FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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samedi 4 novembre 2017

OPEX : Deux militaires français blessés par un drone armé de l’État islamique

En octobre 2016, on apprenait que deux aviateurs du Commando Parachutiste de l’Air 10 (CPA 10) de la Task Force Hydra avaient été gravement blessés par l’explosion d’un drone piégé par l’État islamique (EI ou Daesh), alors qu’ils se trouvaient à Erbil (Kurdistan irakien). Mais ils n’ont pas été les seuls à avoir été touchés par ce mode d’action.

En effet, lors d’une audition au Sénat, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, a révélé, sans donner de date, que deux militaires du 13e Régiment de Dragons Parachutistes (RDP) ont été « blessés dans une colonne des forces irakiennes par un drone que l’on trouve dans le commerce, sur lequel une caméra et une griffe permettant d’emporter une sous-munition avaient été ajoutées. » Et d’ajouter que cet engin aurait presque réussi à « renverser le rapport de force. »

« La qualité de nos instructeurs a permis à l’armée irakienne de réinvestir Mossoul, et on subit des pertes causées par un drone de 250 euros! », s’est insurgé le CEMAT, qui entend tirer les enseignements de cette affaire.

Source : Zone Militaire

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samedi 23 septembre 2017

OPEX : Un parachutiste français des forces spéciales mort pour la France en zone irako-syrienne

Un parachutiste français "tué au combat" dans la zone irako-syrienne, annonce l'Elysée

Il s'agit d'un adjudant du 13e régiment de dragons parachutistes.

Un militaire des forces spéciales françaises est mort dans la zone irako-syrienne, samedi 23 septembre, annonce l'Elysée dans un communiqué. "Le Président de la République a appris avec une profonde tristesse la mort au Levant ce matin d’un adjudant du 13e régiment de dragons parachutistes, tué au combat", précise le texte. "

Le président de la République exprime sa confiance et sa fierté aux militaires français qui combattent avec courage et abnégation les groupes terroristes au Levant comme au Sahel", ajoute le communiqué.

Source : FranceTVinfo.fr

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jeudi 17 août 2017

Barcelone : Attaque terroriste à la camionnette près de la Rambla revendiqué par Daesh !!!

Une camionnette a foncé dans la foule, cet après-midi, sur la Ramblas, à Barcelone en Espagne.
La police parle d’une "attaque terroriste". Au moins trois personnes seraient impliqués.
Un des assaillants a été arrêté, les deux autres sont toujours recherchés.
D'après les hôpitaux, le bilan serait pour l'heure d’au moins treize morts et des dizaines de blessés.
Daech, l'État islamique revendique l'attaque par son agence de propagande Amaq !

Attaque terroriste à Barcelone : 14 morts !!!

Une fourgonnette a percuté la foule, jeudi, sur une artère très fréquentée de la capitale catalane.
Un homme a été interpellé, annonce la police catalane

Une camionnette a percuté la foule sur les Ramblas, l'avenue la plus touristique de Barcelone (Espagne), jeudi 17 août. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait à ce stade de cette attaque, qualifiée de "terroriste", qui a fait au moins un mort, selon le dernier bilan officiel diffusé par la police catalane.

Que s'est-il passé ?

La fourgonnette a foncé sur les passants qui circulaient sur les Ramblas vers 17 heures. "Toute la rue a crié et s'est mise à courir", témoigne Anita. Contactée par franceinfo, cette touriste française faisait du shopping avec sa fille. "La camionnette venait de la Rambla vers la place de Catalogne. Les gens se sont réfugiés là où ils le pouvaient", décrit-elle. "La camionnette a renversé tout ce qui se trouvait sur son passage : les passants, les étals", ajoute Paola Lerma, touriste mexicaine de 23 ans.

"Tout à coup, j'ai entendu un bruit de collision et toute la rue s'est mise à courir en criant", raconte un témoin, Amer Anwar, à la chaîne de télévision Sky News. "Il y a eu comme une mini-bousculade", renchérit Ethan Spibey, un vacancier, sur la même chaîne.

Connaît-on le mobile de l'attaque ?

Peu après les faits, la police a annoncé par mégaphones qu'une "attaque terroriste" était "confirmée", selon l'AFP. Une information relayée sur Twitter par la police catalane.

Au moins un suspect s'est retranché dans un bar, annonce une source policière à l'AFP, confirmant l'information de plusieurs médias espagnols.

Quel est le bilan ?

La police catalane fait état, dans un bilan provisoire, d'"un mort et 32 blessés dont dix blessés graves". Des blessés ont été emmenés sur des civières vers un grand magasin de la chaîne Corte Ingles, apparemment pour recevoir les premiers soins, a indiqué le correspondant de l'AFP sur place.

Quels moyens ont été déployés ?

La zone a été fermée par un cordon de sécurité et des ambulances se trouvent sur place, selon un correspondant de l'AFP. Les policiers ont évacué la place de Catalogne, voisine des Ramblas, et les alentours sur un périmètre de 200 mètres.

Des policiers ont demandé aux commerçants à proximité de la collision de laisser entrer les passants et de baisser les rideaux derrière eux. De nombreux Barcelonais et touristes sont ainsi confinés dans le centre-ville, comme Anita. "Tout le monde va bien, ici. On a interdiction de s'approcher des fenêtres. Ça va faire une heure qu'on est ici", décrit-elle.

