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mardi 24 janvier 2017

DONAS : L'Arabie Saoudite va reprendre les livraisons de matériel militaire français au Liban...

La mise en oeuvre du contrat DONAS (Don Arabie Saoudite) est bien compliquée. Conclu en novembre 2014 entre Paris et Riyad pour un montant de 2,2 milliards d’euros, cet accord prévoit la livraison d’équipements militaires français au Forces armées libanaises (FAL) afin de renforcer les capacités de ces dernières dans un contexte marqué par la menace jihadiste et les conséquences de la guerre civile en Syrie.

En avril 2015, des missiles antichar MILAN furent ainsi livrés au Liban. Et depuis, les forces libanaises n’ont plus rien reçu. En cause : la décision de Riyad de suspendre, en février 2016, l’exécution du contrat DONAS pour protester contre les prises de positions de Beyrouth à son égard. Des positions, accusèrent alors les autorités saoudiennes, « inspirées » par le Hezbollah, la milice chiite libanaise soutenue par Téhéran.

Cela étant, la donne politique a depuis changé au Liban, avec l’élection du général Michel Aoun à la présidence de la République. Bien qu’allié du Hezbollah, le chef de file du Courant patriotique libre a en effet désigné Saad Hariri pour diriger le gouvernement libanais. Ce dernier, proche de Riyad et résolument hostile à la milice chiite et à Bachar el-Assad, le président syrien, a pris ses fonctions le 18 décembre 2015 et obtenu la confiance de la Chambre des députés dix jours plus tard.

Aussi, ces derniers développements ont permis d’arrondir les angles avec Riyad. D’où la reprise de l’aide saoudienne destinés aux forces libanaises. La décision a été prise à l’occasion d’une rencontre entre une délégation libanaise emmenée par Michel Aoun et le roi Salmane. Reste à voir quand les livraisons de matériels pourront reprendre effectivement.

« Le blocage (de l’aide) est levé », a en effet affirmé un membre de la délégation libanaise. « C’est fini. Il y a un vrai changement. Mais quand et comment, nous devons attendre pour voir », a-t-il ajouté, évoquant une « nouvelle page » dans les relations entre le Liban et l’Arabie Saoudite.

Toujours selon la même source, le ministre saoudien de la Défense, le vice-prince héritier Mohammed ben Salmane, et son homologue libanais discuteront prochainement des modalités concernant cette reprise de l’aide de Riyad.

Pour rappel, le contrat DONAS prévoit la livraison de missiles anti-char MILAN, des blindés, des systèmes d’artillerie CAESAR, des hélicoptères et des patrouilleurs.

Source : Zone Militaire

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dimanche 8 janvier 2017

Mossoul : Le dernier pont détruit par un raid aérien de la coalition anti daech

Le 21 décembre 2016, le général Matthew Isler, commandant adjoint des forces aériennes de la coalition ant-jihadiste dirigée par les États-Unis, avait indiqué que l’offensive visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) était entrée dans une phase de « programmée d’ajustement opérationnel ». Et cela, alors que les forces irakiennes, en particulier les unités de l »ICTS (Iraqi Counter Terrorism Service) , ont reconquis que le quart sud de la ville, après deux mois de violents combats.

« Il s’agit d’une remise à niveau opérationnelle. Cela détermine les conditions d’une progression continue des ISF [Forces irakiennes de sécurité, ndlr], leurs plans et leurs opérations pour libérer Mossoul », avait expliqué le général Isler. « Cette pause fait suite à 65 jours de d’offensive menée sur un tempo opérationnel constamment élevé. Cela va permettre la remise en état de véhicules, un réapprovisionnement en munitions et la préparation des troupes pour la prochaine phase », avait-il ajouté.

Pour autant, l’activité aérienne de la coalition anti-EI a continué, du moins dans les environs de Mossoul. Ces derniers jours, plusieurs cibles jihadistes ont été détruites, notamment des VBIED (vehicle-borne improvised explosive device), ces véhicules transformés en bombes roulantes par Daesh.

Par ailleurs, et afin de compliquer l’envoi de renforts de Daesh vers la partie orientale de Mossoul, la coalition s’attaque aux ponts qui permettent de traverser le Tigre, fleuve qui traverse la ville selon un axe nord-sud. Récemment, un général britannique expliquait qu’il s’agissait de « mettre hors d’usage » et « non de détruire » ces ouvrages.

Et c’est ainsi que le pont « al-Atiq », le dernier qui tenait encore, a été mis « hors service » par une frappe aérienne effectuée en début de semaine. Dans ses bulletins quotidiens, la coalition n’a pas précisé si elle en avait été à l’origine. Elle a seulement indiqué avoir rendu inutilisables trois ponts « près de Mossoul » lors de raids menés les 26 et 27 décembre.

Quoi qu’il en soit, et maintenant que les ponts de Mossoul sont hors service, les forces irakiennes, appuyées par des milices chiites et des combattants kurdes, ont repris leurs opérations. « Nos troupes sont en train d’avancer. Dans les premières cinq ou dix minutes ils ont pris 500 mètres. Ils commencent à l’instant à tirer », a en effet indiqué un officier à l’agence Reuters.

« La deuxième phase a été lancée pour libérer la (partie) orientale de Mossoul », a confirmé le lieutenant-général Abdelghani al-Assadi, de l’ICTS, auprès de l’AFP. « Nos forces ont commencé à 07h00 (04h00 GMT) à progresser vers le quartier Al-Qods, et affrontent à présent l’ennemi qui résiste », a-t-il ajouté. Dans le même temps, d’autres unités irakiennes avancent sur le front nord.

Par ailleurs, le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a estimé qu’il faudrait encore trois mois pour reprendre la ville.

« Les Américains sont très pessimistes. Ils ont parlé d’une période vraiment longue, mais les remarquables succès enregistrés par nos courageux et héroïques combattants ont permis de réduire l’échéance. Je prévois qu’en Irak, cela prendra trois mois », a-t-il affirmé, le 28 décembre.

