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Tag - OPEX - Opérations Extérieures

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lundi 10 décembre 2018

Niger - Barkhane: Brigadier-chef Karim El Arabi, mort pour la France en OPEX

Un soldat français de 29 ans a perdu la vie dans la région d’Aguelal, au Niger. Dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 décembre, le brigadier-chef Karim El Arabi est décédé après un accident de véhicule. Il était membre du 2e régiment de Hussards avait été déployé dans le cadre de l'opération anti-jihadiste Barkhane.

Le service de presse de l'armé de Terre a précisé dans un communiqué "qu'il n’était pas engagé dans une activité opérationnelle au moment des faits", tout en donnant quelques précisions : "Il est décédé des suites de ses blessures malgré une rapide prise en charge par les secours". Une enquête est en cours "sur les circonstances exactes de son décès", précise la même source.

L'armée s'est exprimé par un tweet avec des propos rapportés du général Bosser. "Profonde tristesse d'apprendre cette nuit la mort accidentelle en opération extérieure du brigadier-chef Karim EL ARABI du #2RH au Niger. J'assure à sa famille et ses proches mon indéfectible soutien et leur témoigne la fraternité de l'armée de Terre."

Source : RTL.fr - Crédit image Armée de Terre


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dimanche 18 novembre 2018

Armistice du 11 novembre 1918 : L’hommage de la jeunesse à Quimper...

Hommage des jeunes à un poète oublié
A tous les poilus Morts pour la France

Voici un moment d’une rare force et émotion vécu par nos membres de la section du Finistère de la FNCV.

Cette opération a représenté une année de travail avec l’ONACVG, l’académie, les écoles, le souvenir français ainsi que toutes nos associations du monde combattant avec la DMD du Finistère pour un résultat époustouflant.

Plusieurs de nos membres étaient sur les rangs avec nos porte-drapeaux qui ont accompagnés les élèves dans les rues de Quimper. Ils ont pu aussi apporter leurs témoignages sur leurs vécus et leurs engagements en OPEX sur l’ex Yougoslavie et le Liban à la fin de l’après-midi lors de Forum qui ont réunis des centaines de lycéens avec leurs professeurs. XAG

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Près de 1 500 élèves étaient réunis, vendredi 16 novembre 2018, dans le centre-ville de Quimper, pour célébrer la fin de la Première Guerre mondiale. Une cérémonie qui a fait la part belle aux plus jeunes, désormais messagers de la mémoire. 

C’était une cérémonie attendue. Initialement prévue le 9 novembre, la célébration du centenaire de l’Armistice avait dû être reportée à cause du mauvais temps. Mais, vendredi, écoliers, collégiens et lycéens, du public comme du privé, étaient bien présents place Saint-Corentin, sous un ciel chargé de lourds nuages gris. Un temps de circonstance pour rendre hommage aux Poilus, morts dans les affrontements durant la Grande Guerre.

Placée sous le signe de la jeunesse, la commémoration était en partie organisée par un groupe de seize lycéens. « Une cérémonie faite par nous et pour nous », a rappelé un lycéen au micro de la tribune, vendredi. Elle était avant tout à l’initiative du Trinôme académique du Finistère, soit le ministère de l’Éducation nationale, le ministère des Armées et l’Institut des hautes études de la Défense nationale, avec la participation de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre et du Souvenir français.

Cet hommage à une génération perdue s’est traduit par le dévoilement d’une stèle érigée en l’honneur de Jean Le Roy, poète né à Quimper et mort au front le 26 avril 1918, à seulement 23 ans.

Dans son allocution, le maire Ludovic Jolivet a dit son souhait de réhabiliter cet artiste « oublié ». « Un éternel jeune homme qui mérite sa place au cœur de notre cité ». Ami d’Apollinaire et de Jean Cocteau, ce dernier dira de lui à sa mort qu’il « était jeune, beau, bon, brave, génial, simple, c’est ce que la mort aime.

Le monument exposé pour la première fois aux yeux de tous, place Saint-Corentin, sera déplacé dans les prochains jours, place Alexandre-Massé. « Un oubli aujourd’hui réparé, a alors signifié Ludovic Jolivet. Nous démontrons une nouvelle fois que nous possédons une mémoire qui n’exclut personne et surtout pas ce jeune homme qui aurait pu profiter de la vie tout à son aise mais qui a choisi de sacrifier la sienne pour ce qu’il croyait juste et bon ».

Différents élèves se sont ensuite succédé sur l’estrade pour lire, devant leurs camarades, quelques poèmes de l’artiste disparu. Tous ses vers sont désormais réunis dans le recueil « Jean Le Roy, de Quimper aux tranchées », grâce à l’association Les Amis de Louis Le Guennec.

« Vous êtes le symbole collectif de notre mémoire et de sa passation... »

Devant les élèves de la vingtaine d’établissements scolaires du premier et du second degrés, Martin Lesage, directeur de cabinet du préfet du Finistère, a ensuite insisté sur la passation de mémoire entre les générations d’hier et d’aujourd’hui. « Un siècle, c’est une éternité. Pour nos souvenirs, il reste désormais les livres d’histoire, a-t-il déclaré. Ce souvenir est notre salut pour nous protéger des guerres fratricides. Vous êtes le symbole collectif de notre mémoire et de sa passation (…). Je suis heureux de voir toute cette jeunesse réunie. Ce sera à vous de faire vivre cet héritage et de le protéger ».

Au son du bagad Ar Re Goz, un cortège s’est alors formé pour rejoindre l’esplanade François-Mitterrand et déposer des fleurs au pied du monument aux morts en l’honneur du 118e régiment d’infanterie…/…

L’hommage s’est conclu par la remise des prix du concours du soldat méconnu, remporté par l’école élémentaire Léonard-de Vinci de Saint-Evarzec. Les élèves devaient faire des recherches et réaliser un carnet de bord sur un Poilu et, ainsi, s’approprier l’histoire de la Grande Guerre.

