FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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jeudi 26 septembre 2019

Marine nationale : La mixité jugée insuffisante... Comment faire évoluer la sociologie des officiers ?

Selon une étude publiée en 2010  par la sociologue Carine Le Page et le statisticien Jérôme Bensoussan, plus de 30% des militaires avaient au moins un membre de leur famille ayant fait une carrière sous l’uniforme.

« Quelle que soit l’armée, un tiers des militaires a évolué dans un environnement militaire [un des membres de la famille est militaire]. De même, que le militaire soit officier supérieur ou militaire du rang, la proportion de militaires présents dans l’environnement familial ne se distingue pas de manière significative, variant entre 31 % et 39 % d’une catégorie hiérarchique à l’autre », soulignait alors cette étude.

En outre, « le groupe des militaires recrutés en tant que militaires du rang et sous-officiers s’oppose à celui formé par les officiers : dans le premier, les militaires sont essentiellement issus de la classe des cadres moyens et de la classe ouvrière, même si une nette différence distingue les militaires du rang des sous-officiers quant à leur appartenance au milieu ouvrier [47% et 34%] et à celui des cadres moyens [19% et 28%]. En ce qui concerne les officiers, plus de 60% sont enfants de cadres supérieurs [34%] et de cadres moyens [27%] et seulement 14% sont enfants d’ouvriers », indiquait encore ce document.

Cela étant, la question qui se pose est celle de savoir si l’origine sociale a une influence sur la vocation – et donc la détermination – d’un jeune homme ou d’une jeune femme à faire une carrière militaire… En tout cas, pour l’amiral Christophe Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], il serait souhaitable de faire évoluer la sociologie des officiers de marine. C’est en effet ce qu’il a expliqué lors de sa dernière audition à l’Assemblée nationale, au début de ce mois.

« Les ressources humaines sont la question stratégique des dix ans à venir pour la marine. Il faut impérativement élargir les viviers de recrutement. Je recrutais 2.400 jeunes il y a 5 ans et j’en recrute 3.600 aujourd’hui, que je vais chercher là où nous n’allions pas. Je dois changer mes méthodes de recrutement, encourager les services de recrutement à aller voir ailleurs. Il s’agit également de la représentation de la marine qui n’est pas un monde à part mais reflète la société et doit, de ce fait, accroître sa mixité », a en effet affirmé le CEMM.

S’agissant de l’accès à l’École navale, l’amiral Prazuck a rappelé qu’il s’appuie désormais sur la « banque d’épreuves du concours de l’École centrale, précisément afin d’élargir la base de recrutement à des jeunes qui sont a priori étrangers au monde militaire. » Mais cette mesure n’a pas fait évoluer la sociologie des élèves de la « baille » alors qu’elle avait été justement décidée pour cela.

En effet, selon le CEMM, « la part des jeunes ayant préparé l’École navale dans des lycées militaires représente toujours 50 % des élèves, l’autre moitié étant issue de classes préparatoires civiles ». Et d’ajouter : « Le changement de concours avait vocation à faire évoluer cette sociologie mais, finalement, la proportion est restée à peu près identique. » Aussi, a-t-il continué, « c’est plutôt par d’autres formes de recrutement qu’elle est susceptible d’évoluer. »

« Je pense que le brassage sociologique peut être favorisé par les officiers sous contrat [OSC], dont le recrutement n’a fait l’objet d’aucune démarche active pendant longtemps », a ensuite estimé l’amiral Prazuck.

C’est à cette fin que la Marine nationale cherche à reprendre contact avec des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur ayant échoué au concours d’entrée de l’École navale et qui se sont réorientés vers une autre voie, « ou qui fait une année de césure dans la Marine comme volontaire. »

« Nous avons allongé le cursus de formation des officiers sous contrat, en y incluant la mission Jeanne d’Arc, autrement dit 6 mois supplémentaires au contact des jeunes officiers de l’École navale », a rappelé le CEMM, pour qui ce « recrutement d’officiers sous contrat répond probablement mieux à certaines attentes de notre jeunesse, qui est toujours un peu inquiète à l’idée de signer un engagement pour 27 ans et est plus encline à signer un contrat de quelques années. » ET d’ajouter : « Nous en attendons une plus grande diversité sociologique, une plus grande variété de compétences ainsi qu’une mixité plus importante. »

La mixité justement. Là aussi, la Marine nationale veut l’encourager. « Je constate que le taux de mixité a augmenté de 0,3 %, ce qui est tout à fait insuffisant pour atteindre les 21 % que je vise en 2030, mais constitue peut-être un frémissement », a indiqué l’amiral Prazuck.

« La marine américaine est d’ailleurs féminisée à plus de 20 %. Certains porte-avions américains comportent 30 % de personnel féminin. Or il n’y a aucun doute quant à la capacité opérationnelle de nos camarades américains, pas plus qu’il n’y en a quant à celle de l’armée de l’air française qui est, elle, féminisée à 22 %. Qu’il s’agisse d’image, d’ouverture, de compétences, je suis certain des bénéfices que nous apportera une mixité élargie », a insisté le CEMM.

Selon le dernier bilan social de la Défense, le taux de féminisation de la Marine nationale est de 14,5% [30.012 hommes et 5.101 femmes]. Dans le détail, sur 4.559 officiers de marine, 510 sont des femmes [soit 11%]. Ce taux est plus élevé parmi les équipages de la flotte [16,5%] et les volontaires [25,7%].

Toujours d’après ce rapport, le taux de réussite au concours d’entrée à l’École navale [recrutement direct d’officiers] est de 2,5% pour les femmes [5 reçues sur les 203 qui se sont présentées] et de 7,7% pour les hommes [71 reçus sur 921].

« Je crois souhaitable de porter une attention particulière aux candidatures féminines à l’École navale, à chaque étape de la sélection. Entre l’admissibilité, l’oral et l’intégration, il y a beaucoup de déperdition. Dès cette année, nous allons tenter de mieux en comprendre les raisons », a ainsi constaté l’amiral Prazuck.

Effectivement, en 2018, sur les 328 candidates inscrites, 203 ont passé le concours. Puis 91 ont été déclarées admissibles et 5 ont donc été finalement définitivement admises.

