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Tag - OPEX - Opérations Extérieures

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mercredi 1 juin 2011

Afghanistan : Le caporal chef Nunes-Patego, du 17e RGP tué par des talibans

Mort du soldat Nunes-Patego
59 ème militaire français tué en Afghanistan !

1 juin 2011 -  Une compagnie du Groupement tactique interarmes (GTIA) Raptor, principalement armé par le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes (RCP) a été accrochée, ce 1er juin 2011, par des insurgés au cours d’une mission de reconnaissance vers le village de Shinzaï, dans la vallée d’Alasay, en Kapisa, à l’est de Kaboul.

Au cours de ces combats, le caporal-chef Nunes-Patego, du 17e Régiment du Génie Parachutiste (RGP) de Montauban, a été mortellement blessé. Trois autres militaires français ont également été touchés, dont deux par des tirs hostiles.

Les trois soldats ont été évacués vers la base avancée de Tagab, puis admis à l’hôpital militaire français de Kaboul après avoir été transportés par hélicoptères. Les deux blessés par balles appartiennent au 35e Régiment d’Artillerie Parachutiste (RAP) de Tarbes et au 17e RGP. Le blessé léger vient du 1er RCP.

Depuis 2001, 59 militaires français ont perdu la vie en Afghanistan. Le 17e RGP avait été endeuillé une première fois sur ce théâtre d’opérations en mai 2006, avec le décès du 1ère classe Kamel Elward.

Source: Zone Militaire

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Appel du gouverneur militaire de Paris Le chef de cabinet du GCA DARY nous a indiqué que le message du GMP concernant l'hommage au CCH NUNES-PATEGO, mort pour la France en Afghanistan, était authentique, mais que la cérémonie est annulée,car son corps sera rapatrié directement d'Afghanistan à Toulouse mardi prochain.

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mercredi 25 mai 2011

Libye : Des hélicoptères Gazelle et Tigre contre les forces de Kadhafi

Tigre et Gazelle embarquent sur le BPC Tonnerre

La semaine passée, le site Mer et Marine indiquait que des préparatifs étaient en cours, à Toulon, pour l’appareillage en « toute discrétion » du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre.

Toujours selon la même source, la destination était très probablement les côtes libyennes, en vue d’une participation du navire à l’opération Harmattan, qui est la contribution française aux missions de l’OTAN visant à faire respecter par le régime du colonel Kadhafi la résolution 1973 des Nations unies. Toutefois, l’Etat-major des armées (EMA), à Paris, n’a pas confirmé et a assuré qu’une intervention de troupes terrestres n’était « pas à l’ordre du jour » en Libye.

Etant donné que le BPC Tonnerre a été conçu pour mener des opérations amphibies, la question pouvait se poser. Mais ce navire est aussi un porte-hélicoptères et c’est pour cette capacité qu’il sera probablement à l’oeuvre prochainement.

En effet, selon Le Figaro, 12 hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) auraient pris place à bord du Tonnerre. Cela laisse augurer un engagement de ces appareils, vraisemblablement des Gazelle et des Tigre, qui auront à mener des frappes très précises sur les blindés utilisés par les forces loyales au colonel Kadhafi.

Au sujet de l’utilisation d’hélicoptères, le quotidien rappelle que l’EMA avait fait savoir, fin mars 2011 que la « mise en oeuvre de forces aéroterrestres ne pouvait s’envisager sans une présence au sol. Laquelle a été formellement exclue par tous les pays participant à l’opération ».

Par ailleurs, le Figaro confirme que les forces spéciales françaises sont déployées en Libye pour guider les frappes aériennes réalisées par les avions de la coalition. Si des informations au sujet de la présence en Libye des hommes du Special Air Service (SAS) britannique ont filtré dans la presse d’outre-Manche, cette question a été beaucoup plus discrète en France.

Le 18 avril dernier, le président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le député Axel Poniatowski, avait demandé l’envoi des forces spéciales françaises (en l’occurrence, le CPA 10 de l’armée de l’Air) pour désigner « les objectifs sur le terrain ». Le Premier ministre, François Fillon, avait exclu tout déploiement de troupes sur le territoire libyen. Pour le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, le guidage des avions de l’OTAN relevait du Conseil national de transition (CNT, rebelles). « Ils peuvent jouer ce rôle sans qu’il soit nécessaire de déployer des forces au sol » avat-il insisté.

Quoi qu’il en soit, cet engagement des hélicoptères de l’ALAT marquera sans doute un tournant dans la gestion du conflit. Pour le Figaro, Paris souhaite accélérer le mouvement et en finir avant la fin juillet 2011 pour plusieurs raisons : passé 4 mois d’intervention, le gouvernement sera tenu par la loi de soumettre la prolongation de la participation des troupes françaises à l’opération de l’OTAN au Parlement, les fortes chaleurs risquent de compliquer la donne sur le terrain pour les rebelles, comme le début du ramadan.

Source : Zone Militaire

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lundi 23 mai 2011

Côte d'Ivoire : L'armée française restera présente "pour assurer la protection des nos ressortissants"

Il avait été prévu que la présence permanente militaire française sur la façade atlantique se limiterait au Gabon.

Finalement, il faudra aussi compter sur une force française en Côte d’Ivoire.

Invité à la cérémonie d’investiture du nouveau président ivoirien, Alassane Ouattara, Nicolas Sarkozy a fait un détour au camp militaire de Port-Bouët, où il s’est exprimé devant les ressortissants français résidant en Côte d’Ivoire et les soldats de la Force Licorne.

« Nous garderons toujours des forces militaires ici pour assurer la protection de nos ressortissants » a-t-il ainsi déclaré. « Mais je veux que les choses soient claires entre nous. L’armée française n’est pas là pour assurer la stabilité de quelque gouvernement que ce soit, fût-il un gouvernement ami. Ce sont les Ivoiriens qui doivent choisir » a-t-il précisé.

« Ici, nous avons des milliers de nos compatriotes. Leur sécurité doit être assurée et donc il y aura des soldats pour cela en accord avec les autorités de la Côte d’Ivoire. Mais l’armée française n’a pas vocation, c’est une nouvelle époque, à soutenir ou à intervenir dans les affaires des Etats africains, a encore insisté le président de la République.

Actuellement, les effectifs de la Force Licorne sont de l’ordre d’un millier de militaires. Lors des récents événements qui ont conduit à l’arrestation de Laurent Gbagbo, qui, battu aux élections, refusait de céder le pouvoir, le contingent français a compté jusqu’à 1.700 hommes, grâce à des renforts venus notamment du Gabon.

Aucune précision n’a été donnée quant au format qu’aura le contingent français en Côte d’Ivoire. Outre sa mission de veiller sur les expatriés français, il sera sans doute sollicité pour réorganiser l’armée ivoirienne et former les recrues de cette dernière.

Par ailleurs, le président Sarkozy est revenu sur le rôle tenu par la Force Licorne en avril 2011. « Nous sommes intervenus parce que la communauté internationale nous l’a demandé. Je dois vous dire, avec honnêteté que si nous n’avions pas obtenu de mandat de la communauté internationale, nous ne serions pas intervenus comme nous sommes intervenus » a-t-il affirmé.

