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jeudi 12 janvier 2012

Détroit d'Ormuz : Le Royaume Uni menace l'Iran d'une action militaire en cas de blocage

Golfe Persique : la Royal Navy interviendrait en cas de blocage par l'Iran du détroit d' Ormuz

Afin de contraindre l’Iran à coopérer davantage avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) au sujet de son programme nucléaire (ndlr : soupçon d'enrichissement de l'uranium à des fins militaire - bombe atomique), soupçonné d’avoir des implications militaires, les pays de l’Union européenne sont parvenus, le 4 janvier 2012, à un accord de principe portant sur un embargo concernant les exportations iraniennes de pétrole.

Cependant, à la fin du mois de décembre 2011, l’Iran avait averti qu’une telle mesure donnerait lieu à un blocage du détroit d’Ormuz, un passage stratégique par où transite le tiers du trafic pétrolier mondial.

« Si on devait adopter des sanctions contre (les exportations) de pétrole iranien, aucune goutte de pétrole ne transitera par le détroit d’Ormuz », a menacé, le 27 décembre 2011, Mohammad Reza Rahimi, le premier vice-président iranien.

Or, étant donné que le trafic maritime via ce passage est garanti par la Convention des Nations unites sur le droit de la mer et compte tenu des conséquences qu’un tel blocus pourrait avoir sur les économies occidentales et celles des monarchies pétrolières du golfe Persique, les Etats-Unis ont adressé une mise en garde à Téhéran contre toute perturbation de la circulation dans le détroit d’Ormuz. Ce qui suppose une intervention de la Ve Flotte (5ème flotte) de l’US Navy, basée à Bahrein.

Et le Royaume-Uni, par la voix de son ministre de la Défense, Philip Hammond, en a fait de même, le 5 janvier 2012, lors d’une intervention devant l’Atlantic Council. Ainsi, il a fait savoir que Londres ne tolérera pas la fermeture du détroit d’Ormuz.

« Nous sommes une partie intégrante de la force navale dan le Golfe et l’une de ses missions est de s’assurer que les voies maritimes restent ouvertes » a-t-il affirmé. « Toute tentative de fermer le détroit d’Ormuz serait illégale et nous devons envoyer une message très clair à l’Iran en disant que nous sommes déterminés à ce que le détroit reste ouvert » a-t-il ajouté.

La Royal Navy dispose de facilités dans cette partie du monde, notamment à Bahrein, sous l’autorité de l’United Kingdom Maritime Component Commander (UKMCC) et en collaboration avec la Ve Flotte américaine.

Concrètement, si une intervention militaire doit avoir lieu, elle consisterait à mener des opérations de déminage tout en contrant les activités des sous-marins et des vedettes lance-missiles iraniens, à neutraliser les moyens offensifs côtiers, et à surveiller l’espace aérien.

Quoi qu’il en soit, les Gardiens de la Révolution iraniens ont indiqué qu’ils mèneraient de nouvelles manœuvres navales dans le détroit d’Ormuz, après celles qui viennent d’être effectuées par la marine iranienne régulière. Ces exercices, prévus pour durer du 21 janvier au 19 février 2012, viseront à « démontrer que l’Iran a le contrôle de l’ensemble du détroit d’Ormuz et de tous les mouvements dans cette région ».

« La 7e série des manœuvres du Grand Prophète seront tenues dans la région du Golfe persique et le détroit d’Ormuz. Elles seront marquées par des exercices très différents des précédents », a averti le commandant des forces navales des Pasdarans.

Cette annonce fait suite à la déclaration faite le 4 janvier 2012 par le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, lequel a mis en garde la marine américaine. « Nous avons toujours dit que la présence des forces non régionales dans le Golfe Persique était nocive et ne pouvait que créer des troubles. Et nous avons par conséquent toujours demandé qu’elles ne soient pas présentes dans cette voie d’eau » a-t-il affirmé.

La veille, le chef d’état-major de l’armée iranienne, le général Attaollah Salehi, s’est montré encore plus direct. « Nous conseillons au porte-avions américain (ndlr, l’USS John Stennis) qui a traversé le détroit d’Ormuz et se trouve en mer d’Oman de ne pas retourner dans le Golfe persique. L’Iran n’a pas l’intention de répéter son avertissement » a-t-il menacé.

Source: Zone Militaire

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NDLR FNCV : Rappelons que la France dispose d'une base militaire permanente proche du détroit d'Ormuz, à Abu Dhabi, sur la rive sud du Golfe. Cette base a été inaugurée par le président Nicolas Sarkozy le 29 mai 2009, sous le nom de "Camp de la Paix". Cette présence permanente de nos forces armées dans le golfe montre la volonté de la France de s'impliquer dans la stabilité de cette zone stratégique.

Inauguré un an et demi à peine après son lancement, le "Camp de la paix" français héberge plusieurs centaines de soldats sur trois sites. Une base navale et de soutien logistique dans le port d'Abou Dhabi, une base aérienne où stationne un détachement de plusieurs avions de combat et un camp d'entraînement au combat urbain en zone désertique. C'est aussi une vitrine commerciale des armements français, dont l'armée émiratie est une fidèle cliente.

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mardi 10 janvier 2012

Afghanistan : L'ISAF a un nouveau chef d'état-major français

Le général Olivier de Bavinchove, qui est actuellement le patron de l’Eurocorps, a pris les fonctions de chef d’état-major de la Force internationale d’assistance à la Sécurité (ISAF), commandée par le général américain John Allen. Il a remplacé, à cette fonction, un autre militaire français, à savoir le général Gilles Fugier, dont la mission à Kaboul aura duré près de 15 mois.

Saint-Cyrien, âgé de 55 ans, le général de Bavinchove a notamment commandé le 1er Régiment de Hussards Parachutistes (RHP), avant d’être nommé sous-directeur du recrutement de l’armée de Terre. Il a également occupé les fonctions de chef d’état-major du contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) et de commandant de l’Etat-major des forces n°1 de Besançon.

L’arrivée du général de Bavinchove précède celle de 300 militaires de l’Eurocorps, qui arriveront à Kaboul à partir de janvier 2012 pour armer l’état-major de l’ISAF. Ils prendront ainsi en charge l’ensemble des opérations tactiques de la coalition.

La période 2012-2013 s’annonce chargée, avec le transfert progressif de la responsabilité de la sécurité aux forces de sécurité afghanes et la poursuite du retrait des forces de l’Otan, ce qui suppose une réorganisation des structures de commandement et le redéploiement des unités de combat.

Source : Zone Militaire

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lundi 2 janvier 2012

Iran : Tir de missile dans le Golfe persique en réponse aux sanctions américaines !

L'Iran défie l'Occident dans le détroit d'Ormuz !

La marine iranienne a testé un missile dimanche lors de manoeuvres militaires dans le Golfe, et les manœuvres navales iraniennes se poursuivent, non loin du détroit d'Ormuz.
   
L'Iran a défié l'Occident, le dimanche 1er janvier 2012, en tirant un missile de moyenne portée près du détroit stratégique d'Ormuz et en annonçant avoir testé pour la première fois des barres de combustible nucléaire, au lendemain de l'annonce de nouvelles sanctions américaines. Cette démonstration de force intervient au moment où les pays occidentaux accentuent la pression sur la République islamique d'Iran, accusée malgré ses multiples dénégations, de chercher à fabriquer la bombe atomique sous couvert de son programme nucléaire civil.

