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Tag - Religion, Laïcité

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lundi 29 décembre 2014

Suède : Un engin incendiaire jeté dans une mosquée, cinq blessés...

25/12/2014 - Un incendie causé par un engin jeté de l'extérieur dans une mosquée du centre de la Suède a fait cinq blessés jeudi 25 décembre 2014 selon la police, alors que le pays connaît une montée de l'extrême droite. "Quelqu'un a jeté un engin à travers une fenêtre et un incendie s'est déclaré à l'intérieur", a déclaré un porte-parole de la police, Lars Franzell. "Il y avait entre 15 et 20 personnes dans les locaux" de cette mosquée située à Eskilstuna, à 90 kilomètres à l'ouest de Stockholm, a-t-il ajouté.

Le pays, réputé pour l'accueil qu'il accorde aux réfugiés étrangers, a vu son paysage politique bouleversé en décembre lorsque le parti d'extrême droite des Démocrates de Suède, devenu en septembre la troisième force parlementaire, a soutenu un projet de budget de centre droit, forçant le gouvernement de gauche à convoquer des législatives anticipées.

La mosquée visée est située au rez-de-chaussée d'un immeuble d'habitation. Le feu s'est déclaré en début d'après-midi, a précisé la police. "La haine des étrangers s'est renforcée", a déclaré le chef de l'association des musulmans de Suède, Omar Mustafa, à l'antenne de la radio publique SR.

La police a indiqué qu'elle avait ouvert une enquête pour incendie criminel aggravé, mais n'a identifié aucun suspect. Les blessés ont été hospitalisés et souffrent d'intoxication, de coupures et de fractures.

En janvier, des inconnus avaient peint des croix gammées sur la porte d'une mosquée de Stockholm, et en décembre 2013 des néonazis avaient attaqué un défilé antiraciste dans la capitale suédoise, faisant trois blessés.    

Source : LePoint.fr

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mercredi 24 décembre 2014

Société - Justice : L'Hôtel de Ville de Melun garde sa crèche de Noël

Tribunal administratif de Melun: l'Hôtel de Ville garde sa crèche de Noël

À trois jours de Noël, la justice a autorisé la mairie à conserver sa crèche de la Nativité qu'une association souhaitait voir démontée.

Le petit Jésus aura sa place dans les jardins de l'hôtel de ville de Melun : à trois jours de Noël, la justice a autorisé lundi la mairie à conserver sa crèche de la Nativité, qu'une association souhaitait voir démontée au nom de la laïcité. Le tribunal administratif de Melun, saisi par la Fédération des libres penseurs de Seine-et-Marne, a estimé que la crèche, installée à l'extérieur de la mairie, pouvait rester en place, à l'inverse de ce qui a été décidé début décembre dans une affaire similaire en Vendée.

Chose rare : il est allé à l'encontre des conclusions du rapporteur public qui s'était prononcé vendredi en faveur du retrait de la crèche, estimant que cette installation était un emblème religieux et ne relevait pas d'une simple tradition. "Nous sommes évidemment très satisfaits, mais il n'est pas question de faire du triomphalisme", a réagi le maire UMP de la ville, Gérard Millet. "Cette crèche, on ne l'a pas faite par provocation. C'est un élément culturel qui a toute sa place dans les décorations de Noël", a assuré l'élu.

"Déçu" par le rejet de sa demande, le secrétaire de la Fédération départementale des libres penseurs, Gérard Docquin, a qualifié de "surprenante" la décision du tribunal, dont les motivations n'ont pas encore été communiquées. "C'est dommage pour la République et dommage pour la laïcité", a-t-il estimé. L'association avait déposé un recours en justice fin 2012 "pour excès de pouvoir", faute d'avoir obtenu une réponse à ses lettres adressées au maire lui demandant de ne pas installer de crèche.

La requête, examinée après deux ans de procédure, avait obtenu vendredi le soutien du rapporteur public, qui avait recommandé "l'annulation de la décision de rejet du maire de Melun", soit le retrait de la crèche, au nom de la loi de 1905 consacrant la séparation de l'Église et de l'État. "Il s'agit bien, à notre sens, d'un emblème religieux, où la symbolique est affirmée, de plus, par le bâton porté par l'un des rois mages en forme de crosse, attribut des évêques dans la religion catholique", avait fait valoir le magistrat.

Plusieurs affaires ont relancé ces derniers jours le débat sur les crèches, objets de discorde entre partisans d'une "laïcité stricte" et tenants d'une "laïcité souple" prenant en compte la dimension culturelle de certaines pratiques religieuses. Le 2 décembre, le tribunal administratif de Nantes avait pris une décision contraire à celle de Melun, en demandant au conseil général de la Vendée, terre de tradition catholique, de démonter sa crèche installée dans le hall de ses locaux. Le conseil général a fait appel.

Saisi vendredi d'une demande similaire, mais dans le cadre d'une procédure d'urgence, le tribunal administratif de Montpellier a pour sa part rejeté la demande de retrait de la crèche de la mairie de Béziers, ville de l'élu Robert Ménard, proche du Front national, en attendant un jugement sur le fond. "Visiblement, tout le monde n'est pas d'accord sur la question des crèches", reconnaît Gérard Docquin, pour qui la décision de Melun "va compliquer la jurisprudence".

"D'autres affaires vont être nécessaires pour que le débat soit tranché", estime le responsable associatif. Selon un sondage Ifop du 13 décembre, 71 % des Français sont "plutôt favorables" à la présence de crèches de Noël dans les administrations et bâtiments publics, "car cela constitue plus un élément de tradition culturelle qu'un symbole chrétien". À l'inverse, 18 % des sondés y sont "plutôt opposés, car il s'agit d'un symbole religieux incompatible avec les principes de neutralité et de laïcité du service public". 

Source : AFP et Le Point.fr

NDLR FNCV : Saluons les décisions éclairées des juges administratifs de Béziers et Melun. Au nom d'une laïcité apaisée et responsable, voici un chant de Noël conforme à nos traditions séculaires, à nos coutumes ancestrales, et à notre foi : Minuit Chrétiens...
...Et sur ce, bon réveillon de Noël à tous ;-)


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vendredi 19 décembre 2014

Molière au secours, Tartuffe est revenu! Cachez cette crèche que je ne saurais voir !

