FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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Tag - Marine Nationale

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dimanche 22 janvier 2012

Le président Sarkozy rend hommage aux commandos des forces spéciales

Photo: Un groupe action du CPA 10 pendant l'exercice Reghaïa, en 2010, rapporté dans Raids crédit photo : Jean-Marc Tanguy

Le président de la République a rendu un hommage soutenu aux commandos du COS, dans ses voeux à Lanvéoc-Poulmic, le 3 janvier 2012, après avoir assisté à une démonstration des commandos marine, aérocordés depuis des Caïman de la 33F.

Il a d'abord cité en exemple les valeurs portées par la devise du 1er RPIMa (Qui Ose Gagne), avant, six minutes plus tard, de citer une derrière l'autre, les trois composantes, air, terre et marine des forces spéciales. "Elles arrivent en premier, elles partent en dernier" a-t-il souligné, avant d'apprécier : "On ne peut se passer de leur mobilité, de leur discrétion et de leur expertise (...) ‎leurs interventions ont été déterminantes, nos alliés l'ont bien compris, et la France a fait impression" a-t-il conclu, sans cacher sa satisfaction de disposer d'un tel outil.

Rappelons que depuis 2004, les engagements du COS, en Afghanistan et en Afrique, auront été particulièrement durs. 11 commandos du COS sont morts en Afghanistan, et encore trois y ont encore été blessés, en novembre 2011. Cinq autres avaient été tués au Gabon en 2009, dans le crash d'un Cougar, deux autres en Côte d'Ivoire en 2006, un commando du 1er RPIMa avait perdu la vie, dans la zone des trois frontières en 2008.
Sous-utilisées par le précédent CEMA, les forces spéciales ont retrouvé toute leur place dans les opérations avec l'amiral Edouard Guillaud, au point de connaître aujourd'hui une véritable surchauffe.

Le COS est actuellement commandé par le général Christophe Gomart, ancien collaborateur du président au conseil national du renseignement. Et le général Benoît Puga, atuel chef d'état-major particulier du président est un ancien GCOS.

Le CEMAT et le CEMM viennent de décorer les emblèmes de leurs unités de forces spéciales de la croix de la valeur militaire à titre collectif, respectivement le 1er RPIMa, le 13e RDP et le 4e RHFS d'une part, le Commando Jaubert d'autre part. 

Source : Le Mammouth

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vendredi 16 décembre 2011

La dernière cartouche du colonel Robert Jambon... Pour sauver les Hmongs !

Le 27 octobre 2011, le colonel des Troupes de Marine Robert Jambon s’est tiré une balle dans la tête au pied du monuments aux morts d’Indochine érigé à Dinan. Ce n’est que plusieurs semaines plus tard que l’on appris les raisons de ce geste, qui, selon la lettre qu’il a laissée, n’est pas un suicide, mais un « acte de guerre ».

Ce fut son dernier acte de guerre, sa dernière cartouche...

Cet ancien de la guerre d’Indochine, alors âgé de 86 ans, a voulu, par cet acte, dénoncer le sort de la minorité Hmongs, avec laquelle il combattit et qui est actuellement durement réprimée par le Laos communiste, qui ne leur a jamais pardonné de s’être rangée aux côtés des Français, puis des Américains lors de la guerre du Vietnam.

En tirant sa « dernière cartouche », le colonel Robert Jambon, promu au grade de commandeur de la Légion d’Honneur le 5 mai 2011, a ainsi voulu exprimer « sa part de honte » devant « la lâche indifférence de nos responsables face au terrible malheur qui frappe nos amis » Hmongs.

En 2010, cet ancien officier avait été choqué par la décision de la Thaïlande consistant à renvoyer au Laos 4.200 Hmongs qui avaient fui les persécutions du régime laotien et surtout indigné par la relative indifférence de la France et des Etats-Unis.

« A part deux ou trois brefs communiqués, que personne n’a repris mais qui pourront, plus tard, servir d’alibi, et ce sont toutes les ‘belles consciences brevetées’ qui sont restées muettes, enveloppant dans un linceul de silence les 4.200 Hmongs partis pour leur dernier voyage » a-t-il écrit dans sa lettre expliquant son geste.

          Hommes sans honneur, je vous crache mon mépris à la gueule !

Un exemple de cette ingratitude parmi d’autres envers cette minorité : au début de cette année, le Pentagone a refusé de rendre les honneurs militaires lors des obsèques du général Van Pao, qui prit la tête d’une armée secrète Hmong, levée pour les besoins de la CIA….

« Quant à vous, les gouvernants sans honneur, vous, les grands ‘médias’ sans courage et vous, les ‘collabos’ sans vergogne, je vous crache mon sang et mon mépris à la gueule! » a encore écrit cet ancien colonel, pour qui les mots « honneur » et « fidélité » avaient encore un sens.

Source : Zone Militaire

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lundi 12 décembre 2011

Le premier EDA-R de la Marine nationale réceptionné à Toulon

Livraison du premier EDA-R, Engin de Débarquement Amphibie Rapide, à Toulon

La Direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné, le 24 novembre 2011 à Toulon, le premier engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R), qui quintuple la capacité de débarquement offerte par les chalands actuellement en service.

Les EDA-R seront utilisés par les bâtiments de projection et de commandement (BPC) de la marine. Notifié en juin 2009 dans le cadre du plan de relance de l’économie, le marché comprend l’acquisition de 4 EDA-R en tranche ferme et leur maintien en condition opérationnelle jusqu’à la mi-2015. Les trois autres engins seront livrés d’ici la mi-2012.

Basé sur un concept unique au monde (L-CAT - Landing CATamaran-) breveté par la société de Constructions industrielles de la méditerranée (CNIM), l’EDAR est un catamaran rapide en mode transit, qui se transforme en navire à fond plat pour plager et enradier, grâce à une plate-forme élévatrice centrale.

Chaque BPC peut emporter deux EDA-R dans son radier. Conçus pour effectuer le débarquement de troupes et de véhicules militaires à partir d’un bâtiment amphibie positionné au-delà de l’horizon (30 nautiques/55 km), les EDA-R pourront être utilisés  pour des opérations humanitaires dans des zones dépourvues d’infrastructures portuaires. Long de 30 mètres et large de 12, l’EDA-R a une capacité d’emport de 80 tonnes avec une vitesse de 18 noeuds à pleine charge et de 30 noeuds à vide. Ses portes à l’avant et à l’arrière simplifient les opérations de chargement et de déchargement des véhicules.

Le chantier naval SOCARENAM, sous-traitant du maître d’œuvre CNIM, fabrique la coque dans son site de Saint-Malo et finalise le navire à Boulogne-sur-Mer. La charge de travail générée par la réalisation des 4 engins est d’environ 400 000 heures et représente plus d’une centaine d’emplois directs pendant 3 ans. Aux côtés de CNIM et de SOCARENAM, de nombreuses entreprises et PME françaises sont impliquées dans la réalisation des EDA-R.

Source : DICOD

NDLR FNCV : Cet engin est unique au monde !

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jeudi 8 décembre 2011

Défense : Une base militaire française de premier ordre aux Emirats arabes unis

Projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement des Émirats arabes unis relatif à la coopération en matière de défense

L'ouverture officielle de «l'implantation militaire française aux Émirats arabes unis » (IMFEAU), nom officiel de la base d'Abou Dabi, le 26 mai 2009, a été considérée comme l'illustration d'un « partenariat d'exception ». Il est vrai qu'il s'agit de la première création d'une implantation militaire pérenne à l'étranger, réalisée à la demande du pays hôte, depuis plus de 50 ans.

Parallèlement aux bases de la Réunion, dans l'océan Indien, et de Djibouti, sur la mer Rouge, cette nouvelle base révèle les priorités stratégiques de la France, comme l'avait souligné le récent Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale à l'été 2008.

Elle tend à renforcer la présence française de manière permanente, dans une aire instable qui dépasse largement la zone du Golfe et s'étend à un « arc de crise » de l'Atlantique à l'océan Indien. Cette nouvelle implantation est souhaitée depuis plusieurs années par les Emiriens en demandant à la France de participer à la stabilisation de la zone.

