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dimanche 2 septembre 2018

Mauritanie : Une patrouille militaire attaquée par un groupe armé près de la frontière avec le Mali

Depuis la période 2005-2011, la Mauritanie a été épargnée par les attaques terroristes alors que, à partir de 2012, les groupes jihadistes étendaient leur influence dans le nord du Mali. Efficacité des mesures sécuritaires et militaires prises par Nouakchott ? Ou est-ce l’un des effet d’un pacte de « non-agression » passé par le pouvoir mauritanien avec al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), révélé par des documents saisis par les forces spéciales américaines dans le repaire pakistanais d’Oussama ben Laden, en mai 2011?

Si Nouakchott a démenti tout accord passé avec AQMI, il n’en reste pas moins que certains faits demeurent troublants, comme la libération, en août 2015, de Sanda Ould Bouamama, l’un des principaux responsables jihadistes dans le nord du Mali et porte-parole du groupe Ansar Dine jusqu’en 2013… Quant au chef d’AQMI pour la Mauritanie, Khadim Ould Semane, condamné à la peine capitale en 2010, il est toujours en vie. Du moins aux dernières nouvelles...

Cela étant, l’armée mauritanienne prend régulièrement part à des opérations transfrontalières avec la force française Barkhane, comme en décembre 2017, afin de « perturber les déplacements et les approvisionnements des groupes armés terroristes ». Et la Mauritanie contribue à la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), désormais commandée par l’un de ses officiers, en l’occurrence le général Hanena Ould Sidi, un spécialiste du renseignement militaire.

La nomination de ce dernier à la tête de cette force conjointe, décidée en juillet, est-elle l’une des raisons de l’attaque subie par une patrouille de l’armée mauritanienne, près de la frontière nord-est avec le Mali ?

En effet, le 10 août, des militaires mauritaniens ont eu un accrochage avec « des ennemis infiltrés », dans les environs de la localité de Chegatt. « L’affrontement a entraîné la mort de deux assaillants et la blessure de quelques autres, tandis que deux soldats ont été blessés et évacués pour prise en charge », a indiqué un communiqué de l’état-major mauritanien.

L’attaque a été menée « à un point situé à l’extrême nord-est de la frontière mauritano-malienne », a ajouté ce dernier, précisant qu’elle avait visé une « patrouille de la deuxième région militaire » du pays.

« Des renforts des forces terrestres et aériennes ont été déployés pour ratisser la zone », a conclu l’état-major mauritanien.

La Mauritanie appartient au fuseau « ouest » de la Force conjointe du G5 Sahel. Elle doit y déployer un bataillon (un second sera fourni par les forces armées maliennes).

« Nos priorités sont toutes les frontières de la Mauritanie. Nous agissons sur toutes ces frontières, aussi bien maritimes que terrestres. L’armée malienne évolue tout au long de la frontière et l’armée mauritanienne le fait aussi de son côté. On fait en sorte que les soldats avancent de façon simultanée. À la fin de l’opération, une rencontre se fait pour faire le point », a récemment expliqué général Ould Sidi, dans un entretien donné au Point.

Source : Zone Militaire

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jeudi 30 août 2018

Mali : 50 militaires estoniens sont arrivés à Gao pour renforcer la force française Barkhane

Après les quatre hélicoptères de transport CH-47 Chinook de la Royal Air Force, un détachement de 50 militaires estoniens est arrivé à Gao, au Mali, le 6 août 2018, afin de renforcer la force française Barkhane.

« Concrétisation de la volonté de l’État balte d’assister la France dans sa lutte contre les groupes armés terroristes, les soldats ont été accueillis par le colonel Jean de Monicault, commandant le groupement tactique désert infanterie [GTD-I] ‘Altor’ auquel ils seront rattachés », a précisé l’État-major des armées [EMA] dans son dernier compte-rendu des opérations en cours.

Le détachement estonien est issu du bataillon d’infanterie légère « Scoutspataljon » de Paldiski. Dans un premier temps, ces soldats vont s’acclimater aux conditions maliennes (avec la saison des pluies et les fortes températures). Puis il entameront leur mission qui vise à protéger les installations de la force Barkhane à Gao. Pour cela, ils sont dotés de quatre véhicules blindés Patria Pasi XA-188.

Le déploiement, pour un mandat d’un an, de ce détachement du « Scoutspataljon » a été décidé « à l’invitation du Mali, en liaison avec la France.

Même si ses moyens militaires sont restreints par rapport à d’autres membres de l’Union européenne et de l’Otan, Tallin s’affirme comme un allié sur lequel il est possible de compter. En 2014, alors que l’opération Sangaris battait son plein en Centrafrique, l’Estonie avait été l’un des rares pays européens à fournir un détachement à l’opération européenne EUFOR RCA, alors que la génération de forces n’avait pu être bouclée que grâce à une importante contribution de la Géorgie [non membre de l’UE, ndlr].

Par ailleurs, en 2017, la France a envoyé un sous-groupement tactique interarmes en Estonie, dans le cadre de la mission Lynx et de la présence avancée renforcée de l’Otan sur le flanc oriental. Actuellement, quatre Mirage 2000-5 de l’EC 1/2 Cigognes assurent la surveillance de l’espace aérien estonien depuis la base d’Amari.

Source: Zone Militaire - Photo : EMA

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jeudi 23 août 2018

Trappes: Attaque au couteau, deux morts et deux blessés ! L'Etat islamique revendique... Acte terroriste ?

Deux morts et deux blessés dans une attaque "terroriste" au couteau, l'assaillant tué par la police !

