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samedi 25 avril 2020

Coronavirus : Trump et Pompeo, de sérieux doutes sur la transparence chinoise !

Coronavirus : Mike Pompeo s'en prend de nouveau à la Chine

Les Etats-Unis multiplient les critiques envers Pékin. Cette fois-ci, le chef de la diplomatie américaine l’accuse d’avoir détruit des échantillons et d’avoir faire de la rétention d’informations
 
Le gouvernement des Etats-Unis est en colère contre la Chine et tient à le faire savoir. Mercredi 22 avril, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo s’en est de nouveau pris à Pékin pour sa gestion du coronavirus. S’exprimant lors d’un point de presse, il a déclaré que les États-Unis avaient la ferme conviction que la Chine n’avait pas fait état dès que possible de l’apparition de l’épidémie, en violation des règlements de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et s’était gardée de rapporter la transmission d’humain à humain du virus « pendant un mois, jusqu’à ce qu’il soit dans toutes les provinces » de Chine continentale.

Le chef de la diplomatie américaine a aussi accusé Pékin d’avoir suspendu les tests de nouveaux échantillons du virus, « détruit des échantillons existants » et de n’avoir pas partagé les échantillons avec le reste du monde, « rendant impossible le suivi de l’évolution de la maladie ».

« Désinformation » chinoise ?

L’administration Trump a multiplié les critiques sur la gestion par Pékin de l’épidémie apparue en fin d’année dernière dans le centre de la Chine, à Wuhan, avant de se propager dans le monde. Même après que les autorités chinoises ont notifié l’OMS du nouveau virus, Pompeo a déclaré que la Chine « n’a pas partagé toutes les informations qu’elle avait ». Au lieu de cela, a poursuivi le représentant américain, « elle a caché à quel point la maladie était dangereuse ».

Donald Trump a annoncé la semaine dernière la suspension du financement américain de l’OMS, accusant l’agence onusienne d’avoir encouragé la « désinformation » chinoise au sujet de l’épidémie. Des représentants de l’OMS ont rejeté ces accusations et fait savoir que la Chine avait fait preuve de transparence. Le président américain a mis en doute le bilan de l’épidémie rapporté de Chine et prévenu que celle-ci ferait face à des « conséquences » s’il était avéré qu’elle était « sciemment responsable » du nouveau virus.

Source : Lopinion.fr  avec Reuters - 23 Avril 2020 à 07h17


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Coronavirus : Quel déconfinement géostratégique ?

Quelles réalités révélées par cette pandémie ?
De quoi s’agit-il : urgence sanitaire, crise, catastrophe ou fin du monde ?
Si l'objectif  principal est de sauver des vie, il faut  pour autant raison se garder...

Quels scénarios envisageables sur le plan géostratégique ?
Aux faiblesses et fragilités de notre monde globalisé, quelles évolutions possibles ?
Une radicalisation ou une renonciation des États-Unis, un rééquilibrage en zone d’influence...

Quelles conséquences sur nos modèles de vie et de gouvernance ?
Devenir des organisions internationales, de l'OMS, parole des États, souveraineté, frontières, traçage des populations...
Ce sont autant de questions !

Xavier Guilhou,
Président de la Section du Finistère de la FNCV

Spécialiste international reconnu dans les domaines de la prévention des risques, du pilotage de crises, et l’aide à la décision stratégique, actuel,Xavier Guilhou apporte des réponses adossées à son expérience  de plus de 40 ans.

Lire la suite > Coronavirus : Quel déconfinement géostratégique ?


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mardi 7 avril 2020

Économie : La France troisième exportateur mondial d’armement

Selon une étude publiée par le Stockholm International Peace Research Institute [SIPRI] en avril 2019, les dépenses militaires à l’échelle de la planète avaient de nouveau augmenté en 2018, avec une hausse de de +2,3%, pour atteindre 1.822 milliards de dollars, soit 2,1% du produit intérieur brut [PIB] mondial.

Le Sipri n’a pas encore évalué le niveau de ces dépenses militaires mondiales pour l’année 2019. En revanche, ce 9 mars 2020, il a publié une étude sur les « transferts internationaux d’armes majeurs au cours de la période 2015-19 » [.pdf]. Et il apparaît que ces derniers ont progressé de 5,5% par rapport à 2010-14.

Pour l’institut suédois, comparer deux périodes de cinq ans permet d’établir de grandes tendances, sachant que les exportations de matériels militaires peuvent fluctuer d’une année sur l’autre. Et l’étude qu’il vient donc de diffuser montre que deux pays ont su, mieux que d’autres, répondre à la demande liée à la hausse des dépenses militaires mondiales constatée depuis quelque temps.

En effet, les États-Unis ont encore augmenté leurs parts de marché durant ces cinq dernières années, en les portant à 36%. Et de manière significative puisque leurs exportations d’armes majeures ont augmenté 23% entre 2010-14 et 2015-19.

« Sur la période 2015-19, les exportations d’armes des États-Unis sont supérieures de 76 % à celles du deuxième exportateur d’armes au monde, la Russie. Les États-Unis ont transféré des armes majeures à un total de 96 pays », note le SIPRI.

L’Arabie Saoudite, premier importateur mondial d’armes sur la période 2015-19, durant laquelle ses importations ont augmenté de 130%, est pour beaucoup dans ce résultat. « Au cours des cinq dernières années, la moitié des exportations d’armes américaines est destinée au Moyen-Orient, et la moitié de celles-ci à l’Arabie saoudite », souligne en effet Pieter D. Wezeman, chercheur principal au SIPRI. De même que les ventes de F-35 [voire de F-16] car, ajoute-t-il, « la demande en avions militaires avancés américains a augmenté, en particulier en Europe, en Australie, au Japon et à Taïwan. »

La France, et ce n’est pas une surprise au regard des contrats remportés par ses industriels de l’armement au cours de ces cinq dernières années, a vu ses exportations progresser de 72% par rapport à la période 2010-2014. Jamais elles n’avaient atteint un tel niveau depuis 1990, selon le SIPRI.

Les commandes passées par l’Égypte, le Qatar et l’Inde expliquent en partie cette évolution, qui permet à la France de rester le troisième exportateur mondial d’armement devant… l’Allemagne qui, pourtant, assure appliquer une politique très restrictive en la matière… au point de susciter des tensions avec ses partenaires européens. Avec 5,8% de parts de marché, l’industrie allemande de l’armement a vu ses ventes progresser de 17% sur la période 2015- 2019.

Si les exportations d’armes françaises ont fortement augmenté durant ces cinq dernières années, ce n’est rien comparé à celles de la Corée du Sud, qui a vu les siennes bondir de 143% [soit 2,1% de parts de marché]. Enfin, grâce en particulier à l’Inde, les exportations d’armes israéliennes ont aussi progressé significativement [+77%] pour atteindre, selon le SIPRI. « leur niveau le plus élevé jamais enregistré. »

En revanche, d’autres pays ont vu leurs exportations diminuer, parfois fortement sur la période 2015-2019. Tel est le cas de la Russie, qui, si elle reste le second exportateur mondial d’armes, avec 21% de parts de marché, a vu ses ventes diminuer de 18% par rapport à 2010-2014.

« La Russie a perdu de son influence en Inde – principal destinataire de longue date d’armes majeures russes – ce qui a entraîné une forte diminution des exportations d’armes. Cette baisse n’a pas été compensée par l’augmentation des exportations d’armes russes vers l’Égypte et l’Irak en 2015-19 », explique Alexandra Kuimova, chercheuse au SIPRI. Sans doute que les sanctions décidées à son endroit après l’annexion de la Crimée ont également eu une influence sur ce résultat.

