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Tag - OPEX - Opérations Extérieures

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mercredi 15 février 2017

Mali : A Kidal, un carnage a pu être évité grâce à une patrouille de Barkhane

Une patrouille de la force Barkhane a sans doute évité ce qui aurait pu être un carnage à Kidal, dans le nord du Mali. Ainsi, le 8 février, les militaires français ont détecté un engin explosif improvisé (IED) particulièrement dangereux, dissimulé à un point de passage «obligé» du centre-ville.

Après qu’eut été établi un périmètre de sécurité afin de tenir les civils à l’écart, une équipe EOD (Explosive Ordnance Disposal, démineurs) est intervenue pour neutraliser cet IED, composé de « plusieurs obus ». On imagine sans peine les dégâts qu’il aurait pu causer s’il avait explosé…

Une fois le danger écarté, plusieurs composants de cette sorte de machine infernale ont été envoyés au laboratoire CIEL (Counter IED Laboratory, déployé pour la première fois en opération extérieure en novembre 2015.

Le CIEL, qui compte des spécialistes en chimie, en électronique, en déminage et en techniques d’investigations criminelles, dispose de matériels à la pointe de la technologie lui permettant d’analyser les éléments IED trouvés sur le terrain. Il s’agit ainsi de trouver des indices sur leur nature et leur origine, voire d’identifier ceux qui l’ont fabriqué, chaque « artificier » ayant ses propres habitudes et procédés en la matière.

À ce stade, on ignore encore qui a bien pu déposer cet IED à Kidal. Cela étant, l’on sait que le groupe jihadiste Ansar Dine y est particulièrement actif, en particulier contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), le contingent tchadien ayant payé un lourd tribut.

« Les mines et les engins explosifs improvisés constituent la principale menace contre les forces internationales, notamment au Mali, mais ils frappent aussi sans distinction la population civile », a par ailleurs souligné l’État-major des armées (EMA).

Source : Zone Militaire

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dimanche 29 janvier 2017

Barkhane : 150 terroristes mis hors de combat par les forces françaises en 2016

Au sommet Afrique-France, des 13 et 14 janvier 2017 à Bamako, l’État-major des armées (EMA) a donné le bilan de l’opération Barkhane pour l’année 2016.

Dans son dernier rapport sur la situation au Mali, diffusé en octobre 2015, le secrétaire général des Nations unies, qui était alors Ban Ki-moon, avait fait état d’une « augmentation sensible » des attaques contre la MINUSMA [Mission de l'ONU] et les Forces de défense et de sécurité maliennes. Et de souligner que ces attaques étaient « de plus en plus sophistiquées et complexes. »

En tout, et d’après les données compilées par le site Long War Journal, le nombre d’attaques jihadistes a bondi de 150% (257 cas contre 106 en 2015), dans une zone englobant le Mali ainsi que le nord du Niger et celui du Burkina Faso. La région de Kidal (Nord-Mali) a concentré à elle-seule 88 attaques, généralement revendiquées par le groupe Ansar Dine.

Et cela, malgré l’opération française Barkhane. D’après les chiffres donnés par le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’EMA, cette dernière a permis, en 2016, de tuer ou de capturer 150 «terroristes».

« La force Barkhane a mis hors de combat ou remis aux autorités locales près de 150 terroristes et saisi plus de six tonnes de munitions, explosifs et produits divers », a en effet affirmé le colonel Steiger, lors du point presse hebdomadaire du ministère de la Défense.

Au total, la force Barkhane a conduit 125 opérations « sur les cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso) dans lesquels elle opère, seule ou en partenariat avec des forces locales», a précisé le colonel Steiger. Pour comparer, en 2015, la force Barkhane avait effectué 150 opérations et saisi 16 tonnes de munitions.

Par ailleurs, l’opération Barkhane comporte aussi un volet « civilo-militaire », avec des soins médicaux gratuits dispensés à environ 25.000 civils et une assistance vétérinaire au profit des éleveurs locaux.

Pour rappel, quatre militaires français ont perdu la vie au Mali en 2016 (maréchal-des-logis Damien Noblet, brigadier Michael Chauwin, soldat de 1er classe Mickaël Poo-Sing et maréchal des logis-chef Fabien). Et une ressortissante française, Sophie Pétronin, a été enlevé à Gao, le 24 décembre 2016..

