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mardi 17 novembre 2015

Russie : Le crash de l'avion A321 dans le Sinaï égyptien était un attentat !

Le crash de l'Airbus A321 dans le Sinaï serait bien un attentat terroriste !

Les services de renseignement russes affirme que le crash du vol  Metrojet A321 dans le Sinaï, le 31 octobre, était "bien un attentat".
L'Etat islamique (Daesh) avait revendiqué l'attentat quelques jours après le drame.


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L'Airbus russe A321-200 s'était écrasé dans le Sinaï avec 224 personnes à bord samedi 31 octobre. Poutine promet "d'intensifier les frappes en Syrie" et de trouver les responsables "où qu'ils se trouvent".


Le crash de l'avion russe dans le Sinaï égyptien fin octobre était "un attentat", selon le FSB, les services secrets russes. "Pendant le vol, un engin explosif artisanal d'une puissance équivalente à 1 kg de TNT s'est déclenché", a précisé Alexandre Bortnikov, le chef du FSB. 

Le président Vladimir Poutine a de son côté promis de trouver les responsables de l'attentat "où qu'ils se trouvent" et de les "punir", ajoutant que l'aviation russe va "intensifier" ses frappes en Syrie. "L'action militaire de notre aviation en Syrie doit être non seulement poursuivie, mais aussi intensifiée pour que les criminels se rendent compte que le châtiment est inévitable", a-t-il déclaré dans la nuit de lundi à mardi, lors d'une réunion avec des responsables sécuritaires russes.

    Putin on Metrojet bombers: "We will seek them wherever they are hiding. We will find then at any spot on the planet and punish them."
    — Tom Parfitt (@parfitt_tom) November 17, 2015


"Nous les chercherons partout où ils se cachent. Nous les débusquerons partout sur la planète et les punirons", a déclaré Poutine, rapporte le correspondant du Times à Moscou. Des mots qui rappellent ceux qu'il avait employés lors de la guerre de Tchétchénie, alors qu'il promettait de "buter les Tchétchènes jusque dans leurs chiottes". Le FSB a également proposé une récompense de 50 millions de dollars pour toute information qui pourrait aider à identifier les auteurs de l'attentat.

Le crash de l'Airbus, de la compagnie Metrojet, a fait 224 morts le 31 octobre dernier.

Source : LeExpress.fr

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samedi 17 octobre 2015

Syrie : Opérations aériennes - Accord entre Israéliens et Russes

Suite à la visite en Israël d’une délégation emmenée le général Nikolai Bogdanovsky, le vice-chef d’état-major russe, un accord a été trouvé pour éviter tout incident entre avions russes et israéliens dans l’espace aérien syrien.

Depuis 2011 et le début du conflit en Syrie, l’aviation israélienne a effectué plusieurs raids aériens, en territoire syrien, contre des convois d’armes – très probablement d’origine iranienne – destinés au Hezbollah, la milice chiite libanais étant considérée comme étant une menace prioritaire par l’État hébreu.

Or, l’intervention militaire russe visant à soutenir les forces du régime de Bachar al-Assad et celles qui leur sont alliées va obligatoirement compliquer d’éventuelles opérations israéliennes. En outre, la doctrine d’Israël est de ne laisser personne violer l’intégrité de son territoire. C’est ainsi qu’un avion de combat syrien de type Su-24 a été abattu, en septembre 2014, près du plateau du Golan.

D’où la nécessité de mettre en place un mécanisme avec Moscou pour éviter un incident fâcheux. D’après le ministère russe de la Défense, il a ainsi été convenu d’un « partage mutuel d’informations sur les opérations » des forces aériennes russes et israéliennes. Il serait toutefois curieux de voir Tsahal prévenir les Russes de l’imminence d’un éventuel raid en Syrie contre un convoi du Hezbollah…

En tout cas, il sera installé une « ligne directe entre le quartier-général russe de la base aérienne Hmeimin, dans le nord-ouest de la Syrie, et celui de l’aviation militaire israélienne », a expliqué la partie russe. « Des entraînements se sont déroulés pour que les états-majors des deux aviations se familiarisent avec cette ligne directe », a-t-elle ajouté.

Un accord du même ordre est en cours de négocation entre Russes et Américains, ces derniers ayant pris la direction des opérations de la coalition internationale anti-État islamique (EI ou Daesh). Si l’on en croit, là encore, Moscou, les choses semblent évoluer dans le bon sens.

« Nous constatons le rapprochement de nos positions sur les points clés du futur document. Nous nous sommes mis d’accord sur la procédure pour les actions à venir », a en effet indiqué le mnistère russe de la Défense.

Un tel accord est plus que jamais indispensable, des avions militaires américains et russes s’étant déjà retrouvés à portée visuelle les uns des autres, comme cela s’est produit le 10 octobre 2015.

Ce jour-là, un avion multi-rôles SU-30 SM russe s’est approché à une distance de 2 à 3 km pour identifier un appareil américain alors qu’il était en couverture d’un raid de bombardiers dans la région d’Alep. « Il est dangereux d’avoir deux groupes d’avions dans le même espace aérien sans protocoles de sécurité très clairs », avait alors commenté le colonel Steve Warren, un porte-parole du Pentagone.

Source : Zone Militaire

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dimanche 4 octobre 2015

Daesh - Syrie : L’Etat islamique est l’ennemi que nous devons combattre, rappelle Hollande à Poutine !

Frappes russes en Syrie : Seules 5% cibleraient Daesh, affirme la Grande-Bretagne

Vladimir Poutine est arrivé avec une ponctualité inhabituelle au palais de l’Elysée, à 12 h 01, vendredi 2 octobre, attendu par des dizaines de journalistes russes venus spécialement de Moscou. Le retour du président russe sur le devant de la scène, après son passage très scruté à New York, doit se voir sur les télévisions du pays.

M. Poutine participait à Paris à un sommet sur l’Ukraine dit du « format de Normandie », au côté des dirigeants français, allemand et ukrainien. Mais le début des frappes russes en Syrie, mercredi, a changé la donne, reléguant le dossier ukrainien au second plan.

Le président russe a été accueilli sans effusion apparente par son homologue français, François Hollande, qui lui a tout de même donné du « bienvenue, président Vladimir ». Les deux hommes se sont ensuite enfermés pour une rencontre bilatérale d’une heure et quart.

