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dimanche 11 décembre 2016

Turquie : Double attentat terroriste à Istanbul, au moins 38 morts !

Terrorisme :Turquie, double attentat meurtrier à Istanbul !

La Turquie a décrété une journée de deuil national, dimanche 11 décembre. Samedi soir, un double attentat meurtrier a fait au moins 38 morts dans le cœur d'Istanbul, à proximité du stade de Besiktas. L'attaque a ensanglanté un club de football et un quartier qui incarnent en Turquie la joie de vivre et l'esprit rebelle. Voici ce que l'on sait de cette nouvelle attaque sur le sol turc, la dernière d'une vague d'attentats qui a secoué le pays depuis l'été 2015.

Une voiture piégée explose, puis un kamikaze

Ce devait être une soirée légère. Les "Aigles noirs" venaient de remporter un match crucial contre Bursaspor (2-1), leur permettant de rester dans la course au titre. Profitant du temps clément, des supporters, bière à la main, refaisaient le match dans le parc voisin de Maçka.

Mais leur insouciance a brutalement pris fin à 22h29. Une voiture piégée a explosé contre un véhicule de transport de la police, près du stade. Et 45 secondes plus tard, un kamikaze s'est fait exploser au milieu d'agents dans le parc de Maçka.

La plupart des victimes sont des policiers

Selon le ministre de l'Intérieur turc, au moins 38 personnes ont été tuées et au moins 155 blessées dans cette attaque. Quatorze victimes étaient encore en soins intensifs dimanche matin.
Parmi les morts, figurent au moins 30 policiers et sept civils, dont un policier vétéran, qui assurait la sécurité du stade de Besiktas pendant les rencontres, et un employé de la boutique officielle du club.
L'équipe de Bursaspor a annoncé qu'aucun de ses supporters ne semblait avoir été blessé. La plupart d'entre eux avaient déjà quitté les lieux au moment de l'attentat.


Treize suspects arrêtés et le PKK accusé

Treize personnes ont été placées en garde à vue sur la base d'indices retrouvés dans le véhicule carbonisé.
Le gouvernement suspecte les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le ministre de l'Intérieur et le vice-Premier ministre évoquent tous les deux cette piste.
Depuis l'été 2015, certaines attaques ont été revendiquées par l'organisation jihadiste Etat islamique. D'autres l'ont été par des séparatistes kurdes ou des organisations militantes d'extrême gauche.

Un symbole de la Turquie visé

Situé sur la rive européenne d'Istanbul, le quartier de Besiktas est un bastion libéral réputé pour ses rues piétonnes, ses nombreux musées et bars et sa circulation cauchemardesque.

Quant aux supporters du club de Besiktas, leur réputation de militants antigouvernementaux n'est plus à faire. Son principal groupe d'ultras, baptisé Carsi, a joué un rôle central lors des manifestations massives contre le  président turc Recep Tayyip Erdogan, en juin 2013.

Carsi s'était notamment illustré en poursuivant un blindé de la police avec un tractopelle volé. Il a ensuite fait l'objet d'une sévère répression : 35 de ses membres ont été poursuivis pour "tentative de coup d'Etat" lors d'un procès qui s'est finalement soldé par leur acquittement.

Le stade a été officiellement inauguré en présence du président turc en avril, un jour avant la date prévue, un geste alors perçu comme une manœuvre destinée à tenir à l'écart des supporters réputés turbulents et critiques envers le pouvoir.

Source : FranceTV.Info

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vendredi 2 décembre 2016

Tarascon sur Ariège : Un gendarme tué par un délinquant récidiviste au volant, sans permis...

L’intervention à laquelle a participé le major Christian Rusig, le commandant de la brigade de Gendarmerie de Tarascon-sur-Ariège, était banale puisqu’il s’agissait de sécuriser les lieux d’un feu de voiture, vers la localité d’Ussat. Seulement, elle a mal tourné…

Il était environ 23 heures quand, ayant aperçu les gendarmes au rond-point de Sabart, un automobiliste a fait demi-tour. Pris en chasse par les militaires, il s’est retrouvé face à une deuxième patrouille appelée en renfort.

C’est alors que ce dernier a effectué un second demi-tour en direction de la première patrouille pour aller percuter le major Rusig, qui, avec l’un de ses subordonnés, venait de mettre en place un barrage pour tenter de l’arrêter.

Le fuyard a immédiatement été arrêté par les gendarmes. Âgé d’une trentaine d’année, il n’est pas un inconnu de leurs services puisqu’il s’agit d’un délinquant déjà condamné pour plusieurs délits. Il a été placé en garde à vue avec sa passagère à la brigade de recherches de Pamiers.

Quant au major Rusig, il a été héliporté dans un état grave à l’hôpital Purpan de Toulouse. Malheureusement, il est décédé des suites de ses blessures quelques heures plus tard. Âgé de 55 ans, marié et père de deux enfants, il est le 8e gendarme à perdre la vie dans l’exercice de ses fonctions depuis le début de cette année.

Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a dénoncé un « acte odieux » et appelé à la « fermeté nécessaire » de la justice.

« Le conducteur du véhicule a été aussitôt interpellé et devra répondre de ses actes devant la Justice, qui devra passer avec toute la fermeté nécessaire. Cet acte odieux rappelle que chaque jour, les gendarmes, comme les policiers, exposent leur vie pour protéger celle des autres. Ils méritent à cet égard le respect et la gratitude de tous nos concitoyens », a en effet déclaré le ministre.

Pour le moment, une enquête pour « homicide volontaire » a été ouverte. Et selon le procureur de la République, la thèse privilégiée des enquêteurs est celle d’un « acte délibéré ».

