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mercredi 29 mai 2019

FINUL Liban : Mort pour la France, décès d'un soldat du 501e régiment de chars de combat

Un chasseur de première classe au sein du 501e régiment de chars de combat de Mourmelon-le-Grand, dans la Marne, est décédé. Le jeune homme, âgé de 23 ans et originaire de Senlis, avait été blessé au sud du Liban en février 2018 dans un accident en véhicule blindé léger, alors qu'il était en opération au sein du contingent français de la FINUL (ONU) dans le Spanbatt.


Erwan Potier avait été rapatrié et admis en service de réanimation à l'hôpital militaire de Percy, puis transféré dans un autre hôpital en juin 2018. Il a succombé à ses blessures le 21 mai dernier. «Toujours volontaire, il a, au-delà de sa mission, participé à la vie de groupe et du peloton avec rigueur et spontanéité. Ses chefs comme ses pairs saluent en lui le soldat très professionnel, le camarade attachant et le frère d’armes fidèle», écrit le 501e régiment de chars de combat sur les réseaux sociaux.

Un hommage militaire lui sera rendu ce mercredi, au sein de son régiment.

Source : LeFigaro.fr

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mardi 26 février 2019

France - Qatar : Un accord de « dialogue stratégique »

En froid avec l’Égypte et les monarchies sunnites du golfe arabo-persique, dont l’Arabie Saoudite, qui est par ailleurs actuellement sous le feu des critiques pour son rôle au Yémen ainsi que pour l’assassinat, en Turquie, du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le Qatar cherche la moindre occasion pour rompre son isolement diplomatique. D’où, sans doute, sa frénésie d’achats d’équipements militaires que la nécessité d’assurer la sécurité de la prochaine coupe du monde de football, en 2022, ne suffit pas à expliquer.

Ainsi, après avoir pris livraison du premier des 36 avions Rafale qu’il a commandés, le Qatar a signé avec la France, ce 11 février, un accord de « dialogue stratégique », à l’occasion de la 19e visite à Doha du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

D’après les dirigeants qataris, cités par l’AFP, il s’agirait du « premier accord de ce type » signé entre l’émirat et un pays européen.

« Ce dialogue stratégique va fournir une plate-forme […] de coopération dans différents domaines entre les deux pays, y compris la sécurité régionale, l’énergie, l’économie et la culture », a expliqué le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, avant d’évoquer une « nouvelle phase » dans les relations entre Doha et Paris.

Source : Zone Militaire

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lundi 14 janvier 2019

Turquie : Menace voilée, si la France protege les milices YPG kurdes de Syrie, ça « ne sera bénéfique pour personne »...

Menace voilée de la Turquie - Si Paris persiste à protéger les milices kurdes syriennes, alors ce « ne sera bénéfique pour personne »...

Si le ministère des Armées rechigne à le reconnaître officiellement en raison de la confidentialité qui entoure leurs missions [*], les forces spéciales françaises sont présentes aux côtés des milices kurdes syriennes, qui sont à la pointe du combat contre l’État islamique [EI ou Daesh]. Cette présence a été attestée par un certain nombre de photographies et de vidéos diffusés via les réseaux sociaux et même confirmée par James Mattis, le chef du Pentagone, qui a démissionné de son poste après l’annonce de M. Trump visant à mettre un terme aux opérations militaires américaines en Syrie.

Cette décision est un feu vert donné à la Turquie pour mener une nouvelle offensive dans le nord de la Syrie, contre les milices kurdes syriennes, considérées comme « terroristes » à Ankara, à cause de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan [PKK].

D’où l’embarras des membres de la coalition anti-jihadiste, dirigée par les États-Unis, et dont la France fait évidemment partie. « Un allié se doit d’être fiable », a ainsi commenté le président Macron, critiquant ainsi la décision du chef de la Maison Blanche.

La France « partage l’inquiétude des forces kurdo-arabes », fit savoir, plus tôt, la présidence française. La décision de M. Trump « revient, si on la prend à la lettre, à livrer à elles-mêmes les troupes arabo-kurdes et les populations » mais elle « ne saurait être le prélude à une offensive turque », avait ajouté l’Élysée.

Déjà, en mars 2018, alors que M. Trump avait ouvertement évoqué un retrait américain de Syrie, le président Macron avait assuré les Forces démocratiques syriennes, dont les milices kurdes constituent l’épine dorsale, du « soutien de la France, en particulier pour la stabilisation de la zone de sécurité au nord-est de la Syrie, dans le cadre d’une gouvernance inclusive et équilibrée, pour prévenir toute résurgence de Daesh dans l’attente d’une solution politique au conflit syrien. »

En réponse, l’agence de presse semi-officielle turque Anadolu avait alors publié une carte sur laquelle étaient désignées les positions présumées des forces spéciales françaises en Syrie. Ce qui avait été vu comme une possible « mise en garde » des autorités turques à l’égard de la France.

Ce 25 décembre, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a adressé une menace voilée à Paris. « Ce n’est un secret pour personne que la France soutient les YPG [milices kurdes syriennes, ndlr]. [M.] Macron a rencontré leurs représentants », a-t-il commencé par rappeler, selon l’agence Anadolu.

« Nous n’avons pas d’information sur l’envoi de nouveaux soldats [français] mais ils maintiennent leur présence actuelle. S’ils restent pour protéger les YPG, cela ne sera bénéfique pour personne », a ensuite affirmé le chef de la diplomatie turque.

Une éventuelle offensive turque contre les FDS détournera inévitablement ces dernières du combat contre Daesh… Et elle risque de provoquer la libération des jihadistres faits prisonniers au cours de ces derniers mois… Avec tout ce que cela peut impliquer au niveau sécuritaire.

