 mars 2019

Mali : Une frappe française élimine une quinzaine de jihadistes dans la région de Mopti

Ces derniers jours ont été mouvementés au Mali. Après l’élimination de l’algérien Djamel Okacha [alias Yahia Abou al-Hamman], le numéro deux du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM], la mort de trois Casques bleus guinées près de Bamako lors d’une attaque attribuée à des « bandits » et un attentat ayant échoué contre le camp Boubacar Sada Sy, qui abrite les instructeurs militaires de l’EUTM Mali à Koulikoro, on apprend que la force française Barkhane a une nouvelle fois frappé la Katiba Macina, le 23 février 2019, dans la région de Mopti.

Comme cela fut le cas dix jours plus tôt au même endroit, une « manoeuvre de renseignement » a d’abord permis de repérer et d’identifier un rassemblement de jihadistes dans le secteur de Dialloubé [ou Dialoubé], situé au sud-ouest de Tombouctou. Puis, l’état-major de Barkhane a décidé d’intervenir, en envoyant une patrouille de Mirage 2000, appuyée par un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper sur les lieux de cette concentration de terroristes, appartenant à la Katiba Macina.

Résultat : la frappe aérienne effectuée par les avions de combat français a permis de mettre « hors de combat » une « quinzaine » de jihadistes, a indiqué, ce 25 février, l’État-major des armées. Ce dernier précise, comme la dernière fois, que cette opération a été conduite en coordination avec les Forces armées maliennes [FAMa].

« Ce nouveau succès, qui s’inscrit dans la continuité d’opérations menées dans cette même zone au cours des dernières semaines, cherche à réduire toujours plus le niveau de menace dans cette région peu accessible du delta intérieur du Niger », fait encore valoir l’EMA.

À noter que cette opération a été menée par Barkhane alors que le Premier ministre, Édouard Philippe, et la ministre des Armées, Florence Parly, se trouvaient au Mali pour y rencontrer notamment les militaires français déployés à Gao.

« Soldats de Barkhane, vous obtenez des résultats opérationnels remarquables, décisifs. […] Vous êtes parvenus à détruire leurs moyens de combat, à intercepter leurs flux logistiques, à tarir leurs ressources. Nous devons le répéter : chaque jour, nos ennemis subissent des pertes importantes, ce qui réduit d’autant leur capacité de nuisance », a ainsi affirmé M. Philippe.

« De nombreux chefs et membres des différents groupes terroristes ont été mis hors de combat », a continué le Premier ministre, avant d’estimer que « si la menace djihadiste n’a pas disparu », elle « est désormais contenue, endiguée ». Ce qui fait que le « combat n’est pas terminé », a-t-il ajouté.

Quant aux frappes françaises effectuées également dans le secteur de Dialloubé, le 13 février dernier, les FAMa ont précisé plus tard qu’elles avaient éliminé « plus d’une dizaine de terroristes » de la katiba Macina et permis « la libération de deux otages de CARE-Mali ».

La force Barkhane tient particulièrement à l’oeil cette formation jihadiste, affiliée au GSIM. Son chef, Amadou Koufa, a en effet été éliminé en novembre dernier, lors d’une opération ayant mobilisé des moyens importants.

Source : Zone Militaire

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dimanche 24 février 2019

Syrie : Retour de jihadistes français par l’entremise des forces américaines ?

Apparu, un fusil d’assaut dans les mains, dans une vidéo de propagande diffusée par Daesh en novembre 2014, Quentin L. alias « Abou Ossama Al-Faranci », avait brûlé son passeport après avoir appelé ses co-religionnaires à rejoindre le « califat » autoproclamé. Moins de cinq ans plus tard, il pourrait faire partie des jihadistes français susceptibles d’être rapatriés de Syrie…

La question du retour de ces ressortissants français ayant pris les armes contre leur pays est devenue plus épineuse qu’elle l’était auparavant, notamment à cause de la perspective du retrait militaire américain – et donc de celui de la coalition anti-jihadiste – de Syrie.

Jusqu’à présent, la position des autorités françaises était simple, même si elle pouvait prêter le flanc à un recours en justice, comme celui déposé en janvier 2018 par les avocats d’Émilie König, une militante de Daesh, capturée par les Forces démocratiques syriennes [FDS].

« Si nous agissons dans le cadre de la légalité internationale, nous prenons en charge toute personne sur le territoire français, pour autant nous n’irons pas les chercher où ils sont », avait ainsi expliqué Nicole Belloubet, la ministre de la Justice.

« Beaucoup de ces personnes détenues sur ces théâtres continuent d’affirmer leur volonté de rentrer pour poursuivre le combat en France. Aussi, le souhait légitime des autorités locales de juger les crimes commis sur leur territoire ne saurait être négligé », avait ajouté Florence Parly, la ministre des Armées, dans un entretien donné à Libération.

Seulement, le désengagement américain de Syrie, qui devrait être terminé d’ici avril prochain, change la donne, en ce sens que les FDS, auxquelles les milices kurdes syriennes fournissent le gros des troupes, pourraient faire l’objet d’une offensive lancée par la Turquie dans le nord de la Syrie. Se pose le dilemme : rapatrier les jihadistes français et leurs familles, les laisser à eux-mêmes, quitte à ce qu’ils puissent échapper à tout contrôle et constituer ainsi une menace, ou bien encore les laisser aux mains d’un régime [syrien en l’occurrence] qui pourraient les utiliser comme moyen de pression?

Aussi, la première option est-elle privilégiée. Ce qui donne lieu à beaucoup de commentaires [et à des débordements, dont l’ex-journaliste Nicolas Hénin, ancien otage de Daesh, a fait les frais…]. Or, d’après une information donnée par BFMTV et confirmée par l’AFP, l’un des scénarios envisagés serait de rapatrier les jihadistes français avec le concours des forces armées américaines.

« Les forces spéciales américaines, qui ont déjà rapatrié une dizaine de ressortissants américains sur leur territoire, vont donc extraire ces Français des camps détenus par les Kurdes, les regrouper et les mettre dans des avions. Les Américains les raccompagneront également jusqu’en France. A bord des appareils, aucune escorte française, mais des gendarmes du GIGN sur le tarmac pour les réceptionner », a en effet avancé BFMTV.

