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Tag - Seconde Guerre Mondiale

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lundi 18 novembre 2019

Gilet jaunes : Saccage du monument dédié au maréchal Juin !

La chienlit anti-française profane nos plus chers symboles !

Le saccage du monument dédié au maréchal Juin est un « acte qui bafoue notre mémoire nationale commune ».

Le 16 novembre 2019, à l’occasion du premier anniversaire du mouvement des « gilets jaunes », des individus ont saccagé le monument qui, érigé sur la place d’Italie, à Paris, rend hommage au maréchal Alphonse Juin ainsi que, plus généralement, au Corps expéditionnaire français d’Italie [CFE-I], qui s’illustra au cours de la bataille de Monte Cassino, lors de la percée de la ligne « Gustave », en mai 1944.

Né en 1888 à Bône [Algérie], Alphonse Juin est le dernier général de à avoir été élevé à la dignité de maréchal de France de son vivant. Condisciple du général de Gaulle à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr [promotion de Fès], ce qui fera qu’il sera l’un des rares à tutoyer le chef de la France Libre, il s’est d’abord illustré durant la Première Guerre Mondiale [il sera gravement blessé, perdant l’usage d’un bras] avant d’être breveté de l’École supérieure de guerre et de rejoindre le maréchal Lyautey au Maroc.

Ayant pris part à la guerre du Rif, Alphonse Juin alternera les postes de commandement et les affectations à l’École de Guerre en tant que professeur. Fait prisonnier lors de la Campagne de France de mai-juin 1940 alors qu’il commandait la 15e division d’infanterie motorisée, il sera libéré par les autorités allemandes à la demande du gouvernement de Vichy.

Nommé adjoint au général commandant supérieur des troupes du Maroc, le général Juin reste loyal au maréchal Pétain jusqu’à l’invasion de la zone libre par les troupes allemandes, consécutive au débarquement allié en Afrique du Nord. Puis il reçoit le commandement des forces françaises engagées en Tunisie, avant d’être nommé à la tête du CEF-I par le général de Gaulle, avec lequel il entretenait des rapports compliqués. Après la guerre, il quittera ses fonctions de chef d’état-major de la Défense pour celles de Résident général au Maroc. Puis il deviendra le commandant en chef du secteur Centre-Europe de l’Otan [1951-56]. En 1952, il recevra son bâton de maréchal et sera élu à l’Académie française.

Politiquement, le maréchal Juin ne s’était jamais privé de faire part de ses désaccords avec la politique suivie par le gouvernement français et/ou inspirée par le général de Gaulle [notamment sur le cas du maréchal Pétain et l’affaire algérienne].

Pour autant, ceux qui ont saccagé le monument dédié au maréchal Juin [et oeuvre du sculpteur André Greck] étaient sans doute à mille lieues de ces considérations… étant donné que, a priori, ils cherchaient à créer un point de fixation contre les forces de l’ordre au niveau de la place d’Italie.

« Ils ne s’en prennent pas au monument du maréchal Juin, ils fabriquent des armes. Ils cassent les plaques de marbre parce qu’ils ont bien conscience qu’elles sont dangereuses et ils s’en servent comme des projectiles contre nos forces de sécurité », a expliqué Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur. « Ce sont aussi des imbéciles, on peut être à la fois imbécile, brute et voyou », a-t-il jugé.

« C’est une nouvelle fois notre mémoire nationale commune qui est saccagée bafouée par des individus casseurs qui sont complètement hors de la République […] Ces actes là sont très condamnables, j’espère que la police pourra retrouver ces individus et qu’ils pourront être jugé de façon très sévère », a ensuite fait valoir la secrétaire d’État sur les ondes d’Europe 1, ce 17 novembre.

Source : ZONE MILITAIRE


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samedi 15 juin 2019

Société : Vandalisme et profanation du monument aux morts en l'honneur du bataillon Berthier à Névache !

Monument aux morts tagué à Névache : Castaner réagit, les anarchistes aussi...

Lemonument aux morts du col de l'Echelle, à Névache, en l'honneur du bataillon Berthier a été vandalisé, tout comme la chapelle adjacente.

Les tags découverts sur la stèle érigée au sommet du col de l’Échelle, ainsi que sur la chapelle adjacente, n'en finissent pas de faire réagir. Après le Rassemblement national 05, ce dimanche, c'est au tour du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner puis des anarchistes.

Les inscriptions au col de l'Echelle, à Névache, font, ce lundi 10 juin, toujours réagir. Des tags ont, en effet, été découverts sur la stèle érigée au sommet du col de l’Échelle en l’honneur des libérateurs du bataillon Berthier et des maquisards du Rhône et de l’Ain.

Des graffitis anti-frontière et anti-police, accompagnés du "A" anarchiste, ont également été inscrits sur la chapelle adjacente au monument aux morts érigé entre Bardonecchia (Italie) et Névache.

Samedi 8 juin, le délégué de circonscription Les Républicains et conseiller départemental (Briançon 1) Arnaud Murgia alertait et s'indignait, sur les réseaux sociaux, de telles inscriptions. Exprimant notamment sa “honte, au lendemain du 75e anniversaire du débarquement. Ceux qui insultent la France doivent savoir qu’un certain nombre d’entre nous se tiendront toujours en face d’eux”.

Ce dimanche 9 juin, c'est le Rassemblement national des Hautes-Alpes (RN 05) qui, à son tour, s'est indigné de ces profanations (lien abonnés), exprimant “la plus grande tristesse, mêlée de colère”.

Dans un communiqué, le parti d’extrême-droite a condamné "violemment, en plus de ses auteurs, le laxisme de l’État, de certains élus et d’associations qui encouragent ce genre d’exactions qui portent atteinte à la mémoire de notre terre et de nos morts".

Castaner veut que les auteurs "soient interpellés"

Dans la soirée ensuite, c'est le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qui a commenté ce fait divers, condamnant "avec force cette odieuse profanation qui souille la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour que nous vivions libres". Le locataire de la place Beauvau a également assuré que "la gendarmerie est mobilisée pour que les auteurs de ces faits soient interpellés et ne restent pas impunis".