Source : Zone Militaire

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mercredi 30 novembre 2016

Fait divers : Une enfant dans son lit reçoit une balle de 7,62 au travers du mur de sa chambre !

Une enfant de 12 ans a été blessée dans le dos par une balle perdue alors qu'elle dormait dans son lit samedi à Bondy en Seine-Saint-Denis, a-t-on appris lundi de sources concordantes, confirmant une information du Parisien.

« L'enfant dormait chez elle lorsqu'un ou plusieurs coups de feu ont été tirés en l'air », a indiqué une source policière. Selon les premiers éléments, la balle, tirée de l'extérieur, « aurait perforé le mur » de l'immeuble, a ajouté cette source.

Quelques minutes plus tard, une deuxième balle s'est logée dans la porte d'entrée d'un autre immeuble de cette rue, selon une source proche de l'enquête. Le calibre serait le même, du 7,62 mm, celui d'une arme de guerre.

Le pronostic vital de la fillette, transportée à l'hôpital, n'est pas engagé. L'enquête a été confiée à la Sûreté territoriale de Seine-Saint-Denis, a indiqué le parquet de Bobigny.

Source : AFP

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mardi 22 novembre 2016

Terrorisme : Projet d’attentats simultanés « déjoué » en France - Arrestations à Strasbourg et Marseille

Terrorisme : Des réseaux structurés toujours dormants en France !

Le ministre de l’intérieur a annoncé une série d’arrestations à Strasbourg et Marseille d’individus qui projetaient des attentats d’une complexité comparable à ceux de novembre 2015.

Ce sont des projets d’attentat d’une ampleur et d’une complexité potentiellement comparables à ceux du 13 novembre 2015, à Paris, il y a un an, qui ont été stoppés par la vague d’interpellations menées à Strasbourg et à Marseille, dans la nuit du samedi 19 novembre au dimanche 20 novembre, a-t-on appris de sources proches de l’enquête lundi 21 novembre. Une série d’arrestations annoncées en personne par le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, et qui s’ajoute à la vingtaine d’attentats « déjoués » depuis le début de l’année 2016, selon la Place Beauvau.

Les attentats envisagés, soupçonnent les enquêteurs, étaient des attaques de type « simultanées », et elles visaient, selon nos informations, Paris et Marseille – mais pas Strasbourg. Sept personnes au total ont été interpellées dans le cadre de cette vaste opération conduite par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Parmi elles, aucune n’était fichée pour « radicalisation », mais trois avaient des casiers judiciaires pour des affaires de droit commun (deux à Strasbourg, une à Marseille), et deux sont des « returnees », soit des jeunes gens dont il a été établi qu’ils avaient effectué un séjour en Syrie. Mais ces derniers n’auraient pas été repérés dans leurs allers et retours par les services de renseignement.

La particularité de l’enquête tient à sa difficulté, sa durée et au recours assumé au service interministériel d’assistance technique (SIAT), qui gère les agents infiltrés. C’est notamment grâce à des agents en contact avec les individus qui étaient prêts à passer à l’acte que le projet d’attaques multiples a en partie pu être mis à mal, selon nos informations. Un « piège » leur a été tendu, en essayant de les attirer vers une fausse cache d’armes. Les quatre hommes interpellés à Strasbourg sont deux Français, un Franco-Tunisien et un Franco-Marocain. Les trois individus de Marseille sont un Afghan de 29 ans, un Marocain de 36 ans qui n’avait pas de lieu de résidence en France, et un troisième homme dont l’âge et la nationalité n’ont pas été dévoilés.

Parmi les interpellés de Strasbourg, il y avait un employé d’une école primaire de la ville. C’est chez lui qu’ont été retrouvés deux pistolets automatiques. Selon nos informations, sa date d’embauche remonterait à avant le début de l’enquête. Lors des perquisitions menées à Strasbourg, de la documentation très explicite, « prônant le martyr et l’appel à commettre des actes terroristes » a été retrouvée, a précisé une source proche de l’enquête.

Une partie du réseau découverte en juin

Deux enquêtes préliminaires distinctes ont en tout cas été ouvertes pour ces interpellations. Celle concernant Strasbourg a été ouverte le 14 novembre, celle pour Marseille, trois jours plus tard, le 17 novembre.

L’ensemble de ces arrestations est le fruit d’investigations qui ont démarré au mois de février et avaient conduit à une première série de cinq arrestations en juin, quelques jours après le début de l’Euro de football et au lendemain de l’assassinat d’un policier et de sa compagne à Magnanville (Yvelines). A l’époque, on avait seulement pu établir que les individus visés réalisaient de nombreux prêts à la consommation troubles et qu’ils étaient en lien avec un commanditaire installé en Syrie. Ces cinq hommes étaient originaires de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de Paris. Trois ont été relâchés sans poursuites, mais deux d’entre eux ont été mis en examen et placés en détention provisoire : un homme de 38 ans originaire de Moselle, et un autre de 40 ans, un Franco-Malien né à Paris. Des investigations sont encore en cours, mais cette première vague correspondrait au volet « financier » du projet d’attentat finalement « déjoué » ce week-end.

Les interpellations menées durant ce week-end de novembre concernaient, en revanche, selon les derniers développements de l’enquête, plutôt la partie « opérationnelle » et les hommes qui auraient pu passer à l’acte. Le démantèlement présumé, en juin, d’une partie du réseau n’avait pas entravé leur détermination. Tous sont actuellement en garde à vue dans les locaux de la DGSI à Nanterre (Hauts-de-Seine). Malgré l’essor d’un djihad « low cost », comme cela a été le cas, le 26 juillet, avec l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), ces arrestations montrent que des réseaux très structurés sont toujours dormants en France.

