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mardi 28 mars 2017

OTAN : La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI en Estonie

Mission LYNX - La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI à Tapa en Estonie, dans le cadre de l'OTAN

Lors du dernier sommet de l’Otan, organisé en juillet 2016 à Varsovie, les Alliés ont confirmé le renforcement du flanc oriental de l’Alliance (enhanced Forward Presence, eFP) au bénéfice des pays baltes et de la Pologne, inquiets des intentions russes au regard de la situation dans le sud-est de l’Ukraine.

Cette mesure, qui vient s’ajouter à la création d’une force de réaction très rapide [Very High Readiness Joint Task Force, VHRJT) forte de 5.000 soldats ainsi qu’à l’ouverture de 6 centres de commandement en Europe de l’Est, vise à déployer, par rotation, 4 bataillons internationaux en Pologne, en Estonie, en Lettonie et en Lituanie.

Désigné pour être la nation-cadre pour l’Estonie, le Royaume-Uni va fournir le commandement et le gros des effectifs et des moyens (avec des Challenger 2 et des Warrior) d’un bataillon qui prendra ses quartiers à Tapa, où la France va envoyer un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) d’environ 300 militaires répartis en trois sections du 2e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa), dotées chacune de 4 Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie (VBCI), d’un peloton de 4 chars Leclerc et d’une section du génie. Un VBCI de commandement, des VAB et des Véhicules blindés légers (VBL) ainsi que des éléments de liaison et d’observation d’artillerie compléteront ce dispositif.

La France contribue à ce bataillon multinational sous commandement britannique « principalement en termes de force de manœuvre, tout en assurant le contrôle national de son engagement dans chaque fonction clef », précise l’État-major des armées (EMA). Ce déploiement a été appelé «mission Lynx».

Ce SGTIA « Lynx » aura essentiellement pour tâche de mener des entraînements aux côtés des militaires britanniques et estoniens. Mais l’objectif premier de ces bataillons multinationaux est de dissuader toute tentative de déstabilisation des pays baltes et de la Pologne qui serait en deçà du seuil de déclenchement de la clause de défense collective de l’Otan (article 5 du Traité de l’Atlantique-Nord). 

Source : Zone Militaire

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mardi 28 février 2017

Défense : Bombardiers stratégiques russes interceptés au large des côtes françaises par l'Armée de l'air

Ce n’est pas encore devenu routinier, comme cela pouvait l’être aux grandes heures de la Guerre Froide. Mais ça pourrait peut-être le devenir. Comme en février et en septembre 2016, deux bombardiers stratégiques russes de type Tu-160 « Blackjack » ont une nouvelle fois été interceptés par l’armée de l’Air.

Dans un premier temps, le centre d’opérations de l’Otan d’Uedem (Allemagne) a détecté 6 avions russes en approche des côtes de la Norvège aux environ de 7 heures, ce 9 février 2017. Alertée, l’aviation norvégienne a fait décoller une patrouille de F-16 pour aller à leur rencontre. C’est alors que la formation russe s’est divisée: quatre appareils – dont le type n’a pas été précisé – ont rebroussé chemin tandis que les 2 Tu-160 «Blackjack» ont continué leur mission en prenant le cap vers les îles britanniques.

Pris en charge par la Royal Air Force, qui a fait décoller des Eurofighter Typhoon pour les accompagner, les bombardiers russes ont contourné l’Irlande par l’ouest et mis le cap vers la Bretagne.

La haute autorité de défense aérienne (HADA) avait anticipé ce mouvement en décidant de solliciter, dès 7h30 (soit 30 mn après l’alerte de l’Otan), un avion de surveillance aérienne E3F AWACS pour suivre les Tu-160, et de positionner, vers 11 heures, un ravitailleur C-135 FR.

C’est ainsi que, vers 12h30, deux Mirage 2000-5 du Groupe de Chasse 1/2 Cigognes, prépositionnés sur la base aéronavale de Lann-Bihoué au titre de la Permanence Opérationnelle (PO), ont décollé pour intercepter puis accompagner les deux Tu-160, qui s’approchaient à une centaine de kilomètres des côtes françaises. Un Rafale de la PO de Saint-Dizier complétera ce dispositif un peu plus tard.

Les avions français ont ensuite passé le relais à des F-18 espagnols. Mais, peu après, les bombardiers russes ont changé de cap pour, apparemment, prendre le chemin du retour. Reste à voir maintenant si, dans les prochains jours, ces deux Tu-160 n’auront pas provoqué d’incident, comme cela avait été le cas en Islande, lors de leur visite de septembre 2016…

En tout cas, cette mission russe, dont le principal objectif est de tester les défenses des pays de l’Otan, a donc fait décoller, côté français, 2 Mirage 2000-5, 1 Rafale, 1 avion ravitailleur et 1 AWACS.

Pour rappel, le Tu-160 Blackjack est un avion imposant (54,10 mètres de long pour une envergure de 55,70 mètres), capable d’emporter une charge offensive maximale de 40 tonnes (dont des missiles à capacité nucléaire AS-15 Kent et AS-16 Kickback), de voler à 2.200 km/h et de parcourir une distance de 13.200 km.

Enfin, l’armée de l’Air souligne que « ces interceptions et escortes ont été dirigées par le Centre national des opérations aériennes de Lyon Mont-Verdun, en étroite collaboration avec les deux centres d’opérations de l’OTAN du nord (Uedem) et du sud (Torrejón). »

Source : Zone Militaire

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samedi 21 janvier 2017

Armement : Le RS556, nouveau fusil d'assaut modulaire austro-allemand

Rheinmetall et Steyr Mannlicher ont mis au point un nouveau fusil d’assaut

L’allemand Rheinmetall et l’autrichien Steyr Mannlicher ont développé conjointement le RS556, un nouveau fusil d’assaut modulaire, chambré en calibre 5,56×45 mm OTAN, en vue de le proposer à la Bundeswehr, qui doit remplacer ses fusils HK G-36 à partir de 2019.

