FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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jeudi 19 septembre 2019

Crash F-16 : Un avion militaire belge s’écrase dans le Morbihan

Un avion militaire belge de type F-16 s’est écrasé ce jeudi matin dans le Morbihan, sans faire de victime : les deux pilotes ont été éjectés de l'appareil.

Un avion militaire belge de type F-16 s’est écrasé ce jeudi matin dans le Morbihan, en plein vol d'entraînement. Les deux pilotes sont indemnes, a indiqué la préfecture. Le pilote et son co-pilote ont pu s’éjecter avant le crash.

L'avion avait décollé de Florennes (Belgique) et se rendait à la base aéronautique navale de Lann-Bihoué.

"On peut confirmer qu’un F-16 biplace qui effectuait un vol d’entraînement s’est écrasé ce matin près de Lorient. Les deux occupants ont réussi à s’éjecter, les sièges éjectables ont fonctionné", a indiqué la Défense belge. "Une équipe de la Direction de la sécurité aérienne de la Défense se rend sur place depuis la Belgique", a-t-elle ajouté.

L'un des pilotes est resté accroché deux heures sur la ligne haute tension

Les secours, dépêchés sur la zone, ont pu rapidement prendre en charge un premier pilote.

Ils se sont ensuite affairés à décrocher le second pilote qui est resté accroché avec son parachute pendant plus de deux heures aux câbles d’une ligne EDF. Il a finalement pu être récupéré vers 13 heures par les pompiers aidés par les services de RTE (Réseau transport électricité), le gestionnaire du réseau électrique haute tension.

Le second pilote "a été décroché, on a les deux, pilote et copilote, en urgence relative. Ils sont vivants et sont blessés, ils sont pris en charge par les pompiers", a indiqué la préfecture.
L'avion "pas armé"

La cause de l’accident n’était pas connue dans l’immédiat

Selon la préfecture, l'avion "n’était pas armé et son chargement est en cours d’expertise".

Un périmètre de sécurité de 500 m a été mis en place autour du site du crash aérien et la gendarmerie est sur place pour sécuriser la zone.

Source : LeProgres.fr

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samedi 17 août 2019

Sports : Les tireurs d’élite de la 13e DBLE remportent l’European Best Sniper Team Competition

Contrairement à ce que son appellation suggère, l’European Best Sniper Team Competition est organisée chaque année par l’US Army Europe [USAREUR], et plus précisément par le 7th Army Training Command, à Grafenwoehr [Allemagne]. Ce challenge vise à favoriser le partage d’expérience et de tactiques entre les différentes équipes de tireurs de précision engagées, avec l’objectif de renforcer l’intéropérabilité.

Pour l’édition de 2019 de cette « European Best Sniper Team Competition », 32 équipes de tireurs d’élite, venues de 16 pays membres ou partenaires de l’Otan, se sont mesurées lors d’une trentaine d’épreuves mettant l’accent sur la précision du tir [au fusil et à l’arme de poing], la condition physique ou encore la force mentale.

Cette année, l’armée de Terre était représentée par des tireurs de précision du 8e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] et de la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère [DBLE].

Et le résultat devrait ravir le général Thierry Burkhard, le nouveau chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] et ancien chef de corps de la 13e DBLE : en effet, le 25 juillet, les légionnaires de la section de tireurs d’élite appartenant à la compagnie d’appui de la « Phalange magnifique » [*] ont terminé à la première place de cette compétition, devançant leurs homologues du 42e Bataillon mécanisé de l’armée tchèque et du centre d’entraînement d’infanterie de la Bundeswehr. L’équipe du 8e RPIMa a obtenu la 25e place.

Pour rappel, et alors qu’elle avait le statut d’unité servant de support à celles projetées aux Émirats arabes unis, la 13 DBLE a été transférée au camp du Larzac en 2016 pour intégrer la 6e Brigade légère blindée [BLB]. Actuellement, elle compte 1.300 légionnaires, répartis dans cinq compagnies de combat, une compagnie de soutien [CCL] et une compagnie d’appui [CA].

[**] Allemagne, Italie, France, Belgique, États-Unis, République tchèque, Suède, Lettonie, Turquie, Pays-Bas, Slovénie, Danemark, Espagne, Pologne, Royaume-Uni, Canada

[**] La 13e DBLE est aussi surnommée la « Phalange magnifique », ndlr

Source : Zone Militaire - Photo : 7th Army Training Command

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lundi 24 juin 2019

OTAN : Exercice Swift Response 2019 - Mort d’un parachutiste canadien...

Organisé par le commandement de l’US Army en Europe et se déroulant depuis le 8 juin 2019 en Bulgarie, en Croatie et en Roumanie, l’exercice Swift Response vise à améliorer l’interopérabilité dans le domaine des opérations aéroportées [OAP] parmi les alliés de l’Otan. Et il mobilise 5.600 militaires [dont près de 1.500 parachutistes] venus notamment de France, d’Italie, d’Allemagne, du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni et d’Espagne.

Dans la nuit du 17 au 18 juin, le caporal [bombardier] Patrick Labrie, du 2e Régiment de la Royal Canadian Horse Artillery, s’est gravement blessé lors d’une « opération de saut aérien des forces d’intervention rapide dans le cadre de l’exercice Swift Response », au niveau de de l’aérodrome de Tchechniguirovo, près de Plovdiv, dans le sud de la Bulgarie. Malheureusement, le soldat canadien a succombé à ses blessures.

