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Tag - Marine Nationale

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lundi 13 mai 2019

PASSEX en Mer Rouge : Exercice d'interaction entre les porte-avions Charles de Gaulle et SS John Stennis...

Après avoir renforcé la force Chammal au Levant au titre de la mission Clemenceau, le groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulles [Task Force 473] a quitté les eaux de la Méditerranée orientale pour celles de la mer Rouge. Et, une fois le Canal de Suez passé, il a retrouvé le porte-avions américain USS John Stennis et son escorte, pour un « PASSEX », c’est à dire un « exercice d’interaction » d’autant plus aisé à mener que la Marine nationale et l’US Navy cultivent une forte proximité dans le domaine des opérations aéronavales.

« Nous avons effectué un échange d’officiers, leur commandant des opérations [COMOPS] et leur amiral [le contre-amiral Olivier Lebas, le commandant de la TF 473, nldr] ont passé du temps à bord du John C. Stennis et notre amiral s’est rendu à bord du Charles de Gaulle. […] Nous avons également échangé des officiers d’appontage [comme] les deux porte-avions ont un équipement similaire [catapultes et brins d’arrêt, ndlr] », a expliqué le capitaine de frégate Desobry Bowens, le « CAG-Ops » du porte-avions américain.

Outre ces échanges, ce PASSEX a surtout consisté en une série d’exercices conjoints. Ainsi, les Rafale M et les F/A-18 Super Hornet ont « mené un entraînement au combat et au ravitaillement en vol ». Et les avions français ont également effectué des touch and go sur le pont de l’USS John C. Stennis. Des exercices de nuit ont aussi été au programme.

« Ce PASSEX avec le groupe du John C. Stennis, quelques jours seulement après son entrée en mer Rouge, souligne le retour du Charles de Gaulle à son plus haut niveau », a déclaré le capitaine de vaisseau de Saint Germain, le « pacha » du porte-avions français. « Ce type d’interaction est le meilleur moyen d’accroître notre interopérabilité avec nos allié américain », a-t-il dit, selon le site de l’US Navy.

« Nous ne sommes pas juste deux porte-avions qui se croisent en mer, nous travaillons ensemble », a-t-on fait valoir côté américain.

Ce PASSEX n’est pas le premier de la mission Clemenceau. Début mars, soit peu après avoir appareillé de Toulon, la TF 473 avait en effet rencontré le groupe aéronaval formé autour du porte-avions italien ITS Garibaldi. Pendant deux jours, les deux forces navales « ont réalisé des manœuvres opérationnelles dans de nombreux domaines de lutte ».

Un sous-marin de la Marina Militara tenta de prendre en défaut les capacités anti-sous-marines du groupe aéronaval français tandis que des avions AV-8B Harrier se mesurèrent aux Rafale M dans les airs. Enfin, des exercices impliquèrent la frégate Carabiniere.

« Cette coopération d’opportunité, menée alors que le GAN français poursuit son déploiement, permet de renforcer encore la connaissance mutuelle et l’interopérabilité avec l’Italie, partenaire essentiel de la France et acteur majeur en Méditerranée. Avec les frégates danoise Niels Juel et portugaise Corte Real intégrées au groupe aéronaval français, cette rencontre met en exergue la capacité de partenaires européens à œuvrer ensemble en mer », avait alors souligné la Marine nationale.

Source : Zone Militaire

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vendredi 19 avril 2019

FNCV : La Fédération des Combattants Volontaires du Finistère rend hommage aux Marins...

Les membres de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires (FNCV) du Finistère se sont retrouvés pour leur Assemblée Générale le samedi 6 avril 2019 à la Pointe Saint Mathieu pour une cérémonie au mémorial « Aux Marins » afin d’honorer le centenaire de la création de la FNCV. 

La cérémonie fut présidée par l’Ingénieur Général Hors Classe (2S) René Stéphan, Président de l’Association « Aux Marins », en présence des députés Jean-Charles Larsonneur et Graziella Melchior, le conseiller régional Marc Coatanéa, Éric Guellec, représentant le maire de Brest, et Patrick Prunier, adjoint au maire de Plougonvelin. 

Plusieurs anciens combattants furent décorés par le Capitaine de vaisseau (h) Xavier Guilhou, Président de la section du Finistère et administrateur national de la FNCV. Il s’agit du Commando Marine René Musiolik  (Croix du Combattant Volontaire – agrafe Indochine), de M Serge Cadelen  (Croix du Combattant - guerre du Golfe), de M Sébastien Malpart  (Croix du Combattant - Liban, RCA, Ex Yougoslavie) et de M Roger Hudry Clergeon (Médaille Outre-mer / agrafe Tchad). Les insignes de porte-drapeau furent aussi remis officiellement à M Benjamin Lecup .

Puis la cérémonie s’est poursuivie avec le dévoilement au Cénotaphe du portrait de Gérard Quelven, sous marinier mort pour la France, par sa sœur Madame Christiane Martial, chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire et Croix du Combattant Volontaire 39/45 et Indochine. 

 > Retrouvez les actualités de la section sur notre site www.fncv29.fr... 

Merci pour votre appui en termes de communication afin de faire rayonner au niveau national nos modestes contributions du « bout de la terre ».

Source : Xavier GUILHOU

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samedi 13 avril 2019

Armement : L’AirShark 765, « bateau volant » intéresse les forces spéciales françaises

Le SOFINS, salon des forces spéciales organisé tous les deux ans par le Cercle de l’Arbalète au camp de Souge [Gironde] est l’occasion pour les entreprises de présenter leurs dernières innovations susceptibles d’avoir une application concrète pour les opérations spéciales. Tel est le cas de la start-up SEAir.

En effet, cette entreprise, qui a déjà été distinguée par le Cercle de l’Arbalète en remportant le concours SOFLAB, a signé un partenariat avec Sillinger, le spécialiste du bateau pneumatique pliable et semi-rigide à usage militaire. Ce qui a donné lieu au « AirShark 765 », une embarcation pouvant s’élever d’une dizaine de centimètres au-dessus de l’eau, grâce à un système de foils rétractables.

Ce dispositif permet à l’AirShark 765 de stabiliser la gite et le roulis, d’évoluer à la vitesse maximale de 46 noeuds tout en consommant moins de carburant et de réduire les nuisances sonores.

