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lundi 17 février 2020

Coronavirus : La propagation de l'épidémie Covid-19 ralentit en Chine... Mais le virus tue encore !

La Chine estime que ses efforts de quarantaine commencent à porter leurs fruits

Le nombre de nouveaux cas de coronavirus a diminué dimanche en Chine, un responsable des services de santé du pays estimant que les efforts de Pékin pour limiter la propagation du virus commençaient ainsi à porter leur fruits.

Dans son point quotidien, la Commission nationale de la santé indique que 68.500 personnes sont infectées en Chine continentale, où le nombre de décès atteint désormais 1.665 personnes.
Le nombre de nouveaux cas est tombé à 2.009 dimanche contre 2.641 le jour précédent, et le nombre de décès à 142, un de moins que la veille.

Wuhan, ville du centre de la Chine où est apparu le nouveau coronavirus en décembre dernier, et l'ensemble de la province de Hubei, où la plupart des nouveaux cas ont été signalés ce week-end - se trouvent en confinement depuis le 23 janvier. La plupart des bureaux, écoles et usines sont fermés, et la quasi-totalité des transports suspendus.

La mission conjointe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Chine devait commencer ce week-end ses investigations sur l'épidémie, selon une annonce vendredi du directeur de l'OMS. 

Le président chinois Xi Jinping a déclaré que la Chine devait unifier ses efforts pour contrôler l'épidémie, d'après des propos rapportés par l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.

Un premier décès hors d'Asie a été signalé, en France, samedi. Il s'agit d'un touriste chinois âgé de 80 ans et originaire de la province de Hubei qui était hospitalisé à Paris depuis le 25 janvier. 
A ce jour, cinq décès liés au coronavirus ont été répertoriés hors de Chine continentale - aux Philippines, à Hong Kong, au Japon, à Taiwan ce dimanche, et en France.

Environ 500 cas de contamination ont été recensés ailleurs qu'en Chine, dans plus d'une vingtaine de pays et territoires.

Le plus important foyer de contamination hors de Chine continentale se trouve sur un navire de croisière amarré au large du port japonais de Yokohama.
Soixante-dix cas supplémentaires de contamination au coronavirus ont été diagnostiqués à bord du Diamond Princess, a déclaré dimanche le ministre japonais de la Santé, ce qui porte à 355 le nombre de passagers infectés.

Une américaine de 83 ans a été testée positive en Malaisie, en provenance du Cambodge où elle avait accosté à bord d'un bateau de croisière.
Les Etats-Unis, le Canada, Hong Kong et la Corée du Sud et l'Italie ont respectivement annoncé qu'ils allaient organiser des vols spéciaux pour rapatrier leurs ressortissants présents sur le bateau, qui a été placé en quarantaine à son arrivée à Yokohama, le 3 février, avec quelque 3.700 personnes à son bord.

Source : Boursorama / Reuters
-Stella Qiu, Zhang Min à Pékin, Engen Tham, Josh Horwitz à Shanghai, Kevin Yao à Singapour
-VF Jean Terzian, Jean-Michel Bélot


Ndlr : Selon l'OMS les chiffres sont a interpréter avec raison. Un risque de pandémie internationale existe toujours.

" Nous avons toujours dit et répété qu'il faut être prudent lorsqu'il s'agit de tirer des conclusions à partir des chiffres rapportés chaque jour. [...] Nous continuons à dire aux gouvernements du monde entier que nous continuons à avoir la possibilité de nous préparer à une éventuelle propagation du virus."

Communiqué de presse de l'OMS - https://www.who.int/fr/

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samedi 25 janvier 2020

Coronavirus : 41 morts en Chine, trois cas en France, en Australie, aux Etats Unis... l’épidémie de Wuhan s’étend... Plus de 6000 cas au 29 janvier et 150 morts !

En Chine, autour de Wuhan, le nombre total d’habitants confinés est désormais de plus de 56 millions.

Les trains sont à quai, les autoroutes fermées.

Depuis un mois, le coronavirus apparu en Chine a fait 41 morts et contaminé près de 1 300 personnes. Transmissible entre humains, il inquiète les autorités du monde entier. Ces derniers jours, des cas ont été détectés dans une douzaine de pays, du Japon à la France en passant par l’Australie et les Etats-Unis. Le point sur la progression de l’épidémie.

En Chine, l’armée déploie du personnel médical à Wuhan

La grande métropole de Wuhan, épicentre de l’épidémie, est depuis jeudi coupée du reste du monde. Samedi 25 janvier, la zone de confinement a même été élargie à 56 millions de personnes, pratiquement toute la province du Hubei. Les trains sont à quai, les autoroutes fermées. En dehors du Hubei, les autorités ont annoncé la mise en place de mesures de dépistage du virus dans tout le pays.

Vendredi, 450 médecins et autre personnel médical de l’Armée populaire de libération (APL) sont arrivés par avion pour intensifier la lutte contre le virus. Certains d’entre eux ont l’expérience du virus Ebola et du Sras, un virus similaire au coronavirus qui a contaminé près de 1 300 de personnes et fait 41 morts dans toute la Chine, selon le dernier bilan livré par les autorités chinoises. Sur le total des malades, 237 sont dans un état critique, d’après les chiffres officiels.