Les inscriptions au col de l'Echelle, à Névache, font, ce lundi 10 juin, toujours réagir. Des tags ont, en effet, été découverts sur la stèle érigée au sommet du col de l’Échelle en l’honneur des libérateurs du bataillon Berthier et des maquisards du Rhône et de l’Ain.

Des graffitis anti-frontière et anti-police, accompagnés du "A" anarchiste, ont également été inscrits sur la chapelle adjacente au monument aux morts érigé entre Bardonecchia (Italie) et Névache.

Pour les anarchistes, les tags ont été commis par des "fascistes"

Et puis, ce lundi 10 juin, ce sont "des anarchistes du 05" qui ont réagi, de manière parfois fleurie, à ces inscriptions. Via un post Facebook relayé par le collectif Haute Durance en résistance (HDR 05), ils s'adressent à ceux "qui ont saccagé le monument à la mémoire des maquisards, libérateurs du joug fasciste dans le Briançonnais".

Ils accusent ainsi les auteurs des tags d'être "des fascistes. Plutôt que de faire des croix gammées, vous avez fait des A cerclés pour la première fois de votre vie. Vous avez écrit un "Refugees welcome" avec une faute d’orthographe. Vous vous êtes dits que ça pourrait être rigolo de faire passer les anarchistes pour des crétins dénués de conscience historique".

Source : www.ledauphine.com - Crédit Photo Facebook Arnaud Murgia


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jeudi 6 juin 2019

6 juin 1944-2019 : Hommage aux commandos marine et SAS du débarquement...

Alors que deux opérateurs du Commando Hubert viennent de donner leur vie pour la liberté de quatre otages dont deux Français, Emmanuel Macron honorera le 6 juin les commandos marine de 1944 qui participèrent à la libération de la France. Et à travers eux, tous les militaires Français engagés dans la réussite du Débarquement de Normandie, il y a 75 ans, comme les SAS du 4e BIA (1), a rappelé la présidence, ce matin, qui veut l'hommage national œcuménique, même s'il se déroule sur le terrain de la marine.

L'Elysée a détaillé ce matin une partie du dispositif mémoriel qui sera déployé les 5 et 6 juin. Dans ces 48 heures, il faut retenir une imposante revue navale britannique le 5 juin à Portsmouth, à laquelle ne participera apparemment que la FREMM Bretagne. La même sera le lendemain en face des côtes normandes, notamment en face de Colleville-Montgomery où se tiendra la cérémonie française, en deux parties, autour de la cérémonie annuelle récurrente, de tradition, des fusiliers et commandos marine.

Cette dernière sera divisée en deux parties. La première distinguera les fusiliers marins tout juste intégrés, ainsi que la préparation militaire marine Kieffer. Des décorations seront également remises (Légion d'Honneur, Croix de la Valeur Militaire, Médialle Militaire). Le tout en présence de l'amiral Christophe Prazuck et de ses homologues américain, britannique, australien, canadien et norvégien.

Le président de la République doit alors rejoindre Colleville, et une quinzaine de commandos marine recevront leur béret vert, obtenu au terme de plusieurs semaines de stage commando éprouvant. C'est par là qu'étaient passés les premiers maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. Il est probable que le président, qui doit prononcer un discours sur l'engagement des commandos marine en 1944, n'oubliera pas d'évoquer l'action tous azimuts de leurs descendants, 75 ans plus tard.

Le major de stage recevra son béret d'un des trois derniers vétérans du 1er BFMC, Léon Gautier. Les deux autres, Jean Morel et Hubert Faure ne seront pas, à priori, présents.

Un quatrième commando, Jean Masson, est mort le 28 février. Ses cendres seront dispersées, très tôt, le matin du 6 juin face à la plage où il avait débarqué, il y a 75 ans.

(1) on ne le rappellera jamais assez, les SAS français fixèrent à l'époque 150.000 Allemands en Bretagne, par des actions de sabotage et leur action au seins des maquis, dont celui de Saint-Marcel. C'est un SAS qui fut le premier mort français du 6 juin, peu après minuit : le caporal Emile Bouetard était appelé "Le Vieux" car il figurait parmi les plus anciens, à 29 ans.

Source : Xavier Guilhou


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mardi 4 juin 2019

Débarquement du 6 juin 1944 : L’histoire oubliée des deux SAS français en Normandie...

Pas moins de 3.000 soldats, aviateurs et marins français participèrent, de près ou de loin, aux opérations menées dans le cadre du Débarquement en Normandie, le 6 juin 1944. L’action des 177 fusiliers-marins du commando Kieffer, si elle fut pendant un temps, mise sous le boisseau, est désormais largement connue. De même que celle du 2e Régiment de Chasseurs Parachutistes [4e SAS] en Bretagne.

En outre, plusieurs navires et unités aériennes des Forces françaises libres [FFL] appuyèrent le débarquement des troupes alliées sur les plages normandes. Comme par exemple le Groupe de bombardement léger Lorraine, qui, avec ses Douglas Mc IIIA Boston, eut la délicate mission de répandre un rideau de fumée pour aveugler les défenses allemandes à l’aube du 6 juin. Ou encore comme les croiseurs « Georges Leygues » et « Montcalm », qui accompagnèrent la progression des soldats américains à Omaha Beach.

Pourtant, 75 ans après, l’opération Overlord continue de révéler des détails passés sous silence. Auteur d’une biographie remarquée du commandant Philippe Kieffer, Benjamin Massieu s’est attaché à les sortir de l’oubli, en se basant sur des découvertes inédites dans les archives militaires françaises et britanniques.

Dans son livre « Les Français du jour J », ce spécialiste de la France Libre et de la Libération décrit avec précision, heure par heure, les opérations conduites par les FFL lors du 6 juin 1944, sans oublier le rôle qu’y tint la Résistance.

C’est ainsi qu’il a mis au jour un fait « inédit » : l’envoi de deux SAS français en Normandie. « C’est sans doute la participation française au Jour J la plus oubliée », écrit-il. « Si l’action des sticks parachutés en Bretagne est assez connue aujourd’hui, celle de ces hommes isolés a été quasiment oubliée ».