Elle assure une place de soutien stratégique face tant aux menaces géopolitiques traditionnelles qu'aux nouvelles menaces telles que la montée en puissance de la piraterie au large du Yémen et de la Somalie.

Comme l'avaient montré MM. André Dulait et Michel Boutant, lors d'une mission effectuée, du 15 au 22 juin 2009, auprès des forces françaises stationnées à Djibouti et à Abou Dhabi, la base IMFEAU joue un rôle essentiel dans l'opération de l'Union européenne « Atalanta » de lutte contre la piraterie dans le Golfe d'Aden(*).

L'implantation militaire française aux Émirats arabes unis » et celle de Djibouti sont complémentaires. Chacune est sous l'autorité d'un Commandement dont le champ d'action militaire et stratégique est fort différent. L'amiral commandant la zone maritime de l'océan Indien a la faculté de monter un état-major embarqué et commande en océan Indien, le commandement des Forces Françaises stationnées à Djibouti est quant à lui responsable du soutien de l'organisation africaine régionale de sécurité Est.

La base aux Émirats arabes unis constitue une étape importante dans la coopération internationale pour combattre non seulement la piraterie mais aussi protéger les routes du pétrole.

L'« accord de présence » prévoit une base interarmées avec un effectif de 400 à 500 militaires.

L'amiral commandant la zone maritime de l'océan Indien (ALINDIEN) ainsi que la base sont implantés, depuis le 21 octobre 2010, à Abou Dabi.

Il remplit des missions qui revêtent plusieurs aspects : contribution à la stabilisation et au maintien de la paix dans la zone ; participation à la sécurité des espaces maritimes ; conduite d'opérations militaires à dominante aéromaritime ; protection des ressortissants français ; promotion de la politique de défense de la France et animation des relations militaires bilatérales avec les différents pays de sa zone. Celle-ci s'étend sur l'ensemble de l'océan Indien, y compris la mer Rouge, le golfe persique et la mer de Chine méridionale.

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L'installation d'ALINDIEN à Abou Dabi permet d'assurer une synergie avec les moyens de l'implantation militaire française aux Émirats arabes unis (IMFEAU).

ALINDIEN continue d'exercer le commandement de la zone maritime depuis la terre où il est doté des capacités de transmissions nécessaires. La capacité de projection de l'état-major demeure, ALINDIEN et son état-major (35 personnes) pouvant être embarqués sur tout bâtiment offrant la capacité de commandement d'une opération. De la même manière, l'amiral et des éléments de son état-major peuvent embarquer ponctuellement à bord des bâtiments présents en océan Indien afin de valoriser des actions de relations militaires internationales dans les pays de la zone.

La base permanente comprend trois composantes. La première, qui est aussi la plus importante, est la composante navale. Déjà, le site de Fudjeirah, sur la bordure orientale ouverte sur le Golfe d'Oman, sert d'escale aux sous-marins nucléaires d'attaque.

Cette composante rassemble deux tiers des effectifs de la base, notamment dans le port de Mina Zayed, au Nord-Est de l'Ile d'Abou Dabi, qui accueille déjà une trentaine d'escales par an dont le porte-avions Charles-de-Gaulle, le navire école Jeanne d'Arc ou des dragueurs de mines. Un quai de 300 mètres de long, en cours d'aménagement, permet ainsi à des navires de guerre de fort tonnage d'accoster.

Cette partie de la base française assure le soutien des navires de la marine nationale en mission dans le Golfe et l'océan Indien.

La deuxième est la composante terrestre. Un centre d'entraînement au combat en zone urbaine et en milieu désertique est créé dans l'enceinte de la Zayed military city aux portes d'Abou Dabi, susceptible de devenir un centre de formation régional et employant une trentaine de militaires français.

La troisième est la composante aérienne qui est installée sur la base d'entraînement d'Al-Dhafra, déjà base logistique de l'armée américaine.

Celle-ci accueille, depuis octobre 2008, trois avions de combat Mirage 2000-5 aux côtés d'avions américains et britanniques. Elle devrait aussi recevoir, en permanence, les deux avions ravitailleurs KC-135 provenant de la base de Manas au Kirghizstan, ainsi que trois autres avions de combat comme les avions Rafale dont une flotte de 60 exemplaires pourrait être achetée par la Fédération.

Au total, la base française comprend aujourd'hui 620 militaires issus de toutes les composantes de l'armée :

  • un état-major interarmées d'une cinquantaine de militaires ainsi que des services de soutien commun et spécialisés (110 militaires) ;
  • la base aérienne 104 qui comprend 140 militaires avec un escadron de chasse de six Rafale, qui ont succédé aux trois Mirage 2000-5 ;
  • une base navale et de soutien à Abou Dabi comprenant 40 militaires et capable d'accueillir les bâtiments de la flotte et notamment le groupe aéronaval ;
  • un groupement tactique interarmes de l'armée de terre (330 militaires aujourd'hui, 260 à l'horizon 2014), qui utilise les facilités du camp d'entraînement de Zayed Military City.

L'ensemble atteindra sa pleine capacité à la fin de l'année 2011, son effectif devant être stabilisé à 615 militaires à l'horizon 2014.

Cette nouvelle base interarmées doit servir aussi à accueillir l'ensemble des moyens militaires que la France déploie régulièrement dans le cadre d'exercices interarmées menés en coopération avec les armées des pays du Golfe.

Si, d'un côté, cette nouvelle base française est interprétée comme une volonté des Emirats de moins dépendre de la présence américaine, dont le coeur se situe au Bahreïn et au Qatar, de l'autre, elle est perçue comme une évolution majeure de la stratégie française visant à participer, aux côtés des Etats-Unis, à la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux.

Pour la première fois depuis 50 ans, la France crée une implantation stratégique dans une aire hautement sensible, placée traditionnellement sous influence anglo-saxonne. Cette création constitue bel et bien un tournant de la politique française dans cette partie du monde. Elle apparaît comme un signe fort d'un nouvel engagement français au profit des Emirats arabes unis et comme une révolution autant géostratégique que culturelle pour l'armée française qui renforce ses positions dans le Golfe.

Sur le plan financier, l'accord intergouvernemental conclu en janvier 2008 avait prévu que les Émirats arabes unis financent la réalisation des infrastructures destinées à l'implantation militaire française dans le pays : base navale et de soutien, secteur français sur la base aérienne d'Al Dhafra, ensemble d'entraînement pour le groupement de forces terrestres. La France a simplement participé aux frais d'équipement de ces infrastructures (achats d'équipements particuliers, installations) pour un montant de 25 millions d'euros.

Le coût annuel de la base sera de l'ordre de 75 millions à l'horizon 2014, contre une cinquantaine en 2010, quand la base ne comptait que 250 militaires. Il comprenait ainsi des coûts de fonctionnement de 21 millions d'euros par an et des coûts en personnel de 29 millions d'euros par an. L'ensemble du financement du dispositif relève du programme budgétaire 178 « Préparation et emploi des forces de la mission Défense », sans que le programme 212 « Soutien de la politique de défense » ne soit mis à contribution, dans la mesure où les infrastructures sont réalisées par nos partenaires émiriens.

Source : Commission des affaires étrangères et de la défense

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mardi 22 novembre 2011

CCV OPEX : Nouvel avancement de la requête

La Croix du Combattant Volontaire pour les OPEX

Les démarches initiées depuis plusieurs années par le président de la FNCV  Jacques Gagniard, en vue de rendre éligibles à la CCV nos camarades des Missions Extérieures et Opérations Extérieures qui remplissent les conditions requises, portent peu à peu leurs fruits, en dépit des obstacles et réticences que nous avons rencontrés.

Rappelons que les appelés volontaires ont déjà été reconnus éligibles par Madame Alliot-Marie, sous réserve de l'acceptation de leurs dossiers, mais que le cas des réservistes volontaires, et celui des engagés volontaires à contrat court n'est pas encore résolu. 

Toutefois, il apparaît qu'une nouvelle étape est sur le point d'être franchie: le principe d'éligibilité reconnu aux appelés volontaires pourrait prochainement être étendu aux réservistes.