L’agence de presse Chine nouvelle a précisé que les militaires, qui appartiennent aux armées de terre, de l’air et à la marine, étaient arrivés vendredi soir. Ils doivent être répartis dans les hôpitaux de la ville qui accueillent un grand nombre de patients de la pneumonie virale. Parmi eux figurent des spécialistes des maladies respiratoires et infectieuses, des maladies nosocomiales et des soins intensifs.

La presse chinoise rapporte aussi la mort d’un médecin de l’hôpital de la province chinoise du Hubei. Liang Wudong, qui était en première ligne lorsque l’épidémie s’est déclarée à Wuhan, ville du centre du pays, était âgé de 62 ans, précise sur Twitter la chaîne China Global Television.

En Asie, de nombreux pays touchés mais pas d’autre foyer de propagation

Deux cas ont été enregistrés en Corée du Sud, deux au Japon, un au Népal, trois à Singapour, un à Taïwan, quatre en Thaïlande, deux au Vietnam, et dans les provinces semi-autonomes chinoises, on en dénombre deux à Hongkong et deux à Macao. Dans tous les cas, il s’agit de ressortissants chinois ou de personnes ayant voyagé à Wuhan, l’épicentre de l’épidémie.

Trois cas détectés en France, les premiers sur le continent européen

Trois cas ont été confirmés vendredi soir en France, les premiers en Europe, l’un à Bordeaux (sud-ouest), les deux autres à Paris. Les trois patients hospitalisés, qui ont tous séjourné en Chine, ont été placés en isolement. « Nous avons aujourd’hui les premiers cas européens, probablement parce que nous avons mis au point le test très rapidement et que nous sommes capables de les identifier », a estimé la ministre de la santé, Agnès Buzyn.

Un premier cas confirmé en Australie

Un premier cas a été confirmé samedi 25 janvier en Australie. Le patient, un homme sur lequel aucun autre détail n’a été divulgué, a rallié Melbourne il y a une semaine en provenance de la ville de Wuhan, ont indiqué les autorités australiennes. Selon Brendan Murphy, responsable de la santé publique pour le gouvernement australien, les autorités de l’Etat de Victoria ont suivi « strictement les protocoles, y compris la mise à l’isolement de la personne affectée ». « Je crois comprendre que le patient souffre d’une pneumonie et qu’il est dans un état stable », a-t-il relevé.

Deux cas aux Etats-Unis

Un homme d’une trentaine d’années ayant séjourné dans la région de Wuhan a été hospitalisé non loin de Seattle (côte ouest), où il était retourné le 15 janvier, ont annoncé le 21 janvier les autorités. Il avait contacté de lui-même les services de santé le 19 janvier, après l’apparition de symptômes. Son état est jugé satisfaisant. Un deuxième cas a été enregistré le 24 janvier, celui d’une sexagénaire arrivée de Wuhan le 13 janvier et habitant Chicago. « Elle se porte bien cliniquement », d’après les autorités sanitaires locales.

Source : LeMonde.fr & AFP / Suggestion LP FNCV


Mise à jour du 29/01/2020

Plus de 6000 cas déclarés de Coronavirus dans le monde et plus 150 décès !

Sur la base de modèles mathématiques, des scientifiques de l'Université de Hong Kong estiment que le virus né à Wuhan, en Chine, affecte plus de 40 000 personnes.

Nous devons nous préparer au fait que cette épidémie particulière devienne une épidémie mondiale, a déclaré Gabriel Leung, le chef de cette équipe de chercheurs de la HKU. Des mesures importantes et draconiennes pour limiter les mouvements de population doivent être prises, le plus tôt possible.

Source : Ouest-france.fr


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samedi 10 août 2019

Technologie : Franky Zapata le Français volant a traversé le Channel sur son Flyboard Air...

Subvention de 1,3 million d'euros du ministère des Armées... Pour quoi faire ?

C’est un oiseau ? C’est un avion ? Non, c’est Franky Zapata ! 

La référence à cette mythique réplique de Superman saute aux yeux à la vision du Français volant dans le ciel, le corps vissé sur son fameux Flyboard Air. Il s'illustra pour la première fois en 2016 : un trajet de 2 km près d’un port du Sud qui impressionna les badauds. Et puis il y a surtout eu cette démonstration franchement perturbante lors du dernier défilé militaire de la fête nationale du 14 Juillet 2019. 

En face de la tribune officielle, Zapata, fusil factice dans la main gauche, fend l’air avec une aisance remarquable, laissant des millions de Français bouche bée devant leurs écrans. Ce 4 août, il est entré dans l'histoire en traversant la Manche sur sa planche, en seulement vingt-deux minutes, à une vitesse de 160 km/h. 

