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Tag - OPEX - Opérations Extérieures

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jeudi 20 octobre 2016

Loi de finance 2017 : Revalorisation de la retraite du combattant

La retraite du combattant va être revalorisée.

Mercredi 5 octobre 2016, le secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, Jean-Marc Todeschini, a annoncé à la commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée nationale la prochaine revalorisation de la retraite du combattant.

Le Projet de loi de Finance pour 2017 prévoit une augmentation de quatre points, deux au 1er janvier et deux au 1er septembre ce qui porterait son montant annuel à 750 € fin 2017 alors qu’elle est de 674 € actuellement, ce qui représente une hausse de 11% sur un an.

« C’est une très bonne nouvelle pour nos anciens combattants qui ont mis leur vie au service de la France et une reconnaissance des services qu’ils ont rendus lors des opérations extérieures menées par les armées françaises », commente le député du Pas-de-Calais et vice-président de la commission, Nicolas Bays.


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lundi 5 septembre 2016

Libye : La force Barkhane sera-t-elle bientôt en première ligne contre l'Etat Islamique ?

Pour le moment, l’opération Barkhane se focalise sur les groupes jihadistes qui, après avoir occupé le nord du Mali, ont trouvé refuge dans le sud de la Libye, devenu, pour reprendre l’expression de Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, un « hub terroriste ». En outre, elle garde un oeil sur l’organisation Boko Haram, qui, liée à l’État islamique (EI ou Daesh), est active dans la région du lac Tchad.

À cette liste, il faudra probablement ajouter la branche libyenne de l’EI, qui compterait, selon les estimations, entre 4.000 et 6.000 combattants, dont de nombreux ressortissants étrangers originaires du Maghreb.

Actuellement, les milices de Misrata, loyales au gouvernement libyen d’union nationale (GNA), tentent de déloger l’EI de son fief de Syrte, avec un appui aérien fourni par les États-Unis et le concours de forces spéciales occidentales. Après de durs combats, les jihadistes ont été contraints de céder du terrain et d’abandonner leur quartier général où, par ailleurs, des documents évoquant l’existence d’une cellule terroriste près de Milan ont été découverts.

Cela étant, une défaite à Syrte ne signifiera pas pour autant la fin de l’EI en Libye. Ainsi, selon le Wall Street Journal, qui cite des responsables occidentaux, des centaines de jihadistes auraient quitté la ville en direction du sud libyen avant son encerclement par les forces du GNA.

Certains chercheraient ainsi à passer les frontières pour se replier dans des États voisins, comme l’Algérie, mais aussi et surtout le Niger, voire le Tchad.

Or, ces deux derniers pays, membres du G5 Sahel, accueillent une partie importante du dispositif de la Force Barkhane (état-major à N’Djamena, base aérienne à Niamey et base avancée à Madama).

Mais le plus probable est que la branche libyenne de l’EI cherche à se regrouper pour lancer éventuellement une contre-attaque. Pour cela, elle peut compter sur des relais dans l’est de la Libye, en particulier à Derna et à Benghazi, ainsi que sur le soutien de tribus, comme celle des Warfalla, présente à la fois à Syrte et à Bani Walid, ville située à un carrefour entre Tripoli et Misrata.

Source : Zone Militaire

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dimanche 28 août 2016

Syrie - Irak : Bientôt 40 Rafale pour des frappes aériennes contre Daech

Même si cela ne durera que le temps du déploiement du Charles-de-Gaulle, qui doit démarrer en septembre, la France va déployer, pendant plusieurs semaines, pas moins d'une petite quarantaine de Rafale contre Daech.

Plus des deux tiers seront amenés par le groupe aérien embarqué (GAé), désormais en mode 100% Rafale Marine, et le reste, par l'armée de l'air, depuis deux bases : aux Etats Arabes Unis et en Jordanie. C'est la première fois qu'un tel nombre de Rafale sera simultanément déployé en opérations. Conséquence : aucun exercice majeur n'est prévu à l'extérieur des frontières en septembre et octobre 2016.

Car incidemment, cette dispersion des plots opérationnels amène quelques soucis logistiques : il faut trois stocks différents de rechanges, de pods Damoclès et Reco-NG. Et aussi trois dépôts de munitions puisant désormais dans un stock unique (Scalp-EG, AASM, GBU-12/24) tandis que d'autres munitions ne peuvent être utilisées (GBU-16/49/58).