« Nous serions intervenus sans mandat si vous aviez été vous-mêmes en danger, pour vous évacuer et pour vous protéger. Mais l’action que nous avons menée, c’est une action dans un cadre international » a-t-il ajouté, en s’adressant à la communauté française de Côte d’Ivoire.

Source : Zone Militaire

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lundi 16 mai 2011

France - Armée : Respect de l'anonymat des militaires, De nouvelles dispositions réglementaires

Armée Française
Du respect de l'anonymat pour les soldats et personnels de la "Grande Muette"

= Arrêté du 7 avril 2011 relatif au respect de l’anonymat de militaires et de personnels civils du ministère de la défense =

La liste des services ou unités dont les missions exigent, pour des raisons de sécurité et dans les conditions définies à l’article 39 sexies de la loi du 29 juillet 1881 susvisée, le respect de l’anonymat des militaires et des personnels civils qui y sont affectés, à l’exception des directeurs, des chefs de services ou d’unités, de leurs adjoints et des personnels militaires ou civils dont la nomination fait l’objet d’une publication au Journal officiel de la République française, s’établit comme suit :
 

― la direction générale de la sécurité extérieure ;
― la direction de la protection et de la sécurité de la défense ;
― la direction du renseignement militaire ;
― l’état-major du commandement des opérations spéciales ;
― l’état-major de la brigade des forces spéciales terre ;

― le 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine ;
― le 13e régiment de dragons parachutistes ;
― le centre d’instruction des réserves parachutistes ;
― le centre parachutiste d’entraînement aux opérations maritimes ;
― le centre parachutiste d’entraînement spécialisé ;
― le centre parachutiste d’instruction spécialisée ;
― le 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales ;
― le groupe interarmées d’hélicoptères de Villacoublay ;
― l’état-major du commandement de la force des fusiliers marins et commandos ;

― le commando Hubert ;
― le commando Jaubert ;
― le commando Trepel ;
― le commando de Penfentenyo ;
― le commando de Monfort ;
― le commando Kieffer ;
 
― les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins Triomphant, Téméraire, Vigilant et Terrible ;
― le bâtiment de soutien à la plongée Alizé
 
― le commando parachutiste de l’air n° 10 10.566 ;
― l’escadron de transport Poitou 03.061 ;
― l’escadrille spéciale de l’escadron d’hélicoptères 01.067 ;
― le bureau des forces spéciales du commandement des forces aériennes 00.350 ;
― le groupe aérien mixte 00.056 ;
― le centre d’opérations des forces aériennes stratégiques 02.532 ;
― l’escadron de chasse 01.091 ;
― l’escadron de chasse 02.004 ;
― le groupement de ravitaillement en vol 02.091 ;
― l’escadron de transport de matériels spécialisés 91.532 ;
― l’escadron SyDeRec 92.532 ;
― l’escadron de transport d’entraînement de calibration 00.065 ;
― le centre de renseignement air 14.542 ;
― l’escadron électronique aéroporté 00.054 ;
― l’escadron électronique sol 21.054 ;
― l’élément géographique air-marine 90.532 ;
― le centre national de ciblage 34.664.
 

Fait le 7 avril 2011.   Gérard Longuet - Ministre de la Défense

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mercredi 11 mai 2011

Afghanistan : Loic Roperh, caporal du Génie tué dans l'explosion d'un IED

Le soldat du Génie, Loic Roperh tué par l'explosion d'un IED en Afghanistan

«Une explosion d’un engin explosif improvisé a visé les sapeurs du détachement d’ouverture d’itinéraire piégés (DOIP), qui étaient engagés dans une mission (...) préliminaire à une opération dans la vallée de Tagab», a indiqué le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

Loic Roperh, un caporal de 1ere classe du 13e régiment du Génie de Valdahon dans le Doubs a été tué lors de l’explosion. Aucun blessé ne serait à déplorer. « Peu après midi, un élément du génie a débuté à pied la reconnaissance des abords de la piste située au nord du poste avancé. Une violente explosion a alors eu lieu et un soldat a été tué », a précisé le porte-parole. Le chef de l’État, Nicolas Sarkozy a présenté ses condoléances à la famille du soldat tout en rappelant « la détermination de la France à continuer d’œuvrer au sein de la Force internationale d’assistance et de sécurité ».

Le 57e militaire français décédé en Afghanistan !

Le 20 avril 2011, un caporal du 2e Régiment d’Infanterie de Marine avait trouvé la mort et 9 autres marsouins avaient été blessés, également par l’explosion d’un engin explosif improvisé, en Kapisa, l’une des régions de l’est de l’Afghanistan où sont déployées les forces françaises.

Environ 4000 soldats français sont actuellement déployés en Afghanistan, notamment dans le district de Surobi et en Kapisa.

Source : AFP

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dimanche 8 mai 2011

Paris : Rue Mohamed Bouazizi ? ... Quel hommage pour nos héros ???

En ce jour de commémoration de la capitulation l'armée allemande le 8 mai 1945, ou se tiennent les cérémonies en hommage à la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie.
Plus de soixante ans après la Seconde Guerre Mondiale, il faut encore se battre, encore et encore... Contre l'oubli maintenant ! 

 

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Pourquoi donner à un lieu de Paris le nom du Tunisien Mohamed Bouazizi et ignorer nos soldats morts pour la France ?

55 morts pour la France en Afghanistan...

Bertrand Delanoë, le maire de Paris, propose de baptiser Mohamed- Bouazizi un lieu de la capitale, pour rendre hommage à ce jeune chômeur, dont l'immolation, le 17 décembre 2010, fut à l' origine de la révolution tunisienne. N' a-t-il jamais entendu parler du maître principal Loïc Le Page, de l' adjudant-chef Pascal Correia, du sergent Damien Buil, du caporal Alexis Taani, du lieutenant Lorenzo Mezzasalma, de l' infirmier Thibault Miloche, du capitaine Benoît Dupin et de tant d' autres, morts pour la France en Afghanistan ?

Cinquante-cinq soldats français ont laissé leur vie depuis 2004 sur ce théâtre.

Ils sont, à plus d' un titre, des figures de proue pour notre société, qui hésite pourtant à les mettre en valeur, comme si l' agenda médiatique ou politique ne le permettait pas.

Aucun de ces cinquante cinq militaires n' a encore donné son nom à une rue ou à une place de France.

Est-il donc urgent de le faire, à Paris, pour Bouazizi ? Leur sacrifice, net de toute considération sociale, ethnique ou religieuse, n' est-il pas le meilleur des creusets d'intégration, dans une société qui en a tant besoin ?

Les armées se posent ces questions.