L'auteur des coups de couteau a été abattu. Il était fiché S, connu pour "apologie du terrorisme", ajoute une source policière à franceinfo. Plusieurs témoins affirment avoir entendu cet homme crié "Allah akbar" au moment des faits.
L'Etat islamique a d'ailleurs revendiqué l'attaque via son agence de presse.
Pour autant, "la piste d'un différend familial n'est pas écartée", indique une source proche du dossier à France 2. Le parquet antiterrorsite ne s'est pas saisi du dossier pour le moment.


Source : franceTVinfo.fr

NDLR : Selon nos dernières infos, l'assaillant serait semble-t-il un déséquilibré. Il aurait d'abord tué sa mère et sa sœur (piste du drame familial) avant de blesser grièvement une passante dans la rue. Puis, il s'est ensuite retranché dans un pavillon, et se serait jeté sur les policiers avec couteau à la main. avant d'être neutralisé par les forces de l'ordre.

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Deux personnes sont mortes et deux autres ont été blessées dans une attaque au couteau, jeudi matin, à Trappes, dans les Yvelines. Le Raid a été appelé et l'auteur des coups a été tué par la police.

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées, jeudi à Trappes, dans les Yvelines, par un homme qui les a attaquées à coups de couteau, selon les informations d'Europe 1. L'assaillant a été mortellement blessé par les forces de l'ordre, a confirmé le préfet des Yvelines. L'auteur, connu des services de police pour apologie du terrorisme en 2016, aurait crié "Allah Akbar" en entrant dans un pavillon au numéro neuf de la rue Camille Claudel, son propre domicile. La piste du drame familial est privilégiée.

Piste du drame familial

D'après les informations collectées par Europe 1, des témoins ont vu l'homme, né en mai 1982 et qui serait taxi de métier, rentrer dans un pavillon de la rue Camille Claudel vers 10h avant de ressortir 20 minutes plus tard avec des couteaux en criant "Allah Akbar". Les policiers locaux lui ont alors tiré dessus, le blessant grièvement. Le Raid était également présent à l'extérieur. L'auteur des coups de couteau a succombé à ses blessures.

A ce stade, la piste du drame familial est privilégiée puisque des proches de l'assaillant font partie des victimes et que l'appel passé à la police au début de l'attaque allait dans ce sens. D'après les éléments rassemblés par Europe 1, l'attaque a eu lieu au domicile de l'assaillant. Le parquet de Versailles a ouvert une enquête mais le parquet antiterroriste ne s'est pas, pour l'instant, saisi du dossier. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a salué "la réactivité et la mobilisation exemplaire de nos forces de l’ordre".

Le gouvernement a placé la ville de Trappes sur la liste des trente quartiers de "reconquête républicaine" impliquant des moyens et des effectifs supplémentaires pour la police.

Source : Europe1.fr

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L'assaillant serait hors d'état de nuire. La police nationale annonce sur Twitter la tenue d’une « opération en cours, rue Camille Claudel à Trappes (Yvelines), merci de bien vouloir éviter le secteur et de respecter le périmètre de sécurité ».

Un mort et deux blessés

Selon Franceinfo, une personne aurait été tuée lors d’une attaque au couteau dans la commune des Yvelines. Au moins deux autres personnes auraient également été blessées.

L'assaillant tué

Le site d’information indique la présence des policiers du Raid​ sur place. Le Parisien et l'AFP annoncent que l’auteur des coups de couteau a été neutralisé. Une source assure à l'AFP que l'assaillant s'était retranché dans un pavillon, nécessitant l'intervention des forces du Raid.

Le préfet des Yvelines vient d'annoncer que l'assaillant était décédé.

Terrorisme ou pas ?

D'après Le Parisien, l'individu était connu pour apologie directe et publique d’un acte de terrorisme. Mais d’après l'AFP, les autorités tentaient de déterminer si cette attaque pourrait être considérée comme terroriste.

Un quartier en "reconquête républicaine"

Située à 30 km à l'ouest de Paris, Trappes est une ville pauvre au milieu du riche département des Yvelines. La moitié de ses 30.000 habitants a moins de 25 ans et le taux de chômage y approche des 20%. Le gouvernement a placé la ville sur la liste des trente quartiers de "reconquête républicaine" impliquant des moyens et des effectifs supplémentaires pour la police.

Source : 20minutes.fr

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jeudi 16 août 2018

Afghanistan : Situation confuse à Ghazni, cible d’une attaque de grande ampleur par les talibans

Dans la nuit du 9 au 10 août 2018, les talibans ont lancé un assaut de grande ampleur contre Ghazni, la capitale de la province du même nom, située à seulement deux heures de route de Kaboul. Et cela a contraint l’aviation américaine à intervenir pour appuyer les forces afghanes chargées de défendre la ville.

Quelques heures plus tard, le lieutenant-colonel Martin L. O’Donnell, porte-parole de la mission Resolute Support, menée par l’Otan, expliquait que cette attaque n’était qu’une « vaine tentative des talibans pour prendre du terrain et faire les gros titres. » Et les autorités afghanes assuraient avoir le contrôle de la situation.

Aussi, l’on pouvait alors penser que les talibans venaient de reproduire l’action qu’ils avaient menée en mai dernier à Farah. À l’époque, ils prirent brièvement le contrôle de la ville avant de s’en retirer. En réalité, il n’en est rien.

En effet, les talibans ont maintenu leurs positions dans Ghazni, contredisant ainsi les affirmations du ministère afghan de la Défense qui, le 10 août au soir, expliquait que l’armée ratissait les rues de la ville pour déloger les derniers combattants islamistes des maisons où ils auraient pu se retrancher.