Source : Zone Militaire


Deux SAS français en Normandie

Le 6 juin 1944, sur une base aérienne du sud de l'Angleterre. L'aspirant Rémi Dreyfus, officier français intégré au Special Air Service (SAS) britannique demande: où est mon parachute? Réponse : pas de parachute, vous partez en planeur.

Si l'Histoire a retenu les 177 fusiliers marins français du commando Kieffer, qui ont débarqué le D-Day sur la plage de Sword Beach, d'autres Français ont pris part au débarquement.

Parmi eux, Rémi Dreyfus qui, à cent ans, dans son appartement proche du Panthéon, raconte en souriant, un éclair de malice au fond de ses yeux bleus clair, ses missions de reconnaissance dans le bocage normand, entre Caen et l'embouchure de l'Orne.

"Un planeur... Je n'avais jamais mis les pieds dans un planeur", dit-il. "Mais bon, c'était parti. Nous étions une quinzaine à bord. Nous décollons le 6 dans l'après-midi, je n'ai jamais su depuis quelle base aérienne, on ne nous l'a pas dit".

"Des planeurs, il y en avait partout, des trains de planeurs. Très vite, nous survolons des milliers de bateaux, protégés par des centaines d'avions de chasse qui tenaient tout l'espace aérien. Aucun avion allemand ne pouvait approcher. Le sentiment que j'ai eu, c'est que nous étions invincibles... C'est ça: j'étais dans le camp des invincibles".

Le planeur de Rémi Dreyfus et de ses compagnons du 3rd SAS se pose sans encombres près du village de Ranville, au nord-est de Caen. Son clocher atypique, détaché du corps de l'église, sert de repère aux aviateurs.

"C'est tout à fait calme, pas de combats, pas de coups de feu. Ma mission officielle est de servir d’interprète au général (Richard) Gale, mais je m'aperçois bien vite qu'il n'a pas besoin d’interprète", dit-il en souriant. "Alors je commence par me promener, quelques jours, dans ce petit morceau de France libérée".

Des blindés dans un petit bois

Il est rejoint par Paul Jarrige, un autre Français incorporé dans les prestigieux commandos de l'air de Sa Majesté.

"Là, nous inventons le rôle utile que nous pouvons jouer : nous nous donnons pour mission d'explorer le no man's land, environ dix kilomètres entre les lignes anglaises et allemandes. Départ à la nuit, vers dix heures, retour vers quatre heures du matin".

Les deux Froggies partent en mission de renseignement dans le bocage. "Il faut faire attention: ne pas s'approcher de trop près des lignes allemandes, pour ne pas se faire prendre. Il faut savoir ne pas aller trop loin. C'est très subtil", dit-il.

"Nous en avons fait quatre ou cinq, de ces missions de reconnaissance. Lors de l'une d'elles, j'ai repéré une vingtaine de blindés allemands cachés dans un petit bois, bien reconnaissable sur la carte. Je suis rentré, j'ai signalé l'existence de ce petit bois et de ce qu'il cachait: les bombardiers ont été les détruire à dix heures du matin", ajoute-t-il, en rangeant sur la table de son salon ses quatre décorations, dont la Légion d'Honneur et celle à laquelle il est le plus attaché, la croix de Lorraine de la France Libre.

Dans ses patrouilles clandestines, l'aspirant Dreyfus rencontre des Français, la plupart ravis à la vue de la cocarde bleu-blanc-rouge sur l'épaule de ce soldat en uniforme anglais. "Mais certains l'étaient moins, ceux qui avaient perdu du bétail dans les bombardements, par exemple", se souvient Rémi Dreyfus.

Après la prise de Caen et le début de la débâcle allemande, il demande à rentrer en Angleterre. Il rejoint les SAS. Prochaine mission, à la mi-août: empêcher les Allemands de remonter leurs forces du sud vers le nord de la France.

"Trente équipes de dix parachutistes, pour bloquer 20 à 25 axes routiers, sur une ligne allant de La Rochelle à Belfort : pas mal comme ordre de marche pour un bataillon de trois cents personnes, non ?" dit-il. "J'ai été parachuté en Saône-et-Loire le jour du débarquement en Provence: j'avais 400 km d'avance sur eux".

Protégés par les résistants français du maquis du Charolais, qui avaient coupé les routes, "nous devions attaquer les Allemands aussi souvent que possible... Ce qui n'était pas toujours évident", dit-il.

En septembre, la campagne de France de Rémi Dreyfus, fils de banquier, diplômé d'HEC au printemps 1939, s'achève. Il revient "avec joie" à la vie civile et entre dans une chaîne de grands magasins, dont il dirigera les centrales d'achats pour le reste de sa vie professionnelle.


Source : FranceSoir.fr


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lundi 7 janvier 2019

Vandalisme : Les maréchaux Foch, Joffre et Gallieni décapités à Saint-Gaudens !

Juste avant, et même pendant, les commémorations du centenaire de la Première Guerre Mondiale, plusieurs monuments furent vandalisés [comme par exemple aux Éparges], voire volés [statue au Chemin des Dames, plaques commémoratives en bronze...]. Et cette série ne s’est pas terminée avec la fin de cet évènement…

En 1951, un monument, oeuvre du sculpteur Georges Guiraud, fut inauguré par le président Vincent Auriol à Saint-Gaudens pour honorer la mémoire des trois maréchaux de la Première Guerre Mondiale originaires des Pyrénées, à savoir Joffre [né à Rivesaltes], Foch [né cent ans plus tôt à Tarbes] et Gallieni [né à Saint-Béat]. Cette sculpture fait face au monument aux morts réalisé par en 1923 par le sculpteur Ducuing.

Or, ce monument dits des trois maréchaux a été non pas vandalisé mais saccagé par des inconnus, dans la nuit du 20 au 21 décembre. Deux têtes des statues ont été retrouvées au pied de l’édifice tandis qu’une troisième l’a été dans une rue menant vers la gare de Saint-Gaudens.

« C’est effarant, ils se sont attaqués à un symbole de la République, tout le monde est sous le choc », a réagi Jean-Yves Duclos, le maire de Saint-Gaudens, dans les colonnes de la Dépêche du Midi.

