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Tag - ParisNovember13

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jeudi 17 août 2017

Barcelone : Attaque terroriste à la camionnette près de la Rambla revendiqué par Daesh !!!

Une camionnette a foncé dans la foule, cet après-midi, sur la Ramblas, à Barcelone en Espagne.
La police parle d’une "attaque terroriste". Au moins trois personnes seraient impliqués.
Un des assaillants a été arrêté, les deux autres sont toujours recherchés.
D'après les hôpitaux, le bilan serait pour l'heure d’au moins treize morts et des dizaines de blessés.
Daech, l'État islamique revendique l'attaque par son agence de propagande Amaq !

Attaque terroriste à Barcelone : 14 morts !!!

Une fourgonnette a percuté la foule, jeudi, sur une artère très fréquentée de la capitale catalane.
Un homme a été interpellé, annonce la police catalane

Une camionnette a percuté la foule sur les Ramblas, l'avenue la plus touristique de Barcelone (Espagne), jeudi 17 août. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait à ce stade de cette attaque, qualifiée de "terroriste", qui a fait au moins un mort, selon le dernier bilan officiel diffusé par la police catalane.

Que s'est-il passé ?

La fourgonnette a foncé sur les passants qui circulaient sur les Ramblas vers 17 heures. "Toute la rue a crié et s'est mise à courir", témoigne Anita. Contactée par franceinfo, cette touriste française faisait du shopping avec sa fille. "La camionnette venait de la Rambla vers la place de Catalogne. Les gens se sont réfugiés là où ils le pouvaient", décrit-elle. "La camionnette a renversé tout ce qui se trouvait sur son passage : les passants, les étals", ajoute Paola Lerma, touriste mexicaine de 23 ans.

"Tout à coup, j'ai entendu un bruit de collision et toute la rue s'est mise à courir en criant", raconte un témoin, Amer Anwar, à la chaîne de télévision Sky News. "Il y a eu comme une mini-bousculade", renchérit Ethan Spibey, un vacancier, sur la même chaîne.

Connaît-on le mobile de l'attaque ?

Peu après les faits, la police a annoncé par mégaphones qu'une "attaque terroriste" était "confirmée", selon l'AFP. Une information relayée sur Twitter par la police catalane.

Au moins un suspect s'est retranché dans un bar, annonce une source policière à l'AFP, confirmant l'information de plusieurs médias espagnols.

Quel est le bilan ?

La police catalane fait état, dans un bilan provisoire, d'"un mort et 32 blessés dont dix blessés graves". Des blessés ont été emmenés sur des civières vers un grand magasin de la chaîne Corte Ingles, apparemment pour recevoir les premiers soins, a indiqué le correspondant de l'AFP sur place.

Quels moyens ont été déployés ?

La zone a été fermée par un cordon de sécurité et des ambulances se trouvent sur place, selon un correspondant de l'AFP. Les policiers ont évacué la place de Catalogne, voisine des Ramblas, et les alentours sur un périmètre de 200 mètres.

Des policiers ont demandé aux commerçants à proximité de la collision de laisser entrer les passants et de baisser les rideaux derrière eux. De nombreux Barcelonais et touristes sont ainsi confinés dans le centre-ville, comme Anita. "Tout le monde va bien, ici. On a interdiction de s'approcher des fenêtres. Ça va faire une heure qu'on est ici", décrit-elle.

La protection civile demande en effet aux personnes présentes dans la zone de rester à l'abri. Les stations de métro et de train situées dans le quartier vont être fermées. Via son compte Twitter, l'ambassade de France en Espagne s'est adressée aux citoyens français qui se trouveraient à Barcelone, leur conseillant de "rassurer [leurs] proches" et  de "s'abst[enir de diffuser des images".

Source : FranceTVinfo.fr

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mardi 23 mai 2017

Manchester : Attentat terroriste de Daech au concert d’Ariana Grande, 22 morts !

Grande Bretagne : Attentat-suicide meurtrier à Manchester revendiqué par l'EI

L’attaque a été perpétrée par un homme seul, qui a déclenché une charge explosive qu’il portait sur lui dans une salle de concert. Elle a fait au moins vingt-deux morts et cinquante-neuf blessés.

La Grande-Bretagne a été frappée, lundi 22 mai, par l’attentat le plus meurtrier depuis douze ans sur son territoire. L’attaque a fait au moins vingt-deux morts et cinquante-neuf blessés à l’issue d’un concert pop lundi soir à Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre. Des jeunes et des enfants font partie des victimes. L’organisation djihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué l’attentat par son organe de propagande Amaq, selon le site spécialisé SITE.

Explosion en fin de concert d’Ariana Grande

La Manchester Arena est la plus grande salle de concert britannique, avec une capacité de 21 000 personnes.

Selon la police de Manchester, une puissante explosion a eu lieu dans l’enceinte de la Manchester Arena, à l’une des entrées de la salle pouvant accueillir 21 000 personnes, à la fin du concert de la chanteuse américaine Ariana Grande, diva du R’n’B et coqueluche des adolescents. L’explosion a eu lieu vers 22 h 30 (23 h 30 en France).

Des témoins cités par des médias britanniques ont évoqué une « déflagration » à la fin du concert, vers 22 h 30 (23 h 30 en France), alors que les lumières venaient de se rallumer. De nombreux enfants et adolescents assistaient au concert. L’explosion a semé la panique dans la salle de concert mais aussi dehors, où des parents attendaient la sortie de leurs enfants.

La police a confirmé un bilan de vingt-deux morts, dont des enfants, et cinquante-neuf blessés. Parmi les blessés figure notamment un couple de Leeds venu chercher ses enfants à la sortie du concert, Gary Walker et sa femme, qui ont témoigné sur la radio 5 de la BBC. M. Walker a dit avoir été blessé au pied par un éclat de métal et sa femme a été blessée à l’estomac. « Il y avait des corps partout », a rapporté au Guardian Elena Semino, qui attendait sa fille de 17 ans au guichet de vente des billets lors de l’explosion et qui a elle-même été blessée.

Venu assister au concert avec sa sœur, Oliver Jones, 17 ans, a dit au quotidien The Guardian avoir « entendu une détonation » lorsqu’il était aux toilettes, au moment où le spectacle venait de s’achever. « J’ai vu les gens crier et courir dans une direction, avant de repartir en sens inverse », témoigne-t-il, se disant « choqué et effrayé ». « On voit ça tout le temps aux informations, mais on ne s’attend pas à ce que cela nous arrive. »

A Manchester, les témoins décrivent un « bang » et un mouvement de panique

La foule a été prise dans des mouvements de panique et de confusion. « Des gens criaient qu’ils avaient vu des gens recouverts de sang mais d’autres disaient que c’étaient des ballons éclatés ou un haut-parleur », a déclaré Robert Tempkin, 22 ans, de Middlesbrough, à la BBC.

La ministre de l’intérieur, Amber Rudd, a dénoncé une « attaque barbare visant délibérément parmi les plus vulnérables de notre société : des jeunes et des enfants sortis pour aller voir un concert pop ».

La reine Elizabeth II a exprimé sa « plus profonde sympathie à tous ceux qui ont été affectés par ce terrible événement, en particulier aux familles et aux proches de ceux qui ont été tués ou blessés » dans cet « acte barbare ».

Un attentat-suicide commis par un seul homme

La première ministre britannique, Theresa May, s’exprime depuis le 10 Downing Street, mardi 23 mai.

L’attaque a été perpétrée par un homme seul, qui est mort en faisant détoner « un engin explosif improvisé », a précisé Ian Hopkins, commissaire de police de Manchester. L’assaillant est mort sur le coup. La police cherche à établir « s’il a agi seul ou s’il a reçu l’appui d’un réseau ».

A l’origine de l’attentat de Manchester, un assaillant avec une « charge explosive artisanale »

La police a annoncé à la mi-journée l’arrestation au sud de Manchester d’un homme de 23 ans en lien avec l’attentat, sans donner plus de précisions.

« La police et les services de renseignement pensent connaître l’identité [de l’auteur de l’attaque] mais ne peuvent confirmer son nom à ce stade », a déclaré la première ministre Theresa May, soulignant qu’« établir ces faits prendra du temps ».

