FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 29 juin 2011

Le CEMA dénonce la fragilité du lien Armée-Nation

Le chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Guillaud, a prononcé, le 20 mai 2011, une allocation riche et dense à l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN).

En premier lieu, l’amiral Edouard Guillaud a identifié cinq tendances qui caractérisent les évolutions géo-stratégiques en cours : « la pertinence de l’idée de surprise stratégique », illustrée par les révolutions arabes, la confirmation de l’arc de crise allant du Maghreb au sous-continent indien, défini par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (LBSDN), le « piétinement d’une Europe cacophonique ou aphone (…) incapable de se concevoir en puissance globale sur la scène internationale », l’intention des Etats-Unis de laisser aux Européens le soin de répondre aux crises dans leur zone d’influence régionale en s’appuyant sur la structure de l’OTAN, et l’affirmation des pays émergents (les BRIC).

Les guerres sont devenues des guerres d'usure

Face à cette situation, le CEMA a tiré plusieurs leçons pour l’armée française, qui a été très sollicitée au cours de ces derniers mois, avec les interventions en Libye et en Côte d’Ivoire, sa présence en Afghanistan et au Liban, sans oublier son engagement au Sahel où des otages français sont retenus par al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Ainsi, l’amiral Guillaud a mis en avant que l’outil militaire français est à la fois « complet et cohérent », ce qui est indispensable pour « porter une volonté politique » dans le monde. Seconde leçon : la qualité et la crédibilité des forces françaises, qui a permis à ces dernières de « répondre à toutes les sollicitations de notre pouvoir politique, dans l’urgence et avec succès ». Enfin partant du constat que « les guerres d’aujourd’hui sont des guerres lentes et longues, des guerres d’usure, des guerres qui durent », il est nécessaire, selon lui, de « savoir durer ».

Cet outil militaire est favorisé, d’après le CEMA, par trois facteurs : la pertinence d’une chaîne décisionnelle courte, qui serait une « caractéristique française », un format d’armée « presque en cohérence » avec ses contrats opérationnels, et la qualité de ses personnels, « professionnels, formés, entraînés » et « animée par des forces morales qui font toute sa résilience », faites de loyauté, d’honneur, de générosité, de sens du service et du bien commun ». Sur ce dernier point, l’amiral Guillaud estime que ces valeurs sont un « savoir-être, un savoir donner et un savoir servir dans nos armées », ce qui ne va pas toujours forcément de soi à notre époque.

Les réformes actuelles fragilisent nos armées

Cela étant, ce constat favorable repose sur un équilibre précaire. Sans langue de bois, le CEMA a ainsi estimé que les armées françaises sont « fragilisées » par les réformes en cours (RGPP, conclusions du LBDSN) alors que les conséquences de la crise économique et financière de 2008 continuent à peser et rendent le contexte budgétaire compliqué.

L’amiral Guillaud a souligné l’importance de ces réformes, qu’il a même qualifiées de "transformations", qui remettent en cause les « structures », les « organisations », les «procédures » et les « modes traditionnels de fonctionnement ».

Quant à l’équation budgétaire, le CEMA a affirmé que « les contraintes financières » actuelles, qui « grèvent notre endurance opérationnelle » sont susceptibles de « remettre en cause notre régénération, c’est à dire notre aptitude à assumer les missions qui nous sont confiées ».

Toujours selon l’amiral Guillaud, il y aurait même urgence. « Aujourd’hui, en tirant sur les cordes de la préparation opérationnelle et de la formation, nous touchons aux équilibres de notre outil » a-t-il expliqué.

L'ignorance de la chose militaire augmente...

Ces propos ne sont pas innocents alors que se profilent les prochaines échéances électorales. Et il est à craindre que les questions de défense, qui font partie des prérogatives régaliennes de l’Etat, ne soient pas abordées lors des débats qui opposeront les différents camps politiques.

Aussi, le CEMA a indiqué souhaité « que la Défense soit un sujet ». « Notre avenir et notre sécurité l’exigent » a-t-il lancé. Mais pour qu’il le devienne, encore faudrait-il que les électeurs lambda soient intéressés par ces questions. Et c’est une autre fragilité soulignée par l’amiral Guillaud, qui estime que la distance entre l’armée et le monde civil «semble s’accroître». Et l’officier de déplorer « l’ignorance grandissante de la chose militaire, notamment chez les élites de notre pays ».

Source : Zone Militaire

* * *

lundi 27 juin 2011

Libye : Les hélicoptères français Tigre et Gazelle de l'ALAT

Selon le dernier point de situation de l’Etat-major des armées concernant l’opération Harmattan, en Libye, le dispositif militaire français a assuré 20% des sorties de l’OTAN et 30% des attaques au sol, tandis que l’activité des avions de l’armée de l’Air et de la Marine nationale a été moindre par rapport aux semaines passées, avec 196 missions.

Les hélicoptères de l'ALAT en Libye

En fait, la différence a été compensée par l’engagement du groupement aéromobile de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT), essentiellement constitué par des hélicoptères Tigre et Gazelle, lesquels ont effectué 26 sorties à partir du 3 juin.

Ces derniers, qui sont mis en œuvre depuis le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Tonnerre, ont détruit au moins 26 véhicules militaires appartenant aux forces du colonel Kadhafi dans la région de Brega.

D’après l’amiral Philippe Coindreau, le commandant du Groupe aéronaval française (TF-473), les hélicoptères sont un complément aux avions de chasse étant donné qu’ils permettent « de voir bien mieux ce qui est caché » en offrant « une vue différente, horizontale ou oblique »

Cela étant, l’engagement de ces hélicoptères n’a pas empêché un nouveau bombardement de Misrata, le 8 juin 2011, par les forces loyalistes. Cette attaque, commise à la veille d’une réunion du groupe de contact à Abu Dhabi, a fait 10 morts parmi les rebelles.

Alors, pourquoi le groupement aéromobile et les Apache britanniques ne sont-ils pas intervenus à Misrata, alors qu’ils ont réalisé des frappes à Brega, où les forces loyalistes sont dans une posture défensive? La réponse a été donnée par l’amiral Coindreau. « Nous cherchons à recueillir le maximum de renseignements tactiques sur le théâtre pour engager nos hélicoptères de manière efficace et avec le maximum de sécurité. Il faut utiliser cet outil à bon escient et à coup sûr car nous sommes face à un adversaire dangereux » a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse, le 8 juin.

En volant à basse altitude, les hélicoptères s’exposent aux tirs d’armes légères et de missiles sol-air très courte portée. C’est ce qui est d’ailleurs arrivé aux appareils français, qui n’ont heureusement subi aucun dommage.

« Je constate tous les jours l’attrition des moyens des forces de Kadhafi », a affirmé l’amiral Coindreau, en soulignant que « la composante hélicoptères arrivée récemment apporte singulièrement une plus-value et une accélération dans ce domaine ».

Après le quasi anéantissement de l’aviation des forces du colonel Kadhafi, le potentiel militaire de ces dernières a été réduit de 50%, selon les précisions apportées par l’amiral américain James Stavridis, le commandant des forces de l’OTAN en Europe (SACEUR). Près d’un millier de blindés ont été neutralisés depuis le 19 mars, jour de lancement des opérations militaires visant à faire respecter la résolution 1973 des Nations unies par le régime du colonel Kadhafi. 

