FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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mardi 18 avril 2017

France : Billet spécial élections présidentielle...

Sans nommer personne, pour détendre l'atmosphère, laissons la parole à Gérard LENORMAN, qui s'y connaît...

Si j’étais Président...


Gérard Lenorman...

Il était une fois à l'entrée des artistes
Un petit garçon blond au regard un peu triste
Il attendait de moi une phrase magique
Je lui dis simplement : Si j'étais Président

Si j'étais Président de la République
Jamais plus un enfant n'aurait de pensée triste
Je nommerais bien sur Mickey premier ministre
De mon gouvernement, si j'étais président

Simplet à la culture me semble une évidence
Tintin à la police et Picsou aux finances
Zorro à la justice et Minnie à la danse
Est c'que tu serais content si j'étais Président ?

Tarzan serait ministre de l'écologie
Bécassine au commerce, Maya à l'industrie,
Je déclarerais publiques toutes les pâtisseries
Opposition néant, si j'étais Président

Si j'étais Président de la République
J'écrirais mes discours en vers et en musique
Et les jours de conseil on irait en pique-nique
On f'rait des trucs marrants si j'étais Président

Je recevrais la nuit le corps diplomatique
Dans une super disco à l'ambiance atomique
On se ferait la guerre à grands coups de rythmique
Rien ne serait comme avant, si j'étais Président

Au bord des fontaines coulerait de l'orangeade
Coluche notre ministre de la rigolade
Imposerait des manèges sur toutes les esplanades
On s'éclaterait vraiment, si j'étais président !

Chœur des enfants...

Si t'étais Président de la République
Pour nous, tes p'tits copains, ça s'rait super pratique
On pourrait rigoler et chahuter sans risques
On serait bien contents si t'étais Président

Gérard Lenorman...

Je s'rai jamais Président de la République
Vous les petits malins vous êtes bien sympathiques
Mais ne comptez pas sur moi pour faire de la politique
Pas besoin d'être Président, pour aimer les enfants.

Source : Musique et interprétation : Gérard LENORMAN  /  Paroles : Pierre DELANOE

Écoutez en direct la chanson "Si j’étais Président" sur FNCV.COM


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jeudi 16 février 2017

Néo repentance : Macron déclare en Algérie, la colonisation "C'est un crime contre l'humanité" !

Néo repentance... Macron provoque une vive polémique !

Bien qu'il appelle à ne «pas balayer tout ce passé», le leader d' En Marche! estime toutefois que la France doit présenter ses «excuses à l'égard de celles et ceux vers lesquels (elle a) commis ces gestes» de «barbarie». Sa sortie a provoqué de vives réactions. 

Voilà une sortie qui pourrait faire couler beaucoup d'encre. En marge de son déplacement en Algérie, Emmanuel Macron a accordé une interview au média local Echorouk News. L'occasion pour lui de revenir sur un sujet encore brûlant entre les deux pays: la colonisation. «C'est un crime. C'est un crime contre l'humanité. C'est une vraie barbarie, et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes», dénonce-t-il. Des mots très forts, mais qui ne traduisent pas une condamnation sans réserve pour autant. En effet, le leader d'En marche! a tempéré ses propos dans la foulée, empruntant ce qu'il a lui-même appelé un «chemin de crête».

«En même temps, il ne faut pas balayer tout ce passé, et je ne regrette pas cela parce qu'il y a une jolie formule qui vaut pour l'Algérie: “La France a installé les Droits de l'Homme en Algérie, simplement elle a oublié de les lire”. C'est une formule assez particulière pour expliquer ce qu'est cette période, c'est-à-dire qu'il y a eu des crimes terribles, il y a eu de la torture, il y a eu de la barbarie - parce que la colonisation est un acte de domination et de non-reconnaissance de l'autonomie d'un peuple. Mais en même temps, je ne veux pas qu'on tombe, tout en reconnaissant ce crime, dans la culture de la culpabilisation sur laquelle on ne construit rien», a-t-il exhorté, dans une sorte de synthèse.

Le leader d'En Marche! est également revenu sur des propos qu'il avait tenus en novembre 2016, au moment de la parution de son livre Révolution: «Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l'émergence d'un État, de richesses, de classes moyennes, c'est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie», avait-il jugé, provoquant une vive polémique. «Non (je ne regrette pas ces propos), ils ont été sortis de leur contexte parce que je ne parlais pas que de l'Algérie», assure-t-il aujourd'hui. Avant de toutefois demander à ce qu'on ne lise pas ses propos «comme des éléments qui nient le fait de la colonisation et sa barbarie: si certains l'ont vu comme tel, je m'en excuse auprès d'eux».  

Source : LeFigaro.fr


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mardi 13 décembre 2016

Etats Unis : Général Michael Flynn futur conseiller à la sécurité de Trump

Le général Michael Flynn, futur conseiller à la sécurité de Trump: « un dingue...». Entré dans l’US Army en 1981, l’homme est bien connu des militaires français

La nomination du général Michael Flynn au poste de conseiller à la sécurité nationale (NSC) de Donald Trump suscite quelques réserves dans les milieux militaires français. « C’est un dingue », tranche un officier général qui l’a côtoyé ces dernières années. « Il a fait toute sa carrière dans le renseignement et en a développé une vision complotiste », ajoute-t-il.

Cette opinion est également partagée dans les milieux américains. Un bon connaisseur de cet univers nous explique que cette nomination est « une catastrophe ». « Flynn est excellent au niveau tactique et opératif, mais manque totalement de jugement au niveau stratégique » (« theater-stategic and grand-strategic levels »).

Michael Flynn, 58 ans, appartient à la catégorie des militaires « chimiquement purs » dont le sens politique n’est sans doute pas la qualité première. Michael Flynn est entré dans l’US Army en 1981 et a effectivement mené toute sa carrière dans la spécialité du renseignement. Il a notamment servi à la 82e Airborne et au JSOC (Joint Special Operations Command) avant de prendre la tête de la DIA, l’agence du renseignement militaire. Il a participé aux opérations à la Grenade, en Haïti et surtout en Irak et en Afghanistan.

Flynn a quitté le service actif en 2014. Longtemps démocrate, il a rejoint l’équipe Trump au cours de la dernière campagne.

