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Tag - RETEX - Retour d Expérience

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mercredi 8 janvier 2020

Australie : Des renforts de pompiers français pour combattre les incendies ? Analyse...

Vous êtes nombreux à poser la question :
Pourquoi n'envoie t'on pas de renforts en Australie ?

De nombreux paramètres entrent en ligne de compte , surtout la distance et les délais de trajet
 
Analyse du Commandant Persoglio
 
"Des incendies gigantesques, ayant, à l'heure actuelle, parcouru plus de 6 millions d'hectares sont actuellement en cours en Australie.
On lit beaucoup de choses sur des renforts à destination de ce pays.
J'ai eu l'occasion, dans ma carrière, de participer à une équipe pluri-disciplinaire engagée en Malaisie pour aider et conseiller le gouvernement lors des incendies de 1997 qui ont dévasté plus de 4 millions d'hectares en Indonésie et en Malaisie. J'ai passé 1 mois à Kuala-Lumpur à cette occasion. J'ai donc eu à analyser les problématiques de ces sinistres gigantesques.
 
On ne peut pas comparer les situations que nous avons vécue en France, même en 2003 dans le Var, même en 1989 - 1990, même en 1970 et même en 1949 dans les Landes de Gascogne (région du sud-ouest parcourue par des incendie ayant totalisé approximativement 80.000 Ha.).
 
La dimension des sinistres actuels en Australie, ne peut être comparée à rien de ce que nous avons vécu dans le temps. La surface parcourue représente 2 fois le territoire de la Belgique et plus que la Confédération Suisse.

Et ils sont disséminés sur une bonne partie du territoire ... Il faut que chacun se souvienne que l'Australie est un continent à lui tout seul ... C'est une île continent ... Il y a 4 fuseaux horaires entre chaque côte ; en comparaison, on a que 3 fuseaux horaires d'ici à Moscou.
 
Je lis beaucoup de commentaires concernant l'absence de renforts internationaux et plus particulièrement d'Europe et de France.
 
Alors il faut savoir que pour aller en bateau dans cette zone c'est entre 25 et 30 jours de mer pour emmener des moyens terrestres de lutte sur place. Je lis aussi qu'on peut engager des Avions Bombardiers d'Eau ... comme les DASH. Là aussi, ça part d'un bon sentiment ... Mais comment les emmène-t-on sur place ?? Ils n'ont pas la capacité de vol entre la Réunion (par exemple) et un aéroport australien ... On doit donc les emmener par bateau ... Et pour info nous avons déjà un DASH à la Réunion pour la saison d'été dans ce Département ultramarin.
 
Ensuite, dans nos organisations opérationnelles, on s'appuie sur des infrastructures : des routes, des pistes, des points d'eau, des réseaux radio, etc.
Il faut bien penser qu'en Australie, les distances sont ... incomparables avec ce qu'on connait !! Les réseaux d'hydrants ne sont pas ceux que nous connaissons ... Il est possible que les engins doivent aller faire le plein d'eau à des distances énormes : le feu est à Toulon et l'hydrant ou le point d'eau le plus proche est à Arles, ou à Nîmes ... Les zones habitées étant très restreintes elles sont seule équipées de réseaux d'eau. Mais le feu ne connait pas de limites !
 
Pour donner des chiffres, si on regarde le service incendie de la Nouvelle Galles du Sud (NSW, l'état de Sydney pour ceux qui ne connaissent pas trop ce pays ... ;-) ) on a 6800 pompiers, armant  plus de 500 véhicules d'intervention dans 335 casernes, pour une surface de l'état de 809.000 km².
 
Je n'aborderai pas le fait que les renforts seraient engagés pour une période de 3 semaines à un mois au minimum. Actuellement les pompiers locaux se contentent d'essayer de protéger les vies humaines et les biens ... Il n'y a pas de texte sur le débroussaillement.
Ce sont des feux de brousse, rapides (végétation divisée) et puissants végétation dense) ; les arbres sont majoritairement des eucalyptus, qui sont des bombes incendiaires, bien pire que les pins provençaux car pleines d'essences volatiles.
 