« Le gouvernement de Kaboul affirme que la situation à Ghazni est sous contrôle, mais les contacts que nous avons eu avec les responsables sur place indiquent que les combats continuent dans les faubourgs de la ville », a témoigné, le 11 août, Shah Gul Rezaye, députée de Ghazni. Et d’ajouter : « Malheureusement les communications ont été coupées vendredi après-midi par les talibans et il n’y a plus d’électricité. »

Source : Zone Militaire

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samedi 4 août 2018

Sécurité : Des armes à feu 3D téléchargeables et potentiellement indétectables

États-Unis : les armes en 3D au cœur d'une bataille judiciaire

Plusieurs États et la capitale fédérale ont obtenu d'un tribunal de Seattle la mise en ligne de plans numériques permettant de fabriquer des armes 3D.

Le débat sur les armes a rebondi ces dernières heures aux États-Unis, de manière spectaculaire et inattendue. Car les discussions concernent un type d'armes nouveau, les armes imprimées en 3D. L'affaire, dans lequel est intervenu Donald Trump mardi, pourrait aller jusqu'à la Cour suprême.

Cody Wilson, apôtre de "l'âge des armes téléchargeables"

"Des armes à feu imprimées en 3D". C'est sous ce titre mettant en avant la performance technologique qu'Europe1.fr a parlé pour la première fois, en mars 2013, de Cody Wilson. Cet ancien étudiant en droit, qui se définit comme un libertarien ou un "crypto-anarchiste", a été le premier à mettre au point une arme entièrement créée à partir d'une imprimante 3D, "le Liberator", une arme fonctionnant avec une seule balle. Ces schémas ont été téléchargés 100.000 fois avant que la police fédérale ne mette fin à leur libre accès.

Mais, fin juin, après une longue bataille judiciaire, le gouvernement fédéral a autorisé à nouveau Defense Distributed, la société créée par Cody Wilson, à mettre en ligne ces schémas numériques permettant de fabriquer chez soi une arme à partir d'une imprimante 3D. L'objet est en plastique mais fonctionne comme une arme bien réelle. Il est potentiellement intraçable et indétectable par les détecteurs de métaux. "L'âge des armes téléchargeables commence réellement", promet le site du groupe. La mise en ligne des programmes d'instruction pour construire ces armes 3D devait officiellement intervenir ce mercredi, mais elle a été retoquée par la justice.

Plusieurs États et la capitale fédérale saisissent la justice

Cette nouvelle façon de fabriquer des armes chez soi et sans aucun contrôle, grâce des imprimantes 3D disponibles dans le commerce, a ému une partie de la classe politique américaine et fait bondir les militants appelant à un contrôle plus strict du port d'armes. Les fusillades, notamment dans les écoles, endeuillent régulièrement les familles américaines. "Cela met des armes entre les mains de terroristes, criminels et d'autres qui ne devraient pas y avoir accès", s'est exclamé sur Twitter le mouvement "March For Our Lives" (Marchons pour nos vies), composé de lycéens de Parkland, en Floride, rescapés de la fusillade commise dans leur établissement le 14 février dernier.

Une dizaine de procureurs d'États américains démocrates, se faisant l'écho de l'indignation montant dans le pays, avaient saisi la justice lundi, en l'occurrence un tribunal de Seattle, dans l'État de Washington, pour empêcher la publication de ces manuels. "Il est simplement fou de donner aux criminels les outils pour imprimer en 3D des armes intraçables et indétectables rien qu'en appuyant sur un bouton", s'est ainsi insurgée Barbara Underwood, procureure de l'État de New York. Une vingtaine de procureurs d'État avaient également écrit lundi au ministre de la Justice, Jeff Sessions, et au secrétaire d'Etat, Mike Pompeo, pour dénoncer l'accord passé entre l'administration Trump et Defense Distributed. Un accord "profondément dangereux qui pourrait avoir un impact sans précédent sur la sécurité publique", selon eux.

30.000 morts par an par armes à feu. Les États-Unis, où environ 30.000 personnes meurent par an à cause d'armes à feu, sont déjà profondément divisés sur la question du contrôle des armes personnelles, notamment à cause des nombreuses fusillades de masse, souvent perpétrées avec des armes achetées légalement.

Saisi lundi en urgence, le tribunal fédéral de Seattle a fait droit à la demande des procureurs de huit États américains en tout et de la capitale fédérale Washington, qui voulaient empêcher l'accès à ces plans. Le magistrat Robert Lasnik a indiqué qu'il examinerait le dossier sur le fond lors d'une nouvelle audience le 10 août. Le groupe visé par les procureurs, Defense Distributed, semble toutefois avoir pris tout le monde de court : Cody Wilson a en effet déclaré qu'il avait déjà publié les plans sur Internet dès le 27 juillet. Et, selon la revue Wired auquel le jeune entrepreneur, âgé de 30 ans, s'est confié, ils ont déjà été "téléchargés des milliers de fois"…

Donald Trump et la position délicate de la NRA

Dans un tweet publié mardi, Donald Trump lui-même a semblé s'opposer à ce nouveau moyen de s'armer. "Je me penche sur cette affaire d'armes en plastique en 3D vendues au grand public. J'ai déjà parlé à la NRA (National rifle association, ndlr), cela ne semble pas faire grand sens", a-t-il indiqué.

