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Tag - OPEX - Opérations Extérieures

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mardi 31 mars 2020

Sahel : Pour le général Lecointre, la capacité de régénération des terroristes est forte...

Après le succès de l’opération Serval, lancée au Mali par la France, en 2013, et la montée en puissance d’une mission des Nations unies [MINUSMA] ainsi que la mise en place d’une mission européenne pour la formation des forces armées maliennes [FAMa], on pouvait penser que le plus dur avait été accompli contre les groupes jihadistes qui menacèrent un temps Bamako. D’où la décision de Paris de conduire une opération différente avec Barkhane, à partir d’août 2014, afin de lutter contre des groupes terroristes « résiduels » et perturber leur logistique dans la bande sahélo-saharienne [BSS].

Cependant, la question des mouvements touareg indépendantistes dans le nord du Mali [Azawad] restait encore à régler. Mais les discussions ayant abouti aux accords d’Alger, en 2015, laissait présager une issue favorable.

« À la mi 2014, la menace était résiduelle, à la portée des États de la région », a rappelé le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA], lors d’une audition au Sénat dont le compte-rendu a récemment été publié. « Nous pensions alors que la peur d’un effondrement de l’État malien avait été suffisamment forte pour que les élites militaires et politiques du pays donnent à leurs forces de sécurité les moyens de se redéployer dans les zones conquises par Serval et de rétablir l’État de droit », a-t-il relaté. 

Quant à l’opération Barkhane, a souligné le CEMA, il « ne s’agissait pas de remporter une victoire militaire définitive » contre des groupes jihadistes, « trop dilués pour que nous puissions le faire, mais de maintenir au plus bas niveau possible les trafics, d’empêcher toute reconstitution d’un califat géographique et de laisser la place à l’action politique de gouvernance et de développement. »

Seulement, comme on le sait, rien ne s’est passé comme prévu. « Notre optimisme a été déçu et Barkhane n’a pas été accompagnée d’un retour de l’appareil d’État ni de la refonte efficace des forces armées, notamment maliennes. De même, l’application concrète de l’accord de paix et de réconciliation […] est restée en souffrance, maintenant le chaos dans des territoires où la présence de l’État, lorsqu’elle est préservée, est contestée sinon combattue, comme en Azawad ou dans le Liptako », a expliqué le général Lecointre.

Aussi, la menace terroriste a commencé à reprendre de la vigueur. « Elle descendue vers le sud, s’est concentrée dans la boucle du Niger élargi, puis dans l’ensemble du Liptako, avant d’atteindre le Niger et le nord du Burkina Faso. En 2019, elle a atteint la frontière entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, ainsi que celle entre le Burkina Faso et le Ghana. Et l’on peut désormais craindre qu’elle ne s’étende rapidement au Sud Mali, voire au sud de Bamako », a décrit le CEMA.

Et, désormais, a-t-il continué, « nous nous trouvons donc dans une situation comparable à celle d’il y a sept ans, avec la constitution d’une zone géographique homogène dans laquelle renaît une véritable menace terroriste qui occupe un territoire et s’acharne à le vider des forces de sécurité des trois États concernés. Nous assistons à la reconstitution d’un califat territorial, l’État islamique au Grand Sahara [|EIGS], succursale de Daesh auquel il a fait allégeance en 2016. »

Pour faire face à cette situation, et jusqu’à encore récemment, la force Barkhane ne pouvait mettre que 2.000 soldats sur le terrain, sur les 4.500 dont elle disposait. « Une fois soustraits les éléments de logistique et de soutien, la capacité de protection de nos emprises […] je me trouve avec […] un volant de manœuvre de la taille d’un régiment dans cet immense espace, ce qui est très peu », avait déjà eu l’occasion de dire le général Lecointre, lors d’une précédente audition parlementaire.

D’où la décision prise après le sommet de Pau par le président Macron d’envoyer 600 militaires de plus au Sahel, de concentrer les efforts sur la zone dite des trois frontières ainsi que de renforcer la coopération entre Barkhane et la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S]. « 600 hommes supplémentaires peuvent apparaître dérisoires compte tenu de l’étendue de cette zone. Toutefois, ce renforcement va nous permettre d’augmenter de 70% notre volume de forces déployées », a assuré le général Lecointre.

Face à Barkhane, aux armées locales et à la FC-G5S, « nous avons un ennemi au volume moyen assez faible, mais capable de mobiliser rapidement et ponctuellement des effectifs importants – de l’ordre de la centaine, à moto – pour mener des actions sur des objectifs à "forte valeur ajoutée". Le reste du temps, ils sont dilués dans la zone », a expliqué le CEMA.

Ces actions, du reste, ne font qu’augmenter la résilience de l’EIGS car « chaque attaque est l’occasion de prélever des moyens sur les armées nationales », a-t-il fait observer aux sénateurs. Qui plus est, les jihadistes « prennent progressivement un ascendant moral sur les forces de sécurité », lesquelles ont perdu entre 350 et 400 membres en 2019.

L’atout dont bénéficie l’EIGS [et qui lui permet de se « diluer »] réside dans une population locale « structurée autour de liens ethniques forts » et qui « se sent abandonnée par l’État ». Elle fournit ainsi à l’organisation terroriste des « jihadistes qui, en enfants du pays, maîtrisent parfaitement le terrain, savent pouvoir se diluer dans les villages et bénéficient du soutien des habitants », a souligné le général Lecointre.

Pourtant, et les points de situation hebdomadaires de l’État-major des armées l’assurent, les jihadistes subissent eux-aussi de lourdes pertes. Seulement, leur « capacité de régénération est forte », a affirmé le général Lecointre.

« Ils sont chez eux. Ils instrumentalisent des tensions interethniques. Ils recrutent des combattants de plus en plus jeunes. Ils bénéficient de la complicité d’une partie importante de la population, au sein de laquelle ils se fondent. Comme j’ai coutume de le dire, nous combattons un ennemi qui ne respecte aucun droit de la guerre et qui est très intriqué dans la population », a détaillé le général Lecointre. « C’est aussi une guerre de conviction auprès de la population : il faut absolument éviter que la population peule ne bascule définitivement dans les rangs ou en appui de l’EIGS et que ce conflit ne dégénère en conflit interethnique. C’est l’une de nos craintes », a-t-il insisté.

Enfin, la situation du Burkina Faso est particulièrement préoccupante. Ce pays est « en train de devenir le deuxième homme malade de la région », a estimé le général Lecointre. « Le président Kaboré considère que le Burkina Faso utile est encore sous contrôle de l’État. Or, une zone de non-droit est en train de se constituer au nord du Burkina Faso, comme au nord de Niamey. Ces dernières semaines, les attaques les plus terribles au Burkina Faso ne se sont pas déroulées contre les armées burkinabè – qui ont déserté la zone – mais contre les populations mossies du nord du pays. […] Le risque d’une dégénérescence de la crise au Burkina Faso est donc très important », a-t-il prévenu.

