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Tag - OPEX - Opérations Extérieures

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mercredi 12 juillet 2017

Armement : Modernisation de l'équipement individuel du soldat

S’il est beaucoup question du remplacement des véhicules de l’armée de Terre dans le cadre du programme Scorpion (Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’info-valorisation), l’équipement individuel du combattant est aussi en train d’évoluer progressivement sans faire de bruit, mis à part quand le choix du fusil allemand HK-416 a été annoncé…

Le 7 juillet 2017, l’armée de Terre a communiqué sur ce sujet, en rappelant qu’elle a défini une nouvelle politique d’habillement, qui distingue les équipements de combat, les vêtements de sport et les tenues régimentaires, dans le cadre de son projet « Combattant 2020 ».

« Les équipements jouent un rôle central dans la capacité opérationnelle d’un soldat. Être plus mobile, mieux protégé, évoluer dans des équipements confortables, pouvoir communiquer à tout moment avec les autres unités déployées sur un théâtre d’opération, etc, sont autant d’enjeux et de critères qui nécessitent » leur évolution régulière, explique le Sirpa Terre.

Cette évolution de l’équipement individuel des combattants passe donc par de nouvelles chaussures de combat conçues spécialement pour les milieux chauds (plus question d’avoir des semelles qui se décollent sous l’effet de la chaleur, comme cela avait été rapporté lors de l’opération Serval au Mali), des gants de combat « renforcés » tout en étant compatibles avec les écrans tactiques, et des lunettes balistiques améliorées. Même les sous-vêtements seront concernés, notamment pour lutter contre le froid. En outre, un nouveau casque composite est annoncé.

Il est également prévu de doter, en 2018, les combattant du nouveau treillis F3 « adapté aux nouvelles menaces » et évidemment compatible avec la version 1.3 du système FELIN (Fantassin à Equipements et Liaisons INtégrés), censée être plus légère (-10 kg) et modulaire. Cette dernière s’appuiera sur un nouveau gilet de protection balistique individuel qui, appelé « Structure modulaire balistique électronique » (SMBE), a été commandé à 31.600 exemplaires auprès de l’entreprise norvégienne NFM Group.

Concrètement, ce gilet offre une protection balistique de classe 4 contre les munitions perforantes. Il est doté de plaques blindées contre les munitions à « haute vélocité », d’un « matelas anti-traumatisme intégré dans le pack balistique souple » et d’une protection contre les armes blanches. Enfin, avec son ergonomie intégrale pour « optimiser la mobilité », il dispose du système d’attache rapide Tubes de First Spear. Modulable (jusqu’à 8 configurations possibles), il intègre les équipements électroniques du système FELIN.

« En ergonomie, en modularité et en confort », cette structure modulaire balistique (ou gilet pare-balles pour faire simple) « surpasse de loin tout ce que l’armée de Terre a pu porter jusqu’à présent », pouvait-on lire, l’an passé, dans Terre Information Magazine.

Source : Zone Militaire


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dimanche 9 juillet 2017

Mossoul : Libération imminente du joug de Daech !

Mossoul : Deach perd la capitale historique de l'Etat islamique !

Après presque un an de combats, la reprise de Mossoul à l’organisation Etat islamique (EI) par l’armée irakienne laisse entrevoir un Etat ébranlé, un paysage politique divisé, qui pourrait faire rapidement basculer, de nouveau, le pays dans le chaos, explique Hosham Dawod, chercheur au CNRS et spécialiste de l’Irak.

Qu’est-ce que la reprise de Mossoul signifie pour l’organisation Etat islamique et son avenir ?

C’est une défaite majeure, elle a perdu sa capitale historique et symbolique. On ne peut pas pour autant dire que le jihadisme est terminé. Il se métamorphosera, s’adaptera. Il faudra encore beaucoup de temps pour en venir à bout, à condition d’apporter de bonnes solutions politiques, en Irak et dans la région. C’est ce qui fait défaut aujourd’hui.

L’EI a-t-il été militairement défait dans l’ensemble de l’Irak ?

Il reste certains bastions importants dans le désert, des vallées, des lieux reculés, des bases arrières. Mais l’EI n’a plus de grandes villes en Irak. Ses ressources économiques ont été largement réduites. L’organisation, traquée un peu partout, n’a pas perdu pour autant sa capacité de nuisance et reste redoutable, avec énormément de savoir-faire et des réseaux qui fonctionnent encore, des ressources financières, des armes, et des hommes dévoués, prêts à se donner la mort en tuant le maximum de personnes. Mais après les défaites sur le terrain, l’EI va sûrement être obligé de changer. Jusqu’alors, il était une organisation territoriale, avec la visée de devenir un Etat, doté d’institutions et d’une forme primaire d’administration. Les jihadistes sont de nouveau réduits à une armée de l’ombre. Beaucoup de combattants vont rentrer chez eux, aux Philippines, en Tchétchénie, en Libye, où ils travailleront à développer le terrorisme régional, en projetant le mode opératoire de l’EI, qui n’est pas un réseau avec des branches et un centre de décision international.

La reprise de Mossoul va-t-elle renforcer l’autorité du gouvernement irakien actuel ?

Certainement, mais le pouvoir reste très divisé. Le Premier ministre, Haïdar al-Abadi, avoue que les trois ans de reconquête des 35 % de territoires conquis par l’EI ont été très difficiles, dans un contexte économique dramatique, tandis que la communauté internationale reprochait à Bagdad de mal gérer ses dossiers internes. Malgré tout, l’Irak, qui n’avait plus d’armée, avec des militaires mal formés et corrompus, s’est relevé de ses cendres. Le pays a réussi, avec l’aide de ses alliés, surtout les Etats-Unis, non seulement à regagner la quasi-totalité de son territoire, mais aussi à former une armée très bien entraînée, devenue une des meilleures de la région. Mais les effectifs ne sont pas suffisants.

