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mardi 30 septembre 2014

Turquie : Mobilisation contre l'invasion islamiste ?

Bientôt une mobilisation de la Turquie contre l'invasion islamiste ?

Finalement, la Turquie pourrait intervenir militairement en Syrie. Revirement en vue à Ankara !

Au début du mois, une source gouvernementale turque avait écarté l’idée d’une éventuelle participation de la Turquie, pays membre de l’Otan, à des opérations militaires en Syrie et en Irak contre les jihadistes de l’État islamique (EI, ou Daesh).

La semaine passée, encore, alors que des frappes aériennes venaient d’être signalées près de la ville syrienne d’Aïn al-Arab (ou Kobane pour les Kurdes), l’entourage du Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, avait tenu à préciser que la Turquie n’avait pas prêté son concours pour un tel raid.

Jusqu’à présent, Ankara avait les mains liées dans la mesure où 46 ressortissants turcs étaient retenus en otage à Mossoul par les jihadistes de l’EI. Mais depuis leur libération, le 20 septembre, dans des conditions qui n’ont pas été précisées, les autorités turques ont commencé à opérer un virage à 180 degrés.

Ainsi, dans un entretien accordé au quotidien Hürriyet, le président turc, Tayyip Recep Erdogan, a confirmé que son pays était en train de discuter du rôle qu’il aurait à tenir au sein de la coalition anti-EI et qu’un déploiement de troupes au sol en Syrie était envisagé afin d’y créer une « zone de sécurité » à l’intention des populations ayant fui l’avancée des jihadistes.

Car pour M. Erdogan, les « frappes aériennes sont insuffisantes pour venir à bout des jihadistes » de l’EI. « Des forces terrestres sont complémentaires (…) Il faut observer tout cela dans son ensemble. Les opérations aériennes sont logistiques, mais s’il n’y a pas de troupes au sol, il n’y aura pas de (règlement) permanent », a-t-il fait valoir.

Dans les jours qui viennent, le Parlement turc aura donc à se prononcer sur deux textes. Le premier vise à prolonger l’autorisation données aux forces turques de mener des frappes sur les bases arrières du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) établies dans les monts Kandil, dans le nord de l’Irak. Le second concernera la participation d’Ankara aux opérations de la coalition anti-EI en Syrie.

Jusqu’à présent, la Turquie avait été pointée du doigt pour son soutien présumé aux groupes jihadistes en raison de leur hostilité à l’égard de Bachar el-Assad (la réalité est plus,compliquée…) et de ne pas assez en faire pour freiner le flux de jihadistes se rendant en Syrie via son territoire. Sa participation à la coalition anti-EI pourrait ainsi faire taire ses détracteurs.

Une autre raison est que, en s’attaquant à Aïn al-Arab, l’EI se rapproche dangereusement des frontières turques avec pour conséquence l’arrivée de milliers de réfugiés supplémentaires sur son territoire.

En attendant le vote du Parlement, les forces armées turques ont renforcé, ce 29 septembre, leur dispositif militaire près de la Syrie, en déployant une quinzaine de chars et des véhicules blindés autour du poste-frontière de Mursitpinar, sur des hauteurs dominant la Aïn al-Arab. Ce mouvement fait suite à la chute d’au moins deux obus en territoire turc.

Source : Zone Militaire

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mercredi 10 septembre 2014

Budget français de la Défense : Il manque 2 milliards selon l'OTAN

L'OTAN estime qu'il manque plus de 2 milliards d'euros au budget français de la Défense

L'Alliance va réaffirmer la nécessité pour les pays membres de consacrer au moins 2% de leur PIB à la défense.

Lors du sommet de Newport (Royaume-Uni), l'Alliance atlantique va rappeler son souhait de voir tous ses membres consacrer au moins 2% de leur produit intérieur brut (PIB) à la défense - et au sein de cette somme, au moins 20% aux dépenses d'investissements.

La plupart des pays européens en sont très loin, comme l'indiquent les chiffres de l'Otan. Les Etats-Unis assurent à eux seuls 75% des dépenses militaires d'une Alliance dont la vocation première reste le sécurité de l'Europe. Au delà d'un partage du fardeau entre les deux rives de l'Atlantique - thème récurrent s'il en est - Paris insiste pour sa part sur un nécessaire rééquilibrage au sein de l'Europe. L'Allemagne est sollicitée pour dépenser plus, comme l'Italie ou l'Espagne.

Pour être en conformité avec cet objectif des 2%, la France devrait augmenter son budget de la défense de 2,46 milliards, si l'on se base sur le PIB français de 2013 et la part consacrée à la défense (1,88% selon les normes Otan). Chiche ?

Source : Secret Défense


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mardi 1 avril 2014

Ukraine : La France propose d'envoyer des avions de chasse dans les pays baltes

Poutine sera privé de dessert à l'Elysée pour le 14 juillet* !!!

Un Awacs français est déjà engagé en Pologne et Roumanie. En visite  dans les Pays baltes et en Pologne afin de contribuer à leur "réassurance militaire" face à la crise ukrainienne, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian devait annoncer trois choses.

1) La "disponibilité de la France, si l'Otan le demande" d'envoyer quatre avions de chasse pour la mission Air Baltic de police de ciel. Même si l'annonce prend aujourd'hui un sens politique fort, il s'agit d'une mission de routine. L'armée de l'Air française a déjà pris à quatre reprises (2007, 2010, 2011, 2013) son tour de garde à partir de la base de Siauilai (Lituanie) afin d'assurer la "permanence opérationnelle" pour le compte des trois Etats baltes, dans le cadre de l'Otan. Le dernier détachement français est rentré début septembre 2013.

2) Un Awacs français réalise des missions de surveillance de l'espace aérien au dessus de la Pologne et de la Roumanie.

3) Un soutien en matière de cyberdéfense sera apporté en Estonie, où se trouve le "centre d'excellence" de l'Otan pour la cyberdéfense.

Militairement, ces trois mesures ne mangent pas de pain et s'inscrivent dans la logique de "désescalade" des autorités françaises. Sur BFMTV, Jean-Yves Le Drian a, très habilement, botté en touche quant au contrat de vente des deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie. "Ce sont des bateaux qui ne sont pas armés, qui seront des bateaux militaires quand ils arriveront en Russie », a-t-il, expliqué, un peu jésuite.  Mais surtout, « la livraison du premier bâtiment ayant lieu au mois d'octobre, la question de la suspension se posera au mois d'octobre »...

Par ailleurs, l'invitation de la Russie, et donc de son président (Vladimir Poutine), pour les cérémonies du 6 juin (seconde guerre mondiale) puis du 14 juillet (première guerre mondiale) est toujours d'actualité.  

Source : Secret Défense

* C'est la mesure phare de rétorsion, annoncée par la France, en réponse à l’Anschluss de la Russie sur la Crimée...


