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samedi 14 avril 2018

Syrie : Etats-Unis, France et Royaume-Uni - Frappes aériennes contre des cibles militaires...

Washington, Paris et Londres mènent une série de frappes ciblées en Syrie

L’opération a visé des sites militaires et un centre de recherche soupçonnés d’héberger le programme chimique du régime, à Damas et près de Homs.

Après plusieurs jours de tergiversations, les Etats-Unis et leurs alliés sont entrés en action. Lors d’une allocution très solennelle, depuis la Maison Blanche, Donald Trump a annoncé, vendredi 13 avril, que Washington lançait des frappes contre la Syrie, en coordination avec la France et le Royaume-Uni.

    « Il y a peu de temps, j’ai ordonné aux forces armées des Etats-Unis de lancer des frappes de précision contre des cibles associées aux capacités chimiques militaires du dictateur syrien Bachar Al-Assad. Une opération combinée est en cours avec la France et le Royaume Uni, nous les remercions tous les deux. »

Il s’agit d’une réponse directe à l’attaque chimique présumée récemment menée à Douma, ville de Ghouta orientale, un territoire situé sur les marges orientales de la capitale syrienne Damas. Ces dernières heures, la France et les Etats-Unis avaient affirmé avoir les preuves que le régime de Bachar Al-Assad était responsable de cette attaque, qui a fait des dizaines de morts.

L’opération durera « aussi longtemps qu’il le faudra », a assuré M. Trump lors de son intervention, alors que les premières explosions résonnaient à Damas. Mais, un peu plus d’une heure plus tard, le général Joe Dunford, chef d’état-major américain, a annoncé, lors d’une conférence de presse, que les tirs étaient déjà terminés. A son côté, le secrétaire américain à la défense, James Mattis, a souligné qu’il s’agissait de « frappes ponctuelles », d’autres actions militaires n’étant pas prévues pour l’instant.

Le régime de Damas a dénoncé « l’agression tripartite contre la Syrie », « une violation flagrante du droit international », « vouée à l’échec », a rapporté l’agence officielle Sana.

Des cibles liées aux armes chimiques

Au moment même où le président américain s’exprimait, plusieurs journalistes présents à Damas ont fait état d’explosions dans la capitale syrienne. Le quartier de Barzeh a été touché, selon un témoin.

D’après le chef d’état-major des forces armées américaines, la première cible était un centre de recherches à Damas. Les frappes ont aussi visé un arsenal d’armes chimiques. Il n’y a pas eu de pertes américaines lors des opérations menées au lever du jour, et rapidement achevées. Les Etats-Unis et leurs alliés ont toutefois frappé plus lourdement la Syrie que lors des tirs de missiles d’avril 2017.

Londres a annoncé de son côté avoir visé un « complexe militaire » près de Homs, importante ville située au nord de Damas. Cette cible, « où le régime est supposé conserver des armes chimiques », a été sélectionnée suite à une « analyse scientifique très méticuleuse », visant à maximiser la destruction de l’arsenal chimique syrien, selon le ministère britannique de la défense.

Le ministère russe de la Défense a lui précisé qu’aucune des frappes occidentales en Syrie n’avait atteint les abords des bases aérienne et navale russes sur le territoire syrien.

Pour Trump, la Russie « a trahi ses promesses »

Au cours de son allocution, le président américain s’en est aussi pris directement à la Russie, puissance alliée du régime de Damas. M. Trump a exhorté Moscou « à quitter la voie sinistre du soutien à Assad », il a affirmé que la Russie « a trahi ses promesses » sur l’élimination des armes chimiques.

« Un coup a été porté contre la capitale d’un Etat souverain qui a tenté pendant de nombreuses années de survivre au milieu d’une agression terroriste », a répliqué sur Facebook la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Maria Zakharova. Les frappes occidentales contre la Syrie interviennent « au moment où elle avait une chance d’avoir un avenir pacifique », a-t-elle déclaré.

Les Occidentaux assurent avoir épuisé « tous les recours »

Quelques minutes après le président américain, Emmanuel Macron, qui s’est régulièrement entretenu par téléphone avec Donald Trump ces derniers jours, a confirmé la participation française à ces opérations dans un communiqué :

« Nous ne pouvons pas tolérer la banalisation de l’emploi d’armes chimiques, qui est un danger immédiat pour le peuple syrien et pour notre sécurité collective. »

Le président de la République a aussi annoncé la poursuite des efforts diplomatiques dans le cadre des Nations unies (ONU), où la Russie a pourtant sans cesse utilisé son droit de veto, pour s’opposer à des résolutions visant le régime syrien :

« La France et ses partenaires reprendront, dès aujourd’hui, leurs efforts aux Nations unies pour permettre la mise en place d’un mécanisme international d’établissement des responsabilités, prévenir l’impunité et empêcher toute velléité de récidive du régime syrien. »

Le chef de l’Etat a précisé que, « conformément à l’article 35, alinéa 2, de la Constitution, le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d’intervention de nos forces armées à l’étranger ».

De son côté, la première ministre britannique Theresa May a affirmé depuis Londres qu’il n’y avait « pas d’alternative à l’usage de la force » :

« Nous avons cherché tous les recours diplomatiques, a-t-elle ajouté, mais nos efforts ont été constamment déjoués. »

Des frappes en représailles à l’attaque de Douma

L’attaque chimique supposée, attribuée au régime syrien, qui a provoqué les représailles occidentales, a eu lieu à Douma, dans la Ghouta orientale, alors encore aux mains des rebelles. La ville a été reprise par l’armée syrienne, soutenue par la Russie, le jeudi 12 avril. Si les « casques blancs » avancent le chiffre de 43 morts, le comptage des corps sur des vidéos permet de confirmer la présence de 34 cadavres sur le site de l’attaque.

