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Tag - ONU Nations Unies - UN United Nations

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samedi 13 février 2016

Cartographie des pertes militaires françaises depuis la deuxième guerre mondiale

Morts pour la France : Ou sont tombés nos soldats depuis la 2ème guerre mondiale ?

Cette carte dénombre les morts de l’armée française en dehors de son territoire entre 1945 et la fin 2013. Elle reprend des chiffres confirmés par les historiens et confirmés par une source militaire.

Cette carte s’inspire directement de celle concernant le Royaume-Uni publiée dans The Independent et entend à la fois compter les morts des guerres coloniales (Indochine, Maroc, Tunisie, Algérie, Cameroun) et les pertes des autres guerres comme celle de Corée ou les conflits menés après 1962 (OPEX).

Le but de cette carte est de montrer l’importance des conflits coloniaux depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En filigrane se lit aussi la guerre froide ou la guerre contre le terrorisme. Cette carte montre aussi que la France s’implique dans de très nombreux conflits que ce soit au nom de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), de l’Union Européenne ou pour honorer des accords bilatéraux avec des pays amis qui sont souvent d’anciennes colonies.

De manière frappante, c’est l’Afrique qui se trouve au cœur du dispositif militaire de la France et c’est là depuis 50 ans, que meurent la majorité de ses soldats.

En 2011, le rapport du général Bernard Thorette recensait le nombre de morts de ceux qui se sont battus pour la France pour la construction d’un « monument aux morts en opérations extérieures ». Pour l’auteur du rapport, il s’agissait d’un « devoir de mémoire ». Cette expression résume à elle seule une certaine vision de l’histoire coloniale française, le rôle de la France dans les conflits à l’étranger ou bien encore la façon dont l’armée française veut qu’on se souvienne d’elle.

En attendant, ce monument n’a toujours pas vu le jour.

Source : Libération Africa

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dimanche 7 février 2016

Corée du Nord : Tir d'une fusée orbitale ou test de missile balistique ?

La France dénonce "une provocation insensée"

La Corée du Nord a assuré ce dimanche avoir réussi à placer en orbite un satellite au moyen d'un tir de fusée. Suite à cette action, largement condamnée par la communauté internationale, la France a appelé à "une réaction rapide et sévère". Une réunion d'urgence du conseil de sécurité de l'ONU doit se tenir ce dimanche.

Pour l'ONU et les Etats-Unis, il s'agirait en réalité d'un test de missile.

La France dénonce "une provocation insensée" après le lancement par la Corée du Nord d'une fusée et appelle à "une réaction rapide et sévère de la communauté internationale au conseil de sécurité" qui doit se réunir ce dimanche 8 à New York.

"La France dénonce avec la plus grande fermeté la nouvelle violation flagrante par la Corée du Nord des résolutions du conseil de sécurité. Le lancement de la fusée intervenu cette nuit, un mois après un nouvel essai nucléaire, est une provocation insensée. La France appelle à une réaction rapide et sévère de la communauté internationale au conseil de sécurité dès aujourd'hui", a déclaré l'Elysée dans un communiqué ce dimanche matin.

La Corée du Nord a annoncé dimanche avoir réussi à placer en orbite un satellite grâce à un tir de fusée largement condamné comme un test de missile balistique déguisé, servant à la mise au point d'armements capables de frapper le territoire américain.

Ce tir, qui viole plusieurs résolutions des Nations unies, a suscité un tollé international immédiat. Washington a dénoncé une "violation flagrante" des résolutions de l'ONU, Tokyo un tir "absolument intolérable", Moscou un acte "très dommageable".

Le Conseil de sécurité doit se réunir d'urgence dimanche à New York, ont indiqué des diplomates, à la demande des Etats-Unis et du Japon, membres du Conseil, et de la Corée du sud. Ce tir sonne comme un nouveau défi pour la communauté internationale qui peine déjà à sanctionner Pyongyang après son quatrième essai nucléaire du 6 janvier.

Source : FranceSoir.fr

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samedi 23 janvier 2016

DAMAN : Visite du général de corps d'armée Hervé Wattecamps

Daman : Visite du général de corps d’armée Hervé Wattecamps à l’EMNPBAFI

Le 1er janvier 2016, le général de corps d’armée Hervé Wattecamps, directeur des ressources humaines de l’armée de Terre, s’est rendu sur la base militaire de Shama, au Sud-Liban. Il y a rencontré les soldats de la 27e Brigade d’infanterie de montagne (BIM) déployés au sein de la Force intérimaire des Nations Unies (FINUL) pour armer l’Etat-major non-permanent de la brigade alpine franco-italienne (EMNPBAFI).

Accompagné d’une délégation onusienne, le général Wattecamps a été accueilli par le général de brigade italien, Franco Federici, commandant l’ensemble des contingents déployés dans le secteur Ouest de la FINUL. Les deux généraux se sont entretenus sur la coopération militaire entre la France et l’Italie et sur la création de l’EMNPBAFI, projet initié entre 2010 et 2012 par le général Wattecamps lui-même alors qu’il commandait la 27e BIM. Celui-ci a souligné l’importance de cet engagement bilatéral et la nécessité de maintenir un lien solide entre les deux brigades transalpines.

La visite s’est poursuivie par la rencontre des casques bleus français armant l’EMNPBAFI. Afin de rendre hommage à leur ancien commandant de brigade, le détachement a entonné les «Allobroges», hymne symbolique des troupes de montagnes. Puis, le général Wattecamps leur a adressé ses meilleurs vœux pour l’année 2016 tout en exprimant sa satisfaction quant à la réalisation de ce premier partenariat militaire franco-italien au profit d’une opération multinationale.

La veille, le 31 décembre 2015, le général Wattercamps avait passé la soirée de la Saint Sylvestre avec les casques bleus français de l’opération Daman. Accueilli par le colonel Rodolphe Hardy, commandant de l’opération Daman et chef de corps de la Force Comander Reserve (FCR) de la FINUL et par le général Michel Grintchenko, chef d’état-major de la FINUL, il a pu rencontrer et échanger avec les soldats français déployés depuis trois mois à Dayr Kifa.

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence dans le cadre de l’opération Daman. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

Source : Defense.gouv.fr


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samedi 9 janvier 2016

Libye : Bientôt une intervention internationale contre Daech ?

La communauté internationale attend que de nouvelles autorités libyennes lui demandent d’intervenir militairement contre Daech, désormais implantée dans le pays. Paris est très actif sur ce dossier.

La France est de nouveau sur le sentier de la guerre et c’est encore la Libye qui est concernée. Le ministère de la Défense et l’Etat-major des armées poussent à la roue pour une nouvelle intervention militaire avec les alliés occidentaux et arabes. Contrairement à 2011, ce n’est plus un dictateur qu’il s’agit de faire tomber : l’objectif est de « taper » les miliciens de Daech, qui s’installent dans le pays en profitant du vide politique créé, en partie, par notre précédente opération... Ils seraient aujourd’hui de l’ordre de 3000, surtout dans la région de Syrte. Dans les milieux diplomatiques et du renseignement, on redoute en effet que la Libye ne devienne le lieu de repli de Daech, confronté à une forte pression militaire en Irak et Syrie. « Daech n’est pas un projet territorialement limité. Il peut avoir besoin d’une base de recueil », indique-t-on au Quai d’Orsay.