Source : LeMonde.fr

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mardi 15 novembre 2016

Villejuif : Attentat déjoué, arrestation de quatre terroristes présumés arrêtés...

Terrorisme : Attentat déjoué à Villejuif quatre complices présumés de Sid Ahmed Ghlam arrêtés

Quatre complices présumés de Sid Ahmed Ghlam, cet étudiant algérien soupçonné d'avoir échoué à commettre un attentat contre une église de Villejuif (Val-de-Marne) en 2015, ont été interpellés ce mardi matin en région parisienne, a-t-on appris de sources proches de l'enquête, confirmant une information de LCI.

Des gardes-à-vue qui peuvent durer 96 heures

Ces quatre hommes, âgés de 30 à 39 ans, arrêtés par la DGSI et le RAID à Eragny et Osny (Val-d'Oise), Les Mureaux et Sartrouville (Yvelines), sont «soupçonnés d'avoir apporté à des degrés divers un soutien logistique» à Sid Ahmed Ghlam arrêté le 19 avril 2015, actuellement incarcéré à la prison de Beauvais. Même si l'attentat avait été déjoué, l'étudiant algérien avait toutefois fait une victime, une professeure de fitness, Aurélie Châtelain, retrouvée morte dans sa voiture. Sid Ahmed Ghlam clame aujourd'hui son innocence et accuse depuis peu Samy Amimour - l'un des kamikazes du Bataclan - d'être le meurtrier de la jeune femme. Pourtant des indices l'impliquent dans ce meurtre: l'ADN de la victime a été trouvé sur la parka qu'il portait et l'expertise balistique a montré que la balle mortelle a probablement été tirée depuis son pistolet.

Les gardes-à-vue des individus arrêtés ce mardi sont organisées dans les locaux de la DGSI et peuvent durer jusqu'à 96 heures au total. Quatre autres complices présumés de Ghlam sont déjà incarcérés dans cette enquête.

Les préparatifs de l'attentat révélés par une correspondance

L'exploitation des deux ordinateurs de Sid Ahmed Ghlam avait laissé entrevoir les glaçants préparatifs d'une attaque de lieu de culte. Voici les extraits de cette correspondance, révélés par Le Figaro en mai 2015:

«Essaie de trouver une église avec du monde et aussi regarde pour que tu puisses repartir rapidement et facilement, lui écrivait notamment un mystérieux commanditaire. Quand tu auras trouvé, fais pour que je t'explique la suite». Et Sid Ahmed Ghlam de répondre: «Pour l'église, j'ai cherché, et en Ile-de-France, c'est difficile pour repartir. Tu peux voir sur Google map, les bonnes églises ou paroisses sont tout près d'un commissariat ou gendarmerie, c'est-à-dire une à cinq minutes en voiture.» Et d'ajouter,: «Et l'église ça prend du temps pour les tuer. Si tu connais toi, dis moi je le ferai. (...) L'essentiel, c'est toi qui voit.».

«Les investigations techniques réalisées depuis l'interpellation du suspect ont permis d'établir sa présence autour des églises Saint-Cyr-Sainte-Julitte et Sainte-Thérèse, le dimanche 12 avril», soit une semaine avant l'acte programmé, avait indiqué une source proche de l'affaire.

Dans une note adressée aux autorités locales ainsi qu'à la police et la gendarmerie, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait souligné qu'une action visant les églises aurait bien évidemment une «exceptionnelle force symbolique».

Source : LeFigaro.fr


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samedi 12 novembre 2016

Défense nationale : La DPSD devient la DRSD

La direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD) a remplacé par décret du 7 octobre 2016 la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD).

Entretien avec son directeur, le général de corps d’armée Jean-François HOGARD, qui explique ce changement et les nouvelles missions de la direction.

Quelle est la mission de la DRSD ?

La DRSD est le service de renseignement du ministère de la défense dédié à la contre-ingérence. Sa mission principale est de déceler puis d’entraver les menaces visant les armées et les entreprises en lien avec la défense. L’esprit de la mission est condensé dans sa devise : « Renseigner pour protéger ».

Pourquoi avoir changé le nom de ce service de renseignement ?

C’est une expression de la modernisation du service et une réponse au besoin de clarifier et de conforter notre identité. En effet, Il existait un écart entre l’appellation de la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), créée en 1981, et la réalité des missions de ce service de renseignement qui est positionné sur l’ensemble du spectre de la contre-ingérence à savoir la lutte contre le terrorisme, l’espionnage, la subversion, le sabotage et le crime organisé.

Source : Defense.gouv.fr

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vendredi 4 novembre 2016

Défense : Externalisation du gardiennage des sites militaires. Interrogations...

Menace terroriste : le général de Villiers s’interroge sur l’externalisation du gardiennage des sites militaires.

Fin septembre 2016, le ministère belge de la Défense a confirmé la diffusion, via la messagerie Telegram, de photographies de militaires désignés comme étant des cibles par Rachid Kassim, une des figures francophones de l’État islamique.

L’affaire a donc été prise très au sérieux à Bruxelles, d’autant plus que l’on retrouve le nom de ce jihadiste dans plusieurs affaires de terrorisme en France. C’est en effet Rachid Kassim qui a inspiré l’assassinat d’un couple de policiers à Magnanville ainsi que celui d’un prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvray. Sans parler des arrestations récentes de jeunes radicalisés à qui il avait demandé de passer à l’action en France.