Source : ZONE MILITAIRE


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mercredi 25 mars 2020

Barkhane : Plusieurs jihadistes neutralisés après avoir tendu une embuscade aux forces maliennes

Début février 2020, soit quelques heures après une « opération d’opportunité » conduite par la force française Barkhane ayant abouti à la neutralisation d’une « vingtaine de jihadistes dans le Gourma malien grâce à des frappes aériennes assurées notamment par des Mirage 2000D et un drone MQ-9 Reaper, une unité des Forces armées maliennes [FAMa] est tombée dans une embuscade dans les environs de Hombori, une localité située dans la région de Mopti [Gourma].

Mais la présence de « guetteurs aériens tactiques avancés » [GATA] maliens au sein de cette unité aura été déterminante étant donné que leur prompte réaction a permis de guider efficacement une patrouille de Mirage 2000D sur les lieux. Les chasseurs-bombardiers français ont alors survolé les positions tenues par les jhadistes à très basse altitude afin de leur adresser un ultime avertissement. Ce « show of force » a produit l’effet escompté puisque les assaillants ont pris la fuite.

Pour autant, l’affaire était loin d’être terminée. En effet, une patrouille d’hélicoptères Tigre engagée dans la zone a été « au contact » d’une groupe armé terroriste [GAT]. Un terroriste a été mis hors de combat.

Puis, dans la lancée, des actions de recherche ont été entreprises afin de localiser le GAT à l’origine de l’embuscade tendue dans les environs de Hombori. Ce qui s’est concrétisé, le 12 février, par une nouvelle opération menée contre un campement abritant des terroristes dans la région de Gossi. Ce dernier a été la cible de frappes réalisées par des Mirage 2000D et des hélicoptères – dont le type n’a pas été précisé par l’État-major des armées [EMA]. Puis, des commandos français ont été déployés dans la zone.

Selon l’EMA, « une quantité importante de matériel a été détruite, et plusieurs terroristes ont été mis hors de combat au cours de cette action de Barkhane. « Des motos, de l’armement et des vêtements militaires ont été saisis, de même qu’un important volume de carburant », a-t-il ensuite précisé.

Selon des médias maliens, 14 jihadistes auraient été tués lors de cette opération de Barkhane. Ce qui n’a été ni confirmé, ni infirmé par l’État-major des Armées. En revanche, ce dernier a insisté sur la réaction des FAMa lors de l’attaque d’un de leur poste à Dinangourou, au sud-ouest de Hombori, près de la frontière avec le Burkina Faso.

« Après avoir repoussé les assaillants au cours de violents combats qui ont permis de préserver leur emprise, les soldats ont fait appel à des renforts des forces aériennes maliennes. Leur action coordonnée a permis d’infliger de lourdes pertes au groupe terroriste les ayant attaqués. Cette réaction illustre la progression des forces armées maliennes, et est une conséquence directe des efforts fournis par Barkhane et ses partenaires dans le cadre du partenariat militaire opérationnel », a en effet souligné l’état-major français.

Enfin, sans donner de détails, ce dernier a également indiqué qu’une frappe aérienne réalisée par Barkhane avait neutralisé « près d’une dizaine de jihadistes » dans le Liptako nigérien, le 8 février. Les opérations menées par les militaires français au Niger ont été plutôt rares jusqu’à présent. L’un d’entre-elles avait été menée en décembre 2018 dans la région de Tongo-Tongo, contre des éléments de l’État islamique au grand Sahara [EIGS].

Source : ZONE MILITAIRE


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vendredi 20 mars 2020

Mali : Barkhane inflige de lourdes pertes aux jihadistes de la région de Mopti

Un récent rapport du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a souligné la situation préoccupante de la région de Mopti [centre du Mali], où 85% des violences commises à l’égard des populations civiles y avaient été commises durant le dernier trimestre de l’année 2019. En outre, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA] y avait subi pas moins de 46 attaques [sur les 68 constatées durant cette période].

En outre, a encore relevé M. Guterres, toujours au sujet du centre du Mali, « les violences intercommunautaires continuent de faire de nombreuses victimes et sont mises à profit par des groupes extrémistes, les cercles de Bandiagara, Bankass et Koro étant les plus touchés. »

Si la force Barkhane se concentre en particulier sur la région dite des trois frontières, c’est à dire dans un secteur situé aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, elle ne se désintéresse pas pour autant de celle de Mopti, où elle a mené une série d’opérations entre le 9 et le 17 février 2020.

Le mode opératoire de ces dernières aura été identique à celui qui a été suivi pour les actions précédemment conduites dans le Liptako-Gourma. Ainsi, précise l’État-major des armées [EMA] dans son compte-rendu hebdomadaire, ces opérations se sont déroulées en deux phases.

Lors de la première, qui a eu lieu les 9 et 10 février, au nord-ouest de la ville de Mopti, des frappes aériennes effectuées par des Mirage 2000D, un drone MQ-9 Reaper ainsi que l’engagement d’hélicoptères d’attaque ont permis de mettre hors de combat une vingtaine de jihadistes, et notamment un cadre de l’État islamique au grand Sahara [EIGS] dont l’identité n’a pas été précisée.

Cette action a été suivie par une seconde action menée cette fois au sud de Mopti, les 16 et 17 février, contre la katiba Macina. Elle a mobilisé à nouveau des Mirage 2000D, un drone Reaper ainsi que des hélicoptères de combat. À l’issue des frappes réalisés par ces moyens aériens, un assaut héliporté a été conduit par Barkhane. Là, une trentaine de jihadistes ont été neutralisés [comprendre : tués, blessés ou capturés].

Au total, plus de 50 terroristes ont été mis hors de combat. En outre, une trentaine de motos et deux pick-up ont été détruits. Et de l’armement a été saisi, de même que des téléphones et du matériel électronique. Leur exploitation permettra sans doute d’obtenir de nouveaux renseignements utiles pour planifier de nouvelles actions.

Ces deux opérations « au bilan matériel et humain très lourd » ont « concrétisé un travail de préparation et de renseignement permettant de caractériser avec certitude l’activité des groupes armés terroristes », a souligné l’EMA.

À noter que l’état-major des Forces armées maliennes [FAMa] a annoncé avoir mené une opération dans le secteur de Somadougou, situé également dans la région de Mopti.

« Les hélicos FAMa ont mené des frappes aériennes avec précision aux alentours de Somadougou jusque dans le village de Diallo route de Bankass », a-t-il relaté. Et d’annoncer que « 3 chefs terroristes étrangers ont été capturés » durant cette action, au cours de laquelle « plusieurs » jihadistes ont été tués.

Par ailleurs, dans le même temps, le groupement tactique désert « Acier » a mené une opération dans le Liptako malien, plus précisément dans une zone reculée où les jihadistes « optent régulièrement pour une stratégie de dissimulation au sein de la population, qu’ils maintiennent sous pression par la menace, tout en s’appuyant sur des plots logistiques dans lesquels ils peuvent cacher armes et équipements », a expliqué l’état-major.

Lors d’un contrôle de zone près d’un village, les militaires français ont surpris des terroristes. Lors d’un échange de tir, l’un d’eux a été « neutralisé » et sa moto détruite. Une opération de ratissage a ensuite été lancée dans le secteur, certains oueds semblant plus intéressant que d’autres… étant donné qu’ils dissimulaient « plusieurs ressources » appartenant aux groupes armés terroristes [GAT]. Finalement, un point d’approvisionnement jihadiste a été découvert, avec de nombreuses munitions et motos.