Source : Information transmise par Xavier Guilhou, président de la section du Finistère de la FNCV

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jeudi 15 novembre 2018

Mali : Les IED, Engins Explosifs Improvisés, en forte hausse

La ministre des Armées, Florence Parly, a mis en avant les résultats obtenus au Sahel par la force française Barkhane, en indiquant que 130 jihadistes avaient été « neutralisés » depuis le début de l'année 2018 et en soulignant l’importance des saisies d’armes, de matériels et autres munitions.

Pour autant, malgré les coups qui leur sont portés, les organisations jihadistes, dont le Groupe de soutien à l’islam et au musulmans [GSIM] et l’État islamique au grand Sahara [EIGS], ont mené pas moins de 58 attaques, essentiellement contre les forces armées maliennes [FAMa] et les groupes armés signataires des accords de paix d’Alger, généralement pro-Bamako, au cours du troisième trimestre de cette année.

« Les attaques les plus nombreuses ont eu lieu à Mopti (16) et à Gao (15), et en moins grand nombre à Kidal (10), Tombouctou (10), Ménaka (5) et Ségou (2) », a ainsi relevé le dernier rapport trimestriel qu’Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a remis au Conseil de sécurité.

« Au cours de la période considérée, les conditions de sécurité sont demeurées très préoccupantes. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans a lancé des attaques contre la MINUSMA [Mission des Nations unies au Mali, ndlr], les Forces de défense et de sécurité maliennes et les forces internationales dans le centre et le nord du Mali, les régions de Gao et de Mopti ayant été les plus touchées. Dans le centre du pays en particulier, les actions d’intimidation, les enlèvements et les assassinats ciblés, à la fois de civils et de membres de groupes armés signataires, ont augmenté, de même que les cas présumés de violence sexuelle et sexiste », est-il affirmé dans ce document.

En outre, il y est fait état d’une « meilleure coordination » entre le GSIM, dirigé par Ilyad ag Ghali, et le l’EIGS d’Adnane Abou Walid al-Sahraoui, notamment dans la zone de « la triple frontière entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. »

Probablement que cette « meilleure coordination » entre les deux organisations se mesure sur les savoir-faire utilisés pour la confection des engins explosifs improvisés [IED]. L’on sait que la « signature » de l’EI a été retrouvée sur de tels dispositifs, en particulier pour ceux commandés à distance. Du moins, c’est ce qu’avait expliqué un officier français dans les colonnes de Libération, en février dernier.

En tout cas, les IED restent l’arme de prédilection des groupes armes terroristes [GAT] au Sahel. « Durant la période considérée, 42 explosions produites à l’aide d’engins explosifs artisanaux ont été recensées, dont 38 % dans les régions centrales du pays », note le rapport du secrétaire général de l’ONU.

Au total, depuis le début de cette année, 133 attaques commises avec des IED ont été constatées, « contre 78 au cours de la même période en 2017 ». Soit une hausse de 70%. Cependant, dans le même temps, le nombre de victimes causés par ces engins est en baisse de 5%.

Pour lutter contre les mines artisanales et les IED, la force Barkhane dispose, à Gao, d’un laboratoire d’exploitation contre les engins explosifs improvisés [CIEL, pour Counter-IED Exploitation Laboratory], dont l’une des missions est d’analyser les dispositifs non explosés. Il s’agit de relever les empreintes et les traces d’ADN ainsi que d’étudier la nature des explosifs utilisés et les techniques utilisés. Cela peut permettre de déterminer le groupe qui les a conçus et/ou de voir s’il y a eu des « transferts » de savoir-faire d’une organisation à une autre. Mais surtout, l’enjeu est de pouvoir contrer au mieux la menace qu’ils représentent.

« Lorsqu’une unité engagée en opération découvre une mine artisanale, les ‘explosive ordnance disposal’ (EOD) interviennent et la neutralisent. Une équipe ‘weapons intelligence team’ (WIT) est alors déployée sur la zone pour prélever les éléments constitutifs de l’engin explosif trouvé, réaliser des photographies et recueillir les éléments environnants utiles à l’enquête. Ces ressources sont mises sous scellés et transmises au laboratoire CIEL. Ce travail est essentiel afin de cerner le fonctionnement de l’ennemi, et ainsi adapter les modes d’actions de la force », explique le ministère des Armées.

Source : Zone Militaire


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dimanche 11 novembre 2018

Respect de la Mémoire de tous ceux qui sont Morts pour la France

HOMMAGE A TOUS LES MORTS POUR LA FRANCE

En ce 11 novembre 2018, la France rend hommage à ses morts au combat, aux poilus de la Grande Guerre, en présence de nombreux chefs d’états et dirigeants du monde, venus pour le centenaire de l’armistice de la première Guerre Mondiale.

A tous ceux qui ont donné leur vie pour le pays...

La Fédération Nationale des Combattants Volontaires est particulièrement attachée au respect de la Mémoire des glorieux Poilus, à la commémoration de leur sacrifice et de la Victoire de 1918, ainsi qu’à l’hommage rendu le 11 novembre à tous ceux qui, dans tous les conflits passés et actuels en opérations extérieures, sont Morts pour la France.

Source : FNCV

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dimanche 4 novembre 2018

11 novembre 2018 : Nous sommes tous des poilus !

Nous sommes tous des poilus !

« Des civils que l’on a armés… ». Mais comment peut-on en arriver à de telles assertions ! Il ne fait aucun doute que l’idéologie, la confusion ou l’ignorance qui sévissent dans de nombreux couloirs ont pu être à l’origine de cette pensée réductrice, irrespectueuse et dangereuse.