La crèche de Noël restera dans la mairie de Béziers !

Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté, ce vendredi, la demande d'enlèvement de la crèche de Noël installée dans l'hôtel de ville de Béziers. Le préfet de l'Hérault avait demandé son retrait au nom de la laïcité.

La justice a tranché: la crèche de Noël restera dans le hall de la mairie de Béziers. Le tribunal administratif de Montpellier, saisi en référé, a rejeté ce vendredi en début d'après-midi la demande d'enlèvement de la crèche de Noël installée dans l'hôtel de ville de Béziers.

Pour justifier sa décision, le juge Marianne Hardy s'est basé sur deux fondements. Dans un premier temps, aucune atteinte à l'ordre public n'a été recensée. Le juge administratif a également considéré "que la décision d'installer une crèche dans le hall" n'était pas "de nature à porter" atteinte "aux principes de laïcité et de neutralité", a-t-elle écrit.

De son côté, Sophie Mazas, avocate des plaignants, a dénoncé dans la matinée "une atteinte à la laïcité", car la crèche de la Nativité "symbolise" la naissance du Christ, un événement "au cœur de la religion chrétienne". A ses yeux, cette crèche se pose comme une "violation de la liberté de conscience et de la neutralité du service public", affirmées par la Constitution ainsi que par la loi du 9 décembre 1905 consacrant la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Au nom du respect du principe de laïcité, le préfet de l'Hérault, avait demandé le retrait de la crèche de Noël installée dans l'enceinte de la mairie de Béziers. Le maire, Robert Ménard, soutenu par le FN, avait quant à lui refusé de la désinstaller, avançant que cette installation fait partie de la politique culturelle de la ville. Contacté par BFMTV, Robert Ménard a déclaré que cette décision était "une grande satisfaction".

A Nantes, début décembre, le tribunal administratif avait statué de manière différente un cas similaire. Le juge avait ordonné qu'une crèche de Noël soit retirée du hall du Conseil général de Vendée au nom du principe de séparation de l'Eglise et de l'Etat, prévu dans l'article 28 de la loi de 1905.

Source : Francesoir.fr

NDLR FNCV: Chacun se fera son opinion personnelle sur cette question affligeante. Mais en tant qu'administrateur de ce blog, je trouve que la bêtise officielle, qui va "créchendo"  ( si j'ose dire) n'a plus de limites. Je salue la sagesse et le bon sens du Maire de Béziers et du Tribunal administratif de Montpellier. 

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samedi 13 décembre 2014

Civilisation : La djihad, c'est la guerre... la 3ème mondiale ?

Le pape a lui-même prononcé le mot en septembre 2014 : « troisième guerre mondiale ».

Pas encore la Der, mais la 3ème... ?

Il a même dit : « troisième guerre mondiale par morceaux » pour insister sur le fait qu’elle se livrait partout sous des formes variées. Les djihadistes du “califat islamique”, qui placent leur barbarie sous l’étendard du Prophète, ont retrouvé cette citation d’Abou ad-Dardâ, compagnon de Mahomet, pour alimenter leur propagande : « La meilleure garnison de musulmans au jour de la grande mêlée sera située à Ghûta, à proximité d’une ville appelée Damas, l’une des meilleures villes de Shâm. » Ce territoire de Shâm couvre ce que nous appelions le Levant, du Liban à l’Irak, de la Jordanie à la Syrie. Telle est la géographie de la guerre qui se livre en Orient — où les djihadistes à turban noir mettent leurs arguments religieux au service d’une ambition politique qui tourne à la folie. On a déjà vu cela en d’autres temps.

Nous sommes partie prenante de ce conflit, que nous le voulions ou non. À cause de nos racines judéo-chrétiennes, de notre héritage occidental, de nos alliances, de nos intérêts nationaux en Europe et dans le monde. C’est pourquoi la bataille se livre « par morceaux », là-bas comme ici. Chaque jour apporte la preuve nouvelle de l’implication de jeunes gens venus de chez nous, embrigadés, parfois convertis, pour partir combattre en Syrie. Ces jeunes gens sont recrutés grâce à Internet (lire l’article de Fabrice Madouas, page 34), vivent en réseaux, virtuels puis réels, parce que seul le groupe peut leur faire rompre leurs liens, sacrifier leur famille et leur identité, en changeant de nom, pour se mettre au service d’une organisation totalement étrangère.

Ce récit de l’embrigadement et du dévoiement de ces jeunes gens, on le trouve dans le rapport du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam (CPDSI), dirigé par Dounia Bouzar. Document qui a été établi à partir d’entretiens avec 160 familles volontaires, qui ont appelé au secours. Leur signe particulier : elles sont françaises, athées à 80 %, appartiennent aux classes moyennes supérieures et en particulier au monde éducatif. Cet échantillon ne dit évidemment rien d’un bouillon de culture bien plus vaste, celui des familles fondamentalistes silencieuses, des lieux de prière, mosquées ou écoles coraniques extrémistes, sans oublier les cours de prison, bouillon dans lequel prospèrent l’endoctrinement et l’effacement des personnalités, indispensables au djihadisme.

La négation des racines et des références constitue la source de ce que le pape dénonçait, ce mardi, devant le Parlement européen : ces « extrémismes qui déferlent » et provoquent « ces violences barbares […], sous le silence honteux et complice de beaucoup ». Ce déferlement profite, autre mot du pape, de la « fatigue » européenne devant la menace, cette « Europe effrayée », cette « Europe qui n’est pas à l’abri » et qui devrait d’abord préserver et reconstruire sa propre identité.

Pour recruter au sein de nos sociétés, le djihadisme passe par le désarmement moral, le délitement du lien social ; il ne peut agir qu’en faisant « tomber la résistance morale » des peuples occidentaux, pour reprendre la formule de Dounia Bouzar, avant de les faire céder. Au temps de la guerre froide avec le communisme soviétique, un mouvement s’était créé pour entraîner un “réarmement moral”. Il aura suffi de trois grandes figures pour balayer la “fatigue” de l’époque et éliminer l’empire et l’idéologie qui voulaient aussi notre disparition. Ce furent Alexandre Soljenitsyne, Ronald Reagan et le pape Jean-Paul II. Ils alliaient la force d’âme et le pouvoir de la pensée à la puissance militaire.