En y ajoutant les quatre Mirage 2000 qui commencent bientôt leur permanence opérationnelle au profit de l'OTAN, les quatre Mirage 2000-5 à Djibouti, les quatre Mirage 2000 (NK3 et 2000C) au Niger, on arrive donc à une cinquantaine de jets en opérations, soit plus de 20% du parc chasse air/marine. On n'en mesure que mieux les efforts des forces aériennes au profit des opérations extérieures.

Si on y ajoute les 8 chasseurs de la permanence opérationnelle, et un nombre classifié de chasseurs tenant la posture de dissuasion nucléaire, on visualise l'effort actuel sur la flotte de chasseurs... disponibles. Tandis qu'il faut, aussi avec ces mêmes types d'appareils, former les pilotes en transformation (on crée actuellement un deuxième escadron Rafale Nuc et une troisième flottille) et assurer l'entraînement courant des pilotes affectés, ainsi que la préparation opérationnelle de ceux qui vont partir en opérations.

Source : Jean Marc Tanguy

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jeudi 11 août 2016

Centrafrique : Fin de l'Opération Sangaris en octobre 2016

Le président François Hollande a annoncé récemment que la France mettrait définitivement fin à son opération militaire Sangaris en Centrafrique en octobre 2016.

« En octobre prochain, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian se rendra en Centrafrique pour prononcer officiellement la fin de l'opération Sangaris », a déclaré le chef de l'État lors d'une réception au ministère de la Défense. La France qui avait lancé l'opération Sangaris dans l'urgence en décembre 2013 sur fond d'affrontements intercommunautaires, ne compte plus que 350 soldats sur place, contre plus de 2 000 au plus fort de la crise. Le président Faustin-Archange Touadéra, élu en février, a déclaré dimanche que son pays était toujours "en danger", avec des "régions entières" sous le contrôle de groupes armés.

Le relais passe à la Mission des Nations unies

En avril 2016, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déjà annoncé la fin de l'opération Sangaris d'ici la fin de l'année. Faustin-Archange Touadéra s'était alors inquiété du départ des Français, qui doivent passer le relais à la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca). "Ces deux entités se complètent dans leurs actions", avait-il estimé. Les 12 000 soldats de la Minusaca déployés dans le pays sont aujourd'hui seuls en première ligne face au regain de violences, en attendant la refondation - encore lointaine - d'une armée centrafricaine.

Plus de 6 000 personnes ont fui des violences dans l'Ouest de la Centrafrique depuis la mi-juin pour se réfugier au Tchad et au Cameroun, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés. Début juillet, au moins 10 personnes ont été tuées dans des affrontements, dans l'est cette fois, à Bambari. 

Source : AFP

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lundi 8 août 2016

Mali : Les LRU du 1er RA de Belfort déployés dans l’Adrar des Ifoghas, tapent dans le mille

18 tirs et 18 coups au but pour les trois lance-roquettes unitaires (LRU) déployés au Mali.

En février 2016, trois Lance-roquettes unitaires (LRU) ont été débarqués à Abidjan pour ensuite rejoindre Tessalit, dans le nord du Mali, via Gao. Il s’agissait alors du premier déploiement opérationnel de ces systèmes, entrés en service en 2014 et mis en oeuvre par le 1er Régiment d’Artillerie (RA) de Belfort.

Il s’agissait alors de renforcer les capacités d’appui-feu du Groupement tactique désert Ouest (GTD-O) de la force Barkhane tout en remédiant au départ des Mirage 2000C de Niamey. Disposant d’une portée maximale de 84 km, le LRU est en effet une arme capable de détruire des objectifs hostiles dans la profondeur, grâce aux roquettes guidées à charge explosive de 90 kg. Le tout avec une précision de 4 mètres, ce qui limite grandement les risques de dommages collatéraux.

Pour être mis en oeuvre, un LRU a besoin d’une trentaine de personnels. Outre son équipage (un pupitreur-tireur, un pilote et un chef lanceur), ce système est accompagné par des équipes de transmissions longue distance, de commandement, de reconnaissance et de soutien.

