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mercredi 3 juillet 2019

Barkhane : Incroyable sauvetage, un Tigre sauve une Gazelle...

Lors de l’opération Aconit, menée par la force française Barkhane dans le Liptako malien, entre les 9 et 19 juin 2019, un hélicoptère d’attaque Gazelle engagé en appui a été contraint à faire un atterrissage d’urgence. En réalité, l’appareil a fait un « posé dur ». Et les trois membres de son équipage [pilote, co-pilote, tireur d’élite], blessés, ont été évacués vers un hôpital militaire en France par mesure de précaution.

L’État-major des armées [EMA] ne s’est jusqu’à présent pas attardé longuement sur cet incident. Au plus comprend-on qu’il s’est produit à un moment où les combats contre le groupe armé terroriste [GAT] visé par l’opération Aconit étaient acharnés.

Toutefois, on en sait plus grâce aux informations de RFI. Informations que l’EMA ne souhaite ni infirmer, ni confirmer, selon l’AFP.

Ainsi, d’après Olivier Fourt, de RFI, cet hélicoptère Gazelle a été touché par des tirs de mitrailleuse 7,62 mm, lesquels ont provoqué un début d’incendie. Perdant de la puissance, l’appareil a donc été obligé de faire un atterrissage forcé près des combats, dans des conditions difficiles, la visibilité du pilote ayant été réduite par le nuage de poussière soulevé par le rotor.

Le tireur d’élite qui se trouvait en place arrière a ensuite extrait de l’appareil le pilote et le co-pilote, alors plus gravement blessés que lui. Et cela, sous la surveillance d’au moins un hélicoptère d’attaque Tigre.

Dans ce genre de situation, l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] met en œuvre une procédure appelée IMEX [Extraction immédiate], qui consiste à sécuriser le périmètre où a atterri l’appareil touché [ou victime d’une avarie] en déployant des commandos au sol, débarqués d’un hélicoptère de manœuvre. Et la récupération de l’équipage se fait sous la protection d’un hélicoptère d’attaque.

Mais selon RFI, il a fallu trouver un autre mode d’extraction pour l’équipage de la Gazelle… Ainsi, son pilote et son chef de bord ont chacun été sanglés sur une ailette d’un hélicoptère EC-665 Tigre. Et le tireur d’élite a fait « sauter » l’hélicoptère accidenté avant de s’exfiltrer « dans un autre appareil».

Un tel mode d’extraction peut sembler incroyable… En tout, ce récit éclaire, sans doute, la photographie diffusée sur le compte Twitter du chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] à l’occasion du salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget. En effet, on y voit un pilote de l’ALAT juché sur un aileron d’un EC-665 Tigre pendant qu’un capitaine donne des explications aux général Jean-Pierre Bosser.

Par ailleurs, Mars Attaque a déniché [ce qui n’a pas dû être simple…] deux illustrations montrant ce que pourrait être une IMEX avec un EC-665 Tigre. Deux modes sont possibles pour récupérer un pilote : la première en l’installant sur une ailette, la seconde en le sanglant sur le marche-pied situé à l’avant du train.

Source: Zone Militaire - Photos : Armée de Terre


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mardi 30 avril 2019

Mali : Un rapport des Nations unies décrit une situation « explosive » dans le centre du pays

« Le moment est venu d’étendre nos efforts » au centre du Mali, a récemment affirmé le général Frédéric Blachon, le commandant de la force Barkhane, pour expliquer l’implantation d’une base opérationnelle avancée tactique [BOAT] française à Gossi, dans la région du Gourma.

Et pour cause… Dans le dernier rapport qu’il a remis au Conseil de sécurité, fin mars, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, se dit « particulièrement préoccupé par les conditions de sécurité qui continuent de se détériorer dans le centre du Mali et par l’augmentation alarmante du nombre de civils tués. »

Et M. Guterres d’ajouter : « La présence croissante et les attaques de plus en plus nombreuses des groupes armés extrémistes, la montée de la violence de proximité et la multiplication des groupes d’autodéfense affiliés à différentes communautés créent une situation explosive dont les civils sont les principales victimes. »

En outre, a continué le secrétaire général de l’ONU, « la violence a atteint des niveaux sans précédent qui dépassent largement la capacité des mécanismes séculaires de règlement des différends. »

Ainsi, le rapport souligne que c’est dans le centre du Mali que « le nombre le plus élevé d’attaques asymétriques a été enregistré », avec 28 constatées dans la région de Mopti et 4 dans celle de Ségou. Et la « fréquence des incidents » liés à la pose d’engins explosifs improvisés [IED] a été multipliée par trois, « passant de 29 en 2017 à 97 en 2018. »

S’agissant des civils, le rapport note qu’ils ont "continué d’être victimes de violences ciblées et indirectes, en particulier dans le centre du pays, où les activités de groupes extrémistes violents et l’intensification des violences intercommunautaires constituent les deux principales menaces pesant sur les populations".

