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Tag - OPEX - Opérations Extérieures

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mardi 26 décembre 2017

Sahel : Force conjointe G5, la France demande d'aide logistique à l'ONU

La France va demander une aide logistique de l’ONU en faveur de la Force conjointe du G5 Sahel

En juin 2017, à la demande de la France, le Conseil de sécurité des Nations unies adopta une résolution pour affirmer son soutien à la Force conjointe du G5 Sahel (Niger, Mali, Tchad, Mauritanie et Burkina Faso), appelée à conduire des opérations anti-terroristes dans la bande sahélo-saharienne (BSS).

Mais ce n’était qu’un minimum. En effet, Paris avait proposé un premier projet de résolution plus ambitieux, lequel souhaiter placer les opérations de cette force conjointe sous un mandat de l’ONU pour « utiliser tous les moyens nécessaires » afin de « combattre le terrorisme, le trafic de drogue et le trafic de personnes » dans la BSS. » Il était aussi question de charger le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, d’établir un rapport sur un soutien logistique et financier à cette initiative du G5 Sahel.

Seulement, devant les réticences de Washington, peu enclin à mettre la main à la poche, Paris dut amender son projet. Exit, donc, le mandat de l’ONU. Quant à M. Guterres, il lui était demandé de seulement rendre compte des « défis rencontrés et de possibles mesures à prendre en considération » pour la mise en place de cette force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S).

Depuis, les lignes ont un peu bougé, dans la mesure où, après l’embuscade qui a coûté la vie à 4 militaires américains au Niger, les États-Unis ont débloqué une enveloppe de 60 millions de dollars pour financer la FC-G5S, dont le budget de fonctionnement annuel est estimé à 423 millions d’euros.

En outre, avec l’appui de Barkhane, la force conjointe a pu mener sa première opération dans le secteur dit des trois frontières, au début du mois de novembre.

Peu avant, M. Guterres avait recommandé d’apporter un soutien accru à la FC-G5S. « Je tiens à souligner qu’il est beaucoup plus risqué de ne pas appuyer la Force conjointe que de l’appuyer compte tenu de l’ampleur des problèmes auxquels se heurte la région. La communauté internationale, a la responsabilité collective de ne pas laisser cette importante initiative échouer. Je renouvelle donc mon appel aux membres du Conseil de sécurité et à la communauté internationale tout entière à soutenir les États membres du G5 Sahel dans cette entreprise capitale », avait-il écrit.

D’où une nouvelle initiative de la France. Selon un nouveau projet de résolution cité par l’AFP, Paris demande à M. Guterres de conclure « au plus vite » un « accord technique entre l’ONU et les Etats du G5-Sahel pour fournir un soutien logistique et opérationnel via la MINUSMA [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali]. »

La diplomatie française justifie cette demande en mettant en avant que les « activités d’organisations criminelles et terroristes dans la région du Sahel constituent une menace à la paix et la sécurité internationales. »

Pour lever d’éventuelles nouvelles réticences des États-Unis, qui cherchent à limiter l’implication des Nations unies dans les opérations internationales pour des raisons budgétaires, le projet français de résolution précise que cette aide logistique et opérationnelle ne coûtera rien et qu’elle sera « temporaire », c’est à dire qu’elle durera le temps nécessaire pour la FC-G5S soit autonome. Sur ce point, l’on peut émettre quelques réserves au regard des déficits capacitaires que cette dernière aura à combler.

« Le fait que les États membres du G5 Sahel manquent de matériel et n’aient pas les capacités voulues pour mobiliser des ressources freine leur aptitude à préparer la Force conjointe et à la rendre opérationnelle. Le matériel et les capacités continuent d’être largement insuffisants », avait ainsi souligné M. Guterres dans son dernier rapport.

Et de citer le manque de « matériels nécessaires pour établir une compagnie mécanisée légère dans chacun 7 sept bataillons », de capacités de renseignement et de reconnaissance, d’infrastructures d’information et de communication interopérables, d’équipements de protection individuelle, de moyens de transport aériens et terrestres et de « capacités médicales et d’évacuation sanitaire primaire ».

Quoi qu’il en soit, le projet de résolution français indique que ce soutien logistique et opérationnel « fera l’objet d’une compensation financière totale pour les Nations unies » et qu’il consistera à fournir à la FC-G5S du carburant, de l’eau et des des rations alimentaires ainsi qu’une aide matérielle et technique uniquement lorsqu’elle opérera au Mali.

En outre, il est précisé que cette aide ne devra pas porter préjudice aux opérations menées par la MINUSMA.

« Les options prévues en matière d’appui bénéficieraient aux activités de la MINUSMA, étant donné que la Mission à elle toute seule ne peut pas faire face aux multiples menaces qui pèsent sur le Sahel, dont un bon nombre dépassent son champ d’évolution géographique et le cadre de son mandat principal, mais ont des conséquences directes sur sa sécurité et ses activités », avait souligné M. Guterres. « La MINUSMA et la Force conjointe sont complémentaires. En contribuant à la stabilisation de la sécurité dans la région, l’appui de l’ONU à la Force conjointe, notamment par l’intermédiaire de la MINUSMA, faciliterait plutôt qu’il ne compromettrait le mandat de la Mission », avait-il plaidé.

Cette nouvelle initiative diplomatique française survient alors que le président Macron a annoncé la tenue d’une réunion internationale, le 13 décembre, à Paris, afin « d’accélérer le déploiement » de la FC-G5S qui, selon lui, « ne se fait pas assez vite » alors que « les terroristes ont enregistré des victoires militaires et symboliques notamment au Niger ».

« Ce sera une accélération du calendrier de soutien à la force et du calendrier. Nous voulons amplifier cette force en termes d’effectifs militaires et de moyens » car « il est urgent de renverser la tendance », a fait valoir M. Macron.

