FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Seconde Guerre Mondiale

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 30 août 2015

Seconde guerre mondiale : Le corps du capitaine Allard retrouvé en Allemagne

Le 14 février 1945, le capitaine Antoine Allard, 24 ans, décolle de Tavaux, près de Dôle, où s’est installé le Groupe de chasse 1/4 Navarre, aux commandes de son P-47 Thunderbolt pour une mission dans le secteur de Baden Baden. Son unité a la tâche, depuis juillet 1944, d’harceler les troupes allemandes alors en retraite.

Malheureusement, le jeune aviateur ne reviendra pas. Au cours du vol, selon les témoignages, il entre en collision avec son ailier (le sous-lieutenant de Pradel?)… Son P-47 s’écrase dans un verger, Ottersweier, une localité du Bade-Wurtemberg, en Allemagne. Il n’a pas pu sauter en parachute, contrairement à son équipier, qui sera fait prisonnier.

Depuis, et alors que le lieu de la chute de son appareil était connu depuis 70 ans, rien n’avait été fait pour exhumer les restes du pilote français jusqu’au 8 août 2015.

Des fouilles, organisée à l’initiative de Uwe Benkel, qui s’est donné pour tâche de retrouver les restes des pilotes disparus en Allemagne, ont permis de faire remonter à la surface les restes du P-47 et la dépouille du capitaine Allard, alors enfouis sous 4 mètres de terre. Des réservistes allemand étaient présents, de même qu’une délégation de l’Escadron de chasse 1/3 Navarre.

Âgé de 7 ans au moment des faits dont il fut un témoin direct, Werner Doll, un habitant d’Ottersweier, a raconté à l’agence de presse DPA qu’il adressait « quelques mots » au capitaine Allard chaque fois qu’il passait devant le lieu où son avion s’était écrasé.

S’agissant du capitaine Allard, on ne sait que peu de choses, si n’est qu’il était né en septembre 1920 à Paris.

À partir de sa création jusqu’à la fin de la guerre, le GC 1/4 Navarre aura perdu 16 pilotes. Ses pertes augmentèrent significativement à partir du moment où il laissa ses avions P-39 pour les P-47 Thunderbolt, en juillet 1944.

Devant alors effectuer des missions d’attaque au sol, plusieurs de ses appareils furent en effet abattus par la « flak », c’est à dire la DCA allemande. Au total, le groupe aura effectué 2.826 sorties pour 6.240 heures de vol pour un bilan éloquent, avec la destruction de 120 locomotives, 1.419 wagons, 342 camions, 250 autres véhicules, 88 péniches, 2 centrales électriques et 1 bateau. 

Source : Forces Aériennes

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 15 août 2014

Dragoon 1944 : Le débarquement de Provence a 70 ans...

Après la Normandie, la Provence célèbre le 70e anniversaire du débarquement du 15 août 1944

Dix semaines après "Overlord" en Normandie, ce sont au total quelque 850 embarcations qui ont débarqué dès le 15 août 1944 sur les plages du Var : 450 000 hommes, parmi lesquels 250 000 Français de l'Armée B, placée sous les ordres du général de Lattre de Tassigny - pour moitié des tirailleurs sénégalais et algériens, des goumiers et tabors marocains, des pieds-noirs, des marsouins du Pacifique et des Antilles.

Marseille sera libérée le 28 août

Au soir du 15 août, sur 100 000 hommes débarqués, un millier avaient péri, des pertes sans commune mesure avec le bilan effroyable enregistré sur les plages normandes. De manière générale, du reste, l'opération "Dragoon" dans son ensemble connaît "une réussite beaucoup plus rapide que prévu", résume l'historien Jean-Marie Guillon.

Elle permet la libération de Toulon dès le 27 août, et de Marseille le lendemain. En outre, elle implique une participation importante aux combats de troupes françaises, alors qu'elle n'était que symbolique le 6 juin. Primordiale sur le plan politique, elle permettra à la France de s'asseoir à la table des vainqueurs.

Des représentants de 28 Etats invités

Pour commémorer l'événement, c'est au total une quinzaine de cérémonies qui seront organisées dans le département du 14 au 16 août. Deux temps forts rythmeront le week-end: dans la matinée du vendredi 15 août, au Mont Faron, qui domine Toulon, une cérémonie au mémorial inauguré par le général de Gaulle en 1964, permettra à François Hollande de rendre hommage aux soldats alliés, forces françaises libres et soldats de l'Armée d'Afrique, résistants mais aussi civils.

A partir de 17h, une cérémonie internationale se tiendra à bord du porte-avions Charles De Gaulle, mouillant au large de Toulon. Des représentants de 28 Etats ont été conviés à assister à une revue navale, précédée d'une allocution du président de la République, aux côtés duquel se tiendront aussi plusieurs membres du gouvernement. Une tribune pouvant accueillir 800 personnes sera érigée à Saint-Mandrier pour les invités qui ne pourront pas être accueillis sur le Charles De Gaulle.

La cérémonie, à laquelle participeront sans doute des chefs d'Etat africains, couronnera une "parade" navale, entre Cannes et les îles d'Hyères, permettant aux vacanciers d'admirer depuis les plages le convoi des navires. Quelques jours avant les commémorations, les autorités comptaient sur la participation d'environ 240 vétérans, parmi lesquels une quarantaine d'étrangers, dont près de la moitié originaires d'Algérie et du Maroc.

Au total, des centaines de milliers de personnes devraient assister à l'une de nombreuses cérémonies organisées du 14 au 16 août dans le Var - dont la population triple l'été pour atteindre environ 3 millions de personnes, auxquelles il faut ajouter selon les estimations de la préfecture quelque 500 000 à 600 000 habitants de la région attirés par les commémorations.

Treize unités de police et de gendarmes mobiles - soit environ 1 300 hommes - seront mobilisés au cours du week-end pour encadrer et sécuriser les manifestations. Dix jours plus tard, les commémorations du "bel été 44", selon l'expression de l'historien Jean-Pierre Azéma, se poursuivront à Paris, pour le 70e anniversaire de la libération de la capitale.

Source : LaProvence.com - AFP


Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires


CGU : Avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation.

* * *

dimanche 22 juin 2014

14 juillet 2014 : Des militaires algériens seront sur les Champs Elysées...

Trois militaires algériens seront sur les Champs Elysées le 14 juillet 2014

Quand l’armée d’un pays avec lequel on a été en conflit est invitée à défiler sur les Champs Elysées le 14 juillet, cela provoque immanquablement des réactions négatives parmi les anciens combattants et les victimes de guerre.

