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Tag - Seconde Guerre Mondiale

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dimanche 11 novembre 2018

Respect de la Mémoire de tous ceux qui sont Morts pour la France

HOMMAGE A TOUS LES MORTS POUR LA FRANCE

En ce 11 novembre 2018, la France rend hommage à ses morts au combat, aux poilus de la Grande Guerre, en présence de nombreux chefs d’états et dirigeants du monde, venus pour le centenaire de l’armistice de la première Guerre Mondiale.

A tous ceux qui ont donné leur vie pour le pays...

La Fédération Nationale des Combattants Volontaires est particulièrement attachée au respect de la Mémoire des glorieux Poilus, à la commémoration de leur sacrifice et de la Victoire de 1918, ainsi qu’à l’hommage rendu le 11 novembre à tous ceux qui, dans tous les conflits passés et actuels en opérations extérieures, sont Morts pour la France.

Source : FNCV

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dimanche 4 novembre 2018

11 novembre 2018 : Nous sommes tous des poilus !

Nous sommes tous des poilus !

« Des civils que l’on a armés… ». Mais comment peut-on en arriver à de telles assertions ! Il ne fait aucun doute que l’idéologie, la confusion ou l’ignorance qui sévissent dans de nombreux couloirs ont pu être à l’origine de cette pensée réductrice, irrespectueuse et dangereuse.

N’appartenant pas à l’institution militaire mais étant justement un civil qui a beaucoup servi et donné au pays, comme des millions d’autres français, je m’insurge profondément contre cette nouvelle instrumentalisation historique. Mes aïeux, qui étaient eux aussi des civils, qui se sont engagés volontairement ou qui ont été mobilisés à plusieurs reprises pour se battre contre toutes les formes de violence et de totalitarisme politique, ne furent ni des mercenaires, ni des miliciens... Ils étaient tout simplement soldats de France, résistants et patriotes !

Ils se sont battus sur tous les fronts et ont vu tomber autour d’eux des frères d’armes, des amis, des membres de leurs familles, mais aussi des adversaires pour lesquels ils n’éprouvaient pas de haine. Depuis trois générations nous n’avons pas eu d’autres choix que de défendre la terre de France à Verdun, sur la Marne, dans la Somme, plus loin à Dixmude, dans les Balkans, sur les terres encore plus lointaines de l’ex-empire français, où plus récemment sur les théâtres d’opérations extérieures  [Ndlr: OPEX] sous mandats internationaux à Beyrouth, à Sarajevo. Telle fut notre histoire depuis un siècle.

Rien ne sert de la juger, il faut l’assumer, l’incarner mais en aucun cas la dénaturer !

C’est cette tradition de service, de patriotisme et de don de soi d’un pays que l’on méprise avec de telles affirmations médiatiques mais inutiles. A la veille du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, dans une Europe marquée actuellement par une remise en cause de tous les avenants du traité de Versailles, est-il besoin de réduire l’engagement historique de tout un pays, et encore plus de ses alliés, avec des injonctions verbales infondées. Il est toujours facile de réécrire l’histoire et de la banaliser dans un bureau feutré après 75 ans de paix …

Certes La guerre est toujours vécue par les historiens comme une erreur politique, générant des boucheries inutiles, et la victoire reste toujours un peu amère et pathétique, car elle porte en germe la guerre suivante... Faut-il pour autant, face à la tragédie récurrente de l’Histoire, pour satisfaire une forme de mauvaise conscience, désacraliser la mémoire collective, mépriser ainsi l’engagement de millions de femmes et d’hommes et par la même entretenir un déni collectif en justifiant ainsi l’oubli au fil du temps.

Nous ne sommes pas des civils que l’on a armés !

Non, « nous ne sommes pas des civils que l’on a armés » ! Nous sommes bien plus que cela ! La tentation pourrait être très forte aujourd’hui avec la professionnalisation de nos armées, qui a généré une transformation profonde du lien armées-nation, de réduire le statut du soldat à celui d’un métier comme un autre. Les risques de banalisation et de désacralisation de l’engagement dans une société devenue très hédoniste ne peuvent être sous-estimées. C’est pour toutes ces raisons que nous ne pouvons plus être considérés de façon péjorative comme de simples « anciens combattants » !

Nous sommes la force d’âme de la France. Ce qui nous caractérise de génération en génération c’est cette conscience viscérale que la liberté doit être défendue, que nos valeurs démocratiques sont vulnérables et que le don de soi reste la vertu la plus noble qui soit. Alors faisons tous en sorte que nos institutions, que ceux qui l’incarnent et que ceux qui l’administrent retrouvent le sens de la mesure et de la pondération vis-à-vis des vétérans que nous sommes. Nous ne demandons rien et nous sommes de moins en moins nombreux.

En revanche nous exigeons juste ce respect pour le sang versé et le don de soi que nous honorons chaque 11 novembre au nom de toutes les générations du feu. Nous sommes tous quelque part les héritiers de nos poilus et cet héritage mérite le plus profond respect de nos élites et de nos populations.

Juste un peu de respect, que du respect, fermer le ban !

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Source : Xavier Guilhou - Administrateur national de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires (FNCV)
Auditeur de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale,
Capitaine de vaisseau (h) Président de la Section du Finistère, Chef d’entreprise.

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samedi 5 mai 2018

Profanation : Le monument aux Morts de l'Ecole Normale Supérieure tagué par les étudiants !

Normale Sup : Tags et graffitis sur le monument des Normaliens morts à la guerre...

La prestigieuse école du quartier latin à Paris est occupée depuis mercredi soir par des étudiants.

Plusieurs personnalités politiques ont dénoncé, ce jeudi 3 mai 2018, la dégradation du monument aux morts de l'École normale supérieure (ENS) de Paris. L'établissement, l'un des plus prestigieux et des plus sélectifs de l'enseignement supérieur français, est fermé jeudi après une nuit d'occupation par des opposants aux nouvelles modalités d'accès à la fac, facteurs selon eux de sélection.