« Les bateaux volants répondent à une véritable problématique de terrain rencontrée par les forces spéciales : diminuer la traumatologie des hommes et préserver le matériel embarqué grâce à la grande stabilité procurée par le vol d’un bateau 20cm au-dessus de l’eau. », fait valoir SEAir. Et d’ajouter : « Le système permet également d’augmenter la vitesse et l’efficacité dans les interventions [stabilité : précision du tir, discrétion : sillage et bruit moteur réduits, autonomie : rayon d’action augmenté grâce à une économie de carburant de 30%].

La mise au point de ce concept demande plusieurs compétences. Ainsi, explique SEAir, le « vol en bateau » nécessite de l’électronique embarquée [capteurs, centrale inertielle, actionneurs d’asservissement] ainsi qu’un boîtier de commande qui « permet une mobilité jusqu’à quatre axes : vertical haut/bas, longitudinal avant/arrière, rotation gauche/droite, pendule extérieur/intérieur. »

Pour fabriquer ses foils, l’entreprise a recours à l’impression 3D, laquelle est « au coeur de son ADN ». Grâce à ce procédé, elle produit des « pièces d’une géométrie complexes tant composites que carbones et bientôt métalliques ».

Pour rappel, les commandos Marine sont actuellement dotés d’embarcations commando à usage multiple embarquable [ECUME] NG, fournies par par Zodiac Milpro.

Source: Zone Militaire - Photo : Sillinger AirShark 765 par SEAir

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mercredi 10 avril 2019

Marine nationale : « Terminé, barre et machine » pour la frégate anti-aérienne Cassard

Mars 2019 - La frégate anti-aérienne [FAA] Cassard a accosté à Toulon à l’issue d’un ultime déploiement qui aura duré 4 mois et demi dans l’océan Indien. Et alors que, en 2017, le chef d’état-major de la Marine nationale, l’amiral Christophe Prazuck, avait souligné l’urgence de le remplacer, ce navire a encore rendu de bons et loyaux service lors la mission qu’il vient de terminer.

Ayant appareillé le 31 octobre 2018, le Cassard a contribué à la sécurisation des détroits stratégiques, de Bab el-Mandeb et d’Ormuz, permis une appréciation autonome de la situation au Moyen-Orient et en mer Rouge et pris part aux opérations de la Force opérationnelle combinée 150 [Combined Task Force 150 – CTF-150], mise sur pied au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 pour surveiller les trafics de drogue dans l’océan Indien.

C’est à ce titre qu' en janvier 2019, l’équipage de la frégate a réalisé la saisie – record de 670 kg d’héroïne qui se trouvaient à bord d’un boutre et celle, un mois plus tard, de 2 tonnes de résine de cannabis.

En outre, dans le cadre d’une accord de coopération logistique mutuelle signé par la France et l’Inde en mars 2018 la frégate « Cassard » a effectué une escale « historique » à la base navale de Bombay après avoir intégré le groupe aéronaval constitué autours du porte-avions américain USS John C. Stennis et porté secours à 12 marins indiens dans le pétrolier venait de couler dans le Golfe Persique.

Ce déploiement a en outre été « marqué par de nombreuses activités de coopération dont onze escales et quatre exercices avec des pays alliés et partenaires dans la région », résume l’État-major des armées [EMA].

Comme l’avait donc indiqué l’amiral Prazuck, le remplacement des frégates anti-aériennes était devenu « urgent », malgré les modernisations successives dont elles firent l’objet. Pour autant, l’annonce du retrait du Cassard, en juillet 2018, a été une petite surprise dans la mesure où le navire qui doit lui succéder, c’est à dire « l’Alsace », une frégate multimissions aux capacités de défense aérienne renforcée [FREMM DA], ne sera pas livrée avant 2021.

Cette année, la Marine nationale prévoit également le retrait du service de la frégate anti-sous-marine de type F-70 « Primauguet » [qui termine, aussi, une mission de trois mois dans l’Atlantique Nord]. Cela permettra, avec le désarmement du Cassard, de doubler l’équipage des FREMM Aquitaine et Languedoc, conformément au plan Mercator. Enfin, le sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] Saphir tirera aussi sa révérence.

Source : Zone Militaire

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jeudi 21 mars 2019

Marine nationale : Mission CLEMENCEAU - Le porte-avions Charles de Gaulle appareille de Toulon...

Cela faisait plus de deux ans que le porte-avions Charles de Gaulle n’avait plus quitté Toulon et ses environs en raison d’un arrêt technique majeur [ATM], qui aura permis de moderniser son système de combat et ses installations aéronautiques ainsi que de recharger ses chaufferies nucléaires et de vérifier plusieurs points critiques [usine électrique, les catapultes, les lignes d’arbre, et les ailerons de stabilisation].

Désormais, le porte-avions est doté de nouveaux capteurs : le radar SMART-S a remplacé les DRBJ-11B et deux tourelles optroniques EOMS NG pour la surveillance, l’acquisition et la poursuite de cible complètent désormais le système ARTEMIS, qui permet d’assurer une surveillance permanente à 360° des menaces conventionnelles et asymétriques.

Si les radars DRBV-26D [veille air lointaine en bande D, avec portée de 500 km] et l’Arabel [utilisé pour désigner les cibles aux missiles Aster 15, en bande X et d’une portée de 100 km] ont été conservés, les deux DRBN-34 ont été démontés pour mettre à la place des Terma Scanter 6000 pour la navigation.

La fibre optique a remplacé les fils de cuivre et le système d’exploitation naval des informations tactique [SENIT-8] repose sur le protocole IP. Le central opérations a été modernisé avec le remplacement des vieilles consoles par des interfaces dignes de l’époque [écrans plats, claviers, etc…]. Des écrans géants fixés sur les cloisons permettent de suivre la situation en temps réel, de même qu’une table traçante numérique tactile.

Le risque cyber a évidemment été pris en compte, comme l’explique le commandant des opérations [COMOPS] du navire dans les colonnes de la revue Air Fan.

« Les serveurs du porte-avions ont été rénovés et un système de surveillance a été installé pour contenir les cyber-attaques. Il est scindé en plusieurs centres de surveillance armés par des spécialistes formés à détecter et contrer ce type d’attaque. Nous sommes résolument entrés dans une logique de développement de la cyber-résilience à tous les niveaux. Nous avons un noyau de personnes affectées à différents services du bord. Ils s’attachent à vérifier que tous nos systèmes demeurent étanches aux éventuelles tentatives d’intrusion et de perturbation en utilisant des outils spécifiques, des sauvegardes et des techniques avancées », a confié le COMOPS.

