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mardi 7 février 2017

Formation : Le lycée militaire de St Cyr L'Ecole va proposer un BTS en cyber-défense

Recruter des experts en sécurité informatique n’est pas une chose aisée pour le ministère de la Défense, tant la concurrence du secteur privé, avec les rémunérations qu’il propose, est forte.

Et contrairement au Royaume-Uni, il n’est pas question, du moins pour le moment, d’aller chercher ces compétences là où elles sont, c’est à dire dans la communauté des « hackers », qui, contrairement à une fausse idée largement répandue, ne sont pas des « pirates » mais des «bidouilleurs» de code qui adhèrent à une éthique. Cela vaut aussi pour la réserve de cyberdéfense (RCD), qui recrute des profils allant de l’étudiant en 1ère année en informatique au diplômé d’un niveau BAC+5.

Aussi, développer la cyberdéfense, encore faut-il qu’il y ait un « vivier » d’experts susceptibles d’être recrutés. D’où la nécessité d’ouvrir de nouvelles filières de formation, comme va le faire le lycée militaire de Saint-Cyr-l’École dès la prochaine rentrée.

Cet établissement, qui dépend de l’armée de Terre, accueillera en effet une trentaine d’élèves dans une classe de BTS « Systèmes numériques Informatique et réseaux, option cyberdéfense ». Cette formation s’adressera aux titulaires d’un bac scientifique (S ou STI2D) intéressés par une carrière militaire.

Le programme de cette formation ne sera pas essentiellement technique étant donné qu’il prévoit également des cours de culture générale, de français et de langues vivantes. Les élèves seront logés en internat et porteront l’uniforme. En outre, ils devront suivre une préparation militaire supérieure de trois semaines.

À l’issue de leur cursus, les élèves pourront rejoindre l’armée de Terre en qualité de sous-officier ou faire partie du corps des techniciens civils du ministère de la Défense.

Source : Zone Militaire

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lundi 26 septembre 2016

Armement : Le micro drone Skeeter, insecte espion du futur

Je pèse moins lourd que deux pièces de deux euros, je mesure une dizaine de centimètres et je suis capable de voler à 72km/h. Qui suis-je ?

Je suis Skeeter, un micro-drone développé par Animal Dynamics (AnDy), une PME formée au sein du département de zoologie de l’université d’Oxford en Grande Bretagne. Spécialisée dans le développement de systèmes inspirés de la nature, AnDy est l’une des entreprises dont le projet sera soutenu par un nouveau programme décennal de développement lancé le 12 août par le ministère de la Défense britannique et financé à hauteur de 900M euros.

Avec ses quatre ailes autonomes, Skeeter s’inspire directement de la libellule et entre donc dans la catégorie  des « ornithoptères », dont la  sustentation est assurée par des battements d’ailes suivant le principe du vol des oiseaux et insectes.

« Nous nous concentrons sur la  compréhension et l’application des principes de l’évolution qui ont abouti à des performances et une efficacité exceptionnelles. Les insectes ont des besoins énergétiques très restreints et peuvent atteindre des vitesses et des endurances remarquables, et c’est ce qui inspire notre processus de conception (…) », explique Alex Caccia, PDG d’Animal Dynamics à l’hebdomadaire américain Newsweek.

Source : Nathan Gain


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samedi 8 août 2015

Archéologie : Découverte à Tautavel d'une incisive humaine de plus 550 000 ans...

Le premier homme sera-t-il un jour français ?

Le célèbre "Homme de Tautavel" a pris un coup de jeune... avec la découverte d'une dent humaine qui remonte à 100 000 ans auparavant, dans un autre secteur de la grotte.

Baptisé Arago 149, le possesseur de cette dent avoisinerait les 550.000 ans, soit 100.000 ans de plus que son illustre prédécesseur ! Ce qui fait de ce petit nouveau le plus ancien humain découvert en France... La Caune de l'Arago (à Tautavel, près de Perpignan) est un site préhistorique unique en Europe, au rayonnement est international. Depuis plus d'un demi-siècle, les fouilles qui y sont organisées tous les ans (initiées par le Pr de Lumley) ont livré 600 000 objets provenant de dépôts datés de 80 000 à 560 000 ans, témoins des modes de vie de groupes humains du Paléolithique inférieur au long des variations climatiques de cette longue période du Quaternaire.

