FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Marine Nationale

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi 16 novembre 2019

Armées : Désormais, les chambrées de militaires du rang seront réduites à quatre lits !

« L’époque des dortoirs est révolue », a annoncé Florence Parly, la ministre des Armées, ce 17 octobre, lors d’un déplacement à la caserne Laperrine, qui abrite le 3e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa], à Carcassonne.

Il s’agissait pour la ministre de donner le détail des mesures prises en faveur de l’amélioration des conditions d’hébergement des militaires, pour lesquelles une enveloppe d’un milliard d’euros a été prévue dans le cadre de la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25. Soit un montant deux fois plus important par rapport à celui qui avait été voté lors de la précédente LPM.

L’hébergement des militaires dans les casernes et les bases est un sujet de préoccupation qui dure. En 1997, le plan Vivien devait permettre de lancer des travaux d’infrastructures pour l’améliorer. Mais les contraintes budgétaires ne permirent pas de le traduire dans les faits. Au point que, en 2013, le général Bertrand Ract-Madoux, alors chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], s’en était indigné. « Ce retard concerne la moitié de nos régiments et oblige à maintenir certains de nos militaires du rang dans des locaux à peine décents », avait-il déploré lors d’une audition parlementaire.

À l’automne 2014, ayant exigé un état des lieux, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, avait lancé un nouveau « plan d’urgence » pour traiter rapidement pas moins de « 700 points noirs », nécessitant 560 millions d’euros pour y remédier. Seulement, l’arrivée de nouvelle recrues dans les régiments, qu’il fallait bien loger d’une manière ou d’une autre, a compliqué la donne.

En outre, dans un rapport publié en 2017, le sénateur Dominique de Legge avait évoqué des « bâtiments entiers dédiés au logement […] inutilisables en raison de leur insalubrité résultant d’un défaut de maintenance régulière. »

L’actuelle LPM, qui se veut « à hauteur d’homme », entend améliorer cette situation, qui joue à la fois sur le moral des soldats ainsi que sur leur fidélisation. D’où le milliard d’euros annoncé.

Dans le détail, 520 millions d’euros seront affectés à l’amélioration de l’hébergement des militaires du rang des trois armées. Et comme c’est l’armée de Terre qui en compte le plus, le gros de cette somme servira à rénover ses casernes. En outre, 310 millions d’euros serviront au logement des cadres célibataires et 120 millions seront alloués à l’hébergement d’accueil temporaire.

Selon le projet de budget pour 2020, il est prévu 177 millions d’euros d’investissements. De quoi engager « 19 opérations de constructions neuves » et de livrer près de 2.200 places.

Cet effort permettra donc de mettre fin aux grandes chambrées : désormais, elles seront « dimensionnées » pour quatre militaires du rang et équipées de « sanitaires privés » [comprendre, des douches privées]. Pour le ministère des Armées, il « s’agit pour les jeunes engagés de disposer de leur propre espace personnel. »

En revanche, rien n’a été dit sur la surface qu’occupera une telle chambrée de 4 militaires du rang… Déjà que, avec les recrutements de ces dernières années, certains casernes se trouvaient à l’étroit…

S’agissant des cadres célibataires [géographiques ou non], il est question de les loger dans des « studios équipés (chambres, kitchenettes, sanitaires privés) ». Selon le ministère des Armées, les « investissements prévus permettront d’augmenter l’offre d’hébergement de 3 000 nouvelles places, principalement pour les cadres qui sont actuellement logés dans des chambres excédentaires de militaires du rang. »

« Le sommeil de plomb fait le soldat d’acier : il est essentiel à la préparation opérationnelle des militaires. Offrir les meilleures conditions de repos à nos soldats est aussi important que de les doter de nouveaux HK-416, de gilet-pare-balles ou de treillis neufs », a fait valoir Mme Parly.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : Chambrée de Cuirassiers © DR

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

dimanche 13 octobre 2019

Armement : Le DOGO, un drone terrestre armé israélien, évalué par le 1er RPIMA...

Le 1er RPIMa pourrait prochainement déployer un nouvel « auxiliaire robotique » lors des délicates missions de libération d’otages ou de lutte contre le terrorisme, apprenait-on jeudi lors d’une visite ministérielle au 4e RHFS de Pau. Depuis l’an dernier, le régiment de Bayonne évalue en effet le robot terrestre DOGO conçu par l’Israélien General Robotics et dont l’originalité repose sur l’emport d’une solution létale.

Régiment « action » du Commandement des forces spéciales Terre (CFST), le 1er RPIMa maîtrise de nombreux domaines opérationnels, à commencer par la lutte contre le terrorisme et à la libération d’otages. Ces missions sont l’apanage des équipes CTLO (Contre-Terrorisme Libération d’Otages) dont l’action est soutenue par un éventail de systèmes robotiques dédiés à la reconnaissance, tel le minidrone aérien DJI Mavic Pro. Déterminantes mais « passives », ces solutions n’excluaient pour autant pas le scénario d’une intervention frontale potentiellement périlleuse pour les membres du 1er RPIMa. Dévoilé en 2016 par General Robotics, le drone DOGO représentait dès lors un compromis idéal entre reconnaissance et neutralisation, autorisant les opérateurs à rester à couvert durant pratiquement toutes les phases de l’intervention. Il a donc rapidement trouvé acquéreur, notamment en Asie et en France, où un unique exemplaire a été livré au 1er RPIMa à des fins d’évaluation.


Léger et rapide, le DOGO a, en l’apparence, tout d’un robot terrestre « classique ». Et pourtant, celui-ci cache des caractéristiques plutôt uniques dans ce segment. Il comprend premièrement une vision périphérique à 360°, assurée par les huit caméras installées sur l’avant de la plateforme et sur les deux bras rotatifs installés à l’arrière. Il est également doté d’un micro et d’un haut-parleur, permettant aux opérateurs d’écouter discrètement les conversations, voire d’entamer des négociations avec l’adversaire. Les données recueillies sont transmises via une connexion haut débit cryptée à la station de contrôle durcie Panasonic Toughpad FZ G1. Les deux bras mobiles lui permettent ensuite d’évoluer sur des terrains irréguliers et de monter sans grande difficulté une rangée d’escaliers. La portée théorique s’étend à 300 mètres, mais se réduit à « une cinquantaine de mètres » lors des scénarios étudiés par le 1e RPIMa, en raison de l’environnement confiné dans lequel évolue le drone.
 
Le drone DOGO acquis par le 1er RPIMa et sa station de contrôle

Au-delà de sa fonctionnalité de reconnaissance, partagée avec la quasi-totalité des drones du même type, le DOGO est une solution duale offrant plusieurs options « offensives » létale ou incapacitante. La version livrée au 1er RPIMa intègre ainsi une cartouche de gaz incapacitant CS fixée sur le rail Picatinny installé sur le capot, ainsi qu’un Glock 26 placé dans un compartiment escamotable et doté d’un système de visée laser intuitif. Grâce aux joysticks de la station de contrôle, l’opérateur peut désormais sélectionner la cible et déclencher le tir à distance. L’intérêt est des plus évidents: maintenir une capacité de réaction quasi immédiate sans passer par une phase d’assaut prompte à exposer l’équipe CTLO. Le DOGO se veut être « le prolongement de l’opérateur en milieu clos », résume l’un des militaires intégré au programme d’évaluation.

Inutile de fantasmer sur le scénario du « drone tueur incontrôlable » de type Terminator, le DOGO place d’emblée l’opérateur au centre de la boucle décisionnelle. « La capacité létale, c’est finalement la prolongation directe de l’opérateur. Celui-ci demeure en permanence quelques mètres derrière et garde un contrôle total sur l’engin », rassure notre interlocuteur. De fait, rien n’est automatisé et l’opérateur évalue constamment la situation via la caméra, détermine lui-même la cible via le désignateur laser et « ne délivre le coup que si cela s’avère nécessaire pour pouvoir après investir les lieux et libérer un otage ».