En effet, notre nouveau président fédéral Alain Clerc, accompagné des principaux dirigeants de la FNCV, a récemment rencontré au ministère à Paris Monsieur Marc Laffineur secrétaire d'Etat, puis Monsieur Gérard Longuet notre ministre de la Défense et des Anciens Combattants, et enfin, l'un des principaux conseillers du président Nicolas Sarkozy, à l'Elysée. Nous avons reçu un accueil très attentif.

Les responsables de nos sections ne sont pas en reste. C'est ainsi que, lors de la dernière assemblée générale annuelle du 26 mars 2011, le vice-président de la section FNCV du Bas Rhin Antoine GOFFINET avait fait adopter une motion demandant l’attribution de la C.C.V. pour les OPEX.

Ce document a ensuite été adressé aux parlementaires du département du Bas-Rhin. Monsieur le député André SCHNEIDER, député de Strasbourg, est intervenu auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Ce mois de novembre 2011, notre compagnon Maximilien Liottier a reçu par courriel Internet la réponse officielle du ministère que nous vous communiquons.

Merci à nos compagnons pour les efforts qu'ils déploient en cette période favorable à notre action, et qui sont appuyés par les démarches convergentes, entreprises par les responsables des autres sections de la FNCV, auprès des élus susceptibles de soutenir notre légitime demande visant à faire reconnaître les droits des anciens combattants des Missions et Opérations Extérieures. 

PC FNCV

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lundi 7 novembre 2011

Libye : L'ONU a mis un terme au mandat de l'OTAN

Bien que le Conseil national de transition (CNT), désormais au pouvoir à Tripoli, a demandé la poursuite des opérations militaires en Libye jusqu’à la fin de l’année 2011, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté à l’unanimité la fin du mandat confié à l’Otan visant à instaurer une zone d’exclusion aérienne au-dessus du territoire libyen et à prendre les « toutes les mesures nécessaire » pour assurer la protection des populations civiles. Cette décision prend effet le 31 octobre 2011 à 23h59, heure libyenne.

Cela étant, rien n’interdit aux nouvelles autorités libyennes de demander une aide militaire à un pays tiers ou à une organisation afin de prendre le temps de remettre sur pied ses forces de sécurité.

Quoi qu’il en soit,  une semaine après la mort du colonel Kadhafi, au moment de la prise de Syrte par les combattants du CNT, le compte-rendu d’activités des forces françaises engagées dans l’opération de l’Otan indique que 55 sorties aériennes ont été effectuées entre le 20 et le 27 octobre. Comme indiqué il y a quelques jours, la seule frappe aérienne qui a été effectuée a visé le convoi de l’ancien dictateur libyen.

Le dispositif français a une nouvelle fois évolué depuis le 22 octobre, date à partir de laquelle la Task Force 473, composée du BPC Tonnerre, de deux frégates, d’un bâtiment de soutien et d’un sous-marin nucléaire d’attaque, a quitté la zone des opérations pour rejoindre la base navale de Toulon, où elle est maintenue en alerte. Désormais, seuls sont encore engagés les 5 Rafale déployés à Sigonella, en Italie, les Mirage 2000 D/N, les Mirage F1 CR, et l’Atlantique 2 étant retournés en France. Au total, jusqu’à 4.200 militaires ont participé à l’opération Harmattan, nom donné à la participation française aux missions de l’Otan.

Cependant, tous les problèmes n’ont pas disparu avec le colonel Kadhafi. Il reste encore à régler le cas de son fils, Saïf al-Islam, qui l’objet d’informations contradictoires. La semaine passée, et selon le CNT, il aurait été blessé puis hospitalisé à Syrte. Puis, d’après le même CNT, il aurait été encerclé par des combattants révolutionnaires alors qu’il se rendait au Niger. Maintenant, il serait sur le point de se rendre à la CPI, Cours Pénale Internationale.

Apparemment, Saïf al-Islam serait protégé par des Touaregs et compterait se réfugier au Niger, ou au Mali (là encore, les sources sont discordantes). D’après le quotidien Beeld, son exfiltration de Libye serait assurée par des mercenaires sud-africains. Ce qui semble certain, en revanche, c’est que l’ancien chef des renseignements libyens et beau-frère du colonel Kadhafi, Abdallah al-Senoussi, est arrivé au Mali, après être passé par le Niger. C’est du moins ce qu’affirment des sources sécuritaires de ces deux pays.

L’autre problème qui concerne la Libye reste encore et toujours l’énorme quantité d’armes en circulation. Et cela a de quoi susciter la convoitise des trafiquants et alimenter plusieurs guerres sur le continent africain.

Ainsi, à 120 km au sud de Syrte, il a été découvert dans un arsenal laissé sans surveillance des dizaines de milliers de tonnes de munitions (obus de 100mm, bombes, roquettes, mortier, cartouches). Et encore, note l’ONG Human Rights Watch, « de nombreux bunkers ont déjà été largement pillés ». Et il resterait au moins deux autres sites semblables à celui-ci.

Et à Syrte même, HRW a découvert « au moins 14 caisses vides » ayant contenu « 28 missiles SA-24″, de fabrication russe. L’ONG a déploré que « des civils et des combattants anti-Kadhafi armés sont arrivés avec des pick-up pour déplacer encore plus d’armes » pendant son inspection.

Source : Zone Militaire

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mercredi 5 octobre 2011

Au nom de Dieu, vive la Coloniale ! N'en déplaise aux Verts...

A l’occasion du 14 juillet 2011, un détachement du 1er Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) d’Angoulême est allé à la rencontre des habitants du 18ème arrondissement de Paris en disposant quatre véhicules sur la place de la mairie. Ce genre de manifestation permet ainsi de maintenir le lien entre la nation et son armée.

"Colonialisme, militarisme et prosélytisme religieux" du 1er RIMa selon les Verts

Seulement, cela n’a pas été du goût des élus Europe Ecologie/Les Verts (EE/LV) du conseil municipal du 18ème arrondissement. Dans leur ligne de mire, les traditions du 1er RIMa, et plus généralement, celles des Troupes de Marine.

Or, il se trouve que ces dernières ont changé plusieurs fois d’appellation. En 1900, alors qu’elles dépendaient du ministère de la Marine, elles furent rattachées à celui de la Guerre. Conséquence, elles prirent le nom de Troupes coloniales, étant donné qu’elles servaient principalement dans les colonies françaises.

Par la suite, et après la fin de l’Empire français, elles retrouvèrent leur appellation d’origine, tout en gardant certaines traditions, comme celle consistant à lancer un « Et au nom de Dieu, vive la Coloniale » (les marsouins et les bigors ayant pour saint patron, Dieu lui-même, les cavaliers se référant à Saint-Georges, les parachutistes à Saint Michel, les artilleurs à Sainte Barbe ou encore les transmetteurs à Saint Gabriel).

Voilà donc ce qui a provoqué l'ire des élus écologistes : cette référence à Dieu (contraire à la laïcité selon eux) et à la Coloniale, laquelle a été perçue, par extension, à une improbable propagande en faveur du « colonialisme ». D’où le dépôt, à l’initiative de Pascal Julien, professeur d’histoire de son état, du voeu n°31 au conseil d’arrondissement du 19 septembre 2011, dont voici le texte :


« Le 14 juillet dernier, à l’initiative personnelle du Maire du 18e, des éléments du 1er Régiment d’infanterie de marine (Rima) basé à Angoulême a stationné avec quatre véhicules militaires sur le parvis de la Mairie.

Créé en 1822, le 1er Rima est le plus ancien régiment des troupes de marine. Il a participé aux principales conquêtes coloniales puis à la première guerre mondiale. Détruit par l’offensive allemande de 1940, il est recréé le 8 mai 1945 pour participer aux guerres de défense de l’empire colonial. Depuis la chute de l’empire français, il a été au cœur de différentes opérations militaires en Afrique.

Le 14 juillet 2011, quelques officiers et sous-officiers répondaient aux questions des passants qui pouvaient aussi, par exemple, s’installer dans les véhicules ou se faire photographier avec leurs enfants en position de tir.