Quinze ans de professionnalisation et le retour de la guerre de haute intensité alimentent ces réflexions sur la place accordée par la société à ceux qui risquent leur vie pour elle. L'ambitieuse revue Inflexions, éditée par l' armée de terre, organise même, ce 27 avril, une journée d' études sur le thème "Que sont les héros devenus ?" Les points traités - "Héroïsme sans héros': "Pourquoi les héros ont disparu" - traduisent bien les interrogations de l' institution de défense sur la légitimité de l' héroïsme militaire.

Valoriser le statut de victime...

Les militaires constatent que notre société reconnaît le statut de héros aux grands navigateurs, à des humanitaires et à quelques sportifs (ndlr : et artistes), mais, gommant la guerre, elle ostracise de facto le héros militaire, valorisant au contraire le statut de victime. La mort au combat semble presque devenue un accident du travail, comme le montre la judiciarisation de l'affaire d'Ouzbine (10 soldats français morts en vallée d'Uzbeen - Aout 2008), sans la valeur de sacrifice suprême et de dépassement de soi, consubstantielle au métier militaire.

Nourrie d' une forte tradition héroïque, la communauté militaire sait qu 'elle honore des modèles forts que la société civile oublie, rejette ou ne comprend même plus. La France compte pourtant nombre de figures héroïques. Enrichie au fil des siècles, cette cohorte fut exaltée par les historiens et enseignée par les maîtres: ils savaient que cette geste nationale aidait à souder les générations, à intégrer les nouveaux Français à ceux de souche.

Le malaise est né après 1945. Le rejet idéologique de la colonisation a banni de notre mémoire d'authentiques héros, civils et militaires, ceux dont l' action permet à notre pays de ne pas rougir de cette période. Les soubresauts de la décolonisation ont entretenu le malaise. Les morts au combat et leurs camarades survivants de cette période sont tenus dans le même opprobre.

L' armée continue d' honorer des héros guerriers, à travers les noms de baptême de ses promotions d' officiers et de sous officiers. Mais ces cérémonies, comme les décorations pour faits d'armes, restent encore trop souvent confinées dans des enceintes militaires, loin du regard de la société, notamment de sa jeunesse. A quand un baptême de promo ou une remise de Valeur militaire devant le Stade de France, place Bellecour à Lyon, sur la Canebière à Marseille, ou les Quinconces à Bordeaux, entre République et Bastille ?

Des soldats français risquent leur vie en opérations. Tous ne sont pas des héros, mais certains se comportent de façon magnifique. Quelques-uns n' en reviennent pas. En d'autres temps, leur sacrifice aurait été beaucoup mieux valorisé par les responsables politiques, raconté et expliqué sans préjugés par les médias et les enseignants. Quelques maillons de cette chaîne ne sont plus au rendez-vous.

Source : FRÉDÉRIC PONS

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mardi 3 mai 2011

Ben Laden mort : Al Qaida, Terrorisme, Afghanistan... Ce qui va changer...

Succès militaire pour les Américains et succès politique pour Obama...
Ben Laden est mort, mais pas le terrorisme, ni Al Qaida !

Que restera-t-il de l'organisation qu'avait créée l'homme le plus recherché du monde ?

C'est la question que tout un chacun se pose, après l'exécution d'Oussama Ben Laden par des commandos américains, intervenant au Pakistan. Une chose est sûre : pour les services de renseignement français, et pour les autres services occidentaux, la figure du Yéménite appartenait depuis longtemps déjà au passé. Ses imprécations n'ont en fait jamais fait illusion, la plupart des spécialistes considérant plus ce terroriste emblématique comme une "tête de gondole", une figure efficace pour médiatiser son organisation.

Mais s'il en a sans doute été le financier, après avoir été mis en avant par l'Arabie saoudite et la CIA dans la lutte contre l'Armée rouge en Afghanistan, Oussama Ben Laden n'a jamais été l'idéologue d'al-Qaida. Ce rôle, confirme-t-on de source proche du renseignement français, s'est trouvé bien davantage occupé par Ayman al-Zawahiri. Ce médecin égyptien aujourd'hui âgé de 60 ans fut l'un des hommes forts de la Gama'a al-Islamiyya égyptienne, un groupe fondé par les Frères musulmans, avant de rencontrer Oussama Ben Laden en Afghanistan, et de cofonder avec lui l'organisation ultra-sectaire al-Qaida. Sa tête demeure mise à prix pour 25 millions de dollars.

"Nuisance nulle depuis dix ans"

Paul Pillar, un ancien de la CIA qui a traité les affaires de terrorisme au Moyen-Orient et en Asie du Sud de 2000 à 2004, a déclaré au Washington Post que pour al-Qaida, les "principaux changements dans le contrôle opérationnel et la direction sont déjà intervenus", confirmant : "Depuis un bon moment, le rôle de Ben Laden était davantage un symbole idéologique que l'instigateur d'opérations. Mort ou vivant, ce rôle se poursuivra."

Autorité française sur les mondes arabes et musulmans et sur le terrorisme d'origine fondamentaliste, sans cesse consulté par les universités américaines, Alain Chouet a traité durant trente ans ces sujets à la DGSE, qu'il a quittée en 2002 après en avoir dirigé le service de renseignement et de sécurité. À ses yeux, l'organisation al-Qaida telle qu'elle existait en septembre 2001 lors de l'organisation des attentats contre les tours de New York et le Pentagone n'est plus qu'un lointain souvenir : "Cette mouvance est depuis longtemps éclatée, finie. Sa capacité de nuisance est quasi nulle depuis dix ans."

Des conséquences en Afghanistan

À ses yeux, les groupes qui s'en revendiquent, notamment au Yémen (Aqpa - al-Qaida dans la péninsule arabique) et dans le Sahel (Aqmi - al-Qaida au Maghreb islamique), sont en réalité des entités autonomes "qui ont leur propre logique et n'obéissent qu'à leurs propres chefs". Quant à la mort de Ben Laden, "elle est symboliquement importante. Il faut faire attention au cirque médiatique l'entourant dans le monde entier, car la valorisation du martyr pourrait bien susciter des vocations terroristes spontanées".

La mort du chef d'al-Qaida aura sans aucun doute des conséquences sur la guerre... en Afghanistan. Toute la question que doivent gérer à la fois le gouvernement honni d'Hamid Karzai et l'Otan, qui a dépêché plus de 130 000 hommes sur place, consiste à préparer l'inéluctable retour des talibans dans le jeu politique. Or, pour tout le monde, il faut lever l'hypothèque al-Qaida, de toute évidence protégée par des factions des services secrets pakistanais. De ce point de vue, la mort de Ben Laden arrive à point nommé, mais sa lecture ne se fera pas dans la journée. Bien des zones d'ombre restent à éclaircir, sur la conclusion tardive d'une chasse à l'homme sans précédent. 

Source : Lepoint.fr par Jean Guisnel

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samedi 30 avril 2011

Libye : L'efficacité de L'Armée de l'Air française et du Rafale

L'Armée de l'Air française et l'avion Rafale font preuve d'une grande efficacité en Libye

Le retrait américain des opérations militaires menées en Libye place les Européens dans une situation inédite et complexe. La chaîne de commandement de l’OTAN va, pour la première fois, fonctionner sans les Américains.