Après une année de tests, le DOGO se révèle « être une réelle plus-value pour nous pour ouvrir les angles et pour ne pas exposer les équipiers dans un combat très complexe, qui est celui du milieu clos », précise le 1er RPIMa. « Ce drone est particulièrement intéressant en cas de retranchement de l’adversaire, lorsqu’il est impossible de pénétrer dans la pièce pour le neutraliser », ajoute-t-il. La fonction tir notamment, uniquement testée sur cible afin de « symbioter » l’arme avec le système de visée, s’est jusqu’à présent révélée « satisfaisante ». La seule problématique resterait celle de l’élongation, les murs et autres obstacles étant susceptibles d’impacter la portée. Ce type de RETEX transite auprès de la cellule développement du 1er RPIMa, qui se charge ensuite de les transmettre à l’industriel afin qu’il puisse effectuer les éventuels ajustements.

Vidéo Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=CYMtX3E-Lgs


Source : Forces Operations Blog - Nathan Gain

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 26 septembre 2019

Marine nationale : La mixité jugée insuffisante... Comment faire évoluer la sociologie des officiers ?

Selon une étude publiée en 2010  par la sociologue Carine Le Page et le statisticien Jérôme Bensoussan, plus de 30% des militaires avaient au moins un membre de leur famille ayant fait une carrière sous l’uniforme.

« Quelle que soit l’armée, un tiers des militaires a évolué dans un environnement militaire [un des membres de la famille est militaire]. De même, que le militaire soit officier supérieur ou militaire du rang, la proportion de militaires présents dans l’environnement familial ne se distingue pas de manière significative, variant entre 31 % et 39 % d’une catégorie hiérarchique à l’autre », soulignait alors cette étude.

En outre, « le groupe des militaires recrutés en tant que militaires du rang et sous-officiers s’oppose à celui formé par les officiers : dans le premier, les militaires sont essentiellement issus de la classe des cadres moyens et de la classe ouvrière, même si une nette différence distingue les militaires du rang des sous-officiers quant à leur appartenance au milieu ouvrier [47% et 34%] et à celui des cadres moyens [19% et 28%]. En ce qui concerne les officiers, plus de 60% sont enfants de cadres supérieurs [34%] et de cadres moyens [27%] et seulement 14% sont enfants d’ouvriers », indiquait encore ce document.

Cela étant, la question qui se pose est celle de savoir si l’origine sociale a une influence sur la vocation – et donc la détermination – d’un jeune homme ou d’une jeune femme à faire une carrière militaire… En tout cas, pour l’amiral Christophe Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], il serait souhaitable de faire évoluer la sociologie des officiers de marine. C’est en effet ce qu’il a expliqué lors de sa dernière audition à l’Assemblée nationale, au début de ce mois.

« Les ressources humaines sont la question stratégique des dix ans à venir pour la marine. Il faut impérativement élargir les viviers de recrutement. Je recrutais 2.400 jeunes il y a 5 ans et j’en recrute 3.600 aujourd’hui, que je vais chercher là où nous n’allions pas. Je dois changer mes méthodes de recrutement, encourager les services de recrutement à aller voir ailleurs. Il s’agit également de la représentation de la marine qui n’est pas un monde à part mais reflète la société et doit, de ce fait, accroître sa mixité », a en effet affirmé le CEMM.

S’agissant de l’accès à l’École navale, l’amiral Prazuck a rappelé qu’il s’appuie désormais sur la « banque d’épreuves du concours de l’École centrale, précisément afin d’élargir la base de recrutement à des jeunes qui sont a priori étrangers au monde militaire. » Mais cette mesure n’a pas fait évoluer la sociologie des élèves de la « baille » alors qu’elle avait été justement décidée pour cela.

En effet, selon le CEMM, « la part des jeunes ayant préparé l’École navale dans des lycées militaires représente toujours 50 % des élèves, l’autre moitié étant issue de classes préparatoires civiles ». Et d’ajouter : « Le changement de concours avait vocation à faire évoluer cette sociologie mais, finalement, la proportion est restée à peu près identique. » Aussi, a-t-il continué, « c’est plutôt par d’autres formes de recrutement qu’elle est susceptible d’évoluer. »

« Je pense que le brassage sociologique peut être favorisé par les officiers sous contrat [OSC], dont le recrutement n’a fait l’objet d’aucune démarche active pendant longtemps », a ensuite estimé l’amiral Prazuck.

C’est à cette fin que la Marine nationale cherche à reprendre contact avec des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur ayant échoué au concours d’entrée de l’École navale et qui se sont réorientés vers une autre voie, « ou qui fait une année de césure dans la Marine comme volontaire. »

« Nous avons allongé le cursus de formation des officiers sous contrat, en y incluant la mission Jeanne d’Arc, autrement dit 6 mois supplémentaires au contact des jeunes officiers de l’École navale », a rappelé le CEMM, pour qui ce « recrutement d’officiers sous contrat répond probablement mieux à certaines attentes de notre jeunesse, qui est toujours un peu inquiète à l’idée de signer un engagement pour 27 ans et est plus encline à signer un contrat de quelques années. » ET d’ajouter : « Nous en attendons une plus grande diversité sociologique, une plus grande variété de compétences ainsi qu’une mixité plus importante. »

La mixité justement. Là aussi, la Marine nationale veut l’encourager. « Je constate que le taux de mixité a augmenté de 0,3 %, ce qui est tout à fait insuffisant pour atteindre les 21 % que je vise en 2030, mais constitue peut-être un frémissement », a indiqué l’amiral Prazuck.

« La marine américaine est d’ailleurs féminisée à plus de 20 %. Certains porte-avions américains comportent 30 % de personnel féminin. Or il n’y a aucun doute quant à la capacité opérationnelle de nos camarades américains, pas plus qu’il n’y en a quant à celle de l’armée de l’air française qui est, elle, féminisée à 22 %. Qu’il s’agisse d’image, d’ouverture, de compétences, je suis certain des bénéfices que nous apportera une mixité élargie », a insisté le CEMM.

Selon le dernier bilan social de la Défense, le taux de féminisation de la Marine nationale est de 14,5% [30.012 hommes et 5.101 femmes]. Dans le détail, sur 4.559 officiers de marine, 510 sont des femmes [soit 11%]. Ce taux est plus élevé parmi les équipages de la flotte [16,5%] et les volontaires [25,7%].

Toujours d’après ce rapport, le taux de réussite au concours d’entrée à l’École navale [recrutement direct d’officiers] est de 2,5% pour les femmes [5 reçues sur les 203 qui se sont présentées] et de 7,7% pour les hommes [71 reçus sur 921].

« Je crois souhaitable de porter une attention particulière aux candidatures féminines à l’École navale, à chaque étape de la sélection. Entre l’admissibilité, l’oral et l’intégration, il y a beaucoup de déperdition. Dès cette année, nous allons tenter de mieux en comprendre les raisons », a ainsi constaté l’amiral Prazuck.

Effectivement, en 2018, sur les 328 candidates inscrites, 203 ont passé le concours. Puis 91 ont été déclarées admissibles et 5 ont donc été finalement définitivement admises.

Mais un autre chiffre n’a pas été commenté par le CEMM : celui des femmes candidates à un recrutement interne d’officiers de marine. En 2018, il n’y en a eu que 7 [contre 100 chez les hommes]. Pour comparer, il y en a eu 53 dans l’armée de l’Air [pour 253 hommes] et 85 dans l’armée de Terre [pour 594 hommes].