Ce plan prévoit le rapatriement de 150 individus, dont une cinquantaine de majeurs [hommes et femmes] et une centaine d’enfants, dont certains en bas âge. Et il pourrait se dérouler en deux temps. Ainsi, un premier avion transportant des figures « sensibles » de Daesh actuellement détenues par les Kurdes, ainsi que des combattants, devrait atterrir en France [sur la base aérienne de Villacoublay?] d’ici quelques semaines. Et il sera suivi par un second vol, qui, cette fois, concernerait les mineurs.

« Un fois sur le sol français, les majeurs qui font l’objet d’un mandat d’arrêt international seront directement présentés à un magistrat du pôle antiterrorisme afin d’être mis en examen. Les autres seront d’abord placés en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI] à Levallois-Perret. La justice aura à charge d’évaluer, au cas par cas, les suites à donner dans chaque dossier », explique BFMTV.

Une source gouvernementale a confirmé l’existence d’un tel scénario auprès de l’AFP. Du moins a-t-elle indiqué qu’il est « fortement envisagée », même si aucune décision définitive n’a encore été prise. « Parmi les options possibles, il y a aussi le maintien [des jihadistes français] sur le territoire syrien », a-t-elle ajouté.

Quoi qu’il en soit, et sans revenir sur les options en cours d’examen, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a une nouvelle fois assuré, depuis Dreux, ce 8 février, que tout jihadiste de retour en France « fera l’objet d’une interpellation, sera présenté à la justice, sera sanctionné. »

Source: Zone Militaire - Photo : Site Intelligence

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jeudi 21 février 2019

Syrie : Le jihadiste français de Daech, Fabien Clain a été tué par une frappe aérienne !

Le jihadiste Fabien Clain "voix du 13 novembre" est mort !
Son frère Jean-Michel est gravement blessé...

Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi après-midi lors d'une frappe aérienne à Baghouz, dernier bastion du groupe Etat islamique en Syrie, Daech.

"C'est une bonne nouvelle", réagit le président d'une association de victimes des attentats du 13-Novembre 2015 à Paris.


Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi 20 février, dans l'après-midi, en Syrie, par une frappe de la coalition internationale et son frère, Jean-Michel, est gravement blessé, révèle franceinfo jeudi 21 février. Fabien Clain a été tué par une frappe aérienne à Baghouz, dernier bastion de l'organisation terroriste État islamique en Syrie. Le gouvernement français attend encore une analyse ADN pour officialiser sa mort.

Les frères Clain sont les voix qui avaient été rapidement identifiées dans la revendication du groupe État islamique après les attentats du 13-Novembre à Paris. Fabien Clain, 40 ans, était la voix du message sonore du groupe terroriste diffusé au lendemain des attaques perpétrées par trois commandos d'hommes revenus de Syrie. Son frère Jean-Michel, 38 ans, avait été reconnu dans les Anasheeds - chants religieux - de l'enregistrement.

Repérés il y a plusieurs jours à Baghouz

Vétérans du jihad, ils étaient dans le viseur des services antiterroristes depuis des années. Estimant avoir démontré leur implication dans les attentats du 13-Novembre, les juges d'instruction ont émis un mandat d'arrêt contre eux en juin 2018. Les deux frères se trouvaient donc toujours en Syrie : Fabien et Jean-Michel avaient été repérés il y a plusieurs jours dans la région.

Converti à l'islam dans les années 1990, Fabien Clain, alias "frère Omar", et son frère se seraient radicalisés au début des années 2000. En 2009, Fabien Clain est condamné à 5 ans de prison, aux côtés de Thomas Barnouin, dans l'affaire dite de la filière d'Artigat. Fabien Clain était devenu la "voix officielle" du groupe État islamique en français, traduisant les communiqués de l’organisation. Il avait réussi à quitter la France avec sa famille pour la Syrie en mars 2015. Originaires de La Réunion, les deux frères ont grandi dans l'Orne avant de s’installer à Toulouse et de devenir des proches de Mohamed Merah, auteur de tueries dans la même ville en 2012.

Source : FranceTVinfo.fr

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samedi 2 février 2019

Mali : La force Barkhane neutralise une katiba de jihadistes, dans un camp d’entraînement terroriste

Pour la force française Barkhane, l’année 2018 s’était terminée par une « opération d’opportunité » menée dans la nuit du 27 au 28 décembre dans les environs de Tongo Tongo, au Niger. Commencée par des frappes aériennes réalisées par des Mirage 2000 et des hélicoptères d’attaque Tigre, elle s’était terminée avec l’intervention des commandos des GCP [Groupement de commandos parachutistes] et des GCM [Groupement de commandos de montagne] ainsi que de celle des forces armées nigériennes. Au total, une quinzaine de jihadistes avaient été mis hors de combat.

L’année nouvelle a commencé de la même manière pour la force Barkhane. En effet, dès le 4 janvier, son groupement tactique désert [GTD] « Picardie », a été engagé dans une opération de reconnaissance dans la région de Serma, au Mali, près de la frontière avec le Burkina Faso, en « coordination » avec les forces armées maliennes [FAMa]. Et cela, avec l’appui des hélicoptères du groupement tactique désert aérocombat (GTD-A), des Mirage 2000 et des commandos de montagne et parachutistes.

« Cette opération vise à démanteler des sites d’entraînement de groupes armés terroristes repérés dans la forêt de Serma », a précisé, ce 10 janvier, l’État-major des armées. « Elle s’inscrit dans la continuité de deux opérations menées mi-décembre et début janvier au nord de la RN16, ayant permis la mise hors de combat de terroristes, la découverte d’armement lourd et léger ainsi que du matériel de confection d’engins explosifs improvisés », a-t-il ajouté.

C’est dans le cadre de cette mission que, dans la nuit du 4 au 5 janvier 2019, et après une frappe aérienne, deux opérations héliportées menées au nord et au sud de la forêt de Serma ont mis hors de combat plusieurs jihadistes.

Quatre jours plus tard, une opération de force a ensuite été réalisée « sur un groupe de terroristes », ce qui a permis, indique l’EMA, de mettre à jour une zone d’entraînement et une véritable base logistique terroriste.

Au total, selon le bilan avancé par l’État-major, au moins 20 jihadistes ont été mis hors de combat (tués, blessés ou capturés) et des véhicules, de l’armement lourd et léger, des munitions de tout calibre, des engins explosifs improvisés et le matériel servant à les confectionner » ont été saisis.