Selon des informations de la presse bulgare, l’accident s’est produit lors d’un saut de nuit à basse altitude. Trois autres parachutistes, dont un autre Canadien et deux Américains, se seraient également blessés après « avoir sauté trop près les uns des autres ». Mais leur état ne susciterait pas d’inquiétude.

« Je suis profondément attristé par la perte du bombardier Patrick Labrie. Non seulement sa mort est une douloureuse perte pour sa famille et ses amis, mais sa disparition est ressentie dans toute l’Armée canadienne et la communauté militaire. En notre nom et au nom des militaires de tous grades de l’Armée canadienne, l’adjudant-chef Stu Hartnell [le sergent-major] et moi offrons nos sincères condoléances à la famille et aux amis du Bombardier Labrie », a commenté le lieutenant-général Jean-Marc Lanthier, le commandant de l’Armée canadienne.

Le ministère canadien de la Défense a indiqué qu’une enquête a été confié à la police militaire. « Aucune autre information n’est disponible à l’heure actuelle », a-t-il conclu.

Source : Zone Militaire

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jeudi 24 janvier 2019

Belgique : Les soldats belges partant en mission en Estonie n'ont pas encore reçu leurs tenues d'hiver

Ces prochaines semaines, environ 270 soldats belges – issus, pour la plupart, du bataillon médian de chasseurs ardennais, seront présents en Estonie au titre de l’opération « enhanced Forward Presence » (eFP) de l’Otan, laquelle a pour objet de rassurer les pays baltes face à la Russie. Plus précisément, ils seront intégrés à une brigade multinationale, dont le Royaume-Uni est la nation-cadre.

En novembre 2018, le syndicat militaire ACMP-CGPM a demandé au ministère belge de la Défense si ce détachement allait recevoir des équipements spécifiques pour affronter les rigueurs de l’hiver estonien. Et, après une relance, il a fini par avoir une réponse.

« En plus des tenues d’hiver basiques déjà présentes dans l’équipement du corps, des équipements supplémentaires seront livrés par la chaîne militaire », a résumé le syndicat, en évoquant la réponse faite par le cabinet du chef de la Défense [CHOD].

« De plus, du nouvel équipement d’hiver supplémentaire sera prévu, via une procédure d’achat urgente et ponctuelle qui est actuellement en cours. Le CHOD a promis que l’ensemble de l’équipement d’hiver sera livré à temps. De plus, il est indiqué que les soldats ne seront pas obligés d’acheter du matériel d’hiver supplémentaire sur le marché civil et qu’il n’y aura donc aucune recommandation de ce genre par la hiérarchie », a ajouté l’ACMP-CGPM, avant d’assurer qu’il veillerait au respect de ces promesses.

Seulement, les quotidiens Het Nieuwsblad et De Standaard ont rapporté, le 22 décembre, que les soldats belges engagés en Estonie auraient reçu des cagoules datant des années 1950. De la guerre de Corée, pour être précis.

Selon un reportage de RTL INFO, les cagoules en question « ont été rongées par les mites » et sont « couvertes d’urine de rat ». En outre, a confié un syndicaliste, cité par la RTBF, « il y a encore d’autres manquements : les couvre-chaussures ne correspondent pas aux bottines et il n’y a pas de lunettes de protection en suffisance ».

« Un spécialiste a recommandé un type d’équipements adapté pour ce genre d’opération. On doit constater, malheureusement, que l’armée s’est retrouvée devant une réalité : ils ne possédaient pas le matériel nécessaire », a déploré Philippe Sion, secrétaire général-adjoint du syndicat militaire ACMP-CGPM.

Aussi, des soldats belges sont donc tentés de s’équiper à leurs frais, ce qui, selon la qualité du matériel, peut leur coûter entre 250 et 600 euros. Et cela, même si leur état-major a assuré que des équipements spécifiques pour affronter le grand froid leur seront prochainement distribués.

L’avant-garde du détachement belge doit arriver en Estonie le 5 janvier 2019 tandis que le gros des troupes suivra dans les jours qui suivront. Sans doute que, d’ici-là, les équipements promis auront été livrés.

Source : Zone Militaire - Photo : Chasseurs ardennais (c) Défense belge

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jeudi 10 janvier 2019

Syrie : Donald Trump déclare que les alliés ne « profiteront » plus des États-Unis... Une désertion « en coordination » ?

La décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie – et donc de mettre un terme à leurs opérations contre l’État islamique [EI ou Daesh] qu’il juge vaincu alors que ce n’est pas encore le cas – a provoqué du désarroi parmi les alliés des États-Unis… Et la démission de James Mattis, le chef du Pentagone.

Dans la lettre adressée à M. Trump pour justifier son départ, l’ex-général des Marines a estimé qu’il fallait « traiter les alliés avec respect ». Chose que le chef de la Maison Blanche s’est gardé de faire depuis le début de son mandat, notamment en critiquant vertement les membres de l’Otan pour la faiblesse de leurs dépenses militaires (NDLR : ce qui n'est pas totalement inexact), ou encore en prenant des décisions sans la moindre concertation préalable.

« Un allié se doit d’être fiable, de se coordonner avec ses autres alliés » et « être allié, c’est combattre épaule contre épaule », a d’ailleurs fait valoir le président Macron, après avoir dit « regretter très profondément » la décision de son homologue américain au sujet de la Syrie.

