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mardi 26 juillet 2016

Rouen - Prise d'otage : Un mort après une attaque dans une église ! Saisie de la section antiterroriste...

Un mort après une prise d’otages dans une église près de Rouen

La section antiterroriste est saisie

Au moins une personne a été tuée mardi 26 juillet au matin lors d’une prise d’otages dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, dans l’agglomération de Rouen, a appris Le Monde de source policière. L’otage tué est le prêtre de l’église, a indiqué une source policière à l’AFP, précisant qu’« un bilan complet est à suivre ». Selon le ministère de l’intérieur, un autre otage se trouve entre la vie et la mort.

Les deux preneurs d’otages ont été abattus lors d’une opération de la Brigade de recherche et intervention (BRI) de Rouen. Leurs motivations ne sont pas encore connues. La section antiterroriste du parquet de Paris se saisit d’une enquête en flagrance confiée à la sous-direction anti terroriste (SDAT) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Hollande et Cazeneuve attendus sur place

Le président François Hollande, natif de Rouen, et le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve sont attendus sur place.

Le vicaire général de Rouen, Philippe Maheut, s’est rendu sur place, en l’absence de l’archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, actuellement aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à en Pologne, a fait savoir la Conférence des évêques de France.

Source : LeMonde.fr

NDLR : Le deux assaillants ont pris en otage le curé, deux sœurs et plusieurs fidèles. Les deux assaillants ont été abattus. Le curé a été tué "égorgé à l'arme blanche", il y a plusieurs blessés graves. Les attaquants seraient entrés par l'arrière de l'église, pendant la messe, selon "Le Parisien". Les meurtriers auraient été en rapport avec contact en Syrie.

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dimanche 17 juillet 2016

Attentat de Nice : La sécurité autour du feu d'artifice était-elle suffisante ?

Attentat terroriste de Nice : La sécurité du feu d’artifice remise en cause

Les élus locaux du parti Les Républicains ont déclenché une violente polémique sur le dispositif prévu pour le 14 Juillet.

Le deuil n’aura duré que quelques heures, à peine plus d’un jour, avant d’être chassé par une polémique sur la sécurité entourant le feu d’artifice de jeudi soir à Nice. L’ancien maire devenu premier adjoint Christian Estrosi (LR) a consacré une partie de ses prises de parole publique de samedi à critiquer le dispositif mis en place par la préfecture des Alpes-Maritimes en visant, au-delà, l’exécutif : «Vous êtes ministre de l’Intérieur, vous êtes chef de l’État, vous êtes responsables de l’action gouvernementale, vous déclarez que votre pays est en guerre, vous prenez des mesures d’état d’urgence, cela veut dire que vous êtes censés regarder quelles sont les armes préconisées par l’ennemi pour vous abattre et que vous prenez toutes les précautions pour pouvoir contrecarrer l’utilisation de ces armes.»

Pour Estrosi, l’encadrement n’était pas à la hauteur : insuffisants les soixante-quatre agents de la police nationale déployés, dont il doute même qu’ils aient tous été présents : «Ils n’étaient pas plus de la moitié. C’est un mensonge d’Etat et je pèse mes mots. L’enquête le démontrera», a lancé l’élu, sûr de son fait, devant les policiers municipaux réunis à l’hôtel de ville. Dès samedi matin, la préfecture avait tenté de désamorcer les critiques venues de la mairie, indiquant que le dispositif de sécurité «avait été élaboré […] en partenariat avec la Ville de Nice». Même réplique du ministre de l’Intérieur, qui a rappelé samedi en début d’après-midi que «l’État comme la municipalité pouvait décider de procéder à l’interdiction des festivités entourant le 14 juillet», si l’un ou l’autre estimait que les conditions n’étaient pas satisfaisantes. Deux réunions de préparation avaient eu lieu le 28 juin et le 7 juillet à la préfecture.

«La situation était très différente des fan zones»

«Le dispositif était conséquent», juge Fabrice Devesa, policier à la direction départementale de la sécurité publique et secrétaire départemental du syndicat Unsa Police. Outre les fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, quarante-deux policiers municipaux et dix militaires étaient positionnés «en périphérie immédiate», selon la place Beauvau. «La situation était très différente des fan zones», ces esplanades en plein air où étaient projetés les matchs de l’Euro, poursuit Devesa : «Les gens y étaient parqués, tandis qu’il y avait du monde tout le long de la promenade à Nice pour le feu d’artifice, 30 000 personnes sur 4 ou 5 kilomètres. L’accès à la promenade n’était pas réglementé. Il aurait fallu des barrages dans toutes les rues adjacentes.»

Le chauffeur du camion a commencé son massacre au niveau de l’hôpital Lenval, soit bien avant le périmètre sécurisé pour le feu d’artifice : une petite partie de l’avenue, d’environ un kilomètre, fermée à la circulation ce soir-là. La préfecture et Bernard Cazeneuve ont indiqué de concert que le camion avait contourné ce barrage, situé devant le glacier au coin du boulevard Gambetta, en passant par le trottoir. Plusieurs riverains confirment avoir vu à cet endroit un dispositif assez léger comprenant des «séparateurs de voies» (sorte de plots rectangulaires rouges et blancs) et des voitures de police.

«Tirer à l'arrière d'un camion ne sert à rien»

Trop léger ? «Rien ne peut arrêter 19 tonnes à 60 km/heure, sinon un mur en béton armé» affirme Luc Poignant, d’Unité SGP-Police, qui a passé seize ans à la circulation. Pour le syndicaliste policier, le mode opératoire utilisé par le terroriste, complètement nouveau, explique l’inadéquation de la sécurité prévue pour l’événement : «Le but était de vérifier que les gens ne soient pas virulents, et d’éviter une quelconque intrusion, mais pas celle d’un camion ! Personne ne pouvait penser qu’un camion de 19 tonnes allait se lancer sur la foule.» Son homologue d’Unsa Police, Fabrice Devesa, avoue lui aussi l’impuissance des forces de l’ordre face à ce genre d’attaque : «Même les herses qu’on utilise lors des barrages autoroutiers ne sont pas prévues pour arrêter des camions.»