Ce n’est pas la première fois que la force Barkhane s’intéresse à la forêt de Serma. Le 30 mai 2017, elle y avait mené une opération contre des éléments du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et d’Ansarul Islam. Le bilan avait été de 20 jihadistes tués.

« Il s’agissait d’une katiba très structurée, bien commandée, à la différence des groupes locaux qui évoluent sans cesse dans le nord du Mali » avait expliqué, en septembre 2017, le général Bruno Guibert, alors chef de la force Barkhane, dans les colonnes du quotidien Le Monde.

Source : Zone Militaire


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vendredi 25 janvier 2019

Syrie : En décembre 2018, les forces françaises ont détruit une centaine de positions jihadistes

Le 14 décembre 2018, et après avoir repoussé de vigoureuses contre-attaques lancées par l’État islamique [EI ou Daesh] à la faveur de mauvaises conditions météorologiques ayant perturbé les opérations aériennes de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, les Forces démocratiques syriennes ont annoncé avoir chassé les jihadistes de la localité de Hajine, située sur la rive orientale de l’Euphrate, à une portée de canon de la frontière irakienne.

En outre, et alors que le président Trump venait d’annoncer le retrait des troupes américaines de Syrie, la coalition [opération Inherent Resolve, ou OIR] a visiblement accentué son action au profit des FDS, avec pas moins de 469 frappes [aviation et artillerie] contre Daesh entre le 16 et le 29 décembre. Soit quasiment autant que durant la période allant du 2 au 15 décembre.

Comme l’a expliqué l’État-major des armées, à Paris, dans son compte-rendu du 27 décembre, après les FDS ont poursuivi « leur offensive le long du fleuve et ont atteint la localité d’Abu Hassan où Daesh dispose toujours d’une forte capacité de résistance », après avoir « achevé la sécurisation de la ville d’Hajine. »

Si une très grande partie des frappes contre Daesh sont le fait des États-Unis, il n’en reste pas moins que la force française Chammal fait son maximum avec les moyens qui sont les siens, soit 10 Rafale basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis et trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] déployés en Irak, à la frontière syrienne, par la Task Force [TF] Wagram.

Ainsi, rien qu’en décembre 2018, la force Chammal a détruit « près d’une centaine de positions ennemies […] par les moyens terrestres et aériens » de son pilier « appui ». Ce qui inclut, précise l’EMA, une « cinquantaine de véhicules blindés ou piégés, des armes lourdes et des mitrailleuses ». Cette « attrition du potentiel de combat ennemi […] a contribué à faciliter la progression des FDS dans la poche d’Hajine », souligne-t-il.

Une fois encore, les CAESAr auront joué un rôle déterminant. « En décembre, des assauts ennemis ont tenté de percer les lignes défensives des FDS. Ces offensives de Daesh ont été repoussées avec l’appui notamment de l’artillerie française », explique l’EMA.

« Grâce à des matériels de haute technologie dotés d’une capacité de tirer six coups par minute, servis par des artilleurs aguerris par une expérience au combat unique, l’artillerie française s’est révélée aux côtés de ses homologues alliés de la coalition comme un un appui feu essentiel aux opérations terrestres, contribuant à la destruction du potentiel de combat de l’ennemi », insiste l’état-major français.

Entre le 28 novembre 2018 et le 1er janvier 2019, et si l’on se réfère aux points de situation publiés durant cette période, les artilleurs français ont ainsi assuré 88 missions de tir de destruction contre des cibles jihadistes. Et, pour la première fois en opération, la TF Wagram a mis en œuvre l’obus BONUS [BOfors NUtating Shell] pour détruire 8 blindés utilisés par Daesh, ce qui a permis de disloquer une colonne ennemie constituée par une quarantaine de véhicules.

Pour rappel, l’obus BONUS a été conçu pour détruire des véhicules blindés par le toit, qu’ils soient à l’arrêt ou en mouvement. Doté de capteurs et d’un dispositif de reconnaissance de cible, il peut détruire plusieurs véhicules en un seul tir. « À n’en pas douter, l’emploi réussi de l’obus Bonus fera date et va modifier la perception encore trop répandue d’une artillerie ‘arrosant’ le champ de bataille », avait commenté, à l’époque, le colonel commandant la TF Wagram.

D’une portée de près de 40 km, les CAESAr ont la capacité de fournir en permanence, et à court préavis, plusieurs effets lors d’une manœuvre d’ensemble : tirs de destruction, de barrage ou d’interdiction et tirs d’éclairement ou visant à créer des rideaux fumigènes temporaires afin de masquer la progression des troupes amies aux forces ennemies.

Quant aux Rafale, leurs opérations ont été rendues plus compliquées en raison des conditions météorologiques. Cependant, ils ont effectué 33 raids en appui des FDS durant la même période, dont 13 pour la seule semaine allant du 19 au 25 décembre.

Lors de ses vœux aux Armées, le 17 janvier, le président Macron a indiqué que la France resterait militairement engagée au Levant, son objectif « stratégique » étant « d’éradiquer Daesh en privant cette organisation terroriste de toute empreinte territoriale et en empêchant sa résurgence. »

Source : Zone Militaire

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samedi 19 janvier 2019

Nigeria : Des revers face aux jihadistes de Boko Haram

En dépit des rapports des Nations unies qui alertaient sur une recrudescence d’actes terroristes dans la région du Lac Tchad, le président nigérian, Muhammadu Buhari, assura, en janvier 2018, que son pays en « avait fini » avec le groupe jihadiste Boko Haram. « Des attaques isolées ont encore lieu, mais même les pays les plus sûrs ne peuvent pas empêcher des criminels déterminés de commettre des actes terroristes », avait-il affirmé.

Certes, grâce à l’intervention de la Force multinationale mixte [FMM], composée de troupes fournies par le Tchad, le Nigéria, le Niger et le Cameroun, Boko Haram a subi une série de revers à partir de 2015. Qui plus est, le groupe jihadiste s’est scindé en deux factions rivales : l’une restée fidèle à son chef « historique », Abubakar Shekau, l’autre étant devenue l’ISWAP, la branche ouest-africaine de l’État islamique, sous l’autorité d’Abou Mosab al-Barnaoui.