Depuis septembre 2014 au moins, Jean-Yves Le Drian n’a eu de cesse d’alerter quant à la dégradation de la situation en Libye, plaidant mezzo voce pour des frappes aériennes et des opérations spéciales, dans le cadre d’un accord politique et diplomatique. Les Affaires étrangères étaient, jusqu’à présent, parvenues à freiner les ardeurs guerrières de l’Hôtel de Brienne, en invoquant le droit international, mais les attentats du 13 novembre ont changé la donne. François Hollande l’a dit : « La France est en guerre » contre Daech. Si l’on frappe l’Organisation de l’Etat islamique en Irak et en Syrie, pourquoi s’interdire de le faire en Libye ? Les réticences du Quai sont en train de voler en éclats, d’autant, estime un bon connaisseur du dossier, que les diplomates français « sont à l’Ouest, faute de présence sur le terrain depuis l’évacuation de l’ambassade à Tripoli. »

Sur le papier, la manœuvre actuelle est simple. La communauté internationale cherche « une base légale pour lutter contre le terrorisme en coordination avec les autorités libyennes », explique un diplomate. Toute la difficulté vient de l’absence d’ « autorités libyennes ».  Ou plutôt de leur surabondance, parce que le pays a deux Parlements et deux gouvernements, sans compter une multitude de milices et forces locales qui n’obéissent qu’à elles-mêmes. A l’invitation des Etats-Unis et de l’Italie, la communauté internationale s’est réunie le week-end dernier à Rome pour mettre la pression sur les acteurs libyens et les convaincre de former un gouvernement d’union nationale. Si ce projet aboutit, ce nouveau gouvernement, légitimé par la communauté internationale, lancerait un appel à l’aide militaire pour combattre le terrorisme. Une résolution des Nations Unies, prévoyant le recours à la force (chapitre VII), donnerait un cadre légal aux opérations militaires contre Daech.

Voilà le schéma idéal. La réalité risque de s’avérer beaucoup plus complexe. Ce gouvernement d’ « union nationale » risque en effet de cliver les différents acteurs libyens, entre partisans et opposants d’une intervention étrangère. L’expérience post-2011, après la chute de Kadhafi, a montré que la plupart des responsables libyens, toutes tendances confondues, étaient opposés à ce qu’ils considèrent comme des ingérences extérieures. « Si l’on intervient, on renforcera le sentiment de paranoïa des Libyens, qui redoutent la mise sous tutelle de leur pays, et on créera de nouvelles lignes de fractures. Rien ne dit que le gouvernement d’union nationale soit reconnu en Libye même », assure Patrick Haimzadeh, l’un des meilleurs experts français de la Libye.

Une intervention militaire prendrait la forme de frappes aériennes contre les positions de Daech, mais le nombre de cibles est sans doute très faible. Des opérations spéciales, avec des raids de commandos, peuvent également avoir lieu, en particulier dans le sud libyen, à partir de la base française de Madama dans le nord du Niger. Des troupes pourraient même être déployées pour « sécuriser les institutions » du nouveau gouvernement. Outre la France, les États-Unis et sans doute la Grande-Bretagne, l’Italie est disposée à s’engager. L’ancienne puissance coloniale connaît le terrain, mais surtout elle est aux premières loges de la vague de migrants qui part des côtes libyennes. Car à la menace terroriste s’ajoute la question de l’immigration clandestine. Mise en place en juin dernier pour lutter contre celle-ci, l’opération navale européenne Sophia ne peut toujours pas intervenir dans les eaux territoriales et sur le rivage. L’UE attend toujours l’autorisation des fantomatiques « autorités libyennes ». 

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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mercredi 6 janvier 2016

Corée du Nord : Premier essai de bombe nucléaire à hydrogène !

La Corée du Nord déclare avoir réussi un premier essai de bombe H thermonucléaire !

La Corée du Nord a annoncé avoir mené mercredi son premier essai réussi de bombe à hydrogène, ce qui marquerait une avancée importante dans son programme nucléaire s'il était confirmé.

«Le premier essai de bombe à hydrogène de la République a été mené avec succès à 10h00 locales le 6 janvier 2016, sur le fondement de la détermination stratégique du Parti des travailleurs» au pouvoir, a annoncé un présentateur de la télévision officielle nord-coréenne.

«Avec le succès parfait de notre bombe H historique, nous rejoignons les rangs des États nucléaires avancés», a ajouté le présentateur, en précisant que l'engin testé était «miniaturisé».

Cet essai a été ordonné personnellement par le leader nord-coréen Kim Jong-Un et est intervenu deux jours avant son anniversaire.

Le mois dernier, le dirigeant nord-coréen avait laissé entendre lors d'une tournée d'inspection sur un site militaire que son pays avait mis au point une bombe à hydrogène, mais Washington avait mis en doute la véracité de ses propos.

Pyongyang a testé trois fois la bombe atomique A, qui utilise la fission nucléaire, en 2006, 2009 et 2013. Ces essais lui ont valu plusieurs volées de sanctions internationales.

Une bombe à hydrogène utilise, elle, la fusion et produit une explosion beaucoup plus puissante.

«Ce dernier test, qui est le produit de notre technologie et de notre main-d'oeuvre, confirme que les ressources technologiques que nous avons récemment développées sont bonnes et démontre scientifiquement l'impact de notre bombe H miniaturisée», a poursuivi mercredi le présentateur.

Source : LaPresse.ca / Giles HEWITTSéoul

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Corée du Nord : Premier essai de bombe H... Condamnation internationale

S'il était confirmé, cela marquerait une avancée importante dans son programme nucléaire. Pour son voisin sud-coréen, c'est un «défi grave» pour la paix mondiale. La Maison-Blanche promet une réponse appropriée.

La Corée du Nord a annoncé avoir mené, mercredi, son premier essai réussi de bombe à hydrogène, ce qui marquerait une avancée importante dans son programme nucléaire s'il était confirmé. «Le premier essai de bombe à hydrogène de la République a été mené avec succès à 10 heures (2h30, heure de Paris) le 6 janvier 2016, sur le fondement de la détermination stratégique du Parti des travailleurs» au pouvoir, a annoncé un présentateur de la télévision officielle nord-coréenne. «Avec le succès parfait de notre bombe H historique, nous rejoignons les rangs des États nucléaires avancés», a ajouté le présentateur, en précisant que l'engin testé était «miniaturisé».

Les premiers soupçons sur un nouvel essai nord-coréen ont été émis par des sismologues qui ont détecté un séisme de magnitude 5,1 à une cinquantaine de kilomètres du principal site d'essais nucléaires de la Corée du Nord, dans le nord-est du pays.

L'annonce de ce test d'une bombe H est une surprise. Pyongyang affirme qu'il a été personnellement ordonné par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un à deux jours de son anniversaire. Le mois dernier, le leader avait laissé entendre, lors d'une tournée d'inspection sur un site militaire, que son pays avait mis au point une bombe à hydrogène, mais Washington avait mis en doute la véracité de ses propos.