Ce seront finalement des tirs de policiers qui stopperont la course meurtrière de Mohamed Lahouaiej Bouhlel. Sont-ils intervenus trop tard ? Forcément, vu le nombre de victimes… «Malgré tout, le temps [environ 2 minutes en tout, NDLR] et la distance étaient très courts», commente Poignant. D’après les différents témoignages, les premiers fonctionnaires ouvrent le feu devant l’hôtel Negresco, une centaine de mètres après le barrage. «Tirer à l’arrière d’un camion ne sert à rien. Il faut être face à face. Il n’y a que dans les films que les pneus sont percés par des balles.»

Source : Libération.fr

Un attentat revendiqué, ou plutôt récupéré de façon opportuniste* par Daech

Les enquêteurs tentent toujours de cerner la personnalité de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l'auteur de l'attentat de Nice qui a fait 84 morts. Les interpellations se poursuivent.

• Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait repéré les lieux, et orchestré le massacre des jours auparavant. L'auteur de l'attentat de la Promenade des Anglais de Nice avait repéré les lieux les 12 et 13 juillet avec son poids lourd loué, qui a servi à perpétrer le carnage du 14 juillet, selon une source proche du dossier citée par l'AFP. Et selon les informations de notre journaliste Christophe Cornevin, le tueur a réservé dès le 4 juillet le camion frigorifique à Saint-Laurent-du-Var. Comme l'a précisé le procureur Molins, il a ensuite récupéré l'engin de 19 tonnes le 11 juillet et devait le rendre la veille de son équipée sanglante.

• Des centaines de témoins déjà entendus. Plusieurs témoins interrogés, parmi la centaine déjà entendue, ont évoqué la religiosité du Tunisien. Son père avait pourtant affirmé qu'il n'avait «aucun lien avec la religion». L'auteur de l'attentat, revendiqué par le groupe État islamique, semblait jusque-là avoir davantage un profil de déséquilibré, inconnu des services de renseignement français, seulement connu pour des faits de délinquance ordinaire. «Il semble» que le chauffeur livreur tunisien de 31 ans se soit «radicalisé très rapidement», a ainsi déclaré samedi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Un «frimeur» et un «dragueur». Dans la petite salle de sport du centre de Nice que fréquentait jusqu'à il y a deux ans environ Mohamed Lahouaiej Bouhlel, les abonnés se souviennent d'un «frimeur», un «dragueur», a raconté dimanche à l'AFP un témoin. «Limite, il était lourd», rapporte ce témoin. Une femme qui avait eu à subir ses avances évoque «quelqu'un qui draguait tout ce qui bouge». Selon un autre témoin de cette salle de sport, cité par Nice-Matin, Mohamed Lahouaiej «prenait pas mal de trucs pour se muscler, il se piquait avec des stéroïdes anabolisants, pour la gonflette».

Source : LeFigaro.fr

#‎AttentatCamionFou | #‎NiceAttentatTerroriste‬ | ‪#‎NiceTerroristAttack‬


* Ndlr : Selon David Thomson, journaliste, spécialiste de la mouvance djihadiste, « jusqu’ici, l’Etat islamique n’a jamais rien revendiqué de façon opportuniste ».

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mardi 5 juillet 2016

Irak : Les forces gouvernementales reprennent Falloujah à l’État islamique, Daesh

La semaine dernière, après avoir repris à l’État islamique (EI ou Daesh) la mairie de Falloujah, le Premier ministre Haider al-Abadi, avait proclamé la victoire des forces irakiennes contre les jihadistes. Seulement, il était encore trop tôt étant donné que ces derniers contrôlaient encore au moins 7 quartiers de la ville. Mais ce n’était alors qu’une question de temps.

Lancée le 23 mai 2016 avec l’appui aérien de la coalition dirigée par les États-Unis, l’offensive visant à chasser l’EI de Falloujah, bastion des jihadistes depuis janvier 2014, s’annonçait difficile. Et elle l’a effectivement été… Au terme de violents combats, le commandant des opérations, le général Abdelwahab al-Saadi, a annoncé la « libération » de la ville, après la prise de contrôle par les forces d’élite du contre-terrorisme du quartier Al-Jolan ».

« Al-Jolan, qui était le dernier bastion de Daesh dans la ville, est à présent à l’abri de ce groupe terroriste », a expliqué un porte-parole de l’armée irakienne. « Il n’a pas fallu plus de 2 heures aux ICTS [Iraqi Counter Terrorism Service, formé en partie par les militaires français de la TF Narvik, ndlr] pour s’emparer de ce quartier et Daesh n’a pas tiré une seule balle », ce qui démontre que les jihadistes avaient été « défaits avant même l’entrée des troupes dans le quartier », a-t-il ajouté.

La veille, et sans attendre la prise du quartier d’Al-Jolan, M. al-Abadi s’était rendu à Falloujah et appelé les "Irakiens (…) à sortir et célébrer [la victoire]" .

Il s’agit d’un revers majeur pour l’EI dans la mesure où Falloujah fut sa première conquête importante en Irak. En outre, cette défaite des jihadistes permettra, sans doute, d’améliorer la sécurité à Badgad étant donné que la ville servait de plateforme logistique aux jihadistes pour commettre des attentats dans la capitale irakienne.

Par ailleurs, si l’on sait que les combats ont été intenses, on ne dispose, à l’heure actuelle, d’un bilan des pertes humaines de cette bataille. Au plus sait-on que plus d’un millier de soldats irakiens ont été blessés (donc mis hors de combat).

Reste à voir maintenant ce que sera le comportement les milices chiites irakiennes des « Unités de mobilisation populaire » (Hachd al-Chaabi), même si leurs combattants n’ont pas participé directement à la libération de Falloujah, ville majoritairement sunnite.