Le RS556 reprend les grandes lignes du fusil STM 556 de Steyr Mannlicher, qui, disponible depuis 2012, a la particularité d’être doté d’un système de lubrification sec permettant d’adapter la longueur du canon (de 417 à 508 mm) en fonction de la mission.

En version standard, le RS556 est muni d’un canon de 406mm de longueur et d’un chargeur pouvant contenir 30 cartouches. D’une masse de 4,2 kg, ce fusil dispose d’une crosse télescopique.

« Très ergonomique et facile à manipuler », ce fusil pourra donc accueillir 7 canons de taille différente : 293 mm et 330 mm en configuration « arme de défense personnelle », 370 mm (carabine), 406mm et 45mm (fusil), 505 mm et 550 mm (fusil de précision).

Compatible avec le programme « Infanterist der Zukunft » (IdZ – Enhanced System) et pouvant être équipé d’un lance-grenades de 40 mm, le RS556 est aussi doté d’un rail Picatinny (normes MIL-STD-1913, STANAG 2324 et STANAG 4694) sur lequels il sera possible de monter différents équipements optroniques.

Enfin, les deux industriels assurent qu’avec son système de culasse « spéciale », le RS556 est en mesure de « toujours fonctionner de manière fiable, même dans des conditions extrêmes, c’est à dire dans des environnements très chauds ou froids ». Un argument qui devrait plaire à la Bundeswehr, après ses critiques à l’égard du HK G-36, au sujet duquel elle a affirmé qu’il perdait en précision sous forte chaleur.

Source : Zone Militaire


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mardi 4 octobre 2016

Défense : Deux bombardiers russes TU 160 interceptés et raccompagnés par des Rafale

Deux bombardiers stratégiques russes interceptés par des Rafale

Contrairement aux fois précédentes, la communication du ministère français de la Défense aura été très rapide (est-ce la conséquence d’une question adressée par le député Jean-Français Lamour ?). Ainsi, le 22 septembre 2016, quatre Rafale de la permanence opérationnelle (PO) ont décollé pour intercepter et accompagner deux bombardiers stratégiques russes de type Tu-160 Blackjack qui évoluaient à proximité de l’espace aérien français.

Les avions russes ont été détectés à 9h13 par la Norvège, qui a fait décoller deux de ses F-16 pour les intercepter. Puis, les deux Tu-160 ont pris la direction du nord de l’Écosse, où deux Eurofighter Typhoon de la Royal Air Force les ont accompagnés.

Après avoir contourné l’Irlande par l’ouest, les bombardiers russes ont ensuite volé vers la Bretagne. À 13h57, deux Rafale en alerte sur la base aérienne de Tours ont alors décollé pour les intercepter et les accompagner alors qu’ils se trouvaient à 100 km des côtes bretonnes.

Ayant mis le cap vers l’Espagne, les deux Tu-160 russes ont été pris en charge, à 14h33, par deux autres Rafale de la PO de Mont-de-Marsan. Puis deux F-18 espagnols ont pris le relais des avions français. Arrivés au large de Bilbao, les bombardiers sont repartis vers le nord, précisément vers l’Irlande.

« Ces interceptions et escortes ont été menées en étroite collaboration entre les deux centres d’opération de l’Otan du nord et du sud et le centre national des opérations aériennes (CNOA) de Lyon-Mont Verdun », a précisé un communiqué de l’armée de l’Air, qui aura donc engagé 4 Rafale, dont 3 ont été ravitaillés en vol entre Clermont-Ferrand et Brest.

Pou rappel, le Tu-160 Blackjack peut emporter une charge offensive maximale de 40 tonnes et voler à une vitesse de 2.200 km/h. Il est en mesure de tirer des missiles à capacité nucléaire -55 (AS-15 Kent) et Kh-15 (AS-16 Kickback). En clair, ce type d’appareil n’est pas fait pour collecter du renseignement d’origine électro-magnétique. Aussi, il s’agit surtout pour l’aviation russe de tester la défense aérienne des pays de l’Otan.

Commentant un épisode similaire ayant impliqué des bombardiers stratégiques Tu-95 Bear volant au-dessus de la Manche, en 2015, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait évoqué une «présence intempestive».

Source : Zone Militaire


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dimanche 3 juillet 2016

Brexit : Quelles conséquences pour la défense britannique ?

Les électeurs britanniques l’ont décidé : le Royaume-Uni quittera l’Union européenne (UE). Il est compliqué d’en tirer immédiatement les conséquences, les effets de ce « Brexit » devant être évalués à plus long terme. Toutefois, en matière de défense, l’on peut se risquer à dire que cela ne changera pas grand chose, du moins au niveau opérationnel.

Le concept de défense européenne n’a jamais été la tasse de thé des Britanniques. Pourtant, quand l’Union européenne a lancé des opérations militaires, ils ont souvent répondu "présent".

Ainsi, par exemple, Atalante, la mission européenne de lutte contre la piraterie dans l’océan Indien est commandée depuis Northwoods. Et, plus récemment, la Royal Navy a envoyé des navires en Méditerranée au titre de l’opération Sophia.

Évidemment, avec le Brexit, il faudra désormais faire sans les moyens des forces armées britanniques. Et il ne sera donc plus possible de faire appel à Londres dans le cadre de l’article 42-7 du Traité de l’Union européenne, lequel prévoit une assistance militaire à un pays membre attaqué.

Mais ce Brexit pourrait déboucher sur la création d’un quartier général européen. Jusqu’à présent, Londres avait toujours refusé cette éventualité au motif que cela créerait un doublon avec l’Otan. Désormais, le champ est libre. Au passage, on notera que la France dispose désormais, à elle seule, des plus importantes capacités militaires de l’UE.