Ces derniers se sont ainsi effacés des structures otaniennes qu’ils commandent : à Mons, le SACEUR, l’amiral James Stavridis (très discret depuis le début de la crise), a laissé les commandes au DSACEUR, le général britannique Sir Richard Shirreff. A Naples, c’est l’amiral Samuel Locklear qui laisse le devant de la scène au général canadien Charles Bouchard, commandant en chef de l’opération “Unified Protector”.

Un contingent d’officiers français a d’ailleurs été transféré de Ramstein vers le sud de l’Italie pour renforcer la présence française sur place. A Poggio Renatico, c’est le général italien Mario Ottone qui est aux manettes. Enfin, à Izmir, le numéro deux, le général français Vincent Tesnière, est informellement à la tête du CC Air HQ, le général américain Ralph Jodice s’étant lui aussi “effacé”.

L’enjeu est d’importance : il s’agit ni plus ni moins de tester la capacité des Européens à utiliser les structures de l’alliance de manière autonome. Les Américains nous placent, de ce fait, face à nos responsabilités, mais aussi face à nos carences évidentes. La première d’entre-elles est que les Européens ne sont pas au complet, suite au refus allemand de participer aux opérations militaires.

Vient ensuite la question des moyens propres censés pallier le retrait des 40 aéronefs américains impliqués dans l’opération “Aube de l’Odyssée”. Mais comment remplacer les 25 avions de combats F-16 et F-15, ainsi que les 20 ravitailleurs mobilisés par l’USAF ?

Trouver ces moyens en Europe va être “très compliqué”, de l’avis d’observateurs avisés. La situation est particulièrement compliquée du fait que certains pays, comme la Suède et la Turquie, ont refusé de participer aux frappes au sol. Dans le domaine des drones, les moyens européens seraient nettement insuffisants, tant en termes de plates-formes disponibles qu’en termes de capacité de traitement des informations fournies par les drones que les Américains vont maintenir en opérations au-dessus de la Libye. La planification, le choix et le traitement des cibles (targeting) est un autre casse-tête pour les Européens, qui comptaient très largement sur les moyens américains.

Une «véritable promotion de l’armée de l’air»

Autre enseignement de ces premières semaines de conflit, la France est le seul pays européen à tenir son rang en termes de capacités, ce qui n’a échappé ni aux Américains ni aux partenaires européens. Certains avancent même que les opérations en Libye seraient une «véritable promotion de l’armée de l’air».

Le Rafale a ainsi démontré ses qualités, inégalées en Europe : souplesse et polyvalence (capacités à décoller tant de Saint-Dizier que de Solenzara ou du porte-avions), réelles capacités multirôles (vaste éventail d’armes, excellence dans les missions air-air comme air-sol). Sur ce point, la comparaison avec les capacités des Britanniques ne plaide pas en faveur de ces derniers. Les opérations auraient ainsi mis en évidence l’état très préoccupant des forces aériennes britanniques, avec un différentiel de 1 à 3 par rapport aux capacités françaises, tant en termes de moyens mobilisables qu’en termes de capacités à opérer de manière autonome.

Paris devra, cependant, rapidement envisager le renouvellement partiel de sa flotte d' avions ravitailleurs, véritable colonne vertébrale du dispositif aérien français. La principale question pour la France consiste désormais à déterminer comment capitaliser ce succès dans un contexte d’une défense européenne qui semble encore un horizon lointain... 

Source : TTU On Line - Crédit photo: MinDef

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mardi 26 avril 2011

Armée de terre : Le général Antoine Lecerf nous a quittés...

Le général Antoine Lecerf, qui était à la tête du Commandement des forces terrestres avant ses adieux aux armes en juillet 2010, est décédé des suites du longue maladie, le 22 avril 2011.

Admis à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en 1972, Antoine Lecerf choisit de servir dans l’arme de l’infanterie. En 1975, il est affecté au 2ème Régiment Etranger d’Infanterie (REI) en qualité de chef de section.

Après un passage au 3ème REI, en Guyane, l’officier retrouve le 2ème REI et participe aux opérations au Liban en 1983 avant de devenir l’aide de camp du général commandant la 2ème Région Militaire puis le 3ème Corps d’Armée.

En 1985, Antoine Lecerf part aux Etats-Unis pour suivre les cours du Command and General Staff College de Fort Leavenworth. Il est par la suite admis à l’Ecole supérieure de guerre.

A l’issue de ces années de formation, l’officier retrouve le 2ème REI, avec lequel il participe aux opérations Epervier (Tchad), Requin (Gabon) et Daguet (Arabie Saoudite). Il devient alors le commandant en second du régiment.

Après un passage au cabinet du ministre de la Défense, à Paris, Antoine Lecerf devient le chef de corps du 2ème REI en 1994. A partir d’août de cette année, il prend le commandement du détachement français d’assistance opérationnelle en République centrafricaine puis, de juin à novembre 1995, celui du bataillon interarmes français de la brigade internationale déployée en Bosnie-Herzégovine.

En 1995, il est affecté en tant que professeur au Collège intarmées de défense (CID, aujourd’hui, Ecole de Guerre) puis il devient auditeur de la 50ème session de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN).

Les années suivantes, l’officier occupe différentes fonctions à l’Etat-major des armées avant de prendre le commandement de l’Etat-major des Forces n°4 (EMF) de Limoges. De juin 2006 à juillet 2007, il est à la tête de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire. A l’issue, il est nommé commandant de la Force d’action terrestre, dont l’état-major est à Lille.

Le général Antoine Lecerf était un personnage au caractère bien trempé et entier. Alors qu’il était encore en activité, il n’avait pas hésité à pousser un coup de gueule remarqué lorsque la FNAC de Nice avait primé une photographie sur laquelle le drapeau tricolore était outragé.

« Je ne peux, comme Français, comme officier et comme commandant des forces terrestres, accepter que la FNAC prime une photo abjecte », s’était-il alors indigné, dans un courrier adressé au chef d’état-major de l’armée de Terre. « J’ose espérer qu’une réaction aux plus hauts niveaux de notre institution (président, ministre, chef d’état-major des armées) a été initiée, tant sur un plan judiciaire que par le biais d’une déclaration formelle aux médias. Si tel n’était pas le cas, je n’exclus pas l’hypothèse d’une action personnelle »avait-il poursuivi.

Le général Lecerf était Grand officier de la Légion d’Honneur, commandeur de l’Ordre national du mérite, Croix de guerre des TOE avec étoile de vermeil et Croix de la Valeur militaire, avec deux étoile de bronze.

Source : Zone Militaire

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vendredi 22 avril 2011

Libye : Axel Poniatowski propose d'engager les Forces Spéciales contre les forces de Kadhafi

Faut-il envoyer les forces spéciales en Libye ?

Président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le député Axel Poniatowski (UMP) estime que l’opération militaire actuellement menée en Libye et décidée après l’adoption de la résolution 1973 des Nations unies, «présente toutes les caractéristiques d’un enlisement» et que l’usage exclusif de la puissance aérienne « montre ses limites face à des cibles mobiles et indiscernables du fait de l’imbrication des forces loyalistes et des forces insurgées».