L’EI a revendiqué l’attentat via son canal de propagande Amaq, précisant qu’un « des soldats du califat a placé une bombe dans la foule » lors du concert, et menaçant également d’autres attaques.

Dénonçant « une attaque terroriste épouvantable », Mme May a dénoncé la « lâcheté » de l’auteur de l’attentat, mort dans l’explosion, qui a « délibérément visé des enfants innocents et sans défense ».

Le bilan était susceptible de s’aggraver puisque de nombreux blessés, orientés vers huit hôpitaux de la ville, étaient dans un état grave, selon Mme May qui devait se rendre dans la journée à Manchester.

Un élan de solidarité

Le trafic ferroviaire vers la gare de Manchester Victoria, proche de la salle de concert, sera suspendu mardi toute la journée, a prévenu l’opérateur Northern Railway. Au lendemain du drame, l’adjoint du chef de la police des transports, Robin Smith, a annoncé un « renforcement des patrouilles dans les principales gares ferroviaires ainsi que dans les trains à travers le pays ».

Rapidement après le drame, des centaines d’habitants de Manchester se sont manifestés sur Twitter pour offrir des lits ou des chambres aux personnes bloquées dans la ville, avec le hashtag #RoomForManchester. Une initiative encouragée par le maire du Grand Manchester, Andy Burnham (Parti travailliste), sur le réseau social : « Suivez #MissinginManchester et #RoomForManchester, qui montrent le vrai esprit de notre ville face à une tragédie aussi dévastatrice. »

Cet élan de solidarité rappelle celui qui s’était manifesté le soir du 13 novembre 2015 à Paris, les riverains avaient alors utilisé le mot-clé #Porteouverte. Comme lors de ces attentats ou de ceux de Berlin, le réseau social Facebook a activé son « Safety Check », un outil qui permet aux internautes d’informer leurs amis qu’ils sont en sécurité.

Mardi, de nombreux parents désespérés étaient toujours à la recherche de leurs enfants, tentant de s’aider des réseaux sociaux, alors qu’une structure d’accueil a été mise en place au stade de football de Manchester City pour apporter un soutien aux victimes et aux proches.

Attentat le plus meurtrier depuis 2005

L’attentat est le plus meurtrier visant le Royaume-Uni depuis douze ans. En juillet 2005, une série d’attentats-suicides revendiqués par un groupe se réclamant d’Al-Qaida avaient fait cinquante-six morts, dont les quatre kamikazes, et sept cents blessés dans les transports londoniens.

Ce dernier attentat a été perpétré deux mois jour pour jour après celui de Londres, près du Parlement, qui avait fait cinq morts et avait été revendiqué par l’EI.


Des réactions émues du monde entier

La chanteuse Ariana Grande a rapidement réagi sur Twitter. Son message avait été retweeté plus de 500 000 fois en milieu de matinée :

    « Brisée. Du fond de mon cœur, je suis tellement désolée. Je ne trouve pas les mots. »

France, Allemagne, Etats-Unis, Russie… des dirigeants du monde entier ont condamné cet attentat et fait part de leur solidarité. En France, une minute de silence sera observée à 15 heures en haut des marches au Festival de Cannes, et la tour Eiffel sera symboliquement éteinte à partir de minuit pour rendre hommage aux victimes.

La présidence et le gouvernement français ont également manifesté leur soutien. M. Macron se rendra en début d’après-midi à l’ambassade de Grande-Bretagne à Paris pour exprimer sa « pleine solidarité » avec le peuple britannique.

Source : LeMonde.fr


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jeudi 26 janvier 2017

Chammal : Les frappes françaises contre l'EI, Daesch, ont presque doublé en 2016

Après les attentats de Paris et de Saint-Denis du 13 novembre 2015, la force Chammal – nom de la participation française à l’opération anti-jihadiste Inherent Resolve, dirigée par les États-Unis – a vu son activité significativement augmenter.

Ainsi, en 2016, l’aviation française (armée de l’Air et aéronavale) a effectué 684 frappes contre les positions de l’État islamique (EI ou Daesh) situées en Irak et en Syrie, soit 90% de plus par rapport à 2015 (362 frappes).

Cette hausse s’explique par l’intégration, à deux reprises, du porte-avions Charles de Gaulle dans le dispositif de l’opération Chammal ainsi que par l’appui fourni aux forces irakiennes lors de leurs offensives lancées à Ramadi, Falloujah et Mossoul ainsi qu’aux Forces démocratiques syriennes (FDS), notamment à Manbij et dans la région de Raqqa.

Cette augmentation est liée à la volonté du président de la République d’intensifier l’effort contre Daesh ainsi qu’aux progrès tactiques et à l’accélération des gains territoriaux réalisés par les forces de sécurité irakiennes en 2016″, a commenté le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA).

Au total, les avions français ont effectué, toujours en 2016, 2.900 sorties (8 par jour), essentiellement pour des missions de frappe, de renseignement, de reconnaissance et de surveillance.

Depuis le début de l’opération Chammal, lancée le 19 septembre 2014, l’aviation française a effectué 1.091 frappes qui ont conduit à la destruction de 1.798 cibles.

Par ailleurs, depuis septembre 2016, il faut ajouter les missions d’appui effectuées par les artilleurs de la Task Force Wagram, dotée de 4 CAESAR de 155 mm (Camions équipés d’un système d’artillerie). Ce détachement, désormais scindé en deux groupements déployés au sud (à Qayyarah) et au nord de Mossoul, a tiré à plus de 250 reprises afin d’appuyer les forces irakiennes.

Actuellement, le dispositif aérien de l’opération Chammal compte 14 Rafale (8 basés en Jordanie et 6 autres aux Émirats arabes unis), un ravitailleur C-135FR et un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

Source: Zone Militaire

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jeudi 22 décembre 2016

Syrie : Trois jihadistes, dont deux impliqués dans les attentats de Paris, éliminés par une frappe aérienne

L’étau se resserre sur ceux qui, de près ou de loin, ont été impliqués dans les attentats de Paris et de Saint-Denis, perpétrés le 13 novembre 2015.

Ainsi, après Abou Mohammed Al-Adnani, le chef des opérations extérieures de l’État islamique (EI ou Daesh) et Boubaker El Hakim, responsable d’une unité dont la seule vocation est de frapper la France, trois autres jihadistes ont été tués lors d’une frappe aérienne effectuée le 4 décembre dernier, à Raqqa (Syrie) par la coalition dirigée par les États-Unis.

Selon un communiqué du Pentagone, ces trois jihadistes étaient « directement impliqués dans des attentats extérieurs (à la Syrie) et dans le recrutement de combattants étrangers. » Et, assure la même source, deux d’entre-eux, à savoir Salah Gourmat, dont on avait perdu la trace depuis mars 2014, et Sammy Djedou, un ressortissant belge parti en Syrie en 2013, ont « aidé la préparation des attentats du 13 novembre 2015, à Paris. »

Ces deux membres de l’EI étaient proches d’Abou Mohammed Al-Adnani, tué par une frappe américaine en août dernier, précise encore le Pentagone.

Le troisième jihadiste « neutralisé », Walid Haman, originaire de Trappes (Yvelines) avait été condamné par contumace à 5 ans de prison à l’issue du procès de la cellule terroriste démantelée en janvier 2015 à Verviers (Belgique). À la même époque, il avait été arrêté en Grèce, puis relâché à cause d’une erreur d’identification. Depuis, il était introuvable.

Selon le Pentagone, ces trois hommes travaillaient ensemble « pour planifier des attentats en Occident ». Ils faisaient partie du réseau de Boubaker el-Hakim, également tué à Raqqa par une frappe de la coalition le 26 novembre

Source : Zone Militaire

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mardi 22 novembre 2016

Terrorisme : Projet d’attentats simultanés « déjoué » en France - Arrestations à Strasbourg et Marseille

Terrorisme : Des réseaux structurés toujours dormants en France !

Le ministre de l’intérieur a annoncé une série d’arrestations à Strasbourg et Marseille d’individus qui projetaient des attentats d’une complexité comparable à ceux de novembre 2015.

