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lundi 23 octobre 2017

Finance : Transport aérien stratégique - Enquête du Parquet financier

Étant donné que les moyens de l’armée de l’Air en matière de transport aérien stratégique sont plus que limités et que les besoins ne cessent de croître dans ce domaine, le ministère des Armées a recours des sociétés privées, généralement russes et ukrainiennes, qui disposent d’avions gros porteurs de type N-124, IL-76 et AN-225.

Deux types de procédures pour l’affrètement aérien existent : celle basée sur le contrat SALIS, dans le cadre de l’Otan, et celle dite « à bons de commande », dont le marché a été attribué à la société International Chartering Systems (ICS), qui, elle-même, fait appel à des sous-traitants (Transaviaexport, Ukraine Air Alliance, Flight Unit 224 – TTF Air 224 TH et Aviacon Zitotrans). Ce qui représente une charge importante au niveau financier.

S’agissant des affrètements via le dispositif SALIS, il n’y a pas de surprise. En 2017 comme en 2016, le coût de l’heure de vol (38.600 euros tout de même) n’a pas changé. En revanche, il en va tout autrement pour la procédure à bons de commande, la société ICS ayant augmenté ses tarifs de 37% en un an, ce qui fait qu’une heure de vol est facturée 67.500 euros au lieu de 49.000 euros.

De quoi faire tousser les magistrats de la Cour des Comptes, lesquels ont saisi, nous apprend le quotidien Le Monde, le Parquet national financier (PNF) avant l’été. Ce qui pose problème est l’opacité qui entoure le marché attribué à ICS. Un point qui avait déjà été souligné par la rue Cambon en octobre 2016, qui avait constaté des « anomalies. »

Puis, en mars, le député François Cornut-Gentille s’était interrogé sur ce recours « privilégié » des Armées à ICS depuis plusieurs années. Recours qui, selon lui, « défie la logique financière ». Autre élément qui a troublé le parlementaire : le ministère paie les factures de cette société via un compte à Singapour, ce qui est toutefois légal. D’après Le Monde, il a adressé une nouvelle question écrite pour interpeller Mme le ministre des Armées, Florence Parly, sur ce dossier.

Source : Zone Militaire

 
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dimanche 10 septembre 2017

Corée du Nord : Quelles options face à l’arme nucléaire et aux provocations ?

Dans le film « Le Crabe Tambour », de Pierre Schoendoerffer, le commandant (interprété par Jean Rochefort) estime que « le choix de l’homme n’est pas entre ce qu’il croit le bien et le mal, mais entre un bien et un autre bien ». Que dirait-il dans le cas de la Corée du Nord, pour lequel aucune option ne paraît satisfaisante ?

Ainsi, au mépris des résolutions des Nations unies (dont l’objectif est d’obtenir la dénucléarisation de la péninsule coréenne) et des sanctions internationales, malgré les remontrances (feintes ou réelles) de la Chine, sa plus proche alliée, la Corée du Nord a réalisé des progrès aussi rapides qu’étonnants dans la mise au point d’un missile balistique intercontinental et le développement d’une arme nucléaire. Le dernier essai qu’elle a réalisé, le 3 septembre 2017, montre a l’évidence qu’elle a franchi un nouveau palier dans ce domaine, la puissance dégagée par une bombe thermonucléaire présumée (ou à fission dopée) ayant été estimée à 50/120 kilotonnes.

Du coup, c’est l’équilibre stratégique de la région qui s’en trouve renversé, avec une Corée du Sud directement menacée (l’armistice de 1953 ayant été dénoncé par Pyongyang). Et l’on ne parle pas du Japon, régulièrement brocardé par la Corée du Nord (comme, d’ailleurs, par la Chine). Face à cette situation « explosive », susceptible de conduire à une « catastrophe planétaire » (dixit Vladimir Poutine, le président russe), que faire ?

1- L’option militaire

Quand l’on avance que « toutes les options sont sur la table », cela veut généralement dire que l’intervention militaire n’est pas exclue. Ces derniers temps, les États-Unis n’ont cessé de le sous-entendre, voire de le dire clairement, comme l’a fait le président Trump, en promettant «le feu et la colère » à la Corée du Nord en réponse à ses menaces de s’en prendre aux bases américaines de l’île de Guam. Et son conseiller à la sécurité nationale, le général HR McMaster, a même évoqué une « guerre préventive ».

Seulement, ce serait mettre le doigt dans un engrenage dangereux. Si, sur le papier, l’avantage militaire est évidemment du côté des forces américaines et sud-coréennes, il ne faut pas croire que la partie sera facile dans la mesure où l’armée nord-coréenne opposera la force de la quantité (2 millions de soldats endoctrinés et des moyens en artillerie conséquents). Et Pyongyang ne manquerait pas de riposter, y compris avec des moyens non-conventionnels (avec, par exemple, des armes chimiques).

Dans un tel scénario, il faudra rechercher un effet de sidération. Et encore, ce ne sera pas un gage de succès. Si les rampes de missiles et les canons nord-coréens ne sont pas neutralisés rapidement, alors Séoul, située à 50 km de la zone démilitarisée, sera sous le feu, avec probablement à la clé des milliers de morts côté sud-coréen. En clair, une telle intervention militaire ne pourra pas se limiter aux seuls infrastructures nucléaires nord-coréennes.

En outre, il y aura immanquablement des réactions internationales, à commencer par celle de la Chine, liée à la Corée du Nord par un accord de défense. Que ferait Pékin dans ce cas?

Un autre scénario consisterait à éliminer Kim Jong-un et ses lieutenants. Mais rien ne dit que cela conduirait à l’écroulement du régime nord-coréen. Et comme on sait toujours ce que l’on perd mais jamais ce que l’on gagne, cette solution radicale pourrait ne pas en être une.

Qui plus est, il faudra anticiper la suite. Si le régime nord-coréen s’effondre, que se passera-t-il? Ira-t-on vers une réunification des deux Corée, dont le coût serait de 2.000 milliards de dollars au minimun (en incluant les dépenses liées à l’option militaire)? La Chine refuse une telle perspective. Et puis il n’est pas exclu de voir l’armée nord-coréenne vaincue se livrer à des actions de guérilla (avec une discret appui chinois). Bref, ce serait remettre une pièce dans la machine en revenant à une situation d’avant 1953.

2- Renforcer le régime des sanctions

Après le dernier essai nucléaire nord-coréen, la Corée du Sud et le Japon ont été parmi les premiers pays à réclamer un renforcement des sanctions prises par les Nations unis à l’égard de Pyongyang. Sanctions par ailleurs déjà renforcées en août 2017… Et cela pour la septième fois depuis 2006. L’idée serait d’aller encore plus loin en interdisant à la Corée du Nord d’importer des hydrocarbures. Mais la Chine y est hostile, de même que la Russie. Pour le président Poutine, ce serait même « inutile et inefficace ».

Il est vrai que les sanctions, renforcées de résolution en résolution, n’ont nullement empêché la Corée du Nord de réaliser des progrès considérables dans les domaines du nucléaires et des missiles balistiques. Mais voter de telles mesures est une chose… Les faire appliquer en est une autre. Là est toute la difficulté… Certains pays (ou acteurs non-étatiques) ayant à coeur de voir d’abord leurs intérêts.