Pyongyang a testé trois fois la bombe atomique A, qui utilise la fission nucléaire, en 2006, 2009 et 2013. Ces essais lui ont valu plusieurs volées de sanctions internationales. Une bombe à hydrogène utilise, elle, la fusion et produit une explosion beaucoup plus puissante.

«Ce dernier test, qui est le produit de notre technologie et de notre main-d'oeuvre, confirme que les ressources technologiques que nous avons récemment développées sont bonnes et démontre scientifiquement l'impact de notre bombe H miniaturisée», a poursuivi mercredi le présentateur.

L'annonce de cet essai a rapidement provoqué de nombreuses réactions. La Corée du Sud estime qu'il représente un «défi grave» pour la paix mondiale. Même expression pour le premier ministre japonais Shinzo Abe qui y voit également une «sérieuse menace» contre son pays. Le ministère de la Défense sud-coréen a annoncé le renforcement de sa surveillance et l'agence de presse nationale rapporte que le président Park Geun-hye devait convoquer une réunion du conseil de sécurité nationale.

Les États-Unis ont fustigé les «provocations» de la Corée du Nord, tout en se disant incapables de confirmer si ce pays avait bien effectué un essai de bombe à hydrogène, comme il le prétend. Le Conseil de sécurité des Nations Unies prévoit de se réunir ce mercredi, ont dit des diplomates à l'agence Reuters, vraisemblablement à huis clos.

Source : LeFigaro.fr


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lundi 7 décembre 2015

Syrie : La coalition intensifie ses frappes contre Daech. Premières frappes de la Grande-Bretagne

Syrie : Premières frappes aériennes de la RAF - L'Allemagne rejoint la coalition contre Daech...

Au moins 32 combattants du groupe Etat islamique (EI) ont été tués dimanche à Raqa, fief des jihadistes dans le nord de la Syrie frappé de plus en plus fréquemment par la coalition internationale conduite par les Etats-Unis.

Cette intervention des pays occidentaux a été de nouveau critiquée par le président syrien Bachar al-Assad qui, dans un entretien au journal britannique Sunday Times, a qualifié ces frappes de "préjudiciables" et "illégales".

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a indiqué que "des avions militaires, probablement de la coalition internationale" avaient effectué quinze frappes "visant des positions de l'EI au nord, à l'est et au sud-est de la ville de Raqa".

Elles ont tué au moins 32 jihadistes et blessé plus de 40 autres, a précisé à l'AFP son directeur, Rami Abdel Rahmane. Mais le nombre de victimes pourrait probablement s'accroître car ce bilan provient d'un seul hôpital, selon lui.

Raqa, ville de taille moyenne sur les rives de l'Euphrate, est devenue la capitale de facto de l'EI en Syrie. Elle est de ce fait l'un des objectifs majeurs des opérations de la coalition et, dans une moindre mesure, du régime et des Russes, qui ont lancé une campagne aérienne le 30 septembre. Les Russes sont toutefois accusés de viser également les rebelles dits modérés.

Dimanche, l'OSDH a indiqué que 13 civils dont deux enfants ont été tués apparemment par des frappes russes sur la ville de Zamalka, à l'est de Damas.

La coalition bombarde l'EI depuis septembre 2014 mais ses frappes se sont intensifiées après les attentats de Paris revendiqués par l'EI et qui ont coûté la vie à 130 personnes. #‎ParisNovember13

La France a riposté par des frappes depuis son porte-avions Charles de Gaulle positionné en Méditerranée orientale, le président François Hollande ayant promis de faire "le plus de dégâts possibles à cette armée terroriste". 

La Grande-Bretagne l'a rejointe jeudi, tandis que l'Allemagne a approuvé vendredi un plan pour rejoindre la coalition en effectuant des missions de reconnaissance.

Dans l'entretien au Sunday Times, le président Assad a fortement critiqué ces interventions, notamment celle de la Grande-Bretagne.

"Vous ne pouvez pas les (le groupe EI) battre avec seulement des frappes aériennes. Vous ne pouvez pas les battre sans coopérer avec des troupes au sol. Vous ne pouvez pas les battre si vous n'avez pas l'approbation du peuple et du gouvernement", a-t-il martelé.

Il a également ironisé sur les "70.000 combattants syriens modérés" évoqués par le Premier ministre britannique David Cameron sur lesquels la coalition pourrait s'appuyer au sol: "il n'y en a pas 70.000. Il n'y en a pas 7.000".

Interrogé sur une possible intervention au sol de soldats russes, M. Assad a répondu que le sujet "n'avait pas encore été discuté". "Je ne pense pas que nous en ayons besoin maintenant parce que les choses évoluent dans le bon sens", a-t-il ajouté.

Le président syrien a vu sa position consolidée, du moins dans un proche avenir, par le changement de ton des pays occidentaux, dont la France, qui ne font plus de son départ un préalable à des négociations pour une transition politique.

En revanche, la plupart des groupes d'opposants syriens restent intransigeants sur la nécessité de son départ. Ils discuteront de nouveau de cette question au cours d'une réunion prévue mercredi à Ryad.

Les opposants considèrent qu'Assad est le premier responsable du conflit qui a fait plus de 250.000 morts depuis mars 2011.

L'OSDH a par ailleurs annoncé dimanche que l'EI avait exécuté un militant des médias dans la ville de Deir Ezzor en l'attachant à deux véhicules qui ont démarré dans des directions opposées.

Le groupe jihadiste l'accusait de "collaborer avec la coalition croisée", après avoir découvert des équipements d'enregistrement lors d'un raid à son domicile, a affirmé l'ONG.

Les militants locaux sont une source privilégiée pour recueillir des informations sur le quotidien sous le contrôle des jihadistes, les journalistes n'étant pas en mesure d'accéder à leur territoire.

Sources : Challenges.fr / AFP

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dimanche 29 novembre 2015

COP21 : 24 militants écologistes assignés à résidence en raison de l'état d'urgence

Vingt-quatre militants écologistes jugés susceptibles de manifester à l'occasion de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique, qui débute lundi près de Paris, ont été assignés à résidence. Cette mesure décidée dans le cadre de l'état d'urgence après les attentats du 13 novembre #‎ParisNovember13 a été vivement critiquée par des acteurs du monde associatif. Des marches prévues en marge de la COP21 qui devaient rassembler des milliers de personnes ont par ailleurs été interdites pour des raisons de sécurité. Certains collectifs locaux ont par conséquent prévu des formes alternatives de mobilisation.

« il faut que les libertés... soient respectées »

« Même en état d'urgence prolongé, il faut que les libertés des Français soient respectées ». Voilà la version sobre des critiques d'Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts qui, plus frontalement, estime qu'il n'est « pas acceptable que des militants de l'écologie soient pris pour cible ».

Ce message a également été porté au président de la République François Hollande qui recevait ce samedi des représentants d'organisations mobilisées contre le changement climatique. Et ses invités lui ont fait part de leur inquiétude. Les militants concernés par ses assignations à résidence sont pacifistes, assure Jean-François Julliard, le directeur général de Greenpeace France.