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vendredi 5 juillet 2013

Pakistan : Des drones américains tuent 17 islamistes talibans

17 islamistes tués au Pakistan par des frappes de drones américains

Le bombardement a eu lieu dans les zones tribales, proches de la frontière afghane. Des talibans afghans et pakistanais ont été tués.

Dix-sept rebelles islamistes présumés ont été tués mercredi matin dans un bombardement de drone américain dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan, selon un dernier bilan fourni par des responsables de sécurité locaux.

Parmi les victimes figurent des talibans afghans et pakistanais, ont affirmé ces responsables qui avaient annoncé, dans la matinée, un premier bilan de quatre insurgés morts dans cette attaque, l’une des plus meurtrières perpétrées par les avions sans pilote américains ces dernières années au Pakistan. Plusieurs drones ont tiré quatre missiles sur un bâtiment voisin d’un grand marché de Miranshah, la principale ville du Waziristan du Nord, district tribal connu pour être le principal bastion des talibans pakistanais et de leurs alliés d’Al-Qaeda, ainsi qu’une importante base arrière des talibans afghans qui combattent le gouvernement de Kaboul et l’Otan de l’autre côté de la frontière.

Les frappes de drones ont ces dernières années rarement visé des cibles urbaines, détruisant le plus souvent des maisons isolées ou véhicules utilisées par les rebelles selon les autorités locales. «Quatre drones survolaient la zone au moment de l’attaque, et deux d’entre eux ont tiré quatre missiles sur un bâtiment», avait indiqué dans la matinée à l’AFP un responsable local de la sécurité. Une source officielle à Peshawar, principale ville du nord-ouest, avait confirmé le bombardement.

«Le bilan est monté à 17 morts», a ensuite déclaré à l’AFP un peu avant la mi-journée le premier responsable, un bilan qui ne pouvait être confirmé de source indépendante. Il s’agit du second bombardement de drones américains au Pakistan depuis que le Premier ministre Nawaz Sharif a demandé l’arrêt de ces frappes en prenant ses fonctions à la tête du gouvernement début juin, dénonçant une violation de la souveraineté nationale.

Accord informel entre Washington et Islamabad

Entamés en 2004, mais intensifiés à partir de 2008, les tirs de drones au Pakistan sont considérés par Washington comme une arme vitale pour neutraliser ses ennemis islamistes reclus dans les zones tribales pakistanaises réputées impénétrables. Parfois quotidiens à certaines périodes, leur nombre a cependant bien baissé ces deux dernières années. Selon un décompte de l’AFP à partir des informations données par les responsables pakistanais, les 14 frappes recensées cette année ont tué près de 90 personnes, contre 101 bombardements fatals à plus de 670 personnes sur toute l’année 2010.

Quelques heures après le bombardement de mercredi, le gouvernement pakistanais l’a comme de coutume condamné. Plusieurs médias et sources diplomatiques ont toutefois fait état ces dernières années d’un accord informel entre Islamabad et Washington, son premier bailleur de fonds, autorisant ces tirs.

«Les Etats-Unis n’ont pas commencé à lancer des attaques de drones tout seuls», sans concertation avec les autorités pakistanaises, a ainsi estimé le chef de l’armée afghane, le général Sher Muhammad Karimi, dans un entretien à la BBC publié mercredi. Le Pakistan leur «fournit la liste» des insurgés qu’il souhaite éliminer, a-t-il ajouté en accusant Islamabad de ne fournir aux Américains que des noms de rebelles talibans pakistanais, en guerre contre le Pakistan, et non de talibans afghans, dont il est historiquement proche. Islamabad, régulièrement accusé par Kaboul de soutenir les talibans afghans, s’en défend.

Après le bombardement de mercredi, des responsables de sécurité pakistanais ont souligné que les drones avaient visé et détruit des bâtiments utilisés par le réseau Haqqani, une faction des talibans afghans accusée par Washington d’avoir perpétré certaines des plus sanglantes attaques menées contre les forces afghanes et de l’Otan ces dernières années. Ces informations sont là aussi impossibles à vérifier de source indépendante.

Source : AFP / Liberation.fr

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De nouvelles tensions entre Kaboul et Islamabad sur fond de dossier des talibans !

D’après les services de sécurité pakistanais, plusieurs drones américains ont tiré, ce mercredi, quatre missiles sur un bâtiment voisin d’un grand marché de Miranshah, principale ville du district tribal du Waziristan du Nord, dans le Nord-Ouest du Pakistan, faisant 17 victimes au cœur de ce fief des talibans.

«Quatre drones survolaient la zone au moment de l’attaque, et deux d’entre eux ont tiré quatre missiles sur un bâtiment», a déclaré à l’AFP un responsable de sécurité locale. Si ce dernier avait d’abord fait état de quatre morts et quelques blessés, le bilan des victimes a été revu à la hausse, se portant désormais à 17 tués dans ce raid aérien. «L’attaque est survenue alors que les insurgés dormaient dans le bâtiment ciblé», a précisé ce même responsable.

À en croire des commandants talibans ainsi que différentes sources sécuritaires, la plupart des victimes étaient des combattants afghans du réseau Haqqani. Il s’agirait du groupe d’insurgés le plus dangereux en Afghanistan, selon les Américains.

De quoi déclencher de nouvelles tensions entre Kaboul et Islamabad. En froid sur le dossier des talibans, les autorités afghanes accusent notamment leurs homologues pakistanaises de soutenir l’insurrection actuelle.

Islamabad a donné son feu vert, selon le chef de l’armée afghane

«Les talibans sont sous le contrôle» du Pakistan, a déclaré le chef de l’armée afghane, le général Sher Muhammad Karimi, dans un entretien à la BBC, enregistré à Kaboul, ce samedi. «Le Pakistan est confronté au terrorisme autant que je le suis. Ensemble nous pouvons combattre cette menace à condition que [tout le monde soit] sincère», a-t-il ajouté.

Mais le général afghan est également monté au créneau contre le positionnement stratégique et diplomatique des responsables pakistanais. Une forme de duplicité, caractérisée, selon lui, par les déclarations du Premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif, condamnant les agissements américains sur son territoire.

«Les États-Unis n’ont pas commencé à lancer des attaques de drones tout seuls», sans concertation avec les autorités pakistanaises, a martelé le général Karimi.

Pour autant, Nawaz Sharif a, de son côté, rappelé sa volonté de lutter efficacement contre l’insurrection des talibans, en concertation avec son voisin afghan. Il s’est ainsi engagé à s’«attaquer à l’extrémisme et au terrorisme avec plus de vigueur encore et en collaboration étroite avec nos amis».

Le Pakistan est «fermement résolu à promouvoir l’objectif commun d’un Afghanistan pacifié et stable», a-t-il ajouté, à l’issue de pourparlers avec son homologue britannique, David Cameron.