Source : Zone Militaire

* * *

vendredi 3 juin 2011

Libye : Les troupes de Kadhafi bombardent Misrata et Zentane

Les forces de Kadhafi continuent leurs bombardements sur Misrata et Zentane

Le 19 mai 2011, le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, avait déclaré, à Bratislava, que l’opération Unified Protector, dont l’action est bornée par la résolution 1973 des Nations unies, avait « sérieusement cassé la machine de guerre de Kadhafi ».

Seulement voilà, les forces loyalistes semblent avoir trouvé des ressources supplémentaires car, depuis quelques jours, elles pilonnent avec des obus de mortier et des roquettes Grad, la ville portuaire de Misrata, qui, contrôlée par les rebelles, est située à 200 km à l’est de Tripoli.

Selon ces derniers, les troupes du colonel Kadhafi sont bloquées sur une ligne de front située à 25 km de Misrata, les frappes de l’OTAN les empêchant de progresser plus avant.

Par ailleurs, le général canadien Charles Bouchard, qui commande l’opération Unified Protector, de l’OTAN, a accusé, le 27 mai, les troupes du colonel Kadhafi d’avoir miné les environs de Misrata, afin « d’empêcher la population de circuler ». L’officier a toutefois précisé que « ce n’est pas notre mission » de neutraliser ces mines antipersonnel. « Des personnes appropriées s’en chargeront » a-t-il indiqué, sans donner plus de détails.

Des combats ont également eu lieu à Dafinia, à 30 km plus à l’ouest. Un char libyen y aurait été détruit par les rebelles. Ces derniers sont par ailleurs mis en échec dans leur tentative de prendre Zliten, une ville de 200.000 habitants située à une cinquantaine de kilomètres de Misrata. Selon le Conseil national de transition (CNT), les insurgés y auraient subi de lourdes pertes.

Des bombardements intenses ont également été signalés à Zentane, à 150 km au sud-ouest de Tripoli, à près de la Tunisie. Selon le témoignage d’un docteur de l’ONG Médecins sans frontières (MSF), recueilli par l’agence Reuters, une centaine de roquettes ont été tirées, dans la nuit du 26 au 27 mai, sur cette localité tenue par les rebelles, située dans la région du djebel Nefoussa.

Cela étant, le colonel Kadhafi semble avoir perdu le soutien passif de Moscou. Jusqu’à présent, La Russie, qui s’était abstenue au moment du vote de la résolution 1973 au Conseil de sécurité de l’ONU, a signé la déclaration finale du dernier sommet du G8, à Deauville, laquelle demande son départ. « Le monde ne le considère plus comme le leader libyen » a déclaré Dmitri Medvedev, le président russe, qui a proposé une « médiation » et annoncé l’envoi d’un émissaire à Benghazi, le bastion des insurgés, dans l’est du pays.

Source: Zone Militaire

* * *

 

mardi 31 mai 2011

Libye : L'aviation française a envoyé par le fond une partie de la Marine de Kadhafi

La semaine passée, on apprenait que huit navires de la marine libyenne avaient été coulés à Tripoli et à Syrte par des avions de l’OTAN. Ces frappes vont permettre le déploiement, en toute sécurité, du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre, à bord duquel ont pris place des hélicoptères de combat de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT), ainsi que du navire britannique (en principe, le HMS Ocean) qui mettra en oeuvre 4 Apache et dont l’envoi dans la zone des opérations a finalement été décidé par le Premier ministre David Cameron lors du sommet du G8 à Deauville.

La Royal Air Force (RAF) n’a pas tardé à faire savoir que ses chasseurs bombardiers Tornado avaient participé aux raids ayant visé les navires du colonel Kadhafi, notamment à Al-Khums. Des images de l’opération avaient même été diffusées via le site Internet du ministère britannique de la Défense (MoD) dès le 20 mai.

Mais les appareils de la RAF n’ont pas été les seuls à s’attaquer à la marine libyenne. Selon le compte-rendu hebdomadaire de l’Etat-major des armées (EMA), l’aviation française a coulé « plusieurs navires », dont une frégate « Koni » ainsi que des patrouilleurs "Combattante" dans les ports de Tripoli et de Syrte.

Globalement, du 19 au 26 mai 2011, le nombre de sorties aériennes effectuées dans le cadre de l’opération Harmattan par les avions de l’armée de l’Air et de la Marine nationale a été sensiblement le même que les semaines précédentes.

Ainsi, 113 missions d’attaques au sol, impliquant des Mirage 2000D, Mirage 2000N, Mirage F1CR, Rafale Air, Rafale Marine et Super Etendard modernisés, ont été menées. Outre les navires libyens, une demi-douzaine de véhicules militaires, dont un char de combat, une station radar et une vingtaine de dépôts de munitions et de véhicules ont été détruits, notamment dans les régions de Brega et de Tripoli.

Par ailleurs, l’armée de l’Air a légèrement retouché son dispositif, en retirant trois Rafale et un Mirage F1CR de la base de Solenzara et en déployant deux Mirage 2000N supplémentaires à La Sude, en Crète.

* * *

mercredi 25 mai 2011

Libye : Des hélicoptères Gazelle et Tigre contre les forces de Kadhafi

Tigre et Gazelle embarquent sur le BPC Tonnerre

La semaine passée, le site Mer et Marine indiquait que des préparatifs étaient en cours, à Toulon, pour l’appareillage en « toute discrétion » du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre.

Toujours selon la même source, la destination était très probablement les côtes libyennes, en vue d’une participation du navire à l’opération Harmattan, qui est la contribution française aux missions de l’OTAN visant à faire respecter par le régime du colonel Kadhafi la résolution 1973 des Nations unies. Toutefois, l’Etat-major des armées (EMA), à Paris, n’a pas confirmé et a assuré qu’une intervention de troupes terrestres n’était « pas à l’ordre du jour » en Libye.

Etant donné que le BPC Tonnerre a été conçu pour mener des opérations amphibies, la question pouvait se poser. Mais ce navire est aussi un porte-hélicoptères et c’est pour cette capacité qu’il sera probablement à l’oeuvre prochainement.

En effet, selon Le Figaro, 12 hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) auraient pris place à bord du Tonnerre. Cela laisse augurer un engagement de ces appareils, vraisemblablement des Gazelle et des Tigre, qui auront à mener des frappes très précises sur les blindés utilisés par les forces loyales au colonel Kadhafi.

Au sujet de l’utilisation d’hélicoptères, le quotidien rappelle que l’EMA avait fait savoir, fin mars 2011 que la « mise en oeuvre de forces aéroterrestres ne pouvait s’envisager sans une présence au sol. Laquelle a été formellement exclue par tous les pays participant à l’opération ».

Par ailleurs, le Figaro confirme que les forces spéciales françaises sont déployées en Libye pour guider les frappes aériennes réalisées par les avions de la coalition. Si des informations au sujet de la présence en Libye des hommes du Special Air Service (SAS) britannique ont filtré dans la presse d’outre-Manche, cette question a été beaucoup plus discrète en France.