Une brochure de 53 pages (en couleur et en papier luxueux non-recyclé) du 1er Rima était à cette occasion largement et gratuitement distribuée au public.

Intitulée « 1er de Marine, année 2009-2010 », elle présente notamment l’état-major, les escadrons et l’amicale du régiment. Une page centrale, détachable pour en faire un poster, reprend le titre de la couverture : « Un seul objectif, faire but ! »

Plusieurs articles insistent sur la nécessité de « maintenir la tradition ». Quelle est cette tradition ?

P 3 : le chef de bataillon signe « 1er Rimacolonialement » P 4 : le Président des sous-officiers conclut son article par « Et au nom de Dieu, vive la Coloniale » P 18 : le capitaine du 2e escadron : « Debout les hommes et sonne le clairon, À l’assaut Marsouin, pour la France en danger » P 34 : titre de l’article : « Nous sommes de la Coloniale » P 38 : Le capitaine du EEI 3 conclu ainsi : « Fiers de porter l’Ancre d’Or comme les couleurs de sa nouvelle brigade, sous toutes les latitudes, les éclaireurs de marine repartent de plus belle pour de nouvelles aventures »

Estimant que la colonisation n’a pas été une aventure, qu’elle fut contraire au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qu’elle ne devrait pas faire l’objet d’une célébration patriotique,

Estimant que l’invocation de Dieu est incongrue dans une brochure présentant au public l’armée laïque de la République,

Estimant que le militarisme n’est pas une valeur de la République française,

Pascal JULIEN et les élu-e-s EELV demandent au Maire de veiller à ce que désormais les unités militaires qu’il invite personnellement le 14 juillet s’abstiennent de toute propagande à caractère religieux, colonialiste et militariste. »

Rejeté une première fois lors du Conseil d’arrondissement, ce voeu a été nouvelle fois présenté à l’occasion du dernier Conseil de Paris du 26 septembre dernier, par l’écologiste Sylvain Garel, colistier de Pascal Julien, également professeur d’histoire lui et accessoirement critique de cinéma. Au cours de son intervention, cet élu a dénoncé «l’idéologie que véhicule ce régiment (ndlr, le 1er RIMa)».

Mais là encore, le texte a été repoussé, après une brillante intervention, par ailleurs pleine d’humour, de Mme Odette Christienne, correspondante Défense et membre du Groupe PSRGA (Socialistes, Radicaux de gauche et apparentés). Comme elle l’a fait remarquer, l’expression utilisée par les aviateurs, « Et à la Chasse bordel ! » n’est « pas une incitation à fréquenter certains lieux », comme « Et au nom de Dieu, vive la Coloniale » n’est pas du prosélytisme religieux.

Source : Zone Militaire

NDLR: Tout cela montre bien que les troupes de "Marine" font bien de la peine au microcosme. ;o)

 

vendredi 30 septembre 2011

Marine nationale : L'amiral Bernard Rogel, nouveau chef d'état-major

L'amiral Bernard Rogel, nouveau chef d'état-major de la Marine nationale

L’amiral Bernard Rogel a été désigné, le 22 juin 2011, en Conseil des ministres, pour succèder à l’amiral Pierre-François Forissier, l’actuel chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM), qui n’a pas eu, ces derniers jours, sa langue dans sa poche.

Le prochain patron de la Royale a notamment été commandant en second du sous-marin Agosta en 1988, avant de prendre le commandement des sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) Casabianca et Saphir (type Rubis).

Après avoir notamment été officier « entraînement » à l’escadrille des SNA basés à Toulon, il prend les fonctions d’ajoint « mer » au chef de cabinet du CEMA *, puis celles, de 2000 à 2002, de commandant du sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) L’Inflexible.

A l’issue, il est affecté à des poste d’état-major auprès de l’amiral commandant les forces sous-marines et la force océanique stratégique (FOST). A partir de juillet 2004, il rejoint l’Elysée en qualité d’adjoint « marine » au chef de l’état-major particulier du président de la République. Deux ans plus tard, il devient le chef de cabinet du CEMA, qui est alors le général Georgelin, et le chef de la division affaires générales de l’Etat-major des armées (EMA).

Enfin, en septembre 2009, et c’est peut-être ce qui a valu d’être nommé à la tête de la Marine nationale en ces temps de crise, il est affecté à l’Etat-major des armées en tant que sous-chef d’état-major « opérations ».

* CEMA = chef d’état-major des armées

Source : Zone Militaire

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dimanche 18 septembre 2011

Armement : Le premier EDA-R - Engin de Débarquement Amphibie Rapide

EDAR, le nouvel Engin de Débarquement Amphibie Rapide de la Marine Nationale

Le nouvel engin de débarquement qui équipera les Bâtiments de projection et de commandement, BPC de type Mistral va quitter, le 20 juin 2011, le chantier naval de Socarenam, situé à Boulogne-sur-Mer, pour rejoindre la base navale de Toulon, où il entamera une période d’essais avant d’être mis en service dans le courant du second semestre 2011.

Développé sur fonds propres par le groupe CNIM (Constructions industrielles de la Méditerranée) et construit par Socarenam, l’engin de débarquement amphibie rapide EDA-R a été commandé en juin 2009, et dans un premier temps, à 4 exemplaires pour les besoins de la Marine nationale, qui souhaite remplacer ses chalands de transport de matériels (CTM) pour ses BPC.

Issu du concept L-CAT, l’EDA-R est un catamaran équipé d’une plateforme élévatrice destiné à transporter des troupes, du matériel et des véhicules embarqués à bord d’un BPC vers les côtes. Long de 30 mètres pour 12 mètres de large, il peut porter une charge maximale de 100 tonnes. Pour sa protection, il est doté de deux mitrailleuses de 12,7 mm et de deux affûts de 7,62 mm.

Concrètement, lors des phases d’embarquement et de débarquement, l’EDAR se comporte comme un chaland classique. Mais lors du transit vers la côte, sa plateforme se met en position haute, ce qui lui donne l’allure d’un catamaran et lui permet de naviguer à une vitesse comprise entre 16 et 27 noeuds selon la charge. Il est propulsé par 4 moteurs MTU de 1.900 CV (2 par coques) et des hydrojets MJP650.

A terme, et si les recommandations du Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale sont respectées, la Marine nationale comptera 4 BPC (le 3ème, le Dixmude, est en cours de construction). Aussi, ce sont 8 EDA-R qui devront être commandés au total.

La Russie achète, enfin, le BPC Mistral français...

Et la vente de BPC Mistral à la Russie, qui vient d’être conclue après des négociations compliquées, est susceptible d’ouvrir de nouvelles perspectives pour cet engin de débarquement, d’autant plus qu’il n’y a pas beaucoup d’équipements de ce type sur le marché. Il y a bien le LCAC (Landing Craft Air Cushion), sur coussin d’air, qui équipe l’US Navy mais il s’avère qu’il est à la fois fragile et d’un entretien coûteux.

Cela étant, un deuxième EDA-R est attendu par la Marine nationale d’ici la fin 2011. Les deux autres exemplaires devraient être livrés au cours du premier semestre de l’année suivante.

Source : Zone Militaire - Photo (c) CNIM

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lundi 12 septembre 2011

Libye : Le rôle déterminant des hélicoptères de combat français

Le rôle des hélicoptères de combat a été déterminant dans la défaite des troupes de Kadhafi

L'engagement des hélicoptères français en Libye, à partir du 3 juin 2011, a joué un rôle déterminant dans la campagne contre les forces pro-Kadhafi.

Les services de renseignement en ont pris conscience lors du huitième raid - fin juin - lorsque ils ont intercepté les communications des militaires libyens qui juraient contre "ces chiens de Français". Pour la première fois, les Libyens enrageaient vraiment de prendre des coups très durs, qui les démoralisaient. L'effet militaire des frappes du Groupe aéromobile (GAM) de l'aviation légère de l'armée de terre (Alat) a également été psychologique, brisant peu à peu la volonté de combattre des troupes ennemies. C'est ce qu'on appelle produire un effet stratégique.