Justement, si le Royaume-Uni quitte l’UE, il reste membre à part entière de l’Otan. Il « demeurera un allié fort et engagé (…),et continuera à jouer son rôle dirigeant au sein de notre Alliance », s’est empressé de souligner le Norvégien Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan.

« Une Otan forte, unie et déterminée reste un pilier essentiel de stabilité dans un monde turbulent, et un élément clé de la paix et de la sécurité internationale », a-t-il encore ajouté, en évoquant une « coopération plus étroite » avec l’UE.

En outre, les traités de défense bilatéraux ne sont nullement remis en cause par ce Brexit. À commencer par celui de Lancaster House, conclu avec la France. « Nos relations étroites en matière de défense seront préservées », a affirmé, ce 24 juin 2016, le président Hollande.

Par ailleurs, dans le domaine du renseignement, le Brexit ne changera rien dans la mesure où la coopération entre services se fait déjà en dehors de l’UE. En outre, le Royaume-Uni fait partie des «Five Eyes». En revanche, il se retirera d’Europol, un office qui facilite l’échange de renseignements entre polices des États membres de l’Union européenne et dont la direction est assurée… par un Britannique.

Cependant, le Brexit pourrait avoir quelques conséquences négatives pour la défense britannique. Ainsi, en Irlande du Nord, le Sinn Fein, le parti nationaliste qui fut la branche politique de l’IRA, en a appelé à l’organisation d’un référendum de réunification avec la République d’Irlande (membre de l’UE). Même logique en Écosse, où Scottish National Party a évoqué la tenue d’une nouvelle consultation sur une éventuelle sortie du Royaume-Uni pour ensuite intégrer l’UE.

Si le dernier référendum sur ce thème fut un échec pour les indépendantistes écossais, rien ne dit que le prochain, s' il doit avoir lieu, donnera le même résultat. Et cela alors que les forces armées britanniques comptent près de 11.000 militaires britanniques ainsi que 50 sites en Écosse, dont la base de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de Faslane. Et si Édimbourg devait quitter le Royaume-Uni, elles perdraient environ 1/12e de leurs moyens et 3,3 milliards de livres sur leur budget.

À propos des dépenses militaires, le gouvernement britannique pourrait être contraint de revoir ses plans, alors qu’il a prévu de les augmenter au cours des cinq prochaines années. Tout dépendra des effets du Brexit sur la conjoncture économique du pays.

Enfin, s’agissant de l’industrie de défense, si la sortie du Royaume-Uni de l’UE ne va évidemment pas simplifier la conduite de certains programmes d’armement, pour la plupart menés sur une base bilatérale (comme l’anti-navire léger ou le Système de combat aérien futur, avec la France), ces derniers ne seront pas remis en cause et devraient finalement être peu impactés.

En revanche, et déjà que ce n’était pas simple, ce sera nettement plus compliqué de lancer de nouvelles coopérations dans ce domaine. « S’il n’y a plus le substrat économique et politique qu’est l’Union européenne aujourd’hui, ce n’est même pas la peine d’espérer », a même estimé Marwan Lahoud, le responsable de la stratégie d’Airbus Group. Pour autant, par le passé, Français et Britanniques ont su coopérer pour mettre au point le Jaguar, un chasseur-bombardier devenu mythique entré en service la même année où le Royaume-Uni entrait dans la Communauté économique européenne.

Source : Zone Militaire


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samedi 13 février 2016

Cartographie des pertes militaires françaises depuis la deuxième guerre mondiale

Morts pour la France : Ou sont tombés nos soldats depuis la 2ème guerre mondiale ?

Cette carte dénombre les morts de l’armée française en dehors de son territoire entre 1945 et la fin 2013. Elle reprend des chiffres confirmés par les historiens et confirmés par une source militaire.

Cette carte s’inspire directement de celle concernant le Royaume-Uni publiée dans The Independent et entend à la fois compter les morts des guerres coloniales (Indochine, Maroc, Tunisie, Algérie, Cameroun) et les pertes des autres guerres comme celle de Corée ou les conflits menés après 1962 (OPEX).

Le but de cette carte est de montrer l’importance des conflits coloniaux depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En filigrane se lit aussi la guerre froide ou la guerre contre le terrorisme. Cette carte montre aussi que la France s’implique dans de très nombreux conflits que ce soit au nom de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), de l’Union Européenne ou pour honorer des accords bilatéraux avec des pays amis qui sont souvent d’anciennes colonies.

De manière frappante, c’est l’Afrique qui se trouve au cœur du dispositif militaire de la France et c’est là depuis 50 ans, que meurent la majorité de ses soldats.

En 2011, le rapport du général Bernard Thorette recensait le nombre de morts de ceux qui se sont battus pour la France pour la construction d’un « monument aux morts en opérations extérieures ». Pour l’auteur du rapport, il s’agissait d’un « devoir de mémoire ». Cette expression résume à elle seule une certaine vision de l’histoire coloniale française, le rôle de la France dans les conflits à l’étranger ou bien encore la façon dont l’armée française veut qu’on se souvienne d’elle.

En attendant, ce monument n’a toujours pas vu le jour.

Source : Libération Africa

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mardi 24 novembre 2015

Turquie-Russie : Un avion militaire russe SU-24 abattu accusé d'avoir violé espace aérien turque...

Les autorités turques assurent que l'avion a violé son espace aérien...
Moscou affirme que ce dernier volait au-dessus de la Syrie !

L'incident est grave et est de nature à envenimer sérieusement les relations entre les deux pays : l'armée turque a abattu mardi un avion militaire russe qui, selon elle, aurait violé son espace aérien près de sa frontière avec la Syrie.

"Un avion russe Su-24 a été abattu conformément aux règles d'engagement après avoir violé l'espace aérien turc malgré les avertissements", ont ainsi indiqué des sources militaires turques.

Sans attendre, la Turquie a, sur instruction de son Premier ministre, Ahmet Davutoglu, décidé de saisir l'Otan, l'organisation militaire dont elle est un des piliers, ainsi que l'ONU.

