L'association Reporters sans frontières
(RSF) s'est déclarée, dimanche 21 février 2010, consternée par les
"propos pour le moins déplacés" du chef d'état-major des armées, le
général Jean-Louis Georgelin, sur le coût des opérations
menées pour rechercher les deux journalistes français enlevés
fin décembre 2009 en Afghanistan.
Dix millions d'euros pour rechercher les journalistes enlevés
Le général Georgelin a révélé que le coût des opérations menées jusqu'à présent s'élevait à plus de 10 millions d'euros. "Je donne le chiffre parce que j'appelle au sens de la responsabiltié des uns et des autres", a-t-il dit dans la matinée lors du "Grand rendez-vous" d'Europe 1- Le Parisien- Aujourd'hui en France.
"C'est la troisième fois depuis l'enlèvement de ces deux journalistes que les autorités françaises relancent la polémique, alors même qu'elles ont demandé de faire preuve de discrétion et de retenue. Rappeler encore une fois que les recherches coûtent cher est irrespectueux vis-à-vis des familles et inutile", estime RSF dans un communiqué.
Pour le Syndicat national des journalistes de France Télévisions, la déclaration du général Georgelin est "obscène". Le SNJ demande au chef d'état-major des armées "de présenter officiellement ses excuses et de revenir à la discrétion demandée à tous dans cette triste et douloureuse affaire".



Pourchassé en Afghanistan, menacé au
Pakistan, défait partiellement en Irak où il
garde néanmoins une certaine capacité de nuisance, le réseau
al-Qaïda a su trouver d’autres points de chute à partir
desquels il peut préparer ses actions terroristes : l’Afrique
sahélienne et l’Algérie, où sévit al-Qaïda au Maghreb
islamique (AQMI), la Somalie, otage des milices
islamistes Shebab qui ont ouvertement fait allégeance à Oussama ben Laden, et
enfin, le Yémen, qui a déjà fort à faire avec la rébellion houthiste au nord et
quelques tensions sécessionistes au sud, où les djihadistes de la péninsule
arabique s’y sont établis depuis quelque temps.
Un soldat français a été grièvement blessé par l'explosion
d'une bombe artisanale, dimanche matin 1er novembre 2009 dans
la province de Kapisa, voisine de Kaboul, la capitale afghane.
Selon le ministère afghan de la Défense, plus de
cent taliban ont été mis hors de combat au cours des dernières
24 heures lors de combats intenses qui se sont déroulés dans les provinces du
Helmand et du Nouristan, situées respectivement dans le sud et l’est de
l’Afghanistan. Dix militaires de l’armée nationale
afghane ont perdu la vie.

Alors que les investissements étrangers
en Algérie continuent de progresser, le risque terroriste mine la
stabilité du pays.







Les rencontres politiques et diplomatiques que le
président français Nicolas Sarkozy et le président
égyptien Hosni Moubarak ont multipliées ces dernières 48 heures au
Proche-Orient semblent avoir porté leurs fruits.