Étant que la prédominance des systèmes informatiques, cet accent sur la défense « cyber » d’un navire tel qu’un porte-avions montre que les menaces auxquelles il s’expose désormais ne se limitent plus à une torpille bien envoyée ou à une attaque aérienne…

Après sa sortie du bassin, ses essais en mer et la qualification du groupe aérien embarqué [GAé], le porte-avions Charles de Gaulle, avec 30 Rafale à bord, a terminé sa remontée en puissance en prenant part, en février, à l’exercice FANAL, au cours duquel près de 250 catapultages et appontages ont été effectués.

Désormais fin prêt pour reprendre les opérations, le « Charles de Gaulle a donc appareillé de Toulon, ce 5 mars, pour une mission de 4 mois, appelée « Clemenceau ». Cette dernière, détaille le ministère des Armées, doit lui « permettre de participer aux opérations aéro-maritimes en Méditerranée orientale et au Levant, d’accroître la connaissance des zones traversées, de renforcer la coopération européenne et de nourrir les partenariats stratégiques que la France entretient au Proche et Moyen-Orient, ainsi qu’en océan Indien. »

Malgré la demande de Tokyo de le voir faire une escale au Japon, le groupe aéronaval français ne devrait pas s’aventurer dans les eaux de la mer de Chine méridionale. Du moins n’est-ce pas « prévu »… Il faut dire que cela froisserait Pékin…

En effet, le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, a ainsi récemment reconnu que l’annonce faite par Gavin Williamson, son collègue de la Défense, au sujet d’un déploiement à venir du porte-avions Queen Elizabeth en mer de Chine méridionale avait rendu plus compliquées encore les relations entre Londres et Pékin, alors que les échanges commerciaux sino-britanniques ont atteint un niveau record en 2017.

Quoi qu’il en soit, le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte auront un programme assez chargé, avec une participation à l’opération Chammal au Levant [alors que le califat auto-proclamé par l’État islamique vit ses dernières heures] ainsi qu’à plusieurs manoeuvres aéronavales [Ramsès en Égypte, « Varuna » en Inde et un exercice avec la marine japonaise dans l’océan Indien]. Enfin, il est prévu une escale à Singapour, à l’occasion de la tenue du Shangri-La Dialogue, en juin.

Pour ce déploiement, le « Charles de Gaulle » dispose de 20 Rafale Marine, de 2 E2C Hawkeye [pour le guet aérien], de 2 Dauphin Pedro et d’un hélicoptère NH-90 NFH Caïman. Son escorte [Task Force 743] se compose de la frégate de défense aérienne [FDA] « Forbin », de la frégate multi-missions [FREMM] « Provence », du Bâtiment de commandement et de ravitaillement [BCR] « Marne » et d’un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA]. Deux autres frégates – l’une danoise [Niels Juel], l’autre portugaise [Corte Real] – complètent ce dispositif.

Car, en effet, la TF 473 accueillera, au fil de ce déploiement, d’autres navires, notamment européens. Elle « pourra en effet s’appuyer, en son sein et au cours de différents moments de la mission Clemenceau, sur des bâtiments issus de plusieurs marines étrangères. Ce sont le Portugal, le Danemark, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Australie et les Etats-Unis qui nous rejoignent dans le déploiement du groupe aéronaval », souligne le ministère des Armées.

« C’est d’abord un message européen. Car chaque frégate alliée qui se joint au GAN, chaque hélicoptère qui apponte sur le Charles de Gaulle, c’est une des étoiles de notre drapeau européen. Celles qui, ensemble forment ce cercle parfait, symbole d’unité et de coopération », a commenté Florence Parly, la ministre des Armées, en s’adressant à l’équipage du porte-avions.

Source : Zone Militaire

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jeudi 27 décembre 2018

France : Inquiétudes du chef d'état-major des armées sur nos capacités militaires

Malgré la hausse des moyens prévue par la loi de programmation militaire, les forces françaises seraient incapable de se lancer dans un conflit majeur, a assuré le général Lecointre lors d’une audition à l’Assemblée nationale.  

C'est tout le charme des auditions parlementaires à huis clos : on sait quand elles se déroulent, jamais quand le compte-rendu est rendu public. Le compte-rendu de l'audition du chef d'état-major des armées, le général François Lecointre, pourtant effectuée le 18 octobre 2018 devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, n'a ainsi été publié que ces derniers jours. Le contenu valait heureusement l'attente. Le général Lecointre est revenu sur ses propos de la précédente audition, en juillet dernier, qui avaient fait jaser le microcosme militaire. "A l'issue de la période de programmation militaire qui s'ouvre, assurait alors le CEMA, notre armée ne sera plus éreintée, sous-équipée, sous-dotée et sous-entraînée comme aujourd'hui. Mais elle restera une armée des "dividendes de la paix", une armée de temps de paix".

Trois mois après, le chef d'état-major des armées assure qu'il ne réemploierait pas le terme d'"armée de temps de paix". Mais si les termes évoluent un peu, le constat est le même : "Nous sommes une armée de temps de crise, mais pas de temps de grande conflictualité, résume le général Lecointre. Nous ne sommes pas en mesure, et nous n'avons pas de scénario prévoyant d'être engagés dans une guerre inter-étatique massive." Quelques lignes plus loin, le CEMA enfonce le clou. "Nous sommes attentifs à la brutalisation du monde, à ce qui peut se passer demain, mais aujourd'hui je n'ai pas de scénario qui permette de faire face à un conflit de masse."

Le redressement prendra du temps

Certes, la loi de programmation militaire, présentée comme une "LPM de reconquête" par le ministère des armées, est très positive, salue le général Lecointre. La LPM prévoit une hausse du budget de défense de 1,7 milliard d'euros par an jusqu'à 2022, et de 3 milliards d'euros par an de 2023 à 2025, pour atteindre 50 milliards d'euros en 2025, soit environ 2% du PIB. Mais le CEMA souligne que cette remontée en puissance financière mettra du temps pour donner ses pleins effets. "L'avantage que nous aurons, à la fin de l'exécution de la loi de programmation, sera d'être une armée reconstituée, ayant préservé une base industrielle et technologique de défense de très haut niveau et capable, si nécessaire – si des signes nous laissaient à penser que nous allions vers un conflit majeur –, d'effectuer un effort de montée en puissance majeure, indique le général Lecointre.  Mais, je le répète, nous n'en sommes pas là, nous n'imaginons pas aujourd'hui que cela puisse arriver."