Que va devenir Mossoul, en grande partie détruite ?

Il y a peu de moyens pour la reconstruction. L’argent n’arrivera pas demain. Et quand bien même, comment l’employer dans cette situation hostile ? Aujourd’hui, Mossoul est libérée, c’est vrai, meurtrie, et gérée par diverses forces, quelquefois en concurrence. Il y a des corps de l’armée irakienne qui ne sont pas toujours bien coordonnés entre eux. La force sunnite sur place essaye parfois de jouer solo, parfois de se rapprocher du gouvernement irakien, ou encore de l’armée turque, ou bien ils n’obéissent qu’aux Américains. Quant au gouvernorat, il est largement discrédité auprès de la population de Mossoul, dont plus de 60 % se trouve à l’extérieur de la ville.

Mais le grand défi aujourd’hui, ce sont les règlements de comptes, dont certains datent d’avant l’EI. Pas un jour sans que l’on ne trouve dans la rue un corps avec les mains ligotées, deux balles dans la tête : des gens soupçonnés d’être des membres de l’EI, ou d’en avoir été complices. Il y a aujourd’hui entre 45 et 50 groupes armés parmi les sunnites, uniquement de Mossoul, soit près de 20 000 à 30 000 personnes lourdement armées. L’après-EI ne sera pas forcément plus simple.

Comment imaginez-vous l’évolution des rapports de force entre Iran et Etats-Unis en Irak ?

Ce sont les deux forces les plus puissantes dans le pays. Sous l’administration Obama, il y a eu un retrait réel des forces américaines, presque une acceptation tacite du rôle iranien dans le pays. Avec Trump, la situation change brutalement et substantiellement. La plupart des généraux dans son administration ont servi en Irak et considèrent avoir beaucoup investi pour constituer une armée irakienne, aujourd’hui malmenée par l’Iran. Ils arrivent donc avec beaucoup de rancœur et vont vouloir jouer un rôle plus important. Mais les Américains ont peu d’alliés politiques sur place, à part les Kurdes, et une relation de «je t’aime moi non plus» avec les sunnites. Haïdar al-Abadi pourrait réussir à concilier les différentes parties impliquées au niveau national. Il cherche encore une formule magique à l’irakienne, ce ne sera pas facile, et très certainement pas pour demain.

Source : Liberation.fr

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samedi 1 juillet 2017

Mali - Barkhane : Deux jeunes sapeurs du Génie blessés au combat mis à l'honneur

« Nous avons une belle jeunesse », se plaît à répéter le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), quand l’occasion lui en est donnée. Ainsi, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, il avait dit constater « combien » cette jeunesse « est talentueuse et enthousiaste », d’autant plus qu’elle « ne demande qu’à se réaliser et à donner le meilleur d’elle-même. »

« Je crois fermement en ses qualités et j’apprécie son état d’esprit. Nous avons une belle jeunesse qui mérite qu’on s’investisse pour elle. Je m’attache à ce que les armées assument leurs responsabilités vis-à-vis d’elle : parfois nous intégrons des jeunes en très mauvais état et nous en faisons des héros en quelques mois ou en quelques années. […] La jeunesse est notre plus grande force « , avait encore ajouté le CEMA.

Les sapeurs de 1ère classe Antoine et Geoffrey, de la 4e compagnie du 3e Régiment du Génie (RG) illustrent les qualités de cette jeunesse dont le général de Villiers a vanté les mérites. Ces deux jeunes militaires, qui, engagés en septembre 2015, ont fait leurs classes ensemble, ont en effet reçu, lors d’une cérémonie aux Invalides, la Croix de la Valeur Militaire pour leurs faits d’armes au Mali, au titre de l’opération Barkhane.

Ces deux sapeurs ont un parcours identique. Leur carrière opérationnelle a commencé par une mission menée dans le cadre de l’opération intérieure Sentinelle, en région parisienne. Puis est venu le moment de leur première participation à une opération extérieure, en l’occurrence au Mali.

Malheureusement, le 1ère classe Antoine, radio tireur sur VAB Génie, a été blessé au combat dans des circonstances que l’armée de Terre n’a pas souhaité préciser. Même chose pour le 1ère classe Geoffrey. Ce sapeur de combat a visiblement été sérieusement touché lors d’une mission effectuée en novembre 2016 puisque son état a nécessité son rapatriement en France afin d’être soigné l’hôpital d’instruction des armées (HIA) de Percy. Le 14 mai dernier, il a d’ailleurs reçu la visite du président Macron, qui venait alors tout juste de prendre ses fonctions.

« Je suis surpris par tous les témoignages de reconnaissance que je reçois de la part de la hiérarchie militaire ou de mes camarades. Cela m’aide dans mon combat pour recouvrer l’ensemble de mes facultés physiques. Le général RICHOUX, commandant la brigade, a même dit que j’étais un exemple pour mes frères d’armes du 3e Régiment du Génie! Aujourd’hui, je suis habité par une seule détermination : celle de redevenir le sapeur de combat que j’étais. Je puise ma force morale dans ma famille et dans le soutien de mes camarades », a témoigné ce jeune militaire.