Ce pape François voit clair quand il dit cette semaine aux Européens : mettez-vous au travail ; votre identité c’est votre histoire, à vous d’être capables de la prolonger et de la renouveler ; vous avez toutes les richesses, tous les talents pour cela ; mais l’Europe ne peut grandir sans visage ; elle peut toujours agir sur les effets de cette « culture du déchet » qui touche aussi à ses racines, ce sera vain si elle n’intervient pas en même temps sur les causes.

Tout le problème est là, en effet. La vigilance de nos services de police et de renseignements, qui suivent nos djihadistes et déjouent les attentats qu’ils préparent, l’entraînement de nos services d’urgence, qui les redoutent, le courage de nos soldats et de nos pilotes, que l’on expédie sur les théâtres d’opérations extérieures ne peuvent pallier l’absence de cohérence dans l’action. Qui peut dire que Barack Obama, qui en est maintenant à son quatrième secrétaire à la Défense en six ans (le troisième, Chuck Hagel, a démissionné lundi), sait ce qu’il veut ? Il change de politique tous les trois mois.

Quant à nous, il faudrait aussi que nous sachions au nom de quoi nous agissons.

Source : Francois d'Orcival - Valeurs actuelles

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jeudi 4 décembre 2014

Allemagne : Le péril islamiste se manifeste à Hambourg !

Tensions. Les récentes échauffourées entre des centaines de Kurdes et d’islamistes à Hambourg révèlent une menace longtemps minimisée sur le sol allemand.

La chancelière Angela Merkel redoute elle aussi une radicalisation si la ville kurde syrienne de Kobané devait tomber aux mains des islamistes.

Des groupes salafistes radicaux sont apparus en Allemagne, nichés dans la communauté musulmane (4 millions de personnes). Leur menace a été analysée par Marwan Abou-Taam, expert auprès de la police de Rhénanie-Palatinat, consultant auprès de la Bundeswehr.

Son étude portant sur cette communauté, publiée en mars par l’Institut français des relations internationales, est sans équivoque : « Le phénomène de radicalisation chez les jeunes musulmans et les convertis à l’islam constitue une menace grandissante. »

Ils étaient au moins 4 500 personnes en 2012 : « Le salafisme représente un défi pour l’Allemagne, du fait de son rejet de la démocratie et des droits de l’homme, les partisans n’acceptant aucune autorité en dehors de Dieu. »  

Source : Valeurs actuelles


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samedi 29 novembre 2014

Société & Religion : Les non-dits de l'islamisme

Faudra-t-il manifester quand l’otage américain Peter Kassig sera à son tour égorgé en Syrie, comme le promettent les djihadistes de l’État islamique (EI, Daesh) ? Cela ne servirait à rien, sinon à alimenter leur propagande.

Dans l’immédiat, et pour longtemps encore, il faut continuer à détruire les capacités offensives de l’EI, empêcher nos musulmans radicalisés de partir pour le djihad, traquer ceux qui en reviennent et augmenter les crédits dédiés à cette lutte. Ce sera insuffisant. Il faut aller à la source du mal et comprendre que l’islamisme pousse sur un terreau particulier : l’islam. Des penseurs musulmans eux-mêmes l’affirment : la barbarie de l’EI se nourrit de certains textes sacrés de l’islam et de son histoire guerrière.

Les djihadistes déploient leurs bannières dans le sillage de celles du Prophète et de ses guerriers. Les responsables musulmans hésitent à le reconnaître. S’ils condamnent les violences de l’EI, ils se taisent sur les persécutions et discriminations dont souffrent en terre d’islam, depuis toujours, les non-musulmans et les femmes.

Ces situations révoltantes semblent aller de soi et la plupart de nos médias et de nos politiques s’en accommodent, faute de connaître le Coran, dont la lecture est éclairante. Peu de nos dirigeants l’ont lu. Ancien premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la Défense, Alain Juppé l’a reconnu : « Jamais, tout au long de mon parcours scolaire et universitaire, on ne m’a proposé d’ouvrir le Coran, dont j’ignore à peu près tout. »

L’islam est aujourd’hui au défi de reconnaître ces quelques sources violentes où s’abreuvent les islamistes, puis de réformer ou d’adapter ce qui doit l’être. Ce sera difficile. Dictée divine (à la différence de la Bible), intemporel, le Coran n’est ni adaptable ni réformable. Sa critique est interdite depuis huit siècles.

Peu de musulmans s’y risquent, à l’image du philosophe Abdennour Bidar, dans sa Lettre ouverte au monde musulman, publiée dans Marianne : « Je te vois en train d’enfanter un monstre qui prétend se nommer État islamique […] Ce monstre est né de toi, de tes errances, de tes contradictions, de ton écartèlement entre le passé et le présent, de ton incapacité trop durable à trouver ta place dans la civilisation humaine. »  

Source : Frédéric Pons - Valeurs actuelles

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jeudi 18 septembre 2014

L' appel du Conseil Français du culte musulman pour défendre les chrétiens d'Orient

Des responsables du CFCM ont signé un "appel de Paris" pour défendre leurs "frères en Dieu" et lutter contre la tentation djihadiste chez les jeunes.

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a évoqué devant la presse un "acte symbolique, fraternel, de solidarité et d'humanité.  
 
L'islam de France affiche sa solidarité envers les chrétiens d'Orient : de hauts responsables musulmans ont signé mardi un "appel de Paris" pour défendre ces "frères en Dieu" et tenter d'empêcher des jeunes de tomber dans le djihadisme. Le texte, signé à la Grande Mosquée de Paris, est porté par la coordination Chrétiens d'Orient en danger (Chredo), le président du Conseil français du culte musulman (CFCM, instance de représentation des 3,5 à 5 millions de musulmans de France) Dalil Boubakeur et ses vice-présidents Anouar Kbibech et Ahmed Ogras.

"Les signataires tiennent à réaffirmer leur soutien aux frères chrétiens d'Orient, pour la plupart arabes, ainsi que pour toutes les autres minorités de la région, qui sont victimes actuellement d'une grave campagne destructrice menée par ces groupes terroristes menaçant leur existence même", souligne cet "appel de Paris".