Source : Zone Militaire - Photo : defense.gouv.fr

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 24 août 2019

SEA : Le Service des essences des Armées manque de sous-officiers

Sous l’effet conjugué de la réforme du ministère de la Défense et de la Révision générale des politiques publiques [RGPP], les services de soutien perdirent 20.000 postes entre 2009 et 2015. Ce qui mit l’effectif du Service des essences des Armées [SEA] sous de « fortes tensions », dans un contexte, qui plus est, marqué par une activité opérationnelle intense.

« Entre 2008 et 2011, le service des essences des armées a subi une première baisse de 11 % de ses effectifs. Dans le cadre de la LPM [Loi de programmation militaire] 2014-2019, le mandat reçu par le SEA prévoyait une nouvelle diminution de 250 ETP [12 % des effectifs], ramenée à 102 postes après l’actualisation de la LPM. Ces évolutions concernent essentiellement le personnel civil pour préserver la capacité de projection militaire du service et maintenir son niveau de réponse au contrat opérationnel », était-il ainsi souligné dans un rapport pour avis publié en novembre 2016 par l’Assemblée nationale.

Seulement, le personnel militaire du SEA était alors déployé en opérations extérieures [OPEX] plus souvent qu’à son tour, avec des « taux de projection » oscillant entre 30 et 37% sur la période 2012-15. Voire plus pour certaines spécialités. Entre 2013 et 2015, entre 50 et 60% de l’effectif des sous-officiers spécialisés en maintenance des matériels fut « projeté » en OPEX. Et s’agissant des militaires du rang, la « période comprise entre deux projections fut divisée par deux entre 2012 et 2014 ».

Avec l’entrée en vigueur de la LPM 2019-25, qui se veut à « hauteur d’homme », la situation du SEA semble s’améliorer un peu. « En 2018, le Service rencontrait encore un déficit RH de grande ampleur mais un effort partagé avec la DRH de l’armée de Terre a permis de recruter puis de former cinq contingents d’engagés volontaires », s’est félicité l’Ingénieur général de 1re classe Jean Charles Ferré, le directeur central du service des essences des armées; dans son dernier rapport d’activité [.pdf].

Mais il y a encore un gros bémol… « Néanmoins, […] le SEA demeure confronté à un déficit en sous-officiers qui nécessitera à l’avenir des efforts de compréhension et d’adaptation au marché de l’emploi », a en effet ajouté son directeur.

En 2018, le SEA comptait 1443 militaires et 675 civils [soit 0,8% de l’effectif du ministère des Armées] pour « assurer l’appui de bout en bout de l’ensemble des forces armées, sur le théâtre national comme à l’étranger. »

Le personnel civil est surtout chargé des missions d’expertise [produits, équipements, infrastructure], de maintenance et de soutien [finances, achat, ressources humaines, prévention…], ce qui permet aux militaires du SEA de se consacrer « principalement à la mission opérationnelle, en particulier la projection. »

« L’adéquation obtenue à ce jour entre personnel civil et personnel militaire, a permis de mettre en place une organisation en mesure de répondre à la fois aux besoins de projection et d’entraînement des militaires, mais également aux missions permanentes des plates-formes aéronautiques et navales sur le territoire national et aux besoins d’expertise », explique le SEA dans son rapport d’activité.

Parmi ses 1443 militaires, on compte 53 ingénieurs des essences [IME], 159 officiers logisticiens, 334 sous-officiers ainsi que 897 militaires du rang, qui « occupent des fonctions d’opérateurs avitailleurs ou de maintenanciers pétroliers au sein des dépôts. »

Le SEA comprend deux « corps » de sous-officiers : ceux qui sont recrutés comme maréchaux-des-logis, chefs de groupes puis sous-officiers adjoints au sein de ses unités, et ceux qui sont recrutés sur concours parmi les sous-officiers et militaires du rang des armées et services [15 à 20 par an]. Ces derniers « exercent des fonctions d’encadrement puis d’expertise » et ils « sont nommés agents techniques [équivalent adjudants] à l’issue de leur scolarité qui leur délivre un brevet supérieur technique. »

Source : Zone Militaire - Photo : SEA

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

lundi 22 juillet 2019

Histoire : Le sous-marin la « Minerve », disparu depuis 1968, retrouvé au large de Toulon...

Les recherches pour retrouver l’épave avaient repris plus de cinquante ans après la disparition du submersible et de ses 52 membres d’équipage.

Seconde phase de la nouvelle campagne de recherche du sous-marin la « Minerve », disparu le 27 janvier 1968, au large de Toulon.

Après cinquante et un ans de silence et de douleur pour les familles des marins disparus, la nouvelle est enfin arrivée : Florence Parly, la ministre des armées, a annoncé lundi 22 juillet que le sous-marin la Minerve, disparu le 27 janvier 1968 au large de Toulon avec ses cinquante-deux membres d’équipage, avait été retrouvé. « C’est un succès, un soulagement et une prouesse technique. Je pense aux familles qui ont attendu ce moment si longtemps », s’est félicitée Mme Parly.

« La mission a réussi ! C’est une espèce d’émotion terrible, qui est partagée par les familles », témoigne au Monde, bouleversé, Hervé Fauve, le fils du commandant du navire, André Fauve. « Beaucoup me disent qu’elles m’ont soutenu dans les recherches car elles ne voulaient pas me laisser seul, mais qu’elles n’y croyaient plus. » Lui avait retrouvé espoir : « A Toulon, on a senti que la marine avait fait un gros boulot d’analyse. C’est super », réagit simplement Christophe Agnus, fils du commandant adjoint aux machines, Jean-Marie Agnus.

« J’ai mes petits-enfants auprès de moi, à qui j’ai fait découvrir l’histoire de la Minerve, ils me font des câlins, confie en larmes Jean-Marc Meunier, le frère de François Meunier, un des quartiers-maîtres de l’équipage d’alors. C’est la fin d’une longue attente et de beaucoup de questions. J’étais confiant, surtout quand j’ai vu que ceux qui avaient retrouvé le San Juan allaient aider aux recherches. »

A 2 350 mètres de profondeur

C’est en effet le Seabed Constructor, un navire américain privé arrivé il y a cinq jours sur la zone, équipé de drones, qui a repéré, dimanche 21 juillet dans l’après-midi, l’épave, à 45 kilomètres au large de Toulon, à l’ouest du cap Sicié. Le Seabed Constructor avait, fin 2018, trouvé le sous-marin San Juan qui gisait dans l’Atlantique au large des côtes de l’Argentine.

Le sous-marin la Minerve, posé à 2 350 mètres de profondeur dans une zone sans sédimentation, a été retrouvé en trois morceaux apparaissant bien distinctement. L’identification a pu être réalisée formellement : on lit sur le kiosque les trois premières lettres de son nom, « MIN ».

C’est grâce aux calculs du Commissariat à l’énergie atomique que la zone de prospection a pu être affinée, un peu plus à l’ouest que celle pressentie jusqu’alors. La marine nationale a repris tous les relevés faits entre 1968 et 1970 après le naufrage, qu’il s’agisse des images prises par l’avion de patrouille maritime dépêché aussitôt, de l’ébranlement sismique enregistré, ou des remontées d’hydrocarbures visibles à l’époque. En croisant les marges d’erreurs, une nouvelle zone de recherches est apparue, et les calculs se sont avérés exacts.

Le sous-marin la Minerve avait implosé sous la pression en coulant, vraisemblablement à la suite d’une avarie de barre survenue lors d’un exercice. Depuis deux ans, Hervé Fauve a entrepris de rassembler les familles, restées seules et dispersées depuis un demi-siècle. Lors du cinquantenaire de la disparition du navire, elles ont décidé d’agir, et demandé au ministère des armées de relancer les recherches pour retrouver l’épave, alors que d’énormes moyens venaient d’être mobilisés – avec succès – pour retrouver les débris du San Juan, un sous-marin argentin presque semblable.

Les recherches autorisées par Florence Parly, avaient repris en février, par un premier sondage des fonds. Depuis le 4 juillet, un navire de l’Ifremer sillonnait la zone pressentie, avec un drone, avant d’être rejoint par le bateau américain.