 "À nos morts tués par votre police", proclame un des tags écrits en travers de la liste des Normaliens morts à la guerre. Selon des étudiants qui étaient dans l'École avant que les entrées ne soient bloquées et ont pris des photos, des couloirs ont également été tagués et des portes forcées. "Les graffitis sur le monument aux morts n'ont pas fait l'unanimité", a déclaré l'un d'eux, sans souhaiter donner son nom.

Source: Le HuffPost avec AFP

NB: Une école normale supérieure ou ENS est en France un établissement d'éducation supérieure public assurant la formation de chercheurs et d'enseignants dans les disciplines littéraires, scientifiques et technologiques. Appartenant aux grandes écoles les plus sélectives, et étant considérées comme les plus sélectives d'entre elles, les ENS françaises sont placées sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

En l'espèce, il s’agit de l’École normale supérieure, située rue d'Ulm à Paris, la plus ancienne des ENS dans le monde, qui existe sous sa forme actuelle depuis 1826 et remonte à l’École normale de l’an III de 1794-1795. L'adjectif « supérieure » a été ajouté au nom de l'École normale en 1845 pour éviter la confusion avec les écoles normales primaires destinées à la formation des instituteurs.

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vendredi 3 février 2017

Grand combattant : Décès de Paul Chouteau, un des derniers survivants du Commando Kieffer et du Jour J

On a appris, auprès du Musée des fusiliers marins et commandos et de la préfecture du Calvados, la disparition de Paul Chouteau, l’un des derniers membres du Commando Kieffer ayant débarqué sur la plage « Sword », en Normandie, le 6 juin 1944.

Né le 3 mars 1922 à Gray (Haute-Saône), Paul Chouteau se destinait à exercer le métier de peintre en bâtiment quand il décide de s’engager, à l’âge de 17 ans, dans la Marine nationale. Après avoir été breveté canonnier le 11 novembre 1939, il est affecté à bord de navires assurant la protection des convois en mer du Nord.

En juin 1940, alors que les armées françaises cèdent devant l’avancée allemande, le jeune marin embarque à bord de l’aviso « Commandant Dominé », entré en service quelques mois plus tôt. Mais le bâtiment sera capturé par les Britanniques, qui le remettront plus tard aux Forces navales françaises libres (FNFL).

Quant à Paul Chouteau, et comme l’ensemble de ses camarades, il se retrouve interné au camp d’Aintree, près de Liverpool. Là, il aurait pu choisir de rejoindre la France Libre… Mais il en fera autrement. Renvoyé en France à sa demande, il ne tarde pas à regretter sa décision. Après diverses affectations, notamment en Afrique du Nord, il finit par embarquer à bord du croiseur « Émile Bertin », qui se trouve alors aux Antilles françaises.

Là, en avril 1943, et avec un camarade, il déserte et s’enfuit à bord d’un kayak pour rejoindre Sainte-Lucie. Le tout avec une météo difficile et des creux de 6 à 8 mètres. Les deux hommes finiront par atteindre le Royaume-Uni à bord d’un navire américain. À Londres, Paul Chouteau s’engage dans les FNFL et intègre le 1er Bataillon de Fusiliers-Marins Commandos de la France Libre du commandant Philippe Kieffer.

À l’issue d’un rude et rigoureux entraînement en Écosse, il est affecté à la No. 8 Troop (1ère compagnie). C’est avec elle qu’il débarquera le 6 juin 1944 sur la plage de Sword, avec 40 kg de matériel sur le dos. « C’était lourd pour marcher. Mais on n’avait pas peur », témoingera-t-il, en 2014, dans les colonnes d’Ouest France. « Il n’y avait personne devant, les balles sifflaient. On est tombé directement dans les barbelés. Tout était bouclé », ajoutera-t-il.

La mission de la No. 8 Troop est alors de neutraliser une batterie d’artillerie allemande. Seulement, Paul Chouteau, ayant reçu 5 éclats d’obus dans le dos, ne l’atteindra pas. Il sera évacué en Angleterre. Mais pas pour longtemps car un peu plus d’un mois plus tard, il retrouve le Commando Kieffer en Normandie. Puis il ira ensuite combattre aux Pays-Bas, où, d’après lui, « c’était aussi dur que le 6-Juin ».

Démobilisé en 1945 avec le galon de quartier-maître, Paul Chouteau s’installe à Paris et entame une nouvelle carrière dans la police, en restant très discret sur ce qu’il a vécu avec le Commando Kieffer. 

Il a reçu de nombreuses distinctions, parmi lesquelles la Croix de guerre avec étoile d’argent, la Médaille commémorative des services militaires volontaires dans la France Libre et la Médaille militaire du 31 décembre 1973. Il a par ailleurs été promu officier de la Légion d’honneur en 2014.

Il a passé la fin de sa vie sur la Côte Fleurie entre Houlgate et Saint-Arnoult.  Ses obsèques seront célébrées le jeudi 2 février 2017 à 14 h 30 à l’église de Houlgate. 

Source : Zone Militaire


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mercredi 28 décembre 2016

Etats Unis : Général James Mattis, futur secrétaire américain de la Défense

Etats-Unis - James Mattis, futur secrétaire américain à la Défense, c’est le général Patton au Pentagone

Donald Trump s’apprête à le nommer. L’ancien général des marines est un dur, prêt à en découdre avec tous les ennemis, réels ou supposés, de l’Amérique : les islamistes, les Iraniens, les Russes.

« C’est le truc le plus proche du général Patton que l’on ait en magasin » - « the closest thing we have to General George Patton ». C’est ainsi que Donald Trump décidément fasciné par le monde militaire a annoncé, jeudi soir, son intention de nommer le général James Mattis, 66 ans, comme secrétaire à la Défense.