Ce sont des projets d’attentat d’une ampleur et d’une complexité potentiellement comparables à ceux du 13 novembre 2015, à Paris, il y a un an, qui ont été stoppés par la vague d’interpellations menées à Strasbourg et à Marseille, dans la nuit du samedi 19 novembre au dimanche 20 novembre, a-t-on appris de sources proches de l’enquête lundi 21 novembre. Une série d’arrestations annoncées en personne par le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, et qui s’ajoute à la vingtaine d’attentats « déjoués » depuis le début de l’année 2016, selon la Place Beauvau.

Les attentats envisagés, soupçonnent les enquêteurs, étaient des attaques de type « simultanées », et elles visaient, selon nos informations, Paris et Marseille – mais pas Strasbourg. Sept personnes au total ont été interpellées dans le cadre de cette vaste opération conduite par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Parmi elles, aucune n’était fichée pour « radicalisation », mais trois avaient des casiers judiciaires pour des affaires de droit commun (deux à Strasbourg, une à Marseille), et deux sont des « returnees », soit des jeunes gens dont il a été établi qu’ils avaient effectué un séjour en Syrie. Mais ces derniers n’auraient pas été repérés dans leurs allers et retours par les services de renseignement.

La particularité de l’enquête tient à sa difficulté, sa durée et au recours assumé au service interministériel d’assistance technique (SIAT), qui gère les agents infiltrés. C’est notamment grâce à des agents en contact avec les individus qui étaient prêts à passer à l’acte que le projet d’attaques multiples a en partie pu être mis à mal, selon nos informations. Un « piège » leur a été tendu, en essayant de les attirer vers une fausse cache d’armes. Les quatre hommes interpellés à Strasbourg sont deux Français, un Franco-Tunisien et un Franco-Marocain. Les trois individus de Marseille sont un Afghan de 29 ans, un Marocain de 36 ans qui n’avait pas de lieu de résidence en France, et un troisième homme dont l’âge et la nationalité n’ont pas été dévoilés.

Parmi les interpellés de Strasbourg, il y avait un employé d’une école primaire de la ville. C’est chez lui qu’ont été retrouvés deux pistolets automatiques. Selon nos informations, sa date d’embauche remonterait à avant le début de l’enquête. Lors des perquisitions menées à Strasbourg, de la documentation très explicite, « prônant le martyr et l’appel à commettre des actes terroristes » a été retrouvée, a précisé une source proche de l’enquête.

Une partie du réseau découverte en juin

Deux enquêtes préliminaires distinctes ont en tout cas été ouvertes pour ces interpellations. Celle concernant Strasbourg a été ouverte le 14 novembre, celle pour Marseille, trois jours plus tard, le 17 novembre.

L’ensemble de ces arrestations est le fruit d’investigations qui ont démarré au mois de février et avaient conduit à une première série de cinq arrestations en juin, quelques jours après le début de l’Euro de football et au lendemain de l’assassinat d’un policier et de sa compagne à Magnanville (Yvelines). A l’époque, on avait seulement pu établir que les individus visés réalisaient de nombreux prêts à la consommation troubles et qu’ils étaient en lien avec un commanditaire installé en Syrie. Ces cinq hommes étaient originaires de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de Paris. Trois ont été relâchés sans poursuites, mais deux d’entre eux ont été mis en examen et placés en détention provisoire : un homme de 38 ans originaire de Moselle, et un autre de 40 ans, un Franco-Malien né à Paris. Des investigations sont encore en cours, mais cette première vague correspondrait au volet « financier » du projet d’attentat finalement « déjoué » ce week-end.

Les interpellations menées durant ce week-end de novembre concernaient, en revanche, selon les derniers développements de l’enquête, plutôt la partie « opérationnelle » et les hommes qui auraient pu passer à l’acte. Le démantèlement présumé, en juin, d’une partie du réseau n’avait pas entravé leur détermination. Tous sont actuellement en garde à vue dans les locaux de la DGSI à Nanterre (Hauts-de-Seine). Malgré l’essor d’un djihad « low cost », comme cela a été le cas, le 26 juillet, avec l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), ces arrestations montrent que des réseaux très structurés sont toujours dormants en France.

Source : LeMonde.fr

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vendredi 22 juillet 2016

Attentat de Nice : Le terroriste a préparé son projet durant des mois avec plusieurs complices !

Un attentat terroriste  « mûri depuis plusieurs mois » avec plusieurs complices !

Loin d’être un tueur compulsif isolé, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, qui a tué 84 personnes à Nice le soir du 14 juillet, semble avoir « mûri » son projet depuis plusieurs mois et bénéficié de « complicités », a déclaré lors d’un point presse, jeudi 21 juillet, le procureur de la République de Paris, François Molins.

Cinq personnes soupçonnées d’avoir aidé le criminel dans l’élaboration de la tuerie – toutes inconnues des services de renseignement – ont été mises en examen, jeudi soir, pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Trois d’entre eux – Ramzi A., un Franco-Tunisien de 21 ans né à Nice ; Chokri C., un Tunisien de 37 ans né à Sousse ; et Mohamed Walid G., un Franco-Tunisien de 40 ans, également né en Tunisie – ont été en outre mis en examen pour complicité d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste. Des échanges de SMS semblent indiquer que ces trois hommes connaissaient le projet de Mohamed Lahouaiej Bouhlel.

Selon les informations du Monde, le tueur a enregistré un message audio le 14 juillet vers 17 heures sur son téléphone : « Chokri et ses amis sont prêts pour le mois prochain, maintenant ils sont chez Walid. »

A 22 h 27, soit un quart d’heure avant l’attaque, il envoie un dernier SMS à Ramzi A. : « Je voulais te dire que le pistolet que tu m’as ramené hier, c’était très bien, alors on ramène 5 de chez ton copain. C’est pour Chokri et ses amis. » Demandait-il la fourniture d’autres « pistolets » pour une attaque prévue « le mois prochain » ? Les enquêteurs ne l’excluent pas.

Le destinataire de ce dernier message, Ramzi A., a en outre été mis en examen pour infractions à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste, de même qu’un couple d’Albanais – Artan H., 38 ans, et Enkeledgia Z., 42 ans – soupçonné d’avoir fourni le pistolet dont le tueur a fait usage contre les policiers.

Durant sa garde à vue, Ramzi A. a par ailleurs indiqué aux enquêteurs la cache d’une kalachnikov, évoquée dans plusieurs messages. A ce stade, « on ne sait pas à quoi elle était destinée », précise M. Molins.

« Je ne suis pas Charlie »

L’analyse du téléphone du tueur de Nice a permis d’établir qu’il était en contact intense avec Mohamed Walid G., qu’il connaît depuis quinze ans, dans les mois qui ont précédé son crime.

Tous deux semblaient partager une certaine sympathie pour la cause djihadiste. Le 10 janvier 2015, trois jours après l’attentat contre Charlie Hebdo, Mohamed Walid G. avait ainsi envoyé au futur tueur de Nice, le SMS suivant : « Je ne suis pas Charlie… Je suis content, ils ont ramené des soldats d’Allah pour finir le travail. »

Dans le téléphone de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, les policiers ont aussi découvert plusieurs photos datant des 11 et 13 juillet 2016, représentant les deux hommes à bord du camion qui servira à commettre l’attaque. Le lendemain du massacre, Mohamed Walid G. retournera d’ailleurs sur la promenade des Anglais pour filmer, à l’aide de son portable, « la scène de crime », a relaté le procureur de Paris.

« Charge le camion »

Début 2016, les modalités du passage à l’acte du tueur de Nice semblent s’être précisées. Le 4 avril, Chokri C. lui envoie un message sur Facebook : « Charge le camion, met dedans 2 000 tonnes de fer, et nique, coupe lui les freins mon ami, et moi je regarde. » Selon les caméras de vidéosurveillance, l’auteur de ce message s’est promené aux côtés du tueur à bord du poids lourd sur la promenade des Anglais, le 12 juillet à 20 h 30, soit deux jours avant l’attaque.

A en croire différents clichés retrouvés dans son téléphone, Mohamed Lahouaiej Bouhlel semblait s’intéresser d’assez près aux festivités populaires : l’un a été pris lors du feu d’artifice de Nice du 14 juillet 2015, un autre pendant un concert sur la promenade des Anglais, le 17 juillet 2015, et un troisième pendant un feu d’artifice, le 15 août 2015.