Bien que se disant convaincus de la responsabilité du régime de Bachar Al-Assad, les Occidentaux ont temporisé face aux craintes d’une escalade.

Lors d’une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, vendredi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est inquiété « des tensions de plus en plus vives ». « L’incapacité à trouver un compromis pour établir un mécanisme d’enquête menace de conduire à une escalade militaire totale », a-t-il averti, appelant les membres du Conseil de sécurité « à agir de manière responsable dans ces circonstances dangereuses ».

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui doit se réunir lundi, a annoncé que ses experts étaient en route pour la Syrie et commenceraient leur travail samedi.

Source : LeMonde.fr / Photo AFP

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jeudi 5 avril 2018

Etats-Unis : Syrie du Nord et Kurdistan, des renforts américains à Manbij

Libérée du joug de l’État islamique (EI ou Daesh) en 2016 par les Forces démocratiques syriennes (FDS), avec le soutien de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, la région de Manbij, située dans le nord de la Syrie, cristallise toutes les tensions.

Dès que cette ville a été conquise par les FDS, dont font partie les milices kurdes syriennes, considérées comme terroristes à Ankara, la Turquie a lancé l’opération « Bouclier de l’Euphrate » en direction de Jarabulus et d’al-Bab, situées au nord de Manbij.

S’il était question de chasser l’EI de ces deux localités, l’objectif d’Ankara était aussi d’empêcher les Kurdes syriens de consolider leurs positions près de la frontière et de prendre Manbij aux FDS. Mais l’opération turque n’alla pas plus loin, les forces spéciales américaines s’étant déployées dans la ville.

Alors qu’il restait encore à chasser les jihadistes de Raqqa, il était hors de question pour la coalition de compliquer davantage la situation, d’autant plus que les milices kurdes syriennes devaient jouer encore un rôle déterminant dans la bataille qui se dessinait.

Seulement, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a de la suite dans les idées. Après avoir lancé une nouvelle offensive contre les Kurdes syriens à Afrin [opération « Rameau d’olivier »], Ankara ne fait pas mystère de son intention de marcher en direction de Manbij.

Le problème est que l’offensive turque détourne les FDS du combat contre Daesh, qui tient encore quelques positions sur la rive orientale de l’Euphrate. En un mot, les données du problème n’ont pas changé par rapport à l’an passé.

Mais cette fois, le président Erdoğan semble déterminé à aller jusqu’au bout. D’où les menaces et les vitupérations à l’endroit de son homologue français, Emmanuel Macron, coupable à ses yeux d’avoir proposé une médiation entre les FDS et Ankara et ne pas exclure de « reproportionner » le dispositif militaire de l’opération Chammal dans le nord de la Syrie « pour atteindre » les « objectifs contre Daesh », dans le cadre de la coalition internationale.

Pour le moment, on ignore si des militaires français doivent être redéployés à Manbij où, par ailleurs, deux sous-officiers de la coalition – un britannique du 3rd Battalion, Parachute Regiment et un américain de la Delta Force – ont été tués par l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED), le 30 mars.

En tout cas, des militaires américains sont présents à Manbij. Le chiffre d’environ 300/350 hommes circule. Et cette présence aurait été même récemment renforcée, comme l’a confirmé un reponsable du Pentagone auprès du site spécialisé Military.com.

L’agence turque Anadolu avait parlé, il y a deux jours, de l’arrivée de 300 soldats et d’un « grand nombre de blindés et bulldozers sur la ligne de front de l’opération Bouclier de l’Euphrate, à l’ouest de la sous-préfecture Manbij. » Et d’ajouter : « Les unités de renfort ont entamé leurs patrouilles ces 3 derniers jours dans la région de Rassoulayn, juste en face du poste-frontière turc Ceylanpinar. »

En réalité, d’après le responsable du Pentagone, les « estimations turques sont exagérées ». Pour autant, il n’a pas donné de détails sur les renforts envoyés à Manbij. Si ce n’est que des blindés Stryker des véhicules MRAP (Mine Resistant Ambush Protected vehicles)y ont effectué des patrouilles, avec la bannière étoilée bien visible, comme en 2017.

« La coalition internationale a augmenté le nombre de ses forces à Manbij », a également affirmé Mohammed Abu Adel, le chef du Conseil militaire de Manbij, selon l’AFP. « Nous prenons les menaces turques au sérieux », a-t-il dit. « Les forces de la coalition ont récemment augmenté leurs patrouilles », a déclaré Khalil Mustafa, un commandant des FDS.   

Source : Zone Militaire

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jeudi 22 mars 2018

IRAK : Décès d'un légionnaire du 2ème REI de Nîmes au service de la France

Caporal Bogusz Pochylski mort au service de la France

Mercredi soir, le Caporal Bogusz Pochylski, du 2ème Régiment Etranger d’Infanterie de Nîmes, est décédé dans le cadre d’une opération d’entraînement au profit des forces de sécurité Irakiennes.

La ministre de la Défense Florence Parly a annoncé mercredi soir à l'Assemblée le décès d'un soldat français à Bagdad dans le cadre de l'opération Chammal.

"Nous avons appris qu'un légionnaire du 2ème régiment étranger d'infanterie a perdu la vie à Bagdad. Il était âgé de 31 ans et célibataire", a annoncé Mme Parly aux députés lors des débats sur la loi de programmation militaire.

L'armée de terre a annoncé en même temps sur twitter le décès du caporal Bogusz Pochylski, "mort dans l'accomplissement de sa mission au service de la France". Les députés ont observé une minute de silence.

Source : FranceTVinfo.fr / © SIRPA TERRE / AFP

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mercredi 7 mars 2018

Syrie : Crash d'un avion militaire russe Antonov sur la base de Hmeimim, 39 morts

Les 32 personnes à bord de l'Antonov 26 ont été tués dans l'accident survenu lors de l'atterrissage de l'appareil sur l'aérodrome russe de Hmeimim, dans le nord-ouest du pays. Le problème technique est privilégié mais «toutes les versions possibles» vont être étudiées.