Cette réunion sera suivie par une conférence des donateurs qui doit permettre de boucler le budget de fonctionnement de cette force. À cette occasion, et selon une source diplomatique française, l’Arabie Saoudite pourrait proposer un chèque de 100 millions de dollars.

 Source : Zone Militaire -  Photo: Ministère des Armées

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samedi 23 décembre 2017

Niger : Une vingtaine de Jihadistes mis hors de combat par les Mirage français...

Le Niger doit faire face à plusieurs mouvements jihadistes. À l’ouest et au nord, il est en effet confronté au Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans, qui réunit Ansar Dine, les katibas Macina et al-Mourabitoune ainsi que des éléments d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). S’y ajoute également l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) dirigé par Adnane Abou Walid Al-Sahraoui.

Au sud-est, plus précisément vers le Lac Tchad, les autorités nigériennes doivent prendre en compte la menace de Boko Haram, qui, lié à l’État islamique, a, ces dernières années, a multiplié les incursions dans les régions de Diffa et de Bosso depuis le nord du Nigéria, d’où il est originaire.

Grâce aux actions menées par la Force multinationale mixte (FMM), dont les éléments sont fournis par les pays de la Commission du Bassin du lac Tchad (Tchad, Nigéria, Cameroun, Niger) ainsi que par le Bénin, Boko Haram, par ailleurs miné par des dissensions internes, a perdu beaucoup de terrain. Au point que, en septembre 2016, le général Patrick Brethous, qui venait de quitter le commandement de la force Barkhane, estimait que la menace du groupe jihadiste nigérian avait été « endiguée ».

Seulement, Boko Haram a su garder une certaine capacité de nuisance, en continuant de perpétrer des attaques-suicide au Nigéria, au Niger et au Cameroun. En outre, il semblerait qu’il ait établi des liens, logistiques, voire opérationnels, avec l’EIGS d’al-Sahraoui. Ce qui ne serait guère surprenant étant donné que les deux organisations ont fait allégeance à l’État islamique.

Ainsi, selon les services de sécurité nigériens, des éléments de Boko Haram auraient pris part à l’embuscade de Tongo Tongo qui, en octobre dernier, coûta la vie à quatre militaires américains. Selon une source nigérienne, citée par le quotidien Le Monde, au moins 50 jihadistes nigérians se seraient infiltrés au Mali depuis l’est du Niger.

En attendant la confirmation de cette éventuelle collusion avec l’EIGS, Boko Haram reste actif dans ses secteurs « traditionnels ». En effet, selon un compte-rendu de l’État-major des armées, à Paris, des hommes armés, « probablement affiliés à Boko Haram » ont attaqué un détachement de l’armée nigérienne dans la région de Bosso, le 6 décembre dernier.

Une demande d’appui aérien a alors été adressée à la Force Barkhane, laquelle a envoyé sur place une patrouille de trois « chasseurs », des Mirage 2000 en l’occurrence.

« L’intervention a donné lieu à deux frappes et un Show of Force qui ont permis aux forces partenaires de se désengager et de mettre hors de combat une vingtaine de terroristes », a expliqué l’EMA.

Ce n’est pas la première fois que des avions de combat français interviennent à la demande des forces nigériennes. Ce fut en effet le cas en novembre 2016, pour mettre en échec une attaque menée par de « nombreux assaillants » contre le poste de la Garde nationale de Bani Bangou, à 40 km de la frontière avec le Mali. Deux passes de « show of force » suffirent à mettre en fuite ces terroristes.

La force Barkhane apporte un appui aérien aux forces nigériennes contre Boko Haram depuis 2016, le ministre de la Défense, qui était, à l’époque, Jean-Yves Le Drian, ayant répondu favorablement à une demande faite par Mahamadou Issoufou, le président nigérien. Jusqu’alors, le soutien français contre le groupe jihadiste nigérian se limitait à du renseignement et à une cellule de coordination.

Source : Zone Militaire - Photo: Armée de l'Air

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jeudi 21 décembre 2017

Chammal : Les opérations aériennes françaises vont se poursuivre contre Daesh...

Les opérations aériennes françaises devraient continuer au Levant, même après la fin du « califat » de l’EI

Entre les missions ponctuelles de police du ciel menées au profit des États baltes, les opérations Barkhane (Sahel) et Chammal (Levant), les vols de reconnaissance régulièrement effectués en Libye et la protection de l’espace aérien français (sans oublier les missions quotidiennes de service public), l’armée de l’Air est très sollicitée, au point que cela provoque une accumulation de « déséquilibres organiques ». Et le « risque d’un effondrement est réel », selon son chef d’état-major (CEMAA), le général André Lanata.

D’autant plus que désormais, des opérations comme Chammal et Barkhane s’inscrivent dans le temps long. Et se pose donc la question de la «capacité à durer», c’est à dire à tenir la distance. C’est la raison pour laquelle le général Lanata plaide pour maintenir le nombre d’avions de combat en ligne à 215, alors qu’il était jusqu’à présent prévu de n’en compter que 185 en 2021, après le retrait en service des Mirage 2000N et des Mirage 2000C.

Pour redonner du potentiel (le CEMAA parle de « réparer le présent »), il faudrait moins d’engagements. Et au vu de la situation actuelle, on ne tend pas vers cela… Pourtant, il pourrait être envisagé de réduire l’effort en Syrie et en Irak, étant donné que le califat proclamé par l’État islamique (EI ou Daesh), vit certainement ses dernières semaines, surtout après la défaite des jihadistes à Deir ez-Zor (ville reprise par les forces syriennes, aidées par la Russie) et al-Qaim (désormais sous contrôle des troupes irakiennes, appuyées par la coalition dirigée par les États-Unis).

