FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - RETEX - Retour d Expérience

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 3 juillet 2019

Barkhane : Incroyable sauvetage, un Tigre sauve une Gazelle...

Lors de l’opération Aconit, menée par la force française Barkhane dans le Liptako malien, entre les 9 et 19 juin 2019, un hélicoptère d’attaque Gazelle engagé en appui a été contraint à faire un atterrissage d’urgence. En réalité, l’appareil a fait un « posé dur ». Et les trois membres de son équipage [pilote, co-pilote, tireur d’élite], blessés, ont été évacués vers un hôpital militaire en France par mesure de précaution.

L’État-major des armées [EMA] ne s’est jusqu’à présent pas attardé longuement sur cet incident. Au plus comprend-on qu’il s’est produit à un moment où les combats contre le groupe armé terroriste [GAT] visé par l’opération Aconit étaient acharnés.

Toutefois, on en sait plus grâce aux informations de RFI. Informations que l’EMA ne souhaite ni infirmer, ni confirmer, selon l’AFP.

Ainsi, d’après Olivier Fourt, de RFI, cet hélicoptère Gazelle a été touché par des tirs de mitrailleuse 7,62 mm, lesquels ont provoqué un début d’incendie. Perdant de la puissance, l’appareil a donc été obligé de faire un atterrissage forcé près des combats, dans des conditions difficiles, la visibilité du pilote ayant été réduite par le nuage de poussière soulevé par le rotor.

Le tireur d’élite qui se trouvait en place arrière a ensuite extrait de l’appareil le pilote et le co-pilote, alors plus gravement blessés que lui. Et cela, sous la surveillance d’au moins un hélicoptère d’attaque Tigre.

Dans ce genre de situation, l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] met en œuvre une procédure appelée IMEX [Extraction immédiate], qui consiste à sécuriser le périmètre où a atterri l’appareil touché [ou victime d’une avarie] en déployant des commandos au sol, débarqués d’un hélicoptère de manœuvre. Et la récupération de l’équipage se fait sous la protection d’un hélicoptère d’attaque.

Mais selon RFI, il a fallu trouver un autre mode d’extraction pour l’équipage de la Gazelle… Ainsi, son pilote et son chef de bord ont chacun été sanglés sur une ailette d’un hélicoptère EC-665 Tigre. Et le tireur d’élite a fait « sauter » l’hélicoptère accidenté avant de s’exfiltrer « dans un autre appareil».

Un tel mode d’extraction peut sembler incroyable… En tout, ce récit éclaire, sans doute, la photographie diffusée sur le compte Twitter du chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] à l’occasion du salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget. En effet, on y voit un pilote de l’ALAT juché sur un aileron d’un EC-665 Tigre pendant qu’un capitaine donne des explications aux général Jean-Pierre Bosser.

Par ailleurs, Mars Attaque a déniché [ce qui n’a pas dû être simple…] deux illustrations montrant ce que pourrait être une IMEX avec un EC-665 Tigre. Deux modes sont possibles pour récupérer un pilote : la première en l’installant sur une ailette, la seconde en le sanglant sur le marche-pied situé à l’avant du train.

Source: Zone Militaire - Photos : Armée de Terre


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 23 janvier 2015

RETEX : Des Marines s'entraînent avec les gendarmes de Saint Astier

US marines et gendarmes s'entraînent ensemble au contrôle de foule...

64 Marines américains sont venus, en décembre 2014, s'entraîner au «contrôle de foules» avec les gendarmes à Saint-Astier, le centre de formation spécialisé dans le maintien de l'ordre.

Ces Marines du 2ème régiment de Camp Lejeune sont affectés, pour six mois, à une nouvelle unité de l'USMC, la Special Purpose Marine Air-Ground Task Force for Crisis Response (SPMAGTF-CR), basée à Moron en Espagne.

Cette unité, créée à la suite de l'attaque de l'ambassade américaine de Tripoli en semtembre 2012, a pour mission le renforcement, dans l'urgence, de la protection des ambassades américaines en Afrique et l'évacuation des ressortissants en cas de crise. Elle est mise à la disposition de l'US Africa Command et dispose de ses propres moyens aériens, notamment des MV-22 Osprey.

Avec les gendarmes de Saint-Astier, les Marines ont bénéficié d'un retour d'expérience sur la République centrafricaine et d'une formation au contrôle de foules. Les techniques de renforcement d'ambassades et d'évacuation de ressortissants ont été abordées.

Le SPMAGTF-CR était déjà venu s'entraîner avec la Légion étrangère, en juillet dernier.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 29 mai 2010

Prise d'otage à Châteauroux : L'Europe s'entraîne au contre-terrorisme avec le GIGN...