L’attitude de M. Trump indispose même jusque dans les rangs du Parti républicain. « Je suis juste triste pour notre pays. Je suis triste pour les relations abîmées avec les pays qui ont été avec nous », a ainsi commenté Bob Corker, le chef de la commission sénatoriale des Affaires étrangères du Sénat. Ténor du Grand Old Party [GOP], le sénateur Lindsey Graham a parlé de « tache sur l’honneur des États-Unis ».

Pour autant, ces commentaires ne sont pas de nature à faire ciller M. Trump. « Aux quelques sénateurs qui pensent que je n’aime pas ni apprécie être allié avec d’autres pays, ils ont tort, J’AIME BIEN », a-t-il fait savoir, via Twitter, le 24 décembre. « Ce que je n’aime pas en revanche, c’est quand nombre de ces mêmes pays profitent de leur amitié avec les États-Unis, à la fois pour la Protection militaire et le Commerce », a-t-il ajouté.

« Le général Mattis ne voyait pas ça comme un problème. Moi si, et c’est en train d’être réglé », a encore affirmé M. Trump.

Lors du dernier sommet de l’Otan, à Bruxelles, en juillet dernier, le président américain avait demandé si les Alliées allaient « rembourser les États-Unis » pour la protection que ces derniers leur avait donné depuis près de 70 ans… Est-ce à dire que cette question va encore revenir sur le tapis en 2019?

Pour rappel, et jusqu’à présent, seuls les États-Unis ont fait jouer la clause de défense collective de l’Otan [article 5], après les attentats du 11 septembre 2001. Et depuis près de 30 ans, de nombreux Alliés ont été de toutes les coalitions dirigées par Washington… Enfin, M. Trump oublie aussi que l’industrie américaine de l’armement profite pleinement de ce jeu d’alliances, avec un chiffre d’affaires de 226,6 milliards de dollars en 2017, soit 57% du marché mondial.

Source : Zone Militaire

Un retrait en coordination avec nos alliés

Récemment, début janvier, un responsable du département d’État a précisé le retrait annoncé par Donald Trump fin décembre 2018.

«Nous n’avons aucun délais pour le retrait de nos troupes de Syrie. Le Président a pris la décision de retirer nos militaires, mais cela sera fait d’une manière pesée et en étroite coordination avec nos alliés et partenaires»

Les États Unis souhaitent maintenir une certaine pression sur l'EI et éviter de créer un vide pour les terroristes de Daech encore présent sur le terrain.

Ce 10 janvier, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo en voyage au Caire, interrogé par un journaliste l'AFP sur le retrait de Syrie, déclare que l’armée américaine a commencé à procéder à un retrait de matériel de Syrie : « Je peux confirmer le déplacement de matériel de Syrie. Pour des raisons de sécurité, je ne vais pas donner davantage de détails pour l’instant ».

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mercredi 19 décembre 2018

Slovénie : Une femme nommée chef d’état-major des armées

Jusqu’à présent, jamais une femme n’avait été nommée au poste de chef d’état-major des armées. C’est désormais chose faite en… Slovénie. En effet, le 27 novembre 2018, le gouvernement slovène a confirmé la nomination de Mme le général Alenka Ermenc à les tête des forces armées du pays.

« La nomination du major général Ermenc a été proposée sur la base de son expérience en tant que commandant d’unités de l’armée slovène, pour sa contribution à la mise en place d’une armée professionnelle et pour sa formation civile et militaire », a-t-il fait valoir, via un communiqué.

Âgée de 55 ans, Mme le général Ermenc a commencé sa carrière militaire en 1991, soit au moment de l’indépendance de la Slovénie, acquise lors de l’éclatement de l’ex-Yougoslavie. En 2006, elle devint la première femme à commander un bataillon de l’armée slovène, en l’occurrence une unité de reconnaissance et de renseignement. Puis elle fut nommée à la tête de la direction du personnel de l’armée slovène en 2009 et elle a notamment servi au Kosovo, au titre de la KFOR, de l’Otan. Enfin, elle est diplômée du Royal College of Defence Studies de Londres et a obtenu une maîtrise en études internationales au King’s College University.

Cette année, les forces armées slovènes auront donc connu trois chefs d’état-major différents. En février, le général Andrej Osterman, limogé après l’échec de la 72e Brigade à des tests de l’Otan. Il avait été relevé par le général Alan Geder en février dernier.

Le président slovène Borut Pahor, a donné à Mme le général Ermenc une feuille de route simple mais à l’exécution compliquée : améliorer la situation des forces armées. Une tâche difficile étant donné les restrictions budgétaires dont ces dernières ont eu à souffrir ces dernières années [et qui expliquent l’échec de la 72e Brigade aux tests de l’Otan, ndlr].

« La détérioration de la situation sécuritaire se poursuit dans le monde et même si la Slovénie n’est pas directement menacée sur le plan militaire, elle doit améliorer sa sécurité militaire assez rapidement », a estimé le président Pahor.

Ayant rejoint l’Otan en 2004, la Slovénie a réduit ses dépenses militaires de 1,6 à 1% de son PIB après la crise de 2012-13. L’objectif du gouvernement est de les porter à seulement 1,14% du PIB d’ici 2024 (ce qui est bien loin des 2% du PIB fixés par l’Otan).

