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samedi 30 avril 2011

Libye : L'efficacité de L'Armée de l'Air française et du Rafale

L'Armée de l'Air française et l'avion Rafale font preuve d'une grande efficacité en Libye

Le retrait américain des opérations militaires menées en Libye place les Européens dans une situation inédite et complexe. La chaîne de commandement de l’OTAN va, pour la première fois, fonctionner sans les Américains.

Ces derniers se sont ainsi effacés des structures otaniennes qu’ils commandent : à Mons, le SACEUR, l’amiral James Stavridis (très discret depuis le début de la crise), a laissé les commandes au DSACEUR, le général britannique Sir Richard Shirreff. A Naples, c’est l’amiral Samuel Locklear qui laisse le devant de la scène au général canadien Charles Bouchard, commandant en chef de l’opération “Unified Protector”.

Un contingent d’officiers français a d’ailleurs été transféré de Ramstein vers le sud de l’Italie pour renforcer la présence française sur place. A Poggio Renatico, c’est le général italien Mario Ottone qui est aux manettes. Enfin, à Izmir, le numéro deux, le général français Vincent Tesnière, est informellement à la tête du CC Air HQ, le général américain Ralph Jodice s’étant lui aussi “effacé”.

L’enjeu est d’importance : il s’agit ni plus ni moins de tester la capacité des Européens à utiliser les structures de l’alliance de manière autonome. Les Américains nous placent, de ce fait, face à nos responsabilités, mais aussi face à nos carences évidentes. La première d’entre-elles est que les Européens ne sont pas au complet, suite au refus allemand de participer aux opérations militaires.

Vient ensuite la question des moyens propres censés pallier le retrait des 40 aéronefs américains impliqués dans l’opération “Aube de l’Odyssée”. Mais comment remplacer les 25 avions de combats F-16 et F-15, ainsi que les 20 ravitailleurs mobilisés par l’USAF ?

Trouver ces moyens en Europe va être “très compliqué”, de l’avis d’observateurs avisés. La situation est particulièrement compliquée du fait que certains pays, comme la Suède et la Turquie, ont refusé de participer aux frappes au sol. Dans le domaine des drones, les moyens européens seraient nettement insuffisants, tant en termes de plates-formes disponibles qu’en termes de capacité de traitement des informations fournies par les drones que les Américains vont maintenir en opérations au-dessus de la Libye. La planification, le choix et le traitement des cibles (targeting) est un autre casse-tête pour les Européens, qui comptaient très largement sur les moyens américains.

Une «véritable promotion de l’armée de l’air»

Autre enseignement de ces premières semaines de conflit, la France est le seul pays européen à tenir son rang en termes de capacités, ce qui n’a échappé ni aux Américains ni aux partenaires européens. Certains avancent même que les opérations en Libye seraient une «véritable promotion de l’armée de l’air».

Le Rafale a ainsi démontré ses qualités, inégalées en Europe : souplesse et polyvalence (capacités à décoller tant de Saint-Dizier que de Solenzara ou du porte-avions), réelles capacités multirôles (vaste éventail d’armes, excellence dans les missions air-air comme air-sol). Sur ce point, la comparaison avec les capacités des Britanniques ne plaide pas en faveur de ces derniers. Les opérations auraient ainsi mis en évidence l’état très préoccupant des forces aériennes britanniques, avec un différentiel de 1 à 3 par rapport aux capacités françaises, tant en termes de moyens mobilisables qu’en termes de capacités à opérer de manière autonome.

Paris devra, cependant, rapidement envisager le renouvellement partiel de sa flotte d' avions ravitailleurs, véritable colonne vertébrale du dispositif aérien français. La principale question pour la France consiste désormais à déterminer comment capitaliser ce succès dans un contexte d’une défense européenne qui semble encore un horizon lointain... 

Source : TTU On Line - Crédit photo: MinDef

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vendredi 22 avril 2011

Libye : Des officiers de liaison français à Benghazi

Le philosophe Bernard-Henri Levy, BHL,  l’avait annoncé dans les colonnes du Monde.

Le gouvernement vient de le confirmer : des officiers de liaison seront affectés auprès du Conseil national de transition libyen à Benghazi.

« Il y aura un petit nombre d’officiers de liaison auprès du CNT afin d’organiser la protection de la population civile » a en effet annoncé, ce 20 avril 2011, François Baroin, le ministre du budget, également porte-parole du gouvernement.

Effectif de quelques "unités"...

Quant à la question de savoir combien de militaires français figureront parmis ces officiers qui vont assurer la liaison entre les pays de la coalition internationale et les rebelles libyens, François Baroin a répondu « quelques unités », en précisant que leur nombre ne serait pas à « deux chiffres ».

Par ailleurs, Paris a de nouveau rappelé son opposition à engager des troupes au sol. Interrogé à ce sujet, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a de nouveau affirmé que cela n’entrait pas dans le cadre de la résolution 1973 des Nations unies mais que c’est «un vrai sujet qui mérite une réflexion internationale».

A Misrata, une ville située à l’est de Tripoli et tenue par les rebelles, l’OTAN a reconnu, le 18 avril 2011, y rencontrer des difficultés. « Dans le cadre du mandat actuel, et compte tenu de la manière dont nous procédons ou sommes autorisés à procéder, l’usage de la force aérienne pour protéger les civils libyens au sol a bien entendu des limites » a ainsi déclaré le général Mark van Uhm, du quartier général de l’OTAN, à Mons (Belgique).

Au nom des "principes humanitaires et islamiques"...

La présence de forces terrestres à Misrata, est réclamée par les insurgés de la ville. « S’ils ne viennent pas, nous allons mourir » a affirmé Nouri Abdallah Abdoullati, l’un de leurs responsables.

Ce dernier a d’ailleurs tenu des propos assez surprenants. « Nous n’avons accepté (jusqu’à présent) la présence d’aucun soldat étranger dans notre pays, mais désormais, nous sommes confrontés aux crimes de Kadhafi* et nous demandons sur la base de principes humanitaires et islamiques que quelqu’un vienne et fasse cesser cette tuerie » a-t-il dit. Et d’expliquer que le Coran indique que si des musulmans ne peuvent pas se porter au secours, il est « acceptable d’être aidé par des chrétiens ».

Source : Zone Militaire

NDLR : Les troupes de Kadhafi utiliseraient notamment des bombes à sous munitions.Les bombes à fragmentation, très meurtrières pour les civils sont interdites. L'ONU condamne l'utilisation de ces bombes et roquettes en Libye.

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Libye : Axel Poniatowski propose d'engager les Forces Spéciales contre les forces de Kadhafi

Faut-il envoyer les forces spéciales en Libye ?

Président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le député Axel Poniatowski (UMP) estime que l’opération militaire actuellement menée en Libye et décidée après l’adoption de la résolution 1973 des Nations unies, «présente toutes les caractéristiques d’un enlisement» et que l’usage exclusif de la puissance aérienne « montre ses limites face à des cibles mobiles et indiscernables du fait de l’imbrication des forces loyalistes et des forces insurgées».