Avant le début des discussions sur l’Ukraine, cette rencontre en tête à tête, comme celle entre M. Poutine et la chancelière allemande, a été largement consacrée à la situation en Syrie. Avec, selon des sources à l’Elysée, trois points principaux au menu : la réalité des frappes russes sur les positions de l’Etat islamique, la sécurité des civils et les conditions d’une éventuelle transition politique. MM. Hollande et Poutine ont « essayé de rapprocher les points de vue sur la transition politique » en Syrie, a indiqué la présidence de la République, alors que la France continue de s’opposer à Moscou en maintenant que s’allier avec Bachar Al-Assad n’est pas une solution.

Pour Obama, la stratégie de la Russie en Syrie est « une catastrophe assurée »

  • Le président américain Barack Obama a critiqué vendredi 2 octobre la politique frappes aériennes en Syrie en soutien au président syrien Bachar Al-Assad. Il a accusé la Russie de ne pas faire la distinction entre l’Etat islamique et les groupes d’insurgés plus modérés. « De leur point de vue, ce sont tous des terroristes », a déclaré le président américain lors d’une conférence de presse. « Et cela, c’est une catastrophe assurée. »

    La Russie a effectué vendredi en Syrie une troisième journée de frappes aériennes en visant essentiellement des zones tenues par des mouvements rebelles autres que l’Etat islamique (EI) qu’elle dit viser, s’attirant une réponse de plus en plus irritée de la part de l’Occident. M. Obama a cependant jugé « possible » de trouver avec Moscou une solution politique si la Russie reconnaît « qu’il doit y avoir un changement de gouvernement » dans ce pays.

« Daech et uniquement Daech »

« Nous avons tous les deux insisté sur le fait que l’EI est l’ennemi que nous devons combattre », a rapporté, lors d’un point de presse en début de soirée, François Hollande. Le chef de l’Etat a indiqué avoit répété à Vladimir Poutine que « les frappes doivent concerner Daech [acronyme arabe de l’Etat islamique] et uniquement Daech ». C’est cette position qu’avait déjà réaffirmée jeudi Laurent Fabius dans un entretien au Monde, dans lequel il déclarait « disposer de renseignements » qui lui permettaient d’assurer que « jusqu’ici les Russes ont plutôt concentré leurs frappes sur l’opposition modérée que sur Daech et Al-Qaida ».

Cette position a été appuyée vendredi matin par un communiqué commun de sept pays participant à la coalition internationale (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Turquie, Qatar, Arabie saoudite), qui redoutent une « nouvelle escalade » :

« Nous demandons instamment à la Fédération de Russie de mettre immédiatement fin à ses attaques contre l’opposition et la population civile syriennes et de concentrer ses efforts sur le combat contre Daech. Ces opérations militaires constituent une nouvelle escalade et ne feront qu’attiser l’extrémisme et la radicalisation. »

Comme en réponse à ces critiques, la Russie a continué ses frappes et a annoncé vendredi avoir visé la province de Rakka, considérée comme la capitale de l’Etat islamique. Moscou a aussi fait savoir que sa campagne en Syrie était durable et continuerait « trois à quatre mois ».

Source : LeMonde.fr

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samedi 3 octobre 2015

Syrie : Renforcement de la présence militaire russe, aux côtés de Bachar El Assad

Des rapports concordants attestent du renforcement de la présence russe en Syrie aux côtés de Bachar el-Assad. S’il est trop tôt pour parler d’engagement direct, il est certain que Vladimir Poutine entend soutenir autant que possible le régime syrien face aux terroristes de l’État islamique.

Les USA ont annoncé que la Russie avait envoyé des avions de chasse et d’attaque au sol en Syrie. Les derniers rapports font état de 28 appareils, une douzaine de bombardiers SU-24 et une douzaine d’avions d’attaque au sol SU-25, ainsi que 4 chasseurs, basés sur un terrain d’aviation dans la province de Lattaquié, dans l’Ouest du pays, un fief de Bachar el-Assad. Un autre responsable américain, qui confirme ce chiffre de 28 avions, parle également de drones et d’hélicoptères russes, une vingtaine selon lui; des appareils voués au transport et au combat.

Au delà des appareils de combat, la Russie serait en train de déployer en Syrie des hélicoptères de combat, d’artillerie, ainsi que 500 hommes de l’infanterie de marine.

Un détachement de troupes de la "Mort Noire" est en cours de déploiement...

Ces troupes seraient en cours de déploiement et feraient donc partie des célèbres unités de « la Mort Noire ». Les fusiliers marins russes sont des troupes de choc pouvant être rapidement déployées dans le but de s’emparer de points stratégiques avant d’être soutenues par des renforts conventionnels. Rien n’indique pour le moment leur déploiement offensif, leur mission étant pour l’instant orientée vers la défense des installations russes en Syrie.

« Ils ne vont pas se contenter de rester assis à défendre l’aéroport », a indiqué auprès de l’AFP l’analyste Jeffrey White, du Washington Institute for Near East Policy. « Avec ces avions, les Russes “peuvent aller frapper loin en Syrie, même en territoire tenu par l’EI ».

Tout ceci se déroulerait pour le moment dans le cadre des engagements russes vis-à-vis du gouvernement syrien, aucun élément formel ne permettant pour le moment d’acter d’une implication directe de troupes russes contre Daesh, un point susceptible d’évoluer à tout instant.
Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a appelé à des « actions concrètes » après la chute dimanche sur le territoire de la représentation diplomatique russe dans la capitale syrienne d’une roquette, qui n’a toutefois pas causé de dégâts. « La roquette a été tirée du quartier de Jobar, où sont retranchés les groupes hostiles au gouvernement syrien », a accusé Moscou.

La Russie réclame des actes et pas seulement des paroles...

Estimant que ce bombardement avait constitué un « acte terroriste », la diplomatie russe a assuré attendre « une condamnation claire de la part de toute la communauté internationale, y compris des acteurs régionaux » et réclamé « des actes, pas seulement des paroles ».
Cet incident pourrait donc être le déclencheur d’actions plus offensives des Russes vis-à-vis des terroristes islamistes de Daesh.

