Golfe
Persique : la Royal Navy interviendrait en cas de blocage par l'Iran du détroit
d' Ormuz
Afin de contraindre l’Iran à coopérer davantage avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) au sujet de son programme nucléaire (ndlr : soupçon d'enrichissement de l'uranium à des fins militaire - bombe atomique), soupçonné d’avoir des implications militaires, les pays de l’Union européenne sont parvenus, le 4 janvier 2012, à un accord de principe portant sur un embargo concernant les exportations iraniennes de pétrole.
Cependant, à la fin du mois de décembre 2011, l’Iran avait averti qu’une telle mesure donnerait lieu à un blocage du détroit d’Ormuz, un passage stratégique par où transite le tiers du trafic pétrolier mondial.
« Si on devait adopter des sanctions contre (les exportations) de pétrole iranien, aucune goutte de pétrole ne transitera par le détroit d’Ormuz », a menacé, le 27 décembre 2011, Mohammad Reza Rahimi, le premier vice-président iranien.
Or, étant donné que le trafic maritime via ce passage est garanti par la Convention des Nations unites sur le droit de la mer et compte tenu des conséquences qu’un tel blocus pourrait avoir sur les économies occidentales et celles des monarchies pétrolières du golfe Persique, les Etats-Unis ont adressé une mise en garde à Téhéran contre toute perturbation de la circulation dans le détroit d’Ormuz. Ce qui suppose une intervention de la Ve Flotte (5ème flotte) de l’US Navy, basée à Bahrein.
Et le Royaume-Uni, par la voix de son ministre de la Défense, Philip Hammond, en a fait de même, le 5 janvier 2012, lors d’une intervention devant l’Atlantic Council. Ainsi, il a fait savoir que Londres ne tolérera pas la fermeture du détroit d’Ormuz.
« Nous sommes une partie intégrante de la force navale dan le Golfe et l’une de ses missions est de s’assurer que les voies maritimes restent ouvertes » a-t-il affirmé. « Toute tentative de fermer le détroit d’Ormuz serait illégale et nous devons envoyer une message très clair à l’Iran en disant que nous sommes déterminés à ce que le détroit reste ouvert » a-t-il ajouté.
La Royal Navy dispose de facilités dans cette partie du monde, notamment à Bahrein, sous l’autorité de l’United Kingdom Maritime Component Commander (UKMCC) et en collaboration avec la Ve Flotte américaine.
Concrètement, si une intervention militaire doit avoir lieu, elle consisterait à mener des opérations de déminage tout en contrant les activités des sous-marins et des vedettes lance-missiles iraniens, à neutraliser les moyens offensifs côtiers, et à surveiller l’espace aérien.
Quoi qu’il en soit, les Gardiens de la Révolution iraniens ont indiqué qu’ils mèneraient de nouvelles manœuvres navales dans le détroit d’Ormuz, après celles qui viennent d’être effectuées par la marine iranienne régulière. Ces exercices, prévus pour durer du 21 janvier au 19 février 2012, viseront à « démontrer que l’Iran a le contrôle de l’ensemble du détroit d’Ormuz et de tous les mouvements dans cette région ».
« La 7e série des manœuvres du Grand Prophète seront tenues dans la région du Golfe persique et le détroit d’Ormuz. Elles seront marquées par des exercices très différents des précédents », a averti le commandant des forces navales des Pasdarans.
Cette annonce fait suite à la déclaration faite le 4 janvier 2012 par le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, lequel a mis en garde la marine américaine. « Nous avons toujours dit que la présence des forces non régionales dans le Golfe Persique était nocive et ne pouvait que créer des troubles. Et nous avons par conséquent toujours demandé qu’elles ne soient pas présentes dans cette voie d’eau » a-t-il affirmé.
La veille, le chef d’état-major de l’armée iranienne, le général Attaollah Salehi, s’est montré encore plus direct. « Nous conseillons au porte-avions américain (ndlr, l’USS John Stennis) qui a traversé le détroit d’Ormuz et se trouve en mer d’Oman de ne pas retourner dans le Golfe persique. L’Iran n’a pas l’intention de répéter son avertissement » a-t-il menacé.
Source: Zone Militaire
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NDLR FNCV : Rappelons que la France dispose
d'une
base militaire permanente proche du détroit d'Ormuz, à
Abu Dhabi, sur la rive sud du Golfe. Cette base a été
inaugurée par le président Nicolas Sarkozy le 29 mai 2009, sous le nom de "Camp
de la Paix". Cette présence permanente de nos forces armées dans le
golfe montre la volonté de la France de s'impliquer dans la stabilité
de cette zone stratégique.
Inauguré un an et demi à peine après son lancement, le "Camp de la paix" français héberge plusieurs centaines de soldats sur trois sites. Une base navale et de soutien logistique dans le port d'Abou Dhabi, une base aérienne où stationne un détachement de plusieurs avions de combat et un camp d'entraînement au combat urbain en zone désertique. C'est aussi une vitrine commerciale des armements français, dont l'armée émiratie est une fidèle cliente.
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- Une base militaire française à Abu Dhabi dans le Golfe Persique
- Marine nationale : Les forces d'action navale sur FNCV.COM
Le
général Olivier de Bavinchove, qui est actuellement le patron
de l’Eurocorps, a pris les fonctions de chef d’état-major de
la Force internationale d’assistance à la Sécurité (ISAF),
commandée par le général américain John Allen. Il a remplacé, à cette fonction,
un autre militaire français, à savoir le général Gilles Fugier, dont la mission
à Kaboul aura duré près de 15 mois.
L'Iran défie l'Occident
dans le détroit d'Ormuz !
Bien que le Conseil
national de transition (CNT), désormais au pouvoir à
Tripoli, a demandé la poursuite des opérations militaires en
Libye jusqu’à la fin de l’année 2011, le Conseil de sécurité
de l’ONU a voté à l’unanimité la fin du mandat confié à l’Otan
visant à instaurer une zone d’exclusion aérienne au-dessus du territoire libyen
et à prendre les « toutes les mesures nécessaire » pour assurer la protection
des populations civiles. Cette décision prend effet le 31 octobre 2011 à
23h59, heure libyenne.




25 juin 2011 - La mort d'un soldat au cours d'une opération
en Afghanistan porte à 63 le nombre de militaires français qui
ont trouvé la mort au cours de ce conflit, depuis
2001.
Les forces
de Kadhafi continuent leurs bombardements sur Misrata et Zentane


«Faire tomber
Kadhafi» selon BHL...