L’on se souvient ainsi de l’émotion de l’ex-président de la République Valéry Giscard d’Estaing, pourtant très européen, à l’idée de voir des troupes allemandes descendre la «plus belle avenue du monde» le 14 juillet 1994, année du cinquantenaire de la Libération de la France.

Certains n’hésitent pas à jouer avec ces sentiments. Ainsi, depuis plusieurs années maintenant, à mesure que la date de la fête nationale approche, une rumeur selon laquelle l’armée algérienne serait invitée à défiler sur les Champs Elysées circule. À chaque fois, les réseaux sociaux s’enflamment… pour rien. Et pour cause : les allégations alors avancées n’étaient pas fondées.

Mais cette fois, c’est une petite phrase prononcée par le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, Kader Arif, lors d’un déplacement à Alger, le 23 février dernier, qui a relancé la rumeur. « Faire vivre et rappeler cette mémoire pour passer à une nouvelle étape des relations franco-algériennes, c’est précisément ce à quoi nous invite 2014. Cette année nous offre une occasion unique d’accueillir sur notre sol nos partenaires étrangers, amis et alliés d’hier, afin de leur dire la reconnaissance et la gratitude de la France », a-t-il dit.

Il n’en fallait pas plus pour déchaîner les passions et rouvrir des blessures mal cicatrisées chez les associations de Pieds Noirs et ceux ayant combattu en Algérie, pays avec lequel la France a des accords de défense. Et cela d’autant plus que la très officielle brochure diffusée par la Mission du Centenaire 1914-1918 indique que « les forces armées de soixante-douze pays belligérants de la Première Guerre mondiale sont associées au défilé militaire du 14 juillet 2014 dédié au centenaire de la Grande Guerre. Des jeunes venant des pays invités par la France seront également associés au défilé ».

Aussi, une association, le Comité « Véritas » a donc écrit à M. Arif pour lui dire qu’il « serait mal venu et mal ressenti par la communauté rapatriée que cette nouvelle s’avère exacte car elle irait à contresens de l’Histoire : en effet, les soldats d’Algérie qui, depuis 1845, ont fait la gloire de l’Armée d’Afrique dans toutes les guerres, étaient tous des nationaux français, et non des indigènes comme on voudrait nous le faire accroire ». Et de rappeler, à ce sujet, que « le Senatus Consulte du 14 juillet 1845 (sic! c’est celui du 14 juillet 1865) indiquait que ‘l’indigène musulman est français’ ». En clair, l’Algérie ne pouvait pas être une puissance belligérante en 1914 et en 1940 puisqu’elle était française.

Là-dessus, le Front national s’est emparé du sujet. Trois de ses élus, à savoir Louis Alliot, député européen, l’avocat Gilbert Collard, député apparenté FN et Mohammed Bellebou, conseiller municipal de Perpignan et président de l’association « France Harkis », ont lancé le collectif  « Non au défilé des troupes algériennes le 14 juillet 2014″ devant rassembler, du moins l’espèrent-ils, « des organisations patriotiques, d’anciens combattants, de harkis et de rapatriés afin d’organiser la contestation face à cette infamie ».

Car selon eux, « cette présence militaire (ndlr, algérienne) honteuse sur le sol français est une provocation indigne et le signe d’un très grand mépris pour tous les morts, disparus ou suppliciés victimes de cette armée » et elle « un problème politique et un problème moral grave ».

En fait, il ne s’agit pas de faire défiler sur les Champs Elysées des troupes algériennes. Seulement, mais c’est quand même une première depuis 1962, trois militaires algériens représenteront leur pays aux cérémonies du 14 juillet et prendront part à une animation sur la place de la Concorde.

Mais même s’il n’est donc pas question de défilé, cette participation symbolique n’est pas acceptable pour certains. Comme pour Hervé Caesta, le président du collectif « non au 19 mars 1962. « Trois militaires c’est déjà trop, car il y aura leur drapeau. (…). « Ces gens présents au défilé sont des ennemis de la France », a-t-il dénoncé.

En revanche, des représentants d’associations de Harkis voient cette participation d’un bon oeil. « C’est une grande fierté que les Algériens défilent le 14 juillet, pour la France et pour les harkis », a ainsi affirmé Mohamed Otsmani,  délégué de la liaison nationale des harkis pour la région PACA, dont les propos ont été rapportés par l’AFP. Précisons encore qu’il n’est pas question d’un quelconque défilé… « Je ne suis pas d’accord avec ce qu’il (M.Collard) fait, on est dans un souci d’apaisement entre la France et l’Algérie », a-t-il aussi ajouté.

Au ministère de la Défense, l’on se « réjouit » de la présence de ces 3 militaires algériens lors du prochain 14 juillet. « C’est une preuve que nous sommes rentrés dans une phase pacifiée avec l’Algérie », a-t-on fait valoir dans l’entourage de Jean-Yves Le Drian. C’est lors d’un déplacement à Alger, le 20 mai, que ce dernier a obtenu la confirmation des autorités algériennes de « leur volonté historique d’y participer ».

En février, Kader Arif, fils de harki, rappelait, lors de son discours à Alger, que « l’engagement de l’Algérie dans les deux guerres mondiales est le fruit d’une longue histoire commune entre nos deux pays et d’une fraternité entre nos peuples qui s’est exprimée, scellée et renforcée sur les champs de bataille français ».

Et son entourage insiste sur ce point alors que la polémique prend de l’ampleur. « 173.000 combattants qui habitaient l’Algérie sans distinction de confession sont venus combattre (pendant la guerre 14-18), 23.000 ont été tués (…) la France reconnaît le sacrifice de leurs pères et de leurs grands-pères », a-t-il expliqué, en soulignant qu’il « ne faut pas mélanger les conflits, il ne s’agit pas de la guerre d’Algérie ».

Source : Zone Militaire

Avertissement :  Si la liberté d’expression est un droit, elle ne doit pas être le prétexte à un « défouloir » sur un sujet susceptible de déchaîner les passions. Aussi, retenue et distance sont attendus dans vos commentaires. La raison d’être d’un espace de discussions est d’échanger avec les autres en respectant leurs points de vue.

Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires


CGU : Avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation.

* * *

vendredi 6 juin 2014

D-Day : 70e anniversaire du Débarquement du 6 juin 1944 en Normandie

6 juin 2014 : Cérémonies du Débarquement,  intense ballet diplomatique sur fond de crise géorgienne...