Source: Zone Militaire

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mardi 20 juin 2017

Mort pour la France : Décès du chasseur de 1re classe Albéric RIVETA

Dans la nuit du 17 au 18 juin 2017, lors de la mise en place de son unité par aérolargage dans la région de TARIKENT, plusieurs parachutistes sont blessés. Parmi eux, le chasseur de 1re classe RIVETA est évacué en urgence par hélicoptère vers l’hôpital ROLE 2 de Gao où son décès est constaté vers 4h00 locales.

Biographie du chasseur de 1re classe Albéric RIVETA

Né le 6 avril 1994 à PAPEETE, titulaire d’un certificat d’aptitude professionnelle en maçonnerie, Albéric RIVETA s'engage le 4 octobre 2016 en tant qu’engagé volontaire de l’armée de Terre (EVAT) au titre du 1er régiment de chasseurs parachutistes à PAMIERS pour une durée de cinq ans. D’octobre 2016 à avril 2017, il suit la formation initiale où il s’illustre par ses très bons résultats.
Il fait preuve d’un sens du devoir déjà très prononcé et obtient son certificat pratique "combat débarqué" le 21 avril 2017.
Il rejoint la 3e compagnie de combat du 1er régiment de chasseurs parachutistes le 4 mai 2017 et est élevé à la distinction de chasseur de 1re classe le même jour.

Militaire de grande valeur, manifestant en permanence un grand professionnalisme et une solide volonté de servir, il est projeté avec sa compagnie en mai 2017 en République de Côte d’Ivoire au sein du 43e bataillon d’infanterie de marine.

Le 12 juin 2017 il rejoint le Niger à Niamey afin de participer avec sa compagnie à l’opération Aquila au Mali ; opération de lutte contre les groupes terroristes menée conjointement avec les forces armées maliennes.

Agé de 23 ans, le chasseur de première classe Albéric RIVETA était célibataire et sans enfant. Il est mort au service de la France dans l’accomplissement de sa mission.

Source : www.defense.gouv.fr


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jeudi 15 juin 2017

Barkhane : Le 1er RTP largage par éjection au dessus de Madama

Barkhane : Premier largage par éjection effectué par le 1e RTP pour ravitailler la base de Madama 

Depuis maintenant quelques mois, le ravitaillement des postes avancés de la Force Barkhane par des « livraisons par air » (LPA) est de plus en plus fréquent. De janvier à avril 2017, 106 tonnes de fret ont ainsi été livrées par ce moyen, contre 258 tonnes en 2016.

La LPA présente de nombreux avantages par rapport aux convois logistiques terrestres, lesquels peuvent avoir des difficultés pour ravitailler certaines emprises isolées (lors de la saison des pluies par exemple) ou sont susceptibles d’être la cible d’attaques. Le recours à l’avion est aussi plus rapide.

Il existe deux types de largages de fret, que le 1er Régiment du Train Parachutiste (RTP) maîtrise à la perfection. Le largage par gravité suppose que l’avion doit voler en étant légèrement cabré : les charges sont entraînées vers l’arrière et finissent par sortir de la soute. Pour cela, l’altitude doit être au minimum de 125 mètres.

Puis, il y a aussi le largage par éjection, qui, selon les explications données par le 1er RTP, utilise « la traction d’un parachute éjecteur pour sortir le fardeau puis transférer son action vers les parachutes pour leur ouverture. » En clair, un premier parachute s’ouvre pour tirer tout le chargement hors de l’avion.

Jusqu’à très récemment, seuls des largages par gravité avaient été effectués par éléments du 1er RTP affectés au Détachement de transit interarmées (DéTIA) et les équipages du Groupement de transport opérationnel (GTO). Ce n’est désormais plus le cas, car, nous apprend l’armée de Terre, un largage par éjection a été réalisé pour la première fois, en avril dernier, pour ravitailler la base avancée de Madama (Niger). Un avion C-130H Hercules de l’armée de l’Air a été sollicité à cette occasion.

Le gros avantage de la technique du largage par éjection est qu’elle permet livrer une quantité nettement plus importante de fret (jusqu’à 8.000 kg) par rapport à celle dite du largage par gravité (jusqu’à 2.500 kg). Conséquence : le ravitaillement livré est plus conséquent, ce qui limitera, par la suite, le nombre de LPA nécessaires.

« Le largage par extraction répond aux retours d’expérience des opérations précédentes qui avaient souligné l’intérêt de disposer en permanence de moyens capables de larguer du fret particulièrement contraignant en termes de volume ou de poids, excluant de fait le largage par gravité », explique en effet le Sirpa Terre.

Peu de forces armées maîtrisent le largage par éjection, qui permet de « récupérer le matériel de largage une fois au sol car les lots ne sont pas destinés à un usage unique contrairement à ceux qui peuvent être mis en œuvre lors des largages par gravité. »

Source: Zone Militaire


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samedi 10 juin 2017

Mali : Une vingtaine de djihadistes tués ou capturés par la Force Barkhane

La force française Barkhane a tué ou capturé une vingtaine de djihadistes ce week-end près de la frontière avec le Burkina Faso.

L'armée française, plus précisément sa force Barkhane, a tué ou capturé une vingtaine de djihadistes ce week-end, au sud-ouest de Gao (Mali), dans la zone où un soldat français avait été tué le 5 avril près de la frontière avec le Burkina Faso, a annoncé dimanche l'état-major dans un communiqué. 

«Depuis samedi 29 avril, la force Barkhane est engagée dans une opération qui a permis de neutraliser près d'une vingtaine de terroristes dans la forêt de Foulsaré à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, au sud-ouest de Gao», a-t-il indiqué. Ils ont été tués ou capturés, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'état-major, le colonel Patrik Steiger, sans plus de précisions.