N’appartenant pas à l’institution militaire mais étant justement un civil qui a beaucoup servi et donné au pays, comme des millions d’autres français, je m’insurge profondément contre cette nouvelle instrumentalisation historique. Mes aïeux, qui étaient eux aussi des civils, qui se sont engagés volontairement ou qui ont été mobilisés à plusieurs reprises pour se battre contre toutes les formes de violence et de totalitarisme politique, ne furent ni des mercenaires, ni des miliciens... Ils étaient tout simplement soldats de France, résistants et patriotes !

Ils se sont battus sur tous les fronts et ont vu tomber autour d’eux des frères d’armes, des amis, des membres de leurs familles, mais aussi des adversaires pour lesquels ils n’éprouvaient pas de haine. Depuis trois générations nous n’avons pas eu d’autres choix que de défendre la terre de France à Verdun, sur la Marne, dans la Somme, plus loin à Dixmude, dans les Balkans, sur les terres encore plus lointaines de l’ex-empire français, où plus récemment sur les théâtres d’opérations extérieures  [Ndlr: OPEX] sous mandats internationaux à Beyrouth, à Sarajevo. Telle fut notre histoire depuis un siècle.

Rien ne sert de la juger, il faut l’assumer, l’incarner mais en aucun cas la dénaturer !

C’est cette tradition de service, de patriotisme et de don de soi d’un pays que l’on méprise avec de telles affirmations médiatiques mais inutiles. A la veille du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, dans une Europe marquée actuellement par une remise en cause de tous les avenants du traité de Versailles, est-il besoin de réduire l’engagement historique de tout un pays, et encore plus de ses alliés, avec des injonctions verbales infondées. Il est toujours facile de réécrire l’histoire et de la banaliser dans un bureau feutré après 75 ans de paix …

Certes La guerre est toujours vécue par les historiens comme une erreur politique, générant des boucheries inutiles, et la victoire reste toujours un peu amère et pathétique, car elle porte en germe la guerre suivante... Faut-il pour autant, face à la tragédie récurrente de l’Histoire, pour satisfaire une forme de mauvaise conscience, désacraliser la mémoire collective, mépriser ainsi l’engagement de millions de femmes et d’hommes et par la même entretenir un déni collectif en justifiant ainsi l’oubli au fil du temps.

Nous ne sommes pas des civils que l’on a armés !

Non, « nous ne sommes pas des civils que l’on a armés » ! Nous sommes bien plus que cela ! La tentation pourrait être très forte aujourd’hui avec la professionnalisation de nos armées, qui a généré une transformation profonde du lien armées-nation, de réduire le statut du soldat à celui d’un métier comme un autre. Les risques de banalisation et de désacralisation de l’engagement dans une société devenue très hédoniste ne peuvent être sous-estimées. C’est pour toutes ces raisons que nous ne pouvons plus être considérés de façon péjorative comme de simples « anciens combattants » !

Nous sommes la force d’âme de la France. Ce qui nous caractérise de génération en génération c’est cette conscience viscérale que la liberté doit être défendue, que nos valeurs démocratiques sont vulnérables et que le don de soi reste la vertu la plus noble qui soit. Alors faisons tous en sorte que nos institutions, que ceux qui l’incarnent et que ceux qui l’administrent retrouvent le sens de la mesure et de la pondération vis-à-vis des vétérans que nous sommes. Nous ne demandons rien et nous sommes de moins en moins nombreux.

En revanche nous exigeons juste ce respect pour le sang versé et le don de soi que nous honorons chaque 11 novembre au nom de toutes les générations du feu. Nous sommes tous quelque part les héritiers de nos poilus et cet héritage mérite le plus profond respect de nos élites et de nos populations.

Juste un peu de respect, que du respect, fermer le ban !

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Source : Xavier Guilhou - Administrateur national de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires (FNCV)
Auditeur de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale,
Capitaine de vaisseau (h) Président de la Section du Finistère, Chef d’entreprise.

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jeudi 25 octobre 2018

Etat islamique : Les États-Unis vont augmenter leur contribution à la force anti-jihadiste

Tentative d'implantation de l’État islamique : au Sahel-Sahara
Les États-Unis vont augmenter leur contribution à la force anti-jihadiste

À l’origine, la France souhaitait placer la Force conjointe du G5 Sahel sous un mandat des Nations unies afin de faciliter son financement et, donc, son déploiement. Seulement, les États-Unis s’y opposèrent et les diplomates durent revoir leur copie. Au plus obtinrent-ils, en décembre 2017, un soutien logistique de la part de la Mission de l’ONU au Mali [MINUSMA].

Cela étant, quelques semaines plus tôt, et alors qu’il manquait 423 millions d’euros pour lancer cette force anti-jihadiste commune au Mali, au Tchad, au Niger, au Burkina Faso et à la Mauritanie, les États-Unis annoncèrent leur intention d’accorder à cette dernière une enveloppe de 60 millions de dollars. À l’époque, quatre membres des forces spéciales américaines venaient d’être tués lors d’une embuscade tendue au Niger par une katiba de l’État islamique au Grand Sahara [EIGS].

Depuis, les fonds promis à cette force conjointe lors de deux conférences de donateurs ont toujours du mal à être débloqués… Ce qui fait qu’elle n’a toujours pas été déclarée opérationnelle et que la situation se dégrade dans certains secteur, comme dans le nord du Burkina Faso.

Mais, visiblement, la ministre française des Armées, Florence Parly, a obtenu des assurances de la part de son homologue américain, James Mattis, avec lequel elle s’est entretenu ce 2 octobre, à Paris.

Ainsi, selon Mme Parly, le chef du Pentagone lui aurait donné l’assurance que « l’aide que les États-Unis ont l’intention d’apporter à la force conjointe G5 Sahel serait très significativement augmentée par rapport à ce qui avait été initialement prévu ».