À noter que, dans le même temps, les exportations ukrainiennes d’armes ont lourdement chuté [-63%], au point de reléguer l’Ukraine à la 12e place du classement établi par le Sipri, avec 1% de parts de marché [contre 2,8% sur la période 2010-2014]. L’industrie britannique de l’armement a aussi connu un passage à vide, ses ventes ayant baissé de 15%. Aussi, le Royaume-Uni se fait-il désormais distancer par la… Chine qui, au cours de ces cinq dernières années, a eu pour principaux clients le Pakistan, le Bangladesh et l’Algérie.

Pour rappel, selon une précédente étude du SIPRI, la Chine serait devenue le second producteur mondial d’armement. Mais sa production est prioritairement destinées à ses propres forces armées.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : Dassault Aviation - Une sélection PC

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samedi 29 février 2020

Etats Unis - Afghanistan : Accord de paix entre USA et les talibans afghans... ?

L’Otan et la Russie se félicitent de l’accord que s’apprêtent à signer les USA et les talibans afghans..

Dans l’édition internationale du New York Times [datée de ce 21 février] et alors qu’un accord de paix doit être signé la semaine prochaine par les talibans et les États-Unis, on peut lire une tribune pour le moins surprenante de Sirajuddin Haqqani, présentée par le journal comme étant le « chef adjoint » du mouvement taleb, ce qui est quelque peu réducteur…

En effet, pour les autorités américaines, Sirajuddin Haqqani est aussi le chef d’un réseau qui, qualifié de « terroriste » en 2012, a été créé par son père, Jalaluddin, dont le décès a été annoncé en septembre 2018. Accusé d’avoir planifié plusieurs attentats, sa tête est encore mise à prix pour 10 millions de dollars dans le cadre du programme « Reward for Justice ».

Cela étant, rien de cela ne paraît sous la plume de Sirajuddin Haqqani. Selon les discussions entre les émissaires des États-Unis et les représentants du mouvement taleb, il serait question d’un retrait des troupes américaines d’Afghanistan en échange de garanties sécuritaires.

Pour rappel, c’est parce qu’al-Qaïda avait ses aises en Afghanistan que les États-Unis y ont lancé une opération militaire au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

Dans sa tribune publiée par le New York Times, l’émir adjoint du mouvement taleb assure ainsi qu’il n’est pas dans l’intérêt des Afghans d’autoriser des groupes terroristes à s’installer de nouveau dans leur pays…. Après avoir affirmé que « les informations sur les groupes étrangers en Afghanistan sont des exagérations motivées par des considérations politiques de la part d’acteurs bellicistes. »

« Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour faire de l’Afganistan un bastion de stabilité », écrit ensuite Haqqani. En outre, il explique aussi que le soutien de la communauté internationale demeurera « crucial » pour aider à stabiliser et à développer le pays. Et d’estimer que les États-Unis pourront y jouer un rôle constructif à cet égard une fois qu’ils auront retiré leurs troupes.

Enfin, le chef du réseau Haqqani s’est dit « confiant » dans le fait que, une fois « libérés de la domination et des interférences étrangères », les Afghans trouveront le chemin pour « construire un système islamique dans lequel ils auront tous les mêmes droits ». S’agissant des femmes, les droits que leur accorde l’Islam, comme « l’accès à l’éducation et au travail » seront « garantis ». Enfin, il assure que chacun sera traité selon son mérite. 

Pour autant, il y a les mots d’un côté et les faits de l’autre. Or, si l’on en croit de récents rapports publié par le comité de l’ONU relatif aux sanctions visant la mouvance jihadiste, le réseau Haqqani est resté lié à al-Qaïda.

« Al-Qaïda continue de voir dans l’Afghanistan un refuge pour ses dirigeants, du fait de ses liens solides et de longue date avec le commandement taleb. Avec l’aide des talibans, al-Qaïda souhaite renforcer sa présence dans la province de Badakhchan, en particulier dans la zone de Chighnan, qui borde le Tadjikistan, ainsi qu’à Barmal, dans la province de Paktika. Al-Qaïda continue de coopérer étroitement avec Lashkar-e-Taïba et le réseau Haqqani. Et les membres d’al-Qaïda continuent de servir régulièrement d’instructeurs militaires et religieux pour les talibans », a ainsi rapporté un rapport publié en juillet 2019.

Celui diffusé en janvier dernier évoque à nouveau cette proximité avec le réseau terroriste fondé par Oussama ben Laden. « Al-Qaïda s’inquiète du fait que les dirigeants des talibans se concentrent actuellement sur les pourparlers de paix. Les représentants d’al-Qaïda ont entrepris une navette diplomatique destinée à persuader diverses factions des talibans et des commandants d’opérations de ne pas appuyer les négociations avec le gouvernement afghan tout en leur promettant un plus grand soutien financier », y lit-on.

« Les groupes d’Asie centrale, qui connaissent des difficultés financières, ont tendance à appuyer al-Qaïda » et « si un accord de paix est conclu, al-Qaïda entend tenir un autre discours pour justifier la poursuite du conflit armé en Afghanistan » d’autant plus que ses « relations avec les talibans continuent d’être étroites et mutuellement bénéfiques, al-Qaida leur fournissant des ressources et des formations en échange de leur protection », analyse encore l’équipe de suivi du comité des sanctions.

Enfin, quand Sirajuddin Haqqani évoque les « interférences étrangères » dans sa tribune, il semble oublier que son réseau a bénéficié des largesses de l’Inter-Services Intelligence [ISI], c’est à dire des puissants services de renseignement pakistanais. D’ailleurs, Islamabad a reconnu avoir offert le gîte et le couvert au mouvement taleb afghan quand celui-ci fut chassé de Kaboul. Pour le Pakistan, avoir des « amis » au pouvoir à Kaboul est essentiel dans sa rivalité avec l’Inde, l’Afghanistan pouvant lui donner de la profondeur stratégique.

Quoi qu’il en soit, la perspective d’un accord de paix avec le mouvement taleb afghan a été saluée par l’Otan, qui avait déployé la Force internationale d’assistance à la sécurité [ISAF] en Afghanistan, laquelle a été remplacée en 2014 par la mission « Resolute Support ».

« Je me félicite de l’annonce faite aujourd’hui qu’un accord a été conclu sur une réduction significative de la violence en Afghanistan », a en effet déclaré Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan. « Il s’agit d’un test critique de la volonté et de la capacité des talibans à réduire la violence et à contribuer à la paix de bonne foi. Cela pourrait ouvrir la voie à des négociations entre les Afghans, à une paix durable et à la garantie que le pays ne sera plus jamais un refuge pour les terroristes », a-t-il ajouté.

Même la Russie, accusée par des responsables militaires américains d’avoir soutenu les talibans, se félicite de cet accord. « Ce sera un évènement important pour le processus de paix en Afghanistan », a ainsi affirmé Zamir Kaboulov, le représentant spécial du président russe pour l’Afghanistan, lequel avait déclaré, en décembre 2015, que les « intérêts de la Russie coïncidaient objectivement avec ceux des talibans afghans dans la lutte contre l’État islamique. » L’an passé, il avait plaidé en faveur d’une levée des sanctions contre le mouvement taleb afghan.

Source : ZONE MILITAIRE


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mercredi 8 janvier 2020

Australie : Des renforts de pompiers français pour combattre les incendies ? Analyse...

Vous êtes nombreux à poser la question :
Pourquoi n'envoie t'on pas de renforts en Australie ?

De nombreux paramètres entrent en ligne de compte , surtout la distance et les délais de trajet
 
Analyse du Commandant Persoglio
 
"Des incendies gigantesques, ayant, à l'heure actuelle, parcouru plus de 6 millions d'hectares sont actuellement en cours en Australie.
On lit beaucoup de choses sur des renforts à destination de ce pays.
J'ai eu l'occasion, dans ma carrière, de participer à une équipe pluri-disciplinaire engagée en Malaisie pour aider et conseiller le gouvernement lors des incendies de 1997 qui ont dévasté plus de 4 millions d'hectares en Indonésie et en Malaisie. J'ai passé 1 mois à Kuala-Lumpur à cette occasion. J'ai donc eu à analyser les problématiques de ces sinistres gigantesques.
 