Seulement, ces deux factions ont relevé la tête, notamment l’ISWAP, qui, durant l’année 2018, a multiplié les attaques contre les bases de l’armée nigériane, infligeant à cette dernière de lourdes pertes qu’Abuja n’a jamais reconnues officiellement. Ou, quand cela été le cas, du bout des lèvres.

Le retrait du contingent tchadien de la FMM au Niger, les difficultés à obtenir du renseignement, la fin du recours à des sociétés militaires privées [SMP] par Abuja, le défaut d’une stratégie globale pour venir à bout de cette hydre jihadiste ou encore le manque de moyens des soldats nigérians expliquent en grande partie cette situation.

En outre, en multipliant les assauts contre les bases militaires, les combattants de l’ISWAP ont fait des razzias sur les armes, les munitions et les véhicules de l’armée nigériane. De quoi compléter leur arsenal, alimenté par le trafic d’armes en provenance de la Corne de l’Afrique, voire du Moyen-Orient, via le Soudan.

Cette branche de l’EI a sans doute reçu le renfort de jihadistes venus d’Irak ou de Syrie. Du moins, c’est ce qu’a affirmé le maréchal Sadik Abubakar, le chef d’état-major de la force aérienne nigériane. « Nous avons assisté à […] l’arrivée de combattants et technologies hautement expérimentés et qualifiés lorsque des éléments de l’EI ont été chassés de Syrie et transférés dans le nord-est » du Nigeria, a-t-il récemment expliqué.

S’agissant toujours des effectifs de l’ISWAP, ces derniers auraient été renforcés après une campagne de recrutement lancée par cette faction de Boko Haram au Nigeria, au Niger et au Tchad. C’est ce que semble montrer l’attaque de la base de Kukareta, dans l’État de Yobe [nord-est du Nigeria], menée le 24 décembre [17 soldats tués]. Selon un chef local, les assaillants étaient « étaient très certainement tchadiens d’après leur physique imposant et la langue qu’ils parlaient ».

Quelques jours plus tard, l’ISWAP a une nouvelle fois mis en échec l’armée nigériane en s’emparant de la ville – stratégique – de Baga, sur les rives du Lac Tchad. Ce qui, a depuis, provoqué un exode massif de civils – plus de 30.000 selon les Nations unies – vers Maiduguri, la capitale de l’État de Borno.

« Les Nations unies sont extrêmement inquiètes des conséquences des violences sur les populations civiles, dans le nord-est du Nigeria, particulièrement dans l’État du Borno », a fait savoir Edward Kallon, le coordinateur de l’ONU pour le Nigeria, après une visite dans les camps de réfugiés, le 9 janvier. « Quelque 260 travailleurs humanitaires ont été obligés de quitter les districts de Monguno, Kala/Balge et Kukawa, zones affectées par le conflit depuis novembre, mettant en péril l’assistance humanitaires pour des centaines de milliers de personnes », a-t-il aussi déploré. D’autant plus qu’il estimé qu’environ 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur maison dans la région du Lac Tchad…

Cela étant, ce 10 janvier 2019, l’état-major nigérian a indiqué avoir repris le contrôle de Baga… Mais sans livrer le moindre combat étant donné que les jihadistes de l’ISWAP avaient abandonné la ville, après avoir incendié et détruit les maisons des chefs communautaires, l’hôpital et les écoles.

Reste que la situation du Lac Tchad est préoccupante, d’autant plus que, selon un rapport de l’ONU diffusé durant l’été 2018, l’ISWAP chercherait à étendre sa présence à d’autres pays, en particulier au Sénégal et en Libye. Lors de sa visite à la force Barkhane, au Tchad, en décembre, le président Macron avait fait part de l’inquiétude de la France face à la dégradation de la sécurité dans cette région. Le Niger est aussi concerné, alors qu’il est déjà menacé, au Nord, par d’autres formations jihadistes, dont l’État islamique au Grand Sahara [EIGS].

Quoi qu’il en soit, un an, quasiment, après avoir affirmé que son pays en avait fini avec Boko Haram, le président Buhari a bien dû admettre que les forces nigérianes avaient subi des revers contre les jihadistes et que ces derniers affectaient son moral.

« La question du moral est juste », a reconnu M. Buhari, qui va briguer un nouveau mandat lors des prochaines élections, prévues cette année. Ayant assuré que des « efforts » allaient être faits pour « résoudre ce problème », il a admis que les troupes nigérianes étaient effectivement sous pression. « Il est difficile de faire face avec des moyens conventionnels aux raids et aux attentats-suicides de Boko Haram. Il y a vraiment ce que j’appellerais un épuisement au combat », a-t-il dit. Aussi, « un nouvel entraînement aiderait à lutter contre les tactiques employées par le groupe jihadiste », a-t-il ajouté.

Source : Zone Militaire

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lundi 14 janvier 2019

Turquie : Menace voilée, si la France protege les milices YPG kurdes de Syrie, ça « ne sera bénéfique pour personne »...

Menace voilée de la Turquie - Si Paris persiste à protéger les milices kurdes syriennes, alors ce « ne sera bénéfique pour personne »...

Si le ministère des Armées rechigne à le reconnaître officiellement en raison de la confidentialité qui entoure leurs missions [*], les forces spéciales françaises sont présentes aux côtés des milices kurdes syriennes, qui sont à la pointe du combat contre l’État islamique [EI ou Daesh]. Cette présence a été attestée par un certain nombre de photographies et de vidéos diffusés via les réseaux sociaux et même confirmée par James Mattis, le chef du Pentagone, qui a démissionné de son poste après l’annonce de M. Trump visant à mettre un terme aux opérations militaires américaines en Syrie.

Cette décision est un feu vert donné à la Turquie pour mener une nouvelle offensive dans le nord de la Syrie, contre les milices kurdes syriennes, considérées comme « terroristes » à Ankara, à cause de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan [PKK].

D’où l’embarras des membres de la coalition anti-jihadiste, dirigée par les États-Unis, et dont la France fait évidemment partie. « Un allié se doit d’être fiable », a ainsi commenté le président Macron, critiquant ainsi la décision du chef de la Maison Blanche.