Source : Zone Militaire

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jeudi 26 janvier 2017

Chammal : Les frappes françaises contre l'EI, Daesch, ont presque doublé en 2016

Après les attentats de Paris et de Saint-Denis du 13 novembre 2015, la force Chammal – nom de la participation française à l’opération anti-jihadiste Inherent Resolve, dirigée par les États-Unis – a vu son activité significativement augmenter.

Ainsi, en 2016, l’aviation française (armée de l’Air et aéronavale) a effectué 684 frappes contre les positions de l’État islamique (EI ou Daesh) situées en Irak et en Syrie, soit 90% de plus par rapport à 2015 (362 frappes).

Cette hausse s’explique par l’intégration, à deux reprises, du porte-avions Charles de Gaulle dans le dispositif de l’opération Chammal ainsi que par l’appui fourni aux forces irakiennes lors de leurs offensives lancées à Ramadi, Falloujah et Mossoul ainsi qu’aux Forces démocratiques syriennes (FDS), notamment à Manbij et dans la région de Raqqa.

Cette augmentation est liée à la volonté du président de la République d’intensifier l’effort contre Daesh ainsi qu’aux progrès tactiques et à l’accélération des gains territoriaux réalisés par les forces de sécurité irakiennes en 2016″, a commenté le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA).

Au total, les avions français ont effectué, toujours en 2016, 2.900 sorties (8 par jour), essentiellement pour des missions de frappe, de renseignement, de reconnaissance et de surveillance.

Depuis le début de l’opération Chammal, lancée le 19 septembre 2014, l’aviation française a effectué 1.091 frappes qui ont conduit à la destruction de 1.798 cibles.

Par ailleurs, depuis septembre 2016, il faut ajouter les missions d’appui effectuées par les artilleurs de la Task Force Wagram, dotée de 4 CAESAR de 155 mm (Camions équipés d’un système d’artillerie). Ce détachement, désormais scindé en deux groupements déployés au sud (à Qayyarah) et au nord de Mossoul, a tiré à plus de 250 reprises afin d’appuyer les forces irakiennes.

Actuellement, le dispositif aérien de l’opération Chammal compte 14 Rafale (8 basés en Jordanie et 6 autres aux Émirats arabes unis), un ravitailleur C-135FR et un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

Source: Zone Militaire

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jeudi 19 janvier 2017

Mali : Sommet Afrique-France de Bamako, attentat déjoué par les forces spéciales françaises

Un attentat déjoué par les forces spéciales françaises peu avant le sommet de Bamako !

L’organisation du sommet « Afrique-France », à Bamako, les 13 et 14 janvier 2017, était un défi sur le plan sécuritaire, avec la présence d’une trentaine de chefs d’États et de gouvernements. Mais, visiblement, le pire a été évité, grâce aux forces spéciales françaises [Task Force Sabre].

En effet, quelques jours avant la tenue de ce sommet, ces dernières ont arrêté des jihadistes présumés dans le nord du Mali. Selon une source sécurité malienne, les individus interpellés «avaient des plans d’attaque de Bamako», sans plus de précision.

« Les Français ont joué un rôle essentiel pour que la sécurité du sommet soit assurée », a continué cette source, avant d’ajouter que « ces arrestations ont permis de procéder à d’autres arrestations de suspects à Bamako, et de découvrir que des jihadistes emprisonnés organisaient de leur côté un plan d’évasion. »

Cette information, qui n’a pas été démentie par le ministère français de la Défense, a été confirmée auprès de l’AFP par une source sécuritaire occidentale. « Un attentat sur Bamako en préparation a été déjoué. Des futurs kamikazes ont été arrêtés au nord par les forces spéciales françaises. Sur les kamikazes, il a été retrouvé un portable duquel il venait d’envoyer un message d’adieu à ses parents», a-t-elle affirmé.

Cela étant, même s’ils n’avaient pas été interpellés, il aurait été compliqué pour ces terroristes présumés d’arriver à leur fin, étant donné que plus de 10.000 hommes assuraient la sécurité du sommet de Bamako, sans compter le personnel dédié à la protection des personnalités.

« Bien avant le sommet, il était clair que les terroristes avaient prévu des sabotages et que tout a été mis en œuvre pour les empêcher de passer à l’acte », a résumé un autre source, rapporte l’AFP.

