FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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dimanche 2 septembre 2018

Mauritanie : Une patrouille militaire attaquée par un groupe armé près de la frontière avec le Mali

Depuis la période 2005-2011, la Mauritanie a été épargnée par les attaques terroristes alors que, à partir de 2012, les groupes jihadistes étendaient leur influence dans le nord du Mali. Efficacité des mesures sécuritaires et militaires prises par Nouakchott ? Ou est-ce l’un des effet d’un pacte de « non-agression » passé par le pouvoir mauritanien avec al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), révélé par des documents saisis par les forces spéciales américaines dans le repaire pakistanais d’Oussama ben Laden, en mai 2011?

Si Nouakchott a démenti tout accord passé avec AQMI, il n’en reste pas moins que certains faits demeurent troublants, comme la libération, en août 2015, de Sanda Ould Bouamama, l’un des principaux responsables jihadistes dans le nord du Mali et porte-parole du groupe Ansar Dine jusqu’en 2013… Quant au chef d’AQMI pour la Mauritanie, Khadim Ould Semane, condamné à la peine capitale en 2010, il est toujours en vie. Du moins aux dernières nouvelles...

Cela étant, l’armée mauritanienne prend régulièrement part à des opérations transfrontalières avec la force française Barkhane, comme en décembre 2017, afin de « perturber les déplacements et les approvisionnements des groupes armés terroristes ». Et la Mauritanie contribue à la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), désormais commandée par l’un de ses officiers, en l’occurrence le général Hanena Ould Sidi, un spécialiste du renseignement militaire.

La nomination de ce dernier à la tête de cette force conjointe, décidée en juillet, est-elle l’une des raisons de l’attaque subie par une patrouille de l’armée mauritanienne, près de la frontière nord-est avec le Mali ?

En effet, le 10 août, des militaires mauritaniens ont eu un accrochage avec « des ennemis infiltrés », dans les environs de la localité de Chegatt. « L’affrontement a entraîné la mort de deux assaillants et la blessure de quelques autres, tandis que deux soldats ont été blessés et évacués pour prise en charge », a indiqué un communiqué de l’état-major mauritanien.

L’attaque a été menée « à un point situé à l’extrême nord-est de la frontière mauritano-malienne », a ajouté ce dernier, précisant qu’elle avait visé une « patrouille de la deuxième région militaire » du pays.

« Des renforts des forces terrestres et aériennes ont été déployés pour ratisser la zone », a conclu l’état-major mauritanien.

La Mauritanie appartient au fuseau « ouest » de la Force conjointe du G5 Sahel. Elle doit y déployer un bataillon (un second sera fourni par les forces armées maliennes).

« Nos priorités sont toutes les frontières de la Mauritanie. Nous agissons sur toutes ces frontières, aussi bien maritimes que terrestres. L’armée malienne évolue tout au long de la frontière et l’armée mauritanienne le fait aussi de son côté. On fait en sorte que les soldats avancent de façon simultanée. À la fin de l’opération, une rencontre se fait pour faire le point », a récemment expliqué général Ould Sidi, dans un entretien donné au Point.

Source : Zone Militaire

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jeudi 30 août 2018

Mali : 50 militaires estoniens sont arrivés à Gao pour renforcer la force française Barkhane

Après les quatre hélicoptères de transport CH-47 Chinook de la Royal Air Force, un détachement de 50 militaires estoniens est arrivé à Gao, au Mali, le 6 août 2018, afin de renforcer la force française Barkhane.

« Concrétisation de la volonté de l’État balte d’assister la France dans sa lutte contre les groupes armés terroristes, les soldats ont été accueillis par le colonel Jean de Monicault, commandant le groupement tactique désert infanterie [GTD-I] ‘Altor’ auquel ils seront rattachés », a précisé l’État-major des armées [EMA] dans son dernier compte-rendu des opérations en cours.

Le détachement estonien est issu du bataillon d’infanterie légère « Scoutspataljon » de Paldiski. Dans un premier temps, ces soldats vont s’acclimater aux conditions maliennes (avec la saison des pluies et les fortes températures). Puis il entameront leur mission qui vise à protéger les installations de la force Barkhane à Gao. Pour cela, ils sont dotés de quatre véhicules blindés Patria Pasi XA-188.

Le déploiement, pour un mandat d’un an, de ce détachement du « Scoutspataljon » a été décidé « à l’invitation du Mali, en liaison avec la France.

Même si ses moyens militaires sont restreints par rapport à d’autres membres de l’Union européenne et de l’Otan, Tallin s’affirme comme un allié sur lequel il est possible de compter. En 2014, alors que l’opération Sangaris battait son plein en Centrafrique, l’Estonie avait été l’un des rares pays européens à fournir un détachement à l’opération européenne EUFOR RCA, alors que la génération de forces n’avait pu être bouclée que grâce à une importante contribution de la Géorgie [non membre de l’UE, ndlr].

Par ailleurs, en 2017, la France a envoyé un sous-groupement tactique interarmes en Estonie, dans le cadre de la mission Lynx et de la présence avancée renforcée de l’Otan sur le flanc oriental. Actuellement, quatre Mirage 2000-5 de l’EC 1/2 Cigognes assurent la surveillance de l’espace aérien estonien depuis la base d’Amari.

