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lundi 31 juillet 2017

Syrie : Une agence turque a révélé les positions des forces spéciales françaises et américaines

Pour le moment, le ministère des Armées n’a pas réagi officiellement, contrairement au Pentagone. Et pourtant, l’affaire n’est pas anodine. En effet, l’agence de presse pro-gouvernementale turque Anadolu a dévoilé, le 17 juillet 2017, les positions occupées par les forces spéciales françaises et américaines dans le nord de la Syrie, ce qui compromet évidemment la sécurité de ces dernières.

Au total, Anadolu a donné l’emplacement de 2 aérodromes et surtout de 8 avant-postes, dont un où se trouveraient 200 militaires américains et 75 commandos français. Ce dernier serait située à une trentaine de kilomètres au nord de la ville de Raqqa, le fief syrien de l’État islamique (EI ou Daesh), actuellement visé par une offensive menée par les Forces démocratiques syriennes (FDS). Un autre, situé près de Kobané, servirait à intercepter ou à brouiller les communications des jihadistes.

Selon Anadolu, ces installations militaires seraient notamment utilisées pour apporter un soutien aux Unités de protection du peuple kurde (YPG), qui constituent l’épine dorsale des FDS. Seulement, Ankara les considère comme des éléments terroristes, en raison de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), à l’origine d’une guérilla sanglante en Turquie.

Pour les États-Unis, que de telles informations sensibles puissent être diffusées par une agence officielle d’un allié de l’Otan est inacceptable.

« Nous serions très inquiets si des responsables d’un allié de l’Otan mettaient volontairement en danger nos troupes en divulguant des informations confidentielles », a fait valoir Adrian Rankine-Galloway, un porte-parole du Pentagone. « Nous avons fait part de nos inquiétudes au gouvernement turc », a-t-il ajouté, en refusant, évidemment, de confirmer l’exactitude des informations données par Anadolu.

Mais plus encore, pour le Pentagone, cette attitude « expose les forces de la coalition à des risques inutiles et pourrait mettre en péril des opérations visant à vaincre l’EI. » Et d’insister : « Si nous ne sommes pas en mesure d’identifier les sources qui sont à l’origine de cette dépêche, nous serions très préoccupés si elles provenaient d’un allié de l’Otan qui mettrait nos forces en danger en toute connaissance de cause. »

Source : Zone Militaire

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samedi 22 juillet 2017

Afghanistant EI-K : Espérance de vie raccourcie pour les chefs jihadistes de Daesh-Khorasan

L’espérance de vie des chefs de l’EI-Khorasan, la branche afghano-pakistanaise de l’État islamique, n’est pas longue. À peine trois jours après avoir été désigné pour diriger les opérations de l’organisation jihadiste, Abou Sayed a été tué lors d’un bombardement américain effectué dans la province de Kunar, dans l’est de l’Afghanistan.

« Les forces américaines ont tué Abou Sayed », chef de l’EI-K, lors d’une « frappe sur le quartier général du groupe » jihadiste le 11 juillet 2017, a ainsi annoncé Dana White, une porte-parole du Pentagone. Ce raid aérien « a également tué d’autres membres de l’EI-K et va considérablement perturber les objectifs du groupe terroriste d’intensifier sa présence en Afghanistan », a-t-elle ajouté.

« C’est évidemment une victoire de notre côté pour ce qui est de les repousser. C’est la bonne direction », a, de son côté, réagi l’ex-général James Mattis, le chef du Pentagone. « Nous allons continuer jusqu’à ce qu’ils soient anéantis », a commenté le général américain John Nicholson, qui commande la mission de l’Otan Resolute Support et le contingent américain déployé en Afghanistan, en référence aux membres de l’EI-K, dont le nombre est estimé à moins d’un millier.

En un peu plus d’un an, Abou Sayed est le troisième chef de l’EI-K à avoir été éliminé par les forces américaines et afghanes. En juin 2016, le premier « émir » de l’organisation jihadiste, Hafiz Saeed Khan, un ancien membre du mouvement taleb pakistanais [ndlr, Tehrik-e Taliban, TTP], ayant fait allégeance au chef de l’EI, Abu Bakr al-Baghdadi, deux ans plus tôt, a été tué par une frappe américaine menée dans le district d’Achin, situé dans la province de Nangarhar.

Son successeur, Abdul Hasib, a ensuite été tué lors d’une opération des forces spéciales américaines et afghanes conduite le 27 avril dernier, également dans la province de Nangarhar. « C’est le second émir de l’EI que nous tuons en neuf mois avec des dizaines d’autres chefs et des centaines de leurs combattants. Depuis plus de deux ans, l’EI-K mène une campagne barbare d’assassinats, de tortures et de violences contre la population afghane », avait commenté, à l’époque, le général Nicholson.

Seulement, l’élimination des cadres de l’EI-K n’empêche pas l’organisation jihadiste de progresser. En juin, elle a ainsi chassé le mouvement taleb afghan des montagnes de Tora Bora, dans le sud-est de la province de Nangarhar. La frappe qui a permis d’éliminer Abou Sayed montre qu’elle s’est donc implantée dans celle de Kunar, plus au nord.

Source : Zone Militaire

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vendredi 14 avril 2017

Droits de l'Homme : L’Allemagne refuse de livrer des armes à la Turquie, membre de l'OTAN

La question des ventes d’armes est toujours sensible en Allemagne. En octobre 2016, un rapport ayant mis en lumière une hausse substantielle des exportations allemandes d’équipements militaires suscita ainsi une vive polémique outre-Rhin. Car, malgré les engagements pris par Sigmar Gabriel, alors ministre de l’Économie, plusieurs pays à la réputation sulfureuse figuraient en bonne place sur la liste des clients.