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a évoqué devant la presse un "acte symbolique, fraternel, de solidarité et d'humanité" envers les chrétiens d'Orient, ces "frères en Dieu". Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, chargé des cultes, a salué cette initiative, qui "constitue un démenti apporté à ceux qui s'efforcent d'établir des amalgames entre le terrorisme et la religion musulmane, au risque de dresser les Français les uns contre les autres".

Cette "déclaration solennelle" s'accompagne d'un "plan d'actions", a assuré le président de la Chredo, Patrick Karam. Ainsi, les "mosquées de France et d'Europe" seront appelées à dire des prières lors du prêche de vendredi prochain en solidarité aux chrétiens d'Orient, selon un communiqué. En outre, une "conférence internationale" sur ce sujet se tiendra à Paris, probablement le samedi 6 décembre, avec autour de la table des religieux, laïcs, diplomates et responsables gouvernementaux.

Discorde avec l'UMF et l'UOIF

Les signataires de l'"appel de Paris" entendent également prendre "à témoin la communauté musulmane pour demander à tous les responsables politiques de redoubler de vigilance face aux menées subversives qui ciblent les jeunes musulmans d'Europe, particulièrement les plus fragiles d'entre eux". Selon une source proche du dossier, plus de 900 personnes françaises ou résidant en France projetteraient de partir en Syrie et en Irak pour combattre dans les rangs djihadistes, y sont déjà, sont en transit ou en sont revenues.

"Nous appelons les musulmans de France et les plus jeunes d'entre eux à ne pas se tromper de combat. Leur véritable djihad n'est pas en Syrie ou en Irak, il est en France: c'est le combat de l'intégration, de la réussite sociale, du vivre-ensemble", a souligné Anouar Kbibech, président du Rassemblement des musulmans de France (RMF), qui dit représenter 550 mosquées.

Les responsables musulmans de France ne sont toutefois pas parvenus à parler d'une seule voix sur le sujet des chrétiens d'Orient. Tout en condamnant fermement les "crimes" des djihadistes de l'État islamique (EI), l'Union des mosquées de France (UMF) de Mohammed Moussaoui, ancien président du CFCM, ne s'est pas jointe à "l'appel de Paris", pas plus que l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), réputée proche des Frères musulmans.

Quant au recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, souvent critique envers le CFCM, il a, dans un communiqué, enjoint à ses responsables d'aller plus loin en prenant "rapidement l'initiative d'un rassemblement national pour dénoncer toutes les forces obscures qui exploitent l'islam". 

Source : Le Point.fr et AFP

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mardi 8 juillet 2014

Europe : La CEDH valide l'interdiction de la burqa

Le port du voile islamique intégral est puni d'une amende de 150 euros

Saisie par une Française d'origine pakistanaise, la Cour Européenne des Droits de l'Homme a estimé que la loi votée en 2010 en France poursuit un objectif « légitime » et qu'elle est «proportionnée au but poursuivi ».

La France va pouvoir continuer d'interdire le voile islamique intégral.

La loi votée fin 2010 n'est pas contraire aux droits de l'homme et poursuit un objectif «légitime», a tranché mardi la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) dans un arrêt définitif, rejetant ainsi la requête d'une jeune musulmane.

Au grand public, elle n'a révélé que ses initiales, S.A.S. Dans sa requête, la Française de 24 ans, d'origine pakistanaise, adepte aussi bien de la burqa - qui cache entièrement le corps, y compris les yeux derrière un tissu à mailles - que du niqab - qui couvre le visage pour n'en montrer que les yeux -, affirmait ne subir «aucune pression» familiale, accepter les contrôles d'identité, tout en voulant rester libre de porter le voile à sa guise. «Naturellement, ma cliente est déçue, a reconnu mardi l'un de ses défenseurs, Me Tony Muman. Mais elle va respecter le jugement de la Cour et agir conformément à la loi, comme elle l'a toujours fait. Elle craint, toutefois, que ce jugement, paradoxalement, exclue encore davantage sa communauté que l'entrée en vigueur de la loi, et sape la notion même de “vivre ensemble”.»

La préservation du «vivre ensemble» était justement l'argument invoqué par la France pour justifier sa loi. Si la CEDH se dit «consciente que l'interdiction contestée pèse essentiellement sur une partie des femmes musulmanes, elle relève qu'elle n'affecte pas la liberté de porter dans l'espace public des éléments vestimentaires qui n'ont pas pour effet de dissimuler le visage et qu'elle n'est pas explicitement fondée sur la connotation religieuse des vêtements, mais sur le seul fait qu'ils dissimulent le visage». Le gouvernement français avait en effet souligné que la loi n'était pas «antireligieuse» mais portait sur la dissimulation du visage par quelque moyen que ce soit, aussi bien par une cagoule que par un casque de moto, par exemple.

Eu égard aux 150 euros d'amende prévus, indique encore la Cour, «les sanctions en jeu sont parmi les plus légères que le législateur pouvait envisager» et «l'interdiction contestée peut par conséquent passer pour proportionnée au but poursuivi, à savoir la préservation du “vivre ensemble”». Quelques réserves toutefois, sur «les raisons sécuritaires» invoquées par le gouvernement, ainsi que sur le choix d'une interdiction générale «qui peut paraître démesurée» au regard du faible nombre de femmes concernées: «1.900 femmes environ étaient concernées fin 2009», selon une mission d'information de l'Assemblée nationale. Dans ses observations présentées à la cour de Strasbourg, le gouvernement français s'était félicité que ce chiffre ait chuté de près de la moitié depuis 2010.

Contrôlée «trois ou quatre fois par jour»

Selon l'Observatoire de la laïcité, la police a procédé à un millier de verbalisations depuis avril 2011, portant sur 600 femmes, puisque certaines accumulent les amendes… Comme Stéphanie, une Française convertie à l'islam qui porte le voile intégral depuis près de vingt ans, contrôlée parfois jusqu'à «trois ou quatre fois par jour». Ce mardi, elle est «sous le choc (et) ne sait pas quoi faire». «Cette loi est disproportionnée! lance-t-elle, en larmes. C'est à cause des terroristes qui se cachent derrière la burqa que les juges ont pris cette décision. Mais nous, on n'a pas pris le voile pour faire le djihad!»