Quelles forces doit pouvoir déployer la France en cas de conflit ? La loi de programmation militaire 2019-2025, votée en juillet dernier, définit, dans son rapport annexé, un "contrat opérationnel" pour les armées, qu'elles doivent être capables d'honorer à l'horizon 2030. Dans le cas d'une opération de "coercition majeure", l'armée devra pouvoir déployer "jusqu'à 2 brigades interarmes représentant environ 15 000 hommes des forces terrestres", qui doivent pouvoir mettre en œuvre 140 chars Leclerc, 130 blindés de reconnaissance et de combat Jaguar, 800 véhicules de combat d'infanterie, 64 hélicoptères et 48 canons Caesar.

Force de réaction immédiate

L'armée de l'air doit être en mesure de déployer 45 avions de chasse, 9 avions de transport stratégique et de ravitaillement, 16 avions de transport tactique, 4 systèmes de drones armés, jusqu'à 4 avions légers de surveillance et de reconnaissance (ALSR), avec deux à trois bases aériennes projetées comme la base H5 de Jordanie utilisée actuellement pour l'opération Chammal au Levant. La marine, elle, doit pouvoir déployer une force navale composée du porte-avions avec son groupe aérien, ainsi que 2 bâtiments de projection et de commandement, jusqu'à 8 frégates, 2 sous-marins nucléaires d'attaque de type Barracuda, 5 avions de patrouille maritime et des moyens de guerre des mines et de ravitaillement à la mer.

Parallèlement, pour faire face à une opération urgente, la LPM prévoit une force interarmées de réaction immédiate (FIRI) de 2 300 hommes projetables sur très court préavis. Cette force, dotée de blindés, hélicoptères, d'une dizaine d'avions de chasse et de tous les moyens de soutien nécessaires, doit être projetable à 3 000 km dans un délai de 7 jours. Avant ce délai, la France doit être capable d'effectuer des frappes en profondeur par des moyens aériens et navals. La FIRI doit pouvoir être renforcée à hauteur de 5 000 hommes sous 30 jours, équipés de moyens complémentaires,  dont des systèmes de missiles sol-air SAMP/T et des drones de surveillance.

Dépendance américaine

Si ces moyens peuvent paraître impressionnants sur le papier, ils ne suffiraient pas pour un conflit majeur, un scénario qu'il serait bien imprudent d'exclure totalement. En juillet dernier, le général Lecointre soulignait ainsi que la "LPM ne nous permettra pas d'être une armée susceptible d'être engagée seule dans un conflit majeur en Europe centrale, par exemple". Une telle intervention, soulignait-il, ne serait possible que "dans le cadre de l'Otan et avec un soutien massif des États-Unis."

Source : Vincent Lamigeon

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dimanche 16 décembre 2018

Dispositions statutaires : Du nouveau pour les militaires en activité et leurs soldes

= INFORMATION =

Au journal officiel du 9 décembre 2018 est paru le décret n° 2018-1099 du 7 décembre 2018 qui fixe les modalités de reclassement consécutives à la transposition du protocole relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations applicables aux sous-officiers et officiers mariniers de carrière des armées et du soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale et à certains sous-officiers et personnel militaire de rang équivalent. 

Ce décret ainsi que les dispositions réglementaires qu'il modifie peuvent être consultés sur le site Légifrance :

La FNCV vous souhaite de bonne fêtes de fin d'année ;-)

Source : Infos FNCV

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mercredi 21 novembre 2018

Armement : Le MMP, Missile Moyenne Portée, évalué par les commandos marine

Au cours de l'été 2018, le site Mer et Marine avait indiqué que le Missile Moyenne Portée [MMP], développé par MBDA afin de remplacer les missiles Milan, Javelin, HOT et autres ERYX utilisés par l’armée de Terre, pourrait être utilisés à d’autres fins que les opérations purement terrestres. Comme dans le domaine maritime, où, par exemple, il serait employé contre des défenses côtières.

D’où la campagne d’évaluation réalisée à Djibouti entre le 25 août et le 22 septembre. Ainsi, apprend-on via une brèves de l’État-major des armées [EMA], l’objectif était de vérifier l’emploi du système d’armes MMP [SA-MMP] en milieu semi-désertique avant son déploiement prochain dans la bande sahélo-saharienne [BSS] au titre de l’opération Barkhane. Mais pas seulement.

En effet, il s’est également agi d’effectuer des tirs de ce missile depuis une Embarcation commando à usage multiple embarquable [ECUME] de la Force maritime des fusiliers marins et commandos [FORFUSCO]. En clair, les commandos (de) marine étaient à la manoeuvre.

Au total, et sous l’égide de la Section technique de l’armée de Terre [STAT], de la Direction générale de l’armement [DGA] et de MBDA, 9 tirs ont été réalisés, dont 2 depuis une ECUME (un premier tir de la mer vers la terre et un second de la mer vers la mer). Tous ont atteint leur cible.

« Les résultats confirment la fiabilité du système d’armes en environnement chaud ainsi que ses performances au cours de scénarios de tirs opérationnels », s’est félicité l’EMA. Ce qui ouvre la voie à une déploiement du SA-MMP au Sahel « dans les prochaines semaines ».

Cette évaluation réussie laisse entrevoir des perspectives intéressantes pour les opérations « spéciales » des commandos marine, au regard des performances du MMP, dont la portée peut atteindre les 5 km.

Pour rappel, conçu avec des matériaux légers qui réduise sa masse à seulement 15 kg (plus 11 kg avec le poste de tir), ce missile, dit de 5e génération, est muni d’une charge militaire polyvalente et d’un autodirecteur bi-bande visible/infrarouge non refroidi, ce qui lui permet d’atteindre les cibles chaudes ou froides. Il utilise plusieurs technologies, dont la charge multi-effets, la liaison de données haute performance par fibre optique, le traitement d’image, les interfaces homme-machine, etc. Très précis, sa trajectoire peut être modifiée en cours de vol par le tireur, ce qui réduit le risque de dommage collatéral.

Source : Zone Militaire

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dimanche 7 octobre 2018

Plan mixité des Armées : La ministre des Armées veut 10% de femmes parmi les officiers généraux d’ici 2022...