On ignore si ces arrestations ont un rapport avec l’interpellation par les forces françaises, la semaine passée, à Gossi, près de Gao, de quatre individus, dont Mimi Ould Baba Ould Cheikh, l’un des responsables de l’attentat perpétré en mars 2016 à Grand Bassam [Côte d'Ivoire], et revendiqué par al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Source : Zone Militaire

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dimanche 8 janvier 2017

Mossoul : Le dernier pont détruit par un raid aérien de la coalition anti daech

Le 21 décembre 2016, le général Matthew Isler, commandant adjoint des forces aériennes de la coalition ant-jihadiste dirigée par les États-Unis, avait indiqué que l’offensive visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) était entrée dans une phase de « programmée d’ajustement opérationnel ». Et cela, alors que les forces irakiennes, en particulier les unités de l »ICTS (Iraqi Counter Terrorism Service) , ont reconquis que le quart sud de la ville, après deux mois de violents combats.

« Il s’agit d’une remise à niveau opérationnelle. Cela détermine les conditions d’une progression continue des ISF [Forces irakiennes de sécurité, ndlr], leurs plans et leurs opérations pour libérer Mossoul », avait expliqué le général Isler. « Cette pause fait suite à 65 jours de d’offensive menée sur un tempo opérationnel constamment élevé. Cela va permettre la remise en état de véhicules, un réapprovisionnement en munitions et la préparation des troupes pour la prochaine phase », avait-il ajouté.

Pour autant, l’activité aérienne de la coalition anti-EI a continué, du moins dans les environs de Mossoul. Ces derniers jours, plusieurs cibles jihadistes ont été détruites, notamment des VBIED (vehicle-borne improvised explosive device), ces véhicules transformés en bombes roulantes par Daesh.

Par ailleurs, et afin de compliquer l’envoi de renforts de Daesh vers la partie orientale de Mossoul, la coalition s’attaque aux ponts qui permettent de traverser le Tigre, fleuve qui traverse la ville selon un axe nord-sud. Récemment, un général britannique expliquait qu’il s’agissait de « mettre hors d’usage » et « non de détruire » ces ouvrages.

Et c’est ainsi que le pont « al-Atiq », le dernier qui tenait encore, a été mis « hors service » par une frappe aérienne effectuée en début de semaine. Dans ses bulletins quotidiens, la coalition n’a pas précisé si elle en avait été à l’origine. Elle a seulement indiqué avoir rendu inutilisables trois ponts « près de Mossoul » lors de raids menés les 26 et 27 décembre.

Quoi qu’il en soit, et maintenant que les ponts de Mossoul sont hors service, les forces irakiennes, appuyées par des milices chiites et des combattants kurdes, ont repris leurs opérations. « Nos troupes sont en train d’avancer. Dans les premières cinq ou dix minutes ils ont pris 500 mètres. Ils commencent à l’instant à tirer », a en effet indiqué un officier à l’agence Reuters.

« La deuxième phase a été lancée pour libérer la (partie) orientale de Mossoul », a confirmé le lieutenant-général Abdelghani al-Assadi, de l’ICTS, auprès de l’AFP. « Nos forces ont commencé à 07h00 (04h00 GMT) à progresser vers le quartier Al-Qods, et affrontent à présent l’ennemi qui résiste », a-t-il ajouté. Dans le même temps, d’autres unités irakiennes avancent sur le front nord.

Par ailleurs, le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a estimé qu’il faudrait encore trois mois pour reprendre la ville.

« Les Américains sont très pessimistes. Ils ont parlé d’une période vraiment longue, mais les remarquables succès enregistrés par nos courageux et héroïques combattants ont permis de réduire l’échéance. Je prévois qu’en Irak, cela prendra trois mois », a-t-il affirmé, le 28 décembre.

Ce qui paraît, à l’inverse, très optimiste. Car, comme l’a souligné un officier français des forces spéciales affecté auprès des combattants kurdes et cité dans un reportage publié par le Figaro Magazine du 23 décembre, « il y a un côté Berlin en 1945, avec une logique très nihiliste. Les chefs de l’État islamique, acculés, jettent tout ce qu’il leur reste dans la bataille, tout en cherchant à préserver leurs meilleures troupes. Ils envoient donc se faire tuer les ‘lionceaux du califat’ qui sont un peu leurs jeunesses hitlériennes. »

Source : Zone Militaire

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mardi 3 janvier 2017

2017 : Les voeux du président Alain Clerc

Une belle et heureuse année 2017

Le président, les membres du bureau et du conseil d'administration de la Fédération nationale des combattants volontaires (FNCV) vous présentent  leurs vœux très sincères de santé, de bonheur et de prospérité.