Source : ZONE MILITAIRE


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mardi 17 mars 2020

Epidémie : les armées en guerre contre le contre coronavirus... «à la hauteur de leurs moyens» limités !

Guerre contre le coronavirus !

Les hôpitaux militaires représentent 1 % de l’hôpital public et les militaires se protègent pour préserver leurs capacités opérationnelles

Le président de la République a annoncé lundi soir qu’un hôpital militaire de campagne serait déployé en Alsace où la situation sanitaire est la plus critique. Par ailleurs, les militaires participeront aux déplacements de malades d’une région à l’autre.

« Pendant la guerre contre le coronavirus, les autres guerres continuent ». C’est ainsi qu’un officier général rappelle le double défi auquel sont confrontées les armées : participer à la lutte contre l’épidémie, bien sûr, tout en se protégeant afin de « préserver leurs capacités opérationnelles ». « Notre priorité reste la lutte contre le terrorisme et les opérations extérieures (opex) », insiste-t-on au ministère des Armées, mais « personne ne comprendrait que nous n’aidions pas, si nécessaire et en fonction de nos moyens » à l’action des pouvoirs publics contre le Covid-19.

Plutôt que d’imaginer les blindés dans les rues pour garantir un couvre-feu, le grand public risque de découvrir que ces moyens sont limités. Un officier pointe le décalage « entre ce que les gens attendent de l’armée et ce qu’elle peut faire pour eux ». Le cas de Service de santé des armées (SSA) est à cet égard révélateur, car les moyens hospitaliers militaires représentent à peine 1 % de l’hôpital public : 1 750 lits sur 250 000 et 2 300 médecins sur 223 000. En se réorganisant, le SSA va pouvoir mettre à disposition des urgences de l’ordre de 70 lits supplémentaires, avec tout le personnel nécessaire, dans les huit hôpitaux d’instruction des armées (HIA, c’est leur nom officiel) que compte le pays, à Clamart, Saint-Mandé, Brest, Bordeaux, Marseille, Toulon, Lyon et Metz.

Des capacités réduites

Depuis une vingtaine d’années, avec la fin du service national, les capacités d’accueil des HIA ont été fortement réduites. Ils participent en permanence au service public hospitalier, en accueillant des civils, mais leur priorité reste le soutien des forces, notamment pour les blessés en opérations. Jeudi, la ministre des Armées Florence Parly s’était rendue à l’hôpital Bégin, à Saint-Mandé, pour rappeler l’engagement du SSA contre l’épidémie, mais « à la hauteur de ses moyens ».

Le 31 janvier, l’escadron Estérel de l’armée de l’air avait déjà rapatrié depuis Wuhan (Chine) 550 Français menacés par le coronavirus, avant que deux vols civils soient affrétés. En France, un foyer infectieux avait été découvert sur la base aérienne de Creil (Oise) – qui abrite les personnels de l’escadron Estérel – mais le ministère de la Santé a reconnu qu’aucun lien ne pouvait être établi avec la mission vers la Chine.

Si le gouvernement devait décider des mesures drastiques de contrôle du confinement, les armées pourraient être appelées à y participer d’une manière qui reste à définir. Pour l’heure, l’opération Sentinelle de sécurité intérieure n’a pas été modifiée, même si les militaires ont des consignes de « distanciation » avec le public pour éviter la propagation du virus. Ils n’ont pas reçu de masques et seuls les personnels mobilisés pour l’accueil de malades en seraient équipés.

Les militaires n’échappent pas à la maladie : vendredi, 54 cas d’infection étaient confirmés, un chiffre en augmentation de 17 dans la journée. En ce début de semaine, « on doit être autour de la centaine » avance un proche du dossier. Plus de 1 500 sont en isolement. Dans la police et la gendarmerie, le nombre de cas enregistrés est d’une trentaine. En moyenne, les personnels militaires sont jeunes, en bonne santé et bien suivis médicalement : ils ne constituent donc pas une population jugée « à risque » plus élevé que la moyenne. Aucun décès n’a pour l’instant été constaté.

Plan de continuité de l’activité

Partout dans les armées, on met désormais en œuvre le PCA, le plan de continuité de l’activité. Comme dans les entreprises, cela passe par une diminution des personnels présents, le télétravail et l’annulation de réunions et de déplacements. Les horaires des mess (cantines) sont élargis afin d’éviter les concentrations au moment des repas. Reste que « nous devons poursuivre notre préparation opérationnelle » afin de poursuivre les opérations, indique un colonel de l’armée de terre : « Les activités non-essentielles sont annulées et on regarde comment on va faire pour la suite… ».

Les armées assurent des missions permanentes, liées à la dissuasion nucléaire, à la police du ciel ou aux transmissions gouvernementales, par exemple. Hors de question de « poser le sac ». Ainsi, les équipages des sous-marins sont mis en « quatorzaine » avant le départ en patrouille. Lors de la crise du H1N1 en 2009, une centaine de marins avaient été placée dans une « zone de confinement » à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle, témoigne un officier de marine, « mais cela ne serait pas possible sur tous les bateaux, notamment les plus petits. »

Des exercices internationaux, qui avaient déjà commencés sont annulés, comme Cold Response en Norvège, auquel participaient les chasseurs alpins. Le Danemark vient de refuser une escale du Charles-de-Gaulle alors que Djibouti fait des difficultés pour accueillir les équipages de la mission Jeanne-d’Arc, avec le porte-hélicoptères Mistral et la frégate Guépratte. Quant aux relèves de personnel en opex, qui ont lieu tous les quatre mois, la dernière importante (Barkhane) a été effectuée avant le début de la crise. Seule pose problème, celle de la base aérienne H5 en Jordanie, à cause de la suspension des vols vers ce pays.

Source : lopinion.fr - Jean Dominique MERCHET / Secret Défense
Sur une idée de XAG - FNCV

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vendredi 13 mars 2020

Italie : Le chef des forces terrestres italiennes positif au coronavirus !

De retour de Wiesbaden, le chef des forces terrestres italiennes testé positif au coronavirus...

Selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé [OMS], l’Italie est devenue le second pays le plus touché par l’épidémie de coronavirus Covid-19 après la Chine, avec 366 morts [soit 133 de plus que la veille] et 7.357 cas constatés [dont 622 patients considérés comme guéris].

Face à cette situation, le gouvernement italien a pris des mesures drastiques, en décidant notamment de placer en quarantaine, jusqu’au 3 avril 2020, un quart de la population, soit plus de 16 millions de personnes habitant dans des régions représentant plus de 50% du PIB du pays.

Concrètement, le décret publié par Rome appelle ces 16 millions de personnes à « éviter absolument tout déplacement à l’intérieur et à l’extérieur des territoires concernés, sauf pour les déplacements motivés par des besoins professionnels ne pouvant être reportés ou des situations d’urgence liées à des raisons de santé.

« Les forces de l’ordre seront en droit de demander des justifications aux citoyens qui se déplacent sur les territoires concernés par les nouvelles règles de confinement du coronavirus » a prévenu Giuseppe Conte, le président du Conseil italien. Les contrevenants s’exposent désormais à une amende de 206 euros et jusqu’à 3 mois de prison.