D’où son constat : « Sans information terrestre, l’aviation de la coalition évolue en aveugle et multiplie les risques de bavures ». Aussi, pour y remédier, le député du Val d’Oise propose l’envoi de « forces spéciales » afin de désigner « des objectifs sur le terrain ».

Le mois dernier, un article du quotidien The Daily Mail indiquait que des hommes du Special Air Service (SAS), une unité des forces spéciales britanniques, étaient déjà en Libye pour guider les frappes des avions de la coalition. En France, cette mission d’observation et de destruction de sites par l’arme aérienne (ODESSAA) revient notamment au Commando parachutiste de l’Air (CPA) 10. Et rien ne dit qu’ils n’aient pas été déployés comme leurs homologues d’outre-Manche…

Quoi qu’il en soit, le député Poniatowski explique sa position par une interprétation large de la résolution 1973 de l'ONU, laquelle exclut une occupation terrestre. Selon lui, le déploiement de forces spéciales ferait partie des mesures nécessaires à prendre pour la protection des civils.

« Il est donc tout à fait dans l’esprit de cette résolution que l’Otan envoie au sol, non pas des troupes combattantes, mais des forces spéciales dont la seule mission est d’identifier les coordonnées des objectifs » a-t-il fait valoir. Cette argumentation est sensiblement la même que celle donnée par un responsable du ministère britannique de la Défense au Daily Mail.

« Ce qui est exclu (nldr, de la résolution 1973) ? Une invasion. Ce qui n’est pas exclu ? Tout le reste » avait-il affirmé.  

Source : Zone Militaire

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dimanche 17 avril 2011

Côte d'Ivoire : Arrestation de Laurent Gbagbo... Dans la tradition des manuels militaires français ;-)

Les leçons des conflits des deux dernières décennies et des combats urbains à Sarajevo, Mostar ou Kaboul, ont conduit les Français à revisiter leurs analyses des guerres urbaines.

C'est dans un document diffusé en juillet 2005, le TTA 980, manuel d'emploi des forces terrestres en zone urbaine, que l'on peut discerner les principes qui ont été mis en oeuvre dans l'assaut contre la résidence de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011. Si le chef d'état-major de l'ONUCI est un général togolais, les lignes qui suivent indiquent assez comment cette opération a été inspirée davantage par la doctrine française que par toute autre !

La coordination entre les différentes armes de mêlée, dans la stricte configuration qui a été employée le 11 avril dans le soutien aux forces de l'Onuci, est ainsi décrite dans le manuel : "Les unités d'infanterie sont engagées de préférence dans les secteurs d'habitat dense, le plus souvent constituées en sous-groupement renforcé de blindés et de génie. (...) Les unités blindées apportent un effet dissuasif par leur puissance de feux et offrent des capacités de détection (jour + nuit) et de protection grâce à leur blindage. Elles sont employées préférentiellement dans les zones dégagées, où elles tirent parti de leurs capacités d'observation, de tir et de mobilité. Les groupements et sous-groupements blindés sont renforcés par des unités d'infanterie et du génie pour préparer, accompagner et prolonger leurs actions. Le rôle du génie en appui au combat est déterminant tant en appui mobilité (déblaiement, déminage, mobilité à l'intérieur des immeubles et dans les réseaux sous-terrains) qu'en contre-mobilité (obstructions, destructions, minage) et en sauvegarde-protection."

La force Licorne a proposé la recette, mélangé les ingrédients et cuit le gâteau...

Sur le "coup de poing" qui a conduit à l'arrestation de Gbagbo, pas de place au doute, non plus : "La force recherche une décision rapide et au moindre coût. Elle vise prioritairement les points décisifs et les points de cohérence de l'adversaire en vue d'atteindre ses centres de gravité. (...) La composante terrestre s'attache à mener des opérations sélectives, si possible rapides et parfaitement ciblées, afin d'éviter l'enlisement et l'usure." Une remarque explique aussi qu'une offensive n'ait pas été conduite plus tôt : "La destruction systématique des forces adverses déployées en agglomération ou/et la conquête totale de la ville ne sont pas recherchées."


Concernant le "siège" de l'objectif visé, il passe d'abord par son isolement, son confinement et le blocage de ses capacités d'action : "La création de zones d'exclusion autour des forces ennemies vise dans un deuxième temps à les isoler tout en leur interdisant tout renforcement ou possibilité de manœuvre et de repli. Dès lors, il est possible de procéder à leur destruction par des forces spéciales ou des détachements interarmes (raids brutaux et fugaces)." Quant à la nécessité de ne pas laisser la situation pourrir et dégénérer, elle est expliquée ici : "Les engagements en zone urbaine peuvent très vite revêtir un caractère exceptionnel et irrationnel qui échappe aux forces en présence et les conduit à des surenchères initialement refusées. D'objectif tactique, la ville devient objectif opératif, voire stratégique. La force peut ainsi se voir progressivement contrainte à saisir ou à défendre des zones ou points à forte valeur symbolique dont le contrôle ou la destruction peut conférer un avantage psychologique majeur à l'une ou l'autre des parties."


Ceci dit, le Premier ministre François Fillon ne ment pas (pourquoi le ferait-il ?) quand il affirme, comme avant lui ses ministres Alain Juppé et Gérard Longuet : "Le comportement des forces françaises a été exemplaire. Le président de la République leur avait confié une mission difficile. Pas un seul soldat français n'a mis les pieds dans la résidence."

En fait, tout le monde est d'accord. À supposer que l'opération ait été une pâtisserie, la force Licorne a proposé la recette, mélangé les ingrédients et cuit le gâteau. Mais ce sont les FRCI d'Alassane Ouattara qui, sur son sommet, ont placé la cerise. 

Source : Jean Guisnel - Le Point.fr

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lundi 11 avril 2011

Côte d'Ivoire : L'ex-président Laurent Gbagbo arrêté par les pro-Ouattara

Gbagbo arrêté !

Le président sortant de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo a été arrêté par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), forces du président élu Alaassane Ouattara, vers 15h00, heure française, cet après midi.

Le président GBAGBO, qui se retranchait dans son bunker d'Abidjan depuis plusieurs jours, a été conduit à l'Hôtel du Golf, QG des pro-Ouattara. Les deux camps s'opposent désormais sur le rôle des forces françaises et de l'ONUCI dans cette arrestation.

Le président élu Alaassane Ouattara a déclaré que "Le cauchemar est terminé" pour les Ivoiriens.

Reste à réconcilier les parties opposées et à reconstruire un pays divisé depuis de nombreuses années, et épuisé par plusieurs semaines d’affrontement armé.

FNCV

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jeudi 7 avril 2011

Libye : Les Américains cessent leur intervention... Le colonel Kadhafi est toujours là !

Libye : Pas de cessez-le-feu en vue... Kadhafi est toujours au pouvoir...