Une deuxième frappe américaine en un mois

Le raid perpétré, ce mercredi, constitue la deuxième frappe américaine depuis l’investiture de Nawaz Sharif au poste de Premier ministre pakistanais. La précédente avait touché, le 7 juin dernier, des installations à Shokhel, dans ce même district du Waziristan du Nord, faisant sept morts.

Avant cela, le tout récent chef du gouvernement avait également condamné l’attaque de drone américain qui avait provoqué, le 29 mai dernier, la mort du numéro deux du Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), Wali ur-Rehman.

Face à ces attaques d’avions sans pilote, les autorités pakistanaises dénoncent régulièrement une violation de leur souveraineté nationale. Le tout, en essayant de lutter contre l’extrémisme et le terrorisme. Un discours peu convaincant pour le voisin afghan, en proie à une insurrection tenace des talibans, laissant craindre un vide sécuritaire à l’issue du retrait des troupes internationales à la fin 2014.

Source : 45eNord.ca


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dimanche 30 juin 2013

Prism : Les services américains de la NSA espionnaient les Européens !

Renseignements américains: leurs services ont installé du matériel d’espionnage dans les bureaux de l'Union Européenne et pouvaient lire des documents et des courriers de diplomates !

La NSA espionnait l'Union européenne

Selon le Spiegel, les services de renseignement américains surveillaient dans le cadre du programme de surveillance Prism plusieurs bureaux de l'UE, à Bruxelles, New York et Washington.

L'Union européenne a fait partie des «cibles» de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), accusée d'espionner les communications électroniques mondiales dans le cadre du programme Prism, écrit le Spiegel à paraître dimanche. L'hebdomadaire allemand fonde ses accusations sur des documents confidentiels dont il a en partie pu avoir connaissance grâce à l'ancien consultant américain de la NSA Edward Snowden, à l'origine des révélations sur Prism.

Dans l'un d'eux, daté de septembre 2010, classé «strictement confidentiel», la NSA décrit comment elle espionnait la représentation diplomatique de l'Union européenne à Washington. Il s'agissait non seulement de micros installés dans le bâtiment, mais aussi d'une infiltration du réseau informatique qui lui permettait de lire les courriers électroniques et les documents internes La représentation de l'UE à l'ONU était surveillée de la même manière, toujours selon ces documents, où les Européens sont explicitement désignés comme des «cibles à attaquer».
Un centre d'écoutes près du QG de l'OTAN à Bruxelles

La NSA avait même étendu ses opérations jusqu'à Bruxelles. Il y a «plus de cinq ans», écrit le Spiegel, les experts en sécurité de l'UE avaient découvert un système d'écoutes sur le réseau téléphonique et internet du bâtiment Justus-Lipsius, principal siège du Conseil de l'Union européenne, et qui remontait jusqu'au quartier général de l'Otan en banlieue de Bruxelles. Selon le Spiegel, une analyse détaillée a montré que les attaques provenaient d'une zone sécurisée indépendante de l'OTAN, utilisé par les experts NSA.

En 2003, l'UE avait déjà confirmé la découverte d'un système d'écoutes téléphoniques des bureaux de plusieurs pays, dont la France et l'Allemagne. Mercredi, l'Union européenne avait demandé aux États-Unis de lui fournir «aussi vite que possible» des réponses à ses questions sur le programme de surveillance américain Prism.
Le sort d'Edward Snowden en suspens

Ancien collaborateur de la NSA, Edward Snowden, recherché par les Etats-Unis pour avoir divulgué des informations explosives sur les vastes programmes américains de surveillance des communications, a atterri il y a près d'une semaine à Moscou d'où il a demandé l'asile politique à l'Equateur. Le président équatorien, Rafael Correa, a annoncé ce samedi s'être entretenu avec le vice-président américain Joe Biden du cas de l'ancien agent du renseignement .«Nous avons parlé de l'affaire Snowden et il m'a transmis de manière très courtoise la requête des Etats-Unis de bien vouloir rejeter la demande d'asile», a-t-il déclaré, ajoutant que l'Équateur prendrai sa décision e manière «souveraine».

Un peu plus tôt dans la journée, Rafael Correa avait déploré que la polémique soit centrée sur la demande d'asile d'Edward Snowden. «Ce qui est réellement grave, c'est ce qu'il a dénoncé: le plus grand cas d'espionnage massif dans l'histoire de l'humanité, à l'intérieur et à l'extérieur des Etats-Unis», a-t-il jugé.

Source : LeFigaro.fr


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lundi 1 avril 2013

Guerre de Libération du Mali : Un marsouin blessé au combat à Tombouctou

La situation est apparemment calme à Tombouctou, ce 1er avril 2013, après 24 heures de combat entre les forces armées maliennes (FAM) appuyées par les militaires français, et des éléments jihadistes.

Tout a commencé dans la nuit du 30 au 31 mars avec un attentat suicide perpétré par un jihadiste à un point de contrôle tenu par des soldats maliens à l’une des entrées de Tombouctou. Profitant de cette diversion, plusieurs hommes armes se sont infiltrés dans la ville.

Des officiers maliens ont expliqué que les terroristes ont cherché à ouvrir “deux fronts” dans le centre-ville, l’un vers la résidence temporaire du gouverneur de la région de Tombouctou, l’autre, vers une caserne occupée par l’armée malienne.

Afin de déloger les jihadistes infiltrés, une section d’infanterie ainsi qu’un peloton appartenant à l’Escadron d’aide à l’engagement (EAE) du 1er Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) ont été déployés en appui des soldats maliens. Deux Mirage 2000D, relevés ensuite par deux Rafale, ont été envoyés dans le secteur. Toutefois, aucune frappe aérienne n’a été effectuée.

Au total, ces combats ont fait 7 tués, dont un soldat malien, un civil nigérian pris en otage et 5 jihadistes. A priori, d’autres éléments terroristes ont réussi à s’exfiltrer de la ville. Un marsouin a été blessé au cours de ces affrontements. Evacué par hélicoptère vers l’hopital militaire de Gao, ses jours ne sont pas en danger, selon l’Etat-major des armées (EMA).

Cette attaque jihadiste est la seconde à viser Tombouctou en 10 jours. La première, lancée le 21 mars, avait été revendiquée par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

Source : Zone Militaire


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jeudi 14 février 2013

Libye : Les opérations des forces spéciales françaises durant le conflit

On ne prête qu'aux riches et les forces spéciales françaises n'y échappent pas.

Partout, ou presque, on lit qu'elles ont été à l'action sur le terrain lors de la guerre de Libye (mars-octobre 2011). La réalité est beaucoup plus prosaïque, mais correspond plus à ce à quoi sert vraiment le Commandement des Opérations Spéciales (COS), loin des fantasmes.