L’effort de modernisation des forces armées slovènes [qui comptent 6.770 militaires sur 2 millions d’habitants] portera essentiellement sur leur composante terrestre, avec la livraison attendue de de 56 véhicules blindés ARTEC Boxer. Les capacités militaires du pays se résument notamment à 14 chars M-84 (et 32 en réserve) et à 30 M-55S, tous hérités de la période yougoslave, à 9 avions Pilatus PC-9 et à seulement deux patrouilleurs, dont un, le Triglav, de conception russe, a été engagé dans l’opération européenne EUNAVFOR Sophia, en Méditerranée centrale.

Par ailleurs, parmi les pays de l’Otan, certains ont nommé des officiers généraux féminins à la tête d’une force armée. Tel est le cas de la Norvège, où Mme le général Tonje Skinnarland commande la Royal Norwegian Air Force.

Source : Zone Militaire

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dimanche 30 septembre 2018

Serbie : Belgrade envisage de rétablir le service militaire obligatoire de 3 à 6 mois...

Le service militaire a décidément le vent en poupe...

Lors de la campagne électorale qui le mena à l’Élysée, le président Macron avait proposé de le remettre au goût du jour, avant d’y renoncer (du moins, sous la forme qu’il souhaitait). En Autriche et en Suisse, les électeurs, consultés sur son avenir, ont voté pour le conserver. En Suède, il a été rétabli tandis qu’au Maroc, il est question d’en faire autant. Même en Allemagne, l’on s’interroge, la CDU, l’un des partis membre de la coalition gouvernementale, voulant en faire un objet de débat, 7 ans après sa suspension.

Justement, la Serbie avait également renoncé à la conscription au même moment. « Nous voulons une armée mieux payée, hautement motivée et superbement équipée selon les normes de l’Otan. La réponse, c’est la professionnalisation », avait expliqué, à l’époque, un haut responsable militaire serbe.

Mais le président serbe, Aleksandar Vucic, a remis en cause cette décision, lors d’une visite effectuée à la base aérienne de Batajnica [près de Belgrade, ndlr] pour réceptionner deux avions de combat MiG-29 cédés par la Russie.

« La Serbie pourrait réintroduire le service militaire obligatoire, pour contribuer à l’amélioration de la préparation au combat de son armée », a en effet déclaré M. Vucic. Cette décision pourrait être motivée par les tensions récurrentes qui agitent les Balkans occidentaux.

L’idée serait donc de réinstaurer un service militaire obligatoire d’une durée de 3 à 6 mois après 2020. « Nous pensons toujours à cela … Cela dépendra des finances », a précisé le président serbe. « Les jeunes appelés auraient un avantage au moment de chercher un emploi dans le secteur public », a-t-il ajouté, sans préciser sa pensée.

Cela étant, le projet de rétablir la conscription est régulièrement avancé par des élus serbes. Sans succès jusqu’à présent, les experts militaires estimant, comme en France, que cela serait trop coûteux et inefficace pour assurer la défense du pays, surtout si la période que chaque conscrit devra passer sous les drapeaux est si courte.

Les dépenses militaires serbes s’élèvent à 606 millions d’euros en 2018, ce qui représente 1,39% du PIB. Ces derniers temps, Belgrade a fait un effort pour équiper ses 40.000 militaires, en se procurant 6 MiG-29 (donnés par la Russie) et 9 hélicoptères H145M (dont 4 équipés du système HForce) auprès d’Airbus.

Pour rappel, la Serbie a adhéré au Partenariat pour la paix de l’Otan (qu’elle ne souhaite pas rejoindre) en 2006. Affichant une neutralité militaire, elle est également proche de la Russie pour des raisons historiques et culturelles.

Source : Zone Militaire

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mercredi 18 avril 2018

OPEX : 22.500 heures de vol pour l'Armée de l'Air sur les théâtres d'opérations extérieures en 2017...

Comme en 2016, l’année 2017 aura été intense pour l’armée de l’Air. Ainsi, que ce soit au Levant (Chammal), au Sahel (Barkhane) et l’Europe de l’Est (mesures de « réassurance » de l’Otan), cette dernière a affectué au moins 22.500 heures de vol, ce qui correspond à plus de 3.800 missions. Et encore, ces chiffres de prennent pas en compte les sorties effectuées par les avions de transport, leur activité se mesurant en nombre de tonnes acheminées sur les théâtres d'opération Chammal, les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie (base H5) et aux Émirats arabes unies (BA 104 d’al-Dhafra) ont assuré 1.581 missions contre l’État islamique (EI ou Daesh), soit 8.000 heures de vol. Au total, 424 munitions ont été tirées.

Pour rappel, l’année 2017 a notamment été marquée par les batailles de Mossoul, de Tal Afar, de Hawijah, de Tabqah et de Raqqa. Maintenant que l’organisation jihadiste a été considérablement affaiblie, du fait de la perte de la majeure partie des territoires qu’elle contrôlait l’activité « chasse » s’est réduite. Ainsi, selon le dernier compte-rendu des opérations, 26 sorties aériennes ont été assurées entre le 14 et le 20 mars et une seule frappe a été réalisé dans la région d’Abou Kamal, en Syrie.

Outre les Rafale, l’E3-F AWACS (commandement et contrôle) et le C-135FR (ravitaillement en vol), ponctuellement engagés dans l’opération Chammal, ont respectivement effectué 285 et 473 heures de vol au total.