L'Iran a tiré dans la matinée un missile de moyenne portée sol-air lors de manoeuvres navales près du détroit d'Ormuz, par où transite entre un tiers et 40% du trafic maritime pétrolier mondial, a indiqué un porte-parole de ces exercices cité par l'agence officielle Irna. Ce missile "conçu et fabriqué" en Iran "est équipé de la technologie la plus récente pour combattre les cibles furtives et les systèmes intelligents qui tentent d'interrompre la trajectoire du missile", a déclaré l'amiral Mahmoud Moussavi, en précisant qu'il s'agissait du premier test de ce type de missile.

Défi très clair lancé à l'Occident

Les manoeuvres navales, entamées le 24 décembre 2011, se déroulent autour du détroit d'Ormuz, que Téhéran a menacé de fermer en cas de nouvelles sanctions contre ses exportations pétrolières. Lundi 2 janvier 2012, ces exercices se termineront par une manoeuvre destinée à tester la capacité des forces navales à fermer le détroit, selon l'amiral Moussavi. "Une majorité de nos unités navales se positionneront selon une nouvelle formation tactique destinée à rendre impossible le passage de tout navire par le détroit d'Ormuz si la République islamique en décide ainsi". Les Etats-Unis ont critiqué ces derniers jours le "comportement irrationnel de l'Iran" et affirmé qu'"aucune perturbation du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz ne serait tolérée".

Toujours en signe de défi, l'Iran a parallèlement annoncé avoir testé pour la première fois des barres de combustible nucléaire produites localement et requises pour les réacteurs nucléaires. Ces barres ont été "introduites dans le coeur du réacteur de recherche nucléaire de Téhéran pour vérifier leur bon fonctionnement", a indiqué l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).

L'enrichissement d'uranium par l'Iran est au cœur du conflit avec la communauté internationale. Enrichi à 20 %, l'uranium a un usage purement civil, mais si l'enrichissement est poussé au-delà de 90 % il peut être utilisé pour la fabrication de l'arme atomique. Les annonces iraniennes surviennent au lendemain de la promulgation par le président Barack Obama d'une loi de financement du Pentagone qui renforce les sanctions contre le secteur financier de l'Iran, notamment la Banque centrale, dans le but de contraindre ce pays à abandonner son programme nucléaire.

Conséquence financière : forte baisse du rial

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a néanmoins assuré que la Banque centrale iranienne réagirait avec "force" aux sanctions américaines. La Banque centrale peut faire face "aux pressions des ennemis" et "doit, avec force et confiance, avoir la solidité d'éliminer tous les complots des ennemis". Cependant, la monnaie iranienne, le rial, a enregistré une forte baisse dimanche, la valeur à la revente de la monnaie dans les bureaux de change a baissé à environ 16.000 rials pour un dollar, contre 11.000 rials pour un dollar au taux officiel, selon les médias.

Les nouvelles sanctions américaines ont suscité également une vive réaction du N.2 des Gardiens de la révolution, garde prétorienne du régime. "Si les intérêts vitaux de notre pays sont menacés par l'ennemi, nous répondrons à la menace par une menace sur plusieurs fronts", a dit le général Hossein Salami. Et le président de la Chambre de commerce iranienne Mohammad Nahavandian a estimé que ces mesures "sans précédent et injustifiables" engendreraient des "pertes réciproques".

Samedi, l'Iran avait pourtant semblé faire un geste en direction des occidentaux, laissant la porte ouverte à une reprise des négociations avec les grandes puissances sur le nucléaire, suspendues depuis un an.      

Source : Le Point.fr

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mardi 13 décembre 2011

Liban : Soldats français de la FINUL blessés dans un attentat par IED

Une patrouille française de la FINUL au Liban cible d'un IED - 6 militaires blessés

Cinq militaires français appartenant à la Force intérimaire des Nations unies (FINUL) et un civil ont été blessés, ce 9 décembre, lors d’une attaque ayant visé leur patrouille dans la région de Bourj Chemali, au sud de la ville côtière de Tyr, au Liban-Sud. A priori, un engin explosif improvisé (IED) a été déclenché lors du passage de leur véhicule.

Deux soldats français ont été admis dans un hôpital pendant que les trois autres – une femme et deux hommes – ont été soignés sur place. L’explosion a été relativement puissante étant donné qu’elle a creusé un cratère d’un mètre de profondeur.

Cette attaque est la troisième ayant visé la FINUL cette année. En mai dernier, des militaires italiens avaient été blessés par l’explosion d’un engin explosif improvisé. Elle fait également suite à celle qui avait également visé un convoi français de la Finul le 26 juillet dernier, et au cours de laquelle, 6 militaires appartenant au 515ème Régiment du Train et au 1er Régiment de Chasseurs furent touchés. Trois d’entre eux avaient été transportés à l’hôpital civil de Saïda.

Suite à cet attentat, le président Sarkozy avait menacé de revoir la participation française à la Finul dans un courrier adressé à Michel Sleiman, son homologue libanais. « L’attaque du 26 juillet 2011, si elle devait se renouveler, ne pourrait que poser la question de la justification pour la France de maintenir ses soldats face à des risques qui ne seraient pas traités comme ils devraient l’être par le pays d’accueil. Il est en conséquence essentiel que des actions rapides de sécurisation soient prises, notamment sur l’axe de communication nord-sud » avait-il écrit.

En novembre 2011, des menaces sur la FINUL avaient été évoquées par des sources diplomatiques occidentales. Des mouvements d’extrémistes palestiniens, chargés de surveiller les mouvements des casques bleus autour du camp de Rachidiyeh, avaient également été rapportés par l’agence al-Markaziya.

Reste à déterminer les commanditaires de ces attaques. Il n’est pas exclu que des éléments du Hezbollah, soient impliqués, en raison de la position de la France à l’égard du régime syrien de Bachar el-Assad, soutenu par la milice chiite libanaise.

Environ 1.300 militaires français sont actuellement déployés au Liban, dans le cadre la résolution 1701 des Nations Unies, adoptée après le conflit ayant opposé Israël au Hezbollah. Plus de 350 d’entre eux sont affectés dans les états-majors de la FINUL et environ 850 arment la Force Commander Reserce (FCR), commandée depuis octobre par le colonel Cédric du Gardin, chef de corps du 1er Régiment de Tirailleurs d’Epinal.

Au cours de son audition par la commission Défense de l’Assemblée nationale, le chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Edouard Guillaud, avait estimé que l’engagement des militaires français au Liban était « le plus difficile ».

« La FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban, ndlr) regroupe au sud Liban 12.000 hommes dans un espace réduit et dont la liberté d’action est difficile à garantir. La composition du gouvernement libanais et la présence du Hezbollah au Sud Liban ne facilitent pas le maintien de cette liberté d’action de la force. Il arrive aujourd’hui qu’un maire décide que l’on ne peut plus traverser son village. Nos soldats (…) sont régulièrement menacés d’humiliation » avait-il affirmé l’amiral Guillaud. 