Surprenant ? Pas tellement, car s'il en réfère souvent au deuxième amendement, référence absolue des lobbys pro-armes, Trump est également très proche de la NRA qui, elle, ne s'était pas encore exprimée sur le sujet mercredi mais qui ne devrait pas voir d'un très bon œil l'arrivée d'un tel concurrent, anarchiste qui plus est…

"Interdits depuis 30 ans". Mardi, un porte-parole de la Maison-Blanche a affirmé qu'il était "actuellement illégal de posséder ou de fabriquer une arme à feu en plastique quelle qu'elle soit, y compris celles fabriquées par une imprimante 3D". "Nous allons continuer d'examiner toutes les options à notre disposition pour faire le nécessaire pour protéger les Américains tout en soutenant les premier et deuxième amendements" de la Constitution.

Chris W. Cox, un des dirigeants de la NRA, a rappelé que "les pistolets en plastique indétectables sont interdits depuis 30 ans" et que cette disposition avait le soutien de son organisation. Mais la position du lobby ultra-puissant à la pointe du combat contre toute régulation reste ambiguë. Dana Loesch, une de ses porte-parole, a tweeté son soutien à Cody Wilson et incité les internautes à financer la campagne lancée par Défense Distributed…

Cody Wilson prêt à aller jusqu'à la Cour suprême

Originaire de l'Arkansas et imprégné de la culture sudiste des armes, Cody Wilson entend faire de son projet Defense Distributed "un WikiLeaks des armes", a-t-il résumé au Washington Post. Mardi, il n'a pas accueilli la décision du tribunal de Seattle comme une défaite mais plutôt comme une nouvelle bataille à mener, lui qui se présente, à travers son projet, comme "un champion du deuxième amendement au 21ème siècle".

Source : Europe1.fr / Photo GETTY IMAGES

Ndlr : Encore peu efficaces et chères, certes... Mais demain ? La technologie avance très vite ! Qu'en sera-t-il de la détection par les portiques de sécurité actuel ?

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mercredi 18 juillet 2018

Terrorisme : L’État islamique envisage de s’attaquer à des zones rurales françaises

« Des lionceaux du califat » dans la campagne française !

Originaire de Toulouse, Jonathan Geffroy (alias Abu Ibrahim al Faransi) avait rejoint les rangs de l’État islamique (EI ou Daesh) depuis deux ans quand il fut fait prisonnier par les rebelles syriens soutenus par la Turquie lors de la bataille d’al-Bab, dans le nord de la Syrie, en février 2017. Remis aux autorités françaises, ce jihadiste, qui se dit maintenant « repenti », a été « mis en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. »

En réalité, Jonathan Geffroy était un proche de deux autres jihadistes d’origine toulousaine : Jean-Michel et Fabien Clain, deux responsables de la propagande de l’EI et qui sont, à ce jour, les deux plus haut cadres français encore en vie de l’organisation terroriste. Et, par conséquent, il a beaucoup de choses à raconter.

En mars 2018, le site Mediapart avait révélé une partie du contenu de ses auditions menées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Et Geffroy avait expliqué que l’EI avait le projet de commettre des attentats en Europe avec des enfants, en l’occurrence ceux appartenant au groupe appelé « les lionceaux du califat ». Ce projet aurait été proposé par les frères Clain à la haute hiérarchie de Daesh.

Dans son édition du 27 juin 2018, le quotidien Le Monde confirme cette information, en citant des extraits des procès-verbaux d’auditions de Geffroy, effectuées par la DGSI et un juge d’instruction.

« Je sais que les futures opérations extérieures seront commises par des enfants qui auront grandi sur zone et qui, passé l’adolescence, seront envoyés en Occident, en Europe et en France, pour y mener des opérations suicides. Mais surtout, ils seront méconnaissables du fait qu’on ne pourra pas les identifier au faciès […]. Mais c’est un projet au long cours, car ils veulent qu’ils grandissent pour pas qu’il y ait de reconnaissance faciale », a ainsi expliqué celui qui se faisait appeler « Abu Ibrahim al Faransi ».

Cependant, on ignore l’état d’avancement de ce « plan », qui, selon Geffroy, a été accepté par la direction de l’EI. « Ça a été validé, donc je pense que ça va se faire, quand ils disent une chose, ils le dont », a-t-il confié aux enquêteurs. Depuis 2017, la situation a énormément évolué : Daesh a perdu ses bastions de Mossoul et de Raqqa, ainsi que la majeure partie du territoire qu’il contrôlait en Irak et en Syrie. D’où la question de savoir s’il est encore en mesure de mener à bien une telle opération.

En tout cas, d’après les propos de Geffroy, ce serait l’un des fils de Fabien Clain qui aurait été nommé à la tête de « opérations extérieures ‘enfants' » pour la France. Comme le souligne Le Monde, à ce jour, une trentaine de mineurs français sont soupçonnés d’avoir participé aux activités de Daesh. Mais seulement trois ont été formellement identifiés parce qu’ils étaient apparus dans des vidéos d’exécutions.

Mais les révélations de Geffroy ne s’arrêtent pas là. Ainsi, les frères Clain seraient « très proches » de la haute direction de l’EI et l’un d’eux – Fabien – pourrait même être le responsable des opérations extérieures de l’organisation jihadiste.

Qu’a-t-il en tête? D’après Geffroy, il aurait eu l’idée de « frapper » des zones rurales en France. « Le deuxième projet, dont ils attendaient des nouvelles quand je suis parti » consistait « à faire des opérations dans des campagnes isolées où il n’y a pas de caméra », a-t-il dit. « Ce n’est pas de grosses attaques mais c’est pour mettre la terreur dans la campagne française », a-t-il précisé.