Comme l’année précédente, le Sahel demeure le théâtre où l’armée de l’Air est la plus active, avec 2.140 missions, ce qui a représenté 13.500 heures de vol. Dans le détail, les 8 Mirage 2000 déployés sur ce théâtre sont intervenus à 189 reprises contre des groupes armés terroristes (GAT), pour des missions d’appui aérien rapproché, de démonstration de force et de frappes planifiées. Le document [.pdf] du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) qui donne ce bilan ne précise pas le nombre de munitions tirées.

Environ la moitié de ces 13.500 heures de vol ont été effectués par les 5 drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper de l’escadron 1/33 Belfort, mis en oeuvre depuis Niamey, au Niger. Ces appareils sont restés en l’air pendant 5.700 heures (ou 237 jours) pour surveiller 5.260 objectifs au cours de 390 missions. De quoi alimenter la base de données « Fusion Opérationnelle de Renseignement Géospatial » (à ce sujet, le nombre de données traitées a bondi de 350% par rapport à 2016).

Quant aux avions ravitailleurs C-135FR, ils ont fourni 5.400 tonnes de carburant aux Mirage 2000 au cours de 350 missions (soit 1.900 heures de vol). Pour rappel, dans ce domaine, l’armée de l’Air bénéficie d’un soutien permanent fourni par les États-Unis et, dans une moindre mesure, l’Espagne.

Le bilan du CDAOA ne donne pas le détail de l’activité de l’aviation de transport. Si ce n’est qu’il y est précisé que 6.260 tonnes de fret ont été acheminés et que 40.000 militaires ont été transportés (soit 10.000 de plus qu’en 2016). L’activité des hélicoptères de l’armée de l’Air n’est pas non plus précisée, ni celle des C-160 Transal Gabriel, utilisés pour la collecte du renseignement d’origine électromagnétique (ROEM) et image (ROIM), si ce n’est qu’ils ont effectué 490 heures de vol au-dessus de la bande sahélo-saharienne.

Visiblement, les Transal Gabriel n’ont pas chômé en 2017 puisque l’un des deux appareils de ce type en service dans l’armée de l’Air a assuré deux campagnes de recueil de renseignement en Europe de l’Est, l’une à partir de la Roumanie (mer Noire), l’autre depuis la Lituanie (mer Baltique).

À noter qu’un E-3F Awacs a effectué 14 missions en Pologne et en Roumanie et que deux Mirage 2000D ont assuré trois sorties en mer Noire et en mer Baltique.

Le document du CDAOA, s’il précise évidemment le nombre de missions liées à la sûreté aérienne ou au service public (30 vies sauvées par les moyens SAR – Search & Rescue), ne donne pas le nombre d’heures de vol effectués au titre du soutien aux exportations (Soutex).

Source : Zone Militaire / Photo : Armée de l’air

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lundi 23 octobre 2017

Finance : Transport aérien stratégique - Enquête du Parquet financier

Étant donné que les moyens de l’armée de l’Air en matière de transport aérien stratégique sont plus que limités et que les besoins ne cessent de croître dans ce domaine, le ministère des Armées a recours des sociétés privées, généralement russes et ukrainiennes, qui disposent d’avions gros porteurs de type N-124, IL-76 et AN-225.

Deux types de procédures pour l’affrètement aérien existent : celle basée sur le contrat SALIS, dans le cadre de l’Otan, et celle dite « à bons de commande », dont le marché a été attribué à la société International Chartering Systems (ICS), qui, elle-même, fait appel à des sous-traitants (Transaviaexport, Ukraine Air Alliance, Flight Unit 224 – TTF Air 224 TH et Aviacon Zitotrans). Ce qui représente une charge importante au niveau financier.

S’agissant des affrètements via le dispositif SALIS, il n’y a pas de surprise. En 2017 comme en 2016, le coût de l’heure de vol (38.600 euros tout de même) n’a pas changé. En revanche, il en va tout autrement pour la procédure à bons de commande, la société ICS ayant augmenté ses tarifs de 37% en un an, ce qui fait qu’une heure de vol est facturée 67.500 euros au lieu de 49.000 euros.

De quoi faire tousser les magistrats de la Cour des Comptes, lesquels ont saisi, nous apprend le quotidien Le Monde, le Parquet national financier (PNF) avant l’été. Ce qui pose problème est l’opacité qui entoure le marché attribué à ICS. Un point qui avait déjà été souligné par la rue Cambon en octobre 2016, qui avait constaté des « anomalies. »

Puis, en mars, le député François Cornut-Gentille s’était interrogé sur ce recours « privilégié » des Armées à ICS depuis plusieurs années. Recours qui, selon lui, « défie la logique financière ». Autre élément qui a troublé le parlementaire : le ministère paie les factures de cette société via un compte à Singapour, ce qui est toutefois légal. D’après Le Monde, il a adressé une nouvelle question écrite pour interpeller Mme le ministre des Armées, Florence Parly, sur ce dossier.

Source : Zone Militaire

 
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mardi 17 octobre 2017

Kenya : Askari Storm, bientôt un exercice militaire franco-britannique

Ne serait-ce qu’avec Djibouti, l’armée de Terre ne manque pas de terrains d’entrainement pour l’aguerrissement de ses soldats en milieu désertique. D’autant moins que ces derniers ont l’habitude d’évoluer dans des conditions particulièrement exigeante avec l’opération Barkhane, au Sahel.