Trois photos d’articles semblent indiquer que le tueur mûrissait son projet de longue date. La première, en date du 1er janvier 2016, s’intitule : « Il fonce volontairement sur la terrasse d’un restaurant ». Une deuxième, datée du 9 janvier – « L’homme tué devant le commissariat de Barbès est un Tunisien » – raconte comment un homme armé d’un couteau s’est présenté devant le commissariat du 18e arrondissement de Paris avant d’être abattu par les policiers.


« ADA »

Mohamed Lahouaiej Bouhlel ne semble pas avoir pris beaucoup de précautions pour protéger ses complices. D’innombrables photos et SMS ont été retrouvés dans son téléphone. Un texto envoyé à ses trois complices tunisiens, le 5 juillet, mentionne ainsi « ADA », le nom de la société de location dans laquelle il avait réservé un camion le jour même.

L’enquête devra désormais s’attacher à déterminer si Mohamed Lahouaiej Bouhlel, les mis en examen ou d’autres complices en lien avec eux « entendaient acquérir d’autres armes, et si oui, dans quel but », a précisé François Molins. Elle devra également vérifier si des liens – « non établis à ce jour » – existent entre certains de ces suspects et l’organisation Etat islamique (Daech), qui a revendiqué l’attaque.

Source : Liberation.fr

#‎AttentatCamionFou | #‎NiceAttentatTerroriste‬ | ‪#‎NiceTerroristAttack‬


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mardi 10 mai 2016

Allemagne : Attentat au couteau "à priori islamiste" près de Munich...

Un mort et trois blessés dans une attaque "à priori islamiste" au couteau en Allemagne

Des policiers sur le quai de la gare de Grafing, près de Munich, où quatre personnes ont été poignardées par un homme le 10 mai 2016
Un homme a été tué et trois autres personnes blessées mardi près de Munich en Allemagne dans une attaque au couteau au mobile "a priori" islamiste, a annoncé le parquet, la troisième agression du genre depuis septembre dans le pays si la piste était confirmée.
Un Allemand de 27 ans a agressé à l'aube vers 05H00 (03H00 GMT) les quatre personnes dans une gare de S-Bahn (train interurbains) de Grafing, une petite ville au sud-est de Munich.

Un homme de cinquante ans est mort de ses blessures, selon le parquet. Les autres victimes sont âgées de 58, 43 et 55 ans.
"L'agresseur a fait des déclarations sur place (au moment de l'attaque) qui renvoient à une motivation politique, a priori islamiste. La nature exacte de ces déclarations est en train d'être vérifiée", a dit à l'AFP un porte-parole du parquet de la capitale bavaroise.

Selon des médias locaux, citant des témoins, l'assaillant a crié "Allah est grand" en arabe. Selon le parquet et la police le suspect a été arrêté sur les lieux du crime, dans cette cité de quelque 13.000 habitants.
L'homme n'est pas originaire de la région, selon le parquet.
"L'agresseur présumé a été arrêté, il n'y a plus de danger pour la population", a assuré pour sa part une porte-parole de la police, Michaela Gross, à la chaîne de télévision ntv. Selon elle, la gare a été fermée pour permettre aux enquêteurs de travailler.

Un autre porte-parole a indiqué que l'individu n'était pas "très coopératif".

Appel à l'agression au couteau !

Si le mobile de l'attaque est confirmé par l'enquête, il s'agira de la troisième du genre depuis septembre 2015 en Allemagne. Les deux précédentes avaient visé des policiers.
Fin mars une adolescente de 15 ans, ressortissante germano-marocaine, a gravement blessé un membre des forces de l'ordre dans la gare de Hanovre (nord) à l'occasion d'un contrôle de routine dans une gare.
Selon les médias allemands, elle a séjourné à la frontière turco-syrienne avant que sa mère, inquiète de sa radicalisation, ne vienne la chercher sur place et la ramener en Allemagne.
En septembre 2015, un Irakien de 41 ans, en liberté conditionnelle après avoir purgé une peine pour appartenance à une organisation "terroriste" et un projet d'attentat contre un Premier ministre irakien en 2004, a été tué par la police après avoir blessé une policière à Berlin. Là aussi, l'arme utilisée par l'agresseur, Rafik Youssef, était un couteau.

L'Allemagne n'a jusqu'à présent pas été touchée par une attaque jihadiste d'ampleur, contrairement à ses voisins français et belge, mais deux combattants germanophones revendiquant leur appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie ont menacé le pays et la chancelière Angela Merkel en août 2015.
Ils appelaient leurs "frères et soeurs" à commettre des attentats solitaires "au couteau" par exemple contre les "mécréants". Ils avaient juré vouloir se venger du soutien allemand à la lutte contre l'EI et de la présence de l'armée allemande en Afghanistan.

Depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, les autorités allemandes ont à maintes reprises indiqué que l'Allemagne était aussi une cible pour les jihadistes. Elles s'inquiètent en particulier des retours de Syrie et d'Irak de combattants formés aux armes et aguerris au combat.
Selon le renseignement intérieur allemand, au total quelque 740 personnes ont quitté l'Allemagne pour rejoindre des groupes jihadistes comme l'Etat islamique (EI) ou le front Al-Nosra en Syrie ou en Irak. Un tiers sont rentrés et environ 120 d'entre eux auraient été tués.

Source : AFP/Andreas Gebert / LeParisien.fr

Ndlr : Selon la police allemande, le caractère "islamiste" de cette agression n'est pas encore prouvée. L'agresseur serait notamment suivit pour des troubles psychiatriques...


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mercredi 30 mars 2016

Politique : Le président Hollande renonce à la déchéance de nationalité...

Tout le monde est français... et le restera !!!

François Hollande a annoncé mercredi qu'il renonçait à intégrer la déchéance de nationalité dans la Constitution. Retour en six dates sur le parcours de ce texte controversé, véritable serpent de mer de l'exécutif.

«Échec», «abandon», «recul»... Les adjectifs affluent ce mercredi de la part des hommes et femmes politiques français pour qualifier la décision du président de la République, François Hollande, de renoncer à convoquer le Parlement en Congrès à Versailles et, par conséquent, d'enterrer sa révision constitutionnelle. Celle-ci, initiée par le chef de l'État lui-même au lendemain des attentats du 13 novembre, prévoyait notamment d'inscrire dans le texte constitutionnel l'état d'urgence mais, surtout, la déchéance de nationalité. Après quatre mois de débats acharnés, le président a constaté que «l'Assemblée nationale et le Sénat ne sont pas parvenus à se mettre d'accord et qu'un compromis paraît même hors d'atteinte sur la définition de la déchéance de nationalité pour les terroristes».

Depuis la divulgation de cette révision constitutionnelle souhaitée par le chef de l'État, les parlementaires, et notamment la majorité socialiste au Palais Bourbon, se sont déchirés sur la question de la déchéance de nationalité. Une réforme qui avait entraîné la démission de l'ancienne Garde des Sceaux, Christiane Taubira, à la fin du mois de janvier. Désormais abandonné, ce projet, déjà marqué par plusieurs reculs de l'Élysée durant les débats parlementaires, notamment concernant la question des binationaux, semblait destiné à finir aux oubliettes depuis plusieurs jours. Retour en six dates clés sur les volte-face de l'exécutif sur cette réforme qui ont finalement conduit à son abandon.

Chronologie : Déchéance de nationalité - un abandon en six actes...

16 novembre : François Hollande annonce son projet

Porté par le drame qui vient de secouer la capitale trois jours auparavant, François Hollande surprend en annonçant vouloir modifier la Constitution. Face aux parlementaires réunis en Congrès à Versailles le 16 novembre dernier, le chef de l'État entend marquer les esprits dans sa lutte contre le terrorisme. Il avance l'idée de l'inscription dans le texte constitutionnel de la déchéance de nationalité pour les binationaux «nés Français» condamnés pour terrorisme. «Nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou un acte de terrorisme, même s'il est né Français». Le débat est lancé.