Les commémorations du 70e anniversaire du "D-Day" ont débuté jeudi matin au "Pegasus Bridge" à Bénouville en Normandie.

Les vétérans sont à l'honneur jeudi, à la veille du 70e anniversaire du Débarquement allié en Normandie. Les commémorations du Jour J ont commencé dans la matinée au "Pegasus Bridge", le pont de Bénouville libéré par les parachutistes de Sa Majesté dans la nuit du 5 au 6 juin.

Plusieurs centaines de personnes, dont une centaine de vétérans de la 6e division aéroportée britannique, ont assisté à une cérémonie d'hommage aux morts. Le musée du Pegasus Bridge a accueilli pour l'occasion un char Centaur entièrement restauré. Ce char fut immobilisé par un tir de canon allemand après avoir débarqué sur Sword Beach.

Le prince Charles et son épouse Camilla étaient attendus sur place pour déjeuner avec des anciens combattants. Le couple assistera au largage de 300 parachutistes britanniques, mais aussi américains, canadiens et français. Parmi eux, un ancien du "D-Day", l'Ecossais Jock Hutton, qui doit sauter "en tandem" malgré ses 89 ans.

La prise du "Pegasus Bridge" constitue le premier coup d'éclat des soldats alliés à quelques kilomètres de la côte. Il a été suivi de la prise de Ranville, premier village libéré de France continentale.

Feux d'artifice

Alors que les commémorations suscitent depuis plusieurs jours un fort enthousiasme populaire, 24 feux d'artifice illumineront le ciel peu avant minuit, ainsi que les premiers bombardements alliés l'avaient fait dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, annonçant la Libération de l'Europe du joug nazi.

De Ouistreham à l'est jusqu'à Saint-Martin-de-Varreville à l'ouest, autrement dit de "Sword Beach" jusqu'à "Utah Beach", le spectacle rendra hommage aux quelque 3000 soldats alliés - et autant de civils normands - tombés dans la journée du 6 juin.

Le point d'orgue des commémorations du 70e anniversaire -est attendu vendredi après-midi avec la cérémonie internationale sur la plage de Ouistreham, en présence d'une vingtaine de chefs d'Etat et de gouvernement, dont Barack Obama, Vladimir Poutine, l'Ukrainien Petro Porochenko, Angela Merkel et la reine Elizabeth. Quelque 1800 vétérans sont attendus vendredi en Normandie.

Ballet diplomatique à Paris

Jeudi soir, Paris sera le théâtre d'un intense ballet diplomatique. Le président François Hollande doit recevoir coup sur coup dans la soirée Barack Obama puis Vladimir Poutine. Les dirigeants des Etats-Unis et de la Russie n'ont pas prévu de se croiser à Paris. Masi Vladimir Poutine doit s'entretenir dans la capitale française avec le Premier ministre britannique David Cameron.

Auparavant, le président français accueillera la reine Elizabeth à Paris, alors que la journée de jeudi est placée sous le signe du sacrifice des soldats britanniques.

Source : ATS - Arcinfo.ch - Photo Keystone


Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires


CGU : Avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation.

* * *

mardi 1 avril 2014

Ukraine : La France propose d'envoyer des avions de chasse dans les pays baltes

Poutine sera privé de dessert à l'Elysée pour le 14 juillet* !!!

Un Awacs français est déjà engagé en Pologne et Roumanie. En visite  dans les Pays baltes et en Pologne afin de contribuer à leur "réassurance militaire" face à la crise ukrainienne, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian devait annoncer trois choses.

1) La "disponibilité de la France, si l'Otan le demande" d'envoyer quatre avions de chasse pour la mission Air Baltic de police de ciel. Même si l'annonce prend aujourd'hui un sens politique fort, il s'agit d'une mission de routine. L'armée de l'Air française a déjà pris à quatre reprises (2007, 2010, 2011, 2013) son tour de garde à partir de la base de Siauilai (Lituanie) afin d'assurer la "permanence opérationnelle" pour le compte des trois Etats baltes, dans le cadre de l'Otan. Le dernier détachement français est rentré début septembre 2013.

2) Un Awacs français réalise des missions de surveillance de l'espace aérien au dessus de la Pologne et de la Roumanie.

3) Un soutien en matière de cyberdéfense sera apporté en Estonie, où se trouve le "centre d'excellence" de l'Otan pour la cyberdéfense.

Militairement, ces trois mesures ne mangent pas de pain et s'inscrivent dans la logique de "désescalade" des autorités françaises. Sur BFMTV, Jean-Yves Le Drian a, très habilement, botté en touche quant au contrat de vente des deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie. "Ce sont des bateaux qui ne sont pas armés, qui seront des bateaux militaires quand ils arriveront en Russie », a-t-il, expliqué, un peu jésuite.  Mais surtout, « la livraison du premier bâtiment ayant lieu au mois d'octobre, la question de la suspension se posera au mois d'octobre »...

Par ailleurs, l'invitation de la Russie, et donc de son président (Vladimir Poutine), pour les cérémonies du 6 juin (seconde guerre mondiale) puis du 14 juillet (première guerre mondiale) est toujours d'actualité.  

Source : Secret Défense

* C'est la mesure phare de rétorsion, annoncée par la France, en réponse à l’Anschluss de la Russie sur la Crimée...


Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

CGU : Avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation.

* * *

jeudi 16 janvier 2014

Armement : Décès de Mikhail Kalachnikov, inventeur du fusil d'assaut AK 47

Mikhail Kalachnikov, inventeur du fusil d'assaut AK 47 est mort le 23 décembre 2013 dans l'Oural

Il a donné son nom au fusil d’assaut le plus répandu et le plus connu dans le monde. Âgé de 94 ans, Mikhail Kalachnikov est décédé, le 23 décembre 2013, d’Ijevsk, dans l’Oural, où son arme a été fabriquée.

Né dans une famille de Koulaks déportée en Sibérie, Mikhail Kalachnikov s’évade à l’âge de 15 ans et réussit à se faire embaucher dans un dépôt des chemins de fer. Il y apprend alors les principes de la mécanique. En octobre 1941, enrôlé dans l’Armée Rouge, il est gravement blessé. A l’hôpital où il est soigné, il se met en tête de fabriquer une arme pour “défendre les frontières de (son) pays”.

Mais il faudra attendre 1947, et une multitude de prototypes, pour qu’il finisse par concevoir l’AK-47 (Avtomat Kalachnikova), un fusil d’assaut inspiré du Sturmgewehr 44 allemand, mais en plus simple, plus rustique et plus solide. Un an plus tard, la production de cette arme est lancée.

