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vendredi 29 mars 2013

François Hollande : Objectifs atteints... Au Mali...

Guerre de Libération du Mali : Objectifs atteints !
Le président François Hollande présente un calendrier de retrait

Au Mali, "nous avons atteint nos objectifs" assure François Hollande
Le chef de l'Etat a annoncé le retrait des troupes qui ne seront plus qu'un millier à la fin de l'année.

Au Mali, "nous avons atteint nos objectifs", a assuré jeudi soir François Hollande lors de son intervention sur France 2. "Il fallait arrêter l'offensive des terroristes, reconquérir les villes qu'ils occupaient et aller dans leur sanctuaire. C'est fait", a affirmé le chef de l'Etat qui n'a pas caché son "admiration" pour "nos soldats" qui "ont été exemplaires".

Le désengagement des 4000 militaires de l'opération Serval débutera fin avril. En juillet, il ne devrait plus rester que 2000 hommes sur place, sans doute dans le cadre d'une force des Nations Unies, et un millier à la fin de l'année. Mais "nous aurons toujours des forces prépositionnées pour intervenir si nécessaire". "Notre objectif était de libérer le Mali. Ensuite, c'est l'affaire des Africains".

François Hollande n'a pu que reconnaitre un seul échec : "Nous n'avons pas retrouvé nos otages". Sur Philippe Verdon, il n'a laissé que peu d'espoir : "nous avons, hélas, des éléments qui nous donnent à penser qu'il pourrait être mort". Pour la famille enlevée au Cameroun et retenue au Nigeria, il a confirmé l'existence de "preuves de vie".
Mais, a-t-il fait remarquer, "moins on en dit, mieux on agit". Sur la question des rançons, que l'Elysée refuse désormais de verser aux ravisseurs, le chef de l'Etat a expliqué en avoir parler aux familles "émues et affectées". "Comment pourrions nous verser des sommes d'argent alors que nous sommes en guerre contre eux, avec lesquelles ils pourraient acheter des armes ?" Toutefois, le président n'exclut pas les "contacts et négociations".

Source : Secret Défense - Jean Domminique Merchet / Marianne

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jeudi 21 mars 2013

Guerre de Libération du Mali : Les troupes tchadiennes intègrent la MISMA

Jusqu’à présent, les 2.000 soldats tchadiens déployés au Nord-Mali dans le cadre des opérations menées pour réduire les groupes jihadistes qui s’y étaient implantés ne faisaient pas partie de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), dont les troupes sont fournies par les pays membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Désormais, il va en aller autrement. En effet, à l’issue de la réunion du comité des chefs d’état-major de la Cédéao, le général ivoirien Soumalïla Bakayoko a annoncé que le contingent tchadien serait désormais intégré à la MISMA.

“A compter de ce jour, nos frères tchadiens qui se battent à nos côtés pour libérer le Mali intègrent la MISMA”, a-t-il en effet déclaré, le 9 mars 2013. “C’est une bonne nouvelle, cela va renforcer la cohésion”, a-t-il ajouté. “Un général de l’armée tchadienne occupera l’une des deux vice-présidences de la Misma”, a-t-il encore précisé.

Le 27 février, le président tchadien, Idriss Deby Itno, considérant que “l’heure n’était plus aux discours (…) mais plutôt à l’action, l’ennemi n’attend pas”, avait appelé la Cédéao “à plus de célérité en accélérant l’envoi des troupes dans la zone libérée.”

Actuellement, les troupes tchadiennes participent aux opérations dans l’Adrar des Ifoghas aux côtés des forces françaises de la brigade Serval.

Cette décision porte ainsi à 6.300 le nombre de soldats de la MISMA déployés au Mali. Près d’un millier d’autres sont encore attendus. De son côté, le Sénégal a annoncé son intention d’envoyer 144 gendarmes auprès de la force panafricaine, en plus des 500 soldats que Dakar a mis à la disposition de cette dernière.

Par ailleurs, la Cédéao souhaite que la MISMA puisse se transformer en une mission de paix des Nations unies. Cette dernière, qui fait actuellement l’objet d’une évaluation, devra encore être autorisée par le Conseil de sécurité.