15 décembre : les réserves de Manuel Valls

Face à un parterre de journalistes, le 15 décembre dernier, le premier ministre Manuel Valls dissimule mal son embarras face à ce projet de révision constitutionnelle. S'il appelle à «être très prudent», le chef du gouvernement s'interroge ouvertement face aux micros tendus: «Pour trois ou quatre terroristes, est-ce que ça vaut la peine? Ça ne dissuade aucun terroriste de se faire sauter au Bataclan. Il faut regarder, il faut regarder...». Quelques semaines auparavant, le 20 novembre, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, avait déjà critiqué la mesure en arguant qu'elle risquait de créer «deux catégories de citoyens».

Dans la foulée de ces premiers doutes publiquement énoncés, d'autres caciques du Parti socialiste commencent à élever la voix. Bruno Le Roux, le patron des députés PS, estimait que la disposition «soulève trop de débats annexes à la lutte contre le terrorisme». Pour Jean-Christophe Cambadélis, le secrétaire général du PS, l'élargissement de la déchéance de nationalité n'était «pas une bonne idée de gauche». Moins d'un mois après son lancement, la réforme bat déjà de l'aile dans le camp de la majorité socialiste.

17 décembre : le Conseil d'État favorable

Alors que la réforme commence à faire grincer des dents, notamment à l'aile gauche du Parti socialiste, le Conseil d'État, saisi par le gouvernement sur sa compatibilité avec les engagements internationaux de la France, émet un «avis favorable». Toutefois, la plus haute autorité administrative émet des réserves si le gouvernement décidait finalement de passer pas une loi. Ce principe «devrait être inscrit dans la Constitution, eu égard au risque d'inconstitutionnalité qui pèserait sur une loi ordinaire», souligne le Conseil d'État.

Le 23 décembre, la mesure sera finalement présentée en Conseil des ministres. Manuel Valls précise que «seule une condamnation définitive rendra possible» la déchéance de nationalité pour les seuls binationaux. Le premier ministre s'est finalement rangé derrière la «parole présidentielle engagée» à Versailles.

27 janvier : Manuel Valls rétropédale

Auditionné devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, Manuel Valls annonce l'absence de référence aux personnes binationales dans l'article 2 du projet de loi constitutionnelle. Avec cette volte-face, le premier ministre entend ne pas «stigmatiser» les seuls binationaux, même si, en pratique, ils resteront les seuls exposés à cette mesure. Concrètement, tous les condamnés pour terrorisme pourront perdre certains droits civiques, comme le droit de vote ou d'éligibilité. Mais les conventions internationales signées par la France interdisent de créer des apatrides.

Le premier ministre donne ainsi raison à des responsables socialistes qui faisaient pression en ce sens depuis le début du mois, notamment Bruno Le Roux ou Jean-Marie Le Guen. Dans la foulée, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, démissionne en invoquant «un désaccord politique majeur» sur ce dossier.

10 février : les députés votent le texte

L'issue du vote des députés concernant ce texte est incertaine jusqu'au dernier moment, tant les élus socialistes, et pas seulement les frondeurs, critiquent ouvertement cette réforme. «La Constitution a la vocation de rassembler et non pas d'exclure», s'esclaffera le député du Nord, Bernard Roman. Au cœur des débats, l'alternative de la déchéance de citoyenneté revient dans la bouche de certains élus, à l'instar d'Olivier Faure, député et porte-parole du PS: «On naît avec un nom, une histoire et une nationalité, et on meurt avec. La France met au monde des héros mais aussi des salauds». Face aux élus socialistes échaudés, Manuel Valls tente dès l'ouverture des débats, le 5 février, de calmer le jeu. «La déchéance de nationalité n'est pas une idée de droite, les choses ont changé. C'est une idée ancrée dans l'histoire de la République», lance-t-il.

Le président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy, s'est quant à lui engagé en faveur de l'adoption du texte, notamment s'il concerne également les mononationaux. Finalement, l'Assemblée nationale vote par 317 voix contre 199 le projet de révision constitutionnelle le 10 février sans faire mention des binationaux pour éviter toute «discrimination». L'article 2 prévoit qu'une «personne peut être déchue de la nationalité française ou des droits attachés à celle-ci lorsqu'elle est condamnée pour un crime ou un délit constituant une atteinte grave à la vie de la Nation».

22 mars : le Sénat condamne la réforme

Le Palais du Luxembourg, à majorité de droite, adopte également le 22 mars, par 178 voix contre 159, et 11 abstentions, le projet de révision constitutionnelle. Toutefois, les sénateurs ont réservé la déchéance de nationalité aux seuls binationaux pour éviter la création d'apatrides. Le Sénat a donc voté un texte différent de celui adopté par les députés quelques semaines auparavant. Ce vote des sénateurs scelle la fin de la déchéance de nationalité, puisque pour aller au Congrès, le texte doit avoir été voté dans les mêmes termes par les deux chambres.

Ce mercredi, François Hollande a donc enterré la révision constitutionnelle qu'il avait lui-même lancée. Un désaveu supplémentaire pour le chef de l'État, qui n'a pas su faire la synthèse entre la majorité socialiste de l'Assemblée opposée à la notion de binationalité, et celle du Sénat, très attaché à son indépendance et à son texte qu'il juge plus proche du discours de François Hollande fait devant le Congrès le 16 novembre dernier.

Source : LeFigaro.fr


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mardi 22 mars 2016

Bruxelles attentats terroriste : Plus de 30 morts dans le métro et à l'aéroport !

Attentats islamistes à Bruxelles
Plus de 30 morts à l'aéroport et dans le métro !

La Belgique est en état d’alerte maximale, mardi 22 mars, après que des explosions sont survenues à l’aéroport et dans une station de métro de Bruxelles, faisant au moins 13 morts et 35 blessés. Que sait-on de la situation sur place ?

Une double explosion à l’aéroport

Deux explosions ont secoué l’aéroport Zaventem de Bruxelles vers 8 heures dans le hall des départs. Les façades ont été brisées et les plafonds éventrés. L’origine des explosions demeure pour l’instant inconnue. Au moins 13 personnes ont été tuées et 35 blessés, selon un premier bilan du parquet fédéral communiqué à la chaîne publique RTBF.

Une explosion dans le métro

Une explosion est survenue peu après 9 heures dans la station de métro Maelbeek, non loin des institutions européennes, dans l’est de Bruxelles. Aucun bilan n’a pour l’instant été établi.

La ville bouclée

L’aéroport a été évacué et fermé et n’est plus desservi ni par les trains ni par les bus. L’ensemble du réseau de métro a été fermé et les trains Eurostar à destination ou au départ de la capitale belge ne circulent plus. Le Parlement européen, qui se situe à cinq minutes de la station de métro Maelbeek, est passé en alerte jaune renforcée. Le centre de crise belge appelle chacun « à rester où il est », que ce soit à l’école, sur son lieu de travail ou à son domicile.

Alerte renforcée

Le niveau d’alerte antiterroriste est repassé au niveau 4, son niveau maximal, pour l’ensemble de la Belgique. Il était jusque-là au niveau 3. Le plan catastrophe a été déclenché à l’aéroport.

En dehors de la Belgique, des mesures de sécurité renforcées ont été mises en place à l’aéroport de Francfort, l’un des plus grands d’Europe, et dans les aéroports néerlandais et londoniens. En France, 1 600 policiers supplémentaires ont été déployés aux frontières et dans les infrastructures de transport. Des mesures de sécurité renforcées sont mises en place dans les gares et les aéroports.

Un contexte particulier

Ces explosions interviennent quatre jours après l’arrestation à Molenbeek, une commune de l’agglomération bruxelloise, de Salah Abdeslam, suspect-clé du commando des attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

Source : LeMonde.fr

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vendredi 18 mars 2016

Attentat terroriste Paris 13 novembre : Abdeslam arrêté à Bruxelles, la France demande l'extradition

Salah Abdeslam arrêté à Bruxelles :
La France demande l'extradition du principal suspect
des attentats terroristes de Paris 13 novembre 2015 !

La France va demander l’extradition de Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats de Paris, arrêté vendredi à Bruxelles dans la commune de Molenbeek après quatre mois de traque.