« Nous sommes persuadés que l’amélioration des conditions de sécurité dans la région passe d’abord par la capacité de ces États à restaurer eux-mêmes cette sécurité […] ce qui suppose aussi que la force conjointe du G5 Sahel puisse devenir opérationnelle, qu’elle soit équipée » et « c’est à cet effet que les États-Unis ont, je le crois monsieur le ministre, décidé de renforcer leur soutien et leur aide financière », a-t-elle ajouté sans plus de précision sur la nature et le niveau de cette aide.

Quoi qu’il en soit, M. Mattis a confirmé que la force française Barkhane continuerait à bénéficier d’un soutien américain [notamment dans les domaines du ravitaillement en vol et du renseignement, ndlr]. Un soutien « précieux », a souligné Mme Parly. « Ce sont grâce à ces gestes, grâce à cette cohésion, aussi, que le terrorisme sait qu’il n’aura aucun répit et que nous sommes déterminés à le terrasser », a-t-elle insisté.

« Nous soutenons les efforts conduits par la France auprès des troupes africaines et nous n’avons aucune intention de réduire ce soutien », a ainsi affirmé le secrétaire américain à la Défense.

Pour rappel, les forces américaines disposent de bases dans la bande sahélo-saharienne, en particulier au Niger, d’où elles mettent en œuvre des drones Reaper potentiellement armés. En outre, d’après le New York Times, la CIA serait également présente sur la base nigérienne de Dirkou, d’où elle mènerait des missions de surveillance et de renseignement en Libye.

Par ailleurs, M. Mattis a également affirmé que les États-Unis « ont démontré qu’ils continuaient à faire preuve d’une détermination inébranlable dans leur engagement dans l’Alliance atlantique », alors que le président Trump ne ménage pas ses critiques à l’endroit de cette dernière. En cause : les dépenses militaires de certains des pays membres, qu’il juge trop faibles.

Mais, ajouté le chef du Pentagone, à l’issue d’un entretien avec le président Macron, « les actes parlent plus fort que les mots. »

« L’Otan est le fondement de notre défense collective. Les État-Unis font du partage du fardeau une priorité, c’est aussi une priorité française. Il en va d’un meilleur fonctionnement pour toute l’Alliance atlantique », a rappelé Mme Parly, pour qui « l’Europe n’est pas une partie du problème, l’Europe est une partie de la solution ».

Source : Zone Militaire


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jeudi 18 octobre 2018

Mali - Barkhane : un militaire français du 14e RISLP tué dans un accident

Un militaire de la force française Barkhane est mort dans mercredi 17 octobre au Mali dans des circonstances accidentelles, a annoncé la ministre des Armées lors d'une conférence de presse consacrée à la mise en oeuvre du plan famille en faveur des armées. Âgé de 23 ans et célibataire, le caporal Abdelatif Rafik appartenait au 14e régiment d'infanterie de soutien logistique parachutiste de Toulouse, a précisé le ministère dans un message publié sur Twitter.


    #EnDirect du #pointpresse, la ministre des Armées, @florence_parly, annonce le décès en opération extérieure du caporal Abdelatif RAFIK du #14RISLP au Mali. pic.twitter.com/SMBMOuLhj0
    — Ministère des Armées (@Defense_gouv) 18 octobre 2018

Dans un communiqué, l'armée de Terre indique que le caporal, déjà présent au Mali à l'été 2017, avait rejoint à nouveau Barkhane le 3 octobre dernier en tant que pilote de camion logistique. Il est mort mercredi à Gao à 18h50 (20h50 à Paris) lors d'une opération de maintenance. Un pneu d'un camion a explosé accidentellement, projetant le militaire au sol. "Ses deux camarades ont été placés sous surveillance médicale", indique l'armée.

Quelque 4 500 militaires français sont déployés au Sahel dans le cadre de la lutte contre les groupes jihadistes.

Source : francetvinfo.fr


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vendredi 12 octobre 2018

Opex : Barkhane lance une OAP, les paras sautent au Mali...

Barkhane a lancé une opération aéroportée près de Menaka, avec deux Transall et un A400M.

L’État-major des armées [EMA] a annoncé, ce 27 septembre 2018, que la force Barkhane a lancé une opération aéroportée [OAP] dans la région de Ménaka, au Mali.

Il s’agit de « compléter le dispositif en place dans cette région » proche de la frontière avec le Niger, « où se trouvent déjà des forces maliennes et une compagnie de Barkhane », a indiqué le colonel Patrik Steiger, le porte-parole de l’EMA.

Dans le détail, 80 parachutistes ont été largués par 2 avions de transport tactique Transall C-160. Et, pour la première fois, un A400M « Atlas » a pris part à ce type d’opération sur un théâtre extérieur, en larguant 40 autres militaires.

Pour rappel, l’armée de l’Air a reçu ses deux premiers A400M ayant une première capacité de largage de parachutistes en chute libre par la rampe arrière et par les portes latérales en juin (MSN-19) et décembre 2015 (MSN-31).

« On combine différentes capacités pour créer un effet de surprise chez les groupes armés terroristes et pour montrer à la population qu’on est capable de venir rapidement », a expliqué le colonel Steiger.

Au cours de ces derniers mois, la force Barkhane a mené plusieurs opérations dans la région de Menaka, infligeant de sérieux revers à l’État islamique au grand Sahara [EIGS]. Cela étant, cette semaine, au moins 12 civils de la fraction Ibogolitane des Touareg ont été tués par un groupe armé près d’Inekar (45 km à l’ouest de Menaka). Pour le moment, les motivations de cette attaque ne sont pas connue. Si la piste jihadiste n’est pas exclue, celle d’un différend intercommunautaire n’est pas à écarter.

A priori, les militaire largués dans la région de Menaka sont des légionnaires du 2e Régiment Étranger de Parachutistes (REP). Ce dernier a relevé, en juin dernier, la 13e Demi Brigade de Légion étrangère [DBLE] avec son PC et ses 1ère et 2e compagnies.