Ainsi, la semaine passée, l’aviation française n’a effectué qu’une seule frappe en Irak, pour 39 sorties, essentiellement dédiées au renseignement et à la reconnaissance.

Mais tel n’est pas l’avis du général Lanata. « Il est difficile à ce stade de prédire avec certitude l’évolution de cette campagne dans les mois à venir. Après Raqqa, les opérations vont se poursuivre pour éliminer Daesh dans la basse vallée de l’Euphrate. La phase de stabilisation qui devrait suivre la chute du califat, sera certainement longue et exigeante en termes de moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) et d’appui aérien, bien que probablement moins cinétique que ce que nous avons vécu jusqu’à maintenant », a-t-il expliqué aux députés de la commission de la Défense.

Et le CEMAA d’ajouter : « C’est du moins l’expérience que nous avons faite sur les théâtres d’opérations précédents en Afghanistan comme au Mali. Il s’agit d’une phase essentielle aux opérations militaires car elle conditionne souvent la reprise du processus politique et diplomatique. Il ne faut donc en sous-estimer ni l’importance, ni la complexité. »

Par ailleurs, le général Lanata est revenu sur l’environnement complexe dans lequel doivent évoluer les aviateurs (mais aussi les marins de la chasse embarquée).

« L’imbrication des forces au sol est de plus en plus marquée, au fur et à mesure que l’étau se resserre sur Daech en Syrie. Il en est de même dans les airs. Les avions de la coalition évoluent désormais quotidiennement dans un mouchoir de poche à proximité des Sukhoï russes et des Mig syriens, tout cela au cœur des systèmes de défense sol-air des forces armées russes et syriennes », a expliqué le CEMAA. Aussi, selon lui, «ceci illustre la complexité de la situation.»

Le général Lanata fait le constat que les forces aériennes ont produit des effets militaires décisifs contre Daesh. Seulement, a-t-il ajouté, il en «résulte mécaniquement que les espaces aériens dans lesquels nous opérons sont de plus en plus contestés : moyens de défense sol-air et chasseurs de dernière génération sont au cœur de l’engagement des forces de part et d’autre.» Et c’est une «réalité avec laquelle nous allons devoir compter sur nos théâtres d’opérations», a-t-il estimé.

Enfin, le CEMAA a aussi fait le constat que « l’enjeu du contrôle du terrain est lié en réalité à celui du contrôle de l’espace aérien face à des rivaux disposant de capacités symétriques aux nôtres ». Et les rivaux dont il est question sont les forces aériennes russes et syriennes pour le cas du Levant. « Dans un conflit de type symétrique, soit vous disposez des instruments de suprématie aérienne et vous avez une chance de l’emporter, soit vous ne les avez pas et vous êtes certain de perdre! Ceci est démontré historiquement », a-t-il fait remarquer aux députés.

Cela oblige donc les personnels de l’armée de l’Air, dont évidemment les équipages, à rester « au meilleur niveau, tant en termes d’équipements que de préparation opérationnelle, pour maîtriser des situations potentiellement conflictuelles et continuer de faire peser notre volonté par la voie des airs, sans tomber dans les pièges que ce type de situation pourrait engendrer du fait de la contraction des espaces de manœuvre », a fait valoir le général Lanata.      

Source : Zone Militaire

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samedi 16 décembre 2017

OPEX : Accélération du déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel

La Force conjointe du G5 Sahel va accentuer ses efforts mais les doutes sur ses capacités subsistent ...

Ce 13 décembre 2017, à l’initiative du président Macron, une réunion a été organisée à la Celle-Saint-Cloud, près de Paris, pour voir comment il serait possible d’accélérer le déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel, destinée à traquer les groupes jihadistes dans la bande sahélo-saharienne (BSS) avec 5.000 soldats fournis par le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie.

« Il nous faut gagner la guerre contre le terrorisme dans la zone sahélo-saharienne. Or elle bat son plein. Il y a des attaques chaque jour, il y a des États qui sont aujourd’hui menacés (…) Nous devons intensifier l’effort », a affirmé le président français à l’issue de cette réunion, à laquelle l’Algérie n’a pas participé, alors que ce pays a été impliqué dans les négociations en vue d’un règlement politique entre les rebelles touareg et les autorités maliennes, en 2015.

Selon M. Macron, les pays du G5 Sahel ont convenu de « renforcer leurs efforts en priorité sur la zone centre (Mali, Burkina et Niger), avec un effort accru tant quantitatif que qualitatif. » Et de préciser que « cet effort consistera en une augmentation des effectifs engagés, une renforcement des postes de commandement, une planification accélérée des opérations avec des objectifs au premier semestre 2018. »

Source : Zone Militaire

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mardi 12 décembre 2017

PNOAP : Une base parachutiste de projection d'urgence à Toulouse

PNOAP, kezako ? Regrouper les moyens matériels et humains 

Toulouse, véritable carrefour de la brigade parachutiste depuis des années, a vu s’implanter au quartier Edme le pôle national des opérations aéroportées (PNOAP). Son objectif : regrouper au sein d’un même site les moyens matériels et humains nécessaires à une opération héliportée. 800 hommes, équipements compris pourront être projetés aux quatre coins du monde depuis la base toulousaine. A l’occasion de la visite du chef d’état-major de l’armée de Terre à Francazal, le général Collet à la tête de la 11e brigade parachutiste, nous explique l’importance de cet ambitieux pôle de projection.

Quel est l’objectif du PNOAP ?

Le pôle national des opérations aéroportées a pour ambition de regrouper sur le même site les moyens matériels et humains pour mener à bien une opération aéroportée, partout dans le monde, directement depuis la métropole toulousaine. Véritable base de départ pour la projection dans l’urgence des parachutistes de France, le quartier Edme à Francazal, pourra accueillir près de 800 hommes avec tout leur matériel, prêts à être projetés grâce notamment aux A400M. L’A400M nous offre en effet, des opportunités d’engagement supérieures. Son rayon d’action plus important, nous permet d’engager des opérations aéroportées depuis la France et jusqu’à 6 000 km.