On ne peut pas comparer les situations que nous avons vécue en France, même en 2003 dans le Var, même en 1989 - 1990, même en 1970 et même en 1949 dans les Landes de Gascogne (région du sud-ouest parcourue par des incendie ayant totalisé approximativement 80.000 Ha.).
 
La dimension des sinistres actuels en Australie, ne peut être comparée à rien de ce que nous avons vécu dans le temps. La surface parcourue représente 2 fois le territoire de la Belgique et plus que la Confédération Suisse.

Et ils sont disséminés sur une bonne partie du territoire ... Il faut que chacun se souvienne que l'Australie est un continent à lui tout seul ... C'est une île continent ... Il y a 4 fuseaux horaires entre chaque côte ; en comparaison, on a que 3 fuseaux horaires d'ici à Moscou.
 
Je lis beaucoup de commentaires concernant l'absence de renforts internationaux et plus particulièrement d'Europe et de France.
 
Alors il faut savoir que pour aller en bateau dans cette zone c'est entre 25 et 30 jours de mer pour emmener des moyens terrestres de lutte sur place. Je lis aussi qu'on peut engager des Avions Bombardiers d'Eau ... comme les DASH. Là aussi, ça part d'un bon sentiment ... Mais comment les emmène-t-on sur place ?? Ils n'ont pas la capacité de vol entre la Réunion (par exemple) et un aéroport australien ... On doit donc les emmener par bateau ... Et pour info nous avons déjà un DASH à la Réunion pour la saison d'été dans ce Département ultramarin.
 
Ensuite, dans nos organisations opérationnelles, on s'appuie sur des infrastructures : des routes, des pistes, des points d'eau, des réseaux radio, etc.
Il faut bien penser qu'en Australie, les distances sont ... incomparables avec ce qu'on connait !! Les réseaux d'hydrants ne sont pas ceux que nous connaissons ... Il est possible que les engins doivent aller faire le plein d'eau à des distances énormes : le feu est à Toulon et l'hydrant ou le point d'eau le plus proche est à Arles, ou à Nîmes ... Les zones habitées étant très restreintes elles sont seule équipées de réseaux d'eau. Mais le feu ne connait pas de limites !
 
Pour donner des chiffres, si on regarde le service incendie de la Nouvelle Galles du Sud (NSW, l'état de Sydney pour ceux qui ne connaissent pas trop ce pays ... ;-) ) on a 6800 pompiers, armant  plus de 500 véhicules d'intervention dans 335 casernes, pour une surface de l'état de 809.000 km².
 
Je n'aborderai pas le fait que les renforts seraient engagés pour une période de 3 semaines à un mois au minimum. Actuellement les pompiers locaux se contentent d'essayer de protéger les vies humaines et les biens ... Il n'y a pas de texte sur le débroussaillement.
Ce sont des feux de brousse, rapides (végétation divisée) et puissants végétation dense) ; les arbres sont majoritairement des eucalyptus, qui sont des bombes incendiaires, bien pire que les pins provençaux car pleines d'essences volatiles.
 
Je suis bien d'accord que ces incendies sont un drame pour les humains, mais aussi pour la faune et pour la flore. Mais je ne pense pas que les humains aient les moyens de les combattre en vue de les stopper. On ne pourra faire que des actions de guérilla pour protéger au mieux  les points sensibles.
 
Je ne suis pas expert dans le domaine de l'évolution du climat. Mais si effectivement cette situation est due au changements climatiques, c'est sur cet aspect qu'il faudra agir ... Si des feux de cette ampleur se déclarent, on assistera, comme dans le cas qui nous intéresse, à des "impossibles opérationnels".
 
Et on se focalise sur l'Australie ... et ses 6 millions d'hectares parcourus, mais je vous rappelle que 15 millions d'hectares ont brulé en Sibérie cet été ... et je n'ai rien vu sur les réseaux sociaux ..
 
Ne prenez pas mon post pour une volonté de "non intervention" ou de "non assistance" ou encore pour justifier le fait que nous "ne fassions rien". J'essaie juste de donner des éléments factuels pour expliquer que nous ne pouvons pas faire grand chose lorsque la situation est arrivée à ce point et dans un territoire si loin de la métropole.
 
Et je voudrais avoir une pensée pour nos collègues de Nouvelle-Calédonie, Territoire d'Outre-Mer de la République, qui se trouve relativement proche de l'Australie et qui subit aussi des incendies d'ampleur."

Source : SDIS du Var - Commandant Persoglio / Image AFP

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jeudi 26 décembre 2019

Mali : Des militaires russes prochainement en soutien des forces maliennes ?

Des militaires russes vont ils apporter prochainement leur soutien aux forces maliennes ?

Après les récentes attaques meurtrières subies par les Forces armées maliennes, notamment à Boulikessi et à In Delimane, des centaines de manifestants ont réclamé, à Bamako, une aide militaire de la Russie…. Pendant que d’autres voix, notamment médiatiques, ont demandé non seulement le départ de la force française Barkhane mais aussi celle de la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA] et ses 13.000 Casques bleus.

En outre, ce sentiment pro-russe est notamment porté par le « Groupe des Patriotes du Mali », une association de la « société civile » visiblement proche de l’ambassade de Russie à Bamako…

« Certains tentent d’instrumentaliser un sentiment antifrançais afin de se positionner sur le terrain politique. Il ne faut rien généraliser sur ce sujet, la France n’est ni rejetée, ni conspuée, ce qui n’empêchera jamais les critiques à l’égard de notre action », a récemment commenté Florence Parly, la ministre des Armées, lors d’un entretien donné à l’AFP.

Cela étant, en juin dernier, le Mali et la Russie ont signé un accord de coopération militaire, en marge du salon de l’armement « ARMY 2019 », organisé à Moscou. « À notre avis, l’intensification des liens militaires est dans l’intérêt de nos deux pays. […] La Russie est prête à contribuer à la normalisation de la situation au Mali et à la création de conditions pour une paix et une stabilité durables », assura, à l’époque, Sergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense.

Pour la Russie, qui cherche à renforcer son influence en Afrique, comme en Centrafrique, où, en échange de concessions minières, elle a envoyé des armes et des « instructeurs » auprès des forces locales, il s’agissait ainsi de renouer le fil avec un pays qui avait gravité dans l’orbite soviétique durant la Guerre Froide, le Mali s’étant orienté, après son indépendance, vers un modèle de type « socialiste collectiviste ». Cette proximité avait évidemment une portée militaire, Moscou ayant livré des blindés, des avions de combat et autres hélicoptères à l’armée malienne.

Cela étant, et avant la signature de cet accord, la Russie avait livré deux premiers hélicoptères d’attaque Mil Mi-35M [sur 4 commandés, ndlr] à la force aérienne malienne. Il est compliqué de préciser l’usage qui est fait de ces appareils. On sait seulement qu’ils ont été réceptionnés sur la base aérienne 101 de Senou-Bamako.

Quoi qu’il en soit, le ministre malien de la Défense, le général Ibrahim Dahirou Dembele, a dû s’expliquer devant les députés au sujet des lourdes pertes subies par les FAMa au cours de ces dernière semaines. La presse malienne s’est fait l’écho des débats.

Ainsi, interpellé par le député Moussa Diarra, qui a mis en doute la « sincérité » des forces françaises au Mali, le général Dembele a été très clair. « En 2013, si la force Serval n’avait pas été là, c’était fini pour nous », a-t-il lancé.