La Russie conteste

De son côté, la Russie a confirmé qu'un de ses avions avait été abattu mais assure qu'elle est en mesure de prouver que l'avion est resté dans l'espace aérien syrien. Moscou précise par ailleurs que les pilotes du chasseur ont réussi à s'éjecter et à retomber au sol en parachute. D'après la chaîne turque CNN Turk, l'un des pilotes est aux mains de combattants turkmènes du nord de la Syrie, qui combattent le régime de Bachar al-Assad dans les montagnes proches de la frontière turque.

#Moscou reconnaît que c'est 1 de ses avions Sukoï 24 qui a été abattu par Turquie mais affirme que c'était dans l'espace aérien syrien.
— Bourdillon Yves (@yvesbourdillon) 24 Novembre 2015


Il s'agit du premier avion russe abattu depuis le début de l'intervention militaire de Moscou en Syrie, commencée le 30 septembre à la demande du régime de Damas dont la Russie est un fidèle allié.

Tensions croissantes

Depuis le début de l'intervention militaire russe aux côtés du régime du président Bachar al-Assad fin septembre, les incidents de frontière se sont multipliés entre Ankara et Moscou. Le 3 octobre dernier, des chasseurs turcs avaient intercepté un avion militaire russe engagé en Syrie qui avait violé leur espace aérien et l'avaient forcé à faire demi-tour. Moscou avait alors mis en cause les "mauvaises conditions météo".

L'armée turque avait également abattu le 16 octobre un drone de "fabrication russe" qui avait pénétré dans le ciel turc. Washington l'avait identifié avec quasi-certitude comme appartenant à l'aviation russe, ce que Moscou a toujours nié.

La tension entre les deux pays s'est encore accrue ces derniers jours, après une série de bombardements russes qui ont, selon Ankara, visé des villages de la minorité turcophone de Syrie. La Turquie a convoqué vendredi l'ambassadeur russe pour le mettre en garde contre les "sérieuses conséquences" de cette opération.

Source : LesEchos.fr

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Attentats : la ceinture d'explosifs retrouvée était "inopérante"

Selon une source proche de l'enquête citée par M6, la ceinture d'explosifs découverte hier à Montrouge était "inopérante", Salah Abdeslam avait été localisé, par la téléphonie, à proximité de Montrouge, à Châtillon, le 13 novembre au soir.

Source : LePoint.fr

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Bruxelles reste mardi en état d'alerte maximale

Bruxelles reste mardi en état d'alerte maximale après l'inculpation d'un quatrième suspect lié aux attentats de Paris, avec en toile de fond un renforcement de la mobilisation internationale, y compris militaire, contre l'Etat islamique, avec notamment l'engagement du porte-avions français Charles de Gaulle en Syrie et en Irak.

Dix jours après les attentats qui ont fait 130 morts dans la capitale française, un objet "qui s'apparente à une ceinture d'explosifs" a été retrouvé dans une poubelle à Montrouge, près de Paris, près d'un endroit où l'un des principaux suspects, Salah Abdeslam, avait été localisé grâce à la téléphonie. Ce Français de 26 ans, vivant en Belgique, reste introuvable, mais l'enquête de la police belge a débouché sur une quatrième inculpation liée aux attentats de Paris et sur de nouvelles interpellations.

La menace terroriste dans la capitale de l'Europe restant "sérieuse et imminente", le Premier ministre Charles Michel a annoncé lundi soir que Bruxelles et ses 1,2 million d'habitants resteraient mardi, pour le quatrième jour consécutif, en état d'alerte maximale, avec métros et écoles fermées et quadrillage des rues par la police et l'armée.

Source : HuffingtonPost.fr

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"L'émir blanc" de la filière d'Artigat visé par une perquisition

Olivier Corel, dit "l'émir blanc" de la filière d'Artigat en Ariège, était directement visé par une perquisition conduite mardi matin, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

C'est la seconde perquisition administrative conduite dans les milieux jihadistes de l'Ariège mais la première chez Olivier Corel, 69 ans, imam salafiste mentor présumé de plusieurs jihadistes toulousains, de Mohamed Merah à Fabien Clain.

La voix de ce dernier, Toulousain d'origine parti rejoindre les rangs de l'Etat islamique, a été identifiée par les enquêteurs pour revendiquer les attentats du 13 novembre.

Deux hélicoptères de gendarmerie ainsi que de nombreux membres de l'antiterrorisme et du renseignement informatique ont été déployés mardi matin autour d'Artigat, où le domicile d'Olivier Corel était en cours de perquisition en milieu de matinée, ainsi que d'autres maisons dans les milieux islamistes. On ignorait encore s'il y aurait des interpellations, selon cette source proche de l'enquête.

Olivier Corel, Français d'origine syrienne, avait été interpellé dans le cadre de l'affaire Merah puis remis en liberté. En mars 2012, Mohamed Merah avait tué sept personnes au nom du jihad à Toulouse et Montauban: trois militaires ainsi qu'un professeur et trois jeunes élèves d'une école juive.


Source : HuffingtonPost.fr

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lundi 26 janvier 2015

Espagne : 10 morts dont 8 Français dans le crash d'un F-16 grec sur une base OTAN

Crash d'un F16 grec : 10 morts, dont 8 français

Le crash d'un avion militaire grec de type F-16 sur une base d'Albacete (Espagne) a fait 10 morts, dont huit Français, et au moins 19 blessés, dont 5 Français, dans un état grave.

Dix personnes, dont huit Français, ont été tuées par le crash d'un avion grec de type F-16 sur une base militaire à Albacete, dans le sud-est de l'Espagne, selon le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

Les deux autres défunts sont les pilotes grecs de l'avion. Par ailleurs, au moins 19 personnes ont été blessées, dont 11 Italiens selon Mariano Rajoy, et 5 Français, selon le ministère de la Défense français.