« On a clairement dit au président de la République et aux deux ministres qu’on était inquiets du climat dans lequel allait commencer cette COP parce qu'autant on comprenait l’enjeu sécuritaire après les attaques à Paris autant là on ne comprend plus aujourd’hui avec plus d’une vingtaine de militants climatiques qui ont été mis sous assignation à résidence, donc ils n’ont plus le droit de sortir de chez eux pendant les 15 jours de la COP », rapporte Jean-François Julliard.

« j'assume totalement cette fermeté »

A l'en croire, le chef de l'Etat s'est montré réceptif et veillera à ce que ce type de restrictions de libertés ne se reproduise plus. Mais le ministre de l'Intérieur, lui, ne se dédie en rien. Bernard Cazeneuve assure que les personnes ainsi assignées se sont livrées, par le passé, à des « actes violents à l'occasion de manifestations ». Qui plus est, dit-il, « elles avaient exprimé le souhait de ne pas respecter les principes de l'état d'urgence ». Et si le doute était encore possible, le ministre conclut : « j'assume totalement cette fermeté ».

Une décision qui révolte Benoît Hartmann, le porte-parole de la fédération France Nature Environnement. « Nous faisons tous, nous associations, partie de la Coalition climat 21 et l’une des personnes qui travaille dans cette coalition pour nous a été assignée à résidence sans raison valable puisqu’elle ne fait partie d’aucun mouvement extrême et qu’elle est au même titre que nous membre de cette Coalition climat 21. »

Privées de manifs à Paris, les ONG se mobilisent autrement

L'état d'urgence interdit également les grands rassemblements, mais les organisations entendent tout de même faire donner de la voix. Pas de marche, cela ne veut pas dire ne pas être présent dans la rue.

A défaut de défilé, une chaîne humaine sera formée là où la manifestation devait se dérouler. Ne pas battre le pavé, cela ne veut pas dire ne pas le recouvrir. Si les marcheurs ne sont pas les bienvenus, rien n'interdit à leurs chaussures d'être là. L'organisation Avaaz a ainsi récupéré des milliers de paires de souliers. Et dans la matinée, l'emblématique place de la République sera recouverte de ces mocassins, escarpins ou brodequins. Il y aura même des mules papales, cadeau du souverain pontife à la lutte contre le changement climatique.

Ne pas descendre dans la rue ne veut pas dire non plus ne pas exercer son droit de regard. Sur les réseaux sociaux, une photo de vos yeux, accompagnée du mot dièse #EyesOnParis, se voudra le symbole d'une attention qui ne saurait être relâchée.

Enfin, ne pas scander de slogans dans les rues ne veut pas dire ne pas se faire entendre. Une « grande clameur » veut résonner dans Paris une fois par jour à 20h en semaine, midi le week-end. Instruments de musique, de cuisine ou téléphone portable: tout est bon pour « faire du son ».

Source : RFI.FR

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mardi 24 novembre 2015

Turquie-Russie : Un avion militaire russe SU-24 abattu accusé d'avoir violé espace aérien turque...

Les autorités turques assurent que l'avion a violé son espace aérien...
Moscou affirme que ce dernier volait au-dessus de la Syrie !

L'incident est grave et est de nature à envenimer sérieusement les relations entre les deux pays : l'armée turque a abattu mardi un avion militaire russe qui, selon elle, aurait violé son espace aérien près de sa frontière avec la Syrie.

"Un avion russe Su-24 a été abattu conformément aux règles d'engagement après avoir violé l'espace aérien turc malgré les avertissements", ont ainsi indiqué des sources militaires turques.

Sans attendre, la Turquie a, sur instruction de son Premier ministre, Ahmet Davutoglu, décidé de saisir l'Otan, l'organisation militaire dont elle est un des piliers, ainsi que l'ONU.

La Russie conteste

De son côté, la Russie a confirmé qu'un de ses avions avait été abattu mais assure qu'elle est en mesure de prouver que l'avion est resté dans l'espace aérien syrien. Moscou précise par ailleurs que les pilotes du chasseur ont réussi à s'éjecter et à retomber au sol en parachute. D'après la chaîne turque CNN Turk, l'un des pilotes est aux mains de combattants turkmènes du nord de la Syrie, qui combattent le régime de Bachar al-Assad dans les montagnes proches de la frontière turque.

#Moscou reconnaît que c'est 1 de ses avions Sukoï 24 qui a été abattu par Turquie mais affirme que c'était dans l'espace aérien syrien.
— Bourdillon Yves (@yvesbourdillon) 24 Novembre 2015


Il s'agit du premier avion russe abattu depuis le début de l'intervention militaire de Moscou en Syrie, commencée le 30 septembre à la demande du régime de Damas dont la Russie est un fidèle allié.

Tensions croissantes

Depuis le début de l'intervention militaire russe aux côtés du régime du président Bachar al-Assad fin septembre, les incidents de frontière se sont multipliés entre Ankara et Moscou. Le 3 octobre dernier, des chasseurs turcs avaient intercepté un avion militaire russe engagé en Syrie qui avait violé leur espace aérien et l'avaient forcé à faire demi-tour. Moscou avait alors mis en cause les "mauvaises conditions météo".

L'armée turque avait également abattu le 16 octobre un drone de "fabrication russe" qui avait pénétré dans le ciel turc. Washington l'avait identifié avec quasi-certitude comme appartenant à l'aviation russe, ce que Moscou a toujours nié.

La tension entre les deux pays s'est encore accrue ces derniers jours, après une série de bombardements russes qui ont, selon Ankara, visé des villages de la minorité turcophone de Syrie. La Turquie a convoqué vendredi l'ambassadeur russe pour le mettre en garde contre les "sérieuses conséquences" de cette opération.

Source : LesEchos.fr

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Attentats : la ceinture d'explosifs retrouvée était "inopérante"

Selon une source proche de l'enquête citée par M6, la ceinture d'explosifs découverte hier à Montrouge était "inopérante", Salah Abdeslam avait été localisé, par la téléphonie, à proximité de Montrouge, à Châtillon, le 13 novembre au soir.

Source : LePoint.fr

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Bruxelles reste mardi en état d'alerte maximale

Bruxelles reste mardi en état d'alerte maximale après l'inculpation d'un quatrième suspect lié aux attentats de Paris, avec en toile de fond un renforcement de la mobilisation internationale, y compris militaire, contre l'Etat islamique, avec notamment l'engagement du porte-avions français Charles de Gaulle en Syrie et en Irak.

Dix jours après les attentats qui ont fait 130 morts dans la capitale française, un objet "qui s'apparente à une ceinture d'explosifs" a été retrouvé dans une poubelle à Montrouge, près de Paris, près d'un endroit où l'un des principaux suspects, Salah Abdeslam, avait été localisé grâce à la téléphonie. Ce Français de 26 ans, vivant en Belgique, reste introuvable, mais l'enquête de la police belge a débouché sur une quatrième inculpation liée aux attentats de Paris et sur de nouvelles interpellations.

La menace terroriste dans la capitale de l'Europe restant "sérieuse et imminente", le Premier ministre Charles Michel a annoncé lundi soir que Bruxelles et ses 1,2 million d'habitants resteraient mardi, pour le quatrième jour consécutif, en état d'alerte maximale, avec métros et écoles fermées et quadrillage des rues par la police et l'armée.