Je suis bien d'accord que ces incendies sont un drame pour les humains, mais aussi pour la faune et pour la flore. Mais je ne pense pas que les humains aient les moyens de les combattre en vue de les stopper. On ne pourra faire que des actions de guérilla pour protéger au mieux  les points sensibles.
 
Je ne suis pas expert dans le domaine de l'évolution du climat. Mais si effectivement cette situation est due au changements climatiques, c'est sur cet aspect qu'il faudra agir ... Si des feux de cette ampleur se déclarent, on assistera, comme dans le cas qui nous intéresse, à des "impossibles opérationnels".
 
Et on se focalise sur l'Australie ... et ses 6 millions d'hectares parcourus, mais je vous rappelle que 15 millions d'hectares ont brulé en Sibérie cet été ... et je n'ai rien vu sur les réseaux sociaux ..
 
Ne prenez pas mon post pour une volonté de "non intervention" ou de "non assistance" ou encore pour justifier le fait que nous "ne fassions rien". J'essaie juste de donner des éléments factuels pour expliquer que nous ne pouvons pas faire grand chose lorsque la situation est arrivée à ce point et dans un territoire si loin de la métropole.
 
Et je voudrais avoir une pensée pour nos collègues de Nouvelle-Calédonie, Territoire d'Outre-Mer de la République, qui se trouve relativement proche de l'Australie et qui subit aussi des incendies d'ampleur."

Source : SDIS du Var - Commandant Persoglio / Image AFP

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lundi 23 septembre 2019

Armement : RETEX sur le drone chinois DJI Mavic Pro utilisé par les commandos paras au Sahel

Alors qu’il existe des constructeurs de drones français, comme Parrot, dont le modèle ANAFI fait partie des candidats potentiels pour équiper l’US Army, l’armée de Terre a acquis, en 2018, des appareils de type DJI Mavic Pro, de facture chinoise, pour en doter ses groupements commandos parachutistes [GCP].

Ces mini-drones, qui passent pour être très performants [auprès des civils, ndlr], ont été utilisés par le GCP du 35e Régiment d’Artillerie Parachutiste [RAP] au Mali, dans le cadre de l’opération Barkhane.

Utilisé pour mener des reconnaissances, chercher des points de passage à travers des obstacles naturels [oued], dresser le bilan d’un engagement [Battle Damage Assessment – BDA] ou encore collecter des renseignements, le DJI Mavic Pro a laissé un sentiment mitigé, si l’on en juge par le retour d’expérience [RETEX] qui en a été tiré dans les colonnes du dernier numéro de la revue Fantassins [.pdf].

Pouvant être rapidement mis en oeuvre, le DJI Mavic Pro permet de « sonder » une zone boisée pour repérer un possible point de passage tout en vérifiant l’absence de menace.

« Une fois cette zone localisée, un passage bas permet de déceler une menace grossièrement visible avant un check d’un binôme génie », écrit le capitaine « Kenneth », pour qui cette « situation est l’illustration de procédés nouveaux qui ont étés rendus possible par la technologie du micro-drone et démontrent de quelle manière le drone peut être un facilitateur pour la manœuvre. »

Seulement, encore faut-il que les conditions soient réunies pour un tel « procédé ». Ainsi, avance l’officier, une première difficulté est « de piloter le drone lors d’un déplacement. » Mais « hormis les secousses qui peuvent rendre le pilotage compliqué c’est surtout lors de cas non-conformes que des difficultés vont apparaître », explique-t-il.

« La fonction go-home de l’appareil en l’absence de réseau internet ne fonctionne pas avec une base en déplacement. De ce fait en cas de perte de signal ou de batterie, le drone se posera directement à la verticale de sa position. Ceci peut entraîner la perte du drone mais surtout oblige l’unité à entreprendre une manœuvre de récupération », avance-t-il. Sachant qu’un tel appareil coûte entre 1.000 et 1.500 euros dans le civil, on peut se demander s’il est pertinent de prendre des risques pour aller le récupérer…

Mais une autre limite du DJI Mavic Pro, et qui n’est sans doute pas propre à cet appareil, est liée aux conditions climatiques, lesquelles sont susceptibles d’amoindrir ses performances en vol.