« Ces ventes sont la honte de l’Allemagne, nos munitions inondent un pays ou l’on fouette les bloggeurs, elles criblent les civils du Yémen. Nos valeurs sont piétinées », avait réagi l’hebdomadaire Der Spiegel.

Officiellement, l’Allemagne dit suivre des principes stricts en matière de ventes d’armes. Quitte parfois à bloquer les livraisons des industriels français de l’armement, dont certains intègrent des composants venus d’outre-Rhin pour concevoir leurs produits destinés à l’exportation.

Ainsi, Berlin se refuse à traiter avec des pays qui ne respectent pas les droits de l’Homme ou bien qui sont en proie à l’instabilité. Cela étant, les livraisons d’armes allemandes aux alliés de l’OTAN ne font ordinairement l’objet d’aucune restriction. Sauf que ce n’est plus le cas depuis novembre 2016 pour la Turquie.

D’après la presse allemande, Berlin a interdit au moins à 11 reprises la vente d’armes à Ankara, en raison de l’ampleur de la répression ayant suivi le coup d’État qui manqua de renverser le président Recep Tayyip Erdogan le 15 juillet 2016.

« Le respect des droits de l’Homme est particulièrement important en ce qui concerne les autorisations d’exportation d’armes », a fait valoir le ministère allemand de l’Économie en réponse à une question écrite posée par un député Jan van Aken (Die Linke, gauche radicale). Depuis le coup d’État manqué [en Turquie], « la politique étrangère et de sécurité du gouvernement fédéral accorde une attention particulière au risque » de voir ses armes être utilisées contre les citoyens turcs et les Kurdes en particulier.

Cette information, révélée alors que les relations sont très tendues entre Berlin et Ankara, a été critiquée par les autorités turques. « Nous attendons de l’Allemagne qu’elle fasse preuve de bon sens », a dénoncé Fikri Isik, le ministre turc de la Défense. « Nous avons vu des armes fabriquées en Allemagne dans les mains de terroristes. Ce n’est pas acceptable pour la Turquie. D’un côté l’Allemagne essaye de faire des restrictions pour la Turquie, de l’autre elle condamne l’utilisation d’armes allemandes par les terroristes. L’embargo pour la Turquie est inacceptable », s’est-il insurgé.

Cela étant, certains industriels allemands avaient anticipé les restrictions décidées par Berlin. C’est le cas de l’armurier Hecker & Koch qui, en novembre, avait dit ne plus vouloir vendre d’armes à des pays « non démocratiques » et « corrompus » ni à la Turquie.

Source : Zone Militaire

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mercredi 5 avril 2017

Armement : La France va à nouveau produire des munitions de petit calibre

Au tournant des années 2000, la France perdit deux capacités industrielles, avec la fermeture du site de la Manufacture d’armes de Saint-Étienne, qui fabriquait le fusil d’assaut « FAMAS », et celle de l’établissement de GIAT Industries implanté au Mans, qui produisait des munitions de petit calibre.

La France, leader mondial de la fabrication des munitions de chasse

Du coup, pour s’approvisionner en cartouches 5,56 mm OTAN, les forces françaises durent alors se tourner vers l’étranger, avec des fortunes diverses, la qualité n’ayant pas été toujours au rendez-vous… Aussi, des parlementaires firent part de leurs inquiétudes.

Mais à chaque fois, le ministère de la Défense se montra rassurant. Quant à l’idée de réinstaller, en France, une filière de munitions de petit calibre, il n’en était pas question. Et d’expliquer : « La quantité de cartouches consommée par les armées françaises apparaît insuffisante pour permettre l’équilibre économique d’une telle filière, qui serait en outre confrontée à une concurrence étrangère capable de satisfaire les besoins de nos forces et extrêmement développée sur ce segment de marché. »

Seulement, il en fallait plus pour convaincre. Certes, les cartouches produites par GIAT Industries étaient chères par rapport à celles disponibles sur le marché international. Mais comme l’ont soutenu les députés Nicolas Bays et Nicolas Dhuicq dans un rapport sur la filière française des munitions, une telle production installée en France permettrait de sauvegarder « l’indépendance et de la souveraineté de nos approvisionnements. »

« La France serait-elle visionnaire en la matière alors que ses voisins ont pour la plupart conservé une industrie nationale de munitions de petit calibre qui alimente nos armées? Comment est-il possible de s’assurer qu’aucun de nos fournisseurs ne sera contraint de cesser ses livraisons en raison d’une législation nationale? Comment est-on certain d’un approvisionnement en cas de conflit majeur et pourquoi serions-nous dans ce cas les premiers servis? Pourquoi, si nos voisins parviennent à faire vivre une industrie de munitions de petit calibre, ne le pourrions-nous pas? », avaient demandé les deux députés.

Et puis, lors de la visite de la poudrerie de Pont-de-Buis [Finistère], le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, apprit que la France était le leader mondial de la fabrication des munitions de chasse. Un paradoxe ! Aussi, au cours d’une audition à l’Assemblée nationale, en octobre dernier, il annonça son intention de relancer la production française de munitions de petit calibre. « Certes, il ne s’agirait pas d’un outil d’autonomie stratégique, mais ce serait un atout important pour notre défense », fit-il valoir, avant de préciser qu’il entendait faire aboutir ce dossier d’ici mai 2017.