Trump n’a pas tort, il y a du Patton chez Mattis. Et ce n’est pas rassurant... La ressemblance est telle que leurs deux visages - longs et lisses - ne sont pas sans traits communs. Ils ont surtout le même langage fleuri et sans doute une vision du monde assez proches. « Votre devoir n’est pas de mourir comme un con pour votre pays, mais de faire en sorte que le con d’en face meure pour le sien », disait Patton à ses troupes. Dans la bouche de Mattis, cela donne : « Il y a des trous du cul dans le monde qui ont juste besoin d’être descendus » ou encore « Je viens en paix, mais si vous me baisez, je vous tuerai tous ». Des propos d’adjudant-chef qui ont toujours beaucoup de succès dans les casernes. Sans doute un peu moins dans les cercles diplomatiques...

Le général Patton (1885-1945) fut l’un des plus grands chefs militaires de la Seconde guerre mondiale et Mattis, un vieux célibataire voué au service des armes, a une très belle carrière derrière lui en Afghanistan et surtout en Irak, lors de la bataille de Falloujah en 2004. Il a occupé de nombreux postes opérationnels, notamment le plus important d’entre eux, le Central command en charge des guerres du Moyen-Orient. Si Patton était un cavalier, Mattis est un « marine », un fusilier marin. L’un et l’autre sont de grands lecteurs nourris d’histoire militaire.

Faucon. Reste que le talent militaire – incontestable – ne garantit pas le succès politique. Patton était un chien fou et si l’Amérique a gagné la guerre, c’est d’abord grâce à la sagesse de généraux comme Marshall ou Eisenhower qui ont tenu les rênes au plus haut niveau, quand Patton chevauchait avec ses blindés, réalisant des percées spectaculaires en France. Patton ne s’est jamais caché de ses convictions proches de l’extrême droite : raciste, antisémite, tellement anticommuniste . 

Source : L'Opinion

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mercredi 8 juin 2016

Grand Combattant : René Rossey, ancien du Commando Kieffer, vient de nous quitter...

Après François Andriot et Louis Bégot, un autre Français libre du Commando Kieffer, René Rossey, nous a quittés cette année. Résidant à Maurepas (Yvelines), il s’est éteint le 19 mai 2016.

Né le 30 août 1926, à Tunis, René Rossey n’a que 16 ans quand il s’engage au sein des Forces françaises libres, après avoir triché sur son âge. Il rejoint, par ses propres moyens, le Liban, où il reçoit une formation militaire élémentaire.

Puis, deux mois plus tard, il part au Royaume-Uni, où il est affecté au camp de Camberley, avant d’être affecté à la caserne « Bir Hakeim », à Londres. Il y rencontre le commandant Philippe Kieffer, qui le recrute pour le 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos.

À l’issue de son stage commando, effectué au camp de Wrexham, René Rossey intègre la section des mitrailleuses K-Gun du commando « Kieffer ».

Le 6 juin 1944, il est le plus jeune des 177 Français qui débarquent sur la plage de Colleville-sur-Orne (ou Colleville-Montgomery). Il n’a que 17 ans et c’est la première fois de sa vie qu’il voit la France…

Après la Bataille de Normandie, le Commando Kieffer retourne en Angleterre pour une période de repos. Qui sera de courte durée puisque, en novembre 1944, il est à nouveau sollicité pour débarquer sur l’île de Walcheren, dans le but de s’emparer du port de Flessingue (Pays-Bas), alors fortement défendu par l’ennemi. Et René Rossey en sera.

L’opération sera un succès éclatant. Malgré une défense acharnée des troupes allemandes, trois fois plus nombreuses, le port de Flessingue est conquis en moins de 7 heures et le reste de l’île tombera  une semaine plus tard, après la reddition de la garnison allemande. Le haut commandement allié décrira ce fait d’armes comme « l’un des plus braves et des plus audacieux de la guerre. »

Après la capitulation de l’Allemagne nazie, René Rossey, qui s’était engagé pour la durée de la guerre, retrouve la vie civile. À Paris, sans diplôme et sans le sou, il bat le pavé sans trouver de situation (il est ce que l’on appelle aujourd’hui un SDF). Comme le dira Léon Gautier, un autre ancien du commando Kieffer, « rien n’était prévu pour nous et lui le Tunisien qui s’était engagé pour libérer la France, c’était pareil. » Il décide alors de retourner en Tunisie.

En 1954, marié, et de retour à Paris, il retrouve le commandant Kieffer, qui le recommande auprès de Total : René Rossey y restera 34 ans.

Très modeste sur ses faits d’armes et d’une extrême gentillesse d’après ceux qui l’ont connu, René Rossey avait été promu officier de la Légion d’Honneur en 2014. Après sa disparition, il ne reste plus que 6 survivants du commando Kieffer, dont Léon Gautier, Jean Masson, Yves Meudal, Paul Chouteau, Jean Morel et Hubert Faure.

Source : Zone Militaire


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lundi 9 mai 2016

Jeannette Guyot : Un grande résistante, vient de nous quitter ...

Jeannette Guyot, résistante, un « héroïsme extraordinaire lors d’opérations militaires »...

Née le 26 février 1919 à Chalon-sur-Saône, Jeannette Guyot ne tarde pas à rejoindre les rangs de la Résistance alors que la moitié de la France est occupée par l’armée allemande.

Jusqu’en août 1941, Jeannette Guyot est ainsi membre du réseau Amarante, dirigé par Félix Svagrowsky et rattaché au BCRA (Bureau central de renseignements et d’action) de la France Libre. Grâce à un laisser-passer allemand (Ausweiss), elle s’occupe alors de faire passer des agents en zone sud, administrée par le régime de Vichy.

Par la suite, Jeannette Guyot rencontre le colonel Rémy (Gilbert Renault), le chef du réseau "Confrérie Notre-Dame" , basé à Paris. Elle devient alors agent de liaison et, à ce titre, est chargée de transmettre des renseignements en zone sud, tout en continuant ses activités de passeur.