Source: Zone Militaire - Photo : EMA

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mercredi 11 juillet 2018

Côte d'Ivoire : Mort d'un soldat français, un autre blessé dans le crash d'un hélicoptère

Un soldat français a été tué et un autre grièvement blessé mardi dans le crash d'un hélicoptère militaire près d'Abidjan. L'hélicoptère français e type Gazelle s'est écrasé vers 17 heures à Modeste, un village situé à une dizaine de kilomètres à l'est de la capitale économique ivoirienne, tout près de la côte.

Selon un source militaire française qui s'exprime sous couvert d'anonymat, l'hélicoptère appartient aux Forces françaises en Côte d'Ivoire (FFCI), qui disposent d'une base importante près de l'aéroport d'Abidjan, toujours selon cette source. On ignore dans l'immédiat les causes de l'accident.

Une base militaire utilisée dans le lutte contre les groupes djihadistes au Sahel

Les FFCI comptent environ 950 hommes, et constituent la principale base française sur la façade atlantique africaine. Cette base militaire est utilisée notamment dans le cadre de l'opération Barkhane de lutte contre les groupes djihadistes au Sahel.

Le 14 octobre 2017, un avion de transport affrété par l'armée française s'était abimé en bord de mer près de l'aéroport d'Abidjan, tuant quatre Moldaves et blessant quatre Français et deux Moldaves à bord.

Source : 20minutes.fr - Photo AFP

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mardi 10 juillet 2018

Barkhane : 15 jihadistes mis hors de combat lors d’une opération franco-malienne

En coordination avec une opération de la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S] dans la zone transfrontalière située entre le Mali et le Niger, l’activité de la force française Barkhane a été particulièrement intense au cours de ces derniers jours.

Alors qu’elle poursuit son effort aux côtés de l’armée malienne dans le secteur de Ménaka, c’est à dire dans la région dite des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso), deux escadrons du Groupement tactique désert blindé (GTD-B), armé par le 1er Régiment de Hussards Parachutistes (RHP), ont été engagés au Niger pour appuyer une compagnie et deux sections nigériennes pour une opération de contrôle de zone et de reconnaissance.

Dans le même temps, Barkhane appuie également l’armée malienne dans le cadre de l’opération « Bani Fonda », menée dans le Gourma malien. C’est au cours de cette dernière que, le 22 juin, un groupe armé terroriste [GAT] a été débusqué dans une zone boisée située dans le secteur d’Inabelbel, dans la région de Tombouctou.

« Un vingtaine de terroristes ont engagé un détachement formé par une section commando malienne opérant aux côtés d’un détachement de Barkhane », raconte l’État-major des armées [EMA], dans son compte-rendu hebdomadaire des opérations.

La riposte a été immédiate. Des hélicoptères [Tigre] et des Mirage 2000 ont été sollicités pour fournir un appui aux troupes au contact. « Au bilan, l’action a permis la mise hors de combat d’une quinzaine de terroristes et la saisie ou la destruction de nombreux matériels, dont deux pick-up et 6 motos, des munitions et de l’armement lourd et léger (RPG et AK-47), détaille l’EMA.

Depuis le début de l’année, la force Barkhane a infligé de lourdes pertes au différents groupes jihadistes qui sévissent dans la bande sahélo-saharienne [BSS] et en particulier au Mali. En février, elle a éliminé plusieurs cadres de haut rang d’Ansar Dine, qui fait partie Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn – JNIM] ainsi que plusieurs « experts » liés à al-Qaïda au Maghreb islamique [AQMI]. Dans la région dite des trois frontières, elle a neutralisé plusieurs dizaines de membres de l’État islamique au Grand Sahara [EIGS].

Par ailleurs, l’activité aérienne de Barkhane reste soutenue, avec au cours de la dernière semaine, 51 sorties « transport », 45 sorties « chasse » et 24 sorties dédiés au renseignement/surveillance [ISR] ainsi qu’au Ravitaillement en vol. Pour comparer, l’activité « chasse » de l’opération Chammal, en Irak et en Syrie, s’est limitée à seulement 15 sorties au cours de la même période.

Source : Zone Militaire - Photo AFP

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mardi 3 juillet 2018

Mali : Attaque «terroriste» contre les soldats français de Barkhane à Gao

Nouvelle attaque dans le Sahel. Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés ce dimanche par une attaque « terroriste » dans la région de Gao, dans le centre-nord du Mali, ont indiqué des sources militaires occidentale et malienne.

« Des militaires français de l’opération Barkhane sont tombés ce dimanche dans une embuscade tendue par des terroristes à la sortie qui mène vers la localité de Bourem », a déclaré la source militaire occidentale. Une source militaire malienne a confirmé cette information.

« Une voiture piégée conduite par un kamikaze »

Une habitante de Gao a déclaré de son côté que « c’est une patrouille de l’opération Barkhane qui a été visée par une voiture piégée conduite par un kamikaze (…) de Gao ». « Très vigilant, un blindé lui a barré la voie et le véhicule kamikaze s’est fait exploser », a déclaré Fatouma Wangara, ajoutant que des hélicoptères de la force Barkhane survolaient le ciel au-dessus de Gao.