Les deux grandes puissances se sont mises d’accord pour coordonner un minimum leurs actions militaires sur le terrain afin d’éviter tout tir «fratricide».

Le secrétaire américain à la Défense, Ash Carter, et le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, sont convenus de poursuivre la discussion sur des mécanismes de désescalade du conflit en Syrie et sur la campagne contre l’État islamique. Des discussions similaires ont eu lieu lundi entre la Russie et Israël. La récente livraison par la Russie de matériel sophistiqué à l’armée syrienne, dont selon des sources régionales des missiles antiaériens, inquiète particulièrement Israël, qui a bombardé à plusieurs reprises la Syrie ces dernières années pour empêcher des livraisons d’armes au Hezbollah libanais ou riposter à des tirs de roquettes vers son territoire.

D’un point de vue politique et stratégique, les divergences restent néanmoins profondes entre les États-Unis et la Russie. Les Américains refusent de soutenir Bachar el-Assad et estiment toujours qu’il faut « changer de régime » en Syrie, tandis que les Russes plaident pour une vaste coalition anti-État islamique, qui comprendrait les pays les plus directement impliqués, à savoir la Syrie et l’Irak. 

Source :  Novopress.info

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mercredi 30 septembre 2015

Russie : Déploiement de navires russes en Méditerranée orientale

Alors que la Russie a renforcé sa présence militaire dans la province de Lattaquié, en déployant au moins 28 avions de combat sur la base aérienne al-Assad, le ministère russe de la Défense a confirmé la tenue prochaine de manœuvres navales en Méditerranée orientale, précisément entre Chypre et le port de Tartous (Syrie), mis à la disposition de Moscou par Damas depuis 1971.

« En septembre et en octobre, les forces navales russes mèneront des exercices dans la partie orientale de la Méditerranée », a en effet indiqué le ministère russe de la Défense, dans un communiqué. Ce dernier précise que « 40 exercices de combat sont planifiés » et certains concerneront l’artillerie et la défense anti-aérienne.

« Ces exercices sont conformes au plan de formation de l’armée russe approuvé en 2014″, a encore précisé le texte, qui ne fait aucune référence à la situation en Syrie. Il s’agirait ainsi de manoeuvres de « routine ».

Parmi les navires russes qui participeront à ces exercices, l’on trouve le croiseur lance-missiles Moskva, qui vient de passer le détroit du Bosphore, le navire de débarquement Saratov et le destroyer Smetlivy.

Avec le renforcement des moyens militaires russes en Syrie, ces manoeuvres inquiètent les responsables occidentaux. « La situation est préoccupante et nous souhaitons que l’implication de la Russie dans la sécurisation du littoral syrien ne ruine pas les chances d’aboutir à un accord pour une transition politique », expliquait, la semaine dernière, Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense.

Cela étant, ce n’est pas le premier déploiement important de la marine russe en Méditerranée orientale depuis le début du conflit syrien. En novembre 2011, l’envoi d’un groupe aéronaval constitué autour du porte-avions « Amiral Kouznetsov » avait été annoncé.

Et, plus récemment, quand la tension montait au sujet d’un éventuelle intervention visant à « punir » Bachar el-Assad pour avoir utilisé des armes chimiques dans un faubourg de Damas, en août 2013, Moscou avait déployé une « armada » au large des côtes syriennes, en réponse à la présence accrue de destroyers de classe Arleigh Burke de l’US Navy.   

Source :  Zone Militaire

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mercredi 23 septembre 2015

Armement - Export : L'Egypte rachète les deux BPC Mistral non livrés à la Russie

L'Egypte et la France viennent d'officialiser le rachat des deux Mistral dont la livraison à la Russie avait été annulée ;-)

François Hollande et Abdel Fattah al-Sissi se sont mis d'accord. Alors qu'une délégation égyptienne était à Paris depuis le début de la semaine pour négocier, la France est parvenue à revendre les deux Mistral initialement destinés à la Russie.

L'Egypte s'est portée acquéreuse des deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) de la Marine nationale.

Dans un communiqué, la présidence de la République donne quelques détails sur les coulisses de l'accord : «Le Président de la République s'est entretenu avec le Président Sissi. Ils se sont accordés sur le principe et les modalités de l'acquisition par l'Egypte des deux bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral.»

Une bonne nouvelle qui intervient alors que l'accord entre la France et la Russie est encore en cours d'annulation. On ne connaît pas encore le montant de la transaction, mais Stéphane Le Foll a déjà précisé, à l'issue du conseil des ministres, «qu'il n'y avait aucune perte financière». Selon des informations de presse, les négociations avec l'Egypte pour l'acquisition des deux bâtiments bloquaient jusqu'ici sur le prix fixé par Bercy et que les Égyptiens auraient trouvé trop élevé.

L'Assemblée nationale avait approuvé le 17 septembre, malgré des incertitudes sur le coût final pour la France, l'accord avec la Russie traduisant l'annulation de la vente des deux navires à Moscou, en raison de son implication dans la crise ukrainienne.

En vertu de l'accord conclu le 5 août entre Paris et Moscou après huit mois d'intenses négociations, le gouvernement français avait annoncé le versement aux autorités russes d'une somme légèrement inférieure à un milliard d'euros, correspondant aux avances qui avaient été versées par la Russie pour l'acquisition des deux navires, dont le prix d'achat devait s'élever à 1,2 milliard d'euros. Quelque 949,7 millions d'euros ont été versés par la Banque de France à la Banque centrale russe. 

Source : LeParisien.fr


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mardi 23 juin 2015

Russie - Armement : Un nouveau canon hautes fréquences tueur de drones et de missiles

La Russie dispose d’un nouveau canon hautes fréquences tueur de drones et de missiles

La corporation russe d’Etat Rostech va présenter une nouvelle arme à très hautes fréquences, qui est capable d’éliminer tous types de drones, de missiles et d’armes de haute précision aériennes, lors de l’exposition militaires Armée-2015.

L’institut moscovite de radio-ingénierie a élaboré un «canon» à super hautes fréquences qui a pour but d’éliminer les avions, drones, missiles téléguidés et autres armes aériennes de haute précision qui utilisent de l’électronique.