Opération en forêt

Des avions de chasse Mirage 2000 ont d'abord effectué des frappes sur des dépôts logistiques repérés lors d'une récente opération dans la forêt, considérée comme un refuge de groupes terroristes armés. C'est lors de cette opération que le caporal-chef du 6è régiment du génie d'Angers, Julien Barbé, avait été tué, victime de tirs directs. Deux hélicoptères d'attaque Tigre sont ensuite intervenus pour sécuriser la zone et permettre de poser des commandos montagne par hélicoptère Caïman.

«Au lever du jour, vers 05h30, les commandos montagne rejoints par des commandos parachutistes et des équipes opérationnelles de déminage ont procédé à la fouille de la zone d'opération», a ajouté l'état-major. «De l'armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants destinés à la fabrication d'engins explosifs ont été découverts en quantités importantes» et détruits, a-t-il poursuivi. La force Barkhane mobilise 4.000 soldats français déployés sur cinq pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie). 

«Favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises»

Elle a pour mission «d'appuyer les forces armées des pays partenaires» dans leur lutte contre-terroriste et de «favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises», souligne le communiqué. Les djihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali par l'intervention française Serval en 2013. Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes .

Le caporal-chef Barbé avait été tué lors d'une opération conjointe avec les forces maliennes et burkinabés. Lors de cette opération,menée du 27 mars au 10 avril, deux djihadistes ont été tués, huit capturés et «plusieurs dizaines de suspects» remis aux autorités burkinabés, selon l'état-major français. (afp/nxp). 

Source : TRI 1


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mardi 30 mai 2017

Terrorisme au Sahel : Le président Macron veut une « exigence renforcée » à l’égard de l’Algérie

L’Algérie fait-elle preuve de mansuétude à l’égard d’Iyad Ag Ghali ?

En 2014, a récemment rappelé le quotidien Le Monde, ce chef du groupe jihadiste touareg Ansar Dine était dans le viseur des forces françaises. Mais Paris aurait demandé un avis à Alger avant de le neutraliser. « Ne vous occupez pas d’Iyad. Nous en faisons notre affaire », auraient répondu les autorités algériennes.

Depuis, Iyad Ag Ghali a pris de l’importance puisqu’il est devenu le chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, après la fusion de sa formation avec deux autres organisations jihadistes, à savoir al-Mourabitoune et l’Émirat du Sahara, une branche d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

En février 2017, alors qu’il était encore ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian avait évoqué le cas du chef jihadiste touareg lors d’une audition à l’Assemblée nationale. « Il conviendrait d’éviter de faire preuve de complaisance à l’égard de M. Iyad Ag Ghali qui revient aujourd’hui à une position de leader. Nous avons d’ailleurs transmis le message aux Algériens, dans la mesure où il passe la moitié de son temps dans le Sud algérien [ndlr, dans les environs de Tinzaouten?] : c’est là qu’il organise ses actions », avait-il dit. Qu’est devenu ce « message »?

Lors de sa visite aux forces françaises déployées à Gao, le 19 mai, le président Macron a indiqué que l’opération Barkhane, menée dans le Sahel et pas seulement au Mali, « ne s’arrêtera que le jour où il n’y aura plus de terroristes islamistes dans la région » et quand la « souveraineté pleine et entière des États » sahéliens sera « restaurée ». Car, a-t-il continué, arrêter l’opération tant que les « groupements terroristes » n’auront pas été « éradiqués » serait créer « les conditions d’une reprise dans quelques années ».

Au lieu de fixer un terme à cette opération, le président français veut plutôt afficher une « détermination complète » et un engagement «résolu». Ce qui passe par le soutien des forces françaises, qu’il faudra continuer d’équiper « comme il se doit » mais aussi par une exigence à l’égard des partenaires régionaux, en particulier sur « le respect de la feuille de route politique. »

"Une exigence... renforcée à l’égard des États du Sahel et de l’Algérie"

« Moi, ce que je veux, en début de mandat, c’est une exigence sans doute renforcée à l’égard des États du Sahel et de l’Algérie pour que les accords d’Alger [entre les groupes indépendantistes touareg et Bamako, ndlr] soient appliqués et pour que la responsabilité de tous soit prise », a continué M. Macron.

« On ne peut pas manifester quelque faiblesse que ce soit à l’égard des groupements terroristes, quelles que soient les raisons politiques domestiques », a prévenu le président Macron. « J’ai des hommes qui sont là, j’en ai la responsabilité, j’en réponds devant les Français et leurs familles. Je n’enverrai pas nos soldats se faire tuer surtout si les gouvernements qui sont responsables de la situation localement ne prennent pas l’intégralité de leurs responsabilités », a-t-il insisté.

S’agissant de l’Algérie, Emmanuel Macron n’a pas confirmé les accusations concernant un éventuel soutien à Iyad Ag Ghali, lequel est hostile aux accords d’Alger. Toutefois, il a affirmé avoir fait part à son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, lors d’un entretien téléphonique, d’en parler d’une « manière très franche ». Et d’ajouter : « Partout où nous sommes en situation d’agir, nous agirons avec une détermination accrue. »

Source : Zone Militaire


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samedi 20 mai 2017

Mali : Macron confirme l'engagement de la France contre le djihadisme...

Le nouveau président français a insisté sur la volonté de la France
de contribuer au développement et à la sécurité du pays


Emmanuel Macron a confirmé vendredi 19 mai l’engagement militaire de la France au Mali et au Sahel pour la sécurité de la région, évoquant une accélération des opérations contre les groupes djihadistes, lors d’une visite aux troupes françaises, à Gao.