Ce qui paraît, à l’inverse, très optimiste. Car, comme l’a souligné un officier français des forces spéciales affecté auprès des combattants kurdes et cité dans un reportage publié par le Figaro Magazine du 23 décembre, « il y a un côté Berlin en 1945, avec une logique très nihiliste. Les chefs de l’État islamique, acculés, jettent tout ce qu’il leur reste dans la bataille, tout en cherchant à préserver leurs meilleures troupes. Ils envoient donc se faire tuer les ‘lionceaux du califat’ qui sont un peu leurs jeunesses hitlériennes. »

Source : Zone Militaire

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jeudi 22 décembre 2016

Syrie : Trois jihadistes, dont deux impliqués dans les attentats de Paris, éliminés par une frappe aérienne

L’étau se resserre sur ceux qui, de près ou de loin, ont été impliqués dans les attentats de Paris et de Saint-Denis, perpétrés le 13 novembre 2015.

Ainsi, après Abou Mohammed Al-Adnani, le chef des opérations extérieures de l’État islamique (EI ou Daesh) et Boubaker El Hakim, responsable d’une unité dont la seule vocation est de frapper la France, trois autres jihadistes ont été tués lors d’une frappe aérienne effectuée le 4 décembre dernier, à Raqqa (Syrie) par la coalition dirigée par les États-Unis.

Selon un communiqué du Pentagone, ces trois jihadistes étaient « directement impliqués dans des attentats extérieurs (à la Syrie) et dans le recrutement de combattants étrangers. » Et, assure la même source, deux d’entre-eux, à savoir Salah Gourmat, dont on avait perdu la trace depuis mars 2014, et Sammy Djedou, un ressortissant belge parti en Syrie en 2013, ont « aidé la préparation des attentats du 13 novembre 2015, à Paris. »

Ces deux membres de l’EI étaient proches d’Abou Mohammed Al-Adnani, tué par une frappe américaine en août dernier, précise encore le Pentagone.

Le troisième jihadiste « neutralisé », Walid Haman, originaire de Trappes (Yvelines) avait été condamné par contumace à 5 ans de prison à l’issue du procès de la cellule terroriste démantelée en janvier 2015 à Verviers (Belgique). À la même époque, il avait été arrêté en Grèce, puis relâché à cause d’une erreur d’identification. Depuis, il était introuvable.

Selon le Pentagone, ces trois hommes travaillaient ensemble « pour planifier des attentats en Occident ». Ils faisaient partie du réseau de Boubaker el-Hakim, également tué à Raqqa par une frappe de la coalition le 26 novembre

Source : Zone Militaire

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jeudi 15 décembre 2016

Syrie : Alep, victoire de Poutine, démission, de l'ONU, des occidentaux !

Les troupes de Bachar al-Assad appuyé par les milices chiites libanaises, iraniennes et afghanes, mais surtout par l'aviation russe ont gagné la bataille d'Alep. Pour l'éditorialiste,

Le grand gagnant après cette victoire est Vladimir Poutine.

"Le grand bénéficiaire de la reprise d'Alep, c'est Bachard al-Assad, mais le véritable vainqueur s'appelle Vladimir Poutine", analyse Alain Duhamel. Il y a trois ans, le dirigeant syrien était sur le point de devoir quitter son pays. "Aujourd'hui au moyen de méthodes barbares et d'horribles exactions contre les civils, il retrouve le contrôle d'Alep et donc des cinq principales villes du pays", détaille l'éditorialiste. Pour autant, le vainqueur militaire est de toute évidence le dirigeant du Kremlin.

"La barbarie appliquée systématiquement avec la destruction de villes entières, ce sont les méthodes de Poutine qui avait procédé de la même façon en Tchétchénie", éclaire Alain Duhamel. Vladimir Poutine est également le maître du ciel en Syrie avec le poids de son aviation.

Sur le plan diplomatique, l'éditorialiste tient le même raisonnement. "Le grand vaincu est évidemment Barack Obama qui a refusé d'intervenir en Syrie alors qu'il était possible de contrer Bachar al-Assad", rembobine Alain Duhamel.

Source : RTL.FR - Alain Duhamel

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"Ecraser la rébellion, sans faire de détail"

Des troupes syriennes pro-gouvernementales dans le quartier Jisr al-Haj le 14 décembre 2016 pendant une opération pour reprendre Alep

afp.com/George OURFALIAN
Paris - "Une diplomatie des décombres": alors que les raids aériens ont repris à Alep, semant la panique et tuant parmi les habitants, la presse jeudi déplore l'"impuissance" de la communauté internationale.

Le champ de ruines d'Alep et les dizaines de milliers de morts en Syrie sont "la triste illustration d'une impuissance. Celle d'une Europe et d'une Organisation des Nations unies incapables de faire entendre une voix commune", constate comme beaucoup Stéphane Albouy (Le Parisien/Aujourd'hui en France).

Dans L'Humanité, Patrick Apel-Muller lui aussi dénonce "une diplomatie des décombres".

"Les hommes, les femmes, les enfants d'Alep peuvent crever, on ne lèvera pas un petit doigt pour leur venir en aide", s'insurge Laurent Joffrin dans Libération, qui pointe la responsabilité de Barack Obama dans ce "recul planétaire de la sensibilité humaine".

En ne réagissant pas quand Bachar al-Assad a franchi la ligne rouge proscrivant "l'utilisation d'armements chimiques (prohibés depuis les années 20)", le président américain "a donné implicitement au régime syrien un blanc-seing pour repousser les limites de la barbarie", affirme le patron de Libé. "Constatant cette éclatante abstention, Vladimir Poutine est revenu en force sur le théâtre syrien pour conforter son allié massacreur", déplore-t-il.

- 'Silence, on tue' -

"Le régime Assad a refusé toute forme de dialogue avec son opposition. La Russie a considéré qu'il fallait commencer par écraser la rébellion, sans faire de détail", constate Guillaume Goubert de La Croix, qui regrette que "le système onusien" soit "inopérant lorsque de grandes puissances -les Etats-Unis hier, la Russie aujourd'hui- décident de s'asseoir dessus".

"Silence, on tue", résume Jean-Michel Servant du Midi Libre, qui juge que les civils ont été "abandonnés à leur funeste sort par l'Occident" et regrette qu'Obama reste "totalement muet sur le sujet". Regret aussi que François Fillon, le vainqueur de la primaire des Républicains, maintienne son "soutien au président russe qui prépare la construction d'un gazoduc géant à travers la Syrie."

"La faute à qui '", s'interroge Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute-Marne): "La communauté internationale dans son ensemble", juge-t-il, sans faire le tri.

"Alep, aujourd'hui, paie au prix fort la lâcheté occidentale", juge Laurent Bodin dans L'Alsace. "Alep est le théâtre d'un jeu de dupes diplomatique dont les Occidentaux, et plus globalement l'Onu, sont des spectateurs impuissants".

Dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Pascal Coquis note lui aussi que "nos gouvernants et les institutions internationales n'ont rien pu faire pour stopper le bras vengeur d'un despote et de ses alliés, que nous n'avons pas su, pas pu ou pas voulu les contraindre".

"A Alep, ce n'est pas qu'un peuple qui meurt, c'est une part de l'humanité qui s'éteint", conclut-il.

Source : Lexpress.fr

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vendredi 9 décembre 2016

Chammal : Avec les SCALP on ne coupe pas les cheveux en quatre...

Les Rafale français ont tiré 8 missiles SCALP contre les positions de l’EI à Raqqa.

L’opération Chammal, menée contre l’État islamique (EI ou Daesh) en Irak et en Syrie, aura été marquée par un usage intensif des missiles de croisière SCALP (Système de croisière conventionnel autonome à longue portée).

Depuis le 15 décembre 2015, l’aviation française a effectué près de 10 raids aériens avec cette munition. Le dernier en date a été réalisé le 29 novembre par les Rafale du porte-avions Charles de Gaulle et ceux déployés par l’armée de l’Air en Jordanie contre « d’importantes installations militaires de Daesh au sud-ouest de la ville de Raqqa. »

En tout, 8 missiles SCALP, tirés par 4 Rafale de l’armée de l’Air et 2 Rafale M de l’aéronautique navale, ont détruit une installation de production et de stockage d’armes, notamment chimiques. Cette mission avait été planifiée par le commandement de la force interarmées (CJTF, Combined Joint Task Force), situé au Koweït, et conduite par le centre des opérations aériennes de la coalition (CAOC, combined air operations center) situé à Al Udeïd au Qatar.

Ce n’est pas la première fois que les aviateurs et les marins effectuent ensemble une « frappe dans la profondeur ». Un tel raid avait en effet été déjà mené dans la nuit du 15 au 16 octobre. Là aussi, 8 missiles SCALP furent tirés contre un entrepôt de l’EI, situé à une trentaine de kilomètres au sud de Mossoul.

Sur les 450 missiles SCALP livrés à l’armée de l’Air (et 50 à la Marine nationale), il était seulement prévu d’en moderniser une centaine dans le cadre de Loi de programme militaire (LPM) en cours. Aussi, autant puiser dans le stock, tant qu’ils ne sont pas encore « périmés ».

Cependant, l’État-major des armées (EMA) a donné une autre justification à cet emploi intense des missiles SCALP.

« Les raids Scalp font l’objet d’une planification précise et détaillée, afin d’optimiser les effets de cette arme aux spécificités uniques, sur des objectifs de haute valeur pour le groupe terroriste. À l’effet de surprise offert par l’arme, s’ajoute celui de la maîtrise des coups portés, limitant les dommages collatéraux, optimisant les effets contre Daesh. En choisissant précisément les points d’impact, après une phase de renseignement, ce type de frappe permet de détruire tous les endroits utilisés par le groupe terroriste quasi simultanément », explique-t-il.

Au cours de la semaine écoulée, l’aviation française a effectué 97 sorties au-dessus de l’Irak et de la Syrie, dont 5 de renseignement (ISR), 7 de commandement et de contrôle grâce aux E2C Hawkeye du porte-avions Charles de Gaulle et 85 de reconnaissance armée. En tout, elle a détruit 24 objectifs de l’EI. 

Source : Zone Militaire

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mardi 6 décembre 2016

Libye : L'Etat islamique vaincu à Syrte après 6 mois de combats

« Au combat, le premier mort, c’est le plan », rappelait récemment le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées. Et il est vrai que rien ne se passe jamais comme prévu quand on planifie une opération militaire.

Ainsi en a-t-il été de l’offensive lancée en mai 2016 pour chasser la branche libyenne de l’État islamique de la ville de Syrte. Au début, ce n’était l’affaire que de quelques semaines. Or, il aura finalement fallu 6 mois aux milices de Misrata, loyales au gouvernement d’union national (GNA) libyen, pour venir à bout des jihadistes.

En effet, Tripoli a annoncé, ce 5 décembre, la reprise totale de Syrte. « Nos forces ont constaté aujourd’hui un effondrement total des djihadistes, et des dizaines d’entre eux se sont déjà livrés à nos forces », a indiqué Reda Issa, un porte-parole des forces loyales au GNA.

La première phase de l’opération, qui a consisté à encercler Syrte, s’est déroulée sans trop de problèmes, ce premier objectif ayant été atteint en juin dernier. Ce qui n’a pas été le cas de la seconde, c’est à dire quand il a fallu aux forces libyennes engager le combat à l’intérieur de la ville, face un adversaire rompu aux tactiques de la guérilla urbaine.

En août, Tripoli a donc demandé un appui aérien aux États-Unis. Appui fourni par les AV-8 Harrier II et les hélicoptères d’attaque AH-1W SuperCobra de l’US Marine Corps (USMC), engagés depuis le navire d’assaut amphibie USS Wasp. Le Pentagone pensait alors que ce ne serait l’affaire que de quelques semaines, tout au plus. En fait, cette campagne aérienne aura duré plus de trois mois, avec près de 400 frappes à la clé.

Le 1er décembre, un porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, expliquait que les jihadistes encore présents à Syrte s’étaient retranchés dans « deux derniers pâtés de maison ». Ils « sont très peu nombreux mais ils sont tenaces et ils combattent jusqu’à la mort », avait-il souligné.

Finalement, les forces du GNA ont eu enfin raison de ce dernier carré. Mais leurs pertes sont lourdes : les combats auraient fait plus de 700 tués et 3.000 blessés dans leurs rangs. Aucun bilan, côté jihadiste, n’a été avancé. L’on sait seulement que les effectifs de l’EI à Syrte avaient été évalués à 3.000 combattants environ avant le début de l’offensive.

Alors que l’EI est sur la défensive à Mossoul (Irak) et à Raqqa (Syrie), la perte de Syrte est un sérieux revers pour l’organisation jihadiste. Pour autant, elle ne signifie pas la fin de sa présence en Libye.

En juillet, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’inquiétait justement d’une possible « dissémination de l’EI » en Afrique du Nord. « À l’avenir, l’impact des combattants de l’EI éparpillés sur des groupes armés dans le sud pourrait devenir une source d’inquiétude « , avait-il estimé.