Le 18 avril dernier, le président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le député Axel Poniatowski, avait demandé l’envoi des forces spéciales françaises (en l’occurrence, le CPA 10 de l’armée de l’Air) pour désigner « les objectifs sur le terrain ». Le Premier ministre, François Fillon, avait exclu tout déploiement de troupes sur le territoire libyen. Pour le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, le guidage des avions de l’OTAN relevait du Conseil national de transition (CNT, rebelles). « Ils peuvent jouer ce rôle sans qu’il soit nécessaire de déployer des forces au sol » avat-il insisté.

Quoi qu’il en soit, cet engagement des hélicoptères de l’ALAT marquera sans doute un tournant dans la gestion du conflit. Pour le Figaro, Paris souhaite accélérer le mouvement et en finir avant la fin juillet 2011 pour plusieurs raisons : passé 4 mois d’intervention, le gouvernement sera tenu par la loi de soumettre la prolongation de la participation des troupes françaises à l’opération de l’OTAN au Parlement, les fortes chaleurs risquent de compliquer la donne sur le terrain pour les rebelles, comme le début du ramadan.

Source : Zone Militaire

* * *

vendredi 20 mai 2011

Afghanistan : Soldat francais du 2eme RIMA tué par une explosion - Cyril Louaisil

Le 58e militaire français décédé en Afghanistan !

Un soldat français [NDLR : Cyril Louaisil, 24 an] a été tué et quatre autres ont été blessés mercredi 18 mai 2011 dans une explosion dans le sud de la province de Kapisa, annonce jeudi le ministre de la Défense dans un communiqué.

 Il s'agit du 58ème militaire français mort en Afghanistan depuis le début du déploiement des forces françaises dans le cadre de la coalition internationale sous commandement de l'OTAN, en 2001.

Le militaire, un soldat de première classe qui appartenait au 2e régiment d'infanterie de marine (2e RIMa) du Mans, a été tué [Ndlr : par  « l'explosion accidentelle d'une munition»] alors que lui et plusieurs hommes du même régiment se préparaient à embarquer à bord d'un véhicule blindé, annonce Gérard Longuet dans un communiqué.

Les blessés ont été immédiatement pris en charge et évacués vers l'hôpital militaire de Kaboul. Leurs jours « ne sont pas en danger », a déclaré le ministre de la Défense. Il adresse ses condoléances à la famille et aux proches du soldat tué et ses pensées « aux blessés et à leurs compagnons d'armes.

Source : AFP

* * *

jeudi 19 mai 2011

Libye : Les pro-Kadhafi tentent d'isoler Misrata

Les forces de Kadhafi utilisent des canots chargés d'explosifs, comme IED des mers !

Les forces navales de l’OTAN ont découvert un mode opératoire nouveau mis au point par les troupes restées fidèles au colonel Kadhafi. L’on sait que ces dernières cherchent à isoler la ville de Misrata, sous le contrôle de la rébellion, en bloquant les routes d’accès, l’aéroport et le port.

Si la plate-forme aéronautique a été libérée par les rebelles, le port reste quant à lui la cible de tentatives d’attaques répétées, notamment au moyen de mines. Cette fois, selon l’OTAN, ce sont deux embarcations gonflables rigides (RHIB, rigid-hull inflatable boats) qui ont intrigué les marins de la coalition.

Les deux canots, vraisemblablement mis à l’eau dans les environs de Zlintan, se dirigeaient vers Misrata quand ils ont été repérés par les navires de l’opération Unified Protector, présents dans la zone.

Des hélicoptères ont alors tenter d’identifier les deux embarcations. L’un d’entre elles s’est arrêtée pendant que l’autre a pris la fuite à grande vitesse vers Zlintan. L’équipe de déminage envoyée sur place a ainsi découvert que le canot immobilisé contenait une grosse quantité d’explosifs, ainsi que deux mannequins à l’apparence humaine. Il a été par la suite été détruit par des tirs d’armes de petit calibre.

Pour l’OTAN, c’est la première fois que les forces loyales au colonel Kadhafi utilisent ce que l’on pourrait appeler un engin explosif improvisé naval pour menacer le trafic des navires humanitaires et commerciaux qui se rendent dans le port de Misrata.

Mais cette tactique aurait pu également être utilisée contre des bâtiments de l’OTAN. Pour mémoire, le destroyer américain USS Cole avait été victime d’un attentat suicide mené à l’aide d’une embarcation rapide chargée d’explosifs alors qu’il était au mouillage à Aden (Yémen), en octobre 2000.

Source : Zone Militaire

* * *

 


mardi 10 mai 2011

Libye : Qui commande l'armée des chabab ?

«Faire tomber Kadhafi» selon BHL...

Dans les colonnes du quotidien Le Monde du 19 avril 2011, le philosophe Bernard Henri-Lévy, qui a,par ailleurs, fait office de porte-parole de l’état-major des armées en annonçant avec avance l’envoi « d’officiers de liaison » français et italien à Benghazi, a voulu démontrer la «maturité» des insurgés libyens formant « l’armée des chabab » pour pour «faire tomber Kadhafi».

Ainsi, BHL a parlé de « souci tactique, voire stratégique » constaté parmi les rebelles, une «donnée nouvelle de cette guerre, et qui change tout». Seulement, un article du New York Times, publié le même jour, démontre au contraire le manque d’organisation de cette «armée des chabab», au point que l’on ne sait pas trop qui commande et qui fait quoi. Et sans unité de vues et d’une chaîne de commandement unifié, il est difficile d’imaginer qu’il y ait un quelconque « souci stratégique ».

En effet, le commandement militaire du Conseil national de transition libyen relève normalement du général Abdul Fattah Younès, qui était encore le ministre de l’Intérieur du colonel Kadhafi avant de rallier les insurgés le 19 février 2011. Sauf que, un autre général, Khalifa Hifter, revendique également cette fonction. Ce dernier a connu l’exil aux Etats-Unis pendant 25 ans, après l’aventure libyenne au Tchad.

Pour le général Hifter, son concurrent ne s’occupe que des fonctions logistiques et de soutien et, pour cette raison, il est son subordonné. C’est ce qu’il a affirmé dans un entretien la semaine dernière. Sauf que cette version a été contestée par un responsable du CNT, qui a assuré au New York Times que le général Younés est le supérieur hiérarchique de Hifter.

En attendant, c’est bel et bien le général Younis qui a demandé, le 28 avril à Bruxelles, la livraison « d’hélicoptères Apache », de missiles antichar et de «navires équipés de torpilles» tout en avertissant du risque que le colonel Kadhafi soit tenté d’utiliser des armes chimiques.

Cela étant, cette rivalité entre généraux montre l’existence de luttes intestines dans les rangs de l'armée des rebelles libyens et ce n’est pas fait pour améliorer son efficacité, d’autant que d’autres sont tentés de jouer leur propre partition, à l’instar de Fawzi Bukatef, un ingénieur de l’industrie du pétrole, qui a levé sa propre armée après avoir mis la main sur 400 fusils d’assaut Kalachnikov pour l’équiper.