La voie était alors étroite : Nexter avait déjà savoir qu’il n’était pas intéressé pour réintroduire une telle filière en France, estimant que les coûts afférents n’en valaient pas la peine. En revanche, TDA Armements, filiale de Thales, s’était montré intéressé.

Finalement, le ministre a largement tenu les délais. À l’occasion d’une nouvelle visite à Pont-de-Buis, ce 17 mars 2017, M. Le Drian a annoncé la création d’une filière française de munitions de petit calibre, avec trois acteurs : Thales, Manurhin pour les machines outils et NobelSport pour la poudre.

« C’est une question de souveraineté nationale », a lancé M. Le Drian aux salariés de NobelSport. « On fait du made in France en action, et pas en paroles », a-t-il ajouté. L’objectif est de produire jusqu’à 100 millions de cartouches par an, principalement destinées aux forces françaises. Cela supposera la création de plusieurs dizaines d’emplois à Pont-de-Buis. 

Source : Zone Militaire


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mardi 28 mars 2017

OTAN : La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI en Estonie

Mission LYNX - La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI à Tapa en Estonie, dans le cadre de l'OTAN

Lors du dernier sommet de l’Otan, organisé en juillet 2016 à Varsovie, les Alliés ont confirmé le renforcement du flanc oriental de l’Alliance (enhanced Forward Presence, eFP) au bénéfice des pays baltes et de la Pologne, inquiets des intentions russes au regard de la situation dans le sud-est de l’Ukraine.

Cette mesure, qui vient s’ajouter à la création d’une force de réaction très rapide [Very High Readiness Joint Task Force, VHRJT) forte de 5.000 soldats ainsi qu’à l’ouverture de 6 centres de commandement en Europe de l’Est, vise à déployer, par rotation, 4 bataillons internationaux en Pologne, en Estonie, en Lettonie et en Lituanie.

Désigné pour être la nation-cadre pour l’Estonie, le Royaume-Uni va fournir le commandement et le gros des effectifs et des moyens (avec des Challenger 2 et des Warrior) d’un bataillon qui prendra ses quartiers à Tapa, où la France va envoyer un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) d’environ 300 militaires répartis en trois sections du 2e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa), dotées chacune de 4 Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie (VBCI), d’un peloton de 4 chars Leclerc et d’une section du génie. Un VBCI de commandement, des VAB et des Véhicules blindés légers (VBL) ainsi que des éléments de liaison et d’observation d’artillerie compléteront ce dispositif.

La France contribue à ce bataillon multinational sous commandement britannique « principalement en termes de force de manœuvre, tout en assurant le contrôle national de son engagement dans chaque fonction clef », précise l’État-major des armées (EMA). Ce déploiement a été appelé «mission Lynx».

Ce SGTIA « Lynx » aura essentiellement pour tâche de mener des entraînements aux côtés des militaires britanniques et estoniens. Mais l’objectif premier de ces bataillons multinationaux est de dissuader toute tentative de déstabilisation des pays baltes et de la Pologne qui serait en deçà du seuil de déclenchement de la clause de défense collective de l’Otan (article 5 du Traité de l’Atlantique-Nord). 

Source : Zone Militaire

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mardi 28 février 2017

Défense : Bombardiers stratégiques russes interceptés au large des côtes françaises par l'Armée de l'air

Ce n’est pas encore devenu routinier, comme cela pouvait l’être aux grandes heures de la Guerre Froide. Mais ça pourrait peut-être le devenir. Comme en février et en septembre 2016, deux bombardiers stratégiques russes de type Tu-160 « Blackjack » ont une nouvelle fois été interceptés par l’armée de l’Air.

Dans un premier temps, le centre d’opérations de l’Otan d’Uedem (Allemagne) a détecté 6 avions russes en approche des côtes de la Norvège aux environ de 7 heures, ce 9 février 2017. Alertée, l’aviation norvégienne a fait décoller une patrouille de F-16 pour aller à leur rencontre. C’est alors que la formation russe s’est divisée: quatre appareils – dont le type n’a pas été précisé – ont rebroussé chemin tandis que les 2 Tu-160 «Blackjack» ont continué leur mission en prenant le cap vers les îles britanniques.

Pris en charge par la Royal Air Force, qui a fait décoller des Eurofighter Typhoon pour les accompagner, les bombardiers russes ont contourné l’Irlande par l’ouest et mis le cap vers la Bretagne.

La haute autorité de défense aérienne (HADA) avait anticipé ce mouvement en décidant de solliciter, dès 7h30 (soit 30 mn après l’alerte de l’Otan), un avion de surveillance aérienne E3F AWACS pour suivre les Tu-160, et de positionner, vers 11 heures, un ravitailleur C-135 FR.

C’est ainsi que, vers 12h30, deux Mirage 2000-5 du Groupe de Chasse 1/2 Cigognes, prépositionnés sur la base aéronavale de Lann-Bihoué au titre de la Permanence Opérationnelle (PO), ont décollé pour intercepter puis accompagner les deux Tu-160, qui s’approchaient à une centaine de kilomètres des côtes françaises. Un Rafale de la PO de Saint-Dizier complétera ce dispositif un peu plus tard.

Les avions français ont ensuite passé le relais à des F-18 espagnols. Mais, peu après, les bombardiers russes ont changé de cap pour, apparemment, prendre le chemin du retour. Reste à voir maintenant si, dans les prochains jours, ces deux Tu-160 n’auront pas provoqué d’incident, comme cela avait été le cas en Islande, lors de leur visite de septembre 2016…

En tout cas, cette mission russe, dont le principal objectif est de tester les défenses des pays de l’Otan, a donc fait décoller, côté français, 2 Mirage 2000-5, 1 Rafale, 1 avion ravitailleur et 1 AWACS.