En effet, les Hachd al-Chaabi ont été accusées d’exactions, d’exécutions sommaires et de pillages dans les villes libérées de la tutelle de l’État islamique. Le gouvernement irakien a d’ailleurs mis en place une commission des droits humains chargée d’enquêter sur ces crimes. Crimes qui sont susceptibles de pousser les civils sunnites dans les bras des jihadistes ou de tout autre mouvement contestant l’autorité du pouvoir central irakien.

Cela étant, après la reconquête de Falloujah, les regards se tournent désormais vers Mossoul, qui est l’un des deux objectifs (avec Raqqa, le fief de l’EI en Syrie) de la coalition internationale.

 Source : Zone militaire

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jeudi 30 juin 2016

Turquie : Le triple attentat à l'aéroport d'Istanbul toujours pas revendiqué

Daech fortement soupçonné pour le triple attentat à l'aéroport Atatürk d'Istanbul

Le triple attentat suicide perpétré mardi soir à l'aéroport Atatürk d'Istanbul est l'une des pires attaques endurées par la Turquie. Le bilan terrible était hier de 41 morts et de 239 blessés dont, a priori, deux Français. Le président Erdogan pointe du doigt Daech qui n'a pas revendiqué l'attentat.

Le terrible attentat perpétré mardi soir à l'aéroport Atatürk d'Istanbul a saisi au cœur la Turquie, l'Europe et le monde. La Turquie parce que cette attaque est l'une des plus meurtrières qu'a connu le pays avec 41 morts et 239 blessés dont, a priori, deux Français. L'Europe, parce que cet aéroport international est un hub important par lequel transitent des milliers de passagers, de touristes chaque année et qu'Istanbul constitue depuis l'Antiquité un carrefour entre Orient et Occident. Le monde, enfin, parce que cette cité cosmopolite, cette Constantinople, représente tout ce que détestent les ismalistes radicaux.

Pas de revendication

Hier, l'État islamique justement était montré du doigt par la Turquie comme le commanditaire de la triple attaque-suicide. Mais Daech, souvent soupçonné dans d'autres attentats, n'en a jamais revendiqué aucun en Turquie. Et pour cause, le faire serait, en effet, assimilé à une déclaration de guerre contre un État puissant et exposerait Daech à des représailles. Cette particularité met aussi en lumières les relations mouvantes entre l'organisation terroriste et le président turc Recep Tayyip Erdogan qui, lors de l'installation de Daech en Syrie, y voyait une opportunité de contenir les revendications kurdes, en Syrie comme en Turquie. La position d'Erdogan ayant évolué avec désormais des arrestations pour démanteler les filières jihadistes liées à Daech, l'organisation terroriste a-t-elle voulu montrer sa force en organisant un attentat d'aussi grande ampleur que celui de Bruxelles le 22 mars ?

Poutine lève les sanctions contre la Turquie

En tout cas pour le pouvoir turc, le responsable est clairement identifié. Venu d'Ankara, la capitale, dans la nuit de mardi à mercredi, le Premier ministre Binali Yildirim a estimé que «les indices pointent Daech.» Le président turc a exhorté hier la communauté internationale à une «lutte commune» contre le terrorisme. «Cette attaque, qui s'est déroulée pendant le mois du ramadan, montre que le terrorisme frappe sans considération de foi ni de valeurs», a dit le chef de l'État, qui peut compter sur le soutien… de Vladimir Poutine avec lequel les relations diplomatiques étaient glaciales depuis qu'un bombardier russe avait été abattu par la Turquie au-dessus de la frontière syro-turque. Le président russe a ordonné hier la levée des sanctions contre la Turquie dans le domaine touristique et la «normalisation» des relations commerciales entre les deux pays.

Barack Obama a téléphoné à son homologue turc pour «condamner fermement les attentats d'Istanbul.» Enfin, François Hollande, tout comme le secrétaire de l'ONU Ban Ki-moon, ont appelé à un renforcement de la coopération internationale antiterroriste.

Source : LaDepechefr

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mardi 21 juin 2016

Syrie : Des commandos français conseillers militaires des combattants kurdes et syriens

On sait que les forces spéciales américaines « conseillent » les rebelles arabo-kurdes des FDS (Forces démocratiques syriennes) dans l’offensive qu’ils mènent dans le nord de la province de Raqqa, fief de l’État islamique (EI ou Daesh).

Et sans doute qu’il en est de même pour la bataille de Manbij, lancée le 31 mai 2016 par les FDS, afin de priver les jihadistes de leur dernier point de passage avec la Turquie, et donc, par extension, l’Europe.

Mais, qu’en est-il des forces spéciales françaises ?

Lors de son passage à l’émission « Bibliothèque Médicis » de la chaîne Public Sénat, le 3 juin 2016, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait indiqué que des Français (« un certain nombre ») combattaient à Manbij… mais dans les rangs de l’EI. Interrogé sur ce que faisait la France pour aider les combattants kurdes, il s’était montré évasif. «On appuie par des apports d’armes, de la présence aérienne et du conseil», avait-il déclaré.

Mais, une source de l’entourage du ministre est allée encore plus loin en confiant, rapporte l’AFP, que « l’offensive de Manbij est clairement soutenue par un certain nombre d’États, dont la France ». Et d’ajouter : « Le soutien, c’est le même que d’habitude, c’est du conseil. »

« Les militaires français n’interviennent pas eux-mêmes et ne sont donc pas susceptibles de combattre directement contre les militants de l’EI, notamment les Français présents à Manbij », a-t-on précisé au ministère de la Défense.

Cela étant, qu’il y ait des Français dans les rangs de Daesh ou pas, ça ne change pas grand chose, comme l’a rappelé M. Le Drian lors de l’émission de Public Sénat. « On ne distingue » pas les combattants, a-t-il dit. « Il y a des Français, des Tunisiens, des Saoudiens, des Allemands, des Belges… Bref, ce sont des combattants de Daesh, ce sont nos ennemis », a-t-il poursuivi.