Seulement, en février 1942, elle finit par être arrêtée et emprisonnée pendant trois mois à Chalon-sur-Saône, puis à Autun. Malgré la dureté des interrogatoires, elle restera muette. Ne pouvant retenir aucune charge contre elle, les Allemands la remettent en liberté, après lui avoir toutefois retiré son « Ausweiss ». Mais cela ne l’empêche nullement de reprendre ses activités au sein du réseau du colonel Rémy.
 
Mais ce dernier va connaître une déconvenue quelques mois plus tard, avec la trahison d’un certain Pierre Cartaud. Et Jeannette Guyot par se réfugier à Lyon. Là, elle rencontre Jacques Robert, qui est en train de créer le réseau « Phratrie », qui, également rattaché au BCRA, aura pour mission de collecter du renseignement, se livrer à des actions de sabotage et à aider les aviateurs alliés abattus à regagner le Royaume-Uni.

Cependant, avec l’invasion de la zone sud par les troupes allemandes, en novembre 1942, l’étau de la Gestapo se resserre autour de Jeannette Guyot. Décision est donc prise de l’exfiltrer en Angleterre. Ce qui sera fait dans la nuit du 13 mai 1943, grâce à un avion Lysander de la Royal Air Force.

Arrivée à Londres, Jeannette Guyot retrouve le colonel Rémy et prend le pseudonyme de « Jeannette Gauthier ». Toujours affectée au BCRA, elle se voit confier des tâches administratives qui ne lui conviennent guère.

Après avoir fait des pieds et des mains pour retrouver le terrain, elle est affectée à l’école de Praewood House, près de St-Albans (à 40 km de Londres), où 120 volontaires doivent être formés aux techniques du renseignement militaire par des instructeurs l’Intelligence Service (IS) de l’Office of Stratégique Service (OSS), en vue du plan « Sussex« , dont l’enjeu était alors de collecter le maximum d’informations possibles sur l’ordre de bataille allemand afin de préparer le débarquement allié en Normandie.

Le 8 février 1944, Jeannette Guyot, promue lieutenant, est parachutée près de Loches avec le commandant Marcel Saubestre, le capitaine Georges Lassale et le radio Pierre Binet, dans le cadre de l’opération Calanque. Leur mission est alors de trouver des caches sûres pour les agents « Sussex ». Une tâche rendue compliquée par la Gestapo et ses moyens de détection des émissions radio.

À Paris, le lieutenant Guyot cache l’opérateur radio de son équipe au « Café de l’Electricité », situé à Montmartre, à deux pas d’un bureau de la… Gestapo. « Je savais quel genre de travail elle venait faire et quand elle m’a demandé si j’étais prête à l’aider, j’ai répondu oui, sans la moindre hésitation», expliquera à la BBC, la propriétaire du bistro, qui sera rebaptisé « Café des Sussex » à la fin de la guerre.

Malgré les risques, Jeannette Guyot accomplit ainsi sa mission et envoie donc régulièrement des renseignements de la plus haute importance à Londres.

Après la libération de Paris, le 25 août 1944, sa mission prend fin. Et Jeannette Guyot retrouve un emploi de bureau à la nouvelle « Direction générale des études et recherches » (DGER). Elle apprend alors la déportation en Allemagne de ses parents. Malheureusement, son père n’en reviendra pas.

En juin 1945, Jeannette Guyot quitte le monde du renseignement et épouse Marcel Gauchet, un agent « Sussex ». Et, depuis, elle n’a apparemment jamais évoqué publiquement son action au sein de la France Libre… alors qu’elle était titulaire de la Légion d’Honneur, de la Croix de Guerre avec palmes, de British George Medal et qu’elle fut l’une des rares femmes à avoir reçu la Distinguished Service Cross américaine au titre de la Seconde Guerre Mondiale pour son « héroïsme extraordinaire lors d’opérations militaires. »

C’est par le plus grand des hasards – et grâce à la presse britannique! – que l’on a appris le décès, à l’âge de 97 ans, de Jeannette Guyot (épouse Gauchet), survenu le 10 avril 2016.

Source : Histoire Militaire


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samedi 13 février 2016

Cartographie des pertes militaires françaises depuis la deuxième guerre mondiale

Morts pour la France : Ou sont tombés nos soldats depuis la 2ème guerre mondiale ?

Cette carte dénombre les morts de l’armée française en dehors de son territoire entre 1945 et la fin 2013. Elle reprend des chiffres confirmés par les historiens et confirmés par une source militaire.

Cette carte s’inspire directement de celle concernant le Royaume-Uni publiée dans The Independent et entend à la fois compter les morts des guerres coloniales (Indochine, Maroc, Tunisie, Algérie, Cameroun) et les pertes des autres guerres comme celle de Corée ou les conflits menés après 1962 (OPEX).

Le but de cette carte est de montrer l’importance des conflits coloniaux depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En filigrane se lit aussi la guerre froide ou la guerre contre le terrorisme. Cette carte montre aussi que la France s’implique dans de très nombreux conflits que ce soit au nom de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), de l’Union Européenne ou pour honorer des accords bilatéraux avec des pays amis qui sont souvent d’anciennes colonies.

De manière frappante, c’est l’Afrique qui se trouve au cœur du dispositif militaire de la France et c’est là depuis 50 ans, que meurent la majorité de ses soldats.

En 2011, le rapport du général Bernard Thorette recensait le nombre de morts de ceux qui se sont battus pour la France pour la construction d’un « monument aux morts en opérations extérieures ». Pour l’auteur du rapport, il s’agissait d’un « devoir de mémoire ». Cette expression résume à elle seule une certaine vision de l’histoire coloniale française, le rôle de la France dans les conflits à l’étranger ou bien encore la façon dont l’armée française veut qu’on se souvienne d’elle.