Pour rappel, et outre la présence de forces spéciales aux côtés des milices syriennes, le dispositif militaire français pour la Syrie s’appuie sur des moyens d’artillerie [TF Wagram], déployés à la frontière irako-syrienne, ainsi que sur des capacités aériennes, lesquelles reposent notamment sur des Rafale basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis.

[*] Toutefois, Sylvie Goulard, éphémère ministre des Armées [mai/juin 2017], avait vendu la mèche sur les ondes d’Europe1

Source : Zone Militaire


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mercredi 7 mars 2018

Syrie : Crash d'un avion militaire russe Antonov sur la base de Hmeimim, 39 morts

Les 32 personnes à bord de l'Antonov 26 ont été tués dans l'accident survenu lors de l'atterrissage de l'appareil sur l'aérodrome russe de Hmeimim, dans le nord-ouest du pays. Le problème technique est privilégié mais «toutes les versions possibles» vont être étudiées.

Un avion de transport militaire russe Antonov 26 s'est écrasé, ce mardi, lors de son atterrissage, sur l'aérodrome de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie. Les vingt-six passagers et six membres d'équipage présents à bord ont tous été tués dans l'accident a annoncé l'armée russe. Le ministère de la Défense a indiqué, dans un communiqué, que «la catastrophe est apparemment due à un problème technique», tout en précisant que l'appareil, qui s'est écrasé à 500 mètres de la piste d'atterrissage de la base russe, n'avait «pas été visé par des tirs». Mais une commission du ministère de la Défense est chargée d'étudier «toutes les versions possibles de ce qui s'est passé». Le président russe, Vladimir Poutine, a présenté ses condoléances aux familles des victimes du crash et reçu le ministre de la Défense, Sergeï Choïgou, qui avait annoncé l'accident plus tôt.

Plusieurs accidents d'avions militaires dénombrés

L'avion qui s'est écrasé ce mardi, un Antonov 26, est un appareil qui réalise des courts et moyens courriers et peut transporter jusqu'à quarante personnes à 6.000 mètres d'altitude. Cet accident aérien sur la base de Hmeimim n'est pas le premier.

Déjà, en octobre 2017, un bombardier Soukhoï Su-24 s'était écrasé au décollage de Hmeimim, tuant les deux pilotes à bord. En décembre 2016, un avion Tupolev Tu-154, qui transportait certains membres des Chœurs de l'Armée Rouge, s'était écrasé peu après son décollage de la station balnéaire de Adler, au sud d la Russie, et en direction de la base militaire syrienne de Hmeimim. Le drame avait secoué la Russie entière à l'annonce de la mort des 64 figures du célèbre Ensemble Alexandrov. Et une journée de deuil national avait été annoncée par Vladimir Poutine.

La base de Hmeimim, cible d'attaques

Depuis septembre 2015, et le début de son intervention militaire en Syrie, la Russie a déployé des dizaines d'avions d'attaque et de bombardiers, qui opèrent à partir de la base aérienne de Hmeimim, située dans le fief alaouite du président syrien Bachar el-Assad, près de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie. Ces derniers mois, la base militaire russe a été visée à de multiples reprises. Le 31 décembre, des tirs de mortier commis par des combattants (dont l'affiliation n'avait pas été rendue publique) avaient fait deux morts et des appareils russes, parmi lesquels des avions militaires, avaient été endommagés.

Quelques jours après, dans la nuit du 5 au 6 janvier, des «drones chargés d'explosifs» avaient attaqué cette même base, mais également la base russe de Tartous, plus au sud. L'attaque n'avait pas fait de victimes et aucuns dégâts n'avaient été observés. Depuis le début de l'intervention russe en Syrie, 45 soldats russes sont morts, selon un bilan officiel, sans compter le crash de ce mardi.

Source : LeFigaro.fr

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vendredi 7 juillet 2017

Liban : Une compagnie finlandaise intégrée au bataillon français de la FINUL

Après les attentats de Paris et de Saint-Denis, le 13 novembre 2015, les autorités françaises invoquèrent l’article 42-7 du Traité de l’Union européenne afin demander aux pays membres une aide militaire, sous la forme d’une participation accrue sur les théâtres extérieures où la France est engagée.

Cet article 42-7 n’est pas contraignant pour 5 pays de l’Union européenne, à savoir la Suède, la Finlande, Malte, l’Autriche et l’Irlande, étant donné leur « politique de sécurité et de défense spécifique », c’est à dire de leur neutralité.

Pourtant, Helsinki a répondu favorablement à la demande de Paris en décidant d’envoyer, en octobre 2016, 160 militaires au Liban, afin d’y relever une compagnie du 2e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) dotée de Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie (VBCI) au sein de la Force Commander Reserve (FCR) de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).

Pour rappel, principal moyen de réaction, de dissuasion et de coercition de la FINUL, cette FCR compte près de 900 militaires français engagés au Liban au titre de l’opération Daman, répartis selon une compagnie d’infanterie équipée de VBCI, d’un escadron d’éclairage et d’investigation, d’une section de défense sol-air très courte portée, dotée de missiles Mistral et de différentes unités du génie et du train.

En 2015, la FCR a effectué pas moins de 1.045 patrouilles, dont 287 aux côtés des forces armées libanaises, le long de la frontière avec Israël.

Les soldats finlandais sont arrivés à Dayr Kifa le 22 mars 2017. « Avant de pouvoir être déclarés opérationnels », explique l’État-major des armées (EMA), ils « s’intègrent au sein de la FCR française et effectuent une montée en puissance opérationnelle progressive. »

Au total, la Finlande compte 340 militaires au Liban. Outre ceux devant être intégrés à la FCR, 180 autres sont affectés au FINIRISHBATT, un bataillon formé dans le cadre d’une coopération avec l’Irlande.