Actuellement, les forces françaises sont les 4e plus féminisées au monde, avec cependant des disparités entre les armées et les services. Ainsi, l’armée de Terre compte 10,1% de femmes dans ses effectifs, soit quasiment deux fois moins que l’armée de l’Air (22,9%). La Marine nationale s’est donné comme objectif d’atteindre un taux de féminisation de 15% (contre 14,3% en 2017).

S’agissant des directions et des services, le Service de Santé des Armées [SSA] et les Affaires pénales militaires [APM, dont l’effectif est de seulement 70 militaires] sont les plus féminisés [respectivement 59,7% et 54,3%], suivi par le Service du commissariat des armées [SCA].

Cependant, là où les choses commencent à se compliquer, c’est au niveau de l’égalité professionnelle. En décembre 2017, il fut rapporté par le journal Le Monde que le ministère des Armées s’était fait épingler pour avoir manqué aux obligations imposées par la loi dite Sauvadet, laquelle prévoyait de réserver 40% des primo-nominations à des postes d’encadrement supérieur à des femmes.

D’où le volontarisme affiché par la ministre des Armées, Florence Parly, lors d’une allocution prononcée le 18 septembre à l’occasion de l’assemblée générale de l’association « Avec les femmes de la défense ».

« Je veux que le féminin de général ne soit plus femme de général. Je souhaite que chacun ait sa chance et puisse donner l’exemple. 10% d’officiers généraux féminins d’ici 2022, je crois que c’est un objectif que nous pouvons atteindre », a en effet affirmé Mme Parly.

« La fraternité, c’est cette solidarité qui lie tous les militaires. Elle exige un comportement exemplaire et qui permet d’affirmer que sous l’uniforme, il n’y plus de femmes, plus d’hommes, il n’y a que des militaires », avait-elle assuré un peu plus tôt.

L’objectif fixé par Mme Parly n’a en effet rien d’insurmontable. Selon les chiffres du dernier bilan social de la Défense, en 2017, sur les 630 officiers généraux en activité au sein des armées, des direction et des services (donc, en comptant les contrôleurs adjoints, contrôleurs et contrôleurs généraux des armées et les médecins chef des services), 49 étaient des femmes. Soit un peu moins de 8%. Du chemin a donc été parcouru depuis Valérie André, qui fut la première femme à avoir été nommée au grade de général, en 1976. Mais ce n’est donc pas suffisant.

« Les femmes doivent savoir que les armées sont ouvertes et accessibles, et qu’elles seront jugées en fonction de leur talent et de leur mérite, et en aucun cas en fonction de leur genre », avait répondu Mme Parly à une question lui venait de lui être posée à l’Assemblée nationale.

« C’est la raison pour laquelle j’ai confié à l’amiral Anne de Mazieux la responsabilité de me proposer un vaste plan mixité, qui aura pour objet de consolider l’égalité professionnelle, de veiller à la conciliation entre vie familiale et engagement militaire et de poursuivre la lutte contre tous les comportements sexistes – car, en cette matière, mon mot d’ordre n’a pas changé : c’est ‘tolérance zéro’. Nos armées doivent donc donner l’exemple », avait-elle ajouté.

Cela étant, l’armée de Terre aura du mal à atteindre l’objectif donné par la ministre. En janvier 2018, sur les 78 nouveaux chefs de corps nommés, l’on ne comptait qu’une seule femme, désignée pour commander le 54e Régiment de Transmissions. Et cela pour une raison simple : les Écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan ont compté trop peu d’élèves féminins dans leurs rangs par le passé.

Source : Ministère des Armées

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vendredi 5 octobre 2018

37e édition du championnat national du chien militaire

L'édition 2018 du championnat national du chien militaire a débuté lundi 1er octobre 2018, à Suippes (Marne), au 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre. 132 binômes, maîtres et chiens, vont s’affronter pendant cinq jours sur différentes épreuves pour devenir la meilleure équipe cynotechnique de France.

Du 1er au 5 octobre, le 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre (132e BCAT) accueille la 37e édition du championnat national du chien militaire, à Suippes. Les meilleures équipes de l'armée de Terre, de l'armée de l'Air, de la Marine nationale, mais également de pays étrangers invités, vont s'affronter lors de d'épreuves telles que l'intervention, le dressage, la patrouille ou le pistage.

Pour les équipes engagées, l’objectif est de montrer l’ensemble de ses savoir-faire techniques, en fonction de sa spécialité. « Les épreuves de chien de patrouille valident l'aptitude à être employé dans un dispositif de sécurité des installations militaires. Les épreuves de dressage permettent de juger le niveau de technicité du dresseur et les qualités caractérielles du chien , explique le colonel Edouard Reynaud, chef de corps du régiment. Quant aux épreuves de chien d'intervention et de chien pisteur, elles placent l'équipe cynotechnique en situation d'intervention en terrain hostile et inconnu. » Pour l'anecdote, cette année, la compétition comprend un exercice de détection d’explosif, une première dans l’histoire du championnat.

Cette année, l’assistance est composée d’observateurs étrangers, parmi lesquels le 1st Military Working Dog Regiment, l’équivalent britannique du 132e BCAT. D’autres pays alliés sont également présents, comme la Belgique et les États-Unis. Les Libanais participeront quant à eux à un exercice de recherche de produits explosifs. « Cet événement nous permet de découvrir des spécialités cynotechniques que nous n’avons pas encore dans notre armée, comme le mordant, le pistage et aussi l’infrastructure du bataillon », explique le porte-parole de Forces armées libanaise .

 Ce championnat national du chien militaire ne se résume pas qu’à la compétition. Le 132e bataillon cynophile de l’armée de terre en profite pour présenter les dernières innovations cynotechniques.

Source : Luc PLESSIER FNCV

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mercredi 23 mai 2018

Marine nationale : Le porte-avions Charles de Gaulle remis à flot...

Après quinze mois passés en cale sèche pour son second arrêt technique majeur (ATM), le porte-avions Charles de Gaulle a quitté le bassin Vauban, à Toulon, le 16 mai 2018. Le premier détail qui saute aux yeux est sa coque, qui, repeinte, est comme neuve.

Mais au-delà de ce côté anecdotique, le navire amiral de la Marine nationale dispose désormais d’une passerelle de défense à vue réaménagée, d’un Système d’exploitation navale des informations tactiques [SENIT 8] et de réseaux informatiques modernisés, avec une « maîtrise renforcée du risque ‘cyber' ».