Mais un autre chiffre n’a pas été commenté par le CEMM : celui des femmes candidates à un recrutement interne d’officiers de marine. En 2018, il n’y en a eu que 7 [contre 100 chez les hommes]. Pour comparer, il y en a eu 53 dans l’armée de l’Air [pour 253 hommes] et 85 dans l’armée de Terre [pour 594 hommes].

Source : Zone Militaire - Photo : defense.gouv.fr

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mardi 3 septembre 2019

Chronique : La valeur sacrée de l’engagement, soldat, civil, humanitaire...

L’engagement, un acte sacré !

Nous évoluons dans des environnements qui oscillent entre le culte virtuel de l’héroïsme et la complainte médiatique de la victimisation permanente. Désormais il n’est plus de bon ton de prendre des risques et encore moins de reconnaître la valeur suprême de l’engagement alors que tout est subordonné au principe de précaution et soumis à l’omnipotence bureaucratique. Pourquoi aller au-delà pour soi-même et vis-à-vis des autres quand on vous garantit en permanence que vos actes quotidiens sont assurés en termes de bien-être et réassurés en termes de sécurité...

Il faut reconnaître que nos sociétés se recroquevillent de plus en plus sur des postures matérialistes, individualistes, hédonistes, indolentes avec des formes de communications qui sont devenues quasi tribales autour des réseaux sociaux. Alors pourquoi s’engager et avoir besoin de donner du sens à ce que l’on vit quand il suffit de se laisser porter par le bruit ambiant, l’argent facile et l’agitation du moment pour se considérer comme heureux…

« Choisir ». C’est l’acte qui permet d’affirmer sa responsabilité mais aussi sa liberté

S’engager signifie « choisir ». C’est l’acte qui permet d’affirmer sa responsabilité mais aussi sa liberté face à soi-même et aux autres. C’est la décision suprême d’une vie lorsque nous sommes confrontés à des rendez-vous majeurs. Souvent c’est la seule qui a compté lorsque l’on fait le bilan de son propre cheminement. Cette notion d’engagement peut prendre de multiples formes au cours d’une existence.  C’est l’enfant qui rejoint les scouts et qui ne le devient vraiment que lorsqu’il fait sa « promesse ». Il en est de même pour le combattant, résistant ou soldat de l’armée dite régulière, qui décide de défendre les valeurs de son pays contre l’adversité en « s’engageant volontairement au feu » alors qu’il n’est pas contraint de le faire. C’est la même démarche pour le médecin qui va « prêter serment » pour protéger la vie humaine.

Il en est de même pour l’hospitalier qui va consacrer ses nuits à soigner les malades voire à les accompagner jusqu’à leur dernier souffle, pour l’humanitaire qui va œuvrer pour le « respect de la dignité humaine », pour le prêtre qui va « porter l’espérance » au travers de son sacerdoce. Nous pourrions ainsi multiplier les exemples en termes de formes d’engagement au sein de nos sociétés. Heureusement ils sont encore là, multiples, discrets et intemporels dans leurs expressions quotidiennes. Ils sont l’expression de notre humanité dans ce qu’elle a de plus louable.

Pour autant il nous faut nous battre plus que jamais pour re-sacraliser cette notion d’engagement à tous les niveaux. Nous assistons en effet depuis quelques décennies à un glissement des sémantiques du fait de l’emprise bureaucratique qui prévaut dans le fonctionnement de nos sociétés et dans la subordination de nos cerveaux. Il faut admettre que nos décideurs ont progressivement abandonné toute autorité face à leurs légistes et que nos populations, qui ont beaucoup perdu en discernement et en esprit critique,  sont de plus en plus soumises à une multiplicité de processus juridiques et administratifs… Lorsque nous parlons « d’engagement » il nous est opposé désormais et quasiment systématiquement la notion de « professionnalisation » et de « contractualisation ». L’engagement est réduit à un acte juridique entre des parties prenantes, à un ensemble d’obligations envers des tiers en contrepartie d’un paiement ou d’un salaire … Il n’y a plus sur la forme que des règles d’engagement et l’engagement ne fait plus sens sur le fond.

Un soldat qui s’engage volontairement pour défendre son pays et qui vit l’épreuve du feu sur des terres lointaines en opérations extérieures ne le fait désormais que parce qu’il « a signé un contrat pour servir  en tout temps, en tout lieu et en toutes circonstances». Il n’est plus un valeureux « combattant volontaire » qui s’est engagé pour défendre de nobles causes mais juste un « professionnel » qui ne fait qu’exécuter un contrat en bonne et due forme. S’il meurt au combat ce ne sera que contractuellement et conformément aux « contraintes inhérentes à l’état militaire » mais désormais dans l’indifférence collective, excepté si le politique décide, pour alimenter une opportunité médiatique, d’en faire un héros pour quelques heures. Il en est de même si la société est touchée par un désastre naturel ou par un acte qualifié de terroriste, les victimes seront sublimées avec des milliers de bougies pendant 48 heures.

Personne ne se pose honnêtement la question de savoir quel est vraiment le prix à payer et quels sont les véritables niveaux d’engagements individuels et collectifs qu’il serait nécessaire de mettre en œuvre pour assurer normalement la sécurité de nos sociétés… D’autres pays le font ! Mais il est plus aisé pour toutes les parties de s’enfermer dans une sorte de schizophrénie collective en instrumentalisant l’émotion, en glorifiant la victimisation et en neutralisant ainsi toute capacité de résistance et de résilience des populations face aux aléas de la vie ou aux turbulences de l’histoire.  Après tout nous payons suffisamment d’impôts afin que nos « professionnels » assurent 24h sur 24h le « risque zéro » pour nos sociétés … Nous sommes dans la tragédie grecque par excellence !

Cette notion de « professionnalisation » et de contractualisation de la mission qui s’exprime d’abord sous un angle juridique avant de l’être en termes de sens et de valeur prévaut dans tous les domaines. Elle efface la notion de responsabilité, réduit les champs de liberté et détruit toute la sacralité inhérente à l’acte suprême qu’est fondamentalement l’engagement. L’humanitaire qui part dans un pays en guerre ou détruit par un désastre naturel doit d’abord être certifié et devra désormais respecter des process vérifiables et durables avant de penser à sa mission vis-à-vis des populations. Le médecin, et encore plus le chirurgien, devront avant d’envisager de sauver une vie humaine, s’assurer qu’ils sont bien protégés sur le plan juridique afin de pouvoir faire face à tout contentieux des patients. Même l’ecclésiastique aujourd’hui doit veiller à ce que son engagement spirituel soit d’abord conforme aux chartes édictées par ses autorités et imposées par les débats d’opinion avant de pouvoir prétendre porter un message d’espérance pour toute une communauté. Nous marchons sur la tête et n’avons plus le sens de l’essentiel.