Et, depuis, son succès ne s’est jamais démenti. Il est estimé qu’environ 100 millions d’exemplaires ont été mis en circulation dans le monde, dont une partie fabriqués sous licence par des pays satellites de l’URSS et la Chine. L’inventeur de l’AK-47 aurait pu jouir d’une immense fortune s’il n’avait pas été soviétique… Car Mikhail Kalachnikov n’a pas touché un kopeck sur les ventes de son fusil.

Lors de son 90e anniversaire, il avait repoussé vigoureusement les critiques disant que l’AK-47 était l’une des armes les plus utilisées dans de nombreux conflits. “Les armes ne tirent pas toutes seules. Ce sont les hommes qui le font. Et je suis triste quand des gens meurent. Cela dit, si mon arme n’existait pas, il y aurait autre chose à la place”, avait-il affirmé.

Depuis quelques années, la situation financière de l’usine Izhmash, qui fabrique l’AK-47 et ses successeurs, ainsi que le fusil de précision Dragunov, est délicate. En août dernier, elle a fusionné avec Izhevsk, le fabricant des pistolets Makarov, également aux prises avec des difficultés financières. La nouvelle entité ainsi créée a été appelée “Kalachnikov”, ceci afin de capitaliser sur un nom mondialement connu et favoriser les exportations.

Source: Zone Militaire


Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

* * *

dimanche 12 janvier 2014

Décès du pilote américain passé sous la Tour Eiffel en 1944

Le pilote américain passé sous la Tour Eiffel en 1944, en poursuivant un Messerschmitt vient de décéder...

Le site Internet officiel de la Tour Eiffel ne mentionne pas ce fait d’arme accompli par William Overstreet Jr, en 1944, au-dessus de la ville de Paris, alors occupée par l’armée allemande.

Peu avant le Débarquement en Normandie, ce pilote américain du 357th Fighter Group  avait été envoyé en mission d’escorte de bombardiers au-dessus de la France, aux commandes de son P-51 Mustang.

Attaquée par la chasse allemande, la formation fut disloquée. Et c’est ainsi que William Overstreet Jr, se retrouva à poursuivre un Messerschmitt Bf 109. Pour échapper à l’Américain et son appareil ayant déjà été touché à plusieurs reprises, le pilote de ce dernier survola Paris, comptant sur la flak (DCA) pour lui régler son compte.

Sauf que les choses ne se passèrent pas comme l’avait imaginé le pilote allemand… Car, imperturbable, William Ovestreet Jr, n’entendait pas laisser échapper sa proie, au point de passer sous les arches de la Tour Eiffel pour l’abattre. Ce qu’il finit par faire !

La presse américaine et britannique est largement revenue sur cet épisode glorieux ces derniers jours, étant donné que William Overstreet Jr vient de s’éteindre à l’âge de 92 ans, dans un hôpital de Roanoke, en Virginie. En 2009, il avait été fait chevalier de la Légion d’Honneur.

Né en 1921 à Clifton Forge, il s’était engagé dans l’aviation américaine en qualité de pilote de chasse après l’attaque de Pearl Harbor. Au cours de sa jeune carrière, il échappa par deux fois à de graves incidents, le premier s’étant soldé par la chute de son appareil, un Bell P-39 Airacobra, en 1943, le second ayant eu pour origine une panne de l’alimentation en oxygène de son appareil alors qu’il survolait la France à haute altitude.

Rendu à la vie civile après la guerre, William Overstreet Jr a continué à travailler dans le secteur de l’aviation avant d’entamer une carrière de comptable, jusqu’à sa retraite. “Il était un combattant, il a toujours été un parfait gentleman. Il était concis, concentré avec un délicieux sens de l’humour et une étincelle dans ses yeux”, a dit de lui sa nièce, dans les colonnes du Daily Mail. “Il était toujours humble. Chaque fois que la presse l’a interrogé, il disait : ‘Je n’ai rien fait, nous étions une équipe’”, a-t-elle ajouté. 

Source : Zone Militaire


Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

* * *

mercredi 13 novembre 2013

11 Novembre 2013 : A tous les Morts pour la France

Hommage à tous les Morts pour la France

Commémoration de la Victoire et de la Paix,
Hommage à tous les Morts pour la France
11 Novembre 2013

Le 11 novembre 1918, à 11 heures, les clairons sonnaient le cessez-le-feu tout au long de la ligne de front, mettant fin à une guerre que les Français dénommèrent aussitôt la « Grande Guerre ».
Malgré les années écoulées et les nombreux traumatismes qui ont marqué, depuis, l'ensemble du XXe siècle, la Grande Guerre occupe toujours une place bien particulière dans notre mémoire collective.
Car ces quatre années auront amené des bouleversements comme rarement dans notre histoire.

Un tournant marqué par la mort de millions d'hommes sur les champs de bataille. Un tournant aussi dans une multitude de domaines : les relations internationales, l'économie, la vie politique et sociale, les arts même.

Tous les combattants de ce conflit, dont l'année prochaine marquera le début du centenaire, sont désormais disparus. La Grande Guerre est passée de la mémoire à l'Histoire. Ce centenaire sera l'occasion d'un hommage international à tous ces combattants tombés pour leur pays. Il permettra également de rassembler les belligérants d'hier, amis aujourd'hui et réunis pour porter un message de paix. La transmission à la jeunesse sera ainsi placée au centre des commémorations.


Dès la fin de la Grande Guerre, la date du 11 novembre s'imposa comme le symbole d'une France qui surmonte l'épreuve. Le 11 novembre 1923, André Maginot pour la première fois raviva la flamme sous l'arc de triomphe, instituant une tradition qui perdure encore aujourd'hui et dont nous célébrons cette année le 90ème anniversaire. Dans les heures sombres de notre histoire, cette date devint aussi un moment de ralliement. Le 11 novembre 1940, des lycéens et étudiants parisiens se réunirent place de l'Etoile, bravant les forces d'occupation.


Trois ans plus tard, le défilé d'Oyonnax, dans l'Ain, constitua un nouveau geste de défi face à l'oppresseur. Des résistants, en rangs serrés, déposèrent devant le monument aux morts de la ville une gerbe portant ces mots : "Les vainqueurs de demain à ceux de 14-18". A ces hommes, et à travers eux à tous les Résistants de France, le Président de la République rend hommage, à Oyonnax, ce 11 novembre.