Pour le général Soumaïla Bakayoko, ce changement aurait “un avantage énorme” et serait “préférable à la situation actuelle”, notamment en terme de financements des opérations étant donné que les coûts de cette mission seraient pris en charge par les Nations unies.

Pour la période allant du 1e juillet 2012 au 30 juin 2013, le budget affecté pour les opérations de maintien de la paix de l’ONU est d’environ 7,33 milliards de dollars. Ce fonds est alimenté par tous les Etats membres de l’organisation, en fonction de leur richesse et de leurs responsabilités, les pays du Conseil de sécurité ayant à assumer la part la plus importante.

Source : Zone Militaire

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mercredi 6 février 2013

Guerre de libération du Mali : Eloges des Etats-Unis aux soldats français

Le vice-président américain Joe Biden loue “la compétence impressionnante” des militaires français

Décidément, le temps n’est pas au “french bashing” outre-Atlantique. Ainsi, le vice-président américain, Joe Biden, n’a eu que des mots élogieux pour qualifier l’intervention militaire au Mali, décidée le 11 janvier 2013 alors que les groupes jihadistes progressaient vers Bamako.

“Au nom du président américain et au nom du peuple américain, nous vous félicitons pour votre action décisive et je dois aussi louer la compétence impressionnante des forces militaires françaises (…) Vous avez des forces armées très courageuses et très compétentes”, a-t-il en effet déclaré, ce 4 février, à l’issue d’une rencontre avec le président Hollande.

Le locataire de l’Elysée a pour sa part affirmé avoir “apprécié le soutien” des Etats-Unis dès la “décision (…) de l’intervention de la France au nom de la communauté internationale. Soutien des Etats-Unis, soutien politique, soutien matériel, soutien aussi logistique, soutien dans le cadre de la conférence des donateurs.”

Cela étant, maintenant que les villes de Tombouctou et de Gao ont été reprises par les forces françaises et africaines, la question de l’avenir du Mali se pose alors même qu’il reste encore s’emparer de Kidal, bastion Touareg et de la milice islamiste Ansar Dine, ainsi que de l’Adrar des Ifoghas, où les groupes jihadistes ont établi leur base arrière.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a ainsi évoqué un désengagement militaire français qui pourrait être rapide. “Dans les villes que nous tenons, nous souhaitons être rapidement relayés par les forces africaines de la MISMA (Mission internationale de soutien au Mali, autorisée par l’ONU”, a-t-il affirmé. A Tombouctou, notamment, un retrait “peut venir très vite, on y travaille, parce que nous n’avons pas vocation (…) à rester durablement”, a-t-il précisé sur les ondes de France Inter.

Quoi qu’il en soit, Paris et Washington sont sur la même longueur d’onde concernant l’affaire malienne, en convenant de la nécessité de mettre en place une force de maintien de la paix sous l’autorité des Nations unies “aussi rapidement que possible.”

Source : Zone Militaire

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lundi 14 janvier 2013

Guerre de Libération du Mali : Opération Serval - Les islamistes attaquent la localité de Diabali

Alors que l’aviation française a bombardé leurs bases à Gao et que des combats les ont opposé à l’armée malienne dans la région de Konna, les jihadistes établis au Nord-Mali ont lancé une nouvelle offensive, ce 14 janvier 2013, à Diabali, près de Soloko, dans l’ouest du pays, un secteur situé à environ 400 km au nord-nord-est de Bamako.

“Les islamistes se battent contre l’armée à l’intérieur de la ville”, a affirmé un habitant de cette localité. “Ils ont commencé à infiltrer la ville la nuit dernière en traversant la rivière par petits groupes”, a-t-il précisé.

Cette attaque a été confirmée par Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, qui a souligné que ce n’était pas une surprise. “Nous savions qu’il y aurait une contre-offensive vers l’ouest, d’autant plus que là se trouvent les éléments déterminés, les plus structurés, les plus fanatiques (…). Ils ont pris Diabali, qui est une petite commune, après des combats importants et après une résistance de l’armée malienne qui était insuffisamment dotée à ce moment précis” a-t-il déclaré, ajoutant que les forces jihadistes “sont exactement telles qu’on les prévoyait.”

Le fait est que des positions tenues par les combattants islamistes ont été visées, le 13 janvier, par des frappes aériennes françaises dans les secteurs de Nampala, à une cinquantaine de kilomètres de Diabali, ainsi qu’à Léré, près de la Mauritanie.