Un avion de transport militaire russe Antonov 26 s'est écrasé, ce mardi, lors de son atterrissage, sur l'aérodrome de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie. Les vingt-six passagers et six membres d'équipage présents à bord ont tous été tués dans l'accident a annoncé l'armée russe. Le ministère de la Défense a indiqué, dans un communiqué, que «la catastrophe est apparemment due à un problème technique», tout en précisant que l'appareil, qui s'est écrasé à 500 mètres de la piste d'atterrissage de la base russe, n'avait «pas été visé par des tirs». Mais une commission du ministère de la Défense est chargée d'étudier «toutes les versions possibles de ce qui s'est passé». Le président russe, Vladimir Poutine, a présenté ses condoléances aux familles des victimes du crash et reçu le ministre de la Défense, Sergeï Choïgou, qui avait annoncé l'accident plus tôt.

Plusieurs accidents d'avions militaires dénombrés

L'avion qui s'est écrasé ce mardi, un Antonov 26, est un appareil qui réalise des courts et moyens courriers et peut transporter jusqu'à quarante personnes à 6.000 mètres d'altitude. Cet accident aérien sur la base de Hmeimim n'est pas le premier.

Déjà, en octobre 2017, un bombardier Soukhoï Su-24 s'était écrasé au décollage de Hmeimim, tuant les deux pilotes à bord. En décembre 2016, un avion Tupolev Tu-154, qui transportait certains membres des Chœurs de l'Armée Rouge, s'était écrasé peu après son décollage de la station balnéaire de Adler, au sud d la Russie, et en direction de la base militaire syrienne de Hmeimim. Le drame avait secoué la Russie entière à l'annonce de la mort des 64 figures du célèbre Ensemble Alexandrov. Et une journée de deuil national avait été annoncée par Vladimir Poutine.

La base de Hmeimim, cible d'attaques

Depuis septembre 2015, et le début de son intervention militaire en Syrie, la Russie a déployé des dizaines d'avions d'attaque et de bombardiers, qui opèrent à partir de la base aérienne de Hmeimim, située dans le fief alaouite du président syrien Bachar el-Assad, près de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie. Ces derniers mois, la base militaire russe a été visée à de multiples reprises. Le 31 décembre, des tirs de mortier commis par des combattants (dont l'affiliation n'avait pas été rendue publique) avaient fait deux morts et des appareils russes, parmi lesquels des avions militaires, avaient été endommagés.

Quelques jours après, dans la nuit du 5 au 6 janvier, des «drones chargés d'explosifs» avaient attaqué cette même base, mais également la base russe de Tartous, plus au sud. L'attaque n'avait pas fait de victimes et aucuns dégâts n'avaient été observés. Depuis le début de l'intervention russe en Syrie, 45 soldats russes sont morts, selon un bilan officiel, sans compter le crash de ce mardi.

Source : LeFigaro.fr

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dimanche 11 février 2018

Israël : Un F-16 de Tsahal s’est écrasé après un raid contre des cibles iraniennes en Syrie

Vers 4 heures (ndlr: 10/02/2018), un hélicoptère de combat israélien – a priori un AH-64 Apache – a intercepté un drone de conception iranienne qui, lancé depuis la Syrie, s’était infiltré dans l’espace aérien d’Israël, à la hauteur du lac de Tibériade.

Dénonçant une « grave violation de sa souveraineté », Tsahal a lancé immédiatement une opération devant viser la base d’où avait décollé le drone en question.

Ces frappes ont visé « la défense antiaérienne syrienne et des cibles iraniennes en Syrie. Douze cibles, dont trois batteries de défense antiaériennes et quatre cibles militaires iraniennes ont été attaquées. Des missiles antiaériens ont été tirés vers le nord d’Israël, déclenchant l’alarme », a ensuite expliqué Tsahal.

Parmi les cibles visées, a précisé le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, un porte-parole de Tsahal, figuraient « des systèmes de contrôle iraniens qui avaient envoyé le drone dans l’espace aérien israélien. »

Côté syrien, l’agence officielle SANA, citant une source militaire, a confirmé ce raid israélien en indiquant que « l’ennemi sioniste » avait « mené à l’aube une nouvelle agression contre l’une des bases militaires dans le centre du pays », laquelle serait vraisemblablement celle de Tiyas, près de Palmyre. Et d’ajouter que « plus d’un avion » de Tsahal avait été touché par la défense aérienne syrienne.

Source : Zone Militaire

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Taper sur Israël est excellent pour tenter de rassembler le monde musulman...

Israël a mené samedi 10 février une série d'attaques aériennes en Syrie, frappant des cibles militaires syriennes mais aussi iraniennes au cours du plus sévère accès de tensions impliquant les trois pays depuis des années. C'est aussi la première fois depuis longtemps qu'Israël perd un F-16 au combat. Interrogé dimanche sur franceinfo, Frédéric Encel, spécialiste du Moyen-Orient estime que cet épisode est loin d'être anodin.

Cet épisode est-il à prendre extrêmement au sérieux ?

Frédéric Encel : Oui, il est à prendre très au sérieux. On parle d'une escalade entre Israël et l'Iran. Or, l'Iran est la grande puissance chiite montante dans la région, rivale de l'axe sunnite. À la faveur de la cruelle guerre civile qui prévaut en Syrie depuis six ans, nous avons une implication plus importante encore de l'Iran dans cette région. Outre le Hezbollah au Liban, l'Iran se déploie à travers plusieurs autres groupes chiites et à travers le pouvoir de Bachar al-Assad. Du côté israélien, on craint une espèce de continuum qui irait de Téhéran à la Méditerranée, en passant par toute la frontière septentrionale de l'État hébreu.

Sait-on avec précision qui a abattu cet appareil israélien ?