« Les fortes chaleurs et le vent sont les deux facteurs qui, en augmentant, vont diminuer l’autonomie du drone. Ainsi la batterie sera plus performante le matin avec des températures ambiantes en-dessous des 30°C permettant une autonomie plus importante. La force du vent diminue de manière progressive sa portée avant d’atteindre les 10 m/s et d’empêcher le vol du drone. L’opérateur doit être particulièrement vigilant lorsqu’il envoie son drone dans le sens du vent sous peine de ne le voir jamais revenir », détaille le capitaine « Kenneth ».

Autre limite : la discrétion, qui n’est pas le point fort du DJI Mavic Pro, surtout lors d’infiltrations à pied. Qui plus est, ces dernières se faisant généralement de nuit, ce drone n’est d’aucune utilité.

« Bien que le MAVIC soit d’un faible encombrement et assez léger pour être transporté, son manque de discrétion, ses capacités vidéos limitées et sa faible autonomie n’en font pas un outil indispensable » pour ce type de mission, relève l’officier du 35e RAP.

En revanche, ce drone peut être utile lors des phases ultérieures. « La prise de vue à la verticale d’un objectif suivi d’une illustration rapide permet un compte rendu clair et précis de la situation. Les prises de vues par vidéo ou par photo […] sont également des atouts lors de la collecte de renseignements », admet le capitaine « Kenneth ». En milieu urbain, et sur des « points d’intérêt », ce drone « permet de renseigner sur la disposition des lieux et des axes d’approche en vue de monter un dossier d’objectif. Ce procédé est évidemment limité en termes de discrétion », poursuit-il.

Au regard de ces éléments, le mini-drone ne constitue pas un « facteur déterminant » mais il peut faciliter la prise de décision. Toutefois, la conclusion de ce RETEX suggère que, pour cela, la technologie de ces engins devra encore s’améliorer.

Ce qui devrait être le cas avec le drone NX-70 du constructeur français Novadem. En juin, la Direction générale de l’armement [DGA] a passé une commande portant sur 27 systèmes de deux appareils pour répondre à une « urgence opération » [UE] de l’armée de Terre.

D’une masse d’environ 1 kg, d’une autonomie en vol de 45 minutes, et doté de caméras thermiques, le NX-70 est capable d’opérer de jour comme de nuit, qui plus est dans des conditions météorologiques difficiles [vent de 65 km/h, pluie, basses comme hautes températures...

Enfin, ce moyen sera complété par le nano-drone Black Hornet. D’une masse de seulement 33 grammes, cet appareil commence à équiper les unités d’infanterie. « Capable de prendre des photos de jour et de nuit grâce à une caméra thermique, il est le maillon manquant entre le groupe en progression et les moyens d’observation de la section », explique le capitaine Nicolas, du 7e Bataillons de chasseurs alpins [BCA], dans un webdocumentaire de l’armée de Terre. « Ce système va permettre de voir quelques mètres plus loin, par-dessus le mur susceptible de cacher une cible par exemple », précise-t-il.

Source : Zone Militaire

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mercredi 3 juillet 2019

Barkhane : Incroyable sauvetage, un Tigre sauve une Gazelle...

Lors de l’opération Aconit, menée par la force française Barkhane dans le Liptako malien, entre les 9 et 19 juin 2019, un hélicoptère d’attaque Gazelle engagé en appui a été contraint à faire un atterrissage d’urgence. En réalité, l’appareil a fait un « posé dur ». Et les trois membres de son équipage [pilote, co-pilote, tireur d’élite], blessés, ont été évacués vers un hôpital militaire en France par mesure de précaution.

L’État-major des armées [EMA] ne s’est jusqu’à présent pas attardé longuement sur cet incident. Au plus comprend-on qu’il s’est produit à un moment où les combats contre le groupe armé terroriste [GAT] visé par l’opération Aconit étaient acharnés.

Toutefois, on en sait plus grâce aux informations de RFI. Informations que l’EMA ne souhaite ni infirmer, ni confirmer, selon l’AFP.

Ainsi, d’après Olivier Fourt, de RFI, cet hélicoptère Gazelle a été touché par des tirs de mitrailleuse 7,62 mm, lesquels ont provoqué un début d’incendie. Perdant de la puissance, l’appareil a donc été obligé de faire un atterrissage forcé près des combats, dans des conditions difficiles, la visibilité du pilote ayant été réduite par le nuage de poussière soulevé par le rotor.

