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mardi 31 janvier 2017

Mali : MINUSMA- Renforcement militaire allemand de la Bundeswehr annoncé

En 2016, à pareille époque, Berlin avait décidé de porter à 650 le nombre maximum de militaires de la Bundeswehr susceptibles d’être déployés au Mali, dans le cadre de la mission des Nations unies (MINUSMA), lancée en juillet 2013 pour stabiliser le pays. Et cela, afin de « soulager la France engagée en Syrie contre le groupe jihadiste État islamique ».

Cette année, le gouvernement allemand entend accentuer son engagement au sein de la MINUSMA en portant le plafond des effectifs de la Bundeswehr pouvant être envoyés au Mali à 1.000 soldats. Ce renfort doit permettre le déploiement de 8 hélicoptères, dont 4 NH-90 (transport et évacuation sanitaire) et 4 Tigre (attaque). Ces appareils sont réclamés depuis des semaines par le secrétaire général de l’ONU.

Cette décisIon de renforcer le contingent allemand au Mali doit encore être approuvée par le Bundestag, la chambre basse du Parlement. Mais, même si la mission au Mali est la plus dangereuse des Nations unies, le vote est a priori aCquis. En outre, elle fait suite au dernier Livre blanc sur la Défense, lequel plaide pour que l’Allemagne joue un rôle militaire plus important au niveau international.

Le nombre de militaires allemands déployés au Mali n’a jamais atteint les 650 personnels. Selon un rapport du secrétaire général des Nations unies, la MINUSMA comptait, au 31 août 2016, seulement 251 soldats de la Bundeswehr. Sans doute que cet effectif a augmenté depuis, ne serait-ce que pour mettre en oeuvre les 3 drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) HERON 1 envoyé par Berlon à Gao pour des missions de surveillance et de reconnaissance.

Par ailleurs, Berlin a l’intention de construire une base aérienne au Niger, toujours en appui à la mission des Nations unies. Il est question d’y baser deux avions de transport Transall C-160. Ces appareils servent aussi à l’opération française Barkhane et de la mission européenne EUTM Mali.

Cela étant, si le contingent allemand déployé au Mali compte effectivement un millier de soldats, alors cette participation à la Minusma sera l’opération la plus importante menée par l’Allemagne, qui compte encore près de 800 soldats en Afghanistan.

Reste à voir ce qu’en pensera l’opinion publique allemande, traditionnellement peu favorable aux interventions militaires extérieures, surtout si jamais la Bundewehr subit des pertes au Mali.

« Les forces allemandes sont très bien équipées. Elles ont désormais des drones qui leur permettent de mieux tracer leur itinéraire. Elles savent comment faire face au danger. Mais c’est la mission de l’ONU la plus dangereuse. C’est l’ONU qui le dit. Et les chiffres lui donnent raison », a prévenu Hans-Peter Bartels, le commissaire parlementaire aux forces armées.

Source : Zone Militaire

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dimanche 29 janvier 2017

Barkhane : 150 terroristes mis hors de combat par les forces françaises en 2016

Au sommet Afrique-France, des 13 et 14 janvier 2017 à Bamako, l’État-major des armées (EMA) a donné le bilan de l’opération Barkhane pour l’année 2016.

Dans son dernier rapport sur la situation au Mali, diffusé en octobre 2015, le secrétaire général des Nations unies, qui était alors Ban Ki-moon, avait fait état d’une « augmentation sensible » des attaques contre la MINUSMA [Mission de l'ONU] et les Forces de défense et de sécurité maliennes. Et de souligner que ces attaques étaient « de plus en plus sophistiquées et complexes. »

En tout, et d’après les données compilées par le site Long War Journal, le nombre d’attaques jihadistes a bondi de 150% (257 cas contre 106 en 2015), dans une zone englobant le Mali ainsi que le nord du Niger et celui du Burkina Faso. La région de Kidal (Nord-Mali) a concentré à elle-seule 88 attaques, généralement revendiquées par le groupe Ansar Dine.

Et cela, malgré l’opération française Barkhane. D’après les chiffres donnés par le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’EMA, cette dernière a permis, en 2016, de tuer ou de capturer 150 «terroristes».

« La force Barkhane a mis hors de combat ou remis aux autorités locales près de 150 terroristes et saisi plus de six tonnes de munitions, explosifs et produits divers », a en effet affirmé le colonel Steiger, lors du point presse hebdomadaire du ministère de la Défense.

Au total, la force Barkhane a conduit 125 opérations « sur les cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso) dans lesquels elle opère, seule ou en partenariat avec des forces locales», a précisé le colonel Steiger. Pour comparer, en 2015, la force Barkhane avait effectué 150 opérations et saisi 16 tonnes de munitions.

Par ailleurs, l’opération Barkhane comporte aussi un volet « civilo-militaire », avec des soins médicaux gratuits dispensés à environ 25.000 civils et une assistance vétérinaire au profit des éleveurs locaux.

Pour rappel, quatre militaires français ont perdu la vie au Mali en 2016 (maréchal-des-logis Damien Noblet, brigadier Michael Chauwin, soldat de 1er classe Mickaël Poo-Sing et maréchal des logis-chef Fabien). Et une ressortissante française, Sophie Pétronin, a été enlevé à Gao, le 24 décembre 2016..

Source : Zone Militaire

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jeudi 26 janvier 2017

Chammal : Les frappes françaises contre l'EI, Daesch, ont presque doublé en 2016

Après les attentats de Paris et de Saint-Denis du 13 novembre 2015, la force Chammal – nom de la participation française à l’opération anti-jihadiste Inherent Resolve, dirigée par les États-Unis – a vu son activité significativement augmenter.

Ainsi, en 2016, l’aviation française (armée de l’Air et aéronavale) a effectué 684 frappes contre les positions de l’État islamique (EI ou Daesh) situées en Irak et en Syrie, soit 90% de plus par rapport à 2015 (362 frappes).

Cette hausse s’explique par l’intégration, à deux reprises, du porte-avions Charles de Gaulle dans le dispositif de l’opération Chammal ainsi que par l’appui fourni aux forces irakiennes lors de leurs offensives lancées à Ramadi, Falloujah et Mossoul ainsi qu’aux Forces démocratiques syriennes (FDS), notamment à Manbij et dans la région de Raqqa.