Ce sont soit des techniciens iraniens, soit des techniciens du Hezbollah installés en Syrie. Mais finalement, que ce soit des gens du Hezbollah ou des soldats iraniens, cela ne change pas grand-chose, dans la mesure où ce sont de toute façon des missiles apportés là par l'Iran. C'est une certitude. Toutes les capacités balistiques dont dispose aujourd'hui Assad en Syrie ou le Hezbollah au Liban proviennent de l'Iran. C'est la raison pour laquelle les Israéliens considèrent que c'est plus dangereux que ce qui se passait auparavant.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a récemment accusé l'Iran de vouloir "détruire" l'État hébreu. Pensez-vous que c'est réellement l'objectif de Téhéran ?

Non, je ne le crois pas. Je crois qu'on est dans une dimension rhétorique. Les ultra-conservateurs à la tête du régime iranien depuis 1979 considèrent que taper Israël sur le plan rhétorique est excellent pour tenter de ramener une grande partie du monde musulman derrière eux. Mais fondamentalement, sur le terrain, de 1979 à aujourd'hui, si l'on excepte la guerre entre le Hezbollah et Israël en 2006, il n'y a pas eu directement de mise en application des menaces de destruction d'Israël par l'Iran.

Source : FranceTVinfo.fr

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jeudi 21 décembre 2017

Chammal : Les opérations aériennes françaises vont se poursuivre contre Daesh...

Les opérations aériennes françaises devraient continuer au Levant, même après la fin du « califat » de l’EI

Entre les missions ponctuelles de police du ciel menées au profit des États baltes, les opérations Barkhane (Sahel) et Chammal (Levant), les vols de reconnaissance régulièrement effectués en Libye et la protection de l’espace aérien français (sans oublier les missions quotidiennes de service public), l’armée de l’Air est très sollicitée, au point que cela provoque une accumulation de « déséquilibres organiques ». Et le « risque d’un effondrement est réel », selon son chef d’état-major (CEMAA), le général André Lanata.

D’autant plus que désormais, des opérations comme Chammal et Barkhane s’inscrivent dans le temps long. Et se pose donc la question de la «capacité à durer», c’est à dire à tenir la distance. C’est la raison pour laquelle le général Lanata plaide pour maintenir le nombre d’avions de combat en ligne à 215, alors qu’il était jusqu’à présent prévu de n’en compter que 185 en 2021, après le retrait en service des Mirage 2000N et des Mirage 2000C.

Pour redonner du potentiel (le CEMAA parle de « réparer le présent »), il faudrait moins d’engagements. Et au vu de la situation actuelle, on ne tend pas vers cela… Pourtant, il pourrait être envisagé de réduire l’effort en Syrie et en Irak, étant donné que le califat proclamé par l’État islamique (EI ou Daesh), vit certainement ses dernières semaines, surtout après la défaite des jihadistes à Deir ez-Zor (ville reprise par les forces syriennes, aidées par la Russie) et al-Qaim (désormais sous contrôle des troupes irakiennes, appuyées par la coalition dirigée par les États-Unis).

Ainsi, la semaine passée, l’aviation française n’a effectué qu’une seule frappe en Irak, pour 39 sorties, essentiellement dédiées au renseignement et à la reconnaissance.

Mais tel n’est pas l’avis du général Lanata. « Il est difficile à ce stade de prédire avec certitude l’évolution de cette campagne dans les mois à venir. Après Raqqa, les opérations vont se poursuivre pour éliminer Daesh dans la basse vallée de l’Euphrate. La phase de stabilisation qui devrait suivre la chute du califat, sera certainement longue et exigeante en termes de moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) et d’appui aérien, bien que probablement moins cinétique que ce que nous avons vécu jusqu’à maintenant », a-t-il expliqué aux députés de la commission de la Défense.

Et le CEMAA d’ajouter : « C’est du moins l’expérience que nous avons faite sur les théâtres d’opérations précédents en Afghanistan comme au Mali. Il s’agit d’une phase essentielle aux opérations militaires car elle conditionne souvent la reprise du processus politique et diplomatique. Il ne faut donc en sous-estimer ni l’importance, ni la complexité. »

Par ailleurs, le général Lanata est revenu sur l’environnement complexe dans lequel doivent évoluer les aviateurs (mais aussi les marins de la chasse embarquée).

« L’imbrication des forces au sol est de plus en plus marquée, au fur et à mesure que l’étau se resserre sur Daech en Syrie. Il en est de même dans les airs. Les avions de la coalition évoluent désormais quotidiennement dans un mouchoir de poche à proximité des Sukhoï russes et des Mig syriens, tout cela au cœur des systèmes de défense sol-air des forces armées russes et syriennes », a expliqué le CEMAA. Aussi, selon lui, «ceci illustre la complexité de la situation.»

Le général Lanata fait le constat que les forces aériennes ont produit des effets militaires décisifs contre Daesh. Seulement, a-t-il ajouté, il en «résulte mécaniquement que les espaces aériens dans lesquels nous opérons sont de plus en plus contestés : moyens de défense sol-air et chasseurs de dernière génération sont au cœur de l’engagement des forces de part et d’autre.» Et c’est une «réalité avec laquelle nous allons devoir compter sur nos théâtres d’opérations», a-t-il estimé.

Enfin, le CEMAA a aussi fait le constat que « l’enjeu du contrôle du terrain est lié en réalité à celui du contrôle de l’espace aérien face à des rivaux disposant de capacités symétriques aux nôtres ». Et les rivaux dont il est question sont les forces aériennes russes et syriennes pour le cas du Levant. « Dans un conflit de type symétrique, soit vous disposez des instruments de suprématie aérienne et vous avez une chance de l’emporter, soit vous ne les avez pas et vous êtes certain de perdre! Ceci est démontré historiquement », a-t-il fait remarquer aux députés.