Source : Zone Militaire

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mardi 24 janvier 2017

DONAS : L'Arabie Saoudite va reprendre les livraisons de matériel militaire français au Liban...

La mise en oeuvre du contrat DONAS (Don Arabie Saoudite) est bien compliquée. Conclu en novembre 2014 entre Paris et Riyad pour un montant de 2,2 milliards d’euros, cet accord prévoit la livraison d’équipements militaires français au Forces armées libanaises (FAL) afin de renforcer les capacités de ces dernières dans un contexte marqué par la menace jihadiste et les conséquences de la guerre civile en Syrie.

En avril 2015, des missiles antichar MILAN furent ainsi livrés au Liban. Et depuis, les forces libanaises n’ont plus rien reçu. En cause : la décision de Riyad de suspendre, en février 2016, l’exécution du contrat DONAS pour protester contre les prises de positions de Beyrouth à son égard. Des positions, accusèrent alors les autorités saoudiennes, « inspirées » par le Hezbollah, la milice chiite libanaise soutenue par Téhéran.

Cela étant, la donne politique a depuis changé au Liban, avec l’élection du général Michel Aoun à la présidence de la République. Bien qu’allié du Hezbollah, le chef de file du Courant patriotique libre a en effet désigné Saad Hariri pour diriger le gouvernement libanais. Ce dernier, proche de Riyad et résolument hostile à la milice chiite et à Bachar el-Assad, le président syrien, a pris ses fonctions le 18 décembre 2015 et obtenu la confiance de la Chambre des députés dix jours plus tard.

Aussi, ces derniers développements ont permis d’arrondir les angles avec Riyad. D’où la reprise de l’aide saoudienne destinés aux forces libanaises. La décision a été prise à l’occasion d’une rencontre entre une délégation libanaise emmenée par Michel Aoun et le roi Salmane. Reste à voir quand les livraisons de matériels pourront reprendre effectivement.

« Le blocage (de l’aide) est levé », a en effet affirmé un membre de la délégation libanaise. « C’est fini. Il y a un vrai changement. Mais quand et comment, nous devons attendre pour voir », a-t-il ajouté, évoquant une « nouvelle page » dans les relations entre le Liban et l’Arabie Saoudite.

Toujours selon la même source, le ministre saoudien de la Défense, le vice-prince héritier Mohammed ben Salmane, et son homologue libanais discuteront prochainement des modalités concernant cette reprise de l’aide de Riyad.

Pour rappel, le contrat DONAS prévoit la livraison de missiles anti-char MILAN, des blindés, des systèmes d’artillerie CAESAR, des hélicoptères et des patrouilleurs.

Source : Zone Militaire

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jeudi 15 décembre 2016

Syrie : Alep, victoire de Poutine, démission, de l'ONU, des occidentaux !

Les troupes de Bachar al-Assad appuyé par les milices chiites libanaises, iraniennes et afghanes, mais surtout par l'aviation russe ont gagné la bataille d'Alep. Pour l'éditorialiste,

Le grand gagnant après cette victoire est Vladimir Poutine.

"Le grand bénéficiaire de la reprise d'Alep, c'est Bachard al-Assad, mais le véritable vainqueur s'appelle Vladimir Poutine", analyse Alain Duhamel. Il y a trois ans, le dirigeant syrien était sur le point de devoir quitter son pays. "Aujourd'hui au moyen de méthodes barbares et d'horribles exactions contre les civils, il retrouve le contrôle d'Alep et donc des cinq principales villes du pays", détaille l'éditorialiste. Pour autant, le vainqueur militaire est de toute évidence le dirigeant du Kremlin.

"La barbarie appliquée systématiquement avec la destruction de villes entières, ce sont les méthodes de Poutine qui avait procédé de la même façon en Tchétchénie", éclaire Alain Duhamel. Vladimir Poutine est également le maître du ciel en Syrie avec le poids de son aviation.

Sur le plan diplomatique, l'éditorialiste tient le même raisonnement. "Le grand vaincu est évidemment Barack Obama qui a refusé d'intervenir en Syrie alors qu'il était possible de contrer Bachar al-Assad", rembobine Alain Duhamel.

Source : RTL.FR - Alain Duhamel

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"Ecraser la rébellion, sans faire de détail"

Des troupes syriennes pro-gouvernementales dans le quartier Jisr al-Haj le 14 décembre 2016 pendant une opération pour reprendre Alep

afp.com/George OURFALIAN
Paris - "Une diplomatie des décombres": alors que les raids aériens ont repris à Alep, semant la panique et tuant parmi les habitants, la presse jeudi déplore l'"impuissance" de la communauté internationale.

Le champ de ruines d'Alep et les dizaines de milliers de morts en Syrie sont "la triste illustration d'une impuissance. Celle d'une Europe et d'une Organisation des Nations unies incapables de faire entendre une voix commune", constate comme beaucoup Stéphane Albouy (Le Parisien/Aujourd'hui en France).

Dans L'Humanité, Patrick Apel-Muller lui aussi dénonce "une diplomatie des décombres".

"Les hommes, les femmes, les enfants d'Alep peuvent crever, on ne lèvera pas un petit doigt pour leur venir en aide", s'insurge Laurent Joffrin dans Libération, qui pointe la responsabilité de Barack Obama dans ce "recul planétaire de la sensibilité humaine".

En ne réagissant pas quand Bachar al-Assad a franchi la ligne rouge proscrivant "l'utilisation d'armements chimiques (prohibés depuis les années 20)", le président américain "a donné implicitement au régime syrien un blanc-seing pour repousser les limites de la barbarie", affirme le patron de Libé. "Constatant cette éclatante abstention, Vladimir Poutine est revenu en force sur le théâtre syrien pour conforter son allié massacreur", déplore-t-il.