Pour rappel, le Tu-160 Blackjack est un avion imposant (54,10 mètres de long pour une envergure de 55,70 mètres), capable d’emporter une charge offensive maximale de 40 tonnes (dont des missiles à capacité nucléaire AS-15 Kent et AS-16 Kickback), de voler à 2.200 km/h et de parcourir une distance de 13.200 km.

Enfin, l’armée de l’Air souligne que « ces interceptions et escortes ont été dirigées par le Centre national des opérations aériennes de Lyon Mont-Verdun, en étroite collaboration avec les deux centres d’opérations de l’OTAN du nord (Uedem) et du sud (Torrejón). »

Source : Zone Militaire

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samedi 21 janvier 2017

Armement : Le RS556, nouveau fusil d'assaut modulaire austro-allemand

Rheinmetall et Steyr Mannlicher ont mis au point un nouveau fusil d’assaut

L’allemand Rheinmetall et l’autrichien Steyr Mannlicher ont développé conjointement le RS556, un nouveau fusil d’assaut modulaire, chambré en calibre 5,56×45 mm OTAN, en vue de le proposer à la Bundeswehr, qui doit remplacer ses fusils HK G-36 à partir de 2019.

Le RS556 reprend les grandes lignes du fusil STM 556 de Steyr Mannlicher, qui, disponible depuis 2012, a la particularité d’être doté d’un système de lubrification sec permettant d’adapter la longueur du canon (de 417 à 508 mm) en fonction de la mission.

En version standard, le RS556 est muni d’un canon de 406mm de longueur et d’un chargeur pouvant contenir 30 cartouches. D’une masse de 4,2 kg, ce fusil dispose d’une crosse télescopique.

« Très ergonomique et facile à manipuler », ce fusil pourra donc accueillir 7 canons de taille différente : 293 mm et 330 mm en configuration « arme de défense personnelle », 370 mm (carabine), 406mm et 45mm (fusil), 505 mm et 550 mm (fusil de précision).

Compatible avec le programme « Infanterist der Zukunft » (IdZ – Enhanced System) et pouvant être équipé d’un lance-grenades de 40 mm, le RS556 est aussi doté d’un rail Picatinny (normes MIL-STD-1913, STANAG 2324 et STANAG 4694) sur lequels il sera possible de monter différents équipements optroniques.

Enfin, les deux industriels assurent qu’avec son système de culasse « spéciale », le RS556 est en mesure de « toujours fonctionner de manière fiable, même dans des conditions extrêmes, c’est à dire dans des environnements très chauds ou froids ». Un argument qui devrait plaire à la Bundeswehr, après ses critiques à l’égard du HK G-36, au sujet duquel elle a affirmé qu’il perdait en précision sous forte chaleur.

Source : Zone Militaire


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mardi 4 octobre 2016

Défense : Deux bombardiers russes TU 160 interceptés et raccompagnés par des Rafale

Deux bombardiers stratégiques russes interceptés par des Rafale

Contrairement aux fois précédentes, la communication du ministère français de la Défense aura été très rapide (est-ce la conséquence d’une question adressée par le député Jean-Français Lamour ?). Ainsi, le 22 septembre 2016, quatre Rafale de la permanence opérationnelle (PO) ont décollé pour intercepter et accompagner deux bombardiers stratégiques russes de type Tu-160 Blackjack qui évoluaient à proximité de l’espace aérien français.

Les avions russes ont été détectés à 9h13 par la Norvège, qui a fait décoller deux de ses F-16 pour les intercepter. Puis, les deux Tu-160 ont pris la direction du nord de l’Écosse, où deux Eurofighter Typhoon de la Royal Air Force les ont accompagnés.

Après avoir contourné l’Irlande par l’ouest, les bombardiers russes ont ensuite volé vers la Bretagne. À 13h57, deux Rafale en alerte sur la base aérienne de Tours ont alors décollé pour les intercepter et les accompagner alors qu’ils se trouvaient à 100 km des côtes bretonnes.

Ayant mis le cap vers l’Espagne, les deux Tu-160 russes ont été pris en charge, à 14h33, par deux autres Rafale de la PO de Mont-de-Marsan. Puis deux F-18 espagnols ont pris le relais des avions français. Arrivés au large de Bilbao, les bombardiers sont repartis vers le nord, précisément vers l’Irlande.

« Ces interceptions et escortes ont été menées en étroite collaboration entre les deux centres d’opération de l’Otan du nord et du sud et le centre national des opérations aériennes (CNOA) de Lyon-Mont Verdun », a précisé un communiqué de l’armée de l’Air, qui aura donc engagé 4 Rafale, dont 3 ont été ravitaillés en vol entre Clermont-Ferrand et Brest.

Pou rappel, le Tu-160 Blackjack peut emporter une charge offensive maximale de 40 tonnes et voler à une vitesse de 2.200 km/h. Il est en mesure de tirer des missiles à capacité nucléaire -55 (AS-15 Kent) et Kh-15 (AS-16 Kickback). En clair, ce type d’appareil n’est pas fait pour collecter du renseignement d’origine électro-magnétique. Aussi, il s’agit surtout pour l’aviation russe de tester la défense aérienne des pays de l’Otan.

Commentant un épisode similaire ayant impliqué des bombardiers stratégiques Tu-95 Bear volant au-dessus de la Manche, en 2015, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait évoqué une «présence intempestive».