Cela étant, une source proche de l’entourage du président Hollande a confié à l’AFP que les groupes islamistes “se révèlent en réalité bien équipés, bien armés et bien entraînés” et que ce ne sont pas “quelques soudards à bord de Toyota avec quelques armes”, comme “à l’origine, on pouvait le penser.”

“Ce qui nous a beaucoup frappés, c’est la modernité de leur équipement, leur entraînement et leur capacité à s’en servir”, a ajouté cette même source. Ils ont “montré comment ils pouvaient endommager un hélicoptère et blesser mortellement son pilote” a-t-elle encore ajouté.

Quoi qu’il en soit, et de source sécuritaire régionale, l’attaque de Diabali serait menée par la katiba d’Abou Zeid, l’un des chefs d’al-Qaïda au Maghreb islamique, qui détient par ailleurs des otages français.

“Abou Zeid (…) dirige lui-même les opérations. Ils ont quitté la frontière mauritanienne, pour éviter les raids des avions français” a encore précisé cette même source.

Enfin, un responsable du Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), l’un des groupes jihadistes allié d’AQMI et d’Ansar Dine, a déclaré que la France a attaqué l’islam (…) Au nom d’Allah, nous allons frapper le coeur de la France.” Et de préciser que les Français seraient visés “partout, à Bamako, en Afrique et en Europe.” 

Source : Zone Militaire

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dimanche 13 janvier 2013

Mali : Lieutenant Damien BOITEUX, mort pour la France

Le lieutenant Damien BOITEUX, du 4ème Régiment d’Hélicoptères des Forces spéciales (RHFS) de Pau est le premier militaire français à avoir perdu la vie lors de l’opération Serval au Mali.

Né le 24 novembre 1971 et originaire du Haut-Doubs, il s’engage, baccalauréat en poche, à l’âge de 19 ans en tant qu’élève à l’Ecole nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) de Saint-Maixent. Après un parcours brillant, il rejoint l’Ecole d’application de l’aviation légère de l’armée de Terre (EALAT) de Dax le 5 août 1991 où il obtient son brevet de pilote. Il est promu maréchal des logis l’année suivante.

Il rejoint ensuite le 1er Régiment d’Hélicoptères de Combat (RHC) de Phalsbourg. Décrit comme étant un sous-officier consciencieux, discipliné, doublé d’un pilote doué, il devient rapidement chef de bord d’hélicoptère d’attaque. Le 1er juillet 1999, il est promu maréchal-des-logis chef avant d’être admis, quelques mois plus tard, dans le corps des sous-officiers de carrière.

En 2000, il est muté à l’EALAT de Dax en qualité de moniteur. Doté de nombreuses qualités pédagogiques, selon sa hiérarchie, qui souligne également son esprit militaire “remarquable”, il accède au grade d’ajudant le 1er avril 2004.

Un an plus tard, le sous-officier quitte Dax pour Margny les Compiègne où est implanté le 6ème RHC. Sélectionné, en 2007, pour rejoindre le détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre des opérations spéciales (DAOS), il est nommé aspirant le 30 juin 2008 puis sous-lieutenant 3 mois plus tard.

Le DAOS devient le 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales le 1er août 2009. Promu lieutenant le 1er octobre de cette année, il se fait notamment remarquer pour son sens tactique et ses qualités de chef de patrouille “Gazelle”. Il s’impose comme un spécialiste des interventions en milieu désertique, de jour comme de nuit.

Malheureusement, ce passionné d’aviation, qui avait eu la vocation pour devenir pilote d’hélicoptère depuis l’enfance, a été mortellement blessé, le 11 janvier 2013,  aux commandes de son appareil, une Gazelle, lors d’une action visant à stopper une colonne de jihadistes progressant vers le sud du Mali.

Au cours de sa carrière, le lieutenant BOITEUX a effectué de nombreuses opérations et missions extérieures : Djibouti en 1993, 2008 et 2009, ex-Yougoslavie en 1998, Côte d’Ivoire en 2005, 20047 et 2009, Mauritanie en 2010 et Burkina Faso en 2010, 2011 et 2012.