- 'Silence, on tue' -

"Le régime Assad a refusé toute forme de dialogue avec son opposition. La Russie a considéré qu'il fallait commencer par écraser la rébellion, sans faire de détail", constate Guillaume Goubert de La Croix, qui regrette que "le système onusien" soit "inopérant lorsque de grandes puissances -les Etats-Unis hier, la Russie aujourd'hui- décident de s'asseoir dessus".

"Silence, on tue", résume Jean-Michel Servant du Midi Libre, qui juge que les civils ont été "abandonnés à leur funeste sort par l'Occident" et regrette qu'Obama reste "totalement muet sur le sujet". Regret aussi que François Fillon, le vainqueur de la primaire des Républicains, maintienne son "soutien au président russe qui prépare la construction d'un gazoduc géant à travers la Syrie."

"La faute à qui '", s'interroge Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute-Marne): "La communauté internationale dans son ensemble", juge-t-il, sans faire le tri.

"Alep, aujourd'hui, paie au prix fort la lâcheté occidentale", juge Laurent Bodin dans L'Alsace. "Alep est le théâtre d'un jeu de dupes diplomatique dont les Occidentaux, et plus globalement l'Onu, sont des spectateurs impuissants".

Dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Pascal Coquis note lui aussi que "nos gouvernants et les institutions internationales n'ont rien pu faire pour stopper le bras vengeur d'un despote et de ses alliés, que nous n'avons pas su, pas pu ou pas voulu les contraindre".

"A Alep, ce n'est pas qu'un peuple qui meurt, c'est une part de l'humanité qui s'éteint", conclut-il.

Source : Lexpress.fr

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jeudi 4 février 2016

Forces spéciales : Elles sont "au taquet" selon le général de Villiers du CEMA

À mesure qu’une solution politique s’éloigne, la perspective d’une éventuelle – et nouvelle – opération militaire se rapproche en Libye. En tout cas, il en est de plus en plus question. En effet, les rivalités libyennes, avec deux gouvernements – dont l’un est reconnu par la communauté internationale – qui s’affrontent, profitent à la branche libyenne de l’État islamique (EI ou Daesh) ainsi qu’à d’autres organisations jihadistes.

Si elle persiste, cette situation pourrait déstabiliser les pays voisins, déborder sur la bande sahélo-saharienne jusque dans le nord du Nigéria, où Boko Haram, un groupe jihadiste ayant fait allégeance à l’EI, reste très actif. En outre, entre Syrte et Palerme (Sicile), il n’y a que la Méditerranée à traverser…

En outre, même si la priorité reste encore l’obtention d’un accord entre les factions libyennes, le président Obama a prévenu que les États-Unis iraient traquer les jihadistes jusqu’en Libye si nécessaire. Par ailleurs, Roberta Pinotti, la ministre italienne de la Défense, a assuré, au Corriere della Sera, que « les puissances occidentales se préparaient à combattre l’EI même en cas d’échec des négociations politiques ».

En cas d’opération militaire, la France pourrait-elle y participer ? De l’aveu du général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), cela semble compliqué pour le moment.

« Nous sommes au taquet de nos contrats opérationnels », a en effet affirmé le CEMA, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de défense, dont Reuters a fait un compte-rendu. Et ce n’est pas le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui le contredira : en février 2015, il avait utilisé la même expression alors qu’il était l’invité de l’émission « Le grand rendez-vous », d’Europe1 et du quotidien Le Monde.

Aussi, pour le général de Villiers, pour prendre part à une nouvelle opération militaire, il n’y aurait que « deux solutions », à savoir « se désengager de quelque part ou bien augmenter le budget (de la Défense), ce qui demande du temps. »

Actuellement, les forces françaises sont engagées au Levant (Chammal), au Sahel (Barkhane), au Liban (Daman), en Centrafrique (Sangaris) et, bien évidemment, sur le territoire national (Sentinelle). Pour le moment, seul un désengagement de République centrafricaine peut être envisagé.

Cela étant, le général de Villiers ne semble pas très chaud à l’idée d’une intervention en Libye. «Ouvrir un théâtre, ça dépend : pour quoi faire ?», a-t-il demandé. « Avant tout engagement militaire, il faut une stratégie globale avec un effet final recherché (…) Faire une guerre pour faire une guerre n’apporte pas la paix, on a des exemples récents, la Libye, l’Irak », a-t-il ajouté. « Il faut une réflexion globale, l’évaluation stratégique est en cours, ce n’est pas très facile », a-t-il fait valoir.

Source : Zone Militaire


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mercredi 25 novembre 2015

Syrie : Les avions français Rafale et Mirage 2000D pilonnent Daesh

Mirage 2000D/N et Rafale de la Marine frappent l’EI en Syrie

Pour la première fois, le 23 novembre 2015, des Rafale du porte-avions Charles-de-Gaulle ont effectué un raid aérien contre les positions de l’État islamique (EI ou Daesh) en Syrie.

Ainsi, indique l’État-major des armées (EMA), 4 Rafale ont été catapultés du navire amiral de la Marine nationale pour rejoindre, au-dessus de la Syrie, 2 Mirage 2000D/N de l’armée de l’Air ayant décollé de la base aérienne projetée (BAP), située en Jordanie.

Les 6 avions français ont ensuite mis le cap vers Raqqa, le fief de l’EI en Syrie pour mener, vers 19H30 heure française (18H30 GMT), un raid «contre un site préalablement identifié».

Plusieurs infrastructures ont été détruites, dont un centre de commandement, une zone de stockage de véhicules et des ateliers de maintenance.