Les opérations contre la Libye sont entrées dans leur seizième journée, sans qu'apparaissent de manière claire les objectifs français. Au départ, le samedi 19 mars 2011, les buts de guerre étaient ainsi définis par Nicolas Sarkozy lors de son intervention à l'issue du sommet de l'Élysée : "En l'absence d'un cessez-le-feu immédiat et d'un retrait des forces armées, les participants du sommet ont convenu de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires, dont les moyens militaires, pour s'opposer à toute agression."

Ainsi exprimée, la conception française de la mise en œuvre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU continue d'être appliquée : les moyens militaires - essentiellement français et britanniques - continuent d'être engagés sous plusieurs formes afin d'empêcher les troupes demeurées fidèles à Kadhafi de reprendre le terrain conquis par les insurgés. On sait que les forces aériennes "loyalistes", ou ce qu'il en reste, sont clouées au sol, et nous pouvons préciser que les frappes sur les moyens sol-air ont été efficaces : les missiles sol-air les plus craints par les aviateurs, à savoir les plus que cinquantenaires SA-2 Guideline (ce modèle avait abattu le pilote Gary Powers et son avion-espion U-2 au-dessus de l'URSS en 1960), les SA-3 Goa (modèle 1960), les SA-5 Gammon ainsi que la plupart, mais pas tous, des SA-6 Gainful libyens, ont été mis hors d'état de nuire.

Destruction des installations de commandement libyen

La menace résiduelle la plus significative demeure celle des SA-8 Gecko, que les troupes loyalistes protègent en les déplaçant en permanence. Dans leur conception étendue de la protection des populations civiles, les Français ont frappé dans la profondeur du territoire en utilisant pratiquement toute la panoplie dont disposent leurs avions d'attaque au sol. Dans la première semaine des frappes, deux journées entières ont été consacrées à la destruction des installations de commandement libyen : les avions de la marine nationale embarqués sur le Charles de Gaulle (Rafale marine et Super-Étendard modernisés) ont tiré des bombes à guidage laser GBU-12 de 250 kilos contre des hangars, et les Mirage 2000-D de l'armée de l'air ont tiré des GBU-49 (la même bombe, mais équipée en plus d'un guidage GPS). Une bombe GBU-24 chargée d'une demi-tonne d'explosifs et destinée aux sites protégés a été larguée contre un dépôt de munitions par un Mirage 2000-D. Cette mission était intégrée à un dispositif multinational, les avions français participant à un raid comptant des avions américains chargés de cette même arme.

Rappelons que les GBU sont constituées de bombes "lisses" classiques sur lesquelles ont été montés des "kits" Paveway produits par la société américaine Raytheon, comptant un ensemble de guidage à l'avant et à l'arrière des ailerons permettant à l'engin de planer. Par ailleurs, les Rafale ont conduit de très nombreuses missions contre les forces loyalistes à l'aide de leurs bombes AASM, qui sont également des bombes lisses, mais guidées cette fois par un système de désignation laser et un système d'augmentation de portée conçu par la société française Sagem. La portée de cet engin (40 à 50 kilomètres) a permis aux aviateurs français, lors d'un raid récent contre un site de SA-3, de décliner l'offre de protection offerte par l'US Air Force, qui proposait de faire accompagner les Rafale par des F-16. Les avions français tiraient leurs engins très au-delà de la portée des missiles attaqués, qui n'excède pas 15 kilomètres..../  

.../ Les forces américaines ont annoncé qu'elles n'effectueraient plus de raids au-dessus de la Libye, mais qu'elles continueraient toutefois à fournir un appui à l'opération Unified Protector conduite par l'Otan, qui a succédé le 31 mars à l'opération Odyssey Dawn que conduisaient les forces américaines.

Source: Jean Guisnel - Le Point.fr

NDLR : Alors, on fait quoi maintenant, chef ?

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mercredi 6 avril 2011

Côte d'Ivoire : Militaires français blessés à Abidjan - Gbagbo retranché dans son bunker ...

7 avril 2010 - 23:30

Laurent Gbabgo toujours retranché dans son bunker !

Les combattants pro-Ouattara se tiennent prêt à lancer l'assaut final contre la résidence présidentielle.
Tandis que l'ONU tente d'ultime négociation avec l'ex-président, la justice internationale souhaite ouvrir une enquête sur les massacres.

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Dernière minute 05 avril 2010 - 23:15
Selon une nouvelle dépêche de l'agence Reuters,
L'ex-président Laurent Gbagbo ne se serait pas encore rendu... contrairement à ce qu'annonçait la précédente  dépêche !

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Un quatrième militaire français (appartenant au GIGN) blessé dans les combats en Côte d'Ivoire

Conformément au mandat qui lui a été confié, la Force Licorne est intervenue en soutien de la Mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), chargée de la protection des civils, en vertu des résolutions 1721 et 1975 du Conseil de sécurité.

Les hélicoptères Gazelle de la Force Licorne ont notamment visé les véhicules blindés ainsi que les armes lourdes appartenant aux troupes restées fidèles au président sortant ivoirien Laurent Gbagbo, qui refuse de céder le pouvoir après sa défaite contre Alassane Ouattara lors de l’élection présidentielle de novembre 2010. Les appareils français ont ainsi appuyé l’action des Mi-24 mis en oeuvre par l’ONUCI.

Les combats ont concerné des bases tenues par les forces de défense et sécurité (FDS) du président sortant ainsi que la résidence de ce dernier, laquelle est à proximité de celle de l’ambassadeur de France à Abidjan. C’est dans ce contexte qu’un gendarme du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) a été blessé à la cuisse par des éclats de balles ou de roquettes, dans la soirée du 4 avril 2011.

Evacué vers Port-Boüet, le camp des troupes françaises déployées en Côte d’Ivoire, le militaire a été opéré immédiatement. Selon la Gendarmerie nationale, son état de santé ne suscite plus d’inquiétude.

Quoi qu’il en soit, il s’agit du 4ème militaire français blessé depuis le lancement de l’offensive des pro-Ouattara contre les forces de Laurent Gbagbo. Le 2 avril, un soldat du 16ème Bataillon de Chasseurs avait été la cible de tirs. Quelques jours plus tôt, la voiture à bord de laquelle avaient pris place deux gendarmes fut également touchée par des rafales d’armes automatiques.

Les hommes du GIGN ont pour mission d’assurer la protection de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, où 160 gendarmes ont été envoyés, notamment pour participer à la sécurisation des ressortissants étrangers – en particulier français – résidant à Abidjan.

Les effectifs de la Force Licorne ont aussi été renforcés depuis le début des troubles dans la capitale économique ivoirienne, avec l’envoi de 3 compagnies supplémentaires issues du Régiment de Marche du Tchad (RMT), du 2ème Régiment Etranger Parachutiste (REP) et du 3ème Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine (RPIMa).

Source : Zone Militaire

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mardi 5 avril 2011

Côte d'Ivoire : La Force Licorne a ouvert le feu à Abidjan !