Source : Secret Défense

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dimanche 23 octobre 2016

Justice : Le général Piquemal radié des cadres de l'Armée...

«Silence dans les rangs !»

La justice a reproché à l'ancien parachutiste d'avoir organisé une manifestation non autorisée contre la politique migratoire à Calais le 6 février 2016. Le port de son uniforme lui est désormais interdit.

Le général de corps d'armée Christian Piquemal, qui avait participé à une manifestation non autorisée contre la politique migratoire à Calais le 6 février dernier, est, selon nos informations, radié des cadres. Cette mesure disciplinaire très forte intervient comme une surprise, cinq mois après sa comparution devant le tribunal de Boulogne-sur-mer, d'autant que l'institution judiciaire l'avait finalement relaxé le 26 mai.

Le général de 2e section, à la retraite depuis seize ans, ancien parachutiste et commandant de la Légion étrangère (de 1994 à 1999), était poursuivi pour «organisation d'une manifestation non autorisée» et «participation à un attroupement qui ne s'est pas dissous après sommation». Depuis sa relaxe, le général Piquemal s'estimait «totalement blanchi», le Parquet n'ayant pas fait appel de ce jugement. Mais sur le plan administratif, une procédure disciplinaire, lancée en mars par le ministre de la Défense, vient d'aboutir à sa radiation des cadres, le devoir de réserve du militaire étant au cœur du dossier.

Le général, qui l'a seulement appris mi-septembre par un courrier recommandé, avait été entendu le 14 juin par le Conseil Supérieur de l'Armée de Terre (CSAT), siégeant disciplinairement à l'Hôtel des Invalides à Paris. L'instance avait transmis son avis consultatif - non communiqué au général ni à ses deux avocats - au ministère de la Défense, et la radiation avait ensuite été prise par un décret du 23 août signé par le président de la République, le premier ministre et le ministre de la Défense.

«Le plus inacceptable pour moi, c'est d'être mis au ban de cette manière»

«Profondément indigné par cette décision injuste et injustifiée, excessive et disproportionnée», réagit-il. Le général quatre étoiles entreprend aujourd'hui une procédure de recours devant le Conseil d'État, confie-t-il au Figaro, «avant d'aller devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), si besoin». «Cette sanction est un hiatus, une anomalie grave, en totale contradiction avec ma relaxe, se scandalise-t-il. C'est le désaveu du pouvoir judiciaire par le pouvoir administratif, cela bouleverse la hiérarchie des normes juridictionnelles, c'est tout simplement du jamais-vu!». Pour ce «serviteur de l'État respecté», «patriote et combattant d'élite», admiré par son entourage, la sanction a des conséquences particulièrement «humiliantes» et «vexatoires», admet le général d'une voix blanche.

Si son grade ne peut lui être retiré, le port de son uniforme lui est en revanche interdit, tout comme sa carte d'identité militaire d'officier général - en principe accordée à vie. C'est l'atteinte à ces symboles forts et ce retour forcé au statut civil qui lui «font le plus mal», plus que les autres attributs, notamment financiers, liés à son statut. «Le plus inacceptable pour moi, c'est d'être mis au ban de cette manière après avoir donné quarante années au service de la France, d'être rayé comme ça et traité comme un paria».

Le 6 février, à Calais, l'arrestation et la garde à vue d'une quarantaine d'heures de cet homme de 75 ans avait créé l'émoi. Aujourd'hui, une ligue de défense se constitue. Un comité de soutien et de réhabilitation du général Piquemal est en train de se monter, composé de civils et de militaires, selon nos informations, et présidé par le général (2e section) Antoine Martinez.

Pour beaucoup de ses soutiens, cette sanction disciplinaire n'est rien d'autre qu'«un règlement de compte politique», dit l'un d'eux. «Si l'administration estime que j'ai transgressé mon devoir de réserve (valable pour tout militaire, même à la retraite, NDLR) en usant de ma liberté d'expression, analyse le général, cela veut dire une chose: c'est que ma liberté d'expression ne peut être que celle de la pensée dominante. Et si elle n'est pas conforme à la bien-pensance politique, alors elle est sanctionnée.

La vérité, c'est que mon cas sert d'instrument pour faire taire la Grande Muette, car les officiers généraux s'expriment aujourd'hui beaucoup plus qu'avant. Ils veulent faire de moi un exemple pour imposer le silence dans les rangs».   

Source : Delphine de Mallevoüe

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jeudi 20 octobre 2016

Loi de finance 2017 : Revalorisation de la retraite du combattant

La retraite du combattant va être revalorisée.

Mercredi 5 octobre 2016, le secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, Jean-Marc Todeschini, a annoncé à la commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée nationale la prochaine revalorisation de la retraite du combattant.

Le Projet de loi de Finance pour 2017 prévoit une augmentation de quatre points, deux au 1er janvier et deux au 1er septembre ce qui porterait son montant annuel à 750 € fin 2017 alors qu’elle est de 674 € actuellement, ce qui représente une hausse de 11% sur un an.

« C’est une très bonne nouvelle pour nos anciens combattants qui ont mis leur vie au service de la France et une reconnaissance des services qu’ils ont rendus lors des opérations extérieures menées par les armées françaises », commente le député du Pas-de-Calais et vice-président de la commission, Nicolas Bays.


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lundi 17 octobre 2016

Suède : Retour du service militaire obligatoire...

A quand la conscription ?

La Suède a annoncé mercredi dernier le rétablissement du service militaire à partir de 2018, sa suppression en 2010 ayant compliqué le recrutement de l'armée alors que le pays veut être mieux préparé à se défendre. 

Selon les conclusions d'un rapport rédigé par une ancienne députée pour le ministère de la Défense, le service militaire obligatoire serait rétabli pour tous les Suédois nés après 1999. La mesure est assurée d'être adoptée au Parlement, puisqu'elle fait l'objet d'un consensus entre le gouvernement de gauche et l'opposition de centre droit.

Source : Agence France-Presse - STOCKHOLM

Ndlr : Sur une idée de Michel. A quand la France ?

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samedi 16 avril 2016

Défense nationale et chômage : Nicolas Sarkozy propose un service militaire adapté obligatoire aux "décrocheurs"

Au début de l’année 2015, le président Hollande a annoncé l’expérimentation d’un « Service militaire volontaire » (SMV), inspiré du Service militaire adapté (SMA) en vigueur outre-Mer.