Alors que ces mesures entraient en vigueur, le général Salvatore Farina, le chef d’état-major de l’Esercito Italiano, c’est à dire des forces terrestres italiennes, a indiqué qu’il venait d’être contrôlé positif au coronavirus Covid-19.

« Aujourd’hui, j’ai fait le test et il est revenu positif. Je vais bien. Je reste isolé dans la résidence, dans le respect des directives émises par les autorités gouvernementales et des protocoles sanitaires, sur lesquels nous procédons à la vérification des contacts que j’ai eus ces derniers jours », a fait savoir le général Farina, via un communiqué envoyé à l’agence de presse Ansa.

« Je continuerai à exercer mes fonctions et serai remplacé, pour les activités auxquelles je ne pourrai pas participer, par le général Bonato. Je salue chaleureusement et remercie du fond du cœur les hommes et les femmes de l’armée qui travaillent pour faire face à cette urgence dans les secteurs opérationnel, logistique et de la santé », a-t-il conclu.

Seulement, avant de subir ce test de contrôle, le général Farina avait participé à une réunion de l’Otan à Wiesbaden [Allemagne] pour évoquer les importantes manoeuvres Defender Europe 2020, dont la tenue paraît de plus en plus incertaine.

Or, l’état-major danois a fait savoir, ce 9 mars, que deux officiers ayant participé à cette réunion ont également été contrôlés positifs au Covid-19, dont le général Michael Anker Lollesgaard, le chef des forces terrestres et un officier du service des communications du commandement de la défense. Les deux hommes ont été mis en quarantaine.

« Ils ont participé à une réunion vendredi au quartier général américain à Wiesbaden, en Allemagne, où se trouvaient des représentants d’un grand nombre d’autres pays de l’Otan. Le commandant de l’armée italienne y a participé et a été par la suite testé positif au covid-19 », a expliqué l’état-major danois.

Selon l’US Army en Europe, « vingt-quatre hauts responsables de l’Otan » ont participé à cette réunion organisée à Wiesbaden. Pour le moment, seul l’état-major danois a évoqué la contamination de ses représentants.

Par ailleurs, le coronavirus Covid-19 complique les mouvements de troupes. Après que l’ONU a demandé à 9 pays de reporter les relèves de leurs Casques bleus, l’US Army a ordonner à ses soldats de ne pas se déplacer vers et depuis la Corée du Sud. Cela vaut aussi pour les familles.

« L’ordre, qui sera en vigueur jusqu’au 6 mai ou jusqu’à nouvel avis, s’applique actuellement uniquement aux soldats du 8e corps d’armée qui font l’objet d’une nouvelle affectation permanente ou suivent une formation militaire professionnelle aux États-Unis », ont précisé les Forces américaines en Corée du Sud [USFK].

En outre, invitée à participer à l’exercice norvégien Cold Response 2020, qui doit commencer, sur le terrain, le 12 mars prochain, la Finlande a finalement décidé de passer son tour.

« L’exercice [Cold Response 2020] a été adapté à la nouvelle situation et les forces armées norvégiennes évaluent en permanence les mesures à prendre pour éviter la propagation du virus à ses employés ainsi qu’à la population locale », a fait valoir l’état-major norvégien, qui a été obligé de mettre la caserne de Skjold en quarantaine, après qu’un soldat a été testé positif.

Source : ZONE MILITAIRE

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lundi 9 mars 2020

Sénégal : Décès du capitaine Sangiovanni du 19e Régiment du Génie

Le 17 février 2020, 19e Régiment du Génie a annoncé le décès de l’un de ses officiers, à savoir le capitaine François Sangiovanni, à l’âge de 35 ans. Ce saint-cyrien [promotion « capitaine Beaumont »] servait au sein des Éléments français au Sénégal depuis décembre 2019.

Selon les explications données par le 19e RG, le capitaine Sangiovanni a perdu connaissance au cours d’un « entraînement de boxe en service », le 14 février, en fin de journée. Admis à l’hôpital principal de Dakar où il a été opéré, il a été évacué vers Paris à bord d’un Falcon 2000, le lendemain. À son arrivée à l’hôpital d’instruction des armées « Percy », à Clamart, les médecins ont malheureusement constaté son décès.

Pour rappel, les Éléments français au Sénégal constituent un « pôle opérationnel de coopération » à vocation régionale. Leurs missions visent à assurer la protection et la sécurité des ressortissants français, d’appuyer les déploiements opérationnels dans la région et à contribuer à la coopération militaire avec les forces armées locales. Le capitaine Sangiovanni, précise le 19e REG, « participait à la conduite opérationnelle et à la planification des opérations » au sein de cette formation.

« Le colonel Fabien Delacotte [chef de corps, ndlr], les officiers, les sous-officiers, les sapeurs d’Afrique, et le personnel civil du 19e régiment du génie, rendent hommage à leur frère d’armes, un officier du génie humble, courageux et travailleur qui est mort en service alors qu’il était engagé en mission au Sénégal », assure le 19e RG.

En mémoire du capitaine Sangiovanni, l’Amicale des sapeurs d’Afrique a ouvert une cagnotte officielle sur la plateforme Leetchi. L’ensemble des dons sera intégralement reversé à sa conjointe.

La cagnotte : https://www.leetchi.com/c/a-la-memoire-du-capitaine-sangiovanni

Source : ZONE MILITAIRE


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dimanche 8 mars 2020

Service de santé des armées : Adaptation de l’alimentation des soldats à leur environnement opérationnel

En août 2018, Jussi Niinisto, alors ministre finlandais de la Défense, piqua une grosse colère après avoir appris que des repas végétariens allaient être servis deux fois par semaine aux soldats. Cette décision n’était nullement motivée par des considérations économiques. En effet, l’état-major expliqué qu’il s’agissait de faire en sorte de proposer une nourriture plus saine et équilibrée tout en réduisant l’impact de la production de viande sur l’environnement.

D’où le coup de sang de M. Niinisto, qui parla d’une « mesure idéologique ». « Comme dit le vieux proverbe, une armée ne peut pas se battre l’estomac vide. Une armée ne peut pas non plus se battre avec de la soupe de lentilles ou de la purée de choux-fleur », avait-il expliqué, avant d’indiquer qu’il allait commander un rapport pour savoir dans quelles conditions une telle décision avait été prise.

L’armée finlandaise n’avait pas été la première à s’engager dans une telle voie. Son homologue norvégienne avait en effet institué un « lundi sans viande » dès 2013. Mais cette mesure ne fut pas un franc succès dans la mesure ses soldats firent valoir qu’ils avaient justement besoin de protéines animales [et les protéines végétales n’ont pas la même valeur nutritionnelle, rappelle l’INRA] pour faire face aux contraintes physiques inhérentes à leur métier.

Cela étant, on ne se bat jamais bien le ventre vide… En mission dans le Grand Nord, les soldats norvégiens peuvent perdre plus de 3 kg en seulement quatre jours, les besoins énergétiques étant estimés, dans de telles conditions, à plus de 5.500 kcal par jour. Encore faut-il pouvoir les avaler…

« En OPEX, on maigrit », résume Actu Santé, le magazine du Service de santé des armées [SSA]. Et cela, parce que les apports énergétiques ne sont pas toujours « adaptés aux niveaux élevés de dépense induits par la réalisation d’activités physiques intenses en climat contraignant », explique-t-il.