Enfin, «très préoccupée» par les «propos islamophobes» qui ont pu marquer le débat qui avait précédé l'adoption de la loi, la Cour n'a pas manqué de rappeler «l'importance de la tolérance et du pluralisme», se félicite Me Muman. «Le vêtement en cause est perçu comme étrange par beaucoup de ceux qui l'observent, indique en effet le jugement. Cependant, dans sa différence, il est l'expression d'une identité culturelle qui contribue au pluralisme dont la démocratie se nourrit.» 

Source : LE Figaro.fr

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mardi 10 juin 2014

Ecole en danger : Islamisation rampante dans les milieux scolaires

Le communautarisme musulman défie l'école

Une note confidentielle des services de renseignements, portée à la connaissance du Figaro, révèle que, de manière insidieuse, une forme de repli identitaire se fait jour dans certains établissements scolaires.

Port du voile dans les cours de récréation, revendications de repas halal à la cantine, absentéisme chronique au moment des fêtes religieuses, prières clandestines dans les gymnases ou les couloirs… De manière insidieuse, le communautarisme musulman cherche à gagner du terrain dans le système éducatif français.

La loi est contournée

La note confidentielle des services de renseignements dresse un état des lieux édifiant. Ce document, épais d'une quinzaine de pages et daté du 28 novembre dernier, est émaillé d'environ 70 exemples précis à travers toute la France. Tous sont révélateurs et, parfois, surréalistes. Disséquant au scalpel un phénomène relevant d'«initiatives isolées» susceptibles de «déstabiliser les équipes enseignantes», les policiers révèlent comment les adeptes de la «tradition islamique rigoriste» tentent de contourner la loi de mars 2004 prohibant les signes religieux à l'école.

Lancés dans une guerre «d'usure» face à la laquelle le corps enseignant est démuni, d'autoproclamés «jeunes gardiens de l'orthodoxie» exercent au sein même de certains établissements des pressions sur les jeunes musulmanes. «Lors des fêtes musulmanes, et plus particulièrement lors de l'Aïd-el-Kebir, des classes sont désertées par les élèves», souligne le rapport qui révèle des taux d'absentéisme frisant les 90% dans des quartiers sensibles de Nîmes ou Toulouse.

La république est en grand danger

À Marseille, un proviseur de lycée des quartiers nord témoigne que certains de ses élèves prient avec une telle ferveur qu'ils en ont le «front bleu». Interrogée par Le Figaro, la philosophe et spécialiste de la laïcité Catherine Kintzler considère que «ce n'est pas en se taisant sur les revendications communautaristes que la République finira par gagner.» Plongée dans les coulisses d'un repli identitaire qui inquiète la police.

Source : Le Figaro.fr

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mardi 3 juin 2014

Soudan : une chrétienne condamnée à 100 coups de fouet puis à la pendaison

La jeune femme de 27 ans, fille d'un musulman et d'une chrétienne, est poursuivie pour avoir épousé un chrétien et refusé d'abjurer sa foi.

Un tribunal de Khartoum a condamné jeudi 15 mai 2014 une chrétienne soudanaise de 27 ans, à la peine de mort pour apostasie, malgré les appels d'ambassades occidentales à un respect de sa liberté religieuse. La jeune femme, enceinte de huit mois, est actuellement détenue avec son fils de 20 mois, selon Amnesty International qui a demandé sa libération immédiate.

 "Nous vous avions donné trois jours pour abjurer votre foi, mais vous avez insisté pour ne pas revenir vers l'islam. Je vous condamne à la peine de mort par pendaison", a déclaré le juge, Abbas Mohammed Al-Khalifa, s'adressant à la femme avec le nom de famille de son père, un musulman. Meriam Yahia Ibrahim Ishag - son nom chrétien - a également été condamnée à 100 coups de fouet pour "adultère".

À l'énoncé du verdict, la jeune femme est restée impassible. Auparavant, au cours de l'audience, après une longue intervention d'un chef religieux musulman qui a cherché à la convaincre, elle avait dit calmement au juge : "Je suis chrétienne et je n'ai jamais fait acte d'apostasie.

" Une cinquantaine de personnes ont manifesté contre le verdict. "Non à l'exécution de Meriam", "Les droits religieux sont un droit constitutionnel", pouvait-on lire sur des banderoles. Un manifestant a indiqué, en s'adressant au rassemblement de soutien, qu'ils poursuivraient leur mouvement de protestation avec des sit-in jusqu'à ce que la jeune femme soit libérée.

Un autre petit groupe, favorable au jugement, est arrivé sur les lieux. "C'est une décision de justice. Pourquoi êtes-vous réunis ici ?" a lancé un membre de ce groupe à l'adresse des défenseurs de la jeune femme. "Pourquoi voulez-vous exécuter Meriam ? Et pourquoi ne présentez-vous pas les corrompus à la justice ?" lui a répondu l'un des défenseurs de la jeune femme en référence à la forte corruption dans le pays.

Élevée comme chrétienne orthodoxe

Une centaine de personnes étaient venues au tribunal pour entendre le verdict, dont des diplomates d'ambassades étrangères. Mardi, les ambassades des États-Unis, du Canada, de Grande-Bretagne et des Pays-Bas avaient exprimé leur "vive inquiétude" à propos du cas de cette Soudanaise. "Nous appelons le gouvernement du Soudan à respecter le droit à la liberté de religion, notamment le droit à changer de foi ou de croyances", indiquaient-elles dans un communiqué commun. Ce droit est précisé dans la Constitution intérimaire soudanaise de 2005 ainsi que dans les textes internationaux sur la défense des droits de l'homme, ajoutaient les chancelleries, exhortant les autorités judiciaires à gérer le cas de Meriam Yahia Ibrahim Ishag "avec compassion".

Selon Amnesty International, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a été élevée en tant que chrétienne orthodoxe, la religion de sa mère, car son père, un musulman, était absent pendant son enfance. Elle s'est ensuite mariée avec un chrétien du Soudan du Sud. L'accusation d'"adultère" repose sur son mariage avec un chrétien, a indiqué l'ONG, ajoutant que selon la loi islamique en vigueur au Soudan une femme musulmane ne peut épouser un homme d'une autre religion.