L’idée est de faire remettre le pied à l’étrier à des jeunes gens en échec scolaire dans un cadre militaire. Depuis, trois centres « SMV » ont été ouverts (Brétigny-sur-Orge, La Rochelle et Montigny-les-Metz et accueillent 300 volontaires.

Ces jeunes gens suivent d’abord des cours de remise à niveau scolaire avec des enseignants de l’Éducation nationale avant d’entamer leur apprentissage professionnel, en relation avec des entreprises et/ou des collectivités locales.

Pour le moment, cette expérimentation du SMV donne pleinement satisfaction, au point qu’un 4e centre verra le jour à Châlons-en-Champagne. Dernier point qui a son importance : son coût, environ 40 millions d’euros, est entièrement supporté par le ministère de la Défense.

Lors d’une intervention portant sur l’Éducation et l’enseignement supérieur, le président du parti «Les Républicains», Nicolas Sarkozy, n’a pas parlé du SMV… mais du SMA. Et pour cause !

En effet, l’ancien locataire de l’Élysée a estimé que le Service militaire adapté devrait être obligatoire pour tous les jeunes adultes ayant quitté le système scolaire sans le moindre diplôme ou formation. Selon lui, ils seraient 100.000, chaque année, à se trouver dans une telle situation.

« À partir de l’âge de 18 ans, toute personne qui n’aura pas son bac, qui ne sera pas en stage, qui ne sera pas en apprentissage, qui n’aura pas de formation, eh bien elle ira faire un service militaire adapté, où elle pourra avoir son permis de conduire et apprendre les règles de vie commune », a affirmé M. Sarkozy.

« Le service militaire adapté, ça marche très bien Outre-Mer. C’est une chance. Alors, c’est tout simple : soit vous avez un emploi, soit vous avez une formation, soit vous avez un stage, soit vous être en apprentissage, soit vous irez au Service militaire adapté », a insisté l’ancien président.

Pour lui, cette mesure permettrait de mettre « l’institution militaire en situation de garder un lien avec la Nation. » Et d’ajouter : « Ils [les militaires, ndlr] sont parfaitement capables d’encadrer ces jeunes. »

Sur le papier, l’idée paraît séduisante : les déserts militaires n’existeraient plus car avec un vivier potentiel de 100.000 jeunes à incorporer tous les ans, il faudrait au minimum une centaine de casernes nouvelles. Sur le plan de l’affichage politique, c’est tout bénéfice. En effet, les Français disant regretter le service national, cette mesure répond à leurs attentes.

Mais il y a quand de gros bémols à apporter : qui supportera l’intégralité des coûts d’une telle mesure ? On se doute que les militaires fourniront les gros des troupes pour l’encadrement… Où les prendre alors quand l’on sait que, déjà, la gestion des effectifs est tendue? Enfin, la mise en place d’un dispositif peut détourner les forces armées (professionnelles) de leurs missions premières.

Source : Zone Militaire

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mercredi 30 mars 2016

Politique : Le président Hollande renonce à la déchéance de nationalité...

Tout le monde est français... et le restera !!!

François Hollande a annoncé mercredi qu'il renonçait à intégrer la déchéance de nationalité dans la Constitution. Retour en six dates sur le parcours de ce texte controversé, véritable serpent de mer de l'exécutif.

«Échec», «abandon», «recul»... Les adjectifs affluent ce mercredi de la part des hommes et femmes politiques français pour qualifier la décision du président de la République, François Hollande, de renoncer à convoquer le Parlement en Congrès à Versailles et, par conséquent, d'enterrer sa révision constitutionnelle. Celle-ci, initiée par le chef de l'État lui-même au lendemain des attentats du 13 novembre, prévoyait notamment d'inscrire dans le texte constitutionnel l'état d'urgence mais, surtout, la déchéance de nationalité. Après quatre mois de débats acharnés, le président a constaté que «l'Assemblée nationale et le Sénat ne sont pas parvenus à se mettre d'accord et qu'un compromis paraît même hors d'atteinte sur la définition de la déchéance de nationalité pour les terroristes».

Depuis la divulgation de cette révision constitutionnelle souhaitée par le chef de l'État, les parlementaires, et notamment la majorité socialiste au Palais Bourbon, se sont déchirés sur la question de la déchéance de nationalité. Une réforme qui avait entraîné la démission de l'ancienne Garde des Sceaux, Christiane Taubira, à la fin du mois de janvier. Désormais abandonné, ce projet, déjà marqué par plusieurs reculs de l'Élysée durant les débats parlementaires, notamment concernant la question des binationaux, semblait destiné à finir aux oubliettes depuis plusieurs jours. Retour en six dates clés sur les volte-face de l'exécutif sur cette réforme qui ont finalement conduit à son abandon.

Chronologie : Déchéance de nationalité - un abandon en six actes...

16 novembre : François Hollande annonce son projet

Porté par le drame qui vient de secouer la capitale trois jours auparavant, François Hollande surprend en annonçant vouloir modifier la Constitution. Face aux parlementaires réunis en Congrès à Versailles le 16 novembre dernier, le chef de l'État entend marquer les esprits dans sa lutte contre le terrorisme. Il avance l'idée de l'inscription dans le texte constitutionnel de la déchéance de nationalité pour les binationaux «nés Français» condamnés pour terrorisme. «Nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou un acte de terrorisme, même s'il est né Français». Le débat est lancé.

15 décembre : les réserves de Manuel Valls

Face à un parterre de journalistes, le 15 décembre dernier, le premier ministre Manuel Valls dissimule mal son embarras face à ce projet de révision constitutionnelle. S'il appelle à «être très prudent», le chef du gouvernement s'interroge ouvertement face aux micros tendus: «Pour trois ou quatre terroristes, est-ce que ça vaut la peine? Ça ne dissuade aucun terroriste de se faire sauter au Bataclan. Il faut regarder, il faut regarder...». Quelques semaines auparavant, le 20 novembre, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, avait déjà critiqué la mesure en arguant qu'elle risquait de créer «deux catégories de citoyens».