Nous vous souhaitons, ainsi qu'à nos soldats engagés de par le monde, en missions ou en opérations extérieures (OPEX) loin de leur famille, pour assurer la sécurité collective ou qui, vigilants, soldats, gendarmes, policiers, pompiers patrouillent dans nos cités, une bonne et heureuse année 2017.

Bonne année 2017 à tous...


Alain Clerc
Président de la Fédération nationale
des combattants volontaires


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samedi 31 décembre 2016

Soldes... des soldats : Prime ISSE, combien gagne-t-on en OPEX ?

Prime ISSE des militaires en Opération Extérieure

L’article sur les primes OPEX, basé sur un rapport de la Cour des comptes, a suscité de nombreuses réactions, à juste titre. Les chiffres paraissaient insensés et en tout cas contraires à ceux que j’avais précédemment donné sur ce blog. Un internaute - que je remercie vivement - me donne les chiffres moyens de l’ISSE (indemnité de sujétions pour service à l’étranger), la « prime opex » qui s’ajoute à la solde habituelle et n’est pas imposable.

  • un militaire du rang touche environ 2200 d’ISSE par mois
  • un sergent : 2242
  • un sergent-chef : 2389
  • un major : 3514
  • un lieutenant-colonel : 5282
  • un colonel: 5596
  • un général de brigade : 7790

Ce dernier est donc le seul à toucher plus de 30.000 euros pour une OPEX de 4 mois.

Source : Jean Dominique MERCHET - Secret Defense


... Et en attendant la nouvelle année, les primes et les soldes de janvier, la FNCV vous souhaite un...

Bon réveillon à tous
et
une bonne année 2017

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mardi 27 décembre 2016

Irak : Chammal - Les artilleurs français et leurs CAESAR en soutien des forces irakiennes

Les artilleurs français de la Task Force Wagram, déployés avec 4 CAESAR (Camions équipés d’un système d’artillerie), sur la base de Qayyarah-West (Q-West) depuis le 20 septembre 2016, ont vu leur activité augmenter significativement au moment du lancement de l’opération visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de Mossoul, avec, en moyenne, une trentaine de missions par semaine.

Puis, passé cette première phase, les CAESAR français ont été nettement sollicités. « Le ralentissement de l’activité cinétique de la coalition [...] est avéré en raison de la physionomie des opérations dans les abords de la ville. Cette semaine, la TF Wagram a réalisé un tir d’illumination au profit des forces irakiennes », pouvait-on lire dans le compte-rendu hebdomadaire des opérations diffusé le 17 novembre par l’État-major des armées.

Mais ce répit, si l’on peut dire, a été de courte durée puisque, depuis le début du mois décembre, la TF Wagram a intensifié son action, avec sept fois plus de tirs par rapport à la fin novembre (6 d’interdiction et 20 d’illumination). Les CAESAR français n’ont pas appuyé les forces irakiennes aux abords de Mossoul (soit au nord de leur position) mais dans les environs de la localité de Sharqat, située à une quarantaine de kilomètres au sud de Q-West et reprise en partie à l’EI le 22 septembre dernier.

Signe que les combats restent importants dans cette région : la TF Wagram y a de nouveau appuyé, entre le 7 et le 14 décembre, les forces irakiennes – en l’occurrence la 60e brigade – avec pas moins de 35 tirs, dont 9 d’interdiction et 26 d’éclairement.

« La 60e brigade irakienne, appuyée par la TF Wagram, continue d’avancer vers le Sud dans des opérations de sécurisation des villages en bordure du Tigre, une quinzaine de kilomètres au nord de Sharqat », note l’EMA.

Au total, les CAESAR ont tiré à plus de 200 reprises depuis la fin septembre et 35% de ces missions ont donc été effectuées au cours des deux dernière semaines dans le secteur de Sharqat, où, récemment, un général et un colonel irakiens ont été tués lors d’un accrochage avec les jihadistes.

Source : Zone Militaire

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samedi 5 novembre 2016

Mali : Mort du soldat français Fabien Jacq, tué par l’explosion d’une mine

Le maréchal des logis-chef, Fabien Jacq, est mort ce samedi des suites de ses blessures

Ce sous-officier du 515e régiment du train de la Braconne (Charente)a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi.