Source : Zone Militaire


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dimanche 3 juillet 2016

Brexit : Quelles conséquences pour la défense britannique ?

Les électeurs britanniques l’ont décidé : le Royaume-Uni quittera l’Union européenne (UE). Il est compliqué d’en tirer immédiatement les conséquences, les effets de ce « Brexit » devant être évalués à plus long terme. Toutefois, en matière de défense, l’on peut se risquer à dire que cela ne changera pas grand chose, du moins au niveau opérationnel.

Le concept de défense européenne n’a jamais été la tasse de thé des Britanniques. Pourtant, quand l’Union européenne a lancé des opérations militaires, ils ont souvent répondu "présent".

Ainsi, par exemple, Atalante, la mission européenne de lutte contre la piraterie dans l’océan Indien est commandée depuis Northwoods. Et, plus récemment, la Royal Navy a envoyé des navires en Méditerranée au titre de l’opération Sophia.

Évidemment, avec le Brexit, il faudra désormais faire sans les moyens des forces armées britanniques. Et il ne sera donc plus possible de faire appel à Londres dans le cadre de l’article 42-7 du Traité de l’Union européenne, lequel prévoit une assistance militaire à un pays membre attaqué.

Mais ce Brexit pourrait déboucher sur la création d’un quartier général européen. Jusqu’à présent, Londres avait toujours refusé cette éventualité au motif que cela créerait un doublon avec l’Otan. Désormais, le champ est libre. Au passage, on notera que la France dispose désormais, à elle seule, des plus importantes capacités militaires de l’UE.

Justement, si le Royaume-Uni quitte l’UE, il reste membre à part entière de l’Otan. Il « demeurera un allié fort et engagé (…),et continuera à jouer son rôle dirigeant au sein de notre Alliance », s’est empressé de souligner le Norvégien Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan.

« Une Otan forte, unie et déterminée reste un pilier essentiel de stabilité dans un monde turbulent, et un élément clé de la paix et de la sécurité internationale », a-t-il encore ajouté, en évoquant une « coopération plus étroite » avec l’UE.

En outre, les traités de défense bilatéraux ne sont nullement remis en cause par ce Brexit. À commencer par celui de Lancaster House, conclu avec la France. « Nos relations étroites en matière de défense seront préservées », a affirmé, ce 24 juin 2016, le président Hollande.

Par ailleurs, dans le domaine du renseignement, le Brexit ne changera rien dans la mesure où la coopération entre services se fait déjà en dehors de l’UE. En outre, le Royaume-Uni fait partie des «Five Eyes». En revanche, il se retirera d’Europol, un office qui facilite l’échange de renseignements entre polices des États membres de l’Union européenne et dont la direction est assurée… par un Britannique.

Cependant, le Brexit pourrait avoir quelques conséquences négatives pour la défense britannique. Ainsi, en Irlande du Nord, le Sinn Fein, le parti nationaliste qui fut la branche politique de l’IRA, en a appelé à l’organisation d’un référendum de réunification avec la République d’Irlande (membre de l’UE). Même logique en Écosse, où Scottish National Party a évoqué la tenue d’une nouvelle consultation sur une éventuelle sortie du Royaume-Uni pour ensuite intégrer l’UE.

Si le dernier référendum sur ce thème fut un échec pour les indépendantistes écossais, rien ne dit que le prochain, s' il doit avoir lieu, donnera le même résultat. Et cela alors que les forces armées britanniques comptent près de 11.000 militaires britanniques ainsi que 50 sites en Écosse, dont la base de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de Faslane. Et si Édimbourg devait quitter le Royaume-Uni, elles perdraient environ 1/12e de leurs moyens et 3,3 milliards de livres sur leur budget.

À propos des dépenses militaires, le gouvernement britannique pourrait être contraint de revoir ses plans, alors qu’il a prévu de les augmenter au cours des cinq prochaines années. Tout dépendra des effets du Brexit sur la conjoncture économique du pays.

Enfin, s’agissant de l’industrie de défense, si la sortie du Royaume-Uni de l’UE ne va évidemment pas simplifier la conduite de certains programmes d’armement, pour la plupart menés sur une base bilatérale (comme l’anti-navire léger ou le Système de combat aérien futur, avec la France), ces derniers ne seront pas remis en cause et devraient finalement être peu impactés.

En revanche, et déjà que ce n’était pas simple, ce sera nettement plus compliqué de lancer de nouvelles coopérations dans ce domaine. « S’il n’y a plus le substrat économique et politique qu’est l’Union européenne aujourd’hui, ce n’est même pas la peine d’espérer », a même estimé Marwan Lahoud, le responsable de la stratégie d’Airbus Group. Pour autant, par le passé, Français et Britanniques ont su coopérer pour mettre au point le Jaguar, un chasseur-bombardier devenu mythique entré en service la même année où le Royaume-Uni entrait dans la Communauté économique européenne.

Source : Zone Militaire


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samedi 13 février 2016

Cartographie des pertes militaires françaises depuis la deuxième guerre mondiale

Morts pour la France : Ou sont tombés nos soldats depuis la 2ème guerre mondiale ?

Cette carte dénombre les morts de l’armée française en dehors de son territoire entre 1945 et la fin 2013. Elle reprend des chiffres confirmés par les historiens et confirmés par une source militaire.

Cette carte s’inspire directement de celle concernant le Royaume-Uni publiée dans The Independent et entend à la fois compter les morts des guerres coloniales (Indochine, Maroc, Tunisie, Algérie, Cameroun) et les pertes des autres guerres comme celle de Corée ou les conflits menés après 1962 (OPEX).