La France « partage l’inquiétude des forces kurdo-arabes », fit savoir, plus tôt, la présidence française. La décision de M. Trump « revient, si on la prend à la lettre, à livrer à elles-mêmes les troupes arabo-kurdes et les populations » mais elle « ne saurait être le prélude à une offensive turque », avait ajouté l’Élysée.

Déjà, en mars 2018, alors que M. Trump avait ouvertement évoqué un retrait américain de Syrie, le président Macron avait assuré les Forces démocratiques syriennes, dont les milices kurdes constituent l’épine dorsale, du « soutien de la France, en particulier pour la stabilisation de la zone de sécurité au nord-est de la Syrie, dans le cadre d’une gouvernance inclusive et équilibrée, pour prévenir toute résurgence de Daesh dans l’attente d’une solution politique au conflit syrien. »

En réponse, l’agence de presse semi-officielle turque Anadolu avait alors publié une carte sur laquelle étaient désignées les positions présumées des forces spéciales françaises en Syrie. Ce qui avait été vu comme une possible « mise en garde » des autorités turques à l’égard de la France.

Ce 25 décembre, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a adressé une menace voilée à Paris. « Ce n’est un secret pour personne que la France soutient les YPG [milices kurdes syriennes, ndlr]. [M.] Macron a rencontré leurs représentants », a-t-il commencé par rappeler, selon l’agence Anadolu.

« Nous n’avons pas d’information sur l’envoi de nouveaux soldats [français] mais ils maintiennent leur présence actuelle. S’ils restent pour protéger les YPG, cela ne sera bénéfique pour personne », a ensuite affirmé le chef de la diplomatie turque.

Une éventuelle offensive turque contre les FDS détournera inévitablement ces dernières du combat contre Daesh… Et elle risque de provoquer la libération des jihadistres faits prisonniers au cours de ces derniers mois… Avec tout ce que cela peut impliquer au niveau sécuritaire.

Pour rappel, et outre la présence de forces spéciales aux côtés des milices syriennes, le dispositif militaire français pour la Syrie s’appuie sur des moyens d’artillerie [TF Wagram], déployés à la frontière irako-syrienne, ainsi que sur des capacités aériennes, lesquelles reposent notamment sur des Rafale basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis.

[*] Toutefois, Sylvie Goulard, éphémère ministre des Armées [mai/juin 2017], avait vendu la mèche sur les ondes d’Europe1

Source : Zone Militaire


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dimanche 30 décembre 2018

États-Unis : Réduction de 10% de leurs effectifs militaires en Afrique

Le principe avait été adopté. Restait à en connaître l’ampleur. Ce qui est désormais chose faite. Ainsi, le 15 novembre, les États-Unis ont annoncé leur intention de réduire leurs effectifs militaires déployés dans différents pays africains d’environ 10% « au cours des prochaines années ». Actuellement, 7.200 soldats américains sont présents en Afrique, en particulier au Niger, à Djibouti et en Somalie.

« Nous allons réaligner nos ressources en contre-terrorisme et nos forces opérant en Afrique au cours des prochaines années pour garder une position compétitive à travers le monde », a en effet expliqué Candice Tresch, une porte-parole du Pentagone.

Cette mesure entre dans le cadre de la nouvelle stratégie américaine qui, publié au début de cette année, donne la priorité à la réponse à apporter aux « défis » posés par la Russie et la Chine, qualifiées de « puissances révisionnistes ». La lutte contre le terrorisme passera ainsi au second plan.

« En changeant la posture de nos forces, nous allons donner la priorité à la préparation au combat dans des conflits majeurs, ce qui nous rendra stratégiquement prévisibles pour nos alliés mais opérationnellement imprévisibles pour tous nos adversaire », avait expliqué James Mattis, le chef du Pentagone.

Pour autant, il n’est pas question pour Washington de ne plus s’intéresser au contre-terrorisme, dans la mesure où cette réduction d’effectifs ne devrait pas concerner des pays tels que la Somalie et Djibouti [qui occupe, par ailleurs, une place stratégique].

« Nous allons préserver une majorité de notre coopération sécuritaire, des partenariats et programmes en Afrique qui renforcent nos réseaux de partenaires et améliorent les capacités et les programmes en cours des partenaires », a expliqué Candice Tresch.

A priori, il s’agirait donc de revenir à la posture qu’avaient les forces américaines il y a une petite dizaine d’années, laquelle consistait à apporter un soutien aux armées africaines dans le domaine du contre-terrorisme via des formations et des entraînements conjoints [initiative Pan Sahel en 2002, puis partenariat trans-Sahara pour l’anti-terrorisme, TSCP, à partir de 2005, ndlr]. Ce qui n’a pas toujours été couronné de succès, notamment au Mali.

Selon toute vraisemblance, les forces spéciales présentes sur le continent africain seraient les principales concernées par cette réduction d’effectifs annoncée par le Pentagone. Un tel mouvement a été annoncé en août dernier par le général Thomas Waldhauser, le chef de l’US AFRICOM, le commandement militaire américain pour l’Afrique. À l’époque, il était question d’une réduction de 50% du nombre d’opérateurs engagés d’ici trois ans.

Source : Zone Militaire

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dimanche 23 décembre 2018

Syrie : Avec l’appui de la coalition, les Forces démocratiques syriennes ont chassé l’EI

Au cours de ces dernières 24 heures, l’opération Roundup, menée par les Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance de groupes armés arabo-kurdes, nldr] avec le soutien de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, a connu une avancée majeure.

Une semaine après avoir brisé les lignes de défense mises en place par l’État islamique [EI ou Daesh] autour de la ville de Hajine, son dernier bastion important en Syrie, situé sur la rive orientale de l’Euphrate, dans la province de Deir ez-Zor, les combattants des FDS ont rapidement progressé, malgré le danger des mines disséminées par les jihadistes.

Ainsi, le 13 décembre 2018, Mustefa Bali, un porte-parole des FDS, a indiqué que le « centre-ville et la grande mosquée » d’Hajine avaient été « libérés ». « Désormais les éléments de l’EI sont présents dans des tunnels, mais aussi à l’extrémité Est de la ville », a précisé ensuite l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH], qui dispose d’un réseau d’informateurs dans le pays.