Cette augmentation est liée à la volonté du président de la République d’intensifier l’effort contre Daesh ainsi qu’aux progrès tactiques et à l’accélération des gains territoriaux réalisés par les forces de sécurité irakiennes en 2016″, a commenté le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA).

Au total, les avions français ont effectué, toujours en 2016, 2.900 sorties (8 par jour), essentiellement pour des missions de frappe, de renseignement, de reconnaissance et de surveillance.

Depuis le début de l’opération Chammal, lancée le 19 septembre 2014, l’aviation française a effectué 1.091 frappes qui ont conduit à la destruction de 1.798 cibles.

Par ailleurs, depuis septembre 2016, il faut ajouter les missions d’appui effectuées par les artilleurs de la Task Force Wagram, dotée de 4 CAESAR de 155 mm (Camions équipés d’un système d’artillerie). Ce détachement, désormais scindé en deux groupements déployés au sud (à Qayyarah) et au nord de Mossoul, a tiré à plus de 250 reprises afin d’appuyer les forces irakiennes.

Actuellement, le dispositif aérien de l’opération Chammal compte 14 Rafale (8 basés en Jordanie et 6 autres aux Émirats arabes unis), un ravitailleur C-135FR et un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

Source: Zone Militaire

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jeudi 15 décembre 2016

Syrie : Alep, victoire de Poutine, démission, de l'ONU, des occidentaux !

Les troupes de Bachar al-Assad appuyé par les milices chiites libanaises, iraniennes et afghanes, mais surtout par l'aviation russe ont gagné la bataille d'Alep. Pour l'éditorialiste,

Le grand gagnant après cette victoire est Vladimir Poutine.

"Le grand bénéficiaire de la reprise d'Alep, c'est Bachard al-Assad, mais le véritable vainqueur s'appelle Vladimir Poutine", analyse Alain Duhamel. Il y a trois ans, le dirigeant syrien était sur le point de devoir quitter son pays. "Aujourd'hui au moyen de méthodes barbares et d'horribles exactions contre les civils, il retrouve le contrôle d'Alep et donc des cinq principales villes du pays", détaille l'éditorialiste. Pour autant, le vainqueur militaire est de toute évidence le dirigeant du Kremlin.

"La barbarie appliquée systématiquement avec la destruction de villes entières, ce sont les méthodes de Poutine qui avait procédé de la même façon en Tchétchénie", éclaire Alain Duhamel. Vladimir Poutine est également le maître du ciel en Syrie avec le poids de son aviation.

Sur le plan diplomatique, l'éditorialiste tient le même raisonnement. "Le grand vaincu est évidemment Barack Obama qui a refusé d'intervenir en Syrie alors qu'il était possible de contrer Bachar al-Assad", rembobine Alain Duhamel.

Source : RTL.FR - Alain Duhamel

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"Ecraser la rébellion, sans faire de détail"

Des troupes syriennes pro-gouvernementales dans le quartier Jisr al-Haj le 14 décembre 2016 pendant une opération pour reprendre Alep

afp.com/George OURFALIAN
Paris - "Une diplomatie des décombres": alors que les raids aériens ont repris à Alep, semant la panique et tuant parmi les habitants, la presse jeudi déplore l'"impuissance" de la communauté internationale.

Le champ de ruines d'Alep et les dizaines de milliers de morts en Syrie sont "la triste illustration d'une impuissance. Celle d'une Europe et d'une Organisation des Nations unies incapables de faire entendre une voix commune", constate comme beaucoup Stéphane Albouy (Le Parisien/Aujourd'hui en France).

Dans L'Humanité, Patrick Apel-Muller lui aussi dénonce "une diplomatie des décombres".

"Les hommes, les femmes, les enfants d'Alep peuvent crever, on ne lèvera pas un petit doigt pour leur venir en aide", s'insurge Laurent Joffrin dans Libération, qui pointe la responsabilité de Barack Obama dans ce "recul planétaire de la sensibilité humaine".

En ne réagissant pas quand Bachar al-Assad a franchi la ligne rouge proscrivant "l'utilisation d'armements chimiques (prohibés depuis les années 20)", le président américain "a donné implicitement au régime syrien un blanc-seing pour repousser les limites de la barbarie", affirme le patron de Libé. "Constatant cette éclatante abstention, Vladimir Poutine est revenu en force sur le théâtre syrien pour conforter son allié massacreur", déplore-t-il.

- 'Silence, on tue' -

"Le régime Assad a refusé toute forme de dialogue avec son opposition. La Russie a considéré qu'il fallait commencer par écraser la rébellion, sans faire de détail", constate Guillaume Goubert de La Croix, qui regrette que "le système onusien" soit "inopérant lorsque de grandes puissances -les Etats-Unis hier, la Russie aujourd'hui- décident de s'asseoir dessus".

"Silence, on tue", résume Jean-Michel Servant du Midi Libre, qui juge que les civils ont été "abandonnés à leur funeste sort par l'Occident" et regrette qu'Obama reste "totalement muet sur le sujet". Regret aussi que François Fillon, le vainqueur de la primaire des Républicains, maintienne son "soutien au président russe qui prépare la construction d'un gazoduc géant à travers la Syrie."

"La faute à qui '", s'interroge Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute-Marne): "La communauté internationale dans son ensemble", juge-t-il, sans faire le tri.

"Alep, aujourd'hui, paie au prix fort la lâcheté occidentale", juge Laurent Bodin dans L'Alsace. "Alep est le théâtre d'un jeu de dupes diplomatique dont les Occidentaux, et plus globalement l'Onu, sont des spectateurs impuissants".

Dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Pascal Coquis note lui aussi que "nos gouvernants et les institutions internationales n'ont rien pu faire pour stopper le bras vengeur d'un despote et de ses alliés, que nous n'avons pas su, pas pu ou pas voulu les contraindre".

"A Alep, ce n'est pas qu'un peuple qui meurt, c'est une part de l'humanité qui s'éteint", conclut-il.

Source : Lexpress.fr

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mardi 6 décembre 2016

Libye : L'Etat islamique vaincu à Syrte après 6 mois de combats

« Au combat, le premier mort, c’est le plan », rappelait récemment le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées. Et il est vrai que rien ne se passe jamais comme prévu quand on planifie une opération militaire.