On ignore, là encore, si ce projet a été validé par la haute hiérarchie de l’EI. Toutefois, la prise d’otage d’un supermarché à Trèbes, une localité d’environ 5.600 habitants située près de Carcassonne, pourrait le suggérer. Si l’auteur de cette attaque, Radouane Lakdim, s’est réclamé de Daesh, il ne s’est jamais rendu en zone irako-syrienne et, a priori, il n’aurait même pas eu de contact avec des membres de l’organisation terroriste.

Le Schéma national d’intervention présenté par le ministère de l’Intérieur en avril 2016 prenait en considération la possibilité d’attaques en zone rurale. « La répartition des forces d’intervention spécialisée est donc cohérente sur l’ensemble du territoire national. Ces unités sont concentrées dans les zones où le risque est très élevé mais n’ignorent pas les territoires éloignés ou de moindre densité de population (outre-mer, certains territoires ruraux et péri-urbains) », y est-il en effet expliqué.

Enfin, et cela rejoint une tendance observée par Europol, le recours à des substances toxiques fait partie des plans de Daesh. Ainsi, Geoffroy a parlé de drones utilisant des « produits chimiques » et fabriqués par un jihadiste français, sans plus de précisions.

Source : Zone Militaire

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mercredi 11 juillet 2018

Côte d'Ivoire : Mort d'un soldat français, un autre blessé dans le crash d'un hélicoptère

Un soldat français a été tué et un autre grièvement blessé mardi dans le crash d'un hélicoptère militaire près d'Abidjan. L'hélicoptère français e type Gazelle s'est écrasé vers 17 heures à Modeste, un village situé à une dizaine de kilomètres à l'est de la capitale économique ivoirienne, tout près de la côte.

Selon un source militaire française qui s'exprime sous couvert d'anonymat, l'hélicoptère appartient aux Forces françaises en Côte d'Ivoire (FFCI), qui disposent d'une base importante près de l'aéroport d'Abidjan, toujours selon cette source. On ignore dans l'immédiat les causes de l'accident.

Une base militaire utilisée dans le lutte contre les groupes djihadistes au Sahel

Les FFCI comptent environ 950 hommes, et constituent la principale base française sur la façade atlantique africaine. Cette base militaire est utilisée notamment dans le cadre de l'opération Barkhane de lutte contre les groupes djihadistes au Sahel.

Le 14 octobre 2017, un avion de transport affrété par l'armée française s'était abimé en bord de mer près de l'aéroport d'Abidjan, tuant quatre Moldaves et blessant quatre Français et deux Moldaves à bord.

Source : 20minutes.fr - Photo AFP

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mardi 10 juillet 2018

Barkhane : 15 jihadistes mis hors de combat lors d’une opération franco-malienne

En coordination avec une opération de la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S] dans la zone transfrontalière située entre le Mali et le Niger, l’activité de la force française Barkhane a été particulièrement intense au cours de ces derniers jours.

Alors qu’elle poursuit son effort aux côtés de l’armée malienne dans le secteur de Ménaka, c’est à dire dans la région dite des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso), deux escadrons du Groupement tactique désert blindé (GTD-B), armé par le 1er Régiment de Hussards Parachutistes (RHP), ont été engagés au Niger pour appuyer une compagnie et deux sections nigériennes pour une opération de contrôle de zone et de reconnaissance.

Dans le même temps, Barkhane appuie également l’armée malienne dans le cadre de l’opération « Bani Fonda », menée dans le Gourma malien. C’est au cours de cette dernière que, le 22 juin, un groupe armé terroriste [GAT] a été débusqué dans une zone boisée située dans le secteur d’Inabelbel, dans la région de Tombouctou.

« Un vingtaine de terroristes ont engagé un détachement formé par une section commando malienne opérant aux côtés d’un détachement de Barkhane », raconte l’État-major des armées [EMA], dans son compte-rendu hebdomadaire des opérations.

La riposte a été immédiate. Des hélicoptères [Tigre] et des Mirage 2000 ont été sollicités pour fournir un appui aux troupes au contact. « Au bilan, l’action a permis la mise hors de combat d’une quinzaine de terroristes et la saisie ou la destruction de nombreux matériels, dont deux pick-up et 6 motos, des munitions et de l’armement lourd et léger (RPG et AK-47), détaille l’EMA.

Depuis le début de l’année, la force Barkhane a infligé de lourdes pertes au différents groupes jihadistes qui sévissent dans la bande sahélo-saharienne [BSS] et en particulier au Mali. En février, elle a éliminé plusieurs cadres de haut rang d’Ansar Dine, qui fait partie Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn – JNIM] ainsi que plusieurs « experts » liés à al-Qaïda au Maghreb islamique [AQMI]. Dans la région dite des trois frontières, elle a neutralisé plusieurs dizaines de membres de l’État islamique au Grand Sahara [EIGS].

Par ailleurs, l’activité aérienne de Barkhane reste soutenue, avec au cours de la dernière semaine, 51 sorties « transport », 45 sorties « chasse » et 24 sorties dédiés au renseignement/surveillance [ISR] ainsi qu’au Ravitaillement en vol. Pour comparer, l’activité « chasse » de l’opération Chammal, en Irak et en Syrie, s’est limitée à seulement 15 sorties au cours de la même période.

Source : Zone Militaire - Photo AFP

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mardi 3 juillet 2018

Mali : Attaque «terroriste» contre les soldats français de Barkhane à Gao

Nouvelle attaque dans le Sahel. Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés ce dimanche par une attaque « terroriste » dans la région de Gao, dans le centre-nord du Mali, ont indiqué des sources militaires occidentale et malienne.