Nous confondons de plus en plus le fait d’être professionnel quels que soient nos domaines de compétence et la notion d’engagement qui est ce supplément d’être et cette force d’âme qui s’incarnent au travers des actions que nous pouvons porter au profit des autres. Pourtant l’histoire nous montre que la vie des sociétés, des peuples, des pays n’est au bout du compte qu’une somme d’engagements d’hommes et de femmes qui sont allés au-delà de ce que l’on pouvait attendre d’eux sur le plan juridique parce qu’ils avaient des convictions, des intuitions et la volonté de défendre des valeurs suprêmes. Ces valeurs sont la plupart du temps toujours les mêmes : celles de la dignité humaine, de la vie et de la liberté. S’engager c’est d’abord « promettre » que notre humanité sera toujours supérieure à la barbarie et à l’infamie et « porter cette espérance » sans laquelle notre vie n’aurait pas de sens. Cela vaut pour un couple qui s’engage pour fonder une famille jusqu’au soldat qui va jusqu’à donner sa vie pour défendre son pays et nos valeurs civilisationnelles.

«Nous nous sommes trompés trop longtemps sur le rôle de l’intelligence.»

Pour retrouver cette humanité qui fait la force et la singularité de notre histoire occidentale, il faut re-sacraliser sans attendre la notion d’engagement et arrêter de l’enfermer dans ces réductionnismes juridiques et administratifs qui tirent vers le bas tout ce qu’il y a de plus noble et de plus beau dans l’expression d’une vie humaine et dans le fonctionnement de nos sociétés.
C’est le message de Saint Exupéry dans Pilote de guerre, message que nous devrions méditer sans cesse : «Nous nous sommes trompés trop longtemps sur le rôle de l’intelligence. Nous avons négligé la substance de l’homme. Nous avons cru que la virtuosité des âmes basses pouvait aider au triomphe des causes nobles, que l’égoïsme habile pouvait exalter l’esprit de sacrifice, que la sécheresse du cœur pouvait par le vent des discours fonder la fraternité ou l’amour… Seul l’esprit, s’il souffle sur la glaise, peut créer l’homme».

Source : www.magistro.fr
Xavier GUILHOU Président FNCV Finistère


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vendredi 12 juillet 2019

France : Victoire de l'équipe de foot d'Algérie... On saccage, on pille et on tue

Une violence loin de l'esprit sportif et du foot !

La victoire de l'équipe de football d'Algérie lors de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) jeudi 11 juillet 2019 au soir a été suivie par de graves débordements en France. 

A Montpellier: Une famille a été fauchée par un supporter. La mère a été tuée. 

Un supporter de l'Algérie qui a perdu le contrôle de son véhicule a fauché une famille à Montpellier, tuant la mère et blessant gravement sa fille et son bébé. Il roulait "à vive allure" selon une source proche du dossier. L'homme a été placé en garde à vue. Le bébé, polytraumatisé, a été transporté en urgence absolue à l'hôpital. Quant à la jeune fille de 17 ans, elle a eu les membres inférieurs fracturés.

A Paris: Pillages près des Champs-Elysées

Dans la même soirée, deux magasins situés à proximité des Champs-Élysées à Paris ont été pillés par plusieurs dizaines de personnes en marge d'un rassemblement festif.

Plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées autour de 21 heures sur la célèbre avenue parisienne pour célébrer la victoire des Fennecs sur la Côte d'Ivoire et donc l'accession de l'équipe en demi-finale de la CAN.  

Des magasins de motos visés

Peu avant minuit, des groupes s'en sont pris à trois magasins de motos situés sur l'avenue de la Grande-Armée tandis qu'à quelques mètres d'autres continuaient à faire la fête. Une fois la vitrine cassée, plusieurs dizaines de personnes ont pillé deux magasins, dont une enseigne Ducati, s'emparant des accessoires - casques, gants... - mais aussi de motos avant que les forces de l'ordre n'interviennent.  

D'autres vitrines ont été brisées et, quelque temps plus tard, peu avant 1 heure du matin des échauffourées ont éclaté et les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène notamment autour de la place de l'Etoile pour repousser des groupes qui leur lançaient des projectiles.  

Une interpellation au moins

Au moins une personne a été interpellée par la police. La tension est finalement retombée autour de 1h30 même si le concert de klaxons se poursuivait. L'avenue parisienne est le lieu où se retrouvent traditionnellement les supporters de foot pour les grandes victoires. Dès la fin du match, la foule s'était retrouvée sur les Champs-Elysées dans un brouhaha de chants, de klaxons et aux cris de "One, two, three, viva l'Algérie". 

Au Vieux Port, à Marseille

Quelque 6000 supporters de l'équipe algérienne s'étaient aussi rassemblés sur le Vieux-Port dès le coup de sifflet final pour fêter la victoire et la police a dû faire usage de quelques grenades lacrymogènes pour contenir la foule.  

Source :  AFP et L'EXPRESS


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samedi 15 juin 2019

Société : Vandalisme et profanation du monument aux morts en l'honneur du bataillon Berthier à Névache !

Monument aux morts tagué à Névache : Castaner réagit, les anarchistes aussi...

Lemonument aux morts du col de l'Echelle, à Névache, en l'honneur du bataillon Berthier a été vandalisé, tout comme la chapelle adjacente.

Les tags découverts sur la stèle érigée au sommet du col de l’Échelle, ainsi que sur la chapelle adjacente, n'en finissent pas de faire réagir. Après le Rassemblement national 05, ce dimanche, c'est au tour du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner puis des anarchistes.

Les inscriptions au col de l'Echelle, à Névache, font, ce lundi 10 juin, toujours réagir. Des tags ont, en effet, été découverts sur la stèle érigée au sommet du col de l’Échelle en l’honneur des libérateurs du bataillon Berthier et des maquisards du Rhône et de l’Ain.

Des graffitis anti-frontière et anti-police, accompagnés du "A" anarchiste, ont également été inscrits sur la chapelle adjacente au monument aux morts érigé entre Bardonecchia (Italie) et Névache.