De source militaire, avance l’AFP, « environ 400 soldats des forces spéciales françaises sont engagés dans 17 pays, notamment au Sahel, sur un total de 2.500 hommes. » Certains de ces militaires sont aussi présents aux côtés des combattants kurdes irakiens (Peshmergas).

« L’accompagnement (…), c’est l’équipement, l’entraînement, la connaissance mutuelle et la capacité avec quelques hommes, une dizaine, d’aider à mener un combat, en conseillant, voire en apportant quelques capacités comme le guidage d’avions, la coordination et les liaisons satellites », a expliqué un officier du Commandement des opérations spéciales (COS) à l’AFP. Et cela permet aussi de faire du renseignement.

Quant à la bataille de Manbij, au 7 juin, les FDS, appuyées par 105 frappes aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis, avaient pris le contrôle de 58 villages des environs et étaient à 5 km au nord de la ville, à 2 km au sud et à 7 km à l’est.

Cette offensive est politiquement sensible en raison de l’hostilité de la Turquie face à la présence des 500 combattants kurdes syriens mobilisés pour cette opération. Une fois Daesh que sera chassé de Manbij, il est prévu un retrait de ces derniers, la zone restant alors sous le contrôle des 3.000 combattants arabes des FDS, notamment ceux du groupe Jaysh al-Thuwar. Il s’agit également de rassurer la population, majoritairement composée d’arabes sunnites. 

Source : Zone Militaire

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dimanche 12 juin 2016

Etats Unis : L'Etat islamique revendique la fusillade terroriste d'Orlando !

Terrorisme : Plus de 50 morts dans une boite de nuit d'Orlando en Floride !


"L'attaque perpétrée dans une discothèque gay d'Orlando a été menée à bien par un combattant de l'Etat islamique", indique le groupe terroriste (ndrlr. Daesh), dans un communiqué.


Le bilan est lourd. Cinquante personnes sont mortes après une fusillade survenue dans une discothèque d'Orlando, en Floride (Etats-Unis), dimanche 12 juin. Les autorités évoquent aussi 53 blessés, tous transportés à l'hôpital. Le tireur a été annoncé mort par les policiers. De son côté, le FBI a annoncé avoir ouvert une enquête pour "acte de terrorisme".

"L'attaque perpétrée dans une discothèque gay d'Orlando a été menée à bien par lun combattant de l'Etat islamique", indique le groupe terroriste, dans un communiqué. Des tirs dans un night-club. Vers 2 heures du matin (heure locale), une fusillade a éclaté dans une discothèque, fréquentée par la communauté homosexuelle d'Orlando (Floride).

De nombreuses personnes ont réussi à s'enfuir par l'arrière de l'établissement, comme le racontent de nombreux témoins. De nombreuses victimes. Lors d'une conférence de presse, la police locale a d'abord annoncé que la fusillade avait fait "plusieurs morts", dont le tireur lui-même. Elle a ensuite communiqué un premier bilan d'au moins 20 morts et 42 blessés. Mais quelques heures plus tard, ce bilan déjà très lourd s'est donc avéré encore plus dramatique : au moins 50 morts et 53 blessés. Le suspect identifié. Il s'agirait, selon plusieurs médias américains, d'Omar Mateen, un citoyen américain d'origine afghane né en 1986. Il pourrait avoir "un penchant" pour le terrorisme islamiste. La police a ouvert une enquête pour "acte de terrorisme".

"Nous n'allons pas céder à la peur", a déclaré Barack Obama. "Aucun acte de terreur ou de haine ne peut changer qui nous sommes", a ajouté le président américain.

Source : FranceinfoTV.fr


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lundi 6 juin 2016

Syrie : Forces spéciales US appuient une offensive anti-jihadiste à Raqqa

Trois jours après la discrète visite du général Joe Votel, le chef du commandement américain pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient (US CENTCOM), dans le nord de la Syrie, les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui regroupent les milices kurdes des YPG et des groupes arabes armés, ont lancé une offensive au nord de Raqqa, fief des jihadistes de l’État islamique (EI ou Daesh), afin de sécuriser les villes de Chaddadé (province de Hassaké, nord-est), Tall Abyad (province de Raqqa) et de Kobané (province d’Alep, plus à l’ouest).

Depuis, avec l’appui aérien fourni par la coalition anti-EI dirigée par les États-Unis, les FDS ont progressé lentement depuis le sud de la ville d’Aïn Issa, située à 60 km au nord de Raqqa. Au moins cinq villages ont pu être « libérés », dont ceux de Fatsa, Namroudiya et Wasta », ont-elles annoncé dans un communiqué diffusé le 26 mai 2016.

Et, visiblement, les forces spéciales américaines sont aussi de la partie. Du moins, c’est ce que suggèrent des photographies et des vidéos de l’AFP prises près de la localité de Fatsa, à 55 km du fief de Daesh. 

En effet, on peut y voir des commandos américains, évidemment armés à bord de pick-up, aux côtés des combattants des FDS. Un commandant kurde a expliqué que leur mission est de guider les frappes de la coalition et d’apporter leur « expertise ».

Cela étant, Peter Cook, un porte-parole du Pentagone, a démenti une participation des forces spéciales américaines, qui comptent 300 opérateurs en Syrie – aux combats menés par les FDS. Leur « mission en Syrie et en Irak reste la même », a-t-il dit. « Ils ne sont pas sur la ligne de front », a-t-il continué. Et d’ajouter : « Mais ils [les commandos] sont capables de se défendre et doivent être en mesure de fournir les conseils et l’assistance nécessaire pour aider ces forces locales à réussir. »

Source : Zone Militaire

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vendredi 3 juin 2016

Libye : Forces spéciales britanniques au combat contre l'EI

L’on sait que des commandos des forces spéciales américaines se trouvent actuellement en Libye, où les effectifs État islamique (EI ou Daesh) sont désormais évalués à 6.000 combattants (estimation haute). La France ne serait pas en reste mais il est difficile d’en parler : une enquête pour compromission du secret défense a été demandée par le ministre, Jean-Yves Le Drian, suite à des révélations du quotidien Le Monde sur la présence de militaires du COS [Commandement des opérations spéciales, ndlr] dans l’est libyen.