Lors de sa disparition, la marine française avait mené des recherches durant cinq jours. Une campagne infructueuse avait eu lieu durant treize jours en 1969, suivie d’autres sondages, avant que le dossier soit classé secret-défense.

Source : LeMonde.fr / Ministère des armées

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 17 juillet 2019

Armement : Sous-marin Suffren, un bond technologique et capacitaire pour la FOST...

Le 12 juillet 2019 fut un grand jour pour la Marine nationale en général et la Force océanique stratégique [FOST] en particulier puisqu’il marquera le lancement officiel, à Cherbourg, du « Suffren », le premier des six sous-marins nucléaire d’attaque [SNA] prévus par le programme « Barracuda », lancé en 1998 par la Direction générale de l’armement [DGA] et dont le coût [développement et construction] est estimé à 9,5 milliards d’euros.

Ces sous-marins remplaceront les SNA de la classe Rubis, dont le premier exemplaire – le Rubis – a été mis en service en 1983. D’ailleurs, le SNA Saphir vient de rejoindre Cherbourg en vue de son désarmement.

Par rapport aux SNA de la classe Rubis, ceux de type Barracuda permettront à la FOST de faire un bond technologique et capacitaire, étant donné les innovations et les armes qu’ils embarqueront.

Ainsi, le « Suffren » sera deux fois plus imposant que le « Rubis », avec un déplacement en surface de 4.700 tonnes et de 5.300 tonnes en plongée. D’une longueur de 99 mètres [soit presque l’équivalent d’un terrain de football] pour un diamètre de 8,8 mètres, il sera mis en oeuvre par un équipage mixte de 65 marins. Pouvant rester en plongée à une profondeur supérieure à 300 mètres, son autonomie [70 jours] sera accrue de 25% par rapport aux SNA d’ancienne génération. En outre, son constructeur, Naval Group, assure que sa disponibilité sera de 270 jours par an grâce à une maintenance « optimisée ». L’industriel indique qu’une interruption pour entretien et réparation [IPER] sera toutefois nécessaire tous les 10 ans environ.

Pour évoluer dans les profondeurs, le « Suffren » est doté d’un réacteur nucléaire à eau pressurisée, qui, dérivé des chaufferies K-15 équipant le porte-avions Charles de Gaulle et les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] de la classe Triomphant, utilise de même uranium faiblement enrichi que les centrales nucléaires françaises. À ce sujet, précise Naval Group, « 1 g d’uranium 235 permet de produire plus d’énergie qu’une tonne d’hydrocarbures ». Enfin, il dispose également de deux turbines de propulsion, de deux turbo-alternateurs et de deux moteurs électriques.

S’agissant des évolutions technologiques, l’intelligence artificielle [IA] sera présente à bord du Suffren. Certes, comme l’a souligné l’amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle, le commandant de la FOST, lors d’une récente audition parlementaire, elle l’est déjà sur les sous-marins.

« C’est dans le contrôle commande des réacteurs qu’elle est tout d’abord apparue. Lors d’une avarie sur le réacteur, le ‘contrôle commande’ propose des options pour revenir à l’état sûr. Il peut y avoir également des actions correctrices automatiques dont l’opérateur suit le déroulement », a en effet expliqué l’amiral Morio de l’Isle. Et pour le Suffren, a-t-il précisé, l’IA « concernera aussi la sécurité plongée du bateau»

Le système d’exploitation du Suffren permettra « de commander et de surveiller, à distance, la totalité des installations [chaufferie, propulsion, électricité, sécurité plongée systèmes auxiliaires, stabilité] », explique Naval Group.

Il sera ainsi le « premier sous-marin à proposer un tel niveau d’automatisation », l’équipage étant en mesure de « conduire » le navire et de « gérer la vie à bord, à distance », depuis deux pupitres, dont « le poste de conduite propulsion [PCP], dédié à la conduite de l’usine électrique, de la chaufferie et de la propulsion, et le « poste central navigation opérations » [PCNO], dédié au contrôle et au commandement du sous-marin.

Doté d’un système de combat entièrement digitalisé, le Suffren sera dépourvu d’un équipement jusqu’alors considéré comme étant une caractéristique des sous-marins. Exit, donc, le périscope… remplacé par un mât optronique de veille et un mât optronique d’attaque non-pénétrant, munis de caméras jour haute définition, infrarouge et à intensification de lumière. Cela lui permettra d’observer la surface de jour comme de nuit.

Doté de liaisons de données tactiques assurant son interopérabilité et transmises par un système de communications modernisé, ce système de combat « intègre de nombreux sous-systèmes [sonar, radar, navigation, armes] assurant des capacités de veille et de lutte au-dessus et au-dessous de la surface de la mer », assure Naval Group. Enfin, le Suffren aura une manoeuvrabilité accrue, grâce aux barres en X de son « appareil à gouverner ».

Ces évolutions technologiques ouvrent le champ des possibles en matière capacitaire. La discrétion étant fondamentale dans le combat sous-marin, le Suffren, malgré sa masse et sa longueur, sera aussi bruyant qu’un banc de crevettes, grâce à un système de « pompe hélice ». En clair, il sera dix fois plus silencieux que les SNA de la classe Rubis. Dans le même temps, la performance de ses sonars sera quintuplée… Un atout de taille quand on sait que les sous-marins en service sont toujours de plus en plus nombreux [il y en aurait 450 aujourd’hui] tout en étant plus performants.

Le Suffren sera aussi optimisé pour les opérations spéciales, grâce à son « Dry Deck Shelter » [hangar de pont], qui est une sorte de sas où sera logé le propulseur sous-marin de troisième génération [PSM3G] qui, utilisé par le commando marine Hubert, peut emporter une dizaine de nageurs de combat, pilote compris.

Imaginé il y a plus de 10 ans par le commando Hubert et produit par ECA Group, le PSM3G permettra d’infiltration discrète de nageurs de combat. « C’est un véritable outil anti-déni d’accès. […] Il y a très peu de nations qui possèdent ce type de vecteur et maîtrisent la capacité globale du triptyque PSM-DDS-SNA. Les capacités opérationnelles du PSM3G sont révolutionnaires par rapport à l’actuel PSM2G », assurait, en décembre 2017, la Marine nationale.

Par ailleurs, ce « Dry Deck Shelter » autorisera la mise en oeuvre de drones sous-marins.

Mais le bon capacitaire le plus important concerne l’action vers la terre, avec les missiles de croisière navals [MdCN] que pourra emporter le Suffren, ce qui fera de lui le premier sous-marin français à être dotée d’une « capacité stratégique de frappe dans la profondeur ». En outre, pouvant emporter deux fois plus de munitions qu’un SNA de la classe Rubis, il sera en mesure de mettre en oeuvre des torpilles lourdes F-21 et des missiles anti-navires SM-39 Exocet.

Le développement et la construction du Suffren [qui compte 700.000 composants], aura exigé plus de 70 millions d’heures de travail à Naval Group et à TechnicAtome ainsi qu’à la centaine de sous-traitants et PME impliqués dans ce programme. Sans oublier le travail effectué par la DGA et la Direction des Applications Militaires [DAM] du Commissariat à l’énergie atomique [CEA].

D’ailleurs, la complexité d’un tel sous-marin a donné lieu à quelques retards… le Suffren devait initialement être lancé en 2017. Ce qui a contraint la Marine nationale à prolonger la vie opérationnelle du Rubis. Il y a trois ans, Laurent Collet-Billon, alors Délégué général pour l’armement, avait évoqué un « problème de qualité du travail » pour expliquer ce contre-temps.

Quoi qu’il en soit, le Suffren entamera ses essais au premier semestre 2020. Et sa mise en service fera entrer la FOST dans une nouvelle ère… qui devrait durer une bonne quarantaine d’années.