Dans la foulée de ces premiers doutes publiquement énoncés, d'autres caciques du Parti socialiste commencent à élever la voix. Bruno Le Roux, le patron des députés PS, estimait que la disposition «soulève trop de débats annexes à la lutte contre le terrorisme». Pour Jean-Christophe Cambadélis, le secrétaire général du PS, l'élargissement de la déchéance de nationalité n'était «pas une bonne idée de gauche». Moins d'un mois après son lancement, la réforme bat déjà de l'aile dans le camp de la majorité socialiste.

17 décembre : le Conseil d'État favorable

Alors que la réforme commence à faire grincer des dents, notamment à l'aile gauche du Parti socialiste, le Conseil d'État, saisi par le gouvernement sur sa compatibilité avec les engagements internationaux de la France, émet un «avis favorable». Toutefois, la plus haute autorité administrative émet des réserves si le gouvernement décidait finalement de passer pas une loi. Ce principe «devrait être inscrit dans la Constitution, eu égard au risque d'inconstitutionnalité qui pèserait sur une loi ordinaire», souligne le Conseil d'État.

Le 23 décembre, la mesure sera finalement présentée en Conseil des ministres. Manuel Valls précise que «seule une condamnation définitive rendra possible» la déchéance de nationalité pour les seuls binationaux. Le premier ministre s'est finalement rangé derrière la «parole présidentielle engagée» à Versailles.

27 janvier : Manuel Valls rétropédale

Auditionné devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, Manuel Valls annonce l'absence de référence aux personnes binationales dans l'article 2 du projet de loi constitutionnelle. Avec cette volte-face, le premier ministre entend ne pas «stigmatiser» les seuls binationaux, même si, en pratique, ils resteront les seuls exposés à cette mesure. Concrètement, tous les condamnés pour terrorisme pourront perdre certains droits civiques, comme le droit de vote ou d'éligibilité. Mais les conventions internationales signées par la France interdisent de créer des apatrides.

Le premier ministre donne ainsi raison à des responsables socialistes qui faisaient pression en ce sens depuis le début du mois, notamment Bruno Le Roux ou Jean-Marie Le Guen. Dans la foulée, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, démissionne en invoquant «un désaccord politique majeur» sur ce dossier.

10 février : les députés votent le texte

L'issue du vote des députés concernant ce texte est incertaine jusqu'au dernier moment, tant les élus socialistes, et pas seulement les frondeurs, critiquent ouvertement cette réforme. «La Constitution a la vocation de rassembler et non pas d'exclure», s'esclaffera le député du Nord, Bernard Roman. Au cœur des débats, l'alternative de la déchéance de citoyenneté revient dans la bouche de certains élus, à l'instar d'Olivier Faure, député et porte-parole du PS: «On naît avec un nom, une histoire et une nationalité, et on meurt avec. La France met au monde des héros mais aussi des salauds». Face aux élus socialistes échaudés, Manuel Valls tente dès l'ouverture des débats, le 5 février, de calmer le jeu. «La déchéance de nationalité n'est pas une idée de droite, les choses ont changé. C'est une idée ancrée dans l'histoire de la République», lance-t-il.

Le président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy, s'est quant à lui engagé en faveur de l'adoption du texte, notamment s'il concerne également les mononationaux. Finalement, l'Assemblée nationale vote par 317 voix contre 199 le projet de révision constitutionnelle le 10 février sans faire mention des binationaux pour éviter toute «discrimination». L'article 2 prévoit qu'une «personne peut être déchue de la nationalité française ou des droits attachés à celle-ci lorsqu'elle est condamnée pour un crime ou un délit constituant une atteinte grave à la vie de la Nation».

22 mars : le Sénat condamne la réforme

Le Palais du Luxembourg, à majorité de droite, adopte également le 22 mars, par 178 voix contre 159, et 11 abstentions, le projet de révision constitutionnelle. Toutefois, les sénateurs ont réservé la déchéance de nationalité aux seuls binationaux pour éviter la création d'apatrides. Le Sénat a donc voté un texte différent de celui adopté par les députés quelques semaines auparavant. Ce vote des sénateurs scelle la fin de la déchéance de nationalité, puisque pour aller au Congrès, le texte doit avoir été voté dans les mêmes termes par les deux chambres.

Ce mercredi, François Hollande a donc enterré la révision constitutionnelle qu'il avait lui-même lancée. Un désaveu supplémentaire pour le chef de l'État, qui n'a pas su faire la synthèse entre la majorité socialiste de l'Assemblée opposée à la notion de binationalité, et celle du Sénat, très attaché à son indépendance et à son texte qu'il juge plus proche du discours de François Hollande fait devant le Congrès le 16 novembre dernier.

Source : LeFigaro.fr


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dimanche 21 février 2016

France Royaume-Uni : Entente cordiale, un général français, commandant dans la British Army

Entente cordiale - Bientôt un général français commandant en second d'une division de la British Army

Les échanges d’officiers entre armées alliées sont désormais devenus monnaie courante. Mais celui qui est envisagé à partir du mois d’avril 2016 entre la France et le Royaume-Uni se fera à un niveau inédit car, pour la première fois, un général français sera affecté en tant que commandant en second de la 1st Division de la British Army. Dans le même temps, un officier britannique, le colonel Nick Nottingham, occupera les mêmes fonctions au sein d’une unité française (à priori la 1ère Division de Besançon).

D’après les explications données par une source militaire au quotidien The Telegraph, le général français prendra le relais, le cas échéant, du commandant de la 1st Division (actuellement dirigée par le major-général Giles Hill) et aura donc ainsi à commander les 8 brigades qui composent cette unité. Sauf, toutefois, dans le cas où les soldats britanniques seraient engagés sur un théâtre extérieur.

Cet échange se fera dans le cadre des accords de Lancaster House qui, signés en novembre 2010, renforcent la coopération militaire entre Paris et Londres. Actuellement, 60 officiers français ont été affectés dans des unités britanniques, dont 17 au sein de la British Army.

De pareils échanges existent aussi entre les forces britanniques et américaines. Mais, si l’on en croit les propos tenus par un officier de la British Army, les rapports sont meilleurs avec les Français.