La France et le Mali ont « des relations de coopération militaire et non d’accord de défense. La France, dans le cadre de cette coopération, appuie les troupes maliennes sur le terrain », a ensuite rappelé le ministre malien, avant de déplorer les accusations portées « à tort et à travers » contre Barkhane. « À maintes reprises les troupes françaises sont intervenues pour appuyer les FAMa. La plus récente aide a été le soutien apporté aux soldats blessés après l’embuscade contre les soldats maliens à Tabankort« , a-t-il poursuivi.

« J’attends beaucoup de nos compatriotes qui accusent la France de ne pas intervenir lorsque les soldats sont attaqués. Les troupes françaises ne peuvent que soutenir les FAMa techniquement et non de se substituer aux Forces de défense et de sécurité maliennes. C’est à nous Maliens de créer les conditions nécessaires à notre appareil de défense. Ce n’est pas quelqu’un [d’autre] qui va le faire », a ensuite fait valoir le général Dembele.

Les comptes-rendus de ces débats publiés par la presse malienne se recoupent sur les propos tenus par le ministre au sujet de la coopération militaire avec la France. Ce qui n’est pas tout à fait vrai pour celle avec la Russie.

En effet, selon le quotidien « L’indicateur du Renouveau », repris par les portails Aumali.net et Malijet.co, le général Dembele aurait annoncé « l’arrivée dans les prochaines semaines de militaires russes au Mali pour soutenir techniquement » les FAMa, et en particulier pour assurer la maintenance des deux hélicoptères Mi-35 ainsi que le « perfectionnement » de leurs pilotes.

En revanche, Maliactu.net rapporte des propos plus nuancés. « Ce n’est pas en signant une coopération avec la Russie que les Russes vont nous amener des appareils. Il faut payer. On a commandé quatre hélicoptères. Ils [en] ont donné deux et le 3e est bloqué parce que l’État n’a pas payé le reste de l’argent. Si tu ne paies rien, on ne te donne rien. Rien n’est gratuit aujourd’hui », aurait affirmé le général Dembele.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : Présidence malienne

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vendredi 6 septembre 2019

Syrie : La Russie dénonce la frappe américaine de chefs jihadistes liés à al-Qaïda

On aurait pu penser que la Russie et la Syrie allaient se féliciter – sans le dire – de la frappe qui, menée par les forces américaines le 31 août, a visé une réunion de chefs jihadistes liés à al-Qaïda près de la ville d’Idleb. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH] ce raid, confirmé depuis par le Pentagone, aurait fait une quarantaine de tués parmi des membres de Tanzim Hurras ad-Din, d’Ansar al-Tawhid et d’autres formations extrémistes.

« Cette opération a visé les dirigeants d’al-Qaïda en Syrie [AQ-S] », a affirmé le lieutenant-colonel Earl Brown, un porte-parole de l’US Centcom, le commandement américain pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale. En outre, a-t-il ajouté, la destruction des installations visées « davantage leur capacité à mener de futures attaques et déstabilisera la région ». Et de souligner que le « le nord-ouest de la Syrie reste un refuge » où les jihadistes « coordonnent activement les activités terroristes dans la région et dans l’ouest. »

Or, la veille, le Centre russe pour la réconciliation en Syrie avait annoncé l’instauration d’un cessez-le-feu concernant la province d’Idleb, où les forces pro-Damas ont lancé une offensive pour en chasser les groupes rebelles syriens, dont le Hayat Tahrir Al-Cham [ex-Front al-Nosra, qui a rompu avec al-Qaïda] et ceux affiliés au Front national de libération [FNL], soutenu par la Turquie.

Par le passé, les accords de cessez-le-feu précédemment annoncés ne concernaient pas les formations jihadistes. D’où la surprenante réaction de la Russie à cette frappe américaine, relayée par les agences de presse russes.

« Les pertes et les destructions sont nombreuses dans les zones peuplées touchées par [la frappe conduite par] les États-Unis », a commenté le Centre russe pour la réconciliation en Syrie. Cette opération a été menée « en violation de tous les accords précédents, dans la mesure où "les forces américaines n’ont pas notifié à la partie russe ou turque les actions prévues", a-t-il dénoncé.

« L’armée russe note que les États-Unis ont compromis le maintien du cessez-le-feu dans la zone de désescalade d’Idlib et l’ont « frustré » dans un certain nombre de domaines », relève l’agence Tass. En outre, le Centre russe pour la réconciliation en Syrie estime que de « telles actions américaines dans le contexte des accusations américaines incessantes sur l’utilisation prétendument aveugle des moyens aériens dans la zone de désescalade d’Idleb sont déconcertantes. »

« Malgré les bombardements américains, les troupes syriennes maintiennent un moratoire sur la conduite des hostilités dans l’intérêt d’un règlement pacifique rapide de la situation dans la zone de désescalade d’Idlib », a encore fait valoir la partie russe.

Source : Zone Militaire

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mercredi 21 août 2019

Syrie : La Turquie dénonce l’attaque d’un de ses convois par les forces syriennes et russes...

À l’été 2018, les forces gouvernementales syriennes ne cachèrent pas leur intention de lancer une offensive en direction de la province d’Idlib, alors dominée aux deux tiers par l’organisation jihadiste Hayat Tahrir Al-Cham [HTS, ex-branche syrienne d’al-Qaïda] et, pour le tiers restant, par des groupes rebelles affiliés au Front national de libération [FNL], soutenu par la Ankara.

Or, cette province d’Idleb faisait partie des quatre régions qualifiées de « zones de désescalade » par l’accord d’Astana qui, conclu en septembre 2017 par la Turquie, la Russie et l’Iran, ne concernaient pas les entités jihadistes, comme l’État islamique [EI ou Daesh] et le HTS. Et les forces turques y installèrent, à la périphérie, des « postes d’observation ».

La Turquie chercha donc à empêcher une offensive des forces syriennes dans cette région. Offensive alors soutenue par la Russie, qui parlait de « vider l’abcès » terroriste qui s’y était développé à cause, d’ailleurs, de la stratégie suivie par Damas et Moscou.

« Chaque fois que le régime de Bachar-al-Assad, appuyé par les Russes, parvient à résorber une poche, il le fait en permettant l’évacuation et le regroupement des mouvements terroristes les plus durs dans cette poche d’Idleb », avait ainsi rappelé le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA]. Et d’ajouter : « Cette poche devient problématique dès lors qu’elle peut être le lieu de la reconstitution d’une base à partir de laquelle ces mouvements terroristes n’auront d’autre souci que d’organiser des actions en Europe et en France en particulier. C’est pour cette raison qu’il est souhaitable que cette poche soit résorbée. »

Seulement, avec près de 3 millions d’habitants, une opération visant la région d’Idleb risquait de donner lieu à de graves problèmes humanitaires. D’ailleurs, la Turquie insista sur cette éventualité, craignant de devoir accueillir un flux trop important de réfugiés sur son sol. Mais il s’agissait aussi pour Ankara de protéger les groupes rebelles syriens qui lui étaient favorables.

D’où un nouvel accord trouvé avec la Russie en septembre 2018. Accord qui ne fut que partiellement appliqué, les organisations jihadistes ayant refusé de se retirer d’Idleb.

Puis, en janvier, le HTS passa à l’offensive contre contre le Jabhat Tharir Souriya, une formation radicale qui, née de la fusion d’Ahrar al-Cham avec le Harakat Nour al-Din al-Zenki, rejoignit le Front national de libération en août 2018.

Le succès du HTS dans la poche d’Idleb changea la donne. Fin avril, les forces gouvernementales syriennes, avec l’appui de l’aviation russe, passèrent à l’action. Depuis, 400.000 civils auraient fui les combats, selon les Nations unies.