La protection civile demande en effet aux personnes présentes dans la zone de rester à l'abri. Les stations de métro et de train situées dans le quartier vont être fermées. Via son compte Twitter, l'ambassade de France en Espagne s'est adressée aux citoyens français qui se trouveraient à Barcelone, leur conseillant de "rassurer [leurs] proches" et  de "s'abst[enir de diffuser des images".

Source : FranceTVinfo.fr

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mardi 8 août 2017

Sentinelle : Des militaires maîtrisent un forcené hurlant "Allah Akbar" muni d'un couteau à la tour Eiffel

Peu avant minuit, le 5 août 2017, un individu muni d’un couteau, a forcé l’un des contrôles de sécurité de la tour Eiffel en criant « Allah Akbar ». Fort heureusement, cet homme de 19 ans n’a pu aller bien loin.

Ainsi, a raconté une source proche de l’enquête à l’AFP, l’individu en question a franchi « un premier portique en bousculant un agent de sécurité d’un coup d’épaule », avant de brandir un couteau. C’est alors qu’une patrouille de l’opération Sentinelle est intervenue.

« Des militaires de l’opération Sentinelle lui ont alors ordonné de poser son couteau à terre. Il l’a posé sans opposer de résistance et a été immédiatement interpellé », a en effet rapporté cette source.

La Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE) a par la suite précisé que « les forces de police présentes sur place ont procédé à une vérification complète du site et ont demandé son évacuation vers 00H30 », soit 15 minutes avant la fermeture du monument au public.

Dans un premier temps, il n’a pas été question de qualifier cet incident d’acte terroriste, d’où l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris pour « apologie du terrorisme » et « tentative d’homicide ». L’individu interpellé, un français né en Mauritanie, serait connu pour avoir de graves « antécédents psychiatriques. »

Seulement, lors de sa garde à vue, le suspect a avoué qu’il voulait attaquer un militaire et qu’un contact au sein de l’État islamique (EI) « l’aurait encouragé à passer à l’acte », selon une source proche des enquêteurs, citée plus tard par l’AFP.

Aussi, une enquête pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteinte aux personnes » et « tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique » a été confiée à la section antiterroriste du parquet de Paris.

Évoquant, ce 6 août, dans les colonnes du Journal du Dimanche, le retour en France des jihadistes partis en Syrie et en Irak, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb a indiqué qu’il existe « d’autres menaces ».

« Des individus qui pourraient être téléguidés depuis l’étranger, notamment par al-Qaida [?]. Ou des personnes sans lien direct avec la Syrie, mais soumises à une propagande qui reste malheureusement très active. Des gens fragiles psychologiquement, qui peuvent passer subitement à l’acte… », a ainsi détaillé le ministre, qui a par ailleurs précisé que le « nombre de personnes inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste ne cesse d’ailleurs d’augmenter, avec aujourd’hui plus de 18.500 signalements.

Lors de sa dernière audition par les députés de la commission « Défense », l’ancien chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, avait tenu à souligner l’efficacité de l’opération Sentinelle.

« Depuis la création de la force Sentinelle, nos soldats ont ouvert le feu à cinq reprises; à chaque fois, de façon maîtrisée et efficace. Je note que cette opération extrêmement exigeante nécessite des professionnels de très haut niveau. Encore une fois, nos alliés nous observent avec admiration, et parfois quelque étonnement, tant il est vrai que ce dispositif est singulier. En somme, j’estime que notre dispositif, déployé en janvier 2015, est bon, mais qu’il faut le faire évoluer », avait-il dit.

Source : Zone Militaire

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lundi 31 juillet 2017

Syrie : Une agence turque a révélé les positions des forces spéciales françaises et américaines

Pour le moment, le ministère des Armées n’a pas réagi officiellement, contrairement au Pentagone. Et pourtant, l’affaire n’est pas anodine. En effet, l’agence de presse pro-gouvernementale turque Anadolu a dévoilé, le 17 juillet 2017, les positions occupées par les forces spéciales françaises et américaines dans le nord de la Syrie, ce qui compromet évidemment la sécurité de ces dernières.

Au total, Anadolu a donné l’emplacement de 2 aérodromes et surtout de 8 avant-postes, dont un où se trouveraient 200 militaires américains et 75 commandos français. Ce dernier serait située à une trentaine de kilomètres au nord de la ville de Raqqa, le fief syrien de l’État islamique (EI ou Daesh), actuellement visé par une offensive menée par les Forces démocratiques syriennes (FDS). Un autre, situé près de Kobané, servirait à intercepter ou à brouiller les communications des jihadistes.

Selon Anadolu, ces installations militaires seraient notamment utilisées pour apporter un soutien aux Unités de protection du peuple kurde (YPG), qui constituent l’épine dorsale des FDS. Seulement, Ankara les considère comme des éléments terroristes, en raison de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), à l’origine d’une guérilla sanglante en Turquie.

Pour les États-Unis, que de telles informations sensibles puissent être diffusées par une agence officielle d’un allié de l’Otan est inacceptable.

« Nous serions très inquiets si des responsables d’un allié de l’Otan mettaient volontairement en danger nos troupes en divulguant des informations confidentielles », a fait valoir Adrian Rankine-Galloway, un porte-parole du Pentagone. « Nous avons fait part de nos inquiétudes au gouvernement turc », a-t-il ajouté, en refusant, évidemment, de confirmer l’exactitude des informations données par Anadolu.