« Attaquer ce site permet de perturber les capacités de mouvement et de commandement de Daesh », fait valoir l’EMA dans son communiqué.

Plus tôt dans la journée, quatre autres Rafale ont accompli une mission de reconnaissance armée dans le nord de l’Irak et ont détruit une batterie d’artillerie utilisée par les jihadistes dans la région de Mossoul et un « groupe de terroristes » à Ramadi. 

Source : Zone Militaire

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mardi 24 novembre 2015

Chammal : Nouvelles frappes aériennes de la France contre Daech en Syrie et en Irak

L'aviation française frappe l'Etat islamique EI en Irak et en Syrie

La France a mené ses premières frappes contre le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie du Charles-de-Gaulle. Le porte-avions est parti de Toulon mercredi dernier, cinq jours après les attaques de Paris. Lundi, les avions de chasse français ont visé des points clés de l’organisation terroriste en Irak et en Syrie.

En Irak, deux objectifs ont été détruits selon l‘armée française. L’un à Ramadi. Cette ville, sous contrôle du groupe Etat islamique, est située à une centaine de kilomètres de Bagdad.

L’autre, à Mossoul. C’est la deuxième ville d’Irak, quartier général de l’organisation terroriste Daesh dans le pays. Selon l’état-major de l’armée française, les tirs auraient notamment détruit une position d’artillerie qui tirait sur les troupes irakiennes en combat sur le terrain.

Lundi, quatre avions Rafale basés sur le CDG, Charles-de-Gaulle, ont également participé à des frappes contre Raqqah, considérée comme la capitale de l’organisation Etat islamique en Syrie. Ce raid aurait touché plusieurs infrastructures, dont un centre de commandement du groupe jihadiste.

Trois fois plus d'avions de chasse français

Les 26 appareils du porte-avions Charles-de-Gaulle triplent la présence française dans le ciel syrien et irakien. Ils s’ajoutent aux douze avions déjà présents, stationnés aux Emirats arabes unis et en Jordanie.

La France travaille entre autres en communication avec la Russie, dont les actions militaires ont obligé lundi la fermeture pour 48 heures des aéroports du Kurdistan irakien. La Russie a annoncé le lancement de missiles depuis la mer Caspienne, au nord-est de l’Irak, en direction de la Syrie, au nord-ouest.

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Chammal : nouvelles frappes contre Daech à Raqqah en Syrie

Le lundi 23 novembre 2015 à 19h30 (heure française), l’armée française a conduit de nouvelles frappes contre Daech en Syrie.

Mené par six avions de chasse, le raid a détruit un site actif occupé par des combattants terroristes à Raqqah.

A partir de la Base aérienne projetée (BAP) en Jordanie, deux Mirage 2000 de l’armée de l’air ont été engagés dans la mission. Simultanément depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle, les quatre Rafale de la marine nationale les ont rejoints au-dessus de la Syrie pour mener un raid contre un site préalablement identifié situé à Raqqah.

Les équipages ont frappé plusieurs infrastructures dont un centre de commandement, une zone de stockage de véhicules et des ateliers de maintenance. Les cibles visées ont été détruites.

Sources : RFI.FR / Dicod-Presse

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mardi 17 novembre 2015

Russie : Le crash de l'avion A321 dans le Sinaï égyptien était un attentat !

Le crash de l'Airbus A321 dans le Sinaï serait bien un attentat terroriste !

Les services de renseignement russes affirme que le crash du vol  Metrojet A321 dans le Sinaï, le 31 octobre, était "bien un attentat".
L'Etat islamique (Daesh) avait revendiqué l'attentat quelques jours après le drame.


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L'Airbus russe A321-200 s'était écrasé dans le Sinaï avec 224 personnes à bord samedi 31 octobre. Poutine promet "d'intensifier les frappes en Syrie" et de trouver les responsables "où qu'ils se trouvent".


Le crash de l'avion russe dans le Sinaï égyptien fin octobre était "un attentat", selon le FSB, les services secrets russes. "Pendant le vol, un engin explosif artisanal d'une puissance équivalente à 1 kg de TNT s'est déclenché", a précisé Alexandre Bortnikov, le chef du FSB. 

Le président Vladimir Poutine a de son côté promis de trouver les responsables de l'attentat "où qu'ils se trouvent" et de les "punir", ajoutant que l'aviation russe va "intensifier" ses frappes en Syrie. "L'action militaire de notre aviation en Syrie doit être non seulement poursuivie, mais aussi intensifiée pour que les criminels se rendent compte que le châtiment est inévitable", a-t-il déclaré dans la nuit de lundi à mardi, lors d'une réunion avec des responsables sécuritaires russes.

    Putin on Metrojet bombers: "We will seek them wherever they are hiding. We will find then at any spot on the planet and punish them."
    — Tom Parfitt (@parfitt_tom) November 17, 2015


"Nous les chercherons partout où ils se cachent. Nous les débusquerons partout sur la planète et les punirons", a déclaré Poutine, rapporte le correspondant du Times à Moscou. Des mots qui rappellent ceux qu'il avait employés lors de la guerre de Tchétchénie, alors qu'il promettait de "buter les Tchétchènes jusque dans leurs chiottes". Le FSB a également proposé une récompense de 50 millions de dollars pour toute information qui pourrait aider à identifier les auteurs de l'attentat.

Le crash de l'Airbus, de la compagnie Metrojet, a fait 224 morts le 31 octobre dernier.

Source : LeExpress.fr

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dimanche 11 octobre 2015

Turquie : Attentat terroriste... Les méthodes de l'Etat islamique ?

Attentat meurtrier d'Ankara : La main de Daesh ? Rien n'est sûr !