Quoi qu’il en soit, ce dénouement à Syrte peut évidemment jouer en faveur du gouvernement libyen d’union nationale, qui peine à asseoir son autorité (et sa légitimité) dans le pays. 

Source : Zone Militaire

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mardi 22 novembre 2016

Terrorisme : Projet d’attentats simultanés « déjoué » en France - Arrestations à Strasbourg et Marseille

Terrorisme : Des réseaux structurés toujours dormants en France !

Le ministre de l’intérieur a annoncé une série d’arrestations à Strasbourg et Marseille d’individus qui projetaient des attentats d’une complexité comparable à ceux de novembre 2015.

Ce sont des projets d’attentat d’une ampleur et d’une complexité potentiellement comparables à ceux du 13 novembre 2015, à Paris, il y a un an, qui ont été stoppés par la vague d’interpellations menées à Strasbourg et à Marseille, dans la nuit du samedi 19 novembre au dimanche 20 novembre, a-t-on appris de sources proches de l’enquête lundi 21 novembre. Une série d’arrestations annoncées en personne par le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, et qui s’ajoute à la vingtaine d’attentats « déjoués » depuis le début de l’année 2016, selon la Place Beauvau.

Les attentats envisagés, soupçonnent les enquêteurs, étaient des attaques de type « simultanées », et elles visaient, selon nos informations, Paris et Marseille – mais pas Strasbourg. Sept personnes au total ont été interpellées dans le cadre de cette vaste opération conduite par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Parmi elles, aucune n’était fichée pour « radicalisation », mais trois avaient des casiers judiciaires pour des affaires de droit commun (deux à Strasbourg, une à Marseille), et deux sont des « returnees », soit des jeunes gens dont il a été établi qu’ils avaient effectué un séjour en Syrie. Mais ces derniers n’auraient pas été repérés dans leurs allers et retours par les services de renseignement.

La particularité de l’enquête tient à sa difficulté, sa durée et au recours assumé au service interministériel d’assistance technique (SIAT), qui gère les agents infiltrés. C’est notamment grâce à des agents en contact avec les individus qui étaient prêts à passer à l’acte que le projet d’attaques multiples a en partie pu être mis à mal, selon nos informations. Un « piège » leur a été tendu, en essayant de les attirer vers une fausse cache d’armes. Les quatre hommes interpellés à Strasbourg sont deux Français, un Franco-Tunisien et un Franco-Marocain. Les trois individus de Marseille sont un Afghan de 29 ans, un Marocain de 36 ans qui n’avait pas de lieu de résidence en France, et un troisième homme dont l’âge et la nationalité n’ont pas été dévoilés.

Parmi les interpellés de Strasbourg, il y avait un employé d’une école primaire de la ville. C’est chez lui qu’ont été retrouvés deux pistolets automatiques. Selon nos informations, sa date d’embauche remonterait à avant le début de l’enquête. Lors des perquisitions menées à Strasbourg, de la documentation très explicite, « prônant le martyr et l’appel à commettre des actes terroristes » a été retrouvée, a précisé une source proche de l’enquête.

Une partie du réseau découverte en juin

Deux enquêtes préliminaires distinctes ont en tout cas été ouvertes pour ces interpellations. Celle concernant Strasbourg a été ouverte le 14 novembre, celle pour Marseille, trois jours plus tard, le 17 novembre.

L’ensemble de ces arrestations est le fruit d’investigations qui ont démarré au mois de février et avaient conduit à une première série de cinq arrestations en juin, quelques jours après le début de l’Euro de football et au lendemain de l’assassinat d’un policier et de sa compagne à Magnanville (Yvelines). A l’époque, on avait seulement pu établir que les individus visés réalisaient de nombreux prêts à la consommation troubles et qu’ils étaient en lien avec un commanditaire installé en Syrie. Ces cinq hommes étaient originaires de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de Paris. Trois ont été relâchés sans poursuites, mais deux d’entre eux ont été mis en examen et placés en détention provisoire : un homme de 38 ans originaire de Moselle, et un autre de 40 ans, un Franco-Malien né à Paris. Des investigations sont encore en cours, mais cette première vague correspondrait au volet « financier » du projet d’attentat finalement « déjoué » ce week-end.

Les interpellations menées durant ce week-end de novembre concernaient, en revanche, selon les derniers développements de l’enquête, plutôt la partie « opérationnelle » et les hommes qui auraient pu passer à l’acte. Le démantèlement présumé, en juin, d’une partie du réseau n’avait pas entravé leur détermination. Tous sont actuellement en garde à vue dans les locaux de la DGSI à Nanterre (Hauts-de-Seine). Malgré l’essor d’un djihad « low cost », comme cela a été le cas, le 26 juillet, avec l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), ces arrestations montrent que des réseaux très structurés sont toujours dormants en France.

Source : LeMonde.fr

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mardi 1 novembre 2016

Syrie : Hommage au capitaine kurde Arin MIRKAN, volontaire à Kobané

Alors que sa ville, Kobané était assaillie par des combattants de Daesh, Arin Mirkan, capitaine des Unités populaires de défense des femmes (YPJ) et mère de deux enfants a donné sa vie pour tenter de stopper ces soldats en se faisant exploser alors qu'elle était encerclée.

Dimanche 5 octobre 2016, la ville syrienne de Kobané a été le théâtre d'un combat sans merci entre ses habitants et les militants de l'Etat Islamique (EI) qui tentent depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, déjà de l'annexer. Son emplacement au nord du pays et le long de la frontière turque en fait en effet un point stratégique de choix pour l'organisation qui pourrait aisément contrôler les routes reliant les deux territoires et s'assurer un meilleur ravitaillement, en armes particulièrement.

Déjà lourdement équipés, ces soldats auraient facilement pu s'emparer de la cité mais c'était sans compter sur la résistance de sa population qui a mené une contre-attaque féroce pour empêcher Daesh de prendre le pouvoir chez eux.

Ces affrontements ont déjà fait de nombreuses victimes, des deux côtés, et parmi elles est née une véritable héroïne que la ville pleure depuis ce jour. Une jeune femme kurde désignée par le nom d'Arin Mirkan sur les réseaux sociaux (son nom de guerre d'après plusieurs sources) et dont l'âge est incertain a fait acte de bravoure en sacrifiant sa vie pour Kobané en lançant une attaque suicide au milieu de membres de l'EI.