Plus tôt, ce mois-ci, le Groupement Commando Parachutiste [GCP] de la 11e Brigade Parachutiste [BP] a effectué un saut opérationnel dans la région de Gao. « Armé notamment par la Section Commando Parachutiste (SCP) du 2e REP, il est composé de chuteurs opérationnels aguerris qui sont parachutés à haute altitude pour effectuer des missions à dominante action ou de renseignement afin de maintenir une pression constante sur les groupes armés terroristes (GAT) », a récemment expliqué le régiment basé à Calvi.

Source : Zone Militaire


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mercredi 10 octobre 2018

Armée de terre : Championnat international du chien militaire de carrière...

Le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre a organisé un championnat international du chien militaire - (ndlr : chaque année début octobre).

En opération, les chiens militaires sont quasiment incontournables, ne serait que, par exemple, pour détecter des explosifs lors de patrouilles. Ainsi, au Sahel, les équipes cynophiles viennent systématiquement en appui des pelotons blindés et des sections d’infanterie. Aux côtés des sapeurs du Génie, elles contribuent à ouvrir et sécuriser les itinéraires ou encore aux fouilles d’opportunité.

Mais pas seulement. En effet, un récent article publié sur le site Internet du ministère des Armées a expliqué le rôle que peut avoir un chien militaire au sein d’un groupement de commandos parachutistes [GCP] pour détecter des individus et aider à les neutraliser grâce à leur « impact psychologique ».

Avant d’être déployé sur un théâtre extérieur, un chien et son maître doivent passer par un certain nombre d’évaluations et obtenir un brevet de patrouille. Dans le cas d’une future intégration à un GCP, la préparation opérationnelle suppose aussi quelques sauts en tandem, ce qui nécessite un équipement particulier (coussinets de protection, muselière de saut, masque balistique).

Mais le quotidien d’un chien militaire ne se résume pas aux opérations. Ainsi, entre le 1er et le 5 octobre 2018, le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre [BCAT] organise un championnat du chien militaire à Suippes.

« La compétition interarmées et interministérielle prend cette année une dimension internationale avec l’invitation de pays étrangers : Allemagne, Belgique, Angleterre, Etats-Unis, Espagne, Liban, Pays-Bas, Italie, Norvège », explique le 132e BCAT.

« Regroupant plus d’une centaine de compétiteurs, les meilleures équipes cynotechniques de l’armée de Terre, de l’armée de l’Air, de la Marine Nationale et des pays invités vont s’affronter dans les épreuves de patrouilles, dressages, interventions et pistage », ajoute-t-il.

En tout, six épreuves auront lieu : patrouille, dressage, intervention, pistage initiation, pistage précision, pistage confirmation. « Pour l’édition 2018, de nouveaux exercices seront dédiés aux équipes cynotechniques spécialisées dans l’aide à la recherche de produits explosifs », précise le 132e BCAT.

Pour rappel, cette unité est responsable de l’achat des chiens destinés aux trois armées et à certains ministères (intérieur, finances avec les douanes).

Le cheptel des armées est constitué à 70% de bergers belges (malinois, tervuerens et groenendaels), lesquels sont, par rapport aux bergers allemands, plus faciles à dresser en raison de leur maturité précoce et de leur caractère plus souple. Et, comme l’expliquait un officier du 132e BCAT, en 2017, ils apprennent vite et « en cas d’erreur, il est possible de reprendre le dressage ».

En moyenne, la carrière d’un chien militaire dure 6 ans. Une fois qu’il est réformé, il peut être adopté par le maître avec lequel il a été en binôme. Certains d’entre-eux sont même devenus célèbres, comme le valeureux Fitas, décoré pour sa bravoure de la médaille d’or de la Défense nationale avec étoile d’argent et honoré par une citation attribuée par le chef d’état-major de l’armée de Terre, pour sa conduite en Afghanistan.

Source : Zone Militaire

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jeudi 4 octobre 2018

Chammal en Syrie : Les artilleurs du CAESAR français font parler la poudre contre Daesh

Cela fait maintenant quatre ans que l’opération Chammal a été lancée contre l’État islamique [EI ou Daesh] qui, à l’époque, occupait un vaste territoire à cheval entre la Syrie et l’Irak. Dans le cadre de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, les forces françaises ont ainsi assuré la formation 9.500 soldats irakiens (via les TF Monsabert et Narvik) et 8.477 sorties aériennes et détruit 2.249 positions et objectifs ennemis.

Désormais, l’organisation jihadiste ne contrôle plus que 1% des territoires sur lesquels elle avait mis son emprise. Depuis une dizaine de jours, la coalition et l’alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes [FDS] ont lancé la dernière phase de l’opération Round up, qui vise à chasser Daesh de l’un de ses derniers fiefs en Syrie, plus précisément à Hajine, sur la rive orientale de l’Euphrate.

Comme l’on pouvait le supposer, les artilleurs français de la Task Force Wagram sont une nouvelle fois très sollicités. Ainsi, au cours de la semaine passée, indique l’État-major des Armées [EMA], ils ont assuré 22 missions de tirs avec leurs CAESAr [Camion équipé d’un système d’artillerie de 155 mm].

Dans son compte-rendu, l’EMA souligne que les missions de tir de la TF Wagram se font « depuis le territoire irakien », ce qui coupe court aux rumeurs sur leur présence en Syrie. Pour rappel, Hajine se trouve à une trentaine de kilomètres de l’Irak, c’est à dire à la portée des canons français, laquelle peut être supérieure à 38 km.

Au total, depuis leur engagement en Irak, en septembre 2016, les artilleurs français ont effectué 1.911 missions de tirs (soit près de 12.000 obus tirés).

Ces missions peuvent être d' »aveuglement », de « neutralisation », de « semonce », « d’interdiction » des axes de circulation ou encore de « déception ».