Cela oblige donc les personnels de l’armée de l’Air, dont évidemment les équipages, à rester « au meilleur niveau, tant en termes d’équipements que de préparation opérationnelle, pour maîtriser des situations potentiellement conflictuelles et continuer de faire peser notre volonté par la voie des airs, sans tomber dans les pièges que ce type de situation pourrait engendrer du fait de la contraction des espaces de manœuvre », a fait valoir le général Lanata.      

Source : Zone Militaire

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samedi 4 novembre 2017

OPEX : Deux militaires français blessés par un drone armé de l’État islamique

En octobre 2016, on apprenait que deux aviateurs du Commando Parachutiste de l’Air 10 (CPA 10) de la Task Force Hydra avaient été gravement blessés par l’explosion d’un drone piégé par l’État islamique (EI ou Daesh), alors qu’ils se trouvaient à Erbil (Kurdistan irakien). Mais ils n’ont pas été les seuls à avoir été touchés par ce mode d’action.

En effet, lors d’une audition au Sénat, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, a révélé, sans donner de date, que deux militaires du 13e Régiment de Dragons Parachutistes (RDP) ont été « blessés dans une colonne des forces irakiennes par un drone que l’on trouve dans le commerce, sur lequel une caméra et une griffe permettant d’emporter une sous-munition avaient été ajoutées. » Et d’ajouter que cet engin aurait presque réussi à « renverser le rapport de force. »

« La qualité de nos instructeurs a permis à l’armée irakienne de réinvestir Mossoul, et on subit des pertes causées par un drone de 250 euros! », s’est insurgé le CEMAT, qui entend tirer les enseignements de cette affaire.

Source : Zone Militaire

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samedi 23 septembre 2017

OPEX : Un parachutiste français des forces spéciales mort pour la France en zone irako-syrienne

Un parachutiste français "tué au combat" dans la zone irako-syrienne, annonce l'Elysée

Il s'agit d'un adjudant du 13e régiment de dragons parachutistes.

Un militaire des forces spéciales françaises est mort dans la zone irako-syrienne, samedi 23 septembre, annonce l'Elysée dans un communiqué. "Le Président de la République a appris avec une profonde tristesse la mort au Levant ce matin d’un adjudant du 13e régiment de dragons parachutistes, tué au combat", précise le texte. "

Le président de la République exprime sa confiance et sa fierté aux militaires français qui combattent avec courage et abnégation les groupes terroristes au Levant comme au Sahel", ajoute le communiqué.

Source : FranceTVinfo.fr

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jeudi 17 août 2017

Barcelone : Attaque terroriste à la camionnette près de la Rambla revendiqué par Daesh !!!

Une camionnette a foncé dans la foule, cet après-midi, sur la Ramblas, à Barcelone en Espagne.
La police parle d’une "attaque terroriste". Au moins trois personnes seraient impliqués.
Un des assaillants a été arrêté, les deux autres sont toujours recherchés.
D'après les hôpitaux, le bilan serait pour l'heure d’au moins treize morts et des dizaines de blessés.
Daech, l'État islamique revendique l'attaque par son agence de propagande Amaq !

Attaque terroriste à Barcelone : 14 morts !!!

Une fourgonnette a percuté la foule, jeudi, sur une artère très fréquentée de la capitale catalane.
Un homme a été interpellé, annonce la police catalane

Une camionnette a percuté la foule sur les Ramblas, l'avenue la plus touristique de Barcelone (Espagne), jeudi 17 août. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait à ce stade de cette attaque, qualifiée de "terroriste", qui a fait au moins un mort, selon le dernier bilan officiel diffusé par la police catalane.

Que s'est-il passé ?

La fourgonnette a foncé sur les passants qui circulaient sur les Ramblas vers 17 heures. "Toute la rue a crié et s'est mise à courir", témoigne Anita. Contactée par franceinfo, cette touriste française faisait du shopping avec sa fille. "La camionnette venait de la Rambla vers la place de Catalogne. Les gens se sont réfugiés là où ils le pouvaient", décrit-elle. "La camionnette a renversé tout ce qui se trouvait sur son passage : les passants, les étals", ajoute Paola Lerma, touriste mexicaine de 23 ans.

"Tout à coup, j'ai entendu un bruit de collision et toute la rue s'est mise à courir en criant", raconte un témoin, Amer Anwar, à la chaîne de télévision Sky News. "Il y a eu comme une mini-bousculade", renchérit Ethan Spibey, un vacancier, sur la même chaîne.

Connaît-on le mobile de l'attaque ?

Peu après les faits, la police a annoncé par mégaphones qu'une "attaque terroriste" était "confirmée", selon l'AFP. Une information relayée sur Twitter par la police catalane.

Au moins un suspect s'est retranché dans un bar, annonce une source policière à l'AFP, confirmant l'information de plusieurs médias espagnols.

Quel est le bilan ?

La police catalane fait état, dans un bilan provisoire, d'"un mort et 32 blessés dont dix blessés graves". Des blessés ont été emmenés sur des civières vers un grand magasin de la chaîne Corte Ingles, apparemment pour recevoir les premiers soins, a indiqué le correspondant de l'AFP sur place.

Quels moyens ont été déployés ?

La zone a été fermée par un cordon de sécurité et des ambulances se trouvent sur place, selon un correspondant de l'AFP. Les policiers ont évacué la place de Catalogne, voisine des Ramblas, et les alentours sur un périmètre de 200 mètres.

Des policiers ont demandé aux commerçants à proximité de la collision de laisser entrer les passants et de baisser les rideaux derrière eux. De nombreux Barcelonais et touristes sont ainsi confinés dans le centre-ville, comme Anita. "Tout le monde va bien, ici. On a interdiction de s'approcher des fenêtres. Ça va faire une heure qu'on est ici", décrit-elle.