Quoi qu’il en soit, le 18 août 2019, soit après environ trois mois de combats et de bombardements, les forces favorables au régime syrien sont entrées dans la ville de Khan Cheikhoun [qui fut le théâtre d’une attaque chimique en 2017, nldr]. Une première depuis 2014…

Les objectifs de Damas [et de Moscou] sont de s’assurer le contrôle de l’autoroute stratégique qui relie Damas à Alep et d’imposer un siège au nord de Hama, notamment vers la ville de Morek, où un poste d’observation turc est installé.

Mais la Turquie a réagi à cette avancée majeure des forces pro-Damas, avec l’envoi, en direction de Maaret al-Noomane, à 15 kilomètres au nord de Khan Cheikhoun, d’un convoi d’une cinquantaine de véhicules, dont, selon un correspondant de l’AFP, des blindés et au moins cinq chars.

« Des véhicules turcs chargés de munitions […] ont pris la direction de Khan Cheikhoun pour secourir les terroristes […], ce qui confirme encore une fois le soutien apporté par le régime turc aux groupes terroristes », a immédiatement dénoncé une source au ministère syrien des Affaires étrangères, citée par l’agence officielle Sana. « Ce comportement hostile du régime turc n’affectera en aucun cas la détermination de l’armée syrienne », a-t-elle ajouté.

Et, visiblement, les forces syriennes et russes ont empêché la progression de ce convoi turc. D’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH], des frappes aériennes ont été effectués non loin de ce dernier afin de le stopper.

Un véhicule appartenant au Faylaq al-Chamn un groupe rebelle soutenu par la Turquie, aurait été visé par un raid russe, alors qu’il ouvrait la voie au convoi turc aux abords de Maaret al-Noomane. D’où la réaction d’Ankara.

Ainsi, le ministère turc de la Défense a indiqué, via un communiqué, que la Russie avait été informée de l’envoi de ce convoi, lequel devait « ravitailler l’un des postes d’observation » installé par les forces turques à Idleb.

« Nous condamnons fermement cette attaque qui est en contradiction avec les accords existants, la coopération et le dialogue avec la Russie », a ainsi dénoncé le ministère turc. « En dépit d’avertissements répétés que nous avons adressés à la Russie, les opérations militaires menées par les forces du régime continuent à Idleb, en violation des mémorandums existants et des accords passés avec la Russie afin de maintenir les voies d’approvisionnement ouvertes, d’assurer la sécurité de notre poste d’observation et d’empêcher de nouvelles pertes de vies civiles / innocentes dans la région », a-t-il encore fait valoir. Et de conclure : « Sans préjudice de nos droits de légitime défense, nous espérons que les mesures nécessaires seront prises pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent. ».

Source : Zone Militaire

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jeudi 9 mai 2019

Venezuela : Vers le déploiement d’un groupe aéronaval américain au large des côtes ?

Le 30 avril 2019, le chef de file de l’opposition vénézuélienne, Juan Guaido, qui s’est auto-proclamé président en janvier, avec la bénédiction – ou du moins la bienveillance – des États-Unis et d’autres puissances occidentales, a appelé à une insurrection militaire – appelée « opération liberté » – afin de renverser le régime de Nicolas Maduro, l’héritier du colonel Hugo Chavez.

Au Venezuela, pays économiquement exsangue malgré d’immenses réserves de pétrole, la haute hiérarchie militaire a la mainmise sur une grande partie des postes clés, que ce soit au sein du gouvernement ou des entreprises publiques. En outre, comme cela ne suffisait pas, l’armée contrôle aussi l’économie illégale [au point qu’elle est appelée le « cartel des soleils », en référence aux soleils brodés sur les uniformes de ses soldats]. Aussi, fallait-il à M. Guaido négocier avec les personnalités les plus en vue du régime. Ce qui a été fait, avec le soutien discret des États-Unis.

En effet, selon John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président Trump, « des figures politiques clé du régime négociaient depuis ces trois derniers mois avec l’opposition » avaient pris l’engagement d' »œuvrer pour transférer le pouvoir vers le président par intérim Juan Guaido ». Une version confirmée par le général Manuel Ricardo Cristopher Figueras, désormais ex-chef du SEBIN, le service de renseignement vénézuélien. « J’ai découvert que plusieurs personnes de confiance autour du président négociaient avec l’opposition dans son dos », a-t-il en effet écrit dans une lettre publiée peu avant sa destitution, le 2 mai.

Le secret de ces discussions entre des membres du premier cercle de Maduro et l’opposition a-t-il été éventé au point de précipiter les événements? Ou bien ont-ils fait marche arrière au dernier moment ? Toujours est-il que l’opération « Liberté » a échoué. Et tandis que de violents heurts éclataient à Caracas entre manifestants pro-Guaido et les forces de l’ordre, le successeur de Hugo Chavez a dénoncé une « escarmouche putschiste. »

Le 2 mai, lors d’une visite de Fort Tiuna, la principale caserne du pays, et fort du soutien de la Russie, de la Chine, de l’Iran et de la Turquie, M. Maduro est passé à l’offensive. « Oui, nous sommes en plein combat, le moral doit être au maximum dans cette lutte pour désarmer tous les traîtres, tous les putschistes », a-t-il asséné devant 4.500 soldats.

« La répression brutale du peuple vénézuélien doit s’achever et doit s’achever rapidement. […] Les gens ont faim. Ils n’ont pas de nourriture, ils n’ont pas d’eau dans ce qui fut l’un des pays les plus riches du monde », a répondu le président Trump, qui a déjà mis sur la table, et à plusieurs reprises, l’idée d’une intervention militaire au Venezuela. Une option rappelée par Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine. « Une intervention militaire est possible. Si c’est nécessaire, c’est que ce feront les États-Unis », a-t-il assuré.

La crise politique et économique au Venezuela suscite des tensions migratoires qui risquent de déstabiliser les pays voisins. En outre, pour Washington, et au-delà des aspects énergétiques et économiques, la proximité qu’affiche le régime de M. Maduro, notamment sur plan militaire, avec la Russie, l’Iran voire la Chine pose un problème…

Quoi qu’il en soit, en juillet 2018, M. Maduro avait demandé aux forces armées vénézuéliennes de se « préparer à une invasion américaine ». Un appel qu’il a renouvelé le 4 mai, en évoquant l’éventualité d’une attaque de « l’empire nord-américain », lors de l’inspection d’une base dans l’État de Cojedes.

En tout cas, de son côté, le Pentagone se prépare à toutes les éventualités. Son chef, Patrick Shanahan, a même annulé un déplacement en Europe à cause de la situation au Venezuela. Le 4 mai, il a tenu une réunion pour évoquer cette dernière avec Mike Pompeo, John Bolton et l’amiral Craig Faller, qui tient les rênes pour l’Amérique du Sud [Southcom].

« Nous avons une série complète d’options adaptées à certaines circonstances », a déclaré M. Shanahan, à l’issue de cette réunion. « Au fur et à mesure que les conditions changent [sur le terrain], nous faisons des modifications et des ajustements », a-t-il ajouté, sans vouloir en dire davantage.

Ayant rappelé les propos de M. Trump, selon lequel « toutes les options » sont sur la table », M. Shanahan a dit que « Toutes, ça veut dire toutes ». Et de continuer : « Je veux éviter d’entrer dans les détails de ce que nous pourrions faire ou pas, mais il faut comprendre que nos plans […] ont de la profondeur. »

L’une de ces options pourrait être un déploiement de forces navales au large du Venezuela, laquelle a été suggérée par Lindsey Graham, l’influent sénateur république qui préside le comité des Forces armées. En effet, il a plaidé pour l’envoi d’un groupe aéronaval dans la région. « Cuba, la Russie envoient des troupes pour soutenir Maduro au Venezuela … pendant que nous parlons/sanctionnons. Où est notre porte-avions? », a-t-il demandé.

Interrogé sur une telle éventualité, M. Shanahan a seulement fait remarquer qu’il « y a beaucoup d’eau par là-bas », c’est à dire au Venezuela.