« Couplés à des moyens ROEM, ROHUM et ROIM, des effets ont été proposés aux forces partenaires pour accompagner les opérations de ratissage et de sécurisation de la frontière irako syrienne lors des opérations de contre insurrection, s’adaptant, en milieu de mandat à un adversaire cherchant à reconstituer des zones sanctuaires ou à se fondre dans un terrain difficile », souligne, dans le dernier ArtiMag, le lieutenant-colonel Frédéric Jordan, chef de corps du 40e Régiment artillerie, qui a armé la TF Wagram entre octobre 2017 et février 2018.

Les CAESAr n’occupent pas toujours une position fixe, le colonel Jordan ayant par exemple évoqué un raid de près de 12 heures « en dehors de toute emprise sécurisée », avec des effets produits « très diversifiés ». En outre, ces missions de tir sont possibles grâce à un échelon logistique, qui assure un « flux de soutien remarquable ».

Cela étant, s’agissant de l’offensive en direction d’Hajine, les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, n’ont, pour le moment, pas été sollicités pour des missions d’appui. Selon le compte-rendu de l’EMA, « aucune frappe n’a été réalisée » au cours de la semaine écoulée. Toutefois, les avions de la force Chammal (Rafale, Atlantique 2, avion ravitailleur, et sans doute Transall C-160 Gabriel) ont effectué 19 sorties.

Après quatre ans d’opérations au Levant, l’EI a donc perdu la quasi totalité de son emprise territoriale. Pour autant, la menace qu’il incarne est loin d’avoir disparue. Elle est maintenant probablement plus complexe.

« À mesure que l’État islamique perdait du terrain, il est passé d’une structure de commandement et de contrôle centralisée à un modèle plus diffus. Il a expérimenté et utilisé de petits systèmes aériens sans pilote et des armes chimiques rudimentaires. Le groupe a encouragé les sympathisants à utiliser toutes les armes disponibles – comme les gros véhicules – contre les cibles molles et les espaces publics. De plus en plus, la responsabilité de décider où, quand et comment attaquer est dévolue aux terroristes locaux, inspirés ou habilités par l’EI, à mener des opérations loin de la zone de guerre », a ainsi relevé Nathan Sales en introduction du rapport annuel du département d’État américain sur le terrorisme.

Source : Zone Militaire - Image Defense.gouv.fr

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samedi 14 juillet 2018

Retraite du combattant : Remise en cause par la Cour des comptes et la direction du Budget !

Créée en 1930, la retraite du combattant se veut être un témoignage de la reconnaissance de la Nation à l’égard des anciens combattants. D’un montant, actuellement, de 748,80 euros par an et cumulable avec une pension professionnelle, elle est versée à chaque titulaire de la carte du combattant, à partir de 65 ans (voire 60 ans dans certains cas particuliers). En outre, elle n’est ni imposable, ni saisissable.

Les militaires ayant pris part à une opération extérieure pendant au moins 4 mois y ont droit. Mais d’autres critères peuvent être pris en compte, comme « avoir participé personnellement à 5 actions de feu ou de combat » ou « avoir appartenu à une unité ayant connu 9 actions de feu ou de combat pendant son temps de présence » ou encore « avoir été évacué pour une blessure reçue ou une maladie contractée pendant le service dans une unité reconnue comme combattante ».

Mais, visiblement, ce dispositif n’est pas du goût de tous, certains y voyant une possible piste d’économies. L’an passé, les crédits destinés à la retraite du combattant ont atteint 741 millions d’euros, soit 3,7 millions d’euros de plus qu’en 2016, sa revalorisation ayant plus importante que la baisse du nombre de bénéficiaires.

Lors d’une réunion de la commission de la Défense relative à l’exécution des crédits de la mission « Anciens combattants, mémoire et lien avec la Nation », le député Philippe Michel-Kleisbauer a invité ses collègues à la vigilance sur ce point.

« Il apparaît que Bercy et la Cour des comptes remettent en cause les justifications historiques de la retraite du combattant, devenues obsolètes selon eux, au prétexte que les armées sont composées de professionnels, qui y acquièrent des droits à retraite, que la carte du combattant, dont l’obtention permet de bénéficier de la retraite du combattant, est attribuée dès 120 jours d’OPEX, sans qu’il soit nécessaire d’avoir participé à des combats, ou encore que les blessures psychiques sont prises en compte par les pensions militaires d’invalidité. En d’autres termes, l’on nous explique que d’autres dispositifs existent… », a en effet affirmé M. Michel-Kleisbauer.

Et ce qu’a dit le député figure noir sur blanc dans la note d’exécution budgétaire (NEB) [.pdf] de la Cour des comptes relative à l’exécution des crédits de la mission « Anciens combattants, mémoire et lien avec la Nation », publiée en mai dernier. Et la retraite du combattant n’est pas la seule concernée : la retraite mutualiste du combattant, qui est un autre dispositif mis en place au lendemain de la Première Guerre Mondiale, est aussi dans le collimateur.

« La Cour relève que les documents budgétaires ne permettent pas d’apprécier complètement la justification de fond de certaines des politiques mises en œuvre au profit des anciens combattants. Il s’agit plus particulièrement de la retraite du combattant, des rentes mutualistes et des dépenses fiscales associées », lit-on dans ce document.

Citant la direction du Budget [DB] de Bercy, cette note rappelle que « ces dispositifs ont été créés, dans les années qui ont suivies la fin de la Première Guerre mondiale et dans un contexte où les pensions n’étaient pas généralisées, pour indemniser ‘la fatigue’, ‘l’usure’, ‘la vieillesse prématurée et les blessures invisibles (psychiques, psychologiques)' » avant d’estimer que, « aujourd’hui, ces justifications historiques sont devenues obsolètes. »

Car, explique la note de la Cour des comptes, en se référant encore à la direction du Budget, les « armées sont composées de professionnels, qui y acquièrent des droits à retraite », que la « carte du combattant est attribuée dès 120 jours d’OPEX, sans qu’il soit nécessaire d’avoir participé à des combats » et que les « blessures psychiques sont prises en compte par les PMI » [pensions militaires d’invalidité].

