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dimanche 13 octobre 2019

Armement : Le DOGO, un drone terrestre armé israélien, évalué par le 1er RPIMA...

Le 1er RPIMa pourrait prochainement déployer un nouvel « auxiliaire robotique » lors des délicates missions de libération d’otages ou de lutte contre le terrorisme, apprenait-on jeudi lors d’une visite ministérielle au 4e RHFS de Pau. Depuis l’an dernier, le régiment de Bayonne évalue en effet le robot terrestre DOGO conçu par l’Israélien General Robotics et dont l’originalité repose sur l’emport d’une solution létale.

Régiment « action » du Commandement des forces spéciales Terre (CFST), le 1er RPIMa maîtrise de nombreux domaines opérationnels, à commencer par la lutte contre le terrorisme et à la libération d’otages. Ces missions sont l’apanage des équipes CTLO (Contre-Terrorisme Libération d’Otages) dont l’action est soutenue par un éventail de systèmes robotiques dédiés à la reconnaissance, tel le minidrone aérien DJI Mavic Pro. Déterminantes mais « passives », ces solutions n’excluaient pour autant pas le scénario d’une intervention frontale potentiellement périlleuse pour les membres du 1er RPIMa. Dévoilé en 2016 par General Robotics, le drone DOGO représentait dès lors un compromis idéal entre reconnaissance et neutralisation, autorisant les opérateurs à rester à couvert durant pratiquement toutes les phases de l’intervention. Il a donc rapidement trouvé acquéreur, notamment en Asie et en France, où un unique exemplaire a été livré au 1er RPIMa à des fins d’évaluation.


Léger et rapide, le DOGO a, en l’apparence, tout d’un robot terrestre « classique ». Et pourtant, celui-ci cache des caractéristiques plutôt uniques dans ce segment. Il comprend premièrement une vision périphérique à 360°, assurée par les huit caméras installées sur l’avant de la plateforme et sur les deux bras rotatifs installés à l’arrière. Il est également doté d’un micro et d’un haut-parleur, permettant aux opérateurs d’écouter discrètement les conversations, voire d’entamer des négociations avec l’adversaire. Les données recueillies sont transmises via une connexion haut débit cryptée à la station de contrôle durcie Panasonic Toughpad FZ G1. Les deux bras mobiles lui permettent ensuite d’évoluer sur des terrains irréguliers et de monter sans grande difficulté une rangée d’escaliers. La portée théorique s’étend à 300 mètres, mais se réduit à « une cinquantaine de mètres » lors des scénarios étudiés par le 1e RPIMa, en raison de l’environnement confiné dans lequel évolue le drone.
 
Le drone DOGO acquis par le 1er RPIMa et sa station de contrôle

Au-delà de sa fonctionnalité de reconnaissance, partagée avec la quasi-totalité des drones du même type, le DOGO est une solution duale offrant plusieurs options « offensives » létale ou incapacitante. La version livrée au 1er RPIMa intègre ainsi une cartouche de gaz incapacitant CS fixée sur le rail Picatinny installé sur le capot, ainsi qu’un Glock 26 placé dans un compartiment escamotable et doté d’un système de visée laser intuitif. Grâce aux joysticks de la station de contrôle, l’opérateur peut désormais sélectionner la cible et déclencher le tir à distance. L’intérêt est des plus évidents: maintenir une capacité de réaction quasi immédiate sans passer par une phase d’assaut prompte à exposer l’équipe CTLO. Le DOGO se veut être « le prolongement de l’opérateur en milieu clos », résume l’un des militaires intégré au programme d’évaluation.

Inutile de fantasmer sur le scénario du « drone tueur incontrôlable » de type Terminator, le DOGO place d’emblée l’opérateur au centre de la boucle décisionnelle. « La capacité létale, c’est finalement la prolongation directe de l’opérateur. Celui-ci demeure en permanence quelques mètres derrière et garde un contrôle total sur l’engin », rassure notre interlocuteur. De fait, rien n’est automatisé et l’opérateur évalue constamment la situation via la caméra, détermine lui-même la cible via le désignateur laser et « ne délivre le coup que si cela s’avère nécessaire pour pouvoir après investir les lieux et libérer un otage ».

Après une année de tests, le DOGO se révèle « être une réelle plus-value pour nous pour ouvrir les angles et pour ne pas exposer les équipiers dans un combat très complexe, qui est celui du milieu clos », précise le 1er RPIMa. « Ce drone est particulièrement intéressant en cas de retranchement de l’adversaire, lorsqu’il est impossible de pénétrer dans la pièce pour le neutraliser », ajoute-t-il. La fonction tir notamment, uniquement testée sur cible afin de « symbioter » l’arme avec le système de visée, s’est jusqu’à présent révélée « satisfaisante ». La seule problématique resterait celle de l’élongation, les murs et autres obstacles étant susceptibles d’impacter la portée. Ce type de RETEX transite auprès de la cellule développement du 1er RPIMa, qui se charge ensuite de les transmettre à l’industriel afin qu’il puisse effectuer les éventuels ajustements.

Vidéo Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=CYMtX3E-Lgs


Source : Forces Operations Blog - Nathan Gain

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samedi 5 octobre 2019

Radicalisation : Attaque islamiste au couteau à la préfecture de police de Paris - Le parquet antiterroriste saisi de l’enquête !

Le 3 octobre 2019, muni d’un couteau de cuisine en céramique qu’il venait d’acheter le jour même, Mickaël H, un fonctionnaire de 45 ans originaire de la Martinique, affecté au service informatique de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris [DRPP], a tué deux policiers [le major Damien E., 50 ans et le gardien de la paix Anthony L., 39 ans] ainsi qu’un adjoint administratif [Brice L., 38 ans] et un agent du soutien opérationnel la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne [Aurélia T., 39 ans].

Puis il a blessé une employée des ressources humaines et un autre fonctionnaire avant d’être abattu par un jeune agent de police.

Selon les informations données par la presse, Mickaël H. travaillait au service informatique de la DRPP depuis 2003, en qualité d’adjoint administratif employé de catégorie C. Et il était jusqu’alors décrit comme étant un « fonctionnaire modèle ».

Il n’avait « jamais présenté de difficultés comportementales », a ainsi assuré Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur. Ce qu’ont confirmé plusieurs syndicats de police. « Ça ressemble vraiment à un acte de folie », a commenté Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, auprès de France Info.

Seulement, l’hypothèse de l’acte de « folie » s’est dissipée au fil des investigations. Marié et père de deux enfants, Mickaël H., converti à l’islam, aurait entretenu des liens avec des personnes appartenant à la mouvance salafiste, a envoyé plusieurs SMS à son épouse [qui a été placée en garde à vue] accréditant la thèse d’un acte prémédité.