Décrite comme capitaine de l'Unité de protection des femmes (qui compterait près de 10 000 membres), appartenant à l'Unité populaire de défense (YPJ), la branche armée du PYD (Parti de l’unité démocratique), elle se serait portée volontaire pour ralentir les forces ennemies en se faisant exploser dans l'espoir d'emporter avec elle un maximum de djihadistes. En se faisant exploser, elle aurait tué plus d'une dizaine de ces soldats, devenant un symbole de la liberté et laissant aussi derrière elle 2 enfants.

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dimanche 2 octobre 2016

Syrie : La Turquie va-t-elle s'associer à l'offensive contre l'EI à Raqqa ?

La semaine passée, le général Joseph Dunford, le chef d’état-major interarmées américain, a indiqué lors d’une audition au Congrès que si la coalition avait un plan pour chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de son bastion syrien de Raqqa, elle ne disposait pas encore des «ressources » nécessaires.

Pour le moment, en Syrie, la coalition ne peut que s’appuyer sur les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance formée par les milices kurdes des YPG et de groupes arabes sunnites et chrétiens.

Aussi, pour préparer l’offensive contre l’EI à Raqqa, le général Dunford a suggéré de livrer des armes aux YPG. Une perspective « inacceptable » pour Mevlut Cavusoglu, le ministre turc des Affaires étrangères étant donné que les milices kurdes syriennes ont des liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), avec lequel Ankara à maille à partir depuis la fin des années 1970.

Alors que, justement, les YPG ont obtenu des succès notables contre les jihadistes, le chef de la diplomatie turque a usé d’arguments surprenants pour justifier sa position. « Les armer est très dangereux. Les armes données à ces forces (sont) ensuite vendues à Daesh et à d’autres organisations terroristes », a-t-il affirmé.

Du coup, selon les propos du président turc, Recep Tayyip Erdogan, tels qu’ils ont été rapportés par l’agence Reuters, Ankara voudrait « s’associer » à l’opération militaire qui sera menée contre l’EI à Raqqa.

« Notre ministre des Affaires étrangères et nos autorités militaires sont en discussion avec les États-Unis à propos de la question de Raqqa. Nous leur avons fait part de nos conditions », a déclaré M. Erdogan à des journalistes, le 25 septembre 2016.

« Prendre une initiative commune est important pour nous », a continué le président turc. « Si les États-Unis n’associent pas les Kurdes à leurs histoires, nous pouvons mener cette bataille avec les États-Unis », a-t-il ajouté, avant de faire valoir que la Turquie s’était « montrée la plus efficace dans la lutte contre l’État islamique, en dépit de la désinformation. »

Pour le moment, dans le cadre de l’opération Bouclier de l’Euphrate, lancée le 24 août, les forces turques, en appui de groupes rebelles soutenus par Ankara, ont chassé les jihadistes de la ville syrienne de Jarabulus. Mais leur mission vise tout autant Daesh que les miliciens kurdes syriens. Désormais, leur objectif serait d’établir une zone de sécurité de 5.000 km2, ce qui supposerait de lancer une offensive en direction d’Al-Bab, localité toujours aux mains par l’EI, en passant par Manbij, désormais sous le contrôle des FDS.

Source : Zone Militaire

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mercredi 14 septembre 2016

Terrorisme : Arrestation à Paris d'un adolescent volontaire «pour une action terroriste» au nom de Daech

Âgé de 15 ans, le jeune était en lien via une messagerie cryptée avec Rachid Kassim, un Français du groupe État islamique.

Un adolescent soupçonné de vouloir commettre un attentat a été arrêté mercredi à Paris, une nouvelle interpellation qui témoigne de la mobilisation pour identifier les personnes en contact, via la messagerie cryptée Telegram, avec le jihadiste français du groupe État islamique (EI) Rachid Kassim.

Né en septembre 2001, le jeune homme a été arrêté au petit matin par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), appuyés par ceux du Raid. Le lycéen a été placé en garde à vue dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), près de Paris.

Selon des sources proches de l’enquête, il «s’était proposé pour une action terroriste» et «était en lien via la messagerie cryptée Telegram avec le jihadiste de l’EI Rachid Kassim», soupçonné de téléguider des attentats en France depuis la zone irako-syrienne.

Une perquisition au domicile de l’adolescent a été menée mercredi matin. En fin de matinée, aucune trace d’une opération de police n’était visible dans cette rue résidentielle calme du XXe arrondissement, dans le nord-est de Paris.

Les policiers «ont barré la rue tôt ce matin, il n’y a pas eu de bruit», raconte laconiquement le gardien de l’école voisine.

Hélène, une habitante de la rue, a découvert l’opération peu avant 8h30 en sortant de chez elle pour accompagner ses enfants à l’école. «Il y avait une camionnette noire siglée du Raid et plusieurs autres voitures noires garées en bas de l’immeuble, et au moins une dizaine de policiers masqués et armés. C’était impressionnant», explique cette mère de famille de 37 ans.

Cette arrestation intervient cinq jours après l’arrestation samedi d’un adolescent de 15 ans dans le XIIe arrondissement de Paris, qui projetait de commettre un attentat avec une arme blanche sur les conseils de Rachid Kassim.

Action «plus intense» que jamais

Ce dernier, considéré actuellement comme l’un des propagandistes francophones les plus dangereux de l’EI, envoie via la messagerie cryptée Telegram des listes de cibles à frapper mais aussi des scénarios d’attentats à mettre en œuvre en France.

Interrogé à l’issue du conseil des ministres, Bernard Cazeneuve a souligné le travail «extrêmement dense» des services de renseignement destiné «à identifier ceux qui sont susceptibles de passer à l’acte». «Un travail continu qui nous mobilise nuit et jour», a affirmé le ministre de l’Intérieur.

«L’action des services de renseignement est plus intense qu’elle ne l’a jamais été pour des raisons qui tiennent au niveau de la menace et pour des raisons qui tiennent aux appels au meurtre lancés par un certain nombre d’acteurs en Syrie qui utilisent des moyens cryptés pour appeler des Français de plus en plus jeunes à passer à l’acte», a-t-il déclaré.

Selon les enquêteurs, Kassim a inspiré, de manière plus ou moins directe, les attaques de Magnanville (Yvelines), où Larossi Abballa a tué un policier et sa compagne le 13 juin, et de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), où Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean ont tué un prêtre dans une église le 26 juillet.