Source : HuffingtonPost.fr

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"L'émir blanc" de la filière d'Artigat visé par une perquisition

Olivier Corel, dit "l'émir blanc" de la filière d'Artigat en Ariège, était directement visé par une perquisition conduite mardi matin, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

C'est la seconde perquisition administrative conduite dans les milieux jihadistes de l'Ariège mais la première chez Olivier Corel, 69 ans, imam salafiste mentor présumé de plusieurs jihadistes toulousains, de Mohamed Merah à Fabien Clain.

La voix de ce dernier, Toulousain d'origine parti rejoindre les rangs de l'Etat islamique, a été identifiée par les enquêteurs pour revendiquer les attentats du 13 novembre.

Deux hélicoptères de gendarmerie ainsi que de nombreux membres de l'antiterrorisme et du renseignement informatique ont été déployés mardi matin autour d'Artigat, où le domicile d'Olivier Corel était en cours de perquisition en milieu de matinée, ainsi que d'autres maisons dans les milieux islamistes. On ignorait encore s'il y aurait des interpellations, selon cette source proche de l'enquête.

Olivier Corel, Français d'origine syrienne, avait été interpellé dans le cadre de l'affaire Merah puis remis en liberté. En mars 2012, Mohamed Merah avait tué sept personnes au nom du jihad à Toulouse et Montauban: trois militaires ainsi qu'un professeur et trois jeunes élèves d'une école juive.


Source : HuffingtonPost.fr

#‎VendrediNoirParis‬  |  #‎Vendredi13Paris‬  |  #‎ParisNovember13  |  

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vendredi 14 août 2015

Esclavage : Prix des esclaves de l'état islamique !

Une représentante des Nations Unies a dévoilé la liste des prix auxquels sont vendues les personnes réduites en esclavage par l’Etat islamique.

150 euros pour les 1 à 9 ans, 110 pour les 10 à 19 ans, 70 pour les 20 à 29 ans, 50 pour les 30 à 40 ans puis une trentaine d’euros passé la quarantaine. Cette fourchette de prix ne concerne pas les transactions envers un quelconque bestiau mais les esclaves vendus par l’Etat islamique.

La liste de prix de cet écœurant trafic a été révélée par Zainab Bangura, une représentante des Nations Unies qui travaille sur les violences sexuelles perpétrées lors des conflits. Elle aurait récupéré ce document lors d’un voyage en Irak en avril 2015. Datant de novembre 2014, la liste a fait l’objet d’un travail d’authentification afin de pouvoir déterminer si elle provenait réellement du groupe terroriste avant d’en divulguer les informations. C'est chose faite.

Plus la personne réduite en esclavage –des chrétiens ou des Yézidis pour la plupart- est jeune, plus son « prix de vente » est élevé. «Les petites filles sont colportées comme des barils de pétrole. Une seule peut être vendue et achetée par cinq ou six hommes différents. Parfois, les combattants vendent les filles à leurs propres familles pour des milliers de dollars de rançon.» indique Zainab Bangura.

Selon la haut-fonctionnaire, les chefs de l’état islamique choisissent en premier les esclaves qui les intéressent. Vient ensuite le tour d’hommes riches de la région. Les esclaves restants sont ensuite vendus aux djihadistes pour des sommes moindres.

Les djihadistes de l’état islamique justifient leur recours à l’esclavage par la théologie : « Chacun doit se rappeler que réduire en esclavage les familles kuffars – infidèles – et prendre leurs femmes comme concubines, est un aspect fermement établi de la charia, et qu'en le niant ou le moquant, on nierait ou on moquerait les versets du Coran » expliquait le groupe terroriste dans un article d’octobre que révélait CNN. Le dernier numéro français du magazine de l’Etat islamique, Dar Al-Islam, paru le 20 juillet 2015, comportait également un dossier sur la justification religieuse de l’esclavage : «

Avant que Satan n’inspire des doutes au faible d’esprit et au cœur faible, ce dernier devrait se rappeler que l’asservissement de familles mécréantes et la prise de leurs femmes comme esclaves concubines est un aspect fermement établi de la charia, s' il le dénigre ou s’il s’en moque, alors il se moque et il dénigre les versets du Coran et les hadiths du Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui), et de ce fait il apostasie et sort de l’Islam. »    

Source : Valeurs Actuelles

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samedi 2 mai 2015

Migrants en Méditerranée : Un mandat de l'ONU pour détruire les bateaux des passeurs ?

La France demande un mandat des Nations Unies pour détruire les navires des passeurs

Le sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne (UE) convoqué le 23 avril 2015 pour tenter de trouver une solution au problème des migrants en Méditerranée ne s’est pas traduit par des avancées majeures.

Ainsi, aucun accord n’a pu être trouvé entre les 28 pays membres pour aider l’Italie, la Grèce et Malte à prendre en charge les migrants venus de Libye dans la mesure où cela aurait pu remettre en cause le règlement de Dublin II, lequel précise que cela incombe avant toute chose aux États dans lesquels les réfugiés ont posé pied. «  Beaucoup se sont dits prêts à aider, mais personne ne peut obliger un État à le faire », a commenté Matteo Renzi, le président du Conseil italien.

En revanche, il a été décidé de renforcer les moyens alloués à l’opération de surveillance et de sauvetage en mer Triton, actuellement dotée d’un budget de 3 millions d’euros par mois. Plusieurs pays ont annoncé leur intention de mettre des navires à la disposition de cette mission gérée l’agence Frontex.

Ainsi, selon le président Hollande, il serait question d’un patrouilleur, d’un remorqueur et de 3 avions de surveillance maritime. L’Allemagne pourrait engager 2 bâtiments tandis que la Belgique, la Suède, la Norvège et le Danemark ont évoqué chacun l’envoi d’un navire.

Ne faisant pas partie de l’espace Schengen, le Royaume-Uni a cependant annoncé la participation aux opérations de surveillance en Méditerranée du navire amphibie HMS Bulwark, de 2 patrouilleurs et de 3 hélicoptères. Le tout à ses frais. Mais, a averti David Cameron, le Premier ministre britannique, « il n’est pas question que les migrants sauvés par la Royal Navy puissent demander l’asile en Grande-Bretagne.

Cependant, les États membres n’ont pas trouvé d’accord pour permettre aux navires engagés dans l’opération Triton de sortir des eaux territoriales afin d’aller au plus près des côtes libyennes. Or, l’une des solutions passerait par une opération militaire destinée à identifier et à détruire les navires utilisés par les passeurs.

Aussi, membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, la France et le Royaume-Uni vont y présenter un projet de résolution afin de pouvoir lancer une telle opération. Le président Hollande a assuré qu’il en parlera à son homologue russe, Vladimir Poutine, pour tenter de convaincre Moscou de ne pas faire usage de son droit de veto. Pour cela, il faut que nous soyons très clairs sur nos objectifs et les moyens utilisés, a-t-il dit.

Dans le même temps, il faudra aussi se mettre d’accord sur un concept des opérations(CONOPS) ainsi que sur les contributions des États membres à cette mission. 

Source : Défense Européenne

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samedi 7 mars 2015

Mali : Attentat à Bamako, un Français, un Belge et trois Maliens tués !