Ainsi en a-t-il été de l’offensive lancée en mai 2016 pour chasser la branche libyenne de l’État islamique de la ville de Syrte. Au début, ce n’était l’affaire que de quelques semaines. Or, il aura finalement fallu 6 mois aux milices de Misrata, loyales au gouvernement d’union national (GNA) libyen, pour venir à bout des jihadistes.

En effet, Tripoli a annoncé, ce 5 décembre, la reprise totale de Syrte. « Nos forces ont constaté aujourd’hui un effondrement total des djihadistes, et des dizaines d’entre eux se sont déjà livrés à nos forces », a indiqué Reda Issa, un porte-parole des forces loyales au GNA.

La première phase de l’opération, qui a consisté à encercler Syrte, s’est déroulée sans trop de problèmes, ce premier objectif ayant été atteint en juin dernier. Ce qui n’a pas été le cas de la seconde, c’est à dire quand il a fallu aux forces libyennes engager le combat à l’intérieur de la ville, face un adversaire rompu aux tactiques de la guérilla urbaine.

En août, Tripoli a donc demandé un appui aérien aux États-Unis. Appui fourni par les AV-8 Harrier II et les hélicoptères d’attaque AH-1W SuperCobra de l’US Marine Corps (USMC), engagés depuis le navire d’assaut amphibie USS Wasp. Le Pentagone pensait alors que ce ne serait l’affaire que de quelques semaines, tout au plus. En fait, cette campagne aérienne aura duré plus de trois mois, avec près de 400 frappes à la clé.

Le 1er décembre, un porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, expliquait que les jihadistes encore présents à Syrte s’étaient retranchés dans « deux derniers pâtés de maison ». Ils « sont très peu nombreux mais ils sont tenaces et ils combattent jusqu’à la mort », avait-il souligné.

Finalement, les forces du GNA ont eu enfin raison de ce dernier carré. Mais leurs pertes sont lourdes : les combats auraient fait plus de 700 tués et 3.000 blessés dans leurs rangs. Aucun bilan, côté jihadiste, n’a été avancé. L’on sait seulement que les effectifs de l’EI à Syrte avaient été évalués à 3.000 combattants environ avant le début de l’offensive.

Alors que l’EI est sur la défensive à Mossoul (Irak) et à Raqqa (Syrie), la perte de Syrte est un sérieux revers pour l’organisation jihadiste. Pour autant, elle ne signifie pas la fin de sa présence en Libye.

En juillet, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’inquiétait justement d’une possible « dissémination de l’EI » en Afrique du Nord. « À l’avenir, l’impact des combattants de l’EI éparpillés sur des groupes armés dans le sud pourrait devenir une source d’inquiétude « , avait-il estimé.

Quoi qu’il en soit, ce dénouement à Syrte peut évidemment jouer en faveur du gouvernement libyen d’union nationale, qui peine à asseoir son autorité (et sa légitimité) dans le pays. 

Source : Zone Militaire

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samedi 5 novembre 2016

Mali : Mort du soldat français Fabien Jacq, tué par l’explosion d’une mine

Le maréchal des logis-chef, Fabien Jacq, est mort ce samedi des suites de ses blessures

Ce sous-officier du 515e régiment du train de la Braconne (Charente)a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi.

Un soldat français a perdu la vie dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 novembre au Mali, a annoncé l'Elysée dans un communiqué samedi. Ce sous-officier du 515e régiment du train de la Braconne (une base située près d'Angoulême, en Charente) a succombé à ses blessures après le passage de son véhicule blindé sur une mine, dans le nord du pays.

Dans ce communiqué, François Hollande "salue le sacrifice de ce militaire français tué dans l’accomplissement de sa mission pour la défense de notre pays et la protection de nos concitoyens".

Dix-huit soldats tués depuis janvier 2013

Ce décès porte à 18 le nombre de militaires tués depuis le début, en janvier 2013, de l'opération Serval au Mali, poursuivie en l'élargissant au Sahel sous le nom d'opération Barkhane à partir d'août 2014.

Le président "adresse ses condoléances attristées à sa famille et à ses proches, et les assure de la pleine solidarité de la Nation en ces douloureuses circonstances". Il exprime par ailleurs "sa confiance et sa fierté aux soldats des forces françaises qui apportent leur soutien à l’armée malienne et à la mission des Nations unies pour la mise en œuvre de l’accord de paix au Mali et la réduction des groupes armés terroristes dont la menace pèse sur l’ensemble du Sahel".

Le 515e régiment du train de la Braconne avait été envoyé au Mali dès le début de l'opération Serval, en 2013, comme le précisait alors France 3 Poitou-Charentes.

Source : Francetvinfo.fr

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mardi 16 février 2016

Mali : Attaque meurtrière contre les Casques Bleus de la MINUSMA à Kidal

À nouveau, la Mission multidimentionnelle intégrée pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) a été la cible, le 12 février 2016, d’un groupe jihadiste à Kidal (Nord).

Il était près de 7 heures du matin quand des roquettes sont tombées sur un camp abritant un contingent de Casques bleus guinéens. Puis, un véhicule piégé a explosé devant la base et d’intenses échanges de tirs ont suivi. Les combats ont duré environ 2 heures. Selon des sources citées par RFI, les assaillants seraient venus par le nord de la ville, où ils s’étaient infiltrés la veille.

Le bilan est lourd pour la MINUSMA : 6 Casques Bleus y ont laissé la vie et l’on compte une trentaine de blessés dans leurs rangs.

Plus tard, cette attaque a été revendiquée par le groupe jihadiste Ansar Dine, commandé par l’ex-chef rebelle touareg Iyad Ag Ghaly, via un communiqué transmis à l’agence de presse privée Al-Akhbar. Le texte précise qu’elle a été conduite par un combattant mauritanien et qu’elle est un « message aux agresseurs croisés et à tous ceux qui les soutiennent ».

Fin novembre 2015, Ansar Dine avait également revendiqué une attaque à la roquette contre une base de la MINUSMA à Kidal. Deux soldats guinées avaient été tués ainsi qu’un civil contractuel des Nations unies.

La région de Kidal est en proie à une nouvelle vague de violence ces derniers temps, avec notamment des combats entre les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et les jihadistes d’Ansar Dine.