Par ailleurs, toujours dans cette note, la Cour des comptes recommande d’examiner « les conditions de transfert des crédits des ‘pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre’, acquises à titre militaire, du programme 169 vers le programme 212 de la mission ‘Défense’, sur lequel sont déjà imputées les dépenses d’accidents du travail et de maladies professionnelles du personnel civil du ministère ».

Pour rappel, le programme 169 a pour intitulé « Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant ». Et ce que recommande les magistrats de la rue Cambon viendrait à assimiler une blessure reçue au combat à un « accident du travail »…

Quoi qu’il en soit, le député Michel-Kleisbauer a bien souligné que cette remise en question de la retraite du combattant « n’est pas un projet concret » à l’heure actuel mais relève de « quelques commentaires. » « Ne nous nous scandalisons pas encore. Il ressort de ces documents budgétaires l’existence d’une certaine redondance, les justifications de la retraite du combattant étant jugées, je l’ai dit ‘obsolètes' », a-t-il ajouté.

Toutefois, « il nous faut monter la garde sur cette question de manière à ce que les parlementaires conservent la responsabilité de la décision politique. Si nous pouvons comprendre que l’administration cherche à rationaliser des dispositifs existants, nous nous devons de préserver la retraite du combattant », a affirmé le député du Var.

Et même s’il n’est absolument pas question pour la ministre des Armées, Florence Parly, et la secrétaire d’État, Geneviève Darrieussecq, de remettre en cause la retraite du combattant, M. Michel-Kleisbauer estime qu’il faut néanmoins rester « vigilant face à cette idée qui s’insère sournoisement dans certains documents administratifs. »

Source : Zone Militaire

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Ndlr : 14 juillet 2018 - En ce jour de Fête Nationale, un bon défilé et un bon feu d'artifice à tous ;-)

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mercredi 11 juillet 2018

Côte d'Ivoire : Mort d'un soldat français, un autre blessé dans le crash d'un hélicoptère

Un soldat français a été tué et un autre grièvement blessé mardi dans le crash d'un hélicoptère militaire près d'Abidjan. L'hélicoptère français e type Gazelle s'est écrasé vers 17 heures à Modeste, un village situé à une dizaine de kilomètres à l'est de la capitale économique ivoirienne, tout près de la côte.

Selon un source militaire française qui s'exprime sous couvert d'anonymat, l'hélicoptère appartient aux Forces françaises en Côte d'Ivoire (FFCI), qui disposent d'une base importante près de l'aéroport d'Abidjan, toujours selon cette source. On ignore dans l'immédiat les causes de l'accident.

Une base militaire utilisée dans le lutte contre les groupes djihadistes au Sahel

Les FFCI comptent environ 950 hommes, et constituent la principale base française sur la façade atlantique africaine. Cette base militaire est utilisée notamment dans le cadre de l'opération Barkhane de lutte contre les groupes djihadistes au Sahel.

Le 14 octobre 2017, un avion de transport affrété par l'armée française s'était abimé en bord de mer près de l'aéroport d'Abidjan, tuant quatre Moldaves et blessant quatre Français et deux Moldaves à bord.

Source : 20minutes.fr - Photo AFP

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mardi 10 juillet 2018

Barkhane : 15 jihadistes mis hors de combat lors d’une opération franco-malienne

En coordination avec une opération de la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S] dans la zone transfrontalière située entre le Mali et le Niger, l’activité de la force française Barkhane a été particulièrement intense au cours de ces derniers jours.

Alors qu’elle poursuit son effort aux côtés de l’armée malienne dans le secteur de Ménaka, c’est à dire dans la région dite des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso), deux escadrons du Groupement tactique désert blindé (GTD-B), armé par le 1er Régiment de Hussards Parachutistes (RHP), ont été engagés au Niger pour appuyer une compagnie et deux sections nigériennes pour une opération de contrôle de zone et de reconnaissance.

Dans le même temps, Barkhane appuie également l’armée malienne dans le cadre de l’opération « Bani Fonda », menée dans le Gourma malien. C’est au cours de cette dernière que, le 22 juin, un groupe armé terroriste [GAT] a été débusqué dans une zone boisée située dans le secteur d’Inabelbel, dans la région de Tombouctou.

« Un vingtaine de terroristes ont engagé un détachement formé par une section commando malienne opérant aux côtés d’un détachement de Barkhane », raconte l’État-major des armées [EMA], dans son compte-rendu hebdomadaire des opérations.

La riposte a été immédiate. Des hélicoptères [Tigre] et des Mirage 2000 ont été sollicités pour fournir un appui aux troupes au contact. « Au bilan, l’action a permis la mise hors de combat d’une quinzaine de terroristes et la saisie ou la destruction de nombreux matériels, dont deux pick-up et 6 motos, des munitions et de l’armement lourd et léger (RPG et AK-47), détaille l’EMA.

Depuis le début de l’année, la force Barkhane a infligé de lourdes pertes au différents groupes jihadistes qui sévissent dans la bande sahélo-saharienne [BSS] et en particulier au Mali. En février, elle a éliminé plusieurs cadres de haut rang d’Ansar Dine, qui fait partie Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn – JNIM] ainsi que plusieurs « experts » liés à al-Qaïda au Maghreb islamique [AQMI]. Dans la région dite des trois frontières, elle a neutralisé plusieurs dizaines de membres de l’État islamique au Grand Sahara [EIGS].

Par ailleurs, l’activité aérienne de Barkhane reste soutenue, avec au cours de la dernière semaine, 51 sorties « transport », 45 sorties « chasse » et 24 sorties dédiés au renseignement/surveillance [ISR] ainsi qu’au Ravitaillement en vol. Pour comparer, l’activité « chasse » de l’opération Chammal, en Irak et en Syrie, s’est limitée à seulement 15 sorties au cours de la même période.

