Le président Nicolas Sarkozy a
inauguré le 26 mai 2009 une base militaire interarmes à
Abu-Dhabi, aux Emirats Arabes Unis.
C’est une grande nouveauté : jusque là, les bases militaires
françaises permanentes n’étaient situées que sur le continent africain
: en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Gabon et à Djibouti, anciennes
colonies françaises qui font partie du fameux “pré-carré français en Afrique”.
Cette fois, l’armée française s’installe au coeur du
Moyen-Orient.
Une base militaire
française dans le Golfe Persique répond à deux objectifs :
Rééquilibrer la présence française à l’étranger et l’adapter aux défis
géopolitiques du XXième siècle, pour notamment se rapprocher des nouveaux
terrains sensibles que sont le Moyen-Orient et l’Asie
centrale. On peut toutefois se demander en quoi la base de Djibouti ne
suffit pas à répondre à cet objectif. Cette base a notamment prouvé son
caractère essentiel lors de la Guerre du Golfe (et dont les Etats-Unis auraient
aimé profiter pendant la guerre en Irak de 2003), ou encore pour l’opération
Atalante anti-pirates au large de la Somalie.
Marquer la présence française auprès des riches monarchies du Moyen-Orient
pour aider l’industrie française de l’armement qui, bien
qu’elle reste la 4ème exportatrice mondiale, peine pour vendre ses fleurons que
sont par exemple le Rafale ou le char
Leclerc, armes considérées comme ultra-perfectionnées, véritables
bijoux, mais beaucoup trop chères et invendables.
Source : Le Monde.fr
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NDLR : Ajoutons que le financement de cette base, tant en frais
d'investissement qu'en frais de fonctionnement, est assuré par l'Emirat d'Abu
Dhabi, ce qui, sur le plan financier et commercial, est une bonne opération
pour la France. Espérons que cela permettra d'alléger un peu le fardeau de
la dette de l'Etat français qui a considérablement augmenté depuis des années,
au point que le simple remboursement des seuls intérêts de cette dette absorbe
la totalité de l'impôt sur le revenu payé par l'ensemble des
contribuables.