Surnommé «l’ennemi public numéro un» dès le surlendemain des attentats qui ont fait 130 morts, Salah Abdeslam a été arrêté dans l’assaut de la police contre une maison de deux étages, rue des Quatre Vents à Molenbeek. Il a été blessé à la jambe dans l’opération de police, selon des sources policières.

Au total trois suspects dont Abdeslam ont été arrêtés, a annoncé le Premier ministre belge Charles Michel lors d’une conférence de presse avec le président français François Hollande.

François Hollande a indiqué qu’il s’attendait à ce que la Belgique extrade «le plus rapidement possible» Abdeslam vers la France, rappelant que ce Français d’origine marocaine «était sous le coup d’un mandat d’arrêt européen».

Le chef de l’Etat a aussi annoncé la tenue d’un Conseil de défense «dès demain matin (samedi)» à l’Elysée.

Le président américain Barack Obama a appelé MM. Michel et Hollande pour les «féliciter» a indiqué un porte-parole de l’Elysée. MM. Michel et Hollande participaient à un sommet européen à Bruxelles lors de l’arrestation de Salah Abdeslam dans la capitale belge vendredi.

«On est satisfait de savoir qu’il a été capturé vivant», a déclaré à Paris Georges Salines, président d’une association de victimes. «On va pouvoir avoir un vrai procès, avec quelqu’un dont il n’est pas douteux qu’il a participé aux attentats», a dit à l’AFP ce médecin, dont la fille a été tuée au Bataclan, comme 89 autres personnes.

Salah Abdeslam, 26 ans, petit délinquant radicalisé qui n’a jamais combattu en Syrie, est soupçonné d’avoir eu au moins un rôle-clé de logisticien dans les attentats du 13 novembre, revendiqués par l’Etat islamique.

Il s’est évaporé dans la nature depuis son exfiltration de Paris par des proches le lendemain des attentats. Aucune certitude sur son parcours après le 14 novembre vers 14 heures, lorsque des complices le déposent à Schaerbeek, autre commune de Bruxelles.

Selon des informations de presse, il y aurait passé trois semaines, caché dans un appartement où les enquêteurs ont retrouvé son empreinte le 10 décembre.

Vendredi, «après les sommations d’usage, l’assaut a été donné par la police», a décrit un élu local de Molenbeek, sous couvert d’anonymat. Un homme «jeune, de petite taille à casquette, s’est enfui (...) Il a été touché par la police et emmené en ambulance», a ajouté l’élu.

La traque de Salah Abdeslam s’est brutalement accélérée mardi après que des policiers ont débusqué, au détour d’une perquisition de routine, trois hommes lourdement armés qui se planquaient dans un appartement sans eau ni électricité de la commune bruxelloise de Forest, mitoyenne de Molenbeek.

Ces hommes ont tiré sans hésiter sur les policiers, à la kalachnikov et au fusil anti-émeutes, blessant légèrement quatre d’entre eux. L’un d’eux sera abattu par un tireur d’élite, mais ses deux complices ont réussi à prendre la fuite et étaient «activement recherchés», selon le parquet.

Les empreintes de Salah Abdeslam

Le parquet fédéral belge a confirmé vendredi que «les empreintes de Salah Abdeslam ont été trouvées dans l’appartement de Forest».

Il est également apparu vendredi que l’homme abattu dans cette opération, l’Algérien Mohamed Belkaïd, était «plus que vraisemblablement», selon le parquet fédéral belge, un homme recherché pour le soutien logistique qu’il a apporté aux auteurs des attentats de Paris sous la fausse identité de Samir Bouzid.

Dans l’appartement, la police avait notamment trouvé un drapeau de l’organisation Etat islamique (EI), onze chargeurs de kalachnikov et de nombreuses munitions.

C’est sous le faux nom de Samir Bouzid que l’homme tué avait notamment transféré 750 euros depuis Bruxelles à Hasna Aïtboulahcen, la cousine d’un des lieutenants des attentats, Abdelhamid Abaaoud. Abaaoud et sa cousine sont morts le 18 novembre lors de l’assaut policier contre leur planque à Saint-Denis, en proche banlieue parisienne.

Le faux Samir Bouzid avait été contrôlé à la frontière austro-hongroise le 9 septembre en compagnie de Salah Abdeslam et d’un certain Soufiane Kayal, qui avait lui aussi présenté une fausse carte d’identité.

Selon la télévision publique flamande VRT, le nom de Mohamed Belkaïd figure sur les listes de combattants de l’EI qui ont fuité la semaine dernière dans la presse et il se serait porté volontaire pour commettre un attentat-suicide.

Une opération d’envergure pour tenter d’appréhender Salah Abdeslam avait été montée à Molenbeek trois jours après les attentats de Paris, mais la police avait fait chou blanc.

C’est dans cette commune bruxelloise à forte population immigrée que plusieurs membres des commandos qui ont semé la mort à Paris ont grandi - comme Abaaoud et les frères Abdeslam, des amis d’enfance - ou séjourné.

Le frère de Salah, Brahim, fait partie du trio qui a ensanglanté plusieurs terrasses parisiennes le 13 novembre. Il s’était ensuite fait exploser devant une brasserie.

Un autre suspect reste recherché: Mohamed Abrini (30 ans), filmé le 11 novembre dans une station service sur l’autoroute entre Paris et Bruxelles en compagnie de Salah Abdeslam.

Source : AFP / Liberation.fr

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jeudi 17 mars 2016

Paris projet terroriste : Quatre personnes suspectées de préparer des attentats arrêtées en région parisienne !

Les suspects, fichés pour islam radical, projetaient de commettre un attentat au coeur de Paris !

Un homme a été interpellé en région parisienne dans l'enquête sur les attentats du 13 novembre.
Trois hommes et une femme ont été interpellés ce mercredi à l'aube en région parisienne par les services de renseignement français. L'un d'eux était assigné à résidence dans le cadre de l'état d'urgence.

Arrestation de quatre personnes suspectées de préparer des attentats à Paris

La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a arrêté ce matin quatre personnes suspectées de préparer un attentat à Paris. Il s’agit de deux frères français d’originie turque, Aytac et Ercan B., de Youssef E., un islamiste radical connu des services antiterroristes, ainsi que de sa compagne. Les interpellations se sont déroulées sans heurt, en Seine-Saint-Denis et dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

Si une cartouche de kalachnikov non percutée, un coffre-fort et un pistolet d’alarme ont été retrouvés selon TF1, aucune arme de guerre n’a été saisie lors des perquisitions. Seul du matériel informatique et des clés USB ont été découverts, ce qui fait dire à une source policière contactée par Libération «qu’on ne peut pas, à ce stade, parler avec certitude de projet d’attentat imminent faute d’éléments matériels».

Le principal suspect Youssef E., âgé de 28 ans, était assigné à résidence depuis le 29 février dans le cadre de l’état d’urgence. Selon des sources spécialisées, il aurait appelé sa fille «Jihad». En mars 2014, il avait été condamné à 5 ans de prison dont un avec sursis mais avait été libéré, selon TF1, en octobre 2015. En 2012, Youssef E. avait été interpellé à l’aéroport de Saint-Etienne alors qu’il s’apprêtait à rejoindre la Syrie avec Salah-Eddine G., 26 ans, et Farès F., 23 ans. A l'époque, il était considéré comme «l'émir du groupe» et entretenait des liens avec le niçois Omar Omsen - de son vrai nom Omar Diaby -, l'un des principaux recruteurs du jihad français, mort depuis en Syrie. Les enquêteurs avaient alors exhumé plusieurs photos de l'ordinateur de Youssef E., sur lesquelles il se mettait en scène, le visage dissimulé, et porteur d'un sabre.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a indiqué que «Youssef E. était néanmoins toujours susceptible d’être en contact avec l’Etat islaminque (EI) en Syrie.» Les enquêteurs vont désormais analyser le contenu des supports informatiques et disposent de 96 heures maximum pour mener leurs interrogatoires.

Source : Liberation.fr - Willy Le Devin

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mercredi 16 mars 2016

Attentats du 13 novembre à Paris : Fusillade lors d'une perquisition anti-terroriste à Bruxelles

Enquête suite aux attentats terroristes de Paris,
Un suspect tué, quatre des policiers blessés !