Le canon crée une zone d’exclusion aérienne d’un rayon de plus de 10 kilomètres autour d’un objet ou d’une installation à protéger. Bien évidemment, les spécifications exactes de cette armes restent secrètes.

«Ce complexe mobile diffusant des ondes à super hautes fréquences met hors service l’électronique embarquée à bord des cibles aériennes volant à basse altitude et des ogives des armes de haute précision», a confié une source de Rostech à l’agence TASS, ajoutant que ce système mettait les défenses aériennes de courte portée à niveau complètement nouveau.

«En termes de capacités de performance, ce complexe mobile n’a pas de concurrents dans le monde entier», a souligné la source. Tout l’équipement est placé sur la plateforme à chenilles qui sert au transport des systèmes de défense antiaériens Buk.

Un système de défense aérien Buk sur sa plateforme de transport

«Une fois installé sur une plateforme spéciale, ce «canon» à super hautes fréquences dispense une défense à 360 degrés», a complété la source, précisant que ce complexe allait être utilisé pour tester les systèmes radio-électroniques militaires russes contre les radiations micro-ondes à haute puissance.

Le «canon» sera présenté dans la zone classifiée de l’exposition Armée-2015, le forum international militaire qui aura lieu du 16 au 19 Juin au parc de loisirs militaires «Patriot» en dehors de Moscou.

En avril dernier, la marine américaine avait diffusé une vidéo présentant sa technologie LOCUST, un nouvel outil permettant à de multiples drones de se coordonner et de déferler sur l’ennemi. Il a soi-disant été inventé pour défendre d’importants navires, mais équipé d’ogives, il se transforme en arme offensive.

Une attaque d’un escadron des drones sur une installation défendue par des moyens anti-aériens traditionnels est une tâche vraiment problématique mais les radiations hautes fréquences émises à 360 degrés par ce nouveau «canon» semblent être la panacée.

Source : globalslaves.blogspot.ru / Photo © Maksim Blinov RIA NOVOSTI


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jeudi 12 février 2015

Ukraine : Merkel et Hollande arrachent un plan de paix à Poutine et Porochenko

Crise ukrainienne: un accord de paix arraché à Minsk

Après un marathon de négociations de 16 heures, le sommet de Minsk a accouché jeudi d’un accord visant à faire cessez les combats dans l'est de l'Ukraine.

Un accord a été conclu ce jeudi à Minsk en Biélorussie. Après d'éprouvantes heures de négociations, les présidents ukrainien, russe et français ainsi que la chancelière allemande se sont accordés sur certains points afin de mettre rapidement un terme au conflit qui mine depuis plusieurs mois l'est de l'Ukraine.

« On a réussi à trouver un accord sur l’essentiel », a déclaré le président russe Vladimir Poutine, parlant notamment d’un cessez-le-feu et du retrait des armes lourdes de la ligne de front. Ce compromis « laisse espérer une solution pacifique » a salué le dirigeant séparatiste de la « République de Donetsk », Alexandre Zakhartchenko. « Nous avons signé un accord qui donne une chance au développement pacifique des républiques (autoproclamée) de Donetsk et de Lougansk. C'est une grande victoire pour elles », s’est-il félicité.

La trêve devrait intervenir le 15 février tandis que le retrait des armes commencera deux jours plus tard. Le règlement global portera sur les questions du contrôle de la frontière, de la décentralisation, ou encore de la reprise des relations économiques. Le texte énonce également que les deux camps auront 19 jours pour libérer leurs otages.

François Hollande a confirmé cette annonce, parlant également d’un « règlement politique global » du conflit ukrainien. « Toutes les questions ont été traitées par ce texte qui a été signé par le groupe de contact [constitué d'émissaires ukrainiens, russes et de représentants de l'OSCE, ndlr] et les séparatistes », a-t-il affirmé. « C'est un espoir sérieux même si tout n'est pas encore accompli pour l'Ukraine, c'est aussi un soulagement pour l'Europe et un bon exemple de ce que l'Allemagne et la France sont capables de faire pour la paix », s'est félicité le chef d'Etat français.

De concert avec son partenaire européen, Angela Merkel a rappelé que l'espoir suscité est encore loin d'être transformé. « Il y a encore beaucoup de travail devant nous mais ce que nous avons représente une véritable chance d'améliorer maintenant la situation », a insisté la chancelière allemande.

Source : rfi.fr

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jeudi 11 décembre 2014

Exportation : Contrats d'armement entre La France, l'Arabie Saoudite et le Liban...

La France va livrer pour 3 milliards de dollars d'équipements militaires au Liban, menacé par la crise syrienne. Mais c'est l'Arabie saoudite qui règle la facture. 

Avec le «contrat-cadre» a été signé mardi 4 novembre 2014 au Palais royal de Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite, le Royaume s'engage à verser trois milliards de dollars (2,4 milliards d'euros) à la France, une somme considérable qui servira à équiper les forces armées libanaises (FAL).

Cet accord commercial inhabituel, en discussion depuis un an, traduit un «accord politique» sur «la stabilité du Liban à l'aune de la crise syrienne» explique-t-on à Paris. Ce «contrat d'aide à l'armée libanaise illustre la qualité exceptionnelle de la relation franco-saoudienne» s'est réjoui le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. 
 
Submergé par plus d'un million de réfugiés syriens, traversé par les lignes de fractures entre sunnites et chiites, menacé par les groupes djihadistes liés à Daech, le Liban affronte aussi une crise de gouvernance : il est sans président de la République depuis le mois de mai et les députés, élus en 2009 pour quatre ans, ont décidé mardi de prolonger leur mandat jusqu'en 2017. Dans ce contexte, l'armée apparaît comme l'une des rares institutions garantes de la stabilité du pays, si ce n'est la seule. Et comme elle est sous-équipée et sous-entraînée, son renforcement est une priorité stratégique.

Le principe de l'accord triangulaire était acquis depuis la visite de François Hollande en Arabie saoudite, en décembre 2013. Depuis lors, des discussions se sont poursuivies, sous la responsabilité du ministère de la Défense, côté français. Après avoir traîné durant l'été, les négociations se sont débloquées avec l'aggravation de la crise régionale, en Irak et en Syrie.