Les radars du porte-avions ont été changés, le SMART S [surveillance aérienne et surface – Thales] ayant remplacé le DRJB-11B, d’une portée moindre tandis que le radar de navigation DRBN-34 a été démonté pour faire la place au SCANTER 6002. Et un nouveau système optronique multifonction, l’EOMS NG de Safran, a été installé.

Étant donné que les Super Étendard Modernisés ont été retirés du service, les bancs d’essais  de ces derniers ont été remplacés par d’autres, dédiés aux Rafale, avec le souci d’optimiser l’espace disponible pour assurer la maintenance. Une nouvelle optique d’appontage IFLOLS (Improved Fresnel Lens Optical Landing System) a été installée tandis que la PFOA [plate-forme « officier d’Appontage »] a été modernisée.

Dans le même temps, le Système Automatique de TRAnquillisation et de Pilotage (SATRAP), qui compte 4 ailerons de stabilisation, 2 gouvernails et 12 trains COGITE (Compensation de la GITE), a été révisé.

Un autre gros morceau de cet ATM a concerné la propulsion du navire. Le combustible de ses deux chaufferies nucléaires a donc été remplacé » et les circuits alimentant les chaudières ont été passés au peigne fin.

« La sortie de bassin du navire est une étape sensible du fait du tonnage du bâtiment ; elle nécessite une bonne coordination de tous les acteurs sur le site. La phase suivante consiste à poursuivre à flot les travaux ainsi que les essais de bon fonctionnement des installations », précise Naval Group, qui conduit les travaux.

La dernière étape consistera à mener des essais en mer. « En premier lieu, ce sont les capacités de navigation du porte-avions qui seront validées, puis les installations liées aux aéronefs et, enfin, le système de combat », précise la Marine nationale. Et, Si tout va bien, la remontée en puissance du porte-avions se fera à l’automne prochain, afin qu’il puisse être opérationnel au début de l’année 2019.

En attendant, le groupe aérien embarqué (Gaé) continue son entraînement à bord du porte-avions américain USS George H.W Bush au large de Norfolk, dans le cadre de la mission « Chesapeake » tandis que l’équipage continue de suivre des formations relatives à la mise en oeuvre des nouveaux systèmes de navigation et de combat.

À ce sujet, la Marine nationale précise que les « formations en simulateur vont désormais davantage laisser la place aux différentes activités d’entraînement à bord avec, en perspective, la validation des qualifications de l’équipage. »

Cette refonte à mi-vie du porte-avions Charles de Gaulle, qui coûte 1,3 milliard d’euros, représente plus de 4 millions d’heures de travail, dont 1,8 million d’ingénierie et de conception. Ce chantier mobilise chaque jours plus 2.100 personnes, dont les 1.100 marins de l’équipage et 160 entreprises sous-traitantes. Près de 200.000 tâches sont à effectuer, de même que 2.000 tests et essais.

Photo : Marine nationale - Source: Zone Militaire

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samedi 19 mai 2018

Guerre contre Daesch : L'aviation française a effectué plus de 8000 sorties aériennes contre l'Etat islamique

Le porte-parole de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, le colonel Ryan Dillon, a fait état d’une hausse du nombre de frappes aériennes contre des positions occupées par l’État islamique (EI ou Daesh) en Syrie au cours quinze derniers jours. Ainsi, lors de la dernière semaine, 14 raids ont été effectués, a priori par des avions américains étant donné que les aviateurs français de l’opération Chammal n’ont délivré aucune munition entre le 18 et le 24 avril.

Cependant, les appareils de l’armée de l’Air (et l’Atlantique 2 de la Marine nationale) ont assuré 21 sorties aériennes « en appui des forces locales engagées au sol » au cours de la période considérée. Et c’est ainsi que le seuil des 8.000 sorties a été franchi le 23 avril dernier, à l’occasion d’une mission conduite en appui des Forces démocratiques syriennes (FDS) par une patrouille de Rafale ayant décollé la base aérienne projetée H5 en Jordanie.

« Ce chiffre rappelle l’ampleur et l’intensité de l’engagement français dans la lutte contre Daesh depuis septembre 2014, un engagement notamment marqué par la création d’une base aérienne projetée en Jordanie dès les premiers mois de l’opération […] ainsi que par 3 engagements du groupe aéronaval », a souligné le ministère des Armées.

L’aviation française (armée de l’Air et aéronautique navale) réalise quatre types de missions, qui vont du « renseignement dans la profondeur », pour « cartographier » l’adversaire et élaborer des dossiers d’objectifs, aux frappes planifiées et d’opportunité, en passant par le ravitaillement en vol, la coordination et le contrôle (C2) ou encore le transport (8.500 tonnes de fret acheminées depuis la France et entre les différents « spots » Chammal).

Et cela, dans un environnement particulièrement compliqué, notamment dans ciel syrien. «L’imbrication des forces au sol est de plus en plus marquée, au fur et à mesure que l’étau se resserre sur Daesh en Syrie. Il en est de même dans les airs. Les avions de la coalition évoluent désormais quotidiennement dans un mouchoir de poche à proximité des Sukhoï russes et des Mig syriens, tout cela au coeur des systèmes de défense sol-air des forces armées russes et syriennes », avait expliqué, en octobre dernier, le général André Lanata, le chef d’état-major de l’armée de l’Air.

Encore récemment, l’État-major des armées (EMA) donnait le détail précis du nombre d’avions engagés dans l’opération Chammal. Ce n’est désormais plus le cas puisqu’il parle maintenant d’une « dizaine d’appareils, essentiellement des Rafale. »

Or, à la fin de l’année 2017, il était question de réduire le format de la force Chammal, le président Macron ayant assuré que la guerre contre l’EI serait terminée d’ici la fin février 2018. Mais comme rien ne se passe jamais comme prévu, les opérations continuent dans la mesure où l’organisation jihadiste a maintenu ses positions à la frontière irako-syrienne, profitant de l’offensive turque à Afrin, laquelle a détourné les Forces démocratiques syriennes (FDS).

« La France restera engagée aussi longtemps que nécessaire auprès de la coalition internationale, des autorités irakiennes et des Forces démocratiques syriennes (FDS, alliance arabo-kurde) », a affirmé, le 26 avril, le président Macron, à la fin d’une conférence internationale contre le financement du terrorisme. « Cette bataille militaire contre Daesh se poursuivra jusqu’à son terme et sous toutes les formes nécessaires pour empêcher de reconstituer quelque marge de manoeuvre que ce soit », a-t-il insisté.