La protection civile demande en effet aux personnes présentes dans la zone de rester à l'abri. Les stations de métro et de train situées dans le quartier vont être fermées. Via son compte Twitter, l'ambassade de France en Espagne s'est adressée aux citoyens français qui se trouveraient à Barcelone, leur conseillant de "rassurer [leurs] proches" et  de "s'abst[enir de diffuser des images".

Source : FranceTVinfo.fr

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mardi 8 août 2017

Sentinelle : Des militaires maîtrisent un forcené hurlant "Allah Akbar" muni d'un couteau à la tour Eiffel

Peu avant minuit, le 5 août 2017, un individu muni d’un couteau, a forcé l’un des contrôles de sécurité de la tour Eiffel en criant « Allah Akbar ». Fort heureusement, cet homme de 19 ans n’a pu aller bien loin.

Ainsi, a raconté une source proche de l’enquête à l’AFP, l’individu en question a franchi « un premier portique en bousculant un agent de sécurité d’un coup d’épaule », avant de brandir un couteau. C’est alors qu’une patrouille de l’opération Sentinelle est intervenue.

« Des militaires de l’opération Sentinelle lui ont alors ordonné de poser son couteau à terre. Il l’a posé sans opposer de résistance et a été immédiatement interpellé », a en effet rapporté cette source.

La Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE) a par la suite précisé que « les forces de police présentes sur place ont procédé à une vérification complète du site et ont demandé son évacuation vers 00H30 », soit 15 minutes avant la fermeture du monument au public.

Dans un premier temps, il n’a pas été question de qualifier cet incident d’acte terroriste, d’où l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris pour « apologie du terrorisme » et « tentative d’homicide ». L’individu interpellé, un français né en Mauritanie, serait connu pour avoir de graves « antécédents psychiatriques. »

Seulement, lors de sa garde à vue, le suspect a avoué qu’il voulait attaquer un militaire et qu’un contact au sein de l’État islamique (EI) « l’aurait encouragé à passer à l’acte », selon une source proche des enquêteurs, citée plus tard par l’AFP.

Aussi, une enquête pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteinte aux personnes » et « tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique » a été confiée à la section antiterroriste du parquet de Paris.

Évoquant, ce 6 août, dans les colonnes du Journal du Dimanche, le retour en France des jihadistes partis en Syrie et en Irak, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb a indiqué qu’il existe « d’autres menaces ».

« Des individus qui pourraient être téléguidés depuis l’étranger, notamment par al-Qaida [?]. Ou des personnes sans lien direct avec la Syrie, mais soumises à une propagande qui reste malheureusement très active. Des gens fragiles psychologiquement, qui peuvent passer subitement à l’acte… », a ainsi détaillé le ministre, qui a par ailleurs précisé que le « nombre de personnes inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste ne cesse d’ailleurs d’augmenter, avec aujourd’hui plus de 18.500 signalements.

Lors de sa dernière audition par les députés de la commission « Défense », l’ancien chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, avait tenu à souligner l’efficacité de l’opération Sentinelle.

« Depuis la création de la force Sentinelle, nos soldats ont ouvert le feu à cinq reprises; à chaque fois, de façon maîtrisée et efficace. Je note que cette opération extrêmement exigeante nécessite des professionnels de très haut niveau. Encore une fois, nos alliés nous observent avec admiration, et parfois quelque étonnement, tant il est vrai que ce dispositif est singulier. En somme, j’estime que notre dispositif, déployé en janvier 2015, est bon, mais qu’il faut le faire évoluer », avait-il dit.

Source : Zone Militaire

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lundi 31 juillet 2017

Syrie : Une agence turque a révélé les positions des forces spéciales françaises et américaines

Pour le moment, le ministère des Armées n’a pas réagi officiellement, contrairement au Pentagone. Et pourtant, l’affaire n’est pas anodine. En effet, l’agence de presse pro-gouvernementale turque Anadolu a dévoilé, le 17 juillet 2017, les positions occupées par les forces spéciales françaises et américaines dans le nord de la Syrie, ce qui compromet évidemment la sécurité de ces dernières.

Au total, Anadolu a donné l’emplacement de 2 aérodromes et surtout de 8 avant-postes, dont un où se trouveraient 200 militaires américains et 75 commandos français. Ce dernier serait située à une trentaine de kilomètres au nord de la ville de Raqqa, le fief syrien de l’État islamique (EI ou Daesh), actuellement visé par une offensive menée par les Forces démocratiques syriennes (FDS). Un autre, situé près de Kobané, servirait à intercepter ou à brouiller les communications des jihadistes.

Selon Anadolu, ces installations militaires seraient notamment utilisées pour apporter un soutien aux Unités de protection du peuple kurde (YPG), qui constituent l’épine dorsale des FDS. Seulement, Ankara les considère comme des éléments terroristes, en raison de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), à l’origine d’une guérilla sanglante en Turquie.

Pour les États-Unis, que de telles informations sensibles puissent être diffusées par une agence officielle d’un allié de l’Otan est inacceptable.

« Nous serions très inquiets si des responsables d’un allié de l’Otan mettaient volontairement en danger nos troupes en divulguant des informations confidentielles », a fait valoir Adrian Rankine-Galloway, un porte-parole du Pentagone. « Nous avons fait part de nos inquiétudes au gouvernement turc », a-t-il ajouté, en refusant, évidemment, de confirmer l’exactitude des informations données par Anadolu.

Mais plus encore, pour le Pentagone, cette attitude « expose les forces de la coalition à des risques inutiles et pourrait mettre en péril des opérations visant à vaincre l’EI. » Et d’insister : « Si nous ne sommes pas en mesure d’identifier les sources qui sont à l’origine de cette dépêche, nous serions très préoccupés si elles provenaient d’un allié de l’Otan qui mettrait nos forces en danger en toute connaissance de cause. »

Source : Zone Militaire

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vendredi 7 avril 2017

Terrorisme - Stockholm : Pour le premier ministre suedois c'est une « attaque terroriste » au camion fou !