Mardi, le contrat a été signé par l'amiral Edouard Guillaud, patron de l'Odas, l'entreprise para-publique qui porte les contrats étatiques avec l'Arabie saoudite, et le ministre saoudien des finances Ibrahim al-Assaf. Le chef d'état-major libanais, Jean Kahwaji, a contre-signé le document. «Il reste du boulot, mais on peut espérer une entrée en vigueur du contrat avant la fin de l'année» assure un proche du dossier. Des discussions techniques et des marchandages sur le taux de change dollar/euro doivent se poursuivre au cours des six prochaines semaines, avant le premier versement.

Les livraisons s'étaleront sur trois ans et les contrats de maintenance sur dix ans. Ce «plan d'équipement» s'accompagne d'un programme de formation opérationnelle des militaires libanais, confié à l'armée française – «un gros effort», reconnaît-on à Paris.

Les Saoudiens avaient deux exigences : des prix «raisonnables» et surtout, pas d'intermédiaires qui auraient pris leurs commissions au passage. On assure, de bonne source, que cette dernière clause a été respectée. Ensuite, les Libanais ont communiqué leur «shopping list» à la partie française. Au total, une vingtaine d'industriels français sont concernés par ce contrat, des grands (Thalès, Airbus, ...), mais également des PME. La liste des matériels en question n'est pas publique. On sait qu'y figurent des équipements terrestres (VAB, véhicules de transport, canon Caesar, missile antichar Hot, mortier, missile sol-air à très courte portée, etc), des hélicoptères (combat et transport), des patrouilleurs navals légèrement armés et du matériel de renseignement, de surveillance et de communication, dont des drones tactiques.

Une seule livraison souhaitée par le Liban a fait l'objet d'un veto français : des missiles antinavires Exocet. Ces engins, de peu d'usage contre les groupes terroristes, auraient en revanche menacé la marine israélienne au large des côtes libanaises. Pour des raisons d'argent, le Liban a renoncé à acquérir des missiles sol-air Crotale et des blindés lourds Leclerc ou VBCI. En effet, le contrat tripartite est loin de couvrir tous les besoins de l'armée libanaise qui s'élèvent à une douzaine de milliards d'euros.

Ainsi, l'état-major libanais souhaite acquérir des chars de combat : il espérait acheter des Leopard 2 d'occasion mais s'est heurté au veto de Berlin. Paris était prêt à céder des Leclerc, mais leur coût d'achat et de maintenance s'est avéré trop élevé. Autre discussion compliquée, le type des patrouilleurs pour la marine : DCNS proposait des Gowind, construits à Lorient (chez le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian) alors que CMN de Cherbourg (chez le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve), qui l'a emporté, présentait des bateaux plus légers. Le fait que le patron de CMN, Iskandar Safa, soit franco-libanais, n'a sans doute pas joué en sa défaveur...

Ce contrat ne met pas fin au réarmement libanais, que ce soit l'armée ou les forces de sécurité intérieure (FSI). Ces dernières sont jugées moins impartiales et plus proches des sunnites que des chiites. Le milliard de dollars donné directement par l'Arabie saoudite à l'ancien premier ministre (sunnite) Saad Hariri devrait aller pour moitié au FSI.

Les Américains fournissent eux aussi une aide militaire importante, alors que la Russie est prête à vendre des armes. Reste l'Iran, acteur capital de la scène politique libanaise via le Hezbollah, qui a proposé officiellement son aide. Fadi Assaf, analyste pour Middle East Strategic Perspectives, assure même que c'est un «feu vert» de Téhéran qui a finalement permis de débloquer le contrat entre le Liban et ses deux partenaires français et saoudiens. 

Source : Secret Défense - Jean Dominique Merchet

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lundi 1 décembre 2014

Exportation : La France reporte la livraison du Vladivostok, premier navire BPC Mistral à la Russie

Un communiqué de l'Elysée annonce que «le président de la République considère que la situation actuelle dans l’est de l’Ukraine ne permet toujours pas la livraison du premier BPC (bâtiment de projection et de commandement).

Il a donc estimé qu’il convenait de surseoir, jusqu’à nouvel ordre, à l’examen de la demande d’autorisation nécessaire à l’exportation du premier BPC à la Fédération de Russie.» Cette décision n'est pas une surprise, notamment après le G20 de Brisbane (Australie), le 15 et 16 novembre, marqué par la tension entre les dirigeants occidentaux et Vladimir Poutine.

Le navire a pourtant déjà été payé par la Russie...

Le Vladivostok, navire de guerre de la classe Mistral construit à Saint-Nazaire par DCNS, aurait dû être livré le vendredi 14 novembre, comme le prévoyait l'invitation de l'entreprise française adressée à Moscou, suite au contrat signé en 2011. Toutefois, le bateau ne peut pas être remis à la Russie – qui l'a payé – sans un feu vert politique de l'Elysée.

Début septembre, juste avant le sommet de l'Otan, où il allait rencontrer des alliés très remontés sur ce dossier, François Hollande avait expliqué d'abord que «les conditions (d'une livraison) n'étaient pas à ce jour réunies» à cause de l'intervention russe en Ukraine, puis le lendemain que «dès lors que les conditions sont réunies – c’est tout à fait possible au mois d’octobre ou de novembre – les bateaux pourront être livrés». Ce n'est donc toujours pas le cas.

La Russie n'engage pas d'action judiciaire dans l'immédiat

La Russie a répondu qu'elle ne va pas «pour l'instant» poursuivre en justice la France, a déclaré un vice-ministre russe de la Défense, Iouri Borissov, à l'agence publique Ria Novosti. «Nous allons attendre avec patience. Pour l'instant, nous n'intentons aucune action» a-t-il ajouté.

A la mi-novembre, Moscou avait accepté d'accorder un nouveau mais très court délai à la France, un «haut responsable» russe confiant alors à l’agence Ria-Novosti que «nous attendrons jusqu'à la fin du mois et ensuite nous présenterons nos sérieuses réclamations» financières.

Ce non-respect des engagements contractuels pourrait coûter 1,5 milliards d'euros à la France

L'affaire peut durer des mois, voire des années. Depuis plusieurs semaines, le Kremlin a préparé le terrain sur le plan juridique et pourrait engager une procédure d'arbitrage international, sans doute à Stockholm. Elle pourrait déboucher sur une facture très lourde pour la France. Avec les éventuelles pénalités de retard, les dédommagements et le remboursement des sommes versées par la Russie, la note pourrait monter jusqu'à 1,5 milliard d'euros. Plus cher que le fiasco de l'écotaxe.