Un attentat a fait plus de 86 morts à Ankara et 150 blessés lors d'un rassemblement pour la paix.
Certains accusent l'AKP, d'autres y voient la main de Daesh.

Scènes d'horreur à Ankara. La capitale turque a été violemment frappée ce samedi matin par l'explosion simultanée de deux bombes à la sortie de la gare centrale, en plein cœur de la ville. Le bilan officiel provisoire est lourd, selon le ministre de la Santé : au moins 86 morts et 186 blessés.

Les victimes des déflagrations se rendaient à la marche pour la paix organisée par des syndicats turcs, des ONG et des partis de gauche pour appeler à la fin des combats qui font rage dans le sud-est du pays entre les forces de sécurité turques et les rebelles du PKK. Quelques instants après les explosions, la police locale faisait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule présente sur les lieux de l'attaque.

  •  So tragic. Sign reads: 'Peace, now.' From blast site in Ankara. #Turkey Pic: Anonymous v @abyasun pic.twitter.com/yIEeHvot0Z
    — Jenan Moussa (@jenanmoussa) 10 Octobre 2015


Les méthodes de l'État islamique

Très vite, des sources gouvernementales ont laissé entendre qu'il s'agissait bien là d'attaques terroristes. Aucun doute pour le député CHP (sociaux-démocrates) Musa ςam, présent sur place. L'homme politique poste sur son compte Twitter la photo de l'une des billes d'acier retrouvées sur le sol de la rue. "Sûrement placée avec la bombe dans l'intension de faire un maximum de victimes", commente son collègue Aykan Erdemir, ancien député du CHP.

  • Mitingde saray provakasyonu kortejin arkasında saldırı iki kuvvetli patlamada önüme düşen patlayıcı bilye malzemesi pic.twitter.com/EyCPn3YZf7
    — Musa Çam (@musacam) 10 Octobre 2015


Si, pour l'instant, aucune piste n'est privilégiée par les autorités – le nom de l'État islamique circule sur les réseaux sociaux –, et le Premier ministre Ahmet Davutoglu a indiqué que, selon de "fortes preuves", cette attaque [avait] été perpétrée par deux kamikazes". Bon nombre d'observateurs estiment que le modus operandi n'est pas sans rappeler les attaques contre les militants du parti pro-kurde HDP (également présents à Ankara aujourd'hui) lors d'un meeting en juin dernier dans les rues de Diyarbakir et l'attentat-suicide à Suruç – attribué à l'EI – qui avait coûté la vie, fin juillet, à 33 personnes. Dans la foulée, les combats entre Ankara et le PKK avaient repris, faisant éclater le fragile cessez-le-feu de 2013.

"Le mode opératoire est le même et les cibles visées, aussi – de jeunes partisans de gauche : on est dans la droite lignée de ce qui s'est passé cet été", avance Samim Akgonul politologue et professeur à l'université de Strasbourg. Et de poursuivre : "Le timing aussi n'est pas anodin. Dimanche, le PKK devait annoncer un cessez-le-feu unilatéral pour laisser la place à la politique et aux élections."


L'AKP montré du doigt


En effet, dans trois semaines, la Turquie est appelée aux urnes pour des élections anticipées après que les partis politiques ont été incapables de former un gouvernement à l'issue du scrutin de juin. "On a voulu pousser le PKK à poursuivre la lutte et ainsi à nuire au mouvement démocratique pro-kurde du HDP", estime le politologue. En juin dernier, la formation de gauche, avait contre toute attente, remporté 13 % des voix, faisant perdre du même coup sa majorité absolue à l'ancien parti du président Erdogan, l'AKP. Le scrutin du 1er novembre devait être ainsi l'occasion pour l'AKP (en baisse dans les sondages) et le président turc de prendre leur revanche. Pour cela, Erdogan avait, comme à son habitude, axé la campagne de son parti sur la "diabolisation" du HDP, accusant la formation d'être le bras politique du PKK, espérant ainsi glaner les voix des ultra-nationalistes turcs.

Malgré cela et contre toute attente, le PKK a décrété quelques heures après l'attentat d'Ankara, via l'agence de presse ANF, un cessez-le-feu provisoire, jusqu'au jour du scrutin. Un scrutin dont la tenue est pour l'heure encore bien incertaine. Le HDP et son coleader Selahattin Demirtas ont déjà décidé de suspendre tous leurs meetings politiques pour des raisons de sécurité. Mais la campagne, elle, continuait de se jouer sur Internet  – largement bloqué durant l'après-midi –, où bon nombre d'internautes pointaient du doigt l'AKP et l'État turc, responsables selon eux dans cette attaque.
Les interrogations se portent notamment sur le lieu des attentats : "En plein cœur d'Ankara, tout proche des centres décisionnels, au nez et à la barbe des agences de renseignement et de sécurité", s'interroge, dubitatif, Aykan Erdemir. Des questions balayées par le ministre de l'Intérieur turc qui martèle, après l'attaque meurtrière, qu'il n'y a eu aucun manquement à la sécurité et qu'il n'avait pas l'intention de démissionner.

Source : LePoint.fr

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samedi 3 octobre 2015

Syrie : Renforcement de la présence militaire russe, aux côtés de Bachar El Assad

Des rapports concordants attestent du renforcement de la présence russe en Syrie aux côtés de Bachar el-Assad. S’il est trop tôt pour parler d’engagement direct, il est certain que Vladimir Poutine entend soutenir autant que possible le régime syrien face aux terroristes de l’État islamique.