En tout cas, il n’est pas question – a priori, du moins – pour Washington d’avoir recours à des sociétés militaires privées [SMP], comme la Russie a été accusée de l’avoir fait en janvier. Pourtant, un tel plan a été mis sur la table par Erik Prince, le fondateur de la SMP Blackwater [devenue Academi]. Selon Reuters, qui a eu vent de son projet, ce dernier comptait déployer 4.000 à 5.000 mercenaires recrutés en Amérique latine pour mener des actions clandestines au Venezuela, en soutien à Juan Guaido. Pour cela, il demandait une enveloppe de 40 millions de dollars. Mais, malgré sa proximité avec le chef de la Maison Blanche, il n’a pas obtenu le feu vert pour une telle opération.

Source : Zone Militaire

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samedi 9 février 2019

Centrafrique : M. Le Drian dénonce la présence de mercenaires russes...

En juillet 2018, trois journalistes travaillant pour le Centre de gestion des investigations, financé par l’ex-oligarque et opposant en exil Mikhaïl Khodorkovski, furent assassinés alors qu’ils enquêtaient sur les activités de la société militaire privée [SMP] russe Wagner à Sibut, en Centrafrique.

Officiellement, ils auraient été victimes de « coupeurs de route ». Du moins, c’est ce qu’a toujours affirmé Moscou et ce qu’a récemment répété le Comité d’enquête russe, en réponse au média « Dossier », financé également par M. Khodorkovski. Selon cette publication, si ces trois reporters expérimentés ont été assassinés, c’est parce qu’ils s’intéressaient d’un peu trop près à la SMP Wagner…

Ces mercenaires sont arrivés en Centrafrique à la faveur de livraisons d’armes aux forces armées locales, pour lesquelles la Russie avait obtenu une dérogation à l’embargo imposé par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Qualifiés « d’instructeurs militaires civils » par Moscou, ces « mercenaires » ne se contenteraient pas seulement de former les militaires centrafricains. En effet, d’après un rapport de l’ONU, ils assureraient des missions de sécurisation, allant même jusqu’à appuyer les forces centrafricaines si nécessaire. En outre, ils opèrent dans des secteurs où ont été attribuées des concessions minières à la société russe Lobaye Invest, une filiale de M Invest, un groupe fondé par Evguéni Prigojine.

Or, il se trouve que ce dernier est aussi le financier et l’actionnaire de la SMP Wagner, fondée par Dmitri Outkine, un ancien du GRU, le renseignement militaire russe. En outre, il est un proche de Vladimir Poutine, le chef du Kremlin. Ce même Evguéni Prigojine serait également à l’origine de l’Internet Research Agency [IRA], la fameuse « usine à trolls » basée à Saint-Petersbourg et citée dans l’enquête sur les ingérences russes dans l’élection présidentielle américaine.

Cela étant, les sociétés militaires privées sont interdites en Russie. Enfin presque… Car elles permettent à Moscou d’intervenir militairement dans certaines zones de conflit sans avoir à se mouiller, comme en Ukraine, en Syrie et donc en Centrafrique. « En ce qui concerne leur présence quelque part à l’étranger, je répète que s’ils n’enfreignent pas la loi russe, alors ils ont le droit de travailler et de défendre leurs intérêts commerciaux aux quatre coins du monde », a fait valoir, en décembre, M. Poutine, alors que des ex-mercenaires venaient de déposer une plainte devant le Tribunal pénal international de La Haye pour « crimes de guerre » et « non-reconnaissance de leurs droits. »

Quoi qu’il en soit, lors d’une audition au Sénat, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a élevé le ton face à la présence de la SMP Wagner en Centrafrique.

« Il y a une présence active de la Russie, récente, significative, antifrançaise dans les propos, dans les réseaux [sociaux] », a ainsi relevé M. Le Drian. « Ce n’est pas vraiment l’armée (mais) des supplétifs qui agissent sous l’autorité d’un Monsieur qui s’appelle M. Prigojine », a-t-il ensuite souligné, en évoquant les employés de la « force Wagner ». Et de prévenir : « S’il m’entend là, au-delà de cette salle, qu’il sache qu’on le connaît bien! »

Ce n’est pas la première fois que M. Le Drian dénonce les actions de la Russie en Centrafrique.

« La Centrafrique n’est pas un terrain de jeu. Ce n’est pas un terrain de compétition. Le seul sujet qui doit préoccuper ceux qui veulent s’occuper de Centrafrique, c’est […] la sécurité de ce pays et son développement, et non pas utiliser potentiellement les difficultés de ce peuple et de ce pays pour s’implanter dans un continent où il y aurait des ambitions voilées », avait-il affirmé, en novembre 2018, à l’occasion d’un déplacement à Bangui.

Par ailleurs, la Centrafrique n’est pas le seul pays africain où les SMP russes sont actives. Récemment, le quotidien britannique « The Times » a assuré que des « mercenaires russes » étaient impliqués dans la répression [sanglante] des manifestations contre le gouvernement soudanais.

Le 23 janvier 2019, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a confirmé la présence de « sociétés russes de sécurité privée » mais démenti leur participation à la répression des manifestants.

« Selon nos informations, des représentants de sociétés russes de sécurité privée qui n’ont rien à voir avec les organes de l’Etat opèrent au Soudan », a ainsi déclaré Mme Zakharova. « Leur tâche se limite à la formation du personnel des forces armées et des forces de l’ordre de la République du Soudan », a-t-elle précisé.

Source : Zone Militaire

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dimanche 27 janvier 2019

Russie : Deux bombardiers tactiques SU-34 russes entrés en collision au dessus de la mer du Japon

Pour une raison encore indéterminée, deux bombardiers tactiques Su-34 Fullback des forces aérospatiales russes, avec chacun à leur bord un pilote et un navigateur, sont entrés en collision, ce 18 janvier, alors qu’ils prenaient part à des manoeuvres en Extrême-orient.

Les deux appareils se sont abîmés en mer du Japon, plus précisément entre l’île de Sakhaline et le continent, près du détroit de Tatarie. A priori, et selon le ministère russe de la Défense, les quatre aviateurs auraient réussi à s’éjecter après la collision.

D’importants moyens de recherche et de sauvetage ont été immédiatement déployés vers la zone de l’accident, située approximativement à 35 km des côtes russes. Un avion An-12 et 2 hélicoptères Mi-8 ont d’abord été envoyés sur place. Ils ont ensuite été rejoints par six navires de la Flotte du Pacifique. Deux bateaux civils se sont joints à cette opération, rendue difficile en raison des mauvaises conditions météorologiques. Un avion de lutte anti-sous-marine Tu-142 a également été sollicité.

D’après les médias russes, l’un des quatre aviateurs a pu être récupéré sain et sauf. Il a ensuite été hospitalisé à  Khabarovsk, dans un état jugé « satisfaisant. » Pour le moment, on est sans nouvelles des trois autres.  Selon l’état-major russe, ils sont dotés d’équipements devant leur permettre théoriquement de survivre pendant au moins 12 heures dans des eaux froides. Par ailleurs, une enquête a d’ores et déjà été ouverte pour « infraction aux règles du trafic aérien. »

Récemment entré en service, le Su-34 « Fullback » est un biréacteur surnommé le « char volant » en raison de sa masse au décollage [45,1 tonnes], due à son blindage de 17 mm, et sa capacité à emporter plus de 8 tonnes de munitions. Il est en outre doté d’un radar de suivi de terrain, d’un système de guidage et de désignation laser et de contre-mesures électroniques.