« Le périmètre de l’attaque a été complètement bouclé par les militaires français », a indiqué un jeune habitant de Gao, ajoutant que des blessés ont été acheminés à l’hôpital de Gao.

Cette attaque survient alors que le sommet de l'Union africaine s'est ouvert dimanche à Nouakchott, deux jours après un attentat suicide perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force conjointe du G5 Sahel lancée en 2017, qui a fait trois morts, dont deux militaires de cette force.

Source : AFP et 20 Minutes

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Ndlr : Bilan : quatre morts côté civils et quatre militaires français sérieusement blessés.

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vendredi 29 juin 2018

Mali : Retrait des hélicoptères allemands Tigre de la MINUSMA sans avoir été remplacés

Régulièrement, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, déplore, comme le fit son prédécesseur, Ban Ki-moon, le déficit en hélicoptères de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA]. Et cette situation ne va pas s’arranger, alors que le pays va entrer en période électorale et que la saison des pluies approche.

En effet, l’Allemagne vient de retirer ses hélicoptères Tigre et NH-90 qu’elle avait déployés à Gao [centre du Mali] afin de remplacer les AH-64 Apache et les CH-47 Chinook néerlandais en 2016. La Belgique, qui a également engagé des NH-90 au titre de la MINUSMA, va en faire autant.

Pour mesurer l’ampleur de la perte que cela représente, il suffit de jeter un œil sur l’activité des hélicoptères allemands. Ainsi, en 18 mois, les NH-90 de la Bundeswehr ont assuré 154 missions et accumulé 992 heures de vol. Ils ont permis l’évacuation de 43 blessés.

Quant aux Tigre, ils ont assuré 182 missions (et 78 vols d’entraînement), soit un total de 1.358 heures de vol. Leurs missions ont consisté à apporter un appui aérien rapproché quand les Casques bleus étaient accrochés par des groupes armés terroristes, à surveiller les routes importantes et à escorter les convois de la MINUSMA. Cependant, ils n’ont pas eu à ouvrir le feu, les « démonstrations de force » [Show of Force] ayant été suffisantes pour dissuader d’éventuels assaillants.

Malheureusement, la Bundeswehr a perdu deux des siens lors de la chute d’un Tigre, au nord de Gao, le 30 juillet 2017. L’enquête visant à déterminer exactement les causes de cet accident est toujours en cours.

Normalement, ces hélicoptères seront remplacés par deux CH-47 Chinook et quatre Bell CH-146 « Griffon » canadiens, conformément à une annonce faite par Ottawa au printemps dernier. Et malgré le fait que l’ONU ait pressé le Canada pour accélérer leur déploiement, ces appareils ne devraient pas être disponibles avant le mois d’août.

Qui plus est, même avec cet engagement canadien, le compte n’y sera toujours pas. « Le Canada a promis de nous fournir six hélicoptères, alors que notre déficit d’appareils est de 12 », ainsi indiqué, en avril, Mahamat Saleh Annadif, l’émissaire des Nations unies au Mali. En outre, les CH-146 « Griffon » n’apporteront pas la même puissance de feu qu’un Tigre ou qu’un AH-64 Apache…

Source : Zone Militaire - Photo © Bundeswehr

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mardi 26 juin 2018

Logistique : un A 400 M français transporte directement un hélicoptère Tigre au Mali

Jusqu’à présent, pour acheminer un hélicoptère d’attaque Tigre de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] au Mali, il fallait souvent recourir à un gros porteur de type Antonov AN-124, via le contrat SALIS de l’Otan ou une procédure dite « à bons de commande ». L’appareil prenait ensuite la direction de Niamey [Niger], avant d’être convoyé vers Gao [Mali], où est basé le groupement aéromobile de la force Barkhane. En un mot, c’était à la fois compliqué et long.

Depuis le 6 juin 2018, les choses sont beaucoup (et théoriquement) plus simples. En effet, pour la première fois, un A400M Atlas de l’armée de l’Air a directement acheminé un hélicoptère Tigre au groupement tactique désert-aérocombat de la force Barkhane [GTD-A], qui, d’après l’État-major des armées [EMA] attendait cet appareil « impatiemment. »

« En déchargeant directement l’hélicoptère sur sa zone d’opérations, l’A400M Atlas a permis au GTD-A de gagner des délais opérationnels précieux pour la force en s’affranchissant de ces nombreuses contraintes », souligne ainsi l’EMA.

Cette « manœuvre » a toutefois demandé une dizaine d’heures de travail aux mécaniciens du 1er Régiment d’Hélicoptères de Combat (RHC) de Phalsbourg – envoyés à la BA 123 d’Orléans pour l’occasion – pour préparer le voyage de ce Tigre. Il leur a en effet fallu retirer ses pales, ses ailettes et sa tourelle pour permettre aux personnels de l’escale aérienne de l’installer et surtout de l’arrimer correctement dans la soute de l’A400M.