Mais plus encore, pour le Pentagone, cette attitude « expose les forces de la coalition à des risques inutiles et pourrait mettre en péril des opérations visant à vaincre l’EI. » Et d’insister : « Si nous ne sommes pas en mesure d’identifier les sources qui sont à l’origine de cette dépêche, nous serions très préoccupés si elles provenaient d’un allié de l’Otan qui mettrait nos forces en danger en toute connaissance de cause. »

Source : Zone Militaire

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vendredi 7 avril 2017

Terrorisme - Stockholm : Pour le premier ministre suedois c'est une « attaque terroriste » au camion fou !

Attaque terroriste au camion fou à Stockholm !

L'indicent s'est produit vendredi dans le cœur de la capitale suédoise.
Un camion a fauché plusieurs personnes vendredi après-midi dans les rues de Stockholm. Le Premier ministre suédois a confirmé la piste d'un attentat.
La Suède attaquée. Ce vendredi, vers 15 heures, un poids-lourd a renversé des passants en plein centre de Stockholm. Au moins trois personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées.
 

Un bilan d'au moins trois morts
Selon un premier bilan donné vers 16h30, on compte au moins trois morts et plusieurs blessés. Le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, a également confirmé l'interpellation d'un suspect. «Tous les éléments indiquent qu'il s'agit d'une attaque terroriste», a-t-il ajouté. Certains témoignages ont fait état de plusieurs hommes impliqués, mais sans confirmation officielle.

 

Les lieux de l'attentat
Le drame s'est produit à proximité d'un grand magasin, au croisement d'une grande artère, Klarabergsgatan, et de la rue piétonne la plus fréquentée de la capitale, Drottningsgata. La zone est actuellement bloquée par les forces de l'ordre. On voit sur plusieurs images le camion violemment encastré dans la vitrine.

Une vidéo d'un témoin, installé dans une des tours surplombant le quartier de Drottninggatan, montre les passants fuir le lieu de l'attentat présumé. «C'est la confusion totale. je ne sais pas combien de personnes sont blessées mais beaucoup sont complètement choquées», raconte un témoin, Leif Arnmar, qui travaille un magasin voisin, à la radio publique suédoise SVT.

 
Le camion était volé
«Il a été volé à l'occasion d'une livraison à un restaurant», a déclaré une porte-parole de l'entreprise de transports Spendrups, Rose-Marie Hertzman.

 
Le quartier bouclé
Une fumée épaisse s'élève depuis de ce lieu entouré par la police d'un périmètre de sécurité, selon les images des télévisions. Des hélicoptères survolent le centre-ville. La circulation est perturbée dans le métro, l'attaque s'étant déroulée au niveau de la station T-Centralen, par laquelle passent toutes les lignes de Stockholm. Des députés ont été mis en sécurité à l'intérieur du Parlement par mesure de sécurité.


L'arsenal juridique de la Suède renforcé depuis 2016
En février 2016, le Parlement suédois a voté une nouvelle loi antiterroriste, durcissant son arsenal répressif. Le texte prévoit notamment deux ans d’emprisonnement en cas de voyage à l’étranger dans l’optique de rejoindre une organisation terroriste. Peine semblable en cas de financement d’un groupe terroriste. L'entraînement préparatoire à un attentat est lui passible de six ans de prison. En revanche, le Parlement a refusé de voter la déchéance de nationalité pour des personnes condamnés pour des faits de terrorisme malgré la pression des députés du parti d’extrême-droite, les Démocrates de Suède.
 

Un attentat qui rappelle des précédents
Cet attentat rappelle les attaques revendiquées par le groupe Etat islamique menées à Londres, Berlin et dans le sud de la France à Nice, où des camions ont foncé dans la foule. Le 22 mars, Khalid Masood, un Britannique de 52 ans converti à l'islam et connu des services de police, avait tué cinq personnes en fauchant des piétons en lançant sa voiture de location sur le trottoir du pont de Westminster qui enjambe la Tamise face à Big Ben, avant de poignarder à mort un policier devant le Parlement. L'auteur de l'attaque, revendiquée par le groupe État islamique, avait été tué par la police.
 
Attentat de Berlin
En décembre, 12 personnes avaient été tuées lorsqu'un homme avait volé un camion pour foncer sur la foule massée sur un marché de Noël à Berlin.
L'attaque la plus mortelles de ce type de ces derniers mois en Europe est celle de Nice du 14 juillet 2016, lorsqu'un camion a foncé dans la foule qui venait d'assister aux feux d'artifice de la fête nationale en France.

L'attentat, là encore revendiqué par l'EI, avait fait 86 morts.

Source : LeParisien.fr

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vendredi 3 mars 2017

Algérie : Tentative d'attentat terroriste par Daesh, l'état islamique, à Constantine

Sans l’intervention décisive d’un policier, le bilan aurait pu être lourd. Le 26 février 2017, vers 21h00, un homme portant une ceinture d’explosifs a en effet été neutralisé, près du commissariat de Constantine, à plus de 400 km à l’est d’Alger.