3- Le dialogue

Dialoguer avec Pyongyang, telle est la solution prônée par la Chine et la Russie (ainsi que l’Iran). Seulement, encore faut-il savoir sur quoi on peut négocier. D’autant que Kim Jong-un ne paraît pas très partant pour discuter avec le président sud-coréen, Moon Jae-in, pourtant favorable à une issue (du moins était-ce le cas avant son élection).

L’objectif d’un tel dialogue serait d’arriver à la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Des discussions à cette fin ont eu lieu dès 1994, déjà, quand la nature militaire du programme nucléaire nord-coréen a été mise au grand jour.

À l’époque, le président américain, Bill Clinton, qui avait déjà évoqué l’option militaire contre Pyongyang, avait négocié l’arrêt des activités nucléaires de la Corée du Nord en échange d’une aide économique et de la fourniture de centrales à eau légère ne pouvant être utilisées qu’à des fins civiles. Seulement, la Corée du Nord ne mit pas pour autant un terme à ses activités, ce qui déboucha, en décembre 2002, sur sa décision d’expulser les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et de se retirer du traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

En 2007, après le premier essai nucléaire nord-coréen (et une séquence où Pyongyang lança plusieurs missiles, des pourparlers à six (États-Unis, la Russie, la Chine, Japon et les deux Corées) aboutirent à l’accord de Pékin, avec l’engagement de la Corée du Nord à suspendre «temporairement» ses activités nucléaires en échange de la livraison de pétrole, de la promesse de discussions bilatérales et de la levée de sanctions financières. On connaît la suite…

En effet, estimant que les négociations n’allaient pas assez vite, Pyongyang se livra à de nouvelles provocations militaires (comme avec le bombardement de l’île sud-coréenne de Yeon Pyeong, en novembre 2010, sans parler du naufrage de la corvette Cheonan), après avoir procédé à son second essai nucléaire (le 25 mai 2009).

Alors, dialoguer. Mais pour quel but ? D’après le président russe, l’attitude de la Corée du Nord s’explique par le fait qu’elle se sent menacée. Les Nord-Coréens « sont prêts à manger de l’herbe s’ils ne se sentent pas en sécurité », a-t-il dit, lors du sommet du groupe des BRICS, le 5 septembre 2017. Dans ces conditions, on voit mal comment Pyongyang pourrait renoncer à son arsenal nucléaire, même si les États-Unis décidaient de retirer leurs troupes de Corée du Sud. (Car après, il faudrait qu’ils en fassent de même au Japon, voire à Guam).

Pourtant, dans la déclaration commune publiée le 19 septembre 2005 par le groupe des six, les États-Unis avaient confirmé qu’ils n’avaient pas « d’armes nucléaires dans la péninsule coréenne [la dernière avait été retirée en 1991] et qu’ils n’avaient « pas l’intention d’attaquer ou d’envahir » la Corée du Nord « avec des armes nucléaires ou conventionnelles. »

4- Accepter le fait accompli

Maintenant que l’on sait que la Corée du Nord a testé une arme nucléaire d’une puissance inégalée et qu’elle est susceptible d’être en mesure de menacer le territoire américain (voire d’autres) avec des missiles intercontinentaux, l’on pourrait être tenté par le statu quo…

Dans ce cas, il faudrait miser sur la logique de la dissuasion, étant donné que, comme la survie de son régime est son objectif principal, Kim Jong-un ne se risquerait pas à lancer une attaque nucléaire contre les États-Unis, la Corée du Sud ou le Japon s’il sait qu’il expose son pays à la destruction. C’est d’ailleurs tout le sens des discussions entre Washington et Séoul, au cours desquels il a été décidé de lever les restrictions concernant la charge militaire et la portée des missiles balistiques sud-coréens.

Mais cette logique n’aurait aucun effet sur ce sentiment d’insécurité des Nord-Coréens qu’a décrit M. Poutine. Les troupes américaines seraient toujours présentes dans la péninsule, avec des moyens de défense antimissile (ce qui, au passage, n’arrangerait ni les affaires de la Russie, ni celles de la Chine). Et puis la Corée du Sud pourrait, à son tour, vouloir disposer de telles armes. Des voix se sont déjà élevées, à Séoul, pour le demander.

En outre, en tolérant que la Corée du Nord puisse se doter de l’arme nucléaire, l’on enverrait un mauvais signal à d’autres pays qui ont cette tentation. Pourquoi, en effet, l’Iran, voire la Syrie (pays avec lesquels Pyongyang a des liens étroits) accepteraient de se voir priver d’un tel arsenal ? L’Arabie Saoudite pourrait avoir la même réflexion. Pour le coup, ce serait donner le signal à une course aux armements et aller vers un monde encore plus dangereux qu’il ne l’est déjà...

Source : Zone Militaire

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mercredi 26 avril 2017

Moyen-Orient : Un général américain veut contrer l’Iran par des moyens militaires

Joseph Votel, général américain, veut perturber les activités déstabilisatrices de l’Iran par des moyens militaires

En juillet 2015, suite à l’accord sur le programme nucléaire iranien trouvé à Vienne, certains se montrèrent optimistes en disant espérer une normalisation des relations avec Téhéran. D’autres furent plus sceptiques, estimant au contraire que la levée des sanctions économiques allait donner plus de moyens à l’Iran pour se livrer à des activités déstabilisatrices au Moyen-Orient, via le financement et l’approvisionnement en armes de mouvements chiites, comme par exemple le Hezbollah libanais, perçu en Israël comme étant une menace prioritaire.

Deux ans après l’accord de Vienne, qui fit l’objet de la résolution 2231 du Conseil de sécurité, le représentant permanent de la France auprès des Nations unies, François Delattre, dénonça les « nombreuses activités déstabilisatrices » de l’Iran, dont le tir de missiles balistiques, les livraisons d’armes [destinées aux rebelles Houthis au Yémen] et les déplacements à l’étranger du général Qasem Suleimani [chef de l’unité al-Qods], alors qu’il est toujours sujet à une interdiction de voyager. »

« Nous pensons qu’il est essentiel, pour la sécurité internationale et la stabilité de la région, que l’Iran s’abstienne de toute activité déstabilisatrice et dangereuse », fit alors valoir M. Delattre.

Alors que l’administration Obama cherchait à arrondir les angles avec Téhéran, c’est loin d’être le cas de celle du président Trump, d’autant que ce dernier avait promis de « déchirer » l’accord de Vienne. Le secrétaire à la Défense, le général James Mattis, est partisan de suivre une ligne dure à l’égard de l’Iran.

« Je considère que l’État islamique n’est rien de plus qu’un prétexte pour l’Iran de poursuivre ses méfaits. L’Iran n’est pas un ennemi de l’EI et il a beaucoup à gagner avec l’agitation que l’EI crée dans la région », avait avancé le général Mattis, dans un entretien donné en avril 2016 au Washington Examiner.

Lors d’une audition devant le comité des Forces armées de la Chambre des représentants, le général Joseph Votel, le chef de l’US Centcom, le commandement militaire américain pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère.

Selon lui, les activités de Téhéran et de ses alliés sont au coeur des problèmes du Moyen-Orient. « Et mon point de vue est que l’Iran constitue la plus grande menace de long terme pour la stabilité de cette partie du monde », a estimé le général Votel.