Mais il faut compter aussi sur les forces spéciales britanniques. En effet, selon Mohammed Durat, un commandant d’une milice implantée à Misrata qui s’est confié au quotidien The Times, elles auraient empêché, le 12 mai 2016, une attaque-suicide de l’EI.

Ainsi, des commandos britanniques, dont on ignore s’ils appartiennent au Special Air Service (SAS) ou au Special Boat Service (SBS), ont tiré un missile Javelin sur un camion-suicide qui s’apprêtait à emprunter un pont pour se diriger ensuite vers une position tenue par les hommes de Mohammed Durat, à environ 80 kilomètres au sud de Misrata.

« Ils ont fait sauter le camion-suicide. Il y a eu une énorme explosion, la plus grosse que nous n’avons jamais vue. Pas un seul de nos hommes n’a été tué », a raconté le chef de la milice libyenne.

A priori, ce genre d’action n’est pas une première, à en croire les propos de Mohammed Durat, qui a parlé de la destruction de deux véhicules - suicide détruits.

« Mon unité travaille uniquement avec des Britanniques. Je les ai rencontrés personnellement, et ils ont détruit deux véhicules qui étaient envoyés contre mes hommes », a-t-il en effet affirmé

Quoi qu’il en soit, d’après The Times, l’action du 12 mai a permis d’arrêter la marche des jihadistes vers Misrata. Sollicité par la presse, le ministère britannique de la Défense (MoD) a fait valoir qu’il ne commentait pas les opérations de ses forces spéciales.

Cependant, les opérations de ce type posent question outre-Manche.

Ainsi, Crispin Blunt, le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes, a ainsi affirmé que « la convention selon laquelle nous ne commentons pas les opérations des forces spéciales sera compromise si elles sont utilisées comme des forces conventionnelles ».

Par ailleurs, et alors que l’aviation américaine a effectué au moins trois raids aériens contre des chefs jihadistes en Libye et que Paris a reconnu avoir mené des vols de reconnaissance français au-dessus du territoire libyen, la Royal Air Force a aussi pris part à des opérations visant l’EI.

Ainsi, il a été rapporté, la semaine dernière, qu’un avion de renseignement et de guerre électronique RC-135W « Airseeker » britannique avait brouillé les communications des jihadistes dans la région de Syrte.

Officiellement, il n’est pas question, pour les puissances occidentales, de lancer une nouvelle intervention militaire en Libye pour détruire la menace que représente l’EI, la priorité étant mise sur l’équipement et le soutien des forces libyennes favorables au gouvernement d’union nationale conduit par Fayez el-Sarraj.

Source : Zone Militaire


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lundi 30 mai 2016

Chammal : Intense activité des Mirage 2000D en Irak

Le fait a déjà été souligné : l’activité cumulée des équipages des 8 Mirage 2000D du détachement chasse déployés sur la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie (ou H5) dans le cadre de l’opération Chammal est 4 à 5 fois plus intense qu’en France.

Et cela s’est encore vérifié entre les 21 et 23 mai 2016. Alors que les forces de sécurité irakiennes (FSI) étaient engagées dans plusieurs opérations contre l’État islamique (EI ou Daesh), notamment dans la région de Kabruk, qui permet de s’assurer le contrôle d’axes menant à Mossoul, ainsi que la vallée de l’Euphrate, les Mirage 2000D de la base H5 ont multiplié les sorties aériennes.

Ainsi, le 21 mai, une patrouille de deux appareils ont effectué un raid planifié à une trentaine de kilomètres au sud de Sinjar (ville récemment reprise par les combattants kurdes irakiens) contre un site de production de véhicules blindés piégés (vehicle-borne improvised explosive device, VBIED), régulièrement utilisés par les jihadistes pour commettre des attentats suicides et percer les dispositifs de défense des forces irakiennes.

Le même jour, les Mirage 2000D ont enchaîné les missions de CAS (Close Air Support – Appui aérien rapproché) dans les régions de Mossoul et de Falloujah, où les FSI ont lancé une offensive. Les avions français ont frappé les jihadistes à 4 reprises et détruit des positions de combat, de l’armement lourd et des véhicules.

Enfin, le lendemain, 4 Mirage 2000D, armés de missiles SCALP (de croisière autonome à longue portée) ont pris part à un raid avec d’autres appareils de la coalition internationale dirigée par les États-Unis ayant pour objectif la destruction d’un site de production d’armes et d’explosifs dans la région de Falloujah.

En 48 heures, les avions de la 3e Escadre de Chasse ont détruit une bonne douzaine d’objectifs, soit près de la moitié de ceux inscrits au tableau de chasse de l’aviation française pour la semaine allant du 18 au 24 mai (27 objectifs de Daesh détruits au total, pour 46 sorties de bombardement).

Des journées de ce genre sont fréquentes pour les aviateurs de la base H5. Le 9 mai dernier, tous les appareils ont été impliqués dans diverses missions – dont une menée avec un bombardier B-52 – ayant abouti à la destruction d’une demi-douzaine d’objectifs.

L’intensité de l’activité des Mirage 2000D s’explique en partie par leur proximité avec le théâtre des opérations, qu’ils rejoignent en près de 35 minutes de vol. En outre, le taux de disponibilité des appareils est excellent : moins de 1% des missions ont dû être annulées pour des raisons techniques. Enfin, si les équipages (pilote et navigateur officier système d’armes) sont très sollicités, les techniciens (mécaniciens, armuriers, etc) le sont tout autant.