Un Français, un Belge et trois Maliens ont été abattus dans la nuit de vendredi à samedi dans un restaurant en plein cœur de Bamako, premier attentat visant des Occidentaux dans la capitale du Mali qui vit depuis 2012 sous la menace jihadiste.

L'attaque, qualifiée de "terroriste" par le gouvernement malien, n'a pas été revendiquée, mais Bamako a affirmé qu'il ne se laisserait "pas intimider par ceux qui n'ont d'autres desseins que de faire éloigner les perspectives de la paix", en allusion aux jihadistes.

"Les Maliens doivent comprendre qu'il n'y a rien au-dessus de la paix", a déclaré le Premier ministre Modibo Keïta à l'issue d'un Conseil de défense présidé par le chef de l'Etat Ibrahim Boubacar Keïta.

Le Premier ministre a appelé à "ne pas se laisser distraire" à un moment crucial des négociations avec la rébellion à dominante touareg du nord, qui est sous forte pression internationale, y compris de l'ONU, pour parapher d'ici fin mars un accord de paix, comme l'a déjà fait le gouvernement le 1er mars à Alger.

Les deux hommes se sont rendus sur les lieux de l'attentat, dans le quartier de l'Hippodrome, haut lieu de la vie nocturne dans la capitale.

"C'est le premier attentat de ce type à Bamako", explique Pierre Boilley, directeur de l'Institut des mondes africains (IMAF).

Outre les tués, la fusillade a fait au moins huit blessés, dont trois Suisses grièvement touchés, parmi lesquels une femme, selon des sources hospitalières. La Suisse a confirmé que deux de ses militaires étaient dans un état grave.

"Mort aux Blancs"

Selon des témoins et des sources policières, au moins un homme armé est entré peu après minuit (heure locale et GMT) à "La Terrasse", un établissement sur deux niveaux (boîte de nuit au rez-de-chaussée et bar-restaurant à l'étage) apprécié des expatriés.

Il a lancé des grenades avant d'ouvrir le feu, puis jeté deux autres grenades en partant à bord d'un véhicule conduit par un complice, en direction d'une patrouille de police, tuant un policier.

Entre-temps, il a également tué un Belge et deux Maliens, un gardien et un policier, dans une rue voisine.

L'assaillant, qui était masqué, selon la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), a crié "mort aux Blancs !", a affirmé une source diplomatique.

Le Français tué, 30 ans, se nommait Fabien Guyomard, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Installé à Bamako depuis 2007, il travaillait à ICMS Africa, une société américaine spécialisée dans la construction de luxe, a indiqué à l'AFP un ami de la victime, Zakaria Maïga qui a "identifié sa dépouille".

Le parquet de Paris a immédiatement ouvert une enquête pour assassinat en lien avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes, comme toujours en pareil cas lorsqu'il y a une victime française à l'étranger.

Le président français François Hollande a dénoncé "avec la plus grande force le lâche attentat".

La Minusma, qui a déployé quelque 10.000 militaires et policiers dans le pays, a condamné une "attaque odieuse et lâche" et annoncé avoir "mis à la disposition des autorités maliennes des enquêteurs et experts en scènes de crime".

Deux suspects maliens, arrêtés et interrogés peu après l'attaque, se sont avérés être des délinquants "pas impliqués" dans l'attentat, selon la police.

Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders a condamné "cette terreur lâche, ignoble qui a frappé à Bamako", et confirmé la mort d'un citoyen belge.

Il s'agit d'un ex-militaire responsable de la sécurité pour la délégation de l'Union européenne (UE) au Mali, père de deux enfants, selon une source diplomatique.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a fustigé une attaque "horrible et lâche".

Le nord du Mali était tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés par l'opération militaire "Serval", lancée par la France en janvier 2013, à laquelle a succédé en août 2014 "Barkhane", dont le rayon d'action s'étend à l'ensemble de la zone sahélo-saharienne.

Des zones entières du nord du pays échappent toujours au pouvoir central, mais les attaques jihadistes, qui s'étaient multipliées depuis l'été, surtout contre la Minusma, ont diminué d'intensité.

Les forces françaises ont constaté récemment "une certaine retenue" de la part des groupes jihadistes, qui "ne cherchent pas systématiquement à reprendre pied comme nous avions pu l'observer précédemment", avait déclaré jeudi le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Gilles Jaron.

L'ambassade de France "a constitué une cellule de crise, averti les Français, qui sont environ 6.000 au Mali, dès cette nuit et renforcé la sécurité de nos implantations en liaison avec les autorités maliennes", selon Paris.

Source : L'Obs - Bamako (AFP)

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samedi 28 février 2015

Libye : Les djihadistes de Daesh s'emparent de l'université de Syrte

Des djihadistes se réclamant de la branche libyenne du groupe État islamique (EI) ont pris le contrôle de l'université de Syrte, qui a été contrainte de suspendre ses cours, selon des témoins.

Un enseignant, sous le couvert de l'anonymat, a expliqué à l'AFP que l'université avait annoncé la suspension des cours et le report des examens après que la branche libyenne de l'EI se fut emparée de ses locaux. Un autre habitant de cette ville située à 450 kilomètres à l'est de Tripoli a confirmé l'information, sans donner de détail. La veille, un convoi d'une soixantaine de véhicules tout terrain appartenant à l'EI avait paradé dans la ville, ont indiqué des témoins à l'AFP.

Des photos, signées de la branche libyenne de l'EI et diffusées jeudi sur les réseaux sociaux, montrent des dizaines de djihadistes cagoulés paradant à bord de pick-up et véhicules tout terrain armés de canons antiaériens et brandissant les drapeaux noirs du mouvement extrémiste. Selon des habitants, des djihadistes ont également pris position depuis mercredi devant le centre Ouagadougou, y faisant flotter leurs drapeaux noirs. Syrte est la ville natale du dictateur Muammar Kadhafi, qui y a été capturé puis tué par les rebelles en octobre 2011. Kadhafi organisait au centre Ouagadougou les sommets africains ou arabes.

Des djihadistes s'étaient déjà emparés la semaine dernière d'une radio locale et de bâtiments administratifs dans le centre de la ville. Cette démonstration de force intervient après l'envoi par la coalition Fajr Libya - qui contrôle depuis l'été dernier la capitale libyenne et une grande partie de l'Ouest libyen - d'une force pour "rétablir la sécurité dans la ville".

Néanmoins, jusqu'ici, les deux camps s'observent de loin, sans que ni l'un ni l'autre ne lance les hostilités, selon un photographe de l'AFP qui faisait partie d'un groupe de journalistes ayant pu s'y rendre rapidement mercredi. Depuis la chute du régime de Muammar Kadhafi, Syrte est connue pour être un fief du groupe djihadiste Ansar Asharia, classé organisation terroriste par l'ONU et qui entretient des liens flous avec l'EI.  

Sources : AFP et Défense Ouverte


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samedi 21 février 2015

Frappes égyptiennes en Libye : Tension entre le Caire et Doha

Le torchon brûle entre Le Caire et Doha après les frappes égyptiennes en Libye

Quelques heures après la diffusion d’une vidéo montrant la décapitation de 21 coptes égyptiens par l’État islamique (EI) sur une plage libyenne, l’Égypte a bombardé la ville de Derna, connue pour être un bastion jihadiste, en représailles et a ensuite demandé une intervention miliaire internationale en Libye.