Pour le moment, rien n’indique que Rachid Kassim ait donné une liste aussi précise de soldats français à attaquer. Mais il n’en demeure pas moins que la menace reste très élevée. D’ailleurs, des projets d’attentats contre des sites du ministère de la Défense ont déjà été déjoués en France (sémaphore du cap Béar et base navale de Toulon en 2015) et des militaires engagés dans l’opération Sentinelle ont été attaqués (comme à Nice, en février 2015 ou à Valence, le 1er janvier 2016).

Aussi, cette menace terroriste contre les militaires (ainsi que leurs familles) est l’un des points de vigilance du général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA).

« La menace terroriste qui pèse sur notre pays vise aussi – et peut-être en priorité – les militaires pour ce qu’ils représentent. Nous devons prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité de nos installations, de nos militaires et de leurs familles », a en effet affirmé le général de Villiers, lors de son audition à l’Assemblée nationale, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2017.

Le CEMA ne s’est pas trop attardé sur les pistes envisagées pour renforcer cette sécurité, si ce n’est qu’il s’agit « de se protéger sans se retrancher ». Toutefois, selon lui, la politique d’externalisation du ministère de la Défense dans certains domaines est un point à examiner de près.

« Nous devons notamment nous interroger sur la pertinence de l’externalisation de certaines fonctions, comme celle du gardiennage », a en effet estimé le CEMA.

Or, ces dernières années, la surveillance de sites militaires a été confiée à des entreprises privées. Des appels d’offres allant dans ce sens ont en effet régulièrement été lancés, comme pour la base navale de Toulon, en 2015 ou encore la base aérienne de Salon de Provence et le Centre national d’entraînement Commando (Cnec) sur les sites de Collioure et de Mont Louis (66), en 2013.

« Le personnel affecté sur chaque emprise doit rester le premier acteur d’une défense collective, cohérente et coordonnée », a estimé le général de Villiers. « Un effort doit également être produit en termes de durcissement des installations. Ce sera le cas en 2017 et 2018 grâce à la priorité définie en programmation. Il faudra poursuivre les opérations engagées au-delà de 2018. Cela passera nécessairement par des dépenses d’infrastructures et de personnel supplémentaires », a-t-il continué.

Mais tout cela ne servirait à rien dans le cas d’une attaque de l’intérieur, c’est à dire commise par un soldat « radicalisé ». Un point sur lequel le CEMA est tout aussi vigilant.

« Nous incarnons la France dans sa diversité, sa globalité et son hétérogénéité. De fait, certains jeunes Français sont radicalisés, et nous veillons à ne pas les recruter. Tel est l’objet du contrôle préalable au recrutement effectué par la Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD) », a-t-il expliqué.

Cependant, a continué le général de Villiers, « un être humain peut évoluer et le processus de radicalisation est parfois très rapide. » Aussi, le « commandement se doit donc d’être très vigilant », a-t-il dit. Et pour empêcher un tel phénomène, la solution, pour le CEMA, passe par « l’humanité », le « meilleur contrepoison contre la radicalité. »

« En effet, les jeunes qui sont susceptibles de se radicaliser ou qui le sont déjà ont lâché prise humainement ; ils sont désespérés car ils ne croient plus en l’humanité. Un chef doit connaître ses hommes et doit déceler les évolutions », a fait valoir le général de Villiers.

« Face à ce phénomène, j’ai donc donné pour consigne de maintenir ce sens de l’humanité dans le commandement et d’observer quotidiennement le comportement des intéressés. Dans les armées, nous avons en effet l’avantage d’être ensemble 24 heures sur 24, et parler à un militaire de sa vie privée n’est pas considéré comme une intrusion; cela fait partie de notre culture car lorsqu’un soldat part au combat, nous avons besoin de savoir quelle est sa situation personnelle, ce qui peut le déstabiliser ou le préoccuper », a expliqué le CEMA.

Aussi, il faut « remobiliser sans cesse le commandement pour qu’il n’oublie pas de faire preuve d’humanité et qu’il ait le souci de connaître ses personnels. C’est finalement la seule mesure véritablement efficace, une fois le contrôle élémentaire effectué », a insisté le général de Villiers.

Source : Zone Militaire

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lundi 17 octobre 2016

Suède : Retour du service militaire obligatoire...

A quand la conscription ?

La Suède a annoncé mercredi dernier le rétablissement du service militaire à partir de 2018, sa suppression en 2010 ayant compliqué le recrutement de l'armée alors que le pays veut être mieux préparé à se défendre. 

Selon les conclusions d'un rapport rédigé par une ancienne députée pour le ministère de la Défense, le service militaire obligatoire serait rétabli pour tous les Suédois nés après 1999. La mesure est assurée d'être adoptée au Parlement, puisqu'elle fait l'objet d'un consensus entre le gouvernement de gauche et l'opposition de centre droit.

Source : Agence France-Presse - STOCKHOLM

Ndlr : Sur une idée de Michel. A quand la France ?

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jeudi 6 octobre 2016

Europe : Un nouveau corps de gardes-frontières pour contrôler les migrants

L'Europe déploie son corps de gardes-frontières pour tenter d'endiguer le flux des migrants

L'agence européenne Frontex, qui était en charge du contrôle des frontières de l'Europe, va être supplantée par un nouveau corps de gardes-frontières aux moyens et aux missions élargis.