Attaque terroriste au camion fou à Stockholm !

L'indicent s'est produit vendredi dans le cœur de la capitale suédoise.
Un camion a fauché plusieurs personnes vendredi après-midi dans les rues de Stockholm. Le Premier ministre suédois a confirmé la piste d'un attentat.
La Suède attaquée. Ce vendredi, vers 15 heures, un poids-lourd a renversé des passants en plein centre de Stockholm. Au moins trois personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées.
 

Un bilan d'au moins trois morts
Selon un premier bilan donné vers 16h30, on compte au moins trois morts et plusieurs blessés. Le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, a également confirmé l'interpellation d'un suspect. «Tous les éléments indiquent qu'il s'agit d'une attaque terroriste», a-t-il ajouté. Certains témoignages ont fait état de plusieurs hommes impliqués, mais sans confirmation officielle.

 

Les lieux de l'attentat
Le drame s'est produit à proximité d'un grand magasin, au croisement d'une grande artère, Klarabergsgatan, et de la rue piétonne la plus fréquentée de la capitale, Drottningsgata. La zone est actuellement bloquée par les forces de l'ordre. On voit sur plusieurs images le camion violemment encastré dans la vitrine.

Une vidéo d'un témoin, installé dans une des tours surplombant le quartier de Drottninggatan, montre les passants fuir le lieu de l'attentat présumé. «C'est la confusion totale. je ne sais pas combien de personnes sont blessées mais beaucoup sont complètement choquées», raconte un témoin, Leif Arnmar, qui travaille un magasin voisin, à la radio publique suédoise SVT.

 
Le camion était volé
«Il a été volé à l'occasion d'une livraison à un restaurant», a déclaré une porte-parole de l'entreprise de transports Spendrups, Rose-Marie Hertzman.

 
Le quartier bouclé
Une fumée épaisse s'élève depuis de ce lieu entouré par la police d'un périmètre de sécurité, selon les images des télévisions. Des hélicoptères survolent le centre-ville. La circulation est perturbée dans le métro, l'attaque s'étant déroulée au niveau de la station T-Centralen, par laquelle passent toutes les lignes de Stockholm. Des députés ont été mis en sécurité à l'intérieur du Parlement par mesure de sécurité.


L'arsenal juridique de la Suède renforcé depuis 2016
En février 2016, le Parlement suédois a voté une nouvelle loi antiterroriste, durcissant son arsenal répressif. Le texte prévoit notamment deux ans d’emprisonnement en cas de voyage à l’étranger dans l’optique de rejoindre une organisation terroriste. Peine semblable en cas de financement d’un groupe terroriste. L'entraînement préparatoire à un attentat est lui passible de six ans de prison. En revanche, le Parlement a refusé de voter la déchéance de nationalité pour des personnes condamnés pour des faits de terrorisme malgré la pression des députés du parti d’extrême-droite, les Démocrates de Suède.
 

Un attentat qui rappelle des précédents
Cet attentat rappelle les attaques revendiquées par le groupe Etat islamique menées à Londres, Berlin et dans le sud de la France à Nice, où des camions ont foncé dans la foule. Le 22 mars, Khalid Masood, un Britannique de 52 ans converti à l'islam et connu des services de police, avait tué cinq personnes en fauchant des piétons en lançant sa voiture de location sur le trottoir du pont de Westminster qui enjambe la Tamise face à Big Ben, avant de poignarder à mort un policier devant le Parlement. L'auteur de l'attaque, revendiquée par le groupe État islamique, avait été tué par la police.
 
Attentat de Berlin
En décembre, 12 personnes avaient été tuées lorsqu'un homme avait volé un camion pour foncer sur la foule massée sur un marché de Noël à Berlin.
L'attaque la plus mortelles de ce type de ces derniers mois en Europe est celle de Nice du 14 juillet 2016, lorsqu'un camion a foncé dans la foule qui venait d'assister aux feux d'artifice de la fête nationale en France.

L'attentat, là encore revendiqué par l'EI, avait fait 86 morts.

Source : LeParisien.fr

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vendredi 3 mars 2017

Algérie : Tentative d'attentat terroriste par Daesh, l'état islamique, à Constantine

Sans l’intervention décisive d’un policier, le bilan aurait pu être lourd. Le 26 février 2017, vers 21h00, un homme portant une ceinture d’explosifs a en effet été neutralisé, près du commissariat de Constantine, à plus de 400 km à l’est d’Alger.

« Un policier qui était devant le siège du commissariat situé au-dessous d’un bâtiment abritant une dizaine de familles a riposté énergiquement et héroïquement, après plusieurs sommations, ciblant avec précision la ceinture explosive portée par un terroriste », a ainsi expliqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) algérienne.

Seulement, le tir du policier a provoqué une explosion, laquelle aurait légèrement blessé, selon les médias locaux, deux fonctionnaires de police. Une enquête a immédiatement été ouverte après cet « attentat terroriste », a précisé la DGSN.

Moins de 24 heures plus tard, cette tentative d’attentat suicide a été revendiquée par l’État islamique (EI ou Daesh), via son agence de presse «Amaq». Dans le texte, il y est écri qu’un certain « Abou el-Hassan Alo a réussi à atteindre le commissariat de police de Bab el-Kantara à Constantine et à y faire détoner son son sac piégé. » L’organisation jihadiste justifie cette action en accusant la police algérienne «d’apostasie».

Jusqu’à présent, l’EI n’a pas réussi à s’implanter en Algérie, foyer d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). En septembre 2014, le Jund al-Khilafah (Soldats du califat), qui lui avait prêté allégeance, s’était fait connaître avec l’assassinat le français Hervé Gourdel. L’armée algérienne démantèlera cette faction jihadiste au cours des mois suivants, en neutralisant son chef, Abdelmalek Gouri, ainsi que, plus tard, le successeur de ce dernier, Abou Abdallah Othman al-Asimi.