Aux hommes et aux femmes morts pour la France, à tous leurs compagnons d'armes, à celles et ceux qui continuent de porter leur mémoire, la France exprime sa reconnaissance et sa solidarité.

Message de Kader ARIF
Ministre délégué auprès du ministre de la Défense,
chargé des anciens combattants


Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

* * *

dimanche 10 novembre 2013

Proposition de loi : Les Anciens Combattants de la guerre 1939-1945 à l'honneur...

Le Député de Haute–Corse, Monsieur Sauveur Gandolfi-Scheit a déposé, le 6 novembre 2013, une proposition de loi tendant à honorer les anciens combattants de la guerre 1939–1945 de la Croix de Chevalier de la Légion d’honneur. Cette proposition de loi a été renvoyée à la commission de la défense nationale et des forces armées.

Dans cette proposition, le député demande qu’un quota  exceptionnel de Croix de chevalier de la Légion d’honneur , réservé aux anciens combattants titulaires de l’une des décorations ci–après :

  • croix du combattant,
  • croix du combattant volontaire de la Résistance,
  • croix de la Libération, croix de guerre  1939 -1945,
  • médaille de la Résistance,
  • médaille des évadés,
soit mis à la disposition du ministre délégué chargé des anciens combattants.

* * *

Constatant que la Croix du combattant volontaire (CCV) ne figurait pas parmi ces décorations, la FNCV a pris contact  le 8 novembre 2013  avec Monsieur Gandolfi –Scheidt pour lui signaler cette omission.

Monsieur Gandolfi-Scheit a donné son accord pour ajouter la Croix du combattant volontaire (CCV) parmi les décorations exigées et modifiera sa proposition de loi  en conséquence.

Les anciens combattants, titulaires de la carte du combattant au titre de la guerre de 1939 – 1945, sont encore actuellement plus de 146 000. Il est illusoire de croire  que tous pourront se voir attribuer la Légion d’honneur.

La FNCV a donc, par lettre en date du 9 novembre 2013, suggéré que cette proposition  de  loi concerne en priorité les anciens combattants qui, en plus de la croix du combattant, sont titulaires de la CCV ou des autres décorations précitées. 


Alain Clerc
Président de la Fédération nationale
des combattants volontaires


Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

* * *

mardi 2 juillet 2013

Grand Combattant Volontaire : Déces d'Alain Mimoun, ancien champion olympique du marathon

Légende du sport français et champion olympique du marathon aux Jeux de Melbourne en 1956, Alain Mimoun est décédé le jeudi 27 juin 2013 à Champigny sur Marne dans le Val de Marne, à l'âge de 92 ans.

Ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, né le 1er janvier 1921 à Maïder (arrondissement du Telagh, département d’Oran en Algérie française était l’ainé d'une fratrie de sept enfants, issu d’une famille de modestes agriculteurs.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il s’engage dans l’armée alors qu'il n'a pas encore 19 ans, et est envoyé sur la frontière belge. Après la débâcle, il est pour un temps au 19e régiment du génie, à Besançon où il découvre la course à pied.

Muté en Algérie, au 19e régiment du génie à Alger, il intègre l'équipe de cross-country de l'unité, puis combat contre l'Afrika korps lors de la Campagne de Tunisie (novembre 1942 - mai 1943) Dès juillet 1943, il participe à la campagne d'Italie comme caporal au 83e bataillon du génie, au sein de la 3e division d'infanterie algérienne du Corps expéditionnaire français.

Grièvement blessé au pied par un éclat d'obus lors de la bataille du mont Cassin le 28 janvier 1944, il évite de justesse l'amputation de sa jambe gauche préconisée par les médecins américains et est soigné à l'hôpital français de Naples qui lui évite cette épreuve, puis il participe au débarquement de Provence (15 août 1944). Son bataillon y gagnera la Croix de guerre avec quatre citations. Après le conflit, il devient garçon de café au Racing club de France à la Croix-Catelan.

Alain Mimoum, cité pour faits de guerre, Médaillé militaire, était Grand croix de la Légion d’honneur.

En outre, Alain Mimoum était aussi titulaire de la croix de guerre 1939-1945 et de la croix du combattant volontaire CCV, ainsi que chevalier de l'Ordre national du mérite et commandeur de l'ordre du Mérite sportif.

Source :


Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

* * *


lundi 17 septembre 2012

Le Normandie Niemen fête ses soixante-dix ans

Soixante-dixième anniversaire du Normandie-Niémen

Créé le 1er septembre 1942, le Régiment de Chasse 2/30 “Normandie-Niémen” fête dignement aujourd’hui ses 70 années d’existence à Mont-de-Marsan. Pour l’occasion, un Rafale a reçu une magnifique livrée (photo) rappelant celle des Yak dont cette unité des Forces aériennes françaises libres (FAFL) était dotée à ses débuts, en Russie.

Le “Neu-Neu” comme on l’appelle familièrement (et aussi avec affection) est l’une des unités les plus prestigieuses de l’armée de l’Air. Mise en sommeil en 2009, elle vient de renaître à Mont-de-Marsan, équipée désormais de Rafale.

Au cours de son engagement en Russie lors de la Seconde Guerre Mondiale, le Neu-Neu a obtenu 273 victoires homologuées et 37 autres probables, effectué 5.240 missions et pris part à 869 combats aériens. Mais dans le même temps, il a perdu 42 pilotes sur les 97 qu’il a comptés à cette période. Parmi eux, l’on trouve pas moins de 21 Compagnons de la Libération, dont Marcel Albert, Roland de la Poype, Marcel Lefevre, Albert Littolf, Joseph Pouliquen, Joseph Risso, Jean Tulasne ou encore Pierre Pouyade.

D’autres qui n’ont pas reçu cette décoration ont eu également un comportement admirable. Comment ne pas citer Roger Sauvage, “ce grand garçon, merveilleux combattant, que ses 15 victoires officielles classent parmi les tout premiers as de l’aviation française”, pour reprendre les mots du colonel Pouyade à son sujet ? Ou encore l’héroïque Maurice de Seynes et Albert Preziosi, dont la base aérienne de Solenzara porte le nom et qui a ouvert le compteur des victoires homologuées du Neu-Neu?

En avril 1943, le groupe de chasse Normandie venait d’arriver à Polotniani-Zavod, à plusieurs dizaines de kilomètres du front. Affectée à la Ière armée aérienne soviétique, commandée par le général Khondiakov, l’unité reçut trois missions principales : protéger les bases du secteur et les troupes au sol, intercepter tout avion de reconnaissance ennemi, escorter et protéger les bombardiers P2.