La nécessité d'engager les hélicoptères a été très vite estimé indispensable par l'état-major des armées, au vu de la géographie de la Libye, un pays dont toute l'activité se concentre sur le rivage. Le GAM pouvait donc être déployé à bord d'un BPC (Bâtiment de projection et de commandement) - qui trouve là sa véritable vocation de combat - et ce, d'autant plus que la France en possédant deux (Tonnerre et Mistral), il était possible d'assurer des relèves. Ce qui a été fait en 24 heures - et le sera de nouveau la semaine prochaine.

Cette action "aéroterrestre" à partir de la mer a été appuyée en permanence par des moyens navals. L'artillerie (100 mm et 76 mm) des frégates appuyait les raids d'hélicoptères en détruisant les menaces sol-air ennemies lorsque'elles se démasquaient. Pour ce faire, les frégates ont dû s'approcher très près des côtes parfois à moins de dix kilomètres. C'est au cours de ces actions que l'essentiel des feux de l'artillerie (3000 obus) ont été employés.

Cette action combinée est une première militaire française : jamais de tels raids d'hélicoptères n'avaient été conduits à partir de la mer et avec un soutien d'artillerie navale. Les armées ont montré dans cette affaire à la fois une grande maîtrise technique et un caractère guerrier. Cela laissera des traces.

Les raids se composaient d'une dizaine d'hélicoptères (Gazelle, Tigre et Puma) et ils étaient commandés depuis un PC volant. Un Puma embarquait systématiquement une équipe de commandos de l'air (CPA 30) pour aller récupérer immédiatement les équipages qui auraient été abattus. Alors qu'au début de l'opération, certains estimaient que chaque raid se traduirait sans doute par la perte d'un hélicoptère, tous sont rentrés. Aucun personnel n'a même été blessé.

Le défense libyenne n'est pourtant pas restée inerte. Très bien camouflée, les forces pro-Kadhafi ont riposté vivement avec des missiles portables SA-7 ou des canons de 23 mm ou de 14,5 mm. Les hélicoptères français ne sont intervenus que par nuit noire et en volant à très très basse altitude. Des années d'entraînement au vol tactique ont ainsi été mises à profit au grand dam des troupes de Kadhafi .

Les forces pro-Kadhafi ont été harcelées de manière impitoyable, comme en témoigne le nombre de munitions utilisées à chaque raid : une quinzaine de missiles HOT,  environ 150 roquettes et autant d'obus de 30 mm. Les raids n'étaient pas des hit and run (tire et part) mais des actions dans la durée puisque la proximité du BPC permettait aux hélicoptères d'aller se ravitailler et de revenir plusieurs fois...

Si les hommes et le matériel ont donné pleine satisfaction, les militaires engagés dans ces opérations ont toutefois regretté l'absence d'un drone MALE qui leur aurait fourni un renseignement constant sur la zone.

L'action des Français a été très différente de celles de leurs homologues de la British Army. Ceux-ci avaient déployé quatre Apache sur un porte-hélicoptères, mais semblent ne jamais en avoir engagé plus de deux simultanément. Les Apache "travaillaient" comme des avions de combat, tirant leur missiles Hellfire sur des objectifs programmés depuis une altitude élevée. Rien à voir avec "ces chiens de Français"...

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense

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jeudi 25 août 2011

Libye : Victoire des insurgés... Chute du dictateur Kadhafi !

Et ensuite... après la victoire des insurgés ?

La victoire des insurgés libyens contre le régime du colonel Kadhafi au pouvoir depuis plus de quarante ans, est un évènement majeur sur la scène internationale.
 
Il s'agit d'un succès remarquable de la politique étrangère française et, il faut le souligner,  pour le président Nicolas Sarkozy  qui a su le premier, prendre des risques importants en faveur d'une révolution à priori spontanée et peu structurée, en n'hésitant pas à lui apporter, sur les plans politique et militaire, le soutien et l’aide nécessaires.

Certes, l’Europe et les USA n'ont pas été absents des théâtres d'opérations, mais c'est la France qui est apparue  comme le véritable leader de la coalition internationale venue au secours des insurgés.
 
Il faut également souligner que l'engagement des armées françaises dans ce conflit, a été particulièrement conséquent et efficace: Les raids aériens menés depuis la Corse, relayés ensuite par le porte-avions Charles de Gaulle au large des côtes libyennes, les actions de bombardement de nos forces navales, la formation dispensée par les hommes des forces spéciales présentes sur le terrain, ont été déterminants.
 
Au plan international, la France apparaît aujourd'hui comme le principal artisan de la chute du dictateur Mouammar Kadhafi.

Les nombreux drapeaux français brandis par les forces anti-Kadhafi et les manifestants en liesse, ne laissent aucun doute à ce sujet : le peuple libyen « rend à César ce qui appartient à César », et marque ainsi clairement sa reconnaissance pour l'aide inestimable que nous lui avons apportée.

Reconstruction de la Libye : quelle sera la place des entreprises françaises ?

La question qui se pose désormais sera celle des retombées utiles de ce succès politique et militaire, et à cet égard, la situation actuelle pourrait autoriser un certain optimisme,  sous deux réserves :

  • que les Islamistes présents dans le Conseil temporaire ne soient pas en mesure de confisquer le pouvoir à leur profit.
  • que la Libye, pays composé de tribus souvent antagonistes dans le passé,  devienne une véritable Nation, dont les dirigeants se donneront comme premier devoir, le souci de l’intérêt général.

La Libye nouvelle aura à se reconstruire, et les entreprises françaises doivent être présentes pour l’y aider.
 
De nombreux bâtiments et ouvrages d'art ont été détruits, et dans le domaine du bâtiment et des travaux publics, la France dispose de grandes entreprises de premier plan reconnues comme telles au niveau mondial. Les richesses pétrolières libyennes devront  continuer à être exploitées et ici encore, la France dispose des compétences nécessaires.

Sur le plan militaire, la Libye aura besoin de formateurs, et l'armée française a largement fait ses preuves dans ce domaine, notamment en Afghanistan. Ce savoir-faire pourra être employé en Libye.
 
Nous pouvons donc d'ores et déjà être soulagés et nous réjouir de l'issue de ce conflit hasardeux dans lequel notre pays a été engagé. Mais nous devons aussi être attentifs afin que la France prenne toute sa place dans l’œuvre de reconstruction de la Libye qui s'annonce...

PC FNCV

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mardi 28 juin 2011

Appel aux soldats français volontaires des OPEX

Appel aux Volontaires des OPEX

Vous étiez appelés, volontaire service long (VSL ou AVEA) et avez servi : 

  • Au LIBAN, au 420e détachement de soutien logistique (à partir de 1982)
        
  • A la FINUL (1982-1986) dans le Bataillon Français aux 92e, 99e, 126e RI  et au 5e Chasseurs de décembre 1984 à juin 1985, au 1er RCP de décembre 1985 à juin 1986, aux 9eme RCP et 6eme RPIMa de juin à décembre 1986
        
  • A la FORCE MULTINATIONALE DE SECURITE à Beyrouth  (1983-1984) au 6eme RIP (1er RCP, 6eme RPIMa, 9 eme RCP)
        
  • Pendant la GUERRE DU GOLFE(1991) dans la Division DAGUET, dans les services communs, dans la Marine, dans l’Armée de l’Air et la Gendarmerie
           
  • En SOMALIE et au CAMBODGE  de 1992 à 1993 au 6eme RCS et au 68eme RA
      
  • En EX-YOUGOSLAVIE de1992 à 1998 aux 126e RI, 92e RI, 99e RI et autres
       

Grâce à notre action vous pouvez prétendre à la CROIX du COMBATTANT VOLONTAIRE - CCV (décret n°2007-741 du 9 mai 2007).

La Fédération Nationale des Combattants Volontaire est votre association. Rejoignez nous !