« Après la profanation de l’Arc de Triomphe et de la tombe du Soldat Inconnu [le 1er décembre 2018, lors d’une manifestation des gilets jaunes, ndlr], la décapitation des trois maréchaux pyrénéens au monument aux morts de Saint-Gaudens : c’est un sentiment de colère, d’indignation, qui m’anime. Mais aussi une blessure », a réagi Carole Delga, la présidente de la région Occitanie. « Un pays qui ne respecte pas son passé, qui ne respecte pas ceux à qui nous devons d’être libres, et en République, est un pays qui vacille », a-t-elle ajouté, avant de réclamer une « sanction exemplaire » pour cet « outrage porté aux maréchaux pyrénéens ».

La secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, a fait part de son « indignation » et de sa « profonde colère » devant ce « nouvel acte de vandalisme qui touche nos monuments ». Et de mettre en cause « l’ignorance, la perte de tout repère, la violence, une société bien malade ».

Par ailleurs, et dans un tout autre registre, c’est un canon anti-aérien allemand, exposé dans le village de Saint-Lambert-sur-Dives [Normandie], qui a été volé la semaine passée. « Les pattes de fixation ont été sciées et le Flak 38 [de 450 kg] poussé jusqu’à un camion », a expliqué le maire de la commune aux médias locaux. La piste de "collectionneurs" sans scrupules est envisagée.

Source : Zone Militaire - Crédit Image France 3 Regions


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dimanche 11 novembre 2018

Respect de la Mémoire de tous ceux qui sont Morts pour la France

HOMMAGE A TOUS LES MORTS POUR LA FRANCE

En ce 11 novembre 2018, la France rend hommage à ses morts au combat, aux poilus de la Grande Guerre, en présence de nombreux chefs d’états et dirigeants du monde, venus pour le centenaire de l’armistice de la première Guerre Mondiale.

A tous ceux qui ont donné leur vie pour le pays...

La Fédération Nationale des Combattants Volontaires est particulièrement attachée au respect de la Mémoire des glorieux Poilus, à la commémoration de leur sacrifice et de la Victoire de 1918, ainsi qu’à l’hommage rendu le 11 novembre à tous ceux qui, dans tous les conflits passés et actuels en opérations extérieures, sont Morts pour la France.

Source : FNCV

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dimanche 4 novembre 2018

11 novembre 2018 : Nous sommes tous des poilus !

Nous sommes tous des poilus !

« Des civils que l’on a armés… ». Mais comment peut-on en arriver à de telles assertions ! Il ne fait aucun doute que l’idéologie, la confusion ou l’ignorance qui sévissent dans de nombreux couloirs ont pu être à l’origine de cette pensée réductrice, irrespectueuse et dangereuse.

N’appartenant pas à l’institution militaire mais étant justement un civil qui a beaucoup servi et donné au pays, comme des millions d’autres français, je m’insurge profondément contre cette nouvelle instrumentalisation historique. Mes aïeux, qui étaient eux aussi des civils, qui se sont engagés volontairement ou qui ont été mobilisés à plusieurs reprises pour se battre contre toutes les formes de violence et de totalitarisme politique, ne furent ni des mercenaires, ni des miliciens... Ils étaient tout simplement soldats de France, résistants et patriotes !

Ils se sont battus sur tous les fronts et ont vu tomber autour d’eux des frères d’armes, des amis, des membres de leurs familles, mais aussi des adversaires pour lesquels ils n’éprouvaient pas de haine. Depuis trois générations nous n’avons pas eu d’autres choix que de défendre la terre de France à Verdun, sur la Marne, dans la Somme, plus loin à Dixmude, dans les Balkans, sur les terres encore plus lointaines de l’ex-empire français, où plus récemment sur les théâtres d’opérations extérieures  [Ndlr: OPEX] sous mandats internationaux à Beyrouth, à Sarajevo. Telle fut notre histoire depuis un siècle.

Rien ne sert de la juger, il faut l’assumer, l’incarner mais en aucun cas la dénaturer !

C’est cette tradition de service, de patriotisme et de don de soi d’un pays que l’on méprise avec de telles affirmations médiatiques mais inutiles. A la veille du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, dans une Europe marquée actuellement par une remise en cause de tous les avenants du traité de Versailles, est-il besoin de réduire l’engagement historique de tout un pays, et encore plus de ses alliés, avec des injonctions verbales infondées. Il est toujours facile de réécrire l’histoire et de la banaliser dans un bureau feutré après 75 ans de paix …

Certes La guerre est toujours vécue par les historiens comme une erreur politique, générant des boucheries inutiles, et la victoire reste toujours un peu amère et pathétique, car elle porte en germe la guerre suivante... Faut-il pour autant, face à la tragédie récurrente de l’Histoire, pour satisfaire une forme de mauvaise conscience, désacraliser la mémoire collective, mépriser ainsi l’engagement de millions de femmes et d’hommes et par la même entretenir un déni collectif en justifiant ainsi l’oubli au fil du temps.

Nous ne sommes pas des civils que l’on a armés !

Non, « nous ne sommes pas des civils que l’on a armés » ! Nous sommes bien plus que cela ! La tentation pourrait être très forte aujourd’hui avec la professionnalisation de nos armées, qui a généré une transformation profonde du lien armées-nation, de réduire le statut du soldat à celui d’un métier comme un autre. Les risques de banalisation et de désacralisation de l’engagement dans une société devenue très hédoniste ne peuvent être sous-estimées. C’est pour toutes ces raisons que nous ne pouvons plus être considérés de façon péjorative comme de simples « anciens combattants » !

Nous sommes la force d’âme de la France. Ce qui nous caractérise de génération en génération c’est cette conscience viscérale que la liberté doit être défendue, que nos valeurs démocratiques sont vulnérables et que le don de soi reste la vertu la plus noble qui soit. Alors faisons tous en sorte que nos institutions, que ceux qui l’incarnent et que ceux qui l’administrent retrouvent le sens de la mesure et de la pondération vis-à-vis des vétérans que nous sommes. Nous ne demandons rien et nous sommes de moins en moins nombreux.

En revanche nous exigeons juste ce respect pour le sang versé et le don de soi que nous honorons chaque 11 novembre au nom de toutes les générations du feu. Nous sommes tous quelque part les héritiers de nos poilus et cet héritage mérite le plus profond respect de nos élites et de nos populations.