Pendant une dizaine de jours, les pilotes du Normandie rongèrent leur frein, en partageant leur temps entre les fausses alertes et l’attente, sanglés dans leur Yak. Mais le 5 avril, les choses sérieuses commencèrent. Compagnon de Libération, Albert Durand, qui sera hélas abattu le 1er septembre de la même année, raconte (*) : “Deux Focke Wulf. Au retour. On était “en pigeonnier”, au-dessus du P.2. Ils ont foncé comme à l’hallali. Ils ne nous ont pas vus. Preziosi s’est mis dans la queue du premier. Une seule rafale a suffi. Plein arrière et à peine à 50 mètres. Le Frisé a piqué droit sur le sol. J’ai eu le second par trois quarts avant. Il s’est tiré en perdant de l’altitude et en crachant de la fumée noire”.

A peine la nouvelle de ces deux victoires connue, le major Dymtchenko, commandant le 261ème régiment de bombardiers vint remercier en personne les deux pilotes. “Franzouskis!… Ah! Franzouskis!… Vous avez sauvé l’un de mes avions. Notre général Khondiakov avait raison… Confiance et affection à nos amis français!” (*).

(*) “Normandie-Niémen”, Yves Courrère – Editions Presses de la Cité - Photo : publiée avec l’amabilité du 2/30 Normandie-Niémen (c) Philippe Chaillet

Source : Zone Militaire

* * *

mercredi 9 mai 2012

8 mai : Une cérémonie "républicaine"

8 mai 2012, les présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande réunis pour un symbole républicain

Une fois déjà, deux présidents s'étaient retrouvés dans une situation similaire : François Mitterrand et Jacques Chirac, en 1995.

Le président sortant a proposé. Le président entrant a accepté. Nicolas Sarkozy et François Hollande ont donc été tous deux, mardi matin à 11 h 15, aux cérémonies commémorant l'armistice du 8 mai 1945, au pied de l'Arc de triomphe.

Le président élu était arrivé sur place peu avant 11h. Le président sortant, lui, est arrivé vers 11h10, a passé en revue les troupes puis s'est dirigé vers la tribune où il a salué brièvement François Hollande avant de l'inviter à le suivre pour la cérémonie proprement dite.

Les deux hommes ont alors déposé la gerbe et rallumé la flamme sur la tombe, avant d'écouter, côte à côte, La Marseillaise, puis le Chant des partisans, entonné par les chœurs de l'armée française. Tous deux ont ensuite salué d'anciens combattants.

À la fin de cette courte cérémonie, l'élu et le sortant ont échangé quelques mots en souriant, avant d'aller saluer les personnalités et anonymes. Ils se sont séparés après une dernière poignée de main, sans faire de déclaration officielle.

Complicité présidentielle

Nicolas Sarkozy s'est peut-être remémoré qu'en 2007, il n'avait pas donné suite à l'invitation de Jacques Chirac de célébrer avec lui les cérémonies du 8 Mai. Il était parti pour Malte sur un yacht, poursuivant après la soirée au Fouquet's une période «bling bling» qui lui fut tellement reprochée.

Une fois déjà, deux présidents s'étaient retrouvés dans une situation similaire: François Mitterrand et Jacques Chirac, en 1995. Il s'agissait d'une cérémonie d'un faste particulier, en présence de nombreuses têtes couronnées européennes, cinquante ans après la victoire sur l'Allemagne nazie. Jacques Chirac s'y était distingué par sa galanterie: lorsque le vent avait fait s'envoler l'écharpe jaune de Danièle Mitterrand, il avait promptement mis le genou droit à terre pour ramasser ladite écharpe et la remettre à l'épouse du président.

Le 13 mai, l'entrant et le sortant s'étaient à nouveau retrouvés, cette fois dans la tribune du Parc des Princes, pour la finale de la Coupe de France de football entre Paris-Saint-Germain et Strasbourg. Le PSG l'avait emporté.

Les deux présidents, après s'être si longtemps combattus, avaient en ces deux occasions pris un malin plaisir à faire éclater aux yeux de tous une complicité très présidentielle. Le vieux président socialiste, malade, n'était peut-être pas mécontent de voir le leader de la droite l'emporter, plutôt que le socialiste Lionel Jospin, tant il semblait douter de la capacité d'un autre socialiste que lui à conquérir l'Élysée.

Source : LeFigaro.fr

* * *

vendredi 13 avril 2012

La face cachée de Raymond Aubrac, agent communiste

L'historien du communisme, Stéphane Courtois, décrit la face cachée du résistant.

Directeur de recherches au CNRS, l'historien Stéphane Courtois est un spécialiste du communisme. Elève d'Annie Kriegel, il a été le maître d’œuvre du Livre noir du communisme. Ses derniers livres sont "le Bolchevisme à la française" (Fayard)  et, sous sa direction, "Sortir du communisme, changer d'époque" (PUF). Historien engagé, mais grand connaisseur des archives, il nous décrit la face cachée d'un personnage aujourd'hui encensé.

* * *

Qui était vraiment Raymond Aubrac ?

Un agent soviétique, mais pas au sens où il aurait travaillé pour les services d'espionnage de l'Union soviétique. Il était plutôt un membre important du réseau communiste international, un sous-marin communiste si l'on veut ; en tout cas, beaucoup plus qu'un agent d'influence. Un homme comme lui avait évidemment un correspondant à Moscou.

En a-t-on des preuves ?

Nous n'avons pas de documents, comme par exemple dans le cas de l'ancien ministre radical Pierre Cot. Toutefois, l'ancien dissident tchèque Karol Bartosek avait découvert dans les archives du PC à Prague des documents qui montrent qu'Aubrac y était reçu par Klement Gottwald, le chef historique du PC tchécoslovaque, qui fut aussi un agent du Komintern.

Mais Aubrac a toujours expliqué qu'il n'avait jamais été membre du PCF ?

(Rire). C'est exact, formellement, mais tout cela est cousu de fil rouge. Il faisait partie de ce qu'on appelle les "hors-cadres", des gens de haut niveau dont le PCF n'avait pas besoin qu'ils prennent leur carte. Ils leur étaient plus utile à l'extérieur. Aubrac était un ingénieur, sorti de l'Ecole des Ponts et Chaussées, et le PCF ne voulait pas le mettre en avant. Ce qui ne l'empêchait pas de participer à des réunions de cellules comme "observateur". Avant guerre, sa future épouse Lucie était elle-même communiste, proche d'André Marty - qui fut représentant du PCF au Komintern.