« Je crois que l’Iran opère dans ce que j’appelle une zone grise », a-t-il continué, en citant la fourniture d’une aide logistique aux groupes armés chiites, le recours à des « forces supplétives » et les cyberattaques.

Ainsi, a précisé le général Votel, les rebelles Houthis ont pu déployer des missiles de défense côtière, des radars, des embarcations piégées et des mines dans les environs du très stratégique détroit de Bab el-Mandeb (mer Rouge) grâce au soutien de Téhéran. Ces derniers mois, deux navires engagés dans les opérations menées au Yémen par la coalition commandée par l’Arabie Saoudite ont été attaqués dans ce secteur, dont le HSV-2 Swift et une frégate saoudienne. Le destroyer USS Mason et le navire logistique USS Ponce ont également été visés, ce qui a valu une riposte américaine.

En outre, l’Iran peut toujours entraver le trafic maritime à proximité du détroit d’Ormuz, ce qui ne manquerait pas d’avoir de lourdes conséquences sur le commerce mondial, à commencer par celui des hydrocarbures. Plusieurs incidents ont eu lieu dans cette région au cours des 12 derniers mois.

Aussi, le chef du Centcom estime qu’il faut « trouver les opportunités de perturber, par des moyens militaires ou d’autres moyens » ces activités iraniennes. Et cela laisse présager de nouvelles tensions dans la région…

Par ailleurs, s’agissant de l’Afghanistan, où les autorités s’inquiètent du soutien fourni par l’Iran au mouvement taleb, le général Votel a pointé le rôle de la Russie.

« Je pense qu’il est juste de supposer qu’ils [les Russes] fournissent une sorte de soutien aux talibans, en termes d’armes ou d’autres choses. Je crois que la Russie essaie d’être un parti influent dans cette partie du monde », a-t-il dit, reprenant ainsi à son compte les propos tenus quelques jours plus tôt par le général Curtis Scaparrotti, le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR).

Source : Zone Militaire

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samedi 22 avril 2017

Armement Etats Unis versus Russie : MOAB et FOAB, la Mère et le Père de toutes les Bombes ...

Les forces américaines en Afghanistan ont largué la plus puissante arme américaine non-nucléaire sur les positions de Daesh à la frontière de l'Afghanistan et du Pakistan.
Qu’a-t-elle de particulier ?

Ce que nous apprend son nom

L’appellation officielle de l'arme est : «Bombe à effet de souffle d'artillerie lourde». L'acronyme MOAB a également été interprété comme "Mother off all Bombs", la «Mère de toutes les bombes». Ce surnom fait peut-être aussi référence à une menace du président irakien Saddam Hussein qui évoquait la «mère de toutes les batailles» au sujet du Koweït en 1991.

4 ans et descendante de la Daisy Cutter du Vietnam

L'arme a d'abord été testée en mars 2003, précisément avant l'invasion américaine de l'Irak. La MOAB est la descendante du BLU-82B «Daisy Cutter», une bombe de l'ère du Vietnam qui pesait 6 800 kg et était utilisée pour détruire jungles et champs de mines. Elle avait été utilisée avec un effet dévastateur contre les troupes irakiennes en 1991. Les derniers exemplaires des 225 BLU-82 ont été utilisés vers 2008 puis officiellement remplacés par la MOAB.

C'est énorme !

La MOB de GBU-43/B est le «monster truck d'artillerie américaine», a écrit en 2003 Gary Brecher, chroniqueur qui se qualifie de «nerf de guerre». La MOAB pèse un peu plus de 10 tonnes et est l’arme non-nucléaire la plus puissante dans l'arsenal des Etats-Unis.

Il est rempli d'explosif H6, environ 1,35 fois plus puissant que le TNT pur pour un rendement de 11 tonnes sur un rayon de 1,6 kilomètre. La bombe elle-même mesure près de dix mètres de long, fait plus d'un mètre de diamètre et peut être uniquement larguée depuis des avions de transport C-130 spécialement modifiés.

L'effroi

La fonction de la MOAB est principalement de provoquer «choc et stupeur» : il s'agit d'une arme explosive, créant une pression destinée à faire s'effondrer tunnels et bunkers et effacer tout membre du personnel ennemi se trouvant dans le rayon de l'explosion.

6 millions de dollars par pièce

La MOAB a été construite par la société Dynetics, basée en Alabama. Le Pentagone n'a commandé que 20 bombes, coûtant 16 millions de dollars chacune. L'ensemble du programme coûte quelque 314 millions de dollars.

... Et il y a un papa russe !

Après les tests de la MOAB par les Etats-Unis en 2003, la Russie a développé sa propre arme thermobarique, surnommée FOAB «Le père de toutes les bombes» et l'a testé en 2007. 

La bombe thermobarique, «Père de toutes les bombes» (FOAB), a été développée en Russie en 2007 et dépasse son adversaire américain, la bombe à effet de souffle d'artillerie lourde GBU-43/B («Mère de toutes les bombes»), en puissance et en efficacité.

L'explosion de la MOAB - «mère de toutes les bombes» - lors d'un essai L'usage limité de la «mère des bombes» américaine : quelle est la vraie force de la MOAB ? 

La puissance développée par l'explosion de la bombe russe est de 44 tonnes de TNT, en comparaison aux 11 tonnes de la bombe américaine. L'engin russe est en outre moins lourd que son rival américain, il pèse en effet 1 tonne de moins (7,1 contre 8,2).

Les plus importants dégâts que cette bombe génère sont causés par son onde expansive et des températures extrêmement hautes, qui brûlent tout ce qu’elles rencontrent. Les bombes thermobariques diffèrent des armes conventionnelles en utilisant l’oxygène présent dans l’air. Cela en fait des engins plus puissants mais aussi plus difficiles à contrôler.

Suite à son essai en 2007, dont l'endroit n’a pas été révélé, la zone de l'impact a été entièrement brûlée, la faisant ressembler à «la surface de la lune». L'adjoint au chef d'état-major général des forces armées russes, Alexandre Roukchine, avait déclaré à l’époque : «Son efficacité et sa capacité sont comparables à celles des armes nucléaires. En même temps, l’utilisation de cet arme n’endommage pas et ne pollue pas l’environnement comme le fait une arme nucléaire.»

Sources : REUTERS et AFP


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mardi 11 avril 2017

Corée du Nord : Le président américain Trump envoi le porte avion USS Carl Vinson

Un groupe aéronaval américain se dirige vers la péninsule coréenne, par « mesure de précaution »

Fin mars 2017, les analystes de l’US-Korea Institute de l’université américaine John Hopkins, ont affirmé qu’il fallait probablement s’attendre à un sixième essai nucléaire nord-coréen, au vu de l’activité constatée sur le site de Punggye-Ri.

Ainsi, sur des images prises par satellite, on peut y voir la présence de véhicules et d’équipements spécifiques pouvant laisser penser à la préparation d’un nouvel essai. « La combinaison de ces facteurs suggère fortement des préparatifs bien avancés pour un test », ont estimé les analystes de l’institut.