En attendant, ce monument n’a toujours pas vu le jour.

Source : Libération Africa

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dimanche 30 août 2015

Seconde guerre mondiale : Le corps du capitaine Allard retrouvé en Allemagne

Le 14 février 1945, le capitaine Antoine Allard, 24 ans, décolle de Tavaux, près de Dôle, où s’est installé le Groupe de chasse 1/4 Navarre, aux commandes de son P-47 Thunderbolt pour une mission dans le secteur de Baden Baden. Son unité a la tâche, depuis juillet 1944, d’harceler les troupes allemandes alors en retraite.

Malheureusement, le jeune aviateur ne reviendra pas. Au cours du vol, selon les témoignages, il entre en collision avec son ailier (le sous-lieutenant de Pradel?)… Son P-47 s’écrase dans un verger, Ottersweier, une localité du Bade-Wurtemberg, en Allemagne. Il n’a pas pu sauter en parachute, contrairement à son équipier, qui sera fait prisonnier.

Depuis, et alors que le lieu de la chute de son appareil était connu depuis 70 ans, rien n’avait été fait pour exhumer les restes du pilote français jusqu’au 8 août 2015.

Des fouilles, organisée à l’initiative de Uwe Benkel, qui s’est donné pour tâche de retrouver les restes des pilotes disparus en Allemagne, ont permis de faire remonter à la surface les restes du P-47 et la dépouille du capitaine Allard, alors enfouis sous 4 mètres de terre. Des réservistes allemand étaient présents, de même qu’une délégation de l’Escadron de chasse 1/3 Navarre.

Âgé de 7 ans au moment des faits dont il fut un témoin direct, Werner Doll, un habitant d’Ottersweier, a raconté à l’agence de presse DPA qu’il adressait « quelques mots » au capitaine Allard chaque fois qu’il passait devant le lieu où son avion s’était écrasé.

S’agissant du capitaine Allard, on ne sait que peu de choses, si n’est qu’il était né en septembre 1920 à Paris.

À partir de sa création jusqu’à la fin de la guerre, le GC 1/4 Navarre aura perdu 16 pilotes. Ses pertes augmentèrent significativement à partir du moment où il laissa ses avions P-39 pour les P-47 Thunderbolt, en juillet 1944.

Devant alors effectuer des missions d’attaque au sol, plusieurs de ses appareils furent en effet abattus par la « flak », c’est à dire la DCA allemande. Au total, le groupe aura effectué 2.826 sorties pour 6.240 heures de vol pour un bilan éloquent, avec la destruction de 120 locomotives, 1.419 wagons, 342 camions, 250 autres véhicules, 88 péniches, 2 centrales électriques et 1 bateau. 

Source : Forces Aériennes

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vendredi 15 août 2014

Dragoon 1944 : Le débarquement de Provence a 70 ans...

Après la Normandie, la Provence célèbre le 70e anniversaire du débarquement du 15 août 1944

Dix semaines après "Overlord" en Normandie, ce sont au total quelque 850 embarcations qui ont débarqué dès le 15 août 1944 sur les plages du Var : 450 000 hommes, parmi lesquels 250 000 Français de l'Armée B, placée sous les ordres du général de Lattre de Tassigny - pour moitié des tirailleurs sénégalais et algériens, des goumiers et tabors marocains, des pieds-noirs, des marsouins du Pacifique et des Antilles.

Marseille sera libérée le 28 août

Au soir du 15 août, sur 100 000 hommes débarqués, un millier avaient péri, des pertes sans commune mesure avec le bilan effroyable enregistré sur les plages normandes. De manière générale, du reste, l'opération "Dragoon" dans son ensemble connaît "une réussite beaucoup plus rapide que prévu", résume l'historien Jean-Marie Guillon.

Elle permet la libération de Toulon dès le 27 août, et de Marseille le lendemain. En outre, elle implique une participation importante aux combats de troupes françaises, alors qu'elle n'était que symbolique le 6 juin. Primordiale sur le plan politique, elle permettra à la France de s'asseoir à la table des vainqueurs.

Des représentants de 28 Etats invités

Pour commémorer l'événement, c'est au total une quinzaine de cérémonies qui seront organisées dans le département du 14 au 16 août. Deux temps forts rythmeront le week-end: dans la matinée du vendredi 15 août, au Mont Faron, qui domine Toulon, une cérémonie au mémorial inauguré par le général de Gaulle en 1964, permettra à François Hollande de rendre hommage aux soldats alliés, forces françaises libres et soldats de l'Armée d'Afrique, résistants mais aussi civils.

A partir de 17h, une cérémonie internationale se tiendra à bord du porte-avions Charles De Gaulle, mouillant au large de Toulon. Des représentants de 28 Etats ont été conviés à assister à une revue navale, précédée d'une allocution du président de la République, aux côtés duquel se tiendront aussi plusieurs membres du gouvernement. Une tribune pouvant accueillir 800 personnes sera érigée à Saint-Mandrier pour les invités qui ne pourront pas être accueillis sur le Charles De Gaulle.

La cérémonie, à laquelle participeront sans doute des chefs d'Etat africains, couronnera une "parade" navale, entre Cannes et les îles d'Hyères, permettant aux vacanciers d'admirer depuis les plages le convoi des navires. Quelques jours avant les commémorations, les autorités comptaient sur la participation d'environ 240 vétérans, parmi lesquels une quarantaine d'étrangers, dont près de la moitié originaires d'Algérie et du Maroc.

Au total, des centaines de milliers de personnes devraient assister à l'une de nombreuses cérémonies organisées du 14 au 16 août dans le Var - dont la population triple l'été pour atteindre environ 3 millions de personnes, auxquelles il faut ajouter selon les estimations de la préfecture quelque 500 000 à 600 000 habitants de la région attirés par les commémorations.