Source: Zone Militaire - Images Naval Group - Marine nationale

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 21 juin 2019

Armement : Le Guépard Hélicoptère interarmées léger en service avec deux ans d’avance

La Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 ne prévoit pas la commande d’hélicoptères interarmées léger [HIL], appelés à remplacer plusieurs types d’appareils actuellement en service au sein de l’aviation légère de l’armée de Terre [ALAT], de la Marine nationale et de l’armée de l’Air. Ce qui a contraint à prendre des mesures pour y remédier.

Ainsi, pour l’armée de Terre, il n'est plus question plus de faire durer davantage ses « irremplaçables » hélicoptères d’attaque Gazelle. Quant à la Marine nationale, la solution trouvée a consisté à louer des appareils auprès de prestataires privés afin de remplacer ses Alouette III. Et, s’agissant de l’armée de l’Air, l’urgence concerne davantage le remplacement de ses vieux Puma que celui de ses Fennec, utilisés pour les missions actives de sûreté aérienne.

Pourtant, depuis 2017, on sait que le HIL sera une déclinaison militaire du H160 d’Airbus Helicopters. Et, à l’époque, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, avait exprimé son souhait visant à accélérer les livraisons de ce nouvel appareils aux armées. Ce que la LPM en vigueur n’a pas gravé dans le marbre, évoquant seulement le lancement de ce programme en 2022.

Finalement, la ministre des Armées, Florence Parly, a décidé d’anticiper le mouvement et même de revoir à la hausse le nombre d’appareils à livrer aux armées.

« Le programme HIL sera donc lancé dès 2021, avec un an d’avance sur les prévisions de la loi de programmation militaire. Et ceci permettra une mise en service du HIL dans nos forces avec deux ans d’avance, dès 2026! », a en effet déclaré Mme Parly, lors d’une visite de l’usine d’Airbus Helicopters, implantée à Marignane, ce 27 mai.

« Choisir de recevoir plus tôt des matériels neufs avec des capacités opérationnelles renforcées et accélérées, c’est pouvoir retirer nos vieilles flottes du service avant que leur entretien ne mène à des coûts démesurés ou que des problèmes de sécurité apparaissent », a fait valoir la ministre. Et cette dernière a fait une autre annonce : ce nouvel hélicoptère s’appellera désormais le « Guépard ».

D’après le ministère des Armées, le retrait anticipé des flottes anciennes d’hélicoptères devrait permettre d’économiser une centaine de millions d’euros par an sur le Maintien en condition opérationnelle [MCO]. D’autant plus que le soutien des Guépard, utilisés par les trois armées, sera optimisé grâce à l’effet d’échelle sur l’approvisionnement en pièces détachées.

Reste la question du financement, qui n’est pas prise en compte par la trajectoire budgétaire de la LPM… « Le fait de décaler de deux ans le programme génère chez Airbus un appel de liquidités d’à peu près 150 millions sur la loi de programmation militaire », a expliqué le cabinet de Mme Parly à l’agence Reuters.

Airbus Helicopters va prendre 10% de cette somme à sa charge. Le reste, « ce sera du pré-financement, une sorte de prêt que l’État contracté auprès de l’industriel, avec des intérêts de 6 à 7 millions d’euros », a précisé la même source. Ainsi, les Guépard seront « payés sur la LPM suivante ». « C’est tout à fait représentatif de ce qu’on veut instaurer comme relation entre l’Etat et l’industrie », assure-t-on.

Si le constructeur est prêt à mettre la main à la poche et à consentir de telles facilités, c’est qu’il y espère y trouver son compte sur le marché à l’export, évalué à environ 400 appareils entre 2025 et 2030. « Et donc plus tôt ils ont une référence ‘armée française’, plus ils sont susceptibles de vendre », fait valoir le cabinet de la ministre. « Une mise en service au plus tôt, dès 2026, par les forces françaises sera décisive pour l’exportation », a même précisé Mme Parly.

Polyvalent, moderne, incroyablement rapide, le Guépard équipera les trois armées : Terre, Air et Marine. Premières livraisons en 2026. 

« Le lancement du programme HIL sécurise l’activité industrielle du site de Marignane pour les prochaines années. C’est un programme qui irriguera toute la filière aéronautique française, notamment ses PME sur l’ensemble du territoire, puisque 80% des fournisseurs du H160 sont installés en France, principalement dans le sud. Au total, ce sont plus de 2.000 emplois qui seront durablement alimentés en France par l’Hélicoptère Interarmées Léger et ses dérivés à l’export », a aussi souligné la ministre lors de son allocution prononcée sur le site d’Airbus Helicopters.

Par ailleurs, il était à un moment question que les Puma de l’armée de l’Air soient remplacés par des Guépard. Visiblement, ce n’est plus d’actualité puisque la ministre n’a pas évoqué cette éventualité [mais celle du remplacement des Alouette III, Panther, Dauphin, Gazelle et autres Fennec]. Il faut dire que les aviateurs n’y étaient pas très favorables, estimant que des hélicoptères de manœuvre plus imposants conviendraient mieux. Leur ancien chef d’état-major, le général André Lanata, avait ainsi mis en garde contre « un risque afférent à la logique d’homogénéisation des parcs d’hélicoptères » qui reviendrait à « faire un mouton à cinq pattes, sur mesure et coûteux, pour lequel on multiplierait le nombre de kits. »

Pour rappel, lancé en 2009, sous le nom de X4, avec la volonté de développer un appareil susceptible de marquer une « rupture technologique », le H160 bénéficie de 68 innovations technologiques. D’une masse de 5,5 à 6 tonnes, il sera plus silencieux (réduction de 50% du bruit extérieur), plus facile à piloter et moins gourmand en carburant, grâce à l’Arrano 1,100-shp du motoriste Safran Helicopter Engines.

Pour faire du H160 un Guépard, la Direction générale de l’armement [DGA] mène actuellement un travail visant à « préciser les performances et caractéristiques attendues de ce nouvel hélicoptère. » En outre, précise le ministère des Armées, « des études amont, menées en parallèle, devraient faire progresser les technologies spécifiques à certains besoins militaires, dans les domaines de l’avionique et du radar notamment. »

Source : Zone Militaire - Photo : ministère des Armées

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

lundi 13 mai 2019

PASSEX en Mer Rouge : Exercice d'interaction entre les porte-avions Charles de Gaulle et SS John Stennis...

Après avoir renforcé la force Chammal au Levant au titre de la mission Clemenceau, le groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulles [Task Force 473] a quitté les eaux de la Méditerranée orientale pour celles de la mer Rouge. Et, une fois le Canal de Suez passé, il a retrouvé le porte-avions américain USS John Stennis et son escorte, pour un « PASSEX », c’est à dire un « exercice d’interaction » d’autant plus aisé à mener que la Marine nationale et l’US Navy cultivent une forte proximité dans le domaine des opérations aéronavales.

« Nous avons effectué un échange d’officiers, leur commandant des opérations [COMOPS] et leur amiral [le contre-amiral Olivier Lebas, le commandant de la TF 473, nldr] ont passé du temps à bord du John C. Stennis et notre amiral s’est rendu à bord du Charles de Gaulle. […] Nous avons également échangé des officiers d’appontage [comme] les deux porte-avions ont un équipement similaire [catapultes et brins d’arrêt, ndlr] », a expliqué le capitaine de frégate Desobry Bowens, le « CAG-Ops » du porte-avions américain.

Outre ces échanges, ce PASSEX a surtout consisté en une série d’exercices conjoints. Ainsi, les Rafale M et les F/A-18 Super Hornet ont « mené un entraînement au combat et au ravitaillement en vol ». Et les avions français ont également effectué des touch and go sur le pont de l’USS John C. Stennis. Des exercices de nuit ont aussi été au programme.