Au passage, le « jouet » de Zapata réjouit bien évidemment nos imaginaires en offrant un cadre bien réel à plus de 50 ans de fantasmes de geeks fans de SF sur la vision d'un individu filant dans le vide juché sur une mini-plateforme volante. Ou à l'aide d'une improbable mécanique dorsale lui assurant, quoi qu'il en soit, la possibilité de se mouvoir en solo. 

... Pour développer des turboréacteurs !

Sur l'utilité du Fly Board le plan militaire, Franky Zapata répond aux questions :

Votre entreprise bénéficie depuis décembre 2018 d'une subvention de 1,3 million d'euros du ministère des Armées. Est-ce que ça vous a aidé à développer votre machine ?

Il y a une grosse confusion avec tout ça depuis quelques semaines. La subvention n’a pas du tout été donnée pour développer le Flyboard ; la subvention de l’armée a été donnée pour développer des turboréacteurs. Évidemment que si l’armée nous a donné une subvention pour améliorer l’état des mini turbopropulseurs, c’est qu’ils ont un intérêt pour le type de technologie qu’on développe mais pas pour le Flyboard tel qu’il est.

Le Flyboard n’est pas un produit utilisable par l’armée et le commun des mortels. On est en train de travailler avec les forces spéciales pour un produit qui s’appelle le EZ-Fly, qui est un hybride entre un Flyboarder et un Segway, avec des poignées pour se tenir, comme ça c’est plus facile à utiliser. Ils sont intéressés par d’autres produits comme les plateformes volantes pour la logistique et les voitures volantes. 

Source : Le Point - Photo Denis Charlet. AFP

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samedi 8 septembre 2018

Technologie : De la soie artificielle d’araignée pour les parachutes et les gilets pare-balles de l'US Air Force

En 2016, l’unité de recherche de l’US Army a confié un contrat – confirmée l’année suivante – à la société Kraig Biocraft Laboratories, afin de mener des recherches sur la soie d’araignée, un matériau aux propriétés étonnantes.

En effet, trois fois plus résistantes que le Kevlar, utilisé pour confectionner les gilets pare-balles, la soie d’araignée peut supporter une masse de plus de 45 tonnes par cm² tout en conservant son extrême légèreté et sa flexibilité.

Seulement, disposer de suffisamment de ce matériau pour fabriquer des effets protecteurs à grande échelle n’est pas une chose aisée. Entretenir un élevage d’araignée n’est pas la solution : son rendement serait beaucoup trop faible.

D’où l’appel à Kraig Biocraft Laboratories, qui utilise des vers à soie génétiquement modifiés avec de l’ADN d’araignée. Cependant, d’autres moyens ont été étudiés pour obtenir de la soie d’araignée en grande quantité.

Comme celui imaginé par Thomas Scheibel, un biochimiste allemand qui a cofondé l’entreprise AMSilk, adossée à l’Université technique de Munich (TUM). Sans entrer dans les détails, son concept repose sur la modification génétique de bactéries E. coli avec des gènes de l’épeire diadème (araignée de jardin). La soie d’araignée peut ensuite être obtenue en grande quantité via un processus mécanique complexe qui lui a demandé plusieurs années de recherche.

Mais l’Air Force Research Laboratory [AFRL], en association avec l’Université de Purdue, compte aller plus loin en étudiant « les propriétés de refroidissement et de régulation de la température de la soie naturelle afin de l’appliquer aux fibres synthétiques telles que la soie d’araignée artificielle. »

Pour cela, les chercheurs entendent exploiter un processus appelé « refroidissement radiatif passif » qui serait propre à la soie. En clair, ce matériau permettrait à un objet de perdre naturellement de sa chaleur par rayonnement infrarouge. « Pendant les chaudes journées d’été, la (température de la) soie chute de 10 à 15 degrés Fahrenheit par rapport aux matériaux réfléchissants », explique le communiqué de l’US Air Force.

« Comprendre la soie naturelle nous permettra de concevoir des fibres multifonctionnelles avec des possibilités exponentielles. Les fibres ultra-résistantes surpassent les caractéristiques mécaniques de nombreux matériaux synthétiques ainsi que celles de l’acier », a fait valoir le Dr Augustine Urbas, en charge de cette étude.

Les applications sont nombreuses. La première est, évidemment, la conception de gilets pare-balles à la fois plus résistants, plus légers et donc plus confortables. Les tentes utilisées en opération pourraient également être fabriquées avec un tel matériau, ce qui offrirait un environnement « plus frais » aux aviateurs américains.

En outre, la soie d’araignée artificielle permettrait à l’US Air Force de disposer de parachutes plus solides, donc capables de porter des charges plus lourdes qu’actuellement.

« Les estimations indiquent que, bien que la soie d’araignée artificielle peut coûter initialement deux fois plus que le Kevlar, sa légèreté, sa force incroyable, son élasticité et sa capacité d’ adaptation potentielle pour d’autres besoins sont les caractéristiques qui améliorent son attrait commercial », fait valoir l’AFRL.

Source : Zone Militaire

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dimanche 29 avril 2018

Armement : Quel avenir pour l'Arme blindée ?

L’avenir sera-t-il aux chars de combat autonomes ou pilotés à distance ?