Samedi 8 juin, le délégué de circonscription Les Républicains et conseiller départemental (Briançon 1) Arnaud Murgia alertait et s'indignait, sur les réseaux sociaux, de telles inscriptions. Exprimant notamment sa “honte, au lendemain du 75e anniversaire du débarquement. Ceux qui insultent la France doivent savoir qu’un certain nombre d’entre nous se tiendront toujours en face d’eux”.

Ce dimanche 9 juin, c'est le Rassemblement national des Hautes-Alpes (RN 05) qui, à son tour, s'est indigné de ces profanations (lien abonnés), exprimant “la plus grande tristesse, mêlée de colère”.

Dans un communiqué, le parti d’extrême-droite a condamné "violemment, en plus de ses auteurs, le laxisme de l’État, de certains élus et d’associations qui encouragent ce genre d’exactions qui portent atteinte à la mémoire de notre terre et de nos morts".

Castaner veut que les auteurs "soient interpellés"

Dans la soirée ensuite, c'est le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qui a commenté ce fait divers, condamnant "avec force cette odieuse profanation qui souille la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour que nous vivions libres". Le locataire de la place Beauvau a également assuré que "la gendarmerie est mobilisée pour que les auteurs de ces faits soient interpellés et ne restent pas impunis".

Les inscriptions au col de l'Echelle, à Névache, font, ce lundi 10 juin, toujours réagir. Des tags ont, en effet, été découverts sur la stèle érigée au sommet du col de l’Échelle en l’honneur des libérateurs du bataillon Berthier et des maquisards du Rhône et de l’Ain.

Des graffitis anti-frontière et anti-police, accompagnés du "A" anarchiste, ont également été inscrits sur la chapelle adjacente au monument aux morts érigé entre Bardonecchia (Italie) et Névache.

Pour les anarchistes, les tags ont été commis par des "fascistes"

Et puis, ce lundi 10 juin, ce sont "des anarchistes du 05" qui ont réagi, de manière parfois fleurie, à ces inscriptions. Via un post Facebook relayé par le collectif Haute Durance en résistance (HDR 05), ils s'adressent à ceux "qui ont saccagé le monument à la mémoire des maquisards, libérateurs du joug fasciste dans le Briançonnais".

Ils accusent ainsi les auteurs des tags d'être "des fascistes. Plutôt que de faire des croix gammées, vous avez fait des A cerclés pour la première fois de votre vie. Vous avez écrit un "Refugees welcome" avec une faute d’orthographe. Vous vous êtes dits que ça pourrait être rigolo de faire passer les anarchistes pour des crétins dénués de conscience historique".

Source : www.ledauphine.com - Crédit Photo Facebook Arnaud Murgia


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dimanche 17 mars 2019

Manifestation des Gilets jaunes : Violences, pillages et saccages aux Champs Elysées à Paris !

Les commerçants de la plus belle avenue de France ont demandé, ce dimanche 17 Mars 2019, à être reçus par le Premier ministre Édouard Philippe

Au lendemain de l'acte XVIII des Gilets jaunes, les commerçants de l'avenue des Champs-Élysées constatent les dégâts. Quatre-vingts enseignes ont été touchées, dont une vingtaine pillées ou victimes de départs d'incendie lors du saccage samedi des Champs-Élysées, ont ainsi estimé ces commerçants. Ils demandent à être reçus par le Premier ministre Édouard Philippe. «  Il y a eu un déferlement de violence, on se remet du chaos. On tente de rassurer les salariés, et puis on pense aux habitants, bien sûr  », a déclaré à l'Agence France-Presse Jean-Noël Reinhardt, président du Comité Champs-Élysées, une association de promotion qui revendique 180 adhérents, en grande partie des commerces.

«  On a demandé un rendez-vous au Premier ministre, pour lui faire part de notre exaspération et lui présenter nos doléances. Il faut que les pouvoirs publics mettent un terme à cette situation  », a-t-il poursuivi avant d'ajouter : «  En cumulé, on a eu 35 samedis et dimanche marqués par des perturbations.  »

«  Trop, c'est trop  »

Samedi, l'acte XVIII de la mobilisation des Gilets jaunes a été marqué par une flambée de violences à Paris, en particulier sur les Champs-Élysées, théâtre d'affrontements, de pillages et de départs de feu. Parmi les boutiques et commerces les plus touchés : la brasserie huppée le Fouquet's, des enseignes de prêt-à-porter (Celio, Lacoste, Hugo Boss), le chocolatier Jeff de Bruges, mais aussi le magasin du fabricant chinois de smartphones Xiaomi, inauguré mi-janvier, ainsi que de modestes kiosques à journaux.

«  Trop, c'est trop. Et ce samedi était le samedi de trop  !  » a tempêté pour sa part dans un communiqué Bernard Stalter, président de CMA France, réseau national des chambres de métiers et de l'artisanat. Interpellant les ministres de l'Intérieur et de l'Économie et des Finances, lui aussi demande «  à être reçu avec une délégation d'artisans dès cette semaine afin de trouver ensemble les solutions qui permettront de mettre un terme à une situation devenue aussi explosive qu'inacceptable  ». 

Source : Le Point.fr


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mercredi 27 février 2019

Société : Hijab de running, Decathlon renonce à le commercialiser en France...

Décathlon lève le voile sur son hijab de course !

Nouveau revirement pour l'équipementier sportif : après avoir plaidé l'erreur, il a assumé la commercialisation de son hijab de running. Avant de se dédire. 

Le Community Manager de Decathlon n'aura pas ménagé ses efforts. Tout l'après-midi, il a patiemment répondu aux détracteurs du « hijab de running » que l'enseigne annonçait vouloir bientôt commercialiser en France. Lundi pourtant, Decathlon hésitait et plaidait l'erreur, expliquant que le produit, déjà vendu au Maroc, n'aurait jamais dû se retrouver sur son site français. Ce mardi, volte-face : le groupe français affirmait « assumer complètement » sa commercialisation prochaine, à un prix encore inconnu, tandis que l'équipementier sportif Nike propose déjà un « hijab pour femme », en noir, gris ou blanc, au prix de 30 euros.

« Nous assumons complètement le choix de rendre le sport accessible pour toutes les femmes dans le monde. C'est presque un engagement sociétal, si cela permet à des coureuses de pratiquer la course à pied, nous l'assumons avec sérénité, expliquait Xavier Rivoire, responsable de la communication externe de Decathlon United, soulignant que « ce couvre-tête laissait le visage libre et visible ». Mais en fin de journée, nouveau revirement : selon RTL, l'enseigne renonce jusqu'à nouvel ordre.