Abidjan : La Force Licorne a ouvert le feu
en Côte d'Ivoire contre les forces de Laurent Gbagbo !

Des hélicoptères français appartenant à la Force Licorne ont tiré sur des objectifs situés à l’intérieur du camp militaire Agban, tenu par les forces restées fidèles au président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo. Dans le même temps, d’autres appareils la Mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) en ont fait de même sur une autre base.

Par voie de communiqué, la présidence de la République française a indiqué, ce 4 avril, que l’ONUCI « vient d’engager des actions visant à neutraliser les armes lourdes utilisées contre les population civiles et les personnels des Nations unies à Abidjan », dans le cadre de la résolution 1975 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée la semaine passée.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé le concours de la Force Licorne pour appuyer ces actions. « Le président de la République a répondu positivement à cette demande et autorisé les forces françaises à participer aux opérations conduites par l’ONUCI » a expliqué l’Elysée.

Cela est conforme à la résolution 1721 des Nations unies, votée en novembre 2006, qui fixe comme mission à la Force Licorne le soutien à l’ONUCI. Les troupes françaises présentes en Côte d’Ivoire ont été renforcées par la venue d’une nouvelle compagnie en provenance du Gabon (150 hommes supplémentaires).

Par ailleurs, deux ressortissants français ont été enlevés, vers 16 heures, dans le quartier d’affaires d’Abidjan, lors d’une attaque menée par des pro-Gbagbo contre l’hôtel Novotel.

Source : Zone Militaire

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jeudi 31 mars 2011

Côte d'Ivoire : Offensive des forces de Alassane Ouattara contre le camp Gbagbo

Les forces soutenant Alassane Ouattara ont attaqué lundi 28 mars 2011 la ville de Duékoué, carrefour stratégique de l'ouest du pays, à la frontière du Libéria. Les partisans du président ivoirien reconnu par la communauté internationale mènent là leur plus grande offensive depuis le début de la crise post-électorale.

En milieu de matinée, ils affrontaient toujours l'armée fidèle au président sortant Laurent Gbagbo, appuyée par des miliciens, qui tiennent l'agglomération. Ces combats, quatre mois exactement après le scrutin contesté du 28 novembre, interviennent au moment où la situation humanitaire ne cesse de se dégrader, avec selon l'ONU près d'un million de déplacés.

«Nous avons engagé les hostilités pour sécuriser le Grand Ouest, en particulier Duékoué et Guiglo (à une trentaine de km au sud-ouest), où des miliciens sèment la terreur», indique le porte-parole militaire des Forces républicaines (pro-Ouattara), Seydou Ouattara. Celles-ci ont attaqué sur plusieurs axes, à une quarantaine de kilomètres au sud de l'ex-ligne de front de 2002-2003. «On a encerclé Duékoué et il est possible que les deux villes, Duékoué et Guiglo, tombent aujourd'hui (lundi)», poursuit le porte-parole depuis leur fief de Bouaké (centre).

«Les tirs venaient de partout»

Dans le camp adverse, un militaire des Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales au président sortant a reconnu que leurs positions ont été attaquées dès 5H00 (locales et GMT, soit 6 heures françaises). «Les tirs venaient de partout, on avait l'impression d'avoir été encerclés. Nous avons réussi un repli tactique (depuis la base située à l'entrée ouest de la ville). Mais nous comptons deux morts, dont le chef de compagnie, et trois blessés». Il ajoute que les tirs continuent d'être entendus dans la ville. Les combats, notamment au mortier, font rage dans le quartier Carrefour, dans l'ouest de Duékoué, selon des habitants.

La ville est un carrefour-clé de l'Ouest ivoirien: la route de l'est mène à la capitale politique Yamoussoukro et celle du sud à San Pedro, plus grand port d'exportation de cacao au monde. Les forces pro-Ouattara ont pris cinq localités depuis fin février dans l'Ouest. Plus de 90.000 Ivoiriens se sont réfugiés au Liberia depuis le début de la crise, dont plus de la moitié depuis fin février. Les violences ont déjà fait 462 morts selon l'ONU et au moins 832 morts selon le camp Ouattara.

Source : Le Parisien et AFP

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mardi 29 mars 2011

Libye : Des Rafale français ont détruit de nouveaux avions des forces de Kadhafi

Une semaine après le début des opérations visant à faire respecter la résolution 1973 des Nations unies en Libye, et grâce aux frappes des avions de la coalition, les rebelles libyens ont repris la ville stratégique d’Ajdabiya, située à 160 km au sud de Benghazi, le bastion de l’insurrection. Or, pour le régime de Kadhafi, il ne s’agirait que d’une « retrait tactique », même si de nombreux chars détruits ont été laissés sur le terrain.

Avec plus de 150 sorties aériennes en 24 heures, les avions de la coalition ont maintenu la pression sur les forces restées loyales au colonel Kadhafi, en menant des raids sur leurs positions à Zliten, à 160 km à l’est de la capitale libyenne, à Tajoura, dans la banlieue de Tripoli, ainsi qu’à Misrata, où un dépôt de munitions a notamment été visé.

Justement, les avions de l’armée de l’Air et du porte-avions Charles de Gaulle ont réalisé plusieurs frappes dans les environs de cette ville encerclées par les troupes du colonel Kadhafi. Au cours de la soirée du 25 mars, un patrouille mixte Rafale / Super Etendard a accompli une mission d’attaque au sol avec le soutien d’un E2-C Hawkeye.

Et ce 26 mars 2011, une vingtaine d’appareils français ont été impliqués dans l’opération Harmattan, avec l’appui d’un E3-F Awacs et 4 avions ravitailleurs C135-FR, pour des missions de surveillance aérienne, d’attaque au sol et de reconnaissance. L’une d’entre elle a été menée en collaboration avec les Mirage 2000-5 qataris.

Les avions français ont surtout visé des objectifs situés dans les régions de Misrata et de Zintan. Pour le moment, l’on sait qu’au moins cinq autres avions Soko G-2 Galeb appartenant à l’aviation du colonel Kadhafi ont été détruits au sol. Ils s’ajoutent à celui qui a subi le même sort le 24 mars dernier. En outre, deux hélicoptères de combat Mi35-Hind (version export du Mi-24) de conception soviétique ont été neutralisés alors qu’ils s’apprêtaient à prendre les airs. Ce bilan pourrait être étoffé prochainement, dans l’attente d’évaluations plus précises.

Enfin, le porte-avions CDG Charles de Gaulle a pu effectuer une opération de ravitaillement à la mer (RAM) avec le pétrolier ravitailleur Meuse. Le fleuron de la Marine nationale a pu ainsi faire le plein de carburant, de vivres et de munitions.

Source : Zone Militaire


Hymne National du Japon : Kimi Ga Yo - Votre Règne
Séisme et tsunami du 11 mars 2011 : Solidarité avec le Japon

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dimanche 20 mars 2011

Libye : Les avions français ont attaqué... Plusieurs blindés de l'armée libyenne détruits !