Seulement, le président américain, Donald Trump, se veut ferme sur le dossier nord-coréen. Et depuis qu’il est à la Maison Blanche, Washington affirme que « toutes les options sont sur la table » pour empêcher Pyongyang de se doter de l’arme nucléaire et des vecteurs nécessaires pour la mettre en œuvre. D’autant plus que, jusqu’à présent, les sanctions internationales, sans cesse renforcées, n’ont eu aucun effet sur l’attitude du régime nord-coréen. Bien au contraire.

Alors que le président Trump recevait son homologue chinois, Xi Jingping, en Floride, le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a prévenu : « Nous sommes prêts à agir seuls si la Chine n’est pas capable de se coordonner avec nous afin de contrer les ambitions nucléaires de Pyongyang, qui violent le droit international ». Après la frappe contre la base syrienne d’Al-Shayrat, en représailles d’une attaque chimique attribuée à Damas, cette déclaration sonne comme un avertissement clair et surtout crédible.

C’est dans ce contexte que le porte-avions USS Carl Vinson a appareillé de Singapour pour prendre la direction de la péninsule coréenne, où, par ailleurs, les forces américaines, sud-coréennes et japonaises ont récemment lancé des manœuvres.

« Le commandement américain dans le Pacifique a ordonné au groupe aéronaval autour du porte-avions USS Carl Vinson d’être à disposition et présent dans l’ouest du Pacifique, et ce par mesure de précaution », a expliqué le commandant Dave Benham, le porte-parole du commandement américain dans le Pacifique (US PACOM). Et d’ajouter que « la menace numéro un dans la région reste la Corée du Nord, en raison de son programme de missiles irresponsable, déstabilisateur et imprudent, et de la poursuite [de ses recherches] en vue de disposer d’armes nucléaires. »

Cela étant, ce déploiement de l’USS Carl Vinson vise probablement à dissuader Pyongyang de mener un nouvel essai nucléaire, ce qui serait perçu comme une provocation à Washington.

Source : Zone Militaire

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mardi 28 mars 2017

OTAN : La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI en Estonie

Mission LYNX - La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI à Tapa en Estonie, dans le cadre de l'OTAN

Lors du dernier sommet de l’Otan, organisé en juillet 2016 à Varsovie, les Alliés ont confirmé le renforcement du flanc oriental de l’Alliance (enhanced Forward Presence, eFP) au bénéfice des pays baltes et de la Pologne, inquiets des intentions russes au regard de la situation dans le sud-est de l’Ukraine.

Cette mesure, qui vient s’ajouter à la création d’une force de réaction très rapide [Very High Readiness Joint Task Force, VHRJT) forte de 5.000 soldats ainsi qu’à l’ouverture de 6 centres de commandement en Europe de l’Est, vise à déployer, par rotation, 4 bataillons internationaux en Pologne, en Estonie, en Lettonie et en Lituanie.

Désigné pour être la nation-cadre pour l’Estonie, le Royaume-Uni va fournir le commandement et le gros des effectifs et des moyens (avec des Challenger 2 et des Warrior) d’un bataillon qui prendra ses quartiers à Tapa, où la France va envoyer un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) d’environ 300 militaires répartis en trois sections du 2e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa), dotées chacune de 4 Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie (VBCI), d’un peloton de 4 chars Leclerc et d’une section du génie. Un VBCI de commandement, des VAB et des Véhicules blindés légers (VBL) ainsi que des éléments de liaison et d’observation d’artillerie compléteront ce dispositif.

La France contribue à ce bataillon multinational sous commandement britannique « principalement en termes de force de manœuvre, tout en assurant le contrôle national de son engagement dans chaque fonction clef », précise l’État-major des armées (EMA). Ce déploiement a été appelé «mission Lynx».

Ce SGTIA « Lynx » aura essentiellement pour tâche de mener des entraînements aux côtés des militaires britanniques et estoniens. Mais l’objectif premier de ces bataillons multinationaux est de dissuader toute tentative de déstabilisation des pays baltes et de la Pologne qui serait en deçà du seuil de déclenchement de la clause de défense collective de l’Otan (article 5 du Traité de l’Atlantique-Nord). 

Source : Zone Militaire

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mardi 28 février 2017

Défense : Bombardiers stratégiques russes interceptés au large des côtes françaises par l'Armée de l'air

Ce n’est pas encore devenu routinier, comme cela pouvait l’être aux grandes heures de la Guerre Froide. Mais ça pourrait peut-être le devenir. Comme en février et en septembre 2016, deux bombardiers stratégiques russes de type Tu-160 « Blackjack » ont une nouvelle fois été interceptés par l’armée de l’Air.

Dans un premier temps, le centre d’opérations de l’Otan d’Uedem (Allemagne) a détecté 6 avions russes en approche des côtes de la Norvège aux environ de 7 heures, ce 9 février 2017. Alertée, l’aviation norvégienne a fait décoller une patrouille de F-16 pour aller à leur rencontre. C’est alors que la formation russe s’est divisée: quatre appareils – dont le type n’a pas été précisé – ont rebroussé chemin tandis que les 2 Tu-160 «Blackjack» ont continué leur mission en prenant le cap vers les îles britanniques.

Pris en charge par la Royal Air Force, qui a fait décoller des Eurofighter Typhoon pour les accompagner, les bombardiers russes ont contourné l’Irlande par l’ouest et mis le cap vers la Bretagne.

La haute autorité de défense aérienne (HADA) avait anticipé ce mouvement en décidant de solliciter, dès 7h30 (soit 30 mn après l’alerte de l’Otan), un avion de surveillance aérienne E3F AWACS pour suivre les Tu-160, et de positionner, vers 11 heures, un ravitailleur C-135 FR.

C’est ainsi que, vers 12h30, deux Mirage 2000-5 du Groupe de Chasse 1/2 Cigognes, prépositionnés sur la base aéronavale de Lann-Bihoué au titre de la Permanence Opérationnelle (PO), ont décollé pour intercepter puis accompagner les deux Tu-160, qui s’approchaient à une centaine de kilomètres des côtes françaises. Un Rafale de la PO de Saint-Dizier complétera ce dispositif un peu plus tard.

Les avions français ont ensuite passé le relais à des F-18 espagnols. Mais, peu après, les bombardiers russes ont changé de cap pour, apparemment, prendre le chemin du retour. Reste à voir maintenant si, dans les prochains jours, ces deux Tu-160 n’auront pas provoqué d’incident, comme cela avait été le cas en Islande, lors de leur visite de septembre 2016…

En tout cas, cette mission russe, dont le principal objectif est de tester les défenses des pays de l’Otan, a donc fait décoller, côté français, 2 Mirage 2000-5, 1 Rafale, 1 avion ravitailleur et 1 AWACS.

Pour rappel, le Tu-160 Blackjack est un avion imposant (54,10 mètres de long pour une envergure de 55,70 mètres), capable d’emporter une charge offensive maximale de 40 tonnes (dont des missiles à capacité nucléaire AS-15 Kent et AS-16 Kickback), de voler à 2.200 km/h et de parcourir une distance de 13.200 km.

Enfin, l’armée de l’Air souligne que « ces interceptions et escortes ont été dirigées par le Centre national des opérations aériennes de Lyon Mont-Verdun, en étroite collaboration avec les deux centres d’opérations de l’OTAN du nord (Uedem) et du sud (Torrejón). »

Source : Zone Militaire

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dimanche 25 décembre 2016

Armée de l'air : Trois Jetmen dans la PAF

Une première mondiale pour la Patrouille de France

Des hommes volants qui volent en formation avec une patrouille acrobatique ? Si les scénaristes d’Iron Man 4 ont imaginé une telle scène, ils devront trouver autre chose. Car elle a déjà eu lieu dans les environs du Mont Ventoux, au mois d’octobre. Mais ce n’est que ce 24 novembre 2016 que l’armée de l’Air a communiqué à son sujet.