Aussi, au vu de ces éléments, le Parquet national antiterroriste [PNAT] s’est saisi de cette affaire. Et l’enquête a été reprise sous les qualifications « d’assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste » et « d’association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Reste que la présence d’un individu apparemment radicalisé au sein de la préfecture de police de Paris interroge. D’autant plus que la DRPP a notamment la mission de lutter « contre les extrémismes à potentialités violentes et le terrorisme, en particulier l’islamisme radical » et que les investigations qu’elle conduit « visent principalement à déjouer les projets d’attentats et à démanteler les filières d’acheminement des jeunes vers les zones de combat. Les recherches portent également sur le soutien logistique et financier que certains groupes ou individus sont susceptibles d’apporter à des structures terroristes et sur le prosélytisme en faveur du djihad exercé par certains. »

À ce titre, et comme l’a indiqué Didier Lallement, le préfet de police de Paris, Mickaël H était « habilité au secret défense » et il était « en règle avec les obligations inhérentes à ce type d’habilitations.

« Comment se fait-il que dans le cœur de la lutte antiterroriste, quelqu’un qui est radicalisé, n’a pas été détecté? » a demandé Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat de police Unité-SGP-FO.

Pourtant, la loi du 30 octobre 2017, dite SILT [Sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme] a modifié l’article L114-1 du Code de la sécurité intérieure afin d’autoriser des enquêtes administratives « en vue de s’assurer que le comportement des personnes physiques ou morales concernées n’est pas devenu incompatible avec les fonctions ou missions exercées. »

Le rapport des députés Éric Diard et Éric Poulliat, publié en juin dernier et intitulé « Les services publics face à la radicalisation« , donne quelques chiffres.

La détection des individus radicalisés se concentre d’abord sur le recrutement. Mais, notent les députés, « en raison d’une dissimulation toujours possible, il n’existe pas de garantie absolue qu’une personne radicalisée ne puisse pas être recrutée. »

En outre, ajoutent-ils, une « radicalisation peut intervenir postérieurement à l’entrée dans la police, en particulier à la suite d’une conversion. » Pour faire face à cette menace « post-recrutement », l’Inspection générale de la police nationale [IGPN] a mis en place, en 2016, une cellule spéciale chargée de surveiller les policiers soupçonnés de radicalisation.

« Une réunion trimestrielle rassemblant la DGSI, le Renseignement territorial, la direction de la formation de la Police nationale et l’IGPN permet d’évoquer les personnes sources de préoccupation. Ce sont généralement les services de renseignement qui alertent sur l’existence de signes de radicalisation [fréquentation d’une mosquée de tendance salafiste, par exemple] », explique le rapport parlementaire.

Ainsi, au niveau de la Police nationale, il y aurait eu 28 cas de radicalisation constatés parmi les 150.000 fonctionnaires de police.

« Ces cas de radicalisation concerneraient essentiellement des policiers de la sécurité publique, celle-ci comptant les effectifs les plus nombreux. Ils se répartiraient en quatre catégories : agents réputés en lien ou en contact avec des milieux islamistes radicalisés, agents ayant des pratiques religieuses ostentatoires, agents ayant des prises de position publiques ou manifestant un intérêt soutenu pour l’islamisme radical et agents dont le comportement se serait radicalisé », avance le rapport.

S’agissant de la préfecture de police de Paris, la DRPP, où travaillait donc Mickaël H. a recensé une quinzaine de cas, sur plus de 43.000 agents.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : © Préfecture de police de Paris


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mardi 10 septembre 2019

Barkhane : Des soldats estoniens dans une opération franco-malienne à Gao

Depuis l’été 2018, un peloton d’infanterie estonien, fort d’une cinquantaine de militaires, est déployé à Gao [Mali] pour y assurer la surveillance et la protection de la plateforme opérationnelle « Désert » [PfoD] de la force Barkhane.

Cette mission n’est pas sans risque car, le 22 juillet, six soldats estoniens ont été blessés lors d’une attaque à la voiture piégée devant la base française.

Après cette attaque, et selon un communiqué publié par Tallinn, la ministre française des Armées, Florence Parly, avait « remercié » les soldats estoniens pour leur « action exemplaire » et souligné que leur « professionnalisme est la raison pour laquelle les militaires français ont une telle estime » à leur égard.

« Nous sommes fiers des soldats estoniens qui protègent la sécurité de l’Europe au Mali. Il est dans notre intérêt de nous tenir aux côtés de nos alliés contre les menaces, de comprendre leurs besoins réciproques et de renforcer nos relations », fit alors valoir Jüri Luik, le ministre estonien de la Défense.

Les relations entre les forces estoniennes et françaises ont pris de l’ampleur au cours de ces derniers mois dans la mesure où, outre leur coopération au titre de l’opération Barkhane, la France a déployé un sous-groupement tactique interarmes [S/GTIA Lynx] en Estonie, dans le cadre des mesures de réassurance de l’Otan face à la Russie.

Et cette coopération entre les forces estoniennes et françaises a récemment pris une nouvelle dimension.

Jusqu’à présent, ce détachement estonien n’avait pas encore pris part à une opération « antiterroriste » aux côtés des forces françaises et maliennes. C’est désormais chose faite.

En effet, selon une information de la radio-télévision nationale estonienne [Eesti Rahvusringhääling], confirmée par le ministère estonien de la Défense, le peloton « ESTPLA-32 » s’est joint « aux unités françaises et maliennes pour la première fois » afin de prendre part « à une opération dans la ville de Gao ».

« L’implication du peloton estonien dans une telle opération démontre que les unités précédentes ont gagné la confiance des alliés », a commenté le lieutenant Taavi Eesalu, qui commande l’ESTPLA-32.

« Participer à une opération de près de huit heures, dans ce climat chaud et humide était épuisant. Mais la formation et l’expérience antérieures nous ont permis de faire preuve de professionnalisme et de mener à bien cette tâche. Les Français nous ont déjà invités à participer à une autre opération similaire. Nous ferons donc tout notre possible pour assurer une coopération continue », a ajouté l’officier estonien.

Cette opération conjointe visait à saisir des « armes illégales ». Les forces françaises et estoniennes ont encerclé des bâtiments afin de permettre aux militaires de maliens de mener leurs fouilles en toute sécurité.

Les militaires estoniens qui ont pris part à cette opération viennent de relever leurs camarades de l’ESTPLA-30. L’action de ces derniers a été saluée par le colonel Nicolas James, le chef de corps du GT-D1 « Belleface ».

« Les hommes et les femmes du contingent qui s’en va ont honoré les forces de défense estoniennes par une discipline exemplaire au cours de cette mission exigeante. Je vous remercie, en mon nom personnel et au groupe de combat dans son ensemble, pour votre excellent travail », a déclaré le colonel français lors d’une cérémonie.

À noter que les forces estoniennes participent également à la mission de formation lancée par l’Union européenne au profit de l’armée malienne [EUTM MALI] ainsi qu’à la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA].