Cela étant, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a condamné cette nouvelle attaque « complexe »  contre la MINUSMA et souligné que les actions de ce genre « peuvent constituer des crimes de guerre en vertu du droit international ». Et comme à chaque fois qu’un attentat vise les Casques bleus au Mali, il a réaffirmé « détermination des Nations Unies à soutenir le gouvernement malien, les parties signataires de l’accord de paix et le peuple malien dans leurs efforts pour parvenir à une paix et une stabilité durables. »

Déployée au Mali depuis juillet 2013, la MINUSMA figure parmi les missions de maintien de la paix les plus dangereuses. Selon le site des Nations unies dédié à cette opération, 64 Casques bleus y ont perdu la vie.

Par ailleurs, le même jour, dans la région de Tombouctou, trois soldats maliens ont été tués dans une embuscade tendue par des jihadistes présumés.

Cette attaque contre la MINUSMA et les Forces armées maliennes (FAMa) ont lieu alors que l’opération française Barkhane maintient la pression sur les groupes jihadistes actifs dans la Bande sahélo-saharienne.

En 2015, la force Barkhane y a ainsi mené 150 opérations et découvert une centaine de caches d’armes et plus de 16 tonnes de munitions.

« Globalement, l’armée française a indéniablement pris l’ascendant sur les groupes terroristes, privant ceux-ci d’une part importante de leur liberté d’action. Les terroristes restants se sont réorganisés : ils ne s’opposent plus à nos troupes, évitent le contact, fuient nos zones de déploiement et mènent des opérations ponctuelles », expliquait, en janvier, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, lors d’une audition à l’Assemblée nationale sur les opérations extérieures. 

Source : Zone Militaire

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samedi 13 février 2016

Cartographie des pertes militaires françaises depuis la deuxième guerre mondiale

Morts pour la France : Ou sont tombés nos soldats depuis la 2ème guerre mondiale ?

Cette carte dénombre les morts de l’armée française en dehors de son territoire entre 1945 et la fin 2013. Elle reprend des chiffres confirmés par les historiens et confirmés par une source militaire.

Cette carte s’inspire directement de celle concernant le Royaume-Uni publiée dans The Independent et entend à la fois compter les morts des guerres coloniales (Indochine, Maroc, Tunisie, Algérie, Cameroun) et les pertes des autres guerres comme celle de Corée ou les conflits menés après 1962 (OPEX).

Le but de cette carte est de montrer l’importance des conflits coloniaux depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En filigrane se lit aussi la guerre froide ou la guerre contre le terrorisme. Cette carte montre aussi que la France s’implique dans de très nombreux conflits que ce soit au nom de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), de l’Union Européenne ou pour honorer des accords bilatéraux avec des pays amis qui sont souvent d’anciennes colonies.

De manière frappante, c’est l’Afrique qui se trouve au cœur du dispositif militaire de la France et c’est là depuis 50 ans, que meurent la majorité de ses soldats.

En 2011, le rapport du général Bernard Thorette recensait le nombre de morts de ceux qui se sont battus pour la France pour la construction d’un « monument aux morts en opérations extérieures ». Pour l’auteur du rapport, il s’agissait d’un « devoir de mémoire ». Cette expression résume à elle seule une certaine vision de l’histoire coloniale française, le rôle de la France dans les conflits à l’étranger ou bien encore la façon dont l’armée française veut qu’on se souvienne d’elle.

En attendant, ce monument n’a toujours pas vu le jour.

Source : Libération Africa

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dimanche 7 février 2016

Corée du Nord : Tir d'une fusée orbitale ou test de missile balistique ?

La France dénonce "une provocation insensée"

La Corée du Nord a assuré ce dimanche avoir réussi à placer en orbite un satellite au moyen d'un tir de fusée. Suite à cette action, largement condamnée par la communauté internationale, la France a appelé à "une réaction rapide et sévère". Une réunion d'urgence du conseil de sécurité de l'ONU doit se tenir ce dimanche.

Pour l'ONU et les Etats-Unis, il s'agirait en réalité d'un test de missile.

La France dénonce "une provocation insensée" après le lancement par la Corée du Nord d'une fusée et appelle à "une réaction rapide et sévère de la communauté internationale au conseil de sécurité" qui doit se réunir ce dimanche 8 à New York.

"La France dénonce avec la plus grande fermeté la nouvelle violation flagrante par la Corée du Nord des résolutions du conseil de sécurité. Le lancement de la fusée intervenu cette nuit, un mois après un nouvel essai nucléaire, est une provocation insensée. La France appelle à une réaction rapide et sévère de la communauté internationale au conseil de sécurité dès aujourd'hui", a déclaré l'Elysée dans un communiqué ce dimanche matin.

La Corée du Nord a annoncé dimanche avoir réussi à placer en orbite un satellite grâce à un tir de fusée largement condamné comme un test de missile balistique déguisé, servant à la mise au point d'armements capables de frapper le territoire américain.

Ce tir, qui viole plusieurs résolutions des Nations unies, a suscité un tollé international immédiat. Washington a dénoncé une "violation flagrante" des résolutions de l'ONU, Tokyo un tir "absolument intolérable", Moscou un acte "très dommageable".

Le Conseil de sécurité doit se réunir d'urgence dimanche à New York, ont indiqué des diplomates, à la demande des Etats-Unis et du Japon, membres du Conseil, et de la Corée du sud. Ce tir sonne comme un nouveau défi pour la communauté internationale qui peine déjà à sanctionner Pyongyang après son quatrième essai nucléaire du 6 janvier.

Source : FranceSoir.fr

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samedi 23 janvier 2016

DAMAN : Visite du général de corps d'armée Hervé Wattecamps

Daman : Visite du général de corps d’armée Hervé Wattecamps à l’EMNPBAFI

Le 1er janvier 2016, le général de corps d’armée Hervé Wattecamps, directeur des ressources humaines de l’armée de Terre, s’est rendu sur la base militaire de Shama, au Sud-Liban. Il y a rencontré les soldats de la 27e Brigade d’infanterie de montagne (BIM) déployés au sein de la Force intérimaire des Nations Unies (FINUL) pour armer l’Etat-major non-permanent de la brigade alpine franco-italienne (EMNPBAFI).

Accompagné d’une délégation onusienne, le général Wattecamps a été accueilli par le général de brigade italien, Franco Federici, commandant l’ensemble des contingents déployés dans le secteur Ouest de la FINUL. Les deux généraux se sont entretenus sur la coopération militaire entre la France et l’Italie et sur la création de l’EMNPBAFI, projet initié entre 2010 et 2012 par le général Wattecamps lui-même alors qu’il commandait la 27e BIM. Celui-ci a souligné l’importance de cet engagement bilatéral et la nécessité de maintenir un lien solide entre les deux brigades transalpines.