« La France est engagée depuis le début à vos côtés et ce que je suis venu ici vous dire, de manière très claire, c’est qu’elle continuera à l’être, de la même manière », a-t-il dit d’une conférence de presse commune avec son homologue, Ibrahim Boubacar Keïta. Il s’agit du premier déplacement d’Emmanuel Macron sur un théâtre d’opération depuis son investiture.

Sur le volet militaire et la coopération internationale dans ce sens, « il est indispensable aujourd’hui que nous accélérions », a poursuivi Emmanuel Macron. « Nous l’avons bien vu durant ces derniers mois, les terroristes islamistes s’organisent, se regroupent, sont en train de se fédérer et donc nous serons intraitables à l’égard de ces derniers. »

Accélérer le processus de paix

Le nouveau président français a précisé qu’il voulait renforcer le partenariat avec l’Allemagne pour la sécurité du Mali et qu’il en avait parlé avec la chancelière Angela Merkel. Il a appelé à une « accélération » du processus de paix, deux ans après la signature d’un accord négocié pendant de longs mois à Alger, entre le gouvernement malien, les groupes armés pro-Bamako, et l’ex-rébellion à dominante touareg.

« Ma volonté, dans le cadre de nos engagements en Afrique, sur le plan militaire, c’est de faire davantage encore avec l’Europe, c’est de faire davantage avec l’Allemagne » mais en regardant de façon pragmatique sous quelle forme chacun peut intervenir, a-t-il dit, soulignant les contraintes, en Allemagne, pour l’engagement des armées.

Contribuer au développement

Quatre ans après l’intervention militaire française, déclenchée pour contrer l’avancée de groupes djihadistes qui menaçaient la capitale Bamako, la situation sécuritaire reste précaire dans le pays où les forces nationales et étrangères sont régulièrement prises pour cibles.

La France continuera donc pour le compte de l’Europe tout entière à contribuer à la sécurité du Mali mais d’autres pays européens peuvent en faire davantage pour le développement, a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron a insisté sur la volonté de la France de contribuer au développement du Mali. Pour l’Agence française de développement (AFD), « un peu plus de 470 millions d’euros [d’aide] ont été décidés sur la zone pour les années à venir, pour accompagner cet effort militaire », a annoncé M. Macron.

Source : LeMonde.fr


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dimanche 14 mai 2017

Ration de combat : De nouvelles rasquettes pour les Forces Spéciales ?

Actuellement, la ration de combat individuelle réchauffable (RCIR, ou « rasquette ») se présente sous la forme d’une boîte rectangulaire pesant 1,5 à 1,8 kg, étanche grâce à un film de suremballage, rigide afin d’éviter qu’elle soit écrasée pendant le transport et « adaptée » au paquetage du combattant. Une autre contrainte est que les produits qu’elle contient puissent se conserver à des températures allant jusqu’à 55°c.

Au total, d’une valeur énergétique de 3.200 kcal (norme OTAN, ces rasquettes se déclinent selon 14 menus dont 7 sans porc et 4 pouvant être consommés froids. Un boîte doit en effet contenir un petit-déjeuner, un hors-d’oeuvre, une soupe et deux plats cuisinés. À cela, il faut ajouter des biscuits de campagne (salés et sucrés) des confiseries (chocolat, nougat ou pâte de fruit, caramels, chewing-gum) ainsi que des boissons (thé, café). 

Si ces rations de combat sont adaptées aux troupes dites « conventionnelles », elles ne le sont pas forcément pour les forces spéciales, qui ont des besoins particuliers. D’où l’étude actuellement menée par le Commissariat des Armées.

« Ces recherches visent à proposer un produit complémentaire aux rations actuellement distribuées, mieux adapté et plus modulable aux troupes en actions, en s’inspirant du concept américain des ‘First Strike Rations’ (haut pouvoir énergétique et consommation en situation de mobilité) », explique en effet le Commissariat des armées.

L’idée est donc de développer des « rasquettes » à la fois plus légères et plus rapides à préparer, tout en veillant à préserver ce qui en fait une singularité française (à en croire les armées étrangères), c’est à dire leurs qualités gustatives.

Un prototype est actuellement testé par des détachements de forces spéciales actuellement déployés sur un théâtre extérieur. D’une valeur énergétique de 3.900 kcal, il contient des barres énergétiques, des sachets de produits riches en protéines, des jus de fruits enrichis en vitamine C et des sandwiches longue conservation à base de pain complet. « Les premiers retours sont extrêmement positifs », assure le Commissariat des Armées.

Source : Zone Militaire


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vendredi 5 mai 2017

Mali : Les forces françaises de Barkhane neutralisent une vingtaine de jihadistes

Du 27 mars au 10 avril 2017, la Force française Barkhane mena une importante opération – appelée Panga – dans le secteur de la forêt de Foulsaré, qui, situé à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, est connu pour être une zone de repli pour le groupe jihadiste burkinabè Ansarul Islam, fondé par le prédicateur radical Ibrahim « Malam » Dicko.

« Il ne doit pas y avoir un endroit dans la région où les GAT puissent être tranquilles », avait alors assuré le général Xavier de Woillemont, le chef de la Force Barkhane.

Pour les besoins de l’opération Panga, 1.300 soldats, 200 véhicules, des drones MALE MQ-9 Reaper, des Mirage 2000 et une dizaine d’hélicoptères avaient été mobilisés pour effectuer des missions de reconnaissance et de contrôle de zone. L’objectif était alors d’approfondir les connaissances de ce secteur difficile de de 2.500 km² et de collecter du renseignement. En outre, 2 jihadistes avaient été neutralisés et 8 autres faits prisonniers.