Voici donc  les faits, tels que nous avons pu les établir à la suite d'une longue enquête. Elle confirme les conclusions de Jean-Christophe Notin, auteur de "La vérité sur notre guerre en Libye" (Fayard 2012), sur lequel nous reviendrons.

Voici les principaux éléments de mon enquête sur les effectifs déployés, le guidage des frappes et les raids de commandos-marine.

1) A moins de cinq reprises, les commandos marine, embarqués sur des frégates croisant au large, ont mené des raids contre des objectifs au sol. Ils l'ont fait à leur manière traditionnelle, c'est-à-dire en arrivant à bord de Zodiac et en repartant dès la mission accomplie, ne restant que quelques courtes heures sur le sol libyen. Ces raids, dont l'existence n'avait jamais été révélée, bien qu'évoquée par Notin, visaient les flux logistiques des forces kadhafistes et se déroulaient au même moment que les frappes des hélicoptères de l'Alat autour de Bréga. Il y en a eu peu, car les consignes de sécurité étaient extrêmement strictes et il ne fallait pas habituer l'ennemi à ce risque. Ils se sont déroulés contre des objectifs logistiques, sur la frange côtière.

2) A aucun moment, les forces spéciales françaises du COS n'ont participé au guidage des bombardiers de l'Otan contre des objectifs au sol, même si cela a été beaucoup écrit et raconté... Elles ont essentiellement transmis des demandes de frappes de la part des insurgés vers les centres de commandement de l'Otan, même si elles disposaient d'un système de liaison direct avec les avions. Mais imaginer des hommes du COS en première ligne désignant avec leur laser des cibles pour les bombes guidées de l'aviation, comme le font les J-TAC, relève de la fiction.

3) Au maximum, 70 personnels du COS ont été déployés en Libye. Les premiers sont arrivés le 9 avril, à Benghazi, soit trois semaines après le début de la guerre, même si la décision de les y envoyer a été prise à l'Elysée dès les premiers jours. Fin avril, un autre détachement s'est installé à Misrata, puis début aout un troisième dans le djebel Nefussa;

4) Ces détachements du COS - qui n'étaient pas composés uniquement de personnels en provenance des unités des forces spéciales - avaient pour mission essentielle un travail d'état-major. Pas de faire le coup de feu ! Ils ne se sont rendus à proximité des lignes qu'accompagnés des membres des katibas insurgées. Leur mission consistait pour l'essentiel à : 1- aider les Libyens à mettre en place des centres opérationnels coordonnant l'activité des insurgés. 2- Fournir des renseignements à Paris. 3 - permettre un contact fiable et sécurisé entre les insurgés et l'OTAN, sans jamais aller jusqu'à une véritable coordination.

5) Les forces spéciales françaises opéraient en civil, aux côtés de leurs homologues britanniques, italiennes, qataries et émiraties. Elles étaient commandées par un officier de marine. Il n'est pas pas certain que l'opération spéciale en question ait reçu un nom spécifique. En revanche, les commandos-marine qui ont mené les raids côtiers opéraient en tenue.

6) D'autres "forces spéciales" ont été engagées en Libye, mais dans un cadre différent et ne relevant pas du COS. Il s'agit des hommes du GIGN qui assuraient la protection de l'ambassadeur français et des hommes du Service Action de la DGSE, sur l'activité desquelles aucune information n'est à ce jour disponible ou fiable. Les hommes du COS, du GIGN et du SA ont parfois cohabité, par exemple à Benghazi, où ils partageaient le même compound.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense


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mercredi 19 septembre 2012

Afghanistan : Audacieuse attaque des rebelles talibans dans le Helmland contre Camp Bastion

Le prince Harry, cible médiatique people des talibans...

Les talibans ont mené une attaque de grande ampleur contre la base dans laquelle est stationné le prince Harry, tuant deux marines américains, selon eux, pour protester contre le film américain anti-islam qui a embrasé plusieurs pays musulmans.

Six avions de combat américains ont été détruits et deux ont été endommagés "de façon significative" lors de cette attaque des talibans, a annoncé dimanche la force de l'Otan (Isaf).

Les dégâts contre le camp Bastion, dans la province du Helmand, sont encore plus importants qu'on le pensait, trois postes de ravitaillement ayant également été détruits et six hangars d'avions ayant été atteints, selon un communiqué.

L'assaut à l'arme légère et à l'aide d'obus et/ou de roquettes contre le camp Bastion a été très violent et long, selon plusieurs sources sécuritaires. 

D'après le major Adam Wojack, porte-parole de l'armée américaine, les combats ont commencé à 22H15 (locale, 17H45 GMT) vendredi pour s'achever samedi matin. Selon Sayed Malook, le chef de l'armée afghane dans le sud, les derniers coups de feu ont été tirés vers 2H30 - 3H00 (22H00 - 22H30).

"Tout autour de la base, il y a un grand champ de blé, dans lequel ils se sont cachés. Puis un kamikaze à pied s'est fait exploser contre un mur de la base, ouvrant une brèche, par laquelle 16 autres combattants sont entrés dans la base", a raconté le haut gradé afghan. Dix-huit insurgés ont été tués - dont un qui a fait exploser une veste - et un autre a été blessé et capturé, a observé le major Wojack. Le blessé est soigné dans un service médical de l'Isaf, selon un communiqué de l'Isaf, la force armée de l'Otan en Afghanistan.

Tous portaient des vêtements de camouflage, sans que ce porte-parole ne puisse confirmer s'il s'agissait ou non d'uniformes de l'armée afghane

Les dégâts matériels subis par la coalition sont lourds. "De multiples aéronefs et structures ont été endommagés", a reconnu l'Isaf dans son communiqué. "Les insurgés, qui ont organisé cette attaque, n'ont à aucun moment été à proximité du capitaine Wales (prince Harry), qui était aux abris avec d'autres membres de l'armée britannique et de l'Isaf", a fait savoir le ministère britannique de la Défense dans un communiqué samedi.

Deux soldats américains ont été tués dans l'assaut, a annoncé à Washington un responsable américain de la défense, sous couvert d'anonymat. "Au moins cinq hommes", dont la nationalité n'a pas été précisée, ont également été blessés côté Isaf, selon le sergent Barko Jr.

Qari Yusuf Ahmadi, un porte-parole taliban, a affirmé que l'attaque avait été menée "en revanche contre le film insultant des Américains". "Innocence of muslim" (L'innocence des musulmans), un long-métrage caricatural à très faible budget et d'un intérêt médiocre, a embrasé la rue en Libye, en Egypte, au Yémen et au Soudan. Mais dans le Helmand vendredi, "l'objectif n'était pas le prince Harry", a poursuivi M. Ahmadi.

Le fait que les insurgés ont choisi le camp Bastion, où se trouve le prince Harry, ne peut pourtant pas être qu'une coïncidence.