Dans ce contexte, la non-livraison du Mistral à la Russie pourrait coûter 200 millions d'euros à l'entreprise publique DCNS qui le construit. Le contrat portant sur deux bateaux est d'une valeur totale de 1,2 milliard d'euros, mais il est couvert par la Coface, qui garantit les contrats à l'exportation. Il y aurait toutefois une différence d'environ 200 millions, qui serait de la poche de DCNS. Cette question fait l'objet de discussions très discrètes entre l'Etat et DCNS – l'Etat devant prendre à sa charge cette somme. Pour DCNS, 200 millions, c'est l'équivalent de son résultat opérationnel courant annuel : 166  millions en 2013 et 209 millions en 2012.

Le deuxième BPC de la classe Mistral destiné à la Russie, le Sébastopol, a été mis à flot à Saint-Nazaire la semaine dernière. Il y a encore environ une année de travail pour en achever la construction.  

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense

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jeudi 24 juillet 2014

BPC Mistral : 400 marins russes sont à Saint Nazaire

Construction de navires Mistral: 400 marins russes sont arrivés à Saint Nazaire

Quelque 400 marins russes sont arrivés lundi 30 juin 2014 peu après 07h00 au port de Saint-Nazaire. Ils vont rester plusieurs semaines en Loire-Atlantique, pour se former à l'utilisation des deux navires Mistral construits par la France pour la Russie.

Sur fond de crise ukrainienne, la livraison des navires avait provoqué des tensions entre Paris et ses alliés. Le président américain Barack Obama a encore exprimé début juin son "inquiétude" sur la poursuite de tels contrats au moment où la Russie "a violé la loi internationale" en s'emparant de la Crimée ukrainienne.

Les 400 marins russes, qui représentent deux équipages de 200 hommes, doivent se former au maniement des Mistral jusqu'à l'automne. Il seront logés à bord d'un navire militaire russe qui doit s'amarrer à quai derrière le Vladivostok, premier des deux BPC (bâtiments de projection et de commandement) fabriqué par les chantiers navals STX.

Le navire russe, tiré par des remorqueurs français, a traversé l'écluse donnant accès au bassin où l'attend le Vladivostok. Les marins étaient visibles à travers les hublots de leurs cabines dans le navire portant la croix bleue, l'enseigne de la marine russe.

En 2015, c'est le jumeau du Vladivostok, le Sébastopol, en cours d'assemblage, qui doit à son tour rejoindre les forces de la Marine russe. Le montant total du contrat, conclu en juin 2011, s'élève à 1,2 milliard d'euros.

Dimanche, une cinquantaine de militants pro-ukrainiens ont manifesté à Saint-Nazaire pour dénoncer la vente à Moscou de ces navires de guerre. "Hollande, non à la formation des 400 tueurs de Poutine", "Non au contrat Mistral" et "Hollande, l'honneur de la France vaut plus que des Mistral", pouvait-on lire sur des banderoles brandies non loin du Vladivostok.

"Nous exhortons le gouvernement français (...) à ne pas remettre de hautes technologies militaires entre les mains de l'agresseur le plus puissant d'Europe", a déclaré Nathalie Pasternak, présidente du Comité représentatif de la communauté des Ukrainiens de France, qui appelait à ce rassemblement. Sauf durcissement de la situation en Ukraine, qui entraînerait un renforcement des sanctions internationales, Paris entend pour l'instant maintenir la vente des deux BPC. 

Source : Le Huffington Post et AFP

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samedi 19 avril 2014

Ukraine : Le risque de guerre civile s'accroît selon Poutine...

L'Ukraine a lancé ses forces contre les insurgés, la Russie évoque un risque de "guerre civile"
 
L'Ukraine a lancé mardi 15 avril 2014 ses forces dans l'Est contre les insurgés pro-russes, une offensive "mesurée" selon Washington, mais qui met ce pays "au bord de la guerre civile" selon Moscou.

Une colonne de blindés et d'hommes des forces spéciales se trouvait à une quarantaine de kilomètres au nord de Slaviansk, ville symbole de la récente offensive séparatiste, tenue par des hommes en armes sans signes distinctifs. Et des renforts ont été héliportés à 15 km au sud de la cette localité, pour la prendre en étau.

Jusqu’à 40.000 soldats russes massés à la frontière

L'offensive a encore attisé les tensions avec le puissant voisin russe, qui a massé selon l'Otan jusqu'à 40.000 hommes à la frontière et averti à plusieurs reprises les autorités pro-européennes de Kiev de ne pas intervenir contre les insurgés. Le président russe Vladimir Poutine a demandé à l'ONU une "condamnation claire" des actions "anticonstitutionnelles" de Kiev, tandis que son Premier ministre Dmitri Medvedev juge que "l'Ukraine se trouve au bord de la guerre civile".

Poutine réfute totalement les accusations d'ingérence

Au troisième jour de "l'opération antiterroriste de grande envergure" annoncée par Kiev, une colonne d'une dizaine de chars et autant d'autres blindés arborant le drapeau ukrainien, ainsi que sept cars transportant des "spetsnaz", membres des forces spéciales, étaient garés près d'Izioum, à 40 km au nord de Slaviansk, contrôlée depuis samedi par des hommes puissamment armés et organisés, mais ne portant pas d'insignes sur leurs uniforme.

Cette ville de 120.000 habitants est devenue emblématique de la dernière série d'insurrections pro-russes qui menace plus que jamais l'Ukraine et ses 46 millions d'habitants, d'éclatement entre l'Est russophone et le centre et l'ouest tournés vers l'Europe. Les séparatistes qui ne déposeront pas les armes seront "liquidés", a déclaré à des journalistes au nord de Slaviansk le général Vassyl Kroutov, numéro deux des services de sécurité ukrainiens (SBU), qui commande "l'opération antiterroriste".