Le tireur d’élite qui se trouvait en place arrière a ensuite extrait de l’appareil le pilote et le co-pilote, alors plus gravement blessés que lui. Et cela, sous la surveillance d’au moins un hélicoptère d’attaque Tigre.

Dans ce genre de situation, l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] met en œuvre une procédure appelée IMEX [Extraction immédiate], qui consiste à sécuriser le périmètre où a atterri l’appareil touché [ou victime d’une avarie] en déployant des commandos au sol, débarqués d’un hélicoptère de manœuvre. Et la récupération de l’équipage se fait sous la protection d’un hélicoptère d’attaque.

Mais selon RFI, il a fallu trouver un autre mode d’extraction pour l’équipage de la Gazelle… Ainsi, son pilote et son chef de bord ont chacun été sanglés sur une ailette d’un hélicoptère EC-665 Tigre. Et le tireur d’élite a fait « sauter » l’hélicoptère accidenté avant de s’exfiltrer « dans un autre appareil».

Un tel mode d’extraction peut sembler incroyable… En tout, ce récit éclaire, sans doute, la photographie diffusée sur le compte Twitter du chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] à l’occasion du salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget. En effet, on y voit un pilote de l’ALAT juché sur un aileron d’un EC-665 Tigre pendant qu’un capitaine donne des explications aux général Jean-Pierre Bosser.

Par ailleurs, Mars Attaque a déniché [ce qui n’a pas dû être simple…] deux illustrations montrant ce que pourrait être une IMEX avec un EC-665 Tigre. Deux modes sont possibles pour récupérer un pilote : la première en l’installant sur une ailette, la seconde en le sanglant sur le marche-pied situé à l’avant du train.

Source: Zone Militaire - Photos : Armée de Terre


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vendredi 23 janvier 2015

RETEX : Des Marines s'entraînent avec les gendarmes de Saint Astier

US marines et gendarmes s'entraînent ensemble au contrôle de foule...

64 Marines américains sont venus, en décembre 2014, s'entraîner au «contrôle de foules» avec les gendarmes à Saint-Astier, le centre de formation spécialisé dans le maintien de l'ordre.

Ces Marines du 2ème régiment de Camp Lejeune sont affectés, pour six mois, à une nouvelle unité de l'USMC, la Special Purpose Marine Air-Ground Task Force for Crisis Response (SPMAGTF-CR), basée à Moron en Espagne.

Cette unité, créée à la suite de l'attaque de l'ambassade américaine de Tripoli en semtembre 2012, a pour mission le renforcement, dans l'urgence, de la protection des ambassades américaines en Afrique et l'évacuation des ressortissants en cas de crise. Elle est mise à la disposition de l'US Africa Command et dispose de ses propres moyens aériens, notamment des MV-22 Osprey.

Avec les gendarmes de Saint-Astier, les Marines ont bénéficié d'un retour d'expérience sur la République centrafricaine et d'une formation au contrôle de foules. Les techniques de renforcement d'ambassades et d'évacuation de ressortissants ont été abordées.

Le SPMAGTF-CR était déjà venu s'entraîner avec la Légion étrangère, en juillet dernier.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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samedi 29 mai 2010

Prise d'otage à Châteauroux : L'Europe s'entraîne au contre-terrorisme avec le GIGN...

Prise d'otage à Châteauroux : L'Europe s'entraîne au contre-terrorisme avec le GIGN... Prise d'otages sur l'aéroport de Chateauroux... Intervention du GIGN

Exercice exceptionnel le 27 mai 2010 sur l'aéroport de Chateauroux-Déols (Indre) : 32 unités d'intervention contre-terroristes issues de 27 pays européens se sont entraînées en commun autour d'un scénario de prises d'otages à bord de deux avions de ligne. Fort de son expérience en la matière, le GIGN était la puissance invitante de ces groupes, qui se préparaient depuis mardi. Au total 370 hommes, dont 150 étrangers, ont participé à cet exercice.