Pour autant, en novembre 2017, des unités françaises partiront au Kenya pour se joindre au 3e Bataillon du Parachute Regiment de la British Army et prendre ainsi part à l’exercice Askari Storm, dont le thème portera sur la « prévention de l’instabilité » et la « propagation de l’extrémisme violent ».

Telle est, en effet, l’annonce que vient de faire le ministère britannique de la Défense (MoD), après la rencontre, le 31 août, de Florence Parly, la ministre française des Armées, avec Michael Fallon, son homologue d’outre-Manche.

L’exercice Askari Storm se déroulera à Archers Post, dans la réserve nationale de Samburu (centre du Kenya), qui sert de terrain d’entraînement à la British Army depuis plus de 60 ans.

Mais avant la tenue de cet exercice, la 11e Brigade Parachutiste (BP) et la 16 Air Assault Brigade participeront ensemble à des manoeuvres de l’Otan, qui auront bientôt lieu en Bulgarie, Hongrie et Roumanie.

Dans un entretien donné à l’agence Reuters, M. Fallon a assuré que la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE) « n’aura pas d’impact sur les liens avec la France en matière de défense ». Et d’insister : « C’est une relation forte qui ne sera pas affectée par Brexit. »

Membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et puissances nucléaires, la France et le Royaume-Uni ont engagé des programmes d’armement communs (missiles et Système de combat aérien futur) ainsi qu’une coopération dans le domaine de la physique expérimentale afin de garantir le bon fonctionnement de leur arsenal stratégique (projet EPURE). En outre, les deux pays ont mis sur pied une force expéditionnaire conjointe (Combined UK and French Joint Expeditionary Force, CJEF).

Source : Zone Militaire

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lundi 31 juillet 2017

Syrie : Une agence turque a révélé les positions des forces spéciales françaises et américaines

Pour le moment, le ministère des Armées n’a pas réagi officiellement, contrairement au Pentagone. Et pourtant, l’affaire n’est pas anodine. En effet, l’agence de presse pro-gouvernementale turque Anadolu a dévoilé, le 17 juillet 2017, les positions occupées par les forces spéciales françaises et américaines dans le nord de la Syrie, ce qui compromet évidemment la sécurité de ces dernières.

Au total, Anadolu a donné l’emplacement de 2 aérodromes et surtout de 8 avant-postes, dont un où se trouveraient 200 militaires américains et 75 commandos français. Ce dernier serait située à une trentaine de kilomètres au nord de la ville de Raqqa, le fief syrien de l’État islamique (EI ou Daesh), actuellement visé par une offensive menée par les Forces démocratiques syriennes (FDS). Un autre, situé près de Kobané, servirait à intercepter ou à brouiller les communications des jihadistes.

Selon Anadolu, ces installations militaires seraient notamment utilisées pour apporter un soutien aux Unités de protection du peuple kurde (YPG), qui constituent l’épine dorsale des FDS. Seulement, Ankara les considère comme des éléments terroristes, en raison de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), à l’origine d’une guérilla sanglante en Turquie.

Pour les États-Unis, que de telles informations sensibles puissent être diffusées par une agence officielle d’un allié de l’Otan est inacceptable.

« Nous serions très inquiets si des responsables d’un allié de l’Otan mettaient volontairement en danger nos troupes en divulguant des informations confidentielles », a fait valoir Adrian Rankine-Galloway, un porte-parole du Pentagone. « Nous avons fait part de nos inquiétudes au gouvernement turc », a-t-il ajouté, en refusant, évidemment, de confirmer l’exactitude des informations données par Anadolu.

Mais plus encore, pour le Pentagone, cette attitude « expose les forces de la coalition à des risques inutiles et pourrait mettre en péril des opérations visant à vaincre l’EI. » Et d’insister : « Si nous ne sommes pas en mesure d’identifier les sources qui sont à l’origine de cette dépêche, nous serions très préoccupés si elles provenaient d’un allié de l’Otan qui mettrait nos forces en danger en toute connaissance de cause. »

Source : Zone Militaire

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samedi 22 juillet 2017

Afghanistant EI-K : Espérance de vie raccourcie pour les chefs jihadistes de Daesh-Khorasan

L’espérance de vie des chefs de l’EI-Khorasan, la branche afghano-pakistanaise de l’État islamique, n’est pas longue. À peine trois jours après avoir été désigné pour diriger les opérations de l’organisation jihadiste, Abou Sayed a été tué lors d’un bombardement américain effectué dans la province de Kunar, dans l’est de l’Afghanistan.

« Les forces américaines ont tué Abou Sayed », chef de l’EI-K, lors d’une « frappe sur le quartier général du groupe » jihadiste le 11 juillet 2017, a ainsi annoncé Dana White, une porte-parole du Pentagone. Ce raid aérien « a également tué d’autres membres de l’EI-K et va considérablement perturber les objectifs du groupe terroriste d’intensifier sa présence en Afghanistan », a-t-elle ajouté.

« C’est évidemment une victoire de notre côté pour ce qui est de les repousser. C’est la bonne direction », a, de son côté, réagi l’ex-général James Mattis, le chef du Pentagone. « Nous allons continuer jusqu’à ce qu’ils soient anéantis », a commenté le général américain John Nicholson, qui commande la mission de l’Otan Resolute Support et le contingent américain déployé en Afghanistan, en référence aux membres de l’EI-K, dont le nombre est estimé à moins d’un millier.