Et pour s’assurer qu’un militaire en OPEX absorbe la quantité nécessaire de nourriture, l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées [IRBA] conduit une étude pour savoir si « les environnements extrêmes » peuvent « modifier les préférences alimentaires des soldats ». Pour cela, il s’appuie sur un questionnaire établi par l’Université de Leeds, qui s’est justement penchée sur cette question.

Ainsi, l’IRBA a mis au point son propre questionnaire, en remplaçant les aliments typiquement britanniques par des produits plus familiers aux militaires français. Et il sera disponible via une application de smartphone.

Ce questionnaire a déjà été utilisé cette année pour un raid encadré par le Groupe militaire de haute-montagne [GMHM] au Groenland. Des rations « sur mesure » ont donc été élaborées à cette occasion pour les commandos de montagne, lesquels devaient se déplacer pendant 5 à 6 heures par jour.

Et ces derniers ont perdu moins de poids que leurs homologues norvégiens, assure Actu Santé, qui souligne par ailleurs que les résultats ont attesté « d’une envie de sucre prégnante 10 jours après le début du raid. »

« Des études sont nécessaires pour identifier les raisons métaboliques et/ou psychologiques de ce besoin mais cela indique que le contenu du sac alimentaire peut encore être amélioré », poursuit le magazine du SSA.

La prochaine étape concernera l’étude des envies alimentaires des militaire « non acclimatés » au cours d’une « exposition chronique à la chaleur ». Comme au Sahel.

À ce propos, le sénateur Christian Cambon avait interrogé le ministère des Armées en décembre 2015 au sujet de « plaintes nombreuses reçues concernant l’insuffisance des portions alimentaires données aux militaires en mission au Mali. »

« Sur la base principale de Gao, un mess en opération délivre une alimentation en tout point comparable, en qualité et en quantité, à celle servie en France, tout en prenant en compte les besoins caloriques inhérents à l’activité opérationnelle. Dans les secteurs isolés, les soldats bénéficient d’une alimentation mixte composée à la fois de rations de combat individuelles, de vivres frais acheminés toutes les semaines depuis Gao et de quelques denrées achetées localement », répondit le ministère, trois mois plus tard.

« Afin de maintenir au plus haut niveau leur condition physique et morale, une allocation financière est également accordée à chaque détachement pour procéder à des achats de denrées locales qui, outre leur fonction de complément alimentaire, contribuent à l’acceptation de la force Barkhane par la population malienne. Cependant, les faibles ressources du tissu agroalimentaire local et le souci constant de sécurité sanitaire limitent les possibilités d’emploi de cette allocation », avait-il ensuite expliqué, avant d’assurer que les « soldats disposent d’une alimentation équilibrée et adaptée à leurs besoins physiologiques, qui évite tout risque de carence alimentaire ou de déficit énergétique. »

Quoi qu’il en soit, l’étude de l’IRBA sur les environnements extrêmes lui ont déjà permis « d’émettre des recommandations et de mettre en place des contre-mesures en termes d’acclimatation, de sommeil et d’exercice physique. »

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : Mess de Gao © EMA


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mardi 18 février 2020

OPEX : Décès d'origine inconnue du sergent-chef Morgan Henry au Burkina Faso

Un soldat français de la force Barkhane a été retrouvé mort, dimanche 16 février dans son campement au Burkina Faso, a indiqué le ministère des Armées. La cause du décès est pour l'instant inconnue.

Un soldat de la force française Barkhane, déployée au Sahel pour lutter contre les djihadistes, a été retrouvé mort dans son campement au Burkina Faso, a indiqué lundi 17 février le ministère des Armées, précisant ne pas connaître l'origine du décès.

Le sergent-chef Morgan Henry, du 54ème régiment de transmissions de Haguenau (est de la France), est décédé dimanche. «Il a été découvert mort au sein de son campement. Les causes du décès ne sont pas connues», a indiqué le ministère dans un communiqué. Une enquête de gendarmerie a été ouverte.

Le militaire opérait au sein de Barkhane depuis novembre. La force Barkhane vient d'annoncer son passage de 4500 à 5100 hommes d'ici fin février, concrétisation de la volonté de la France d'inverser le rapport de forces sur le terrain.

Les groupes djihadistes du Sahel multiplient depuis des mois les attaques, entretenant une insécurité chronique pour les civils et infligeant des pertes régulières aux armées locales. La France a perdu 13 soldats en novembre au Mali, dans un accident entre deux hélicoptères au combat.

Source : LeFigaro.fr avec AFP

Né le 17 mars 1991 à Gruchet-Le-Valasse [Seine Maritime], Morgan Henry avait été admis à l’École nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent en octobre 2012. Nommé sergent à l’issue de sa formation militaire initiale, il obtint son brevet supérieur de l’armée de Terre en 2014. Affecté au 54e Régiment de Transmissions l’année suivante, il prit part une première fois à l’opération Barkhane, au Mali, de mai à septembre 2016.

Puis, un an plus tard, il participa à l’opération Chammal, en Irak, où il se distingua « particulièrement par ses initiatives », au point d’obtenir une citation comportant l’attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze.

Ce sous-officier « particulièrement brillant », selon sa hiérarchie, a effectué deux autres missions en Irak, au titre de l’opération Chammal. Ses compétences et son sang-froid firent « l’unanimité » à chaque fois. Il fut ainsi de nouveau cité avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile d’argent.

Le sergent-chef Henry était titulaire de la Croix du combattant, de la médaille outre-Mer avec agrafes « Moyen-Orient » et « Sahel », de la médaille de la reconnaissance de la Nation et de la médaille d’argent de la Défense nationale, avec agrafes « Transmissions » et « Missions d’opérations extérieures ».

Pour rappel, le 54e Régiment de Transmissions est une unité spécialisée dans la guerre électronique. Ses missions consistent à collecter du renseignement d’origine électromagnétique [ROEM] et d’attaquer les réseaux radioélectriques adverses. « Son but majeur est d’intercepter, définir et rendre intelligible des signaux imperceptibles pour des oreilles non averties », explique l’armée de Terre.

Source : ZONE MILITAIRE

 

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jeudi 30 janvier 2020

Sahel : La France pourrait recevoir un soutien de l’Otan... Si elle le demande...

Actuellement, au Sahel, la France peut compter sur l’appui de plusieurs pays, par ailleurs membres de l’Otan. Pour autant, cela ne veut pas dire que l’Otan, en tant qu’organisation, lui fournit une aide, comme celle qu’elle avait apportée lors de l’intervention en Libye, avec l’opération « Unified Protector ».

« Proclamer son attachement à la sécurité collective ne suffit pas. Une véritable alliance, ce sont des actes, pas des mots », a cependant affirmé le président Macron, le 28 novembre 2019, après avoir reçu Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan. Cela veut-il dire que Paris s’apprête à solliciter l’organisation atlantique?

En tout cas, pour le moment du moins, la priorité de la France est de convaincre ses partenaires européens de s’engager militairement au Sahel, notamment via l’opération Takuba.