Source : Zone Militaire

* * *

 


 

vendredi 6 mai 2011

Libye : Poursuite des opérations des Rafale de l'aviation française

Avions Rafale français et drones Predator américains dans le ciel de Libye

Le 20 avril 2010, alors qu’il recevait à l’Elysée Moustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition libyen, le président Sarkozy avait promis une intensification des frappes aériennes contre les forces du colonel Kadhafi dans le cadre des opérations menées en vertu de la résolution 1973 des Nations unies.

Seulement, du 21 au 28 avril, l’aviation française a réalisé moins de missions d’attaque au sol par rapport à la semaine passée. D’après l’Etat-major des armées (EMA), 96 sorties de ce type ont été effectuées contre 135 précédemment. Pour autant, un nombre quasiment identique de cibles ont été neutralisées, dont une dizaine de véhicules blindés dans les régions de Misrata et d’Adjabya, ainsi qu’un char à Tripoli et un dépôt de munitions dans la région de Syrte.

A noter que, dans le même temps, les drones Predator de l’armée américaine ont été autorisés à mener des frappes en Libye, de même que les avions italiens, qui, jusque-là, n’était autorisés qu’à faire respecter la zone d’exclusion aérienne.

Par ailleurs, le porte-parole de l’EMA, le colonel Thierry Burkhard a confirmé une information publiée par l’hebdomadaire Air & Cosmos selon laquelle l’armée de l’Air allait utiliser des bombes inertes, c’est à dire non explosives, de 300 kg pour les missions d’attaque au sol. Un Mirage 2000-D a ainsi détruit un blindé libyen le 26 avril dernier. Démentant tout rapport avec une éventuelle pénurie de munitions, l’officier a expliqué qu’il s’agissait «d’utiliser l’effet de l’impact tout en limitant le risque de dommages collatéraux».

Au total, les avions français ont réalisé 216 sorties, contre 255 la semaine passée. Dans le détail, 55 missions de reconnaissance ont été menées par des Rafale Air et Marine avec le pod Reco NG et des Mirage F1, pendant que les Mirage 2000-5 déployés avec les Mirage 2000D en Crète ont assuré 21 sorties de défense aérienne en coopération avec leurs homologues quataris. Les C135 FR et les Rafale Marine gréés en ravitailleurs ont effectué 32 missions de ravitaillement en vol et les E3F Awacs et l’E2C Hawkeye ont totalisé 12 sorties de contrôle aérien.

Pour ce qui concerne les opérations en Méditerranée, la Marine nationale a fait évoluer son dispositif autour du porte-avions Charles de Gaulle. La frégate Aconit a été ainsi remplacée par le Courbet et l’aviso Le Hénaf, qui devrait rejoindre initialement l’Océan Indien, a finalement intégré la Task Force 473.

Enfin, l’EMA a précisé les activités de la petite équipe de militaires français envoyée à Benghazi. « Ils assurent une mission de liaison qui peut les amener à conseiller le CNT sur des aspects techniques (logistique, organisation ou communication) ».

Source : Zone Militaire

* * *

mardi 3 mai 2011

Ben Laden mort : Al Qaida, Terrorisme, Afghanistan... Ce qui va changer...

Succès militaire pour les Américains et succès politique pour Obama...
Ben Laden est mort, mais pas le terrorisme, ni Al Qaida !

Que restera-t-il de l'organisation qu'avait créée l'homme le plus recherché du monde ?

C'est la question que tout un chacun se pose, après l'exécution d'Oussama Ben Laden par des commandos américains, intervenant au Pakistan. Une chose est sûre : pour les services de renseignement français, et pour les autres services occidentaux, la figure du Yéménite appartenait depuis longtemps déjà au passé. Ses imprécations n'ont en fait jamais fait illusion, la plupart des spécialistes considérant plus ce terroriste emblématique comme une "tête de gondole", une figure efficace pour médiatiser son organisation.

Mais s'il en a sans doute été le financier, après avoir été mis en avant par l'Arabie saoudite et la CIA dans la lutte contre l'Armée rouge en Afghanistan, Oussama Ben Laden n'a jamais été l'idéologue d'al-Qaida. Ce rôle, confirme-t-on de source proche du renseignement français, s'est trouvé bien davantage occupé par Ayman al-Zawahiri. Ce médecin égyptien aujourd'hui âgé de 60 ans fut l'un des hommes forts de la Gama'a al-Islamiyya égyptienne, un groupe fondé par les Frères musulmans, avant de rencontrer Oussama Ben Laden en Afghanistan, et de cofonder avec lui l'organisation ultra-sectaire al-Qaida. Sa tête demeure mise à prix pour 25 millions de dollars.

"Nuisance nulle depuis dix ans"

Paul Pillar, un ancien de la CIA qui a traité les affaires de terrorisme au Moyen-Orient et en Asie du Sud de 2000 à 2004, a déclaré au Washington Post que pour al-Qaida, les "principaux changements dans le contrôle opérationnel et la direction sont déjà intervenus", confirmant : "Depuis un bon moment, le rôle de Ben Laden était davantage un symbole idéologique que l'instigateur d'opérations. Mort ou vivant, ce rôle se poursuivra."

Autorité française sur les mondes arabes et musulmans et sur le terrorisme d'origine fondamentaliste, sans cesse consulté par les universités américaines, Alain Chouet a traité durant trente ans ces sujets à la DGSE, qu'il a quittée en 2002 après en avoir dirigé le service de renseignement et de sécurité. À ses yeux, l'organisation al-Qaida telle qu'elle existait en septembre 2001 lors de l'organisation des attentats contre les tours de New York et le Pentagone n'est plus qu'un lointain souvenir : "Cette mouvance est depuis longtemps éclatée, finie. Sa capacité de nuisance est quasi nulle depuis dix ans."

Des conséquences en Afghanistan

À ses yeux, les groupes qui s'en revendiquent, notamment au Yémen (Aqpa - al-Qaida dans la péninsule arabique) et dans le Sahel (Aqmi - al-Qaida au Maghreb islamique), sont en réalité des entités autonomes "qui ont leur propre logique et n'obéissent qu'à leurs propres chefs". Quant à la mort de Ben Laden, "elle est symboliquement importante. Il faut faire attention au cirque médiatique l'entourant dans le monde entier, car la valorisation du martyr pourrait bien susciter des vocations terroristes spontanées".

La mort du chef d'al-Qaida aura sans aucun doute des conséquences sur la guerre... en Afghanistan. Toute la question que doivent gérer à la fois le gouvernement honni d'Hamid Karzai et l'Otan, qui a dépêché plus de 130 000 hommes sur place, consiste à préparer l'inéluctable retour des talibans dans le jeu politique. Or, pour tout le monde, il faut lever l'hypothèque al-Qaida, de toute évidence protégée par des factions des services secrets pakistanais. De ce point de vue, la mort de Ben Laden arrive à point nommé, mais sa lecture ne se fera pas dans la journée. Bien des zones d'ombre restent à éclaircir, sur la conclusion tardive d'une chasse à l'homme sans précédent. 