En un peu plus d’un an, Abou Sayed est le troisième chef de l’EI-K à avoir été éliminé par les forces américaines et afghanes. En juin 2016, le premier « émir » de l’organisation jihadiste, Hafiz Saeed Khan, un ancien membre du mouvement taleb pakistanais [ndlr, Tehrik-e Taliban, TTP], ayant fait allégeance au chef de l’EI, Abu Bakr al-Baghdadi, deux ans plus tôt, a été tué par une frappe américaine menée dans le district d’Achin, situé dans la province de Nangarhar.

Son successeur, Abdul Hasib, a ensuite été tué lors d’une opération des forces spéciales américaines et afghanes conduite le 27 avril dernier, également dans la province de Nangarhar. « C’est le second émir de l’EI que nous tuons en neuf mois avec des dizaines d’autres chefs et des centaines de leurs combattants. Depuis plus de deux ans, l’EI-K mène une campagne barbare d’assassinats, de tortures et de violences contre la population afghane », avait commenté, à l’époque, le général Nicholson.

Seulement, l’élimination des cadres de l’EI-K n’empêche pas l’organisation jihadiste de progresser. En juin, elle a ainsi chassé le mouvement taleb afghan des montagnes de Tora Bora, dans le sud-est de la province de Nangarhar. La frappe qui a permis d’éliminer Abou Sayed montre qu’elle s’est donc implantée dans celle de Kunar, plus au nord.

Source : Zone Militaire

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vendredi 14 avril 2017

Droits de l'Homme : L’Allemagne refuse de livrer des armes à la Turquie, membre de l'OTAN

La question des ventes d’armes est toujours sensible en Allemagne. En octobre 2016, un rapport ayant mis en lumière une hausse substantielle des exportations allemandes d’équipements militaires suscita ainsi une vive polémique outre-Rhin. Car, malgré les engagements pris par Sigmar Gabriel, alors ministre de l’Économie, plusieurs pays à la réputation sulfureuse figuraient en bonne place sur la liste des clients.

« Ces ventes sont la honte de l’Allemagne, nos munitions inondent un pays ou l’on fouette les bloggeurs, elles criblent les civils du Yémen. Nos valeurs sont piétinées », avait réagi l’hebdomadaire Der Spiegel.

Officiellement, l’Allemagne dit suivre des principes stricts en matière de ventes d’armes. Quitte parfois à bloquer les livraisons des industriels français de l’armement, dont certains intègrent des composants venus d’outre-Rhin pour concevoir leurs produits destinés à l’exportation.

Ainsi, Berlin se refuse à traiter avec des pays qui ne respectent pas les droits de l’Homme ou bien qui sont en proie à l’instabilité. Cela étant, les livraisons d’armes allemandes aux alliés de l’OTAN ne font ordinairement l’objet d’aucune restriction. Sauf que ce n’est plus le cas depuis novembre 2016 pour la Turquie.

D’après la presse allemande, Berlin a interdit au moins à 11 reprises la vente d’armes à Ankara, en raison de l’ampleur de la répression ayant suivi le coup d’État qui manqua de renverser le président Recep Tayyip Erdogan le 15 juillet 2016.

« Le respect des droits de l’Homme est particulièrement important en ce qui concerne les autorisations d’exportation d’armes », a fait valoir le ministère allemand de l’Économie en réponse à une question écrite posée par un député Jan van Aken (Die Linke, gauche radicale). Depuis le coup d’État manqué [en Turquie], « la politique étrangère et de sécurité du gouvernement fédéral accorde une attention particulière au risque » de voir ses armes être utilisées contre les citoyens turcs et les Kurdes en particulier.

Cette information, révélée alors que les relations sont très tendues entre Berlin et Ankara, a été critiquée par les autorités turques. « Nous attendons de l’Allemagne qu’elle fasse preuve de bon sens », a dénoncé Fikri Isik, le ministre turc de la Défense. « Nous avons vu des armes fabriquées en Allemagne dans les mains de terroristes. Ce n’est pas acceptable pour la Turquie. D’un côté l’Allemagne essaye de faire des restrictions pour la Turquie, de l’autre elle condamne l’utilisation d’armes allemandes par les terroristes. L’embargo pour la Turquie est inacceptable », s’est-il insurgé.

Cela étant, certains industriels allemands avaient anticipé les restrictions décidées par Berlin. C’est le cas de l’armurier Hecker & Koch qui, en novembre, avait dit ne plus vouloir vendre d’armes à des pays « non démocratiques » et « corrompus » ni à la Turquie.

Source : Zone Militaire

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mercredi 5 avril 2017

Armement : La France va à nouveau produire des munitions de petit calibre

Au tournant des années 2000, la France perdit deux capacités industrielles, avec la fermeture du site de la Manufacture d’armes de Saint-Étienne, qui fabriquait le fusil d’assaut « FAMAS », et celle de l’établissement de GIAT Industries implanté au Mans, qui produisait des munitions de petit calibre.