« Notre objectif, c’est aussi d’avoir plus d’Européens en première ligne. C’est par exemple l’objet de la mission de la force Takuba, que nous préparons afin de disposer de forces spéciales européennes pour accompagner les unités locales au combat. Les Tchèques, les Belges et les Estoniens ont répondu les premiers. D’autres suivront une fois que leur Parlement aura validé leur déploiement », a ainsi rappelé Florence Parly, la ministre des Armées, dans les colonnes du Journal du Dimanche [édition du 1er décembre 2019].

Cela étant, interrogé par France24, M. Stoltenberg a évoqué un éventuel soutien de l’Otan au Sahel. « Les alliés de l’Otan soutiennent la France au Sahel. Surtout les États-Unis, qui fournissent un soutien significatif », a rappelé l’ex-Premier ministre norvégien. Il aurait pu également citer les contributions de l’Estonie, de l’Espagne ou encore du Royaume-Uni [et bientôt du Danemark]…

Mais l’Otan, en tant que telle, pourrait soutenir la France au Sahel à condition que Paris lui en fasse formellement la demande, a indiqué M. Stoltenberg. « Je ne vais pas spéculer. Mais si la France demande le soutien de l’Otan, je m’attends à ce que les alliés considèrent la question très sérieusement pour faire face au[x] défi[s] du Sahel », a-t-il dit.

« L’Otan a des structures de commandement et des capacités en matière de renseignement et d’entraînement. Nous avons souvent mené des opérations de combat. Nous l’avons fait dans les Balkans […], en Afghanistan, en Irak et ailleurs », a affirmé M. Stoltenberg.

« Donc, l’Otan a les capacités de faire face à une grand nombre de défis pour soutenir la France au Sahel, mais elle ne le fera pas sans demande de la France », a insisté le secrétaire général, avant d’estimer qu’une telle requête ne pourrait qu’être examiné très sérieusement pas les alliés « compte tenu de l’importance du combat contre le terrorisme dans la région ».

Á ce titre, il serait intéressant de voir la position de la Turquie, après les insultes proférées par le président Recep Tayyip Erdogan à l’adresse de M. Macron…Quoi qu’il en soit, M. Stoltenberg a aussi rappelé que la cohérence de l’Otan était de « pouvoir relever les défis sécuritaires d’où qu’ils viennent », c’est à dire du Sud à l’Est en passant par le cyberespace.

Reste que les propos du président sur la « mort cérébrale » de l’Otan ont fait couler beaucoup d’encre… Et le sommet de l’Alliance, qui aura lieu les 3 et 4 décembre à Londres, s’annonce tendu. « L’attitude unilatérale de la Turquie en Syrie a mis à rude épreuve l’unité de l’Alliance. La mise en évidence d’un risque de mort cérébrale de l’Otan a été qualifiée par la presse anglo-saxonne de sonnerie de réveil. Le président de la République a mis des mots sur des questions qui se posent depuis longtemps au sein de l’organisation », a expliqué Mme Parly au Journal du Dimanche. « Certains en veulent au messager, mais notre message est de vouloir ouvrir un débat utile et salutaire pour redynamiser les fondamentaux de cette Alliance nécessaire. C’est cela qui doit être au cœur du débat que nous aurons mercredi à Londres au sommet des chefs d’État de l’Otan », a-t-elle ajouté.

Enfin, toujours au sujet de l’Otan, et réaffirmant que l’article 5 [clause de défense collective, ndlr] ne devait pas devenir l’article F-35, Mme Parly a estimé que « l’Europe n’a pas encore les outils militaires pour être à la hauteur de ce qu’elle est en tant que puissance économique et politique » et que « l’Otan ne sera jamais l’outil de notre souveraineté ». Et d’insister : « C’est aux Européens de construire leur propre souveraineté. »

« Mais il faut arrêter de faire croire que nous devons choisir entre l’Europe et l’Otan. Nous voulons l’Europe souveraine et l’Alliance transatlantique. Les deux doivent pouvoir se renforcer mutuellement », a conclu la ministre.

Source : ZONE MILITAIRE

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samedi 4 janvier 2020

Burkina Faso : Attaque djihadiste - 7 soldats, 35 civils, et 80 terroristes tués !

Trente-cinq civils, dont 31 femmes, ont été tués dans une attaque djihadiste à Arbinda, dans le nord du Burkina Faso, une des plus meurtrières de l'histoire de ce pays sahélien, qui a décrété 48 heures de deuil national. 

C'est le président burkinabè Roch Kaboré en personne, à qui a souvent été reproché son manque de poigne face aux groupes djihadistes, qui a annoncé sur Twitter le macabre bilan de cette «attaque barbare».

Quatre soldats et trois gendarmes ont également péri, et «80 terroristes ont été neutralisés» (tués), selon le président et l'état-major des armées burkinabè, qui avait annoncé l'attaque plus tôt dans un communiqué.  «un nombre important de terroristes ont attaqué simultanément le détachement militaire et les populations civiles d'Arbinda», dans la province du Soum, selon l'état-major des armées. L'attaque, d'une «rare intensité», a duré «plusieurs heures».

«Dans leur fuite, les terroristes ont lâchement assassiné 35 civils, dont 31 femmes, et blessé six personnes», a précisé dans un communiqué le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou. Une vingtaine de soldats ont aussi été blessés, selon le ministre. Il s'agit d'une des attaques les plus meurtrières qu'ait connus ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest, en proie depuis 2015 à des attaques djihadistes récurrentes, comme ses voisins le Mali et le Niger. Début novembre 2019, 38 employés d'une société minière avait été massacrés lors de l'attaque de leur convoi dans l'Est du pays.

Le président Kaboré a salué «l'engagement et la bravoure» des Forces de défense et de sécurité, qui ont «repoussé l'attaque contre le détachement d'Arbinda». «Une centaine de motos, de l'armement et des munitions en grande quantité ont également été récupérés», selon l'état-major. «En ce jour de Noël, ayons une pensée pieuse pour les familles éplorées par les attaques terroristes contre notre pays et soyons en communion avec nos vaillants soldats qui se battent avec héroïsme pour assurer la sécurité du territoire national», a écrit le chef de l'Etat dans la nuit.

Depuis 2015, les attaques djihadistes au Burkina ont fait plus de 700 morts, selon un décompte de l'AFP, et environ 560.000 déplacés et réfugiés, d'après les Nations unies. Le Nord et l'Est du pays sont particulièrement touchés. Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

Ces attaques sont rarement revendiquées mais attribuées à des groupes armés djihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe État islamique. Les djihadistes mènent des assauts de plus en plus massifs et organisés, avait expliqué récemment à l'AFP Serge Michailof, expert à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

Les forces de l'ordre burkinabè, qui paient un lourd tribut, semblent incapables d'enrayer les violences djihadistes. Elles restent sous-équipées et sous-entraînées, en dépit des discours volontaristes du gouvernement. Depuis deux mois, les forces de défense et de sécurité burkinabè ont revendiqué une série de succès, affirmant avoir tué une centaine de djihadistes au cours de plusieurs opérations. Des bilans toutefois impossibles à confirmer de source indépendante.

Face au péril djihadiste, cinq Etats sahéliens (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) qui tentent depuis 2015 de mettre sur pied une force militaire conjointe de 5.000 soldats, ont appelé mi-décembre la communauté internationale à les soutenir davantage.