« Un policier qui était devant le siège du commissariat situé au-dessous d’un bâtiment abritant une dizaine de familles a riposté énergiquement et héroïquement, après plusieurs sommations, ciblant avec précision la ceinture explosive portée par un terroriste », a ainsi expliqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) algérienne.

Seulement, le tir du policier a provoqué une explosion, laquelle aurait légèrement blessé, selon les médias locaux, deux fonctionnaires de police. Une enquête a immédiatement été ouverte après cet « attentat terroriste », a précisé la DGSN.

Moins de 24 heures plus tard, cette tentative d’attentat suicide a été revendiquée par l’État islamique (EI ou Daesh), via son agence de presse «Amaq». Dans le texte, il y est écri qu’un certain « Abou el-Hassan Alo a réussi à atteindre le commissariat de police de Bab el-Kantara à Constantine et à y faire détoner son son sac piégé. » L’organisation jihadiste justifie cette action en accusant la police algérienne «d’apostasie».

Jusqu’à présent, l’EI n’a pas réussi à s’implanter en Algérie, foyer d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). En septembre 2014, le Jund al-Khilafah (Soldats du califat), qui lui avait prêté allégeance, s’était fait connaître avec l’assassinat le français Hervé Gourdel. L’armée algérienne démantèlera cette faction jihadiste au cours des mois suivants, en neutralisant son chef, Abdelmalek Gouri, ainsi que, plus tard, le successeur de ce dernier, Abou Abdallah Othman al-Asimi.

En juillet 2015, trois ressortissants algériens membres de l’EI menacèrent Alger. « Aux militaires algériens, nous disons que nous vous ferons la guerre jusqu’à la reconquête de l’Andalousie. Repentez-vous avant l’arrivée de nos épées », avait lancé l’un d’eux.

Mais ces menaces ne furent pas suivies d’effet. A priori, l’EI ne ferait pas recette en Algérie. C’est, du moins, ce qu’il ressort d’une enquête publiée en octobre 2016 par le réseau mondial d’information Irin (Integrated regional information networks), sur la base de chiffres du Soufan Group. Ainsi, il était estimé, à l’époque, que Daesh comptait entre 200 et 250 Algériens. Un effectif bien loin des 6.000 à 7.000 Tunisiens et des 1.200 à 1.500 Marocains.

Cependant, d’autres groupes jihadistes, autrefois affiliés à AQMI, et à l’image du Jund al-Khilafah, ont fait allégeance à l’EI. Le chef de l’un d’eux, Abou Al-Moundhir, un vétéran du jihad algérien, a été abattu en mars 2016 par l’armée algérienne. Selon cette dernière, il était à la tête d’une soixantaine de combattants. En outre, des filières de recrutement ont aussi été démantelées par les services de sécurité.

Mais le défi qui se pose à Alger est la surveillance de sa longue frontière avec la Libye, où l’EI a subi un revers à Syrte. « Il est hors de question qu’il y ait un libyenistan en face de nous », avait d’ailleurs affirmé, en août 2014, le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal.

Un autre défi concerne la Tunisie, où l’on craint une possible guerre civile avec le retour des combattants tunisiens de Daesh.

« L’Algérie veut absolument éviter que son voisin ne bascule dans une logique de guerre civile et de terrorisme comme peuvent la connaître en ce moment la Syrie ou l’Irak. Il serait alors à craindre que d’importantes villes algériennes à la frontière soient à la portée d’attaques de terroristes venus de Tunisie, et l’État algérien veut absolument éviter ce scénario », expliquait, l’an passé, Akram Kharief, le responsable du site Secretdifa3.net.  

Source : Zone Militaire

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vendredi 10 février 2017

Terrorisme : Quatre personnes suspectées de préparer un attentat à l’explosif arrêtées à Montpellier !

Quatre personnes soupçonnées de préparer un attentat ont été interpellées, vendredi 10 février à Montpellier (Hérault), rapportent des sources proches de l'enquête à franceinfo, confirmant une information de la chaîne M6. Il s'agit de trois hommes et une femme.

Parmi eux, trois étaient connus des services anti-terroristes : un homme de 20 ans, connu pour radicalisation et une tentative de départ en Syrie, fin 2015 ; un homme né en 1983 connu pour radicalisation ; une jeune fille âgée de 16 ans. Cette dernière était visiblement sur le point de se rendre en Syrie. Elle a été repérée sur les réseaux sociaux. La quatrième personne, un homme né en 1990, serait en périphérie du groupe.

Des explosifs découverts sur les lieux de l'interpellation

Les services de la Sous-direction anti-terroriste (Sdat) et de la DGSI ont intercepté des éléments de projet de passage à l'acte, ce qui a permis leur interpellation. Lors de l'arrestation, 71 grammes de peroxyde d'acétone (TATP), un litre d'acétone et un litre d'eau oxygénée ont été découverts. Ces composants interviennent dans la fabrication d'explosifs.

Source : FranceInfo.fr

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jeudi 26 janvier 2017

Chammal : Les frappes françaises contre l'EI, Daesch, ont presque doublé en 2016

Après les attentats de Paris et de Saint-Denis du 13 novembre 2015, la force Chammal – nom de la participation française à l’opération anti-jihadiste Inherent Resolve, dirigée par les États-Unis – a vu son activité significativement augmenter.

Ainsi, en 2016, l’aviation française (armée de l’Air et aéronavale) a effectué 684 frappes contre les positions de l’État islamique (EI ou Daesh) situées en Irak et en Syrie, soit 90% de plus par rapport à 2015 (362 frappes).