Source : Zone Militaire


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mardi 3 septembre 2019

Chronique : La valeur sacrée de l’engagement, soldat, civil, humanitaire...

L’engagement, un acte sacré !

Nous évoluons dans des environnements qui oscillent entre le culte virtuel de l’héroïsme et la complainte médiatique de la victimisation permanente. Désormais il n’est plus de bon ton de prendre des risques et encore moins de reconnaître la valeur suprême de l’engagement alors que tout est subordonné au principe de précaution et soumis à l’omnipotence bureaucratique. Pourquoi aller au-delà pour soi-même et vis-à-vis des autres quand on vous garantit en permanence que vos actes quotidiens sont assurés en termes de bien-être et réassurés en termes de sécurité...

Il faut reconnaître que nos sociétés se recroquevillent de plus en plus sur des postures matérialistes, individualistes, hédonistes, indolentes avec des formes de communications qui sont devenues quasi tribales autour des réseaux sociaux. Alors pourquoi s’engager et avoir besoin de donner du sens à ce que l’on vit quand il suffit de se laisser porter par le bruit ambiant, l’argent facile et l’agitation du moment pour se considérer comme heureux…

« Choisir ». C’est l’acte qui permet d’affirmer sa responsabilité mais aussi sa liberté

S’engager signifie « choisir ». C’est l’acte qui permet d’affirmer sa responsabilité mais aussi sa liberté face à soi-même et aux autres. C’est la décision suprême d’une vie lorsque nous sommes confrontés à des rendez-vous majeurs. Souvent c’est la seule qui a compté lorsque l’on fait le bilan de son propre cheminement. Cette notion d’engagement peut prendre de multiples formes au cours d’une existence.  C’est l’enfant qui rejoint les scouts et qui ne le devient vraiment que lorsqu’il fait sa « promesse ». Il en est de même pour le combattant, résistant ou soldat de l’armée dite régulière, qui décide de défendre les valeurs de son pays contre l’adversité en « s’engageant volontairement au feu » alors qu’il n’est pas contraint de le faire. C’est la même démarche pour le médecin qui va « prêter serment » pour protéger la vie humaine.

Il en est de même pour l’hospitalier qui va consacrer ses nuits à soigner les malades voire à les accompagner jusqu’à leur dernier souffle, pour l’humanitaire qui va œuvrer pour le « respect de la dignité humaine », pour le prêtre qui va « porter l’espérance » au travers de son sacerdoce. Nous pourrions ainsi multiplier les exemples en termes de formes d’engagement au sein de nos sociétés. Heureusement ils sont encore là, multiples, discrets et intemporels dans leurs expressions quotidiennes. Ils sont l’expression de notre humanité dans ce qu’elle a de plus louable.

Pour autant il nous faut nous battre plus que jamais pour re-sacraliser cette notion d’engagement à tous les niveaux. Nous assistons en effet depuis quelques décennies à un glissement des sémantiques du fait de l’emprise bureaucratique qui prévaut dans le fonctionnement de nos sociétés et dans la subordination de nos cerveaux. Il faut admettre que nos décideurs ont progressivement abandonné toute autorité face à leurs légistes et que nos populations, qui ont beaucoup perdu en discernement et en esprit critique,  sont de plus en plus soumises à une multiplicité de processus juridiques et administratifs… Lorsque nous parlons « d’engagement » il nous est opposé désormais et quasiment systématiquement la notion de « professionnalisation » et de « contractualisation ». L’engagement est réduit à un acte juridique entre des parties prenantes, à un ensemble d’obligations envers des tiers en contrepartie d’un paiement ou d’un salaire … Il n’y a plus sur la forme que des règles d’engagement et l’engagement ne fait plus sens sur le fond.

Un soldat qui s’engage volontairement pour défendre son pays et qui vit l’épreuve du feu sur des terres lointaines en opérations extérieures ne le fait désormais que parce qu’il « a signé un contrat pour servir  en tout temps, en tout lieu et en toutes circonstances». Il n’est plus un valeureux « combattant volontaire » qui s’est engagé pour défendre de nobles causes mais juste un « professionnel » qui ne fait qu’exécuter un contrat en bonne et due forme. S’il meurt au combat ce ne sera que contractuellement et conformément aux « contraintes inhérentes à l’état militaire » mais désormais dans l’indifférence collective, excepté si le politique décide, pour alimenter une opportunité médiatique, d’en faire un héros pour quelques heures. Il en est de même si la société est touchée par un désastre naturel ou par un acte qualifié de terroriste, les victimes seront sublimées avec des milliers de bougies pendant 48 heures.

Personne ne se pose honnêtement la question de savoir quel est vraiment le prix à payer et quels sont les véritables niveaux d’engagements individuels et collectifs qu’il serait nécessaire de mettre en œuvre pour assurer normalement la sécurité de nos sociétés… D’autres pays le font ! Mais il est plus aisé pour toutes les parties de s’enfermer dans une sorte de schizophrénie collective en instrumentalisant l’émotion, en glorifiant la victimisation et en neutralisant ainsi toute capacité de résistance et de résilience des populations face aux aléas de la vie ou aux turbulences de l’histoire.  Après tout nous payons suffisamment d’impôts afin que nos « professionnels » assurent 24h sur 24h le « risque zéro » pour nos sociétés … Nous sommes dans la tragédie grecque par excellence !

Cette notion de « professionnalisation » et de contractualisation de la mission qui s’exprime d’abord sous un angle juridique avant de l’être en termes de sens et de valeur prévaut dans tous les domaines. Elle efface la notion de responsabilité, réduit les champs de liberté et détruit toute la sacralité inhérente à l’acte suprême qu’est fondamentalement l’engagement. L’humanitaire qui part dans un pays en guerre ou détruit par un désastre naturel doit d’abord être certifié et devra désormais respecter des process vérifiables et durables avant de penser à sa mission vis-à-vis des populations. Le médecin, et encore plus le chirurgien, devront avant d’envisager de sauver une vie humaine, s’assurer qu’ils sont bien protégés sur le plan juridique afin de pouvoir faire face à tout contentieux des patients. Même l’ecclésiastique aujourd’hui doit veiller à ce que son engagement spirituel soit d’abord conforme aux chartes édictées par ses autorités et imposées par les débats d’opinion avant de pouvoir prétendre porter un message d’espérance pour toute une communauté. Nous marchons sur la tête et n’avons plus le sens de l’essentiel.