D’où son constat : « Sans information terrestre, l’aviation de la coalition évolue en aveugle et multiplie les risques de bavures ». Aussi, pour y remédier, le député du Val d’Oise propose l’envoi de « forces spéciales » afin de désigner « des objectifs sur le terrain ».

Le mois dernier, un article du quotidien The Daily Mail indiquait que des hommes du Special Air Service (SAS), une unité des forces spéciales britanniques, étaient déjà en Libye pour guider les frappes des avions de la coalition. En France, cette mission d’observation et de destruction de sites par l’arme aérienne (ODESSAA) revient notamment au Commando parachutiste de l’Air (CPA) 10. Et rien ne dit qu’ils n’aient pas été déployés comme leurs homologues d’outre-Manche…

Quoi qu’il en soit, le député Poniatowski explique sa position par une interprétation large de la résolution 1973 de l'ONU, laquelle exclut une occupation terrestre. Selon lui, le déploiement de forces spéciales ferait partie des mesures nécessaires à prendre pour la protection des civils.

« Il est donc tout à fait dans l’esprit de cette résolution que l’Otan envoie au sol, non pas des troupes combattantes, mais des forces spéciales dont la seule mission est d’identifier les coordonnées des objectifs » a-t-il fait valoir. Cette argumentation est sensiblement la même que celle donnée par un responsable du ministère britannique de la Défense au Daily Mail.

« Ce qui est exclu (nldr, de la résolution 1973) ? Une invasion. Ce qui n’est pas exclu ? Tout le reste » avait-il affirmé.  

Source : Zone Militaire

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jeudi 21 avril 2011

Afghanistan : Un soldat du 2e RIMa tué et neuf blessés en vallée de Kapisa

Les forces françaises engagées en Afghanistan depuis neuf ans ont payé mercredi 20 avril 2011 un nouveau tribut en Kapisa (à l'est de Kaboul) avec la mort d'un soldat du 2e Rima dans l'explosion d'une mine artisanale qui a blessé neuf autres militaires, dont trois grièvement.

Annoncée par l'Élysée, la mort de ce caporal du 2e régiment d'infanterie de marine, basé au Mans, porte à 56 le nombre de soldats morts en Afghanistan depuis le déploiement des forces françaises dans ce pays en décembre 2001. Le caporal Alexandre Rivière, âgé de 23 ans, était marié et père d'un enfant. Il était en Afghanistan depuis décembre 2010. Il est le quatrième soldat français décédé depuis le début de l'année dans ce pays, et le troisième tué en opération, a précisé à l'AFP le porte-parole de l'état-major des armées, Thierry Burkhard.

Le VAB a été atteint par une mine artisanale (IED)

Sa section, appartenant à la task force La Fayette, était engagée dans une mission de contrôle et approchait du village de Payendakehl (sud de Tagab), lorsqu'un véhicule blindé de transport de troupes (VAB) a été touché par l'explosion d'une mine artisanale (IED).

Dix hommes étaient à bord du VAB. Le caporal Rivière est décédé avant l'arrivée des secours. Les neuf autres marsouins ont été évacués sur le poste de combat avancé (COP, Combat Outpost) Hutnik, baptisé du nom d'un légionnaire du 2e régiment étranger parachutiste (2e REP) tombé sous les balles des talibans le 8 avril 2010, a rapporté le colonel Burkhard.

Ce poste est situé à une soixantaine de kilomètres à l'est de Kaboul et à l'extrémité sud de la vallée de Tagab qui fait la jonction entre les deux zones de responsabilité française, la province de Kapisa au nord et le district de Suribi au sud. Ce COP domine une "zone verte", refuge des insurgés que les soldats français ont rebaptisé le "nid de frelons" ou la "jungle". C'est dans cette région stratégique que les forces françaises ont subi l'essentiel de leurs pertes ces derniers mois. Le contrôle de la vallée de Tagab a fait l'objet de violents combats entre les forces françaises et les insurgés.

Les blessés, dont trois grièvement, ont été ensuite transportés à l'hôpital militaire français installé sur l'aéroport international de Kaboul. Le porte-parole de l'état-major a souligné la "recrudescence d'utilisation d'engins explosifs improvisés" par les talibans. "Ces actions indirectes touchent aussi la population", a-t-il relevé. Le colonel Burkhard a expliqué que la multiplication de "grosses opérations menées fin 2010 et début 2011" par les forces alliées avait eu pour conséquences de réduire les contacts directs des talibans, qui ont alors privilégié les mines artisanales.

La France reste déterminée à oeuvrer au rétablissement de la paix

Le président Nicolas Sarkozy, qui a présenté ses condoléances à la famille du caporal et exprimé son soutien aux blessés, a réaffirmé mercredi, dans un communiqué, "son soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes". Il a assuré également de "la détermination de la France à continuer d’œuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité". "Cette force, mandatée par l'ONU, a reçu la mission de contribuer au retour de la stabilité, au rétablissement de la paix et au développement en Afghanistan", a-t-il rappelé.

Le ministre de la Défense Gérard Longuet s'est dit "convaincu qu'au-delà de la légitime souffrance de cette famille et de ses proches ce nouveau sacrifice n'est pas vain". "Le combat que mènent nos soldats, aux côtés de ceux de la coalition internationale, est celui de l'espoir", a-t-il ajouté dans un communiqué. Le Premier ministre François Fillon a également témoigné de son émotion et de son soutien aux forces françaises engagées en Afghanistan.

Source : AFP et Le Point.fr

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mardi 19 avril 2011

Afghanistan : Gérard Longuet était-il visé par l'attaque-suicide des insurgés de Kaboul ?

Attaque suicide contre le ministère de la Défense afghan

Le ministère afghan de la Défense a été attaqué par plusieurs hommes portant l’uniforme de l’armée nationale afghane, le matin du 18 avril 2011. Un kamikaze figurait parmi les assaillants.

De source militaire, trois insurgés ont été abattus au cours de cet assaut, dont le kamikaze, qui n’a pas eu le temps de déclencher la ceinture d’explosifs qu’il portait sur lui. Deux soldats afghans auraient été également tués.

Actuellement en Afghanistan où il doit rendre visite aux troupes françaises déployés dans le pays, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, était visé par les insurgés. C’est du moins ce qu’a affirmé, selon l’Agence France Presse, Zabihullah Mujahid, un porte-parole du mouvement taleb.

Le ministre français devait rencontrer, au cours de la journée, plusieurs responsables afghans, dont son homologue, le général Abdul Rahim Wardak. « La raison derrière cette attaque est l’invasion de l’Afghanistan par l’armée française » a indiqué le Zabihullah Mujahid.

Selon le porte-parole de l’armée française à Kaboul, le lieutenant-colonel Eric de la Presle, Gérard Longuet « n’était pas au ministère de la Défense au moment de l’attaque ».