Ses biographes le présentent comme une sorte d'industriel à la tête d'une entreprise d'urbanisme. Qu'en est-il ?

La société qu'il dirigeait était le Berim - le Bureau d'études et de recherches pour l'industrie moderne. Placé sous la responsabilité de Jean Jérôme, l'un des hommes les plus importants et les plus secrets du PCF - cette société servait aussi de pompe à finances au Parti. C'est, par elle, que passait une partie des financements en provenance de l'Est - sous la forme de contrats plus ou moins bidons. Même chose avec les maires communistes.

On apprend qu'il était à Saïgon lors de l'arrivée des chars du Nord-Vietnam en 1975. Qu'y faisait-il ?

Aubrac a joué un rôle très particulier dans l'affaire du Vietnam. Lorsque le dirigeant communiste Hô Chi Minh vint en France en 1946, il fut hébergé par les Aubrac à la demande de Jacques Duclos. Puis il servit de contact entre l'appareil communiste international et Henry Kissinger lui-même. Du sérieux, on le voit.

Son rôle durant la Résistance a fait l'objet de polémiques. On se souvient d'un procès contre l'historien Gérard Chauvy et d'une table ronde organisée en 1997 par Libération. Qu'en pensez-vous ?

Pendant longtemps, Aubrac et son épouse Lucie ont raconté qu'il s'était évadé à la suite d'une opération de la Résistance. Or, Arthur Kriegel - qui a participé à cette action commando - assurait qu'Aubrac n'était pas là quand elle eut lieu. Puis Aubrac a reconnu dans la biographie "autorisée" que Pascal Convert lui a récemment consacrée qu'il ne s'était pas évadé, mais qu'il avait été libéré.

Un autre épisode pose problème. A la Libération, il est commissaire régional de la République à Marseille. Or De Gaulle va le virer sans ménagement et sans explication.  A Marseille, il avait créé des CRS (Compagnies républicaines de sécurité) dont on découvrit plus tard qu'elles étaient entièrement infiltrées par le PCF.

Quant à la table ronde de Libération, une anecdote est significative : Aubrac s'est mis en colère au moment même où Daniel Cordier lui a demandé d'avouer enfin qu'il était communiste. Jusqu'au bout, il l'aura nié. C'était un gros poisson de l'appareil, très bien camouflé, en particulier derrière l'image de son épouse Lucie Aubrac.

Source : Secret défense - Jean-Dominique Merchet

* * *

jeudi 12 avril 2012

Résistance : Mort de Raymond Aubrac - Hommage pour son dernier maquis

Son quasi-siècle de vie fut un roman, traversé par les ombres de la guerre et marqué par l’esprit de résistance à toutes les oppressions.

«Résister, c'est réagir face à l'injustice, donc agir »

Toute une vie d'engagement

Cofondateur du mouvement « Libération Sud », Raymond Aubrac était le dernier survivant des responsables de la Résistance réunis et arrêtés par Klaus Barbie le 21 juin 1943 à Caluire, près de Lyon, avec Jean Moulin, le chef du Conseil national de la Résistance (CNR).

 "La Résistance ? De petits gestes et quelques aventures"

En 1947 et 1950, il avait été témoin à charge lors des deux procès du résistant René Hardy (décédé en 1987 à Melle, dans les Deux-Sèvres), accusé d'avoir livré Jean Moulin à la Gestapo et acquitté au bénéfice du doute.
Sa légende est indissociable de celle de Lucie, sa femme, épousée en 1939 et disparue voici cinq ans. Héroïne de la Résistance, hissée au rang de mythe, cette intellectuelle avait libéré son époux les armes à la main lors d'un transfert de prisonniers en octobre 1943. Cet épisode est au centre des films de Jean-Pierre Melville L'Armée des ombres (1969) et de Claude Berri, Lucie Aubrac, sorti en 1997, avec Carole Bouquet dans le rôle de l'héroïne. Recherché par la Gestapo, le couple est parti pour Londres. Raymond a gagné Alger ensuite où il est devenu délégué à l'Assemblée consultative, en juin 1944. A la Libération, il est promu commissaire régional de la République à Marseille, responsable du déminage du littoral, puis inspecteur général à la Reconstruction avant d'entreprendre une longue carrière de haut fonctionnaire international.

Né Raymond Samuel, le jour de l'assassinat de Jean Jaurès, le 31 juillet 1914, quelques heures avant le début de la Première Guerre mondiale dans une famille de commerçants juifs de Vesoul, Raymond Aubrac a perdu ses parents dans les camps d'extermination nazis. Cet ingénieur de formation, profondément patriote et républicain, fut longtemps compagnon de route du Parti communiste. Citoyen très actif, il s'est rendu des années durant dans les collèges et les lycées de France en compagnie de sa femme pour témoigner et raconter la Résistance. « Je ne supporte pas la solitude après 67 ans de vie commune. Alors quand je me suis retrouvé seul, j'ai été heureux d'avoir des invitations de scolaires qui me donnaient le sentiment d'être encore un peu dans la vie », expliquait en 2010 Raymond Aubrac à « La Nouvelle République » lors de l'inauguration d'un établissement portant son nom dans cette ville.

« Résister ? C'est essayer de comprendre ce qui se passe dans la société qui nous entoure. Et quand on a le sentiment qu'on est devant une injustice, c'est réagir à l'injustice, et ne pas se contenter de la constater mais essayer de faire quelque chose. Pour moi, ajoutait-il, c'est ça la Résistance, ça couvre des petits gestes et aussi quelques aventures. » Grand-croix de la Légion d'honneur, croix de guerre 39-45, rosette de la Résistance, Raymond Aubrac avait publié en 1996 son autobiographie, Où la mémoire s'attarde.

L'ère du soupçon et le poison de la calomnie

Peut-on en finir avec Caluire ? Cinquante après ces événements, et en dépit de deux procès intentés contre René Hardy, participant à la fatidique réunion et principal suspect, voici que surgit au printemps 1997 un ouvrage réorientant les soupçons vers les époux Aubrac. Journaliste lyonnais et historien de circonstances, Gérard Chauvy s'appuie sur un texte de 63 pages condensant les vénéneuses confessions de Klaus Barbie, jugé dix ans plus tôt à Lyon et mort dans l'intervalle. Le bourreau y désigne sa victime, précédemment arrêté par la Gestapo comme agent double. Une commission d'historiens incontestables dissipera cette calomnie posthume. Les époux Aubrac obtiendront d'autre part la condamnation de son propagateur pour diffamation sans jamais chercher à exploiter cette réparation judiciaire.