« Ce PASSEX avec le groupe du John C. Stennis, quelques jours seulement après son entrée en mer Rouge, souligne le retour du Charles de Gaulle à son plus haut niveau », a déclaré le capitaine de vaisseau de Saint Germain, le « pacha » du porte-avions français. « Ce type d’interaction est le meilleur moyen d’accroître notre interopérabilité avec nos allié américain », a-t-il dit, selon le site de l’US Navy.

« Nous ne sommes pas juste deux porte-avions qui se croisent en mer, nous travaillons ensemble », a-t-on fait valoir côté américain.

Ce PASSEX n’est pas le premier de la mission Clemenceau. Début mars, soit peu après avoir appareillé de Toulon, la TF 473 avait en effet rencontré le groupe aéronaval formé autour du porte-avions italien ITS Garibaldi. Pendant deux jours, les deux forces navales « ont réalisé des manœuvres opérationnelles dans de nombreux domaines de lutte ».

Un sous-marin de la Marina Militara tenta de prendre en défaut les capacités anti-sous-marines du groupe aéronaval français tandis que des avions AV-8B Harrier se mesurèrent aux Rafale M dans les airs. Enfin, des exercices impliquèrent la frégate Carabiniere.

« Cette coopération d’opportunité, menée alors que le GAN français poursuit son déploiement, permet de renforcer encore la connaissance mutuelle et l’interopérabilité avec l’Italie, partenaire essentiel de la France et acteur majeur en Méditerranée. Avec les frégates danoise Niels Juel et portugaise Corte Real intégrées au groupe aéronaval français, cette rencontre met en exergue la capacité de partenaires européens à œuvrer ensemble en mer », avait alors souligné la Marine nationale.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 19 avril 2019

FNCV : La Fédération des Combattants Volontaires du Finistère rend hommage aux Marins...

Les membres de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires (FNCV) du Finistère se sont retrouvés pour leur Assemblée Générale le samedi 6 avril 2019 à la Pointe Saint Mathieu pour une cérémonie au mémorial « Aux Marins » afin d’honorer le centenaire de la création de la FNCV. 

La cérémonie fut présidée par l’Ingénieur Général Hors Classe (2S) René Stéphan, Président de l’Association « Aux Marins », en présence des députés Jean-Charles Larsonneur et Graziella Melchior, le conseiller régional Marc Coatanéa, Éric Guellec, représentant le maire de Brest, et Patrick Prunier, adjoint au maire de Plougonvelin. 

Plusieurs anciens combattants furent décorés par le Capitaine de vaisseau (h) Xavier Guilhou, Président de la section du Finistère et administrateur national de la FNCV. Il s’agit du Commando Marine René Musiolik  (Croix du Combattant Volontaire – agrafe Indochine), de M Serge Cadelen  (Croix du Combattant - guerre du Golfe), de M Sébastien Malpart  (Croix du Combattant - Liban, RCA, Ex Yougoslavie) et de M Roger Hudry Clergeon (Médaille Outre-mer / agrafe Tchad). Les insignes de porte-drapeau furent aussi remis officiellement à M Benjamin Lecup .

Puis la cérémonie s’est poursuivie avec le dévoilement au Cénotaphe du portrait de Gérard Quelven, sous marinier mort pour la France, par sa sœur Madame Christiane Martial, chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire et Croix du Combattant Volontaire 39/45 et Indochine. 

 > Retrouvez les actualités de la section sur notre site www.fncv29.fr... 

Merci pour votre appui en termes de communication afin de faire rayonner au niveau national nos modestes contributions du « bout de la terre ».

Source : Xavier GUILHOU

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 13 avril 2019

Armement : L’AirShark 765, « bateau volant » intéresse les forces spéciales françaises

Le SOFINS, salon des forces spéciales organisé tous les deux ans par le Cercle de l’Arbalète au camp de Souge [Gironde] est l’occasion pour les entreprises de présenter leurs dernières innovations susceptibles d’avoir une application concrète pour les opérations spéciales. Tel est le cas de la start-up SEAir.

En effet, cette entreprise, qui a déjà été distinguée par le Cercle de l’Arbalète en remportant le concours SOFLAB, a signé un partenariat avec Sillinger, le spécialiste du bateau pneumatique pliable et semi-rigide à usage militaire. Ce qui a donné lieu au « AirShark 765 », une embarcation pouvant s’élever d’une dizaine de centimètres au-dessus de l’eau, grâce à un système de foils rétractables.

Ce dispositif permet à l’AirShark 765 de stabiliser la gite et le roulis, d’évoluer à la vitesse maximale de 46 noeuds tout en consommant moins de carburant et de réduire les nuisances sonores.

« Les bateaux volants répondent à une véritable problématique de terrain rencontrée par les forces spéciales : diminuer la traumatologie des hommes et préserver le matériel embarqué grâce à la grande stabilité procurée par le vol d’un bateau 20cm au-dessus de l’eau. », fait valoir SEAir. Et d’ajouter : « Le système permet également d’augmenter la vitesse et l’efficacité dans les interventions [stabilité : précision du tir, discrétion : sillage et bruit moteur réduits, autonomie : rayon d’action augmenté grâce à une économie de carburant de 30%].

La mise au point de ce concept demande plusieurs compétences. Ainsi, explique SEAir, le « vol en bateau » nécessite de l’électronique embarquée [capteurs, centrale inertielle, actionneurs d’asservissement] ainsi qu’un boîtier de commande qui « permet une mobilité jusqu’à quatre axes : vertical haut/bas, longitudinal avant/arrière, rotation gauche/droite, pendule extérieur/intérieur. »

Pour fabriquer ses foils, l’entreprise a recours à l’impression 3D, laquelle est « au coeur de son ADN ». Grâce à ce procédé, elle produit des « pièces d’une géométrie complexes tant composites que carbones et bientôt métalliques ».

Pour rappel, les commandos Marine sont actuellement dotés d’embarcations commando à usage multiple embarquable [ECUME] NG, fournies par par Zodiac Milpro.

Source: Zone Militaire - Photo : Sillinger AirShark 765 par SEAir

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 10 avril 2019

Marine nationale : « Terminé, barre et machine » pour la frégate anti-aérienne Cassard

Mars 2019 - La frégate anti-aérienne [FAA] Cassard a accosté à Toulon à l’issue d’un ultime déploiement qui aura duré 4 mois et demi dans l’océan Indien. Et alors que, en 2017, le chef d’état-major de la Marine nationale, l’amiral Christophe Prazuck, avait souligné l’urgence de le remplacer, ce navire a encore rendu de bons et loyaux service lors la mission qu’il vient de terminer.

Ayant appareillé le 31 octobre 2018, le Cassard a contribué à la sécurisation des détroits stratégiques, de Bab el-Mandeb et d’Ormuz, permis une appréciation autonome de la situation au Moyen-Orient et en mer Rouge et pris part aux opérations de la Force opérationnelle combinée 150 [Combined Task Force 150 – CTF-150], mise sur pied au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 pour surveiller les trafics de drogue dans l’océan Indien.

C’est à ce titre qu' en janvier 2019, l’équipage de la frégate a réalisé la saisie – record de 670 kg d’héroïne qui se trouvaient à bord d’un boutre et celle, un mois plus tard, de 2 tonnes de résine de cannabis.

En outre, dans le cadre d’une accord de coopération logistique mutuelle signé par la France et l’Inde en mars 2018 la frégate « Cassard » a effectué une escale « historique » à la base navale de Bombay après avoir intégré le groupe aéronaval constitué autours du porte-avions américain USS John C. Stennis et porté secours à 12 marins indiens dans le pétrolier venait de couler dans le Golfe Persique.

Ce déploiement a en outre été « marqué par de nombreuses activités de coopération dont onze escales et quatre exercices avec des pays alliés et partenaires dans la région », résume l’État-major des armées [EMA].