Polémique et appel au boycott

Il faut dire que l'annonce de cette commercialisation avait déclenché une véritable bronca, notamment de personnalité politique. Sur Twitter, Lydia Guirous, la porte-parole des Républicains, s'est attaquée à l'enseigne.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a pour sa part déclaré : « J'ai deux filles et je n'ai pas envie qu'elles vivent dans un pays où la place des femmes dans la société régresse comme en Arabie saoudite. J'appelle au boycott de la marque Décathlon. » Valérie Rabault, la présidente du groupe PS à l'Assemblée nationale, a elle aussi demandé sur Twitter le « boycott » de la marque française. Quant à Aurore Bergé, porte-parole de La République en marche, elle assène : « Le sport émancipe. Il ne soumet pas. Mon choix de femme et de citoyenne sera de ne plus faire confiance à une marque qui rompt avec nos valeurs. Ceux qui tolèrent les femmes dans l'espace public uniquement quand elles se cachent ne sont pas des amoureux de la liberté. »

Source : Le Point.fr - Image : (c)Decathlon Kalenji

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samedi 16 février 2019

Société : Amendement du 4e Commandement de Dieu - Désormais, tu honoreras parent 1 et parent 2

Formulaire scolaire : “parent 1 et parent 2” remplacent “père et mère”

Un amendement adopté par les députés supprime la mention du genre des parents dans les formulaires scolaires

L’homoparentalité est désormais reconnue pour les formulaires scolaires. L’Assemblée a adopté en première lecture mardi 12 février 2019 un amendement qui supprime les mentions « père » et « mère », et les remplace par « parent 1 » et « parent 2 », rapporte le Parisien.

« Du politiquement correct qui ne correspond pas à la réalité »

Ce vote est passé dans le cadre du projet de loi « l’école de la confiance ». « Cet amendement vise à ancrer dans la législation la diversité familiale des enfants dans les formulaires administratifs soumis à l’école », a expliqué la députée Valérie Petit (LREM), à l’origine du texte. « On a des familles qui se retrouvent face à des cases figées dans des modèles sociaux et familiaux un peu dépassés. Aujourd’hui, personne ne devrait se sentir exclu par des schémas de pensée un peu arriérés. Pour nous, cet article est une mesure d’égalité sociale », a défendu dans l’hémicycle sa collègue Jennifer de Temmerman (LREM).

Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, et la rapporteure (Ndlr: rapporteuse ;-) du projet de loi, Anne-Christine Lang (LREM), ont donné un avis défavorable à cet amendement, estimant que le changement réclamé ne relevait pas du domaine législatif.

Source : Valeurs actuelles


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mercredi 16 janvier 2019

Gilets jaunes : la Gendarmerie fait preuve d’une capacité exceptionnelle de mobilisation

Depuis le début des manifestations de Gilets Jaunes, la gendarmerie a fait la démonstration des avantages que procure le «  statut militaire  » d’une «  force de police  ». Elle est parvenue à mobiliser 65 000 gendarmes dont 5 000 réservistes. Si l’on décompte les civils et personnels de soutien, ce sont donc les deux tiers des effectifs qui étaient sur tout le territoire pour des missions de sécurisation. 106 des 109 escadrons de la mobile étaient déployés et certains ont été rappelés alors qu’ils avaient plus de 200 jours sur le terrain depuis le début de l’année. Mais la gendarmerie départementale a également été beaucoup sollicitée. Il s’agit également de la plus forte mobilisation (5000) de réservistes jamais constatée dans la gendarmerie.

Avec plus de 60 000 gendarmes, l’Arme (comme l’on disait jadis…) a fourni environ les deux tiers des forces de l’ordre engagées - le ministère de l’Intérieur citant le chiffre total de 89 000. La Police nationale a engagé de l’ordre de 25 000 personnels sur les 130 000 (hors soutien) qu’elle compte, soit un taux d’engagement proportionnellement plus faible. C’est surtout le cas à la Préfecture de Police de Paris. Les CRS ont fourni un gros effort (57 compagnies sur 60).

La mobilisation de la gendarmerie peut également être comparée à celle de l’armée de terre. Samedi, les gendarmes ont mis sur le terrain un effectif équivalent - en proportion - à la totalité de la Force opérationnelle terrestre (77 000). Il est évident qu’un tel engagement ne peut pas s’inscrire dans la durée. Mais l’efficacité du système gendarmique a fait ses preuves.  

Source : L'Opinion


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samedi 1 décembre 2018

Gilets Jaunes : L'Arc de Triomphe profané - Les limites du droit à manifester !

= COMMUNIQUE  FNCV =

L'Arc de Triomphe profané - Où sont les limites de la libre expression ?


La Fédération nationale des combattants volontaires (FNCV), issue et représentative des volontaires qui, en tout temps et en tous lieux, ont accepté de risquer leur vie au sein de nos armées et des Forces de la Résistance alors que rien ne les y contraignait, peut comprendre la souffrance sociale que certains compatriotes ressentent et expriment lors de manifestations de Gilets Jaunes.

Mais elle s’insurge et déplore que des individus asociaux s’en prennent à l’Arc de Triomphe, au Tombeau du Soldat Inconnu et à la Flamme qui symbolisent l’hommage que nous rendons à tous ceux qui ont donné leur vie pour qu’aujourd’hui nous puissions vivre dans un pays libre, et conserve l’espérance que nous avons en l’avenir de notre Nation.

Elle déplore qu’une telle ignominie ait pu avoir lieu et demande instamment que des mesures soient prises pour qu’un tel scandale ne puisse se renouveler.

Elle exige que les vandales soient recherchés, identifiés et punis avec la plus extrême rigueur.

Source : FNCV - Image BFM-TV

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mercredi 31 octobre 2018

Justice et forces de l’ordre : la condamnation de trop ?

Voilà une nouvelle décision de justice qui ne risque pas de participer à l’amélioration des relations entre l’institution judiciaire et les forces de l’ordre.

Ainsi que le rapporte l’Essor, le journal de la gendarmerie nationale, un gendarme de 53 ans a été condamné ce mercredi 3 octobre, à 3 mois de prison avec sursis, 6 mois d’interdiction d’exercer sa profession et inscription de la dite condamnation au bulletin n°2 de son casier judiciaire.