Le but de cette carte est de montrer l’importance des conflits coloniaux depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En filigrane se lit aussi la guerre froide ou la guerre contre le terrorisme. Cette carte montre aussi que la France s’implique dans de très nombreux conflits que ce soit au nom de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), de l’Union Européenne ou pour honorer des accords bilatéraux avec des pays amis qui sont souvent d’anciennes colonies.

De manière frappante, c’est l’Afrique qui se trouve au cœur du dispositif militaire de la France et c’est là depuis 50 ans, que meurent la majorité de ses soldats.

En 2011, le rapport du général Bernard Thorette recensait le nombre de morts de ceux qui se sont battus pour la France pour la construction d’un « monument aux morts en opérations extérieures ». Pour l’auteur du rapport, il s’agissait d’un « devoir de mémoire ». Cette expression résume à elle seule une certaine vision de l’histoire coloniale française, le rôle de la France dans les conflits à l’étranger ou bien encore la façon dont l’armée française veut qu’on se souvienne d’elle.

En attendant, ce monument n’a toujours pas vu le jour.

Source : Libération Africa

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mardi 24 novembre 2015

Turquie-Russie : Un avion militaire russe SU-24 abattu accusé d'avoir violé espace aérien turque...

Les autorités turques assurent que l'avion a violé son espace aérien...
Moscou affirme que ce dernier volait au-dessus de la Syrie !

L'incident est grave et est de nature à envenimer sérieusement les relations entre les deux pays : l'armée turque a abattu mardi un avion militaire russe qui, selon elle, aurait violé son espace aérien près de sa frontière avec la Syrie.

"Un avion russe Su-24 a été abattu conformément aux règles d'engagement après avoir violé l'espace aérien turc malgré les avertissements", ont ainsi indiqué des sources militaires turques.

Sans attendre, la Turquie a, sur instruction de son Premier ministre, Ahmet Davutoglu, décidé de saisir l'Otan, l'organisation militaire dont elle est un des piliers, ainsi que l'ONU.

La Russie conteste

De son côté, la Russie a confirmé qu'un de ses avions avait été abattu mais assure qu'elle est en mesure de prouver que l'avion est resté dans l'espace aérien syrien. Moscou précise par ailleurs que les pilotes du chasseur ont réussi à s'éjecter et à retomber au sol en parachute. D'après la chaîne turque CNN Turk, l'un des pilotes est aux mains de combattants turkmènes du nord de la Syrie, qui combattent le régime de Bachar al-Assad dans les montagnes proches de la frontière turque.

#Moscou reconnaît que c'est 1 de ses avions Sukoï 24 qui a été abattu par Turquie mais affirme que c'était dans l'espace aérien syrien.
— Bourdillon Yves (@yvesbourdillon) 24 Novembre 2015


Il s'agit du premier avion russe abattu depuis le début de l'intervention militaire de Moscou en Syrie, commencée le 30 septembre à la demande du régime de Damas dont la Russie est un fidèle allié.

Tensions croissantes

Depuis le début de l'intervention militaire russe aux côtés du régime du président Bachar al-Assad fin septembre, les incidents de frontière se sont multipliés entre Ankara et Moscou. Le 3 octobre dernier, des chasseurs turcs avaient intercepté un avion militaire russe engagé en Syrie qui avait violé leur espace aérien et l'avaient forcé à faire demi-tour. Moscou avait alors mis en cause les "mauvaises conditions météo".

L'armée turque avait également abattu le 16 octobre un drone de "fabrication russe" qui avait pénétré dans le ciel turc. Washington l'avait identifié avec quasi-certitude comme appartenant à l'aviation russe, ce que Moscou a toujours nié.

La tension entre les deux pays s'est encore accrue ces derniers jours, après une série de bombardements russes qui ont, selon Ankara, visé des villages de la minorité turcophone de Syrie. La Turquie a convoqué vendredi l'ambassadeur russe pour le mettre en garde contre les "sérieuses conséquences" de cette opération.

Source : LesEchos.fr

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Attentats : la ceinture d'explosifs retrouvée était "inopérante"

Selon une source proche de l'enquête citée par M6, la ceinture d'explosifs découverte hier à Montrouge était "inopérante", Salah Abdeslam avait été localisé, par la téléphonie, à proximité de Montrouge, à Châtillon, le 13 novembre au soir.

Source : LePoint.fr

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Bruxelles reste mardi en état d'alerte maximale

Bruxelles reste mardi en état d'alerte maximale après l'inculpation d'un quatrième suspect lié aux attentats de Paris, avec en toile de fond un renforcement de la mobilisation internationale, y compris militaire, contre l'Etat islamique, avec notamment l'engagement du porte-avions français Charles de Gaulle en Syrie et en Irak.

Dix jours après les attentats qui ont fait 130 morts dans la capitale française, un objet "qui s'apparente à une ceinture d'explosifs" a été retrouvé dans une poubelle à Montrouge, près de Paris, près d'un endroit où l'un des principaux suspects, Salah Abdeslam, avait été localisé grâce à la téléphonie. Ce Français de 26 ans, vivant en Belgique, reste introuvable, mais l'enquête de la police belge a débouché sur une quatrième inculpation liée aux attentats de Paris et sur de nouvelles interpellations.