Un an après un afflux inédit de demandeurs d'asile aux portes de l'UE, un nouveau corps européen de gardes-frontières entre en service ce jeudi pour remplacer Frontex et mieux protéger les frontières de l'Union. Effectifs et moyens renforcés, mandat élargi, il doit permettre à l'UE de ne plus être débordée et d'offrir une image d'unité sur la complexe question migratoire.

Pourquoi remplacer Frontex ?

Le chaos provoqué par l'arrivée de 850 000 migrants en Grèce en 2015 avait mis au jour les faiblesses de l'agence européenne Frontex, sous-dimensionnée pour assister efficacement les pays situés en première ligne et préserver la libre-circulation dans l'espace Schengen. 

Les dirigeants européens ont symboliquement choisi d'inaugurer cette nouvelle force à la frontière entre Bulgarie et Turquie, au poste frontière de Kapitan-Andreevo, principal point d'entrée terrestre des migrants lorsqu'ils contournent la périlleuse voie maritime de la Méditerranée. Le Commissaire européen Dimitris Avramopoulos, qui participera à l'inauguration, a parlé d'un "moment historique".

Quels seront ses moyens ?

Le nouveau corps européen va renforcer sensiblement Frontex. Ses effectifs permanents atteindront un millier de personnes, soit plus du double, au terme d'une montée en puissance progressive.

Il pourra faire appel rapidement à une réserve de 1500 gardes-frontières ou gardes-côtes nationaux, ainsi qu'à des équipements techniques que les Etats membres auront l'obligation de mettre à sa disposition à partir de décembre 2016.

La nouvelle agence pourra également acquérir son propre matériel, alors que Frontex devait systématiquement adresser des demandes de contributions aux Etats membres, souvent peu pressés d'y répondre.

Pour quelles missions ?

La nouvelle agence devra maintenir une veille permanente sur la situation aux frontières extérieures de l'UE. Elle détachera ainsi des agents de liaison dans les Etats membres où les frontières sont sous pression.

Son mandat lui permettra d'envoyer des officiers de liaison dans des pays hors UE et de lancer des opérations conjointes avec ces pays. Elle jouera aussi un rôle accru dans la coordination des opérations de renvois de migrants irréguliers vers leurs pays d'origine.

Elle aura également une mission de prévention de la criminalité transfrontalière, avec la possibilité de collecter et traiter des données sur des personnes soupçonnées d'activités criminelles ou en situation irrégulière, et de les partager avec les Etats membres et Europol.

Schengen est-il remis en cause ?

Le Conseil de l'UE (donc les Etats membres) pourra prendre, à la majorité qualifiée, la décision d'une intervention dans un pays ne demandant pas d'assistance s'il se retrouve débordé. Si le pays visé refuse, il n'est pas question d'y envoyer des gardes-frontières contre son gré, mais les autres pays, notamment ses voisins, pourraient être autorisés à réintroduire des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen. 

Plusieurs pays dont l'Allemagne, l'Autriche ou la Suède, ont déjà rétabli provisoirement des contrôles aux frontières intérieures pour faire face aux franchissements illégaux. La Bulgarie, notamment, subit les conséquences de ces verrouillages en cascade: quelque 10 000 migrants s'y trouvent bloqués. Ils sont environ 60 000 en Grèce tandis que 140 000 personnes ont traversé la Méditerranée vers l'Italie cette année.

Pour le Premier ministre bulgare Boïko Borissov, "le lancement en Bulgarie de la nouvelle agence de gardes-frontières représente un encouragement" à poursuivre la sécurisation des frontières du pays le plus pauvre de l'UE. Sofia est en train de prolonger une haute clôture barbelée destinée à couvrir la plus grande partie des 259 kilomètres de sa frontière avec la Turquie. Le flux migratoire y est en baisse de 20% à 30% par rapport à 2015, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Source : Lexpress.fr


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jeudi 22 septembre 2016

Allemagne : Plus de 500 terroristes potentiels sur le sol allemand... Plus de 700 jihadistes Français !

Au cours de l'été 2016, l’État islamique a revendiqué, pour la première fois, deux attaques terroristes en Allemagne. Ainsi, le 18 juillet, à Würzburg, 4 passagers d’un train ont été gravement blessés à l’arme blanche par un réfugié afghan (ou pakistanais) de 17 ans. Puis, moins d’une semaine plus tard, un Syrien de 27 ans s’est fait exploser près d’un festival de musique, à Ansbach (Bavière), blessant 15 personnes, dont trois grièvement.

Aussi, les services de sécurité allemands sont, comme d’ailleurs leurs homologues occidentaux, sur les dents. D’autant plus que, d’après leur ministre de tutelle, Thomas de Maizière, il y aurait en Allemagne au moins 520 individus prêts à passer à l’acte et 360 autres personnes connues pour entretenir des liens avec ces derniers, qu’il a qualifiés, dans un entretien donné au journal Bild, «d’assaillants potententiels ».

« La menace terroriste émerge désormais de commandos étrangers ainsi que de loups solitaires fanatiques en Allemagne », a expliqué M. de Maizière, dont le pays avait par ailleurs servi de base arrière aux auteurs des attentats du 11 septembre 2001.

« Les commandos s’introduisent clandestinement en Europe et préparent leurs opérations sans qu’on les repère, comme nous l’avons vu dans lors des attaques de Paris et Bruxelles », a continué le ministre allemand de l’Intérieur. « Mais il est encore plus difficile de débusquer les loups solitaires fanatiques. Malheureusement, il y a un réel danger en provenance de ces deux menaces », a-t-il ajouté avant de souligner que ses services font leur maximum pour surveiller « terroristes potentiels » et que le nombre d’enquêtes avait augmenté cette année.