Juste un peu de respect, que du respect, fermer le ban !

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Source : Xavier Guilhou - Administrateur national de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires (FNCV)
Auditeur de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale,
Capitaine de vaisseau (h) Président de la Section du Finistère, Chef d’entreprise.

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samedi 5 mai 2018

Profanation : Le monument aux Morts de l'Ecole Normale Supérieure tagué par les étudiants !

Normale Sup : Tags et graffitis sur le monument des Normaliens morts à la guerre...

La prestigieuse école du quartier latin à Paris est occupée depuis mercredi soir par des étudiants.

Plusieurs personnalités politiques ont dénoncé, ce jeudi 3 mai 2018, la dégradation du monument aux morts de l'École normale supérieure (ENS) de Paris. L'établissement, l'un des plus prestigieux et des plus sélectifs de l'enseignement supérieur français, est fermé jeudi après une nuit d'occupation par des opposants aux nouvelles modalités d'accès à la fac, facteurs selon eux de sélection.

 "À nos morts tués par votre police", proclame un des tags écrits en travers de la liste des Normaliens morts à la guerre. Selon des étudiants qui étaient dans l'École avant que les entrées ne soient bloquées et ont pris des photos, des couloirs ont également été tagués et des portes forcées. "Les graffitis sur le monument aux morts n'ont pas fait l'unanimité", a déclaré l'un d'eux, sans souhaiter donner son nom.

Source: Le HuffPost avec AFP

NB: Une école normale supérieure ou ENS est en France un établissement d'éducation supérieure public assurant la formation de chercheurs et d'enseignants dans les disciplines littéraires, scientifiques et technologiques. Appartenant aux grandes écoles les plus sélectives, et étant considérées comme les plus sélectives d'entre elles, les ENS françaises sont placées sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

En l'espèce, il s’agit de l’École normale supérieure, située rue d'Ulm à Paris, la plus ancienne des ENS dans le monde, qui existe sous sa forme actuelle depuis 1826 et remonte à l’École normale de l’an III de 1794-1795. L'adjectif « supérieure » a été ajouté au nom de l'École normale en 1845 pour éviter la confusion avec les écoles normales primaires destinées à la formation des instituteurs.

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vendredi 3 février 2017

Grand combattant : Décès de Paul Chouteau, un des derniers survivants du Commando Kieffer et du Jour J

On a appris, auprès du Musée des fusiliers marins et commandos et de la préfecture du Calvados, la disparition de Paul Chouteau, l’un des derniers membres du Commando Kieffer ayant débarqué sur la plage « Sword », en Normandie, le 6 juin 1944.

Né le 3 mars 1922 à Gray (Haute-Saône), Paul Chouteau se destinait à exercer le métier de peintre en bâtiment quand il décide de s’engager, à l’âge de 17 ans, dans la Marine nationale. Après avoir été breveté canonnier le 11 novembre 1939, il est affecté à bord de navires assurant la protection des convois en mer du Nord.

En juin 1940, alors que les armées françaises cèdent devant l’avancée allemande, le jeune marin embarque à bord de l’aviso « Commandant Dominé », entré en service quelques mois plus tôt. Mais le bâtiment sera capturé par les Britanniques, qui le remettront plus tard aux Forces navales françaises libres (FNFL).

Quant à Paul Chouteau, et comme l’ensemble de ses camarades, il se retrouve interné au camp d’Aintree, près de Liverpool. Là, il aurait pu choisir de rejoindre la France Libre… Mais il en fera autrement. Renvoyé en France à sa demande, il ne tarde pas à regretter sa décision. Après diverses affectations, notamment en Afrique du Nord, il finit par embarquer à bord du croiseur « Émile Bertin », qui se trouve alors aux Antilles françaises.

Là, en avril 1943, et avec un camarade, il déserte et s’enfuit à bord d’un kayak pour rejoindre Sainte-Lucie. Le tout avec une météo difficile et des creux de 6 à 8 mètres. Les deux hommes finiront par atteindre le Royaume-Uni à bord d’un navire américain. À Londres, Paul Chouteau s’engage dans les FNFL et intègre le 1er Bataillon de Fusiliers-Marins Commandos de la France Libre du commandant Philippe Kieffer.

À l’issue d’un rude et rigoureux entraînement en Écosse, il est affecté à la No. 8 Troop (1ère compagnie). C’est avec elle qu’il débarquera le 6 juin 1944 sur la plage de Sword, avec 40 kg de matériel sur le dos. « C’était lourd pour marcher. Mais on n’avait pas peur », témoingera-t-il, en 2014, dans les colonnes d’Ouest France. « Il n’y avait personne devant, les balles sifflaient. On est tombé directement dans les barbelés. Tout était bouclé », ajoutera-t-il.

La mission de la No. 8 Troop est alors de neutraliser une batterie d’artillerie allemande. Seulement, Paul Chouteau, ayant reçu 5 éclats d’obus dans le dos, ne l’atteindra pas. Il sera évacué en Angleterre. Mais pas pour longtemps car un peu plus d’un mois plus tard, il retrouve le Commando Kieffer en Normandie. Puis il ira ensuite combattre aux Pays-Bas, où, d’après lui, « c’était aussi dur que le 6-Juin ».

Démobilisé en 1945 avec le galon de quartier-maître, Paul Chouteau s’installe à Paris et entame une nouvelle carrière dans la police, en restant très discret sur ce qu’il a vécu avec le Commando Kieffer. 

Il a reçu de nombreuses distinctions, parmi lesquelles la Croix de guerre avec étoile d’argent, la Médaille commémorative des services militaires volontaires dans la France Libre et la Médaille militaire du 31 décembre 1973. Il a par ailleurs été promu officier de la Légion d’honneur en 2014.

Il a passé la fin de sa vie sur la Côte Fleurie entre Houlgate et Saint-Arnoult.  Ses obsèques seront célébrées le jeudi 2 février 2017 à 14 h 30 à l’église de Houlgate. 