Il aurait également piloté les projets d’attentats du commando de femmes arrêté la semaine dernière après la découverte d’une voiture chargée de bonbonnes de gaz en plein cœur de Paris.

Lundi, trois femmes du commando et l’adolescent de 15 ans arrêté samedi avaient été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et écroués.

Ces arrestations interviennent alors que la menace terroriste est «maximale» en France, touchée depuis 2015 par une série d’attentats qui ont fait 238 morts, selon les déclarations de Manuel Valls dimanche. Le Premier ministre a également porté à environ 15 000 — contre plus de 10 000 jusqu’à présent — l’estimation du nombre de personnes radicalisées en France.

Source : l'Est éclair

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samedi 3 septembre 2016

Terrorisme : François Molins alerte sur un «risque d'attentat renforcé» par le retour de djihadistes français !

Le procureur de Paris estime que l'affaiblissement de l'État islamique en Syrie et en Irak renforce le risque de nouveaux attentats en France. Il met en garde contre la menace du retour des combattants djihadistes français.

La France doit faire face à un risque terroriste renforcé, avertit le procureur de Paris François Molins dans une interview donnée vendredi au Monde. «Paradoxalement, l'affaiblissement de l'État islamique en zone irako-syrienne constitue un facteur qui renforce le risque d'attentat», juge-t-il. «On voit bien dans l'histoire du terrorisme que quand les organisations terroristes sont en difficulté sur zone, elles recherchent l'occasion de commettre des attaques à l'extérieur.»

Il met particulièrement en garde contre la menace représentée par les combattants djihadistes français. «Le deuxième facteur inquiétant tient à ce qu'on pourrait appeler la menace du retour : on sera à un moment ou à un autre confronté au retour d'un grand nombre de combattants français et de leurs familles», ajoute-t-il. Actuellement, autour de 2000 Français sont partis, en transit ou souhaitent se rendre en Syrie, dont 700 sont sur zone, selon les services de renseignements.

Sur le plan judiciaire, le parquet suit aujourd'hui 324 dossiers, contre 136 en 2015 et 26 en 2013, explique François Molins. Dans le détail, le procureur compte 183 enquêtes préliminaires et 141 informations judiciaires. «Seuls 25 dossiers ont été jugés ou sont en attente de jugement, ce qui donne une idée du travail qui nous attend», précise-t-il. «Au total, 982 individus font ou ont fait l'objet d'enquêtes judiciaires pour du terrorisme islamiste : 280 sont aujourd'hui mis en examen, dont 167 sont en détention, et 577 font l'objet d'un mandat de recherche ou d'un mandat d'arrêt.»

Durcissement «considérable» de la politique pénale

Le procureur de Paris revient sur le durcissement «considérable» de la politique pénale en France décidée fin avril, «en criminalisant les dossiers correctionnels». Depuis la loi du 21 juillet 2016, la peine pour association de malfaiteurs terroriste criminelle est passée de 20 ans à 30 ans de réclusion. Quant à la direction de groupe terroriste, elle est désormais passible de la réclusion criminelle à perpétuité, contre 30 ans de prison avant la loi de juillet 2016.

«Nous considérons désormais comme participant à une association de malfaiteurs criminelle toutes les personnes parties sur zone depuis janvier 2015 ayant participé à des combats, des patrouilles ou à la police islamique avec l'EI ou le Front Al-Nosra, devenu Fatah Al-Sham», précise le procureur. Cela concerne non seulement les individus reconnus coupables d'exactions, mais aussi depuis juillet 2016 les combattants, candidats au départ, femmes ou soutiens logistiques qui relevaient jusqu'ici de la justice correctionnelle.

Le parquet de Paris demande par ailleurs aux juges d'instruction la «requalification au criminel des procédures déjà ouvertes pour des personnes présentes après janvier 2015 en Syrie. À compter de cette date, plus personne ne peut en effet ignorer que ces organisations ont pour but de perpétrer des crimes», assène François Molins.

Emprisonner les fichés S, "c'est absolument impossible"

Enfin, il juge «absolument impossible» le placement en rétention des personnes fichées «S» comme le préconisent plusieurs candidats à la primaire des Républicains dont l'ex-chef de l'Etat Nicolas Sarkozy. «Il ne peut y avoir de détention préventive en dehors d'une procédure pénale», souligne le procureur. «C'est le socle de l'état de droit. On ne peut pas détenir quelqu'un avant qu'il ait commis une infraction.»

Source : LeFigaro.fr

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dimanche 28 août 2016

Syrie - Irak : Bientôt 40 Rafale pour des frappes aériennes contre Daech

Même si cela ne durera que le temps du déploiement du Charles-de-Gaulle, qui doit démarrer en septembre, la France va déployer, pendant plusieurs semaines, pas moins d'une petite quarantaine de Rafale contre Daech.

Plus des deux tiers seront amenés par le groupe aérien embarqué (GAé), désormais en mode 100% Rafale Marine, et le reste, par l'armée de l'air, depuis deux bases : aux Etats Arabes Unis et en Jordanie. C'est la première fois qu'un tel nombre de Rafale sera simultanément déployé en opérations. Conséquence : aucun exercice majeur n'est prévu à l'extérieur des frontières en septembre et octobre 2016.

Car incidemment, cette dispersion des plots opérationnels amène quelques soucis logistiques : il faut trois stocks différents de rechanges, de pods Damoclès et Reco-NG. Et aussi trois dépôts de munitions puisant désormais dans un stock unique (Scalp-EG, AASM, GBU-12/24) tandis que d'autres munitions ne peuvent être utilisées (GBU-16/49/58).

En y ajoutant les quatre Mirage 2000 qui commencent bientôt leur permanence opérationnelle au profit de l'OTAN, les quatre Mirage 2000-5 à Djibouti, les quatre Mirage 2000 (NK3 et 2000C) au Niger, on arrive donc à une cinquantaine de jets en opérations, soit plus de 20% du parc chasse air/marine. On n'en mesure que mieux les efforts des forces aériennes au profit des opérations extérieures.

Si on y ajoute les 8 chasseurs de la permanence opérationnelle, et un nombre classifié de chasseurs tenant la posture de dissuasion nucléaire, on visualise l'effort actuel sur la flotte de chasseurs... disponibles. Tandis qu'il faut, aussi avec ces mêmes types d'appareils, former les pilotes en transformation (on crée actuellement un deuxième escadron Rafale Nuc et une troisième flottille) et assurer l'entraînement courant des pilotes affectés, ainsi que la préparation opérationnelle de ceux qui vont partir en opérations.