Source : Zone Militaire

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jeudi 10 novembre 2011

Libye : Les Mirage 2000 des Emirats arabes unis ont surclassé les F16

Succès des Mirage 2000 en Libye... Reste à vendre des Rafale aux Emirats...

L'engagement militaire des Emirats arabes unis (EAU) en Libye a été particulièrement discret, mais des informations intéressantes commencent à filtrer.

Les EAU ont engagé douze appareils : six Mirage 2000-9 et six F-16 C/D Block 60. Dans les deux cas, il s'agit de versions très modernes et sophistiquées de ces avions déjà anciens.

Les avions émiratis ont d'abord été basés à La Sude (Crète) avant de rejoindre Sigonella (Sicile).

Les Mirage 2000 ont donné pleine satisfaction, ce qui n'est pas vraiment le cas de F16 qui ont connu deux accidents. A chaque fois que des F-16 n'ont pas pu voler, ce sont des Mirage qui ont rempli les missions. Les six  "-9" ont effectué des sorties air-air et air-sol.

Ce bilan positif des Mirage 2000-9 est assurément un bon point pour l'industrie militaire française, au moment où les négociations pour la vente de soixante Rafale seraient en passe d'aboutir. Alain Juppé, le ministre des affaires étrangères, s'est vu confier la responsabilité de les mener à bien.

Reste à savoir ce que deviendront les soixante Mirage 2000-9 des Emirats ? Ils seront proposés sur le marché de l'occasion, mais par quel mécanisme et auprès de quels clients ? L'affaire est loin d'être bouclée.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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lundi 7 novembre 2011

Libye : L'ONU a mis un terme au mandat de l'OTAN

Bien que le Conseil national de transition (CNT), désormais au pouvoir à Tripoli, a demandé la poursuite des opérations militaires en Libye jusqu’à la fin de l’année 2011, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté à l’unanimité la fin du mandat confié à l’Otan visant à instaurer une zone d’exclusion aérienne au-dessus du territoire libyen et à prendre les « toutes les mesures nécessaire » pour assurer la protection des populations civiles. Cette décision prend effet le 31 octobre 2011 à 23h59, heure libyenne.

Cela étant, rien n’interdit aux nouvelles autorités libyennes de demander une aide militaire à un pays tiers ou à une organisation afin de prendre le temps de remettre sur pied ses forces de sécurité.

Quoi qu’il en soit,  une semaine après la mort du colonel Kadhafi, au moment de la prise de Syrte par les combattants du CNT, le compte-rendu d’activités des forces françaises engagées dans l’opération de l’Otan indique que 55 sorties aériennes ont été effectuées entre le 20 et le 27 octobre. Comme indiqué il y a quelques jours, la seule frappe aérienne qui a été effectuée a visé le convoi de l’ancien dictateur libyen.

Le dispositif français a une nouvelle fois évolué depuis le 22 octobre, date à partir de laquelle la Task Force 473, composée du BPC Tonnerre, de deux frégates, d’un bâtiment de soutien et d’un sous-marin nucléaire d’attaque, a quitté la zone des opérations pour rejoindre la base navale de Toulon, où elle est maintenue en alerte. Désormais, seuls sont encore engagés les 5 Rafale déployés à Sigonella, en Italie, les Mirage 2000 D/N, les Mirage F1 CR, et l’Atlantique 2 étant retournés en France. Au total, jusqu’à 4.200 militaires ont participé à l’opération Harmattan, nom donné à la participation française aux missions de l’Otan.

Cependant, tous les problèmes n’ont pas disparu avec le colonel Kadhafi. Il reste encore à régler le cas de son fils, Saïf al-Islam, qui l’objet d’informations contradictoires. La semaine passée, et selon le CNT, il aurait été blessé puis hospitalisé à Syrte. Puis, d’après le même CNT, il aurait été encerclé par des combattants révolutionnaires alors qu’il se rendait au Niger. Maintenant, il serait sur le point de se rendre à la CPI, Cours Pénale Internationale.

Apparemment, Saïf al-Islam serait protégé par des Touaregs et compterait se réfugier au Niger, ou au Mali (là encore, les sources sont discordantes). D’après le quotidien Beeld, son exfiltration de Libye serait assurée par des mercenaires sud-africains. Ce qui semble certain, en revanche, c’est que l’ancien chef des renseignements libyens et beau-frère du colonel Kadhafi, Abdallah al-Senoussi, est arrivé au Mali, après être passé par le Niger. C’est du moins ce qu’affirment des sources sécuritaires de ces deux pays.

L’autre problème qui concerne la Libye reste encore et toujours l’énorme quantité d’armes en circulation. Et cela a de quoi susciter la convoitise des trafiquants et alimenter plusieurs guerres sur le continent africain.

Ainsi, à 120 km au sud de Syrte, il a été découvert dans un arsenal laissé sans surveillance des dizaines de milliers de tonnes de munitions (obus de 100mm, bombes, roquettes, mortier, cartouches). Et encore, note l’ONG Human Rights Watch, « de nombreux bunkers ont déjà été largement pillés ». Et il resterait au moins deux autres sites semblables à celui-ci.

Et à Syrte même, HRW a découvert « au moins 14 caisses vides » ayant contenu « 28 missiles SA-24″, de fabrication russe. L’ONG a déploré que « des civils et des combattants anti-Kadhafi armés sont arrivés avec des pick-up pour déplacer encore plus d’armes » pendant son inspection.

Source : Zone Militaire

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jeudi 25 août 2011

Libye : Victoire des insurgés... Chute du dictateur Kadhafi !

Et ensuite... après la victoire des insurgés ?

La victoire des insurgés libyens contre le régime du colonel Kadhafi au pouvoir depuis plus de quarante ans, est un évènement majeur sur la scène internationale.
 
Il s'agit d'un succès remarquable de la politique étrangère française et, il faut le souligner,  pour le président Nicolas Sarkozy  qui a su le premier, prendre des risques importants en faveur d'une révolution à priori spontanée et peu structurée, en n'hésitant pas à lui apporter, sur les plans politique et militaire, le soutien et l’aide nécessaires.

Certes, l’Europe et les USA n'ont pas été absents des théâtres d'opérations, mais c'est la France qui est apparue  comme le véritable leader de la coalition internationale venue au secours des insurgés.
 
Il faut également souligner que l'engagement des armées françaises dans ce conflit, a été particulièrement conséquent et efficace: Les raids aériens menés depuis la Corse, relayés ensuite par le porte-avions Charles de Gaulle au large des côtes libyennes, les actions de bombardement de nos forces navales, la formation dispensée par les hommes des forces spéciales présentes sur le terrain, ont été déterminants.
 
Au plan international, la France apparaît aujourd'hui comme le principal artisan de la chute du dictateur Mouammar Kadhafi.

Les nombreux drapeaux français brandis par les forces anti-Kadhafi et les manifestants en liesse, ne laissent aucun doute à ce sujet : le peuple libyen « rend à César ce qui appartient à César », et marque ainsi clairement sa reconnaissance pour l'aide inestimable que nous lui avons apportée.

Reconstruction de la Libye : quelle sera la place des entreprises françaises ?