Au fait du fonctionnement des médias, les rebelles savaient qu'un assaut contre cette base, impossible à conquérir en combat frontal, leur apporterait une importante couverture médiatique internationale, du fait de la présence du troisième héritier dans l'ordre de succession au trône britannique. Les talibans afghans avaient en outre affirmé lundi être déterminés à "tuer", "pas à enlever" le prince Harry, pilote d'hélicoptère de combat dans l'armée britannique, et avoir mis sur pied un "plan très important" pour arriver à leurs fins.

Le prince Harry, 28 ans aujourd'hui, est arrivé la semaine dernière à Camp Bastion, dans le Helmand pour une mission temporaire de quatre mois comme pilote d'hélicoptère Apache, selon l'armée britannique. 

Le Helmand est la province la plus instable du pays. D'après le site icasualties.org, 893 des 3.177 soldats morts en Afghanistan depuis la fin 2001 y ont péri. La majorité des troupes de l'Otan qui y sont stationnées sont américaines et britanniques. 

Samedi, un membre supposé de la police locale afghane a abattu deux militaires britanniques, dans le Helmand, avant d'être tué à son tour. "Les soldats ont été abattus et tués par un homme portant l'uniforme de la police afghane locale à un point de contrôle au sud du district de Nahr-e Saraj, dans la province du Helmand", a indiqué le ministère britannique de la Défense dans un communiqué précisant que les deux soldats britanniques appartenaient au 3e bataillon du régiment Yorkshire.

Les "tirs de l'intérieur", dont un quart sont le fait de talibans infiltrés, selon l'Isaf, font des ravages au sein des forces afghanes et étrangères car ils plombent la confiance entre les alliés.

Ces incidents sont particulièrement graves alors que la grande majorité des 112.600 soldats étrangers encore présents en Afghanistan rentreront chez eux d'ici à la fin 2014. La police et l'armée afghanes, à un moment crucial de leur formation, auront alors la charge de la sécurité de leur pays.

Source: icasualties.org 

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samedi 1 septembre 2012

Syrie : Tartarin de Tarascon s'en ira-t-il en guerre contre Bachar el-Assad ?

Tartarin de Tarascon s'en va en guerre contre la Syrie ?

En dehors de l'inénarrable Bernard Henri Lévy qui se rêve en André Malraux pendant la guerre d'Espagne, Je ne connais pas les conseillers des hommes politiques, qu'ils soient de droite ou de gauche, qui inspirent l'action de ces derniers vis-à-vis de la Syrie.

Il est possible -et même probable - qu'ils détiennent des informations recoupées qui ne sont pas accessibles aux citoyens moyens que nous sommes. Peut-être sont-ce ces renseignements qui provoquent les réactions de notre élite politique vis-à-vis de la crise syrienne. Mais alors, qu'ils en fassent état de manière à mieux faire comprendre leur attitude. Car en effet, pour le moment, les seules raisons avancées sont la «protection des populations» contre le pouvoir de Damas.

Une première question se pose : quelles populations ? Les sunnites, les Alaouites, les chrétiens, les Kurdes ?

Nous avons aujourd'hui affaire à une guerre civile et tout le monde sait que ce type de conflit a toujours été à l'origine d'atrocités commises par les deux camps. L'ONU vient de reconnaître que les forces étatiques étaient responsables de crimes contre l'humanité ET que l'opposition armée l'était de crimes de guerre.

Cette disproportion tient vraisemblablement au fait que les forces gouvernementales, en particulier les sinistres milices shabiha, sont détentrices des moyens de la violence d'Etat, lesquels sont actuellement supérieurs à ceux des insurgés. Par contre, une fois que ces derniers seront parvenus au pouvoir, il est probable que nous assisterons « stupéfaits » à de véritables massacres de membres de minorités ethniques ou religieuses. C'est d'ailleurs cette perspective qui pousse les Alaouites à se battre férocement car ils ont le dos au mur, sachant que pour eux, ce sera la valise ou le cercueil.

Si c'est toujours le principe humanitaire qui guide nos politiques, il est légitime de se poser une seconde question: pourquoi se limiter à la Syrie ? Il existe malheureusement de par le monde une multitude d'Etats où les populations civiles sont opprimées et menacées : les chrétiens au Nigeria, les hindouistes au Pakistan, les personnes réduites à une situation qui peut s'apparenter à de l'esclavage dans de nombreux pays moyen-orientaux, les civils pris entre les forces de sécurité et les narcotrafiquants au Mexique, etc.

Si l'on rêve d'établir par la force des démocraties à l'occidentale à l'étranger, la majeure partie des Etats (et pas des moindres) pourrait être visée.

Si enfin il s'agit d'une guerre par procuration - comme l'a affirmé le secrétaire général de l'ONU - destinée à affaiblir le grand allié de la Syrie, l'Iran, afin que cet Etat renonce à ses ambitions militaires dans le domaine nucléaire, l'auteur peut comprendre que cela ne soit pas étalé sur la place publique. Toutefois, ce machiavélisme n'est théoriquement pas une méthode employée par les « gentils » Européens.

Quant à faire plier la Russie et la Chine, est-ce que le fait de les avoir ridiculisé en Libye n'a pas servi de leçon ? Ce sont deux grandes puissances à l'ego très susceptible qui peuvent rivaliser avec les Etats-Unis sur beaucoup de plans et qui laissent loin derrière la « vieille Europe » acariâtre et donneuse de leçons. Les deux capitales, Moscou et Pékin, se sentent humiliées et ne sont pas prêtes à oublier le camouflet qu'elles ont subi. Il est fort probable qu'elles vont nous le faire payer, et leur soutien au régime de Damas n'est qu'un début.

En ce qui concerne la France, l'attitude actuelle de l'opposition serait risible si elle n'était pas tragique. Jouer avec la vie des gens pour tenter de retrouver un semblant d'existence sur la scène politique nationale est tout simplement impardonnable. D'autant que l'ancien président a conduit en Libye, en 2011, une politique étrangère pour le moins contestable.

En effet, ce beau succès que fut l'opération militaire de l'OTAN, pilotée depuis Paris et Londres avec le soutien indispensable de Washington - sans qui, rien ne pouvait se faire car les moyens miliaires européens sont plus qu'insuffisants -, a amené la déstabilisation durable de la Libye et du Sahel. C'est à se demander si l'attitude de notre ex-président n'est pas liée à la perte de face que lui ont fait subir Kadhafi puis Bachar el-Assad. Il les a traité avec tous les honneurs à Paris, espérant une ouverture démocratique de leur part, avant de déchanter rapidement.

La politique étrangère mérite de la mesure, de la réflexion et une certaine cohésion nationale. Les dernières déclarations de l'ex-président de la République et de celui qui fut son Premier ministre[2] ne répondent en rien à ces règles. Que leur ont soufflé leurs conseillers ?