Le premier des trois LRU n’a pas tardé à entrer en action. Début mars, l’État-major des armées (EMA) annonçait la destruction d’un camp jihadiste repéré dans l’Adrar des Ifoghas. L’ordre de tir fut donné depuis le QG de l’opération Barkhane, situé à N’Djamena (soit à 2.000 km de distance). Deux minutes plus tard, l’objectif visé était détruit…

Au total, entre le 14 février et le 16 mai 2016, date à laquelle ils ont été retirés du Mali, les trois LRU ont effectué 18 tirs à des distances allant de 50 à 71 km. Et tous ont atteint la cible qui leur avait été désignée. L’EMA a indiqué que ces frappes ont visé des « plots logistiques des Groupes armés terroristes (GAT) situés dans l’Adrar des Ifoghas », sans plus de précision.

Le LRU « est désormais complémentaire des moyens d’appui-feu susceptibles d’être déployés sur les théâtres d’opérations », souligne l’EMA. En effet, il vient s’ajouter aux mortiers de 120 mm (portée de 15 km), au CAESAR (Camion équipé d’un système d’artillerie, portée de 40 km), aux hélicoptères d’attaques Tigre et à l’appui aérien fourni par les avions de combat.

Source : Zone Militaire

Source : Zone Militaire

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vendredi 29 juillet 2016

Armée de terre : Yves le Drian rend hommage aux tringlots ...

Le Drian rend hommage au Train, « arme discrète et arme décisive »

Le ministre de la Défense s’est rendu, jeudi 16 juin 2016 à Auxonne (21) au 511ème régiment du Train, où il a rendu hommage aux « tringlots ».

Le 12 avril 2016, trois militaires de ce régiment avaient été tués dans le nord du Mali dans une attaque à l’IED contre leur VAB. Le Train est cher à Jean-Yves Le Drian, car c’est dans cette arme qu’il a effectué son service militaire.

Le ministre de la Défense a rappelé « qu’aucun des succès de nos armées ne serait possible sans la logistique remarquable qui permet à nos forces d’opérer malgré les aléas climatiques et la rudesse du milieu. (...) Il faut faire enfin face à une menace permanente.

En cela, vous êtes bien des combattants à part entière ». Dans les conflits actuels, la notion d’ « arrière » n’a plus de sens et le menace est omniprésente, surtout le long des axes logistiques empruntés au quotidien.

Source : Secret Defense


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mercredi 20 juillet 2016

Libye : Trois soldat des forces spéciales françaises tués dans un crash d'hélicoptère

Le service de presse de Armées, annonce la mort de 3 sous officiers en Lybie

Mise à jour : 20/07/2016 10:45

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, déplore la perte de trois sous-officiers français décédés en service commandé en Libye.

Il salue le courage et le dévouement de ces militaires engagés au service de la France qui accomplissent, tous les jours, des missions dangereuses contre le terrorisme.

Le ministre adresse à leurs familles et à tous leurs proches l’expression de ses condoléances, de sa tristesse et de tout son soutien. Il les assure de la reconnaissance de la Nation.

Source : Dicod Presse

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Ndlr 09:24 20/07/2016 : Interrogés au sujet de la morts de 2 soldats des forces spéciales en Libye, le porte parole du gouvernement, Stéphane Le Foll déclare "Je ne confirme pas cette information". Il a par contre ajouté : "Les forces spéciales sont là, bien sûr, pour aider et faire en sorte que la France soit présente partout pour lutter contre les terroristes."  Stéphane Le Foll a aussi déclaré que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, préparait avec les Américains une "attaque coordonnées" de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique à Mossoul, en Irak.

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23:37 - 19/07/2016

Deux soldats des forces spéciales françaises ont (ndlr: auraient) été tués dans le crash de leur hélicoptère à Benghazi (Libye), rapporte Associated press, reprise par le New York Times (en anglais), mardi 19 juillet. L'attaque est survenue dimanche, précise l'agence.

Selon l’agence américaine Associated Press, qui cite des militaires libyens, c’est un missile sol-air et des tirs d’armes lourdes qui ont touché l’appareil.

Contacté par l'agence américaine, le ministère de la Défense n'a pas commenté l'information. Il a expliqué qu'il ne communiquait pas d'élément sur ses forces spéciales.