Cette hausse s’explique par l’intégration, à deux reprises, du porte-avions Charles de Gaulle dans le dispositif de l’opération Chammal ainsi que par l’appui fourni aux forces irakiennes lors de leurs offensives lancées à Ramadi, Falloujah et Mossoul ainsi qu’aux Forces démocratiques syriennes (FDS), notamment à Manbij et dans la région de Raqqa.

Cette augmentation est liée à la volonté du président de la République d’intensifier l’effort contre Daesh ainsi qu’aux progrès tactiques et à l’accélération des gains territoriaux réalisés par les forces de sécurité irakiennes en 2016″, a commenté le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA).

Au total, les avions français ont effectué, toujours en 2016, 2.900 sorties (8 par jour), essentiellement pour des missions de frappe, de renseignement, de reconnaissance et de surveillance.

Depuis le début de l’opération Chammal, lancée le 19 septembre 2014, l’aviation française a effectué 1.091 frappes qui ont conduit à la destruction de 1.798 cibles.

Par ailleurs, depuis septembre 2016, il faut ajouter les missions d’appui effectuées par les artilleurs de la Task Force Wagram, dotée de 4 CAESAR de 155 mm (Camions équipés d’un système d’artillerie). Ce détachement, désormais scindé en deux groupements déployés au sud (à Qayyarah) et au nord de Mossoul, a tiré à plus de 250 reprises afin d’appuyer les forces irakiennes.

Actuellement, le dispositif aérien de l’opération Chammal compte 14 Rafale (8 basés en Jordanie et 6 autres aux Émirats arabes unis), un ravitailleur C-135FR et un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

Source: Zone Militaire

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mardi 24 janvier 2017

DONAS : L'Arabie Saoudite va reprendre les livraisons de matériel militaire français au Liban...

La mise en oeuvre du contrat DONAS (Don Arabie Saoudite) est bien compliquée. Conclu en novembre 2014 entre Paris et Riyad pour un montant de 2,2 milliards d’euros, cet accord prévoit la livraison d’équipements militaires français au Forces armées libanaises (FAL) afin de renforcer les capacités de ces dernières dans un contexte marqué par la menace jihadiste et les conséquences de la guerre civile en Syrie.

En avril 2015, des missiles antichar MILAN furent ainsi livrés au Liban. Et depuis, les forces libanaises n’ont plus rien reçu. En cause : la décision de Riyad de suspendre, en février 2016, l’exécution du contrat DONAS pour protester contre les prises de positions de Beyrouth à son égard. Des positions, accusèrent alors les autorités saoudiennes, « inspirées » par le Hezbollah, la milice chiite libanaise soutenue par Téhéran.

Cela étant, la donne politique a depuis changé au Liban, avec l’élection du général Michel Aoun à la présidence de la République. Bien qu’allié du Hezbollah, le chef de file du Courant patriotique libre a en effet désigné Saad Hariri pour diriger le gouvernement libanais. Ce dernier, proche de Riyad et résolument hostile à la milice chiite et à Bachar el-Assad, le président syrien, a pris ses fonctions le 18 décembre 2015 et obtenu la confiance de la Chambre des députés dix jours plus tard.

Aussi, ces derniers développements ont permis d’arrondir les angles avec Riyad. D’où la reprise de l’aide saoudienne destinés aux forces libanaises. La décision a été prise à l’occasion d’une rencontre entre une délégation libanaise emmenée par Michel Aoun et le roi Salmane. Reste à voir quand les livraisons de matériels pourront reprendre effectivement.

« Le blocage (de l’aide) est levé », a en effet affirmé un membre de la délégation libanaise. « C’est fini. Il y a un vrai changement. Mais quand et comment, nous devons attendre pour voir », a-t-il ajouté, évoquant une « nouvelle page » dans les relations entre le Liban et l’Arabie Saoudite.

Toujours selon la même source, le ministre saoudien de la Défense, le vice-prince héritier Mohammed ben Salmane, et son homologue libanais discuteront prochainement des modalités concernant cette reprise de l’aide de Riyad.

Pour rappel, le contrat DONAS prévoit la livraison de missiles anti-char MILAN, des blindés, des systèmes d’artillerie CAESAR, des hélicoptères et des patrouilleurs.

Source : Zone Militaire

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dimanche 8 janvier 2017

Mossoul : Le dernier pont détruit par un raid aérien de la coalition anti daech

Le 21 décembre 2016, le général Matthew Isler, commandant adjoint des forces aériennes de la coalition ant-jihadiste dirigée par les États-Unis, avait indiqué que l’offensive visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) était entrée dans une phase de « programmée d’ajustement opérationnel ». Et cela, alors que les forces irakiennes, en particulier les unités de l »ICTS (Iraqi Counter Terrorism Service) , ont reconquis que le quart sud de la ville, après deux mois de violents combats.

« Il s’agit d’une remise à niveau opérationnelle. Cela détermine les conditions d’une progression continue des ISF [Forces irakiennes de sécurité, ndlr], leurs plans et leurs opérations pour libérer Mossoul », avait expliqué le général Isler. « Cette pause fait suite à 65 jours de d’offensive menée sur un tempo opérationnel constamment élevé. Cela va permettre la remise en état de véhicules, un réapprovisionnement en munitions et la préparation des troupes pour la prochaine phase », avait-il ajouté.