Quant à la presse, elle ne fait guère mieux, en ne vérifiant pas ses sources ou en envoyant des reporters de guerre dont le but n'est pas d'informer mais de faire leur autopromotion sur des fonds de scènes de guerre. Le prix Albert Londres est au bout du chemin...

Je n'ai pas de conseil à donner au nouveau gouvernement en dehors de celui de la prudence. Il conviendrait qu'il définisse exactement où se trouve l'intérêt de la France et des Français. En effet, l'auteur s'est souvent demandé si l'intérêt hexagonal était vraiment le moteur de l'action de ceux qui ont l'honneur de gouverner le pays. Le fait d'adopter une posture humanitaire vis-à-vis des réfugiés est une bonne chose, encore que, les moyens déployés - certes modestes - auraient pu être consacrés à d'autres causes tout aussi légitimes : les réfugiés maliens fuyant la sauvagerie islamique qui s'étend dans le nord du pays, les malheureux chrétiens du Nigeria, les réfugiés somaliens présents au Kenya, etc.

Les intérêts de la France, dont les caisses sont plus que vides, passent-ils par une prise de position « tartarinesque » sur la Syrie ? Le Sahel semble être beaucoup plus crucial pour le futur approvisionnement en uranium des centrales de nouvelle génération qu'Areva devrait construire pour le bien de l'économie française, afin que nos citoyens puissent encore se chauffer à l'électricité ou faire rouler les voitures propres que l'on nous promet[3] Mais, le nucléaire est aussi un sujet tabou à ne pas aborder car les écologistes veillent[4]...

Source : Alain Rodier
Ancien officier supérieur des services de renseignement français.
Directeur de recherche au Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R),
en charge du terrorisme et de la criminalité organisée.

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[2] Et pourtant, cet homme présentait toutes les caractéristiques de pondération dont la France a cruellement besoin. Cela semble prouver que la lutte pour le pouvoir passe par des méandres contre-nature que la morale et l'intérêt national ne justifient pas.
[3] Il faut bien les recharger, ces jolies petites voitures pleines de batteries si délicates à recycler en fin de vie...
[4] Traditionnellement pacifistes, ils ne semblent pas avoir beaucoup de choses à dire sur le sujet syrien.

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vendredi 24 août 2012

Syrie : Des soldats US pour contrôler les armes chimiques de Bachar el-Assad ?

Des soldats américains en Syrie pour protéger les armes chimiques de Bachar el-Assad ?

Non, ce n’est pas le dernier appel irréaliste de Bernard-Henri Lévy à une intervention militaire pour soutenir les rebelles syriens à Alep qui poussera les Etats-Unis à déployer des soldats en Syrie, mais les armes chimiques du régime de Bachar el-Assad.

En effet, selon l’agence de presse Reuters, qui s’appuient sur des déclarations faites sous le sceau de l’anonymat par des responsables américains et des diplomates, les Etats-Unis planchent sur un scénario catastrophe qui serait susceptible de mobiliser entre 50.000 et 60.000 hommes en Syrie.

Ainsi, dans le cas où le régime syrien s’effondrerait, les forces de sécurité qui le soutiennent seraient susceptibles de se “désagréger”, craint-on à Washington. D’où le problème de la protection des stocks d’armes chimiques, que Damas a accumulés au fil des ans, avec l’aide soviétique, puis iranienne, afin d’arriver à un relatif équilibre stratégique avec Israël.

Et comme la rébellion syrienne compte dans ses rangs des jihadistes et autres suppôts d’al-Qaïda, il n’est pas question de voir ces armes tomber entre leurs mains. Pas plus qu’il n’est envisageable qu’elles puissent revenir au Hezbollah libanais.

Du coup, comme il n’est pas question de bombarder les sites où sont stockées ces armes chimiques (et d’ailleurs, faudrait être certain qu’elles n’ont pas bougé depuis les troubles qui ont éclaté en Syrie, ou le cas échéant, de les trouver rapidement), l’idée est de déployer des troupes terrestres pour les récupérer avant d’autres.

Toujours d’après Reuters, cela demanderait donc d’envoyer au minimum 50.000 soldats, sans compter les effectifs nécessaires pour leur soutien. Et selon les sources qui se sont confiées auprès de l’agence de presse, les détails de cette éventuelle mission ne sont pas encore connus. Si ce n’est que les Etats-Unis devraient probablement y aller seuls, plusieurs pays européens ayant indiqué qu’ils “n’y participeraient sans doute pas”. Et encore faudrait-il avoir l’aval du Conseil de sécurité des Nations unies si une telle opération s’avérait nécessaire…

Si le Pentagone a refusé de faire le moindre commentaire à ce sujet, le porte-parole de la Maison Blanche n’a pas souhaité, lui non plus, évoquer d’éventuels “plans d’intervention spécifiques” mais il a déclaré que “compte tenu de l’escalade de la violence en Syrie et les attaques croissantes du régime contre le peuple syrien, nous restons très préoccupés par ces armes”.

“En plus de surveiller leurs stocks, nous consultons activement les pays voisins de la Syrie ainsi que nos alliés au sein de la communauté internationale pour souligner notre préoccupation commune au sujet de la sécurité de ces armes et l’obligation du gouvernement syrien de les sécuriser” a-t-il ajouté.

Source : Zone Militaire

NDLR FNCV :  A noter que les armes de destruction massive utilisant des agents chimiques sont classés en trois catégories :

  1. Les incapacitants, comme les gaz lacrymogènes
  2. Les neutralisants psychiques ou physiques
  3. Les agents létaux qui provoquent la mort, eux-mêmes classés en plusieurs groupes :
    vésicants, suffocants, asphyxiants et neurotoxiques.

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vendredi 20 juillet 2012

Afghanistan : Le meurtrier de 5 militaires français est condamné à mort


Le soldat afghan qui avait ouvert le feu sur des militaires français lors d’une séance de sport, le 20 janvier 2012, à Gwan, en Kapisa, a été condamné à mort par le tribunal militaire de la prison de Pul-i-Charki. La peine a été confirmée par le général Mohammad Zahir Azimi, porte-parole du ministère de la Défense à Kaboul.

Au cours de cette attaque, quatre militaires appartenant au 93e Régiment d’Artillerie de Montagne (a/c Fabien Willm, a/c Denis Estin et le b/c Baumela) et au 2e Régiment Etranger du Génie (s/c Svilen Siemonov) furent tués et quinze autres blessés, dont 8 grièvement. Malheureusement, l’un d’eux, le chef d’escadron Christophe Schnetterle n’a pas survécu à ses blessures, son décès ayant été annoncé, en mars dernier, par l’Hôpital d’instruction des armées (HIA) du Val-de-Grâce.