A Benghazi, les milices et les unités de l'armée sont sous le commandement du controversé général Khalifa Haftar, loyal aux autorités parallèles de l'est du pays. Livrée aux milices et minée par les luttes de pouvoir, la Libye est plongée dans le chaos depuis le renversement de Mouammar Kadhafi en 2011 à la suite d'une rébellion soutenue par les Occidentaux.

Source : FranceTVinfo.fr

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Ces deux membres des forces spéciales sont morts dans un crash d'hélicoptère dimanche dernier à Benghazi.

Une attaque revendiquée. L'hélicoptère, où étaient deux membres des forces spéciales françaises, s'est crashé dimanche dernier dans la ville de Benghazi, située dans l'est du pays, ont déclaré mardi des officiels qui ont souhaité rester anonymes. Selon eux, il n'y a eu aucun survivant. Une milice, appelée la "brigade de défense de Benghazi", a revendiqué l'attaque, précisant qu'elle avait utilisé un missile sol-air SA-7.

Source : Europe1.fr

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mardi 5 juillet 2016

Irak : Les forces gouvernementales reprennent Falloujah à l’État islamique, Daesh

La semaine dernière, après avoir repris à l’État islamique (EI ou Daesh) la mairie de Falloujah, le Premier ministre Haider al-Abadi, avait proclamé la victoire des forces irakiennes contre les jihadistes. Seulement, il était encore trop tôt étant donné que ces derniers contrôlaient encore au moins 7 quartiers de la ville. Mais ce n’était alors qu’une question de temps.

Lancée le 23 mai 2016 avec l’appui aérien de la coalition dirigée par les États-Unis, l’offensive visant à chasser l’EI de Falloujah, bastion des jihadistes depuis janvier 2014, s’annonçait difficile. Et elle l’a effectivement été… Au terme de violents combats, le commandant des opérations, le général Abdelwahab al-Saadi, a annoncé la « libération » de la ville, après la prise de contrôle par les forces d’élite du contre-terrorisme du quartier Al-Jolan ».

« Al-Jolan, qui était le dernier bastion de Daesh dans la ville, est à présent à l’abri de ce groupe terroriste », a expliqué un porte-parole de l’armée irakienne. « Il n’a pas fallu plus de 2 heures aux ICTS [Iraqi Counter Terrorism Service, formé en partie par les militaires français de la TF Narvik, ndlr] pour s’emparer de ce quartier et Daesh n’a pas tiré une seule balle », ce qui démontre que les jihadistes avaient été « défaits avant même l’entrée des troupes dans le quartier », a-t-il ajouté.

La veille, et sans attendre la prise du quartier d’Al-Jolan, M. al-Abadi s’était rendu à Falloujah et appelé les "Irakiens (…) à sortir et célébrer [la victoire]" .

Il s’agit d’un revers majeur pour l’EI dans la mesure où Falloujah fut sa première conquête importante en Irak. En outre, cette défaite des jihadistes permettra, sans doute, d’améliorer la sécurité à Badgad étant donné que la ville servait de plateforme logistique aux jihadistes pour commettre des attentats dans la capitale irakienne.

Par ailleurs, si l’on sait que les combats ont été intenses, on ne dispose, à l’heure actuelle, d’un bilan des pertes humaines de cette bataille. Au plus sait-on que plus d’un millier de soldats irakiens ont été blessés (donc mis hors de combat).

Reste à voir maintenant ce que sera le comportement les milices chiites irakiennes des « Unités de mobilisation populaire » (Hachd al-Chaabi), même si leurs combattants n’ont pas participé directement à la libération de Falloujah, ville majoritairement sunnite.

En effet, les Hachd al-Chaabi ont été accusées d’exactions, d’exécutions sommaires et de pillages dans les villes libérées de la tutelle de l’État islamique. Le gouvernement irakien a d’ailleurs mis en place une commission des droits humains chargée d’enquêter sur ces crimes. Crimes qui sont susceptibles de pousser les civils sunnites dans les bras des jihadistes ou de tout autre mouvement contestant l’autorité du pouvoir central irakien.

Cela étant, après la reconquête de Falloujah, les regards se tournent désormais vers Mossoul, qui est l’un des deux objectifs (avec Raqqa, le fief de l’EI en Syrie) de la coalition internationale.