« Chaque fois que vous faites affaire avec les Américains, en raison de la taille de leur armée, ils sont toujours l’éléphant et nous sommes toujours la souris. Même s’ils sont courtois, on comprend bien que ce sont eux qui commandent. Avec les Français, qui ont une armée de taille semblable à la nôtre et qui, comme nous, ont eu un empire, nous nous comprenons. Et la barrière de la langue n’est pas aussi importante que ce nous avions imaginé », a-t-il expliqué.

Source : Zone Militaire


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jeudi 21 janvier 2016

13 Novembre 2015 : le jour où Daesh a perdu la bataille de France...

Un texte de trois anciens officiers, aujourd’hui hauts-fonctionnaires.

"Daesh a perdu la bataille de France"

Nous publions la tribune libre de Patrice Huiban, Amaury de Barbeyrac et Guilhem Boillot, anciens officiers d’active des armées de Terre et de l’Air et désormais hauts-fonctionnaires.

Par les attentats sans précédent qui ont touché Paris le vendredi 13 novembre dernier #‎ParisNovember13, Daesh a opté pour la stratégie de la terreur afin d’imposer sa logique totalitaire dans notre pays qui constitue un symbole du modèle occidental. Avec 130 morts et 350 blessés, le bilan de cette agression terroriste s’avère être le plus élevé de l’histoire contemporaine française. Daesh a, apparemment, atteint ses objectifs en se plaçant de façon spectaculaire au centre du jeu géopolitique et médiatique comme chef de file de la promotion d’un islam radical.

Ce coup d’éclat de ce proto-Etat à caractère terroriste a, cependant, toutes les chances de s’avérer totalement contre-productif à terme.

En effet, plutôt que de tenter de répandre leurs idées par une stratégie des petits pas misant sur nos divisions, hésitations, suivant en cela un scénario semblable à celui imaginé par Michel Houellebecq dans son roman Soumission, Daesh réactive des réflexes patriotiques dépassant tous les clivages en mitraillant de manière indiscriminée. Plutôt que de s’infiltrer pour mieux dominer, ils effraient et seront finalement vaincus.  

En effet, les totalitarismes ne peuvent s'imposer dans la durée. La démocratie s’avère le système politique le plus résilient car offrant le meilleur compromis entre ordre et liberté, deux aspirations fondamentales des individus. L’histoire nous l’a démontré au XX° siècle : si les démocraties peuvent perdre les premières batailles, elles finissent par gagner les guerres face aux modes d’organisation fondés sur la terreur et la contrainte permanente. 

Ce vendredi 13 novembre 2015 pourrait ainsi marquer un tournant dans une opposition de longue durée entre deux visions du monde totalement inconciliables, et cet acte odieux annoncer une défaite inévitable du fanatisme islamique. Reste cependant pour nos dirigeants à déterminer le meilleur chemin pour vaincre Daesh avec un minimum de pertes tout en bâtissant les fondations d’une paix durable, ce qui pose la question de choix sans ambages, soit du courage politique et des individus pour l’incarner. Reste également au peuple français à continuer à affirmer et à défendre ses valeurs avec courage, constance, et détermination.

Dans ce nouveau combat et comme par le passé, la France et les Français ont la lourde tâche, mais aussi l’honneur, de se trouver à l’avant-garde de la défense de la Liberté… Soyons en dignes !    

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense

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mercredi 30 décembre 2015

Sécurité - Formation : Afflux de recrues prévu dans les écoles de gendarmerie pour 2016

En 2008, dans le cadre des réductions des effectifs et de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), il a été décidé de fermer les écoles de gendarmerie de Châtellerault, du Mans, de Libourne et de Montargis.

Seulement, après les attentats de janvier et de novembre, le gouvernement a décidé d’augmenter à nouveau les effectifs des gendarmes, ce qui se traduira, en 2016, par la création de 1.763 postes supplémentaires, essentiellement au sein de la gendarmerie mobile.

Mais ce n’est pas le tout de créer des postes : il faut aussi penser à former ces nouvelles recrues. Et cela peut poser un problème car, comme le relève le mensuel L’Essor, la Gendarmerie ne compte plus que 4 écoles pour assurer la formation initiale de ses sous-officiers ainsi que celle de ses gendarmes adjoints volontaires.

Résultat : il va falloir pousser les murs pour faire de la place. Ainsi, rapporte L’Essor, l’école de Châteaulin « s’apprête à accueillir 400 élèves supplémentaires alors que sa capacité d’accueil est de 840 élèves-gendarmes ».

Des questions peuvent se poser sur les conditions dans lesquelles ces recrues seront formées…. Et il est à craindre qu’elles ne soient pas optimales…

En outre, cela aura un coût. Selon le projet de loi de Finances 2016, le budget dédié à la formation des élèves gendarmes est annoncé en hause de 1,5 millions d’euros seulement, sur un total de 13,32 millions.

Quoi qu’il en soit, les objectifs de recrutement devraient être atteints. Comme pour l’armée de Terre (ainsi que la Marine et l’armée de l’Air), les candidatures affluent dans les Centres d’information et de recrutement. Selon L’Essor, 22 dossiers de gendarme adjoint volontaire ont ainsi été déposés en Gironde, lors de la première semaine de décembre. Soit quasiment trois fois plus par rapport à la même période, l’an dernier.

Source : Zone Militaire

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jeudi 24 décembre 2015

Société : Bienpensance et langue de bois... Joyeux 25 décembre à tous !

Peut -être un de nos derniers " Joyeux Noël", nos dernières crèches... mais surtout restons neutre, surtout pas de discrimination, ne clivons pas au risque de stigmatiser ou de faire des amalgames ... pour bien causer Novlangue* de bois...

Joyeuses fêtes : dans 30 ans, un Noël cauchemardesque !

À force de gommer les différences, de multiplier les règlements et d'aplanir les cultures, voilà à quoi pourrait ressembler Noël dans trente ans...

La famille attablée autour d'un foie gras prometteur, le sapin qui clignote, un feu ronflant dans la cheminée, les santons de Provence au garde-à-vous dans du papier rocher en attendant la naissance du petit Jésus... L'image d'Épinal d'un Noël bientôt révolu ? En exagérant un peu, et avec une pointe d'ironie, on pourrait supposer qu'on n'en est plus très loin, surtout si l'État, qui se mêle de tout sauf de l'essentiel, continue à nous casser les pieds.

À quoi pourrait bien ressembler Noël dans trente ans en France ?