Comme l’avait donc indiqué l’amiral Prazuck, le remplacement des frégates anti-aériennes était devenu « urgent », malgré les modernisations successives dont elles firent l’objet. Pour autant, l’annonce du retrait du Cassard, en juillet 2018, a été une petite surprise dans la mesure où le navire qui doit lui succéder, c’est à dire « l’Alsace », une frégate multimissions aux capacités de défense aérienne renforcée [FREMM DA], ne sera pas livrée avant 2021.

Cette année, la Marine nationale prévoit également le retrait du service de la frégate anti-sous-marine de type F-70 « Primauguet » [qui termine, aussi, une mission de trois mois dans l’Atlantique Nord]. Cela permettra, avec le désarmement du Cassard, de doubler l’équipage des FREMM Aquitaine et Languedoc, conformément au plan Mercator. Enfin, le sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] Saphir tirera aussi sa révérence.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 21 mars 2019

Marine nationale : Mission CLEMENCEAU - Le porte-avions Charles de Gaulle appareille de Toulon...

Cela faisait plus de deux ans que le porte-avions Charles de Gaulle n’avait plus quitté Toulon et ses environs en raison d’un arrêt technique majeur [ATM], qui aura permis de moderniser son système de combat et ses installations aéronautiques ainsi que de recharger ses chaufferies nucléaires et de vérifier plusieurs points critiques [usine électrique, les catapultes, les lignes d’arbre, et les ailerons de stabilisation].

Désormais, le porte-avions est doté de nouveaux capteurs : le radar SMART-S a remplacé les DRBJ-11B et deux tourelles optroniques EOMS NG pour la surveillance, l’acquisition et la poursuite de cible complètent désormais le système ARTEMIS, qui permet d’assurer une surveillance permanente à 360° des menaces conventionnelles et asymétriques.

Si les radars DRBV-26D [veille air lointaine en bande D, avec portée de 500 km] et l’Arabel [utilisé pour désigner les cibles aux missiles Aster 15, en bande X et d’une portée de 100 km] ont été conservés, les deux DRBN-34 ont été démontés pour mettre à la place des Terma Scanter 6000 pour la navigation.

La fibre optique a remplacé les fils de cuivre et le système d’exploitation naval des informations tactique [SENIT-8] repose sur le protocole IP. Le central opérations a été modernisé avec le remplacement des vieilles consoles par des interfaces dignes de l’époque [écrans plats, claviers, etc…]. Des écrans géants fixés sur les cloisons permettent de suivre la situation en temps réel, de même qu’une table traçante numérique tactile.

Le risque cyber a évidemment été pris en compte, comme l’explique le commandant des opérations [COMOPS] du navire dans les colonnes de la revue Air Fan.

« Les serveurs du porte-avions ont été rénovés et un système de surveillance a été installé pour contenir les cyber-attaques. Il est scindé en plusieurs centres de surveillance armés par des spécialistes formés à détecter et contrer ce type d’attaque. Nous sommes résolument entrés dans une logique de développement de la cyber-résilience à tous les niveaux. Nous avons un noyau de personnes affectées à différents services du bord. Ils s’attachent à vérifier que tous nos systèmes demeurent étanches aux éventuelles tentatives d’intrusion et de perturbation en utilisant des outils spécifiques, des sauvegardes et des techniques avancées », a confié le COMOPS.

Étant que la prédominance des systèmes informatiques, cet accent sur la défense « cyber » d’un navire tel qu’un porte-avions montre que les menaces auxquelles il s’expose désormais ne se limitent plus à une torpille bien envoyée ou à une attaque aérienne…

Après sa sortie du bassin, ses essais en mer et la qualification du groupe aérien embarqué [GAé], le porte-avions Charles de Gaulle, avec 30 Rafale à bord, a terminé sa remontée en puissance en prenant part, en février, à l’exercice FANAL, au cours duquel près de 250 catapultages et appontages ont été effectués.

Désormais fin prêt pour reprendre les opérations, le « Charles de Gaulle a donc appareillé de Toulon, ce 5 mars, pour une mission de 4 mois, appelée « Clemenceau ». Cette dernière, détaille le ministère des Armées, doit lui « permettre de participer aux opérations aéro-maritimes en Méditerranée orientale et au Levant, d’accroître la connaissance des zones traversées, de renforcer la coopération européenne et de nourrir les partenariats stratégiques que la France entretient au Proche et Moyen-Orient, ainsi qu’en océan Indien. »

Malgré la demande de Tokyo de le voir faire une escale au Japon, le groupe aéronaval français ne devrait pas s’aventurer dans les eaux de la mer de Chine méridionale. Du moins n’est-ce pas « prévu »… Il faut dire que cela froisserait Pékin…

En effet, le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, a ainsi récemment reconnu que l’annonce faite par Gavin Williamson, son collègue de la Défense, au sujet d’un déploiement à venir du porte-avions Queen Elizabeth en mer de Chine méridionale avait rendu plus compliquées encore les relations entre Londres et Pékin, alors que les échanges commerciaux sino-britanniques ont atteint un niveau record en 2017.

Quoi qu’il en soit, le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte auront un programme assez chargé, avec une participation à l’opération Chammal au Levant [alors que le califat auto-proclamé par l’État islamique vit ses dernières heures] ainsi qu’à plusieurs manoeuvres aéronavales [Ramsès en Égypte, « Varuna » en Inde et un exercice avec la marine japonaise dans l’océan Indien]. Enfin, il est prévu une escale à Singapour, à l’occasion de la tenue du Shangri-La Dialogue, en juin.

Pour ce déploiement, le « Charles de Gaulle » dispose de 20 Rafale Marine, de 2 E2C Hawkeye [pour le guet aérien], de 2 Dauphin Pedro et d’un hélicoptère NH-90 NFH Caïman. Son escorte [Task Force 743] se compose de la frégate de défense aérienne [FDA] « Forbin », de la frégate multi-missions [FREMM] « Provence », du Bâtiment de commandement et de ravitaillement [BCR] « Marne » et d’un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA]. Deux autres frégates – l’une danoise [Niels Juel], l’autre portugaise [Corte Real] – complètent ce dispositif.

Car, en effet, la TF 473 accueillera, au fil de ce déploiement, d’autres navires, notamment européens. Elle « pourra en effet s’appuyer, en son sein et au cours de différents moments de la mission Clemenceau, sur des bâtiments issus de plusieurs marines étrangères. Ce sont le Portugal, le Danemark, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Australie et les Etats-Unis qui nous rejoignent dans le déploiement du groupe aéronaval », souligne le ministère des Armées.

« C’est d’abord un message européen. Car chaque frégate alliée qui se joint au GAN, chaque hélicoptère qui apponte sur le Charles de Gaulle, c’est une des étoiles de notre drapeau européen. Celles qui, ensemble forment ce cercle parfait, symbole d’unité et de coopération », a commenté Florence Parly, la ministre des Armées, en s’adressant à l’équipage du porte-avions.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 27 décembre 2018

France : Inquiétudes du chef d'état-major des armées sur nos capacités militaires

Malgré la hausse des moyens prévue par la loi de programmation militaire, les forces françaises seraient incapable de se lancer dans un conflit majeur, a assuré le général Lecointre lors d’une audition à l’Assemblée nationale.  

C'est tout le charme des auditions parlementaires à huis clos : on sait quand elles se déroulent, jamais quand le compte-rendu est rendu public. Le compte-rendu de l'audition du chef d'état-major des armées, le général François Lecointre, pourtant effectuée le 18 octobre 2018 devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, n'a ainsi été publié que ces derniers jours. Le contenu valait heureusement l'attente. Le général Lecointre est revenu sur ses propos de la précédente audition, en juillet dernier, qui avaient fait jaser le microcosme militaire. "A l'issue de la période de programmation militaire qui s'ouvre, assurait alors le CEMA, notre armée ne sera plus éreintée, sous-équipée, sous-dotée et sous-entraînée comme aujourd'hui. Mais elle restera une armée des "dividendes de la paix", une armée de temps de paix".