Source : Lepoint.fr par Jean Guisnel

* * *

dimanche 1 mai 2011

Afghanistan : La grande évasion de 500 insurgés prisonniers à Kandahar

Les insurgés afghans jouent la grande évasion à Kandahar

Près de 500 détenus de la prison de Kandahar ont réussi à s’évader, dans la nuit du 24 au 25 avril 2011, grâce à un tunnel long de plus de 360 mètres, que les talibans ont affirmé avoir mis cinq mois pour le creuser de l’extérieur.

Ce n’est pas la première fois que la prison de Kandahar sert de scène à une évasion spectaculaire. En juin 2008, un millier de prisonniers, pour la plupart appartenant au mouvement taleb, s’étaient fait la belle au cours d’une audacieuse opération commando.

« Le tunnel a touché au but la nuit dernière. Les moudjahidines prisonniers ont été conduits à l’extérieur par cette voie, par trois détenus préalablement informés » ont précisé les talibans, par voie de communiqué. Toujours selon eux, des véhicules attendaient les évadés. En tout et pour tout, cette phase de l’opération aurait duré 4 heures.

Le gouverneur de la province s’est voulu rassurant en affirmant que certains fugitifs avaient déjà été repris et que de « vastes opérations de recherche ont été lancées à Kandahar et dans ses faubourgs ».

Etant donné que ce bastion taleb qu’est la province de Kandahar concentre les efforts de la coalition internationale sous commandement de l’OTAN (ISAF) depuis maintenant plusieurs mois, avec une série d’opérations majeures lancées l’an passé, cette évasion est un coup dur et un sérieux revers.

Et puis la question de savoir comment les insurgés ont pu creuser un tunnel long de plus de 300 mètres au nez et la barbe des militaires occidentaux déployés dans la province (Kandahar abrite l’une des plus importantes bases aériennes de l’OTAN dans le pays) et des soldats et policiers afghans.

De toute évidence, cela montre qu’il y a encore du chemin à faire pour que les forces de sécurité afghane soient en mesure d’assurer la sécurité sur l’ensemble de l’Afghanistan d’ici à 2014, date à laquelle l’OTAN doit leur passer le relais.

Source : Zone Militaire

* * *

samedi 30 avril 2011

Libye : L'efficacité de L'Armée de l'Air française et du Rafale

L'Armée de l'Air française et l'avion Rafale font preuve d'une grande efficacité en Libye

Le retrait américain des opérations militaires menées en Libye place les Européens dans une situation inédite et complexe. La chaîne de commandement de l’OTAN va, pour la première fois, fonctionner sans les Américains.

Ces derniers se sont ainsi effacés des structures otaniennes qu’ils commandent : à Mons, le SACEUR, l’amiral James Stavridis (très discret depuis le début de la crise), a laissé les commandes au DSACEUR, le général britannique Sir Richard Shirreff. A Naples, c’est l’amiral Samuel Locklear qui laisse le devant de la scène au général canadien Charles Bouchard, commandant en chef de l’opération “Unified Protector”.

Un contingent d’officiers français a d’ailleurs été transféré de Ramstein vers le sud de l’Italie pour renforcer la présence française sur place. A Poggio Renatico, c’est le général italien Mario Ottone qui est aux manettes. Enfin, à Izmir, le numéro deux, le général français Vincent Tesnière, est informellement à la tête du CC Air HQ, le général américain Ralph Jodice s’étant lui aussi “effacé”.

L’enjeu est d’importance : il s’agit ni plus ni moins de tester la capacité des Européens à utiliser les structures de l’alliance de manière autonome. Les Américains nous placent, de ce fait, face à nos responsabilités, mais aussi face à nos carences évidentes. La première d’entre-elles est que les Européens ne sont pas au complet, suite au refus allemand de participer aux opérations militaires.

Vient ensuite la question des moyens propres censés pallier le retrait des 40 aéronefs américains impliqués dans l’opération “Aube de l’Odyssée”. Mais comment remplacer les 25 avions de combats F-16 et F-15, ainsi que les 20 ravitailleurs mobilisés par l’USAF ?

Trouver ces moyens en Europe va être “très compliqué”, de l’avis d’observateurs avisés. La situation est particulièrement compliquée du fait que certains pays, comme la Suède et la Turquie, ont refusé de participer aux frappes au sol. Dans le domaine des drones, les moyens européens seraient nettement insuffisants, tant en termes de plates-formes disponibles qu’en termes de capacité de traitement des informations fournies par les drones que les Américains vont maintenir en opérations au-dessus de la Libye. La planification, le choix et le traitement des cibles (targeting) est un autre casse-tête pour les Européens, qui comptaient très largement sur les moyens américains.

Une «véritable promotion de l’armée de l’air»

Autre enseignement de ces premières semaines de conflit, la France est le seul pays européen à tenir son rang en termes de capacités, ce qui n’a échappé ni aux Américains ni aux partenaires européens. Certains avancent même que les opérations en Libye seraient une «véritable promotion de l’armée de l’air».

Le Rafale a ainsi démontré ses qualités, inégalées en Europe : souplesse et polyvalence (capacités à décoller tant de Saint-Dizier que de Solenzara ou du porte-avions), réelles capacités multirôles (vaste éventail d’armes, excellence dans les missions air-air comme air-sol). Sur ce point, la comparaison avec les capacités des Britanniques ne plaide pas en faveur de ces derniers. Les opérations auraient ainsi mis en évidence l’état très préoccupant des forces aériennes britanniques, avec un différentiel de 1 à 3 par rapport aux capacités françaises, tant en termes de moyens mobilisables qu’en termes de capacités à opérer de manière autonome.

Paris devra, cependant, rapidement envisager le renouvellement partiel de sa flotte d' avions ravitailleurs, véritable colonne vertébrale du dispositif aérien français. La principale question pour la France consiste désormais à déterminer comment capitaliser ce succès dans un contexte d’une défense européenne qui semble encore un horizon lointain... 

Source : TTU On Line - Crédit photo: MinDef

* * *

vendredi 22 avril 2011

Libye : Des officiers de liaison français à Benghazi

Le philosophe Bernard-Henri Levy, BHL,  l’avait annoncé dans les colonnes du Monde.

Le gouvernement vient de le confirmer : des officiers de liaison seront affectés auprès du Conseil national de transition libyen à Benghazi.

« Il y aura un petit nombre d’officiers de liaison auprès du CNT afin d’organiser la protection de la population civile » a en effet annoncé, ce 20 avril 2011, François Baroin, le ministre du budget, également porte-parole du gouvernement.

Effectif de quelques "unités"...

Quant à la question de savoir combien de militaires français figureront parmis ces officiers qui vont assurer la liaison entre les pays de la coalition internationale et les rebelles libyens, François Baroin a répondu « quelques unités », en précisant que leur nombre ne serait pas à « deux chiffres ».

Par ailleurs, Paris a de nouveau rappelé son opposition à engager des troupes au sol. Interrogé à ce sujet, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a de nouveau affirmé que cela n’entrait pas dans le cadre de la résolution 1973 des Nations unies mais que c’est «un vrai sujet qui mérite une réflexion internationale».