« Ne nous trompons pas, Daesh fera tout ce qui est en son pouvoir pour miner les efforts de l’Irak dans son travail de reconstruction d’un Etat viable et d’une société apaisée, et ces groupements terroristes feront tout dans la durée pour que la Syrie ne soit pas un Etat stable », a encore averti M. Macron.

Source : Zone Militaire - Photo : EMA/ Ministère des Armées

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mercredi 25 avril 2018

Marine nationale : La France, pour l'amiral PRAZUCK, seconde puissance maritime du monde...

La France, est-elle la deuxième puissance maritime du monde ?

Incontestablement, lors que l’on considère les moyens de l’US Navy et de l’US Coast Guard ainsi que l’étendue de leur zone économique exclusive (ZEE), les États-Unis constituent la première puissance maritime du monde. Mais qui est la seconde ?

Pour l’amiral Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM), la France occuperait la seconde position. Devant la Chine, qui étoffe chaque jour davantage ses forces navales (ces dernières ont mis en service, rien qu’en 2016, 25 nouveaux navires).

Certes, avec une zone économique exclusive (ZEE) de près de 11 millions de kilomètres carrés (la seconde du monde, derrière celle des États-Unis), la France est incontestablement un pays à vocation maritime. Cela étant, cela suffit-il pour dire qu’elle est la « seconde puissance maritime » à l’échelle mondiale, sachant que la souveraineté sur un domaine maritime ne vaut que si on est en mesure de la faire respecter?

En tout cas, l’on prendrait moins de risque à dire que la Marine nationale est la « première » d’Europe. Encore que, cela fait aussi débat.

« De nombreuses personnes se sont demandé si j’avais eu raison de dire que la marine française était la première marine européenne », a ainsi admis l’amiral Prazuck, lors de sa dernière audition devant les députés de la commission de la Défense nationale.

Qu’en sera-t-il en 2025, c’est à dire à la fin de la Loi de programmation militaire, actuellement discutée au Parlement ? « Cela dépendra aussi des autres marines, en particulier de celle qui occupe la troisième place. Si elle donne un coup de reins… », a répondu le CEMM. Toutefois, a-t-il fait observer, il y a « de nombreuses façons d’établir un classement : par le nombre de bateaux, par le nombre de marins, par le tonnage… »

Aussi, l’amiral Prazuck se place sur le terrain des capacités et non du tonnage pour justifier son affirmation.

« Je retiens surtout l’extrême variété de compétences de notre marine nationale, du porte-avions à catapulte aux sous-marins, en passant par les forces spéciales et la chasse embarquée ou les hélicoptères de lutte anti-sous-marine. Cette variété de compétences ne se retrouve que dans la marine américaine, mais elle est dix fois supérieure en nombre à la marine française. Je me demande parfois comment nous arrivons à accomplir un tel exploit. Cela signifie, en tout cas, que nous avons des marins hors du commun », a-t-il fait valoir auprès des députés.

En outre, a continué l’amiral Prazuck, « nous sommes aussi présents sur tous les océans du monde, notamment grâce à nos départements, régions et collectivités d’outre-mer, et à nos partenaires brésiliens, indiens, australiens… ». Ce qui lui fait dire qu’une « telle présence dans le monde n’a pas d’équivalent ». Et d’insister : « Nous sommes une marine d’emploi, nous sommes à la mer, et nous sommes sur toutes les mers du monde. »

« D’autres marines disposeront-elles de cette variété de compétences et de déploiement en 2025 ? Ce pourrait être le cas de la marine chinoise qui lance son deuxième porte-avions et en annonce un troisième, équipé de catapultes électromagnétiques. Elle est présente dans l’océan Indien, en Méditerranée, dans l’océan Atlantique et dans le Pacifique », a toutefois reconnu le CEMM.

Cela étant, l’on pourrait ajouter à « cette variété des compétences et de déploiement » la capacité à innover, laquelle est une priorité de la prochaine LPM.

Sur ce point, a expliqué l’amiral Prazuck, « nous allons, grâce aux drones embarqués, accroître significativement les capacités de surveillance de nos bâtiments de surface. Grâce à l’intelligence artificielle, nous pourrons demain analyser la masse considérable d’informations maritimes pour mieux distinguer les trafiquants en tous genres et les bateaux au comportement suspect. Enfin, dans le domaine sous-marin, grâce aux véhicules autonomes, nous pourrons demain continuer à entrer dans les zones non permissives, par exemple des champs de mines qui pourraient sembler à première vue impossibles d’accès. »

Source : Zone Militaire

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mercredi 21 mars 2018

Service National : Le général Ménaouine, directeur du groupe de travail sur le SNU

À l’occasion de ses voeux aux « forces vives » de la Nation, le 30 janvier 2018, le président Macron avait annoncé la mise en place d’un groupe de travail chargé d’examiner les modalités du service national universel (SNU) qu’il avait promis lors de la course à l’Élysée, en mars 2017.

Malgré les réserves, nombreuses, suscitées par ce projet, M. Macron a depuis précisé ses intentions. Ce service national devra être donc «obligatoire » et sa durée sera non plus d’un mois, comme annoncé précédemment, mais de trois, voire six mois. Enfin, il pourrait « avoir une ouverture sur la chose militaire ».

Signe que le caractère militaire de ce service pourrait être prééminent, l’agence Reuters a indiqué, ce 16 février, que le général Daniel Ménaouine avait été désigné pour diriger les travaux du groupe sur le service national annoncé deux semaines plus tôt par le président Macron.

Fils d’un ancien sous-officier du 8e RPIMa, artilleur, le général Ménaouine a notamment été chef d’état-major de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies au Mali (MINUSMA) et chef de cabinet du chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT).

Ce groupe de travail, qui rendra ses conclusions le 30 avril,  comptera également Guy Lavocat dans ses rangs. Passé par l’école de management de l’ESM Saint- Cyr Coëtquidan, il a effectué une grande partie de sa carrière professionnelle dans l’armée de Terre. Il a ainsi contribué à la création de la première école spécialisée dans les ressources humaines de l’armée nationale afghane et participé au projet de la création d’une école de Saint-Cyr au Qatar. Revenu à la vie civile, il a été conseiller social du directeur régional de la SNCF en Auvergne, avant d’être nommé chargé de mission en « évaluation d’impact social au sein du Service militaire volontaire. »

Secrétaire d’État aux victimes entre février 2016 et mai 2017, Juliette Méadel, qui avait plaidé pour un service civique obligatoire, participera aux travaux de ce groupe, de même que le conseiller d’État Thierry Tuot, le préfet Kléber Arhoul actuellement coordinateur national pour l’accueil des migrants en France), Emmanuelle Pérès (déléguée générale de la Fédération de la formation professionnelle) et Marion Chapulut (présidente de CitizenCorps, une association visant à « permettre aux adolescents de prendre confiance en eux et en leur capacité à changer les choses »).