Trois « hommes volants », Yves Rossy, Vincent Reffet et Fred Fugen, chacun équipé d’un jet pack (ou réacteur dorsal) et d’ailes rigides, ont volé, en utilisant uniquement les mouvements de leur corps pour rester en formation, aux côtés des 8 Alphajet de la Patrouille de France (PAF).

Ce vol, qui a exigé près d’un an de préparation, a duré 9 minutes et s’est déroulé à une altitude de 4.000 pieds (1.200 mètres) et à une vitesse de 140 noeuds (260 km/h).

En plus d’un exploit, il s’agit d’une première mondiale, par ailleurs filmée par le réalisateur Éric Magnan pour Airborne Films.

« Quelle fantastique expérience pour nous, pilotes de l’armée de l’air, d’avoir pu voler en patrouille avec des hommes », a commenté le commandant Christophe Dubois, leader de la Patrouille de France.

Ces trois jetmen font partie de la patrouille « Jetman Dubaï », qui, emmenée par Yves Rossy, un ancien pilote militaire suisse, compte les français Vincent Reffet et Fred Fugen, trois fois champions du monde de parachutisme. Cette formation avait déjà fait parler d’elle en volant, en octobre 2015, auprès d’un Airbus A-380 de la compagnie Emirates.

Source : Zone Militaire

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Au cours du mois d'octobre 2016 au-dessus du Mont Ventoux, les 3 Jetmen, Yves Rossy, Vincent Reffet et Fred Fugen, ont réalisé un vol hors du commun avec la patrouille de France. Les trois hommes équipés d'une aile rigide ont pu évoluer pendant 9 minutes aux côtés de 8 Alphajets à une altitude de 4000 pieds (1200m) et une vitesse de 140 noeuds (260km/h).
Le commandant Dubois, leader de la patrouille de France, a déclaré après le vol : « Quelle fantastique expérience pour nous, pilotes de l’armée de l’air, d’avoir pu voler en patrouille avec des hommes ».

Pour rappel, la patrouille de France est la patrouille acrobatique officielle de l'Armée de l'air française. Une vidéo réalisée en 4K par Eric Magnan (Airborne Films), à qui on doit notamment les prises de vue aériennes du film "Les Chevaliers du Ciel" de 2005.

Voir la vidéo : Alphajet & Jetman - Human Flight and Beyond...

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La FNCV vous souhaite
Un bon réveillon et un Bon Noël


Prière du Para

Je m'adresse à vous , mon Dieu,
Car vous donnez ce qu'on ne peut obtenir que de soi.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi qu'on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas le repos,
Ni le succès, ni même la santé.
Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement,
Que vous ne devez plus en avoir!
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi ce que l'on vous refuse.
Je veux l'insécurité et l'inquiétude.
Je veux la tourmente et la bagarre.
Et que vous me les donniez, mon Dieu,
Définitivement.
Que je sois sûr de les avoir toujours
Car je n'aurai pas toujours le courage
De vous les demander.
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.
Mais donnez-moi aussi le courage,
Et la force et la foi.
Car vous êtes seul à donner
Ce qu'on ne peut obtenir que de soi.

André Zirnheld , licencié de philosophie
Commando parachutiste du French Squadron des SAS
Décédé en juillet 1942 à l'age 29 ans lors d'un raid en Egypte.
Compagnon de la Libération à titre posthume le 1er mai 1943.

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jeudi 15 décembre 2016

Syrie : Alep, victoire de Poutine, démission, de l'ONU, des occidentaux !

Les troupes de Bachar al-Assad appuyé par les milices chiites libanaises, iraniennes et afghanes, mais surtout par l'aviation russe ont gagné la bataille d'Alep. Pour l'éditorialiste,

Le grand gagnant après cette victoire est Vladimir Poutine.

"Le grand bénéficiaire de la reprise d'Alep, c'est Bachard al-Assad, mais le véritable vainqueur s'appelle Vladimir Poutine", analyse Alain Duhamel. Il y a trois ans, le dirigeant syrien était sur le point de devoir quitter son pays. "Aujourd'hui au moyen de méthodes barbares et d'horribles exactions contre les civils, il retrouve le contrôle d'Alep et donc des cinq principales villes du pays", détaille l'éditorialiste. Pour autant, le vainqueur militaire est de toute évidence le dirigeant du Kremlin.

"La barbarie appliquée systématiquement avec la destruction de villes entières, ce sont les méthodes de Poutine qui avait procédé de la même façon en Tchétchénie", éclaire Alain Duhamel. Vladimir Poutine est également le maître du ciel en Syrie avec le poids de son aviation.

Sur le plan diplomatique, l'éditorialiste tient le même raisonnement. "Le grand vaincu est évidemment Barack Obama qui a refusé d'intervenir en Syrie alors qu'il était possible de contrer Bachar al-Assad", rembobine Alain Duhamel.

Source : RTL.FR - Alain Duhamel

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"Ecraser la rébellion, sans faire de détail"

Des troupes syriennes pro-gouvernementales dans le quartier Jisr al-Haj le 14 décembre 2016 pendant une opération pour reprendre Alep

afp.com/George OURFALIAN
Paris - "Une diplomatie des décombres": alors que les raids aériens ont repris à Alep, semant la panique et tuant parmi les habitants, la presse jeudi déplore l'"impuissance" de la communauté internationale.

Le champ de ruines d'Alep et les dizaines de milliers de morts en Syrie sont "la triste illustration d'une impuissance. Celle d'une Europe et d'une Organisation des Nations unies incapables de faire entendre une voix commune", constate comme beaucoup Stéphane Albouy (Le Parisien/Aujourd'hui en France).

Dans L'Humanité, Patrick Apel-Muller lui aussi dénonce "une diplomatie des décombres".

"Les hommes, les femmes, les enfants d'Alep peuvent crever, on ne lèvera pas un petit doigt pour leur venir en aide", s'insurge Laurent Joffrin dans Libération, qui pointe la responsabilité de Barack Obama dans ce "recul planétaire de la sensibilité humaine".

En ne réagissant pas quand Bachar al-Assad a franchi la ligne rouge proscrivant "l'utilisation d'armements chimiques (prohibés depuis les années 20)", le président américain "a donné implicitement au régime syrien un blanc-seing pour repousser les limites de la barbarie", affirme le patron de Libé. "Constatant cette éclatante abstention, Vladimir Poutine est revenu en force sur le théâtre syrien pour conforter son allié massacreur", déplore-t-il.

- 'Silence, on tue' -

"Le régime Assad a refusé toute forme de dialogue avec son opposition. La Russie a considéré qu'il fallait commencer par écraser la rébellion, sans faire de détail", constate Guillaume Goubert de La Croix, qui regrette que "le système onusien" soit "inopérant lorsque de grandes puissances -les Etats-Unis hier, la Russie aujourd'hui- décident de s'asseoir dessus".