Outre ces 8 Mirage 2000D, l’opération Chammal s’appuie notamment sur 6 Rafale basés aux Émirats arabes unis, un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

Un E3F Awacs et un ravitailleur C-135FR (ainsi que des moyens de renseignement) sont ponctuellement déployés.

Source : Zone Militaire


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mardi 10 mai 2016

Allemagne : Attentat au couteau "à priori islamiste" près de Munich...

Un mort et trois blessés dans une attaque "à priori islamiste" au couteau en Allemagne

Des policiers sur le quai de la gare de Grafing, près de Munich, où quatre personnes ont été poignardées par un homme le 10 mai 2016
Un homme a été tué et trois autres personnes blessées mardi près de Munich en Allemagne dans une attaque au couteau au mobile "a priori" islamiste, a annoncé le parquet, la troisième agression du genre depuis septembre dans le pays si la piste était confirmée.
Un Allemand de 27 ans a agressé à l'aube vers 05H00 (03H00 GMT) les quatre personnes dans une gare de S-Bahn (train interurbains) de Grafing, une petite ville au sud-est de Munich.

Un homme de cinquante ans est mort de ses blessures, selon le parquet. Les autres victimes sont âgées de 58, 43 et 55 ans.
"L'agresseur a fait des déclarations sur place (au moment de l'attaque) qui renvoient à une motivation politique, a priori islamiste. La nature exacte de ces déclarations est en train d'être vérifiée", a dit à l'AFP un porte-parole du parquet de la capitale bavaroise.

Selon des médias locaux, citant des témoins, l'assaillant a crié "Allah est grand" en arabe. Selon le parquet et la police le suspect a été arrêté sur les lieux du crime, dans cette cité de quelque 13.000 habitants.
L'homme n'est pas originaire de la région, selon le parquet.
"L'agresseur présumé a été arrêté, il n'y a plus de danger pour la population", a assuré pour sa part une porte-parole de la police, Michaela Gross, à la chaîne de télévision ntv. Selon elle, la gare a été fermée pour permettre aux enquêteurs de travailler.

Un autre porte-parole a indiqué que l'individu n'était pas "très coopératif".

Appel à l'agression au couteau !

Si le mobile de l'attaque est confirmé par l'enquête, il s'agira de la troisième du genre depuis septembre 2015 en Allemagne. Les deux précédentes avaient visé des policiers.
Fin mars une adolescente de 15 ans, ressortissante germano-marocaine, a gravement blessé un membre des forces de l'ordre dans la gare de Hanovre (nord) à l'occasion d'un contrôle de routine dans une gare.
Selon les médias allemands, elle a séjourné à la frontière turco-syrienne avant que sa mère, inquiète de sa radicalisation, ne vienne la chercher sur place et la ramener en Allemagne.
En septembre 2015, un Irakien de 41 ans, en liberté conditionnelle après avoir purgé une peine pour appartenance à une organisation "terroriste" et un projet d'attentat contre un Premier ministre irakien en 2004, a été tué par la police après avoir blessé une policière à Berlin. Là aussi, l'arme utilisée par l'agresseur, Rafik Youssef, était un couteau.

L'Allemagne n'a jusqu'à présent pas été touchée par une attaque jihadiste d'ampleur, contrairement à ses voisins français et belge, mais deux combattants germanophones revendiquant leur appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie ont menacé le pays et la chancelière Angela Merkel en août 2015.
Ils appelaient leurs "frères et soeurs" à commettre des attentats solitaires "au couteau" par exemple contre les "mécréants". Ils avaient juré vouloir se venger du soutien allemand à la lutte contre l'EI et de la présence de l'armée allemande en Afghanistan.

Depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, les autorités allemandes ont à maintes reprises indiqué que l'Allemagne était aussi une cible pour les jihadistes. Elles s'inquiètent en particulier des retours de Syrie et d'Irak de combattants formés aux armes et aguerris au combat.
Selon le renseignement intérieur allemand, au total quelque 740 personnes ont quitté l'Allemagne pour rejoindre des groupes jihadistes comme l'Etat islamique (EI) ou le front Al-Nosra en Syrie ou en Irak. Un tiers sont rentrés et environ 120 d'entre eux auraient été tués.

Source : AFP/Andreas Gebert / LeParisien.fr

Ndlr : Selon la police allemande, le caractère "islamiste" de cette agression n'est pas encore prouvée. L'agresseur serait notamment suivit pour des troubles psychiatriques...


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vendredi 25 mars 2016

Syrie - Irak : Palmyre et Mossoul, bientôt libérées ?

Les troupes syriennes seraient dans Palmyre tandis que la reconquête de Mossoul a été lancée en Irak

" Daesh recule », a affirmé, ce 24 mars 2016, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense. Au cours de ces dernières semaines, l’organisation jihadiste a en effet perdu du terrain que ce soit en Irak et en Syrie.

Avec l’appui aérien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, les forces irakiennes et kurdes ont ainsi repris le contrôle de Sinjar et de Ramadi tandis que l’État islamique (Daesh ou EI) a été chassé de son bastion syrien de Chadadi, où son chef militaire, Omar al-Chichani, a été mortellement touché par une frappe américaine.

Mais ce n’est qu’un début. Maintenant que, comme s’en est félicité M. Le Drian, les forces russes ciblent « systématiquement » Daesh, les forces gouvernementales syriennes ont lancé, le 7 mars 2016, une offensive visant à reprendre la ville antique de Palmyre, tombée aux mains des jihadistes en mai 2015.

D’après les dernières informations disponibles (à prendre toutefois avec précaution), l’armée syrienne serait entrée dans la ville. Du moins, c’est ce qu’affirment, d’après l’AFP, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) qui, bien que basée à Londres, dispose d’un large réseau d’informateurs dans le pays, ainsi qu’une source militaire syrienne.