Frappes aériennes de l’armée de l’Air française sur des blindés de Kadhafi

Au cours de leur première journée opérationnelle au-dessus de la Libye, et dans le cadre de la résolution 1973 des Nations unies, les avions de l’armée de l’Air française ont effectué, au total, quatre frappes au sol contre des véhicules blindés des forces restées loyales au colonel Kadhafi. Le nombre d’engins détruits n’a pas été encore communiqué.

Ces tirs ont eu lieu dans la région de Benghazi, le bastion de l’insurrection libyenne, en proie à des attaques des forces régulières. Et ce n’est peut être pas fini puisqu’il est probable que les opérations aériennes se poursuivent au cours de cette nuit.

Pour le moment, l’armée de l’Air, qui a donc pris l’initiative des opérations dans le ciel libyen, a mobilisé une près de 20 appareils, dont 8 Rafale de Saint-Dizier, 2 Mirage 2000 D basés à Nancy, 2 Mirage 2000-5 de Dijon, ainsi qu’un AWACS et 6 avions ravitailleurs C135-FR. Apparemment, aucun hélicoptère Caracal SAR (Search and Rescue) dont la tâche est de récupérer des pilotes éventuellement abattus n’est, pour l’instant, positionné près de la zone.

Le porte-avions Charles de Gaulle, avec ses Rafale et ses Super Etendard, sans oublier l’avion de guêt aérien Hawkeye, doit appareiller de Toulon le 20 mars pour prendre part aux opérations. Avec son groupe aéronaval, constitué par les frégates Dupliex et Aconit, ainsi que par le pétrolier ravitailleur Meuse, il rejoindra la frégate anti-aérienne Jean Bart et la frégate de défense aérienne Forbin.

Les aviateurs français seront rejoints, dans un premier temps, par des Tornados et des Eurofighter Typhoon de la Royal Air Force, ainsi que par 7 CF-18 canadiens.

Source : Zone Militaire


Hymne National du Japon : Kimi Ga Yo - Votre Règne
Séisme et tsunami du 11 mars 2011 : Solidarité avec le Japon

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samedi 19 mars 2011

Libye : Les moyens militaires de l'armée libyenne du colonel Kadhafi

                                                                                                                                                                                                                                            

                                                                              

Armée libyenne : Miliciens et gardes révolutionnaires...

Avant l’insurrection qui agite la Libye depuis le mois de février 2011, l’armée libyenne comptait environ 76.000 militaires d’active, appuyés par 40.000 miliciens et surtout 3.000 gardes révolutionnaires d’une loyauté à toute épreuve à l’égard du régime du colonel Kadhafi.

Selon les différentes estimations, et avant les évènements, l’armée de Terre était forte de 50.000 hommes, auxquels il faut ajouter 25.000 appelés. Les forces aériennes libyennes disposaient de 18.000 militaires et la marine libyenne, la plus pauvre en terme d’effectifs, de seulement 8.000 marins.

Le colonel Kadhafi s’est toujours méfié de la fidélité supposée de ses forces armées. Visiblement, il n’avait pas tout à fait tort puisque seulement 15.000 militaires « réguliers » lui sont restés loyaux. Aussi, le dirigeant libyen compte surtout sur le corps des gardes révolutionnaires et le bataillon d’élite Khamis, commandé par le plus jeune de ses fils. Ces effectifs ont été complétés par l’apport de mercenaires, dont on ignore exactement le nombre, venus principalement du Tchad et du Mali.

Vient la question des moyens militaires. Dans l’ensemble, ils sont plutôt vétustes et datent de l’époque soviétique. Et malgré la fin de l’embargo, en 2004, après que le colonel Kadhafi fut redevenu « présentable » aux yeux de la communauté internationale, le potentiel libyen n’a pas été modernisé, malgré la commande – faite trop tard – de 4 milliards de dollars d’armements passée auprès de la Russie.

Ainsi, la marine met en oeuvre trois bâtiments de surface et les deux sous-marins de conception soviétique de la classe Foxtrot ne seraient, apparemment, plus en mesure de prendre la mer. Cela relativise les menaces du colonel Kadhafi « d’exposer le bassin méditerranéen à un grave danger non seulement à court terme mais aussi à long terme », même si deux frégates ont participé à la reprise de Ras Lanouf, le 11 mars dernier.

Quant aux matériels de l’armée de terre libyenne, une partie est tombée aux mains des insurgés. Avant les troubles, elle pouvait compter sur un millier de blindés, une centaine de véhicules de reconnaissance, plus de 2.000 pièces d’artillerie ainsi que sur 420 missiles sol-air. Cela étant, bien qu’obsolètes, des chars T72 sont toujours efficaces contre des combattants inexpérimentés et sans chaîne de commandement…

Pour ce qui concerne l’état des avions de combat des forces aériennes libyennes, bon nombre d’entre eux ne sont plus opérationnels. La plupart sont de conception soviétique (MiG 23, MiG 25, MiG 21, SU-17 et 24) et 6 d’entre eux auraient été perdus depuis le début des troubles, dont 2 Mirage F1 français, partis à Malte. Dans le cas de l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, ils ne devraient pas poser trop de problèmes. En fait, les troupes loyalistes se servent davatange des hélicoptères d’attaque pour combattre la rébellion.

ONU Résolution 1973 : Zone d'exclusion et frappes aériennes sur la Libye de Kadhafi

Le plus épineux reste la capacité de défense anti-aérienne libyenne. Une trentaine de sites de missiles sol-air sont disposés le long de la côte méditerranéenne. Or, c’est par là que viendront les avions de combat de la coalition internationale qui est en train de se mettre en place pour appliquer la résolution 1973 des Nations unies. Et c’est sans compter sur les missiles Manpad SA-7, qui sont l’équivalent du Stinger américain, qui peuvent toucher des appareils étrangers dans le cas où ils seraient contraints d’engager une colonne blindée des forces loyalistes. Ou même encore des canons anti-aériens ZSU 23-4 Shilka, qui, dirigés par radar, sont redoutables.

Source : Zone Militaire


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vendredi 18 mars 2011

Libye : L'ONU autorise une zone d'exclusion et des frappes aériennes contre les forces militaires de Kadhafi...

L'ONU a voté une résolution présentée par la France, sur la Libye...

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone d'exclusion aérienne et frappes aériennes
devraient intervenir très prochainement !

Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté le 17 mars la résolution autorisant la création d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus d'une partie de la Libye qui ouvre la voie à des bombardements. La résolution autorise toutes les mesures nécessaires pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l'armée libyenne. La résolution onusienne a été saluée par des scènes de liesse à Benghazi et une réaction quasi-immédiate de Kadhafi. Le Guide libyen se dit prêt à un cessez-le-feu mais veut discuter de sa mise en œuvre.

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Le vote sur un recours à la force en Libye n’a pas fait l’unanimité dans l'enceinte onusienne. Le texte a été adopté par 10 voix contre 5. Certes, ni la Russie, ni la Chine n’ont posé leur veto, mais les deux pays se sont abstenus tout comme l’Inde, le Brésil et l’Allemagne qui ,elle, s’est inquiétée d’un possible enlisement dans un conflit meurtrier.