Les USA ont annoncé que la Russie avait envoyé des avions de chasse et d’attaque au sol en Syrie. Les derniers rapports font état de 28 appareils, une douzaine de bombardiers SU-24 et une douzaine d’avions d’attaque au sol SU-25, ainsi que 4 chasseurs, basés sur un terrain d’aviation dans la province de Lattaquié, dans l’Ouest du pays, un fief de Bachar el-Assad. Un autre responsable américain, qui confirme ce chiffre de 28 avions, parle également de drones et d’hélicoptères russes, une vingtaine selon lui; des appareils voués au transport et au combat.

Au delà des appareils de combat, la Russie serait en train de déployer en Syrie des hélicoptères de combat, d’artillerie, ainsi que 500 hommes de l’infanterie de marine.

Un détachement de troupes de la "Mort Noire" est en cours de déploiement...

Ces troupes seraient en cours de déploiement et feraient donc partie des célèbres unités de « la Mort Noire ». Les fusiliers marins russes sont des troupes de choc pouvant être rapidement déployées dans le but de s’emparer de points stratégiques avant d’être soutenues par des renforts conventionnels. Rien n’indique pour le moment leur déploiement offensif, leur mission étant pour l’instant orientée vers la défense des installations russes en Syrie.

« Ils ne vont pas se contenter de rester assis à défendre l’aéroport », a indiqué auprès de l’AFP l’analyste Jeffrey White, du Washington Institute for Near East Policy. « Avec ces avions, les Russes “peuvent aller frapper loin en Syrie, même en territoire tenu par l’EI ».

Tout ceci se déroulerait pour le moment dans le cadre des engagements russes vis-à-vis du gouvernement syrien, aucun élément formel ne permettant pour le moment d’acter d’une implication directe de troupes russes contre Daesh, un point susceptible d’évoluer à tout instant.
Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a appelé à des « actions concrètes » après la chute dimanche sur le territoire de la représentation diplomatique russe dans la capitale syrienne d’une roquette, qui n’a toutefois pas causé de dégâts. « La roquette a été tirée du quartier de Jobar, où sont retranchés les groupes hostiles au gouvernement syrien », a accusé Moscou.

La Russie réclame des actes et pas seulement des paroles...

Estimant que ce bombardement avait constitué un « acte terroriste », la diplomatie russe a assuré attendre « une condamnation claire de la part de toute la communauté internationale, y compris des acteurs régionaux » et réclamé « des actes, pas seulement des paroles ».
Cet incident pourrait donc être le déclencheur d’actions plus offensives des Russes vis-à-vis des terroristes islamistes de Daesh.

Les deux grandes puissances se sont mises d’accord pour coordonner un minimum leurs actions militaires sur le terrain afin d’éviter tout tir «fratricide».

Le secrétaire américain à la Défense, Ash Carter, et le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, sont convenus de poursuivre la discussion sur des mécanismes de désescalade du conflit en Syrie et sur la campagne contre l’État islamique. Des discussions similaires ont eu lieu lundi entre la Russie et Israël. La récente livraison par la Russie de matériel sophistiqué à l’armée syrienne, dont selon des sources régionales des missiles antiaériens, inquiète particulièrement Israël, qui a bombardé à plusieurs reprises la Syrie ces dernières années pour empêcher des livraisons d’armes au Hezbollah libanais ou riposter à des tirs de roquettes vers son territoire.

D’un point de vue politique et stratégique, les divergences restent néanmoins profondes entre les États-Unis et la Russie. Les Américains refusent de soutenir Bachar el-Assad et estiment toujours qu’il faut « changer de régime » en Syrie, tandis que les Russes plaident pour une vaste coalition anti-État islamique, qui comprendrait les pays les plus directement impliqués, à savoir la Syrie et l’Irak. 

Source :  Novopress.info

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mercredi 30 septembre 2015

Russie : Déploiement de navires russes en Méditerranée orientale

Alors que la Russie a renforcé sa présence militaire dans la province de Lattaquié, en déployant au moins 28 avions de combat sur la base aérienne al-Assad, le ministère russe de la Défense a confirmé la tenue prochaine de manœuvres navales en Méditerranée orientale, précisément entre Chypre et le port de Tartous (Syrie), mis à la disposition de Moscou par Damas depuis 1971.

« En septembre et en octobre, les forces navales russes mèneront des exercices dans la partie orientale de la Méditerranée », a en effet indiqué le ministère russe de la Défense, dans un communiqué. Ce dernier précise que « 40 exercices de combat sont planifiés » et certains concerneront l’artillerie et la défense anti-aérienne.

« Ces exercices sont conformes au plan de formation de l’armée russe approuvé en 2014″, a encore précisé le texte, qui ne fait aucune référence à la situation en Syrie. Il s’agirait ainsi de manoeuvres de « routine ».

Parmi les navires russes qui participeront à ces exercices, l’on trouve le croiseur lance-missiles Moskva, qui vient de passer le détroit du Bosphore, le navire de débarquement Saratov et le destroyer Smetlivy.

Avec le renforcement des moyens militaires russes en Syrie, ces manoeuvres inquiètent les responsables occidentaux. « La situation est préoccupante et nous souhaitons que l’implication de la Russie dans la sécurisation du littoral syrien ne ruine pas les chances d’aboutir à un accord pour une transition politique », expliquait, la semaine dernière, Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense.

Cela étant, ce n’est pas le premier déploiement important de la marine russe en Méditerranée orientale depuis le début du conflit syrien. En novembre 2011, l’envoi d’un groupe aéronaval constitué autour du porte-avions « Amiral Kouznetsov » avait été annoncé.

Et, plus récemment, quand la tension montait au sujet d’un éventuelle intervention visant à « punir » Bachar el-Assad pour avoir utilisé des armes chimiques dans un faubourg de Damas, en août 2013, Moscou avait déployé une « armada » au large des côtes syriennes, en réponse à la présence accrue de destroyers de classe Arleigh Burke de l’US Navy.   