Pour autant, l’activité aérienne de la coalition anti-EI a continué, du moins dans les environs de Mossoul. Ces derniers jours, plusieurs cibles jihadistes ont été détruites, notamment des VBIED (vehicle-borne improvised explosive device), ces véhicules transformés en bombes roulantes par Daesh.

Par ailleurs, et afin de compliquer l’envoi de renforts de Daesh vers la partie orientale de Mossoul, la coalition s’attaque aux ponts qui permettent de traverser le Tigre, fleuve qui traverse la ville selon un axe nord-sud. Récemment, un général britannique expliquait qu’il s’agissait de « mettre hors d’usage » et « non de détruire » ces ouvrages.

Et c’est ainsi que le pont « al-Atiq », le dernier qui tenait encore, a été mis « hors service » par une frappe aérienne effectuée en début de semaine. Dans ses bulletins quotidiens, la coalition n’a pas précisé si elle en avait été à l’origine. Elle a seulement indiqué avoir rendu inutilisables trois ponts « près de Mossoul » lors de raids menés les 26 et 27 décembre.

Quoi qu’il en soit, et maintenant que les ponts de Mossoul sont hors service, les forces irakiennes, appuyées par des milices chiites et des combattants kurdes, ont repris leurs opérations. « Nos troupes sont en train d’avancer. Dans les premières cinq ou dix minutes ils ont pris 500 mètres. Ils commencent à l’instant à tirer », a en effet indiqué un officier à l’agence Reuters.

« La deuxième phase a été lancée pour libérer la (partie) orientale de Mossoul », a confirmé le lieutenant-général Abdelghani al-Assadi, de l’ICTS, auprès de l’AFP. « Nos forces ont commencé à 07h00 (04h00 GMT) à progresser vers le quartier Al-Qods, et affrontent à présent l’ennemi qui résiste », a-t-il ajouté. Dans le même temps, d’autres unités irakiennes avancent sur le front nord.

Par ailleurs, le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a estimé qu’il faudrait encore trois mois pour reprendre la ville.

« Les Américains sont très pessimistes. Ils ont parlé d’une période vraiment longue, mais les remarquables succès enregistrés par nos courageux et héroïques combattants ont permis de réduire l’échéance. Je prévois qu’en Irak, cela prendra trois mois », a-t-il affirmé, le 28 décembre.

Ce qui paraît, à l’inverse, très optimiste. Car, comme l’a souligné un officier français des forces spéciales affecté auprès des combattants kurdes et cité dans un reportage publié par le Figaro Magazine du 23 décembre, « il y a un côté Berlin en 1945, avec une logique très nihiliste. Les chefs de l’État islamique, acculés, jettent tout ce qu’il leur reste dans la bataille, tout en cherchant à préserver leurs meilleures troupes. Ils envoient donc se faire tuer les ‘lionceaux du califat’ qui sont un peu leurs jeunesses hitlériennes. »

Source : Zone Militaire

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jeudi 22 décembre 2016

Syrie : Trois jihadistes, dont deux impliqués dans les attentats de Paris, éliminés par une frappe aérienne

L’étau se resserre sur ceux qui, de près ou de loin, ont été impliqués dans les attentats de Paris et de Saint-Denis, perpétrés le 13 novembre 2015.

Ainsi, après Abou Mohammed Al-Adnani, le chef des opérations extérieures de l’État islamique (EI ou Daesh) et Boubaker El Hakim, responsable d’une unité dont la seule vocation est de frapper la France, trois autres jihadistes ont été tués lors d’une frappe aérienne effectuée le 4 décembre dernier, à Raqqa (Syrie) par la coalition dirigée par les États-Unis.

Selon un communiqué du Pentagone, ces trois jihadistes étaient « directement impliqués dans des attentats extérieurs (à la Syrie) et dans le recrutement de combattants étrangers. » Et, assure la même source, deux d’entre-eux, à savoir Salah Gourmat, dont on avait perdu la trace depuis mars 2014, et Sammy Djedou, un ressortissant belge parti en Syrie en 2013, ont « aidé la préparation des attentats du 13 novembre 2015, à Paris. »

Ces deux membres de l’EI étaient proches d’Abou Mohammed Al-Adnani, tué par une frappe américaine en août dernier, précise encore le Pentagone.

Le troisième jihadiste « neutralisé », Walid Haman, originaire de Trappes (Yvelines) avait été condamné par contumace à 5 ans de prison à l’issue du procès de la cellule terroriste démantelée en janvier 2015 à Verviers (Belgique). À la même époque, il avait été arrêté en Grèce, puis relâché à cause d’une erreur d’identification. Depuis, il était introuvable.

Selon le Pentagone, ces trois hommes travaillaient ensemble « pour planifier des attentats en Occident ». Ils faisaient partie du réseau de Boubaker el-Hakim, également tué à Raqqa par une frappe de la coalition le 26 novembre

Source : Zone Militaire

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jeudi 15 décembre 2016

Syrie : Alep, victoire de Poutine, démission, de l'ONU, des occidentaux !

Les troupes de Bachar al-Assad appuyé par les milices chiites libanaises, iraniennes et afghanes, mais surtout par l'aviation russe ont gagné la bataille d'Alep. Pour l'éditorialiste,

Le grand gagnant après cette victoire est Vladimir Poutine.