Un soldat français a perdu la vie dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 novembre au Mali, a annoncé l'Elysée dans un communiqué samedi. Ce sous-officier du 515e régiment du train de la Braconne (une base située près d'Angoulême, en Charente) a succombé à ses blessures après le passage de son véhicule blindé sur une mine, dans le nord du pays.

Dans ce communiqué, François Hollande "salue le sacrifice de ce militaire français tué dans l’accomplissement de sa mission pour la défense de notre pays et la protection de nos concitoyens".

Dix-huit soldats tués depuis janvier 2013

Ce décès porte à 18 le nombre de militaires tués depuis le début, en janvier 2013, de l'opération Serval au Mali, poursuivie en l'élargissant au Sahel sous le nom d'opération Barkhane à partir d'août 2014.

Le président "adresse ses condoléances attristées à sa famille et à ses proches, et les assure de la pleine solidarité de la Nation en ces douloureuses circonstances". Il exprime par ailleurs "sa confiance et sa fierté aux soldats des forces françaises qui apportent leur soutien à l’armée malienne et à la mission des Nations unies pour la mise en œuvre de l’accord de paix au Mali et la réduction des groupes armés terroristes dont la menace pèse sur l’ensemble du Sahel".

Le 515e régiment du train de la Braconne avait été envoyé au Mali dès le début de l'opération Serval, en 2013, comme le précisait alors France 3 Poitou-Charentes.

Source : Francetvinfo.fr

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jeudi 27 octobre 2016

Malte : 5 agents français tués dans le crash d'un avion ISR loué par la DGSE pour une mission en Libye

En juillet 2016, trois sous-officiers du Service Action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) avaient perdu la vie dans la chute d’un hélicoptère Mil Mi-35 de l’Armée nationale libyenne – commandée par le général Haftar – à Benghazi.

Et la communauté française du renseignement vient d’être une nouvelle endeuillée avec l’accident au décollage, ce 24 octobre 2016 à Malte, d’un avion ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance) de type Fairchild Metroliner Mark III, loué pour les besoins de la DGSE et de la DRM [Direction du renseignement militaire, ndlr] à la société CAE Aviation.

L’appareil, un bimoteur immatriculé « N577MX » et mis service en 1983, devait effectuer une mission au-dessus de la Libye. Ses 5 occupants, tous de nationalité française, n’ont pas survécu.

Ce que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a partiellement confirmé. « Un avion de reconnaissance léger appartenant à la société CAE Aviation et effectuant des missions de reconnaissance en Méditerranée pour le compte du ministère de la Défense s’est écrasé ce matin (…) sur l’aéroport de Luqa à Malte, lors du décollage », a-t-il expliqué, via un communiqué. « La chute de l’appareil a causé la mort des cinq personnels présents à bord : trois relevant du ministère de la Défense et deux salariés du contractant privé », a-t-il ajouté.

Selon l’entourage du ministre, les trois « personnels relevant du ministère de la Défense » ne sont « pas tous » des militaires, sans donner d’autres détails, les familles des victimes n’ayant pas encore été toutes prévenues. Cela étant, il est donc probable qu’ils fassent partie de la DGSE.

Une enquête interne a été ouverte au sein du ministère de la Défense, en coordination « avec les autorités locales », afin de déterminer les causes de cet accident.

D’après les autorités maltaises, « des information officielles, des images et des témoins, dont trois militaires maltais se trouvant dans les casernes alentour et deux pilotes civils ont clairement indiqué qu’il n’y avait pas eu d’explosion avant l’impact ».

Source : Zone Militaire


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jeudi 20 octobre 2016

Loi de finance 2017 : Revalorisation de la retraite du combattant

La retraite du combattant va être revalorisée.

Mercredi 5 octobre 2016, le secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, Jean-Marc Todeschini, a annoncé à la commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée nationale la prochaine revalorisation de la retraite du combattant.

Le Projet de loi de Finance pour 2017 prévoit une augmentation de quatre points, deux au 1er janvier et deux au 1er septembre ce qui porterait son montant annuel à 750 € fin 2017 alors qu’elle est de 674 € actuellement, ce qui représente une hausse de 11% sur un an.

« C’est une très bonne nouvelle pour nos anciens combattants qui ont mis leur vie au service de la France et une reconnaissance des services qu’ils ont rendus lors des opérations extérieures menées par les armées françaises », commente le député du Pas-de-Calais et vice-président de la commission, Nicolas Bays.