«Jean-Yves Le Drian adresse ses plus sincères condoléances aux proches des victimes et exprime sa compassion aux blessés», explique le ministre dans un communiqué. Le ministre de la Défense se rendra sur place mardi après-midi.

Le F-16 a manqué son décollage

L'accident s'est produit à 15h30 ce lundi quand l'avion préparait son décollage. «Il a perdu de la puissance», informe le ministère de la Défense espagnol, cité par El Pais, et «s'est encastré dans plusieurs autres avions qui étaient stationnés», dont des Alpha-Jet français. Des témoins sur place ont ensuite constaté une explosion et un fort incendie. La colonne de fumée dégagée était visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Les secours ont mis plusieurs dizaines de minutes avant de pouvoir éteindre l'incendie.

Le crash s'est fait dans la zone d'entraînement des pilotes de l'Otan. Se trouvaient également dans la zone des pilotes d'hélicoptères, des ambulanciers et des pompiers. Selon le site internet de la base de Los Llanos, celle-ci abrite depuis 2010 un centre de formation de l'Otan.

«Je suis profondément attristé par l'accident d'un avion de combat grec sur la base de Los Llanos, qui a causé de nombreuses victimes», a déclaré dans un communiqué le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, sans livrer davantage de détails. «C'est une tragédie qui touche l'ensemble de la famille de l'Otan», a-t-il ajouté en adressant ses condoléances aux familles des victimes.

Source : LeParisien.fr

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lundi 20 octobre 2014

Allemagne : Etat désolant de la Bundeswehr, l'armée allemande

Lors de la visite qu'elle vient d'effectuer dans le nord de l'Irak, la ministre allemande de la Défense Ursula von de Leyen (CDU) a pu toucher du doigt les difficultés que rencontre la Bundeswehr, au travers des difficultés logistiques que celle-ci rencontre pour acheminer les armes et les formateurs au Kurdistan.

Der Spiegel pointe dans un article acide les pannes des Transall de la Luftwaffe... et autres "faillites, malchances et pannes" qui frappent la Défense Outre-Rhin.

A Berlin, le commissaire parlementaire aux forces armées - une fonction sans équivalent en France de contrôle indépendant des armées - Hellmut Könighaus vient de lancer un cri d'alerte : "Les missions extérieures de la Bundeswehr ne sont plus compatibles avec l'état actuel du matériel". Principal accusé : le manque de crédits pour le maintien en condition opérationnel des équipements. Les chiffres de la Bundeswehr sont en effet inquiétants:

Voici le tableau fourni par la Bundeswehr :

Systèmes d'armes  :  en parc - disponibles - opérationnels

  • Helicoptère Tigre : 31 - 10 - 10
  • Hélicoptère NH-90 : 33 - 8 - 8
  • Hélicoptère Sea King :  21 - 15 - 3
  • Hélicoptère Sea Lynx : 22 - 18 -4
  • Hélicoptère CH-53 : 83 - 43 - 16

 

  • Avion de combat Eurofighter : 109 - 74 -42
  • Avion de combat Tornado : 89 - 66 - 38

 

  • Corvette K-130 : 5 - 2 - 2
  • Sous-marin U 212 : 4 - 1 - 1
  • Frégate : 11 - 8 - 7

 

  • Véhicule blindé Marder : 406 - 280 - 280
  • Véhicule blindé Boxer : 180 - 70 - 70

 

On constate ainsi que sur les 198 avions de combat en ligne, seuls 80 sont opérationnels, soit 40 % de la flotte. La situation des hélicoptères de la Marine est consternant avec 3 vénérables Sea King et 4 Sea Lynx...
Selon les chiffres de l'Otan, l'Allemagne consacre 1,3% de son PIB à la défense contre 1,9% en France.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense


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dimanche 5 octobre 2014

OTAN : La V-JTF, nouvelle force de réaction "très rapide"

Pour l'Otan, rapide c'était encore trop lent !

Il s'agit de la Very High Readiness Joint Task Force (V-JTF), car pour l'Otan, «rapide» c'était encore trop lent.

En 2002, l'Alliance atlantique s'était dotée d'une Nato Response Force (NRF) afin de pouvoir répondre dans l'urgence aux crises internationales. Dans une urgence toute relative, car le déploiement des premiers éléments prend quand même entre 5 et 30 jours : trop long face à l'accélération du tempo des crises.

D'ailleurs, en douze ans, cette NRF – dont les moyens non-permanents sont fournis par les Etats membres à tour de rôle – n'a jamais été utilisée, sauf pour deux catastrophes humanitaires, l'ouragan Katrina en Louisiane et un tremblement de terre au Pakistan.

Les événements d'Ukraine et la crainte qu'ils suscitent en Europe de l'Est obligent les Alliés à se doter d'un nouvel outil militaire plus réactif dont la création sera annoncée lors du prochain sommet de l'Otan. Ne craignant pas les acronymes les plus baroques, l'Alliance va donc se doter d'une Very High Readiness Joint Task Force (V-JTF), une force opérationnelle interarmées à haut niveau d'alerte. 

En clair, une force capable de réagir «en quelques jours» (deux ou trois) et qui serait la pointe avancée de la NRF.. Selon les plans en discussion, les moyens engagés pourraient aller «jusqu'au niveau d'une brigade», soit de 3000 à 5000 hommes.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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mardi 30 septembre 2014

Turquie : Mobilisation contre l'invasion islamiste ?

Bientôt une mobilisation de la Turquie contre l'invasion islamiste ?

Finalement, la Turquie pourrait intervenir militairement en Syrie. Revirement en vue à Ankara !

Au début du mois, une source gouvernementale turque avait écarté l’idée d’une éventuelle participation de la Turquie, pays membre de l’Otan, à des opérations militaires en Syrie et en Irak contre les jihadistes de l’État islamique (EI, ou Daesh).