La coalition emmenée par la France et le Royaume-Uni a mis en avant l’urgence à prendre de vitesse les forces du colonel Kadhafi alors que le responsable libyen à l’ONU mettait en garde contre un massacre si le bastion de l’opposition Benghazi, devait tomber.

La résolution va plus loin que la zone d’exclusion aérienne demandée par la Ligue arabe. Le texte ouvre la voie à des frappes aériennes. Cela a été confirmé par le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé

Source : RFI / ONU New-York 17 mars 2011

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jeudi 17 mars 2011

Libye : Les forces de Khadafi progressent vers Benghazi !

Les forces loyalistes de Kadhafi progressent... Incantations du monde politico-médiatique...

France et Royaume Uni affichent une très grande fermeté !

Les forces pro-Kadhafi semblaient reprendre, mardi 15 mars 2011 l'avantage sur le terrain. Des tirs de canons anti-aériens et d'artillerie lourde étaient entendus dans la soirée à Benghazi, deuxième ville de Libye et fief des insurgés, sur lequel l'armée libyenne avait annoncé un peu plus tôt une offensive imminente, ont constaté des journalistes de l'AFP. L'armée, dans un appel diffusé par la télévision nationale, a également exhorté les habitants de Benghazi à empêcher leurs enfants de rallier les rangs de l'insurrection "terroriste".

Dans la journée, les forces gouvernementales se seraient emparées à coups de violents bombardements de la localité d'Adjabiah, dernier verrou sur la route de Benghazi. Selon la télévision officielle libyenne, "la ville d'Ajdabiya est totalement contrôlée (par les forces loyalistes, NDLR) et elle est en train d'être purgée des gangs armés". Mais un peu plus tard, Khaled El-Sayeh, un porte-parole du Conseil national libyen, l'instance dirigeante des rebelles basée à Benghazi  affirmait qu'Ajdabiya était "toujours aux mains des révolutionnaires". "Ils ont bombardé la ville depuis une longue distance. Mais actuellement la situation est bonne. Des unités de l'armée ont tenté de rentrer dans la ville, mais nos forces les ont repoussées", a ajouté M. Sayeh.

Interrogé sur une avancée des troupes de Mouammar Kadhafi vers l'est, d'Ajdabiya vers Tobrouk, le porte-parole a démenti, soulignant que le leader libyen n'avait pas "les ressources humaines (militaires) pour faire cela". "Sa seule stratégie est de bombarder puis de reprendre le contrôle d'une ville", a-t-il dit. M. Sayeh a également démenti que des forces loyales au colonel Kadhafi soient déployées sur la route menant d'Ajdabiya à Benghazi, malgré les témoignages de journalistes occidentaux en ce sens. Des centaines de civils et d'insurgés ont fui Ajdabiya vers Benghazi à bord de voitures, camions et pick-up, a constaté un journaliste de l'AFP. 

"Le temps est compté"

Défense anti-aérienne acrobatique contre les avions de Kadhafi...

"Le temps est compté et dans les heures qui viennent, le moins que nous puissions faire ici est d'imposer une zone d'exclusion aérienne", a déclaré mardi l'ambassadeur français  à l'ONU Gérard Araud à la presse,  avant de mener des consultations au sein du Conseil de sécurité. Aucun vote n'est néanmoins attendu dans les 24 heures qui viennent. "Nous sommes profondément bouleversés de constater que la situation s'aggrave sur le terrain, que les forces pro-Kadhafi progressent très rapidement et que le Conseil n'a toujours pas réagi", a souligné le diplomate français. "L'objectif c'est d'abord d'empêcher Kadhafi de bombarder son propre peuple, vraiment c'est ça notre objectif", a-t-il insisté.

Le diplomate a aussi reconnu que les défenseurs d'une zone d'exclusion aérienne devaient accepter le fait que tout le monde ne soit pas de cet avis. "Cela veut dire que nous ne pouvons pas faire tout ce que nous voudrions. Nous essayons donc, la France et la Grande-Bretagne notamment, de faire tout notre possible pour que le Conseil réponde à la Ligue arabe" qui a demandé l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne. Le diplomate français a précisé que la France souhaitait qu'une résolution soit votée rapidement, "dans les jours qui viennent", a-t-il dit. Tant la Russie que la Chine, pays dotés d'un droit de veto au Conseil de sécurité, semblent hostiles à une telle mesure. La Maison Blanche a pour sa part défendu mardi la prudence de Barack Obama quant à l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne en Libye.

Lors d'une audition parlementaire, le ministre des Affaires étrangères français Alain Juppé a dit que les représentants de son pays à l'ONU étaient "en train de travailler, avec les Britanniques, les Allemands, les Libanais, à la rédaction d'un projet de résolution qui commence à circuler et qui comprendrait un ensemble de dispositions dont l'évocation, la possibilité d'une no-fly zone" (zone d'exclusion aérienne). Un peu plus tôt il avait cependant jugé devant la même commission que cette option était "dépassée" au vu de la progression sur le terrain des forces de Mouammar Kadhafi face aux insurgés.

Les grandes puissances réunies mardi au sein du G8 à Paris ont écarté, faute de consensus, l'option militaire pour ralentir les forces de Mouammar Kadhafi, se bornant à promettre pour cette semaine une nouvelle résolution à l'ONU sur des sanctions renforcées.

Source : TF1 News

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jeudi 10 mars 2011

Libye : Contre-offensive de l'armée de Kadhafi contre les rebelles

Europe, Occident, ONU, OTAN... Hésitent* à soutenir les opposants au régime du colonel Kadhafi

Seule la France propose des "...frappes aériennes ciblées..."
Pour Nicolas Sarkozy et David Cameron : «Kadhafi et sa clique doivent partir» !

...

La contre-offensive des forces libyennes pour reprendre les villes tombées depuis trois semaines aux mains des insurgés hostiles au régime de Mouammar Kadhafi s'est poursuivie, jeudi 10 mars 2011, alors que l'Occident hésite encore sur la façon de soutenir ces derniers.

Face à l'escalade, le chef du Conseil national de transition, Moustafa Abdeljalil, dont la tête a été mise à prix par le régime, a lancé un appel à l'aide internationale, affirmant que sans elle "Kadhafi anéantira" le pays.

La riposte du régime se poursuit

Dans l'après-midi, les insurgés ont fui Ras Lanouf, base la plus avancée des insurgés dans l'Est, située à 650 km de la capitale, Tripoli, sous une pluie de roquettes et d'obus. "Nous sommes vaincus. Ils bombardent à coups d'obus et nous fuyons. Cela signifie qu'ils sont en train de reprendre Ras Lanouf", a reconnu un combattant insurgé en treillis.