Nous confondons de plus en plus le fait d’être professionnel quels que soient nos domaines de compétence et la notion d’engagement qui est ce supplément d’être et cette force d’âme qui s’incarnent au travers des actions que nous pouvons porter au profit des autres. Pourtant l’histoire nous montre que la vie des sociétés, des peuples, des pays n’est au bout du compte qu’une somme d’engagements d’hommes et de femmes qui sont allés au-delà de ce que l’on pouvait attendre d’eux sur le plan juridique parce qu’ils avaient des convictions, des intuitions et la volonté de défendre des valeurs suprêmes. Ces valeurs sont la plupart du temps toujours les mêmes : celles de la dignité humaine, de la vie et de la liberté. S’engager c’est d’abord « promettre » que notre humanité sera toujours supérieure à la barbarie et à l’infamie et « porter cette espérance » sans laquelle notre vie n’aurait pas de sens. Cela vaut pour un couple qui s’engage pour fonder une famille jusqu’au soldat qui va jusqu’à donner sa vie pour défendre son pays et nos valeurs civilisationnelles.

«Nous nous sommes trompés trop longtemps sur le rôle de l’intelligence.»

Pour retrouver cette humanité qui fait la force et la singularité de notre histoire occidentale, il faut re-sacraliser sans attendre la notion d’engagement et arrêter de l’enfermer dans ces réductionnismes juridiques et administratifs qui tirent vers le bas tout ce qu’il y a de plus noble et de plus beau dans l’expression d’une vie humaine et dans le fonctionnement de nos sociétés.
C’est le message de Saint Exupéry dans Pilote de guerre, message que nous devrions méditer sans cesse : «Nous nous sommes trompés trop longtemps sur le rôle de l’intelligence. Nous avons négligé la substance de l’homme. Nous avons cru que la virtuosité des âmes basses pouvait aider au triomphe des causes nobles, que l’égoïsme habile pouvait exalter l’esprit de sacrifice, que la sécheresse du cœur pouvait par le vent des discours fonder la fraternité ou l’amour… Seul l’esprit, s’il souffle sur la glaise, peut créer l’homme».

Source : www.magistro.fr
Xavier GUILHOU Président FNCV Finistère


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vendredi 14 juin 2019

Royal Navy Cocaïne : Des sous-mariniers britanniques encore contrôlés positifs à la drogue...

C’est une nouvelle affaire embarrassante pour la Royal Navy : selon la presse d’outre-Manche, trois marins servant à bord du HMS Vengeance, l’un des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] britanniques, ont été contrôlés positifs à la cocaïne sur la base de tests urinaires effectués lors d’une escale en Floride. Le résultat des analyses n’a été connu qu’une fois le navire reparti en mission.

Cette information, révélée par l’édition dominicale du Daily Mail, a été confirmée par un porte-parole du ministère britannique de la Défense [MoD]. Ce dernier a ainsi assuré qu’une « action interne contre les individus concernés » était « en cours ». Estimant qu’il serait « inapproprié de commenter davantage » cette affaire, il a rappelé les règles dans ces circonstances.

Le MoD a une « politique de tolérance zéro en matière de drogue et il n’en tolère pas l’usage par le personnel de service, sous quelque forme que ce soit et à tout moment. Tout le personnel pris en train de prendre de la drogue sera renvoyé », a rappelé ce porte-parole.

Seulement, le problème est que des affaires de ce type tendent à se répéter depuis quelque temps. Ainsi, par exemple, 9 sous-mariniers du SNLE HMS Vigilant avaient été contrôlés positifs à la cocaïne, à l’automne 2017. Ce qui conduisit la Royal Navy à reprendre fermement en main l’équipage de ce navire. Et, à l’époque, le commandant et le second de ce dernier avaient été relevés de leurs fonctions pour avoir eu des relations intimes avec deux officiers féminins du bord.

Plus récemment, soit en avril dernier, 7 membres de l’équipage du sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] HMS Talent [classe Trafalgar, ndlr], ont également été sanctionnés pour avoir absorbé de la cocaïne lors d’une soirée « débridée ».

Ces affaires liées à la consommation de cocaïne font d’autant plus désordre qu’elles concernent des sous-marins affectés à la dissuasion nucléaire du Royaume-Uni.

Pour rappel, la cocaïne est un psycho-actif qui donne l’impression de donner des effets stimulants, physiques et cognitifs, et désinhibants. Cette drogue, explique l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé [INPES] « accélère le fonctionnement du cerveau et le fait ‘tourner en surrégime’ en faisant disparaître certains signes d’alerte qui l’avertissent habituellement de la fatigue, du sommeil, de la douleur et de la faim. »

Les sensations que cette substance donne sont de courte durée. « Quand elles disparaissent, le retour à la réalité (la ‘descente’) est pénible, la fatigue accumulée se fait lourdement sentir… Le consommateur peut alors se sentir irrité, déprimé par cette impression ‘d’être au ralenti’, et avoir envie de reprendre immédiatement de la cocaïne pour se sentir à nouveau ‘à fond' », poursuit l’INPES. Et le tout s’accompagne d’effets indésirables, parfois dangereux : effet « parano », anxiété, épisode dépressif, hallucinations.

Ces récentes affaires ayant touché la Royal Navy donne le sentiment que seuls ses sous-mariniers seraient concernés par la consommation de cocaïne. Cela étant, d’après une enquête réalisée en 2015 par Paris Match sur la base de données publiques, 5.000 soldats ont été exclus des forces armées britanniques, entre 2000 et 2008, pour s’être drogués.

Source : Zone Militaire

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vendredi 24 mai 2019

Lyon : Explosion d'un colis piégé. Saisine du parquet antiterroriste

« Une attaque » au colis piégé en plein centre ville de Lyon

L’explosion a eu lieu à l’angle de la rue Victor-Hugo et de la rue Sala, dans le centre-ville de Lyon. Au moins treize personnes ont été blessées.

Une explosion est survenue vendredi 24 mai, vers 17 h 30, devant une boulangerie, à l’angle de la rue Victor-Hugo et de la rue Sala, en plein le centre-ville de Lyon. L’explosion a fait treize blessés légers, d’après une source proche du dossier. Selon nos informations, un homme suspecté d’avoir déposé à vélo un colis piégé est recherché par la police. La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête.

Le maire du IIe arrondissement de la ville, Denis Broliquier, a déclaré que le suspect avait pu être filmé par les caméras de vidéosurveillance. « Une petite fille de 8 ans a été blessée (…). On est plutôt rassurés puisque visiblement il n’y a pas de blessé grave mais en revanche on a une certitude, c’était un engin explosif », a-t-il ajouté.

Un témoin a raconté au Monde avoir vu des vis dispersées sur la chaussée. Une source policière a confirmé à l’Agence France-Presse que le colis piégé contenait « des vis ou des boulons ».

Un périmètre de sécurité a été mis en place et la préfecture demande d’éviter le secteur.

Renforcement des sites accueillant du public

L’exécutif n’a pas tardé à réagir. Emmanuel Macron, interviewé en direct sur une chaîne YouTube ce vendredi soir, a évoqué « une attaque ». Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, se rend sur place et a annoncé le renforcement de « la sécurité des sites accueillant du public et des événements sportifs, culturels et cultuels ». De son côté, le premier ministre, Edouard Philippe, a annulé sa participation au dernier meeting de la majorité pour les élections européennes.

Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, est également attendu sur place dans la soirée.

La préfecture a par ailleurs mis en garde sur des « rumeurs (qui) circulent sur d’autres explosions à Lyon » : « Le préfet dément ces informations et demande à ne pas véhiculer de fausses informations sur les réseaux sociaux »

« La menace n’a pas disparu »

Lors de son dernier meeting de campagne à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, Marine Le Pen a eu « une pensée pour la dizaine de personnes blessées à Lyon dans un attentat terroriste ». Quelques minutes auparavant, sur Twitter, elle estimait : « Toute la lumière devra être faite sur les circonstances de cet attentat terroriste. »

Raphaël Glucksmann, tête de liste du Parti socialiste et de Place publique aux élections européennes, a eu « une pensée pour les blessés et leurs proches ».

« Ce que montre cette attaque, c’est que nous avons tendance à l’oublier mais la menace n’a pas disparu et qu’elle doit nous trouver unis et soudés. Nous devons marquer notre solidarité en tant que peuple, en tant que nation, et en tant que république. »

« Je voudrais que nous ayons tous une pensée pour les victimes », a lancé Nathalie Loiseau, la tête de liste LRM, en introduction du dernier meeting de la majorité à la Mutualité, à Paris. Avant d’enchaîner : « Rien ne doit arrêter la démocratie mais la démocratie doit toujours avoir les yeux ouverts sur les risques qu’elle court et le rôle de la démocratie, c’est de protéger tous ses enfants. »

Source : LeMonde.fr / AFP




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lundi 15 avril 2019

France : Incendie majeur en la Cathédrale Notre-Dame de Paris !

Un incendie est en cours ce lundi à Notre-Dame de Paris, "potentiellement lié" aux travaux de rénovation de l'édifice, a-t-on appris auprès des pompiers. Cet incendie intervient au premier jour des célébrations de la Semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne.

Le feu, qui a pris dans les combles de la cathédrale selon les pompiers, s'est rapidement propagé à la charpente et à la flèche qui trône à 93 mètres de haut au sommet de l'édifice. Celle-ci vient de s'effondrer sur elle-même selon Emmanuel Grégoire, adjoint à la mairie de Paris.

"Tout est en train de brûler. La charpente, qui date du XIXe siècle d'un côté et du XIIIe de l'autre, il n'en restera plus rien", a déploré André Finot. "Il faut voir si la voûte, qui protège la cathédrale, va être touchée ou pas", a-t-il ajouté. Le feu, dont la gravité restait encore à déterminer, a pris aux alentours de 18H50 dans les combles de la cathédrale, monument historique le plus visité d'Europe, ont indiqué les pompiers.

Un périmètre de sécurité mis en place

Selon nos informations, la cathédrale a été évacuée et un très large périmètre de sécurité a été mis en place par les pompiers. D'importants moyens d'intervention ont été déployés, notamment quatre grandes échelles et deux bras élévateurs aériens.

Leur intervention est néanmoins très compliquée, les lances à eau ne permettant pas d'atteindre la charpente de l'édifice. Selon nos informations, les pompiers vont tenter d'évacuer ou de protéger certaines des oeuvres présentes dans la cathédrale.

Le président de la République sur place

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, la maire de Paris, Anne Hidalgo, sont actuellement sur place. Le président de la République et le Premier ministre ont annoncé se rendre sur place.

"Une mission particulière a été engagée pour tenter de sauver toutes les oeuvres d'art qui peuvent l'être", a expliqué Emmanuel Grégoire. "La priorité a été donnée à la sécurisation des abords pour protéger les touristes, les riverains des risques d'effondrement", a-t-il ajouté sur notre antenne.

"Un terrible incendie est en cours à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les pompiers de Paris sont en train de tenter de maîtriser les flammes", a tweeté la maire de Paris Anne Hidalgo. "Nous sommes mobilisés sur place en liens étroits avec le Diocèse de Paris. J'invite chacune et chacun à respecter le périmètre de sécurité."

Source : BFMtv.fr - Photo Lefigaro.fr

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mercredi 27 mars 2019

Milan : Prise d'otage de 51 collégiens dans un bus pour dénoncer le sort des migrants...

Un homme prend en otage 51 collégiens dans un bus pour dénoncer le sort des migrants avant de mettre le feu à Milan !

La police italienne a sauvé  de justesse 51 collégiens pris en otage et menacés dans un bus près de Milan par leur chauffeur, un Italien d'origine sénégalaise, qui a invoqué le sort des migrants africains morts en mer Méditerranée avant d'incendier le véhicule.

"C'est un miracle, cela aurait pu être un carnage. Les carabiniers ont été exceptionnels pour bloquer le bus et faire sortir tous les enfants", a déclaré à la presse le procureur de Milan, Francesco Greco. Le chauffeur a été interpellé sous les chefs de "prise d'otage, massacre et incendie" avec la circonstance aggravante de "terrorisme".

Selon son avocat, l'homme a expliqué durant son interrogatoire qu'il "voulait faire un geste éclatant pour attirer l'attention sur les conséquences des politiques migratoires".

"J'ai perdu trois enfants en mer", a affirmé le chauffeur lors de la prise d'otage, selon le témoignage d'un adolescent diffusé sur les sites Internet des médias italiens.

Ousseynou Sy, âgé de 47 ans, Italien depuis 2004, chauffeur scolaire sans histoire, "a agi comme un loup solitaire" sans liens avec l'islamisme radical, a toutefois estimé au cours d'une conférence de presse le chef de la cellule anti-terrorisme de Milan, Alberto Nobili.

Ses actes étaient "prémédités" depuis plusieurs jours, "il voulait que le monde entier puisse parler de son histoire", a-t-il expliqué. L'homme a posté sur YouTube une vidéo pour expliquer son action et "dire Afrique soulève-toi", à l'intention de proches à Crema (près de Milan) mais aussi au Sénégal. Divorcé de son épouse italienne, il a deux enfants adolescents.

Le ministère de l'Intérieur a évoqué dans un communiqué des antécédents de conduite en état d'ivresse et d'agression sexuelle sur mineur.

"Le ministère est à l’œuvre pour vérifier la possibilité de retirer la citoyenneté italienne au Sénégalais", ont ajouté des sources ministérielles, en brandissant le décret-loi du ministre de l'Intérieur Matteo Salvini sur la sécurité et l'immigration adopté à l'automne.

Source : jeanmarcmorandini.com

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lundi 18 mars 2019

Protection des lieux de culte : Incendie de l'église Saint Sulpice à Paris...

Incendie d'un lieu de culte chrétien... Sous protection ?