La semaine passée, encore, alors que des frappes aériennes venaient d’être signalées près de la ville syrienne d’Aïn al-Arab (ou Kobane pour les Kurdes), l’entourage du Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, avait tenu à préciser que la Turquie n’avait pas prêté son concours pour un tel raid.

Jusqu’à présent, Ankara avait les mains liées dans la mesure où 46 ressortissants turcs étaient retenus en otage à Mossoul par les jihadistes de l’EI. Mais depuis leur libération, le 20 septembre, dans des conditions qui n’ont pas été précisées, les autorités turques ont commencé à opérer un virage à 180 degrés.

Ainsi, dans un entretien accordé au quotidien Hürriyet, le président turc, Tayyip Recep Erdogan, a confirmé que son pays était en train de discuter du rôle qu’il aurait à tenir au sein de la coalition anti-EI et qu’un déploiement de troupes au sol en Syrie était envisagé afin d’y créer une « zone de sécurité » à l’intention des populations ayant fui l’avancée des jihadistes.

Car pour M. Erdogan, les « frappes aériennes sont insuffisantes pour venir à bout des jihadistes » de l’EI. « Des forces terrestres sont complémentaires (…) Il faut observer tout cela dans son ensemble. Les opérations aériennes sont logistiques, mais s’il n’y a pas de troupes au sol, il n’y aura pas de (règlement) permanent », a-t-il fait valoir.

Dans les jours qui viennent, le Parlement turc aura donc à se prononcer sur deux textes. Le premier vise à prolonger l’autorisation données aux forces turques de mener des frappes sur les bases arrières du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) établies dans les monts Kandil, dans le nord de l’Irak. Le second concernera la participation d’Ankara aux opérations de la coalition anti-EI en Syrie.

Jusqu’à présent, la Turquie avait été pointée du doigt pour son soutien présumé aux groupes jihadistes en raison de leur hostilité à l’égard de Bachar el-Assad (la réalité est plus,compliquée…) et de ne pas assez en faire pour freiner le flux de jihadistes se rendant en Syrie via son territoire. Sa participation à la coalition anti-EI pourrait ainsi faire taire ses détracteurs.

Une autre raison est que, en s’attaquant à Aïn al-Arab, l’EI se rapproche dangereusement des frontières turques avec pour conséquence l’arrivée de milliers de réfugiés supplémentaires sur son territoire.

En attendant le vote du Parlement, les forces armées turques ont renforcé, ce 29 septembre, leur dispositif militaire près de la Syrie, en déployant une quinzaine de chars et des véhicules blindés autour du poste-frontière de Mursitpinar, sur des hauteurs dominant la Aïn al-Arab. Ce mouvement fait suite à la chute d’au moins deux obus en territoire turc.

Source : Zone Militaire

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mercredi 10 septembre 2014

Budget français de la Défense : Il manque 2 milliards selon l'OTAN

L'OTAN estime qu'il manque plus de 2 milliards d'euros au budget français de la Défense

L'Alliance va réaffirmer la nécessité pour les pays membres de consacrer au moins 2% de leur PIB à la défense.

Lors du sommet de Newport (Royaume-Uni), l'Alliance atlantique va rappeler son souhait de voir tous ses membres consacrer au moins 2% de leur produit intérieur brut (PIB) à la défense - et au sein de cette somme, au moins 20% aux dépenses d'investissements.

La plupart des pays européens en sont très loin, comme l'indiquent les chiffres de l'Otan. Les Etats-Unis assurent à eux seuls 75% des dépenses militaires d'une Alliance dont la vocation première reste le sécurité de l'Europe. Au delà d'un partage du fardeau entre les deux rives de l'Atlantique - thème récurrent s'il en est - Paris insiste pour sa part sur un nécessaire rééquilibrage au sein de l'Europe. L'Allemagne est sollicitée pour dépenser plus, comme l'Italie ou l'Espagne.

Pour être en conformité avec cet objectif des 2%, la France devrait augmenter son budget de la défense de 2,46 milliards, si l'on se base sur le PIB français de 2013 et la part consacrée à la défense (1,88% selon les normes Otan). Chiche ?

Source : Secret Défense


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mardi 1 avril 2014

Ukraine : La France propose d'envoyer des avions de chasse dans les pays baltes

Poutine sera privé de dessert à l'Elysée pour le 14 juillet* !!!

Un Awacs français est déjà engagé en Pologne et Roumanie. En visite  dans les Pays baltes et en Pologne afin de contribuer à leur "réassurance militaire" face à la crise ukrainienne, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian devait annoncer trois choses.

1) La "disponibilité de la France, si l'Otan le demande" d'envoyer quatre avions de chasse pour la mission Air Baltic de police de ciel. Même si l'annonce prend aujourd'hui un sens politique fort, il s'agit d'une mission de routine. L'armée de l'Air française a déjà pris à quatre reprises (2007, 2010, 2011, 2013) son tour de garde à partir de la base de Siauilai (Lituanie) afin d'assurer la "permanence opérationnelle" pour le compte des trois Etats baltes, dans le cadre de l'Otan. Le dernier détachement français est rentré début septembre 2013.

2) Un Awacs français réalise des missions de surveillance de l'espace aérien au dessus de la Pologne et de la Roumanie.

3) Un soutien en matière de cyberdéfense sera apporté en Estonie, où se trouve le "centre d'excellence" de l'Otan pour la cyberdéfense.

Militairement, ces trois mesures ne mangent pas de pain et s'inscrivent dans la logique de "désescalade" des autorités françaises. Sur BFMTV, Jean-Yves Le Drian a, très habilement, botté en touche quant au contrat de vente des deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie. "Ce sont des bateaux qui ne sont pas armés, qui seront des bateaux militaires quand ils arriveront en Russie », a-t-il, expliqué, un peu jésuite.  Mais surtout, « la livraison du premier bâtiment ayant lieu au mois d'octobre, la question de la suspension se posera au mois d'octobre »...