En France,invité du « Grand rendez-vous » Europe 1/iTELE/Les Echos, le Premier ministre, Manuel Valls, a encore affirmé que la menace terroriste est « maximale », surtout après la découverte d’une voiture chargée de bonbonnes de gaz à proximité de la cathédrale Notre-Dame de Paris. « Tous les jours, les services de renseignement, la police, la gendarmerie, tous les jours, déjouent des attentats, démantèlent des filières irako-syriennes », a-t-il poursuivi.

« Aujourd’hui, la menace est maximale, et nous sommes une cible – chacun l’a compris. Cette semaine, au moins deux attentats ont été déjoués », a insisté le chef du gouvernement.

Au total, et selon les derniers chiffres donnés par M. Valls, il y aurait actuellement près de « 700 jihadistes français et résidents en France, qui combattent en Irak et en Syrie ». Et, a-t-il poursuivi, « nous avons sur notre territoire (…) 1.350 personnes visées par des enquêtes qui sont aujourd’hui en prison, 293 en lien directement avec des filières terroristes. »

« Et on peut considérer – je comprends le poids de ces chiffres – qu’il y a à peu près 15.000 personnes qui sont suivies parce qu’elles sont dans un processus de radicalisation », a encore affirmé M. Valls.

Source : Zone Militaire - Opex360.com

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samedi 17 septembre 2016

Europe : Renforcement de la Brigade franco-allemande...Vers un Eurocorps ?

À l’occasion du dernier 14 Juillet 2016, le président Hollande a annoncé que la France et l’Allemagne allaient lancer une initiative en faveur de la défense européenne. Et, cette semaine, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a estimé qu’il y avait une « fenêtre d’opportunité entre maintenant et décembre pour prendre des mesures « fortes ».

Les propositions franco-allemandes seront présentées à l’occasion du prochain sommet européen de Bratislava, le 16 septembre 2016, et serviront de « base de réflexion sur une relance » de la défense européenne ». Et cela afin de la rendre « plus active et plus utile sans se substituer aux appareils nationaux de défense qui restent par définition la clé de la sécurité des Etats-membres de l’UE », fait-on valoir dans l’entourage de M. Le Drian, rapporte l’AFP.

Le contenu de ces propositions n’est pas encore connu. Toutefois, l’idée est de « déclencher plus facilement les opérations de l’UE », en s’appuyant sur des mesures « concrètes » et non sur des concepts irréalistes.

D’après le quotidien allemand Sueddeutsche Zeitung, il y aurait, parmi les mesures qui seront avancées, la création d’un grand quartier général européen (rendu possible après le Brexit dans la mesure où Londres n’en a jamais voulu), la mise en place d’un centre commun en matière d’observation par satellite et la mutualisation de capacités logistiques et de moyens dans le domaine de la médecine militaire. En outre, les États membres devraient pouvoir avancer sur certains dossiers sans qu’il y ait nécessairement un accord des 27.

Au ministère français de la Défense, l’on estime que l’on pourrait s’appuyer sur l’Eurocorps pour lancer plus rapidement des opérations dans le cadre européen. Cet état-major basé à Strasbourg est déjà en effet susceptible d’être engagé dans des interventions faites au profit de l’UE et de l’Otan, en mobilisant des forces mises à sa disposition par la France, l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et l’Espagne.

Enfin, l’initiative franco-allemande pourrait aussi mettre à contribution l’UE pour financer davantage les efforts de recherche dans le domaine militaire afin de renforcer l’industrie européenne de l’armement

Source : Zone Militaire


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jeudi 8 septembre 2016

Société : Des activistes "écolos" attaquent un hélicoptère de la Gendarmerie avec des fusées d'artifice !

Depuis maintenant plusieurs semaines, les opposants au centre de stockage des déchets radioactifs (Cigéo) qui est en cours de construction à Bure (Meuse) ont durci le ton, dans la droite ligne de ce que l’on a déjà pu voir à Notre-Dame-des-Landes ou à Sivens, où, d’ailleurs, un rapport de la gendarmerie avait fait état du tir d’une fusée en direction de l’un de ses hélicoptères.

Justement, un incident du même genre s’est produit le 14 août 2016 à Bure. En effet, selon des informations du Parisien, confirmées plus tard par d’autres sources, un hélicoptère de la gendarmerie a été la cible d’au moins une demi-douzaine de tirs de fusées d’artifice. L’appareil a même dû effectuer une manœuvre délicate pour éviter d’être touché par l’un d’eux.

La veille, environ 250 activistes, dont certains étaient cagoulés, avaient détruit le mur d’enceinte protégeant le chantier. Depuis, l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (ANDRA) a déposé plainte pour dégradation de biens et occupation illégale d’un terrain privé.

Quant aux tirs ayant visé l’hélicoptère, le procureur de Bar-le-duc, Rémi Coutin, a demandé l’ouverture d’une enquête pour « violence avec arme par destination, commise en réunion et à l’encontre de personnes dépositaires de l’autorité publique ». Ce qui peut aboutir à une peine de 10 ans de prison… à condition de pouvoir identifier le (ou les) auteur(s) de ces tirs.

« Cela fait trois ans que je suis procureur de la République à Bar-le-Duc. C’est la première fois que je vois une telle importance dans les actes de délinquance en réaction à ce projet et une telle fréquence d’infractions. La question est de savoir si ça va s’inscrire dans l’avenir ou pas ? », a confié Rémi Coutin à France Bleu Lorraine.

Source : Zone Militaire

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samedi 3 septembre 2016

Terrorisme : François Molins alerte sur un «risque d'attentat renforcé» par le retour de djihadistes français !