La question qui se pose désormais sera celle des retombées utiles de ce succès politique et militaire, et à cet égard, la situation actuelle pourrait autoriser un certain optimisme,  sous deux réserves :

  • que les Islamistes présents dans le Conseil temporaire ne soient pas en mesure de confisquer le pouvoir à leur profit.
  • que la Libye, pays composé de tribus souvent antagonistes dans le passé,  devienne une véritable Nation, dont les dirigeants se donneront comme premier devoir, le souci de l’intérêt général.

La Libye nouvelle aura à se reconstruire, et les entreprises françaises doivent être présentes pour l’y aider.
 
De nombreux bâtiments et ouvrages d'art ont été détruits, et dans le domaine du bâtiment et des travaux publics, la France dispose de grandes entreprises de premier plan reconnues comme telles au niveau mondial. Les richesses pétrolières libyennes devront  continuer à être exploitées et ici encore, la France dispose des compétences nécessaires.

Sur le plan militaire, la Libye aura besoin de formateurs, et l'armée française a largement fait ses preuves dans ce domaine, notamment en Afghanistan. Ce savoir-faire pourra être employé en Libye.
 
Nous pouvons donc d'ores et déjà être soulagés et nous réjouir de l'issue de ce conflit hasardeux dans lequel notre pays a été engagé. Mais nous devons aussi être attentifs afin que la France prenne toute sa place dans l’œuvre de reconstruction de la Libye qui s'annonce...

PC FNCV

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vendredi 29 juillet 2011

Liban : Trois militaires français blessés par l'explosion d'un IED

Liban, attentat contre les casques bleus de la FINUL

Trois militaires français appartenant à la Force interimaire des Nations unies au Liban (FINUL) ont été blessés par l’explosion d’un engin explosif improvisé, le 26 juillet 2011 à 17h, alors qu’ils circulaient dans les environs de la ville côtière de Saïda, dans le sud du pays. Leur convoi, composé de 4 véhicules de combat et d’un de logistique, était sur la route reliant Beyrout à Dar Kifa.

Selon l’Etat-major des armées à Paris (EMA), « trois soldats français ont été blessés et transportés à l’hôpital civil de Saïda. Trois autres, souffrant d’un traumatisme sonore, ont été soignés sur place, leur état ne nécessitant pas une hospitalisation. » Ces militaires appartiennent au 515e Régiment du Train et au 1er Régiment de Chasseurs. L’un d’entre eux a le visage brûlé et reçu des éclats dans un oeil, selon l’hôpital Hammoud de Saïda.

« Les secours libanais et un médecin sont rapidement intervenus sur les lieux de l’explosion tandis qu’une patrouille sécurisait la zone. Une enquête, coordonnée par la Finul et les forces de sécurité libanaise a été ouverte pour déterminer l’origine de cette explosion », a encore précisé l’EMA.

Pour le moment, l’origine de l’explosion « reste à ce stade indéterminée » mais selon l’armée libanaise, il s’agirait d’une charge explosive placée sur le bord de la route.

Le 27 mai 2011, dans le même secteur, six militaires italiens avaient été blessés au cours d’une attaque similaire. Par le passé, plusieurs attentats ont été commis contre la Finul, dont celui de juin 2007, au cours duquel six casques bleus (trois espagnols et trois colombiens) avaient perdu la vie.

La présence de la Finul embarrasse les radicaux-islamistes sunnites et le Hezbollah, la milice chiite libanaise, dont des militants ont été à l’origine de plusieurs incidents avec les militaires français au cours de ces dernières années (caillassages de véhicules notamment).

Environ 1.500 soldats français sont déployés au Liban, dans le cadre de l’opération Daman, ce qui en fait le contingent le plus important après celui fourni par l’Italie. Ils sont notamment équipés de VBCI, de CAESAR, de radars Cobra et de missiles Mistral. Leur mission est d’armer la Force de réaction rapide (QRF) de la Finul et de surveiller l’application de la résolution 1701 des Nations unies qui a mis un terme à l’affrontement entre Israël et le Hezbollah en 2006.   

Source : Zone Militaire

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mercredi 27 juillet 2011

Somalie : Pas de famine pour les islamistes !

Il n'y a pas de famine en Somalie selon les insurgés islamistes !

La situation se complique dans la Corne de l'Afrique, où quelque 12 millions de personnes sont menacées par la famine. En Somalie, les insurgés islamistes Al-Chabaab, qui contrôlent les deux régions déclarées en état de famine cette semaine par l'ONU, maintiennent l'interdiction faite à plusieurs ONG de venir en aide à la population.

Pour endiguer la famine en Somalie, la communauté internationale devra composer avec le bon vouloir des insurgés islamistes Al-Chabaab. Ces derniers contrôlent en effet les deux régions du sud du pays déclarées en état de famine mercredi par l'ONU, à savoir le sud de Bakool et la région de Lower Shabelle. Après avoir salué cette décision des Nations unies et annoncé un retour de l'aide internationale dans la région, les islamistes, affiliés à Al-Qaïda, ont semble-t-il changé d'avis.

On pourrait peut-être les aider, mais en respectant les valeurs religieuses de l'islam

Mercredi 20 juillet 2011, l'un de leurs hauts responsables qualifiait, sous couvert d'anonymat, de "bienvenue" la déclaration de l'ONU. "Nous voudrions voir l'aide arriver jusqu'à la population", ajoutait-il, laissant entendre que les ONG qui n'avaient plus accès à ces régions depuis 2009 pourraient reprendre leur action humanitaire. Ce haut responsable fixait toutefois les conditions, à savoir que l'aide soit "fournie purement sur des bases humanitaires", et que les "valeurs religieuses des Somaliens, musulmans, soient respectées".

Selon le cheikh RAGE, ce que dit l'ONU est faux : il n'y a aucune famine en Somalie !

Mais vendredi 24 juillet, le porte-parole du mouvement, cheik Ali Mohamed Rage, a tenu un tout autre discours. "Il y a une sécheresse en Somalie mais pas de famine, ce qui est déclaré par l'ONU est faux à 100%", a-t-il ainsi déclaré sur les ondes d'une radio locale, estimant que cette "déclaration de famine est politique". "Les groupes interdits précédemment ne sont pas les bienvenus pour travailler dans les zones sous notre contrôle", a-t-il par ailleurs ajouté, en référence aux ONG et autres organisations internationales qui n'ont plus accès à ces régions depuis deux ans, parmi lesquelles le Programme alimentaire mondial (PAM).

Des déclarations qui interviennent alors que ces organisations étudiaient précisément le moyen d'acheminer l'aide dans ces régions où 3,7 millions de personnes sont menacées. Le PAM s'était d'ailleurs réjoui des premières déclarations des insurgés, saluant "la déclaration de ceux qui contrôlent les régions du sud de la Somalie affirmant que l'aide humanitaire sera désormais autorisée dans ces zones du pays". L'organisation onusienne devrait toutefois maintenir le lancement d'un pont aérien dans les prochains jours sur Mogadiscio, en partie tenue par les insurgés. Objectif : aider les enfants de la capitale somalienne "qui en ont un besoin désespéré". La porte-parole du PAM, Emilia Casella, a d'ailleurs indiqué vendredi que l'aide serait maintenue "là où cela est possible".