« Des militaires français de l’opération Barkhane sont tombés ce dimanche dans une embuscade tendue par des terroristes à la sortie qui mène vers la localité de Bourem », a déclaré la source militaire occidentale. Une source militaire malienne a confirmé cette information.

« Une voiture piégée conduite par un kamikaze »

Une habitante de Gao a déclaré de son côté que « c’est une patrouille de l’opération Barkhane qui a été visée par une voiture piégée conduite par un kamikaze (…) de Gao ». « Très vigilant, un blindé lui a barré la voie et le véhicule kamikaze s’est fait exploser », a déclaré Fatouma Wangara, ajoutant que des hélicoptères de la force Barkhane survolaient le ciel au-dessus de Gao.

« Le périmètre de l’attaque a été complètement bouclé par les militaires français », a indiqué un jeune habitant de Gao, ajoutant que des blessés ont été acheminés à l’hôpital de Gao.

Cette attaque survient alors que le sommet de l'Union africaine s'est ouvert dimanche à Nouakchott, deux jours après un attentat suicide perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force conjointe du G5 Sahel lancée en 2017, qui a fait trois morts, dont deux militaires de cette force.

Source : AFP et 20 Minutes

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Ndlr : Bilan : quatre morts côté civils et quatre militaires français sérieusement blessés.

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samedi 16 juin 2018

MINERVE : Sécurité du territoire national, synergie entre Armée de Terre et Gendarmerie

En avril 2016, une compagnie du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins (BCA) fut sollicitée pour participer à une expérimentation qui, appelée «Minerve», visait à voir comment un groupe de combat d’infanterie pouvait appuyer les gendarmes pour des missions de contrôle du territoire, dans le cadre de l’opération intérieure Sentinelle.

À l’époque, le directeur général de la Gendarmerie nationale, qui était le général Denis Favier, avait expliqué que les armées, « avec leur savoir-faire et leurs moyens » pouvaient « apporter une plus-value » pour le contrôle des flux et des frontières.

Au-delà de l’opération Sentinelle, l’armée de Terre et la gendarmerie coopèrent étroitement en Guyane, dans le cadre de la mission Harpie, menée contre l’orpaillage clandestin.

Mais il est question d’aller plus loin. Ainsi, le 22 mai 2018, un accord de coopération a été signé pour renforcer « les synergies » entre l’armée de Terre et la Gendarmerie nationale.

En discussion depuis l’été 2017, cet accord comprend quatre axes, dont la « connaissance mutuelle, la formation, l’entraînement et le binômage d’unités ». En outre, il s’agit de « renforcer l’interopérabilité et l’efficacité opérationnelle dans le cadre des opérations conjointes sur le territoire national. »

Par ailleurs, l’armée de Terre et la Gendarmerie ont terminé la rédaction d’un mémento de procédures tactiques d’actions conjointes. Ce document doit notamment « stimuler » les initiatives en matière de « réflexion opérationnelle, de formation et d’entraînement » au niveau des échelons tactiques. 

Source : Zone Militaire

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mardi 29 mai 2018

Fusillade : Trois morts en Belgique, dont 2 policiers à Liège... Terroriste ou forcené ?


Un homme a tué deux policiers à Liège (en Belgique) ce mardi matin. La piste terroriste est évoquée.

Un homme a tiré ce mardi matin vers 10h30 sur deux policiers devant un café à Liège, rapportent plusieurs médias belges francophones. Les deux policiers sont décédés. Un passant aurait également été tué, selon RTL.be.

Il a ensuite pris la fuite et pris une femme en otage dans un lycée proche. Il a été "neutralisé" par la police vers 11h. Selon la DH, l'auteur présumé aurait crié "Allahu akbar" avant d'être abattu.

Le bilan s'élèverait donc à 4 morts : 2 policiers, un passant et le tireur. Au moins deux autres personnes, des policiers selon la presse belge, ont été blessées.

Catherine Collignon, porte-parole du parquet fédéral, a, elle, fait état de deux blessés, en plus des deux policiers tués. Les circonstances des tirs sont encore "floues", a-t-elle souligné, tandis que la police de la ville a indiqué sur Facebook qu'il y avait eu une "prise d'otage".

Le quartier a été bouclé. Une quinzaine de véhicules de police sont sur place. On ignore pour l'instant les motivations du tueur. Selon la RTBF, la piste terroriste est privilégiée.

Source : Francetvinfo.fr / France 3 Région Hauts de France

Ndlr : Attentat de Liège - Le site d'information belge La Libre précise que selon le Parquet fédéral, suffisamment d'éléments permettaient de «considérer que le dossier [était] terroriste».
La « qualification d’infraction terroriste » est donc retenue, annonce le procureur du roi. Une instruction a été ouverte pour présomption d’infraction terroriste, sans plus d'information.

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mercredi 16 mai 2018

Syrie : Renforcement des Forces spéciales françaises

Le chef du Pentagone révèle que les forces spéciales françaises ont été renforcées en Syrie

Fin mars 2018, à l’issue d’une rencontre entre le président Macron, des représentants d’une délégation des Forces démocratiques syriennes, composées de milices kurdes et de groupes arabes armés, annoncèrent que la France allait renforcer sa présence militaire à Manbij, localité alors menacée par l’opération turque « Rameau d’olivier ». Et cela supposait le renfort des forces spéciales françaises déjà déployées en Syrie.

Plus tard, une source, à l’Élysée, précisa que « si le président [Macron] estimait que, pour atteindre nos objectifs contre Daesh, on avait besoin un moment donné de re-proportionner notre intervention militaire, il faudrait le faire, mais ce serait dans le cadre existant » de la coalition.