La visite s’est poursuivie par la rencontre des casques bleus français armant l’EMNPBAFI. Afin de rendre hommage à leur ancien commandant de brigade, le détachement a entonné les «Allobroges», hymne symbolique des troupes de montagnes. Puis, le général Wattecamps leur a adressé ses meilleurs vœux pour l’année 2016 tout en exprimant sa satisfaction quant à la réalisation de ce premier partenariat militaire franco-italien au profit d’une opération multinationale.

La veille, le 31 décembre 2015, le général Wattercamps avait passé la soirée de la Saint Sylvestre avec les casques bleus français de l’opération Daman. Accueilli par le colonel Rodolphe Hardy, commandant de l’opération Daman et chef de corps de la Force Comander Reserve (FCR) de la FINUL et par le général Michel Grintchenko, chef d’état-major de la FINUL, il a pu rencontrer et échanger avec les soldats français déployés depuis trois mois à Dayr Kifa.

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence dans le cadre de l’opération Daman. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

Source : Defense.gouv.fr


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samedi 9 janvier 2016

Libye : Bientôt une intervention internationale contre Daech ?

La communauté internationale attend que de nouvelles autorités libyennes lui demandent d’intervenir militairement contre Daech, désormais implantée dans le pays. Paris est très actif sur ce dossier.

La France est de nouveau sur le sentier de la guerre et c’est encore la Libye qui est concernée. Le ministère de la Défense et l’Etat-major des armées poussent à la roue pour une nouvelle intervention militaire avec les alliés occidentaux et arabes. Contrairement à 2011, ce n’est plus un dictateur qu’il s’agit de faire tomber : l’objectif est de « taper » les miliciens de Daech, qui s’installent dans le pays en profitant du vide politique créé, en partie, par notre précédente opération... Ils seraient aujourd’hui de l’ordre de 3000, surtout dans la région de Syrte. Dans les milieux diplomatiques et du renseignement, on redoute en effet que la Libye ne devienne le lieu de repli de Daech, confronté à une forte pression militaire en Irak et Syrie. « Daech n’est pas un projet territorialement limité. Il peut avoir besoin d’une base de recueil », indique-t-on au Quai d’Orsay.

Depuis septembre 2014 au moins, Jean-Yves Le Drian n’a eu de cesse d’alerter quant à la dégradation de la situation en Libye, plaidant mezzo voce pour des frappes aériennes et des opérations spéciales, dans le cadre d’un accord politique et diplomatique. Les Affaires étrangères étaient, jusqu’à présent, parvenues à freiner les ardeurs guerrières de l’Hôtel de Brienne, en invoquant le droit international, mais les attentats du 13 novembre ont changé la donne. François Hollande l’a dit : « La France est en guerre » contre Daech. Si l’on frappe l’Organisation de l’Etat islamique en Irak et en Syrie, pourquoi s’interdire de le faire en Libye ? Les réticences du Quai sont en train de voler en éclats, d’autant, estime un bon connaisseur du dossier, que les diplomates français « sont à l’Ouest, faute de présence sur le terrain depuis l’évacuation de l’ambassade à Tripoli. »

Sur le papier, la manœuvre actuelle est simple. La communauté internationale cherche « une base légale pour lutter contre le terrorisme en coordination avec les autorités libyennes », explique un diplomate. Toute la difficulté vient de l’absence d’ « autorités libyennes ».  Ou plutôt de leur surabondance, parce que le pays a deux Parlements et deux gouvernements, sans compter une multitude de milices et forces locales qui n’obéissent qu’à elles-mêmes. A l’invitation des Etats-Unis et de l’Italie, la communauté internationale s’est réunie le week-end dernier à Rome pour mettre la pression sur les acteurs libyens et les convaincre de former un gouvernement d’union nationale. Si ce projet aboutit, ce nouveau gouvernement, légitimé par la communauté internationale, lancerait un appel à l’aide militaire pour combattre le terrorisme. Une résolution des Nations Unies, prévoyant le recours à la force (chapitre VII), donnerait un cadre légal aux opérations militaires contre Daech.

Voilà le schéma idéal. La réalité risque de s’avérer beaucoup plus complexe. Ce gouvernement d’ « union nationale » risque en effet de cliver les différents acteurs libyens, entre partisans et opposants d’une intervention étrangère. L’expérience post-2011, après la chute de Kadhafi, a montré que la plupart des responsables libyens, toutes tendances confondues, étaient opposés à ce qu’ils considèrent comme des ingérences extérieures. « Si l’on intervient, on renforcera le sentiment de paranoïa des Libyens, qui redoutent la mise sous tutelle de leur pays, et on créera de nouvelles lignes de fractures. Rien ne dit que le gouvernement d’union nationale soit reconnu en Libye même », assure Patrick Haimzadeh, l’un des meilleurs experts français de la Libye.

Une intervention militaire prendrait la forme de frappes aériennes contre les positions de Daech, mais le nombre de cibles est sans doute très faible. Des opérations spéciales, avec des raids de commandos, peuvent également avoir lieu, en particulier dans le sud libyen, à partir de la base française de Madama dans le nord du Niger. Des troupes pourraient même être déployées pour « sécuriser les institutions » du nouveau gouvernement. Outre la France, les États-Unis et sans doute la Grande-Bretagne, l’Italie est disposée à s’engager. L’ancienne puissance coloniale connaît le terrain, mais surtout elle est aux premières loges de la vague de migrants qui part des côtes libyennes. Car à la menace terroriste s’ajoute la question de l’immigration clandestine. Mise en place en juin dernier pour lutter contre celle-ci, l’opération navale européenne Sophia ne peut toujours pas intervenir dans les eaux territoriales et sur le rivage. L’UE attend toujours l’autorisation des fantomatiques « autorités libyennes ». 

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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mercredi 6 janvier 2016

Corée du Nord : Premier essai de bombe nucléaire à hydrogène !

La Corée du Nord déclare avoir réussi un premier essai de bombe H thermonucléaire !

La Corée du Nord a annoncé avoir mené mercredi son premier essai réussi de bombe à hydrogène, ce qui marquerait une avancée importante dans son programme nucléaire s'il était confirmé.