Le mouvement s’est ensuite accéléré car, ce 14 décembre, l’OSDH a annoncé que, « au bout d’une semaine de combats acharnés et de raids aériens, les FDS sont parvenues à chasser l’EI de Hajine. » Et d’ajouter : « L’opération s’est achevée à l’aube. »

Pour autant, tout n’est pas terminé étant donné qu’il reste encore « quelques poches de résistance » qui devraient être « nettoyées » dans les prochaines heures et que des combattants de l’EI seraient encore « confinés » dans un réseau de tunnels et à la lisière de Hajine, localité située à une trentaine de kilomètres de la frontière irakienne. D’après l’OSDH, Daesh tiendrait encore les villages de Soussa et d’al-Chaafa.

D’après ce qu’affirmé le commandant en chef des FDS, Mazloum Kobani, à l’agence Reuters, il resterait encore 5.000 jihadistes dans la région, dont 2.000 combattants étrangers. Ce qui est impossible à confirmer (ou à infirmer), l’évaluation des effectifs réels de l’EI ayant toujours été compliquée.

L’opération Roundup a connu de nombreuses difficultés. En octobre, la menace d’une intervention militaire turque dans le nord de la Syrie, contre les milices kurdes syriennes, avait conduit les FDS à suspendre leur offensive [et cette menace est de nouveau d’actualité, ndlr]. En outre, ces dernières ont dû faire face à des contre-attaques de l’EI, facilitées par des conditions météorologiques favorables et menées par des jihadistes à la fois expérimentés et déterminés.

La décision s’est faite après le déploiement massif de troupes des FDS aux portes de Hajine, associé avec un soutien important de la coalition, via des frappes aériennes et des tirs d’artillerie depuis la frontière irakienne.

Ces derniers jours, et alors qu’ils n’avaient jusqu’alors effectué que peu de missions d’appui au sol (une à deux par semaine), les Rafale de la force française Chammal « ont été significativement engagés dans l’appui aux FDS puisque les équipages ont conduit 7 frappes […] permettant de neutraliser 9 objectifs ennemis », a indiqué l’État-major des armées [EMA], dans son dernier compte-rendu des opérations.

Les trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] de la Task Force française Wagram, déployée à la frontière irakienne aux côtés d’une unité américaine [la batterie « bravo » du 3rd Cavalry Regiment, ndlr] ont connu une intense activité.

« En trois semaines, Wagram a fourni un effort important pour stopper les contre-attaques de Daesh puis appuyer les opérations des FDS qui reprennent l’initiative dans les derniers réduits tenus par l’organisation terroriste. Ainsi, depuis le 21 novembre, 161 missions de tir ont été réalisées et près de 1000 obus ont été tirés », a ainsi souligné l’EMA. Rien que pour la semaine passée, les artilleurs français ont assuré 38 missions de tir, dont 20 d’éclairement et 18 de destruction.

Cela étant, ayant anticipé la disparition du califat qu’il avait proclamé en juillet 2014 en renouant avec la clandestinité, l’État islamique reste encore une organisation dangereuse, d’autant plus que l’on ignore où se trouve Abu Bakr al-Baghdadi, son chef, et que les conditions d’un règlement politique de la situation, tant en Irak qu’en Syrie, n’ont pas encore été réunies.

« L’EI avait anticipé sa défaite sur le champ de bataille, la perte de son califat, et s’était préparé en conséquence. Des centaines de combattants jihadistes ont pu fuir la Syrie, ont soudoyé des garde-frontières pour entrer en Turquie et, de là, ont disparu. Sous la surface, l’EI a toujours joué le temps long », a ainsi résumé, auprès de l’AFP, Bruce Hoffman, professeur à l’université Georgetown.

Le 28 novembre, Massoud Barzani, l’ex-président du gouvernement régional du Kurdistan irakien a estimé que « Daesh n’est pas vaincu et ne le sera pas aisément ». Et d’ajouter : « Ils étaient sur terre, maintenant ils sont sous terre. […] Ils sont revenus dans de nombreux endroits bien plus forts qu’avant ».

D’après des chiffres compilés par le Center for Strategic and International Studies [CSIS], le nombre d’attaques attribuées à l’EI a quasiment doublé dans certaines provinces irakiennes, par rapport à l’an passé. Dans celle de Kirkouk, la moyenne est de 75 attaques par mois…

Les conclusions d’un rapport intitulé « La seconde résurgence de l’État islamique » et publié en octobre dernier par l’Institute for the Study of War (ISW), incitent à la prudence. Ainsi, écrivent ses auteurs, Brandon Wallace et Jennifer Cafarella, l’EI a « trouvé de nouvelles sources de revenus et a reconstruit un système de contrôle et de commandement sur ce qui lui reste de forces afin de se préparer à une future insurrection à grande échelle, à la fois en Irak et en Syrie. » En outre, il est parvenu à exfiltrer une partie de son trésor de guerre pour l’investir dans des pays de la région, via un réseau de « sociétés écran » comprendrait notamment « des vendeurs de voitures, des magasins d’électronique, des pharmacies et des bureaux de change ».

Source : Zone Militaire - Photo : TF Wagram (c) EMA


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vendredi 14 décembre 2018

Strasbourg : Cherif Chekatt abattu par la police. Terroriste de Daech ?

Fin de traque. Jeudi soir vers 21 heures, au terme de 48 heures de traque, Chérif Chekatt a été tué par des policiers, dans un entrepôt situé Plaine des bouchers.
Chérif Chekatt avait fait mardi au moins trois morts et 13 blessés à Strasbourg dans le quartier du marché de Noël de Strasbourg. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, arrivé quelques heures plus tôt dans la capitale alsacienne, a confirmé que le terroriste de 29 ans avait été "neutralisé" par des hommes de la Brigade spécialisée de terrain (BST) de la ville.

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ENQUÊTE – Jeudi 13 décembre, les forces de l’ordre ont abattu Cherif Chekatt à Strasbourg, mettant fin à sa cavale.
Des raisons de sa folie meurtrière à son élimination par la police, plusieurs zones d’ombre subsistent. On fait le point.

Dès les premiers signalements en début d’après-midi, jeudi 13 décembre, la ville de Strasbourg a été bouclé par les forces de l’ordre. Lesquelles avaient été alertées qu’un suspect correspondant au signalement de Cherif Chekatt déambulait dans la ville, hagard et sanguinolent. Et après plusieurs interventions infructueuses, des policiers ont finalement identifié vers 21 heures le tireur présumé du marché de Noël. Alors qu’ils s’apprêtaient à l’interpeller, l’individu a ouvert brusquement le feu, entraînant une riposte immédiate des membres de la brigade spécialisée de terrain (BST) qui l'ont abattu. Un dénouement qui laisse toutefois en suspens plusieurs questions.