Une incisive décisive

Cette année, les niveaux les plus anciens en cours de fouille correspondent à une période froide, sèche, ventée, d'environ 560.000 ans, durant laquelle les chasseurs acheuléens ont abandonné dans la grotte les restes de leurs repas : chevaux, rennes, bisons, rhinocéros, mouflons... Ces niveaux d'occupation sont jonchés d'ossements d'animaux et de pierres taillées, utilisées sur place. Or, jeudi 23 juillet, c'est une dent humaine (le 149e reste d'hominidé découvert dans la grotte) qui est apparue parmi ces vestiges.

Jusqu'à maintenant, l'occupant de la Caune de l'Arago, bien connu sous le nom de l'Homme de Tautavel, avait surtout été mis au jour dans les dépôts sus-jacents, plus récents, notamment dans un sol daté de 450 000 ans, correspondant également à un paysage steppique mais d'un épisode glaciaire plus récent. Hormis la mandibule de Mauer, découverte en 1907 en Allemagne et datée autour de 600 000 ans, très peu de fossiles humains sont connus en Europe pour cette période.

Cette dent, une incisive centrale inférieure d'adulte très usée, permettra aux chercheurs du Centre Européen de Recherches Préhistoriques de Tautavel (via l'étude des caractères internes par imagerie 3D entre autres) de mieux caractériser la morphologie des premiers européens. De plus, sa présence, dans un niveau d'occupation très riche, dont le dégagement ne fait que commencer, laisse présager d'autres découvertes du même ordre.

Source : MidiLibre.fr

Ndlr : Le premier homme européen sera-t il un jour un Français ? Peut-être si d'autres découvertes viennent compléter cette incisive décisive ;-)

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dimanche 21 juin 2015

Santé : Il n'y a plus d'urgence au Val de Grâce !

L’Hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce n’assure plus les urgences depuis le 1er juin 2015. 

Même si des moyens financiers supplémentaires vont être alloués aux armées d’ici 2019 à hauteur de 3,8 milliards d’euros, les restructurations annoncées en octobre 2014 sont maintenues. Par conséquent, et comme attendu, le site de l’Hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce devrait accueillir, à terme, les activités de formation et de recherche du Service de santé des armées (SSA).

Prise dans le cadre du « modèle 2020″ du SSA, cette décision a été motivée par des raisons économiques : il aurait fallu consentir un investissement de plusieurs centaines de millions d’euros pour moderniser l’HIA du Val-de-Grâce, symbole de la médecine militaire française, où chefs d’États étrangers et personnalités venaient se faire soigner.

La fermeture de l’hôpital est programmée pour 2017 et ses activités médicales seront progressivement transférées vers les deux autres hôpitaux militaires implantés en région parisienne, à savoir les HIA Percy et Bégin afin de créer une « Plateforme militaire hospitalière d’Île-de-France (PFMH IDF) ».

Ce transfert a déjà commencé. Ainsi, dès le 1er juin 2015, le service d’urgence n’y sera plus assuré et les patients seront donc accueillis par les deux autres HIA franciliens. Puis, un mois plus tard, la radiothérapie et le caisson hyperbare cesseront leurs activités. En outre, les services de neurochirurgie, de chirurgie vasculaire et ORL seront assurés par l’HIA de Percy tandis que ceux de chirurgie viscérale, d’urologie et d’oncologie seront transférés à l’HIA Bégin.

« L’HIA Val-de-Grâce continuera à assurer, pour ses patients, une activité de consultations chirurgicales programmées dans le domaine des spécialités transférées. Les services de médecine interne, neurologie, ophtalmologie et psychiatrie continueront à accueillir les patients jusqu’à leurs transferts prévus en 2016″, précise le Bureau communication et information du SSA.

« Durant cette phase de transfert, une attention particulière est portée aux patients du Val-de-Grâce afin de leur garantir la qualité et la disponibilité des soins qui font la réputation des hôpitaux militaires », a-t-il encore fait valoir.  

Source : Zone Militaire

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dimanche 14 juin 2015

Guyane : Expédition du CNRS et de la Légion aux confins de la forêt amazonienne...

Raid des 7 bornes : Objectifs scientifiques et militaires

Environ 320 km à pied dans l'enfer vert de l'Amazonie, sur la frontière entre la Guyane et le nord duBrésil: le "raid des 7 bornes", une expédition de chercheurs du CNRS et de légionnaires, part à l'aventure le 1er juin dans l'une des régions les plus inhospitalières du monde.
Ce raid constitue un défi logistique, scientifique et humain inédit en forêt tropicale profonde.