L’auteur américain Norman Spinrad imagine des essaims de drones et des blindés autonomes redoutables qui surveillent et protègent des installations pétrolières. Aujourd’hui, de telles armes existent ou sont sur le point de l’être, grâce en particulier aux progrès de l’intelligence artificielle.

Ainsi, lors de récents salons dédiés à l’armement, plusieurs industriels ont présenté des drones de combat terrestre. Tel est le cas de l’estonien Milrem, dont le THeMIS – un engin chenillé de plus de deux tonnes – peut être doté d’un tourelleau télé-opéré Defender de FN Herstal.

Le groupe allemand Rheinmetall a développé le "Multi Mission Unmanned Ground Vehicle" , armé d’une mitrailleuse de 12,7 mm et de deux lance-roquettes Panzerfaust 3. Et l’israélien Israel Aerospace Industries n’est pas en reste avec le RoBattle qui, pouvant être autonome, a été conçu pour des missions de renseignement, de surveillance, de protection et de reconnaissance armée. D’une manière générale, Israël a un coup d’avance dans ce domaine, avec les engins AvantGuard et Guardium.

Cela étant, ces drones de combat terrestre ont des dimensions relativement réduites (le Guardium est sans doute le plus imposant puisque sa hauteur peut être comparée à celle d’une personne). Et certains pays affichent l’intention d’aller encore plus loin dans ce domaine (même si elle en a le savoir-faire, avec Nexter et ECA, la France n’en fait pas partie…). Et cela d’autant plus que les prophètes qui avaient annoncé la fin des chars de combat se sont trompés. Il suffit de considérer la plupart des conflits actuels (sud-est de l’Ukraine, Yémen, Syrie…) pour s’en convaincre.

Ainsi, la Russie a indiqué qu’une version sans équipage de son dernier char de combat, l’Armata T-14, serait prochainement disponible. «L’élaboration des dispositifs nécessaires est actuellement en cours», a en effet déclaré, en septembre 2016, le général Alexandre Chevtchenko, alors directeur de la Direction des véhicules blindés au sein du ministère russe de la Défense. Et de préciser que les travaux visaient à « élaborer un système numérique qui serait capable de prendre des décisions de manière autonome en fonction de la situation. »

La Chine suit la même voie. Selon les médias chinois, l’Armée populaire de libération (APL) a diffusé des images d’un char T-59 (version locale du T-54/55 soviétique) dirigé depuis un poste de pilotage externe. « Un grand nombre de chars Type 59 retirés du service peuvent être convertis en véhicules sans pilote s’ils sont équipés d’intelligence artificielle » a expliqué Liu Qingshan, le rédacteur en chef de Tank and Armored Vehicle, au quotidien Global Times.

« Bien que les images montrent que la Chine peut piloter des chars à distance, de nombreux problèmes techniques doivent encore être résolus avant de pouvoir atteindre les mêmes capacités de combat que ceux mis en oeuvre par des équipages », a toutefois prévenu le journal chinois.

Aux États-Unis, l’US Army a lancé le programme Next-Generation Combat Vehicle (NGCV) afin de remplacer les blindés Bradley et les chars Abrams. Le véhicule de combat de la prochaine génération « doit être révolutionnaire » et « dix fois supérieur à notre flotte [de blindés] actuelle afin de garantir notre suprématie dans le futur », a récemment fait valoir le général Robert Abrams, le chef de l’US Army Forces Command. Pour l’armée américaine, il s’agit de faire face « à des menaces telles que le char russe T-14 Armata de la Russie » et aux «efforts de la Chine pour améliorer ses véhicules terrestres.»

« L’US Army a réalisé que la robotique allait être déterminante pour son succès dans l’avenir », avait expliqué, en février, le colonel William T. Nuckols, le chef du nouveau « Project Office for Maneuver Robotics and Autonomous Systems » du TRADOC (Training and Doctrine Command).

Aussi, dans le cadre du programme NGCV, il est prévu, dans la première phase, d’expérimenter trois démonstrateurs de véhicules, dont deux seront sans équipage. Pour autant, il ne serait pas question de « droniser » un char de combat. « Vous pouvez avoir la même capacité sur un véhicule de 25 tonnes et potentiellement avoir la même létalité qu’un Abrams », avait en effet confié le colonel Nuckols.

Source : Zone Militaire

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vendredi 16 mars 2018

Armement et IA : Intelligence artificielle des forces armées - Quel impact et où finit-elle ?

L’intelligence artificielle fait douter le chef du Pentagone...

« Utilisez votre cerveau avant d’utiliser votre arme » car les « 6 pouces [15 cm, ndlr] les plus importants sur le champ de bataille sont entre vos deux oreilles », a dit un jour, à ses hommes, le général James Mattis, l’actuel secrétaire américain à la Défense. Mais que deviendra ce conseil avec l’impact qu’aura l’intelligence artificielle sur les conflits armés ?

« La guerre est un caméléon qui change de nature à chaque engagement », estimait le stratégiste allemand Carl von Clausewitz. Pour le général Mattis, interrogé sur l’usage de l’intelligence artificielle par les forces armées, l’essence de la guerre est immuable, « parce qu’humaine ».