Prise d'otage à Châteauroux : L'Europe s'entraîne au contre-terrorisme avec le GIGN... Prise d'otages sur l'aéroport de Chateauroux... Intervention du GIGN

Exercice exceptionnel le 27 mai 2010 sur l'aéroport de Chateauroux-Déols (Indre) : 32 unités d'intervention contre-terroristes issues de 27 pays européens se sont entraînées en commun autour d'un scénario de prises d'otages à bord de deux avions de ligne. Fort de son expérience en la matière, le GIGN était la puissance invitante de ces groupes, qui se préparaient depuis mardi. Au total 370 hommes, dont 150 étrangers, ont participé à cet exercice.

Les groupes d'intervention européens, type GIGN, se connaissent bien. Depuis 2003, ils coopèrent discrètement au sein d'un réseau baptisé Atlas. Les 27 pays de l'UE, ainsi que la Suisse et la Norvège, en sont membres. Au total, 35 groupes, car certains pays possèdent plusieurs unités d'intervention à l'image de la France avec le GIGN et le RAID.

Ce réseau vise à faciliter la coopération, grâce à des séminaires, des échanges de retex (retour d'expériences), des rencontres, mais c'était la première fois qu'un scénario d'une telle ampleur était joué. Atlas est organisé en quatre groupes de travail : naval, bâtiment (building), tubes (train, métro...) et aérien, le GIGN étant leader de ce dernier groupe.

Lire la suite...

dimanche 22 mars 2009

Afghanistan: Les talibans apprennent la discipline de feu au combat

Discipline de feu des talibans : économie, précision et concentration des tirs

Un récent document de l’US Marines, réalisé à partir des “Retex” (Retour d'Expérience) de plusieurs engagements avec les talibans, met en évidence les progrès opérationnels des insurgés. Destinée à la préparation des commandants d’unités des Marines, l’étude souligne que, contrairement à l’Irak, où des engagements d’envergure ont été très rares depuis 2003, les forces armèes américaines en Afghanistan peuvent se trouver au contact d’insurgés capables de disposer rapidement de renforts et bloquer les manœuvres d’une compagnie complète.

Au cours des dernières années, note le rapport, les talibans ont appris une réelle discipline de feu : économie et précision des tirs d’armes individuelles, d’une part, concentration des tirs d’armes lourdes et anti­chars contre les véhicules dotés d’armes d’appui, jugés les plus dangereux, d’autre part. Avec, dans ce dernier cas, la mise en place d'un responsable des armes lourdes chargé de la coordination des tirs de RPG. Plusieurs des engagements débuteraient désormais par une salve de tirs de roquettes RPG-7 contre le même véhicule.

Lire la suite...

dimanche 7 septembre 2008

Afghanistan - Retour d'Expérience des Combattants Volontaires - RETEX

RETEX - Retour d'expérience - FNCV Neuvy drapeaux

RETEX - Retour et partage d'expérience

Le présent thème a pour but de faire partager aux combattants de la nouvelle génération du feu le retour d'expérience de leurs anciens, qui ont eu à mener à bien sur divers théâtres d'opérations, des actions de contre-guérilla ayant des points communs avec le conflit d'Afghanistan.
 
Vos commentaires doivent être utiles, exposant une tactique, des méthodes, astuces et "ficelles de métier", de nature à apporter à nos cadets les conseils qui peuvent les aider, que ce soit au combat, à l'exercice ou faciliter la vie d'un soldat en campagne. Et pourquoi pas, une stratégie, pour ceux qui possèdent de véritables compétences dans ce domaine...
 
Merci aux anciens de nous faire partager la précieuse expérience qu'ils ont acquise au cours des épreuves qu'ils ont traversées, et aussi, pour que le sacrifice des  camarades tombés à nos côtés n'ait pas été vain. Tous les avis des personnes ayant l'expérience de ce type de combat seront les bienvenus. 
 
Avertissement : Il va de soi que les commentaires fantaisistes, négatifs ou à caractère purement politique n'ont pas leur place ici et seront censurés.
 

 
Quelques retours d'expérience

mardi 2 septembre 2008

Des chiens de guerre en Afghanistan ?

Chien de guerre des commandos en Algéri, un concept pour l'AfghanistanDes conditions de guerre très dangereuses et difficiles contre les talibans

Les combats que mène l'armée française en Afghanistan, contre des bandes très organisées de rebelles qui ont pris le nom de talibans, se déroulent dans des conditions particulièrement difficiles et dangereuses.

L'embuscade du 18 août 2008 dans laquelle dix soldats français ont été tués en est la tragique illustration. Un commentaire très pertinent a été fait à ce sujet par un ancien du 18e RCP et des commandos de chasse, qui a été amené à servir en Algérie dans les massifs montagneux et boisés du nord-constantinois, où les lieux d'embuscade étaient nombreux.

Pour y faire face, le général Challe et le colonel Bigeard créèrent alors les commandos de chasse, unités mixtes dont l'effectif était composé de combattants autochtones, connaissant bien leur secteur, et de volontaires venus de France.

Lire la suite...