Père d’un enfant, le lieutenant BOITEUX était titulaire de la médaille de l’aéronautique, de la médaille d’outre-mer avec agrafe “République de Côte d’Ivoire”, d’une citation à l’ordre du régiment avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze et de la médaille d’or de la défense nationale avec agrafe “aviation légère” et “missions d’assistance extérieure".

Source : Zone Militaire

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Mali : Frappes aériennes près de Gao

Paris, le dimanche 13 janvier 2013
Communiqué du Cabinet du ministre de la Défense:

 Frappes aériennes près de Gao

Intervention de la France en soutien des forces maliennes : Frappes effectuées sur les bases arrière terroristes à proximité de Gao.

Conformément à la mission confiée à nos forces armées par le président de la République, l'aviation de chasse française a visé et détruit ce dimanche 13 janvier 2013 plusieurs cibles au nord du Mali à proximité de Gao, notamment des camps d'entraînement, des infrastructures et des dépôts logistiques constituant les bases arrière des groupes terroristes. Cette mission a été effectuée par quatre Rafale qui ont décollé de France et qui viennent renforcer le dispositif aérien français.

L'objectif de la France est de mener une lutte implacable contre les groupes terroristes, en empêchant toute nouvelle offensive de ces groupes vers le sud du Mali, qui menacerait la stabilité de ce pays ami, et en réduisant leurs capacités partout où ce sera nécessaire.

La détermination de la France est totale. Les actions militaires engagées seront poursuivies autant que nécessaire. Le ministre de la Défense réaffirme sa totale confiance en chacun des militaires français déployés au Mali et fera régulièrement le point sur les opérations en cours.

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Les islamistes fuient Gao après les frappes françaises

La mission française au Mali continue. Deux jours après être entrée en guerre contre les groupes armés islamistes qui contrôlent le nord du pays, l'armée tricolore poursuit ses raids aériens. "Il y a des raids en permanence. Il y en a en ce moment, il y en a eu cette nuit, il y en aura demain", prévient Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Pour l'heure, les combats du jour auraient fait des dizaines de morts, dont un chef islamiste.

•Du côté diplomatique, les responsables de la force de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) sont attendus ce dimanche à Bamako, la capitale du Mali. Cette réunion doit organiser l'arrivée des troupes ouest-africaines chargées, avec l'aval de l'ONU, de déloger les groupes liés à al-Qaïda qui occupent du nord du pays depuis neuf mois.

•"Notre mission au Mali n'est pas achevée". Samedi, François Hollande, après s'être félicité du "consensus politique" autour de l'intervention de la France, a précisé que l'Hexagone n'a ici "pas d'autre but que la lutte contre le terrorisme" et "ne défend aucun intérêt particulier".

•Conséquence directe de l'engagement des troupes françaises contre la menace terroriste au Mali, Jean-Marc Ayrault a annoncé samedi soir que le plan Vigipirate passait au niveau d'alerte "rouge renforcé" face aux risques de représailles sur le sol français.

Source : Nouvel Obs

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Mali : Unités de l'armée de Terre française engagées contre les terroristes islamistes

Jusqu’à présent, on n' avait que très peu d’éléments au sujet des unités de l’armée de Terre engagées au Mali, dans le cadre de l’opération Serval, si ce n’est quelques indications non officiellement confirmées.

Quoi qu’il en soit, l’on sait désormais que ce sont des éléments de la Brigade des Forces spéciales Terre (BFST) qui ont été engagés dans la nuit du 10 au 11 janvier 2013 dans la région de Mopti, plus précisément vers Sévaré, où est situé un aéroport; ce qui donne à cette localité une certaine valeur stratégique.

En outre, les Gazelle du 4ème Régiment d’Hélicoptères des Forces Spéciales (RHFS) de Pau sont entrés en action au cours de la journée du 11 janvier, à 16 heures. Malheureusement, le lieutenant Boîteux, qui était aux commandes d’un des appareils, a été mortellement touché. Il a cependant eu le temps de rejoindre les éléments français.