Source : Zone Militaire


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mercredi 28 décembre 2016

Etats Unis : Général James Mattis, futur secrétaire américain de la Défense

Etats-Unis - James Mattis, futur secrétaire américain à la Défense, c’est le général Patton au Pentagone

Donald Trump s’apprête à le nommer. L’ancien général des marines est un dur, prêt à en découdre avec tous les ennemis, réels ou supposés, de l’Amérique : les islamistes, les Iraniens, les Russes.

« C’est le truc le plus proche du général Patton que l’on ait en magasin » - « the closest thing we have to General George Patton ». C’est ainsi que Donald Trump décidément fasciné par le monde militaire a annoncé, jeudi soir, son intention de nommer le général James Mattis, 66 ans, comme secrétaire à la Défense.

Trump n’a pas tort, il y a du Patton chez Mattis. Et ce n’est pas rassurant... La ressemblance est telle que leurs deux visages - longs et lisses - ne sont pas sans traits communs. Ils ont surtout le même langage fleuri et sans doute une vision du monde assez proches. « Votre devoir n’est pas de mourir comme un con pour votre pays, mais de faire en sorte que le con d’en face meure pour le sien », disait Patton à ses troupes. Dans la bouche de Mattis, cela donne : « Il y a des trous du cul dans le monde qui ont juste besoin d’être descendus » ou encore « Je viens en paix, mais si vous me baisez, je vous tuerai tous ». Des propos d’adjudant-chef qui ont toujours beaucoup de succès dans les casernes. Sans doute un peu moins dans les cercles diplomatiques...

Le général Patton (1885-1945) fut l’un des plus grands chefs militaires de la Seconde guerre mondiale et Mattis, un vieux célibataire voué au service des armes, a une très belle carrière derrière lui en Afghanistan et surtout en Irak, lors de la bataille de Falloujah en 2004. Il a occupé de nombreux postes opérationnels, notamment le plus important d’entre eux, le Central command en charge des guerres du Moyen-Orient. Si Patton était un cavalier, Mattis est un « marine », un fusilier marin. L’un et l’autre sont de grands lecteurs nourris d’histoire militaire.

Faucon. Reste que le talent militaire – incontestable – ne garantit pas le succès politique. Patton était un chien fou et si l’Amérique a gagné la guerre, c’est d’abord grâce à la sagesse de généraux comme Marshall ou Eisenhower qui ont tenu les rênes au plus haut niveau, quand Patton chevauchait avec ses blindés, réalisant des percées spectaculaires en France. Patton ne s’est jamais caché de ses convictions proches de l’extrême droite : raciste, antisémite, tellement anticommuniste . 

Source : L'Opinion

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mercredi 8 juin 2016

Grand Combattant : René Rossey, ancien du Commando Kieffer, vient de nous quitter...

Après François Andriot et Louis Bégot, un autre Français libre du Commando Kieffer, René Rossey, nous a quittés cette année. Résidant à Maurepas (Yvelines), il s’est éteint le 19 mai 2016.

Né le 30 août 1926, à Tunis, René Rossey n’a que 16 ans quand il s’engage au sein des Forces françaises libres, après avoir triché sur son âge. Il rejoint, par ses propres moyens, le Liban, où il reçoit une formation militaire élémentaire.

Puis, deux mois plus tard, il part au Royaume-Uni, où il est affecté au camp de Camberley, avant d’être affecté à la caserne « Bir Hakeim », à Londres. Il y rencontre le commandant Philippe Kieffer, qui le recrute pour le 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos.

À l’issue de son stage commando, effectué au camp de Wrexham, René Rossey intègre la section des mitrailleuses K-Gun du commando « Kieffer ».

Le 6 juin 1944, il est le plus jeune des 177 Français qui débarquent sur la plage de Colleville-sur-Orne (ou Colleville-Montgomery). Il n’a que 17 ans et c’est la première fois de sa vie qu’il voit la France…

Après la Bataille de Normandie, le Commando Kieffer retourne en Angleterre pour une période de repos. Qui sera de courte durée puisque, en novembre 1944, il est à nouveau sollicité pour débarquer sur l’île de Walcheren, dans le but de s’emparer du port de Flessingue (Pays-Bas), alors fortement défendu par l’ennemi. Et René Rossey en sera.

L’opération sera un succès éclatant. Malgré une défense acharnée des troupes allemandes, trois fois plus nombreuses, le port de Flessingue est conquis en moins de 7 heures et le reste de l’île tombera  une semaine plus tard, après la reddition de la garnison allemande. Le haut commandement allié décrira ce fait d’armes comme « l’un des plus braves et des plus audacieux de la guerre. »

Après la capitulation de l’Allemagne nazie, René Rossey, qui s’était engagé pour la durée de la guerre, retrouve la vie civile. À Paris, sans diplôme et sans le sou, il bat le pavé sans trouver de situation (il est ce que l’on appelle aujourd’hui un SDF). Comme le dira Léon Gautier, un autre ancien du commando Kieffer, « rien n’était prévu pour nous et lui le Tunisien qui s’était engagé pour libérer la France, c’était pareil. » Il décide alors de retourner en Tunisie.

En 1954, marié, et de retour à Paris, il retrouve le commandant Kieffer, qui le recommande auprès de Total : René Rossey y restera 34 ans.

Très modeste sur ses faits d’armes et d’une extrême gentillesse d’après ceux qui l’ont connu, René Rossey avait été promu officier de la Légion d’Honneur en 2014. Après sa disparition, il ne reste plus que 6 survivants du commando Kieffer, dont Léon Gautier, Jean Masson, Yves Meudal, Paul Chouteau, Jean Morel et Hubert Faure.

Source : Zone Militaire


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lundi 9 mai 2016

Jeannette Guyot : Un grande résistante, vient de nous quitter ...

Jeannette Guyot, résistante, un « héroïsme extraordinaire lors d’opérations militaires »...

Née le 26 février 1919 à Chalon-sur-Saône, Jeannette Guyot ne tarde pas à rejoindre les rangs de la Résistance alors que la moitié de la France est occupée par l’armée allemande.

Jusqu’en août 1941, Jeannette Guyot est ainsi membre du réseau Amarante, dirigé par Félix Svagrowsky et rattaché au BCRA (Bureau central de renseignements et d’action) de la France Libre. Grâce à un laisser-passer allemand (Ausweiss), elle s’occupe alors de faire passer des agents en zone sud, administrée par le régime de Vichy.