« La nature fondamentale de la guerre c’est (…) l’équipement, la technologie, le courage, la compétence, l’intégration des capacités, la peur, la lâcheté, toutes ces choses qui donnent une nature fondamentale de la guerre très imprévisible », a expliqué James Mattis aux journalistes qui l’accompagnaient dans l’avion le ramenant à Washington, après une réunion des ministres de la Défense de l’Otan, à Bruxelles. En revanche, a-t-il continué, le « caractère de la guerre change tout le temps. Un vieil Allemand défunt [Clausewitz, ndlr] l’appelait un caméléon, car il change pour s’adapter à son temps, à la technologie, au terrain. »

Dans un avenir pas si lointain, et grâce à l’intelligence artificielle, les armes pourront « apprendre seules, s’adapter et s’auto-déclencher», a souligné le chef du Pentagone. Et cela pourrait changer la « nature fondamentale » de la guerre.

« L’arme de notre arsenal la plus mal nommée est l’avion sans pilote : il n’y a peut-être personne dans le cockpit, mais il y a quelqu’un qui le dirige, quelqu’un d’autre derrière son épaule (…) plus ceux qui téléchargent ses informations, ceux qui décident d’y attacher des bombes, des cameras de surveillance », a expliqué M. Mattis. Or, a-t-il poursuivi, si nous arrivons un jour au point ou on est complètement en pilote automatique, nous sommes tous des spectateurs. Cela ne sert plus un objectif politique », sachant qu’un « conflit est un problème social, qui nécessite des solutions sociales, des solutions humaines. »

Aussi, en l’état actuel des choses, M. Mattis a admis qu’il lui était impossible de répondre à la question de l’impact de l’intelligence artificielle sur le conflits armés. « Mais il est certain que je remets en question mon postulat original sur la nature fondamentale de la guerre qui ne changera pas. Aujourd’hui, il faut en douter », a-t-il dit.

Ce point a aussi été récemment évoqué par le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT). Comme M. Mattis, il a avancé, dans l’une des dernières Lettres du CEMAT, que « l’art de la guerre est scandé de mutations » et qu' »ouverture, agilité, réactivité, créativité sont les maîtres-mots pour se mettre en situation de les anticiper et de les intégrer. » Cependant, il est essentiel à ses yeux, d’être « à l’avant-garde de l’innovation sans jamais renoncer aux vertus militaires antiques » qui font la force d’une armée. 

Source : Zone Militaire

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mercredi 14 mars 2018

Science : Mort de Stephen Hawking,astrophysicien de génie

L'espace temps est orphelin d'un génie que l'on compare à Einstein ou Newton

Connu dans le monde entier tant pour son génie scientifique que pour son handicap physique, le célèbre astrophysicien britannique Stephen Hawking s'est éteint mercredi à l'âge de 76 ans à son domicile à Cambridge, au nord de Londres, ont annoncé ses enfants.

Stephen Hawking, qui avait publié en 1988 "Une brève histoire du temps", avait consacré sa vie à décrypter les secrets de l'univers. Il s'est éteint paisiblement dans les premières heures de mercredi.

"Cet Univers ne serait pas grand-chose s'il n'abritait pas les gens qu'on aime."

"Nous sommes profondément attristés par la mort aujourd'hui de notre père adoré", ont déclaré ses enfants, Lucy, Robert et Tim, dans un communiqué publié par l'agence britannique Press Association. "C'était un grand scientifique et un homme extraordinaire dont l'œuvre et l'héritage vivront encore de nombreuses années."

Il avait déjoué les prédictions de survie les plus pessimistes
Stephen Hawking avait défié les prédictions selon lesquelles il n'avait que quelques années à vivre après avoir développé très jeune, en 1964, une maladie neurodégénérative paralysante, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot. Toutefois, la maladie l'avait progressivement privé de mobilité et confiné à un fauteuil roulant, presque complètement paralysé et incapable de parler sauf à travers son emblématique synthétiseur vocal.

"Son courage et sa ténacité, son génie et son humour, ont inspiré des gens à travers le monde", ont souligné ses enfants.
"Il avait déclaré un jour -Cet Univers ne serait pas grand-chose s'il n'abritait pas les gens qu'on aime- Il nous manquera toujours."

Un géant des sciences

Né le 8 janvier 1942, Stephen William Hawking est l'un des scientifiques les plus renommés du monde, et on le compare à Albert Einstein ou à Isaac Newton. Son travail s'est concentré sur le rapprochement de la théorie de la relativité et de la théorie des quantas pour tenter d'expliquer la création de l'Univers et son fonctionnement.

En 1974, il est devenu, à l'âge de 32 ans, l'un des plus jeunes membres de la Royal Society, la plus prestigieuse institution scientifique de Grande-Bretagne.

En 1979, Hawking a été nommé professeur de mathématiques - un poste qu'avait occupé Newton - à l'Université de Cambridge, pour laquelle il avait quitté l'Université d'Oxford afin d'étudier l'astronomie théorique et la cosmologie.