A Misrata, une ville située à l’est de Tripoli et tenue par les rebelles, l’OTAN a reconnu, le 18 avril 2011, y rencontrer des difficultés. « Dans le cadre du mandat actuel, et compte tenu de la manière dont nous procédons ou sommes autorisés à procéder, l’usage de la force aérienne pour protéger les civils libyens au sol a bien entendu des limites » a ainsi déclaré le général Mark van Uhm, du quartier général de l’OTAN, à Mons (Belgique).

Au nom des "principes humanitaires et islamiques"...

La présence de forces terrestres à Misrata, est réclamée par les insurgés de la ville. « S’ils ne viennent pas, nous allons mourir » a affirmé Nouri Abdallah Abdoullati, l’un de leurs responsables.

Ce dernier a d’ailleurs tenu des propos assez surprenants. « Nous n’avons accepté (jusqu’à présent) la présence d’aucun soldat étranger dans notre pays, mais désormais, nous sommes confrontés aux crimes de Kadhafi* et nous demandons sur la base de principes humanitaires et islamiques que quelqu’un vienne et fasse cesser cette tuerie » a-t-il dit. Et d’expliquer que le Coran indique que si des musulmans ne peuvent pas se porter au secours, il est « acceptable d’être aidé par des chrétiens ».

Source : Zone Militaire

NDLR : Les troupes de Kadhafi utiliseraient notamment des bombes à sous munitions.Les bombes à fragmentation, très meurtrières pour les civils sont interdites. L'ONU condamne l'utilisation de ces bombes et roquettes en Libye.

* * *

Libye : Axel Poniatowski propose d'engager les Forces Spéciales contre les forces de Kadhafi

Faut-il envoyer les forces spéciales en Libye ?

Président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le député Axel Poniatowski (UMP) estime que l’opération militaire actuellement menée en Libye et décidée après l’adoption de la résolution 1973 des Nations unies, «présente toutes les caractéristiques d’un enlisement» et que l’usage exclusif de la puissance aérienne « montre ses limites face à des cibles mobiles et indiscernables du fait de l’imbrication des forces loyalistes et des forces insurgées».

D’où son constat : « Sans information terrestre, l’aviation de la coalition évolue en aveugle et multiplie les risques de bavures ». Aussi, pour y remédier, le député du Val d’Oise propose l’envoi de « forces spéciales » afin de désigner « des objectifs sur le terrain ».

Le mois dernier, un article du quotidien The Daily Mail indiquait que des hommes du Special Air Service (SAS), une unité des forces spéciales britanniques, étaient déjà en Libye pour guider les frappes des avions de la coalition. En France, cette mission d’observation et de destruction de sites par l’arme aérienne (ODESSAA) revient notamment au Commando parachutiste de l’Air (CPA) 10. Et rien ne dit qu’ils n’aient pas été déployés comme leurs homologues d’outre-Manche…

Quoi qu’il en soit, le député Poniatowski explique sa position par une interprétation large de la résolution 1973 de l'ONU, laquelle exclut une occupation terrestre. Selon lui, le déploiement de forces spéciales ferait partie des mesures nécessaires à prendre pour la protection des civils.

« Il est donc tout à fait dans l’esprit de cette résolution que l’Otan envoie au sol, non pas des troupes combattantes, mais des forces spéciales dont la seule mission est d’identifier les coordonnées des objectifs » a-t-il fait valoir. Cette argumentation est sensiblement la même que celle donnée par un responsable du ministère britannique de la Défense au Daily Mail.

« Ce qui est exclu (nldr, de la résolution 1973) ? Une invasion. Ce qui n’est pas exclu ? Tout le reste » avait-il affirmé.  

Source : Zone Militaire

* * *

mardi 19 avril 2011

Afghanistan : Gérard Longuet était-il visé par l'attaque-suicide des insurgés de Kaboul ?

Attaque suicide contre le ministère de la Défense afghan

Le ministère afghan de la Défense a été attaqué par plusieurs hommes portant l’uniforme de l’armée nationale afghane, le matin du 18 avril 2011. Un kamikaze figurait parmi les assaillants.

De source militaire, trois insurgés ont été abattus au cours de cet assaut, dont le kamikaze, qui n’a pas eu le temps de déclencher la ceinture d’explosifs qu’il portait sur lui. Deux soldats afghans auraient été également tués.

Actuellement en Afghanistan où il doit rendre visite aux troupes françaises déployés dans le pays, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, était visé par les insurgés. C’est du moins ce qu’a affirmé, selon l’Agence France Presse, Zabihullah Mujahid, un porte-parole du mouvement taleb.

Le ministre français devait rencontrer, au cours de la journée, plusieurs responsables afghans, dont son homologue, le général Abdul Rahim Wardak. « La raison derrière cette attaque est l’invasion de l’Afghanistan par l’armée française » a indiqué le Zabihullah Mujahid.

Selon le porte-parole de l’armée française à Kaboul, le lieutenant-colonel Eric de la Presle, Gérard Longuet « n’était pas au ministère de la Défense au moment de l’attaque ».

Cette action fait suite à une série d’attaques menées par les insurgés le week-end dernier. Le 16 avril, 8 soldats de l’Otan ont ainsi perdu la vie, dont 5 lors d’un attentat suicide commis contre une base de l’armée afghane, près de Jalalabad. Trois autres ont été tués par l’explosion d’un engin explosif improvisé IED dans le sud du pays.

Par ailleurs, ce 18 avril, 6 policiers afghans ont été également victimes d’une bombe artisanale dans la province de Ghazni.

Source : Zone Militaire

NDLR : Selon une source proche du ministère de la Défense français, il semblerait qu' "aucun élément ne permet de dire" que Gérard Longuet était visé par l'attaque.

* * *

jeudi 7 avril 2011

Libye : Les Américains cessent leur intervention... Le colonel Kadhafi est toujours là !

Libye : Pas de cessez-le-feu en vue... Kadhafi est toujours au pouvoir...

Les opérations contre la Libye sont entrées dans leur seizième journée, sans qu'apparaissent de manière claire les objectifs français. Au départ, le samedi 19 mars 2011, les buts de guerre étaient ainsi définis par Nicolas Sarkozy lors de son intervention à l'issue du sommet de l'Élysée : "En l'absence d'un cessez-le-feu immédiat et d'un retrait des forces armées, les participants du sommet ont convenu de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires, dont les moyens militaires, pour s'opposer à toute agression."

Ainsi exprimée, la conception française de la mise en œuvre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU continue d'être appliquée : les moyens militaires - essentiellement français et britanniques - continuent d'être engagés sous plusieurs formes afin d'empêcher les troupes demeurées fidèles à Kadhafi de reprendre le terrain conquis par les insurgés. On sait que les forces aériennes "loyalistes", ou ce qu'il en reste, sont clouées au sol, et nous pouvons préciser que les frappes sur les moyens sol-air ont été efficaces : les missiles sol-air les plus craints par les aviateurs, à savoir les plus que cinquantenaires SA-2 Guideline (ce modèle avait abattu le pilote Gary Powers et son avion-espion U-2 au-dessus de l'URSS en 1960), les SA-3 Goa (modèle 1960), les SA-5 Gammon ainsi que la plupart, mais pas tous, des SA-6 Gainful libyens, ont été mis hors d'état de nuire.