Par la suite, Jeannette Guyot rencontre le colonel Rémy (Gilbert Renault), le chef du réseau "Confrérie Notre-Dame" , basé à Paris. Elle devient alors agent de liaison et, à ce titre, est chargée de transmettre des renseignements en zone sud, tout en continuant ses activités de passeur.

Seulement, en février 1942, elle finit par être arrêtée et emprisonnée pendant trois mois à Chalon-sur-Saône, puis à Autun. Malgré la dureté des interrogatoires, elle restera muette. Ne pouvant retenir aucune charge contre elle, les Allemands la remettent en liberté, après lui avoir toutefois retiré son « Ausweiss ». Mais cela ne l’empêche nullement de reprendre ses activités au sein du réseau du colonel Rémy.
 
Mais ce dernier va connaître une déconvenue quelques mois plus tard, avec la trahison d’un certain Pierre Cartaud. Et Jeannette Guyot par se réfugier à Lyon. Là, elle rencontre Jacques Robert, qui est en train de créer le réseau « Phratrie », qui, également rattaché au BCRA, aura pour mission de collecter du renseignement, se livrer à des actions de sabotage et à aider les aviateurs alliés abattus à regagner le Royaume-Uni.

Cependant, avec l’invasion de la zone sud par les troupes allemandes, en novembre 1942, l’étau de la Gestapo se resserre autour de Jeannette Guyot. Décision est donc prise de l’exfiltrer en Angleterre. Ce qui sera fait dans la nuit du 13 mai 1943, grâce à un avion Lysander de la Royal Air Force.

Arrivée à Londres, Jeannette Guyot retrouve le colonel Rémy et prend le pseudonyme de « Jeannette Gauthier ». Toujours affectée au BCRA, elle se voit confier des tâches administratives qui ne lui conviennent guère.

Après avoir fait des pieds et des mains pour retrouver le terrain, elle est affectée à l’école de Praewood House, près de St-Albans (à 40 km de Londres), où 120 volontaires doivent être formés aux techniques du renseignement militaire par des instructeurs l’Intelligence Service (IS) de l’Office of Stratégique Service (OSS), en vue du plan « Sussex« , dont l’enjeu était alors de collecter le maximum d’informations possibles sur l’ordre de bataille allemand afin de préparer le débarquement allié en Normandie.

Le 8 février 1944, Jeannette Guyot, promue lieutenant, est parachutée près de Loches avec le commandant Marcel Saubestre, le capitaine Georges Lassale et le radio Pierre Binet, dans le cadre de l’opération Calanque. Leur mission est alors de trouver des caches sûres pour les agents « Sussex ». Une tâche rendue compliquée par la Gestapo et ses moyens de détection des émissions radio.

À Paris, le lieutenant Guyot cache l’opérateur radio de son équipe au « Café de l’Electricité », situé à Montmartre, à deux pas d’un bureau de la… Gestapo. « Je savais quel genre de travail elle venait faire et quand elle m’a demandé si j’étais prête à l’aider, j’ai répondu oui, sans la moindre hésitation», expliquera à la BBC, la propriétaire du bistro, qui sera rebaptisé « Café des Sussex » à la fin de la guerre.

Malgré les risques, Jeannette Guyot accomplit ainsi sa mission et envoie donc régulièrement des renseignements de la plus haute importance à Londres.

Après la libération de Paris, le 25 août 1944, sa mission prend fin. Et Jeannette Guyot retrouve un emploi de bureau à la nouvelle « Direction générale des études et recherches » (DGER). Elle apprend alors la déportation en Allemagne de ses parents. Malheureusement, son père n’en reviendra pas.

En juin 1945, Jeannette Guyot quitte le monde du renseignement et épouse Marcel Gauchet, un agent « Sussex ». Et, depuis, elle n’a apparemment jamais évoqué publiquement son action au sein de la France Libre… alors qu’elle était titulaire de la Légion d’Honneur, de la Croix de Guerre avec palmes, de British George Medal et qu’elle fut l’une des rares femmes à avoir reçu la Distinguished Service Cross américaine au titre de la Seconde Guerre Mondiale pour son « héroïsme extraordinaire lors d’opérations militaires. »

C’est par le plus grand des hasards – et grâce à la presse britannique! – que l’on a appris le décès, à l’âge de 97 ans, de Jeannette Guyot (épouse Gauchet), survenu le 10 avril 2016.

Source : Histoire Militaire


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samedi 13 février 2016

Cartographie des pertes militaires françaises depuis la deuxième guerre mondiale

Morts pour la France : Ou sont tombés nos soldats depuis la 2ème guerre mondiale ?

Cette carte dénombre les morts de l’armée française en dehors de son territoire entre 1945 et la fin 2013. Elle reprend des chiffres confirmés par les historiens et confirmés par une source militaire.

Cette carte s’inspire directement de celle concernant le Royaume-Uni publiée dans The Independent et entend à la fois compter les morts des guerres coloniales (Indochine, Maroc, Tunisie, Algérie, Cameroun) et les pertes des autres guerres comme celle de Corée ou les conflits menés après 1962 (OPEX).

Le but de cette carte est de montrer l’importance des conflits coloniaux depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En filigrane se lit aussi la guerre froide ou la guerre contre le terrorisme. Cette carte montre aussi que la France s’implique dans de très nombreux conflits que ce soit au nom de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), de l’Union Européenne ou pour honorer des accords bilatéraux avec des pays amis qui sont souvent d’anciennes colonies.

De manière frappante, c’est l’Afrique qui se trouve au cœur du dispositif militaire de la France et c’est là depuis 50 ans, que meurent la majorité de ses soldats.

En 2011, le rapport du général Bernard Thorette recensait le nombre de morts de ceux qui se sont battus pour la France pour la construction d’un « monument aux morts en opérations extérieures ». Pour l’auteur du rapport, il s’agissait d’un « devoir de mémoire ». Cette expression résume à elle seule une certaine vision de l’histoire coloniale française, le rôle de la France dans les conflits à l’étranger ou bien encore la façon dont l’armée française veut qu’on se souvienne d’elle.