Le procureur de Paris estime que l'affaiblissement de l'État islamique en Syrie et en Irak renforce le risque de nouveaux attentats en France. Il met en garde contre la menace du retour des combattants djihadistes français.

La France doit faire face à un risque terroriste renforcé, avertit le procureur de Paris François Molins dans une interview donnée vendredi au Monde. «Paradoxalement, l'affaiblissement de l'État islamique en zone irako-syrienne constitue un facteur qui renforce le risque d'attentat», juge-t-il. «On voit bien dans l'histoire du terrorisme que quand les organisations terroristes sont en difficulté sur zone, elles recherchent l'occasion de commettre des attaques à l'extérieur.»

Il met particulièrement en garde contre la menace représentée par les combattants djihadistes français. «Le deuxième facteur inquiétant tient à ce qu'on pourrait appeler la menace du retour : on sera à un moment ou à un autre confronté au retour d'un grand nombre de combattants français et de leurs familles», ajoute-t-il. Actuellement, autour de 2000 Français sont partis, en transit ou souhaitent se rendre en Syrie, dont 700 sont sur zone, selon les services de renseignements.

Sur le plan judiciaire, le parquet suit aujourd'hui 324 dossiers, contre 136 en 2015 et 26 en 2013, explique François Molins. Dans le détail, le procureur compte 183 enquêtes préliminaires et 141 informations judiciaires. «Seuls 25 dossiers ont été jugés ou sont en attente de jugement, ce qui donne une idée du travail qui nous attend», précise-t-il. «Au total, 982 individus font ou ont fait l'objet d'enquêtes judiciaires pour du terrorisme islamiste : 280 sont aujourd'hui mis en examen, dont 167 sont en détention, et 577 font l'objet d'un mandat de recherche ou d'un mandat d'arrêt.»

Durcissement «considérable» de la politique pénale

Le procureur de Paris revient sur le durcissement «considérable» de la politique pénale en France décidée fin avril, «en criminalisant les dossiers correctionnels». Depuis la loi du 21 juillet 2016, la peine pour association de malfaiteurs terroriste criminelle est passée de 20 ans à 30 ans de réclusion. Quant à la direction de groupe terroriste, elle est désormais passible de la réclusion criminelle à perpétuité, contre 30 ans de prison avant la loi de juillet 2016.

«Nous considérons désormais comme participant à une association de malfaiteurs criminelle toutes les personnes parties sur zone depuis janvier 2015 ayant participé à des combats, des patrouilles ou à la police islamique avec l'EI ou le Front Al-Nosra, devenu Fatah Al-Sham», précise le procureur. Cela concerne non seulement les individus reconnus coupables d'exactions, mais aussi depuis juillet 2016 les combattants, candidats au départ, femmes ou soutiens logistiques qui relevaient jusqu'ici de la justice correctionnelle.

Le parquet de Paris demande par ailleurs aux juges d'instruction la «requalification au criminel des procédures déjà ouvertes pour des personnes présentes après janvier 2015 en Syrie. À compter de cette date, plus personne ne peut en effet ignorer que ces organisations ont pour but de perpétrer des crimes», assène François Molins.

Emprisonner les fichés S, "c'est absolument impossible"

Enfin, il juge «absolument impossible» le placement en rétention des personnes fichées «S» comme le préconisent plusieurs candidats à la primaire des Républicains dont l'ex-chef de l'Etat Nicolas Sarkozy. «Il ne peut y avoir de détention préventive en dehors d'une procédure pénale», souligne le procureur. «C'est le socle de l'état de droit. On ne peut pas détenir quelqu'un avant qu'il ait commis une infraction.»

Source : LeFigaro.fr

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mardi 23 août 2016

Sécurité : Menace terroriste sur les école, adaptation du dispositif Sentinelle...

Le dispositif de l’opération Sentinelle va s’adapter pour la rentrée

Alors que l’État islamique (EI ou Daesh) recule en Irak, en Syrie et même en Libye, le retour éventuel des jihadistes français dans l’Hexagone est « un sujet que nous essayons d’anticiper », aurait affirmé, en privé, le président Hollande, selon Le Parisien. « La coalition anti-EI se donne entre six mois et un an avant de remporter la bataille sur le terrain. Nous devons nous projeter dans l’après », aurait-il ajouté.

En effet, si ces individus reviennent en France – certains ont déjà été visés par des frappes aériennes pour les « neutraliser », avance Le Parisien – alors ils constitueront une grave menace dans la mesure où, lors de leur séjour en Irak ou en Syrie, ils se seront aguerris et auront acquis des compétences utiles pour commettre des attentats.

Aussi, le défi sera de les identifier afin, éventuellement, de les envoyer en prison pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste (Gilles Le Guen, le jihadiste d’AQMI, a ainsi été condamné à 8 ans de prison pour ce motif) voire pour crimes de guerre, à condition de disposer de preuves, ce qui sera compliqué…

En attendant, la menace terroriste reste à un niveau élevé et, en conséquence, les dispositifs de sécurité seront « adaptés » afin de « permettre un niveau de sécurité toujours plus important », a affirmé Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, à l’issue d’un nouveau Conseil de défense, ce 18 août 2016.

Ainsi, le ministre a une nouvelle fois indiqué que la priorité sera donnée aux « gardes dynamiques », en lieu et place des « gardes statiques ». Car, a-t-il continué, « dès lors que les terroristes peuvent frapper de façon indéterminée, à tout moment et en tout lieu, il est important d’avoir des patrouilles dynamiques circulant sur l’ensemble du territoire national qui soient susceptibles de mettre fin à ces actes terroristes s’ils devaient se produire. »

S’agissant de l’opération Sentinelle, ses effectifs resteront à leur plus haut niveau (10.000 soldats). Mais « nous allons procéder à quelques adaptations », a indiqué Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense.