Trois mois après, le chef d'état-major des armées assure qu'il ne réemploierait pas le terme d'"armée de temps de paix". Mais si les termes évoluent un peu, le constat est le même : "Nous sommes une armée de temps de crise, mais pas de temps de grande conflictualité, résume le général Lecointre. Nous ne sommes pas en mesure, et nous n'avons pas de scénario prévoyant d'être engagés dans une guerre inter-étatique massive." Quelques lignes plus loin, le CEMA enfonce le clou. "Nous sommes attentifs à la brutalisation du monde, à ce qui peut se passer demain, mais aujourd'hui je n'ai pas de scénario qui permette de faire face à un conflit de masse."

Le redressement prendra du temps

Certes, la loi de programmation militaire, présentée comme une "LPM de reconquête" par le ministère des armées, est très positive, salue le général Lecointre. La LPM prévoit une hausse du budget de défense de 1,7 milliard d'euros par an jusqu'à 2022, et de 3 milliards d'euros par an de 2023 à 2025, pour atteindre 50 milliards d'euros en 2025, soit environ 2% du PIB. Mais le CEMA souligne que cette remontée en puissance financière mettra du temps pour donner ses pleins effets. "L'avantage que nous aurons, à la fin de l'exécution de la loi de programmation, sera d'être une armée reconstituée, ayant préservé une base industrielle et technologique de défense de très haut niveau et capable, si nécessaire – si des signes nous laissaient à penser que nous allions vers un conflit majeur –, d'effectuer un effort de montée en puissance majeure, indique le général Lecointre.  Mais, je le répète, nous n'en sommes pas là, nous n'imaginons pas aujourd'hui que cela puisse arriver."

Quelles forces doit pouvoir déployer la France en cas de conflit ? La loi de programmation militaire 2019-2025, votée en juillet dernier, définit, dans son rapport annexé, un "contrat opérationnel" pour les armées, qu'elles doivent être capables d'honorer à l'horizon 2030. Dans le cas d'une opération de "coercition majeure", l'armée devra pouvoir déployer "jusqu'à 2 brigades interarmes représentant environ 15 000 hommes des forces terrestres", qui doivent pouvoir mettre en œuvre 140 chars Leclerc, 130 blindés de reconnaissance et de combat Jaguar, 800 véhicules de combat d'infanterie, 64 hélicoptères et 48 canons Caesar.

Force de réaction immédiate

L'armée de l'air doit être en mesure de déployer 45 avions de chasse, 9 avions de transport stratégique et de ravitaillement, 16 avions de transport tactique, 4 systèmes de drones armés, jusqu'à 4 avions légers de surveillance et de reconnaissance (ALSR), avec deux à trois bases aériennes projetées comme la base H5 de Jordanie utilisée actuellement pour l'opération Chammal au Levant. La marine, elle, doit pouvoir déployer une force navale composée du porte-avions avec son groupe aérien, ainsi que 2 bâtiments de projection et de commandement, jusqu'à 8 frégates, 2 sous-marins nucléaires d'attaque de type Barracuda, 5 avions de patrouille maritime et des moyens de guerre des mines et de ravitaillement à la mer.

Parallèlement, pour faire face à une opération urgente, la LPM prévoit une force interarmées de réaction immédiate (FIRI) de 2 300 hommes projetables sur très court préavis. Cette force, dotée de blindés, hélicoptères, d'une dizaine d'avions de chasse et de tous les moyens de soutien nécessaires, doit être projetable à 3 000 km dans un délai de 7 jours. Avant ce délai, la France doit être capable d'effectuer des frappes en profondeur par des moyens aériens et navals. La FIRI doit pouvoir être renforcée à hauteur de 5 000 hommes sous 30 jours, équipés de moyens complémentaires,  dont des systèmes de missiles sol-air SAMP/T et des drones de surveillance.

Dépendance américaine

Si ces moyens peuvent paraître impressionnants sur le papier, ils ne suffiraient pas pour un conflit majeur, un scénario qu'il serait bien imprudent d'exclure totalement. En juillet dernier, le général Lecointre soulignait ainsi que la "LPM ne nous permettra pas d'être une armée susceptible d'être engagée seule dans un conflit majeur en Europe centrale, par exemple". Une telle intervention, soulignait-il, ne serait possible que "dans le cadre de l'Otan et avec un soutien massif des États-Unis."

Source : Vincent Lamigeon

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.


* * *


dimanche 16 décembre 2018

Dispositions statutaires : Du nouveau pour les militaires en activité et leurs soldes

= INFORMATION =

Au journal officiel du 9 décembre 2018 est paru le décret n° 2018-1099 du 7 décembre 2018 qui fixe les modalités de reclassement consécutives à la transposition du protocole relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations applicables aux sous-officiers et officiers mariniers de carrière des armées et du soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale et à certains sous-officiers et personnel militaire de rang équivalent. 

Ce décret ainsi que les dispositions réglementaires qu'il modifie peuvent être consultés sur le site Légifrance :

La FNCV vous souhaite de bonne fêtes de fin d'année ;-)

Source : Infos FNCV

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.


* * *


mercredi 21 novembre 2018

Armement : Le MMP, Missile Moyenne Portée, évalué par les commandos marine

Au cours de l'été 2018, le site Mer et Marine avait indiqué que le Missile Moyenne Portée [MMP], développé par MBDA afin de remplacer les missiles Milan, Javelin, HOT et autres ERYX utilisés par l’armée de Terre, pourrait être utilisés à d’autres fins que les opérations purement terrestres. Comme dans le domaine maritime, où, par exemple, il serait employé contre des défenses côtières.

D’où la campagne d’évaluation réalisée à Djibouti entre le 25 août et le 22 septembre. Ainsi, apprend-on via une brèves de l’État-major des armées [EMA], l’objectif était de vérifier l’emploi du système d’armes MMP [SA-MMP] en milieu semi-désertique avant son déploiement prochain dans la bande sahélo-saharienne [BSS] au titre de l’opération Barkhane. Mais pas seulement.

En effet, il s’est également agi d’effectuer des tirs de ce missile depuis une Embarcation commando à usage multiple embarquable [ECUME] de la Force maritime des fusiliers marins et commandos [FORFUSCO]. En clair, les commandos (de) marine étaient à la manoeuvre.

Au total, et sous l’égide de la Section technique de l’armée de Terre [STAT], de la Direction générale de l’armement [DGA] et de MBDA, 9 tirs ont été réalisés, dont 2 depuis une ECUME (un premier tir de la mer vers la terre et un second de la mer vers la mer). Tous ont atteint leur cible.

« Les résultats confirment la fiabilité du système d’armes en environnement chaud ainsi que ses performances au cours de scénarios de tirs opérationnels », s’est félicité l’EMA. Ce qui ouvre la voie à une déploiement du SA-MMP au Sahel « dans les prochaines semaines ».

Cette évaluation réussie laisse entrevoir des perspectives intéressantes pour les opérations « spéciales » des commandos marine, au regard des performances du MMP, dont la portée peut atteindre les 5 km.

Pour rappel, conçu avec des matériaux légers qui réduise sa masse à seulement 15 kg (plus 11 kg avec le poste de tir), ce missile, dit de 5e génération, est muni d’une charge militaire polyvalente et d’un autodirecteur bi-bande visible/infrarouge non refroidi, ce qui lui permet d’atteindre les cibles chaudes ou froides. Il utilise plusieurs technologies, dont la charge multi-effets, la liaison de données haute performance par fibre optique, le traitement d’image, les interfaces homme-machine, etc. Très précis, sa trajectoire peut être modifiée en cours de vol par le tireur, ce qui réduit le risque de dommage collatéral.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

- page 1 de 10