 Source : Zone militaire

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mardi 21 juin 2016

Syrie : Des commandos français conseillers militaires des combattants kurdes et syriens

On sait que les forces spéciales américaines « conseillent » les rebelles arabo-kurdes des FDS (Forces démocratiques syriennes) dans l’offensive qu’ils mènent dans le nord de la province de Raqqa, fief de l’État islamique (EI ou Daesh).

Et sans doute qu’il en est de même pour la bataille de Manbij, lancée le 31 mai 2016 par les FDS, afin de priver les jihadistes de leur dernier point de passage avec la Turquie, et donc, par extension, l’Europe.

Mais, qu’en est-il des forces spéciales françaises ?

Lors de son passage à l’émission « Bibliothèque Médicis » de la chaîne Public Sénat, le 3 juin 2016, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait indiqué que des Français (« un certain nombre ») combattaient à Manbij… mais dans les rangs de l’EI. Interrogé sur ce que faisait la France pour aider les combattants kurdes, il s’était montré évasif. «On appuie par des apports d’armes, de la présence aérienne et du conseil», avait-il déclaré.

Mais, une source de l’entourage du ministre est allée encore plus loin en confiant, rapporte l’AFP, que « l’offensive de Manbij est clairement soutenue par un certain nombre d’États, dont la France ». Et d’ajouter : « Le soutien, c’est le même que d’habitude, c’est du conseil. »

« Les militaires français n’interviennent pas eux-mêmes et ne sont donc pas susceptibles de combattre directement contre les militants de l’EI, notamment les Français présents à Manbij », a-t-on précisé au ministère de la Défense.

Cela étant, qu’il y ait des Français dans les rangs de Daesh ou pas, ça ne change pas grand chose, comme l’a rappelé M. Le Drian lors de l’émission de Public Sénat. « On ne distingue » pas les combattants, a-t-il dit. « Il y a des Français, des Tunisiens, des Saoudiens, des Allemands, des Belges… Bref, ce sont des combattants de Daesh, ce sont nos ennemis », a-t-il poursuivi.

De source militaire, avance l’AFP, « environ 400 soldats des forces spéciales françaises sont engagés dans 17 pays, notamment au Sahel, sur un total de 2.500 hommes. » Certains de ces militaires sont aussi présents aux côtés des combattants kurdes irakiens (Peshmergas).

« L’accompagnement (…), c’est l’équipement, l’entraînement, la connaissance mutuelle et la capacité avec quelques hommes, une dizaine, d’aider à mener un combat, en conseillant, voire en apportant quelques capacités comme le guidage d’avions, la coordination et les liaisons satellites », a expliqué un officier du Commandement des opérations spéciales (COS) à l’AFP. Et cela permet aussi de faire du renseignement.

Quant à la bataille de Manbij, au 7 juin, les FDS, appuyées par 105 frappes aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis, avaient pris le contrôle de 58 villages des environs et étaient à 5 km au nord de la ville, à 2 km au sud et à 7 km à l’est.

Cette offensive est politiquement sensible en raison de l’hostilité de la Turquie face à la présence des 500 combattants kurdes syriens mobilisés pour cette opération. Une fois Daesh que sera chassé de Manbij, il est prévu un retrait de ces derniers, la zone restant alors sous le contrôle des 3.000 combattants arabes des FDS, notamment ceux du groupe Jaysh al-Thuwar. Il s’agit également de rassurer la population, majoritairement composée d’arabes sunnites. 

Source : Zone Militaire

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lundi 30 mai 2016

Chammal : Intense activité des Mirage 2000D en Irak

Le fait a déjà été souligné : l’activité cumulée des équipages des 8 Mirage 2000D du détachement chasse déployés sur la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie (ou H5) dans le cadre de l’opération Chammal est 4 à 5 fois plus intense qu’en France.

Et cela s’est encore vérifié entre les 21 et 23 mai 2016. Alors que les forces de sécurité irakiennes (FSI) étaient engagées dans plusieurs opérations contre l’État islamique (EI ou Daesh), notamment dans la région de Kabruk, qui permet de s’assurer le contrôle d’axes menant à Mossoul, ainsi que la vallée de l’Euphrate, les Mirage 2000D de la base H5 ont multiplié les sorties aériennes.