Seulement, le Qatar, qui soutient la milice islamiste Fajr Libya ainsi que le gouvernement «révolutionnaire» libyen, qui, installé à Tripoli, refuse d’admettre ou du moins minimise la présence de l’EI en Libye, a émis des réserves sur la réaction égyptienne, lors d’une réunion de la Ligue arabe. Pour Doha, Le Caire aurait dû consulter « avant toute action militaire unilatérale contre un autre Etat membre » de l’organisation.

La réponse du délégué égyptien, Tarek Adel, a été immédiate : « En émettant des réserves sur un projet de résolution arabe soutenant le droit de l’Egypte à la légitime autodéfense et à mener des raids contre des organisations terroristes, le Qatar a révélé son soutien au terrorisme », a-t-il affirmé.

Pour protester contre cette mise en cause, le Qatar a rappelé son ambassadeur en Égypte pour « consultations ». Les relations entre les deux pays étaient déjà tendues, notamment en raison de la destitution, en 2013, du président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, soutenus par Doha, et de la répression de ses sympathisants qui a suivi.

Ce soutien du Qatar à la confrérie, classée comme mouvement terroriste en Arabie Saoudite et aux Émirats arabes unis, avait été la cause de sa brouille avec les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Mais cette fois, Doha a pu compter sur le soutien de cette organisation.

« Ces accusations sont infondées et erronées. Elles ignorent les efforts sincères déployés par le Qatar, avec les autres membres du CCG et les pays arabes, pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme », a réagi le bahreïni Abdellatif al-Zayani, son secrétaire général. « Les déclarations égyptiennes ne contribuent pas à renforcer la solidarité arabe au moment où nos pays sont confrontés à d’énormes défis qui menacent leur sécurité, leur stabilité et leur souveraineté », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le groupe arabe au Nations unies devait demander la levée de l’embargo sur les armes pour le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale, installé à Tobrouk, afin de l’aider à lutter contre le terrorisme tout en le maintenant pour les milices libyennes. Cette option est non seulement défendue par l’Égypte mais aussi demandée par Mohammed al-Dairi, le ministre libyen des Affaires étrangères.

« La Libye a besoin que la communauté internationale fasse preuve de détermination pour nous aider à renforcer nos capacités militaires nationales et cela implique de lever l’embargo sur les armes pour que notre armée puisse recevoir des équipements et des armes pour lutter contre le terrorisme », a expliqué ce dernier lors d’une réunion du Conseil de sécurité dédiée à la situation libyenne.

Cependant, plusieurs membres du Conseil ne sont pas favorables à une telle option. Comme la Russie. « Vu ce à quoi ressemble le pays ces jours-ci, nous devons examiner de manière prudente la manière d’appliquer cette suggestion », a fait valoir Vitali Tchourkine, l’ambassadeur russe auprès des Nations unies.

Pour d’autres, comme les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, l’accent doit avant tout être mis sur une solution politique afin de pouvoir former un gouvernement d’unité nationale. Et cela alors que les islamistes et les libéraux se livrent à des combats meutriers.

« J’espère qu’un accord politique pourra être trouvé bientôt. Les divergences entre les parties ne sont pas insurmontables », a toutefois indiqué Bernardino Leon, le réprésentant de l’ONU en Libye. En attentant, le temps passe… Et les jihadistes étendent leur influence dans le pays.

Source : Zone Militaire


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vendredi 6 février 2015

La Jordanie attaque Daesh pour venger le pilote brûlé vif par les islamistes

Après avoir exécuté deux jihadistes condamnés à mort, la Jordanie continue de riposter à l'exécution barbare d'un de ses pilotes capturé et brûlé vif par les membres de l'Etat islamique, Daesh.

Le royaume a annoncé jeudi 5 février 2015 avoir frappé des positions de l'EI. Parallèlement, l'exécution du pilote Maaz al-Kassasbeh a été condamnée par le Conseil de sécurité de l'ONU, qui doit tenir jeudi soir une réunion sur la guerre en Syrie, où la montée en puissance de l'EI a éclipsé la rébellion contre le régime de Bachar al-Assad.

«L'armée de l'air jordanienne a lancé des raids contre des positions du groupe terroriste Etat islamique», a déclaré un responsable gouvernemental jordanien qui a requis l'anonymat sans préciser l'endroit exact des frappes. Un communiqué de l'armée jordanienne devrait être diffusé dans la soirée.

 La Jordanie, qui fait partie de la coalition internationale anti-jihadistes dirigée par les Etats-Unis, mène habituellement des raids en Syrie où s'est écrasé en décembre l'avion du pilote Maaz al-Kassasbeh avant qu'il ne soit capturé par l'EI. Après avoir réuni mercredi les hauts responsables militaires, le roi Abdallah II avait affirmé que «le sang du martyr Maaz al-Kassasbeh n'aura pas coulé en vain et la riposte de la Jordanie et de son armée sera sévère». Et de prévenir: «Nous frapperons cette organisation terroriste dans ses fiefs». Accompagné du Premier ministre Abdallah Nsour, Abdallah II s'est rendu jeudi après-midi chez la famille du pilote à Karak, à 120 km d'Amman, où une immense tente avait été dressée pour recevoir les condoléances.

La Jordanie a exécuté deux jihadistes condamnés à mort

 En plus des Jordaniens, nombreux à soutenir la famille du pilote depuis quelques jours, des avions de l'armée de l'air ont survolé la tente en signe d'hommage au pilote. «La Jordanie va mener une guerre à outrance pour protéger nos principes et nos valeurs (...) Nous serons à l'affût de cette bande de criminels», écrit jeudi le journal gouvernemental Al-Raï.

 Dans une première mesure de représailles, la Jordanie avait exécuté mercredi, comme promis, la jihadiste irakienne Sajida al-Rishawi, condamnée à mort pour des attentats meurtriers en 2005 à Amman, et Ziad Karbouli, un responsable irakien d'Al-Qaïda. L'EI avait réclamé la libération de la jihadiste pour épargner la vie du pilote mais Amman avait exigé des preuves de vie de l'aviateur dont l'exécution remonte, finalement, au 3 janvier selon la télévision officielle.

 Avant son départ précipité mardi de Washington, Abdallah II et le président Barack Obama avaient souligné leur «détermination à briser l'EI», un groupe responsable d'atrocités et accusé par l'ONU de crimes contre l'Humanité. «Les pays dans et hors de la coalition doivent oeuvrer pour détruire cette bande de terroristes inhumains», a indiqué pour sa part Safi al-Kassasbeh, le père du pilote.

L'EI a franchi un nouveau palier dans l'horreur

 L'atrocité de l'exécution du pilote, filmée et mise en ligne sur Internet, a poussé l'ensemble des Jordaniens à se ranger derrière leur gouvernement, donnant une «légitimité populaire» à la participation du royaume à la guerre antijihadistes. La Jordanie, a affirmé l'expert Hassan Abou Haniyeh, «pourrait même envisager une intervention terrestre». Ce qui paraît improbable, selon d'autres analystes. D'ailleurs, beaucoup de Jordaniens ont exprimé récemment leur refus de voir la Jordanie s'allier aux Américains dans cette affaire.