Or, les groupes jihadistes, comme, en particulier, la katiba Macina, attisent ces violences inter-ethniques entre les Peuls d’un côté et les Dogons et les Bambaras de l’autre. Fin mars, alors que M. Guterres remettait son rapport, près de 160 membres de la communauté Peule ont été massacrés à Ogossagou [région de Mopti] par des chasseurs traditionnels Dozos présumés. Aussi, la diplomatie américaine a rappelé que la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA] avait aussi « la responsabilité de la protection des civils dans tout le Mali et pas seulement dans le nord. » D’où sa demande d’options pour l’adapter à cette situation, dans le cadre du renouvellement de son mandat.

Ces tensions inter-ethniques servent les plans Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM], dont fait partie la katiba Macina. Ainsi, cette organisation s’est présentée comme le « rempart » des Peuls tout en les appelant au jihad, via un communiqué signalé par SITE, le centre américain qui surveille les sites jihadistes.

Qui plus est, rapporte Le Républicain, un quotidien publié à Bamako et cité dans le dernier numéro de Courrier International, « les jihadistes sont aujourd’hui les seuls maîtres dans le centre du Mali. Au-delà des attaques, des pillages systématiques, les terroristes ont imposé leur mode de gouvernance aux populations. Et d’ajouter, citant un habitant : « Les jihadistes ont commencé à prélever l’impôt dans le village de Sogué Mourani, dans le cercle de Djenné. […] C’est comme si l’État malien n’avait plus de représentants dans la région, laissant ainsi la population à leur propre sort. »

Signe de cette influence jihadiste : le nombre d’écoles qui n’accueillent plus d’enfants. Selon le rapport de M. Guterres, 827 sont en effet encore fermées, « dont 513 à Mopti, 77 à Tombouctou, 74 à Gao, 77 à Ménaka, 36 à Kidal, 30 à Ségou et 20 à Koulikoro. » Et cela, à cause de « l’insécurité » et des « menaces directes proférées par des groupes extrémistes armés qui imposent des pratiques religieuses, entraînant le retrait des enseignants et compromettant ainsi l’accès des enfants à l’éducation. »

Le fait que 20 écoles aient été fermées à Koulikoro, ville située à 1h/1h30 de route de Bamako, est inquiétant. D’ailleurs, le rapport indique également que la sécurité tend à s’y détériorer, avec, au cours du premier trimestre, quatre attaques menées par les groupes terroristes, dont une, « complexe », contre le camp qui abrite l’EUTM Mali, la mission européenne visant à former les soldats maliens.

Source : Zone Militaire


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jeudi 4 avril 2019

Mali : Le capitaine Laycuras, médecin militaire, tué par explosion d'un IED

Déployé au Mali au titre de l’opération Barkhane, le médecin capitaine Marc Laycuras a perdu la vie, ce 2 avril 2019, après que le véhicule où il se trouvait a été la cible d’une attaque commise au moyen d’un engin explosif improvisé [IED]. Un autre militaire français a été blessé par l’explosion. Mais ses jours ne sont pas en danger.

L’annonce du décès du médecin capitaine Laycuras a été faite par Florence Parly, la ministre des Armées. « Médecin militaire, il a doublement consacré sa vie au service des autres et de son pays », a-t-elle affirmé. Son décès « force notre respect et notre reconnaissance » et « nous rappelle chaque jour le dévouement inlassable des femmes et des hommes du service de santé des armées sur tous les théâtres d’opérations », a-t-elle ajouté.

Né le 12 janvier 1989 à Cholet, Marc Laycuras avait été admis à l’École de santé des armées de Bordeaux en août 2007, après avoir suivi une brillante scolarité au lycée Edmond-Perrier, à Tulle. Sa réussite à l’examen classant national lui permit d’effectuer son internat à l’hôpital d’instruction des armées Percy, à Clamart.

Remarqué pour son humilité et son dévouement durant ses trois années d’internat, au cours desquelles il s’était consacré pleinement aux militaires blessés en opération, Marc Laycuras soutint, à l’école du Val de Grâce, sa thèse de médecine intitulée « Étude de la sensibilité et spécificité des signes cliniques et biologiques dans le diagnostic de l’appendicite aiguë de celle-ci. »

Reçu docteur en médecine le 13 octobre 2017, le jeune médecin avait ensuite été affecté à la 120e antenne médicale du Mans, rattachée au 14e centre médical des armées, au profit des marsouins du 2e RIMa. En février dernier, il avait rejoint le Mali en tant que médecin du poste médical soutenant le 2e RIMa, après avoir été désigné pour soutenir le groupement tactique interarmes (GTD Richelieu  au titre de l’opération Barkhane.