De nouvelles sanctions à l'étude

Signe de l'impasse diplomatique dans la pire crise Est-Ouest depuis la fin de la guerre froide, la Maison Blanche a déclaré que le pouvoir pro-européen de Kiev était dans une position "intenable" face aux insurgés et sa réponse "mesurée". Et a dit préparer avec les Européens de nouvelles sanctions contre Moscou, accusé d'être derrière les troubles. Washington menace Moscou de nouvelles sanctions si échec à Genève

Les Etats-Unis ont indiqué être prêts à imposer de nouvelles sanctions contre Moscou en cas d'échec de la réunion internationale de jeudi à Genève pour tenter de résoudre la crise en Ukraine. Alors que la tension est à son comble dans l'est de l'Ukraine, où les autorités de Kiev ont lancé mardi une opération militaire contre les séparatistes russophones, la Maison Blanche a salué mardi la retenue des forces du gouvernement ukrainien. Appelant à la retenue et "à toutes les précautions nécessaires", le porte-parole de l'exécutif américain, Jay Carney, a souligné que le gouvernement ukrainien avait la "responsabilité" de faire respecter la loi et l'ordre.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a de son côté parlé au téléphone mardi avec ses homologues français, allemand et britannique ainsi qu'avec la chef de la diplomatie de l'Union européenne (UE), Catherine Ashton, a indiqué la porte-parole de la diplomatie américaine Jennifer Psaki. "Notre équipe chargée de la sécurité nationale est en discussions actives au sujet d'une prochaine série de sanctions", a indiqué Jennifer Psaki, ajoutant que la coordination des Etats-Unis avec l'UE était "une priorité". "Non seulement nous anticipons de nouvelles sanctions, mais nous préparons de nouvelles étapes", a-t-elle ajouté. Selon la porte-parole, cela pourrait vouloir dire cibler davantage d'individus que ceux visés par les sanctions existantes, voire interdire l'accès à certains secteurs économiques clés comme les mines, l'énergie et les services financiers.

Jennifer Psaki a toutefois estimé que, "selon les termes du calendrier et de notre approche stratégique, la prochaine étape devrait être, de notre point de vue, (la rencontre à Genève) jeudi, parce que c'est l'occasion pour chacun de s'asseoir autour d'une table et d'avoir une discussion". John Kerry doit s'envoler mercredi matin pour Genève, où il doit retrouver jeudi ses homologues européens, ukrainien et russe pour tenter de résoudre la crise.

"Ennemi difficile"

Le général a affirmé que ces insurgés non identifiés faisaient partie des "troupes spéciales du GRU (renseignement militaire russe, NDLR) qui ont une grande expérience des conflits". C'est "un ennemi difficile", a-t-il dit, assurant que 300 d'entre eux étaient encore arrivés lundi, la plupart à Slaviansk. Des renforts ukrainiens ont également été héliportés sur l'aérodrome militaire de Kramatorsk, à 15 km au sud de Slaviansk, ont indiqué des témoins sur place, prenant de fait la ville en étau. Des chasseurs ukrainiens survolaient régulièrement la zone. Le ministère de l'Intérieur a parlé d'une "libération" de l'aérodrome, sans victimes.

Oleg Issanka, un manifestant pro-russe, a assuré à l'AFP que les soldats avaient ouvert le feu sur les protestataires, évoquant "un blessé à la main, l'autre au flanc". "Ils veulent poser leurs avions ici et commencer à nettoyer la ville. Nous ne leur demandons rien, pourquoi viennent-ils nous dire comment on doit vivre ?" Kiev avait annoncé mardi matin l'envoi "au front" d'un premier bataillon de la Garde nationale. L'unité est formée de volontaires des unités d'autodéfense du Maïdan, haut lieu du mouvement de contestation dans le centre de Kiev qui a renversé en février le régime pro-russe du président Viktor Ianoukovitch.

Un chiffon rouge pour Moscou, qui ne reconnaît pas le régime intérimaire de Kiev et considère comme "fascistes" plusieurs des groupes du Maïdan. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait d'ailleurs prévenu mardi matin que tout ordre "criminel" de Kiev d'"envoyer les chars" ferait capoter les pourparlers prévus pour jeudi à Genève sur la crise.

"Nombreuses demandes" d'aide

Ces discussions entre Ukraine, Russie, Etats-Unis et Union européenne seraient les premières négociations internationales depuis le début de crise. L'annonce lundi soir par le Kremlin selon laquelle Vladimir Poutine, qui s'est engagé depuis longtemps à assurer "à tout prix" la sécurité des populations russophones de l'ex-URSS, recevait de "nombreuses demandes" d'aide des régions de l'Est ukrainien avait déjà renforcé les craintes d'une intervention russe.

Kiev et les Occidentaux voient la main de Moscou derrière les récents soulèvements, qui rappellent selon de nombreux experts l'intervention des forces ayant pris le contrôle de la Crimée avant son rattachement à la Russie. L'UE a d'ailleurs décidé d'étoffer ses sanctions ciblées contre des personnalités impliquées dans la crise, ce que Moscou a dénoncé comme "contreproductif", appelant les Européens à plutôt "se concentrer sur la recherche commune d'une solution".

Les "projets brutaux" de la Russie

Le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov a, quant à lui, fustigé mardi les "projets brutaux" de la Russie qui "veut que s'embrasent tout l'est et le sud de l'Ukraine, de la région de Kharkiv à celle d'Odessa". Et l'Otan a une nouvelle fois exhorté la Russie à "faire baisser la pression" en faisant reculer ses troupes massées près de la frontière. Les pro-russes réclament un rattachement à la Russie, ou au minimum une "fédéralisation" de l'Ukraine, pour donner de grands pouvoirs aux régions.

Olexandre Tourtchinov avait pour la première fois lundi évoqué la possibilité d'organiser un référendum sur les institutions ukrainiennes. Mais l'ambassadeur ukrainien auprès de l'ONU à Genève, Yurii Klymenko, a prévenu mardi que l'Ukraine ne comptait pas parler de fédéralisme jeudi.

Merkel s'est entretenue avec Poutine

Mardi soir, la chancellerie allemande a fait savoir qu'Angela Merkel avait eu une conversation téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine. La préparation du sommet de Genève consacré jeudi à l'Ukraine a été "au centre de la discussion", a affirmé la chancellerie.