Au total, 12 millions de personnes sont menacées dans la Corne de l'Afrique.

Source : M.E (avec agences) - LeJDD.fr

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dimanche 10 juillet 2011

Libye : Offensive des rebelles dans l'ouest contre les mercenaires de Kadhafi

Offensive des rebelles dans l'ouest du pays contre les troupes de Kadhafi

La situation étant bloquée dans l’est du pays, c’est donc dans l’ouest que les rebelles ont décidé de porter leur effort afin de marcher vers Tripoli et de renverser le régime du colonel Kadhafi, ce qui mettrait un terme à la guerre civile libyenne, commencée en février 2011, mais aussi à l’opération Unified Protector de l’OTAN, menée selon le mandat de la résolution 1973 des Nations unies, l'ONU.

Ainsi, les insurgés libyens situés dans l’ouest du pays, et qui ont reçu des armes de la part de la France en juin, ont déclenché une offensive le 6 juillet, après en avoir reçu le feu vert de l’OTAN.

Des mercenaires sont faits prisonniers

Cette offensive se déroule en deux mouvements. Le premier, parti du djebel Nefousa, à l’ouest de Tripoli, a commencé par un succès, avec la prise du hameau de Goualich, où des mercenaires venus du Ghana et du Mali auraient été faits prisonniers après d’intenses échanges de tirs. Les objectifs suivants sont les points stratégiques de Bir al-Ghanam, qui ouvre la voie vers la capitale libyenne, et Gharyane, où tiennent garnison les troupes loyalistes chargés de la protection de cette dernière. Là, les avions de l’OTAN y ont déjà détruit 6 véhicules militaires, dont 4 chars.

Le second mouvement est quant à lui parti de l’enclave de Misrata, à 150 km à l’est de Tripoli, restée aux mains de la rébellion malgré plusieurs attaques des forces loyalistes menées au cours de ces dernières semaines. Les insurgés ont progressé vers l’ouest, jusqu’à 8 km de Zliten, ce qui représente environ une cinquantaine de kilomètres. Les affrontements auraient fait 20 tués et 60 blessés.

Le dispositif français évolue

Quant au bilan de l’aviation française pour la période allant du 30 juin au 7 juillet 2011, le nombre de sorties est en recul par rapport au dernier point de situation fourni par l’Etat-major des armées.

Ainsi, 249 missions ont été effectuées (contre 290 la semaine précédente), dont 114 sorties pour des attaques au sol, lesquelles ont permis de neutraliser 50 véhicules militaires, essentiellement dans les secteurs de Brega, Syrte, Misrata et Zlitan, 20 infrastructures (communications, check-points) et une dizaine de systèmes d’artillerie, notamment dans les environs de Tripoli.

Selon des chiffres donnés le 6 juillet par le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, 600 chars et pièces d’artillerie et près de 800 dépôts et bunkers ont été détruits par les avions de l’Alliance atlantique depuis le début de l’opération Unified Protector.

Par ailleurs, le dispositif français a évolué. Alors que cette question est sur la table depuis plusieurs semaines, il semblerait que des avions de l’armée de l’Air seront bel et bien déployés sur la base sicilienne de Sigonella (on ignore encore lesquels). Au niveau naval, les frégates Jean de Vienne et Guépratte ont quitté le théâtre des opérations, lequel a vu l’arrivée du Georges Leygues, disponible après la mission « Jeanne d’Arc » auprès du BPC Mistral. Ce dernier pourrait relever, dans les prochains jours, le BPC Tonnerre, à partir duquel opèrent les Tigre et les Gazelle de l’Aviation légère de l’armée de Terre, l'ALAT.

Enfin, alors qu’il devait intégrer l’opération de lutte contre la piraterie Atalante dans l’océan Indien, l’aviso Lieutenant de vaisseau Lavallée a appareillé de Brest, le 7 juillet au soir, pour rejoindre les côtes libyennes et remplacer la frégate La Fayette. Le bâtiment sera placé sous commandement de l’OTAN.

Source : Zone Militaire

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lundi 27 juin 2011

Libye : Les hélicoptères français Tigre et Gazelle de l'ALAT

Selon le dernier point de situation de l’Etat-major des armées concernant l’opération Harmattan, en Libye, le dispositif militaire français a assuré 20% des sorties de l’OTAN et 30% des attaques au sol, tandis que l’activité des avions de l’armée de l’Air et de la Marine nationale a été moindre par rapport aux semaines passées, avec 196 missions.

Les hélicoptères de l'ALAT en Libye

En fait, la différence a été compensée par l’engagement du groupement aéromobile de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT), essentiellement constitué par des hélicoptères Tigre et Gazelle, lesquels ont effectué 26 sorties à partir du 3 juin.

Ces derniers, qui sont mis en œuvre depuis le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Tonnerre, ont détruit au moins 26 véhicules militaires appartenant aux forces du colonel Kadhafi dans la région de Brega.

D’après l’amiral Philippe Coindreau, le commandant du Groupe aéronaval française (TF-473), les hélicoptères sont un complément aux avions de chasse étant donné qu’ils permettent « de voir bien mieux ce qui est caché » en offrant « une vue différente, horizontale ou oblique »

Cela étant, l’engagement de ces hélicoptères n’a pas empêché un nouveau bombardement de Misrata, le 8 juin 2011, par les forces loyalistes. Cette attaque, commise à la veille d’une réunion du groupe de contact à Abu Dhabi, a fait 10 morts parmi les rebelles.

Alors, pourquoi le groupement aéromobile et les Apache britanniques ne sont-ils pas intervenus à Misrata, alors qu’ils ont réalisé des frappes à Brega, où les forces loyalistes sont dans une posture défensive? La réponse a été donnée par l’amiral Coindreau. « Nous cherchons à recueillir le maximum de renseignements tactiques sur le théâtre pour engager nos hélicoptères de manière efficace et avec le maximum de sécurité. Il faut utiliser cet outil à bon escient et à coup sûr car nous sommes face à un adversaire dangereux » a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse, le 8 juin.

En volant à basse altitude, les hélicoptères s’exposent aux tirs d’armes légères et de missiles sol-air très courte portée. C’est ce qui est d’ailleurs arrivé aux appareils français, qui n’ont heureusement subi aucun dommage.

« Je constate tous les jours l’attrition des moyens des forces de Kadhafi », a affirmé l’amiral Coindreau, en soulignant que « la composante hélicoptères arrivée récemment apporte singulièrement une plus-value et une accélération dans ce domaine ».

Après le quasi anéantissement de l’aviation des forces du colonel Kadhafi, le potentiel militaire de ces dernières a été réduit de 50%, selon les précisions apportées par l’amiral américain James Stavridis, le commandant des forces de l’OTAN en Europe (SACEUR). Près d’un millier de blindés ont été neutralisés depuis le 19 mars, jour de lancement des opérations militaires visant à faire respecter la résolution 1973 des Nations unies par le régime du colonel Kadhafi. 