Cette action fait suite à une série d’attaques menées par les insurgés le week-end dernier. Le 16 avril, 8 soldats de l’Otan ont ainsi perdu la vie, dont 5 lors d’un attentat suicide commis contre une base de l’armée afghane, près de Jalalabad. Trois autres ont été tués par l’explosion d’un engin explosif improvisé IED dans le sud du pays.

Par ailleurs, ce 18 avril, 6 policiers afghans ont été également victimes d’une bombe artisanale dans la province de Ghazni.

Source : Zone Militaire

NDLR : Selon une source proche du ministère de la Défense français, il semblerait qu' "aucun élément ne permet de dire" que Gérard Longuet était visé par l'attaque.

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dimanche 17 avril 2011

Côte d'Ivoire : Arrestation de Laurent Gbagbo... Dans la tradition des manuels militaires français ;-)

Les leçons des conflits des deux dernières décennies et des combats urbains à Sarajevo, Mostar ou Kaboul, ont conduit les Français à revisiter leurs analyses des guerres urbaines.

C'est dans un document diffusé en juillet 2005, le TTA 980, manuel d'emploi des forces terrestres en zone urbaine, que l'on peut discerner les principes qui ont été mis en oeuvre dans l'assaut contre la résidence de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011. Si le chef d'état-major de l'ONUCI est un général togolais, les lignes qui suivent indiquent assez comment cette opération a été inspirée davantage par la doctrine française que par toute autre !

La coordination entre les différentes armes de mêlée, dans la stricte configuration qui a été employée le 11 avril dans le soutien aux forces de l'Onuci, est ainsi décrite dans le manuel : "Les unités d'infanterie sont engagées de préférence dans les secteurs d'habitat dense, le plus souvent constituées en sous-groupement renforcé de blindés et de génie. (...) Les unités blindées apportent un effet dissuasif par leur puissance de feux et offrent des capacités de détection (jour + nuit) et de protection grâce à leur blindage. Elles sont employées préférentiellement dans les zones dégagées, où elles tirent parti de leurs capacités d'observation, de tir et de mobilité. Les groupements et sous-groupements blindés sont renforcés par des unités d'infanterie et du génie pour préparer, accompagner et prolonger leurs actions. Le rôle du génie en appui au combat est déterminant tant en appui mobilité (déblaiement, déminage, mobilité à l'intérieur des immeubles et dans les réseaux sous-terrains) qu'en contre-mobilité (obstructions, destructions, minage) et en sauvegarde-protection."

La force Licorne a proposé la recette, mélangé les ingrédients et cuit le gâteau...

Sur le "coup de poing" qui a conduit à l'arrestation de Gbagbo, pas de place au doute, non plus : "La force recherche une décision rapide et au moindre coût. Elle vise prioritairement les points décisifs et les points de cohérence de l'adversaire en vue d'atteindre ses centres de gravité. (...) La composante terrestre s'attache à mener des opérations sélectives, si possible rapides et parfaitement ciblées, afin d'éviter l'enlisement et l'usure." Une remarque explique aussi qu'une offensive n'ait pas été conduite plus tôt : "La destruction systématique des forces adverses déployées en agglomération ou/et la conquête totale de la ville ne sont pas recherchées."


Concernant le "siège" de l'objectif visé, il passe d'abord par son isolement, son confinement et le blocage de ses capacités d'action : "La création de zones d'exclusion autour des forces ennemies vise dans un deuxième temps à les isoler tout en leur interdisant tout renforcement ou possibilité de manœuvre et de repli. Dès lors, il est possible de procéder à leur destruction par des forces spéciales ou des détachements interarmes (raids brutaux et fugaces)." Quant à la nécessité de ne pas laisser la situation pourrir et dégénérer, elle est expliquée ici : "Les engagements en zone urbaine peuvent très vite revêtir un caractère exceptionnel et irrationnel qui échappe aux forces en présence et les conduit à des surenchères initialement refusées. D'objectif tactique, la ville devient objectif opératif, voire stratégique. La force peut ainsi se voir progressivement contrainte à saisir ou à défendre des zones ou points à forte valeur symbolique dont le contrôle ou la destruction peut conférer un avantage psychologique majeur à l'une ou l'autre des parties."


Ceci dit, le Premier ministre François Fillon ne ment pas (pourquoi le ferait-il ?) quand il affirme, comme avant lui ses ministres Alain Juppé et Gérard Longuet : "Le comportement des forces françaises a été exemplaire. Le président de la République leur avait confié une mission difficile. Pas un seul soldat français n'a mis les pieds dans la résidence."

En fait, tout le monde est d'accord. À supposer que l'opération ait été une pâtisserie, la force Licorne a proposé la recette, mélangé les ingrédients et cuit le gâteau. Mais ce sont les FRCI d'Alassane Ouattara qui, sur son sommet, ont placé la cerise. 

Source : Jean Guisnel - Le Point.fr

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mercredi 6 avril 2011

Côte d'Ivoire : Militaires français blessés à Abidjan - Gbagbo retranché dans son bunker ...

7 avril 2010 - 23:30

Laurent Gbabgo toujours retranché dans son bunker !

Les combattants pro-Ouattara se tiennent prêt à lancer l'assaut final contre la résidence présidentielle.
Tandis que l'ONU tente d'ultime négociation avec l'ex-président, la justice internationale souhaite ouvrir une enquête sur les massacres.

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Dernière minute 05 avril 2010 - 23:15
Selon une nouvelle dépêche de l'agence Reuters,
L'ex-président Laurent Gbagbo ne se serait pas encore rendu... contrairement à ce qu'annonçait la précédente  dépêche !

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Un quatrième militaire français (appartenant au GIGN) blessé dans les combats en Côte d'Ivoire

Conformément au mandat qui lui a été confié, la Force Licorne est intervenue en soutien de la Mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), chargée de la protection des civils, en vertu des résolutions 1721 et 1975 du Conseil de sécurité.

Les hélicoptères Gazelle de la Force Licorne ont notamment visé les véhicules blindés ainsi que les armes lourdes appartenant aux troupes restées fidèles au président sortant ivoirien Laurent Gbagbo, qui refuse de céder le pouvoir après sa défaite contre Alassane Ouattara lors de l’élection présidentielle de novembre 2010. Les appareils français ont ainsi appuyé l’action des Mi-24 mis en oeuvre par l’ONUCI.

Les combats ont concerné des bases tenues par les forces de défense et sécurité (FDS) du président sortant ainsi que la résidence de ce dernier, laquelle est à proximité de celle de l’ambassadeur de France à Abidjan. C’est dans ce contexte qu’un gendarme du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) a été blessé à la cuisse par des éclats de balles ou de roquettes, dans la soirée du 4 avril 2011.

Evacué vers Port-Boüet, le camp des troupes françaises déployées en Côte d’Ivoire, le militaire a été opéré immédiatement. Selon la Gendarmerie nationale, son état de santé ne suscite plus d’inquiétude.