Ainsi, le 21 mai, une patrouille de deux appareils ont effectué un raid planifié à une trentaine de kilomètres au sud de Sinjar (ville récemment reprise par les combattants kurdes irakiens) contre un site de production de véhicules blindés piégés (vehicle-borne improvised explosive device, VBIED), régulièrement utilisés par les jihadistes pour commettre des attentats suicides et percer les dispositifs de défense des forces irakiennes.

Le même jour, les Mirage 2000D ont enchaîné les missions de CAS (Close Air Support – Appui aérien rapproché) dans les régions de Mossoul et de Falloujah, où les FSI ont lancé une offensive. Les avions français ont frappé les jihadistes à 4 reprises et détruit des positions de combat, de l’armement lourd et des véhicules.

Enfin, le lendemain, 4 Mirage 2000D, armés de missiles SCALP (de croisière autonome à longue portée) ont pris part à un raid avec d’autres appareils de la coalition internationale dirigée par les États-Unis ayant pour objectif la destruction d’un site de production d’armes et d’explosifs dans la région de Falloujah.

En 48 heures, les avions de la 3e Escadre de Chasse ont détruit une bonne douzaine d’objectifs, soit près de la moitié de ceux inscrits au tableau de chasse de l’aviation française pour la semaine allant du 18 au 24 mai (27 objectifs de Daesh détruits au total, pour 46 sorties de bombardement).

Des journées de ce genre sont fréquentes pour les aviateurs de la base H5. Le 9 mai dernier, tous les appareils ont été impliqués dans diverses missions – dont une menée avec un bombardier B-52 – ayant abouti à la destruction d’une demi-douzaine d’objectifs.

L’intensité de l’activité des Mirage 2000D s’explique en partie par leur proximité avec le théâtre des opérations, qu’ils rejoignent en près de 35 minutes de vol. En outre, le taux de disponibilité des appareils est excellent : moins de 1% des missions ont dû être annulées pour des raisons techniques. Enfin, si les équipages (pilote et navigateur officier système d’armes) sont très sollicités, les techniciens (mécaniciens, armuriers, etc) le sont tout autant.

Outre ces 8 Mirage 2000D, l’opération Chammal s’appuie notamment sur 6 Rafale basés aux Émirats arabes unis, un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

Un E3F Awacs et un ravitailleur C-135FR (ainsi que des moyens de renseignement) sont ponctuellement déployés.

Source : Zone Militaire


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mercredi 4 mai 2016

Légion étrangère : La 13ème DBLE sur le plateau du Larzac

La Légion s’installe sur le plateau du Larzac

Képi Blanc, le mensuel de la Légion étrangère, consacre un dossier à Harpon13, la mission Larzac, c’est-à-dire l’installation de la 13ème DBLE sur le camp du Larzac à la suite du 122ème RI/Ceito.

Les premiers éléments y sont arrivés le 18 janvier 2016. Fin mars, « un peu plus de 300 cadres et légionnaires » étaient déjà présents sous les ordres du lieutenant-colonel d’Haussonville. La 13ème DBLE y sera officiellement installée durant l’été, avec un effectif de 480 hommes. La 13 sera rattachée, comme régiment d’infanterie, à la 6ème brigade légère blindée. La mission Harpon13 doit former deux compagnies d’infanterie (essentiellement à partir de jeunes recrues en provenance du 4ème RE) et une demi CCL (compagnie de commandement et de logistique). D’autres éléments proviendront des Emirats arabes unis, où la 13, sous un format très réduit, est implantée depuis son départ de Djibouti.

L’installation au camp de la Cavalerie sur le plateau du Larzac n’est qu’un retour aux sources pour la 13 », apprend-on à la lecture de KB. En effet, c’est ici que la 13, tout juste formée, avait été « mise en condition avant projection » durant trois semaines en mars 1940.

Avant de partir pour la campagne de Norvège, et Narvik... 

Source: Jean Dominique Merchet - Secret Défense


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lundi 18 avril 2016

Force Barkhane : Les Hussards étrennent leurs quads dans le désert

Ces dernières semaines, la force Barkhane a mené simultanément plusieurs opérations – Ossau au Mali, Montvert au Niger et Labastide au Burkina Faso pour perturber les flux logistiques des groupes jihadistes.