« À l’ouverture de la trappe arrière de l’A400M Atlas, les personnels du transit et les mécaniciens ont pu immédiatement entamer les manipulations nécessaires pour extraire le Tigre puis le remonter directement dans les ateliers du groupement aérocombat », explique l’EMA. Ce qui fait, là aussi, gagner du temps dans la mesure où l’appareil est prêt à participer aux opérations peu de temps après avoir été livré.

« Cette opération interarmées réussie a largement démontré toute la plus-value qu’apporte l’A400M Atlas aux opérations extérieures par sa capacité à atterrir en provenance directe de la métropole avec de fortes charges sur des pistes de tailles réduites ou sommaires  », s’est félicité l’EMA. Ce mode opératoire est sans doute appelé à devenir plus fréquent… sous réserve d’une amélioration notable (et pérenne) du taux de disponibilité des Atlas.

L’A400M peut transporter une charge maximale de 37 tonnes (25 tonnes sur 4.500 km, 17 tonnes sur 5.800 km). La masse à vide d’un hélicoptère Tigre est d’environ 3 tonnes.

Cela étant, ce n’est pas la première fois qu’un Tigre de la force Barkhane voyage à bord d’un A400M : cela a en effet été le cas en avril 2016… un appareil du 5e RHC ayant été rapatrié de Gao vers Pau.

Source : Zone Militaire - Photo © EMA Etat-major des armées

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vendredi 1 juin 2018

Niger : Mort de quatre commandos américains par manque de préparation !

Manque de préparation et  négligences expliquent la mort de quatre commandos américains dans une embuscade au Niger...

Le 4 octobre 2017, une patrouille conjointe composée d’une dizaine de commandos des forces spéciales de l’US Army et soldats nigériens tombait dans une embuscade tendue par une centaine de combattants de l’État islamique au grand Sahara (EIGS) dans les environs immédiats du village de Tongo Tongo, près de la frontière séparant le Niger du Mali. Le bilan de cette attaque sera de 8 tués, dont 4 militaires américains.

Plus de six mois après les faits, le Pentagone a publié un résumé de 8 pages sur les 3.600 que compte le rapport d’enquête rédigé par le général Roger L. Cloutier Jr., le chef de l’état-major de l’US AFRICOM, le commandement américain pour l’Afrique.

Tout d’abord, l’officier a souligné que « de nombreux actes de bravoure se sont produits ce jour-là », comme ceux du sergent La David Johnson, tué « en engageant activement l’ennemi » et en se « battant jusqu’à la fin ». Son corps ne sera retrouvé que 48 heures après l’attaque.

Aucun des quatre commandos américains du 3rd Special Forces Group n’a été capturé : ils ont été «tués au combat », après avoir « subi des blessures immédiatement mortelles ou rapidement mortelles», indique le rapport.

En mars, l’EIGS avait diffusé une vidéo de l’embuscade de Tongo Tongo. Selon le résumé qui en fut fait, elle montrait trois militaires américains, isolés, tomber un à un sous les balles des terroristes. L’un d’eux, a priori sérieusement touché, fut « achevé » par un terroriste. À l’époque, le Pentagone s’était insurgé contre la diffusion de ce film qui mêlait les images des caméras installées sur les casques des soldats américains à des séquences filmées par les jihadistes.

Quoi qu’il en soit, les commandos américains n’auraient jamais dû se trouver dans une telle situation, étant donné qu’ils n’avaient pas été suffisamment préparés pour la mission qui leur fut assignée, qui plus est conduite dans une région où 46 attaques avaient été signalées par les Nations unies.

Cette mission consistait à « trouver/surveiller et, si possible, capturer » un responsable de l’EIGS, en l’occurrence un certain Doundoun Cheffou, soupçonné d’être impliqué dans le rapt de Jeffrey Woodke, un travailleur humanitaire américain enlevé dans la région de Tahoua, en octobre 2016.

Or, les Bérets verts avaient été envoyés à Ouallam pour former des soldats nigériens et leur fournir une assistance en matière de contre-terrorisme. Mais seulement la moitié d’entre-eux avaient reçu « un entraînement collectif », affirme le rapport du Pentagone. En outre, aucun exercice n’avait été préalablement conduit avec les forces nigériennes.

Qui plus est, une telle mission n’aurait jamais dû être approuvée dans la mesure où sa description [concept des opérations, ou CONOPS] n’était qu’un copier-coller d’une autre menée précédemment. Ce qu’un « manque d’attention dans les détails » n’a pas permis de détecter, souligne le rapport. En outre, le niveau de commandement à qui elle a été adressée n’était pas approprié.

Aussi, insiste l’enquête du général Cloutier Jr, tous ces éléments « ont contribué à un manque général de prise de conscience de la situation et de supervision de la part du commandement à tous les échelons. » Il s’agit d’une combinaison « d’erreurs et de faiblesses individuelles, organisationnelles et institutionnelles », conclut le rapport.

Le bilan de l’embuscade de Tongo Tongo aurait pu être bien plus lourd sans l’intervention des forces françaises. Ces dernières ont reçu une demande d’appui aérien 53 minutes après le début des combats. Une patrouille de Mirage 2000 est arrivée 47 minutes plus tard. Ne pouvant pas intervenir directement étant donné la confusion sur le terrain, les pilotes français ont fait un « show of force » [démonstration de force], consistant à réaliser des passages à très basse altitude (au niveau de la cîme des arbres), lesquels ont contraint les jihadistes à prendre la fuite.