Les informations recueillies lors de l’opération Panga ont permis d’identifier des dépôts logistiques utilisés par les jihadistes dans la forêt de Foulsaré. D’où la planification de l’opération Bayard pour les démanteler.

Ainsi, le 29 avril, des Mirage 2000 du plot « chasse » de Niamey ont effectué plusieurs frappes aériennes contre des positions identifiées comme jihadistes. Puis, deux hélicoptères d’attaque Tigre sont intervenus pour sécuriser la zone d’intervention.

Suite à cela, des hélicoptères NH-90 Caïman ont déposé des groupes de commandos de montagne à proximité des positions jihadistes. Ces derniers ont été rejoints à l’aube du 30 avril par des commandos parachutistes et des équipes de déminage. La fouille du secteur ainsi bouclé a permis de mettre la main, sur de l’armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants d’engins explosifs improvisés en « quantité importante ». Et, selon l’État-major des armées (EMA), « près d’une vingtaine de terroristes ont été neutralisés », c’est à dire mis hors de combat.

« Cette opération conduite dans la forêt de Foulsaré, considérée depuis quelque temps comme une zone refuge et d’influence des terroristes, vient concrétiser les efforts conduits avec les forces maliennes et burkinabées pour lutter contre les réseaux des groupes armés terroristes qui agissent dans ce secteur », a encore fait valoir l’EMA.

Les commandos de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne (BIM) sont particulièrement sollicités ces derniers jours. Le 18 avril, ils ont en «neutralisé » une dizaine de jihadistes qui venaient d’attaquer une base des Forces armées maliennes (FAMa) à Gourma Rharous, à environ 120 km à l’est de Tombouctou.

Source : ZONE MILITAIRE


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jeudi 6 avril 2017

Mali : Un soldat français mort pour la France lors d'un accrochage avec des terroristes !

Intervenant après une attaque par un engin explosif, un groupe de soldats chargé de sécuriser la zone a été visé par des tirs. L'un d'eux a été mortellement touché. François Hollande salue «le sacrifice de ce soldat français tué dans l'accomplissement de sa mission».

Un soldat français a été tué dans la nuit de mercredi à jeudi au Mali dans «un accrochage avec des terroristes lors d'une opération dans le sud-est de ce pays», a annoncé l'Élysée dans un communiqué. Il s'agit d'un caporal-chef du 6e régiment du génie d'Angers, précise le palais présidentiel.

Le ministère de la Défense indique dans un autre communiqué que les soldats de la force Barkhane participaient, depuis le 27 mars, aux côtés de leurs partenaires maliens et burkinabés, à une opération militaire dans la zone frontalière située au sud de Hombori, à 200 kilomètres au sud-ouest de Gao:

«Le mercredi 5 avril 2017, vers 16h30, un véhicule blindé léger engagé dans cette opération a subi une attaque par un engin explosif», explique le ministère. «L'explosion a blessé légèrement deux soldats qui ont été immédiatement secourus par les équipes médicales». Le détachement du génie, charger de sécuriser les accès et zones en détectant, notamment, la présence d'explosifs, «a été déployé pour prendre les mesures de sauvegarde suite à l'explosion et permettre la reprise de l'opération». La ministère explique que «pendant ce travail, le détachement a été pris à partie par des tirs directs, touchant mortellement le caporal-chef Julien Barbé

Hollande salue «le sacrifice de ce soldat français»

Le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, «rend hommage à ce sapeur de marine mort pour la France dans l'accomplissement de sa mission». Il présente également ses condoléances «à sa famille, ses proches et frères d'armes et les assure de son plein soutien dans cette douloureuse épreuve».

François Hollande, qui a «appris avec une grande tristesse» cette nouvelle, salue de son côté «le sacrifice de ce soldat français tué dans l'accomplissement de sa mission pour la défense de notre pays et la protection de nos concitoyens». Le chef de l'État adresse ses sincères condoléances et sa solidarité à la famille du soldat et «exprime sa confiance et sa fierté aux militaires français qui combattent avec courage les groupes armés terroristes au Sahel».

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a fait part de son «immense tristesse» et lui aussi a adressé ses pensées et ses condoléances à la famille, aux proches et aux frères d'armes du soldat. «À Gao, demain, avec mon homologue allemand, Sigmar Gabriel, je rendrai hommage à ce soldat qui a fait le sacrifice de sa vie dans un combat essentiel pour la paix et la sécurité du Mali et de toute la région et, au-delà, pour notre propre sécurité.»

La mort de ce soldat porte à 17 le nombre de militaires français tués au Mali depuis l'intervention Serval en janvier 2013, à laquelle a succédé en août 2014 l'opération Barkhane, qui mobilise 4000 hommes et est étendue sur cinq pays, selon un décompte de l'AFP.

Source : LeFigaro.fr

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dimanche 2 avril 2017

Paris : Le monument dédié aux militaires morts en OPEX attendra encore...

Le 23 mars 2017, le président Hollande devait poser la première pierre du monument dédié aux militaires morts en opérations extérieures lors d’une cérémonie organisée dans le XVe arrondissement de Paris, précisément au parc André-Citroën.

« J’ai voulu que le 23 mars, une cérémonie puisse marquer le lancement d’un projet de monument des opérations extérieures. Il sera érigé à Paris en mémoire de nos 600 soldats, aviateurs et marins morts pour la France en opérations extérieures depuis 50 ans », avait en effet déclaré le chef de l’État, à l’occasion de ses voeux aux armées, le 6 janvier 2016.