Disparue la crèche, cette manifestation gothique, dangereuse et tendancieuse, au nom de la laïcité et du "vivre ensemble". Même les églises n'oseront plus la dresser sur les parvis pour éviter toute polémique. Seuls les plus fervents catholiques, comme jadis sous la Révolution, oseront perpétuer encore la tradition au fond de leur salon. Le sapin ? Il est en plastique, interdiction de couper de vrais arbres, et tout juste toléré : pas d'étoile au sommet, qui pourrait rappeler celle de Bethléem, plus d'anges, ces créatures fantasques issues de textes sacrés, encore moins de guirlandes clignotantes, car les écologistes ont si bien œuvré qu'il est désormais interdit, pour cause d'économies de bout de chandelle - c'est le cas de le dire -, d'utiliser ces serpentins électriques. Sans compter le sacro-saint principe de précaution qui a été brandi pour éviter tout risque d'incendie.

La messe de minuit désertée

Et la messe de minuit ? Cela fait belle lurette qu'on la déserte : il n'y a plus un curé à trente kilomètres à la ronde, on ne va pas brûler de l'essence pour aller se geler dans des édifices mal entretenus, faute de moyens et de fidèles. On pourra toujours regarder la cérémonie du Vatican retransmise en direct sur la Toile, car voilà bien longtemps qu'aucune chaîne de France n'a plus l'audace de la programmer sur son antenne. Et pour ceux qui sont adeptes des carillons qui bourdonnent, tant pis : les clochers sont sommés de rester silencieux pour ne pas choquer les autres confessions.

Heureusement, il reste les agapes, ce réveillon qui réveille les papilles et resserre, pour un temps, la famille dispersée. Mais, là encore, tout a changé : le foie gras est désormais interdit, le Sud-Ouest s'est définitivement reconverti dans le chocolat bio, l'État a finalement cédé face au combat mené par les défenseurs de la cause animale. Personne n'ose peler des clémentines et des oranges sur la majeure partie du territoire français depuis qu'on est tenu de manger local sous peine d'amende. Quant à la bûche de Noël, elle n'est plus à la mode : elle avait un côté chrétien dérangeant et rappelait avec trop de perversité l'agonie de nos forêts décimées...

"Il est né, le divin enfant", bien trop clivant

Au petit matin, les enfants se précipitent autour d'une cheminée décorative qui ne crépite plus depuis maintenant vingt ans : on n'a plus le droit de faire des feux de bois, trop polluants. Les chorales de circonstance entonnent encore timidement quelques chants, mais surtout pas "Il est né, le divin enfant" ou "Douce Nuit", bien trop clivant, on se reporte à la rigueur sur "Vive le vent" ou "Mon beau sapin". La Manécanterie des Petits Chanteurs à la croix de bois, rebaptisée à la hâte, a revu tout son répertoire et laissé les aubes au vestiaire. Saint Nicolas n'a plus le droit de cité à Strasbourg - un évêque qui distribue des bonbons, ça va pas la tête ? - et le père Noël se fait rarissime : ce vieillard autoritaire finissait par traumatiser les enfants, les psychologues ont fini par avoir sa peau. Sans compter que ses amples vêtements pouvaient cacher une bombe : bien trop dangereux pour un rassemblement, le costume est désormais proscrit dans les lieux publics.

Bref, Noël pourrait ressembler demain à une grande fête collective où seuls subsistent les cadeaux que l'on s'offre avec excitation autour d'une date symbolique, avec le vague souvenir qu'il s'agit d'un anniversaire. De qui déjà ? Chut, dire son prénom, c'est politiquement incorrect. Allez, joyeux Noël - pardon, joyeux décembre ! - quand même...

Source : Le point.fr

Ndlr : En attendant bon réveillons à tous... Mais restez sobre en tout genre, car ça aussi c'est interdit ! Alors nous vous souhaitons un BON et JOYEUX à tous !
* « Ne voyez-vous pas que le véritable but du Novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? A la fin nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. » 1984 - G.Orwell.

 

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lundi 7 septembre 2015

Politique : Conférence de presse de François Hollande, Syrie, réfugiés, islamisme, impôts...

Le chef de l'Etat a tenu son sixième rendez-vous avec la presse ce lundi.
Il a annoncé l'accueil de 24.000 réfugiés en France ainsi que des vols de reconnaissance en Syrie.


Le chef de l'Etat a tenu son sixième rendez-vous avec la presse ce lundi 7 septembre. Un rendez-vous de rentrée très attendu et qui lui a permis de faire des annonces sur les sujets chauds du moment : les migrants, la menace de l'Etat islamique, la croissance... Voici les 7 principaux points à retenir.

  • 24.000 réfugiés accueillis dans les deux prochaines années
François Hollande était très attendu sur la question de l'afflux des migrants en Europe après avoir à l'origine refusé le système de quotas prévus par l'Europe avant de s'y résoudre la semaine dernière.

    "Face à ces drames j'ai proposé un mécanisme permanent et obligatoire d'accueil des réfugiés avec une répartition entre les pays" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Le chef de l'Etat a refusé d'employer le terme "quota" préférant parler d'un "mécanisme de répartition obligatoire et permanent" au sein de l'Union européenne.

Il a également appelé à la création de "centres de contrôle" pour identifier les personnes qui bénéficieront du droit d'asile de celles qui seront "raccompagnés".

    #Réfugiés : "Il faut des centres d’enregistrements pour permettre l’inscription et l’identification des arrivants" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Des vols de reconnaissance en Syrie
Le président de la République avait laissé fuité quelques informations dans la presse depuis la fin de semaine dernière. Comme pressenti, la France va participer aux frappes de la coalition internationale contre l'Etat islamique (EI) en Syrie et ne plus se limiter à l'Irak.

    "J'ai demandé au ministre de la défense que dès demain des vols de reconnaissance soient organisés au-dessus de la Syrie" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

François Hollande a réitéré sa volonté de départ de Bachar el-Assad.

    #Syrie : "Bachar el-Assad a tiré sur son peuple, a utilisé des armes chimiques. La transition politique passe par son départ" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Le chef de l'Etat a néanmoins exclu toute frappe au sol comme le propose Bruno Le Maire (Les Républicains).