Le régime islamiste soudanais a introduit la charia (loi islamique) en 1983, mais les condamnations à mort sont rares. Selon Christian Solidarity Worldwide, une ONG basée en Grande-Bretagne qui défend la liberté religieuse, le cas de Meriam Yahia Ibrahim Ishag est le dernier en date d'une "série d'actes répressifs" contre les minorités religieuses au Soudan.

Le ministre soudanais de l'Information Ahmed Bilal Osmane a cependant démenti mardi toute oppression des chrétiens du Soudan. "Nous vivons ensemble depuis des siècles", a-t-il affirmé.        

Source : Le Point.fr

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jeudi 9 janvier 2014

Tunisie : La liberté de conscience à propos de la religion, dans la Constitution

Une première dans le monde arabe...

La liberté de conscience à propos de la religion, inscrite dans la Constitution tunisienne.

En Tunisie, la liberté de conscience l'emporte sur la charia. Les premiers articles fraîchement adoptés de la nouvelle Constitution tunisienne font de la religion une question individuelle. Une première dans le monde arabe.

Une révolution qui ne dit pas son nom se joue en Tunisie. Avec un an et trois mois de retard, l'Assemblée nationale, où les députés du parti islamiste Ennahda sont majoritaires, a commencé à adopter, le 4 janvier 2014, les premiers articles de la nouvelle Constitution, dont celui garantissant "la liberté de conscience". La Constitution tunisienne est ainsi la première du monde arabe à reconnaître la liberté de conscience dans un de ses articles.

Concrètement, les Tunisiens pourront se déclarer "a-religieux" et, mieux encore, ils pourront décider de changer de religion. Chose impensable - officiellement - pour un musulman puisqu'il risque d'être considéré comme apostat et, à ce titre, menacé de mort par des islamistes radicaux. Et si la majorité des pays arabes - à l'exception des pays du Golfe et du Maroc, où le statut de commandeur des croyants du roi implique que les Marocains, sauf s'ils sont juifs, sont ipso facto musulmans - ont tous des citoyens à la fois arabes et chrétiens de naissance, les conversions ne sont officiellement pas possibles.

La société tunisienne est, comme dans la quasi-totalité des pays arabes et musulmans, divisée entre "un pôle moderne et séculier et un pôle conservateur et religieux", selon les termes de Séverine Labat, chercheur au CRNS*, et ce grand pas vers la liberté et la modernité ne s'est pas fait sans mal. Il explique le retard pris dans l'adoption de la nouvelle Constitution de l'après-Printemps arabe. Vendredi et samedi, les débats sur le préambule de la nouvelle loi fondamentale ont été plus houleux, obligeant à plusieurs interruptions de séance.

Aucune référence à la charia

Non seulement les députés ont adopté l'article sur la "liberté de conscience", mais, en plus, le parti islamiste Ennahda, au pouvoir depuis octobre 2011 et très contesté par l'opposition moderniste et séculière, a accepté, dès le printemps 2012, de ne pas introduire de référence à la charia (la loi islamique) dans la nouvelle Constitution. Il avait donné son accord à la reprise des deux premiers articles de la Constitution de 1959 : l'article 1 qui précise que "La Tunisie est un État libre, indépendant et souverain. L'islam est sa religion, l'arabe sa langue et la République son régime." Les députés ont tous voté (à trois exceptions près) en faveur de cet article qui précise "qu'il ne peut être amendé " ; et l'article 2, non amendable aussi, qui prévoit l'instauration d'"un État à caractère civil, basé sur la citoyenneté, la volonté du peuple et la primauté du droit".

Les amendements proposant l'islam comme "source principale de la législation" ont donc été rejetés par l'Assemblée. Un renoncement mal vécu par l'aile dure du parti islamiste. Mais au fil des mois et de la contestation grossissante contre Ennahda, celui-ci n'avait plus guère de choix.

L'État reste "gardien de la religion"

Par contre, le compromis passé entre Ennahda et l'opposition fait de l'islam "la religion du pays". C'était déjà le cas dans la Constitution adoptée sous Bourguiba en 1959, au lendemain de l'indépendance. L'État devient par ailleurs le "protecteur du sacré" et le "gardien de la religion" (article 6). Ces formulations vagues peuvent-elles être interprétées pour tenter de remettre en question la liberté de conscience ? Certains s'y essaieront probablement.

Il reste encore aux députés tunisiens à voter, avant le 14 janvier prochain, 132 autres articles de la Constitution ainsi qu'une loi électorale pour organiser des élections législatives et mettre fin à la période de transition qui a commencé avec le départ de Ben Ali, l'ancien président, le 14 janvier 2011. Dans l'immédiat, un consensus semble avoir été trouvé pour que la nouvelle loi fondamentale soit adoptée à la majorité des deux tiers des élus et ainsi éviter l'organisation d'un référendum.

Source : Le Point.fr

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Une «victoire» pour les féministes

La Tunisie est devenue lundi le premier pays du monde arabe à inscrire dans sa constitution l'égalité entre hommes et femmes.

«Tous les citoyens et les citoyennes ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Ils sont égaux devant la loi sans discrimination aucune», dispose l'article 20 du projet de Constitution adopté par 159 voix sur 169 votants. Cette formulation est le fruit d'un compromis entre les islamistes d'Ennahda, majoritaires à l'assemblée, et l'opposition laïque. Ce texte unique dans le monde arabe s'ajoute à d'autres concessions des islamistes sous la pression de la société civile et de l'opposition.

Ennahda avait fait scandale durant l'été 2012 en annonçant vouloir introduire le concept de «complémentarité» homme-femme. Confronté à une levée de boucliers, le parti a finalement renoncé à ce projet. Les islamistes ont aussi accepté au fil des mois de renoncer à inscrire l'islam comme source de droit et à punir les «atteintes au sacré». Ils ont aussi voté dimanche, sous la pression de l'opposition laïque, l'interdiction des «accusations d'apostasie», un élu ayant affirmé avoir été menacé après avoir été qualifié d'ennemi de l'islam, alors que deux opposants ont été assassinés en 2013 par la mouvance jihadiste.