Source: Zone Militaire

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mercredi 2 mai 2018

Mali : Attaques jihadistes à Menaka. Une quarantaine de civils tués...

Le Mouvement pour le salut de l’Azawad, un groupe armé pro-Bamako, associé au GATIA (Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés), a annoncé avoir appris « avec consternation l’assassinat de 43 personnes de la communauté Idaksahak lors de deux raids menés par des hordes de malfrats armés sur les campements d’Aklaz le 26 avril et Awakassa le 27 avril », dans la région de Menaka.

« Il y a eu 43 morts en deux jours, tous des civils, d’une même communauté », a confirmé un responsable tribal joint à Menaka par l’AFP. « Nos combattants sont en train de détruire leurs bases et les anéantir. Ils viennent s’en prendre gratuitement aux civils innocents », a-t-il ajouté.

Le gouverneur de Ménaka, Daouda Maïga, a donné plus de précisions. « Les 26 et 27 nous avons eu deux attaques. Une au sud-est d’Andéramboukane, dans un endroit appelé Akliz, et le 27, une au nord-est d’Infoukaretane, dans un site appelé Wakasa. Pour la première attaque du côté d’Andéramboukane, on parle d’entre 6 et 9 tués. Et pour la seconde, les sources s’accordent à 31 tués, sur le site même, par des éléments supposés de l’État islamique, que tout le monde caractérise de ‘Peuls à moto' », a-t-il expliqué, selon des propos rapportés par RFI.

Source : Zone Militaire

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mercredi 18 avril 2018

OPEX : 22.500 heures de vol pour l'Armée de l'Air sur les théâtres d'opérations extérieures en 2017...

Comme en 2016, l’année 2017 aura été intense pour l’armée de l’Air. Ainsi, que ce soit au Levant (Chammal), au Sahel (Barkhane) et l’Europe de l’Est (mesures de « réassurance » de l’Otan), cette dernière a affectué au moins 22.500 heures de vol, ce qui correspond à plus de 3.800 missions. Et encore, ces chiffres de prennent pas en compte les sorties effectuées par les avions de transport, leur activité se mesurant en nombre de tonnes acheminées sur les théâtres d'opération Chammal, les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie (base H5) et aux Émirats arabes unies (BA 104 d’al-Dhafra) ont assuré 1.581 missions contre l’État islamique (EI ou Daesh), soit 8.000 heures de vol. Au total, 424 munitions ont été tirées.

Pour rappel, l’année 2017 a notamment été marquée par les batailles de Mossoul, de Tal Afar, de Hawijah, de Tabqah et de Raqqa. Maintenant que l’organisation jihadiste a été considérablement affaiblie, du fait de la perte de la majeure partie des territoires qu’elle contrôlait l’activité « chasse » s’est réduite. Ainsi, selon le dernier compte-rendu des opérations, 26 sorties aériennes ont été assurées entre le 14 et le 20 mars et une seule frappe a été réalisé dans la région d’Abou Kamal, en Syrie.

Outre les Rafale, l’E3-F AWACS (commandement et contrôle) et le C-135FR (ravitaillement en vol), ponctuellement engagés dans l’opération Chammal, ont respectivement effectué 285 et 473 heures de vol au total.

Comme l’année précédente, le Sahel demeure le théâtre où l’armée de l’Air est la plus active, avec 2.140 missions, ce qui a représenté 13.500 heures de vol. Dans le détail, les 8 Mirage 2000 déployés sur ce théâtre sont intervenus à 189 reprises contre des groupes armés terroristes (GAT), pour des missions d’appui aérien rapproché, de démonstration de force et de frappes planifiées. Le document [.pdf] du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) qui donne ce bilan ne précise pas le nombre de munitions tirées.

Environ la moitié de ces 13.500 heures de vol ont été effectués par les 5 drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper de l’escadron 1/33 Belfort, mis en oeuvre depuis Niamey, au Niger. Ces appareils sont restés en l’air pendant 5.700 heures (ou 237 jours) pour surveiller 5.260 objectifs au cours de 390 missions. De quoi alimenter la base de données « Fusion Opérationnelle de Renseignement Géospatial » (à ce sujet, le nombre de données traitées a bondi de 350% par rapport à 2016).

Quant aux avions ravitailleurs C-135FR, ils ont fourni 5.400 tonnes de carburant aux Mirage 2000 au cours de 350 missions (soit 1.900 heures de vol). Pour rappel, dans ce domaine, l’armée de l’Air bénéficie d’un soutien permanent fourni par les États-Unis et, dans une moindre mesure, l’Espagne.

Le bilan du CDAOA ne donne pas le détail de l’activité de l’aviation de transport. Si ce n’est qu’il y est précisé que 6.260 tonnes de fret ont été acheminés et que 40.000 militaires ont été transportés (soit 10.000 de plus qu’en 2016). L’activité des hélicoptères de l’armée de l’Air n’est pas non plus précisée, ni celle des C-160 Transal Gabriel, utilisés pour la collecte du renseignement d’origine électromagnétique (ROEM) et image (ROIM), si ce n’est qu’ils ont effectué 490 heures de vol au-dessus de la bande sahélo-saharienne.