Le PNOAP rassemblera sur le même site les moyens de commandement, les soutiens interarmées (SSA, DIRISI, SCA, SIMu, SEA..), l’appui à la projection et à la mise à terre (1er RTP), les moyens d’environnement immédiat des aéronefs de l’armée de l’Air, la formation (CFD LPA), l’entraînement (11e BP) et l’expérimentation (STAT).

Pourquoi choisir Francazal comme base de ce PNOAP ?

Toulouse a toujours été le centre névralgique et géographique de la brigade parachutiste. 

Francazal était une base aérienne jusqu’en 2010 et conserve une piste qui répond aux attendus. 

C’est aussi le quartier du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP), spécialisé dans la livraison par air, qui consiste à acheminer et mettre à terre personnel et matériel depuis les aéronefs. Ce régiment de la brigade détient l’expertise de ce qui se passe dans la soute pour tous les types de largages. Il est pour la 11e BP, l’interface privilégiée avec l’armée de l’Air. Nous travaillons justement aujourd’hui, de concert avec l’armée de l’Air, pour adapter nos procédures en soute à l’arrivée des nouveaux aéronefs. 

Le quartier Edme avait la possibilité de renforcer et de densifier ses infrastructures pour accueillir les aéronefs nouvelle génération.

Le site est alors apparu comme une évidence.

L’implantation de ce pôle à haute valeur ajoutée, concrétise notre volonté de développer une synergie interarmées désormais indispensable, qui nous permettra d’être encore plus réactif et d’apporter une capacité d’intervention immédiate. 

Dès demain, nous pourrons engager la QRF TAP (quick reaction Force de l’échelon national d’urgence) en toute discrétion depuis le PNOAP, et avec le maximum d’efficience, en évitant les déplacements longs et fastidieux entre régiments et bases aériennes, incompatibles avec les délais restreints d’une alerte (concentration des moyens et liberté d’action).

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mercredi 6 décembre 2017

Mali : Un guetteur de 10 ans tué par un hélicoptère de la force Barkhane

La force Barkhane n’a commis aucune faute lors de la mort d’un guetteur qui s'est révélé être un mineur. 

En décembre 2016, des médias maliens affirmèrent qu’un enfant de 10 ans, envoyé chercher des ânes par ses parents, avait été tué par un hélicoptère de la force française Barkhane lors d’une opération à Tigabaten, dans le nord du Mali.

Devant la pression médiatique (et la mise en avant de cet incident par l’hebdomadaire Jeune Afrique), l’État-major des armées (EMA) publia deux communiqués pour expliquer que, au moment des faits, un « réseau de guetteurs agissant pour le compte d’un groupe armée terroriste […] échangeait des informations relatives à un convoi logistique […] approchant du secteur afin de permettre à des poseurs d’engins explosifs improvisés de tuer des soldats français. »

Après avoir rappelé que ce mode opératoire avait été utilisé lors d’une attaque ayant coûté la vie, un mois plus tôt, à l’adjudant Fabien Jacq, l’EMA expliqua que « la force Barkhane avait alors décidé l’intervention d’une patrouille d’hélicoptères afin de faire cesser cette menace », ce qui aboutit à « la neutralisation d’un de ces guetteurs, qui s’est avéré être un mineur. » Et de préciser qu’une enquête de commandement avait été ouverte.

Les conclusions de cette dernière ont été présentés un an plus tard par Valérie Lecasble, la porte-parole du ministère des Armées. « Le décès de ce mineur est regrettable », a-t-elle admis. Mais, a-t-elle continué, « l’enquête n’a relevé aucune faute individuelle ou collective dans l’usage de la force. »

La force Barkhane avait attaqué « un groupe de guetteurs agissant pour le compte d’un groupe armé organisé à caractère terroriste », qui «échangeaient des informations relatives à un convoi logistique de l’armée française approchant du secteur afin de permettre à des poseurs d’engins explosifs improvisés de tuer des soldats français», a expliqué Mme Lecasble. Et si l’un de ces guetteurs « s’est avéré être un mineur », il « apparaissait légitime de faire cesser une intention hostile » dans le contexte opérationnel d’alors, a-t-elle fait valoir.

Cela étant, il est désormais question d’une autre affaire, relative cette fois à une opération contre un groupe armé dans la région d’Abeïbera, fin octobre. Au moment des faits, l’EMA affirma que 15 terroristes avaient été neutralisés, dont un lieutenant du chef jihadiste Iyad Ag Ghali, spécialisé dans le recrutement et la formation des terroristes d’Ansar Dine.

Seulement, selon Bamako, 11 soldats maliens faits prisonniers lors d’attaques précédemment menées par les jihadistes auraient été tués au cours de l’opération française. Or, pour Barkhane, ces hommes n’étaient pas des « otages » dans la mesure où ils avaient « été retournés » par les terroristes. Dans un communiqué, l’EMA avait assuré que les éléments alors disponibles avaient permis « la caractérisation formelle de ce campement et son identification sans erreur possible comme un camp d’entraînement terroriste, du fait d’un travail précis de renseignement militaire. »

Reste que Bamako campe sur ses positions. Ainsi, le président malien, Ibrahim Boubakar Keïta, a réaffirmé que les 11 soldats maliens étaient bien des otages.

« Il s’agissait bel et bien d’otages des terroristes et il ne faudrait pas qu’il y ait là-dessus la moindre ambigüité entre nos amis français et nous», a affirmé M. Keïta dans un entretien donné à Jeune Afrique. « C’est un fait regrettable, qui peut hélas survenir dans ce type d’opération. On doit l’admettre et ne pas chercher d’autres raisons qui n’existent pas », a-t-il insisté.