Source : Jean Marc Tanguy

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mardi 26 juillet 2016

Rouen - Prise d'otage : Un mort après une attaque dans une église ! Saisie de la section antiterroriste...

Un mort après une prise d’otages dans une église près de Rouen

La section antiterroriste est saisie

Au moins une personne a été tuée mardi 26 juillet au matin lors d’une prise d’otages dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, dans l’agglomération de Rouen, a appris Le Monde de source policière. L’otage tué est le prêtre de l’église, a indiqué une source policière à l’AFP, précisant qu’« un bilan complet est à suivre ». Selon le ministère de l’intérieur, un autre otage se trouve entre la vie et la mort.

Les deux preneurs d’otages ont été abattus lors d’une opération de la Brigade de recherche et intervention (BRI) de Rouen. Leurs motivations ne sont pas encore connues. La section antiterroriste du parquet de Paris se saisit d’une enquête en flagrance confiée à la sous-direction anti terroriste (SDAT) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Hollande et Cazeneuve attendus sur place

Le président François Hollande, natif de Rouen, et le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve sont attendus sur place.

Le vicaire général de Rouen, Philippe Maheut, s’est rendu sur place, en l’absence de l’archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, actuellement aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à en Pologne, a fait savoir la Conférence des évêques de France.

Source : LeMonde.fr

NDLR : Le deux assaillants ont pris en otage le curé, deux sœurs et plusieurs fidèles. Les deux assaillants ont été abattus. Le curé a été tué "égorgé à l'arme blanche", il y a plusieurs blessés graves. Les attaquants seraient entrés par l'arrière de l'église, pendant la messe, selon "Le Parisien". Les meurtriers auraient été en rapport avec contact en Syrie.

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dimanche 17 juillet 2016

Attentat de Nice : La sécurité autour du feu d'artifice était-elle suffisante ?

Attentat terroriste de Nice : La sécurité du feu d’artifice remise en cause

Les élus locaux du parti Les Républicains ont déclenché une violente polémique sur le dispositif prévu pour le 14 Juillet.

Le deuil n’aura duré que quelques heures, à peine plus d’un jour, avant d’être chassé par une polémique sur la sécurité entourant le feu d’artifice de jeudi soir à Nice. L’ancien maire devenu premier adjoint Christian Estrosi (LR) a consacré une partie de ses prises de parole publique de samedi à critiquer le dispositif mis en place par la préfecture des Alpes-Maritimes en visant, au-delà, l’exécutif : «Vous êtes ministre de l’Intérieur, vous êtes chef de l’État, vous êtes responsables de l’action gouvernementale, vous déclarez que votre pays est en guerre, vous prenez des mesures d’état d’urgence, cela veut dire que vous êtes censés regarder quelles sont les armes préconisées par l’ennemi pour vous abattre et que vous prenez toutes les précautions pour pouvoir contrecarrer l’utilisation de ces armes.»

Pour Estrosi, l’encadrement n’était pas à la hauteur : insuffisants les soixante-quatre agents de la police nationale déployés, dont il doute même qu’ils aient tous été présents : «Ils n’étaient pas plus de la moitié. C’est un mensonge d’Etat et je pèse mes mots. L’enquête le démontrera», a lancé l’élu, sûr de son fait, devant les policiers municipaux réunis à l’hôtel de ville. Dès samedi matin, la préfecture avait tenté de désamorcer les critiques venues de la mairie, indiquant que le dispositif de sécurité «avait été élaboré […] en partenariat avec la Ville de Nice». Même réplique du ministre de l’Intérieur, qui a rappelé samedi en début d’après-midi que «l’État comme la municipalité pouvait décider de procéder à l’interdiction des festivités entourant le 14 juillet», si l’un ou l’autre estimait que les conditions n’étaient pas satisfaisantes. Deux réunions de préparation avaient eu lieu le 28 juin et le 7 juillet à la préfecture.

«La situation était très différente des fan zones»

«Le dispositif était conséquent», juge Fabrice Devesa, policier à la direction départementale de la sécurité publique et secrétaire départemental du syndicat Unsa Police. Outre les fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, quarante-deux policiers municipaux et dix militaires étaient positionnés «en périphérie immédiate», selon la place Beauvau. «La situation était très différente des fan zones», ces esplanades en plein air où étaient projetés les matchs de l’Euro, poursuit Devesa : «Les gens y étaient parqués, tandis qu’il y avait du monde tout le long de la promenade à Nice pour le feu d’artifice, 30 000 personnes sur 4 ou 5 kilomètres. L’accès à la promenade n’était pas réglementé. Il aurait fallu des barrages dans toutes les rues adjacentes.»

Le chauffeur du camion a commencé son massacre au niveau de l’hôpital Lenval, soit bien avant le périmètre sécurisé pour le feu d’artifice : une petite partie de l’avenue, d’environ un kilomètre, fermée à la circulation ce soir-là. La préfecture et Bernard Cazeneuve ont indiqué de concert que le camion avait contourné ce barrage, situé devant le glacier au coin du boulevard Gambetta, en passant par le trottoir. Plusieurs riverains confirment avoir vu à cet endroit un dispositif assez léger comprenant des «séparateurs de voies» (sorte de plots rectangulaires rouges et blancs) et des voitures de police.

«Tirer à l'arrière d'un camion ne sert à rien»

Trop léger ? «Rien ne peut arrêter 19 tonnes à 60 km/heure, sinon un mur en béton armé» affirme Luc Poignant, d’Unité SGP-Police, qui a passé seize ans à la circulation. Pour le syndicaliste policier, le mode opératoire utilisé par le terroriste, complètement nouveau, explique l’inadéquation de la sécurité prévue pour l’événement : «Le but était de vérifier que les gens ne soient pas virulents, et d’éviter une quelconque intrusion, mais pas celle d’un camion ! Personne ne pouvait penser qu’un camion de 19 tonnes allait se lancer sur la foule.» Son homologue d’Unsa Police, Fabrice Devesa, avoue lui aussi l’impuissance des forces de l’ordre face à ce genre d’attaque : «Même les herses qu’on utilise lors des barrages autoroutiers ne sont pas prévues pour arrêter des camions.»