Son objectif est à la fois scientifique (relevés géographiques, inventaires botaniques) et militaire (mission de renseignement sur les activités humaines dans la zone frontière et perfectionnement
des techniques de progression) dans ce milieu sauvage, très chaud et très humide à la luxuriante et dense végétation foisonnante d'insectes parasites.

Ce "raid des 7 bornes" fait référence aux 7 bornes en béton plantées au début des années 1960 tout au long de cette hypothétique ligne de frontière franco-brésilienne, au tracé en certains endroits
hasardeux et qu'il conviendra, lors de cette expédition d'est en ouest de repréciser, relevés GPS à l'appui.

François-Michel Le Tourneau, directeur de recherche au CNRS et docteur en sciences de l'information géographique, est à l'origine de ce raid, mené conjointement avec les légionnaires du
3e Régiment Etranger d'Infanterie basé à Kourou. Scientifique de terrain, le géographe qui a déjà effectué plusieurs missions dans la forêt amazonienne, est rompu à cet exercice dans des conditions de vie ou de survie extrêmement pénibles: "c'est la première fois que ce parcours va être effectué d'est en ouest et d'une seule traite", a-t-il expliqué à l'AFP.

Un périple harassant

"Notre colonne sera constituée d'une quinzaine de légionnaires, de deux botanistes français et britannique et de deux guides de forêt brésiliens. Nous rejoindrons d'abord en pirogue sur le fleuve
Maroni à partir du gros bourg de Maripasoula, la borne "0" de trijonction à l'est, aux frontières de la Guyane, du Surinam et du Brésil", a-t-il précisé.

Avec 25 à 30 kg de matériel sur le dos, progressant difficilement dans la jungle à la "vitesse" de 1 km/h, grimpant et descendant les incontournables collines successives des monts Tumuc Humac
pour un dénivelé total positif de 15.000 m, la colonne scientifico-militaire avançant sans layonnage (coupes dans la forêt pour tracer un sentier) entend atteindre après une quarantaine de jours, à
l'ouest et à raison d'une douzaine de km par jour, son objectif vers le 20 juillet, à la source du fleuve Oyapock.

Côté scientifique, les deux botanistes, le Français Guillaume Ordonne du CNRS Guyane et le Britannique William Milliken du Jardin Royal Botanique de Kew à proximité de Londres,
procéderont à des inventaires de la biodiversité et à des prélèvements de la flore sauvage, propres à enrichir les collections existantes.

Le volet géographique consistera en l'élaboration et la mise à jour à l'aide de GPS dernier cri, de la cartographie de cette frontière par certains endroits encore aléatoire, située au coeur d'un espace
naturel de plus de 80.000 km2 couvert par deux parcs nationaux, français et brésilien.

Une mission de souveraineté régalienne

"Nous allons accomplir une mission de souveraineté régalienne", souligne pour sa part le colonel de la Légion Alain Walter qui, à la tête de son 3e REI (baptisé régiment de la Selva) a déjà
participé dans la forêt de Guyane aux opérations militaires Harpie et Titan, traquant les orpailleurs clandestins venus pour la plupart du Brésil.

La tâche de sa quinzaine de légionnaires du "raid des 7 bornes", va s'articuler en deux volets.
Le premier est de rechercher d'éventuelles traces de présence ou passage transfrontière de l'homme dans cette région officiellement vide de toute activité humaine. "Nous devrons nous assurer qu'il n'y a pas d'itinéraires d'infiltration depuis le Brésil ouverts à tous les trafics et bien entendu d'orpailleurs clandestins", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le second volet de la mission militaire est aussi de tester de nouveaux matériels -notamment armement et transmission- plus légers et mieux adaptés sur ce terrain amazonien, ainsi que, sur le
plan de la santé, la capacité d'adaptation et de résistance physique et psychologique des hommes crapahutant dans ce milieu très inhospitalier.

Les monts Tumuc Humac auxquels va s'attaquer la colonne des "7 bornes", ont déjà écrit une page funeste dans le grand livre de l'exploration française: en 1950, c'est au coeur de cette
pieuvre verte que disparut à jamais le jeune explorateur Raymond Maufrais (24 ans à l'époque), parti en solitaire pour une mortelle traversée vers le Brésil. 

Source : Le Point.fr

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