Treize unités de police et de gendarmes mobiles - soit environ 1 300 hommes - seront mobilisés au cours du week-end pour encadrer et sécuriser les manifestations. Dix jours plus tard, les commémorations du "bel été 44", selon l'expression de l'historien Jean-Pierre Azéma, se poursuivront à Paris, pour le 70e anniversaire de la libération de la capitale.

Source : LaProvence.com - AFP


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dimanche 22 juin 2014

14 juillet 2014 : Des militaires algériens seront sur les Champs Elysées...

Trois militaires algériens seront sur les Champs Elysées le 14 juillet 2014

Quand l’armée d’un pays avec lequel on a été en conflit est invitée à défiler sur les Champs Elysées le 14 juillet, cela provoque immanquablement des réactions négatives parmi les anciens combattants et les victimes de guerre.

L’on se souvient ainsi de l’émotion de l’ex-président de la République Valéry Giscard d’Estaing, pourtant très européen, à l’idée de voir des troupes allemandes descendre la «plus belle avenue du monde» le 14 juillet 1994, année du cinquantenaire de la Libération de la France.

Certains n’hésitent pas à jouer avec ces sentiments. Ainsi, depuis plusieurs années maintenant, à mesure que la date de la fête nationale approche, une rumeur selon laquelle l’armée algérienne serait invitée à défiler sur les Champs Elysées circule. À chaque fois, les réseaux sociaux s’enflamment… pour rien. Et pour cause : les allégations alors avancées n’étaient pas fondées.

Mais cette fois, c’est une petite phrase prononcée par le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, Kader Arif, lors d’un déplacement à Alger, le 23 février dernier, qui a relancé la rumeur. « Faire vivre et rappeler cette mémoire pour passer à une nouvelle étape des relations franco-algériennes, c’est précisément ce à quoi nous invite 2014. Cette année nous offre une occasion unique d’accueillir sur notre sol nos partenaires étrangers, amis et alliés d’hier, afin de leur dire la reconnaissance et la gratitude de la France », a-t-il dit.

Il n’en fallait pas plus pour déchaîner les passions et rouvrir des blessures mal cicatrisées chez les associations de Pieds Noirs et ceux ayant combattu en Algérie, pays avec lequel la France a des accords de défense. Et cela d’autant plus que la très officielle brochure diffusée par la Mission du Centenaire 1914-1918 indique que « les forces armées de soixante-douze pays belligérants de la Première Guerre mondiale sont associées au défilé militaire du 14 juillet 2014 dédié au centenaire de la Grande Guerre. Des jeunes venant des pays invités par la France seront également associés au défilé ».

Aussi, une association, le Comité « Véritas » a donc écrit à M. Arif pour lui dire qu’il « serait mal venu et mal ressenti par la communauté rapatriée que cette nouvelle s’avère exacte car elle irait à contresens de l’Histoire : en effet, les soldats d’Algérie qui, depuis 1845, ont fait la gloire de l’Armée d’Afrique dans toutes les guerres, étaient tous des nationaux français, et non des indigènes comme on voudrait nous le faire accroire ». Et de rappeler, à ce sujet, que « le Senatus Consulte du 14 juillet 1845 (sic! c’est celui du 14 juillet 1865) indiquait que ‘l’indigène musulman est français’ ». En clair, l’Algérie ne pouvait pas être une puissance belligérante en 1914 et en 1940 puisqu’elle était française.

Là-dessus, le Front national s’est emparé du sujet. Trois de ses élus, à savoir Louis Alliot, député européen, l’avocat Gilbert Collard, député apparenté FN et Mohammed Bellebou, conseiller municipal de Perpignan et président de l’association « France Harkis », ont lancé le collectif  « Non au défilé des troupes algériennes le 14 juillet 2014″ devant rassembler, du moins l’espèrent-ils, « des organisations patriotiques, d’anciens combattants, de harkis et de rapatriés afin d’organiser la contestation face à cette infamie ».

Car selon eux, « cette présence militaire (ndlr, algérienne) honteuse sur le sol français est une provocation indigne et le signe d’un très grand mépris pour tous les morts, disparus ou suppliciés victimes de cette armée » et elle « un problème politique et un problème moral grave ».

En fait, il ne s’agit pas de faire défiler sur les Champs Elysées des troupes algériennes. Seulement, mais c’est quand même une première depuis 1962, trois militaires algériens représenteront leur pays aux cérémonies du 14 juillet et prendront part à une animation sur la place de la Concorde.

Mais même s’il n’est donc pas question de défilé, cette participation symbolique n’est pas acceptable pour certains. Comme pour Hervé Caesta, le président du collectif « non au 19 mars 1962. « Trois militaires c’est déjà trop, car il y aura leur drapeau. (…). « Ces gens présents au défilé sont des ennemis de la France », a-t-il dénoncé.

En revanche, des représentants d’associations de Harkis voient cette participation d’un bon oeil. « C’est une grande fierté que les Algériens défilent le 14 juillet, pour la France et pour les harkis », a ainsi affirmé Mohamed Otsmani,  délégué de la liaison nationale des harkis pour la région PACA, dont les propos ont été rapportés par l’AFP. Précisons encore qu’il n’est pas question d’un quelconque défilé… « Je ne suis pas d’accord avec ce qu’il (M.Collard) fait, on est dans un souci d’apaisement entre la France et l’Algérie », a-t-il aussi ajouté.

Au ministère de la Défense, l’on se « réjouit » de la présence de ces 3 militaires algériens lors du prochain 14 juillet. « C’est une preuve que nous sommes rentrés dans une phase pacifiée avec l’Algérie », a-t-on fait valoir dans l’entourage de Jean-Yves Le Drian. C’est lors d’un déplacement à Alger, le 20 mai, que ce dernier a obtenu la confirmation des autorités algériennes de « leur volonté historique d’y participer ».