Dans ce corps distordu par la maladie résidait un esprit extrêmement brillant, fasciné par l'essence de l'Univers, par son processus de formation et par la manière dont il pourrait finir. "Mon objectif est simple", a-t-il dit un jour. "C'est la compréhension totale de l'Univers", "comprendre pourquoi il est comme il est et pourquoi il existe".

Au cinéma, un biopic réalisé par James Marsh lui avait été consacré en 2015, "Une merveilleuse histoire du temps".

Les scientifiques lui rendent hommage

"Le professeur Hawking était un être unique, dont on se souviendra avec affection non seulement à Cambridge, mais dans le monde entier", a affirmé Stephen Toope, le vice-président de l'Université de Cambridge, où Stephen Hawking avait étudié et travaillait. "Son exceptionnelle contribution au savoir scientifique, aux mathématiques et à la vulgarisation laisse une contribution indélébile."

Sur Twitter, la Nasa a salué "un physicien de renom et un ambassadeur de la science". "Ses découvertes ont ouvert un univers de possibilités que nous et le monde continuons à explorer", a déclaré l'agence spatiale américaine.

L'astrophysicien américain Neil deGrasse Tyson a également salué sa mémoire. "Sa mort laisse un vide intellectuel. Mais ce n'est pas du vide, voyez-le plutôt comme une sorte d'énergie imprégnant l'espace-temps, qui défie la mesure."

Le secrétaire d'État britannique aux anciens combattants Tobias Ellwood a déclaré que Stephen Hawking était "une inspiration pour nous tous, quelle que soit notre situation, pour atteindre les étoiles".

"Il a tiré les rideaux pour nous donner un aperçu du tout: de l'Univers et du pouvoir de l'esprit humain", a commenté la secrétaire d'État au développement, Penny Mordaunt.

Le Premier ministre indien Narendra Modi a estimé que le chercheur britannique avait "rendu le monde meilleur".

Source : FranceInfoTV.fr / AFP

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mardi 7 février 2017

Formation : Le lycée militaire de St Cyr L'Ecole va proposer un BTS en cyber-défense

Recruter des experts en sécurité informatique n’est pas une chose aisée pour le ministère de la Défense, tant la concurrence du secteur privé, avec les rémunérations qu’il propose, est forte.

Et contrairement au Royaume-Uni, il n’est pas question, du moins pour le moment, d’aller chercher ces compétences là où elles sont, c’est à dire dans la communauté des « hackers », qui, contrairement à une fausse idée largement répandue, ne sont pas des « pirates » mais des «bidouilleurs» de code qui adhèrent à une éthique. Cela vaut aussi pour la réserve de cyberdéfense (RCD), qui recrute des profils allant de l’étudiant en 1ère année en informatique au diplômé d’un niveau BAC+5.

Aussi, développer la cyberdéfense, encore faut-il qu’il y ait un « vivier » d’experts susceptibles d’être recrutés. D’où la nécessité d’ouvrir de nouvelles filières de formation, comme va le faire le lycée militaire de Saint-Cyr-l’École dès la prochaine rentrée.

Cet établissement, qui dépend de l’armée de Terre, accueillera en effet une trentaine d’élèves dans une classe de BTS « Systèmes numériques Informatique et réseaux, option cyberdéfense ». Cette formation s’adressera aux titulaires d’un bac scientifique (S ou STI2D) intéressés par une carrière militaire.

Le programme de cette formation ne sera pas essentiellement technique étant donné qu’il prévoit également des cours de culture générale, de français et de langues vivantes. Les élèves seront logés en internat et porteront l’uniforme. En outre, ils devront suivre une préparation militaire supérieure de trois semaines.

À l’issue de leur cursus, les élèves pourront rejoindre l’armée de Terre en qualité de sous-officier ou faire partie du corps des techniciens civils du ministère de la Défense.

Source : Zone Militaire

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lundi 26 septembre 2016

Armement : Le micro drone Skeeter, insecte espion du futur

Je pèse moins lourd que deux pièces de deux euros, je mesure une dizaine de centimètres et je suis capable de voler à 72km/h. Qui suis-je ?

Je suis Skeeter, un micro-drone développé par Animal Dynamics (AnDy), une PME formée au sein du département de zoologie de l’université d’Oxford en Grande Bretagne. Spécialisée dans le développement de systèmes inspirés de la nature, AnDy est l’une des entreprises dont le projet sera soutenu par un nouveau programme décennal de développement lancé le 12 août par le ministère de la Défense britannique et financé à hauteur de 900M euros.

Avec ses quatre ailes autonomes, Skeeter s’inspire directement de la libellule et entre donc dans la catégorie  des « ornithoptères », dont la  sustentation est assurée par des battements d’ailes suivant le principe du vol des oiseaux et insectes.

« Nous nous concentrons sur la  compréhension et l’application des principes de l’évolution qui ont abouti à des performances et une efficacité exceptionnelles. Les insectes ont des besoins énergétiques très restreints et peuvent atteindre des vitesses et des endurances remarquables, et c’est ce qui inspire notre processus de conception (…) », explique Alex Caccia, PDG d’Animal Dynamics à l’hebdomadaire américain Newsweek.