"Silence, on tue", résume Jean-Michel Servant du Midi Libre, qui juge que les civils ont été "abandonnés à leur funeste sort par l'Occident" et regrette qu'Obama reste "totalement muet sur le sujet". Regret aussi que François Fillon, le vainqueur de la primaire des Républicains, maintienne son "soutien au président russe qui prépare la construction d'un gazoduc géant à travers la Syrie."

"La faute à qui '", s'interroge Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute-Marne): "La communauté internationale dans son ensemble", juge-t-il, sans faire le tri.

"Alep, aujourd'hui, paie au prix fort la lâcheté occidentale", juge Laurent Bodin dans L'Alsace. "Alep est le théâtre d'un jeu de dupes diplomatique dont les Occidentaux, et plus globalement l'Onu, sont des spectateurs impuissants".

Dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Pascal Coquis note lui aussi que "nos gouvernants et les institutions internationales n'ont rien pu faire pour stopper le bras vengeur d'un despote et de ses alliés, que nous n'avons pas su, pas pu ou pas voulu les contraindre".

"A Alep, ce n'est pas qu'un peuple qui meurt, c'est une part de l'humanité qui s'éteint", conclut-il.

Source : Lexpress.fr

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mardi 4 octobre 2016

Défense : Deux bombardiers russes TU 160 interceptés et raccompagnés par des Rafale

Deux bombardiers stratégiques russes interceptés par des Rafale

Contrairement aux fois précédentes, la communication du ministère français de la Défense aura été très rapide (est-ce la conséquence d’une question adressée par le député Jean-Français Lamour ?). Ainsi, le 22 septembre 2016, quatre Rafale de la permanence opérationnelle (PO) ont décollé pour intercepter et accompagner deux bombardiers stratégiques russes de type Tu-160 Blackjack qui évoluaient à proximité de l’espace aérien français.

Les avions russes ont été détectés à 9h13 par la Norvège, qui a fait décoller deux de ses F-16 pour les intercepter. Puis, les deux Tu-160 ont pris la direction du nord de l’Écosse, où deux Eurofighter Typhoon de la Royal Air Force les ont accompagnés.

Après avoir contourné l’Irlande par l’ouest, les bombardiers russes ont ensuite volé vers la Bretagne. À 13h57, deux Rafale en alerte sur la base aérienne de Tours ont alors décollé pour les intercepter et les accompagner alors qu’ils se trouvaient à 100 km des côtes bretonnes.

Ayant mis le cap vers l’Espagne, les deux Tu-160 russes ont été pris en charge, à 14h33, par deux autres Rafale de la PO de Mont-de-Marsan. Puis deux F-18 espagnols ont pris le relais des avions français. Arrivés au large de Bilbao, les bombardiers sont repartis vers le nord, précisément vers l’Irlande.

« Ces interceptions et escortes ont été menées en étroite collaboration entre les deux centres d’opération de l’Otan du nord et du sud et le centre national des opérations aériennes (CNOA) de Lyon-Mont Verdun », a précisé un communiqué de l’armée de l’Air, qui aura donc engagé 4 Rafale, dont 3 ont été ravitaillés en vol entre Clermont-Ferrand et Brest.

Pou rappel, le Tu-160 Blackjack peut emporter une charge offensive maximale de 40 tonnes et voler à une vitesse de 2.200 km/h. Il est en mesure de tirer des missiles à capacité nucléaire -55 (AS-15 Kent) et Kh-15 (AS-16 Kickback). En clair, ce type d’appareil n’est pas fait pour collecter du renseignement d’origine électro-magnétique. Aussi, il s’agit surtout pour l’aviation russe de tester la défense aérienne des pays de l’Otan.

Commentant un épisode similaire ayant impliqué des bombardiers stratégiques Tu-95 Bear volant au-dessus de la Manche, en 2015, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait évoqué une «présence intempestive».

Source : Zone Militaire


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jeudi 1 septembre 2016

Daesh : Mort d'Al-Adnani, leader de l'EI. La "décapitation" une stratégie efficace contre l'Etat islamique ?

Abou Mohammed al-Adnani est le troisième haut responsable djihadiste liquidé en cinq mois. Abou Bakr al-Baghdadi, introuvable chef de l'EI dont la tête est mise à prix par les Etats-Unis, se trouve plus isolé que jamais.

La stratégie dite de "décapitation" est-elle efficace ?

Abou Mohammed al-Adnani, stratège et architecte des opérations extérieures de l'Etat islamique (EI) et porte-parole de l'organisation terroriste, a été tué dans une frappe dont les Etats-Unis et la Russie se disputent la paternité. Sa tête était mise à prix à 5 millions de dollars. Comme des dizaines d'autres terroristes, ils faisaient partie de la liste officielle américaine antiterroriste des personnes recherchées, Rewards for Justice, où l'on trouve également le chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri (25 millions de dollars de récompense), le chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi (10 millions) ou encore l'ancien chef de Boko Haram, Aboubakar Shekau (7 millions).

Al-Adnani, "ministre des attentats" et porte-parole de Daech

Comme au temps d'Oussama Ben Laden, les Américains ont fait de la "stratégie de la décapitation", méthode militaire qui consiste à éliminer physiquement des "cibles à hautes valeurs" pour affaiblir une organisation terroriste, un mode opératoire de plus en plus utilisé, surtout depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche.

Mais cette tactique militaire compte autant de détracteurs que d'adeptes. Les premiers estiment qu'elle déstabilise certes un groupe, temporairement, mais qu'elle n'anéantit jamais l'organisation d'un réseau structuré. Les seconds pensent au contraire que supprimer ces cibles accroît les chances de victoire du contre-terrorisme et diminue la violence d'un conflit. Bruno Tertrais, politologue et maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, considère ce procédé "limité" mais indispensable.


La "stratégie de la décapitation", qui vise les "cibles à haute valeur", est-elle efficace pour affaiblir l'EI ?

- Rappelons d'abord que la "décapitation" n'est pas une stratégie spécifiquement américaine. Les Russes et les Israéliens ont largement utilisé cette technique, les uns contre la rébellion tchétchène, les autres contre des leaders du Hamas au début des années 2000.

Est-ce efficace ? L'historiographie des mouvements totalitaires et des Etats autoritaires a mis en exergue le rôle important des leaders.

Exemple : si Hitler avait été ciblé personnellement à la fin des années 30, il n'est pas certain qu'un autre leader aurait amené l'Europe, et l'Allemagne en particulier, à sa perte comme Hitler l'a fait. De même, plusieurs études, dont celle de l'université d'Harvard de 2012, montrent que la "stratégie de la décapitation" contre le terrorisme et la contre-insurrection est efficace, oui. 

D'autres chercheurs, au contraire, pensent que les groupes terroristes résistent à la mort de l'un de leurs leaders...

- Oui, avec deux arguments à l'appui -mais ça ne veut pas dire que ce n'est pas efficace. D'une part, ils estiment que la mort d'un chef en fait un martyr qui attirera de nouvelles recrues et qu'il sera dans tous les cas remplacé. Ce qui n'est pas tout à fait exact : on a démontré que l'effet martyr n'existe pas ou en tout cas qu'il est surévalué. Et la possibilité pour un leader d'être remplacé n'est pas une raison pour ne pas l'éliminer. Second argument : le réservoir des leaders charismatiques et efficaces n'est pas nécessairement inépuisable. Et de fait, le successeur d'Oussama Ben Laden à la tête d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, n'avait pas la même aura.