Source : Zone Militaire

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samedi 25 juin 2011

Afghanistan : Cyrille Hugodot, chasseur parachutiste, tireur d'élite, tué en opération

25 juin 2011 - La mort d'un soldat au cours d'une opération en Afghanistan porte à 63 le nombre de militaires français qui ont trouvé la mort au cours de ce conflit, depuis 2001. 
 

Cyrille Hugodot,  chasseur parachutiste, 63ème Français tué en Afghanistan

En Afghanistan, les jours sombres se suivent et se ressemblent pour les soldats français. Pour la deuxième fois en une semaine, un parachutiste du 1er RCP de Pamiers a été tué par les insurgés. L'accrochage a tué le jeune Cyrille Hugodot, parachutiste de première classe qui venait d'avoir 24 ans et était père d'un enfant de quatre ans. Il s'est produit en milieu de matinée ce samedi 25 juin 2011, alors que la section appartenant au BG (Battle Group) Raptor a été prise à partie par un groupe d'une demi-douzaine d'insurgés.

Après cet affrontement, deux hélicoptères - un Tigre et une Gazelle - sont intervenus et l'artillerie a tiré pour détruire le groupe de combattants insurgés. Cyrille Hugodot et ses camarades assuraient la protection d'une unité du génie qui reconnaissait un itinéraire. Grièvement blessé, le jeune soldat a été évacué par un véhicule blindé vers la base de Tagab, puis vers l'hôpital militaire de Kaboul où il est décédé des suites de ses blessures.

L'état-major de l'armée de terre précise dans la biographie du jeune homme, diffusée peu après l'annonce de son décès par le service de presse de la présidence de la République, que Cyrille Hugodot était un tireur d'élite affecté depuis janvier 2010 à la 3e compagnie de combat. Il se trouvait en Afghanistan depuis le 15 mai 2011.

Sa mort suit d'une semaine celle de son camarade de combat Florian Morillon, tué le 18 juin 2011. Entre ces deux décès, Nicolas Sarkozy a annoncé le début prochain du retrait des forces françaises d'Afghanistan. Sans doute pour cette raison, l'état-major particulier de la présidence de la République a changé les termes du formulaire type qui annonce toujours de la même façon le décès d'un soldat français. L'ancienne formule copiée-collée contenait notamment les phrases suivantes : "Le chef de l'État réaffirme son soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes. Il exprime la détermination de la France à continuer d’œuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité. Cette force, mandatée par l'ONU, a reçu la mission de contribuer au retour de la stabilité, au rétablissement de la paix et au développement en Afghanistan."

La nouvelle formulation évoque désormais la "transition", cette période qui vient de s'ouvrir et qui conduira au départ des alliés, avant la probable arrivée au pouvoir des actuels insurgés : "Le chef de l'État réaffirme l'engagement de la France aux côtés du peuple afghan et des autorités afghanes pour mener à son terme, avec ses alliés, le processus de transition. La France, au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité, œuvre depuis 10 ans avec détermination au retour de la stabilité, au rétablissement de la paix et au développement en Afghanistan."

Source : Jean Guisnel - Le Point.fr

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vendredi 3 juin 2011

Libye : Les troupes de Kadhafi bombardent Misrata et Zentane

Les forces de Kadhafi continuent leurs bombardements sur Misrata et Zentane

Le 19 mai 2011, le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, avait déclaré, à Bratislava, que l’opération Unified Protector, dont l’action est bornée par la résolution 1973 des Nations unies, avait « sérieusement cassé la machine de guerre de Kadhafi ».

Seulement voilà, les forces loyalistes semblent avoir trouvé des ressources supplémentaires car, depuis quelques jours, elles pilonnent avec des obus de mortier et des roquettes Grad, la ville portuaire de Misrata, qui, contrôlée par les rebelles, est située à 200 km à l’est de Tripoli.

Selon ces derniers, les troupes du colonel Kadhafi sont bloquées sur une ligne de front située à 25 km de Misrata, les frappes de l’OTAN les empêchant de progresser plus avant.

Par ailleurs, le général canadien Charles Bouchard, qui commande l’opération Unified Protector, de l’OTAN, a accusé, le 27 mai, les troupes du colonel Kadhafi d’avoir miné les environs de Misrata, afin « d’empêcher la population de circuler ». L’officier a toutefois précisé que « ce n’est pas notre mission » de neutraliser ces mines antipersonnel. « Des personnes appropriées s’en chargeront » a-t-il indiqué, sans donner plus de détails.

Des combats ont également eu lieu à Dafinia, à 30 km plus à l’ouest. Un char libyen y aurait été détruit par les rebelles. Ces derniers sont par ailleurs mis en échec dans leur tentative de prendre Zliten, une ville de 200.000 habitants située à une cinquantaine de kilomètres de Misrata. Selon le Conseil national de transition (CNT), les insurgés y auraient subi de lourdes pertes.

Des bombardements intenses ont également été signalés à Zentane, à 150 km au sud-ouest de Tripoli, à près de la Tunisie. Selon le témoignage d’un docteur de l’ONG Médecins sans frontières (MSF), recueilli par l’agence Reuters, une centaine de roquettes ont été tirées, dans la nuit du 26 au 27 mai, sur cette localité tenue par les rebelles, située dans la région du djebel Nefoussa.

Cela étant, le colonel Kadhafi semble avoir perdu le soutien passif de Moscou. Jusqu’à présent, La Russie, qui s’était abstenue au moment du vote de la résolution 1973 au Conseil de sécurité de l’ONU, a signé la déclaration finale du dernier sommet du G8, à Deauville, laquelle demande son départ. « Le monde ne le considère plus comme le leader libyen » a déclaré Dmitri Medvedev, le président russe, qui a proposé une « médiation » et annoncé l’envoi d’un émissaire à Benghazi, le bastion des insurgés, dans l’est du pays.

Source: Zone Militaire

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mercredi 1 juin 2011

Afghanistan : Le caporal chef Nunes-Patego, du 17e RGP tué par des talibans

Mort du soldat Nunes-Patego
59 ème militaire français tué en Afghanistan !

1 juin 2011 -  Une compagnie du Groupement tactique interarmes (GTIA) Raptor, principalement armé par le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes (RCP) a été accrochée, ce 1er juin 2011, par des insurgés au cours d’une mission de reconnaissance vers le village de Shinzaï, dans la vallée d’Alasay, en Kapisa, à l’est de Kaboul.

Au cours de ces combats, le caporal-chef Nunes-Patego, du 17e Régiment du Génie Parachutiste (RGP) de Montauban, a été mortellement blessé. Trois autres militaires français ont également été touchés, dont deux par des tirs hostiles.

Les trois soldats ont été évacués vers la base avancée de Tagab, puis admis à l’hôpital militaire français de Kaboul après avoir été transportés par hélicoptères. Les deux blessés par balles appartiennent au 35e Régiment d’Artillerie Parachutiste (RAP) de Tarbes et au 17e RGP. Le blessé léger vient du 1er RCP.

Depuis 2001, 59 militaires français ont perdu la vie en Afghanistan. Le 17e RGP avait été endeuillé une première fois sur ce théâtre d’opérations en mai 2006, avec le décès du 1ère classe Kamel Elward.