En février, Kader Arif, fils de harki, rappelait, lors de son discours à Alger, que « l’engagement de l’Algérie dans les deux guerres mondiales est le fruit d’une longue histoire commune entre nos deux pays et d’une fraternité entre nos peuples qui s’est exprimée, scellée et renforcée sur les champs de bataille français ».

Et son entourage insiste sur ce point alors que la polémique prend de l’ampleur. « 173.000 combattants qui habitaient l’Algérie sans distinction de confession sont venus combattre (pendant la guerre 14-18), 23.000 ont été tués (…) la France reconnaît le sacrifice de leurs pères et de leurs grands-pères », a-t-il expliqué, en soulignant qu’il « ne faut pas mélanger les conflits, il ne s’agit pas de la guerre d’Algérie ».

Source : Zone Militaire

Avertissement :  Si la liberté d’expression est un droit, elle ne doit pas être le prétexte à un « défouloir » sur un sujet susceptible de déchaîner les passions. Aussi, retenue et distance sont attendus dans vos commentaires. La raison d’être d’un espace de discussions est d’échanger avec les autres en respectant leurs points de vue.

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vendredi 6 juin 2014

D-Day : 70e anniversaire du Débarquement du 6 juin 1944 en Normandie

6 juin 2014 : Cérémonies du Débarquement,  intense ballet diplomatique sur fond de crise géorgienne...

Les commémorations du 70e anniversaire du "D-Day" ont débuté jeudi matin au "Pegasus Bridge" à Bénouville en Normandie.

Les vétérans sont à l'honneur jeudi, à la veille du 70e anniversaire du Débarquement allié en Normandie. Les commémorations du Jour J ont commencé dans la matinée au "Pegasus Bridge", le pont de Bénouville libéré par les parachutistes de Sa Majesté dans la nuit du 5 au 6 juin.

Plusieurs centaines de personnes, dont une centaine de vétérans de la 6e division aéroportée britannique, ont assisté à une cérémonie d'hommage aux morts. Le musée du Pegasus Bridge a accueilli pour l'occasion un char Centaur entièrement restauré. Ce char fut immobilisé par un tir de canon allemand après avoir débarqué sur Sword Beach.

Le prince Charles et son épouse Camilla étaient attendus sur place pour déjeuner avec des anciens combattants. Le couple assistera au largage de 300 parachutistes britanniques, mais aussi américains, canadiens et français. Parmi eux, un ancien du "D-Day", l'Ecossais Jock Hutton, qui doit sauter "en tandem" malgré ses 89 ans.

La prise du "Pegasus Bridge" constitue le premier coup d'éclat des soldats alliés à quelques kilomètres de la côte. Il a été suivi de la prise de Ranville, premier village libéré de France continentale.

Feux d'artifice

Alors que les commémorations suscitent depuis plusieurs jours un fort enthousiasme populaire, 24 feux d'artifice illumineront le ciel peu avant minuit, ainsi que les premiers bombardements alliés l'avaient fait dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, annonçant la Libération de l'Europe du joug nazi.

De Ouistreham à l'est jusqu'à Saint-Martin-de-Varreville à l'ouest, autrement dit de "Sword Beach" jusqu'à "Utah Beach", le spectacle rendra hommage aux quelque 3000 soldats alliés - et autant de civils normands - tombés dans la journée du 6 juin.

Le point d'orgue des commémorations du 70e anniversaire -est attendu vendredi après-midi avec la cérémonie internationale sur la plage de Ouistreham, en présence d'une vingtaine de chefs d'Etat et de gouvernement, dont Barack Obama, Vladimir Poutine, l'Ukrainien Petro Porochenko, Angela Merkel et la reine Elizabeth. Quelque 1800 vétérans sont attendus vendredi en Normandie.

Ballet diplomatique à Paris

Jeudi soir, Paris sera le théâtre d'un intense ballet diplomatique. Le président François Hollande doit recevoir coup sur coup dans la soirée Barack Obama puis Vladimir Poutine. Les dirigeants des Etats-Unis et de la Russie n'ont pas prévu de se croiser à Paris. Masi Vladimir Poutine doit s'entretenir dans la capitale française avec le Premier ministre britannique David Cameron.

Auparavant, le président français accueillera la reine Elizabeth à Paris, alors que la journée de jeudi est placée sous le signe du sacrifice des soldats britanniques.

Source : ATS - Arcinfo.ch - Photo Keystone


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mardi 1 avril 2014

Ukraine : La France propose d'envoyer des avions de chasse dans les pays baltes

Poutine sera privé de dessert à l'Elysée pour le 14 juillet* !!!

Un Awacs français est déjà engagé en Pologne et Roumanie. En visite  dans les Pays baltes et en Pologne afin de contribuer à leur "réassurance militaire" face à la crise ukrainienne, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian devait annoncer trois choses.

1) La "disponibilité de la France, si l'Otan le demande" d'envoyer quatre avions de chasse pour la mission Air Baltic de police de ciel. Même si l'annonce prend aujourd'hui un sens politique fort, il s'agit d'une mission de routine. L'armée de l'Air française a déjà pris à quatre reprises (2007, 2010, 2011, 2013) son tour de garde à partir de la base de Siauilai (Lituanie) afin d'assurer la "permanence opérationnelle" pour le compte des trois Etats baltes, dans le cadre de l'Otan. Le dernier détachement français est rentré début septembre 2013.

2) Un Awacs français réalise des missions de surveillance de l'espace aérien au dessus de la Pologne et de la Roumanie.

3) Un soutien en matière de cyberdéfense sera apporté en Estonie, où se trouve le "centre d'excellence" de l'Otan pour la cyberdéfense.

Militairement, ces trois mesures ne mangent pas de pain et s'inscrivent dans la logique de "désescalade" des autorités françaises. Sur BFMTV, Jean-Yves Le Drian a, très habilement, botté en touche quant au contrat de vente des deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie. "Ce sont des bateaux qui ne sont pas armés, qui seront des bateaux militaires quand ils arriveront en Russie », a-t-il, expliqué, un peu jésuite.  Mais surtout, « la livraison du premier bâtiment ayant lieu au mois d'octobre, la question de la suspension se posera au mois d'octobre »...