Source : LeParisien.fr

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mercredi 25 décembre 2013

Société - Religion : Suite à une plainte, faut il déchristianiser les lieux publics à Noël ?

Laïcité des lieux publics : Plainte à propos d'une crèche... Tradition ou religion ?

Pour la première fois depuis dix ans, la crèche de Noël installée derrière le guichet de la gare de Villefranche-de-Rouergue, dans l'Aveyron, fait polémique. En cause : le principe de laïcité dans les lieux publics que viendrait compromettre ce signe religieux ostensible. C'est en tout cas ce qu'un usager a indiqué dans un courriel adressé à la direction régionale de la SNCF, comme le révèle Le Figaro.

Le foulard islamique, c'est halal. Une crèche, c'est haram !

Les cheminots, alertés par la SNCF, accusent le coup. C'est eux qui ont prévenu la presse. "Cela fait dix ans que nous avons l'habitude d'installer une crèche sur l'un de nos comptoirs. Nous ne voyons pas pourquoi cela changerait ! Notre crèche est toujours en place. Elle restera là, mais ostensiblement masquée", déplore l'un d'entre eux dans le quotidien Centre Presse.

"Le pire, c'est que nous savons de qui provient cette plainte", renchérit un autre employé dans les colonnes du journal. Résultat : la crèche a en effet été dissimulée dans un premier temps sous une bâche tandis qu'une affichette placardée sur la vitre expliquait : "Suite à la plainte d'un client, nous ne pouvons laisser exposer la crèche. Crèche que la gare de Villefranche met en exposition depuis dix ans !"

Au train où ça va, où le petit Jésus va-t-il pouvoir crécher ?

Souhaitant dédramatiser la situation, la direction régionale a nié avoir demandé aux agents de retirer la crèche et a récusé le terme de "plainte". Elle a toutefois décidé d'organiser un "dialogue" entre les agents de la gare et leur hiérarchie sur la laïcité et la neutralité au sein de l'entreprise.

"La crèche est un signe religieux, mais, autour de Noël, c'est aussi une tradition importante pour les agents, on trouve des crèches dans beaucoup d'espaces publics", souligne Philippe Blanquart, le directeur de la communication de la direction régionale du groupe. "Mais à la SNCF, comme dans toutes les sociétés, les questions de laïcité se posent, c'est pourquoi on a questionné notre direction de l'éthique", ajoute-t-il.

En attendant, l'affichette a été retirée et la crèche est de nouveau offerte au regard des voyageurs.

Source : Le Point.fr

NDLR FNCV : Pour les mahométans, halal c'est ce qui est bien, et haram c'est ce qui est mal. Et vous, que pensez-vous de la déchristianisation, de l’islamisation ?

Dans l'attente de vos commentaires, la FNCV vous souhaite un Joyeux Noël !!!


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dimanche 27 octobre 2013

Générosité paroissiale : Les paroissiens de Livarot offrent une voiture neuve à leur curé

A Livarot, le père Zacharie a remplacé sa 4L bleue par une Dacia Sandero flambant neuve. Grâce à la générosité de ses paroissiens.

Sa vieille Renault 4 bleue, avec laquelle il sillonnait les routes des 34 communes que compte la paroisse Saint-Paul, a rendu l’âme. Mais le père Zacharie Fiogbé, en poste à Livarot depuis très exactement 20 ans cette année, n’est pas à pied pour autant. Non, grâce à la générosité de ses paroissiens, il vient de s’installer au volant d’un nouveau véhicule. Une superbe Dacia Sandero de couleur… bleue.

Dimanche 22 septembre 2013, à l’issue de l’office religieux, il a alors réuni tous les fidèles autour de sa nouvelle voiture. Pas pour en vanter les performances, mais pour la bénir publiquement mais aussi remercier les paroissiens de leur générosité, leurs dons ayant ainsi permis de remplacer sa célèbre 4L. «Telle une jeune mariée, elle s’est fait attendre», a déclaré le prêtre originaire du Bénin. « Mais elle est arrivée ! Sans se presser… Qui donc me direz-vous ? Et bien la voiture !

Je dis bien « la » voiture car c’est la voiture de tous, tous les généreux donateurs qui m’ont, par cette générosité, manifesté toute leur affection à laquelle je suis très sensible et confus ». Et le père Zacharie de poursuivre, avec cet accent prononcé si sympathique. «Merci encore».

Source : Le Pays d'Auge.fr


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lundi 12 août 2013

Islamophobie : Arrestation d'un sergent de l'Armée de l'Air

Un militaire de l'armée de l'Air, «proche des idées de l'extrême droite radicale», a été arrêté près de Lyon (Rhône) pour un projet d'attaque contre la mosquée des Minguettes à Vénissieux, a indiqué dimanche le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. L'an dernier, le jeune homme avait déjà attaqué une mosquée avec un cocktail molotov.

Le ministère précise que le jeune militaire, qui a été interpellé sur la base aérienne de Lyon Mont Verdun, «avait projeté de tirer à l'arme à feu contre une mosquée de la région lyonnaise». Au terme de quatre jours de garde à vue dans les locaux de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), il a été déféré dimanche devant la section anti-terroriste du parquet de Paris.

Le suspect a reconnu devant les enquêteurs qu'il avait prévu de tirer sur la mosquée des Minguettes, à Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise. Un attentat qu'il avait l'intention de commettre le 8 août à l'occasion de la fin du ramadan. Ce sergent dans l'armée de l'Air, âgé de 23 ans, a été mis en examen pour «détention de munitions de quatrième catégorie en relation avec une entreprise terroriste» et «dégradation de lieu de culte en relation avec une entreprise terroriste».

Deuxième attaque islamophobe

Lors de sa garde à vue, entamée le 7 août, le suspect a également reconnu avoir lancé, dans la nuit du 20 au 21 août 2012, un cocktail molotov sur la porte de la mosquée de Libourne (Gironde), qui n'avait fait que peu de dégâts et pas de victime. Les pompiers, dont la caserne se situe juste en face de la mosquée, étaient rapidement intervenus et avaient éteint les flammes avec un simple extincteur.