Ce qui a marché pour Al-Qaïda peut-il fonctionner pour l'EI ?

- L'élimination physique des principaux leaders opérationnels est certainement de nature à troubler ou à désorganiser la planification faite d’actions locales et à l'étranger. Mais ça n'élimine évidemment pas la menace.

D'ailleurs, personne ne peut prétendre que l'élimination du chef de l'EI, Al-Baghdadi, par exemple, aurait le même effet en 2016 qu'aurait eu l'élimination d'Hitler en 1940. L'EI est une mouvance particulière, bien structurée. Tuer ses leaders aura une efficacité limitée mais ce n'est pas une raison pour ne pas le faire.

Quelles sont les limites de cette stratégie ?

- Les leaders ne sont jamais seuls. Ce ne sont pas des mécanismes dont il y aurait une pièce maîtresse, une clé de voûte, sans laquelle tout s'effondre. Les organisations terroristes ne sont pas des Etats totalitaires, elles sont souvent décentralisées et fluides et leur influence est tout autant idéologique qu'opérationnelle. Personne ne pense qu'il suffit de "décapiter" pour que les mouvements terroristes disparaissent. L'efficacité ne veut pas dire suffisance.

Pourtant les Etats-Unis ont bâti un récit autour du "wanted dead or alive" en matière de lutte contre le terrorisme.

- Dans l'élimination des leaders terroristes, il y a aussi une dimension de morale et de justice, c'est une manière de montrer que les agressions ne restent pas impunies. L’expression 'Wanted : Dead or Alive' est effectivement américaine – Bush l'avait d’ailleurs utilisée à propos de Ben Laden – mais n’oublions pas que la promesse de récompense existe dans d’autres pays.

Mais il est vrai que contrairement à d'autres – je pense par exemple aux Israéliens – les Américains se réjouissent publiquement de leurs prises car c'est ce qui est le plus visible, cela crée des effets d'annonce. Mais cela ne veut pas dire que la "décapitation" soit centrale dans leur stratégie.

Est-ce que l'élimination d'Abou Bakr al-Baghdadi est activement souhaitée, recherchée et espérée comme quelque chose qui pourrait affecter le sort de l'EI ? Je ne connais pas la réponse à cette question. Quoi qu'il en soit, on cherche toujours à se débarrasser de l'ennemi. Il ne faut pas négliger la force symbolique de ce genre d'assassinat. L'élimination Abou Moussab al-Zarqaoui, premier leader de l'EI, avait contribué à ce que le mouvement s'éteigne presque. Cela avait été un vrai succès.

Source : NOUVELOBS.COM
Interview de Bruno Tertrais -Propos recueillis par Sarah Diffalah pour l'Obs

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vendredi 25 mars 2016

Syrie - Irak : Palmyre et Mossoul, bientôt libérées ?

Les troupes syriennes seraient dans Palmyre tandis que la reconquête de Mossoul a été lancée en Irak

" Daesh recule », a affirmé, ce 24 mars 2016, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense. Au cours de ces dernières semaines, l’organisation jihadiste a en effet perdu du terrain que ce soit en Irak et en Syrie.

Avec l’appui aérien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, les forces irakiennes et kurdes ont ainsi repris le contrôle de Sinjar et de Ramadi tandis que l’État islamique (Daesh ou EI) a été chassé de son bastion syrien de Chadadi, où son chef militaire, Omar al-Chichani, a été mortellement touché par une frappe américaine.

Mais ce n’est qu’un début. Maintenant que, comme s’en est félicité M. Le Drian, les forces russes ciblent « systématiquement » Daesh, les forces gouvernementales syriennes ont lancé, le 7 mars 2016, une offensive visant à reprendre la ville antique de Palmyre, tombée aux mains des jihadistes en mai 2015.

D’après les dernières informations disponibles (à prendre toutefois avec précaution), l’armée syrienne serait entrée dans la ville. Du moins, c’est ce qu’affirment, d’après l’AFP, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) qui, bien que basée à Londres, dispose d’un large réseau d’informateurs dans le pays, ainsi qu’une source militaire syrienne.

Cette dernière a ainsi assuré que l’armée était « entrée » dans Palmyre par le « côté nord-ouest », après avoir pris « le contrôle d’une partie de la Vallée des tombeaux ». Et d’ajouter : « Les violents combats se poursuivent (contre l’EI) dans la zone ».

En Irak, les choses se précisent pour la reprise de Mossoul, ville tenue par Daesh depuis juin 2014 et dont la reconquête d’ici la fin de cette année a été promise par Haider al-Abadi, le Premier ministre irakien.

« Dans le cadre des opérations de libération de Ninive et des secteurs affiliés, les forces armées et les Unités de mobilisation populaire (coalition de milices chiites) ont débuté la première phase des opérations de conquête », a en effet annoncé, ce 24 mars, l’état-major irakien.

De leur côté, les forces kurdes irakiennes (Peshmergas) ont aussi entamé un mouvement vers al-Qayyara, localité située au sud de Mossoul, à partir de Makhmour. Selon un de leurs chefs, Araz Mirkham, leur avancée a déjà permis de libérer au moins 4 villages jusqu’alors occupés par Daesh.

Cela étant, la partie s’annonce difficile, les jihadistes ayant eu tout le temps voulu pour consolider leurs défenses à Mossoul. Des analystes craignent qu’ils aient adopté un système défensif inspiré par celui que les rebelles tchétchènes mirent en place à Grozny, en 2000, contre les forces russes.  

Source : Zone Militaire

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lundi 22 février 2016

Armement : Les exportations chinoises d'armes ont presque doublé en cinq ans

Les Etats-Unis largement en tête du marché de l’armement,
face à la concurrence de la Russie et de la Chine. L’Europe régresse !

La Chine a presque doublé ses exportations d'armes ces cinq dernières années, conséquence d'une politique d'investissement visant à moderniser son secteur de production, selon un rapport publié lundi par un cercle de réflexion militaire.

De 2011 à 2015, les importations d'armes de la Chine ont baissé de 25% par rapport aux cinq années précédentes (2006-2010), indique le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) dans un rapport sur les mouvements d'armes mondiaux. Les exportations chinoises d'armes, hors artillerie légère, ont progressé de 88% sur 2011-2015 par rapport à la période précédente.

Le pays est le troisième exportateur d'armes mondial, mais loin derrière les Etats-Unis et la Russie. La Chine n'a représenté que 5,9% des exportations mondiales d'armement sur la période 2011-2015.

Les Etats-Unis et la Russie ont vu leurs ventes à l'étranger augmenter de 27% et 28% respectivement, tandis que celles de la France et de l'Allemagne, quatrième et cinquième exportateurs, reculaient respectivement de 9,8% et de 51%.

"Il y a encore dix ans, les Chinois n'étaient en mesure de proposer que des équipements pauvres en technologie. Cela a changé", commente Siemon Wezeman, chercheur au SIPRI. "Le matériel qu'ils produisent est bien plus avancé qu'il y a dix ans, et il suscite de l'intérêt sur certains des plus gros marchés."