Par ailleurs, un sous-groupement de 200 militaires déployés au Tchad dans le cadre du dispositif Epervier, a été projeté à Bamako par avions C-130 Hercules et C-160 Transall. Il s’agit de marsouins du 21ème Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) de Fréjus, en l’occurrence la compagnie d’éclairage et d’investigation, et de légionnaires d’un peloton appartenant au 1er Régiment Etranger de Cavalerie d’Orange. Ces hommes ont récemment mené une mission de reconnaissance dans le désert tchadien avant Noël dernier.

Comme l’a annoncé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, les effectifs français à Bamako doivent être renforcés ce 12 janvier. Devant prendre l’alerte Guépard à compter du 15 janvier, c’est le 2ème RIMa d’Auvours qui y enverra une compagnie.

Source : Zone Militaire


Vidéo : La France est engagée au Mali - Source Euronews TV



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samedi 12 janvier 2013

Mali : Un pilote d’hélicoptère français tué dans des combats contre les islamistes

Un soldat français est mort lors d’un raid aérien contre des islamistes au Mali

Ce raid mené « en appui de l’armée malienne a permis la destruction de plusieurs unités » terroristes et « stoppé leur progression », a affirmé samedi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, indiquant que « dans ce combat intense, l’un de nos pilotes […] a été mortellement blessé ».

Il s’agit du lieutenant Damien Boiteux du 4e régiment d’hélicoptères de combat (RHC) de Pau qui a été évacué de la structure médicale la plus proche avant de succomber à ses blessures. Selon la Défense, il a été tué par un tir d’arme légère d’un combattant islamiste alors qu’il se trouvait dans un hélicoptère Gazelle.

D’autres frappes aériennes françaises ont eu lieu « cette nuit et ce samedi matin » contre des concentrations d’islamistes au Mali, selon le ministre.

Des troupes françaises à Bamako

Jean-Yves Le Drian a par ailleurs annoncé que des unités françaises étaient déployées dans la capitale malienne Bamako, depuis vendredi soir, en particulier pour « assurer la sécurité de nos ressortissants ».

« Leur renforcement est en cours, et le dispositif devrait rapidement comporter plusieurs compagnies. Ce sont donc quelques centaines de soldats français qui sont engagés », a dit le ministre.

Opération Serval

François Hollande, qui a annulé un déplacement à Marseille, a convoqué un conseil de défense à 15 h, ce samedi, pour évoquer les opérations menées au Mali, dont le nom de code est « Serval », nom donné à « un petit félin du désert », selon l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des Armées.

Le chef de l’Etat, qui a rendu hommage au soldat tué, a salué « le courage et le dévouement de nos soldats engagés aux côtés des forces maliennes contre les mouvements terroristes ».

Source : Ouestfrance.fr


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vendredi 11 janvier 2013

Mali : Intervention militaire de la France contre les islamistes

La France a envoyé ses forces spéciales, ses hélicoptères et l'aviation de chasse pour contrer l'avancée des islamistes au Mali

Ce ne devait pas être une opération française mais africaine. La France ne devait jouer qu'un rôle de "facilitateur". Pourtant, devant "l'urgence de la situation", font valoir les autorités françaises, Paris s'est engagé ce vendredi 11 janvier dans une intervention militaire au Mali. "Nos forces armées ont apporté cet après-midi leur soutien aux unités maliennes pour lutter contre les terroristes", a annoncé François Hollande.

Quelles forces ? Avec quels moyens ? Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a été à peine plus précis : "Il y a une intervention aérienne française", a-t-il déclaré dans la soirée, en assurant que, jusqu'ici, seule la France était venue à la rescousse de l'armée malienne, incapable de résister à la poussée des djihadistes vers le sud du pays.

Des forces spéciales et des avions

A peine les islamistes venaient-ils de prendre la ville de Konna, au centre du Mali, que les forces spéciales françaises sont arrivées dès hier soir à Sévaré, une base de l'armée malienne à 70 km au sud de Konna, affirme un diplomate occidental joint à Bamako. "Elles ont été rejointes cette nuit par des avions, également français", ajoute-t-il. On les a entendus passer cette nuit au dessus de Bamako.