Un incendie s'est déclaré ce dimanche 17 Mars 2019 à la mi-journée dans l'église Saint-Sulpice, située dans le VIe arrondissement de Paris.

Les pompiers sont rapidement intervenus pour éteindre les flammes qui embrasaient la porte d'entrée. L'édifice, classé monument historique, a dû être évacué. Fort heureusement, aucun blessé n'est à déplorer. 

Pour l'heure les circonstances de ce départ de feu restent inconnues. 

Source : Huffington Post

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L'église Saint-Sulpice est une grande église du quartier de l'Odéon dans le 6e arrondissement de Paris. Elle est située place Saint-Sulpice. Elle a pour adresse postale le 2, rue Palatine. Elle est dédiée à Sulpice le Pieux, archevêque de Bourges au VIIe siècle.  

L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 20 mai 1915. Plusieurs personnalités se sont mariées dans cette église, comme Victor Hugo avec Adèle Foucher le 12 octobre 1822 ou Camille et Lucile Desmoulins avec Robespierre parmi les témoins, ou y ont été inhumés.

On trouve ainsi dans les caveaux de la crypte en sous-sol ou dans des monuments funéraires de nombreux ecclésiastiques, simples curés ou prélats, mais aussi des laïcs tels Madame de La Fayette, Mademoiselle de Champmeslé, Armande Béjart ou le maréchal de Lowendal. L'église a également servi de cadre aux funérailles religieuses d'Alexis Simon Belle le 22 octobre 1734, de Félix Barthe le 31 janvier 1863, de Richard Descoings le 11 avril 2012, d'Albert Jacquard le 19 septembre 2013, de Patrice Chéreau le 16 octobre 2013, de Christophe de Margerie le 27 octobre 2014, de Sylvie Joly le 9 septembre 2015, de Michel Delpech le 8 janvier 2016. 

Source : Wikipedia

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mardi 26 février 2019

France - Qatar : Un accord de « dialogue stratégique »

En froid avec l’Égypte et les monarchies sunnites du golfe arabo-persique, dont l’Arabie Saoudite, qui est par ailleurs actuellement sous le feu des critiques pour son rôle au Yémen ainsi que pour l’assassinat, en Turquie, du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le Qatar cherche la moindre occasion pour rompre son isolement diplomatique. D’où, sans doute, sa frénésie d’achats d’équipements militaires que la nécessité d’assurer la sécurité de la prochaine coupe du monde de football, en 2022, ne suffit pas à expliquer.

Ainsi, après avoir pris livraison du premier des 36 avions Rafale qu’il a commandés, le Qatar a signé avec la France, ce 11 février, un accord de « dialogue stratégique », à l’occasion de la 19e visite à Doha du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

D’après les dirigeants qataris, cités par l’AFP, il s’agirait du « premier accord de ce type » signé entre l’émirat et un pays européen.

« Ce dialogue stratégique va fournir une plate-forme […] de coopération dans différents domaines entre les deux pays, y compris la sécurité régionale, l’énergie, l’économie et la culture », a expliqué le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, avant d’évoquer une « nouvelle phase » dans les relations entre Doha et Paris.

Source : Zone Militaire

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jeudi 31 janvier 2019

Budget des Armées : Aucune économie ne sera faite sur la défense pour financer les mesures sociales et fiscales

« Il n’y aura aucune économie faite sur la défense... » Emmanuel Macron

Baisse de la CSG pour les retraités dont la pension mensuelle est inférieure à 2.000 euros, revalorisation de la prime d’activité pouvant aller jusqu’à 100 euros, heures supplémentaires défiscalisées… Les mesures annoncées par le président Macron (et votées au Parlement) afin de répondre au mouvement des « gilets jaunes », lequel a exprimé, depuis, d’autres revendications, auront un coût de 8 à 10 milliards d’euros selon les estimations.

À cela, il faut ajouter les conséquences économiques des blocages, lesquels devraient peser sur la croissance. Et donc sur les rentrées fiscales.

Étant donné le niveau de la dette publique, qui frôle déjà le seuil des 100% du PIB, la question de savoir comment ces mesures allaient être financées s’est rapidement posée. Avant même les annonces présidentielles, la ministre des Armées, Florence Parly, avait même dit ne pas exclure une contribution de son ministère. De quoi menacer la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 avant même son entrée en application.

« La recrudescence des menaces est aujourd’hui peu contestée. En revanche, il n’est pas certain que le soutien que l’opinion publique apporte au redressement de l’effort de défense, se maintiendra toujours à un niveau si élevé », avaient, par ailleurs, alerté les sénateurs Cédric Perrin et Hélène Conway-Mouret, dans un rapport pour avis sur l’Équipement des forces [programme 146], dans le cadre du projet de loi de finances initiale 2019.

Lors de son déplacement au Tchad, où il a rencontré les militaires de la force Barkhane, M. Macron a rappelé que le coût des mesures relatives au pouvoir d’achat sera compensé par « des économies en matière de dépenses publiques ». Cependant, le budget du ministère des Armées devrait être préservé.

« Il n’y aura aucune économie faite sur la défense, nos armées et la loi de programmation militaire », a en effet assuré M Macron, alors qu’il était interrogé par l’AFP.

« Nous avons pris la peine en début de quinquennat d’avoir une analyse de notre situation stratégique, d’autre part […] de préparer cette loi de programmation, [qui] a été longuement débattue et votée », a ensuite souligné le président Macron. Et cette LPM est « ce que nous devons à nos soldats, à leur quotidien. C’est ce que nous devons à nos concitoyens parce que c’est leur défense et leur sécurité, aujourd’hui et demain, parce que la menace est constamment en train de changer », a-t-il fait valoir.

Source : Zone Militaire - Photo : AFP


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mercredi 16 janvier 2019

Gilets jaunes : la Gendarmerie fait preuve d’une capacité exceptionnelle de mobilisation

Depuis le début des manifestations de Gilets Jaunes, la gendarmerie a fait la démonstration des avantages que procure le «  statut militaire  » d’une «  force de police  ». Elle est parvenue à mobiliser 65 000 gendarmes dont 5 000 réservistes. Si l’on décompte les civils et personnels de soutien, ce sont donc les deux tiers des effectifs qui étaient sur tout le territoire pour des missions de sécurisation. 106 des 109 escadrons de la mobile étaient déployés et certains ont été rappelés alors qu’ils avaient plus de 200 jours sur le terrain depuis le début de l’année. Mais la gendarmerie départementale a également été beaucoup sollicitée. Il s’agit également de la plus forte mobilisation (5000) de réservistes jamais constatée dans la gendarmerie.