Source : Nathan Gain


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samedi 8 août 2015

Archéologie : Découverte à Tautavel d'une incisive humaine de plus 550 000 ans...

Le premier homme sera-t-il un jour français ?

Le célèbre "Homme de Tautavel" a pris un coup de jeune... avec la découverte d'une dent humaine qui remonte à 100 000 ans auparavant, dans un autre secteur de la grotte.

Baptisé Arago 149, le possesseur de cette dent avoisinerait les 550.000 ans, soit 100.000 ans de plus que son illustre prédécesseur ! Ce qui fait de ce petit nouveau le plus ancien humain découvert en France... La Caune de l'Arago (à Tautavel, près de Perpignan) est un site préhistorique unique en Europe, au rayonnement est international. Depuis plus d'un demi-siècle, les fouilles qui y sont organisées tous les ans (initiées par le Pr de Lumley) ont livré 600 000 objets provenant de dépôts datés de 80 000 à 560 000 ans, témoins des modes de vie de groupes humains du Paléolithique inférieur au long des variations climatiques de cette longue période du Quaternaire.

Une incisive décisive

Cette année, les niveaux les plus anciens en cours de fouille correspondent à une période froide, sèche, ventée, d'environ 560.000 ans, durant laquelle les chasseurs acheuléens ont abandonné dans la grotte les restes de leurs repas : chevaux, rennes, bisons, rhinocéros, mouflons... Ces niveaux d'occupation sont jonchés d'ossements d'animaux et de pierres taillées, utilisées sur place. Or, jeudi 23 juillet, c'est une dent humaine (le 149e reste d'hominidé découvert dans la grotte) qui est apparue parmi ces vestiges.

Jusqu'à maintenant, l'occupant de la Caune de l'Arago, bien connu sous le nom de l'Homme de Tautavel, avait surtout été mis au jour dans les dépôts sus-jacents, plus récents, notamment dans un sol daté de 450 000 ans, correspondant également à un paysage steppique mais d'un épisode glaciaire plus récent. Hormis la mandibule de Mauer, découverte en 1907 en Allemagne et datée autour de 600 000 ans, très peu de fossiles humains sont connus en Europe pour cette période.

Cette dent, une incisive centrale inférieure d'adulte très usée, permettra aux chercheurs du Centre Européen de Recherches Préhistoriques de Tautavel (via l'étude des caractères internes par imagerie 3D entre autres) de mieux caractériser la morphologie des premiers européens. De plus, sa présence, dans un niveau d'occupation très riche, dont le dégagement ne fait que commencer, laisse présager d'autres découvertes du même ordre.

Source : MidiLibre.fr

Ndlr : Le premier homme européen sera-t il un jour un Français ? Peut-être si d'autres découvertes viennent compléter cette incisive décisive ;-)

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dimanche 21 juin 2015

Santé : Il n'y a plus d'urgence au Val de Grâce !

L’Hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce n’assure plus les urgences depuis le 1er juin 2015. 

Même si des moyens financiers supplémentaires vont être alloués aux armées d’ici 2019 à hauteur de 3,8 milliards d’euros, les restructurations annoncées en octobre 2014 sont maintenues. Par conséquent, et comme attendu, le site de l’Hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce devrait accueillir, à terme, les activités de formation et de recherche du Service de santé des armées (SSA).

Prise dans le cadre du « modèle 2020″ du SSA, cette décision a été motivée par des raisons économiques : il aurait fallu consentir un investissement de plusieurs centaines de millions d’euros pour moderniser l’HIA du Val-de-Grâce, symbole de la médecine militaire française, où chefs d’États étrangers et personnalités venaient se faire soigner.

La fermeture de l’hôpital est programmée pour 2017 et ses activités médicales seront progressivement transférées vers les deux autres hôpitaux militaires implantés en région parisienne, à savoir les HIA Percy et Bégin afin de créer une « Plateforme militaire hospitalière d’Île-de-France (PFMH IDF) ».

Ce transfert a déjà commencé. Ainsi, dès le 1er juin 2015, le service d’urgence n’y sera plus assuré et les patients seront donc accueillis par les deux autres HIA franciliens. Puis, un mois plus tard, la radiothérapie et le caisson hyperbare cesseront leurs activités. En outre, les services de neurochirurgie, de chirurgie vasculaire et ORL seront assurés par l’HIA de Percy tandis que ceux de chirurgie viscérale, d’urologie et d’oncologie seront transférés à l’HIA Bégin.

« L’HIA Val-de-Grâce continuera à assurer, pour ses patients, une activité de consultations chirurgicales programmées dans le domaine des spécialités transférées. Les services de médecine interne, neurologie, ophtalmologie et psychiatrie continueront à accueillir les patients jusqu’à leurs transferts prévus en 2016″, précise le Bureau communication et information du SSA.