Des policiers ont été visés par des tirs lors d’une perquisition qui a mal tourné, mardi 15 mars à Forest, une commune au sud de Bruxelles. Cette opération se déroulait dans le cadre de l’enquête belge sur les attentats du 13 novembre 2015, à Paris.

Un suspect tué, l’opération se poursuit

Selon le parquet fédéral belge, un suspect, soupçonné d’être lié à la mouvance djihadiste, a été tué par les forces de police, dans un assaut mené contre la maison perquisitionnée. Le suspect était « armé d’une arme de guerre de type kalachnikov », a fait savoir le parquet. « Il s’agit d’une personne dont l’identification est en cours », a-t-on affirmé, en précisant toutefois qu’« il ne s’agit pas de Salah Abdeslam », suspecté d’avoir participé activement aux attentats du 13 novembre.

Une opération policière s’est poursuivie dans la soirée à Forest, a déclaré le premier ministre belge, Charles Michel, sans préciser si d’autres suspects sont encore recherchés. Selon la RTBF, qui cite des sources policières, de nouvelles perquisitions ont eu lieu dans la chaussée de Neerstalle, toujours à Forest. « L’enquête se poursuit activement, de jour comme de nuit, et il n’est pas possible de donner davantage de précisions actuellement afin de ne pas nuire à l’enquête », a ajouté le parquet.

Une perquisition franco-belge, quatre policiers hospitalisés

Selon les informations du Monde, l’opération visait à vérifier un potentiel domicile de suspect. « Lors de cette opération, une ou plusieurs personnes ont immédiatement ouvert le feu sur les policiers dès l’ouverture de la porte par les forces de l’ordre », a fait savoir mardi soir le parquet.

Quatre policiers ont été blessés : trois dans un premier temps, dont une policière française, et le quatrième plus tard pendant un des échanges de coups de feu. Selon le ministre de l’intérieur belge, Jan Jambon, tous ont été légèrement blessés :

« Un policier a été blessé à l’oreille et l’autre au niveau de son arme de service. Les deux autres policiers encore hospitalisés le sont davantage pour l’état de choc dans lequel ils sont actuellement, plutôt qu’en raison de véritables blessures. »

Depuis la Côte d’Ivoire, où il était en déplacement, le ministre de l’intérieur français, Bernard Cazeneuve, a confirmé que l’équipe de police qui est intervenue en début d’après-midi était « composée de policiers belges et de policiers français ».

Contrairement à ce qui a été initialement évoqué, il ne s’agissait pas en revanche d’une intervention organisée conjointement par les polices belge et française, mais d’une équipe commune d’enquête mise en place après les attentats de Paris. Dans ce cadre, deux policiers français, un de la brigade criminelle de Paris, un autre de la sous-direction antiterroriste (SDAT), se trouvaient sur place comme observateurs, mais ne participaient pas activement à l’opération.

L’enquête sur les attentats de Paris se poursuit

Les forces de sécurité belges traquent toujours des personnes suspectées d’avoir eu un rôle dans les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et aux abords du Stade de France, à Saint-Denis, qui ont fait 130 morts. L’enquête a en effet permis de révéler que ces attaques avaient été préparées en Belgique, où onze personnes ont été inculpées à ce jour. Huit de ces onze inculpés sont toujours en détention provisoire.

Un des principaux suspects en cavale, Salah Abdeslam, a fait l’objet d’un contrôle de routine alors qu’il regagnait la Belgique le 14 novembre au matin. Il se serait ensuite caché pendant trois semaines dans un appartement de Bruxelles, affirmait en février La Dernière Heure.

Source : LeMonde.fr avec AFP et Reuters


En Belgique la traque se poursuit...

Le suspect Abdeslam des attentats terroriste de Paris le 13 novembre 2015 reste toujours introuvable. Originaire de la commune bruxelloise de Molenbeek, il n’a jamais été appréhendé. Ce ressortissant français serait resté caché du 14 novembre au 4 décembre dans un appartement de Schaerbeek, en région bruxelloise, avait rapporté mi-février le journal La Dernière Heure.

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mercredi 30 décembre 2015

Sécurité - Formation : Afflux de recrues prévu dans les écoles de gendarmerie pour 2016

En 2008, dans le cadre des réductions des effectifs et de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), il a été décidé de fermer les écoles de gendarmerie de Châtellerault, du Mans, de Libourne et de Montargis.

Seulement, après les attentats de janvier et de novembre, le gouvernement a décidé d’augmenter à nouveau les effectifs des gendarmes, ce qui se traduira, en 2016, par la création de 1.763 postes supplémentaires, essentiellement au sein de la gendarmerie mobile.

Mais ce n’est pas le tout de créer des postes : il faut aussi penser à former ces nouvelles recrues. Et cela peut poser un problème car, comme le relève le mensuel L’Essor, la Gendarmerie ne compte plus que 4 écoles pour assurer la formation initiale de ses sous-officiers ainsi que celle de ses gendarmes adjoints volontaires.

Résultat : il va falloir pousser les murs pour faire de la place. Ainsi, rapporte L’Essor, l’école de Châteaulin « s’apprête à accueillir 400 élèves supplémentaires alors que sa capacité d’accueil est de 840 élèves-gendarmes ».

Des questions peuvent se poser sur les conditions dans lesquelles ces recrues seront formées…. Et il est à craindre qu’elles ne soient pas optimales…

En outre, cela aura un coût. Selon le projet de loi de Finances 2016, le budget dédié à la formation des élèves gendarmes est annoncé en hause de 1,5 millions d’euros seulement, sur un total de 13,32 millions.

Quoi qu’il en soit, les objectifs de recrutement devraient être atteints. Comme pour l’armée de Terre (ainsi que la Marine et l’armée de l’Air), les candidatures affluent dans les Centres d’information et de recrutement. Selon L’Essor, 22 dossiers de gendarme adjoint volontaire ont ainsi été déposés en Gironde, lors de la première semaine de décembre. Soit quasiment trois fois plus par rapport à la même période, l’an dernier.

Source : Zone Militaire

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dimanche 13 décembre 2015

Hommage : Paris, on t'aime... Peace for Paris - Attentats ParisNovember13

"Aucun pays ne profite aussi bien de la vie sur terre que la France"

C'est un hommage qui, en ce terrible week-end, a résonné fort dans le cœur des Parisiens et des Français. Vendredi, quelques heures seulement après les attentats perpétrés dans les rues de la capitale et au Bataclan, un Américain anonyme a laissé sous un article du New York Times  un émouvant commentaire qui sonne comme une déclaration d'amour à l'art de vivre à la française. Quelques heures après les attentats, sans pathos, mais avec quelques jolis clichés, "Blackpoodles" (caniches noirs, en anglais) a résumé en quelques lignes ce qui fait le sel de la vie parisienne : l'amour, la liberté, l'insouciance. Tout ce qui "incarne tout ce que les fanatiques religieux du monde détestent". #‎ParisNovember13

D'abord présenté à tort comme l'extrait d'un article paru sur le New York Times, le message de Blackpoodles a été retrouvé par Slate , qui l'a aussitôt traduit en français. Il a depuis été partagé des milliers de fois sur les réseaux sociaux.

En voici la traduction :

"La France incarne tout ce que les fanatiques religieux haïssent : la jouissance de la vie ici, sur terre, d'une multitude de manières : une tasse de café qui sent bon, accompagnée d'un croissant, un matin ; de belles femmes en robes courtes souriant librement dans la rue ; l'odeur du pain chaud ; une bouteille de vin partagée avec des amis, quelques gouttes de parfum, des enfants jouant au jardin du Luxembourg, le droit de ne pas croire en Dieu, de ne pas s'inquiéter des calories, de flirter et de fumer, de faire l'amour hors mariage, de prendre des vacances, de lire n'importe quel livre, d'aller à l'école gratuitement, de jouer, de rire, de débattre, de se moquer des prélats comme des hommes et des femmes politiques, de remettre les angoisses à plus tard : après la mort.

Aucun pays ne profite aussi bien de la vie sur terre que la France.