Malgré la présence de forces françaises (4.500 soldats de l'opération Barkhane), de l'ONU (Minusma au Mali), ainsi que de forces américaines, le Sahel subit des attaques djihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, depuis les premières violences dans le nord du Mali en 2012. La France a convié en janvier 2019 les cinq Etats sahéliens à un sommet pour «redéfinir plus clairement les objectifs militaires, politiques et de développement» de la lutte commune contre les groupes djihadistes, selon le président Emmanuel Macron, qui estime ambiguë l'attitude des présidents burkinabé et malien sur le soutien français.

Source : Le Figaro avec AFP - Photo AFP

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jeudi 26 décembre 2019

Mali : Des militaires russes prochainement en soutien des forces maliennes ?

Des militaires russes vont ils apporter prochainement leur soutien aux forces maliennes ?

Après les récentes attaques meurtrières subies par les Forces armées maliennes, notamment à Boulikessi et à In Delimane, des centaines de manifestants ont réclamé, à Bamako, une aide militaire de la Russie…. Pendant que d’autres voix, notamment médiatiques, ont demandé non seulement le départ de la force française Barkhane mais aussi celle de la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA] et ses 13.000 Casques bleus.

En outre, ce sentiment pro-russe est notamment porté par le « Groupe des Patriotes du Mali », une association de la « société civile » visiblement proche de l’ambassade de Russie à Bamako…

« Certains tentent d’instrumentaliser un sentiment antifrançais afin de se positionner sur le terrain politique. Il ne faut rien généraliser sur ce sujet, la France n’est ni rejetée, ni conspuée, ce qui n’empêchera jamais les critiques à l’égard de notre action », a récemment commenté Florence Parly, la ministre des Armées, lors d’un entretien donné à l’AFP.

Cela étant, en juin dernier, le Mali et la Russie ont signé un accord de coopération militaire, en marge du salon de l’armement « ARMY 2019 », organisé à Moscou. « À notre avis, l’intensification des liens militaires est dans l’intérêt de nos deux pays. […] La Russie est prête à contribuer à la normalisation de la situation au Mali et à la création de conditions pour une paix et une stabilité durables », assura, à l’époque, Sergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense.

Pour la Russie, qui cherche à renforcer son influence en Afrique, comme en Centrafrique, où, en échange de concessions minières, elle a envoyé des armes et des « instructeurs » auprès des forces locales, il s’agissait ainsi de renouer le fil avec un pays qui avait gravité dans l’orbite soviétique durant la Guerre Froide, le Mali s’étant orienté, après son indépendance, vers un modèle de type « socialiste collectiviste ». Cette proximité avait évidemment une portée militaire, Moscou ayant livré des blindés, des avions de combat et autres hélicoptères à l’armée malienne.

Cela étant, et avant la signature de cet accord, la Russie avait livré deux premiers hélicoptères d’attaque Mil Mi-35M [sur 4 commandés, ndlr] à la force aérienne malienne. Il est compliqué de préciser l’usage qui est fait de ces appareils. On sait seulement qu’ils ont été réceptionnés sur la base aérienne 101 de Senou-Bamako.

Quoi qu’il en soit, le ministre malien de la Défense, le général Ibrahim Dahirou Dembele, a dû s’expliquer devant les députés au sujet des lourdes pertes subies par les FAMa au cours de ces dernière semaines. La presse malienne s’est fait l’écho des débats.

Ainsi, interpellé par le député Moussa Diarra, qui a mis en doute la « sincérité » des forces françaises au Mali, le général Dembele a été très clair. « En 2013, si la force Serval n’avait pas été là, c’était fini pour nous », a-t-il lancé.

La France et le Mali ont « des relations de coopération militaire et non d’accord de défense. La France, dans le cadre de cette coopération, appuie les troupes maliennes sur le terrain », a ensuite rappelé le ministre malien, avant de déplorer les accusations portées « à tort et à travers » contre Barkhane. « À maintes reprises les troupes françaises sont intervenues pour appuyer les FAMa. La plus récente aide a été le soutien apporté aux soldats blessés après l’embuscade contre les soldats maliens à Tabankort« , a-t-il poursuivi.

« J’attends beaucoup de nos compatriotes qui accusent la France de ne pas intervenir lorsque les soldats sont attaqués. Les troupes françaises ne peuvent que soutenir les FAMa techniquement et non de se substituer aux Forces de défense et de sécurité maliennes. C’est à nous Maliens de créer les conditions nécessaires à notre appareil de défense. Ce n’est pas quelqu’un [d’autre] qui va le faire », a ensuite fait valoir le général Dembele.

Les comptes-rendus de ces débats publiés par la presse malienne se recoupent sur les propos tenus par le ministre au sujet de la coopération militaire avec la France. Ce qui n’est pas tout à fait vrai pour celle avec la Russie.

En effet, selon le quotidien « L’indicateur du Renouveau », repris par les portails Aumali.net et Malijet.co, le général Dembele aurait annoncé « l’arrivée dans les prochaines semaines de militaires russes au Mali pour soutenir techniquement » les FAMa, et en particulier pour assurer la maintenance des deux hélicoptères Mi-35 ainsi que le « perfectionnement » de leurs pilotes.

En revanche, Maliactu.net rapporte des propos plus nuancés. « Ce n’est pas en signant une coopération avec la Russie que les Russes vont nous amener des appareils. Il faut payer. On a commandé quatre hélicoptères. Ils [en] ont donné deux et le 3e est bloqué parce que l’État n’a pas payé le reste de l’argent. Si tu ne paies rien, on ne te donne rien. Rien n’est gratuit aujourd’hui », aurait affirmé le général Dembele.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : Présidence malienne

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dimanche 8 décembre 2019

Mali : Un militaire français de Barkhane grièvement blessé par un IED

Le soldat français a été blessé ce samedi par l’explosion d’une mine artisanale qui a frappé son véhicule blindé.

Un militaire français a été grièvement blessé ce samedi au Mali dans l'explosion d'une mine artisanale, a annoncé l'état-major des Armées, confirmant une information de Radio France Internationale (RFI). Une annonce qui intervient quelques jours après les obsèques de treize militaires français, qui ont péri le 25 novembre dernier au Mali dans la collision de leurs deux hélicoptères.

« Son véhicule blindé a été frappé par un engin explosif improvisé » lors d'une opération à In Figaren, à l'est d'Ansongo, dans la région du Liptako située aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, a indiqué le colonel Frédéric Barbry de l'État-major des Armées.

Il doit être évacué vers la France « dans les prochaines heures », a-t-il ajouté, sans plus de précisions. L'opération anti-djihadiste française Barkhane, qui a succédé à Serval en 2014, mobilise 4500 militaires dans la bande sahélo-saharienne, une étendue vaste comme l'Europe, en soutien aux armées nationales qui combattent des djihadistes affiliés au groupe État islamique (EI) ou à Al-Qaïda.


Un conflit qui s'étend

Mais six ans après le début de l'intervention française, les violences djihadistes persistent dans le nord du Mali et se sont propagées au centre du pays ainsi qu'au Burkina Faso et au Niger voisins. Depuis 2012, les hostilités, doublées de violences intercommunautaires, ont fait des milliers de morts et déplacé des centaines de milliers de civils.