Source :  Zone Militaire

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jeudi 11 décembre 2014

Exportation : Contrats d'armement entre La France, l'Arabie Saoudite et le Liban...

La France va livrer pour 3 milliards de dollars d'équipements militaires au Liban, menacé par la crise syrienne. Mais c'est l'Arabie saoudite qui règle la facture. 

Avec le «contrat-cadre» a été signé mardi 4 novembre 2014 au Palais royal de Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite, le Royaume s'engage à verser trois milliards de dollars (2,4 milliards d'euros) à la France, une somme considérable qui servira à équiper les forces armées libanaises (FAL).

Cet accord commercial inhabituel, en discussion depuis un an, traduit un «accord politique» sur «la stabilité du Liban à l'aune de la crise syrienne» explique-t-on à Paris. Ce «contrat d'aide à l'armée libanaise illustre la qualité exceptionnelle de la relation franco-saoudienne» s'est réjoui le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. 
 
Submergé par plus d'un million de réfugiés syriens, traversé par les lignes de fractures entre sunnites et chiites, menacé par les groupes djihadistes liés à Daech, le Liban affronte aussi une crise de gouvernance : il est sans président de la République depuis le mois de mai et les députés, élus en 2009 pour quatre ans, ont décidé mardi de prolonger leur mandat jusqu'en 2017. Dans ce contexte, l'armée apparaît comme l'une des rares institutions garantes de la stabilité du pays, si ce n'est la seule. Et comme elle est sous-équipée et sous-entraînée, son renforcement est une priorité stratégique.

Le principe de l'accord triangulaire était acquis depuis la visite de François Hollande en Arabie saoudite, en décembre 2013. Depuis lors, des discussions se sont poursuivies, sous la responsabilité du ministère de la Défense, côté français. Après avoir traîné durant l'été, les négociations se sont débloquées avec l'aggravation de la crise régionale, en Irak et en Syrie.

Mardi, le contrat a été signé par l'amiral Edouard Guillaud, patron de l'Odas, l'entreprise para-publique qui porte les contrats étatiques avec l'Arabie saoudite, et le ministre saoudien des finances Ibrahim al-Assaf. Le chef d'état-major libanais, Jean Kahwaji, a contre-signé le document. «Il reste du boulot, mais on peut espérer une entrée en vigueur du contrat avant la fin de l'année» assure un proche du dossier. Des discussions techniques et des marchandages sur le taux de change dollar/euro doivent se poursuivre au cours des six prochaines semaines, avant le premier versement.

Les livraisons s'étaleront sur trois ans et les contrats de maintenance sur dix ans. Ce «plan d'équipement» s'accompagne d'un programme de formation opérationnelle des militaires libanais, confié à l'armée française – «un gros effort», reconnaît-on à Paris.

Les Saoudiens avaient deux exigences : des prix «raisonnables» et surtout, pas d'intermédiaires qui auraient pris leurs commissions au passage. On assure, de bonne source, que cette dernière clause a été respectée. Ensuite, les Libanais ont communiqué leur «shopping list» à la partie française. Au total, une vingtaine d'industriels français sont concernés par ce contrat, des grands (Thalès, Airbus, ...), mais également des PME. La liste des matériels en question n'est pas publique. On sait qu'y figurent des équipements terrestres (VAB, véhicules de transport, canon Caesar, missile antichar Hot, mortier, missile sol-air à très courte portée, etc), des hélicoptères (combat et transport), des patrouilleurs navals légèrement armés et du matériel de renseignement, de surveillance et de communication, dont des drones tactiques.

Une seule livraison souhaitée par le Liban a fait l'objet d'un veto français : des missiles antinavires Exocet. Ces engins, de peu d'usage contre les groupes terroristes, auraient en revanche menacé la marine israélienne au large des côtes libanaises. Pour des raisons d'argent, le Liban a renoncé à acquérir des missiles sol-air Crotale et des blindés lourds Leclerc ou VBCI. En effet, le contrat tripartite est loin de couvrir tous les besoins de l'armée libanaise qui s'élèvent à une douzaine de milliards d'euros.

Ainsi, l'état-major libanais souhaite acquérir des chars de combat : il espérait acheter des Leopard 2 d'occasion mais s'est heurté au veto de Berlin. Paris était prêt à céder des Leclerc, mais leur coût d'achat et de maintenance s'est avéré trop élevé. Autre discussion compliquée, le type des patrouilleurs pour la marine : DCNS proposait des Gowind, construits à Lorient (chez le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian) alors que CMN de Cherbourg (chez le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve), qui l'a emporté, présentait des bateaux plus légers. Le fait que le patron de CMN, Iskandar Safa, soit franco-libanais, n'a sans doute pas joué en sa défaveur...

Ce contrat ne met pas fin au réarmement libanais, que ce soit l'armée ou les forces de sécurité intérieure (FSI). Ces dernières sont jugées moins impartiales et plus proches des sunnites que des chiites. Le milliard de dollars donné directement par l'Arabie saoudite à l'ancien premier ministre (sunnite) Saad Hariri devrait aller pour moitié au FSI.

Les Américains fournissent eux aussi une aide militaire importante, alors que la Russie est prête à vendre des armes. Reste l'Iran, acteur capital de la scène politique libanaise via le Hezbollah, qui a proposé officiellement son aide. Fadi Assaf, analyste pour Middle East Strategic Perspectives, assure même que c'est un «feu vert» de Téhéran qui a finalement permis de débloquer le contrat entre le Liban et ses deux partenaires français et saoudiens. 

Source : Secret Défense - Jean Dominique Merchet

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