Qu’est-ce qui a provoqué son passage à l’acte ?

Cherif Chekatt était fiché S pour radicalisation depuis 2016. D’après nos informations, il était notamment proche de la mouvance islamiste radicale installée dans le quartier de La Meinau à Strasbourg. Selon le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nunez, il n’avait toutefois "jamais été connu pour des délits liés au terrorisme" mais plutôt pour des faits de droit commun, ayant été notamment condamné à 27 reprises. "Ce n'était pas un religieux", juge un de ses amis d'enfance, quand son avocat allemand n'avait pas repéré de signe de radicalisation chez lui.


Soupçonné d’avoir participé à un braquage ponctué d’une tentative d’homicide, Cherif Chekatt était activement recherché par les forces de l’ordre. Lesquelles ont procédé à une perquisition de son domicile mardi matin, le jour de la tuerie. Perquisition vaine puisqu’il ne se trouvait pas chez lui, probablement averti de l’arrivée des gendarmes. Voyant l’étau se resserrer, l’individu est tout de même resté à Strasbourg, attendant que la nuit tombe pour ouvrir le feu sur la foule.

La perquisition menée mardi matin a-t-elle été l'élément déclencheur de son passage à l’acte ? Avait-il fomenté son attaque depuis longtemps ? Autant de questions que l’enquête tentera de résoudre dans les jours suivants.


Etait-il un "soldat" de Daech ?

Si Daech s’est empressé de revendiquer l’attentat à la suite de l’annonce de son décès – sans en apporter toutefois la preuve formelle -, aucun signe d’allégeance au groupe Etat islamique n’a pour le moment été retrouvé par les enquêteurs. Le Parisien affirme toutefois que des "sourates guerrières" du Coran ont été identifiées dans l’un de ses cahiers. Et qu’il avait installé tout récemment Telegram, la messagerie sécurisée très prisée par les terroristes. Selon des sources policières, il avait en outre fait du prosélytisme religieux lors de ses peines de prison, ayant même accroché une affiche de Ben Laden dans sa cellule.

Comme nous l’expliquons dans cet article, la stratégie actuelle de l’organisation Etat islamique est de revendiquer les attaques qu’elle estime dignes de sa doctrine. Ainsi, même s’il s’avère que Cherif Chekatt n’avait pas formellement épousé la cause de Daech, ses actes font foi aux yeux de l’organisation terroriste. L’allégeance par le sang, en somme. 

Avait-il des complices ?

Selon nos informations, Cherif Chekatt a vécu comme un sans-abri lors de sa cavale. Déposé par un taxi dans le quartier du Neudorf, il ne l'a pas quitté pendant les plus de deux journées qu'a durée sa traque. Il était, d’après les enquêteurs, complètement reclus, errant de cages d'escalier en cages d'escalier, sans personne pour l’aider. D’autant que cinq de ses proches - dont deux fichés S - avaient été placés en garde à vue. Trois d'entre eux ont été mis en examen et écroués, ce jeudi,  soupçonnés d’avoir participé au braquage dont l’enquête avait conduit à la perquisition de l’appartement de Cherif Chekatt, le matin de son passage à l'acte. Sur ce point précis, les enquêteurs s'interrogent également sur la raison pour laquelle il n'était pas présent à son domicile.

L’enquête déterminera si l’homme de 29 ans avait des complices. Selon les premiers éléments, il semble toutefois qu’il ait agi seul, dans la précipitation. En témoigne notamment l’absence de moyens logistiques mobilisés lors de sa cavale en solitaire. A noter que sa mère, son père, deux de ses frères ainsi qu’un ami sont à cette heure toujours en garde à vue. En l'absence de complicité évidente, reste la question éventuelle du mentor. On pense alors à son frère aîné, lui aussi fiché S pour radicalisation et interpellé en Algérie, a appris Le Parisien.

Source : LCI.fr - Image C.Hartmann/REUTERS

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mardi 11 décembre 2018

Strasbourg : Fusillade en centre ville, des morts et des blessés - La "piste terroriste" évoquée !

Fusillade dans le centre-ville de Strasbourg : le tireur en fuite est fiché S pour radicalisation


Une fusillade a eu lieu dans le centre-ville de Strasbourg ce mardi soir, au niveau de la rue des Grandes arcades et de la place Kleber, faisant au moins 2 morts, sept blessés graves et quatre blessés légers, selon un nouveau bilan de la préfecture. Une opération de police est en cours et le centre-ville a été évacué. Le tireur toujours en fuite est fiché S pour radicalisation.


Pour l'heure, les informations demeurent confuses. Ce que l'on sait :

  • Une fusillade a eu lieu dans le centre de Strasbourg ) proximité du marché de Noël.
  • La situation est extrêmement confuse. Néanmoins, la préfecture annonce deux morts et sept blessés graves, quatre blessés légers. Le tireur est en fuite.
  • Les policiers patrouillent et notre envoyé spécial a constaté un très large dispositif militaire. L'antenne du RAID est à la recherche du tireur, blessé.
  • L'homme a été identifié, il est toujours activement recherché.
  • Le plan blanc a été déclenché dans les hôpitaux de Strasbourg.
  • Une cellule d'information du public (CIP) est ouverte : 0 811 000 667
  • La section anti-terroriste du parquet de Paris se saisit de l'affaire.
  • Christophe Castaner se rend sur place.


BILAN
La préfecture donne un bilan plus précis avec treize victimes. Deux morts, sept blessés graves et quatre blessés légers.

PROFIL DU TIREUR
Selon les informations de TF1/LCI, l'homme est fiché S, connu pour radicalisation. Il a été identifié et blessé avant de prendre la fuite.

NUMERO D'URGENCE
La préfecture a mis en place une cellule d'information du public, prioritairement réservée aux appels des personnes concernées par la situation en cours.
0 811 00 06 67

Il est demandé aux habitants de rester chez eux et de suivre les consignes des autorités.

COUPS DE FEU
L'AFP annonce de sources policières que "des échanges de coups de feu dans le quartier où serait retranché l'assaillant" ont actuellement lieu.