« D’abord parce que les grands événements de l’été seront passés, donc il y aura un rééquilibrage entre les effectifs de Sentinelle affectés à la province et ceux affectés à Paris. Ensuite, parce que sur l’ensemble des forces de Sentinelle, il y aura une disponibilité d’une force de 3.000 militaires qui pourront à tout moment venir en soutien de telle ou telle demande qui serait faite par le ministère de l’Intérieur », a expliqué M. Le Drian.

« Enfin, nous avons décidé de renforcer la dynamique de la mobilité, pour permettre des îlots de sécurité renforcés, en particulier sur la capitale, afin d’assurer dans les meilleures conditions la sécurité des Françaises et des Français, dès la fin du mois d’août », a ajouté le ministre de la Défense.

Enfin, des mesures spécifiques seront prises pour la protection des établissements scolaires. Le détail en sera donné le 24 août par M. Cazeneuve et Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Éducation nationale. Pour rappel, dans sa revue de propagande francophone Dar al-Islam, l’EI avait menacé les écoles françaises, accusées de « faire partager les valeurs de la République. »

Source : Zone Militaire


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lundi 15 août 2016

Corse : Un groupe clandestin du FLNC donne un avertissement aux terroristes jihadistes...

« Cette confrontation, je pense qu’elle va avoir lieu. Encore un ou deux attentats et elle adviendra. Il nous appartient donc d’anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements inter-communautaires », affirmait Patrick Calvar, le Directeur général de la sécurité intérieure (DGSI), lors d’une audition devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, en mai 2016.

Depuis, il y a eu l’attentat de Nice et l’assassinat d’un prêtre dans son église. Deux actions revendiquées par l’État islamique (EI ou Daesh).

Un sondage, réalisé par l’IFOP et publié au lendemain de l’attaque de Nice par Atlantico, a confirmé les craintes de M. Calvar. En effet, 73% des personnes interrogées ont dit penser « qu’il y aurait des actes de représailles contre la communauté musulmane en cas de nouvel attentat islamiste. »

Et c’est en Corse que des signes précurseurs de cette confrontation redoutée par le DGSI ont pu être contrastés. Ainsi, en avril dernier, la mosquée de Mezzavia a été incendiée. Plus tôt, en décembre 2015, à Ajaccio, un guet-apens tendu à des pompiers donna lieu à des manifestations au cours desquelles une salle de prière musulmane, située à proximité des Jardins de l’Empereur, où les soldats du feu avaient été agressés, fut saccagée.

Dans un message envoyé à la rédaction de Corse Matin, le mouvement clandestin nationaliste du FLNC du « 22 octobre » a évoqué les incidents d’Ajaccio en affirmant qu’il s’agissait d’une «stratégie mise en place plusieurs jours, voire plusieurs semaines, auparavant pour tester la réaction du peuple corse » et d’une opération « orchestrée par quelques pseudo-penseurs malfaisants aidés de petites crapules sans envergure. »

Mais ce message du FLNC du 22 octobre vise surtout à adresser une mise en garde aux « islamistes radicaux de Corse ». Toute attaque de leur part donnera lieu à « une réponde déterminée, sans aucun état d’âme », prévient en effet le mouvement clandestin.

« La volonté des salafistes est clairement de mettre en place chez nous la politique de Daesh et nous nous y sommes préparés », ajouté le groupe. « Votre philosophie moyenâgeuse ne nous effraie pas. L’amalgame n’existe que dans l’esprit des faibles et le peuple corse est fort (…) de choix politiques difficiles qui ne nous ont jamais fait basculer comme vous dans la barbarie », insiste-t-il, avant d’affirmer qu’un attentat a été déjoué en juin, « dans un lieu fréquenté par le public » sur l’Île de Beauté.

S’adressant aux « musulmans de Corse », le groupe clandestin les appelle à « prendre position » en dénonçant l’islamisme radical, en signalant les « dérives chez des jeunes désœuvrés tentés par la radicalisation » et n »affichant pas de signes religieux ostentatoires. « Si l’Etat islamique revendiquait des actions sur notre sol, nous ne pourrons vaincre qu' ensemble », estime le FLNC du 22 octobre.

À ce propos, le 20 juillet 2016, 6 prédicateurs du courant salafiste piétiste ont été refoulés d’une plage, à Bodri, en Haute-Corse, après avoir tenté de faire une prière sur le sable. Ces prêcheurs, qui ne font pas l’unanimité parmi les imams locaux, « font toujours l’objet d’un contrôle discret des services de sécurité » et « se signalent d’ailleurs au commissariat de Bastia à chaque arrivée » avant de faire le tour des principaux lieux de culte insulaires pour porter leur vision de l’islam », a précisé France3 Corse.

Enfin, le groupe clandestin, qui avait annoncé récemment sa démilitarisation, s’est adressé aux autorités françaises. « Si un drame devait se produire chez nous », l’État aurait une responsabilité importante « car il connaît les salafistes en Corse », prétend-il. Et d’ajouter : « Il faudra que la France cesse sa propension à intervenir militairement et à vouloir donner des leçons de démocratie à la terre entière, si elle veut éviter que les conflits qu’elle sème à travers le monde ne reviennent comme un boomerang sur son sol. »

Source : Zone Militaire

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