Source : Zone Militaire - Photo : État-major des armées

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jeudi 16 novembre 2017

CEMAT: Mise au point « On ne peut avoir d’ambition sans effectif » ...

« Dans cet environnement qui remet en cause les certitudes et les repères de trois décennies, seule une France forte, maîtresse de son destin, peut apporter des réponses aux grandes crises contemporaines, promouvoir ses valeurs et faire valoir ses intérêts . Cette ambition ne peut se passer d’une diplomatie et d’une défense de premier plan, soutenues par une grande armée, forte et crédible, capable d’agir face à toutes les menaces et dans tous les espaces », a écrit le président Macron, dans la préface de la Revue stratégique.

Tel est donc l’objectif affiché. Quant aux moyens pour l’atteindre, ils feront l’objet de la prochaine Loi de programmation militaire (LPM), qui sera soumise au Parlement l’an prochain. Mais avant cette étape, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, a demandé à ses états-majors de mener une réflexion pour définir les critères pour que l’armée qu’il commande puisse être la première d’Europe. A priori, c’est un exercice inédit. « On ne l’a jamais fait », a-t-il en effet affirmé lors d’une audition au Sénat.

Le premier critère donné par le CEMAT aux sénateurs de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées va de soi : il s’agit de «pouvoir bénéficier d’un modèle d’armée complet ou presque complet » afin d’être capable « d’entrer en premier, de durer et d’affronter tout type d’ennemi. »

Le second, tout aussi évident que le premier, porte sur les effectifs (le général Bosser parle de « disposer d’une masse »). Depuis 2015, ceux de la Force opérationnelle terrestre (FOT) ont été revus à la hausse, passant de 66.000 à 70.000 soldats. Mais, visiblement, c’est encore insuffisant aux yeux du CEMAT s’il faut mener de front des opérations intérieures comme Sentinelle et intervenir sur trois, voire quatre théâtres extérieurs. « Il faut du monde. On ne peut avoir d’ambitions sans effectif », a-il souligné. D’autant que cette masse est aussi « une nécessité pour avoir un effet d’entraînement vis-à-vis de nos partenaires », a-t-il ajouté.

« On peut aussi comprendre ce critère de masse comme le fait d’être capable de créer des volumes de forces à un moment et en un lieu donnés grâce à une agilité accrue », a expliqué le général Bosser. Cela étant, selon lui, cette « masse, c’est une armée de Terre d’au moins 100.000 militaires, soit un petit peu plus que les 97 000 dont on dispose aujourd’hui. » Voilà ce qui tord le cou à l’idée selon laquelle la technologie permet de réduire les effectifs tout en garantissant l’efficacité des troupes.

« L’inflation technologique […] se traduit in fine par la contraction des formats et déflation des effectifs, une logique perverse… La technologie est utile. Cependant, l’hyper-sophistication produit des armées excellentes dans la bataille, au niveau technique, mais médiocres dans la guerre, au niveau stratégique » et elle « ne confère pas hélas le don d’ubiquité qui serait fort utile vu la multiplicité de nos théâtres d’opération », avait ainsi expliqué le général (2S) Vincent Desportes.

Disposer d’effectifs importants ne suffit évidemment pas. Une armée de 100.000 ou 200.000 hommes mal entraînés et dont les règles d’engagement lui imposent de rester l’arme au pied la plupart du temps est aussi utile qu’une valise sans poignée. Aussi, le troisième critère défini par le général Bosser est celui de l’aguerrissement. Un thème dont il a été beaucoup question dans ses récentes interventions.

« Il s’agit de pouvoir disposer de soldats capables de gagner des combats de plus en plus difficiles, dans des milieux de plus en plus complexes », a précisé le CEMAT. Mais pas seulement puisqu’il s’agit aussi, a-t-il continué, d’avoir la capacité « à durer, à supporter des pertes et à payer le prix du sang. »

Or, cela ne va pas toujours de soi avec les autres armées européennes. « Il n’est pas toujours facile d’évoquer ce sujet avec nos alliés : on peut partager beaucoup de choses dans le domaine de la formation initiale, ou de celle des démineurs » mais « quand il s’agit d’engager des soldats et de prendre le risque de perdre des vies, le dialogue est souvent plus délicat », a relevé le général Bosser.

Voilà de quoi donner du grain à moudre pour arriver à la « culture stratégique commune » que le président Macron souhaite donner à l’Union européenne… Et qui peut compliquer un autre critère donné, sans plus de précision, par le général Bosser : celui concernant la « capacité à générer ou à soutenir des coopérations ».

Là, on devine que son propos ne portait pas uniquement sur les coopérations européennes, mais plus sur la capacité à encourager et à soutenir les initiatives de pays africains, comme par exemple la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S).

Enfin, et ce n’est pas non plus une surprise, un dernier critère porte sur le matériel. Il s’agit de « posséder des équipements de quatrième génération », a insisté le CEMAT, c’est à dire d’engins « dotés d’un niveau de protection de haute qualité », d’être capable de pratiquer un combat interarmes info-valorisé » et de garder un temps d’avance dans la course à l’innovation. » Et « c’est tout l’enjeu du programme Scorpion», a-t-il souligné.

« Tous ces critères n’ont de sens que si le cadre général de notre action est robuste. Selon moi, pour ce faire, il est nécessaire d’assumer notre spécificité militaire et que la condition des personnels soit à la hauteur de ce qu’on en attend », a estimé, pour conclure, le général Bosser.