Ce seront finalement des tirs de policiers qui stopperont la course meurtrière de Mohamed Lahouaiej Bouhlel. Sont-ils intervenus trop tard ? Forcément, vu le nombre de victimes… «Malgré tout, le temps [environ 2 minutes en tout, NDLR] et la distance étaient très courts», commente Poignant. D’après les différents témoignages, les premiers fonctionnaires ouvrent le feu devant l’hôtel Negresco, une centaine de mètres après le barrage. «Tirer à l’arrière d’un camion ne sert à rien. Il faut être face à face. Il n’y a que dans les films que les pneus sont percés par des balles.»

Source : Libération.fr

Un attentat revendiqué, ou plutôt récupéré de façon opportuniste* par Daech

Les enquêteurs tentent toujours de cerner la personnalité de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l'auteur de l'attentat de Nice qui a fait 84 morts. Les interpellations se poursuivent.

• Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait repéré les lieux, et orchestré le massacre des jours auparavant. L'auteur de l'attentat de la Promenade des Anglais de Nice avait repéré les lieux les 12 et 13 juillet avec son poids lourd loué, qui a servi à perpétrer le carnage du 14 juillet, selon une source proche du dossier citée par l'AFP. Et selon les informations de notre journaliste Christophe Cornevin, le tueur a réservé dès le 4 juillet le camion frigorifique à Saint-Laurent-du-Var. Comme l'a précisé le procureur Molins, il a ensuite récupéré l'engin de 19 tonnes le 11 juillet et devait le rendre la veille de son équipée sanglante.

• Des centaines de témoins déjà entendus. Plusieurs témoins interrogés, parmi la centaine déjà entendue, ont évoqué la religiosité du Tunisien. Son père avait pourtant affirmé qu'il n'avait «aucun lien avec la religion». L'auteur de l'attentat, revendiqué par le groupe État islamique, semblait jusque-là avoir davantage un profil de déséquilibré, inconnu des services de renseignement français, seulement connu pour des faits de délinquance ordinaire. «Il semble» que le chauffeur livreur tunisien de 31 ans se soit «radicalisé très rapidement», a ainsi déclaré samedi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Un «frimeur» et un «dragueur». Dans la petite salle de sport du centre de Nice que fréquentait jusqu'à il y a deux ans environ Mohamed Lahouaiej Bouhlel, les abonnés se souviennent d'un «frimeur», un «dragueur», a raconté dimanche à l'AFP un témoin. «Limite, il était lourd», rapporte ce témoin. Une femme qui avait eu à subir ses avances évoque «quelqu'un qui draguait tout ce qui bouge». Selon un autre témoin de cette salle de sport, cité par Nice-Matin, Mohamed Lahouaiej «prenait pas mal de trucs pour se muscler, il se piquait avec des stéroïdes anabolisants, pour la gonflette».

Source : LeFigaro.fr

#‎AttentatCamionFou | #‎NiceAttentatTerroriste‬ | ‪#‎NiceTerroristAttack‬


* Ndlr : Selon David Thomson, journaliste, spécialiste de la mouvance djihadiste, « jusqu’ici, l’Etat islamique n’a jamais rien revendiqué de façon opportuniste ».

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mardi 5 juillet 2016

Irak : Les forces gouvernementales reprennent Falloujah à l’État islamique, Daesh

La semaine dernière, après avoir repris à l’État islamique (EI ou Daesh) la mairie de Falloujah, le Premier ministre Haider al-Abadi, avait proclamé la victoire des forces irakiennes contre les jihadistes. Seulement, il était encore trop tôt étant donné que ces derniers contrôlaient encore au moins 7 quartiers de la ville. Mais ce n’était alors qu’une question de temps.

Lancée le 23 mai 2016 avec l’appui aérien de la coalition dirigée par les États-Unis, l’offensive visant à chasser l’EI de Falloujah, bastion des jihadistes depuis janvier 2014, s’annonçait difficile. Et elle l’a effectivement été… Au terme de violents combats, le commandant des opérations, le général Abdelwahab al-Saadi, a annoncé la « libération » de la ville, après la prise de contrôle par les forces d’élite du contre-terrorisme du quartier Al-Jolan ».

« Al-Jolan, qui était le dernier bastion de Daesh dans la ville, est à présent à l’abri de ce groupe terroriste », a expliqué un porte-parole de l’armée irakienne. « Il n’a pas fallu plus de 2 heures aux ICTS [Iraqi Counter Terrorism Service, formé en partie par les militaires français de la TF Narvik, ndlr] pour s’emparer de ce quartier et Daesh n’a pas tiré une seule balle », ce qui démontre que les jihadistes avaient été « défaits avant même l’entrée des troupes dans le quartier », a-t-il ajouté.

La veille, et sans attendre la prise du quartier d’Al-Jolan, M. al-Abadi s’était rendu à Falloujah et appelé les "Irakiens (…) à sortir et célébrer [la victoire]" .

Il s’agit d’un revers majeur pour l’EI dans la mesure où Falloujah fut sa première conquête importante en Irak. En outre, cette défaite des jihadistes permettra, sans doute, d’améliorer la sécurité à Badgad étant donné que la ville servait de plateforme logistique aux jihadistes pour commettre des attentats dans la capitale irakienne.

Par ailleurs, si l’on sait que les combats ont été intenses, on ne dispose, à l’heure actuelle, d’un bilan des pertes humaines de cette bataille. Au plus sait-on que plus d’un millier de soldats irakiens ont été blessés (donc mis hors de combat).

Reste à voir maintenant ce que sera le comportement les milices chiites irakiennes des « Unités de mobilisation populaire » (Hachd al-Chaabi), même si leurs combattants n’ont pas participé directement à la libération de Falloujah, ville majoritairement sunnite.

En effet, les Hachd al-Chaabi ont été accusées d’exactions, d’exécutions sommaires et de pillages dans les villes libérées de la tutelle de l’État islamique. Le gouvernement irakien a d’ailleurs mis en place une commission des droits humains chargée d’enquêter sur ces crimes. Crimes qui sont susceptibles de pousser les civils sunnites dans les bras des jihadistes ou de tout autre mouvement contestant l’autorité du pouvoir central irakien.

Cela étant, après la reconquête de Falloujah, les regards se tournent désormais vers Mossoul, qui est l’un des deux objectifs (avec Raqqa, le fief de l’EI en Syrie) de la coalition internationale.

 Source : Zone militaire

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