Par ailleurs, l'invitation de la Russie, et donc de son président (Vladimir Poutine), pour les cérémonies du 6 juin (seconde guerre mondiale) puis du 14 juillet (première guerre mondiale) est toujours d'actualité.  

Source : Secret Défense

* C'est la mesure phare de rétorsion, annoncée par la France, en réponse à l’Anschluss de la Russie sur la Crimée...


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jeudi 16 janvier 2014

Armement : Décès de Mikhail Kalachnikov, inventeur du fusil d'assaut AK 47

Mikhail Kalachnikov, inventeur du fusil d'assaut AK 47 est mort le 23 décembre 2013 dans l'Oural

Il a donné son nom au fusil d’assaut le plus répandu et le plus connu dans le monde. Âgé de 94 ans, Mikhail Kalachnikov est décédé, le 23 décembre 2013, d’Ijevsk, dans l’Oural, où son arme a été fabriquée.

Né dans une famille de Koulaks déportée en Sibérie, Mikhail Kalachnikov s’évade à l’âge de 15 ans et réussit à se faire embaucher dans un dépôt des chemins de fer. Il y apprend alors les principes de la mécanique. En octobre 1941, enrôlé dans l’Armée Rouge, il est gravement blessé. A l’hôpital où il est soigné, il se met en tête de fabriquer une arme pour “défendre les frontières de (son) pays”.

Mais il faudra attendre 1947, et une multitude de prototypes, pour qu’il finisse par concevoir l’AK-47 (Avtomat Kalachnikova), un fusil d’assaut inspiré du Sturmgewehr 44 allemand, mais en plus simple, plus rustique et plus solide. Un an plus tard, la production de cette arme est lancée.

Et, depuis, son succès ne s’est jamais démenti. Il est estimé qu’environ 100 millions d’exemplaires ont été mis en circulation dans le monde, dont une partie fabriqués sous licence par des pays satellites de l’URSS et la Chine. L’inventeur de l’AK-47 aurait pu jouir d’une immense fortune s’il n’avait pas été soviétique… Car Mikhail Kalachnikov n’a pas touché un kopeck sur les ventes de son fusil.

Lors de son 90e anniversaire, il avait repoussé vigoureusement les critiques disant que l’AK-47 était l’une des armes les plus utilisées dans de nombreux conflits. “Les armes ne tirent pas toutes seules. Ce sont les hommes qui le font. Et je suis triste quand des gens meurent. Cela dit, si mon arme n’existait pas, il y aurait autre chose à la place”, avait-il affirmé.

Depuis quelques années, la situation financière de l’usine Izhmash, qui fabrique l’AK-47 et ses successeurs, ainsi que le fusil de précision Dragunov, est délicate. En août dernier, elle a fusionné avec Izhevsk, le fabricant des pistolets Makarov, également aux prises avec des difficultés financières. La nouvelle entité ainsi créée a été appelée “Kalachnikov”, ceci afin de capitaliser sur un nom mondialement connu et favoriser les exportations.

Source: Zone Militaire


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dimanche 12 janvier 2014

Décès du pilote américain passé sous la Tour Eiffel en 1944

Le pilote américain passé sous la Tour Eiffel en 1944, en poursuivant un Messerschmitt vient de décéder...

Le site Internet officiel de la Tour Eiffel ne mentionne pas ce fait d’arme accompli par William Overstreet Jr, en 1944, au-dessus de la ville de Paris, alors occupée par l’armée allemande.

Peu avant le Débarquement en Normandie, ce pilote américain du 357th Fighter Group  avait été envoyé en mission d’escorte de bombardiers au-dessus de la France, aux commandes de son P-51 Mustang.

Attaquée par la chasse allemande, la formation fut disloquée. Et c’est ainsi que William Overstreet Jr, se retrouva à poursuivre un Messerschmitt Bf 109. Pour échapper à l’Américain et son appareil ayant déjà été touché à plusieurs reprises, le pilote de ce dernier survola Paris, comptant sur la flak (DCA) pour lui régler son compte.

Sauf que les choses ne se passèrent pas comme l’avait imaginé le pilote allemand… Car, imperturbable, William Ovestreet Jr, n’entendait pas laisser échapper sa proie, au point de passer sous les arches de la Tour Eiffel pour l’abattre. Ce qu’il finit par faire !

La presse américaine et britannique est largement revenue sur cet épisode glorieux ces derniers jours, étant donné que William Overstreet Jr vient de s’éteindre à l’âge de 92 ans, dans un hôpital de Roanoke, en Virginie. En 2009, il avait été fait chevalier de la Légion d’Honneur.

Né en 1921 à Clifton Forge, il s’était engagé dans l’aviation américaine en qualité de pilote de chasse après l’attaque de Pearl Harbor. Au cours de sa jeune carrière, il échappa par deux fois à de graves incidents, le premier s’étant soldé par la chute de son appareil, un Bell P-39 Airacobra, en 1943, le second ayant eu pour origine une panne de l’alimentation en oxygène de son appareil alors qu’il survolait la France à haute altitude.

Rendu à la vie civile après la guerre, William Overstreet Jr a continué à travailler dans le secteur de l’aviation avant d’entamer une carrière de comptable, jusqu’à sa retraite. “Il était un combattant, il a toujours été un parfait gentleman. Il était concis, concentré avec un délicieux sens de l’humour et une étincelle dans ses yeux”, a dit de lui sa nièce, dans les colonnes du Daily Mail. “Il était toujours humble. Chaque fois que la presse l’a interrogé, il disait : ‘Je n’ai rien fait, nous étions une équipe’”, a-t-elle ajouté. 

Source : Zone Militaire


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