Selon une source proche de l'enquête, le jeune homme, solitaire et fragile psychologiquement, était dans une période difficile à la suite de déboires amoureux. Ce sont des proches qui ont signalé son cas aux autorités. Des documents trouvés en sa possession leur ont fait craindre une dérive extrémiste.

Influences extrêmes

Le jeune homme aurait tenté à trois reprises, sans toutefois y parvenir, d'entrer en contact avec Maxime Brunerie, le jeune militant d'extrême-droite qui avait tenté le 14 juillet 2002 de tuer le président Jacques Chirac lors du défilé sur les Champs-Élysées. Il était également un admirateur de l'historien d'extrême-droite Dominique Venner, qui a mis fin à ses jours le 21 mai devant l'autel de Notre-Dame de Paris.

Abdallah Zekri, président de l'Observatoire contre l'islamophobie, a fait remarquer que «les actions anti-musulmanes ont augmenté de 50% au cours du premier semestre de cette année» avant de féliciter les enquêteurs. «Il est bon que des individus pareils soient mis hors d'état de nuire».

Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur a quant à lui «réitèré son engagement le plus résolu à lutter contre toutes les violences s'inspirant des idéologies les plus extrémistes, qui portent atteinte aux valeurs de la République et qui ont pour seul objectif de créer des tensions dans la société et de propager un climat de haine». «Aucune tolérance ne sera admise», conclut la Place Beauvau.

Source : Le Parisien,fr et AFP 


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lundi 5 août 2013

Algérie : Un pique-nique géant en plein ramadan en Kabylie

Au nom de la liberté : Pain, cigarettes et bière pour les Kabyles pendant le ramadan à Tizi Ouzou ;-)

Équipés de nourriture, de boissons ou de cigarettes, des centaines d'Algériens ont déjeuné en public pour protester contre "l'islamisation rampante" du pays.
Plus de 500 Algériens ont mangé et bu en public dans la ville "rebelle" de Tizi Ouzou.
 
Plus de 500 Algériens ont mangé et bu en public en plein ramadan samedi dans la ville "rebelle" de Tizi Ouzou, dans une première action collective du genre pour marquer leur liberté de choix face à "l'islamisation" du pays. "Il y a un climat de terreur qui règne contre ceux qui ne jeûnent pas" durant le mois de jeûne sacré musulman du ramadan, dénonce à l'AFP l'un d'eux, Ali, la quarantaine, un technicien de cette ville kabyle située à 100 km d'Alger.

Tahar Bessalah, un entrepreneur en climatisation kabyle venu d'Alger, acquiesce. "Il faut que la religion reste du domaine du privé", dit-il en s'affirmant "musulman de tradition mais pas jeûneur". Parmi les participants à cette action figurent des citoyens sans affiliation et des militants politiques, surtout berbères, qui n'hésitent pas à afficher le drapeau berbère. Un étudiant de 18 ans, Lounès, va encore plus loin en arborant une pancarte sur laquelle est écrit : "Je ne suis pas arabe. Je ne suis pas obligé d'être musulman."

Du pain, des cigarettes... et même des bières !

La ville de Tizi Ouzou a été le théâtre de troubles parfois sanglants liés aux revendications culturelles et identitaires des Kabyles qui ont très mal vécu les politiques d'arabisation imposées par le gouvernement depuis l'indépendance. Face à un public essentiellement jeune et masculin, armé de bouteilles d'eau, de jus, de pain, de cigarettes et même de bières pour l'un d'eux, le président du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), Bouaziz Aït Chebib, a revendiqué "l'attachement ancestral" des Kabyles "à la liberté de conscience".

"Nous voulons dénoncer l'inquisition des autorités", "l'instrumentalisation de la religion", lance-t-il, applaudi par les manifestants postés devant la préfecture sur le principal axe routier de cette ville de quelque 150 000 habitants, sans le moindre contrôle apparent de forces de sécurité. Et d'annoncer que des manifestations similaires sont prévues ce jour à Bejaïa (NDLR FNCV anciennement Bougie), ville portuaire kabyle, et même en France et au Canada, où vivent d'importantes communautés kabyles.

"L'islamisation rampante de l'Algérie"

Pendant le ramadan durant lequel les musulmans s'abstiennent de boire, de manger, de fumer et d'avoir des relations sexuelles du lever jusqu'au coucher du soleil, les restaurants sont ouverts seulement dans les hôtels de luxe, et les autorités tout autant que les religieux incitaient la population à respecter le jeûne, l'un des cinq piliers de l'islam. Jusque dans les années 1980, dans les villes au moins, les restaurants étaient ouverts et ne jeûnaient que ceux qui le voulaient.

La guerre anti-islamiste de plus de dix ans (à partir des années 1990) a changé la donne. Depuis, la société civile et nombre de partis d'opposition dénoncent ce qu'ils appellent "l'islamisation rampante" de l'Algérie, accentuée avec le Printemps arabe qui a vu l'arrivée au pouvoir d'islamistes dans plusieurs pays.

"On ne peut pas forcer tout le monde à aller au paradis"

Ce rassemblement à Tizi Ouzou, l'une des principales villes de Kabylie, a été lancé dans la foulée d'un contrôle de police effectué sur dénonciation le 19 juillet 2013 dans un bar fermé d'une commune proche, Tigzirt, où des jeunes déjeunaient. Le propriétaire, qui s'était vu retirer sa licence, a finalement pu la récupérer, selon la presse.

Le Wali de Tizi Ouzou, Abdelkader Bouazeghi, avait alors expliqué qu'il s'agissait de "vérifications de routine". Ce n'était pas la première fois que des mesures au moins vexatoires étaient prises contre des non-jeûneurs. Des chrétiens algériens se sont même retrouvés devant la justice ces dernières années pour avoir refusé de faire carême.

"Quelque 80 % des Algériens sont d'accord avec ceux qui protestent contre le pouvoir grandissant des religieux dans le pays", dit le technicien Ali. Pour Hamid, un retraité de Tizi Ouzou venu exprimer son soutien au mouvement, "il faut bien mettre un holà à tout cela : on ne peut pas forcer tout le monde à aller au paradis", la fin ultime "promise" à tout pratiquant.  

Source : FAROUK BATICHE / AFP / Le Point.fr


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