La menace terroriste dans la capitale de l'Europe restant "sérieuse et imminente", le Premier ministre Charles Michel a annoncé lundi soir que Bruxelles et ses 1,2 million d'habitants resteraient mardi, pour le quatrième jour consécutif, en état d'alerte maximale, avec métros et écoles fermées et quadrillage des rues par la police et l'armée.

Source : HuffingtonPost.fr

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"L'émir blanc" de la filière d'Artigat visé par une perquisition

Olivier Corel, dit "l'émir blanc" de la filière d'Artigat en Ariège, était directement visé par une perquisition conduite mardi matin, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

C'est la seconde perquisition administrative conduite dans les milieux jihadistes de l'Ariège mais la première chez Olivier Corel, 69 ans, imam salafiste mentor présumé de plusieurs jihadistes toulousains, de Mohamed Merah à Fabien Clain.

La voix de ce dernier, Toulousain d'origine parti rejoindre les rangs de l'Etat islamique, a été identifiée par les enquêteurs pour revendiquer les attentats du 13 novembre.

Deux hélicoptères de gendarmerie ainsi que de nombreux membres de l'antiterrorisme et du renseignement informatique ont été déployés mardi matin autour d'Artigat, où le domicile d'Olivier Corel était en cours de perquisition en milieu de matinée, ainsi que d'autres maisons dans les milieux islamistes. On ignorait encore s'il y aurait des interpellations, selon cette source proche de l'enquête.

Olivier Corel, Français d'origine syrienne, avait été interpellé dans le cadre de l'affaire Merah puis remis en liberté. En mars 2012, Mohamed Merah avait tué sept personnes au nom du jihad à Toulouse et Montauban: trois militaires ainsi qu'un professeur et trois jeunes élèves d'une école juive.


Source : HuffingtonPost.fr

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lundi 26 janvier 2015

Espagne : 10 morts dont 8 Français dans le crash d'un F-16 grec sur une base OTAN

Crash d'un F16 grec : 10 morts, dont 8 français

Le crash d'un avion militaire grec de type F-16 sur une base d'Albacete (Espagne) a fait 10 morts, dont huit Français, et au moins 19 blessés, dont 5 Français, dans un état grave.

Dix personnes, dont huit Français, ont été tuées par le crash d'un avion grec de type F-16 sur une base militaire à Albacete, dans le sud-est de l'Espagne, selon le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

Les deux autres défunts sont les pilotes grecs de l'avion. Par ailleurs, au moins 19 personnes ont été blessées, dont 11 Italiens selon Mariano Rajoy, et 5 Français, selon le ministère de la Défense français.

«Jean-Yves Le Drian adresse ses plus sincères condoléances aux proches des victimes et exprime sa compassion aux blessés», explique le ministre dans un communiqué. Le ministre de la Défense se rendra sur place mardi après-midi.

Le F-16 a manqué son décollage

L'accident s'est produit à 15h30 ce lundi quand l'avion préparait son décollage. «Il a perdu de la puissance», informe le ministère de la Défense espagnol, cité par El Pais, et «s'est encastré dans plusieurs autres avions qui étaient stationnés», dont des Alpha-Jet français. Des témoins sur place ont ensuite constaté une explosion et un fort incendie. La colonne de fumée dégagée était visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Les secours ont mis plusieurs dizaines de minutes avant de pouvoir éteindre l'incendie.

Le crash s'est fait dans la zone d'entraînement des pilotes de l'Otan. Se trouvaient également dans la zone des pilotes d'hélicoptères, des ambulanciers et des pompiers. Selon le site internet de la base de Los Llanos, celle-ci abrite depuis 2010 un centre de formation de l'Otan.

«Je suis profondément attristé par l'accident d'un avion de combat grec sur la base de Los Llanos, qui a causé de nombreuses victimes», a déclaré dans un communiqué le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, sans livrer davantage de détails. «C'est une tragédie qui touche l'ensemble de la famille de l'Otan», a-t-il ajouté en adressant ses condoléances aux familles des victimes.

Source : LeParisien.fr

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lundi 20 octobre 2014

Allemagne : Etat désolant de la Bundeswehr, l'armée allemande

Lors de la visite qu'elle vient d'effectuer dans le nord de l'Irak, la ministre allemande de la Défense Ursula von de Leyen (CDU) a pu toucher du doigt les difficultés que rencontre la Bundeswehr, au travers des difficultés logistiques que celle-ci rencontre pour acheminer les armes et les formateurs au Kurdistan.

Der Spiegel pointe dans un article acide les pannes des Transall de la Luftwaffe... et autres "faillites, malchances et pannes" qui frappent la Défense Outre-Rhin.

A Berlin, le commissaire parlementaire aux forces armées - une fonction sans équivalent en France de contrôle indépendant des armées - Hellmut Könighaus vient de lancer un cri d'alerte : "Les missions extérieures de la Bundeswehr ne sont plus compatibles avec l'état actuel du matériel". Principal accusé : le manque de crédits pour le maintien en condition opérationnel des équipements. Les chiffres de la Bundeswehr sont en effet inquiétants:

Voici le tableau fourni par la Bundeswehr :

Systèmes d'armes  :  en parc - disponibles - opérationnels

  • Helicoptère Tigre : 31 - 10 - 10
  • Hélicoptère NH-90 : 33 - 8 - 8
  • Hélicoptère Sea King :  21 - 15 - 3
  • Hélicoptère Sea Lynx : 22 - 18 -4
  • Hélicoptère CH-53 : 83 - 43 - 16

 

  • Avion de combat Eurofighter : 109 - 74 -42
  • Avion de combat Tornado : 89 - 66 - 38

 