Dans le cadre de l’opération Ossau, qui s’est concentrée dans une région située à l’ouest de Gao, il a été formé un Groupement tactique de reconnaissance (GTR) avec différentes unités spécialisées dans le renseignement et la reconnaissance.

C’est donc dans ce contexte qu’un peloton du 2e Régiment de Hussards (RH), qui appartient à la Brigade Renseignement (BRENS), a utilisé, pour la première fois en opération, les quads qu’il avait reçu à partir de juin 2015.

La nature du terrain (très sablonneux et bordé par des ouadis) et la nécessité d’être à la fois extrêmement mobile et discret ont rendu l’utilisation de ces quads incontournables.

« Alliant légèreté, mobilité et vélocité, ils ont permis au GTR d’atteindre les zones difficiles d’accès. Ils ont également démontré qu’il s’agit d’un moyen particulièrement adapté pour réagir face à un adversaire cherchant à fuir le contact avec la force », explique l’État-major des armées (EMA).

Les quads utilisés par les Chamborant sont fournis par l’industriel américain Polaris. A priori, ils appartiennent à la gamme "Sportsman" .

Source : Zone Militaire

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mercredi 13 avril 2016

Mali - Brakhane : Deux autres soldats français décèdent des suites de leurs blessures au nord du Mali ! ! !


Deux soldats français, blessés mardi au Mali par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule blindé, ont succombé, selon un communiqué de l'Elysée ce mercredi. Un précédent communiqué de l'Elysée avaient annoncé hier un premier mort dans cette explosion.

On a appris, ce mercredi 13 avril 2016, le décès de deux soldats français supplémentaires, après la mort d'un de leurs collègues la veille. Leur véhicule a été touché mardi par l'explosion d'une mine dans le nord du Mali, où la France intervient militairement depuis début 2013. Un hommage national sera rendu aux militaires disparus la semaine prochaine en présence du président Hollande, annonce l'Elysée. Les mines constituent aujourd'hui le principal danger auquel sont confrontés les militaires français sur place.

Depuis août 2015, près d'une dizaine de véhicules de l'armée française auraient sauté sur des mines ou des engins explosifs artisanaux. Selon les médias maliens, dont les bilans sont en partie confirmés par l'état-major français, un véhicule de la force Barkhane avait déjà sauté le 25 mars dernier près de Gao ; un autre, banalisé, avait subi le même sort le 14 février à Kidal, blessant ses occupants ; et quelques mois plus tôt, une patrouille des forces spéciales (VPS) avait sauté sur une mine dans cette même ville de Kidal, conduisant à la mort d'un commando de COS rapatrié en France.

De toute la zone d'opération de la force Barkhane, le nord du Mali reste le secteur le plus dangereux. Mardi 12 avril, ce sont trois militaires qui ont été frappés, bilan le plus lourd depuis Serval. Les trois Français étaient de « l'arme du train », membres d'un convoi logistique chargé du ravitaillement des bases dans l'extrême-nord du pays. Un rôle militaire capital dans ces régions isolées, sans lequel aucune action ne serait possible, puisqu'il faut compter entre 6 et 10 litres d'eau par soldat et par jour d'opération sur place, sans parler du carburant, des munitions, des pièces de rechange, etc.

Parti de Gao, le convoi frappé se rendait à Tessalit, pour rejoindre les quelque 250 soldats français régulièrement présents sur cette base opérationnelle du nord du Mali. Soixante véhicules progressant lentement sur une route difficile, une cible facile à repérer. Le blindé de tête a sauté sur une mine à quelques kilomètres du camp de Tessalit. Jusqu'ici, les véhicules de l'avant blindé (VAB), qui ouvrent les convois, avaient pourtant plutôt bien tenu le coup contre les bombes enfouies dans le sol. Parce qu'ils sont blindés, déjà, et parce que leur forme permet de casser quelque peu le souffle d'une explosion venant d'en dessous.

Pour Barkhane et la Minusma, ce n'est pas une découverte non plus ; cela fait de longs mois que les mines PRB M3 notamment, en provenance de Libye, ralentissent les opérations. Parallèlement, les experts notent une sophistication croissante des dispositifs de déclenchement des bombes artisanales et l'apparition de quelques missiles anti-chars. L'armée française venait d'ailleurs de décider de déstocker des véhicules hautement protégés, les Aravis, qui n'ont plus été utilisés depuis les opérations en Afghanistan. Des études sont également en cours afin de renforcer le blindage de certains véhicules et améliorer la détection des objets suspects sur les pistes régulièrement empruntées par la force.