Destruction des installations de commandement libyen

La menace résiduelle la plus significative demeure celle des SA-8 Gecko, que les troupes loyalistes protègent en les déplaçant en permanence. Dans leur conception étendue de la protection des populations civiles, les Français ont frappé dans la profondeur du territoire en utilisant pratiquement toute la panoplie dont disposent leurs avions d'attaque au sol. Dans la première semaine des frappes, deux journées entières ont été consacrées à la destruction des installations de commandement libyen : les avions de la marine nationale embarqués sur le Charles de Gaulle (Rafale marine et Super-Étendard modernisés) ont tiré des bombes à guidage laser GBU-12 de 250 kilos contre des hangars, et les Mirage 2000-D de l'armée de l'air ont tiré des GBU-49 (la même bombe, mais équipée en plus d'un guidage GPS). Une bombe GBU-24 chargée d'une demi-tonne d'explosifs et destinée aux sites protégés a été larguée contre un dépôt de munitions par un Mirage 2000-D. Cette mission était intégrée à un dispositif multinational, les avions français participant à un raid comptant des avions américains chargés de cette même arme.

Rappelons que les GBU sont constituées de bombes "lisses" classiques sur lesquelles ont été montés des "kits" Paveway produits par la société américaine Raytheon, comptant un ensemble de guidage à l'avant et à l'arrière des ailerons permettant à l'engin de planer. Par ailleurs, les Rafale ont conduit de très nombreuses missions contre les forces loyalistes à l'aide de leurs bombes AASM, qui sont également des bombes lisses, mais guidées cette fois par un système de désignation laser et un système d'augmentation de portée conçu par la société française Sagem. La portée de cet engin (40 à 50 kilomètres) a permis aux aviateurs français, lors d'un raid récent contre un site de SA-3, de décliner l'offre de protection offerte par l'US Air Force, qui proposait de faire accompagner les Rafale par des F-16. Les avions français tiraient leurs engins très au-delà de la portée des missiles attaqués, qui n'excède pas 15 kilomètres..../  

.../ Les forces américaines ont annoncé qu'elles n'effectueraient plus de raids au-dessus de la Libye, mais qu'elles continueraient toutefois à fournir un appui à l'opération Unified Protector conduite par l'Otan, qui a succédé le 31 mars à l'opération Odyssey Dawn que conduisaient les forces américaines.

Source: Jean Guisnel - Le Point.fr

NDLR : Alors, on fait quoi maintenant, chef ?

* * *

 

dimanche 27 mars 2011

Afghanistan : Saumur va former la Kabul Cavalry School

L’Armée nationale afghane (ANA) cherche à mettre en place une école de cavalerie, qui sera baptisée “Kabul Cavalry School”. La France, par l’intermédiaire de l’Ecole de cavalerie de Saumur, a offert son assistance aux autorités afghanes. Une équipe de précurseurs français s’est rendue sur place dès le printemps 2010.
 
En liaison avec les Afghans et la NATO Training Mission-Afghanistan (NTM-A), les instructeurs français ont défini le cadre du projet et le contenu de l’instruction, conformément aux besoins exprimés par l’ANA. Les premiers cours d’instruction au profit des cadres afghans ont commencé début janvier 2011, la formation de la troupe devant, quant à elle, débuter au printemps.
 
Dans un premier temps, il s’agit de former, en un an, les militaires afghans du kandak (terme local désignant le bataillon) blindé de l’ANA affectés à la région capitale. A plus long terme, l’ANA chercherait à se doter d’une force de réaction rapide (QRF) à tendance cavalerie légère. Celle-ci serait composée de 20 à 40 véhicules blindés. Là encore, la France serait disposée à assister les Afghans, les modalités de la coopération ou des transferts de matériel restant à définir.
 
L’ANA a déjà reçu des véhicules blindés de sécurité (ASV) M1117 Guardian américains et doit recevoir 13 chars de deuxième génération M-60 Patton grecs. La force blindée afghane est aujourd’hui composée de 400 T-62 et T-55, dont une centaine seulement seraient en mesure de faire feu et 30 à 40 seraient pleinement opérationnels. Le 3e bataillon blindé de Jalalabad (150 km à l’est de Kaboul) est ainsi essentiellement utilisé comme un bataillon d’infanterie, du fait de la vétusté du parc et de la quasi-absence de maintenance. Les blindés opérationnels seraient essentiellement employés dans Kaboul comme “ultime défense du régime” en cas d’attaque directe sur la capitale. Les autres, trop anciens, sont pour la plupart utilisés comme batteries d’artillerie fixes. Le 4 octobre dernier, c’est l’artillerie afghane qui avait initié sa renaissance, avec l’inauguration par l’ANA d’une “Artillery Branch School” à Kaboul.
 

jeudi 10 mars 2011

Libye : Contre-offensive de l'armée de Kadhafi contre les rebelles

Europe, Occident, ONU, OTAN... Hésitent* à soutenir les opposants au régime du colonel Kadhafi

Seule la France propose des "...frappes aériennes ciblées..."
Pour Nicolas Sarkozy et David Cameron : «Kadhafi et sa clique doivent partir» !

...

La contre-offensive des forces libyennes pour reprendre les villes tombées depuis trois semaines aux mains des insurgés hostiles au régime de Mouammar Kadhafi s'est poursuivie, jeudi 10 mars 2011, alors que l'Occident hésite encore sur la façon de soutenir ces derniers.

Face à l'escalade, le chef du Conseil national de transition, Moustafa Abdeljalil, dont la tête a été mise à prix par le régime, a lancé un appel à l'aide internationale, affirmant que sans elle "Kadhafi anéantira" le pays.

La riposte du régime se poursuit

Dans l'après-midi, les insurgés ont fui Ras Lanouf, base la plus avancée des insurgés dans l'Est, située à 650 km de la capitale, Tripoli, sous une pluie de roquettes et d'obus. "Nous sommes vaincus. Ils bombardent à coups d'obus et nous fuyons. Cela signifie qu'ils sont en train de reprendre Ras Lanouf", a reconnu un combattant insurgé en treillis.

A Ras Lanouf, la guerre change de dimension

Au moins quatre personnes ont été tuées et trente-cinq blessées, selon une source hospitalière de la ville. Les bombardements ont visé progressivement des positions à l'ouest de la ville, puis ses environs, avant de viser le centre et l'est de la ville. Au moins quatre roquettes se sont abattues près d'une mosquée et de l'hôpital évacué par les médecins et leurs patients à pied ou dans des ambulances.

Dans l'Ouest, les forces loyalistes encerclent la localité dévastée de Zaouïa, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, où les insurgés continuent de résister malgré les combats meurtriers des jours derniers. "On ne sait pas qui contrôle le centre. Cela change tout le temps. Les combats se déroulent rue par rue", a rapporté un exilé qui a pu entrer en contact avec un proche dans les faubourgs de la ville. Zaouïa, qui abrite la principale raffinerie de pétrole alimentant la capitale et l'ouest du pays, était jusque-là le bastion des insurgés le plus proche de Tripoli.