Alain Clerc, président national de la FNCV

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mardi 21 juin 2011

L'amiral Forissier inquiet quant aux ressources de la Marine, fortement sollicitées en Libye

La guerre en Libye est "en train de bouffer le potentiel"  de la Marine nationale

L'amiral Pierre-François Forissier, chef d'état-major de la marine nationale, a exprimé le 10 juin 2011 devant l'AJD (Association des journalistes de défense), de sérieuses préoccupations sur l'effet des opérations libyennes sur les ressources techniques et humaines de son armée marine.

Tout en affirmant que les forces navales ne se trouvent pas en "surchauffe", il ajoutait aussitôt : "Nous consommons de façon intensive un potentiel qui aurait dû être consommé de façon régulière tout au long de l'année." Les navires militaires français sont prévus pour naviguer une centaine de jours par an. Les ressources humaines de la marine sont calculées à l'aune de ces potentiels. Au-delà, les navires sont difficilement maintenus en condition, les personnels souffrent de "trous" dans leurs formations et leur entraînement, et des tensions apparaissent dans les familles. Le cas d'un BPC ayant effectué 200 jours de mer en 2010 est cité comme l'exemple à ne pas suivre !

Les marins ne sont pas des pompiers

L'amiral a été explicite : si le groupe aéronaval déployé au large de la Libye rentre à Toulon "avant les vacances d'été", c'est-à-dire avant le 14 juillet - dans moins de quatre semaines -, alors "il faudra un délai de six mois" pour que le fer de lance de la marine retrouve sa pleine capacité. Mais ensuite, ça se corse ! "Si nous sommes en mer après l'été, ce sera un mois de plus dans la vue tous les quinze jours ! Si nous sommes encore en mer fin 2011, il n'y aura pas d'opérations en 2012." Et de conclure sur ce chapitre : "Vous ne ferez pas la permanence à la mer avec un seul porte-avions. Mais la décision ne m'appartient pas."

C'est bien connu, la franchise des officiers généraux est inversement proportionnelle au temps qu'il leur reste à passer sous les drapeaux. L'amiral Forissier, qui part dans quelques semaines cultiver ses roses, en a gros sur le coeur et se lâche contre les politiques : "On nous prend pour des pompiers !" regrette-t-il. Mais c'est pour confier derechef que les ordres reçus sont suivis : "Quand l'alarme a sonné, on met tout dessus et on y va. Toutes les missions qu'on nous a ordonnées, on les a exécutées."

Source : Jean Guisnel - Le Point.fr

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samedi 18 juin 2011

Soldats de France : Paidoyer pour les combattants volontaires de France

Plaidoyer pour vos soldats     

Le général de corps d’armée Hervé Charpentier, commandant des forces terrestres, réclame davantage de reconnaissance de la part des Français à l’égard des volontaires qui s’engagent sur le terrain.

"En Afghanistan, en Afrique, partout où je rencontre nos soldats en opération, je croise de jeunes héros. Ils sont bien de notre temps, mais vous les côtoyez souvent sans les voir, car ils ressemblent banalement à tous ces jeunes de France, qui vivent dans nos villes et nos campagnes. Ni lansquenets, ni bêtes de guerre, ils sont vos enfants, vos voisins, et aussi des jeunes filles et de jeunes mamans que l’on reconnaît mal sous le casque et le gilet pare-balles. Beaucoup ont une famille, qui partage ce métier sans l’avoir choisi, au gré des mutations et des absences, sans espérer grand-chose en retour, sinon la considération et le soutien de leurs concitoyens, quand un drame survient.

Ils portent les armes de la cité en votre nom, et chaque jour s’en servent, où vous les envoyez. Car leur métier est bien la guerre, même si pour bien en mesurer le coût, ils chérissent plus que tout la paix

Ils acceptent de payer le prix du sang, l’épreuve de la blessure. Mais, disent-ils, s’ils deviennent invalides, alors que ce soit « de guerre ». Leur plus grande crainte est d’être un jour regardés comme des victimes, maladroites ou incompétentes, qu’on aurait bernées dans une mauvaise aventure… Car même au fond d’un lit d’hôpital, leur silence et celui de leurs proches ne doivent pas faire oublier qu’ils sont fiers et soucieux de leur honneur.

Ils croient que la mission est sacrée, et qu’une vie peut lui être consacrée. Ils savent confusément qu’il n’est pas inique que l’individu se donne, corps et âme, à la collectivité. Ils y verraient même une certaine noblesse, ou un trait qui les distingue et les grandit, et c’est pour cela qu’ils ne sont pas des mercenaires. Mais ils le deviendront quand la cité ne les reconnaîtra plus pour cette singularité ! 

Les soldats ont le tort d’être pudiques, quand il faut se vendre. Celui de ne pas être compris, parce qu’ils s’expliquent trop peu, se réfugiant dans un silence qui préserve les familles et évite les malentendus. Il est si difficile de témoigner de nos épreuves sans le recul du temps ! Mais quand bien même ils parleraient, pourquoi écouterait-on, quand rien n’y oblige, ceux qui finalement incarnent le tragique de la vie ? La mort leur colle à la peau alors que la société l’a rayée de son quotidien.

Pourtant, il n’est de héros sans légende. Et il suffirait ici de dire les faits, dans leur brutale simplicité. De considérer qu’en dehors de toute option politique le sacrifice d’un jeune Français pour les siens est une valeur en soi digne d’intérêt. Qui pourrait le faire, sinon les médias ? À de rares exceptions près – quelques émissions tardives, et d’excellents articles, si l’on cherche bien – c’est plutôt le silence qui règne, toujours moins cruel cependant que les quelques mots qui expédient nos pertes – chaque semaine – entre page judiciaire et météo du lendemain.

Alors quoi, finalement ?
Notre société, si évoluée, avide de libertés et de loisirs, a-t-elle encore besoin de héros, et de légendes ? Chacun connaît la réponse. Les jeunes Français sont capables de donner vingt noms de footballeurs et chanteurs en tout genre devenus icônes de leur quotidien en délivrant le message de la célébrité et de l’enrichissement. Combien d’individus qui – quel que soit leur métier – ont choisi de consacrer leur vie aux autres ? 

Ces gamins de 20 ans qui offrent leur vie quand la République le demande mériteraient cette reconnaissance ! Mais ils ne font pas fortune. J’ai la faiblesse de croire qu’ils constituent cependant la plus précieuse de nos richesses, toute d’humanité, de chair et de sang.

Nous aurons toujours besoin de ces jeunes hommes et femmes pour ce métier de soldat, qu’aucune machine ne fera à leur place. Qui peut croire que la guerre devienne un jour l’affaire de robots commandés à distance par les « riches », contre des « pauvres » à la poitrine nue ? Aucune démocratie ne le supporterait. Les hommes sont condamnés à rester l’instrument premier du combat. Mais en trouvera-t-on encore longtemps pour porter nos armes ?

Rien n’est moins sûr, si nous continuons à ignorer l’histoire de nos héros, qui est aussi celle de notre pays s’écrivant sous nos yeux. Rien n’est moins sûr, si la nation n’y reconnaît pas ses fils et persiste à refuser une considération qu’ils n’osent même plus solliciter, dans la cacophonie de ceux qui exigent tout et n’importe quoi. Une société «fabrique» ses défenseurs en leur offrant une place et une reconnaissance particulières. Elle génère, au sens propre, les volontaires qui feront le choix des armes malgré des contraintes exorbitantes. Un choix rationnel, qui n’est pas seulement la réponse à l’irrésistible appel d’une vocation.

Prenons garde que ces volontaires ne deviennent les victimes silencieuses d’un pays qui ne se rappellerait plus ni leur mérite, ni leur utilité, ni même d’avoir un jour exigé leur sacrifice. Nous ne les trouverions simplement plus."

Source : Le Figaro.fr

NDLR FNCV : Merci, mon général ! Nous espérons que votre message sera entendu. La FNCV tout entière est avec vous.

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Précédentes chroniques

mardi 31 mai 2011

Libye : L'aviation française a envoyé par le fond une partie de la Marine de Kadhafi

La semaine passée, on apprenait que huit navires de la marine libyenne avaient été coulés à Tripoli et à Syrte par des avions de l’OTAN. Ces frappes vont permettre le déploiement, en toute sécurité, du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre, à bord duquel ont pris place des hélicoptères de combat de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT), ainsi que du navire britannique (en principe, le HMS Ocean) qui mettra en oeuvre 4 Apache et dont l’envoi dans la zone des opérations a finalement été décidé par le Premier ministre David Cameron lors du sommet du G8 à Deauville.