Avec plus de 60 000 gendarmes, l’Arme (comme l’on disait jadis…) a fourni environ les deux tiers des forces de l’ordre engagées - le ministère de l’Intérieur citant le chiffre total de 89 000. La Police nationale a engagé de l’ordre de 25 000 personnels sur les 130 000 (hors soutien) qu’elle compte, soit un taux d’engagement proportionnellement plus faible. C’est surtout le cas à la Préfecture de Police de Paris. Les CRS ont fourni un gros effort (57 compagnies sur 60).

La mobilisation de la gendarmerie peut également être comparée à celle de l’armée de terre. Samedi, les gendarmes ont mis sur le terrain un effectif équivalent - en proportion - à la totalité de la Force opérationnelle terrestre (77 000). Il est évident qu’un tel engagement ne peut pas s’inscrire dans la durée. Mais l’efficacité du système gendarmique a fait ses preuves.  

Source : L'Opinion


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mercredi 5 décembre 2018

Gilet jaunes : Le renfort de l’armée pour protéger les bâtiments officiels...

Le syndicat Alliance Police nationale demande un soutient de l'armée...

Après un premier rassemblement des « gilets jaunes » ayant dégénéré sur les Champs-Élysées, à Paris, le 21 novembre, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait annoncé que, pour le second, prévu le 1er décembre, la « plus belle avenue du monde » serait fermée à la circulation mais « ouverte aux piétons », après des contrôles d’identité la fouille des sacs. En clair, il s’agissait d’établir un dispositif analogue à celui des « fanzones », comme pendant les événements sportifs.

Pour les forces de l’ordre, les Champs-Élysées sont compliqués à sécuriser et à protéger en raison de la configuration de cette avenue (1.910 mètres de long pour 70 mètres de large) et du nombre de voies qui y mènent. La fermer totalement n’était pas envisageable, afin de « soutenir les commerces », avait expliqué M. Castaner.

« Nous savons […] que l’ultra-droite et l’ultra-gauche, se mobilisent pour venir une nouvelles fois casser. Nous serons intraitables. Non seulement le périmètre sera protégé mais nous aurons des forces d’interpellation sur le site et dès qu’il y aura des dégâts, des provocations, nous sanctionnerons, nous interpellerons et nous livrerons à la justice », avait ajouté le ministre de l’Intérieur, le 29 novembre, sur France3.

Seulement, malgré des effectifs de policiers des compagnies républicaines de sécurité [CRS] et de gendarmes mobiles, la manifestation du 1er décembre a une nouvelle fois dégénéré, avec des scènes de guérilla urbaine, comme l’a résumé Jeanne d’Hauteserre, Mme le maire du 8e arrondissement de Paris. L’Arc de Triomphe n’a pas été seulement « souillé » avec des tags mais aussi saccagé, de même que des magasins, qui ont aussi été pillés. Des véhicules et des restaurants ont été incendiés tandis que les forces de l’ordre et de secours ont été violemment prises à partie. Au total, l’on compte une centaine de blessés (dont au moins 24 policiers et gendarmes) et 378 personnes placées en garde à vue. Et près de 190 départs de feu ont été traités par les sapeurs-pompiers de Paris et six immeubles ont été incendiés.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, s’est dit choqué par « la mise en cause de symboles qui sont les symboles de la France, le fait que l’Arc de Triomphe ait été tagué, le fait qu’autour du tombeau du soldat inconnu, une manifestation violente puisse avoir lieu ». Et d’ajouter : « Nous sommes déterminés à faire en sorte que rien ne soit excusé à ceux qui ne viennent sur place que dans la seule volonté de casser, de provoquer les forces de l’ordre, de porter soit un discours révolutionnaire soit des préoccupations qui n’ont rien à voir avec les questions qui ont été évoqués par le président de la République et que le gouvernement entend régler. »

« Ce qu’il s’est passé aujourd’hui à Paris n’a rien à voir avec l’expression pacifique d’une colère légitime. Aucune cause ne justifie que les forces de l’ordre soient attaquées, que des commerces soient pillés, que des bâtiments publics ou privés soient incendiés, que des passants ou des journalistes soient menacés, que l’Arc de Triomphe soit ainsi souillé. Les coupables de ces violences ne veulent pas de changement, ne veulent aucune amélioration, ils veulent le chaos : ils trahissent les causes qu’ils prétendent servir et qu’ils manipulent. Ils seront identifiés et tenus responsables de leurs actes devant la justice », a réagi le président Macron, depuis Buenos Aires, où il participait au sommet du G20.

Mais ces violences n’ont pas seulement concerné Paris. Des préfectures et des sous-préfectures ont été visées, comme à Albi [avec des « projectiles inflammables], à Narbonne ou encore au Puy-en-Velay. Des violences ont été signalées à Toulouse, Marseille, Dijon et à Charleville-Mézières.

Évidemment, ces débordements mettent les forces de l’ordre sous tension. Elles sont « au bout du rouleau », a lâché Yves Lefebvre, du syndicat Unité-SGP Police FO, sur Franceinfo. « À une semaine d’intervalle, on est confrontés à des violences extrêmes. En province, on a des points de rassemblements relativement calmes mais mes collègues sont déployés quasiment 24 heures sur 24. On n’en peut plus », a-t-il continué. « Il faut que ça cesse, que le président de la République comprenne que sa police, la dernière barrière face à ces mouvements sociaux, est exténuée », a-t-il ajouté.

À l’antenne de France Inter, ce 2 décembre, le secrétaire national du syndicat Alliance Police nationale, Stanislas Gaudon, a demandé l’instauration de l’état d’urgence et le renfort de l’armée pour faire face à un « climat insurrectionnel ».

« Pendant dix heures, ça a été la guérilla urbaine. C’était l’insurrection en plein Paris, avec des scènes de guérilla aussi en province, où on n’a pas hésité à attaquer les escadrons de gendarmerie, les compagnies républicaines de sécurité et les autres collègues qui étaient dans des véhicules isolés. […] Il n’y avait pas de limite […] C’est pour ça qu’on demande des mesures fortes », a expliqué M. Gaudon.

En outre, a-t-il continué, il y avait « 6 compagnies républicaines de sécurité mises en stand by pour surveiller de l’institutionnel. […] Pour nous, ce n’était pas possible : on avait des collègues qui en prenaient plein la tête pendant qu’il y en avait d’autres qui [les] voyaient se faire matraquer, attaquer. » D’où la requête du syndicat Alliance : « On demande à ce que l’armée nous soulage » pour « la protection des bâtiments institutionnels afin de dégager les forces mobiles ».

« Il y a eu une stratégie gérée par des professionnels du désordre, des professionnels de la casse […] On a identifié à peu près 3.000 personnes qui ont tourné dans Paris » et ont commis des dégradations, « ce qui a rendu effectivement beaucoup plus difficile l’intervention des forces de l’ordre », a expliqué M. Castaner sur BFM-TV. « Nous étudierons toutes les procédures qui nous permettront de sécuriser plus encore », a ensuite affirmé le ministre. « Tout ce qui permettra de sécuriser plus, moi je n’ai pas de tabou. Je suis prêt à tout regarder », a-t-il dit au sujet de l’éventualité d’instaurer l’état d’urgence.