En revanche, les rebelles continuaient de contrôler la ville de Misrata, à 150 km à l'est de Tripoli.  Plusieurs villes du Nord-Ouest, notamment dans la région du Jabal Al-Gharbi, une zone montagneuse, dont la plupart des habitants sont d'origine berbère, sont également contrôlées par la rébellion, selon des habitants.

Les insurgés, portés jusqu'à présent par l'espoir qu'ils pourraient conclure à Tripoli leur avance à partir de leur bastion de Benghazi, admettent désormais leurs difficultés à tenir leurs positions face à un adversaire disposant d'une puissance de feu supérieure.

"Nous arrivons", menace Saïf al-Islam Kadhafi

"J'adresse un message à nos frères et à nos proches à l'est qui nous envoient chaque jour des appels à l'aide et nous disent 'sauvez-nous' : Nous arrivons ! [...] "Je jure devant Dieu que nous allons gagner", a déclaré l'un des fils du colonel Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam, devant de jeunes partisans. "L'heure de la libération a sonné. L'heure est à l'action. Nous progressons désormais", a-t-il ajouté dans une interview à Reuters. "Le temps est écoulé maintenant. Le moment de l'action est venu. Nous leur avions donné (aux insurgés) deux semaines (pour des négociations) [...] Nous ne céderons jamais. Nous ne nous rendrons jamais. C'est notre pays. Nous combattons ici en Libye", a-t-il continué.

Et le régime semble avoir les moyens de ses ambitions. Le New York Times affirme que Mouammar Kadhafi dispose de "dizaines de milliards" de dollars en liquide cachés à Tripoli, ce qui lui permet de combattre l'insurrection en dépit du gel international de ses avoirs. Après avoir juré de réprimer dans le sang la rébellion qui veut son départ après plus de quarante ans de règne sans partage, il a réaffirmé, mercredi, qu'il ne quitterait pas le pouvoir, accusant l'Occident de vouloir mettre la main sur les richesses pétrolières et Al-Qaida de soutenir les rebelles.

Source : Le Monde.fr

* Les déclarations modérées des pays européens, et de l’occident d’une manière générale, peuvent se comprendre. En effet, il serait peut-être prématuré de récupérer le tsunami des révolutions dans les pays arabes pour des raisons de stratégie intérieure, sans un minimum d'accord international. Et il ne faut pas vendre la peau de l'ours quand il a encore toutes ses griffes...

* * *

 

dimanche 27 février 2011

Piraterie maritime : Des pirates somaliens à l'abordage d'un pétrolier italien !

L’intervention musclée des forces spéciales sud-coréennes visant à reprendre un chimiquier aux mains des pirates somaliens, qui ont eu 8 tués dans leurs rangs, ou encore le coup de force, plus récent encore, de la marine indienne pour libérer le navire thaïlandais Prantalay 11 au large des îles Lakshadweep et au cours duquel 28 arrestations ont été faites n’ont pas freiné les ardeurs des bandits des mers, dont l’activité est très intense depuis le début de l’année 2010.

Le pétrolier italien "Savina Caylyn" capturé par des pirates au large du Yemen ?

Ainsi, le pétrolier Savina Caylyn, battant pavillon italien, a été capturé par une équipe de 5 pirates somaliens, à l’aube du 8 février 2010, à environ 600 milles nautiques à l’est de l’île yéménite de Socotra. Les vingt-deux membres de l’équipage, dont cinq marins italiens, se sont rendus après plusieurs tirs de fusil d’assaut et de roquettes.

Pour autant, le capitaine de ce pétrolier de 105.000 tonnes a bien essayé d’échapper à cette attaque, vraisemblablement réalisée avec le soutien d’un « bateau-mère » dans les environs. Les manœuvres de diversion et l’utilisation des canons à eau n’ont visiblement eu aucun effet sur la détermination des pirates à s’emparer du navire, lequel faisait route vers la Somalie.

La frégate italienne Zeffiro, déployée dans la région pour lutter contre la piraterie, doit rejoindre le lieu de l’attaque. Ce qui devrait lui prendre encore plusieurs heures étant donné qu’elle naviguait à plus de 500 milles nautiques de la zone au moment de l’incident.

Bien que plusieurs forces navales soient déployées au large de la Somalie, dont la mission européenne EUNAVFOR Atalante et l’opération Ocean Shield de l’Otan, la Chambre internationale du commerce maritime, Intercargo et Intertanko ont appelé, dans un récent communiqué, à un renforcement des actions contre la piraterie maritime dans cette région du monde.

Si rien n’est fait, « l’industrie du transport maritime envisagera toutes les options possibles, dont celle d’emprunter des routes alternatives, ce qui aurait un effet spectaculaire sur le coût des transports et les délais de livraison » ont ainsi averti ces trois organisations, qui ont par ailleurs fait état de cas de tortures sur des marins capturés par les pirates somaliens.

La présence de forces navales au large de la Somalie a permis de faire reculer la piraterie dans certains secteurs, dont le golfe d’Aden. Seulement voilà, elle a eu pour conséquence, dans le même temps, d’étendre la zone d’action des pirates, qui va au sud-ouest du Kerala (Inde) en passant par les Seychelles et le canal du Mozambique. Autrement dit, surveiller une telle immensité est quasiment impossible.

Aussi, la solution à ce problème passe avant tout par la stabilisation de la Somalie, pays qui n’a pas connu la paix depuis 1991. Mais là encore, la communauté internationale craint de s’y engager : le souvenir du cuisant échec de l’intervention américaine, en 1993, à Mogadiscio étant encore dans les mémoires.

Source : Zone Militaire

* * *

jeudi 3 février 2011

Armement : Le ministère de la Défense opte pour la mitrailleuse à gaz (MAG) FN Herstal

La mitrailleuse à gaz MAG FN Herstal équipera l'Armée de terre

Le ministère français de la Défense a commandé 10.881 Mitrailleuses à gaz (MAG) auprès de la fabrique belge d’armes FN Herstal, pour un montant de 100 millions d’euros. Cette arme est destinée à remplacer les modèles ANF-1 actuellement en dotation au sein de l’armée de Terre. Deux autres candidats étaient sur les rangs, à savoir HK France et le sud-africain Denel.

Les 500 premières FN MAG seront livrées dès 2011, le reste de cette commande étant étalée sur 7 ans. Cette mitrailleuse a connu un énorme succès à l’exportation puisque plus de 80 armées de par le monde l’ont adoptée et elle a été fabriquée sous licence aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Inde, ou encore en Egypte.

Conçue en 1958, la FN MAG passe pour être très fiable. Son fonctionnement est basé sur un système de récupération des gaz. Utilisant des munitions d’un calibre de 7,62×51 mm OTAN, elle a une portée de 800 à 1.500 mètres selon sa configuration (mode bipied ou trépied), ce qui est nettement supérieur à celle affichée par la mitrailleuse ANF-1, qui est de 600 mètres. Sa cadence de tir est de 650 à 1.000 coups par minute.

Ce n’est pas la première fois que l’armée française choisit FN Herstal puisqu’elle a déjà en dotation les mitrailleuses légères 5,56 mm Minimi, un autre produit phare de la fabrique belge.

Source : Zone Militaire

* * *

- page 2 de 5 -