Rapidement arrêté après l’attaque, il est apparu que ce soldat renégat, un certain Abdul Sabor, âgé de 21 ans au moment des faits, avait déjà été porté déserteur avant de disparaître, vraisemblablement au Pakistan, et de s’engager à nouveau dans les rangs de l’armée nationale afghane. Après le drame, le ministre français de la Défense, qui était à l’époque Gérard Longuet, avait parlé de « taleb infiltré ».

Cette attaque a fait suite à celle au cours de laquelle l’adjudant-chef el-Gharrafi et le sergent Zingarelli furent tués par un soldat afghan lors de l’opération Hunting Spear, en Kapisa.

Depuis, les cas d’incidents – qualifiés de « Green on Blue » par l’Otan – où des personnels des forces de sécurité afghanes retournent leurs armes contre des militaires de la coalition internationale se sont multipliés. En mars 2012, ces attaques représentaient 18% des pertes de la coalition internationale en Afghanistan.

Source : Zone Militaire

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samedi 30 juin 2012

Afghanistan : 1.400 militaires français resteront après le retrait de 2012

Vers un retrait "partiel" d'Afghanistan, fin 2012...

« J’engagerai un retrait immédiat de nos troupes d’Afghanistan : il n’y aura plus de troupes françaises dans ce pays à la fin de l’année 2012″ promettait François Hollande dans ses «60 engagements pour la France» lorsqu’il était encore candidat.

Maintenant qu’il a été élu à l’Elysée, le président Hollande a effectivement engagé le «retrait immédiat» des troupes françaises d’Afghanistan. Enfin, celui des « forces combattantes ». Sans doute eût-il été plus à-propos de parler de fin de mission de combat afin d’éviter les malentendus car au final, il restera 1.400 militaires après 2012 pour assurer le rapatriement des matériels et des véhicules ainsi que pour continuer la formation des cadres de l’armée nationale afghane (ANA), comme il a été convenu lors du sommet de l’Otan à Chicago.

« D’ici fin 2012, les forces engagées dans le combat, principalement en Kapisa (est) et à Kandahar (sud), seront retirées, soit environ 2 000 hommes » a confirmé le 30 mai 2012, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors d’un point de presse. Pour rappel, environ 3.500 militaires (dont les gendarmes des Police Operational Mentoring Liaison Team – POMLT) sont actuellement engagés en Afghanistan.

« A compter du 1er janvier 2013, resteront des moyens logistiques qu’il faudra rapatrier dans les meilleurs délais, mais il faudra aussi assurer pendant cette phase de transition la protection des hommes » a expliqué Jean-Yves Le Drian, qui se rendra à nouveau en Afghanistan « début juillet ».

Quant aux modalités du rapatriement des matériels, le ministre de la Défense a indiqué qu’un « calendrier » sera proposé « à la fin du mois de juin » au président de la République mais il ne sera pas rendu public. Pour ce qui concerne les voies à emprunter pour sortir de l’Afghanistan, Jean-Yves Le Drian a fait savoir que des négociations vont être engagées «avec un certain nombre d’acteurs pour assurer les sorties» via les routes passant par le nord. « Mais ce départ se fera au cours des premiers mois de l’année 2013″ a-t-il précisé.

Les effectifs français iront en diminuant à mesure qu’il restera de moins en moins de matériels à rapatrier, ce qui pourrait prendre plusieurs mois. Par la suite, près de 400 hommes seront toujours engagés sur ce théâtre pour des missions de formation jusqu’à la fin 2014, date à laquelle la mission de l’Otan sera terminée. »Nous continuerons à exercer la responsabilité de l’hôpital de Kaboul et nous serons aussi présents sur l’aéroport de Kaboul » a ajouté Jean-Yves Le Drian.

Source : Zone Militaire

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samedi 9 juin 2012

Afghanistan : Mort de soldats français en Kapisa

Un hommage national sera rendu aux quatre soldats français, tués lors d'un attentat suicide

Hollande impose le silence aux armées en Afghanistan

La mort de quatre soldats français, ce matin à Nijrab, s'est produite dans des conditions malheureusement classiques. Une patrouille commune à l'armée française et à l'ANA (Armée nationale afghane), embarquée dans des véhicules blindés, s'est approchée d'une zone aux abords de l'agglomération où un "point de contact" était prévu avec la population. Il est probable que cette rencontre concernait des civils afghans en particulier, mais les premiers éléments de l'enquête n'ont pas permis à cette heure de le déterminer. C'est alors que cette rencontre commençait qu'un kamikaze, apparemment dissimulé sous une burka, s'est fait exploser à 6 h 40, heure de Paris. Quatre soldats français appartenant au 40e régiment d'artillerie de Suippes et au 1er groupement interarmées des actions civilo-militaires de Lyon ont trouvé la mort, ainsi que deux interprètes afghans [et non pas un seul, comme l'a affirmé à tort le président de la République à Tulle], ce qui porte le bilan de cette attaque à six tués, auxquels s'ajoute le kamikaze. Le porte-parole de la police dans la province de Kapisa, Ahmad Ahmadzaï, avait indiqué que six militaires français avaient péri. Cette erreur s'explique par le fait que les interprètes afghans sont très souvent porteurs de l'uniforme français. Les talibans ont rapidement revendiqué l'attaque par la voix de leur porte-parole, Zabiullah Mudjahid.

Cinq blessés français

On déplore de plus cinq blessés français. L'un de ceux-ci est très grièvement atteint, mais devrait survivre à ses blessures, selon le diagnostic établi à l'hôpital français de Kaboul. Un avion de la flotte gouvernementale française a pris l'air dans les heures suivant l'attentat pour aller chercher ce blessé à Kaboul et le ramener en urgence dans un hôpital militaire métropolitain.

L'opération médiatique engagée autour de ces premières pertes militaires du quinquennat de François Hollande par les différentes parties prenantes de l'exécutif français ne manque pas d'intérêt. Tout d'abord, ce sont les autorités de l'Otan et la police afghane qui ont annoncé le décès des quatre soldats, avant que l'Élysée ne diffuse, à 10 h 58, le communiqué habituel en de telles circonstances, vraisemblablement rédigé par l'état-major particulier du président de la République. La Dicod (Direction de l'information et de la communication de la défense) a diffusé un simple communiqué de confirmation à 11 h 10, totalement inutile puisqu'il n'apportait aucune information complémentaire à celui de l'Élysée.