Dans le cas présent, on ne connait exactement ni la composition de l'explosif utilisé, ni la nature des blessures qui ont entraîné la mort de ces trois militaires. Si l'utilisation d'engins enfouis dans le sol est devenu l'un des modes d'action privilégié des jihadistes qui opèrent dans la région, c'est parce que ces derniers refusent le contact direct avec la force Barkhane. Ils savent qu'en la matière, « ils ne font pas le poids », explique-t-on du côté de l'état-major. « Donc, ils utilisent des modes d'actions indirects », précise-t-on. Une stratégie de l'évitement, certes, mais qui est en fait une méthode des actions de guérilla, telles qu'on les connait depuis des années.

Source : RFI.fr

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mardi 12 avril 2016

Mali : Explosion d'une mine - un soldat français mort pour la France

Selon l'Elysée, ce militaire appartenait au 511e régiment du train d'Auxonne (Côte-d'Or), d'autres militaires ont été blessés lors du même incident...

Membre du 511e régiment du train d'Auxonne, il a été tué ce mardi matin par l'explosion d'une mine, au cours d'une opération dans le nord du Mali.

Un jeune soldat du 511e régiment du train d'Auxonne (Côte-d'Or) a été tué mardi matin au cours d'une opération dans le nord du Mali par l'explosion d'une mine contre son véhicule blindé, a annoncé l'Élysée dans un communiqué. D'autres soldats ont été blessés dans l'explosion, selon l'Élysée qui ne précise pas leur nombre. Le président François Hollande a exprimé « son profond respect pour le sacrifice de ce jeune soldat » et a adressé ses condoléances à la famille du militaire et à ses proches. Le Premier ministre Manuel Valls a également fait part de sa « profonde tristesse ».

  • Profonde tristesse d'apprendre le décès d'un de nos jeunes soldats engagé au Mali. Soutien à sa famille, à ses proches et à ses camarades.
    — Manuel Valls (@manuelvalls) 12 avril 2016


Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes qui ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée à l'initiative de la France en janvier 2013 et qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, impliquant des troupes de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma, déployée depuis juillet 2013). La force de la Minusma compte près de 11 700 militaires et policiers, selon les effectifs à la mi-décembre 2015. La force française Barkhane mobilise quant à elle 3 500 hommes déployés dans cinq pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad).

Source : AFP : LePoint.fr

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lundi 21 mars 2016

Armée de terre - Génie : 5 parachutes géants pour le largage du bull du 17e RGP

Récemment, la Section d’appui à l’engagement (SAEP) du 17e Régiment du Génie Parachutiste a reçu, en décembre 2015, un premier exemplaire du Tracto-niveleur aérolargable (TNA), conçu par l’entreprise gardoise UNAC dans le cadre d’un marché notifié en 2009.

Ce 3 mars, la Direction générale de l’armement (DGA) a annoncé avoir procédé avec succès à deux essais d’aérolargage de ce TNA, appelé à remplacer le tracto-niveleur D3 que les sapeurs du 17e RGP utilisèrent en 2013 pour remettre en état la piste de l’aéroport de Tombouctou.

Le premier essai était cependant connu étant donné qu’il fut réalisé en juillet 2015. Le second a été effectué le 4 février 2016.

« Au cours de ces aérolargages, cinq parachutes d’une surface de 730 m² chacun ont permis au TNA de se poser dans de bonnes conditions. Ces deux essais ont été réalisés par le centre DGA Techniques aéronautiques en collaboration avec DGA Essais en vol. Ils vont permettre de prononcer la qualification de cette capacité d’aérolargage », est-il expliqué dans le communiqué de la DGA.

La difficulté pour mettre au point le TNA était qu’il fallait un engin puissant et compact afin de pouvoir déblayer des gravats tout en étant relativement léger pour pouvoir le parachuter. Pour cela, UNAC a utilisé des matériaux à base d’aluminim à haute résistance et d’aciers à haute limite élastique. Ce bulldozer est doté d’une cabine avec blindage amovible, ce qui fait qu’il offre une meilleure protection que son prédécesseur.  

Source : Zone militaire

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