La Royal Air Force (RAF) n’a pas tardé à faire savoir que ses chasseurs bombardiers Tornado avaient participé aux raids ayant visé les navires du colonel Kadhafi, notamment à Al-Khums. Des images de l’opération avaient même été diffusées via le site Internet du ministère britannique de la Défense (MoD) dès le 20 mai.

Mais les appareils de la RAF n’ont pas été les seuls à s’attaquer à la marine libyenne. Selon le compte-rendu hebdomadaire de l’Etat-major des armées (EMA), l’aviation française a coulé « plusieurs navires », dont une frégate « Koni » ainsi que des patrouilleurs "Combattante" dans les ports de Tripoli et de Syrte.

Globalement, du 19 au 26 mai 2011, le nombre de sorties aériennes effectuées dans le cadre de l’opération Harmattan par les avions de l’armée de l’Air et de la Marine nationale a été sensiblement le même que les semaines précédentes.

Ainsi, 113 missions d’attaques au sol, impliquant des Mirage 2000D, Mirage 2000N, Mirage F1CR, Rafale Air, Rafale Marine et Super Etendard modernisés, ont été menées. Outre les navires libyens, une demi-douzaine de véhicules militaires, dont un char de combat, une station radar et une vingtaine de dépôts de munitions et de véhicules ont été détruits, notamment dans les régions de Brega et de Tripoli.

Par ailleurs, l’armée de l’Air a légèrement retouché son dispositif, en retirant trois Rafale et un Mirage F1CR de la base de Solenzara et en déployant deux Mirage 2000N supplémentaires à La Sude, en Crète.

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lundi 16 mai 2011

France - Armée : Respect de l'anonymat des militaires, De nouvelles dispositions réglementaires

Armée Française
Du respect de l'anonymat pour les soldats et personnels de la "Grande Muette"

= Arrêté du 7 avril 2011 relatif au respect de l’anonymat de militaires et de personnels civils du ministère de la défense =

La liste des services ou unités dont les missions exigent, pour des raisons de sécurité et dans les conditions définies à l’article 39 sexies de la loi du 29 juillet 1881 susvisée, le respect de l’anonymat des militaires et des personnels civils qui y sont affectés, à l’exception des directeurs, des chefs de services ou d’unités, de leurs adjoints et des personnels militaires ou civils dont la nomination fait l’objet d’une publication au Journal officiel de la République française, s’établit comme suit :
 

― la direction générale de la sécurité extérieure ;
― la direction de la protection et de la sécurité de la défense ;
― la direction du renseignement militaire ;
― l’état-major du commandement des opérations spéciales ;
― l’état-major de la brigade des forces spéciales terre ;

― le 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine ;
― le 13e régiment de dragons parachutistes ;
― le centre d’instruction des réserves parachutistes ;
― le centre parachutiste d’entraînement aux opérations maritimes ;
― le centre parachutiste d’entraînement spécialisé ;
― le centre parachutiste d’instruction spécialisée ;
― le 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales ;
― le groupe interarmées d’hélicoptères de Villacoublay ;
― l’état-major du commandement de la force des fusiliers marins et commandos ;

― le commando Hubert ;
― le commando Jaubert ;
― le commando Trepel ;
― le commando de Penfentenyo ;
― le commando de Monfort ;
― le commando Kieffer ;
 
― les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins Triomphant, Téméraire, Vigilant et Terrible ;
― le bâtiment de soutien à la plongée Alizé
 
― le commando parachutiste de l’air n° 10 10.566 ;
― l’escadron de transport Poitou 03.061 ;
― l’escadrille spéciale de l’escadron d’hélicoptères 01.067 ;
― le bureau des forces spéciales du commandement des forces aériennes 00.350 ;
― le groupe aérien mixte 00.056 ;
― le centre d’opérations des forces aériennes stratégiques 02.532 ;
― l’escadron de chasse 01.091 ;
― l’escadron de chasse 02.004 ;
― le groupement de ravitaillement en vol 02.091 ;
― l’escadron de transport de matériels spécialisés 91.532 ;
― l’escadron SyDeRec 92.532 ;
― l’escadron de transport d’entraînement de calibration 00.065 ;
― le centre de renseignement air 14.542 ;
― l’escadron électronique aéroporté 00.054 ;
― l’escadron électronique sol 21.054 ;
― l’élément géographique air-marine 90.532 ;
― le centre national de ciblage 34.664.
 

Fait le 7 avril 2011.   Gérard Longuet - Ministre de la Défense

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vendredi 6 mai 2011

Libye : Poursuite des opérations des Rafale de l'aviation française

Avions Rafale français et drones Predator américains dans le ciel de Libye

Le 20 avril 2010, alors qu’il recevait à l’Elysée Moustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition libyen, le président Sarkozy avait promis une intensification des frappes aériennes contre les forces du colonel Kadhafi dans le cadre des opérations menées en vertu de la résolution 1973 des Nations unies.

Seulement, du 21 au 28 avril, l’aviation française a réalisé moins de missions d’attaque au sol par rapport à la semaine passée. D’après l’Etat-major des armées (EMA), 96 sorties de ce type ont été effectuées contre 135 précédemment. Pour autant, un nombre quasiment identique de cibles ont été neutralisées, dont une dizaine de véhicules blindés dans les régions de Misrata et d’Adjabya, ainsi qu’un char à Tripoli et un dépôt de munitions dans la région de Syrte.

A noter que, dans le même temps, les drones Predator de l’armée américaine ont été autorisés à mener des frappes en Libye, de même que les avions italiens, qui, jusque-là, n’était autorisés qu’à faire respecter la zone d’exclusion aérienne.

Par ailleurs, le porte-parole de l’EMA, le colonel Thierry Burkhard a confirmé une information publiée par l’hebdomadaire Air & Cosmos selon laquelle l’armée de l’Air allait utiliser des bombes inertes, c’est à dire non explosives, de 300 kg pour les missions d’attaque au sol. Un Mirage 2000-D a ainsi détruit un blindé libyen le 26 avril dernier. Démentant tout rapport avec une éventuelle pénurie de munitions, l’officier a expliqué qu’il s’agissait «d’utiliser l’effet de l’impact tout en limitant le risque de dommages collatéraux».

Au total, les avions français ont réalisé 216 sorties, contre 255 la semaine passée. Dans le détail, 55 missions de reconnaissance ont été menées par des Rafale Air et Marine avec le pod Reco NG et des Mirage F1, pendant que les Mirage 2000-5 déployés avec les Mirage 2000D en Crète ont assuré 21 sorties de défense aérienne en coopération avec leurs homologues quataris. Les C135 FR et les Rafale Marine gréés en ravitailleurs ont effectué 32 missions de ravitaillement en vol et les E3F Awacs et l’E2C Hawkeye ont totalisé 12 sorties de contrôle aérien.

Pour ce qui concerne les opérations en Méditerranée, la Marine nationale a fait évoluer son dispositif autour du porte-avions Charles de Gaulle. La frégate Aconit a été ainsi remplacée par le Courbet et l’aviso Le Hénaf, qui devrait rejoindre initialement l’Océan Indien, a finalement intégré la Task Force 473.

Enfin, l’EMA a précisé les activités de la petite équipe de militaires français envoyée à Benghazi. « Ils assurent une mission de liaison qui peut les amener à conseiller le CNT sur des aspects techniques (logistique, organisation ou communication) ».

Source : Zone Militaire

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lundi 2 mai 2011

Vol Rio Paris AF 447 : La seconde boîte noire de l'Airbus d'Air France a été repêchée

Mardi 3 mai 2011, 07:28

La seconde boîte noire du vol Rio-Paris AF-447 vient d'être repêchée !