Par ailleurs, l'invitation de la Russie, et donc de son président (Vladimir Poutine), pour les cérémonies du 6 juin (seconde guerre mondiale) puis du 14 juillet (première guerre mondiale) est toujours d'actualité.  

Source : Secret Défense

* C'est la mesure phare de rétorsion, annoncée par la France, en réponse à l’Anschluss de la Russie sur la Crimée...


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vendredi 5 juillet 2013

Pakistan : Des drones américains tuent 17 islamistes talibans

17 islamistes tués au Pakistan par des frappes de drones américains

Le bombardement a eu lieu dans les zones tribales, proches de la frontière afghane. Des talibans afghans et pakistanais ont été tués.

Dix-sept rebelles islamistes présumés ont été tués mercredi matin dans un bombardement de drone américain dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan, selon un dernier bilan fourni par des responsables de sécurité locaux.

Parmi les victimes figurent des talibans afghans et pakistanais, ont affirmé ces responsables qui avaient annoncé, dans la matinée, un premier bilan de quatre insurgés morts dans cette attaque, l’une des plus meurtrières perpétrées par les avions sans pilote américains ces dernières années au Pakistan. Plusieurs drones ont tiré quatre missiles sur un bâtiment voisin d’un grand marché de Miranshah, la principale ville du Waziristan du Nord, district tribal connu pour être le principal bastion des talibans pakistanais et de leurs alliés d’Al-Qaeda, ainsi qu’une importante base arrière des talibans afghans qui combattent le gouvernement de Kaboul et l’Otan de l’autre côté de la frontière.

Les frappes de drones ont ces dernières années rarement visé des cibles urbaines, détruisant le plus souvent des maisons isolées ou véhicules utilisées par les rebelles selon les autorités locales. «Quatre drones survolaient la zone au moment de l’attaque, et deux d’entre eux ont tiré quatre missiles sur un bâtiment», avait indiqué dans la matinée à l’AFP un responsable local de la sécurité. Une source officielle à Peshawar, principale ville du nord-ouest, avait confirmé le bombardement.

«Le bilan est monté à 17 morts», a ensuite déclaré à l’AFP un peu avant la mi-journée le premier responsable, un bilan qui ne pouvait être confirmé de source indépendante. Il s’agit du second bombardement de drones américains au Pakistan depuis que le Premier ministre Nawaz Sharif a demandé l’arrêt de ces frappes en prenant ses fonctions à la tête du gouvernement début juin, dénonçant une violation de la souveraineté nationale.

Accord informel entre Washington et Islamabad

Entamés en 2004, mais intensifiés à partir de 2008, les tirs de drones au Pakistan sont considérés par Washington comme une arme vitale pour neutraliser ses ennemis islamistes reclus dans les zones tribales pakistanaises réputées impénétrables. Parfois quotidiens à certaines périodes, leur nombre a cependant bien baissé ces deux dernières années. Selon un décompte de l’AFP à partir des informations données par les responsables pakistanais, les 14 frappes recensées cette année ont tué près de 90 personnes, contre 101 bombardements fatals à plus de 670 personnes sur toute l’année 2010.

Quelques heures après le bombardement de mercredi, le gouvernement pakistanais l’a comme de coutume condamné. Plusieurs médias et sources diplomatiques ont toutefois fait état ces dernières années d’un accord informel entre Islamabad et Washington, son premier bailleur de fonds, autorisant ces tirs.

«Les Etats-Unis n’ont pas commencé à lancer des attaques de drones tout seuls», sans concertation avec les autorités pakistanaises, a ainsi estimé le chef de l’armée afghane, le général Sher Muhammad Karimi, dans un entretien à la BBC publié mercredi. Le Pakistan leur «fournit la liste» des insurgés qu’il souhaite éliminer, a-t-il ajouté en accusant Islamabad de ne fournir aux Américains que des noms de rebelles talibans pakistanais, en guerre contre le Pakistan, et non de talibans afghans, dont il est historiquement proche. Islamabad, régulièrement accusé par Kaboul de soutenir les talibans afghans, s’en défend.

Après le bombardement de mercredi, des responsables de sécurité pakistanais ont souligné que les drones avaient visé et détruit des bâtiments utilisés par le réseau Haqqani, une faction des talibans afghans accusée par Washington d’avoir perpétré certaines des plus sanglantes attaques menées contre les forces afghanes et de l’Otan ces dernières années. Ces informations sont là aussi impossibles à vérifier de source indépendante.

Source : AFP / Liberation.fr

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De nouvelles tensions entre Kaboul et Islamabad sur fond de dossier des talibans !

D’après les services de sécurité pakistanais, plusieurs drones américains ont tiré, ce mercredi, quatre missiles sur un bâtiment voisin d’un grand marché de Miranshah, principale ville du district tribal du Waziristan du Nord, dans le Nord-Ouest du Pakistan, faisant 17 victimes au cœur de ce fief des talibans.

«Quatre drones survolaient la zone au moment de l’attaque, et deux d’entre eux ont tiré quatre missiles sur un bâtiment», a déclaré à l’AFP un responsable de sécurité locale. Si ce dernier avait d’abord fait état de quatre morts et quelques blessés, le bilan des victimes a été revu à la hausse, se portant désormais à 17 tués dans ce raid aérien. «L’attaque est survenue alors que les insurgés dormaient dans le bâtiment ciblé», a précisé ce même responsable.

À en croire des commandants talibans ainsi que différentes sources sécuritaires, la plupart des victimes étaient des combattants afghans du réseau Haqqani. Il s’agirait du groupe d’insurgés le plus dangereux en Afghanistan, selon les Américains.

De quoi déclencher de nouvelles tensions entre Kaboul et Islamabad. En froid sur le dossier des talibans, les autorités afghanes accusent notamment leurs homologues pakistanaises de soutenir l’insurrection actuelle.