Source : Zone Militaire

 
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mardi 14 novembre 2017

Barkhane : Quinze jihadistes mis hors de combat par les militaires français dans le nord du Mali

« Aucun n’a pu s’échapper », a dit le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées, à propos des membres d’un groupe jihadiste récemment repérés dans le secteur d’Abeïbara, au nord du Mali. C’est ainsi que l’officier a donné le bilan d’une opération dite « d’opportunité », conduite par la force Barkhane, au cours de la nuit du 23 au 24 octobre 2017, à 100 km au nord-est de Kidal, près de la frontière avec l’Algérie.

« La découverte d’une katiba terroriste dans la région d’Abeïbara a entraîné le déclenchement d’une action combinée entre les forces spéciales françaises et des soldats de l’opération Barkhane », a en effet raconté le colonel Steiger.

Ce renseignement confirmé, une opération a rapidement été décidée. Cette dernière a commencé par une frappe aérienne, effectuée par des Mirage 2000. Puis des hélicoptères d’attaque Tigre sont intervenus pour accompagner les forces terrestres envoyées sur les lieux.

Au total, 15 jihadistes ont été « mis hors de combat », ce qui veut dire qu’ils ont été soit tués, blessés ou capturés. L’opération a également permis de récupérer et de détruire des armes et des munitions, dont des fusils d’assaut, des grenades et de nombreux chargeurs.

Source : Zone Militaire

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samedi 4 novembre 2017

OPEX : Deux militaires français blessés par un drone armé de l’État islamique

En octobre 2016, on apprenait que deux aviateurs du Commando Parachutiste de l’Air 10 (CPA 10) de la Task Force Hydra avaient été gravement blessés par l’explosion d’un drone piégé par l’État islamique (EI ou Daesh), alors qu’ils se trouvaient à Erbil (Kurdistan irakien). Mais ils n’ont pas été les seuls à avoir été touchés par ce mode d’action.

En effet, lors d’une audition au Sénat, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, a révélé, sans donner de date, que deux militaires du 13e Régiment de Dragons Parachutistes (RDP) ont été « blessés dans une colonne des forces irakiennes par un drone que l’on trouve dans le commerce, sur lequel une caméra et une griffe permettant d’emporter une sous-munition avaient été ajoutées. » Et d’ajouter que cet engin aurait presque réussi à « renverser le rapport de force. »

« La qualité de nos instructeurs a permis à l’armée irakienne de réinvestir Mossoul, et on subit des pertes causées par un drone de 250 euros! », s’est insurgé le CEMAT, qui entend tirer les enseignements de cette affaire.

Source : Zone Militaire

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mardi 17 octobre 2017

Kenya : Askari Storm, bientôt un exercice militaire franco-britannique

Ne serait-ce qu’avec Djibouti, l’armée de Terre ne manque pas de terrains d’entrainement pour l’aguerrissement de ses soldats en milieu désertique. D’autant moins que ces derniers ont l’habitude d’évoluer dans des conditions particulièrement exigeante avec l’opération Barkhane, au Sahel.

Pour autant, en novembre 2017, des unités françaises partiront au Kenya pour se joindre au 3e Bataillon du Parachute Regiment de la British Army et prendre ainsi part à l’exercice Askari Storm, dont le thème portera sur la « prévention de l’instabilité » et la « propagation de l’extrémisme violent ».

Telle est, en effet, l’annonce que vient de faire le ministère britannique de la Défense (MoD), après la rencontre, le 31 août, de Florence Parly, la ministre française des Armées, avec Michael Fallon, son homologue d’outre-Manche.

L’exercice Askari Storm se déroulera à Archers Post, dans la réserve nationale de Samburu (centre du Kenya), qui sert de terrain d’entraînement à la British Army depuis plus de 60 ans.

Mais avant la tenue de cet exercice, la 11e Brigade Parachutiste (BP) et la 16 Air Assault Brigade participeront ensemble à des manoeuvres de l’Otan, qui auront bientôt lieu en Bulgarie, Hongrie et Roumanie.

Dans un entretien donné à l’agence Reuters, M. Fallon a assuré que la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE) « n’aura pas d’impact sur les liens avec la France en matière de défense ». Et d’insister : « C’est une relation forte qui ne sera pas affectée par Brexit. »

Membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et puissances nucléaires, la France et le Royaume-Uni ont engagé des programmes d’armement communs (missiles et Système de combat aérien futur) ainsi qu’une coopération dans le domaine de la physique expérimentale afin de garantir le bon fonctionnement de leur arsenal stratégique (projet EPURE). En outre, les deux pays ont mis sur pied une force expéditionnaire conjointe (Combined UK and French Joint Expeditionary Force, CJEF).

Source : Zone Militaire

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vendredi 6 octobre 2017

Sahel : Mort de soldats américains au cours d'une opération anti-terroriste au Niger...

La morts de ces soldats révèle la présence de forces spéciales américaines dans la région

La mort de trois soldats américains dans une embuscade au Niger a révélé au grand jour à quel point les forces américaines sont impliquées dans la lutte contre les jihadistes dans la région.

Le commandement militaire américain pour l'Afrique a confirmé jeudi matin que trois de ses hommes avaient été tués "au cours d'une opération anti-terroriste menée conjointement avec les forces nigériennes à quelque 200 kilomètres au nord de la capitale Niamey dans le sud-ouest du Niger".

Ce sont les premiers morts américains au combat dans le cadre de la mission de lutte contre les groupes jihadistes dans cette région. Un militaire américain était mort dans un accident de voiture au Niger en février.

Un quatrième militaire "d'une nation partenaire" a également été tué au cours de cette opération, mais Africom ne précise pas la nationalité du tué: Nigérien ou d'une autre nationalité.

Deux soldats américains ont aussi été blessés et ont été transportés vers l'hôpital militaire américain de Landstuhl en Allemagne, où leur état de santé "est stable".