Les enquêteurs de BEA disposent désormais de tout le enregistrements et paramètres de vol du Rio-Paris d'Air France... Si toutefois ceux ci s'avèrent encore lisibles.


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Lundi 2mai 2011, 12:44

C'est une découverte capitale pour l'enquête sur le crash du Rio-Paris. Une des deux boîtes noires de l'Airbus A330 d'Air France, qui s'était abîmé en mer au large du Brésil le 1er juin 2009, a été repêchée dimanche, a annoncé le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique de la catastrophe qui avait fait 228 morts.

"L'équipe d'enquête a localisé et identifié le module mémoire de l'enregistreur de paramètres -Flight Data Recorder (FDR)- à 10H GMT ce matin (dimanche matin). Il a été remonté à bord du navire Ile de Sein par le robot Remora 6000 à 16h40 UTC" (soit 18H40 heure de Paris), indique le BEA dans un communiqué.

Le boîtier est "en bon état physique", laissant l'espoir aux enquêteurs de pouvoir lire les précieuses données, a indiqué à l'AFP le directeur du BEA.

Ces enregistreurs auront passé près de deux ans dans l'eau. Ils sont équipés de cartes mémoires (numériques) dont la résistance est mal connue. Les enquêteurs du BEA confiaient toutefois en février espérer pouvoir récupérer quelques fichiers. L'enregistrement des conversations dans le cockpit est par exemple capital. Un moment délicat sera le transport jusqu'à Paris de ces fameuses boîtes noires, si elles sont retrouvées: il faut les maintenir dans l'eau pour éviter qu'elles ne se détériorent très vite à l'air libre.

Les enquêteurs avaient annoncé mercredi avoir retrouvé le châssis de la boîte noire mais sans le module mémoire, contenant les précieuses données du vol qui pourraient permettre d'expliquer la catastrophe. Le module s'était détaché du châssis sans doute au moment de l'impact sur l'eau.

Le BEA avait annoncé début avril avoir localisé le champ de débris de l'appareil avant de lancer la semaine dernière la phase de repêchage. 

Source : lexpress.fr
Crédits photo : MT PESCHEL/Johann PESCHEL

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vendredi 15 avril 2011

Lutte anti-drogue : La frégate "Le Ventôse" a saisi près de 4.000 kg de cocaïne

En mars 2011, la frégate de surveillance « Le Ventôse », mise à la disposition des Forces armées aux Antilles, avait saisi 2,5 tonnes de cocaïne au large du Costa Rica, après avoir intercepté un « go-fast », dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue dans la région, laquelle est coordonnée par le Joint Interagency Task Force South (JIATF-S), basé en Floride.

Plus de deux semaines plus tard, le 9 avril, Le Ventôse s’est à nouveau mis en avant en mettant la main sur 41 ballots de cocaïne, soit l’équivalent de 1,3 tonne de drogue. Le commandant du navire, le capitaine de frégate Pascal Lebarbier a expliqué que son bâtiment a mis en oeuvre une embarcation rapide des commandos marine et son hélicoptère Panther embarqué pour intercepter un go-fast, dont la position, au large du Honduras, avait été communiquée par l’US Navy.

La cargaison de drogue a ensuite été remise à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), de même que l’équipage de l’embarcation saisie, composé d’un colombien et de deux honduriens.

« C’est le fruit d’une évolution de la coopération avec les partenaires de la lutte anti drogue dans la région, et notamment les autorités militaires américaines, qui est à l’origine de cette saisie » a commenté le contre-amiral Loïc Raffaëlli, le commandant des forces armées aux Antilles.

Entre 2001 et septembre 2010, Le Ventôse a récupéré plus de 15 tonnes de drogues au cours de ses différentes campagnes dans la zone Caraïbe, dont 4 tonnes de cocaïne en une seule prise, en novembre 2006, après l’arraisonnement d’un cargo panaméen.

La principale difficulté de ce genre d’opération est d’agir le plus vite possible, du moins avant que les trafiquants ne se débarrassent de leur cargaison avant leur interception. Pour cela, la frégate dispose notamment d’un Etraco (embarcation rapide), mise en oeuvre par un détachement d’une douzaine de commandos marine.

Source : Zone Militaire

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jeudi 7 avril 2011

Libye : Les Américains cessent leur intervention... Le colonel Kadhafi est toujours là !

Libye : Pas de cessez-le-feu en vue... Kadhafi est toujours au pouvoir...

Les opérations contre la Libye sont entrées dans leur seizième journée, sans qu'apparaissent de manière claire les objectifs français. Au départ, le samedi 19 mars 2011, les buts de guerre étaient ainsi définis par Nicolas Sarkozy lors de son intervention à l'issue du sommet de l'Élysée : "En l'absence d'un cessez-le-feu immédiat et d'un retrait des forces armées, les participants du sommet ont convenu de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires, dont les moyens militaires, pour s'opposer à toute agression."

Ainsi exprimée, la conception française de la mise en œuvre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU continue d'être appliquée : les moyens militaires - essentiellement français et britanniques - continuent d'être engagés sous plusieurs formes afin d'empêcher les troupes demeurées fidèles à Kadhafi de reprendre le terrain conquis par les insurgés. On sait que les forces aériennes "loyalistes", ou ce qu'il en reste, sont clouées au sol, et nous pouvons préciser que les frappes sur les moyens sol-air ont été efficaces : les missiles sol-air les plus craints par les aviateurs, à savoir les plus que cinquantenaires SA-2 Guideline (ce modèle avait abattu le pilote Gary Powers et son avion-espion U-2 au-dessus de l'URSS en 1960), les SA-3 Goa (modèle 1960), les SA-5 Gammon ainsi que la plupart, mais pas tous, des SA-6 Gainful libyens, ont été mis hors d'état de nuire.

Destruction des installations de commandement libyen

La menace résiduelle la plus significative demeure celle des SA-8 Gecko, que les troupes loyalistes protègent en les déplaçant en permanence. Dans leur conception étendue de la protection des populations civiles, les Français ont frappé dans la profondeur du territoire en utilisant pratiquement toute la panoplie dont disposent leurs avions d'attaque au sol. Dans la première semaine des frappes, deux journées entières ont été consacrées à la destruction des installations de commandement libyen : les avions de la marine nationale embarqués sur le Charles de Gaulle (Rafale marine et Super-Étendard modernisés) ont tiré des bombes à guidage laser GBU-12 de 250 kilos contre des hangars, et les Mirage 2000-D de l'armée de l'air ont tiré des GBU-49 (la même bombe, mais équipée en plus d'un guidage GPS). Une bombe GBU-24 chargée d'une demi-tonne d'explosifs et destinée aux sites protégés a été larguée contre un dépôt de munitions par un Mirage 2000-D. Cette mission était intégrée à un dispositif multinational, les avions français participant à un raid comptant des avions américains chargés de cette même arme.

Rappelons que les GBU sont constituées de bombes "lisses" classiques sur lesquelles ont été montés des "kits" Paveway produits par la société américaine Raytheon, comptant un ensemble de guidage à l'avant et à l'arrière des ailerons permettant à l'engin de planer. Par ailleurs, les Rafale ont conduit de très nombreuses missions contre les forces loyalistes à l'aide de leurs bombes AASM, qui sont également des bombes lisses, mais guidées cette fois par un système de désignation laser et un système d'augmentation de portée conçu par la société française Sagem. La portée de cet engin (40 à 50 kilomètres) a permis aux aviateurs français, lors d'un raid récent contre un site de SA-3, de décliner l'offre de protection offerte par l'US Air Force, qui proposait de faire accompagner les Rafale par des F-16. Les avions français tiraient leurs engins très au-delà de la portée des missiles attaqués, qui n'excède pas 15 kilomètres..../  

.../ Les forces américaines ont annoncé qu'elles n'effectueraient plus de raids au-dessus de la Libye, mais qu'elles continueraient toutefois à fournir un appui à l'opération Unified Protector conduite par l'Otan, qui a succédé le 31 mars à l'opération Odyssey Dawn que conduisaient les forces américaines.

Source: Jean Guisnel - Le Point.fr

NDLR : Alors, on fait quoi maintenant, chef ?

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