L'accident d'hélicoptères qui a coûté la vie à treize soldats français, fin novembre, porte à 41 le nombre de militaires français tués au Sahel depuis le début de l'intervention française en 2013, avec l'opération Serval.

Source : LeParisien.fr - Crédit photo: ministère des Armées

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lundi 2 décembre 2019

Hommage national : Cérémonie aux Invalides et Légion d'Honneur posthume aux 13 soldats morts pour la France au Mali

Silence solennel lors du passage sur le pont Alexandre III des 13 cercueils des militaires tués au Mali

Le cortège avec les 13 cercueils des militaires qui ont perdu la vie dans une collision d'hélicoptère au Mali est parti du pont Alexandre III jusqu'aux Invalides, où doit se tenir l'hommage national à partir de 15 heures.

La cérémonie d'hommage national en l'honneur des 13 militaires tués au Mali la semaine dernière a démarré ce lundi, peu après 11 heures depuis le pont Alexandre III à Paris. Le cortège est passé devant des militaires au garde-à-vous, derrière lesquels se trouvaient des centaines de badauds venus saluer leur mémoire.
Des cercueils drapés de bleu-blanc-rouge

Dès le début de la matinée, des centaines de personnes se pressaient sur le pont Alexandre III, à Paris, pour assister au passage des 13 corps dans des cercueils drapés de bleu-blanc-rouge. Militaires, anciens combattants avec leur drapeau, gendarmes, sapeurs-pompiers mais aussi anonymes se sont pressaient de chaque côté du pont.

Par un temps froid et sec et un soleil radieux, certains ont patienté plusieurs heures pour voir le défilé des dépouilles des treize militaires tués dans la collision de deux hélicoptères lors d'une opération de combat, dans le nord-est du Mali, et dont les corps ont été rapatriés dimanche.

Margot Louvet, 23 ans, venue de Gap (sud-est), arborait sur son tee-shirt la photo officielle, sur fond bleu blanc rouge, de son meilleur ami décédé, Antoine Serre, 22 ans, du régiment de chasseurs de la ville.
"C'était une perle, le plus gentil, le plus généreux", a-t-elle déclaré à l'Agence France Presse, en réprimant des sanglots. "Être ici, c'est une façon de faire le deuil, de réaliser qu'il ne rentrera pas."


Légion d'honneur, à titre posthume

Le cortège a roulé en silence jusqu'à l'Hôtel des Invalides, où Emmanuel Macron doit présider à partir de 15 heures une cérémonie. Aux côtés des familles des victimes et des membres du gouvernement se trouveront 1000 inconnus, puisque l'hommage a été ouvert exceptionnellement au public. De nombreux applaudissements se sont également faits entendre durant cette séquence solennelle.

Le président Macron prononcera un éloge funèbre avant de remettre la Légion d'honneur, à titre posthume, à chacun de ces 13 soldats "morts pour la France", devant quelque 2500 personnes, dignitaires comme anonymes. Un écran géant retransmettra l'hommage sur l'esplanade.

Source : BFMtv.com

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dimanche 10 novembre 2019

11 novembre 2019 : Aux Morts pour la France en opérations et missions extérieures !

= Communiqué de la FNCV =

Le 16 janvier 1919 des combattants volontaires de la Grande guerre s’unissaient et créaient notre Fédération.

Depuis maintenant plus d’un siècle nous avons accueilli les volontaires de toutes les générations qui, sur tous les territoires ont mis leur intégrité physique et quelquefois leur vie au service de notre Pays, alors que seul un contrat d’engagement signé sans contrainte les y obligeait.

Notre Fédération a toujours promu et valorisé l’engagement et le volontariat.

Demain, 11 novembre 2019, sera enfin inauguré le monument commémoratif  dédié aux Morts pour la France en opérations et missions extérieures.

La FNCV s’incline avec respect devant le sacrifice de ces volontaires qui sont les dignes héritiers de ceux de 14/18, de la Seconde guerre mondiale et des guerres de la décolonisation.

Source : Alain Clerc, président de la FNCV / facebook.com/FNCV.Combattants.Volontaires

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jeudi 31 octobre 2019

Mali : Les forces maliennes disent avoir « neutralisé » une cinquantaine de jihadistes, avec l’appui de Barkhane

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, fait actuellement face à une contestation grandissante, nourrie par le contexte social, un processus de paix avec les indépendantistes de l’Azawad [nord du Mali] au point mort, des violences inter-communautaires et une insécurité chronique, due aux groupes armés terroristes [GAT] et aux trafiquants de tous poils.

Cette contestation s’est amplifiée après les attaques des bases de Mondoro et de Boulkessi, le 30 septembre dernier. Revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM], affilié idéologiquement à al-Qaïda, elles ont fait au moins 38 tués dans les rangs des Forces armées maliennes [FAMa], sans compter les disparus. Au 18 octobre, 27 manquaient encore à l’appel.

À la suite de ces attaques, les FAMa ont lancé deux opérations. La première, appelée « Renou Bravo Mike », a consisté à « ratisser » les environs de la base de Boulkessi [le « fort 11 »]. Selon un communiqué de l’état-major malien, des frappes aériennes « ont permis de neutraliser des terroristes ». Et d’ajouter : « La consolidation de l’emprise continue, avec le soutien des partenaires et un engagement très accru de la force Barkhane. »

Cette implication de Barkhane dans cette opération n’a pas été évoquée dans les deux derniers « points de situation » hebdomadaires publiés par l’État-major des armées [EMA], à Paris.

« Dans une logique d’approche zonale en bande sahélo-saharienne, la force Barkhane poursuit son effort dans la région du Liptako-Gourma – grande comme un quart du territoire métropolitain français – en appuyant les forces partenaires par le biais d’opérations conjointes et en agissant au profit de la population », répète l’EMA dans ses comptes-rendus.

Quoi qu’il en soit, l’état-major malien a indiqué que, le 16 octobre, ses troupes ont été prises à partie par des terroristes dans le village de Boulkessi, lors d'une « patrouille de reconnaissance. » Le bilan de cet accrochage est de 4 jihadistes « neutralisés » [comprendre : « tués »]. « Il a pu être établi des preuves de la participation de femmes aux côtés de l’ennemi », a-t-il par ailleurs souligné.

Dans le même temps, les FAMa ont lancé, le 7 octobre, une autre opération, qui, appelée « Éléphant », vise à rechercher et à détruire les « refuges ennemis ». « Elle se poursuit avec plus d’une vingtaine de sorties et frappes aériennes », a précisé l’état-major malien.

On ignore si les moyens aériens de Barkhane ont été de la partie. Le dernier compte-rendu de l’EMA indique que 93 sorties aériennes ont été effectuées entre les 11 et 18 octobre. Mais ce chiffre ne concerne que les avions de l’armée de l’Air. Le nombre de missions assurées par les hélicoptères du groupement aéromobile de Barkhane n’est jamais précisé.

Reste que, dans son communiqué, l’état-major malien fait état d’une « cinquantaine d’ennemis neutralisés et d’une trentaine de blessés » ainsi que de la destruction de « matériels » et d’un « important plot logistique de 35 fûts de carburant. »

Source : ZONE MILITAIRE


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