«Le premier essai de bombe à hydrogène de la République a été mené avec succès à 10h00 locales le 6 janvier 2016, sur le fondement de la détermination stratégique du Parti des travailleurs» au pouvoir, a annoncé un présentateur de la télévision officielle nord-coréenne.

«Avec le succès parfait de notre bombe H historique, nous rejoignons les rangs des États nucléaires avancés», a ajouté le présentateur, en précisant que l'engin testé était «miniaturisé».

Cet essai a été ordonné personnellement par le leader nord-coréen Kim Jong-Un et est intervenu deux jours avant son anniversaire.

Le mois dernier, le dirigeant nord-coréen avait laissé entendre lors d'une tournée d'inspection sur un site militaire que son pays avait mis au point une bombe à hydrogène, mais Washington avait mis en doute la véracité de ses propos.

Pyongyang a testé trois fois la bombe atomique A, qui utilise la fission nucléaire, en 2006, 2009 et 2013. Ces essais lui ont valu plusieurs volées de sanctions internationales.

Une bombe à hydrogène utilise, elle, la fusion et produit une explosion beaucoup plus puissante.

«Ce dernier test, qui est le produit de notre technologie et de notre main-d'oeuvre, confirme que les ressources technologiques que nous avons récemment développées sont bonnes et démontre scientifiquement l'impact de notre bombe H miniaturisée», a poursuivi mercredi le présentateur.

Source : LaPresse.ca / Giles HEWITTSéoul

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Corée du Nord : Premier essai de bombe H... Condamnation internationale

S'il était confirmé, cela marquerait une avancée importante dans son programme nucléaire. Pour son voisin sud-coréen, c'est un «défi grave» pour la paix mondiale. La Maison-Blanche promet une réponse appropriée.

La Corée du Nord a annoncé avoir mené, mercredi, son premier essai réussi de bombe à hydrogène, ce qui marquerait une avancée importante dans son programme nucléaire s'il était confirmé. «Le premier essai de bombe à hydrogène de la République a été mené avec succès à 10 heures (2h30, heure de Paris) le 6 janvier 2016, sur le fondement de la détermination stratégique du Parti des travailleurs» au pouvoir, a annoncé un présentateur de la télévision officielle nord-coréenne. «Avec le succès parfait de notre bombe H historique, nous rejoignons les rangs des États nucléaires avancés», a ajouté le présentateur, en précisant que l'engin testé était «miniaturisé».

Les premiers soupçons sur un nouvel essai nord-coréen ont été émis par des sismologues qui ont détecté un séisme de magnitude 5,1 à une cinquantaine de kilomètres du principal site d'essais nucléaires de la Corée du Nord, dans le nord-est du pays.

L'annonce de ce test d'une bombe H est une surprise. Pyongyang affirme qu'il a été personnellement ordonné par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un à deux jours de son anniversaire. Le mois dernier, le leader avait laissé entendre, lors d'une tournée d'inspection sur un site militaire, que son pays avait mis au point une bombe à hydrogène, mais Washington avait mis en doute la véracité de ses propos.

Pyongyang a testé trois fois la bombe atomique A, qui utilise la fission nucléaire, en 2006, 2009 et 2013. Ces essais lui ont valu plusieurs volées de sanctions internationales. Une bombe à hydrogène utilise, elle, la fusion et produit une explosion beaucoup plus puissante.

«Ce dernier test, qui est le produit de notre technologie et de notre main-d'oeuvre, confirme que les ressources technologiques que nous avons récemment développées sont bonnes et démontre scientifiquement l'impact de notre bombe H miniaturisée», a poursuivi mercredi le présentateur.

L'annonce de cet essai a rapidement provoqué de nombreuses réactions. La Corée du Sud estime qu'il représente un «défi grave» pour la paix mondiale. Même expression pour le premier ministre japonais Shinzo Abe qui y voit également une «sérieuse menace» contre son pays. Le ministère de la Défense sud-coréen a annoncé le renforcement de sa surveillance et l'agence de presse nationale rapporte que le président Park Geun-hye devait convoquer une réunion du conseil de sécurité nationale.

Les États-Unis ont fustigé les «provocations» de la Corée du Nord, tout en se disant incapables de confirmer si ce pays avait bien effectué un essai de bombe à hydrogène, comme il le prétend. Le Conseil de sécurité des Nations Unies prévoit de se réunir ce mercredi, ont dit des diplomates à l'agence Reuters, vraisemblablement à huis clos.

Source : LeFigaro.fr


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lundi 7 décembre 2015

Syrie : La coalition intensifie ses frappes contre Daech. Premières frappes de la Grande-Bretagne

Syrie : Premières frappes aériennes de la RAF - L'Allemagne rejoint la coalition contre Daech...

Au moins 32 combattants du groupe Etat islamique (EI) ont été tués dimanche à Raqa, fief des jihadistes dans le nord de la Syrie frappé de plus en plus fréquemment par la coalition internationale conduite par les Etats-Unis.

Cette intervention des pays occidentaux a été de nouveau critiquée par le président syrien Bachar al-Assad qui, dans un entretien au journal britannique Sunday Times, a qualifié ces frappes de "préjudiciables" et "illégales".

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a indiqué que "des avions militaires, probablement de la coalition internationale" avaient effectué quinze frappes "visant des positions de l'EI au nord, à l'est et au sud-est de la ville de Raqa".

Elles ont tué au moins 32 jihadistes et blessé plus de 40 autres, a précisé à l'AFP son directeur, Rami Abdel Rahmane. Mais le nombre de victimes pourrait probablement s'accroître car ce bilan provient d'un seul hôpital, selon lui.

Raqa, ville de taille moyenne sur les rives de l'Euphrate, est devenue la capitale de facto de l'EI en Syrie. Elle est de ce fait l'un des objectifs majeurs des opérations de la coalition et, dans une moindre mesure, du régime et des Russes, qui ont lancé une campagne aérienne le 30 septembre. Les Russes sont toutefois accusés de viser également les rebelles dits modérés.

Dimanche, l'OSDH a indiqué que 13 civils dont deux enfants ont été tués apparemment par des frappes russes sur la ville de Zamalka, à l'est de Damas.