Quoi qu’il en soit, il s’agit du 4ème militaire français blessé depuis le lancement de l’offensive des pro-Ouattara contre les forces de Laurent Gbagbo. Le 2 avril, un soldat du 16ème Bataillon de Chasseurs avait été la cible de tirs. Quelques jours plus tôt, la voiture à bord de laquelle avaient pris place deux gendarmes fut également touchée par des rafales d’armes automatiques.

Les hommes du GIGN ont pour mission d’assurer la protection de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, où 160 gendarmes ont été envoyés, notamment pour participer à la sécurisation des ressortissants étrangers – en particulier français – résidant à Abidjan.

Les effectifs de la Force Licorne ont aussi été renforcés depuis le début des troubles dans la capitale économique ivoirienne, avec l’envoi de 3 compagnies supplémentaires issues du Régiment de Marche du Tchad (RMT), du 2ème Régiment Etranger Parachutiste (REP) et du 3ème Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine (RPIMa).

Source : Zone Militaire

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mardi 5 avril 2011

Côte d'Ivoire : La Force Licorne a ouvert le feu à Abidjan !

Abidjan : La Force Licorne a ouvert le feu
en Côte d'Ivoire contre les forces de Laurent Gbagbo !

Des hélicoptères français appartenant à la Force Licorne ont tiré sur des objectifs situés à l’intérieur du camp militaire Agban, tenu par les forces restées fidèles au président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo. Dans le même temps, d’autres appareils la Mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) en ont fait de même sur une autre base.

Par voie de communiqué, la présidence de la République française a indiqué, ce 4 avril, que l’ONUCI « vient d’engager des actions visant à neutraliser les armes lourdes utilisées contre les population civiles et les personnels des Nations unies à Abidjan », dans le cadre de la résolution 1975 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée la semaine passée.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé le concours de la Force Licorne pour appuyer ces actions. « Le président de la République a répondu positivement à cette demande et autorisé les forces françaises à participer aux opérations conduites par l’ONUCI » a expliqué l’Elysée.

Cela est conforme à la résolution 1721 des Nations unies, votée en novembre 2006, qui fixe comme mission à la Force Licorne le soutien à l’ONUCI. Les troupes françaises présentes en Côte d’Ivoire ont été renforcées par la venue d’une nouvelle compagnie en provenance du Gabon (150 hommes supplémentaires).

Par ailleurs, deux ressortissants français ont été enlevés, vers 16 heures, dans le quartier d’affaires d’Abidjan, lors d’une attaque menée par des pro-Gbagbo contre l’hôtel Novotel.

Source : Zone Militaire

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samedi 5 mars 2011

Liban : Les canons Caesar ont débarqué pour équiper la Finul

Après le déploiement des Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie (VBCI) pour remplacer les AMX10-P et le retrait des chars Leclerc au profit d’un Escadron de reconnaissance, d’intervention et d’appui direct (ERIAD), équipé de Véhicule Blindés Légers (VBL) et de VAB, le contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) pourra désormais compter sur des canons Caesar (Camion équipé d’un système d’artillerie).

En effet, ces véhicules, entrés en dotation au sein de l’armée de Terre en juillet 2008 , ont été débarqués sur le sol libanais le 18 janvier 2010. Ils seront mis en oeuvre par la 3ème compagnie du 40ème Régiment d’Artillerie de Suippes.

Les Caesar vont succéder aux canons chenillés AUF1 de 155mm et donner ainsi à la force de réaction rapide de la Finul (Quick Reaction Force), davantage de mobilité.

Ces engins, déjà déployés en Afghanistan, peuvent atteindre une vitesse de 90 km/h et ont une autonomie de 600 km. La mise en batterie du canon de 155mm se fait en moins d’une minute.

Le contingent français de la Finul est fort de 1.500 hommes environ. Il a été renforcé dans le cadre de l’opération Daman, à partir de septembre 2006, en vertu de la résolution 1701 des Nations unies, adoptée afin de mettre un terme au conflit opposant Israël et le Hezbollah, la milice chiite active au sud-Liban.

Source : Zone Militaire

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dimanche 20 février 2011

Afghanistan : Un chasseur alpin du 7e BCA tué en vallée de Kapissa

Le chasseur de 1ère classe Clément Chamarier, appartenant au 7ème Bataillon de Chasseurs Alpins de Bourg-Saint-Maurice, a été tué le 19 février 2011 lors d’une attaque de sa compagnie dans le village de Landakhel, en vallée de Kapisa.

L’unité du 7ème BCA, qui arme principalement le Battle Group Allobroges, a été prise sous le feu des insurgés alors qu’elle rejoignait la base opérationnelle avancée de Nijrab, après une intervention de sécurisation effectuée dans la vallée d’Alasay au profit d’une équipe d’instructeurs auprès de l’armée nationale afghane (ANA).

Au cours de cette attaque, un véhicule de l’avant-blindé (VAB) a été la cible d’un tir d’une arme anti-char blessant trois militaires se trouvant à bord du blindé, dont deux gravement.

Malgré l’intervention rapide des secours, le chasseur de première classe Clément Chamarier a succombé à ses blessures. Le second blessé, qui appartient au 132ème Bataillon cynophile de Suippes, a quant à lui été gravement touché aux jambes. Mais ses jours ne sont pas en danger. Le troisième occupant du VAB, un caporal-chef du 7ème BCA, a pu réintégrer son unité.

Le chasseur de 1ère classe Clément Chamarier s’était engagé au 7ème BCA en février 2009, à l’âge de 18 ans. Après sa formation initiale, il avait été affecté à la 3ème compagnie en qualité de tireur antichar AT4. Il est le 54ème militaire français tué en Afghanistan depuis la fin 2001.

Source : Zone Militaire

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dimanche 30 janvier 2011

Mariage ou PACS ? Délégation de solde des militaires pacsés, égalité avec les mariés

Mariage ou PACS ? Déléfation de solde des militaires pacsés, égalité avec les mariés

Délégation de solde des militaires pacsés depuis au moins deux ans : égalité avec les mariés

Décret n° 2011-38 du 10 janvier 2011 relatif à la prise en compte du pacte civil de solidarité dans le régime indemnitaire des militaires et modifiant diverses dispositions relatives à la délégation de solde des militaires.

Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre d'Etat, ministre de la défense et des anciens combattants, et du ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, porte-parole du Gouvernement,

Vu le code civil, notamment son article 515-3-1;
Vu le code de la défense, notamment son article L. 4123-1;
Vu le décret du 3 juillet 1897 modifié portant règlement sur les indemnités de route et de séjour, les concessions de passage et les frais de voyage à l'étranger des officiers, fonctionnaires, employés et agents civils et militaires des services coloniaux ou locaux;
Vu le décret n° 49-90 du 20 janvier 1949 modifié fixant l'indemnité de départ outre-mer allouée aux personnels militaires et assimilés à solde mensuelle;
Vu le décret n° 50-93 du 20 janvier 1950 modifié fixant le régime des frais de déplacement à attribuer aux personnels militaires et civils en service à l'étranger et aux personnels militaires et civils envoyés en mission à l'étranger;
Vu le décret n° 50-1258 du 6 octobre 1950 modifié fixant à compter du 1er janvier 1950 le régime de solde et d'indemnités des militaires entretenus au compte du budget de la France d'outre-mer dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane française, de la Martinique et de la Réunion;
Vu le décret n° 51-1185 du 11 octobre 1951 modifiant les régimes de rémunération et des prestations familiales des militaires à solde mensuelle et à solde spéciale progressive entretenus au compte du budget du ministère de la France d'outre-mer dans les territoires relevant dudit ministère;
Vu le décret n° 59-1193 du 13 octobre 1959 modifié fixant le régime de l'indemnité pour charges militaires;
Vu le décret n° 75-142 du 3 mars 1975 modifié portant création d'une indemnité pour services en campagne allouée à certains militaires de l'armée de terre, de la marine et de l'armée de l'air;
Vu le décret n° 97-900 du 1er octobre 1997 modifié fixant les modalités de calcul de la rémunération des militaires affectés à l'étranger;
Vu le décret n° 2006-1642 du 20 décembre 2006 relatif à l'indemnité forfaitaire de congé des militaires;
Vu le décret n° 2007-640 du 30 avril 2007 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les changements de résidence des militaires sur le territoire métropolitain de la France;
Vu le décret n° 2008-280 du 21 mars 2008 fixant le régime de délégation de solde aux ayants cause des militaires participant à des opérations extérieures,
Décrète :

Article 1

Après l'article 51 du décret du 3 juillet 1897 susvisé, il est inséré un article 51 bis ainsi rédigé :
« Les dispositions du présent décret sont applicables aux militaires partenaires d'un pacte civil de solidarité conclu depuis au moins deux ans dans les mêmes conditions qu'aux militaires mariés. »

Article 2

Au dernier alinéa de l'article 1er du décret du 20 janvier 1949 susvisé, les mots : « pour l'épouse » sont remplacés par les mots : « pour le conjoint ou le partenaire d'un pacte civil de solidarité, conclu depuis au moins deux ans ».

Article 3

Après l'article 15 du décret du 20 janvier 1950 susvisé, il est inséré un article 15 bis ainsi rédigé :
« Les dispositions du présent décret sont applicables aux militaires partenaires d'un pacte civil de solidarité conclu depuis au moins deux ans dans les mêmes conditions qu'aux militaires mariés. »

Article 4

Après l'article 12 du décret du 6 octobre 1950 susvisé, il est inséré un article 12 bis ainsi rédigé :
« Les dispositions du présent décret sont applicables aux militaires partenaires d'un pacte civil de solidarité conclu depuis au moins deux ans dans les mêmes conditions qu'aux militaires mariés. »

Article 5

Après l'article 14 du décret du 11 octobre 1951 susvisé, il est inséré un article 14 bis ainsi rédigé :
« Les dispositions du présent décret sont applicables aux militaires partenaires d'un pacte civil de solidarité conclu depuis au moins deux ans dans les mêmes conditions qu'aux militaires mariés. »

Source: Journal Officiel

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dimanche 23 janvier 2011

Pensions militaires d'invalidité : Revalorisation du point d'indice

Pension d'invalidité militaire

Revalorisation du point d'indice

La valeur du point d'indice de pension militaire d'invalidité au 1er juillet 2010 est, compte tenu de la variation de l'indice d'ensemble des traitements bruts de la fonction publique de l'Etat constatée, fixée à 13,81 €

Article 2

Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 23 décembre 2010.

Alain Jupé
Ministre d'Etat, ministre de la défense et des anciens combattants.

Source : Journal Officiel

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jeudi 20 janvier 2011

Coup de gueule d'un général : Effort et rigueur budgétaire de la Défense

ÇA SUFFIT !
Certes, il y a la crise économique et financière. Certes, la Défense nationale doit participer à l'effort de rigueur budgétaire.

Mais nos Armées ne vont pas bien

De lois de programmation non respectées en réformes successives trop rapides et décidées en fonction de considérations exclusivement budgétaires, les difficultés s'accumulent tant sur le plan humain que sur celui des matériels. Les crédits alloués sont juste suffisants pour équiper et entraîner les seules unités partant en opérations extérieures (OPEX), pendant que le reste des armées vit une paupérisation accélérée et peine à maintenir la motivation de ses hommes avec des matériels trop comptés et souvent à bout de souffle.

Pourtant l'esprit de sacrifice de nos soldats est encore bien présent, au nom de valeurs qui se font elles bien rares dans notre société. Il suffit de parler avec ceux qui ont été marqués dans leur chair ces dernières années en opérations extérieures. Leur courage force l'admiration.

Pourrons nous encore longtemps maintenir intacte cette flamme ?

Devant la constante dégradation de notre outil de défense, que font nos responsables politiques et militaires ?

Le haut commandement ne peut que faire au mieux, avec ce qu'on lui donne. Il a été réduit à un rôle de gestionnaire et se réfugie dans un devoir de réserve, interprété abusivement, mais somme toute bien confortable pour lui comme pour les politiques. Cette attitude de soumission "perinde ac cadaver" inhibe malheureusement toute capacité à voir loin, ce qui est catastrophique sur les plans politico-stratégique et sociétal.

Les politiques, qui ont la lourde responsabilité de définir les moyens de défense correspondant aux impératifs de sécurité et aux ambitions internationales de notre pays, ne paraissent absolument pas préoccupés de cette situation critique. Ils restent dans une ambiguïté coupable. Ils font au demeurant bien souvent preuve d'une ignorance sidérante des problèmes de défense, même lorsqu'ils appartiennent à la commission de la Défense de l'Assemblée Nationale, dans laquelle certains paraissent plus enclins à toucher leurs indemnités de présence, qu'à réfléchir aux solutions des problèmes affectant nos Armées. Cependant, ce sont bien eux qui façonnent aujourd'hui l'avenir de la France en lui donnant ou non les moyens de la défendre.

Face à cette carence du politique et du commandement, nombre d'anciens responsables militaires se murent dans un silence coupable, au nom du même fallacieux devoir de réserve. Dans une démocratie du XXI°siècle, où chaque citoyen a le droit et le devoir de s'exprimer sur les questions fondamentales pour l'avenir de la nation, il est des plus regrettables que ceux qui en ont une certaine compétence n'entrent pas dans le nécessaire débat sur les objectifs et moyens de notre défense, en particulier dans le cadre du grand rendez-vous que constituera la prochaine élection présidentielle. Car l'esprit de discipline, qui fait toujours la force principale des armées, ne doit pas être le prétexte à une démission de leur responsabilité de citoyen averti.

Alors que Jacques Attali, comparait récemment, la situation de la France à celle du Titanic naviguant au milieu des icebergs et dont le Commandant s’occupait assidûment à préparer le plan de table de son dîner du soir, il convient de paraphraser Georges Clémenceau :

"La politique de Défense de la France est une chose trop sérieuse pour n'être confiée qu'aux seuls politiques."

Général de corps d'armée (2S) Marc ALLAMAND, membre des Sentinelles de l'Agora

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