    #Syrie : "Il n'est pas question d'intervention au sol, ce qui serait irréaliste et inconséquent" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Ukraine: vers une levée des sanctions visant la Russie
François Hollande veut profiter de l'amélioration relative de la situation en Syrie. Le chef de l'Etat a proposé l'organisation d'une nouvelle réunion à Paris réunissant la France, l'Allemagne, l'Ukraine et la Russie.

    #Ukraine "Je proposerai qu'une réunion soit organisée à Paris avant l'Assemblée générale des Nations Unies pour en faire le bilan" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Si la Russie tient ses engagements, le président a annoncé une possible levée des sanctions.

  • 2 milliards de baisse d'impôt pour 8 millions de foyers
La baisse d'impôt promise en 2016 par le chef de l'Etat se précise. François Hollande a annoncé qu'elle concernerait l'impôt sur le revenu à hauteur de 2 milliards d'euros et concernerait 8 millions de foyers. Cette baisse devrait être financée par des économies budgétaires et non une hausse des prélèvements obligatoires.

    "Il ne peut pas être question d'augmenter des taxes pour baisser les impôts" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Pas de remise en cause des 35 heures
François Hollande a annoncé une loi "dans les prochains mois" afin de rendre le code du travail "lisible" et "mieux adapté". Toutefois le chef de l'Etat s'est bien gardé de toucher "aux garanties essentielles" comme la durée légale du travail de 35 heures ou le Smic.

Le président de la République a indiqué qu'il allait débuter des concertations avec les partenaires sociaux suite à la remise du rapport Combrexelle à Manuel Valls mercredi 9 septembre. La possibilité est ouverte pour ouvrir des négociations dans les branches professionnelles afin "d'adapter, ouvrir de nouveaux droits et donner davantage de souplesse".

  • Une croissance trop faible pour faire baisser le chômage en 2015
La croissance atteindra selon le chef de l'Etat "sûrement plus de 1%" en 2015. Il ne pense pas qu'elle sera "suffisante pour faire baisser le chômage". Le président de la République a fait de la baisse du chômage une condition sine qua non pour se représenter en 2017.

  • La présidentielle de 2017, loin d'être une obsession
Interrogé sur sa possible candidature pour un deuxième mandat, François Hollande a déclaré que "ce n'est pas une obsession, ce n'est pas ma préoccupation, ce n'est pas ma priorité de savoir comment, de savoir quand, de savoir avec qui. Ma seule préoccupation, ma seule priorité, mon seul devoir, c'est d'agir". Il a toutefois mis la gauche en garde contre "la dispersion" qui pourrait signifier sa "disparition". Après quatre revers successifs depuis les municipales de 2014, la majorité subira un nouveau et dernier test avant l'élection présidentielle de 2017 à l'occasion des élections régionales, qui auront lieu les 6 et 13 décembre.

Source : Challenges.fr

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mardi 28 juillet 2015

SMV : Où va-t-on trouver de jeunes recrues pour le Service Militaire Volontaire ?

Le 15 octobre 2015, le premier centre du Service militaire volontaire (SMV) ouvrira ses portes, à Montigny-lès-Metz (Moselle). Suivront ensuite le centre de Brétigny-sur-Orge en novembre, puis celui de La Rochelle, en janvier 2016. Dans un premier temps, il est question d’accueillir 200 volontaires pour une durée de 6 mois à 1 an. Ensuite, ce nombre sera porté à 300 puis à 1.000.

Ce SMV s’inspire du Service militaire adapté (SMA), mis en place en 1961 dans les départements et territoires d’Outre-Mer. L’idée est donc de proposer aux jeunes âgés de 18 à 25 ans en situation d’échec scolaire, une formation avec un encadrement militaire afin de favoriser leur insertion sociale et professionnelle.

Reste maintenant à voir si ce SMV va séduire ce public… En Belgique, un Service militaire volontaire (EVMI) s’adressant au moins de 25 ans sans expérience professionnelle avait été créé en 2009. En 5 ans, il n’a attiré que 348 recrues pour 840 places ouvertes. Et 201 volontaires ont mis fin à leur période d’engagement… Soit un taux d’attrition de 57,75%!

« C’était prévisible. Dans l’EVMI, on apprend juste aux jeunes à tenir un fusil. Ils ne reçoivent aucune formation complémentaire (mécanicien, par exemple). Ça signifie qu’au moment de quitter l’armée, ils n’auront rien à faire valoir auprès d’un futur employeur », a expliqué Patrick Descy, un responsable d’un syndicat militaire.

Cela étant, la philosophie du SMV français n' est pas du tout la même que l’EVMI belge puisque justement, il s’agit de former des jeunes en situation d’échec et non de constituer un « réservoir de forces ». Ces stagiaires pourront toutefois être sollicités pour des missions de soutien aux populations, le cas échéant, voire participer à « des chantiers d’application » pour le compte des collectivités locales ou d’associations reconnues d’utilité publique dans le cadre de leur formation. Mais pas davantage.

Ainsi, il ne sera pas question de les engager dans l’opération intérieure Sentinelle. Chargé de mettre en place ce SMV, le général (2S) Bertrand Clément-Bollée a même précisé, lors d’une audition à l’Assemblée, que la formation militaire des stagiaires ne comporterait aucune instruction au tir.

Pendant la durée de leur service, les stagiaires percevront une solde mensuelle de 370 euros, tout en étant logés, nourris et « soutenus ». Ils pourront en outre passer gratuitement le permis de conduire. Tous ces arguments seront-ils attrayants pour ces jeunes en difficulté ? Sans doute… Mais à condition de savoir où et comment les recruter.

Pour cela, le général Clément-Bollée compte sur des « prescripteurs », comme les Missions locales ou encore l’AFPA. La Journée Défense Citoyenneté, dont la fin a pourtant été annoncée par le président Hollande, serait une occasion de faire passer le message. Enfin, les candidats à l’engagement ayant été éliminés pour un SIGYCOP insuffisant (c’est à dire inaptes médicalement) pour intégrer les forces pourraient se voir proposer de devenir stagiaires du SMV.

Si ce Service militaire volontaire donne satisfaction, alors se posera la question de le maintenir et de l’étendre. À terme, selon le général Clément-Bollée, 13 centres pourraient être ouverts (soit un par grande région). Pour le moment, seule l’armée de Terre fournit les cadres nécessaires au SMV. Il serait donc question de mettre à contribution l’armée de l’Air et la Marine nationale.