La coalition bombarde l'EI depuis septembre 2014 mais ses frappes se sont intensifiées après les attentats de Paris revendiqués par l'EI et qui ont coûté la vie à 130 personnes. #‎ParisNovember13

La France a riposté par des frappes depuis son porte-avions Charles de Gaulle positionné en Méditerranée orientale, le président François Hollande ayant promis de faire "le plus de dégâts possibles à cette armée terroriste". 

La Grande-Bretagne l'a rejointe jeudi, tandis que l'Allemagne a approuvé vendredi un plan pour rejoindre la coalition en effectuant des missions de reconnaissance.

Dans l'entretien au Sunday Times, le président Assad a fortement critiqué ces interventions, notamment celle de la Grande-Bretagne.

"Vous ne pouvez pas les (le groupe EI) battre avec seulement des frappes aériennes. Vous ne pouvez pas les battre sans coopérer avec des troupes au sol. Vous ne pouvez pas les battre si vous n'avez pas l'approbation du peuple et du gouvernement", a-t-il martelé.

Il a également ironisé sur les "70.000 combattants syriens modérés" évoqués par le Premier ministre britannique David Cameron sur lesquels la coalition pourrait s'appuyer au sol: "il n'y en a pas 70.000. Il n'y en a pas 7.000".

Interrogé sur une possible intervention au sol de soldats russes, M. Assad a répondu que le sujet "n'avait pas encore été discuté". "Je ne pense pas que nous en ayons besoin maintenant parce que les choses évoluent dans le bon sens", a-t-il ajouté.

Le président syrien a vu sa position consolidée, du moins dans un proche avenir, par le changement de ton des pays occidentaux, dont la France, qui ne font plus de son départ un préalable à des négociations pour une transition politique.

En revanche, la plupart des groupes d'opposants syriens restent intransigeants sur la nécessité de son départ. Ils discuteront de nouveau de cette question au cours d'une réunion prévue mercredi à Ryad.

Les opposants considèrent qu'Assad est le premier responsable du conflit qui a fait plus de 250.000 morts depuis mars 2011.

L'OSDH a par ailleurs annoncé dimanche que l'EI avait exécuté un militant des médias dans la ville de Deir Ezzor en l'attachant à deux véhicules qui ont démarré dans des directions opposées.

Le groupe jihadiste l'accusait de "collaborer avec la coalition croisée", après avoir découvert des équipements d'enregistrement lors d'un raid à son domicile, a affirmé l'ONG.

Les militants locaux sont une source privilégiée pour recueillir des informations sur le quotidien sous le contrôle des jihadistes, les journalistes n'étant pas en mesure d'accéder à leur territoire.

Sources : Challenges.fr / AFP

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dimanche 29 novembre 2015

COP21 : 24 militants écologistes assignés à résidence en raison de l'état d'urgence

Vingt-quatre militants écologistes jugés susceptibles de manifester à l'occasion de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique, qui débute lundi près de Paris, ont été assignés à résidence. Cette mesure décidée dans le cadre de l'état d'urgence après les attentats du 13 novembre #‎ParisNovember13 a été vivement critiquée par des acteurs du monde associatif. Des marches prévues en marge de la COP21 qui devaient rassembler des milliers de personnes ont par ailleurs été interdites pour des raisons de sécurité. Certains collectifs locaux ont par conséquent prévu des formes alternatives de mobilisation.

« il faut que les libertés... soient respectées »

« Même en état d'urgence prolongé, il faut que les libertés des Français soient respectées ». Voilà la version sobre des critiques d'Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts qui, plus frontalement, estime qu'il n'est « pas acceptable que des militants de l'écologie soient pris pour cible ».

Ce message a également été porté au président de la République François Hollande qui recevait ce samedi des représentants d'organisations mobilisées contre le changement climatique. Et ses invités lui ont fait part de leur inquiétude. Les militants concernés par ses assignations à résidence sont pacifistes, assure Jean-François Julliard, le directeur général de Greenpeace France.

« On a clairement dit au président de la République et aux deux ministres qu’on était inquiets du climat dans lequel allait commencer cette COP parce qu'autant on comprenait l’enjeu sécuritaire après les attaques à Paris autant là on ne comprend plus aujourd’hui avec plus d’une vingtaine de militants climatiques qui ont été mis sous assignation à résidence, donc ils n’ont plus le droit de sortir de chez eux pendant les 15 jours de la COP », rapporte Jean-François Julliard.

« j'assume totalement cette fermeté »

A l'en croire, le chef de l'Etat s'est montré réceptif et veillera à ce que ce type de restrictions de libertés ne se reproduise plus. Mais le ministre de l'Intérieur, lui, ne se dédie en rien. Bernard Cazeneuve assure que les personnes ainsi assignées se sont livrées, par le passé, à des « actes violents à l'occasion de manifestations ». Qui plus est, dit-il, « elles avaient exprimé le souhait de ne pas respecter les principes de l'état d'urgence ». Et si le doute était encore possible, le ministre conclut : « j'assume totalement cette fermeté ».

Une décision qui révolte Benoît Hartmann, le porte-parole de la fédération France Nature Environnement. « Nous faisons tous, nous associations, partie de la Coalition climat 21 et l’une des personnes qui travaille dans cette coalition pour nous a été assignée à résidence sans raison valable puisqu’elle ne fait partie d’aucun mouvement extrême et qu’elle est au même titre que nous membre de cette Coalition climat 21. »

Privées de manifs à Paris, les ONG se mobilisent autrement

L'état d'urgence interdit également les grands rassemblements, mais les organisations entendent tout de même faire donner de la voix. Pas de marche, cela ne veut pas dire ne pas être présent dans la rue.

A défaut de défilé, une chaîne humaine sera formée là où la manifestation devait se dérouler. Ne pas battre le pavé, cela ne veut pas dire ne pas le recouvrir. Si les marcheurs ne sont pas les bienvenus, rien n'interdit à leurs chaussures d'être là. L'organisation Avaaz a ainsi récupéré des milliers de paires de souliers. Et dans la matinée, l'emblématique place de la République sera recouverte de ces mocassins, escarpins ou brodequins. Il y aura même des mules papales, cadeau du souverain pontife à la lutte contre le changement climatique.

Ne pas descendre dans la rue ne veut pas dire non plus ne pas exercer son droit de regard. Sur les réseaux sociaux, une photo de vos yeux, accompagnée du mot dièse #EyesOnParis, se voudra le symbole d'une attention qui ne saurait être relâchée.