En attendant, ce monument n’a toujours pas vu le jour.

Source : Libération Africa

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dimanche 30 août 2015

Seconde guerre mondiale : Le corps du capitaine Allard retrouvé en Allemagne

Le 14 février 1945, le capitaine Antoine Allard, 24 ans, décolle de Tavaux, près de Dôle, où s’est installé le Groupe de chasse 1/4 Navarre, aux commandes de son P-47 Thunderbolt pour une mission dans le secteur de Baden Baden. Son unité a la tâche, depuis juillet 1944, d’harceler les troupes allemandes alors en retraite.

Malheureusement, le jeune aviateur ne reviendra pas. Au cours du vol, selon les témoignages, il entre en collision avec son ailier (le sous-lieutenant de Pradel?)… Son P-47 s’écrase dans un verger, Ottersweier, une localité du Bade-Wurtemberg, en Allemagne. Il n’a pas pu sauter en parachute, contrairement à son équipier, qui sera fait prisonnier.

Depuis, et alors que le lieu de la chute de son appareil était connu depuis 70 ans, rien n’avait été fait pour exhumer les restes du pilote français jusqu’au 8 août 2015.

Des fouilles, organisée à l’initiative de Uwe Benkel, qui s’est donné pour tâche de retrouver les restes des pilotes disparus en Allemagne, ont permis de faire remonter à la surface les restes du P-47 et la dépouille du capitaine Allard, alors enfouis sous 4 mètres de terre. Des réservistes allemand étaient présents, de même qu’une délégation de l’Escadron de chasse 1/3 Navarre.

Âgé de 7 ans au moment des faits dont il fut un témoin direct, Werner Doll, un habitant d’Ottersweier, a raconté à l’agence de presse DPA qu’il adressait « quelques mots » au capitaine Allard chaque fois qu’il passait devant le lieu où son avion s’était écrasé.

S’agissant du capitaine Allard, on ne sait que peu de choses, si n’est qu’il était né en septembre 1920 à Paris.

À partir de sa création jusqu’à la fin de la guerre, le GC 1/4 Navarre aura perdu 16 pilotes. Ses pertes augmentèrent significativement à partir du moment où il laissa ses avions P-39 pour les P-47 Thunderbolt, en juillet 1944.

Devant alors effectuer des missions d’attaque au sol, plusieurs de ses appareils furent en effet abattus par la « flak », c’est à dire la DCA allemande. Au total, le groupe aura effectué 2.826 sorties pour 6.240 heures de vol pour un bilan éloquent, avec la destruction de 120 locomotives, 1.419 wagons, 342 camions, 250 autres véhicules, 88 péniches, 2 centrales électriques et 1 bateau. 

Source : Forces Aériennes

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vendredi 15 août 2014

Dragoon 1944 : Le débarquement de Provence a 70 ans...

Après la Normandie, la Provence célèbre le 70e anniversaire du débarquement du 15 août 1944

Dix semaines après "Overlord" en Normandie, ce sont au total quelque 850 embarcations qui ont débarqué dès le 15 août 1944 sur les plages du Var : 450 000 hommes, parmi lesquels 250 000 Français de l'Armée B, placée sous les ordres du général de Lattre de Tassigny - pour moitié des tirailleurs sénégalais et algériens, des goumiers et tabors marocains, des pieds-noirs, des marsouins du Pacifique et des Antilles.

Marseille sera libérée le 28 août

Au soir du 15 août, sur 100 000 hommes débarqués, un millier avaient péri, des pertes sans commune mesure avec le bilan effroyable enregistré sur les plages normandes. De manière générale, du reste, l'opération "Dragoon" dans son ensemble connaît "une réussite beaucoup plus rapide que prévu", résume l'historien Jean-Marie Guillon.

Elle permet la libération de Toulon dès le 27 août, et de Marseille le lendemain. En outre, elle implique une participation importante aux combats de troupes françaises, alors qu'elle n'était que symbolique le 6 juin. Primordiale sur le plan politique, elle permettra à la France de s'asseoir à la table des vainqueurs.

Des représentants de 28 Etats invités

Pour commémorer l'événement, c'est au total une quinzaine de cérémonies qui seront organisées dans le département du 14 au 16 août. Deux temps forts rythmeront le week-end: dans la matinée du vendredi 15 août, au Mont Faron, qui domine Toulon, une cérémonie au mémorial inauguré par le général de Gaulle en 1964, permettra à François Hollande de rendre hommage aux soldats alliés, forces françaises libres et soldats de l'Armée d'Afrique, résistants mais aussi civils.

A partir de 17h, une cérémonie internationale se tiendra à bord du porte-avions Charles De Gaulle, mouillant au large de Toulon. Des représentants de 28 Etats ont été conviés à assister à une revue navale, précédée d'une allocution du président de la République, aux côtés duquel se tiendront aussi plusieurs membres du gouvernement. Une tribune pouvant accueillir 800 personnes sera érigée à Saint-Mandrier pour les invités qui ne pourront pas être accueillis sur le Charles De Gaulle.

La cérémonie, à laquelle participeront sans doute des chefs d'Etat africains, couronnera une "parade" navale, entre Cannes et les îles d'Hyères, permettant aux vacanciers d'admirer depuis les plages le convoi des navires. Quelques jours avant les commémorations, les autorités comptaient sur la participation d'environ 240 vétérans, parmi lesquels une quarantaine d'étrangers, dont près de la moitié originaires d'Algérie et du Maroc.

Au total, des centaines de milliers de personnes devraient assister à l'une de nombreuses cérémonies organisées du 14 au 16 août dans le Var - dont la population triple l'été pour atteindre environ 3 millions de personnes, auxquelles il faut ajouter selon les estimations de la préfecture quelque 500 000 à 600 000 habitants de la région attirés par les commémorations.

Treize unités de police et de gendarmes mobiles - soit environ 1 300 hommes - seront mobilisés au cours du week-end pour encadrer et sécuriser les manifestations. Dix jours plus tard, les commémorations du "bel été 44", selon l'expression de l'historien Jean-Pierre Azéma, se poursuivront à Paris, pour le 70e anniversaire de la libération de la capitale.

Source : LaProvence.com - AFP


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