Source : Zone Militaire

Photo : Su-34 lors d’une mission en Syrie


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jeudi 24 janvier 2019

Belgique : Les soldats belges partant en mission en Estonie n'ont pas encore reçu leurs tenues d'hiver

Ces prochaines semaines, environ 270 soldats belges – issus, pour la plupart, du bataillon médian de chasseurs ardennais, seront présents en Estonie au titre de l’opération « enhanced Forward Presence » (eFP) de l’Otan, laquelle a pour objet de rassurer les pays baltes face à la Russie. Plus précisément, ils seront intégrés à une brigade multinationale, dont le Royaume-Uni est la nation-cadre.

En novembre 2018, le syndicat militaire ACMP-CGPM a demandé au ministère belge de la Défense si ce détachement allait recevoir des équipements spécifiques pour affronter les rigueurs de l’hiver estonien. Et, après une relance, il a fini par avoir une réponse.

« En plus des tenues d’hiver basiques déjà présentes dans l’équipement du corps, des équipements supplémentaires seront livrés par la chaîne militaire », a résumé le syndicat, en évoquant la réponse faite par le cabinet du chef de la Défense [CHOD].

« De plus, du nouvel équipement d’hiver supplémentaire sera prévu, via une procédure d’achat urgente et ponctuelle qui est actuellement en cours. Le CHOD a promis que l’ensemble de l’équipement d’hiver sera livré à temps. De plus, il est indiqué que les soldats ne seront pas obligés d’acheter du matériel d’hiver supplémentaire sur le marché civil et qu’il n’y aura donc aucune recommandation de ce genre par la hiérarchie », a ajouté l’ACMP-CGPM, avant d’assurer qu’il veillerait au respect de ces promesses.

Seulement, les quotidiens Het Nieuwsblad et De Standaard ont rapporté, le 22 décembre, que les soldats belges engagés en Estonie auraient reçu des cagoules datant des années 1950. De la guerre de Corée, pour être précis.

Selon un reportage de RTL INFO, les cagoules en question « ont été rongées par les mites » et sont « couvertes d’urine de rat ». En outre, a confié un syndicaliste, cité par la RTBF, « il y a encore d’autres manquements : les couvre-chaussures ne correspondent pas aux bottines et il n’y a pas de lunettes de protection en suffisance ».

« Un spécialiste a recommandé un type d’équipements adapté pour ce genre d’opération. On doit constater, malheureusement, que l’armée s’est retrouvée devant une réalité : ils ne possédaient pas le matériel nécessaire », a déploré Philippe Sion, secrétaire général-adjoint du syndicat militaire ACMP-CGPM.

Aussi, des soldats belges sont donc tentés de s’équiper à leurs frais, ce qui, selon la qualité du matériel, peut leur coûter entre 250 et 600 euros. Et cela, même si leur état-major a assuré que des équipements spécifiques pour affronter le grand froid leur seront prochainement distribués.

L’avant-garde du détachement belge doit arriver en Estonie le 5 janvier 2019 tandis que le gros des troupes suivra dans les jours qui suivront. Sans doute que, d’ici-là, les équipements promis auront été livrés.

Source : Zone Militaire - Photo : Chasseurs ardennais (c) Défense belge

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dimanche 30 septembre 2018

Serbie : Belgrade envisage de rétablir le service militaire obligatoire de 3 à 6 mois...

Le service militaire a décidément le vent en poupe...

Lors de la campagne électorale qui le mena à l’Élysée, le président Macron avait proposé de le remettre au goût du jour, avant d’y renoncer (du moins, sous la forme qu’il souhaitait). En Autriche et en Suisse, les électeurs, consultés sur son avenir, ont voté pour le conserver. En Suède, il a été rétabli tandis qu’au Maroc, il est question d’en faire autant. Même en Allemagne, l’on s’interroge, la CDU, l’un des partis membre de la coalition gouvernementale, voulant en faire un objet de débat, 7 ans après sa suspension.

Justement, la Serbie avait également renoncé à la conscription au même moment. « Nous voulons une armée mieux payée, hautement motivée et superbement équipée selon les normes de l’Otan. La réponse, c’est la professionnalisation », avait expliqué, à l’époque, un haut responsable militaire serbe.

Mais le président serbe, Aleksandar Vucic, a remis en cause cette décision, lors d’une visite effectuée à la base aérienne de Batajnica [près de Belgrade, ndlr] pour réceptionner deux avions de combat MiG-29 cédés par la Russie.

« La Serbie pourrait réintroduire le service militaire obligatoire, pour contribuer à l’amélioration de la préparation au combat de son armée », a en effet déclaré M. Vucic. Cette décision pourrait être motivée par les tensions récurrentes qui agitent les Balkans occidentaux.

L’idée serait donc de réinstaurer un service militaire obligatoire d’une durée de 3 à 6 mois après 2020. « Nous pensons toujours à cela … Cela dépendra des finances », a précisé le président serbe. « Les jeunes appelés auraient un avantage au moment de chercher un emploi dans le secteur public », a-t-il ajouté, sans préciser sa pensée.

Cela étant, le projet de rétablir la conscription est régulièrement avancé par des élus serbes. Sans succès jusqu’à présent, les experts militaires estimant, comme en France, que cela serait trop coûteux et inefficace pour assurer la défense du pays, surtout si la période que chaque conscrit devra passer sous les drapeaux est si courte.

Les dépenses militaires serbes s’élèvent à 606 millions d’euros en 2018, ce qui représente 1,39% du PIB. Ces derniers temps, Belgrade a fait un effort pour équiper ses 40.000 militaires, en se procurant 6 MiG-29 (donnés par la Russie) et 9 hélicoptères H145M (dont 4 équipés du système HForce) auprès d’Airbus.

Pour rappel, la Serbie a adhéré au Partenariat pour la paix de l’Otan (qu’elle ne souhaite pas rejoindre) en 2006. Affichant une neutralité militaire, elle est également proche de la Russie pour des raisons historiques et culturelles.

Source : Zone Militaire

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mercredi 9 mai 2018

République Centrafricaine : Des Spetnasz à BANGUI... La Russie étend son influence !

Malgré la présence de près de 13.000 Casques bleus de la MINUSCA [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la République centrafricaine, le contexte sécuritaire demeure tendu en Centrafrique.

Ainsi, le 10 avril 2018, et pour la première fois depuis 2016, une vingtaine de personnes ont été tuées lors d’affrontements entre une patrouille de la MINUSCA et une milice « d’autodéfense » autoproclamée au quartier musulman PK5 à Bangui.

Deux semaines plus tard, les Casques bleus ont été contraints d’intervenir pour arrêter la progression d’un nouveau groupe armé, appelé « Siriri », en direction de la localité de Gamboula, dans le sud-ouest du pays. Ce qui a donné lieu à de nouveaux combats ayant fait plusieurs morts parmi les rebelles.

Entre-temps, deux autres groupes armés issus de l’ex-coalition rebelle de la Séléka, à savoir le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et le Front Populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC, dirigé par Noureddine Adam), ont mis en place une « coordination militaire » n’excluant pas de « descendre sur Bangui » depuis Kaga-Bandoro, à 330 km au nord.

Une autre organisation, l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), pourrait se joindre à ce mouvement alors qu’il y a peu, son chef, Ali Darass, était encore en froid avec certains dirigeants de l’ex-Séléka. Ces différents groupes armés forment des alliances au gré de leurs intérêts et comptent mettre la main sur les ressources naturelles du pays, sur fond d’influences extérieures. Ainsi, le FPRC a été choisi par le groupe chinois Poly Technologies pour la protection des activités de prospection en hydrocarbures dans le nord-est de la République centrafricaine.

Mais un autre pays entend accroître son influence en Centrafrique. Alors que le président centrafricain, Faustin-Archange Touadera, a récemment réclamé un nouveau renforcement de la MINUSCA, il se murmure que la Russie serait prête à envoyer des Casques bleus à Bangui. Du moins, c’est qu’a assuré une source diplomatique à l’AFP, le 25 avril.