Visiblement, les Transal Gabriel n’ont pas chômé en 2017 puisque l’un des deux appareils de ce type en service dans l’armée de l’Air a assuré deux campagnes de recueil de renseignement en Europe de l’Est, l’une à partir de la Roumanie (mer Noire), l’autre depuis la Lituanie (mer Baltique).

À noter qu’un E-3F Awacs a effectué 14 missions en Pologne et en Roumanie et que deux Mirage 2000D ont assuré trois sorties en mer Noire et en mer Baltique.

Le document du CDAOA, s’il précise évidemment le nombre de missions liées à la sûreté aérienne ou au service public (30 vies sauvées par les moyens SAR – Search & Rescue), ne donne pas le nombre d’heures de vol effectués au titre du soutien aux exportations (Soutex).

Source : Zone Militaire / Photo : Armée de l’air

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dimanche 15 avril 2018

Mali : Attaque contre les forces françaises et les casques bleus, au moins un mort, plusieurs blessés...

Les Casques bleus et la force Barkhane ont été la cible de tirs de roquettes et d'assaillants déguisés à bord de véhicules piégés, faisant au moins un mort.

Une attaque « sans précédent » contre les forces françaises

Le dernier bilan fait état d'un mort et d'une vingtaine de blessés. Des tirs de roquettes, des assaillants déguisés en Casques bleus montés à bord de véhicules piégés, des échanges de coups de feu : les camps de la Minusma et de la force Barkhane à Tombouctou ont été la cible samedi d'une attaque « sans précédent » qui a fait au moins un mort et une vingtaine de blessés. L'assaut s'est produit peu après 14 heures (GMT et locales) sur le site aéroportuaire de cette ville légendaire du nord du Mali où sont cantonnés des Casques bleus de la Minusma et des hommes de l'opération française Barkhane. Alors que les deux camps essuyaient une « dizaine de tirs de roquettes », des hommes portant des Casques bleus ont tenté de « s'infiltrer » dans la zone militaire à bord de deux véhicules piégés, a précisé dans un communiqué le ministère malien de la Sécurité.

L'un des véhicules portait les couleurs des Forces armées maliennes (FAMas) et l'autre le sigle « UN » des Nations unies. Le premier « a explosé », tandis que le second « a pu être immobilisé ». Selon la Minusma, un de ses Casques bleus a été tué lors d'« échanges de tirs ». Une dizaine d'autres ont été blessés. Le ministère malien a indiqué que l'attaque avait également fait une « dizaine » de blessés « côté Barkhane ». « Les combats ont pris fin vers 18 h 30 », plus de quatre heures après leur début, selon le ministère. Bamako et la Minusma ont assuré que la situation était à nouveau « sous contrôle ». Sur Twitter, la force de l'ONU a évoqué une « importante attaque complexe » associant « mortiers », « échanges de tirs » et « attaque au véhicule suicide ».

« C'est la première fois qu'il y a eu une attaque de cette envergure contre la Minusma à Tombouctou », a relevé une source sécuritaire étrangère. « C'est une attaque qu'on n'avait jamais connue », a confirmé un responsable du gouvernorat de Tombouctou.

Renforts attendus

Déployée au Mali en juillet 2013, la Minusma, qui compte environ 12 500 militaires et policiers, est actuellement la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines. Elle avait, avant l'attaque de samedi, perdu plus de 160 Casques bleus, dont 102 dans des actes hostiles, ce qui représente plus de la moitié des soldats de l'ONU tués sur cette période dans le monde. Elle doit recevoir dans les prochains mois des renforts canadiens, Ottawa ayant annoncé le 19 mars sa décision de déployer pendant un an une force d'appui aérienne avec des hélicoptères et des Casques bleus. Des groupes liés à Al-Qaïda ont dicté leur loi dans le nord du Mali de mars-avril 2012 à janvier 2013, date du déclenchement d'une opération militaire internationale à l'initiative de la France.

Bien qu'ils aient depuis lors été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières de ce pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et à la partie sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger, où quatre soldats américains et quatre militaires nigériens ont été tués dans une embuscade en octobre 2O17.

Ramener la paix au Mali

Depuis le 11 avril, quelque 1 500 militaires africains, américains et européens sont engagés dans des manœuvres dans l'ouest et le nord du Niger, pour s'entraîner face aux menaces terroristes. Ces exercices devraient renforcer l'efficacité de la force du G5 Sahel, qui devrait compter d'ici à la mi-2018 5 000 soldats issus du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Tchad et du Burkina Faso. La signature en 2015 d'un accord pour ramener la paix au Mali n'a pas empêché la recrudescence des violences. Jeudi, le représentant du haut-commissaire aux droits de l'homme au Mali, Guillaume Ngefa, a évoqué les « exécutions sommaires d'au moins 95 personnes » dans la région de Menaka, frontalière du Niger.