« Enfin ! », pouvait-on penser. L’idée de ce monument avait été avancée en octobre 2011, dans un rapport remis par le général Bernard Thorette, un ancien chef d’état-major de l’armée de Terre. Alors que le projet aurait pu être rapidement lancé, il s’est enlisé dans une polémique à n’en plus finir sur le choix du lieu ainsi que dans des procédures administratives et juridiques dont la France a le secret.

Et il aura donc fallu plus de 5 ans pour lever tous les obstacles à la construction de ce monument. Le 17 mars 2017, l’agenda de Jean-Marc Todeschini, le secrétaire d’État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire (SEDAC) confirmait la date de la cérémonie ainsi que «le dévoilement de la maquette du projet du Mémorial national en hommage aux morts en opérations extérieures ».

Seulement, l’agenda du SEDAC a été mis à jour le 22 mars. Et là, il n’est plus question de dévoiler la maquette du mémorial puisque M. Todeschini doit, à la place, assister à la remise des insignes d’officier de la Légion d’honneur à la résistante Odette Nilès à Drancy ainsi qu’au lancement de la rénovation du Musée de la Marine.

Quant à l’agenda de M. Hollande, aucune référence à cette cérémonie n’y figure. Et pour cause : l’Élysée l’a reportée, au dernier moment, à une date ultérieure. Pour quelle raison ?

D’après la mairie de Paris, qui a répondu à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, Anne Hidalgo ne pouvait pas être présente à la cérémonie étant donné qu’elle est « en déplacement en Afrique, comme cela était prévu et annoncé de longue date ». Mais dans ce cas, pourquoi ne pas l’avoir dit plus tôt ?

En réalité, Mme Hidalgo doit co-présider, le 23 mars, à Abidjan, un séminaire francophone sur « les stratégies municipales de lutte contre le VIH/Sida » en tant que présidente de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF). Cela étant, elle aurait très bien se faire représenter par son premier adjoint (comme c’est le cas partout ailleurs). Mais, a priori, le président « tenait à faire la première pierre avec la maire », explique la Ville de Paris. En tout cas, les familles des militaires tombés en opération, prévenue seulement quelques jours avant l’annulation, apprécieront…

Source : Zone Militaire


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jeudi 30 mars 2017

Irak : Comment les militaires français ont formé les troupes d'élite de l'ICTS

Les forces irakiennes, et en particulier celles relevant de l’ICTS (Iraqi Counter Terrorism Service) consolident leurs positions dans la partie ouest de Mossoul avant de s’attaquer à la phase sans doute la plus délicate de l’opération en cours : reprendre à l’État islamique (EI ou Daesh) le coeur historique de la ville.

Pour une bonne partie, les soldats de l’ICTS ont été formés par des instructeurs français à partir de 2015. Cette année-là, la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère (DBLE), alors implantée aux Émirats arabes unis, et le 31e Régiment du Génie (RG) avaient été sollicités pour armer les Détachements d’instruction opérationnelle (DIO) envoyés auprès des forces irakiennes, dans le cadre de l’opération Chammal.

Dans un numéro de « Fantassins » , une revue éditée par les Écoles militaires de Draguignan, le lieutenant-colonel A., chef du bureau «opérations instructions» de la 13e DBLE est revenu sur l’approche des militaires français pour former le plus efficacement possible les soldats de l’ICTS, lesquels sont en général immédiatement engagés dans les opérations à l’issue de leur instruction.

Certes, le mérite des succès remportés sur le terrain par l’ICTS ne revient pas uniquement aux seuls militaires français, dans la mesure où d’autres membres de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis ont aussi envoyé des instructeurs auprès des forces irakiennes.

Cependant, les méthodes françaises en matière de formation ont tranché avec celles des autres pays ayant fourni des instructeurs, dans la mesure où le DIO de la 13e DBLE a fait le choix de cultiver une forte proximité avec les soldats irakiens, en s’installant au sein même de l’académie de l’ICTS.

« La proximité vécue au quotidien pendant une année avec les Irakiens a été et demeure le centre de gravité du détachement : elle a en effet permis de mieux comprendre cette armée, culturellement très différente », souligne en effet le lieutenant-colonel A..

Or, cette compréhension a été la clé pour adapter les formations au style mais aussi aux attentes des militaires irakiens. « Ainsi, la pédagogie par l’exemple, peu commune au sein de la coalition, a rapidement brisé une distance, logique entre un stagiaire et son formateur, mais accentuée ici par la barrière linguistique. Dans le même ordre d’idée, la pédagogie de la démonstration et du drill s’est montrée particulièrement efficace avec ce type de population », explique le chef du bureau « opérations instructions » de la 13e DBLE.

En outre, cette proximité a aussi permis d’accroître le confiance entre les militaires français et les stagiaires irakiens. Et grâce à ces liens, il a pu être possible d’établir un dialogue « direct et très réactif », ce qui est, pour le lieutenant-colonel A., un « gage d’une formation s’adaptant mieux et plus vite aux besoins immédiats » de l’ICTS. En clair, les propositions faites par le DIO français ont été beaucoup plus facilement acceptées.

Cela étant, cette immersion des instructeurs français au sein de l’académie de l’ICTS, aussi efficace soit-elle, ne doit pas faire perdre de vue les aspects sécuritaires, étant donné que le risque d’incidents « green on blue » [attaque menée par un assaillant infiltré] est toujours à prendre en compte. Un tel incident est susceptible de miner cette confiance recherchée.