Paris, on t'aime. Nous pleurons pour toi. Tu es en deuil ce soir, et nous le sommes avec toi. Nous savons que tu riras à nouveau, et chanteras à nouveau, que tu feras l'amour, et que tu guériras, parce qu'aimer la vie fait partie de ce que tu es. Les forces du mal vont reculer. Elles vont perdre.

Elle perdent toujours."

Source : Slate.fr

Ndlr : Le logo "Peace for Paris", contrairement aux premières informations qui l'attribuaient à l'artiste Banksy, est une création originale du graphiste Jean Julien, un Français originaire de Nantes, âgé de 32 ans et installé à Londres. Ce dessin, qu'il a posté sur Instagram samedi 14 novembre à midi, a été partagé, repris par divers sites et vu des millions de fois.
Hommage aux victimes de l'abject terrorisme islamiste qui à frappé la France. C'était il y a un mois déjà !

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jeudi 10 décembre 2015

Internet : Les réseaux sociaux sont des armes favorites de Daech... Mais qui fournit les connexions ?

Selon “Der Spiegel”, les terroristes passeraient par des satellites européens, dont le Français Eutelsat.
Mais qui leur vend les connexions ?

Qui fournit l’Internet à l’organisation islamiste ?

Depuis les attentats du 13 novembre, nombreuses sont les questions :

  • A qui Daech vend-il son pétrole ?
  • Comment Daech se procure-t-il des armes ?
  • Dernière interrogation : qui fournit l’Internet à l’organisation islamiste ?
  • Comment Daech, basée dans une région où les infrastructures des télécommunications ont été presque totalement détruites, peut-elle être aussi connectée ?


Depuis les attentats du 13 novembre, de très nombreuses questions ont été posées, en particulier, à qui Daech vend-il son pétrole ? Le journal britannique THE GUARDIAN a eu accès cette semaine à des documents internes de l'organisation qui prouve que la revente de pétrole et de gaz représente près d'un tiers de ses sources de revenus.

Autre question : comment Daech se procure-t-il des armes ? Selon un récent rapport d'Amnesty International, la quantité et la variété des stocks d’armes détenues par Daech témoignent de décennies de transferts irresponsables d’armes vers l’Irak et de l’incapacité de l’administration d’occupation, dirigée par les États-Unis, à gérer de façon sécurisée les livraisons et les stocks.

Enfin dernière interrogation : qui fournit l’Internet à l’organisation islamiste ? Comment  Daech, basée dans une région où les infrastructures des télécommunications ont été presque totalement détruites, peut-elle être aussi connectée ?

Réponse : ce sont des sociétés européennes qui servent de prestataires d’accès aux terroristes, leur permettant ainsi de diffuser via satellite leur propagande. On ne sait pas encore clairement si ces entreprises le font sciemment, mais des documents obtenus par le SPIEGEL montrent non seulement, que ces prestataires savent pertinemment ce qui est en train de se passer, mais pis encore qu’ils pourraient immédiatement et relativement facilement couper tout accès de Daech à l’Internet.

L’article du SPIEGEL, repéré par le Courrier International, explique que pour se connecter, en Syrie ou en Irak, les membres de Daech achètent du matériel à Antioche, une ville située dans une province de Turquie limitrophe de la Syrie, où des milliers de paraboles permettent d'accéder à l’Internet par voie satellitaire. Ces dernières années, en effet, le secteur de la connexion satellitaire s’est considérablement développé. De sorte qu’aujourd’hui, au lieu d’une connexion classique par câble, tout ce qu’il faut, c’est une antenne parabolique (pour la transmission et la réception) et un modem.

D'où cette question : qui livre les antennes paraboliques destinées au Moyen-Orient ?

Toute une palette d’entreprises est impliquée dans la commercialisation des technologies nécessaires à l’obtention d’un accès Internet. Au début de la chaîne, on retrouve les grands opérateurs satellitaires européens, avec en tête de file le français « Eutelsat » (dont la Caisse des Dépôts, c'est-à-dire l'Etat français, est aujourd'hui actionnaire à hauteur de 26%), mais aussi le britannique « Avanti Communications » et enfin le luxembourgeois « SES ». Il se trouve que le marché de l’accès à Internet par satellite est, en réalité, très limité dans l’Union européenne, le continent étant presque totalement couvert.

En revanche, il y a quelques années encore, la Turquie était un marché très lucratif. Sauf qu'aujourd'hui les ventes piétinent, là aussi, parce que les connexions par satellite y sont plus coûteuses que l’ADSL classique. Le problème, c'est que selon les données les plus récentes publiées par l’autorité turque chargée des télécommunications, on recensait 11 000 utilisateurs d’Internet par satellite en Turquie au premier trimestre 2015, soit à peine 500 de plus que l’année précédente. Or, rien qu’en 2013 et 2014, une entreprise comme l'allemand « Sat Internet Services » a exporté plus de 6 000 antennes paraboliques en Turquie, comme le prouvent les documents des douanes que le SPIEGEL a pu se procurer. En d'autres termes, il est probable que la plupart de ces antennes ne sont pas restées en Turquie. Et il y a fort à parier qu’un grand nombre d’entre elles aient abouti en Syrie. Le marché syrien présente, en effet, un avantage certain pour les grands opérateurs : des prix élevés, dans la mesure où il n’y a sur place aucun autre moyen de se connecter à Internet.

Bien entendu, il est peu vraisemblable que l’une ou l’autre de ces sociétés s’efforce délibérément d’aider ou de soutenir Daech, tout comme l’on peine à déterminer si elles savent vraiment à qui leurs équipements sont destinés in fine. Le SPIEGEL a contacté toutes les entreprises concernées, mais n’a obtenu de réponses que de deux d'entre elles. Les responsables de la société luxembourgeoise « SES »  leur ont expliqué qu’ils ne fournissent leurs services qu’à de grands distributeurs, dont les références ont été vérifiées, et qu’ils ne traitent pas directement avec les clients en bout de chaîne. Quant aux représentants d’  « Eutelsat », ils affirment qu’aucun des prestataires de celle-ci n’opère en Syrie et que la société n’a pas de contact direct avec les clients finaux. En clair, les informations se perdraient au fil de cette très longue chaîne de distribution.

Est-ce le cas ? Non. Les opérateurs satellitaires et leurs partenaires de distribution sont capables, en réalité, de déterminer l’emplacement des équipements qu’ils commercialisent. Quand ils installent des paraboles et configurent leur accès à Internet, leurs clients sont obligés de fournir leurs coordonnées GPS. Si l’on entre de fausses informations, les clients ne sont pas en mesure d’accéder au réseau, ou alors se retrouvent avec de mauvaises connexions. Or qu'indiquent les données GPS obtenues par le SPIEGEL pour les années 2014 et 2015 ? Elles montrent très clairement que des antennes paraboliques sont en fait précisément situées dans des sites contrôlés par Daech. Et pourtant, insiste l'hebdomadaire, sur le plan technique, il serait relativement facile aux opérateurs de couper le réseau. Un simple clic, et l’accès est bloqué.

Dès-lors, pourquoi les opérateurs seraient-ils disposés à fermer les yeux sur le fait qu’ils fournissent à un groupe terroriste l’infrastructure nécessaire pour communiquer, diffuser sa propagande et peut-être même planifier des attentats ?

L'explication pourrait être purement et bassement financière. Les spécialistes du secteur estiment que le coût d’un satellite et de sa mise en orbite atteint de 300 à 400 millions d’euros. A cela, il faut encore ajouter les frais d’exploitation. Problème : la durée de vie moyenne d’un satellite n’est que de 15 ans. Voilà pourquoi les opérateurs satellitaires cherchent à attirer autant de clients que possible et aussi vite que possible, pour pouvoir effectuer un retour sur investissement.

A moins que les opérateurs ne sachent parfaitement qui a recours à leurs prestations et qu'ils partagent ces informations avec les services de renseignement. Interrogés à ce sujet, ni les entreprises concernées ni les services de renseignement n’ont voulu répondre. Mais si tel est le cas, cela signifie que les services secrets écoutent depuis des années les communications des terroristes et s’accommodent du fait que pendant ce temps Daech gagne en force, grâce aux prestataires d'accès Internet.

Source : Mediapart.fr / Thomas CLUZEL

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