Cependant, cela fait déjà maintenant plusieurs semaines que la Russie a une présence « militaire » à Bangui… Tout a commencé en octobre 2017, lors d’une rencontre entre le président centrafricain et Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères. À l’issue, Moscou a demandé une dérogation à l’embargo sur les armes imposés à la Centrafrique auprès du Conseil de sécurité des Nations unies.

Et, après quelques tergiversations, dues à des réticences françaises [ex-puissance coloniale, la France avait lancé l’opération Sangaris en décembre 2013 pour éviter un massacre à Bangui], le feu vert a été donné à la Russie pour livrer aux forces armée centrafricaines (FACa) « 900 pistolets Makarov, 5.200 fusils d’assaut, 140 armes de précision, 840 fusils mitrailleurs, 270 lance-roquettes et 20 armes anti-aériennes ».

Ces armes ne sont pas arrivées seules à Bangui car elles ont été accompagnées par près de 200 instructeurs russes, dont on ignore exactement le statut officiel. Pour certains, ce seraient des mercenaires employés par les sociétés privées Sewa Security Services et Lobaye Ltd? Pour d’autres, ils feraient parties des Spetnasz, les forces spéciales russes. En tout cas, ces hommes à « l’allure militaire», ont pris possession du domaine de Bérengo (40 hectares), qui fut autrefois celui de l’empereur autoproclamé Bokassa.

Depuis la livraison de ces armes, les Russes ont accru leur influence à Bangui, au point que la sécurité rapprochée du président Touadera n’est plus assurée par des Casques bleus [rwandais] de la MINUSCA mais par une quarantaine d’hommes présentés comme étant des membres des forces spéciales russes.

« Nous avons jugé nécessaire de renforcer la sécurité autour du président et les Russes, avec qui nous entamons une coopération militaire, sont les mieux placés », a ainsi expliqué une source de la présidente centrafricaine à Jeune Afrique. En outre, le président Touadera aurait désormais un «conseiller-sécurité russe» auprès de lui, en la personne d’un certain Valeri Zakarov.

Et lors des heurts du 10 avril dernier, à Bangui, un « militaire russe » a été vu dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine au PK5. Ce qui a suscité des interrogations parmi les habitants. Aussi, il y a deux jours, sans doute pour s’attirer leurs bonnes grâces, des « ressortissants russes », en civil, ont distribué de l’aide alimentaire à 11 chefs de quartier.

La présence russe en Centrafrique n’est pas désintéressée : l’idée de Moscou est d’avoir un accès aux ressources naturelles du pays, dont l’uranium, des contrats de prospection minière ayant été conclus avec Bangui.

Reste à voir ce que fera la France dans ce jeu d’influence en Centrafrique, qui intéresse aussi les États-Unis, ces derniers ayant débloqué 10,4 millions d’euros pour équiper les FACa en véhicules et autres matériels de communication. L’Union européenne est aussi présente, via la mission EUFOR RCA, qui vise à former des bataillons centrafricains.

Source : Zone Militaire

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mardi 13 mars 2018

Angleterre : Ex-espion russe empoisonné... Un pub et un restaurant contaminés !

Comme un sombre parfum de Guerre froide

L’ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille ont été empoisonnés le week-end dernier. La Grande-Bretagne y voit la main de Moscou.

Des "traces de contamination" à l’agent innervant administré à l’ex-espion Sergueï Skripal et sa fille ont été retrouvées dans le restaurant et le pub de Salisbury qu’ils ont fréquentés le 4 mars 2018, en Grande-Bretagne.

"Nous avons appris qu’il y a des traces de contamination à l’agent innervant dans le Mill Pub comme dans le restaurant Zizzi à Salisbury. Je suis persuadée que cela n’a pas mis en danger la santé de ceux qui se trouvaient dans le Mill Pub ou le Zizzi.

Toutefois, certaines personnes craignent qu’une exposition à long terme à ces substances, après des semaines et particulièrement des mois, puisse provoquer des problèmes de santé. C’est pourquoi je conseille à titre de précaution aux personnes qui se trouvaient dans le restaurant ou le pub entre 13h30 dimanche dernier et la fermeture lundi de laver les vêtements qu’elles portaient et les affaires qu’elles avaient"

Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Youlia, 33 ans, ont été retrouvés inconscients il y a une semaine sur un banc de Salisbury où vit l’ex-espion. Ils se trouvaient samedi dans un état "critique mais stable", selon la ministre britannique de l’Intérieur Amber Rudd. Un policier intervenu sur place est également "dans un état grave", bien qu’il puisse parler.

Source : AFP

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mercredi 7 mars 2018

Syrie : Crash d'un avion militaire russe Antonov sur la base de Hmeimim, 39 morts

Les 32 personnes à bord de l'Antonov 26 ont été tués dans l'accident survenu lors de l'atterrissage de l'appareil sur l'aérodrome russe de Hmeimim, dans le nord-ouest du pays. Le problème technique est privilégié mais «toutes les versions possibles» vont être étudiées.

Un avion de transport militaire russe Antonov 26 s'est écrasé, ce mardi, lors de son atterrissage, sur l'aérodrome de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie. Les vingt-six passagers et six membres d'équipage présents à bord ont tous été tués dans l'accident a annoncé l'armée russe. Le ministère de la Défense a indiqué, dans un communiqué, que «la catastrophe est apparemment due à un problème technique», tout en précisant que l'appareil, qui s'est écrasé à 500 mètres de la piste d'atterrissage de la base russe, n'avait «pas été visé par des tirs». Mais une commission du ministère de la Défense est chargée d'étudier «toutes les versions possibles de ce qui s'est passé». Le président russe, Vladimir Poutine, a présenté ses condoléances aux familles des victimes du crash et reçu le ministre de la Défense, Sergeï Choïgou, qui avait annoncé l'accident plus tôt.

Plusieurs accidents d'avions militaires dénombrés

L'avion qui s'est écrasé ce mardi, un Antonov 26, est un appareil qui réalise des courts et moyens courriers et peut transporter jusqu'à quarante personnes à 6.000 mètres d'altitude. Cet accident aérien sur la base de Hmeimim n'est pas le premier.

Déjà, en octobre 2017, un bombardier Soukhoï Su-24 s'était écrasé au décollage de Hmeimim, tuant les deux pilotes à bord. En décembre 2016, un avion Tupolev Tu-154, qui transportait certains membres des Chœurs de l'Armée Rouge, s'était écrasé peu après son décollage de la station balnéaire de Adler, au sud d la Russie, et en direction de la base militaire syrienne de Hmeimim. Le drame avait secoué la Russie entière à l'annonce de la mort des 64 figures du célèbre Ensemble Alexandrov. Et une journée de deuil national avait été annoncée par Vladimir Poutine.

La base de Hmeimim, cible d'attaques

Depuis septembre 2015, et le début de son intervention militaire en Syrie, la Russie a déployé des dizaines d'avions d'attaque et de bombardiers, qui opèrent à partir de la base aérienne de Hmeimim, située dans le fief alaouite du président syrien Bachar el-Assad, près de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie. Ces derniers mois, la base militaire russe a été visée à de multiples reprises. Le 31 décembre, des tirs de mortier commis par des combattants (dont l'affiliation n'avait pas été rendue publique) avaient fait deux morts et des appareils russes, parmi lesquels des avions militaires, avaient été endommagés.

Quelques jours après, dans la nuit du 5 au 6 janvier, des «drones chargés d'explosifs» avaient attaqué cette même base, mais également la base russe de Tartous, plus au sud. L'attaque n'avait pas fait de victimes et aucuns dégâts n'avaient été observés. Depuis le début de l'intervention russe en Syrie, 45 soldats russes sont morts, selon un bilan officiel, sans compter le crash de ce mardi.

Source : LeFigaro.fr

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