Cette dernière a ainsi assuré que l’armée était « entrée » dans Palmyre par le « côté nord-ouest », après avoir pris « le contrôle d’une partie de la Vallée des tombeaux ». Et d’ajouter : « Les violents combats se poursuivent (contre l’EI) dans la zone ».

En Irak, les choses se précisent pour la reprise de Mossoul, ville tenue par Daesh depuis juin 2014 et dont la reconquête d’ici la fin de cette année a été promise par Haider al-Abadi, le Premier ministre irakien.

« Dans le cadre des opérations de libération de Ninive et des secteurs affiliés, les forces armées et les Unités de mobilisation populaire (coalition de milices chiites) ont débuté la première phase des opérations de conquête », a en effet annoncé, ce 24 mars, l’état-major irakien.

De leur côté, les forces kurdes irakiennes (Peshmergas) ont aussi entamé un mouvement vers al-Qayyara, localité située au sud de Mossoul, à partir de Makhmour. Selon un de leurs chefs, Araz Mirkham, leur avancée a déjà permis de libérer au moins 4 villages jusqu’alors occupés par Daesh.

Cela étant, la partie s’annonce difficile, les jihadistes ayant eu tout le temps voulu pour consolider leurs défenses à Mossoul. Des analystes craignent qu’ils aient adopté un système défensif inspiré par celui que les rebelles tchétchènes mirent en place à Grozny, en 2000, contre les forces russes.  

Source : Zone Militaire

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mardi 22 mars 2016

Bruxelles attentats terroriste : Plus de 30 morts dans le métro et à l'aéroport !

Attentats islamistes à Bruxelles
Plus de 30 morts à l'aéroport et dans le métro !

La Belgique est en état d’alerte maximale, mardi 22 mars, après que des explosions sont survenues à l’aéroport et dans une station de métro de Bruxelles, faisant au moins 13 morts et 35 blessés. Que sait-on de la situation sur place ?

Une double explosion à l’aéroport

Deux explosions ont secoué l’aéroport Zaventem de Bruxelles vers 8 heures dans le hall des départs. Les façades ont été brisées et les plafonds éventrés. L’origine des explosions demeure pour l’instant inconnue. Au moins 13 personnes ont été tuées et 35 blessés, selon un premier bilan du parquet fédéral communiqué à la chaîne publique RTBF.

Une explosion dans le métro

Une explosion est survenue peu après 9 heures dans la station de métro Maelbeek, non loin des institutions européennes, dans l’est de Bruxelles. Aucun bilan n’a pour l’instant été établi.

La ville bouclée

L’aéroport a été évacué et fermé et n’est plus desservi ni par les trains ni par les bus. L’ensemble du réseau de métro a été fermé et les trains Eurostar à destination ou au départ de la capitale belge ne circulent plus. Le Parlement européen, qui se situe à cinq minutes de la station de métro Maelbeek, est passé en alerte jaune renforcée. Le centre de crise belge appelle chacun « à rester où il est », que ce soit à l’école, sur son lieu de travail ou à son domicile.

Alerte renforcée

Le niveau d’alerte antiterroriste est repassé au niveau 4, son niveau maximal, pour l’ensemble de la Belgique. Il était jusque-là au niveau 3. Le plan catastrophe a été déclenché à l’aéroport.

En dehors de la Belgique, des mesures de sécurité renforcées ont été mises en place à l’aéroport de Francfort, l’un des plus grands d’Europe, et dans les aéroports néerlandais et londoniens. En France, 1 600 policiers supplémentaires ont été déployés aux frontières et dans les infrastructures de transport. Des mesures de sécurité renforcées sont mises en place dans les gares et les aéroports.

Un contexte particulier

Ces explosions interviennent quatre jours après l’arrestation à Molenbeek, une commune de l’agglomération bruxelloise, de Salah Abdeslam, suspect-clé du commando des attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

Source : LeMonde.fr

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jeudi 17 mars 2016

Paris projet terroriste : Quatre personnes suspectées de préparer des attentats arrêtées en région parisienne !

Les suspects, fichés pour islam radical, projetaient de commettre un attentat au coeur de Paris !

Un homme a été interpellé en région parisienne dans l'enquête sur les attentats du 13 novembre.
Trois hommes et une femme ont été interpellés ce mercredi à l'aube en région parisienne par les services de renseignement français. L'un d'eux était assigné à résidence dans le cadre de l'état d'urgence.

Arrestation de quatre personnes suspectées de préparer des attentats à Paris

La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a arrêté ce matin quatre personnes suspectées de préparer un attentat à Paris. Il s’agit de deux frères français d’originie turque, Aytac et Ercan B., de Youssef E., un islamiste radical connu des services antiterroristes, ainsi que de sa compagne. Les interpellations se sont déroulées sans heurt, en Seine-Saint-Denis et dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

Si une cartouche de kalachnikov non percutée, un coffre-fort et un pistolet d’alarme ont été retrouvés selon TF1, aucune arme de guerre n’a été saisie lors des perquisitions. Seul du matériel informatique et des clés USB ont été découverts, ce qui fait dire à une source policière contactée par Libération «qu’on ne peut pas, à ce stade, parler avec certitude de projet d’attentat imminent faute d’éléments matériels».

Le principal suspect Youssef E., âgé de 28 ans, était assigné à résidence depuis le 29 février dans le cadre de l’état d’urgence. Selon des sources spécialisées, il aurait appelé sa fille «Jihad». En mars 2014, il avait été condamné à 5 ans de prison dont un avec sursis mais avait été libéré, selon TF1, en octobre 2015. En 2012, Youssef E. avait été interpellé à l’aéroport de Saint-Etienne alors qu’il s’apprêtait à rejoindre la Syrie avec Salah-Eddine G., 26 ans, et Farès F., 23 ans. A l'époque, il était considéré comme «l'émir du groupe» et entretenait des liens avec le niçois Omar Omsen - de son vrai nom Omar Diaby -, l'un des principaux recruteurs du jihad français, mort depuis en Syrie. Les enquêteurs avaient alors exhumé plusieurs photos de l'ordinateur de Youssef E., sur lesquelles il se mettait en scène, le visage dissimulé, et porteur d'un sabre.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a indiqué que «Youssef E. était néanmoins toujours susceptible d’être en contact avec l’Etat islaminque (EI) en Syrie.» Les enquêteurs vont désormais analyser le contenu des supports informatiques et disposent de 96 heures maximum pour mener leurs interrogatoires.