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lundi 5 septembre 2016

Libye : La force Barkhane sera-t-elle bientôt en première ligne contre l'Etat Islamique ?

Pour le moment, l’opération Barkhane se focalise sur les groupes jihadistes qui, après avoir occupé le nord du Mali, ont trouvé refuge dans le sud de la Libye, devenu, pour reprendre l’expression de Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, un « hub terroriste ». En outre, elle garde un oeil sur l’organisation Boko Haram, qui, liée à l’État islamique (EI ou Daesh), est active dans la région du lac Tchad.

À cette liste, il faudra probablement ajouter la branche libyenne de l’EI, qui compterait, selon les estimations, entre 4.000 et 6.000 combattants, dont de nombreux ressortissants étrangers originaires du Maghreb.

Actuellement, les milices de Misrata, loyales au gouvernement libyen d’union nationale (GNA), tentent de déloger l’EI de son fief de Syrte, avec un appui aérien fourni par les États-Unis et le concours de forces spéciales occidentales. Après de durs combats, les jihadistes ont été contraints de céder du terrain et d’abandonner leur quartier général où, par ailleurs, des documents évoquant l’existence d’une cellule terroriste près de Milan ont été découverts.

Cela étant, une défaite à Syrte ne signifiera pas pour autant la fin de l’EI en Libye. Ainsi, selon le Wall Street Journal, qui cite des responsables occidentaux, des centaines de jihadistes auraient quitté la ville en direction du sud libyen avant son encerclement par les forces du GNA.

Certains chercheraient ainsi à passer les frontières pour se replier dans des États voisins, comme l’Algérie, mais aussi et surtout le Niger, voire le Tchad.

Or, ces deux derniers pays, membres du G5 Sahel, accueillent une partie importante du dispositif de la Force Barkhane (état-major à N’Djamena, base aérienne à Niamey et base avancée à Madama).

Mais le plus probable est que la branche libyenne de l’EI cherche à se regrouper pour lancer éventuellement une contre-attaque. Pour cela, elle peut compter sur des relais dans l’est de la Libye, en particulier à Derna et à Benghazi, ainsi que sur le soutien de tribus, comme celle des Warfalla, présente à la fois à Syrte et à Bani Walid, ville située à un carrefour entre Tripoli et Misrata.

Source : Zone Militaire

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dimanche 28 août 2016

Syrie - Irak : Bientôt 40 Rafale pour des frappes aériennes contre Daech

Même si cela ne durera que le temps du déploiement du Charles-de-Gaulle, qui doit démarrer en septembre, la France va déployer, pendant plusieurs semaines, pas moins d'une petite quarantaine de Rafale contre Daech.

Plus des deux tiers seront amenés par le groupe aérien embarqué (GAé), désormais en mode 100% Rafale Marine, et le reste, par l'armée de l'air, depuis deux bases : aux Etats Arabes Unis et en Jordanie. C'est la première fois qu'un tel nombre de Rafale sera simultanément déployé en opérations. Conséquence : aucun exercice majeur n'est prévu à l'extérieur des frontières en septembre et octobre 2016.

Car incidemment, cette dispersion des plots opérationnels amène quelques soucis logistiques : il faut trois stocks différents de rechanges, de pods Damoclès et Reco-NG. Et aussi trois dépôts de munitions puisant désormais dans un stock unique (Scalp-EG, AASM, GBU-12/24) tandis que d'autres munitions ne peuvent être utilisées (GBU-16/49/58).

En y ajoutant les quatre Mirage 2000 qui commencent bientôt leur permanence opérationnelle au profit de l'OTAN, les quatre Mirage 2000-5 à Djibouti, les quatre Mirage 2000 (NK3 et 2000C) au Niger, on arrive donc à une cinquantaine de jets en opérations, soit plus de 20% du parc chasse air/marine. On n'en mesure que mieux les efforts des forces aériennes au profit des opérations extérieures.

Si on y ajoute les 8 chasseurs de la permanence opérationnelle, et un nombre classifié de chasseurs tenant la posture de dissuasion nucléaire, on visualise l'effort actuel sur la flotte de chasseurs... disponibles. Tandis qu'il faut, aussi avec ces mêmes types d'appareils, former les pilotes en transformation (on crée actuellement un deuxième escadron Rafale Nuc et une troisième flottille) et assurer l'entraînement courant des pilotes affectés, ainsi que la préparation opérationnelle de ceux qui vont partir en opérations.