"Le grand bénéficiaire de la reprise d'Alep, c'est Bachard al-Assad, mais le véritable vainqueur s'appelle Vladimir Poutine", analyse Alain Duhamel. Il y a trois ans, le dirigeant syrien était sur le point de devoir quitter son pays. "Aujourd'hui au moyen de méthodes barbares et d'horribles exactions contre les civils, il retrouve le contrôle d'Alep et donc des cinq principales villes du pays", détaille l'éditorialiste. Pour autant, le vainqueur militaire est de toute évidence le dirigeant du Kremlin.

"La barbarie appliquée systématiquement avec la destruction de villes entières, ce sont les méthodes de Poutine qui avait procédé de la même façon en Tchétchénie", éclaire Alain Duhamel. Vladimir Poutine est également le maître du ciel en Syrie avec le poids de son aviation.

Sur le plan diplomatique, l'éditorialiste tient le même raisonnement. "Le grand vaincu est évidemment Barack Obama qui a refusé d'intervenir en Syrie alors qu'il était possible de contrer Bachar al-Assad", rembobine Alain Duhamel.

Source : RTL.FR - Alain Duhamel

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"Ecraser la rébellion, sans faire de détail"

Des troupes syriennes pro-gouvernementales dans le quartier Jisr al-Haj le 14 décembre 2016 pendant une opération pour reprendre Alep

afp.com/George OURFALIAN
Paris - "Une diplomatie des décombres": alors que les raids aériens ont repris à Alep, semant la panique et tuant parmi les habitants, la presse jeudi déplore l'"impuissance" de la communauté internationale.

Le champ de ruines d'Alep et les dizaines de milliers de morts en Syrie sont "la triste illustration d'une impuissance. Celle d'une Europe et d'une Organisation des Nations unies incapables de faire entendre une voix commune", constate comme beaucoup Stéphane Albouy (Le Parisien/Aujourd'hui en France).

Dans L'Humanité, Patrick Apel-Muller lui aussi dénonce "une diplomatie des décombres".

"Les hommes, les femmes, les enfants d'Alep peuvent crever, on ne lèvera pas un petit doigt pour leur venir en aide", s'insurge Laurent Joffrin dans Libération, qui pointe la responsabilité de Barack Obama dans ce "recul planétaire de la sensibilité humaine".

En ne réagissant pas quand Bachar al-Assad a franchi la ligne rouge proscrivant "l'utilisation d'armements chimiques (prohibés depuis les années 20)", le président américain "a donné implicitement au régime syrien un blanc-seing pour repousser les limites de la barbarie", affirme le patron de Libé. "Constatant cette éclatante abstention, Vladimir Poutine est revenu en force sur le théâtre syrien pour conforter son allié massacreur", déplore-t-il.

- 'Silence, on tue' -

"Le régime Assad a refusé toute forme de dialogue avec son opposition. La Russie a considéré qu'il fallait commencer par écraser la rébellion, sans faire de détail", constate Guillaume Goubert de La Croix, qui regrette que "le système onusien" soit "inopérant lorsque de grandes puissances -les Etats-Unis hier, la Russie aujourd'hui- décident de s'asseoir dessus".

"Silence, on tue", résume Jean-Michel Servant du Midi Libre, qui juge que les civils ont été "abandonnés à leur funeste sort par l'Occident" et regrette qu'Obama reste "totalement muet sur le sujet". Regret aussi que François Fillon, le vainqueur de la primaire des Républicains, maintienne son "soutien au président russe qui prépare la construction d'un gazoduc géant à travers la Syrie."

"La faute à qui '", s'interroge Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute-Marne): "La communauté internationale dans son ensemble", juge-t-il, sans faire le tri.

"Alep, aujourd'hui, paie au prix fort la lâcheté occidentale", juge Laurent Bodin dans L'Alsace. "Alep est le théâtre d'un jeu de dupes diplomatique dont les Occidentaux, et plus globalement l'Onu, sont des spectateurs impuissants".

Dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Pascal Coquis note lui aussi que "nos gouvernants et les institutions internationales n'ont rien pu faire pour stopper le bras vengeur d'un despote et de ses alliés, que nous n'avons pas su, pas pu ou pas voulu les contraindre".

"A Alep, ce n'est pas qu'un peuple qui meurt, c'est une part de l'humanité qui s'éteint", conclut-il.

Source : Lexpress.fr

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vendredi 9 décembre 2016

Chammal : Avec les SCALP on ne coupe pas les cheveux en quatre...

Les Rafale français ont tiré 8 missiles SCALP contre les positions de l’EI à Raqqa.

L’opération Chammal, menée contre l’État islamique (EI ou Daesh) en Irak et en Syrie, aura été marquée par un usage intensif des missiles de croisière SCALP (Système de croisière conventionnel autonome à longue portée).

Depuis le 15 décembre 2015, l’aviation française a effectué près de 10 raids aériens avec cette munition. Le dernier en date a été réalisé le 29 novembre par les Rafale du porte-avions Charles de Gaulle et ceux déployés par l’armée de l’Air en Jordanie contre « d’importantes installations militaires de Daesh au sud-ouest de la ville de Raqqa. »

En tout, 8 missiles SCALP, tirés par 4 Rafale de l’armée de l’Air et 2 Rafale M de l’aéronautique navale, ont détruit une installation de production et de stockage d’armes, notamment chimiques. Cette mission avait été planifiée par le commandement de la force interarmées (CJTF, Combined Joint Task Force), situé au Koweït, et conduite par le centre des opérations aériennes de la coalition (CAOC, combined air operations center) situé à Al Udeïd au Qatar.