Source : Zone Militaire - Photo AFP

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mardi 3 juillet 2018

Mali : Attaque «terroriste» contre les soldats français de Barkhane à Gao

Nouvelle attaque dans le Sahel. Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés ce dimanche par une attaque « terroriste » dans la région de Gao, dans le centre-nord du Mali, ont indiqué des sources militaires occidentale et malienne.

« Des militaires français de l’opération Barkhane sont tombés ce dimanche dans une embuscade tendue par des terroristes à la sortie qui mène vers la localité de Bourem », a déclaré la source militaire occidentale. Une source militaire malienne a confirmé cette information.

« Une voiture piégée conduite par un kamikaze »

Une habitante de Gao a déclaré de son côté que « c’est une patrouille de l’opération Barkhane qui a été visée par une voiture piégée conduite par un kamikaze (…) de Gao ». « Très vigilant, un blindé lui a barré la voie et le véhicule kamikaze s’est fait exploser », a déclaré Fatouma Wangara, ajoutant que des hélicoptères de la force Barkhane survolaient le ciel au-dessus de Gao.

« Le périmètre de l’attaque a été complètement bouclé par les militaires français », a indiqué un jeune habitant de Gao, ajoutant que des blessés ont été acheminés à l’hôpital de Gao.

Cette attaque survient alors que le sommet de l'Union africaine s'est ouvert dimanche à Nouakchott, deux jours après un attentat suicide perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force conjointe du G5 Sahel lancée en 2017, qui a fait trois morts, dont deux militaires de cette force.

Source : AFP et 20 Minutes

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Ndlr : Bilan : quatre morts côté civils et quatre militaires français sérieusement blessés.

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vendredi 1 juin 2018

Niger : Mort de quatre commandos américains par manque de préparation !

Manque de préparation et  négligences expliquent la mort de quatre commandos américains dans une embuscade au Niger...

Le 4 octobre 2017, une patrouille conjointe composée d’une dizaine de commandos des forces spéciales de l’US Army et soldats nigériens tombait dans une embuscade tendue par une centaine de combattants de l’État islamique au grand Sahara (EIGS) dans les environs immédiats du village de Tongo Tongo, près de la frontière séparant le Niger du Mali. Le bilan de cette attaque sera de 8 tués, dont 4 militaires américains.

Plus de six mois après les faits, le Pentagone a publié un résumé de 8 pages sur les 3.600 que compte le rapport d’enquête rédigé par le général Roger L. Cloutier Jr., le chef de l’état-major de l’US AFRICOM, le commandement américain pour l’Afrique.

Tout d’abord, l’officier a souligné que « de nombreux actes de bravoure se sont produits ce jour-là », comme ceux du sergent La David Johnson, tué « en engageant activement l’ennemi » et en se « battant jusqu’à la fin ». Son corps ne sera retrouvé que 48 heures après l’attaque.

Aucun des quatre commandos américains du 3rd Special Forces Group n’a été capturé : ils ont été «tués au combat », après avoir « subi des blessures immédiatement mortelles ou rapidement mortelles», indique le rapport.

En mars, l’EIGS avait diffusé une vidéo de l’embuscade de Tongo Tongo. Selon le résumé qui en fut fait, elle montrait trois militaires américains, isolés, tomber un à un sous les balles des terroristes. L’un d’eux, a priori sérieusement touché, fut « achevé » par un terroriste. À l’époque, le Pentagone s’était insurgé contre la diffusion de ce film qui mêlait les images des caméras installées sur les casques des soldats américains à des séquences filmées par les jihadistes.

Quoi qu’il en soit, les commandos américains n’auraient jamais dû se trouver dans une telle situation, étant donné qu’ils n’avaient pas été suffisamment préparés pour la mission qui leur fut assignée, qui plus est conduite dans une région où 46 attaques avaient été signalées par les Nations unies.

Cette mission consistait à « trouver/surveiller et, si possible, capturer » un responsable de l’EIGS, en l’occurrence un certain Doundoun Cheffou, soupçonné d’être impliqué dans le rapt de Jeffrey Woodke, un travailleur humanitaire américain enlevé dans la région de Tahoua, en octobre 2016.

Or, les Bérets verts avaient été envoyés à Ouallam pour former des soldats nigériens et leur fournir une assistance en matière de contre-terrorisme. Mais seulement la moitié d’entre-eux avaient reçu « un entraînement collectif », affirme le rapport du Pentagone. En outre, aucun exercice n’avait été préalablement conduit avec les forces nigériennes.

Qui plus est, une telle mission n’aurait jamais dû être approuvée dans la mesure où sa description [concept des opérations, ou CONOPS] n’était qu’un copier-coller d’une autre menée précédemment. Ce qu’un « manque d’attention dans les détails » n’a pas permis de détecter, souligne le rapport. En outre, le niveau de commandement à qui elle a été adressée n’était pas approprié.

Aussi, insiste l’enquête du général Cloutier Jr, tous ces éléments « ont contribué à un manque général de prise de conscience de la situation et de supervision de la part du commandement à tous les échelons. » Il s’agit d’une combinaison « d’erreurs et de faiblesses individuelles, organisationnelles et institutionnelles », conclut le rapport.

Le bilan de l’embuscade de Tongo Tongo aurait pu être bien plus lourd sans l’intervention des forces françaises. Ces dernières ont reçu une demande d’appui aérien 53 minutes après le début des combats. Une patrouille de Mirage 2000 est arrivée 47 minutes plus tard. Ne pouvant pas intervenir directement étant donné la confusion sur le terrain, les pilotes français ont fait un « show of force » [démonstration de force], consistant à réaliser des passages à très basse altitude (au niveau de la cîme des arbres), lesquels ont contraint les jihadistes à prendre la fuite.

Source: Zone Militaire

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