La Chine a investi des milliards pour développer son industrie de l'armement, compte tenu notamment de ses ambitions militaires en mer de Chine méridionale et dans l'océan Indien, mais aussi pour les marchés extérieurs, où les produits chinois se démarquent par leur faible coût relatif.

Le budget militaire total du pays s'établissait à 886,9 milliards de yuans en 2015 (127 milliards d'euros).

Source : L'Obs Economie / Reuters (Pékin)

Source : Armée Nation

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dimanche 7 février 2016

Corée du Nord : Tir d'une fusée orbitale ou test de missile balistique ?

La France dénonce "une provocation insensée"

La Corée du Nord a assuré ce dimanche avoir réussi à placer en orbite un satellite au moyen d'un tir de fusée. Suite à cette action, largement condamnée par la communauté internationale, la France a appelé à "une réaction rapide et sévère". Une réunion d'urgence du conseil de sécurité de l'ONU doit se tenir ce dimanche.

Pour l'ONU et les Etats-Unis, il s'agirait en réalité d'un test de missile.

La France dénonce "une provocation insensée" après le lancement par la Corée du Nord d'une fusée et appelle à "une réaction rapide et sévère de la communauté internationale au conseil de sécurité" qui doit se réunir ce dimanche 8 à New York.

"La France dénonce avec la plus grande fermeté la nouvelle violation flagrante par la Corée du Nord des résolutions du conseil de sécurité. Le lancement de la fusée intervenu cette nuit, un mois après un nouvel essai nucléaire, est une provocation insensée. La France appelle à une réaction rapide et sévère de la communauté internationale au conseil de sécurité dès aujourd'hui", a déclaré l'Elysée dans un communiqué ce dimanche matin.

La Corée du Nord a annoncé dimanche avoir réussi à placer en orbite un satellite grâce à un tir de fusée largement condamné comme un test de missile balistique déguisé, servant à la mise au point d'armements capables de frapper le territoire américain.

Ce tir, qui viole plusieurs résolutions des Nations unies, a suscité un tollé international immédiat. Washington a dénoncé une "violation flagrante" des résolutions de l'ONU, Tokyo un tir "absolument intolérable", Moscou un acte "très dommageable".

Le Conseil de sécurité doit se réunir d'urgence dimanche à New York, ont indiqué des diplomates, à la demande des Etats-Unis et du Japon, membres du Conseil, et de la Corée du sud. Ce tir sonne comme un nouveau défi pour la communauté internationale qui peine déjà à sanctionner Pyongyang après son quatrième essai nucléaire du 6 janvier.

Source : FranceSoir.fr

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mardi 2 février 2016

Ventes d'armes françaises : Jean Yves le Drian a mouillé sa chemise...

Du jamais vu  ! En 2015, les exportations françaises d’armement ont enregistré un record, à hauteur de 16 milliards d’euros de prises de commandes. Grâce aux succès du Rafale en Égypte et au Qatar, les ventes d’armes ont doublé en un an, alors que 2014 avait déjà un très bon cru. Au niveau international, la France devrait se classer à la deuxième ou troisième place, derrière les États-Unis, à quasi-égalité avec la Russie.

Dans l’entourage du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui mouille sérieusement sa chemise dans ce domaine, on ne cache pas sa satisfaction. D’autant que ces contrats vont se traduire par des créations d’emplois, de l’ordre de 40 000 d’ici à 2018. « On estime que l’industrie de défense représente aujourd’hui 165 000 emplois et on devrait donc dépasser les 200 000 », indique-t-on au ministère, où l’on insiste sur le fait que ces activités sont « très peu délocalisables ». Ainsi, 90 % du Rafale est made in France. Dans le domaine de l’armement, la balance commerciale est fortement bénéficiaire avec 1,5 milliard d’importations pour dix fois plus d’exportations.

Les chiffres de 2015 ne concernent que les « prises de commandes » fermes. Ainsi certains contrats annoncés l’an dernier, comme le Rafale en Inde ou les hélicoptères Caracal en Pologne, n’ont pas encore été pris en compte, faute d’avoir été signés en bonne et due forme.

Le secteur aéronautique domine largement ces contrats, loin devant le naval (1,5 milliard) et surtout le terrestre (0,4 milliard). La bonne santé de l’industrie aérospatiale française se confirme. Géographiquement, l’essentiel des ventes est concentré au Proche-Orient, avec 13 milliards sur 16, surtout en Égypte et au Qatar, même si Airbus a également signé un important contrat d’hélicoptères avec la Corée du Sud. Au classement des entreprises, le quatuor de tête 2015 est formé par Dassault-Aviation, MBDA (missiles), DCNS (naval) et Airbus.

2016 pourrait encore être une bonne année, surtout si le contrat des 36 Rafale avec l’Inde est conclu. Il devrait en être question la semaine prochaine lors de la visite que François Hollande effectue en Inde. D’autres « prospects » importants existent aux Émirats arabes unis. Avec de dernier pays, outre une soixantaine de Rafale, la France discute d’un contrat qui pourrait porter sur le développement d’un drone de combat. De son côté, la Turquie qui a renoncé à acquérir des missiles sol-air chinois pourrait se tourner vers le système franco-italien Aster, en concurrence avec le Patriot américain.

Enfin, le ministère de la Défense assure que l’Arabie saoudite pourrait acquérir « assez rapidement » des patrouilleurs légers pour sa marine auprès d’un chantier français. Quant au contrat tripartite Donas (l’Arabie saoudite achète à la France pour 2,2 milliards d’équipements livrés au Liban), qui a pris un sérieux retard, une deuxième livraison de matériels devrait avoir lieu au printemps : elle portera sur des équipements individuels de fantassins, après des missiles antichars Milan l’an dernier.

En matière navale, la grande affaire à venir est un méga-contrat de plus de dix milliards d’euros pour la vente de sous-marins à l’Australie. Trois pays sont en compétition : la France avec DCNS, l’Allemagne et le Japon. Canberra souhaite acquérir huit, et peut-être douze, sous-marins océaniques. Il s’agit uniquement des « plates-formes » puisque le système de combat de ces bateaux sera vendu par les États-Unis. DCNS propose une version à propulsion classique de son futur sous-marin nucléaire d’attaque Barracuda. « La France n’a jamais accepté d’aller aussi loin dans la performance technologique », indique Hervé Guillou, PDG de DCNS, qui évoque un «partenariat stratégique durable avec l’Australie».

Toujours pour l’export, DCNS développe un nouveau type de bateau - que la Marine nationale doit également acquérir : la FTI (frégate de taille intermédiaire) de 4 000 tonnes. Plusieurs pays semblent intéressés comme le Canada, le Chili, la Colombie, le Qatar, l’Arabie saoudite ou des États d’Europe du Nord.

L’année 2016 devrait enfin être marquée par la livraison à l’Égypte des deux Mistral initialement destinés à la Russie. Les équipages arriveront à Saint-Nazaire dans les prochaines semaines et appareilleront au terme d’une formation de quatre mois. Les conséquences financières de l’annulation de la vente à la Russie ne sont pas toutes apurées, indique-t-on chez DCNS où l’on attend toujours de « se faire rembourser jusqu’au dernier euro », comme l’a promis le président de la République. Les sommes en jeu seraient de l’ordre de 200 millions d’euros et Bercy semble faire un peu de résistance…  

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense


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