Basé au Burkina Faso, à Ouagadougou, le groupe du Commandement des Opérations Spéciales (COS), avait des éléments déjà positionnés au Mali. Combien de forces spéciales se trouvent-elles à Sévaré ? "200 ou 300", avance prudemment le diplomate. Outre les hélicoptères du COS (Cougar, Puma, Tigre), la France dispose d'autres moyens aériens. Il pourrait s'agir de trois Mirage 2000, de deux Mirage F-1 basés à N'Djamena, et d'un drone de type Harfang basé à Niamey. Autre soutien prévu : l'unité de réaction rapide (le dispositif Guépard) a été mise en alerte ; il s'agit du 2ème REP (le régiment étranger de paras, soit 1.200 hommes, basé à Calvi).

Stopper les terroristes

A en croire Laurent Fabius, "les moyens nécessaires ont été prévus pour une opération qui durera le temps nécessaire". Mais nécessaire pour quoi ? L'objectif immédiat est de "stopper la progression des groupes terroristes", martèle-t-il. Et après ? Mystère. Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé jeudi soir un "déploiement rapide" de la force internationale prévue au Mali mais dont l'intervention n'était pas attendue avant plusieurs mois…

Loin d'être sur pied, elle ne devait venir qu'épauler une armée malienne qu'il fallait d'abord reconstruire. Au nom de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé ce soir l'envoi immédiat des troupes sur le terrain dans le cadre de la MISMA (Force internationale de soutien au Mali), la fameuse force africaine. 

Source : nouvelObs.com


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dimanche 30 décembre 2012

Centrafrique : Une compagnie du 8e RPIMa et une autre du 2e REP en renfort à Bangui

Dans la nuit du 27 au 28 décembre 2012, environ 150 militaires français en provenance des Forces Françaises au Gabon (FFG) ont été déployé en République Centrafricaine (RCA) à Bangui, afin d' assurer "si nécessaire" la sécurité des ressortissants et des emprises diplomatiques françaises, selon une information publiée vendredi soir sur le site internet du ministère français de la Défense.

Depuis le 26 décembre, ce sont les militaires français de l' opération Boali, dont une compagnie du 8e régiment parachutiste d'infanterie de marine stationnée sur l' aéroport de Bangui, qui ont assuré la sécurité des ressortissants et des emprises françaises de la capitale. Cette compagnie a été renforcée le 28 décembre au matin par une compagnie de légionnaires du 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP) en mission de courte durée au Gabon, indique la même source.

La France est présente en République Centrafricaine depuis 2002 dans le cadre de l' opération Boali. Celle-ci vise à apporter un soutien logistique, administratif, technique et si besoin opérationnel à la MICOPAX (Mission de consolidation de la paix en République Centrafricaine). Les militaires français assurent par ailleurs des missions de formation des forces armées centrafricaines (FACA) tout en restant en mesure d' assurer la sécurité des ressortissants français si la situation l' exige, toujours selon l'information sur le site internet du ministère français de la Défense.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mercredi devant l'ambassade de France en Centrafrique pour exprimer leur mécontentement face au manque de soutien de la France dans les combats contre la coalition rebelle du Séléka en progression. Certains d'entre eux ont lancé des projectiles vers l'ambassade de France.

Par ailleurs, le président français François Hollande a déclaré jeudi que la présence militaire française en République centrafricaine n'a pas pour but d'intervenir dans les affaires intérieures centrafricaines mais de protéger les intérêts et les ressortissants de la France dans ce pays.

"Si nous sommes présents, ce n'est pas pour protéger un régime, c'est pour protéger nos ressortissants et nos intérêts et en aucune façon pour intervenir dans les affaires intérieures d'un pays, en l'occurrence la Centrafrique", a indiqué jeudi matin le chef de l'Etat français en marge d'un déplacement au marché de Rungis.

La République centrafricaine est en train de tomber entre les mains de la rébellion du Séléka. Sa fulgurante progression semble en tout cas mettre en péril le pouvoir actuel du pays.

Après s'être emparé au début du mois de décembre de la quasi-totalité des grandes villes du nord-est, la coalition rebelle est aux portes de Bangui, la capitale centrafricaine.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné jeudi les attaques rebelles récentes en République centrafricaine et a appelé toutes les parties à chercher une solution pacifique à la crise actuelle à travers un dialogue politique.

"Les membres du Conseil de sécurité réitèrent leurs profondes inquiétudes par rapport à la situation en Centrafrique," indique un communiqué de presse publié jeudi soir par l'organe de 15 nations. 

Source : Cameroon Voice


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