Reste maintenant à voir les mesures que prendra le gouvernement, une « réunion interministérielle avec les services compétents » devant se tenir ce 2 décembre.

En matière de maintien de l’ordre, le code de la Défense classe les forces armées selon trois catégories :

« Les formations de la gendarmerie départementale et de la garde républicaine constituent les forces de première catégorie. Les formations de la gendarmerie mobile constituent les forces de deuxième catégorie. Les formations des forces terrestres, maritimes, aériennes et les services communs ainsi que les formations de la gendarmerie mises sur pied à la mobilisation ou sur décision ministérielle constituent les forces de troisième catégorie », indique l’article D1321-6.

Et l’article D1321-9 précise que « les forces de troisième catégorie sont destinées en priorité à des missions tendant à renforcer les unités de première et deuxième catégories ainsi que les forces de police ainsi qu’à des missions de protection. Et, « dernier ressort, elles peuvent être requises pour des opérations de force nécessitant des mesures de sûreté exceptionnelles. »

Source : Zone Militaire


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jeudi 8 novembre 2018

Algerie : Limogeages de militaires et arrestations de généraux

Le 26 juin 2018, le général Abdelghani Hamel, alors directeur de la sûreté nationale [DGSN] a été évincé de son poste alors qu’il passait pour être un proche d’Abdelaziz Bouteflika, le président algérien. La raison de ce limogeage n’a pas été précisée. Sans doute a-t-elle un rapport avec la saisie de 700 kg de cocaïne effectuée par les services de l’armée, à Oran, quelques jours plus tôt. Selon la presse, son chauffeur personnel aurait été impliqué dans ce trafic, d’où son départ…

Seulement, le général Hamel n’a pas été le seul à être démis de ses fonctions. Par la suite, plusieurs généraux de premier plan ont connu un sort identique. En août, le chef de la 4e région militaire, le général Abderrazak Cherif, et celui des forces terrestres, le général Ahcène Tafer, ont été limogés.

Le commandant des Forces de la Défense aérienne du Territoire, le général Bekkouche Ali ainsi que le chef d’état-major de l’armée de l’Air algérienne, le général Mohamed Hammadi ont été priés de faire valoir leur droit à la retraite.

Les généraux démis...

La liste des généraux démis ne s’arrête pas là : le général Menad Nouba, qui commandait la gendarmerie nationale, a également été limogé, de même que le général Mohamed Tireche, dit Lakhdar, alors directeur central de la sécurité de l’armée (DCSA, renseignements) et le général Benattou Boumediene, alors contrôleur général de l’armée.

Et sans oublier le remplacement du général Mohamed Zinakhri par le général Abdelhamid Gheris au poste de secrétaire général du ministère de la Défense.

Le plus simple aurait été de citer les généraux restés à leur poste étant donné qu’il n’y en aurait qu’un : le général Ammar Athamnia, le commandant de 5e Région militaire (Constantine). Il faut dire que, par rapport à ses homologues, il n’occupe cette fonction que depuis 2015.

Mais ces bouleversements au sein de la hiérarchie des forces armées algériennes ne se limite pas à des limogeages. Le 14 octobre, le tribunal militaire de Blida a décidé de placé en détention provisoire cinq généraux, récemment démis de leurs fonctions. Selon une source citée par l’AFP, il leur est reproché d’avoir commis des « infractions aux consignes générales de l’armée » portant sur des faits de « dilapidation » de fonds publics et de « mauvaise gestion ».

L’ex-patron de la gendarmerie, le général Nouba, en fait partie, de même que les généraux Chentouf, Bey et Chérif, tous anciens chefs de régions militaires ainsi que le général Boudjemaâ Boudouaour, ex-directeur des Finances au ministère de la Défense.

Quoi qu’il en soit, cette « chasse aux sorcières » au sein de la haute hiérarchie militaire algérienne interroge. Évidemment, il est difficile de ne pas y voir un lien avec la prochaine élection présidentielle, prévue en 2019. Pour le moment, l’on ignore si le président Bouteflika briguera un cinquième mandat.

Dans le cas contraire, il serait possible, selon certains observateurs, que le général Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la défense nationale et inamovible chef d’état-major des armées (il est en fonction depuis 2004), prenne le relais… Ce qui expliquerait cette purge, laquelle lui aurait permis de placer ses proches à des postes clés. Mais encore faudrait-il être certain qu’il en ait été à l’origine…

Mais telle n’est pas la lecture du quotidien El Watan, pour qui le limogeage du chef de la sûreté nationale expliquerait bien des choses. D’autant plus que des proches du général Ahmed Gaïd Salah, 78 ans,  ont également été démis. Aussi, explique le journal, ces purges marquent « un isolement, voire la fin du règne d’un chef d’état-major qui détient, désormais, le record du nombre d’années à ce poste. »

Source : Zone Militaire

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vendredi 2 novembre 2018

Toulon : Un policier toulonnais frappé à coups de barre de fer devant chez lui à Hyères

Un policier de Toulon roué de coups en bas de son domicile !
Le syndicat Unité SGP Police FO en appelle à Castaner...

Le policier a été menacé par une dizaine d’individus, dont deux cambrioleurs qui s’en étaient pris à sa voiture et qu’il avait fait fuir…

Il est cinq heures du matin, lorsqu’un policier de la brigade anticriminalité de Toulon termine son service et se gare devant chez lui, à Hyères ( Var). Habillé en civil, il fume une cigarette sur son palier avant de rentrer, mais le rituel ne va pas se terminer comme d’habitude, comme le relate  France Bleu Provence.

« Maintenant on sait où tu habites »

En effet, il entend dans la rue deux personnes qui tentent de cambrioler sa voiture. Le policier intervient immédiatement pour tenter de les maîtriser. Dans leur fuite, le téléphone et la carte d’identité de l’un des cambrioleurs tombent. L’affaire ne s’arrête pas là.

Quelques minutes plus tard, les deux hommes reviennent avec une dizaine d’individus armés de barres de fer, indiquent nos confrères. Ils disent au policier  l'avoir reconnu « comme flic ». Ils le menacent pour récupérer le téléphone et la carte d’identité, et finalement le rouent de coups selon France Bleu Provence. « Maintenant on sait où tu habites », lancent-ils avant de s’enfuir et après avoir également menacé la femme du policier, sortie après avoir entendu du bruit.

Le syndicat Unité SGP Police-FO a dénoncé dans un communiqué une situation « insoutenable », des agressions qui se répètent et appelé le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner à prendre « toute l’ampleur de ces agressions et de la colère policière ».

Source : 20minutes.fr - Image : archive Var-matin.fr

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