Et puis on en resta là, le ministère des Armées étant toujours très discret dès qu’il est question des missions assignées au Commandement des opérations spéciales (COS).

Lors de la conférence de presse qu’il a donnée aux côtés du président Trump lors de sa visite officielle à Washington, M. Macron a indiqué que la France avait « décidé d’augmenter sa contribution à la coalition » anti-jihadiste, avant de souligner qu’elle restait « totalement impliquée dans la lutte contre Daesh [EI ou État islamique] ».

Comme, les moyens aériens de l’opération Chammal n’avaient pas été renforcés et qu’il n’était pas question d’envoyer en Irak plus d’artilleurs [TF Wagram] et d’instructeurs [TF Monsabert et TF Narvik], l’on pouvait penser que cette « augmentation » de la contribution française à la coalition concernait le COS.

Ce que le chef du Pentagone, James Mattis, a confirmé, ce 26 avril. « Les Français nous ont renforcés en Syrie avec des forces spéciales au cours des deux dernières semaines », a-t-il en effet indiqué, lors d’une audition au Congrès.

Par ailleurs, et s’agissant du désir de M. Trump de retirer les troupes américaines de Syrie « très bientôt», M. Mattis a mis les choses au clair. « À l’heure actuelle, nous ne nous retirons pas », a-t-il dit. « Vous allez assister à un nouvel effort dans la vallée de l’Euphrate dans les jours qui viennent contre ce qui reste du califat » de l’EI, a-t-il même assuré.

Le combat contre l’EI « est en cours », a insisté le chef du Pentagone, avant de souligner que les opérations de la coalition seraient prochainement plus « nombreuses du côté irakien de la frontière. »

Source: Zone Militaire

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dimanche 13 mai 2018

Paris : Attentat terroriste au couteau revendiqué par Daesch l'Etat islamique !

Attentat au couteau à Paris : un mort, des blessés graves !

Une personne tuée à Paris dans une agression au couteau, le parquet antiterroriste saisi

L’homme qui a tué un passant et blessé quatre personnes samedi soir dans le centre de Paris avant d’être abattu par les forces de l’ordre était né en 1997 en Tchétchénie.

L’attaque au couteau à Paris revendiquée par le groupe Etat islamique, et qui a coûté la vie, samedi 12 mai, à un passant, a été perpétrée par un Français né en 1997 en Tchétchénie, dont les parents ont été placés dimanche en garde à vue.

Comment s’est déroulée l’attaque ?

Peu avant 21 heures samedi soir, un homme a commencé à attaquer des passants avec un couteau. L’attaque s’est déroulée rue Monsigny, dans le 2e arrondissement de Paris, près de l’Opéra Garnier. Il s’agit d’un quartier touristique de bars, restaurants et théâtres très fréquenté le samedi soir.

Quelques minutes plus tard, une patrouille de policiers a intercepté l’assaillant. Un policier a fait usage d’un pistolet à impulsions électriques pour le maîtriser. Puis un deuxième fonctionnaire de police lui a tiré dessus à deux reprises, le blessant mortellement.

Qui sont les victimes ?

Un passant, âgé de 29 ans, a été tué. Un homme de 34 ans a été transporté en « urgence absolue » à l’hôpital parisien Georges Pompidou et une femme de 54 ans a aussi été grièvement blessée. Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans l’ont été plus légèrement.

« La personne la plus grièvement blessée (…) va mieux », elle « a été opérée et donc aujourd’hui elle est sauvée », a déclaré dans la nuit le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qui s’est rendu à l’hôpital Georges Pompidou. « Deux de ses amis sont dans un autre hôpital, ils sont totalement hors de danger. Une quatrième personne qui avait été blessée est aussi hors de danger », a-t-il ajouté.

Qui est l’assaillant ?

Le jeune homme « est un Français né en Tchétchénie en 1997. Son père et sa mère ont été placés en garde à vue dimanche matin », a déclaré à l’Agence France-Presse une source judiciaire. « Il n’avait pas d’antécédent judiciaire », a-t-elle ajouté.

« A ce stade et sur la foi d’une part de témoignages faisant état du fait que l’agresseur a crié Allah Akbar” en attaquant les passants au couteau », et « compte tenu du mode opératoire, nous avons saisi la section antiterroriste du parquet de Paris », a déclaré le procureur de la République François Molins samedi soir. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, présidera une réunion d’état-major, dimanche 13 mai, à 10 heures.

Quelle revendication ?

L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué l’attentat, rapporte le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes.

« L’auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l’Etat islamique et l’opération a été menée en représailles envers les Etats de la coalition » internationale antidjihadiste en Irak et en Syrie, a déclaré une « source sécuritaire » à Amaq, l’agence de propagande de l’EI.

Le contexte

Cette attaque intervient sept semaines après celles du 23 mars à Carcassonne et à Trèbes (Aude), qui avaient porté à 245 le nombre de victimes tuées dans les attentats sur le sol français depuis 2015. Des attaques ont déjà été menées au couteau, notamment à Marseille en octobre 2017. La France fait partie de la coalition militaire internationale intervenant en Syrie et Irak contre l’EI.

Source : LeMonde.fr

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mercredi 2 mai 2018

Mali : Attaques jihadistes à Menaka. Une quarantaine de civils tués...