Les groupes d'intervention européens, type GIGN, se connaissent bien. Depuis 2003, ils coopèrent discrètement au sein d'un réseau baptisé Atlas. Les 27 pays de l'UE, ainsi que la Suisse et la Norvège, en sont membres. Au total, 35 groupes, car certains pays possèdent plusieurs unités d'intervention à l'image de la France avec le GIGN et le RAID.

Ce réseau vise à faciliter la coopération, grâce à des séminaires, des échanges de retex (retour d'expériences), des rencontres, mais c'était la première fois qu'un scénario d'une telle ampleur était joué. Atlas est organisé en quatre groupes de travail : naval, bâtiment (building), tubes (train, métro...) et aérien, le GIGN étant leader de ce dernier groupe.

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dimanche 22 mars 2009

Afghanistan: Les talibans apprennent la discipline de feu au combat

Discipline de feu des talibans : économie, précision et concentration des tirs

Un récent document de l’US Marines, réalisé à partir des “Retex” (Retour d'Expérience) de plusieurs engagements avec les talibans, met en évidence les progrès opérationnels des insurgés. Destinée à la préparation des commandants d’unités des Marines, l’étude souligne que, contrairement à l’Irak, où des engagements d’envergure ont été très rares depuis 2003, les forces armèes américaines en Afghanistan peuvent se trouver au contact d’insurgés capables de disposer rapidement de renforts et bloquer les manœuvres d’une compagnie complète.

Au cours des dernières années, note le rapport, les talibans ont appris une réelle discipline de feu : économie et précision des tirs d’armes individuelles, d’une part, concentration des tirs d’armes lourdes et anti­chars contre les véhicules dotés d’armes d’appui, jugés les plus dangereux, d’autre part. Avec, dans ce dernier cas, la mise en place d'un responsable des armes lourdes chargé de la coordination des tirs de RPG. Plusieurs des engagements débuteraient désormais par une salve de tirs de roquettes RPG-7 contre le même véhicule.

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dimanche 7 septembre 2008

Afghanistan - Retour d'Expérience des Combattants Volontaires - RETEX

RETEX - Retour d'expérience - FNCV Neuvy drapeaux

RETEX - Retour et partage d'expérience

Le présent thème a pour but de faire partager aux combattants de la nouvelle génération du feu le retour d'expérience de leurs anciens, qui ont eu à mener à bien sur divers théâtres d'opérations, des actions de contre-guérilla ayant des points communs avec le conflit d'Afghanistan.
 
Vos commentaires doivent être utiles, exposant une tactique, des méthodes, astuces et "ficelles de métier", de nature à apporter à nos cadets les conseils qui peuvent les aider, que ce soit au combat, à l'exercice ou faciliter la vie d'un soldat en campagne. Et pourquoi pas, une stratégie, pour ceux qui possèdent de véritables compétences dans ce domaine...
 
Merci aux anciens de nous faire partager la précieuse expérience qu'ils ont acquise au cours des épreuves qu'ils ont traversées, et aussi, pour que le sacrifice des  camarades tombés à nos côtés n'ait pas été vain. Tous les avis des personnes ayant l'expérience de ce type de combat seront les bienvenus. 
 
Avertissement : Il va de soi que les commentaires fantaisistes, négatifs ou à caractère purement politique n'ont pas leur place ici et seront censurés.
 

 
Quelques retours d'expérience

mardi 2 septembre 2008

Des chiens de guerre en Afghanistan ?

Chien de guerre des commandos en Algéri, un concept pour l'AfghanistanDes conditions de guerre très dangereuses et difficiles contre les talibans

Les combats que mène l'armée française en Afghanistan, contre des bandes très organisées de rebelles qui ont pris le nom de talibans, se déroulent dans des conditions particulièrement difficiles et dangereuses.

L'embuscade du 18 août 2008 dans laquelle dix soldats français ont été tués en est la tragique illustration. Un commentaire très pertinent a été fait à ce sujet par un ancien du 18e RCP et des commandos de chasse, qui a été amené à servir en Algérie dans les massifs montagneux et boisés du nord-constantinois, où les lieux d'embuscade étaient nombreux.

Pour y faire face, le général Challe et le colonel Bigeard créèrent alors les commandos de chasse, unités mixtes dont l'effectif était composé de combattants autochtones, connaissant bien leur secteur, et de volontaires venus de France.

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