Source: Zone Militaire

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Appel du gouverneur militaire de Paris Le chef de cabinet du GCA DARY nous a indiqué que le message du GMP concernant l'hommage au CCH NUNES-PATEGO, mort pour la France en Afghanistan, était authentique, mais que la cérémonie est annulée,car son corps sera rapatrié directement d'Afghanistan à Toulouse mardi prochain.

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mercredi 25 mai 2011

Libye : Des hélicoptères Gazelle et Tigre contre les forces de Kadhafi

Tigre et Gazelle embarquent sur le BPC Tonnerre

La semaine passée, le site Mer et Marine indiquait que des préparatifs étaient en cours, à Toulon, pour l’appareillage en « toute discrétion » du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre.

Toujours selon la même source, la destination était très probablement les côtes libyennes, en vue d’une participation du navire à l’opération Harmattan, qui est la contribution française aux missions de l’OTAN visant à faire respecter par le régime du colonel Kadhafi la résolution 1973 des Nations unies. Toutefois, l’Etat-major des armées (EMA), à Paris, n’a pas confirmé et a assuré qu’une intervention de troupes terrestres n’était « pas à l’ordre du jour » en Libye.

Etant donné que le BPC Tonnerre a été conçu pour mener des opérations amphibies, la question pouvait se poser. Mais ce navire est aussi un porte-hélicoptères et c’est pour cette capacité qu’il sera probablement à l’oeuvre prochainement.

En effet, selon Le Figaro, 12 hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) auraient pris place à bord du Tonnerre. Cela laisse augurer un engagement de ces appareils, vraisemblablement des Gazelle et des Tigre, qui auront à mener des frappes très précises sur les blindés utilisés par les forces loyales au colonel Kadhafi.

Au sujet de l’utilisation d’hélicoptères, le quotidien rappelle que l’EMA avait fait savoir, fin mars 2011 que la « mise en oeuvre de forces aéroterrestres ne pouvait s’envisager sans une présence au sol. Laquelle a été formellement exclue par tous les pays participant à l’opération ».

Par ailleurs, le Figaro confirme que les forces spéciales françaises sont déployées en Libye pour guider les frappes aériennes réalisées par les avions de la coalition. Si des informations au sujet de la présence en Libye des hommes du Special Air Service (SAS) britannique ont filtré dans la presse d’outre-Manche, cette question a été beaucoup plus discrète en France.

Le 18 avril dernier, le président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le député Axel Poniatowski, avait demandé l’envoi des forces spéciales françaises (en l’occurrence, le CPA 10 de l’armée de l’Air) pour désigner « les objectifs sur le terrain ». Le Premier ministre, François Fillon, avait exclu tout déploiement de troupes sur le territoire libyen. Pour le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, le guidage des avions de l’OTAN relevait du Conseil national de transition (CNT, rebelles). « Ils peuvent jouer ce rôle sans qu’il soit nécessaire de déployer des forces au sol » avat-il insisté.

Quoi qu’il en soit, cet engagement des hélicoptères de l’ALAT marquera sans doute un tournant dans la gestion du conflit. Pour le Figaro, Paris souhaite accélérer le mouvement et en finir avant la fin juillet 2011 pour plusieurs raisons : passé 4 mois d’intervention, le gouvernement sera tenu par la loi de soumettre la prolongation de la participation des troupes françaises à l’opération de l’OTAN au Parlement, les fortes chaleurs risquent de compliquer la donne sur le terrain pour les rebelles, comme le début du ramadan.

Source : Zone Militaire

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lundi 23 mai 2011

Côte d'Ivoire : L'armée française restera présente "pour assurer la protection des nos ressortissants"

Il avait été prévu que la présence permanente militaire française sur la façade atlantique se limiterait au Gabon.

Finalement, il faudra aussi compter sur une force française en Côte d’Ivoire.

Invité à la cérémonie d’investiture du nouveau président ivoirien, Alassane Ouattara, Nicolas Sarkozy a fait un détour au camp militaire de Port-Bouët, où il s’est exprimé devant les ressortissants français résidant en Côte d’Ivoire et les soldats de la Force Licorne.

« Nous garderons toujours des forces militaires ici pour assurer la protection de nos ressortissants » a-t-il ainsi déclaré. « Mais je veux que les choses soient claires entre nous. L’armée française n’est pas là pour assurer la stabilité de quelque gouvernement que ce soit, fût-il un gouvernement ami. Ce sont les Ivoiriens qui doivent choisir » a-t-il précisé.

« Ici, nous avons des milliers de nos compatriotes. Leur sécurité doit être assurée et donc il y aura des soldats pour cela en accord avec les autorités de la Côte d’Ivoire. Mais l’armée française n’a pas vocation, c’est une nouvelle époque, à soutenir ou à intervenir dans les affaires des Etats africains, a encore insisté le président de la République.

Actuellement, les effectifs de la Force Licorne sont de l’ordre d’un millier de militaires. Lors des récents événements qui ont conduit à l’arrestation de Laurent Gbagbo, qui, battu aux élections, refusait de céder le pouvoir, le contingent français a compté jusqu’à 1.700 hommes, grâce à des renforts venus notamment du Gabon.

Aucune précision n’a été donnée quant au format qu’aura le contingent français en Côte d’Ivoire. Outre sa mission de veiller sur les expatriés français, il sera sans doute sollicité pour réorganiser l’armée ivoirienne et former les recrues de cette dernière.

Par ailleurs, le président Sarkozy est revenu sur le rôle tenu par la Force Licorne en avril 2011. « Nous sommes intervenus parce que la communauté internationale nous l’a demandé. Je dois vous dire, avec honnêteté que si nous n’avions pas obtenu de mandat de la communauté internationale, nous ne serions pas intervenus comme nous sommes intervenus » a-t-il affirmé.

« Nous serions intervenus sans mandat si vous aviez été vous-mêmes en danger, pour vous évacuer et pour vous protéger. Mais l’action que nous avons menée, c’est une action dans un cadre international » a-t-il ajouté, en s’adressant à la communauté française de Côte d’Ivoire.

Source : Zone Militaire

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vendredi 20 mai 2011

Afghanistan : Soldat francais du 2eme RIMA tué par une explosion - Cyril Louaisil

Le 58e militaire français décédé en Afghanistan !

Un soldat français [NDLR : Cyril Louaisil, 24 an] a été tué et quatre autres ont été blessés mercredi 18 mai 2011 dans une explosion dans le sud de la province de Kapisa, annonce jeudi le ministre de la Défense dans un communiqué.

 Il s'agit du 58ème militaire français mort en Afghanistan depuis le début du déploiement des forces françaises dans le cadre de la coalition internationale sous commandement de l'OTAN, en 2001.

Le militaire, un soldat de première classe qui appartenait au 2e régiment d'infanterie de marine (2e RIMa) du Mans, a été tué [Ndlr : par  « l'explosion accidentelle d'une munition»] alors que lui et plusieurs hommes du même régiment se préparaient à embarquer à bord d'un véhicule blindé, annonce Gérard Longuet dans un communiqué.

Les blessés ont été immédiatement pris en charge et évacués vers l'hôpital militaire de Kaboul. Leurs jours « ne sont pas en danger », a déclaré le ministre de la Défense. Il adresse ses condoléances à la famille et aux proches du soldat tué et ses pensées « aux blessés et à leurs compagnons d'armes.