Ce n’est pas la première fois que les aviateurs et les marins effectuent ensemble une « frappe dans la profondeur ». Un tel raid avait en effet été déjà mené dans la nuit du 15 au 16 octobre. Là aussi, 8 missiles SCALP furent tirés contre un entrepôt de l’EI, situé à une trentaine de kilomètres au sud de Mossoul.

Sur les 450 missiles SCALP livrés à l’armée de l’Air (et 50 à la Marine nationale), il était seulement prévu d’en moderniser une centaine dans le cadre de Loi de programme militaire (LPM) en cours. Aussi, autant puiser dans le stock, tant qu’ils ne sont pas encore « périmés ».

Cependant, l’État-major des armées (EMA) a donné une autre justification à cet emploi intense des missiles SCALP.

« Les raids Scalp font l’objet d’une planification précise et détaillée, afin d’optimiser les effets de cette arme aux spécificités uniques, sur des objectifs de haute valeur pour le groupe terroriste. À l’effet de surprise offert par l’arme, s’ajoute celui de la maîtrise des coups portés, limitant les dommages collatéraux, optimisant les effets contre Daesh. En choisissant précisément les points d’impact, après une phase de renseignement, ce type de frappe permet de détruire tous les endroits utilisés par le groupe terroriste quasi simultanément », explique-t-il.

Au cours de la semaine écoulée, l’aviation française a effectué 97 sorties au-dessus de l’Irak et de la Syrie, dont 5 de renseignement (ISR), 7 de commandement et de contrôle grâce aux E2C Hawkeye du porte-avions Charles de Gaulle et 85 de reconnaissance armée. En tout, elle a détruit 24 objectifs de l’EI. 

Source : Zone Militaire

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mardi 6 décembre 2016

Libye : L'Etat islamique vaincu à Syrte après 6 mois de combats

« Au combat, le premier mort, c’est le plan », rappelait récemment le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées. Et il est vrai que rien ne se passe jamais comme prévu quand on planifie une opération militaire.

Ainsi en a-t-il été de l’offensive lancée en mai 2016 pour chasser la branche libyenne de l’État islamique de la ville de Syrte. Au début, ce n’était l’affaire que de quelques semaines. Or, il aura finalement fallu 6 mois aux milices de Misrata, loyales au gouvernement d’union national (GNA) libyen, pour venir à bout des jihadistes.

En effet, Tripoli a annoncé, ce 5 décembre, la reprise totale de Syrte. « Nos forces ont constaté aujourd’hui un effondrement total des djihadistes, et des dizaines d’entre eux se sont déjà livrés à nos forces », a indiqué Reda Issa, un porte-parole des forces loyales au GNA.

La première phase de l’opération, qui a consisté à encercler Syrte, s’est déroulée sans trop de problèmes, ce premier objectif ayant été atteint en juin dernier. Ce qui n’a pas été le cas de la seconde, c’est à dire quand il a fallu aux forces libyennes engager le combat à l’intérieur de la ville, face un adversaire rompu aux tactiques de la guérilla urbaine.

En août, Tripoli a donc demandé un appui aérien aux États-Unis. Appui fourni par les AV-8 Harrier II et les hélicoptères d’attaque AH-1W SuperCobra de l’US Marine Corps (USMC), engagés depuis le navire d’assaut amphibie USS Wasp. Le Pentagone pensait alors que ce ne serait l’affaire que de quelques semaines, tout au plus. En fait, cette campagne aérienne aura duré plus de trois mois, avec près de 400 frappes à la clé.

Le 1er décembre, un porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, expliquait que les jihadistes encore présents à Syrte s’étaient retranchés dans « deux derniers pâtés de maison ». Ils « sont très peu nombreux mais ils sont tenaces et ils combattent jusqu’à la mort », avait-il souligné.

Finalement, les forces du GNA ont eu enfin raison de ce dernier carré. Mais leurs pertes sont lourdes : les combats auraient fait plus de 700 tués et 3.000 blessés dans leurs rangs. Aucun bilan, côté jihadiste, n’a été avancé. L’on sait seulement que les effectifs de l’EI à Syrte avaient été évalués à 3.000 combattants environ avant le début de l’offensive.

Alors que l’EI est sur la défensive à Mossoul (Irak) et à Raqqa (Syrie), la perte de Syrte est un sérieux revers pour l’organisation jihadiste. Pour autant, elle ne signifie pas la fin de sa présence en Libye.

En juillet, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’inquiétait justement d’une possible « dissémination de l’EI » en Afrique du Nord. « À l’avenir, l’impact des combattants de l’EI éparpillés sur des groupes armés dans le sud pourrait devenir une source d’inquiétude « , avait-il estimé.

Quoi qu’il en soit, ce dénouement à Syrte peut évidemment jouer en faveur du gouvernement libyen d’union nationale, qui peine à asseoir son autorité (et sa légitimité) dans le pays. 

Source : Zone Militaire

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