Source : Liberation.fr - Willy Le Devin

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vendredi 4 mars 2016

Terrorisme : La police espagnole saisit 20.000 uniformes militaires destinés à Daech

Les polices de Valence et Alicante ont annoncé jeudi 3 mars avoir saisi 20.000 uniformes militaires destinés à habiller des djihadistes en Syrie et en Irak. Un chiffre qui laisse présager de l'ampleur des groupes terroristes, dont Daech.

"Une quantité suffisante pour équiper toute une armée". C'est ce que la police espagnole a annoncé après avoir saisi, jeudi 3 mars, 20.000 uniformes militaires destinés à des groupes djihadistes en Irak et en Syrie. Parmi eux, l'organisation Etat islamique.

Les uniformes ont été découverts dans trois conteneurs saisis dans les ports de Valence et Alicante en février lors du démantèlement par la police d'un réseau qui envoyait des armes et du matériel militaire aux organisations djihadistes sous couvert d'aide humanitaire, a indiqué la police dans un communiqué.

"Vêtements d'occasion"

Sept personnes avaient alors été arrêtées dans le cadre d'une enquête ouverte en 2014 sur "les structures étrangères" fournissant un soutien logistique à Daech et au Front Al-Nosra, branche d'Al-Qaida en Syrie. "Les conteneurs transportant les uniformes étaient déclarés comme 'vêtements d'occasion' afin de ne pas éveiller les soupçons et pouvoir passer les différents contrôles douaniers sans difficulté", a ajouté la police.

"Avec les quelque 20.000 uniformes militaires et accessoires, il aurait été possible d'équiper toute une armée prête à combattre sur n'importe quel champ de bataille", selon le communiqué. L'une des entreprises gérées par les suspects arrêtés en février se consacrait à l'importation de vêtements usagés.

Sous couvert d'aide humanitaire

L'un des suspects arrêtés organisait l'envoi en Syrie et en Irak "de matériel militaire, d'argent, d'équipements électroniques et de transmission, d'armes à feu et de précurseurs utilisés pour la fabrication d'explosifs" par l'intermédiaire d'une société, avait expliqué la police à l'époque.

Le matériel était expédié dans des conteneurs fermés sous couvert d'aide humanitaire et les envois étaient financés par la "hawala", un système islamique informel de transfert de fonds, beaucoup plus discret que les transferts bancaires classiques. Le chef du réseau avait en outre des relations "constantes" avec un membre de Daech, qui lui avait demandé à plusieurs reprises de recruter des femmes en vue de les marier à des djihadistes en Syrie.

Source : Metronews.fr


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jeudi 4 février 2016

Forces spéciales : Elles sont "au taquet" selon le général de Villiers du CEMA

À mesure qu’une solution politique s’éloigne, la perspective d’une éventuelle – et nouvelle – opération militaire se rapproche en Libye. En tout cas, il en est de plus en plus question. En effet, les rivalités libyennes, avec deux gouvernements – dont l’un est reconnu par la communauté internationale – qui s’affrontent, profitent à la branche libyenne de l’État islamique (EI ou Daesh) ainsi qu’à d’autres organisations jihadistes.

Si elle persiste, cette situation pourrait déstabiliser les pays voisins, déborder sur la bande sahélo-saharienne jusque dans le nord du Nigéria, où Boko Haram, un groupe jihadiste ayant fait allégeance à l’EI, reste très actif. En outre, entre Syrte et Palerme (Sicile), il n’y a que la Méditerranée à traverser…

En outre, même si la priorité reste encore l’obtention d’un accord entre les factions libyennes, le président Obama a prévenu que les États-Unis iraient traquer les jihadistes jusqu’en Libye si nécessaire. Par ailleurs, Roberta Pinotti, la ministre italienne de la Défense, a assuré, au Corriere della Sera, que « les puissances occidentales se préparaient à combattre l’EI même en cas d’échec des négociations politiques ».

En cas d’opération militaire, la France pourrait-elle y participer ? De l’aveu du général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), cela semble compliqué pour le moment.

« Nous sommes au taquet de nos contrats opérationnels », a en effet affirmé le CEMA, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de défense, dont Reuters a fait un compte-rendu. Et ce n’est pas le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui le contredira : en février 2015, il avait utilisé la même expression alors qu’il était l’invité de l’émission « Le grand rendez-vous », d’Europe1 et du quotidien Le Monde.

Aussi, pour le général de Villiers, pour prendre part à une nouvelle opération militaire, il n’y aurait que « deux solutions », à savoir « se désengager de quelque part ou bien augmenter le budget (de la Défense), ce qui demande du temps. »

Actuellement, les forces françaises sont engagées au Levant (Chammal), au Sahel (Barkhane), au Liban (Daman), en Centrafrique (Sangaris) et, bien évidemment, sur le territoire national (Sentinelle). Pour le moment, seul un désengagement de République centrafricaine peut être envisagé.

Cela étant, le général de Villiers ne semble pas très chaud à l’idée d’une intervention en Libye. «Ouvrir un théâtre, ça dépend : pour quoi faire ?», a-t-il demandé. « Avant tout engagement militaire, il faut une stratégie globale avec un effet final recherché (…) Faire une guerre pour faire une guerre n’apporte pas la paix, on a des exemples récents, la Libye, l’Irak », a-t-il ajouté. « Il faut une réflexion globale, l’évaluation stratégique est en cours, ce n’est pas très facile », a-t-il fait valoir.

Source : Zone Militaire


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