« Le médecin capitaine Laycuras est mort pour la France, en allant au bout de son engagement. Ce sacrifice nous oblige », a souligné Mme Parly.

Le médecin-capitaine Marc Laycuras était marié et titulaire de la médaille de la Défense nationale.

Comme l’avait si bien dit le quotidien La Montagne, dans un article qui lui était consacré publié en novembre 2017, le docteur Laycuras était devenu « médecin militaire par amour d’autrui, avant tout, pour servir les autres et son pays. » Sur mer et au delà des mers, pour la patrie et l’humanité, toujours au service des Hommes… 

Source : Zone Militaire


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mardi 2 avril 2019

Mali : Une katiba jihadiste démantelée par des frappes aériennes françaises de Mirage 2000

Début janvier 2019, la force française Barkhane a démantelé un camp d’entraînement utilisé par un groupe jihadiste [la katiba de Serma], situé près de la frontière avec le Burkina Faso. Les renseignements recueillis à cette occasion permirent ensuite de planifier une autre opération dans la région de Dialoubé, située au sud-ouest de Tombouctou.

Ainsi, quelques jours plus tard, un raid aérien effectué par des Mirage 2000 et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 [ATL], avec l’appui d’un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper, mit hors de combat une quinzaines de jihadistes qui, en relation avec la katiba de Serma, s’apprêtaient à attaquer une « emprise institutionnelle symbolique. »

Visiblement, ce groupe armé terroriste a de la ressource. En effet, selon le dernier compte-rendu des opérations publié par l’État-major des armées [EMA], de nouvelles frappes aériennes ont été réalisées par la force Barkhane dans cette même région de Dialoubé.

Ce raid a été décidé après qu’un groupe armé a été repéré lors d’une mission de reconnaissance aérienne, probablement assurée par un drone MQ-9 Reaper [l’EMA n’a donné aucun détail à ce sujet, ndlr].

Deux patrouilles de Mirage 2000 ont alors décollé de la base aérienne 101 de Niamey, ce 13 février, pour neutraliser ce groupe jihadiste, lequel est sans doute à l’origine de l’attaque commise contre un convoi de la gendarmerie malienne, entre Mopti et Dialoubé.

Ce dernier a en effet été la cible, la veille, d’une attaque à l’engin explosif improvisée, suivie de tirs nourris. « Le bilan est de trois morts », du côté des gendarmes, a précisé une source militaire malienne à l’AFP.

Quoi qu’il en soit, les frappes effectuées par les Mirage 2000, « en coordination avec les forces armées maliennes » [FAMa] ont permis de mettre « hors de combat plusieurs terroristes », a indiqué l’État-major, qui souligne que cela allait réduire « le niveau de menace dans cette région peu accessible du delta intérieur du Niger. Mais pour le moment, ce bilan n’est encore que provisoire puisqu’il est encore « en phase de consolidation ».

En outre, un MQ-9 Reaper a appuyé, comme il est d’usage, les Mirage 2000 lors de cette mission de frappe. Pour rappel, il est prévu que ces appareils soient armés, ce qui permettra de « réduire la boucle » entre la détection de la menace et la frappe visant à l’éliminer. Les premiers drones MALE doté de cette capacité devraient être livrés d’ici la fin de cette année.

Source : Zone Militaire


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vendredi 15 mars 2019

Mali : Les forces armées vont réintégrer des déserteurs qui avaient rejoint les rebelles touareg

En janvier 2012, les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad lancèrent les hostilités dans le nord du Mali, en attaquant plusieurs garnisons militaires avec le concours de déserteurs des forces armées maliennes [FAMa] et de groupes jihadistes qui avaient flairé le bon coup.

Puis, après avoir pris le contrôle de Kidal et de Tombouctou, ces derniers rompirent leur alliance avec les rebelles touaregs en les chassant de Gao, où le MNLA avait établi son quartier général. La suite est connue : Bamako demanda l’assistance militaire de la France, qui lança les opérations Serval [janvier 2013 – août 2014] et Barkhane.

Il était alors estimé qu’environ un millier de soldats des FAMa avaient rejoint les rangs des rebelles touareg en 2012. Et on aurait pu penser que leur choix de tourner leurs armes vers leurs camarades allait être définitif et qu’aucune mesure de mansuétude allait leur être appliquée. Finalement, ce ne sera pas le cas.

En effet, les autorités maliennes ont indiqué, le 5 février dernier, que 5.000 membres de milices et de groupes armés implantés dans le centre du pays avaient rejoint le processus « Désarmement, Démobilisation et Réinsertion » [DDR], prévu par les accords de paix d’Alger.