Hommage national

Puis le président de la République s'est exprimé en direct vers 15 h 15 à Tulle, où il était en déplacement, et a donné divers éléments de cadrage politique. Il a confirmé le calendrier de retrait déjà annoncé à maintes reprises et a estimé qu'il serait "achevé à la fin de l'année 2012". La réalité est un peu différente puisque les effectifs actuels de 3 500 hommes seront ramenés à 1 500 à la fin de 2012, le retrait complet des troupes n'étant pas effectif avant juillet 2013. François Hollande n'a pas dissimulé les risques de cette opération : "D'ici là, tout doit être fait pour que nos troupes remplissent leurs obligations, mais avec le niveau de sécurité le plus élevé et avec la plus grande vigilance pour la vie de leurs soldats. J'en prends ici l'engagement et je serai le garant de cette opération." Il a également eu un mot pour les soldats français présents sur le sol afghan : "Je salue leur dévouement et leur courage. Je sais la force de caractère des troupes françaises en Afghanistan. J'adresse aux familles le message de solidarité et de réconfort du peuple français." Il a aussi annoncé un "hommage national aux victimes", dont le lieu et la forme devraient être connus rapidement.

Silence dans les rangs

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est pour sa part rentré d'urgence à Paris dans l'après-midi de samedi, afin d'être prêt à partir dimanche pour l'Afghanistan, à la demande du président de la République, en compagnie du chef d'état-major des armées, l'amiral Édouard Guillaud. Le ministre se prépare notamment cet après-midi à une intervention télévisée au journal de 20 heures de TF1. De leur côté, les militaires français n'avaient toujours pas communiqué en fin d'après-midi sur cette attaque. De manière ahurissante, "le fil défense" accessible sur le site web du ministère était toujours muet à 18 h 15 sur les évènements survenus près de 20 heures plus tôt, et l'état-major des armées demeurait aux abonnés absents. L'explication nous a été fournie par Sacha Mandel, communiquant du cabinet Euro RSCG recruté au cabinet du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Toute communication des militaires est proscrite, nous a-t-il expliqué, tant que le ministre ne se sera pas exprimé samedi soir au journal télévisé.

Le Drian devait accorder une seconde exclusivité, cette fois à un organe de presse écrite, qu'on imagine être un quotidien dominical. La procédure est étonnante et la volonté d'interdire aux militaires de s'exprimer rapidement sur la mort de leurs camarades est inédite dans l'histoire récente. En d'autres circonstances, d'une gravité comparable, l'état-major des armées avait toujours pu s'exprimer dans son domaine, celui des opérations et de l'accompagnement "professionnel" des traumatismes des armées, le politique se réservant les explications... politiques. Il est même arrivé que le ministre de la Défense organise dans l'urgence un point de presse commun avec le chef d'état-major des armées. Mais cette option n'a pas été retenue, "faute de temps", explique Sacha Mandel. Vraiment ?

Source : Lepoint.fr - Jean Guisnel

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vendredi 8 juin 2012

Afghanistan : Les opérations se poursuivent... retrait ou pas !

Les missions de combat se poursuivent en Afghanistan pour les soldats français

Alors que la décision de mettre un terme à leur mission de combat d’ici la fin de l’année 2012 a été prise par le président Hollande, les militaires français engagés en Afghanistan n’en ont pas pour autant fini avec les opérations sur le terrain.

Ainsi, du 25 mai au 1er juin, nous apprend l’Etat-major des armées, 300 militaires français du Battle Group Acier, principalement armé par le 16e Bataillon de Chasseurs, ont appuyé 700 soldats afghans issus de 5 bataillons (kandak) à l’occasion de l’opération Hunting Spear 7, laquelle vise à sécuriser les vallées de Tagab et d’Alasay, dans la province de Kapisa.

Cette mission a véritablement commencé avec l’infiltration des troupes françaises sur les hauteurs de la vallée de Tagab, afin d’appuyer leurs homologues afghanes. Ces dernières, déployées dès la fin de la nuit pour reconnaître les axes du secteur, ont été prises à partie par des éléments insurgés.

La vigueur de cet accrochage a demandé l’intervention d’un appui aérien, fourni par les hélicoptères Tigre français et les avions de la coalition, ainsi que le soutien de la police afghane, tant nationale (ANP) que locale.

Par la suite, les soldats afghans ont pu commencer la construction de postes de contrôle situés à des endroits stratégiques de la vallée de Tagab afin de pouvoir surveiller les axes de circulation.

Cela étant, et comme le retour du printemps est synonyme d’une activité rebelle plus intense, les troupes afghanes ont régulièrement été accrochées. Motifs de satisfaction : les unités de l’ANA ont été mesure de loger les positions insurgées, d’y guider leurs propres appuis-mortier, de désigner les cibles à atteindre aux appareils de la coalition et de coordonner leurs actions avec la police afghane.

Au final, 3 soldats afghans ont été tués au cours de cette opération, qui a permis la réalisation des objectifs qui étaient préalablement fixés, à savoir la construction de 3 postes de contrôle. De leur côté, les insurgés ont laissé sur le terrain une quinzaine d’hommes. Et deux d’entre eux ont été fait prisonniers, dont un chef.

Source : Zone Militaire

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samedi 2 juin 2012

Afghanistan : Le numéro 2 d'Al Qaïda tué par une frappe de l'OTAN

La Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), déployée en Afghanistan sous le commandement de l’Otan, a annoncé, ce 29 mai 2012, avoir tué Sakhr al-Taifi, alias «Mushtaq and Nasim », un ressortissant saoudien membre d’al-Qaïda.

Qualifié de « deuxième plus haut responsable d’al-Qaida en Afghanistan » par l’ISAF, il commandait des « insurgés étrangers» et «dirigeait des attaques contre la coalition et les forces afghanes».

Profitant de la porosité de la frontière, il « voyageait régulièrement entre l’Afghanistan et le Pakistan » en transportant des « armes » et des « équipements ». « Après avoir identifié avec certitude Sakhr al-Taifi et un autre terroriste d’al-Qaida, et s’être assuré qu’aucun civil n’était à proximité », a expliqué l’ISAF, une « frappe précise » a été effectuée dans la province de Kunar (est).

Profitant du retrait des forces américaines en 2010, le mot d’ordre étant à l’époque de se concentrer sur le pays utile et les zones peuplées, cette région afghane passe pour être un sanctuaire d’al-Qaïda. Au cours de ces dernières années, plusieurs militants de l’organisation créée par Oussama Ben Laden y ont d’ailleurs été neutralisés.

Le nombre de combattants d’al-Qaïda en Afghanistan est estimé entre 50 et 100. D’origine saoudienne, irakienne, maghrébine, voire même occidentale, ces derniers forment une unité appelé Lashkar al-Zil (l’armée de l’ombre).

Par ailleurs, les drones américains ont également frappé au Pakistan, malgré les demandes d’Islamabad de mettre un terme à ce type de raid. Il semblerait qu’al-Qaïda ait été là aussi pris pour cible étant donné que le secteur où les opérations ont été menées est connu pour abriter des militants arabes et ouzbeks. Au total, 8 activistes ont été tués lors de deux attaques dans la région du Nord-Waziristan, plus précisément dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres autour de Miranshah. 

Source : Zone Militaire

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