Source : Jean Marc Tanguy

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jeudi 11 août 2016

Centrafrique : Fin de l'Opération Sangaris en octobre 2016

Le président François Hollande a annoncé récemment que la France mettrait définitivement fin à son opération militaire Sangaris en Centrafrique en octobre 2016.

« En octobre prochain, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian se rendra en Centrafrique pour prononcer officiellement la fin de l'opération Sangaris », a déclaré le chef de l'État lors d'une réception au ministère de la Défense. La France qui avait lancé l'opération Sangaris dans l'urgence en décembre 2013 sur fond d'affrontements intercommunautaires, ne compte plus que 350 soldats sur place, contre plus de 2 000 au plus fort de la crise. Le président Faustin-Archange Touadéra, élu en février, a déclaré dimanche que son pays était toujours "en danger", avec des "régions entières" sous le contrôle de groupes armés.

Le relais passe à la Mission des Nations unies

En avril 2016, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déjà annoncé la fin de l'opération Sangaris d'ici la fin de l'année. Faustin-Archange Touadéra s'était alors inquiété du départ des Français, qui doivent passer le relais à la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca). "Ces deux entités se complètent dans leurs actions", avait-il estimé. Les 12 000 soldats de la Minusaca déployés dans le pays sont aujourd'hui seuls en première ligne face au regain de violences, en attendant la refondation - encore lointaine - d'une armée centrafricaine.

Plus de 6 000 personnes ont fui des violences dans l'Ouest de la Centrafrique depuis la mi-juin pour se réfugier au Tchad et au Cameroun, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés. Début juillet, au moins 10 personnes ont été tuées dans des affrontements, dans l'est cette fois, à Bambari. 

Source : AFP

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lundi 8 août 2016

Mali : Les LRU du 1er RA de Belfort déployés dans l’Adrar des Ifoghas, tapent dans le mille

18 tirs et 18 coups au but pour les trois lance-roquettes unitaires (LRU) déployés au Mali.

En février 2016, trois Lance-roquettes unitaires (LRU) ont été débarqués à Abidjan pour ensuite rejoindre Tessalit, dans le nord du Mali, via Gao. Il s’agissait alors du premier déploiement opérationnel de ces systèmes, entrés en service en 2014 et mis en oeuvre par le 1er Régiment d’Artillerie (RA) de Belfort.

Il s’agissait alors de renforcer les capacités d’appui-feu du Groupement tactique désert Ouest (GTD-O) de la force Barkhane tout en remédiant au départ des Mirage 2000C de Niamey. Disposant d’une portée maximale de 84 km, le LRU est en effet une arme capable de détruire des objectifs hostiles dans la profondeur, grâce aux roquettes guidées à charge explosive de 90 kg. Le tout avec une précision de 4 mètres, ce qui limite grandement les risques de dommages collatéraux.

Pour être mis en oeuvre, un LRU a besoin d’une trentaine de personnels. Outre son équipage (un pupitreur-tireur, un pilote et un chef lanceur), ce système est accompagné par des équipes de transmissions longue distance, de commandement, de reconnaissance et de soutien.

Le premier des trois LRU n’a pas tardé à entrer en action. Début mars, l’État-major des armées (EMA) annonçait la destruction d’un camp jihadiste repéré dans l’Adrar des Ifoghas. L’ordre de tir fut donné depuis le QG de l’opération Barkhane, situé à N’Djamena (soit à 2.000 km de distance). Deux minutes plus tard, l’objectif visé était détruit…

Au total, entre le 14 février et le 16 mai 2016, date à laquelle ils ont été retirés du Mali, les trois LRU ont effectué 18 tirs à des distances allant de 50 à 71 km. Et tous ont atteint la cible qui leur avait été désignée. L’EMA a indiqué que ces frappes ont visé des « plots logistiques des Groupes armés terroristes (GAT) situés dans l’Adrar des Ifoghas », sans plus de précision.

Le LRU « est désormais complémentaire des moyens d’appui-feu susceptibles d’être déployés sur les théâtres d’opérations », souligne l’EMA. En effet, il vient s’ajouter aux mortiers de 120 mm (portée de 15 km), au CAESAR (Camion équipé d’un système d’artillerie, portée de 40 km), aux hélicoptères d’attaques Tigre et à l’appui aérien fourni par les avions de combat.

Source : Zone Militaire

Source : Zone Militaire

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