Enfin, ne pas scander de slogans dans les rues ne veut pas dire ne pas se faire entendre. Une « grande clameur » veut résonner dans Paris une fois par jour à 20h en semaine, midi le week-end. Instruments de musique, de cuisine ou téléphone portable: tout est bon pour « faire du son ».

Source : RFI.FR

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mardi 24 novembre 2015

Turquie-Russie : Un avion militaire russe SU-24 abattu accusé d'avoir violé espace aérien turque...

Les autorités turques assurent que l'avion a violé son espace aérien...
Moscou affirme que ce dernier volait au-dessus de la Syrie !

L'incident est grave et est de nature à envenimer sérieusement les relations entre les deux pays : l'armée turque a abattu mardi un avion militaire russe qui, selon elle, aurait violé son espace aérien près de sa frontière avec la Syrie.

"Un avion russe Su-24 a été abattu conformément aux règles d'engagement après avoir violé l'espace aérien turc malgré les avertissements", ont ainsi indiqué des sources militaires turques.

Sans attendre, la Turquie a, sur instruction de son Premier ministre, Ahmet Davutoglu, décidé de saisir l'Otan, l'organisation militaire dont elle est un des piliers, ainsi que l'ONU.

La Russie conteste

De son côté, la Russie a confirmé qu'un de ses avions avait été abattu mais assure qu'elle est en mesure de prouver que l'avion est resté dans l'espace aérien syrien. Moscou précise par ailleurs que les pilotes du chasseur ont réussi à s'éjecter et à retomber au sol en parachute. D'après la chaîne turque CNN Turk, l'un des pilotes est aux mains de combattants turkmènes du nord de la Syrie, qui combattent le régime de Bachar al-Assad dans les montagnes proches de la frontière turque.

#Moscou reconnaît que c'est 1 de ses avions Sukoï 24 qui a été abattu par Turquie mais affirme que c'était dans l'espace aérien syrien.
— Bourdillon Yves (@yvesbourdillon) 24 Novembre 2015


Il s'agit du premier avion russe abattu depuis le début de l'intervention militaire de Moscou en Syrie, commencée le 30 septembre à la demande du régime de Damas dont la Russie est un fidèle allié.

Tensions croissantes

Depuis le début de l'intervention militaire russe aux côtés du régime du président Bachar al-Assad fin septembre, les incidents de frontière se sont multipliés entre Ankara et Moscou. Le 3 octobre dernier, des chasseurs turcs avaient intercepté un avion militaire russe engagé en Syrie qui avait violé leur espace aérien et l'avaient forcé à faire demi-tour. Moscou avait alors mis en cause les "mauvaises conditions météo".

L'armée turque avait également abattu le 16 octobre un drone de "fabrication russe" qui avait pénétré dans le ciel turc. Washington l'avait identifié avec quasi-certitude comme appartenant à l'aviation russe, ce que Moscou a toujours nié.

La tension entre les deux pays s'est encore accrue ces derniers jours, après une série de bombardements russes qui ont, selon Ankara, visé des villages de la minorité turcophone de Syrie. La Turquie a convoqué vendredi l'ambassadeur russe pour le mettre en garde contre les "sérieuses conséquences" de cette opération.

Source : LesEchos.fr

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Attentats : la ceinture d'explosifs retrouvée était "inopérante"

Selon une source proche de l'enquête citée par M6, la ceinture d'explosifs découverte hier à Montrouge était "inopérante", Salah Abdeslam avait été localisé, par la téléphonie, à proximité de Montrouge, à Châtillon, le 13 novembre au soir.

Source : LePoint.fr

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Bruxelles reste mardi en état d'alerte maximale

Bruxelles reste mardi en état d'alerte maximale après l'inculpation d'un quatrième suspect lié aux attentats de Paris, avec en toile de fond un renforcement de la mobilisation internationale, y compris militaire, contre l'Etat islamique, avec notamment l'engagement du porte-avions français Charles de Gaulle en Syrie et en Irak.

Dix jours après les attentats qui ont fait 130 morts dans la capitale française, un objet "qui s'apparente à une ceinture d'explosifs" a été retrouvé dans une poubelle à Montrouge, près de Paris, près d'un endroit où l'un des principaux suspects, Salah Abdeslam, avait été localisé grâce à la téléphonie. Ce Français de 26 ans, vivant en Belgique, reste introuvable, mais l'enquête de la police belge a débouché sur une quatrième inculpation liée aux attentats de Paris et sur de nouvelles interpellations.

La menace terroriste dans la capitale de l'Europe restant "sérieuse et imminente", le Premier ministre Charles Michel a annoncé lundi soir que Bruxelles et ses 1,2 million d'habitants resteraient mardi, pour le quatrième jour consécutif, en état d'alerte maximale, avec métros et écoles fermées et quadrillage des rues par la police et l'armée.

Source : HuffingtonPost.fr

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"L'émir blanc" de la filière d'Artigat visé par une perquisition

Olivier Corel, dit "l'émir blanc" de la filière d'Artigat en Ariège, était directement visé par une perquisition conduite mardi matin, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

C'est la seconde perquisition administrative conduite dans les milieux jihadistes de l'Ariège mais la première chez Olivier Corel, 69 ans, imam salafiste mentor présumé de plusieurs jihadistes toulousains, de Mohamed Merah à Fabien Clain.

La voix de ce dernier, Toulousain d'origine parti rejoindre les rangs de l'Etat islamique, a été identifiée par les enquêteurs pour revendiquer les attentats du 13 novembre.

Deux hélicoptères de gendarmerie ainsi que de nombreux membres de l'antiterrorisme et du renseignement informatique ont été déployés mardi matin autour d'Artigat, où le domicile d'Olivier Corel était en cours de perquisition en milieu de matinée, ainsi que d'autres maisons dans les milieux islamistes. On ignorait encore s'il y aurait des interpellations, selon cette source proche de l'enquête.

Olivier Corel, Français d'origine syrienne, avait été interpellé dans le cadre de l'affaire Merah puis remis en liberté. En mars 2012, Mohamed Merah avait tué sept personnes au nom du jihad à Toulouse et Montauban: trois militaires ainsi qu'un professeur et trois jeunes élèves d'une école juive.


Source : HuffingtonPost.fr

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