Source : AFP

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mercredi 11 mai 2011

Afghanistan : Loic Roperh, caporal du Génie tué dans l'explosion d'un IED

Le soldat du Génie, Loic Roperh tué par l'explosion d'un IED en Afghanistan

«Une explosion d’un engin explosif improvisé a visé les sapeurs du détachement d’ouverture d’itinéraire piégés (DOIP), qui étaient engagés dans une mission (...) préliminaire à une opération dans la vallée de Tagab», a indiqué le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

Loic Roperh, un caporal de 1ere classe du 13e régiment du Génie de Valdahon dans le Doubs a été tué lors de l’explosion. Aucun blessé ne serait à déplorer. « Peu après midi, un élément du génie a débuté à pied la reconnaissance des abords de la piste située au nord du poste avancé. Une violente explosion a alors eu lieu et un soldat a été tué », a précisé le porte-parole. Le chef de l’État, Nicolas Sarkozy a présenté ses condoléances à la famille du soldat tout en rappelant « la détermination de la France à continuer d’œuvrer au sein de la Force internationale d’assistance et de sécurité ».

Le 57e militaire français décédé en Afghanistan !

Le 20 avril 2011, un caporal du 2e Régiment d’Infanterie de Marine avait trouvé la mort et 9 autres marsouins avaient été blessés, également par l’explosion d’un engin explosif improvisé, en Kapisa, l’une des régions de l’est de l’Afghanistan où sont déployées les forces françaises.

Environ 4000 soldats français sont actuellement déployés en Afghanistan, notamment dans le district de Surobi et en Kapisa.

Source : AFP

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mardi 10 mai 2011

Libye : Qui commande l'armée des chabab ?

«Faire tomber Kadhafi» selon BHL...

Dans les colonnes du quotidien Le Monde du 19 avril 2011, le philosophe Bernard Henri-Lévy, qui a,par ailleurs, fait office de porte-parole de l’état-major des armées en annonçant avec avance l’envoi « d’officiers de liaison » français et italien à Benghazi, a voulu démontrer la «maturité» des insurgés libyens formant « l’armée des chabab » pour pour «faire tomber Kadhafi».

Ainsi, BHL a parlé de « souci tactique, voire stratégique » constaté parmi les rebelles, une «donnée nouvelle de cette guerre, et qui change tout». Seulement, un article du New York Times, publié le même jour, démontre au contraire le manque d’organisation de cette «armée des chabab», au point que l’on ne sait pas trop qui commande et qui fait quoi. Et sans unité de vues et d’une chaîne de commandement unifié, il est difficile d’imaginer qu’il y ait un quelconque « souci stratégique ».

En effet, le commandement militaire du Conseil national de transition libyen relève normalement du général Abdul Fattah Younès, qui était encore le ministre de l’Intérieur du colonel Kadhafi avant de rallier les insurgés le 19 février 2011. Sauf que, un autre général, Khalifa Hifter, revendique également cette fonction. Ce dernier a connu l’exil aux Etats-Unis pendant 25 ans, après l’aventure libyenne au Tchad.

Pour le général Hifter, son concurrent ne s’occupe que des fonctions logistiques et de soutien et, pour cette raison, il est son subordonné. C’est ce qu’il a affirmé dans un entretien la semaine dernière. Sauf que cette version a été contestée par un responsable du CNT, qui a assuré au New York Times que le général Younés est le supérieur hiérarchique de Hifter.

En attendant, c’est bel et bien le général Younis qui a demandé, le 28 avril à Bruxelles, la livraison « d’hélicoptères Apache », de missiles antichar et de «navires équipés de torpilles» tout en avertissant du risque que le colonel Kadhafi soit tenté d’utiliser des armes chimiques.

Cela étant, cette rivalité entre généraux montre l’existence de luttes intestines dans les rangs de l'armée des rebelles libyens et ce n’est pas fait pour améliorer son efficacité, d’autant que d’autres sont tentés de jouer leur propre partition, à l’instar de Fawzi Bukatef, un ingénieur de l’industrie du pétrole, qui a levé sa propre armée après avoir mis la main sur 400 fusils d’assaut Kalachnikov pour l’équiper.

Source : Zone Militaire

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vendredi 6 mai 2011

Libye : Poursuite des opérations des Rafale de l'aviation française

Avions Rafale français et drones Predator américains dans le ciel de Libye

Le 20 avril 2010, alors qu’il recevait à l’Elysée Moustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition libyen, le président Sarkozy avait promis une intensification des frappes aériennes contre les forces du colonel Kadhafi dans le cadre des opérations menées en vertu de la résolution 1973 des Nations unies.

Seulement, du 21 au 28 avril, l’aviation française a réalisé moins de missions d’attaque au sol par rapport à la semaine passée. D’après l’Etat-major des armées (EMA), 96 sorties de ce type ont été effectuées contre 135 précédemment. Pour autant, un nombre quasiment identique de cibles ont été neutralisées, dont une dizaine de véhicules blindés dans les régions de Misrata et d’Adjabya, ainsi qu’un char à Tripoli et un dépôt de munitions dans la région de Syrte.

A noter que, dans le même temps, les drones Predator de l’armée américaine ont été autorisés à mener des frappes en Libye, de même que les avions italiens, qui, jusque-là, n’était autorisés qu’à faire respecter la zone d’exclusion aérienne.

Par ailleurs, le porte-parole de l’EMA, le colonel Thierry Burkhard a confirmé une information publiée par l’hebdomadaire Air & Cosmos selon laquelle l’armée de l’Air allait utiliser des bombes inertes, c’est à dire non explosives, de 300 kg pour les missions d’attaque au sol. Un Mirage 2000-D a ainsi détruit un blindé libyen le 26 avril dernier. Démentant tout rapport avec une éventuelle pénurie de munitions, l’officier a expliqué qu’il s’agissait «d’utiliser l’effet de l’impact tout en limitant le risque de dommages collatéraux».

Au total, les avions français ont réalisé 216 sorties, contre 255 la semaine passée. Dans le détail, 55 missions de reconnaissance ont été menées par des Rafale Air et Marine avec le pod Reco NG et des Mirage F1, pendant que les Mirage 2000-5 déployés avec les Mirage 2000D en Crète ont assuré 21 sorties de défense aérienne en coopération avec leurs homologues quataris. Les C135 FR et les Rafale Marine gréés en ravitailleurs ont effectué 32 missions de ravitaillement en vol et les E3F Awacs et l’E2C Hawkeye ont totalisé 12 sorties de contrôle aérien.

Pour ce qui concerne les opérations en Méditerranée, la Marine nationale a fait évoluer son dispositif autour du porte-avions Charles de Gaulle. La frégate Aconit a été ainsi remplacée par le Courbet et l’aviso Le Hénaf, qui devrait rejoindre initialement l’Océan Indien, a finalement intégré la Task Force 473.

Enfin, l’EMA a précisé les activités de la petite équipe de militaires français envoyée à Benghazi. « Ils assurent une mission de liaison qui peut les amener à conseiller le CNT sur des aspects techniques (logistique, organisation ou communication) ».

Source : Zone Militaire

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