Quant au financement, il est exclu qui soit pris en charge par le ministère de la Défense, ce dernier ne devant exercer qu’une tutelle administrative. Pour le moment, cette expérimentation menée sur les 3 centres coûtera 40 millions d’euros, dont 30 millions pour les soldes et le fonctionnement courant et 10 millions pour la remise à niveau des infrastructures.

Source : Zone Militaire - Photo SIRPA

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dimanche 17 mai 2015

République Centrafricaine : Plus de questions que de certitudes !

Par le Général d’armée (2S) Bruno DARY

La RCA ? Plus de questions que de certitudes !

Dans les armées, on a l’habitude de dire que « la victoire a cent mères et que la défaite est orpheline ! » Aujourd’hui, avec les événements odieux qui sont reprochés à l’armée de Terre en Centrafrique, le silence qui entoure les multiples commentaires des médias laisse songeur. Et, pour paraphraser Saint-Exupéry, « puisque j’ai été l’un d’eux, je ne renierai jamais les miens quoiqu’ils fassent ! »

Et pourtant, les faits sont loin d’être avérés, car, à y regarder de plus près, l’affaire apporte plus d’interrogations que de certitudes !

La première interrogation concerne la gravité des faits : tous ceux qui connaissent nos soldats sont surpris, car ce genre d’écarts ne correspond vraiment pas à ce que l’on a vu, fait et connu ! En effet, ce qui fait l’une des fiertés de l’armée française et qui la différencie généralement d’autres armées de même rang est justement le comportement de ses soldats, fait de respect du pays où elle intervient, de retenue à l’égard des biens et des infrastructures et de considération vis-à-vis des personnes secourues et de la population ! Alors, l’armée de Terre ou plutôt quelques-uns de ses soldats auraient-ils tellement changé ?

La deuxième interrogation concerne l’action de la hiérarchie, qui a été informée de tels agissements dès juillet 2014 et qui, aussitôt, conformément à nos devoirs, à notre conscience et à la réglementation a lancé une double enquête : l’une, interne à la charge du commandement, l’autre judiciaire, dans la main de gendarmes, officiers de police judiciaire (OPJ), appelés des « prévôts » en opérations extérieures, et en charge, comme en France, de l’action judiciaire ! Or, si rien n’a débouché dix mois plus tard, il reste deux solutions : ou le commandement et la chaîne judiciaire sont complices, ce qui semble plus qu’étonnant ! Ou bien, les faits ne sont pas avérés !

La troisième interrogation concerne ce théâtre d’opération : tous ceux qui ont fréquenté la Centrafrique et Bangui, plus particulièrement depuis l’arrivée des Sélékas en mars 2013, savent que sur place, tout s’achète et se vend, tout s’échange ou se vole : voitures, scooters, vélos, nourriture, essence au litre, alcool de palme, armes et munitions, et bien sûr, drogue et sexe ! Dans ce grand marché ouvert du troc, du stupre, du vice et du crime, des humanitaires ont déjà été dépouillés, une Française a été enlevée, une photographe a été assassinée, le prix d’une vie humaine ne vaut pas plus que quelques rations et on ne compte pas le nombre d’innocents qui ont été brûlés ! Qui peut alors dire avec certitude qui sont les bons et qui sont les méchants ? Qui est le bourreau et qui est la victime ?

La quatrième interrogation porte sur l’échange d’informations ; en effet, celui qui a été engagé sur un théâtre d’opérations extérieures, sait bien que la hiérarchie militaire a des contacts suivis, pour ne pas dire quotidiens, avec tous ceux qui interviennent aussi sur la même zone d’action : autorités locales, monde diplomatique, acteurs économiques, contingents étrangers, représentants de communautés laïques et religieuses, et bien sûr les représentants des organisations internationales et des ONG. Aussi, dès le moindre incident ou en cas de litige ou d’incompréhension, un contact est pris aussitôt par l’intermédiaire d’officiers de liaison. Pourquoi alors, devant la gravité des faits reprochés, ne rien dire et s’en référer à un rapport vers les plus hautes instances de l’ONU ?

La cinquième interrogation concerne les délais : pourquoi attendre plus d’un an, alors que les soldats ont été relevés plusieurs fois, que les contingents ont changé, que les responsables d’alors ne sont plus en poste ? Si les faits incriminés étaient si graves, pourquoi donc ne pas s’adresser au plus tôt et directement à la hiérarchie militaire, pour que les fautifs soient immédiatement confondus ? Ceux qui ont été en Afrique, et peut-être même plus à Bangui qu’ailleurs, savent aussi l’importance prise par la « rumeur ». Quel crédit alors accorder à des enfants et même à des adultes, qui viennent témoigner un an plus tard ? Car, dans ce domaine aussi, l’information et le témoignage s’achètent ou se vendent, plus facilement peut-être qu’un acte sexuel, surtout un an après les faits et devant une caméra !

Et puis une dernière question : comme rien n’est neutre, ni innocent, pourquoi cette affaire sort-elle maintenant ? A qui peut profiter cette dénonciation ?

Qui voulait salir l’image de la France, au moment où s’ouvre le forum de Bangui ? Qui voulait abaisser l’image du ministère, après ses succès commerciaux et sa réussite au sein de la Défense ?

Qui voulait dénigrer les armées, au moment où elles viennent de récupérer plusieurs milliards d’euros pour leur budget ? Qui voulait rabaisser l’armée de Terre, qui vient de lancer sa campagne de recrutement et qui bénéficie de l’effort budgétaire actuel ?

Qui voulait affaiblir le contingent français de Sangaris, alors qu’il conduit actuellement l’opération délicate de transfert de pouvoir à la MINUSCA ?

Parmi toutes ces questions, la seule certitude qui demeure a été prononcée par l’archevêque de Bangui, Monseigneur Nzapalainga, connu pour son courage et reconnu pour son discernement par l’ensemble des communautés laïques et religieuses, lorsqu’il déclara récemment que le comportement de quelques soldats – dont il restait encore à prouver les méfaits – ne devait pas effacer l’action admirable de la France en Centrafrique !

Source : Général d’armée (2S) Bruno DARY

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