Islamabad a donné son feu vert, selon le chef de l’armée afghane

«Les talibans sont sous le contrôle» du Pakistan, a déclaré le chef de l’armée afghane, le général Sher Muhammad Karimi, dans un entretien à la BBC, enregistré à Kaboul, ce samedi. «Le Pakistan est confronté au terrorisme autant que je le suis. Ensemble nous pouvons combattre cette menace à condition que [tout le monde soit] sincère», a-t-il ajouté.

Mais le général afghan est également monté au créneau contre le positionnement stratégique et diplomatique des responsables pakistanais. Une forme de duplicité, caractérisée, selon lui, par les déclarations du Premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif, condamnant les agissements américains sur son territoire.

«Les États-Unis n’ont pas commencé à lancer des attaques de drones tout seuls», sans concertation avec les autorités pakistanaises, a martelé le général Karimi.

Pour autant, Nawaz Sharif a, de son côté, rappelé sa volonté de lutter efficacement contre l’insurrection des talibans, en concertation avec son voisin afghan. Il s’est ainsi engagé à s’«attaquer à l’extrémisme et au terrorisme avec plus de vigueur encore et en collaboration étroite avec nos amis».

Le Pakistan est «fermement résolu à promouvoir l’objectif commun d’un Afghanistan pacifié et stable», a-t-il ajouté, à l’issue de pourparlers avec son homologue britannique, David Cameron.

Une deuxième frappe américaine en un mois

Le raid perpétré, ce mercredi, constitue la deuxième frappe américaine depuis l’investiture de Nawaz Sharif au poste de Premier ministre pakistanais. La précédente avait touché, le 7 juin dernier, des installations à Shokhel, dans ce même district du Waziristan du Nord, faisant sept morts.

Avant cela, le tout récent chef du gouvernement avait également condamné l’attaque de drone américain qui avait provoqué, le 29 mai dernier, la mort du numéro deux du Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), Wali ur-Rehman.

Face à ces attaques d’avions sans pilote, les autorités pakistanaises dénoncent régulièrement une violation de leur souveraineté nationale. Le tout, en essayant de lutter contre l’extrémisme et le terrorisme. Un discours peu convaincant pour le voisin afghan, en proie à une insurrection tenace des talibans, laissant craindre un vide sécuritaire à l’issue du retrait des troupes internationales à la fin 2014.

Source : 45eNord.ca


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dimanche 30 juin 2013

Prism : Les services américains de la NSA espionnaient les Européens !

Renseignements américains: leurs services ont installé du matériel d’espionnage dans les bureaux de l'Union Européenne et pouvaient lire des documents et des courriers de diplomates !

La NSA espionnait l'Union européenne

Selon le Spiegel, les services de renseignement américains surveillaient dans le cadre du programme de surveillance Prism plusieurs bureaux de l'UE, à Bruxelles, New York et Washington.

L'Union européenne a fait partie des «cibles» de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), accusée d'espionner les communications électroniques mondiales dans le cadre du programme Prism, écrit le Spiegel à paraître dimanche. L'hebdomadaire allemand fonde ses accusations sur des documents confidentiels dont il a en partie pu avoir connaissance grâce à l'ancien consultant américain de la NSA Edward Snowden, à l'origine des révélations sur Prism.

Dans l'un d'eux, daté de septembre 2010, classé «strictement confidentiel», la NSA décrit comment elle espionnait la représentation diplomatique de l'Union européenne à Washington. Il s'agissait non seulement de micros installés dans le bâtiment, mais aussi d'une infiltration du réseau informatique qui lui permettait de lire les courriers électroniques et les documents internes La représentation de l'UE à l'ONU était surveillée de la même manière, toujours selon ces documents, où les Européens sont explicitement désignés comme des «cibles à attaquer».
Un centre d'écoutes près du QG de l'OTAN à Bruxelles

La NSA avait même étendu ses opérations jusqu'à Bruxelles. Il y a «plus de cinq ans», écrit le Spiegel, les experts en sécurité de l'UE avaient découvert un système d'écoutes sur le réseau téléphonique et internet du bâtiment Justus-Lipsius, principal siège du Conseil de l'Union européenne, et qui remontait jusqu'au quartier général de l'Otan en banlieue de Bruxelles. Selon le Spiegel, une analyse détaillée a montré que les attaques provenaient d'une zone sécurisée indépendante de l'OTAN, utilisé par les experts NSA.

En 2003, l'UE avait déjà confirmé la découverte d'un système d'écoutes téléphoniques des bureaux de plusieurs pays, dont la France et l'Allemagne. Mercredi, l'Union européenne avait demandé aux États-Unis de lui fournir «aussi vite que possible» des réponses à ses questions sur le programme de surveillance américain Prism.
Le sort d'Edward Snowden en suspens

Ancien collaborateur de la NSA, Edward Snowden, recherché par les Etats-Unis pour avoir divulgué des informations explosives sur les vastes programmes américains de surveillance des communications, a atterri il y a près d'une semaine à Moscou d'où il a demandé l'asile politique à l'Equateur. Le président équatorien, Rafael Correa, a annoncé ce samedi s'être entretenu avec le vice-président américain Joe Biden du cas de l'ancien agent du renseignement .«Nous avons parlé de l'affaire Snowden et il m'a transmis de manière très courtoise la requête des Etats-Unis de bien vouloir rejeter la demande d'asile», a-t-il déclaré, ajoutant que l'Équateur prendrai sa décision e manière «souveraine».

Un peu plus tôt dans la journée, Rafael Correa avait déploré que la polémique soit centrée sur la demande d'asile d'Edward Snowden. «Ce qui est réellement grave, c'est ce qu'il a dénoncé: le plus grand cas d'espionnage massif dans l'histoire de l'humanité, à l'intérieur et à l'extérieur des Etats-Unis», a-t-il jugé.

Source : LeFigaro.fr


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