L’adjudant-chef dont il est question, comparaissait en effet devant le tribunal correctionnel , pour avoir giflé un mineur qui s’en était pris son épouse. À noter que les représentants de « la victime » n’ont pas estimé nécessaire de se porter partie civile à l’occasion de ce procès. C’est dire l’importance qu’eux mêmes attachent à ce fait divers qui, pourtant, est tout a fait révélateur de la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

À une époque où plus que jamais notre jeunesse est en perte de repères. Et où même le président de la République estime utile et pertinent de s’afficher aux yeux du monde avec des racailles, des hommes et des femmes font le choix de s’exposer jours et nuits, dimanches et jours fériés afin de tenter de maintenir un ordre public minimum pour que notre pays ne sombre pas dans le chaos. Ces serviteurs de la République, qu’ils soient gendarmes, policiers, pompiers ou appartenant aux services de secours paient, chaque année, un lourd tribut. Le nombre de tués et de blessés dans leurs rangs se comptant par centaines. Ce travail, ils le font avec dévouement. Ils sacrifient souvent leur propre vie de famille pour répondre aux exigences de missions de plus en plus difficiles et dangereuses.

Mais parfois aussi, sous l’emprise de la colère, de la fatigue, du stress ou de la peur, ils peuvent se fourvoyer et sortir du cadre légal qui leur est assigné. Mais pour eux, qui ne sont ni président de la République, ni ministre, ni élu, ni caïd médiatique, ni star du showbusiness, il n’y aura pas de pardon. Pas de tolérance. Et pour cela on pourra toujours compter sur quelques magistrats qui, du fond de leur fauteuil, sauront exiger une sanction exemplaire à l’encontre du fautif.

La décision du tribunal correctionnel de Charleville-Mézières est tout à fait symptomatique du décalage qui existe désormais entre la justice et les forces de l’ordre. Elle est également révélatrice de ce même décalage qui s’est installé dans notre société, et du renversement total des valeurs qui affecte maintenant les relations inter-individuelles dans notre pays.

Aurait-on pu imaginer, il n’y a pas si longtemps, un gendarme être mis au ban de la société pour avoir voulu défendre son épouse des agissements d’un gamin dont l’éducation laisse manifestement à désirer ? Aurait-on envisagé de créer, au sein des écoles, des unités d’intervention tant les enseignants sont complètement dépassés par une violence qui devient endémique ? 

Aurait-on vu, au plus au niveau, une classe politique se donner en spectacle, et fouler aux pieds les valeurs de la République dont le peuple lui a donné la garde ?

Alors continuons comme ça.

Condamnons les gendarmes et les policiers pour des vétilles. Sanctionnons les quelques enseignants et agents de l’État qui assument encore leurs responsabilités. Encourageons, en les élisant et les réélisant, les politiques, dans la voie de la médiocrité et du déshonneur. Et sous peu, notre pays sera à ramasser dans la fange. Reste à espérer que d’ici là, ceux qui ont notre sécurité entres leurs mains n’auront pas définitivement baissé les bras.

Source : Olivier Damien - Docteur en droit – Commissaire divisionnaire honoraire

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Ndlr :
10 ans après, la gifle de Bayrou... Le petit "faiseur de poche" condamné par le tribunal correctionnel de Strasbourg...

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mercredi 1 août 2018

Gendarmerie : Obligation de mobilité pour les officiers

En 2011, le général Jean-Yves Saffray avait expliqué le rôle de l’École des officiers de la Gendarmerie nationale [EOGN] dont il était à l’époque le directeur.

« L’EOGN est avant tout une école militaire dont la vocation est de former des chefs militaires droits et loyaux, pouvant témoigner des qualités professionnelles et humaines que l’on est en droit d’attendre d’un technicien et d’un meneur d’hommes. Une école militaire dont l’ambition est de façonner des officiers qui sauront faire preuve, en toutes circonstances, de fermeté mais aussi de bienveillance à l’égard de leurs subordonnés. Des officiers aptes à les comprendre et qui ne tarderont pas à les conquérir par l’exemple et leur conception précise du sens du devoir », avait-il affirmé dans les colonnes du périodique « Le Trèfle » [édité par la Société d’entraide des élèves et anciens élèves de l’EOGN, ndlr].

Et le général Saffray de résumer : « En un mot, c’est une école militaire qui pour vocation de doter ces officiers du charisme, de ce petit ‘supplément d’âme’ nécessaire pour guider leurs subordonnés vers les vertus nécessaires, leur communiquer leur force morale, les préparer aux épreuves. »

Visiblement, ce « supplément d’âme » n’est pas suffisant pour le général Richard Lizurey, le directeur de la Gendarmerie nationale. Sans doute s’inspire-t-il du maréchal Lyautey, qui disait : « Celui qui n’est que militaire n’est qu’un mauvais militaire, celui qui n’est que professeur n’est qu’un mauvais professeur, celui qui n’est qu’industriel n’est qu’un mauvais industriel. L’homme complet, celui qui veut remplir sa pleine destinée et être digne de mener des hommes, être un chef en un mot, celui-là doit avoir ses lanternes ouvertes sur tout ce qui fait l’honneur de l’humanité. »

En effet, d’après les propos tenus par son adjoint, le général Christian Rodriguez, lors d’une réunion de l’UNPRG, et rapportés par L’Essor, les officiers de gendarmerie seront désormais tenus de passer du temps dans une autre administration, voire dans le secteur privé.

« Le directeur général a souhaité par exemple que le parcours des officiers prévoie désormais, de façon obligatoire, une mobilité dans une autre administration, voire dans le secteur privé, pour que nous soyons davantage connus à l’extérieur et pour que nos officiers n’en reviennent que meilleurs au bercail, avec une expérience interministérielle, des contacts supplémentaires dans la société civile, des arguments nouveaux pour faire avancer la maison », a déclaré le général Rodriguez.