A Ras Lanouf, la guerre change de dimension

Au moins quatre personnes ont été tuées et trente-cinq blessées, selon une source hospitalière de la ville. Les bombardements ont visé progressivement des positions à l'ouest de la ville, puis ses environs, avant de viser le centre et l'est de la ville. Au moins quatre roquettes se sont abattues près d'une mosquée et de l'hôpital évacué par les médecins et leurs patients à pied ou dans des ambulances.

Dans l'Ouest, les forces loyalistes encerclent la localité dévastée de Zaouïa, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, où les insurgés continuent de résister malgré les combats meurtriers des jours derniers. "On ne sait pas qui contrôle le centre. Cela change tout le temps. Les combats se déroulent rue par rue", a rapporté un exilé qui a pu entrer en contact avec un proche dans les faubourgs de la ville. Zaouïa, qui abrite la principale raffinerie de pétrole alimentant la capitale et l'ouest du pays, était jusque-là le bastion des insurgés le plus proche de Tripoli.

En revanche, les rebelles continuaient de contrôler la ville de Misrata, à 150 km à l'est de Tripoli.  Plusieurs villes du Nord-Ouest, notamment dans la région du Jabal Al-Gharbi, une zone montagneuse, dont la plupart des habitants sont d'origine berbère, sont également contrôlées par la rébellion, selon des habitants.

Les insurgés, portés jusqu'à présent par l'espoir qu'ils pourraient conclure à Tripoli leur avance à partir de leur bastion de Benghazi, admettent désormais leurs difficultés à tenir leurs positions face à un adversaire disposant d'une puissance de feu supérieure.

"Nous arrivons", menace Saïf al-Islam Kadhafi

"J'adresse un message à nos frères et à nos proches à l'est qui nous envoient chaque jour des appels à l'aide et nous disent 'sauvez-nous' : Nous arrivons ! [...] "Je jure devant Dieu que nous allons gagner", a déclaré l'un des fils du colonel Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam, devant de jeunes partisans. "L'heure de la libération a sonné. L'heure est à l'action. Nous progressons désormais", a-t-il ajouté dans une interview à Reuters. "Le temps est écoulé maintenant. Le moment de l'action est venu. Nous leur avions donné (aux insurgés) deux semaines (pour des négociations) [...] Nous ne céderons jamais. Nous ne nous rendrons jamais. C'est notre pays. Nous combattons ici en Libye", a-t-il continué.

Et le régime semble avoir les moyens de ses ambitions. Le New York Times affirme que Mouammar Kadhafi dispose de "dizaines de milliards" de dollars en liquide cachés à Tripoli, ce qui lui permet de combattre l'insurrection en dépit du gel international de ses avoirs. Après avoir juré de réprimer dans le sang la rébellion qui veut son départ après plus de quarante ans de règne sans partage, il a réaffirmé, mercredi, qu'il ne quitterait pas le pouvoir, accusant l'Occident de vouloir mettre la main sur les richesses pétrolières et Al-Qaida de soutenir les rebelles.

Source : Le Monde.fr

* Les déclarations modérées des pays européens, et de l’occident d’une manière générale, peuvent se comprendre. En effet, il serait peut-être prématuré de récupérer le tsunami des révolutions dans les pays arabes pour des raisons de stratégie intérieure, sans un minimum d'accord international. Et il ne faut pas vendre la peau de l'ours quand il a encore toutes ses griffes...

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vendredi 17 décembre 2010

Côte d'Ivoire : Le sang coule - Les USA et la France demandent à Gbagbo de quitter le pouvoir !

Violents affrontements en Côte d'Ivoire !

Les violents affrontements qui se sont produits jeudi 16 décembre 2010 à Abidjan ont fait au moins vingt morts, selon le gouvernement du président sortant Laurent Gbagbo, et une trentaine de morts et 110 blessés, selon le camp du président élu, Alassane Ouattara.

Les partisans de M. Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme le vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier, ont tenté jeudi de prendre le contrôle de la télévision d'Etat, encore entre les mains de Gbagbo qui refuse de reconnaître sa défaite.

Le siège de la télévision, où le Premier ministre de M. Ouattara, Guillaume Soro, veut se rendre avec ses ministres et ses partisans pour installer un nouveau directeur général, était fortement gardé par les forces de l'ordre, fidèles à M. Gbagbo.

Selon Amnesty International, au moins onze personnes ont été tuées et au moins 80 blessées lors de ces affrontements entre les partisans des deux rivaux à la fonction présidentielle.

Des affrontements ont également eu lieu près de l'hôtel servant de QG à M. Ouattara à Abidjan entre des membres de l'ex-rébellion des Forces Nouvelles (FN) et des éléments des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), loyales à M. Gbagbo.

Les violences ont gagné d'autres localités du pays, dont Yamoussoukro (centre) où sept personnes ont été blessées par balles lorsque les forces de l'ordre fidèles à M. Gbagbo ont dispersé une manifestation de partisans de son rival. En dépit de ces violences, le gouvernement de Ouattara a demandé à la population de poursuivre sa "mobilisation" pour prendre le contrôle de la télévision.

Le Premier ministre Guillaume Soro "appelle les populations à la mobilisation et les invite à ne pas se laisser distraire par cette dictature des chars, et à réclamer la liberté de l'information pluraliste par les médias d'Etat", indique un communiqué publié par ses services.

Sur le plan diplomatique, le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, pourrait se rendre vendredi 17 décembre à Abidjan pour tenter de trouver une issue à la crise. Le médiateur de l'UA, l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki avait séjourné la semaine dernière à Abidjan et rencontré tous les protagonistes, mais sans parvenir à persuader Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouattara dont la victoire a été annoncée par la Commission électorale indépendante et certifiée par l'ONU.

De leur côté, les Etats-Unis ont haussé le ton jeudi contre Laurent Gbagbo, affirmant que le président ivoirien sortant disposait d'un "temps limité" pour céder le pouvoir.

Au cours d'une conférence de presse à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a prévenu que si Laurent Gbagbo ne quittait pas le pouvoir avant la fin de la semaine, son nom serait inscrit sur la liste des personnes visées par des sanctions de l'Union Européenne, essentiellement des proches de Gbagbo. « Laurent Gbagbo et son épouse ont leur destin entre leurs mains. Si, avant la fin de la semaine, il, Laurent Gbagbo, n'a pas quitté le poste qu'il occupe en violation de la volonté du peuple ivoirien, ils seront nommément sur la liste des sanctions » .

Source : Atlasinfo (Avec MAP)

NDLR : L'hypothèse d'un départ volontaire de Laurent Gbagbo évoquée par TTU On Line ne s'est malheureusement pas transformée en réalité. La sagesse n'a pas inspiré le président déchu. Son départ se fera hélas, dans la violence.

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samedi 11 décembre 2010

Côte d'Ivoire : Laurent Gbagbo serait sur le point de quitter la présidence et le pays...

Contrairement à ce que rapportent certains médias, l’heure serait à la négociation plutôt qu’au blocage politique en Côte d’Ivoire. Conscient que son maintien aux affaires n’est pas tenable politiquement, Laurent Gbagbo aurait accepté l’inéluctabilité de son départ du pays.