Le Mouvement pour le salut de l’Azawad, un groupe armé pro-Bamako, associé au GATIA (Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés), a annoncé avoir appris « avec consternation l’assassinat de 43 personnes de la communauté Idaksahak lors de deux raids menés par des hordes de malfrats armés sur les campements d’Aklaz le 26 avril et Awakassa le 27 avril », dans la région de Menaka.

« Il y a eu 43 morts en deux jours, tous des civils, d’une même communauté », a confirmé un responsable tribal joint à Menaka par l’AFP. « Nos combattants sont en train de détruire leurs bases et les anéantir. Ils viennent s’en prendre gratuitement aux civils innocents », a-t-il ajouté.

Le gouverneur de Ménaka, Daouda Maïga, a donné plus de précisions. « Les 26 et 27 nous avons eu deux attaques. Une au sud-est d’Andéramboukane, dans un endroit appelé Akliz, et le 27, une au nord-est d’Infoukaretane, dans un site appelé Wakasa. Pour la première attaque du côté d’Andéramboukane, on parle d’entre 6 et 9 tués. Et pour la seconde, les sources s’accordent à 31 tués, sur le site même, par des éléments supposés de l’État islamique, que tout le monde caractérise de ‘Peuls à moto' », a-t-il expliqué, selon des propos rapportés par RFI.

Source : Zone Militaire

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dimanche 15 avril 2018

Mali : Attaque contre les forces françaises et les casques bleus, au moins un mort, plusieurs blessés...

Les Casques bleus et la force Barkhane ont été la cible de tirs de roquettes et d'assaillants déguisés à bord de véhicules piégés, faisant au moins un mort.

Une attaque « sans précédent » contre les forces françaises

Le dernier bilan fait état d'un mort et d'une vingtaine de blessés. Des tirs de roquettes, des assaillants déguisés en Casques bleus montés à bord de véhicules piégés, des échanges de coups de feu : les camps de la Minusma et de la force Barkhane à Tombouctou ont été la cible samedi d'une attaque « sans précédent » qui a fait au moins un mort et une vingtaine de blessés. L'assaut s'est produit peu après 14 heures (GMT et locales) sur le site aéroportuaire de cette ville légendaire du nord du Mali où sont cantonnés des Casques bleus de la Minusma et des hommes de l'opération française Barkhane. Alors que les deux camps essuyaient une « dizaine de tirs de roquettes », des hommes portant des Casques bleus ont tenté de « s'infiltrer » dans la zone militaire à bord de deux véhicules piégés, a précisé dans un communiqué le ministère malien de la Sécurité.

L'un des véhicules portait les couleurs des Forces armées maliennes (FAMas) et l'autre le sigle « UN » des Nations unies. Le premier « a explosé », tandis que le second « a pu être immobilisé ». Selon la Minusma, un de ses Casques bleus a été tué lors d'« échanges de tirs ». Une dizaine d'autres ont été blessés. Le ministère malien a indiqué que l'attaque avait également fait une « dizaine » de blessés « côté Barkhane ». « Les combats ont pris fin vers 18 h 30 », plus de quatre heures après leur début, selon le ministère. Bamako et la Minusma ont assuré que la situation était à nouveau « sous contrôle ». Sur Twitter, la force de l'ONU a évoqué une « importante attaque complexe » associant « mortiers », « échanges de tirs » et « attaque au véhicule suicide ».

« C'est la première fois qu'il y a eu une attaque de cette envergure contre la Minusma à Tombouctou », a relevé une source sécuritaire étrangère. « C'est une attaque qu'on n'avait jamais connue », a confirmé un responsable du gouvernorat de Tombouctou.

Renforts attendus

Déployée au Mali en juillet 2013, la Minusma, qui compte environ 12 500 militaires et policiers, est actuellement la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines. Elle avait, avant l'attaque de samedi, perdu plus de 160 Casques bleus, dont 102 dans des actes hostiles, ce qui représente plus de la moitié des soldats de l'ONU tués sur cette période dans le monde. Elle doit recevoir dans les prochains mois des renforts canadiens, Ottawa ayant annoncé le 19 mars sa décision de déployer pendant un an une force d'appui aérienne avec des hélicoptères et des Casques bleus. Des groupes liés à Al-Qaïda ont dicté leur loi dans le nord du Mali de mars-avril 2012 à janvier 2013, date du déclenchement d'une opération militaire internationale à l'initiative de la France.

Bien qu'ils aient depuis lors été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières de ce pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et à la partie sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger, où quatre soldats américains et quatre militaires nigériens ont été tués dans une embuscade en octobre 2O17.

Ramener la paix au Mali

Depuis le 11 avril, quelque 1 500 militaires africains, américains et européens sont engagés dans des manœuvres dans l'ouest et le nord du Niger, pour s'entraîner face aux menaces terroristes. Ces exercices devraient renforcer l'efficacité de la force du G5 Sahel, qui devrait compter d'ici à la mi-2018 5 000 soldats issus du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Tchad et du Burkina Faso. La signature en 2015 d'un accord pour ramener la paix au Mali n'a pas empêché la recrudescence des violences. Jeudi, le représentant du haut-commissaire aux droits de l'homme au Mali, Guillaume Ngefa, a évoqué les « exécutions sommaires d'au moins 95 personnes » dans la région de Menaka, frontalière du Niger.

Mise en cause, une coalition de deux groupes armés qui participent aux opérations de sécurisation avec les troupes françaises et maliennes, le MSA et le GATIA, a rejeté samedi ces accusations. Ces deux groupes sont soupçonnés de profiter de leur proximité avec Barkhane pour régler de vieux contentieux territoriaux, notamment avec la communauté peule.

Source : LePoint.fr / AFP

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