  • Corvette K-130 : 5 - 2 - 2
  • Sous-marin U 212 : 4 - 1 - 1
  • Frégate : 11 - 8 - 7

 

  • Véhicule blindé Marder : 406 - 280 - 280
  • Véhicule blindé Boxer : 180 - 70 - 70

 

On constate ainsi que sur les 198 avions de combat en ligne, seuls 80 sont opérationnels, soit 40 % de la flotte. La situation des hélicoptères de la Marine est consternant avec 3 vénérables Sea King et 4 Sea Lynx...
Selon les chiffres de l'Otan, l'Allemagne consacre 1,3% de son PIB à la défense contre 1,9% en France.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense


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dimanche 5 octobre 2014

OTAN : La V-JTF, nouvelle force de réaction "très rapide"

Pour l'Otan, rapide c'était encore trop lent !

Il s'agit de la Very High Readiness Joint Task Force (V-JTF), car pour l'Otan, «rapide» c'était encore trop lent.

En 2002, l'Alliance atlantique s'était dotée d'une Nato Response Force (NRF) afin de pouvoir répondre dans l'urgence aux crises internationales. Dans une urgence toute relative, car le déploiement des premiers éléments prend quand même entre 5 et 30 jours : trop long face à l'accélération du tempo des crises.

D'ailleurs, en douze ans, cette NRF – dont les moyens non-permanents sont fournis par les Etats membres à tour de rôle – n'a jamais été utilisée, sauf pour deux catastrophes humanitaires, l'ouragan Katrina en Louisiane et un tremblement de terre au Pakistan.

Les événements d'Ukraine et la crainte qu'ils suscitent en Europe de l'Est obligent les Alliés à se doter d'un nouvel outil militaire plus réactif dont la création sera annoncée lors du prochain sommet de l'Otan. Ne craignant pas les acronymes les plus baroques, l'Alliance va donc se doter d'une Very High Readiness Joint Task Force (V-JTF), une force opérationnelle interarmées à haut niveau d'alerte. 

En clair, une force capable de réagir «en quelques jours» (deux ou trois) et qui serait la pointe avancée de la NRF.. Selon les plans en discussion, les moyens engagés pourraient aller «jusqu'au niveau d'une brigade», soit de 3000 à 5000 hommes.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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mardi 30 septembre 2014

Turquie : Mobilisation contre l'invasion islamiste ?

Bientôt une mobilisation de la Turquie contre l'invasion islamiste ?

Finalement, la Turquie pourrait intervenir militairement en Syrie. Revirement en vue à Ankara !

Au début du mois, une source gouvernementale turque avait écarté l’idée d’une éventuelle participation de la Turquie, pays membre de l’Otan, à des opérations militaires en Syrie et en Irak contre les jihadistes de l’État islamique (EI, ou Daesh).

La semaine passée, encore, alors que des frappes aériennes venaient d’être signalées près de la ville syrienne d’Aïn al-Arab (ou Kobane pour les Kurdes), l’entourage du Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, avait tenu à préciser que la Turquie n’avait pas prêté son concours pour un tel raid.

Jusqu’à présent, Ankara avait les mains liées dans la mesure où 46 ressortissants turcs étaient retenus en otage à Mossoul par les jihadistes de l’EI. Mais depuis leur libération, le 20 septembre, dans des conditions qui n’ont pas été précisées, les autorités turques ont commencé à opérer un virage à 180 degrés.

Ainsi, dans un entretien accordé au quotidien Hürriyet, le président turc, Tayyip Recep Erdogan, a confirmé que son pays était en train de discuter du rôle qu’il aurait à tenir au sein de la coalition anti-EI et qu’un déploiement de troupes au sol en Syrie était envisagé afin d’y créer une « zone de sécurité » à l’intention des populations ayant fui l’avancée des jihadistes.

Car pour M. Erdogan, les « frappes aériennes sont insuffisantes pour venir à bout des jihadistes » de l’EI. « Des forces terrestres sont complémentaires (…) Il faut observer tout cela dans son ensemble. Les opérations aériennes sont logistiques, mais s’il n’y a pas de troupes au sol, il n’y aura pas de (règlement) permanent », a-t-il fait valoir.

Dans les jours qui viennent, le Parlement turc aura donc à se prononcer sur deux textes. Le premier vise à prolonger l’autorisation données aux forces turques de mener des frappes sur les bases arrières du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) établies dans les monts Kandil, dans le nord de l’Irak. Le second concernera la participation d’Ankara aux opérations de la coalition anti-EI en Syrie.

Jusqu’à présent, la Turquie avait été pointée du doigt pour son soutien présumé aux groupes jihadistes en raison de leur hostilité à l’égard de Bachar el-Assad (la réalité est plus,compliquée…) et de ne pas assez en faire pour freiner le flux de jihadistes se rendant en Syrie via son territoire. Sa participation à la coalition anti-EI pourrait ainsi faire taire ses détracteurs.

Une autre raison est que, en s’attaquant à Aïn al-Arab, l’EI se rapproche dangereusement des frontières turques avec pour conséquence l’arrivée de milliers de réfugiés supplémentaires sur son territoire.

En attendant le vote du Parlement, les forces armées turques ont renforcé, ce 29 septembre, leur dispositif militaire près de la Syrie, en déployant une quinzaine de chars et des véhicules blindés autour du poste-frontière de Mursitpinar, sur des hauteurs dominant la Aïn al-Arab. Ce mouvement fait suite à la chute d’au moins deux obus en territoire turc.

Source : Zone Militaire

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