 Le nouvel acte de barbarie de l'EI a provoqué un tollé international, alors que ce groupe jihadiste a franchi un nouveau palier dans l'horreur en diffusant mardi une vidéo montrant le pilote enfermé dans une cage en métal, avant d'être brûlé vif à l'essence. Le groupe jihadiste a en outre donné les adresses d'autres pilotes jordaniens de la coalition et promis une récompense de «100 pièces en or» à ceux qui les tueraient. Avec cette terrible exécution, Daech a voulu adresser un message d'horreur pour dissuader ses ennemis arabes et occidentaux de poursuivre leur lutte anti-jihadistes, selon des experts.

 Des responsables américains ont expliqué qu'après la capture du pilote en décembre, les Emirats, craignant que leurs propres pilotes ne connaissent le même sort, avaient décidé de suspendre leurs raids aériens dans le cadre de la coalition. En 10 jours, l'EI a revendiqué l'exécution de deux otages japonais et du Jordanien. Depuis la mi-août, il a en outre annoncé le meurtre de cinq otages occidentaux enlevés en Syrie: deux journalistes et un humanitaire américains ainsi que deux humanitaires britanniques.

Source : Le Parisien

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Le roi Abdallah a décidé de participer en personne aux raids aériens contre les djihadistes 

Des sources d’informations rapportent que le roi Abdallah II de Jordanie a décidé de participer, en personne, aux raids aériens contre les positions de Daesh.   

Selon des sources jordaniennes, le roi de Jordanie a décidé de participer jeudi, en personne, aux raids aériens contre les positions du groupe terroriste de l’Etat islamique, (Daesh), dans la province syrienne de Raqqa.

En réaction à l’exécution barbare d’un pilote de l’armée de l’air jordanienne, le roi Abdallah II a participé, mercredi, à une réunion d’urgence avec les hauts commandants des forces armées de son pays. Au cours de cette réunion, le roi et ses commandants militaires ont insisté sur la décision d’Amman de rester un membre actif de la coalition internationale anti-Daesh.

Source : IRIB

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dimanche 1 février 2015

Daesh : L'Etat islamique affirme avoir décapité le second otage japonais !

Le journaliste japonais Kenji Goto a été exécuté par les djihadistes de l’Etat islamique

Daech a affirmé samedi avoir tué le journaliste Kenji Goto, le second otage japonais en une semaine, un acte qualifié d'«ignoble» par Tokyo.

Le groupe Etat islamique (EI) a affirmé samedi avoir exécuté un otage japonais enlevé en Syrie, le second en une semaine, un acte qualifié d'«ignoble» par Tokyo et fermement condamné par la communauté internationale à commencer par Washington, Paris et Londres.

Le Japon a juré dimanche qu’il ne céderait pas face au terrorisme, après la diffusion d’un enregistrement attribué à l’EI annonçant la décapitation d’un deuxième ressortissant japonais.

«Nous en sommes outrés et condamnons (cet acte) avec la plus grande fermeté», a déclaré le porte-parole du gouvernement nippon, Yoshihide Suga. Il a jugé «hautement probable» l’authenticité de la vidéo relatant l’exécution de l’homme identifié comme étant le journaliste Kenji Goto, enlevé l’automne dernier en Syrie.

L’EI avait déjà annoncé il y a une semaine avoir tué un premier otage japonais, Haruna Yukawa, capturé en août en Syrie, avant que Kenji Goto n’aille à sa recherche et ne soit enlevé à son tour fin octobre ou début novembre. «C’est un acte de terrorisme ignoble contre lequel je suis très en colère», a renchéri le Premier ministre Shinzo Abe, visiblement ému.

«Nous ne pardonnerons jamais aux terroristes», a-t-il poursuivi. «Le Japon est fermement résolu à prendre ses responsabilités en lien avec la communauté internationale pour combattre le terrorisme» et pour que ceux qui en sont responsables «soient traduits en justice».

Shinzo Abe a adressé ses condoléances aux proches de l’otage et déploré que tous les efforts du gouvernement n’aient pas permis de le sauver. «Je n’ai pas de mots pour dire la peine que la famille doit ressentir, le gouvernement a fait le maximum pour gérer cette crise, c’est très regrettable», a reconnu le Premier ministre.

«Kenji est parti. Je ne peux trouver de mots face à cette triste mort», a réagi devant les caméras la mère de la victime, Junko Ishido. Né en 1967 et père de deux jeunes enfants, Kenji Goto était un journaliste indépendant qui fournissait des reportages sur le Moyen-Orient aux chaînes de télévision japonaises.

Similitudes avec de précédentes vidéos

Dans la nouvelle vidéo diffusée samedi sur Twitter, on voit Kenji Goto en tenue orange à genoux, à côté d’un homme debout, masqué et tout de noir vêtu, avec un couteau à la main. La dernière image présente un corps sans vie.

Selon le centre de surveillance des sites islamistes SITE, le bourreau à l’accent britannique est le même que sur les précédentes vidéos de décapitation d’otages occidentaux par l’EI.

Cet homme affirme que l’exécution de Kenji Goto punit la «participation irresponsable» du Japon à la guerre de la coalition internationale contre les jihadistes. Les réactions n’ont pas tardé: le président américain Barack Obama a condamné un «meurtre odieux».

Son homologue français François Hollande a fait part de son indignation, soulignant que la France était «solidaire du Japon dans cette nouvelle épreuve».

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a qualifié cet acte de «méprisable» et «effroyable». «C’est un rappel de plus que l’EI est l’incarnation du mal, sans égard pour la vie humaine», a-t-il jugé.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a condamné «dans les termes les plus énergiques l’assassinat barbare de Kenji Goto, qui souligne la violence que beaucoup ont subi en Irak et en Syrie». Il a de nouveau «appelé à la libération inconditionnelle de tous les otages détenus par Daesh (EI) et d’autres».

Outre les deux japonais, l’EI a revendiqué depuis la mi-août l’exécution de cinq otages occidentaux: les deux journalistes américains, James Foley et Steven Sotloff, ainsi qu’un troisième américain, l’humanitaire Peter Kassig, deux humanitaires britanniques, David Haines et Alan Henning, tous enlevés en Syrie.

Pas de mention du pilote jordanien

Les jihadistes ne font cette fois aucune mention du pilote jordanien Maaz al-Kassasbeh qui était aussi menacé de mort. Ils avaient fixé un ultimatum qui expirait jeudi soir, jurant de le tuer si la Jordanie ne relâchait pas une Irakienne condamnée à mort dans le royaume, en échange de Kenji Goto.

Amman, placé en porte-à-faux, s’était dit prêt à libérer la prisonnière Sajida al-Rishawi, mais exigeait une preuve de vie de son pilote capturé en décembre après l’accident de son F-16 en Syrie, où il menait un raid sur des positions de l’EI dans le cadre de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

Cette organisation est montée en puissance à la faveur de la guerre en Syrie et contrôle de vastes pans de territoire dans ce pays et en Irak voisin.

Source : AFP - Liberation.fr

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