En juillet 2015, trois ressortissants algériens membres de l’EI menacèrent Alger. « Aux militaires algériens, nous disons que nous vous ferons la guerre jusqu’à la reconquête de l’Andalousie. Repentez-vous avant l’arrivée de nos épées », avait lancé l’un d’eux.

Mais ces menaces ne furent pas suivies d’effet. A priori, l’EI ne ferait pas recette en Algérie. C’est, du moins, ce qu’il ressort d’une enquête publiée en octobre 2016 par le réseau mondial d’information Irin (Integrated regional information networks), sur la base de chiffres du Soufan Group. Ainsi, il était estimé, à l’époque, que Daesh comptait entre 200 et 250 Algériens. Un effectif bien loin des 6.000 à 7.000 Tunisiens et des 1.200 à 1.500 Marocains.

Cependant, d’autres groupes jihadistes, autrefois affiliés à AQMI, et à l’image du Jund al-Khilafah, ont fait allégeance à l’EI. Le chef de l’un d’eux, Abou Al-Moundhir, un vétéran du jihad algérien, a été abattu en mars 2016 par l’armée algérienne. Selon cette dernière, il était à la tête d’une soixantaine de combattants. En outre, des filières de recrutement ont aussi été démantelées par les services de sécurité.

Mais le défi qui se pose à Alger est la surveillance de sa longue frontière avec la Libye, où l’EI a subi un revers à Syrte. « Il est hors de question qu’il y ait un libyenistan en face de nous », avait d’ailleurs affirmé, en août 2014, le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal.

Un autre défi concerne la Tunisie, où l’on craint une possible guerre civile avec le retour des combattants tunisiens de Daesh.

« L’Algérie veut absolument éviter que son voisin ne bascule dans une logique de guerre civile et de terrorisme comme peuvent la connaître en ce moment la Syrie ou l’Irak. Il serait alors à craindre que d’importantes villes algériennes à la frontière soient à la portée d’attaques de terroristes venus de Tunisie, et l’État algérien veut absolument éviter ce scénario », expliquait, l’an passé, Akram Kharief, le responsable du site Secretdifa3.net.  

Source : Zone Militaire

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vendredi 10 février 2017

Terrorisme : Quatre personnes suspectées de préparer un attentat à l’explosif arrêtées à Montpellier !

Quatre personnes soupçonnées de préparer un attentat ont été interpellées, vendredi 10 février à Montpellier (Hérault), rapportent des sources proches de l'enquête à franceinfo, confirmant une information de la chaîne M6. Il s'agit de trois hommes et une femme.

Parmi eux, trois étaient connus des services anti-terroristes : un homme de 20 ans, connu pour radicalisation et une tentative de départ en Syrie, fin 2015 ; un homme né en 1983 connu pour radicalisation ; une jeune fille âgée de 16 ans. Cette dernière était visiblement sur le point de se rendre en Syrie. Elle a été repérée sur les réseaux sociaux. La quatrième personne, un homme né en 1990, serait en périphérie du groupe.

Des explosifs découverts sur les lieux de l'interpellation

Les services de la Sous-direction anti-terroriste (Sdat) et de la DGSI ont intercepté des éléments de projet de passage à l'acte, ce qui a permis leur interpellation. Lors de l'arrestation, 71 grammes de peroxyde d'acétone (TATP), un litre d'acétone et un litre d'eau oxygénée ont été découverts. Ces composants interviennent dans la fabrication d'explosifs.

Source : FranceInfo.fr

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jeudi 26 janvier 2017

Chammal : Les frappes françaises contre l'EI, Daesch, ont presque doublé en 2016

Après les attentats de Paris et de Saint-Denis du 13 novembre 2015, la force Chammal – nom de la participation française à l’opération anti-jihadiste Inherent Resolve, dirigée par les États-Unis – a vu son activité significativement augmenter.

Ainsi, en 2016, l’aviation française (armée de l’Air et aéronavale) a effectué 684 frappes contre les positions de l’État islamique (EI ou Daesh) situées en Irak et en Syrie, soit 90% de plus par rapport à 2015 (362 frappes).

Cette hausse s’explique par l’intégration, à deux reprises, du porte-avions Charles de Gaulle dans le dispositif de l’opération Chammal ainsi que par l’appui fourni aux forces irakiennes lors de leurs offensives lancées à Ramadi, Falloujah et Mossoul ainsi qu’aux Forces démocratiques syriennes (FDS), notamment à Manbij et dans la région de Raqqa.

Cette augmentation est liée à la volonté du président de la République d’intensifier l’effort contre Daesh ainsi qu’aux progrès tactiques et à l’accélération des gains territoriaux réalisés par les forces de sécurité irakiennes en 2016″, a commenté le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA).

Au total, les avions français ont effectué, toujours en 2016, 2.900 sorties (8 par jour), essentiellement pour des missions de frappe, de renseignement, de reconnaissance et de surveillance.

Depuis le début de l’opération Chammal, lancée le 19 septembre 2014, l’aviation française a effectué 1.091 frappes qui ont conduit à la destruction de 1.798 cibles.

Par ailleurs, depuis septembre 2016, il faut ajouter les missions d’appui effectuées par les artilleurs de la Task Force Wagram, dotée de 4 CAESAR de 155 mm (Camions équipés d’un système d’artillerie). Ce détachement, désormais scindé en deux groupements déployés au sud (à Qayyarah) et au nord de Mossoul, a tiré à plus de 250 reprises afin d’appuyer les forces irakiennes.

Actuellement, le dispositif aérien de l’opération Chammal compte 14 Rafale (8 basés en Jordanie et 6 autres aux Émirats arabes unis), un ravitailleur C-135FR et un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

Source: Zone Militaire

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