Ces personnalités devront donc répondre à plusieurs questions difficiles. La première porte évidemment sur le coût de ce service national universel, et avant tout sur son financement (2,4/3 milliards par an). Une autre concernera l’implication des militaires dans ce projet, alors que 2.500 d’entre eux sont déjà mobilisés pour les dispositifs existants (service militaire volontaire, service militaire adapté, etc), qui seront par ailleurs prolongés dans le cadre de la Loi de programmation militaire (LPM).

Le caractère obligatoire de ce service devra être précisé. Le 15 février, la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq a déclaré qu’il ne fallait pas l’envisager « sous l’angle de la coercition. » Ce qui est un concept à préciser (une obligation sans coercition est-elle encore une obligation?). En outre, des exemptions seront-elles prévues (pour celles et ceux qui sont déjà parents, par exemple, ou qui ont des ennuis de santé).

Autre réponse attendue : celle concernant l’hébergement. Durant la campagne présidentielle, M. Macron avait avancé l’idée d’ouvrir les établissement scolaires et universitaires pour accueillir les « appelés ». Mais comme ce service pourrait durer 3, voire 6 mois, il faudra donc trouver autre chose… et donc de quoi loger 200.000 jeunes tous les trimestres

Enfin, les modalités pratiques de ce service devront être définies. Il y aura-t-il une tenue unique pour tout le monde (tout le monde en survêtement?) Quelle prise en charge pour les frais déplacement? Qui sera l’employeur? Quelles activités? etc…

« Beaucoup disent que c’est impossible à faire. Mais, rassurez-vous, je suis depuis bien longtemps habitué à ces débuts de discussion. Cela forge plutôt en moi la conviction que c’est une nécessité de le faire. Et cela répond à ce qui corrode au plus profond la cohésion de la Nation, à la tentation de l’individualisme », a assuré M. Macron, le 30 janvier dernier. C’est au pied du mur que l’on voit le maçon…

Source : Zone Militaire

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mardi 13 février 2018

US Navy : Des Rafale M prochainement embarqués à bord du PA George H. Bush

Le porte-avions Charles de Gaulle étant immobilisé à Toulon pour son second arrêt technique majeur jusqu’à l’été 2018, les pilotes de l’aéronautique navale ont à préparer la remontée en puissance du groupe aéronaval. D’où l’idée, avancée dès mars 2016, d’une coopération avec l’US Navy à cette fin.

« Apponter n’est pas un sport de masse (…) Il faut maintenir ce savoir-faire », avait souligné, à l’époque, le contre-amiral René-Jean Crignola, alors commandant du groupe aéronaval français lors du déploiement Arromanches 2.

Depuis l’immobilisation du Charles-de-Gaulle, des Rafale M ont été déployés en Jordanie afin de prendre part aux opérations aériennes de la force Chammal au Levant. Leur mission a pris fin en décembre dernier. En outre, ils ont également participé à la posture permanente de sûreté aérienne à Lann-Bihoué.

Mais, comme l’avait dit l’amiral Christophe Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM) en octobre 2017, les pilotes de la chasse embarquée doivent faire « leurs gammes d’appontage ». « Les États-Unis ont mis à leur disposition à cet effet un de leurs porte-avions pendant plusieurs jours », avait-il ajouté.

L’attaché naval français en poste à Washington, le capitaine de vaisseau Jean Emmanuel Roux de Luze, a donné quelques détails, rapportés par le site spécialisé USNI News.

Ainsi, dans le cadre d’un accord conclu en décembre par l’amiral Prazuck et le chef des opérations navales de l’US Navy, l’amiral John Richardson, 350 marins français, des Rafale M et un avion de guet aérien E-2C Hawkeye de la flottille 4F prendront la direction de la base aéronavale d’Oceana, à Virginia Beach, en avril 2018.

Puis, après une phase d’exercices à terre avec leurs homologues américains, les équipages de Rafale M et de l’E-2C Hawkeye ainsi que le personnel technique embarqueront à bord du porte-avions USS George H.W Bush, vraisemblablement en mai. Ils seront intégrés à une escadre aérienne embarquée américaine.

Selon le capitaine de vaisseau Roux de Luze, il s’agit de démontrer la capacité de l’aéronautique navale française à opérer au sein d’un environnement opérationnel américain. « Nous voulons montrer que nous faisons l’entretien, démontrer que nous pouvons charger des armes », a-t-il dit. « Aujourd’hui, nous sommes interopérables à 95% » mais « notre préoccupation est de savoir si nos marines seront capables de travailler ainsi dans 10 ans, dans 15 ans », a-t-il ajouté.

La coopération entre la Marine nationale et l’US Navy dans le domaine aéronaval est ancienne, d’autant plus que les porte-avions français et américains fonctionnent de la même manière (ce sont les seuls à être en configuration dite CATOBAR, c’est à dire qu’ils sont dotés de catapultes et de brins d’arrêt).

La recherche d’une interopérabilité étroite est une constante. Ainsi, en 2010, pour la première fois, une équipe technique de la Flottille 12F avait changé un des deux moteurs d’un Rafale M F3 à bord de l’USS Harry S. Truman tandis que des F/A-18 effectuaient une série de « touch and go » sur le pont du Charles-de-Gaulle.

Cette coopération a même atteint un niveau inédit lors de la mission Arromanches 2. Alors que l’US Navy n’était pas en mesure de disposer d’un porte-avions dans la zone des opérations, le groupe aéronaval français avait pris la tête d’une « task force » américaine afin d’assurer la permanence de la capacité aéronavale de la coalition anti-État islamique (EI ou Daesh).

« Atteindre ce niveau d’interopérabilité au point que le groupe aéronaval du Charles-de-Gaulle puisse prendre le commandement de la Task Force 50 – c’était la toute première fois qu’un bâtiment non-américain prenait le commandement d’une de nos task-forces – illustre notre partenariat et la capacité d’exécuter des missions du plus haut niveau », avait commenté, en juin 2016, l’amiral John Richardson.  

Source : Zone Militaire

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