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«La menace terroriste est toujours extrêmement présente.
Si elle a subi un affaiblissement en raison des combats contre Daech, aujourd'hui fragilisé,
nous savons que d'autres formes de manifestations terroristes
peuvent avoir lieu à tout moment dans notre pays.» *

* Christophe Castaner

VIGIPIRATE
2:30 - Fusillade à Strasbourg : le niveau d’alerte "urgence attentat" a été activé.

En marge de son intervention à Strasbourg, Christophe Castaner a justifié son recours au plus haut niveau d’alerte. "Le gouvernement vient de décider de passer en ‘urgence attentat’, avec la mise ne place de contrôles renforcés aux frontières, sur l’ensemble des marchés de Noël se déroulant en France et éviter le risque de mimétisme. Il y aura aussi un mobilisation plus forte du dispositif Sentinelle du territoire."

PARLEMENT EUROPÉEN
Le confinement au Parlement européen est levé. Des députés européens, confinés depuis le début de la soirée au Parlement européen à Strasbourg, ont commencé à évacuer le bâtiment peu après 2H00, indique l'AFP. Le président du Parlement, Antonio Tajani, a annoncé le lancement d'un plan d'évacuation en coopération avec la police française à 2H00 (1H00 GMT).
A 3H00, des employés du Parlement, des hauts fonctionnaires et des parlementaires étaient escortés par la police dans des bus et des monospaces vers le centre de la ville.

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FICHE S POUR RADICALISATION
Le Raid est sur place. Près de 500 policiers sont à la recherche de l'assaillant.
Une opération de police est en cours dans un quartier de la ville. Le tireur, toujours en fuite, est fiché S pour radicalisation.

Le suspect est un homme de 29 ans, originaire d'un quartier sensible de Strasbourg. Connu pour des faits de droit commun, il est fiché S pour radicalisation par la DGSI. Le matin de la fusillade, le jeune homme devait être interpellé par la police pour une affaire de meurtre et d'extorsion. À leur arrivée à son domicile pour l'arrêter, le suspect n'était pas là.

 A son domicile, des grenades ont été découvertes, ce matin. Il avait fait l'objet de condamnations en France et en Allemagne, pour des faits de droit commun.

La section anti-terroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'affaire et ouvre une enquête.

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Source : LCI.fr

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lundi 10 décembre 2018

Niger - Barkhane: Brigadier-chef Karim El Arabi, mort pour la France en OPEX

Un soldat français de 29 ans a perdu la vie dans la région d’Aguelal, au Niger. Dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 décembre, le brigadier-chef Karim El Arabi est décédé après un accident de véhicule. Il était membre du 2e régiment de Hussards avait été déployé dans le cadre de l'opération anti-jihadiste Barkhane.

Le service de presse de l'armé de Terre a précisé dans un communiqué "qu'il n’était pas engagé dans une activité opérationnelle au moment des faits", tout en donnant quelques précisions : "Il est décédé des suites de ses blessures malgré une rapide prise en charge par les secours". Une enquête est en cours "sur les circonstances exactes de son décès", précise la même source.

L'armée s'est exprimé par un tweet avec des propos rapportés du général Bosser. "Profonde tristesse d'apprendre cette nuit la mort accidentelle en opération extérieure du brigadier-chef Karim EL ARABI du #2RH au Niger. J'assure à sa famille et ses proches mon indéfectible soutien et leur témoigne la fraternité de l'armée de Terre."

Source : RTL.fr - Crédit image Armée de Terre


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vendredi 7 décembre 2018

Niger : Etat d’urgence dans des régions proches du Burkina Faso après des incursions jihadistes

Début novembre 2018, le ministre nigérien de l’Intérieur, Mohamed Bazoun, a indiqué que deux opérations antiterroristes venaient d’être lancées dans la région de Tillabéri, frontalière avec le Burkina Faso, pays en proie à des infiltrations et des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes.

La région de Tillabéri fait partie du Litpako Gourma, situé dans le secteur dit des trois frontières [Niger, Mali, Burkina Faso]. Lors d’une réunion du G5 Sahel, à Niamey, fin octobre, le chef d’état-major de l’armée nigérienne, le général Ahmed Mohamed, avait prévenu que ce dernier était en « passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes et criminels. »

Si la présence de groupes terroristes dans cette région est avérée depuis maintenant plusieurs années, le fait nouveau est que les jihadistes, «lourdement armés», rançonnent les civils au titre de la « zakat », c’est à dire une sorte d’impôt religieux qui constitue le troisième pilier de l’islam. « Si vous refusez de payer, ils vous tuent. […] Ces bandits obligent les villageois à écouter leurs prêches et vont brûler les écoles après, avait témoigné un élu.

Selon M. Bazoun, les opérations menées par les forces de sécurité nigériennes avaient pour objectif de « nettoyer » les camps jihadistes implantés dans le Tillabéri. Pour autant, Niamey vient d’y décréter l’état d’urgence dans trois nouveaux départements de cette région.

« Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant proclamation de l’état d’urgence dans les départements de Say, de Torodi et de Téra dans la région de Tillabéri », a en effet annoncé le gouvernement nigérien, via une déclaration lue à l’antenne de la télévision d’État.

Les trois départements cités « font l’objet d’attaques organisées, perpétrées par des groupes terroristes, mettant en péril l’ordre public et la sécurité des personnes et des biens », a-t-il été expliqué dans le texte. Et il est donc « nécessaire et urgent » de prendre cette « mesure pour faire face à la situation », a encore fait valoir le gouvernement nigérien.

La décision d’y instaurer l’état d’urgence est la conséquence de la situation dans le nord et l’est du Burkina-Faso, où les attaques jihadistes se sont intensifiées ces derniers mois. Ce qui a d’ailleurs motivé l’intervention, en octobre, de la force française Barkhane.

Concrètement, l’état d’urgence donne des pouvoirs élargis aux autorités civiles et militaires en matière de police et de justice. Cela étant, il est déjà en vigueur depuis mars 2017 dans cinq autres départements de Tillabéri, en raison d’incursions de jihadistes venus du Mali. La région de Diffa, dans le sud-est, est également concernée par une telle mesure, à cause, cette fois, des attaques du groupe jihadiste nigérian Boko Haram.

Source : Zone Militaire


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