Cette mesure vient s’ajouter à l’appel d’offres récemment lancé afin de trouver un prestataire privé qui aura la charge de détecter les « hauts potentiels » parmi les officiers supérieurs de la gendarmerie tout en pointant les axes d’efforts que ces derniers auront à faire pour « pour l’exercice de responsabilités futures, en particulier en termes de leadership, de capacités managériales et d’expertises diverses. »

Reste qu’obliger les officiers de la gendarmerie à une « mobilité » dans le civil va à l’encontre de la tendance observée depuis plusieurs années. Car comme commander (qui suppose l’autorité) n’est pas « manager » (qui veut dire « gérer »), c’est généralement le secteur civil qui se tourne vers le monde militaire pour s’inspirer de ses valeurs et de ses méthodes. D’où, d’ailleurs, le « Partenariat Grandes Écoles » [PGE] de l’armée de Terre, qui vise à placer des étudiants (sélectionnés) en situation de commandement pour acquérir des savoir-faire dans les domaines de la stratégie et de la prise de décision. Et le tout en faisant en sorte qu’ils puissent nouer des liens avec des officiers de carrière.

Source : Zone Militaire

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samedi 5 mai 2018

Profanation : Le monument aux Morts de l'Ecole Normale Supérieure tagué par les étudiants !

Normale Sup : Tags et graffitis sur le monument des Normaliens morts à la guerre...

La prestigieuse école du quartier latin à Paris est occupée depuis mercredi soir par des étudiants.

Plusieurs personnalités politiques ont dénoncé, ce jeudi 3 mai 2018, la dégradation du monument aux morts de l'École normale supérieure (ENS) de Paris. L'établissement, l'un des plus prestigieux et des plus sélectifs de l'enseignement supérieur français, est fermé jeudi après une nuit d'occupation par des opposants aux nouvelles modalités d'accès à la fac, facteurs selon eux de sélection.

 "À nos morts tués par votre police", proclame un des tags écrits en travers de la liste des Normaliens morts à la guerre. Selon des étudiants qui étaient dans l'École avant que les entrées ne soient bloquées et ont pris des photos, des couloirs ont également été tagués et des portes forcées. "Les graffitis sur le monument aux morts n'ont pas fait l'unanimité", a déclaré l'un d'eux, sans souhaiter donner son nom.

Source: Le HuffPost avec AFP

NB: Une école normale supérieure ou ENS est en France un établissement d'éducation supérieure public assurant la formation de chercheurs et d'enseignants dans les disciplines littéraires, scientifiques et technologiques. Appartenant aux grandes écoles les plus sélectives, et étant considérées comme les plus sélectives d'entre elles, les ENS françaises sont placées sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

En l'espèce, il s’agit de l’École normale supérieure, située rue d'Ulm à Paris, la plus ancienne des ENS dans le monde, qui existe sous sa forme actuelle depuis 1826 et remonte à l’École normale de l’an III de 1794-1795. L'adjectif « supérieure » a été ajouté au nom de l'École normale en 1845 pour éviter la confusion avec les écoles normales primaires destinées à la formation des instituteurs.

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mercredi 25 octobre 2017

Armée : 60% des militaires de carrière envisagent de quitter les rangs...

Entre la vocation, le désir de servir et de s’engager pour les autres, la recherche de valeurs, les envies d’ailleurs, la soif d’aventures, l’opportunité d’avoir une première expérience professionnelle, la tradition familiale ou encore le prestige de l’uniforme, les raisons qui poussent un jeune homme (ou une jeune femme) à se rendre dans un centre de recrutement (CIRFA) sont à la fois nombreuses et variées.

Cela étant, une fois que le contrat d’engagement signé, il faut veiller à éviter les désillusions, qui surviennent quand la réalité n’est pas conforme à ce qu’avait imaginé la recrue. Ainsi, dans son rapport sur la Fonction militaire, le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM) constate un niveau élevé du taux de dénonciation des contrats, en particulier chez les militaires du rang, au cours de la période probatoire de 6 mois (renouvelable une fois, sous certaines conditions).

Ce taux de dénonciation de contrat concerne davantage l’armée de Terre (entre 20 et 28% depuis 2005) que la Marine nationale et l’armée de l’Air (entre 10 et 20%).

« Cette réalité est préoccupante pour les gestionnaires. Une part n’en demeure pas moins naturelle. Rejoindre une unité militaire revient à découvrir un monde en soi, dont les modes de fonctionnement et de rapport aux autres sont marqués par de fortes particularités qui peuvent désorienter une jeune recrue », explique le HCECM.

L’armée de Terre s’est donné pour objectif de réduire ce taux de dénonciation de contrat à 15%. Ce qui est « très souhaitable mais sans doute difficile à atteindre », note le rapport, qui appelle à prendre des mesures pour prendre en compte l’évolution de la société française afin de «prévenir tout creusement d’écart rédhibitoire entre la fonction militaire et les jeunes qui pourraient être appelés à la rejoindre. »

Quant à ceux qui n’ont pas dénoncé leur contrat au terme de la période probatoire, ils sont nombreux à envisager de quitter l’armée, même si le statut militaire, la participation active à la défense du pays, l’impression d’être utile, les valeurs, les rapports humains et l’esprit de cohésion sont de « puissants leviers » pour y rester.

Source : Zone Militaire

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jeudi 16 mars 2017

Alerte Attentat : Des coups de feu dans un lycée à Grasse, plusieurs blessés !

Une fusillade a éclaté ce jeudi 16 mars au lycée Alexis-de-Tocqueville de Grass(06) . Selon des sources policières, une fusillade a fait 3 blessés légers. Selon la ville, 2 élèves ont ouvert le feu sur le proviseur, un des deux agresseurs a été interpellé, l’autre est en fuite.

Une fusillade a éclaté ce jeudi 16 mars en fin de matinée au lycée de Tocqueville à Grasse dans les Alpes-Maritimes. Au moins 3 blessés, dont le proviseur grièvement sont annoncées par des sources policières. 
Deux jeunes, a priori des lycéns lourdement armés se sont introduits dans l'établissement. Ils souhaitaient tirer sur des jeunes, le proviseur se serait interposé.

L'information "Alerte Attentat" est déclenché...

Selon FranceInfo, un homme a été interpellé.
La fusillade a fait suite à l'intrusion d'une ou deux personnes par le gymnase du lycée Alexis-de-Tocqueville.
L'intervention des forces de l'ordre est en cours. Elle demande aux lycéens et au personnel de s'abriter.

Le système d'alerte et d'information des populations SIAP a déclenché une "alerte attentat".

L' Academie de Nice a déclenché des PPMS (confinement de tous les établissements scolaires de Grasse).

Christian Estrosi, le président de la région Paca, va se rendre sur place.