L'embuscade, a assuré à l'AFP une source sécuritaire régionale, est l'oeuvre "d'hommes lourdement armés venus du Mali" et "a visé une patrouille de soldats nigériens et américains, certainement des instructeurs".
Nombreuses victimes

Selon les médias, les soldats américains sont tous des membres des bérets verts, les forces spéciales de l'armée de Terre qui sont spécialement entraînées pour former et conseiller des troupes régulières étrangères ou des guérillas.

D'après Radio France Internationale (RFI), les soldats américains et nigériens sont tombés dans un guet-apens après s'être lancés à la poursuite d'assaillants qui venaient d'attaquer le village de Tongo Tongo, dans la région Nord-Tillabéri.

Le lourd bilan témoigne de la violence de l'accrochage. L'opération était toujours en cours jeudi dans la journée, selon le porte-parole de l'état-major français, le colonel Patrick Steiger, sans plus de précisions.

Il a aussi indiqué que lors de l'embuscade, une patrouille de Mirage 2000 français a permis de faire une démonstration de force mais n'a pas pu apporter d'appui direct au sol - tir ou bombardement - en raison de "l'imbrication (de forces) au sol".

L'armée française a aussi mobilisé deux modules d'évacuation médicale composés d'hélicoptères qui ont permis d'extraire des blessés en direction de Niamey.

A Niamey, le président nigérien Mahamadou Issoufou a affirmé que le Niger a été frappé par une attaque "terroriste" ayant fait un "nombre important de victimes".

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a affirmé devant le Conseil de sécurité à New York, que cette attaque soulignait l'urgente nécessité de mettre à pied d'oeuvre la nouvelle force internationale de lutte contre les jihadistes du Sahel, le G5 Sahel (Tchad, Niger, Mali, Burkina Faso et Mauritanie).
Base américaine

Les Américains sont très présents au Niger, notamment sur l'aéroport d'Agadez (nord) avec une base gérant des drones qui surveillent la zone sahélienne. Les militaires opérant sur cette base ne sortent toutefois qu'extrêmement rarement de cette position.

En plus de cette base, des forces spéciales américaines et des instructeurs sont présents dans le pays depuis les années 2000 pour former les militaires nigériens. Ces soldats effectuent des missions dans tout le pays et un journaliste de l'AFP a déjà rencontré des soldats américains à Niamey, mais aussi à Diffa (sud-est), une zone où sévit le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

En octobre 2015, le Niger et les Etats-Unis avaient notamment signé un accord militaire engageant les deux pays "à travailler ensemble sur la lutte contre le terrorisme". L'armée américaine doit aussi "former les militaires nigériens dans la lutte contre le terrorisme", selon cet accord.

"Il y a ponctuellement des missions de renseignement et de formation de soldats américains ou français un peu partout dans le pays", souligne une source militaire occidentale.

Mi-septembre, Niamey a prolongé l'état d'urgence en vigueur depuis mars dans la zone "devant la persistance de la menace" des "groupes terroristes", notamment venus du nord du Mali voisin. Mi-juin, l'armée nigérienne a monté une nouvelle opération militaire à partir de la région de Tillabéri pour mieux combattre les jihadistes.

Outre les Américains, la France, ancienne puissance coloniale et partenaire privilégié du Niger, compte une base sur l'aéroport de Niamey à partir duquel opèrent des avions de chasse Rafale et des drones. Dans le cadre de l'opération Barkhane, les forces spéciales françaises disposent aussi d'une base à Madama, dans le nord nigérien.

Source : LePoint.fr / Niamey (AFP) - © 2017 AFP

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mercredi 27 septembre 2017

Irak : L'EI a attaqué une base de la coalition anti-daesch au nord du pays

La semaine passée, l’on apprenait que le détachement des artilleurs français engagés dans l’opération Chammal (Task Force Wagram) avaient été redéployés du secteur de Tal Afar vers la base de Qayyarah (ou Q-West) et dans la région d’Erbil. Et cela, en vue des opérations à venir visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de Hawijah.

L’une de ces deux bases a-t-elle été attaquée par des jihadistes, le 17 septembre? Le porte-parole de la coalition anti-EI, le colonel Ryan Dillon, ne l’a pas précisé. Il a seulement indiqué qu’une base « située au nord de Hawijah » a été la cible de kamikazes (ou « Inghimasi ») envoyés par Daesh.

Cette attaque jihadiste n’a causé aucune perte parmi les forces internationales et irakienne, a assuré le colonel Dillon. En revanche, les trois assaillants ont été tués, dont un par la détonation prématurée de la veste d’explosifs qu’il portait. Allah est grand.

De son côté, via Amaq, son agence de propagande, l’EI a revendiqué cette attaque, menée par quatre de ses combattants contre une base « américaine » récemment établie près d’Erbil. Et il en a même diffusé une photographie aérienne, prise au moyen d’un drone. Sur ce cliché, l’on y distingue 3 obusiers (probablement de M777 américains) et l’on y devine également la présence d’au moins deux autres systèmes d’artillerie.

Source : Zone Militaire

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samedi 23 septembre 2017

OPEX : Un parachutiste français des forces spéciales mort pour la France en zone irako-syrienne

Un parachutiste français "tué au combat" dans la zone irako-syrienne, annonce l'Elysée

Il s'agit d'un adjudant du 13e régiment de dragons parachutistes.

Un militaire des forces spéciales françaises est mort dans la zone irako-syrienne, samedi 23 septembre, annonce l'Elysée dans un communiqué. "Le Président de la République a appris avec une profonde tristesse la mort au Levant ce matin d’un adjudant du 13e régiment de dragons parachutistes, tué au combat", précise le texte. "

Le président de la République exprime sa confiance et sa fierté aux militaires français qui combattent avec courage et abnégation les groupes terroristes au Levant comme au Sahel", ajoute le communiqué.