« Durant cette phase de transfert, une attention particulière est portée aux patients du Val-de-Grâce afin de leur garantir la qualité et la disponibilité des soins qui font la réputation des hôpitaux militaires », a-t-il encore fait valoir.  

Source : Zone Militaire

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dimanche 14 juin 2015

Guyane : Expédition du CNRS et de la Légion aux confins de la forêt amazonienne...

Raid des 7 bornes : Objectifs scientifiques et militaires

Environ 320 km à pied dans l'enfer vert de l'Amazonie, sur la frontière entre la Guyane et le nord duBrésil: le "raid des 7 bornes", une expédition de chercheurs du CNRS et de légionnaires, part à l'aventure le 1er juin dans l'une des régions les plus inhospitalières du monde.
Ce raid constitue un défi logistique, scientifique et humain inédit en forêt tropicale profonde.

Son objectif est à la fois scientifique (relevés géographiques, inventaires botaniques) et militaire (mission de renseignement sur les activités humaines dans la zone frontière et perfectionnement
des techniques de progression) dans ce milieu sauvage, très chaud et très humide à la luxuriante et dense végétation foisonnante d'insectes parasites.

Ce "raid des 7 bornes" fait référence aux 7 bornes en béton plantées au début des années 1960 tout au long de cette hypothétique ligne de frontière franco-brésilienne, au tracé en certains endroits
hasardeux et qu'il conviendra, lors de cette expédition d'est en ouest de repréciser, relevés GPS à l'appui.

François-Michel Le Tourneau, directeur de recherche au CNRS et docteur en sciences de l'information géographique, est à l'origine de ce raid, mené conjointement avec les légionnaires du
3e Régiment Etranger d'Infanterie basé à Kourou. Scientifique de terrain, le géographe qui a déjà effectué plusieurs missions dans la forêt amazonienne, est rompu à cet exercice dans des conditions de vie ou de survie extrêmement pénibles: "c'est la première fois que ce parcours va être effectué d'est en ouest et d'une seule traite", a-t-il expliqué à l'AFP.

Un périple harassant

"Notre colonne sera constituée d'une quinzaine de légionnaires, de deux botanistes français et britannique et de deux guides de forêt brésiliens. Nous rejoindrons d'abord en pirogue sur le fleuve
Maroni à partir du gros bourg de Maripasoula, la borne "0" de trijonction à l'est, aux frontières de la Guyane, du Surinam et du Brésil", a-t-il précisé.

Avec 25 à 30 kg de matériel sur le dos, progressant difficilement dans la jungle à la "vitesse" de 1 km/h, grimpant et descendant les incontournables collines successives des monts Tumuc Humac
pour un dénivelé total positif de 15.000 m, la colonne scientifico-militaire avançant sans layonnage (coupes dans la forêt pour tracer un sentier) entend atteindre après une quarantaine de jours, à
l'ouest et à raison d'une douzaine de km par jour, son objectif vers le 20 juillet, à la source du fleuve Oyapock.

Côté scientifique, les deux botanistes, le Français Guillaume Ordonne du CNRS Guyane et le Britannique William Milliken du Jardin Royal Botanique de Kew à proximité de Londres,
procéderont à des inventaires de la biodiversité et à des prélèvements de la flore sauvage, propres à enrichir les collections existantes.

Le volet géographique consistera en l'élaboration et la mise à jour à l'aide de GPS dernier cri, de la cartographie de cette frontière par certains endroits encore aléatoire, située au coeur d'un espace
naturel de plus de 80.000 km2 couvert par deux parcs nationaux, français et brésilien.

Une mission de souveraineté régalienne

"Nous allons accomplir une mission de souveraineté régalienne", souligne pour sa part le colonel de la Légion Alain Walter qui, à la tête de son 3e REI (baptisé régiment de la Selva) a déjà
participé dans la forêt de Guyane aux opérations militaires Harpie et Titan, traquant les orpailleurs clandestins venus pour la plupart du Brésil.

La tâche de sa quinzaine de légionnaires du "raid des 7 bornes", va s'articuler en deux volets.
Le premier est de rechercher d'éventuelles traces de présence ou passage transfrontière de l'homme dans cette région officiellement vide de toute activité humaine. "Nous devrons nous assurer qu'il n'y a pas d'itinéraires d'infiltration depuis le Brésil ouverts à tous les trafics et bien entendu d'orpailleurs clandestins", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le second volet de la mission militaire est aussi de tester de nouveaux matériels -notamment armement et transmission- plus légers et mieux adaptés sur ce terrain amazonien, ainsi que, sur le
plan de la santé, la capacité d'adaptation et de résistance physique et psychologique des hommes crapahutant dans ce milieu très inhospitalier.

Les monts Tumuc Humac auxquels va s'attaquer la colonne des "7 bornes", ont déjà écrit une page funeste dans le grand livre de l'exploration française: en 1950, c'est au coeur de cette
pieuvre verte que disparut à jamais le jeune explorateur Raymond Maufrais (24 ans à l'époque), parti en solitaire pour une mortelle traversée vers le Brésil. 

Source : Le Point.fr

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