La France, leader mondial de la fabrication des munitions de chasse

Du coup, pour s’approvisionner en cartouches 5,56 mm OTAN, les forces françaises durent alors se tourner vers l’étranger, avec des fortunes diverses, la qualité n’ayant pas été toujours au rendez-vous… Aussi, des parlementaires firent part de leurs inquiétudes.

Mais à chaque fois, le ministère de la Défense se montra rassurant. Quant à l’idée de réinstaller, en France, une filière de munitions de petit calibre, il n’en était pas question. Et d’expliquer : « La quantité de cartouches consommée par les armées françaises apparaît insuffisante pour permettre l’équilibre économique d’une telle filière, qui serait en outre confrontée à une concurrence étrangère capable de satisfaire les besoins de nos forces et extrêmement développée sur ce segment de marché. »

Seulement, il en fallait plus pour convaincre. Certes, les cartouches produites par GIAT Industries étaient chères par rapport à celles disponibles sur le marché international. Mais comme l’ont soutenu les députés Nicolas Bays et Nicolas Dhuicq dans un rapport sur la filière française des munitions, une telle production installée en France permettrait de sauvegarder « l’indépendance et de la souveraineté de nos approvisionnements. »

« La France serait-elle visionnaire en la matière alors que ses voisins ont pour la plupart conservé une industrie nationale de munitions de petit calibre qui alimente nos armées? Comment est-il possible de s’assurer qu’aucun de nos fournisseurs ne sera contraint de cesser ses livraisons en raison d’une législation nationale? Comment est-on certain d’un approvisionnement en cas de conflit majeur et pourquoi serions-nous dans ce cas les premiers servis? Pourquoi, si nos voisins parviennent à faire vivre une industrie de munitions de petit calibre, ne le pourrions-nous pas? », avaient demandé les deux députés.

Et puis, lors de la visite de la poudrerie de Pont-de-Buis [Finistère], le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, apprit que la France était le leader mondial de la fabrication des munitions de chasse. Un paradoxe ! Aussi, au cours d’une audition à l’Assemblée nationale, en octobre dernier, il annonça son intention de relancer la production française de munitions de petit calibre. « Certes, il ne s’agirait pas d’un outil d’autonomie stratégique, mais ce serait un atout important pour notre défense », fit-il valoir, avant de préciser qu’il entendait faire aboutir ce dossier d’ici mai 2017.

La voie était alors étroite : Nexter avait déjà savoir qu’il n’était pas intéressé pour réintroduire une telle filière en France, estimant que les coûts afférents n’en valaient pas la peine. En revanche, TDA Armements, filiale de Thales, s’était montré intéressé.

Finalement, le ministre a largement tenu les délais. À l’occasion d’une nouvelle visite à Pont-de-Buis, ce 17 mars 2017, M. Le Drian a annoncé la création d’une filière française de munitions de petit calibre, avec trois acteurs : Thales, Manurhin pour les machines outils et NobelSport pour la poudre.

« C’est une question de souveraineté nationale », a lancé M. Le Drian aux salariés de NobelSport. « On fait du made in France en action, et pas en paroles », a-t-il ajouté. L’objectif est de produire jusqu’à 100 millions de cartouches par an, principalement destinées aux forces françaises. Cela supposera la création de plusieurs dizaines d’emplois à Pont-de-Buis. 

Source : Zone Militaire


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mardi 28 mars 2017

OTAN : La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI en Estonie

Mission LYNX - La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI à Tapa en Estonie, dans le cadre de l'OTAN

Lors du dernier sommet de l’Otan, organisé en juillet 2016 à Varsovie, les Alliés ont confirmé le renforcement du flanc oriental de l’Alliance (enhanced Forward Presence, eFP) au bénéfice des pays baltes et de la Pologne, inquiets des intentions russes au regard de la situation dans le sud-est de l’Ukraine.

Cette mesure, qui vient s’ajouter à la création d’une force de réaction très rapide [Very High Readiness Joint Task Force, VHRJT) forte de 5.000 soldats ainsi qu’à l’ouverture de 6 centres de commandement en Europe de l’Est, vise à déployer, par rotation, 4 bataillons internationaux en Pologne, en Estonie, en Lettonie et en Lituanie.

Désigné pour être la nation-cadre pour l’Estonie, le Royaume-Uni va fournir le commandement et le gros des effectifs et des moyens (avec des Challenger 2 et des Warrior) d’un bataillon qui prendra ses quartiers à Tapa, où la France va envoyer un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) d’environ 300 militaires répartis en trois sections du 2e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa), dotées chacune de 4 Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie (VBCI), d’un peloton de 4 chars Leclerc et d’une section du génie. Un VBCI de commandement, des VAB et des Véhicules blindés légers (VBL) ainsi que des éléments de liaison et d’observation d’artillerie compléteront ce dispositif.

La France contribue à ce bataillon multinational sous commandement britannique « principalement en termes de force de manœuvre, tout en assurant le contrôle national de son engagement dans chaque fonction clef », précise l’État-major des armées (EMA). Ce déploiement a été appelé «mission Lynx».

Ce SGTIA « Lynx » aura essentiellement pour tâche de mener des entraînements aux côtés des militaires britanniques et estoniens. Mais l’objectif premier de ces bataillons multinationaux est de dissuader toute tentative de déstabilisation des pays baltes et de la Pologne qui serait en deçà du seuil de déclenchement de la clause de défense collective de l’Otan (article 5 du Traité de l’Atlantique-Nord). 

Source : Zone Militaire

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