Souvenir - Flamme

La flamme de la Résistance qui les animait c'était cela aussi. Ces visites réitérées auprès des collèges et des lycées, les débats sans hauteur et de plain-pied avec les élèves, leurs parents parfois et et leurs enseignants. A vingt reprises peut-être les époux Aubrac, puis Raymond seul ces dernières années, sont passés par le Berry, le Poitou ou la Touraine où un établissement porte leur nom à Luynes. La NR l'interrogeait voici deux ans sur son ralliement à la Résistance. « Je n'ai pas vraiment l'impression d'y être entré », estimait Raymond Aubrac, qui ne semblait pas disposé à en sortir.

Source : La nouvellerepublique.fr

* * *

Raymond Aubrac, créateur du service français de déminage

On sait peu que le résistant fut à la fin de la guerre responsable du déminage du territoire, truffé de mines antipersonnel et d'obus.

C'est un aspect peu connu de la carrière du résistant Raymond Aubrac que nous rappelle le lieutenant-colonel Florent Hivert, officier de communication à la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, qui dépend du ministère de l'Intérieur.

À la Libération, Raymond Aubrac avait occupé d'importantes fonctions et fut notamment le fondateur à la fin de la Seconde Guerre mondiale du service de déminage de la Sécurité civile. Durant la remontée victorieuse des troupes alliées vers l'Allemagne, le génie militaire pouvait à peine traiter les engins laissés par les troupes en retraite. Ce sont donc des démineurs civils qui en furent chargés, après le passage des troupes. Raymond Aubrac dirigea cette mission. Il fallut des années de dépollution pour nettoyer le plus gros des sites infestés par les bombes non explosées, les stocks dispersés de munitions inutilisées, et bien sûr les plages truffées de mines antipersonnel. On se souvient que les prisonniers allemands furent souvent affectés à ces tâches meurtrières et qu'ils furent très nombreux à y laisser la vie.
13 millions de mines détruites en 1947

Ainsi que le rappellent les héritiers de ces opérations, le service de déminage est mis en place le 21 février 1945 au sein du ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme. Il est dirigé par Raymond Aubrac sous l'autorité de Raoul Dautry. À cette occasion, le jeune résistant a été nommé inspecteur général, responsable des opérations de déminage sur l'ensemble du pays. 3 200 volontaires français et 48 500 prisonniers de guerre allemands sont alors affectés à cette tâche colossale. À la fin de l'année 1947, les travaux de neutralisation des champs de mines connus et répertoriés sont considérés comme terminés. À cette époque, près de 13 millions de mines réparties sur 4 757 km2 de terrain ont été détruites ainsi que plus de 16 millions d'obus, bombes et autres munitions non explosées.

Le bureau du déminage de la Sous-direction des moyens nationaux de la Direction générale de la Sécurité civile et de la gestion des crises poursuit aujourd'hui cette mission. En 2011, 603 tonnes de munitions ont été collectées et détruites par les 305 démineurs de la Sécurité civile.
Qui est le plus jeune ?

Dans son ouvrage Où la mémoire s'attarde (Odile Jacob, 1996), Raymond Aubrac évoque ainsi sa nomination : "Rentrant un jour du conseil des ministres, Raoul Dautry réunit ses directeurs et les commissaires présents à Paris. Nous avons, nous dit-il, une nouvelle tâche. Les militaires veulent être déchargés de la responsabilité du déminage (...). Il faudra, à la cadence actuelle, dix ans et une centaine de milliards, disent-ils. Tous leurs moyens sont consacrés à la poursuite de la guerre. Or l'enlèvement des mines est, nous le savons bien, un préalable à la reconstruction. J'ai donc accepté cette responsabilité. Qui de vous, messieurs, est volontaire pour s'en occuper ? Un grand silence répondit au ministre. Le déminage faisait peur. Il ne se passait pas un jour sans que l'on apprenne par la presse que les mines avaient fait de nouvelles victimes, souvent des enfants. Et nos propres activités militaires ne nous avaient guère accoutumés à ces engins.

Bien, dit le ministre. Je vois. Qui d'entre vous est officier du génie ? Nous levâmes tous la main puisque nous étions tous officiers de réserve dans cette arme. Alors, demanda Raoul Dautry, qui est le plus jeune ? Cette fois je fus le seul à lever la main. C'est ainsi que le sort me désigna."

Source : Lepoint.fr - Jean Guisnel

* * *

mardi 3 avril 2012

Le colonel Mademba Sy, grand officier de la Légion d'honneur

Claude Mademba-Sy, 88 ans, a été élevé, le 20 mars 2012, à la dignité de grand officier de la Légion d'Honneur. Né à Versailles en 1923, Claude Mademba-Sy est une exceptionnelle figure franco-africaine.
D'origine sénégalaise, son père Abedlkader était l'un des premiers officiers "indigènes" à servir dans les troupes coloniales durant la 1ère guerre mondiale, jusqu'au grade de commandant. Il était issu d'une lignée très militaire, dont un ancêtre combattait déjà avec Faidherbe, au milieu du XIXème siècle.
 
Orphelin très jeune, Claude est en Tunisie avec sa mère - d'origine européenne - lorsque la seconde guerre mondiale éclate. En juin 1943, il s'engage au Régiment de marche du Tchad, une unité de la 2ème DB du général Leclerc. Avec le RMT, il débarque en France en Normandie en 1944, et participe à la libération de Paris, puis à la campagne d'Alsace et d'Allemagne. Il intègre Coetquidan en 1945 (promotion Victoire) puis poursuit sa carrière dans l'armée, servant en Indochine et en Algérie, au sein du 6ème RPIMa notamment.

Lors de l'indépendance du Sénégal en 1960, il opte pour le Sénégal où le président Senghor l'appelle pour créer la nouvelle armée du pays. Mais très vite, le pouvoir - qui se méfie des forces armées - éloigne le colonel Mademba-Sy de Dakar en le nommant ambassadeur. Il entame alors une nouvelle carrière diplomatique.
 
Aujourd'hui installé en France, il est l'un des grands défenseurs de la cause des tirailleurs sénégalais, notamment autour de la question de la décristallisation des pensions - aujourd'hui acquise.

Source : Secret Defense

* * *

- page 2 de 4 -