Source : FranceInfo.fr

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Pas d'individu en fuite (ndlr : D'après FranceInfos.fr in s'emblerait que si...)
Selon des sources concordantes, il n'y a pas d'individu en fuite. Le lycéen arrêté disposait d'un fusil, d'un pistolet, d'un revolver et de deux grenades. Pour le moment, les enquêteurs n'ont pas pu déterminé si les armes étaient opérantes ou factices.

Une cellule de crise mise en place
Le recteur de de l'académie de Nice a annoncé la mise en place d'une cellule de crise. Tous les établissements scolaires la ville ont été confinés. Sur le compte Twitter de l'Éducation Nationale, la ministre Najat Vallaud-Belkacem a annoncé se rendre sur place.


Un témoin voit des «policiers sortir les élèves par groupes»
Interviewé par CNEWS, le directeur d'une auto-école située juste en face du lycée Tocqueville à Grasse (Alpes-Maritimes) raconte être confiné dans sa boutique.


Le lycée de Tocequeville, un lycée général et technologique
Le lycée de Tocequeville est un lycée général et technologique plutôt bon, avec 943 élèves au lycée  (chiffres 2016) et 91 % de réussite au bac en 2016. Bac L, ES, S, STMG, STI2D, STL. Il contient également des classes de BTS, une classe ULIS , qui accueille des jeunes souffrant de troubles du développement (autisme), et une classe qui accueille des enfants avec un handicap. Le proviseur de l'établissement est Hervé Pizzinat.

Le RAID dépêché sur place
Le RAID a été dépêché sur place après la fusillade. Le gouvernement a également envoyé une alerte attentat sur le service mobile SAIP. Christian Estrosi, président de la région PACA, a annoncé sur Twitter se rendre sur place.

Un lycéen de 17 ans arrêté
Un lycéen de 17 ans de type européen, inconnu des services de police a été interpellé après la fusillade, selon une source policière. Il aurait un contentieux avec son proviseur. Il est entré dans le lycée lourdement armé : fusil à pompe, et une arme de poing. Pour l'heure les enquêteurs restent prudents quant à une qualification "d'acte terroriste".


Au moins trois blessés
Selon des sources policières citées par BFMTV, un homme en possession de plusieurs armes a tiré sur le proviseur du lycée Tocqueville de Grasse. Deux autres personnes seraient également touchées dont un lycéen. La sécurité civile des Alpes-Maritimes a invité à la population à rester chez elle.

Source : LeFigaro.fr

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dimanche 12 février 2017

Bobigny : Violents incidents lors d'une manifestation "Justice pour Théo" !

Des incidents ont éclaté à la fin du rassemblement qui réunissait des centaines de manifestants, ce samedi, en soutien au jeune homme victime d’un viol présumé lors d’une interpellation brutale.


Vitres cassées, gaz lacrymogènes et un camion-régie RTL incendié: de violents incidents ont éclaté samedi à Bobigny en marge d’un rassemblement de quelque 2.000 personnes réclamant "justice pour Théo", victime d’un viol présumé lors d’une interpellation.

"je ne suis pas un bamboula"

"La police viole", "je ne suis pas un bamboula", "la police tue des innocents", pouvait-on lire sur des pancartes. Encadrés par un impressionnant déploiement policier, les manifestants, dont de nombreux jeunes, s’étaient réunis devant le tribunal de Bobigny. La préfecture de Seine-Saint-Denis n’est qu’à une dizaine de kilomètres d’Aulnay-sous-Bois, où le jeune homme de 22 ans a été interpellé le 2 février dans la cité des 3.000.

"On nous dit – Ferme ta gueule, mets-toi là -. On nous met des petites claques"

L’affaire, devenue hautement politique, a ravivé la délicate question des rapports entre jeunes et forces de l’ordre en banlieue. "Tout le temps, on se fait contrôler, agresser. On nous parle mal. On nous dit – Ferme ta gueule, mets-toi là -. On nous met des petites claques", a raconté un jeune homme d’une vingtaine d’années, Kenzo.

Après plus d’une heure de manifestation, des policiers postés sur une passerelle ont reçu des projectiles. Des cris, des bruits de pétards et des mouvements de foule ont suivi. Des casseurs s’en sont pris à des vitres d’immeubles, à des abribus et au mobilier urbain.  "Plusieurs centaines d’individus violents et très mobiles" ont commis diverses "exactions et dégradations", a affirmé la préfecture de police de Paris, qui chiffre le nombre des manifestants à "près de 2.000 personnes".

Le fourgon RTL incendié, équipe "choquée"

Dans un communiqué, elle liste notamment: projectiles lancés contre "des bâtiments publics, des établissements commerciaux", quatre véhicules incendiés, deux commerces et la gare routière "dégradés", plusieurs poubelles incendiées. En début de soirée, aucun blessé n’était à déplorer, selon la Préfecture de Police. Ces "débordements violents" ont été "fermement" condamnés par le président de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel (PS), précisant que "certains bâtiments du Conseil départemental" ont aussi été "visés".

Une camionnette aux couleurs de RTL a été incendiée. Dans une déclaration, la radio indique que son équipe sur place a été "choquée mais pas blessée" et "condamne cet acte de violence", assurant "qu’elle ne cédera à aucune forme d’intimidation". Sous les gaz lacrymogènes, la manifestation a pris fin en début de soirée.

Manifestations à Rouen, Toulouse…

D’autres rassemblements ont eu lieu en France. A Rouen, quelque 200 personnes ont manifesté dans un climat tendu. Deux abribus ont été dégradés, plusieurs poubelles incendiées et une caserne de gendarmerie dégradée, selon la préfecture, évoquant "deux interpellations pour attroupement". En revanche, c’est dans le calme que 250 personnes se sont réunies à Toulouse derrière une banderole "Nous ne sommes pas du gibier à flics. Nos quartiers ne sont pas des stands de tirs".  Aucun incident à Nantes, où plus de 300 personnes ont défilé aux cris de "Tout le monde déteste la police". Tout comme à Caen (90 manifestants).

Les manifestations se sont succédé en France cette semaine et des violences urbaines ont éclaté ces dernières nuits dans plusieurs villes de Seine-Saint-Denis. Dans ce département, le plus pauvre du pays, huit personnes ont été interpellées dans la nuit de vendredi à samedi, et 25 la nuit précédente.

Source : SudOuest.fr

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