"Au cours de cette conversation, la situation actuelle en Ukraine a été discutée en détail", a souligné la porte-parole adjoint du gouvernement allemand, Christiane Wirtz, dans un communiqué. "La préparation de la rencontre prévue jeudi à Genève des ministres des Affaires étrangères de la Russie, de l'Ukraine, des Etats-Unis et de la représentante de l'UE en charge de la politique étrangère et de sécurité, a été au centre de la discussion", a-t-elle ajouté.

Source : Huffington Post


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mardi 1 avril 2014

Sanctions contre Poutine ! Que l'on se rassure ;-)

Dessert pour tout le monde ;-)

Que l'on se rassure, le président russe Vladimir Poutine échappera certainement à la sanction phare que nous annoncions hier, 1er avril 2014...

Ni la Présidence de la République, ni le Quai d'Orsay ne priveront Vladimir Poutine de dessert, si l'invitation de la Russie, pour les cérémonies du 6 juin (seconde guerre mondiale) puis du 14 juillet (première guerre mondiale) est toujours d'actualité, malgré le différend diplomatique concernant l'Ukraine.

Source : FNCV.COM


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Ukraine : La France propose d'envoyer des avions de chasse dans les pays baltes

Poutine sera privé de dessert à l'Elysée pour le 14 juillet* !!!

Un Awacs français est déjà engagé en Pologne et Roumanie. En visite  dans les Pays baltes et en Pologne afin de contribuer à leur "réassurance militaire" face à la crise ukrainienne, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian devait annoncer trois choses.

1) La "disponibilité de la France, si l'Otan le demande" d'envoyer quatre avions de chasse pour la mission Air Baltic de police de ciel. Même si l'annonce prend aujourd'hui un sens politique fort, il s'agit d'une mission de routine. L'armée de l'Air française a déjà pris à quatre reprises (2007, 2010, 2011, 2013) son tour de garde à partir de la base de Siauilai (Lituanie) afin d'assurer la "permanence opérationnelle" pour le compte des trois Etats baltes, dans le cadre de l'Otan. Le dernier détachement français est rentré début septembre 2013.

2) Un Awacs français réalise des missions de surveillance de l'espace aérien au dessus de la Pologne et de la Roumanie.

3) Un soutien en matière de cyberdéfense sera apporté en Estonie, où se trouve le "centre d'excellence" de l'Otan pour la cyberdéfense.

Militairement, ces trois mesures ne mangent pas de pain et s'inscrivent dans la logique de "désescalade" des autorités françaises. Sur BFMTV, Jean-Yves Le Drian a, très habilement, botté en touche quant au contrat de vente des deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie. "Ce sont des bateaux qui ne sont pas armés, qui seront des bateaux militaires quand ils arriveront en Russie », a-t-il, expliqué, un peu jésuite.  Mais surtout, « la livraison du premier bâtiment ayant lieu au mois d'octobre, la question de la suspension se posera au mois d'octobre »...

Par ailleurs, l'invitation de la Russie, et donc de son président (Vladimir Poutine), pour les cérémonies du 6 juin (seconde guerre mondiale) puis du 14 juillet (première guerre mondiale) est toujours d'actualité.  

Source : Secret Défense

* C'est la mesure phare de rétorsion, annoncée par la France, en réponse à l’Anschluss de la Russie sur la Crimée...


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lundi 3 mars 2014

Ukraine : Ultimatum des forces russes aux soldats ukrainiens en Crimée !

SEBASTOPOL -Selon les garde-frontières ukrainiens, les forces russes ont continué de se renforcer en Crimée au cours de ces dernières heures. Ainsi, il est question d’au moins 10 hélicoptères d’attaque et de 8 avions de transport venus de Russie. Or, conformément aux accords liant les deux pays sur le statut de la Flotte russe de la mer Noire russe, basée à Sébastopol, les autorités ukrainiennes auraient dû être prévenues 72 heures à l’avance de ces mouvements.

Il est difficile de dire combien les forces russes comptent d’hommes en Crimée. D’autant que les hommes en tenue de combat qui ont pris le contrôle de sites stratégiques ne portent aucun signe distinctif permettant de déterminer leur nationalité et leur unité d’appartenance.

En tout cas, Moscou doit juger que le rapport de force lui est assez favorable dans cette république autonome pour lancer un ultimatum aux troupes ukrainiennes qui y tiennent garnison.

“L’ultimatum est le suivant : reconnaître les nouvelles autorités (pro-russes) en Crimée, déposer les armes et s’en aller, ou être prêt à subir un assaut”, a indiqué Vladislav Seleznev, un responsable du ministère ukrainien de la Défense. L’échéance serait fixée à 3H00 GMT.

Mais c’est dans le cyberspace que les premières escarmouches ont commencé, l’agence russe de surveillance de l’Internet, Roskomnadzor, ayant bloqué l’accès à 12 sites Internet liés au mouvement de protestation ukrainien. Cette dernière a expliqué, par communiqué, qu’il s’agissait d’empêcher la “propagande de groupes nationalistes ukrainiens” qui “encouragent les activités terroristes et la participation à des actions de masse non autorisées”.

Par ailleurs, alors que les dirigeants occidentaux ont multiplié les pressions diplomatiques sur les autorités russes, les menaçant d’isolement économique ou, comme l’a fait l’Union européenne, d’une remise en cause de ses relations avec la Russie, d’autres responsables ont tenu des propos plus durs à l’égard de Moscou.

“Nous savons que chez les rapaces l’appétit vient en mangeant. L’enjeu pour le monde libre est de s’opposer à cette logique”, a ainsi dénoncé Radoslaw Sikorski, le ministre polonais des Affaires étrangères. “La Russie subira de graves conséquences”, a-t-il ajouté, avant une réunion d’un Conseil pour la sécurité nationale, avec l’Ukraine pour ordre du jour.

Quant à l’ex-Premier ministre Ioulia Timochenko, qui vient de sortir de prison après la destitution du président Ianoukovitch, elle a affirmé, dans une adresse à la nation, que “Vladimir Poutine comprend bien qu’en nous déclarant la guerre, il la déclare aussi aux garants de notre sécurité, à savoir les États-Unis et la Grande-Bretagne”.

Source : Zone Militaire


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