Source : FranceTVinfo.fr

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dimanche 3 septembre 2017

Irak - Bataille de Tal Afar : La TF Wagram en soutien de l'armée irakienne avec ses canons Caesar

Située à environ 70 km à l’ouest de Mossoul, Tal Afar est une enclave turkmène qui reste le dernier bastion de l’État islamique (EI ou Daesh) dans la province de Ninive (nord de l’Irak). Cette ville comptait environ 200.000 habitants avant de tomber sous le joug des jihadistes, le 16 juin 2014. En outre, de nombreux cadres de l’organisation terroriste en seraient originaires.

Bien avant la fin officielle de la bataille de Mossoul, la Task Force française Wagram, qui met en oeuvre quatre CAESAR (Camions équipés d’un système d’artillerie de 155mm) dans le cadre de l’opération Chammal, a appuyé la progression de la 15e Division irakienne vers Tal Afar. L’objectif était alors de permettre « d’élargir la zone sous contrôle » des forces de sécurité.

Puis, on en était resté là jusqu’au 15 août. Ce jour-là, un porte-parole du ministère irakien de la Défense, Mohammed al Khodari, a indiqué qu’une campagne aérienne était en cours à Tal Afar et qu’une offensive terrestre serait lancée par la suite. Dans le même temps, des unités de blindés et des troupes d’élite ont fait mouvement en direction de ce bastion de l’EI.

D’après le compte-rendu de l’État-major des armées, la TF Wagram a participé à la préparation de cette offensive. Elle « a mené […] 13 missions de tir en appui de la 15e division à l’ouest de Mossoul vers Tal Afar. En particulier, les artilleurs ont fourni des feux de harcèlement et d’éclairement pour interdire aux combattants de Daesh de mener des actions au sol ou de réaliser des tirs indirects contre les positions irakiennes », a-t-il en effet indiqué.

L’activité des artilleurs français devrait probablement gagner en intensité au cours des prochains jours puisque le Premier ministre irakien, Haider el-Abadi, a annoncé, le 19 août 2017, que l’offensive terrestre pour chasser l’EI de Tal Afar venait d’être lancée.

« Je dis aux [hommes de] Daesh qu’ils n’ont pas d’autre choix que de se rendre ou d’être tués », a prévenu M. el-Abadi, dans une allocution télévisée. Environ 1.000 jihadistes seraient encore présents dans la ville.

Par ailleurs, le chef du gouvernement irakien a a également précisé que, outre les forces de sécurité (armée, police fédérale locale), les « Hached Al-Chaabi », c’est à dire les « unités de mobilisation populaire » dominées par les milices chiites soutenues par l’Iran, prendraient part aux opérations.

Source : Zone Militaire

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lundi 14 août 2017

Barkhane : Rampe de lancement d'engins neutralisée par les soldats tchadiens

Une attaque contre la base française de Tessalit évitée grâce aux soldats tchadiens

La vigilance des soldats tchadiens de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) a permis d’éviter une attaque contre la Plateforme Désert Relais (PFDR) de la force française Barkhane à Tessalit.

L’un des modes opératoires suivis par les groupes armés terroristes (GAT) pour attaquer les forces internationales, qu’elles soient françaises ou déployées sous la bannière des Nations unies consiste à utiliser une rampe de lancement sommaire sur laquelle est fixée une roquette (généralement utilisée par les lance-roquettes multiples de type Grad). La mise à feu se fait par le déclenchement de l’alarme d’un téléphone portable, ce qui évite tout brouillage. Dans ce cas, les assaillants se font rarement prendre.

Le 25 juin, c’est donc un tel dispositif qui a été découvert par une patrouille tchadienne, à proximité de la base française de Tessalit. Cette fois, la munition était une roquette de 57 mm, peut-être de type S5 étant donné que l’on sait que, durant la guerre civile libyenne de 2011, des rebelles en avaient déployé sur des pick-up.

Une fois l’alerte donnée par les soldats tchadiens, des sapeurs français « ont immédiatement procédé à la neutralisation de ce dispositif », a indiqué l’État-major des armées, dans son dernier compte-rendu des opérations.

Au passage, quatre jours plus tôt, le groupement tactique désert blindé (GTD-BLD) « Edelweiss » a, au cours d’une opération conduite dans la région de Kidal, découvert, dans une maison, un stock de munitions composé d’une « dizaine d’obus de 60 mm, des fusées et des munitions de calibre 7.62 mm. » Et l’EMA de préciser : « Depuis le début de l’opération Barkhane, par trimestre, ce sont près de 2 tonnes d’armes ou de munitions saisies. »

L’entente entre les militaires français et tchadiens, qui avait donné de très bons résultats lors de la bataille de l’Adrar des Ifoghas, en février 2013, lors de l’opération Serval, a de nouveau fonctionné contre le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, lié à l’État islamique.

En effet, la force Barkhane a assuré un soutien sanitaire aux troupes tchadiennes engagées dans une importante offensive contre Boko Haram dans la région du Lac Tchad, les 24 et 25 juin derniers. Et les combats y ont été particulièrement intenses car, selon un bilan officiel, 162 jihadistes ont été tués et plusieurs de leurs véhicules et autres motos ont été détruits. Côté tchadien, 8 soldats y ont laissé la vie et 18 autres ont été blessés. Et ces derniers ont été pris en charge par Barkhane.

« Dans les rangs des forces de défense tchadiennes, certains blessés ont été rapatriés vers N’Djaména grâce à une évacuation médicale aérienne organisée par les moyens et les équipes de Barkhane avant d’être pris en charge par l’équipe médicale du pôle santé unique (PSU) de la force Barkhane ou d’être redirigés vers les services tchadiens», a en effet avancé l’EMA.  

Source : Zone Militaire

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