L’ancien Président ivoirien tenterait actuellement de négocier un exil vers l’Afrique du Sud. Parmi ses conditions, il exigerait de quitter le pays avec 300 de ses proches et soutiens. Si la communauté internationale semble avoir donné son accord de principe pour le départ de 30 personnes, elle ne semble pas disposée à laisser partir un certain nombre de ses collaborateurs, susceptibles d’être recherchés par la Cour pénale internationale pour divers crimes de guerre.

Gbagbo lui-même exigerait, par ailleurs, de pouvoir bénéficier de l’immunité diplomatique pour éviter des poursuites potentielles. Son régime est, en effet, suspecté de diverses disparitions, dont la plus célèbre reste celle du journaliste franco-canadien Guy André Kieffer. D’un point de vue politique, Gbagbo semble encore disposer d’appuis solides aux sein de l’armée, notamment par l’intermédiaire du général de division Philippe Mangou, chef d’état-major de l’armée, qu’il a lui-même nommé en 2004.

Le dispositif militaire français sur place compterait entre 700 et 800 hommes, essentiellement basés à Abidjan, mobilisés au titre de l’opération Licorne. Ces effectifs, auxquels s’ajouteraient des éléments des forces spéciales récemment déployés, semblent suffisants pour contenir une crise éventuelle. Il s’agirait alors pour les troupes françaises, qui peuvent compter sur la puissance de feu des ERC-90 Sagaie, de sécuriser l’aéroport d’Abidjan, afin de permettre l’arrivée de renforts venus du Gabon voisin.

Au large des côtes, le BPC “Tonnerre” est actuellement déployé dans le cadre de l’opération Corymbe. Il embarque l’équivalent d’une compagnie renforcée ainsi que plusieurs hélicoptères. A titre préventif, un certain nombre de ressortissants français, notamment des familles d’expatriés, ont quitté le pays, d’autres se sont regroupés au sein “d’îlots”, afin de limiter les risques en cas de crise grave, qui ne permettrait pas au dispositif actuel d’organiser une évacuation à grande échelle.

Paris semble en tout cas avoir retenu la leçon de la crise précédente sur deux points. D’abord, Paris a attendu que les Nations unies et Washington félicitent Alassane Ouattara pour sa victoire électorale pour le faire, afin de ne pas donner l’image d’une puissance interventionniste. Puis, en déployant sur place les moyens de remporter la “guerre de l’image”, en filmant au maximum les évènements par le biais des équipes de l’ECPAD et de journalistes “embedded”.
 
Source : TTU On Line

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mardi 23 novembre 2010

International : La Corée du Nord bombarde une île du Sud

Corée : Provocation du Nord sur le Sud

Plusieurs civils et militaires ont été blessés mardi 23 novembre 2010 par des tirs d'artillerie nord-coréens sur une île de Corée du Sud, dont beaucoup d'habitants ont été évacués vers des abris, rapporte une chaîne de télévision de Séoul.

Au moins 200 obus se sont abattus sur cette l'île, précise la chaîne YTN. Une réunion extraordinaire du cabinet de sécurité sud-coréen a été convoquée.

Selon un témoin cité par la chaîne d'information YTN, l'électricité serait coupée au moins ne partie sur cette île nommée Yeon Pyeong, qui se trouve près de la frontière nord-coréenne. Des images de télévision montrent quatre colonnes de fumée s'élevant de l'île.

La Russie a mis en garde contre une "escalade" de la situation sur la péninsule coréenne, après les tirs d'obus Nord-coréens contre une île de la Corée du Sud, dans des déclarations du ministère des Affaires étrangères citées par Interfax. "Il est important que cela ne mène pas à une escalade de la situation dans la péninsule", a déclaré à Interfax une source au ministère russe des Affaires étrangères.

"Bombe" nucléaire de la Corée du Nord...

Ces tirs interviennent alors que l'émissaire américain pour la Corée du Nord Stephen Bosworth a quitté Tokyo pour Pékin. Il doit y rencontrer des responsables chinois pour évoquer le dossier de la Corée du Nord, quelques jours après la révélation de l'existence d'un site d'enrichissement nucléaire dans ce pays.

Source : Reuters

Ndlr : L'examen du dossier nucléaire Nord-Coréen a certainement motivé cette provocation inadmissible. La Chine se dit "préoccupée". Le Conseil de Sécurité de l'ONU devrai se réunir urgence, en raison des risques désescalade de la violence et de la collusion sur l'enrichissement de l'uranium entre la Corée du Nord et l'Iran notamment.

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vendredi 10 septembre 2010

OPEX : Un sapeur du Génie de la FINUL tué accidentellement au Liban

Un militaire français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a perdu accidentellement la vie, le 7 septembre 2010, près du village de Jabal Sadanet, au Sud-Liban.

Cette fois, le caporal François Fradet, 29 ans, a été tué lors de la chute de son véhicule – un matériel polyvalent du génie (MPG) - dans un ravin. Un autre militaire français a été blessé. Les deux hommes, qui appartiennent au 3e Régiment du Génie de Charleville-Mézières, effectuaient des travaux de renforcement de protections pour le compte du contingent indien de la Finul.

Le sapeur blessé a été évacué vers l’hôpital militaire du secteur, qui est sous responsabilité chinoise. Ce sont des casques bleus indiens qui ont retiré le corps du soldat tué pour le transporter dans leur base, située à proximité du lieu de l’accident.

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mardi 17 août 2010

Afghanistan : 10 humanitaires d'une ONG assassinés par les talibans !

Dix membres d'une mission humanitaires en Afghanistan, dont deux femmes, lâchement assassinés par les talibans

Les dépouilles des huit humanitaires occidentaux et deux Afghans tués dans le nord de l'Afghanistan ont commencé à être remises aux familles lundi 16 août 2010 à Kaboul, alors que les condamnations se multipliaient à travers le monde.

Les huit Occidentaux - six Américains, une Britannique et une Allemande - ainsi que deux Afghans ont été tués par balles la semaine dernière dans le Badakhshan, province réputée calme du Nord-Est.

Lundi matin, les proches de Jawed, un des Afghans assassinés, ont récupéré le corps de ce cuisinier, âgé de 27 ans, à la morgue de l'hôpital militaire de Kaboul.

"Je ne sais pas qui les a tués", a déclaré Abdul Batan, un de ses frères. "Mon frère n'aurait pas dû travailler ce jour-là. Il est parti avec l'équipe médicale parce qu'il s'agissait de gens biens", a-t-il ajouté, les yeux rougis par les larmes.

Les corps des six Américains pourraient être rapatriés aux Etats-Unis pour être autopsiés par le FBI.

"Les plans n'ont pas été finalisés par les familles et les autorités concernées, mais une des multiples possibilités est de rapatrier les corps des citoyens américains aux Etats-Unis pour autopsie", a déclaré une porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul.

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