Aussi, explique le lieutenant-colonel A., « la sécurité de ce DIO vivant au milieu des stagiaires de l’ICTS a donc été prise en compte en recherchant, face à chaque menace, à concilier efficacité et acceptabilité ». En clair, l’approche a été radicalement différente de celle adoptée en Afghanistan. « Il aurait par exemple été impossible de déployer des ‘anges gardiens’ lourdement équipés sans mettre à mal l’affichage du DIO », a-t-il fait valoir. Du coup, les instructeurs portaient en permanence des « armes courtes, avec des postures des armes différenciées selon les activités. »

En outre, la confiance n’a pas exclu la vigilance : d’où l’importance de connaître les dispositifs de garde ainsi que ceux qui y étaient affectés et/ou de déceler le moindre changement de comportement d’un stagiaire à l’égard des instructeurs français. Mais, ajoute le lieutenant-colonel A., cet « aspect sécuritaire également permis de créer une relation particulière avec le commandement de l’académie, dont le chef avait un souci permanent de la sécurité de ‘ses Français’, de ‘ses légionnaires’. »  

Source : Zone Militaire

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mardi 21 mars 2017

Irak : Les artilleurs français de Chammal autour de Mossoul

Désormais regroupés sur une même emprise située à une vingtaine de kilomètres au nord de Mossoul, les 4 camions équipés d’un système d’artillerie (CAESAR) de la Task Force française Wagram ont été fortement sollicités ces derniers jours, ce qui s’est traduit par une activité deux fois plus importante par rapport aux semaines précédentes.

En effet, les artilleurs français ont fourni un appui essentiel à la manoeuvre d’encerclement de Mossoul effectuée par les forces irakiennes, en particulier dans le secteur de Badush, au nord-ouest de la ville.

D’après le dernier compte-rendu de l’État-major des armées (EMA), cette manoeuvre d’encerclement est désormais terminée, les 9e et 16e divisions irakiennes ayant pu faire leur jonction au nord-ouest de Mossoul. Mais avant cela, les CAESAR de la TF Wagram n’ont pas chômé : les artilleurs français ont en effet effectué 60 missions, dont 22 de neutralisation et de destruction des positions tenues par l’État islamique (EI ou Daesh). Les 38 autres, dites d’éclairement, ont permis d’interdire les mouvements de Daesh et/ou de faciliter ceux des forces irakiennes.

La journée du 13 mars a été particulièrement intense puisque la TF Wagram a effectué 7 missions d’appui au cours desquelles les CAESAR ont tiré plus de 160 obus. L’une d’entre-elles a consisté à appuyer l’offensive d’une brigade de la 9e Division irakienne dans le secteur de Badush.

« Pendant plus d’une heure, alors que les combattants irakiens montent à l’assaut, les quatre canons CAESAR entretiennent des tirs précis et réguliers sur les positions des combattants de Daesh solidement retranchés dans les bâtiments d’un hameau vidé de ses habitants et transformé en position défensive », a raconté l’EMA. Plus tard, dans la journée, 6 autres missions ont été effectuées par les artilleurs français.

Les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, n’ont pas été en reste. Ces derniers ont réalisé une trentaine de sorties aériennes, au cours desquelles ils ont frappé à 16 reprises et détruit une vingtaine de positions tenues par les jihadistes dans la ville de Mossoul (dont 9 pour la journée du 13 mars).

Ces frappes, précise l’EMA, ont été effectuées à la « demande des unités de l’ICTS [Iraqi Counter Terrorism Service, unités d’élite, ndlr] et des FEDPOL [police fédérale irakienne, ndlr] pour détruire des positions de mortier et des bâtiments transformés en position défensive, ainsi que briser dans leur élan plusieurs tentatives de contre-offensive lancées par les combattants de Daesh. » Par ailleurs, les avions français ont participé à un raid contre une installation pétrolière exploitée par les jihadistes dans la région de Deir Ez-Zor, en Syrie.

Cela étant, les combats les plus difficiles attendent les forces irakiennes. Si l’encerclement de Mossoul a coupé la logistique de l’EI, ses combattants pris au piège risquent de se battre avec la dernière énergie. En outre, la nature du terrain leur sera favorable : le coeur historique de la ville, qui reste à conquérir, présente des rues étroites et sinueuses idéales pour le combat défensif. 

Source : Zone Militaire

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dimanche 12 mars 2017

Décorations - OPEX : Nouvelle liste des opérations ouvrant droit à la Carte du Combattant

OPÉRATIONS OUVRANT DROIT À LA CARTE DU COMBATTANT
AU TITRE DES OPÉRATIONS EXTÉRIEURES

~ Mise à jour à la date du 8 février 2017 ~


LA CARTE DU COMBATTANT AU TITRE DES OPERATIONS EXTERIEURES (OPEX) :
Le droit à la carte du combattant au titre des opérations extérieures (OPEX) résulte de la loi du 4 janvier 1993.

Règles d'attribution :

LES BENEFICIAIRES :
Militaires des forces armées françaises ainsi que les personnes civiles qui, en vertu de décisions des autorités françaises ont participé au sein d'unités françaises ou alliées ou de forces internationales, soit à des opérations ou missions menées conformément aux obligations ou engagements internationaux de la France.

OPERATIONS CONCERNEES :
L'arrêté interministériel du 12 janvier 1994 modifié en dernier lieu le 8 février 2017 a fixé les territoires et les périodes à prendre en considération.


Source : DGONAC/DMI/DRR

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