Mise en cause, une coalition de deux groupes armés qui participent aux opérations de sécurisation avec les troupes françaises et maliennes, le MSA et le GATIA, a rejeté samedi ces accusations. Ces deux groupes sont soupçonnés de profiter de leur proximité avec Barkhane pour régler de vieux contentieux territoriaux, notamment avec la communauté peule.

Source : LePoint.fr / AFP

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mercredi 28 mars 2018

Mali : La traque du chef de l'Etat Islamique par les forces spéciales

Si l’étau se resserre autour d’ Ilyad ag Ghaly, le fondateur d’Ansar Dine et chef du Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM ou Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin), dans le nord du Mali, c’est aussi le cas pour Adnane Abou Walid al-Sahraoui, qui dirige l’État islamique dans le grand Sahara (EIGS), qui concentre ses opérations dans une région située à l’est de Gao, frontalière avec le Niger.

Ainsi, depuis quelques jours, des camps de l’EIGS sont attaqués par des combattants du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) et du Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA), deux organisations pro-Bamako qui ont combattu le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), lequel a recyclé des jihadistes d’Ansar Dine après l’opération Serval. La force Barkhane et les forces spéciales françaises sont également de la partie.

En effet, en février 2018, les militaires français, appuyés par des hélicoptères d’attaque, ont mis hors de combat une dizaine de jihadistes qui avaient attaqué, une semaine plus tôt, un village situé à une centaine de kilomètres à l’est de Gao.

« Une mission de renseignement de Barkhane a été envoyée sur place. […] Après la détection formelle de combattants appartenant vraisemblablement à l’EIGS; une action aérienne menée par des hélicoptères Tigre et Gazelle a permis de neutraliser une dizaine de jihadistes », a en effet expliquer le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA), avant de préciser que des militaires français avaient aussi été engagés dans des combats au sol.

Dans le même temps, le GATIA et le MSA ont fait état d’affrontements qui ont duré « plusieurs heures » à Intameda, où un camp de «malfrats» avait été repéré. Et de donner le bilan d’une « dizaine » de tués parmi ces derniers. En outre, 6 voitures [dont celle du marabout Tidjit Ag Arahmat, récemment assassiné par des jihadistes alors qu’il était une figure des Touareg Dossak, qui constituent le gros des troupes du MSA, ndlr], des motos, des armes lourdes et une « quantité importante de munitions » ont été saisies ».

Le 22 février, le GATIA et le MSA avaient publié un autre communiqué au sujet de nouveaux combats ayant eu lieu précisément à Ikadagotane qui, située à une soixantaine de kilomètres de Ménaka, abritait un camp de l’EIGS.

Le rôle exact de Barkhane n’a pas été précisé. Mais il est probable que l’opération de contrôle de zone évoquée lors de l’annonce de la mort de deux militaires du 1er Régiment de Spahis (RS) ait un lien avec ces combats contre l’EIGS.

Cependant, dans son dernier « point de situation » des opérations, l’EMA indique que « Barkhane poursuit son effort dans la zone des trois frontières afin d’interdire la libre disposition du terrain aux terroristes » et que des « opérations se concentrent actuellement dans la région de Gao, autour de Ménaka et Ansongo. »

Selon le GATIA et le MSA, l’assaut donné contre le camp d’Ikadagotane a fait 6 tués dans les rangs jihadistes et permis de récupérer un véhicule de l’armée nigérienne, ainsi que des motos et, là encore, une « quantité importante d’armes et de munitions. »

A priori, ces opérations viseraient Adnane Abou Walid al-Sahraoui, ainsi que son adjoint, dit « le petit Chaffori », qui est aussi le chef de la katiba « Akabar » (qui compte environ 200 combattants) et le responsable de l’attaque ayant coûté la vie à 4 militaires américains à Tongo Tongo, au Niger, en octobre dernier. Le sort de ces deux responsables de l’EIGS est incertain. Des sources avancent qu’ils auraient réussi à s’exfiltrer au Niger tandis que d’autres affirment qu’ils seraient « encerclés ».

Quoi qu’il en soit, et alors qu’une réunion doit se tenir à Bruxelles pour collecter des fonds pour financer la Force conjointe du G5-Sahel (FC-G5S), le ministère des Armées a indiqué que 450 jihadistes ont été « neutralisés » par les forces françaises depuis le lancement de l’opération Barkhane (en août 2014), dont 120 lors des 12 derniers mois. En outre, 150 ont été capturés et remis aux autorités maliennes. 

Source : Zone Militaire

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samedi 10 mars 2018

Sabre: La traque secrète des djihadistes par les forces spéciales françaises au Sahel

Depuis quatre ans, les forces spéciales françaises mènent une chasse sans merci aux terroristes dans le Sahel. Une opération baptisée «Sabre», tellement discrète que son appellation même était classifiée jusqu'à ce jour. Pour la première fois, les envoyés spéciaux du Figaro Magazine ont pu accompagner une patrouille qui agit très profondément sur les arrières du dispositif ennemi. Récit.

Hélices lancées à pleine puissance, le Twin Otter survole le champ de bataille. Au maximum de sa vitesse. Sous le train, ses roues flirtent dangereusement avec la cime des acacias quand le saumon des ailes semble vouloir trancher les flancs des falaises abruptes du pays dogon. C'est très bas et très rapide. Pour déjouer d'éventuels tirs ennemis. 

Dans le cockpit, les instruments protestent. «Warning… Terrain… Terrain…» En boucle, la voix métallique de l'ordinateur de bord répète ce message d'alerte, arrachant un sourire au pilote. Confiant dans sa manœuvre, il ne daigne pas accorder un regard à l'altimètre. Les «as» du Poitou en ont vu d'autres. 

L'escadron de transport des opérations spéciales sait déposer, puis récupérer des commandos par tous les temps, quelles que soient les conditions, à la minute près, au milieu de nulle part, une simple bande de terre durcie en guise de piste pour leurs avions de brousse. Un atout essentiel dans cette guerre que mènent les forces spéciales françaises contre les terroristes cachés dans le Sahel: l'opération Sabre, menée depuis quatre ans dans la plus grande discrétion. 

Une traque implacable sur un terrain hors norme, qui court de la Mauritanie jusqu'au Tchad. La surface de l'Europe. Des paysages grandioses mais rudes, alternance de massifs rocailleux et de dunes sablonneuses, abrasifs pour les machines autant que pour les hommes soumis à un climat extrême.

Dans ce désert aux allures d'océan minéral, les commandos de Sabre ont renoué avec les tactiques des corsaires. Leur chasse s'apparente à une course hauturière. Trouver, poursuivre, puis fondre ... 

Source : Didier François - Figaro Magazine

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mercredi 21 février 2018

Mali - Barkhane : Deux soldats français tués et un blessé par l’explosion d’une mine artisanale !

Deux soldats français de l’opération « Barkhane » tués au Mali dans l’explosion d’un IED*

* IED (Improvised Explosive Device, bombe ou mine artisanale)

Les deux militaires sont morts alors que leur véhicule blindé venait de heurter une mine artisanale. Un 3ème soldat a été blessé lors de l'explosion.

AFP - Deux soldats français de l’opération Barkhane au Mali ont été tués, et un autre blessé, ce mercredi 21 février a annoncé une source militaire à l’Agence France-Presse. Les militaires ont été touchés par l’explosion d’une mine artisanale.

La France est engagée depuis janvier 2013 au Mali, d’abord sous le nom d’opération « Serval » puis sous celui d’opération « Barkhane », pour chasser les groupes djihadistes du pays.

Près de 4 000 soldats français sont toujours engagés dans le pays. Ce nouveau décès porte à vingt-et-un le nombre de soldats français morts au Mali depuis le lancement de l’opération en 2013.

Source : AFP - LeMonde.fr

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COMMUNIQUÉ DE FLORENCE PARLY, MINISTRE DES ARMÉES
 
C’est avec douleur que j’ai appris la mort au combat ce matin au Mali du maréchal des logis-chef Emilien Mougin et du brigadier-chef de 1re classe Timothée Dernoncourt du 1er régiment de Spahis de Valence. Je m’associe à la douleur de leurs familles, de leurs camarades de l’opération Barkhane et de leurs frères d’armes ; je les assure tous de mon soutien personnel.
 
Nos Spahis sont tombés dans l’accomplissement de leur mission alors qu’ils étaient engagés dans une vaste opération de contrôle de zone dans une région frontalière du Mali avec le Niger.
 
Je salue leur engagement mené au nom de la France et de ses valeurs pour lutter contre le fléau des groupes armés terroristes au Sahel. Leur sacrifice renforce notre détermination à poursuivre ce combat.
 
C’est toute la communauté militaire, aujourd’hui endeuillée, qui exprime sa solidarité et son soutien.

MINISTÈRE DES ARMÉES
DÉLÉGATION À L'INFORMATION ET À LA COMMUNICATION DE LA DÉFENSE
Paris, le mercredi 21 février 2018

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lundi 19 février 2018

Nord Mali : Assauts héliportés de la Force Barkhane contre le groupe jihadiste Ansar Dine

Le dernier raid de la force Barkhane dans le nord du Mali a porté un « coup significatif » aux groupes jihadistes

Dans la nuit du 13 au 14 février 2018, les forces françaises engagées au Sahel (celles de Barkhane et les forces spéciales de la TF Sabre) ont conduit une opération sur trois positions occupées par des groupes armés terroristes dans le nord du Mali, précisément entre Boughessa et Tin-Zaouatène, près de la frontière avec l’Algérie.

Cette opération a commencé par des frappes aériennes, lesquelles ont été suivies par des assauts héliportés, appuyés par des hélicoptères d’attaque Tigre. Dans un premier temps, l’État-major des armées (EMA), à Paris, a fait état d’un bilan provisoire d’une vingtaine de jihadistes mis hors de combat (tués ou capturés), de 3 véhicules détruits et de la saisie d’un « grand nombre de documents. »

Ce raid a visé plus particulièrement le groupe jihadiste Ansar Dine, qui, dirigé par Ilyad Ag Ghaly, fait partie du Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans, GSIM), une organisation qui réunit notamment des katibas d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d’al-Mourabitoune (dont le chef, Mokhtar Belmokhtar a très probablement été tué en novembre 2016, lors d’une frappe française effectuée en Libye).

Source : Zone Militaire

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