« À la date butoir du 31 janvier fixée par le premier ministre, 5.000 combattants ont été enregistrés comme détenant des armes de guerre, dont 600 ont déjà déposé une arme », a ainsi affirmé, auprès de l’AFP, Zahabi Ould Sidy Mohamed, le président de la Commission nationale Désarmement, Démobilisation et Réinsertion.

Et tous ne sont pas d’anciens membres de milices d’autodéfense ou de groupes armés favorables à l’indépendance de l’Azawad. « Parmi eux, il y a d’anciens jihadistes », a en effet précisé M. Ould Sidy Mohamed.

Quatre jours plus tard, le président de la commission « DDR » a indiqué que sur « un millier de déserteurs, 538 ont répondu physiquement présents » à un appel invitant les anciens militaires à se faire connaître et enregistrer. Et, visiblement, c’est une bonne nouvelle pour l’état-major des FAMa.

« Dans le cadre de la mise en oeuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation [APR] issu du processus d’Alger, des personnels anciennement membres des FAMa, mais qui avaient déserté, regagnent la famille des FAMa », s’est-il en effet réjoui. Sont concernés les officiers, les sous-officiers et les militaires du rang.

Cependant, précise l’état-major malien, ces anciens déserteurs « suivront un recyclage avant leur redéploiement. »

Pour M. Ould Sidy Mohamed, « c’est une bonne chose pour le processus du DDR et pour la paix. » Et, a priori, d’autres déserteurs pourraient prendre le même chemin. « Certains de la CMA [Coordination des mouvement de l’Azawad, ndlr] ont répondu à l’appel. Et d’autres militaires qui sont encore tapis dans les groupes armés ont déjà annoncé qu’ils arrivaient. C’est vraiment très bon signe pour le processus », a-t-il ajouté.

Cependant, la CMA regroupe des formations qui jouent un double-jeu. Tel est le cas du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad [HCUA], qui compte dans ses rangs des membres se disant en rupture de ban avec le groupe jihadiste Ansar Dine.  »

Le HCUA « est un des groupes signataires des accords d’Alger mais en même temps, clairement, il n’hésite pas à afficher une forme de proximité avec Iyad Ag Ghali et Ansar Dine, que ce soit une proximité sur le fond ou d’hommes », avait-on dénoncé au ministère français des Armées, en juin 2016. De quoi laisser craindre, dans le cas où des mesures précautions seraient insuffisantes ou incorrectement appliquées, des incidents de type « green on blue », une expression utilisée pour les cas où des soldats sont attaqués par l’un des leurs.

Source : Zone Militaire

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samedi 2 mars 2019

Mali : Une frappe française élimine une quinzaine de jihadistes dans la région de Mopti

Ces derniers jours ont été mouvementés au Mali. Après l’élimination de l’algérien Djamel Okacha [alias Yahia Abou al-Hamman], le numéro deux du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM], la mort de trois Casques bleus guinées près de Bamako lors d’une attaque attribuée à des « bandits » et un attentat ayant échoué contre le camp Boubacar Sada Sy, qui abrite les instructeurs militaires de l’EUTM Mali à Koulikoro, on apprend que la force française Barkhane a une nouvelle fois frappé la Katiba Macina, le 23 février 2019, dans la région de Mopti.

Comme cela fut le cas dix jours plus tôt au même endroit, une « manoeuvre de renseignement » a d’abord permis de repérer et d’identifier un rassemblement de jihadistes dans le secteur de Dialloubé [ou Dialoubé], situé au sud-ouest de Tombouctou. Puis, l’état-major de Barkhane a décidé d’intervenir, en envoyant une patrouille de Mirage 2000, appuyée par un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper sur les lieux de cette concentration de terroristes, appartenant à la Katiba Macina.

Résultat : la frappe aérienne effectuée par les avions de combat français a permis de mettre « hors de combat » une « quinzaine » de jihadistes, a indiqué, ce 25 février, l’État-major des armées. Ce dernier précise, comme la dernière fois, que cette opération a été conduite en coordination avec les Forces armées maliennes [FAMa].

« Ce nouveau succès, qui s’inscrit dans la continuité d’opérations menées dans cette même zone au cours des dernières semaines, cherche à réduire toujours plus le niveau de menace dans cette région peu accessible du delta intérieur du Niger », fait encore valoir l’EMA.

À noter que cette opération a été menée par Barkhane alors que le Premier ministre, Édouard Philippe, et la ministre des Armées, Florence Parly, se trouvaient au Mali pour y rencontrer notamment les militaires français déployés à Gao.

« Soldats de Barkhane, vous obtenez des résultats opérationnels remarquables, décisifs. […] Vous êtes parvenus à détruire leurs moyens de combat, à intercepter leurs flux logistiques, à tarir leurs ressources. Nous devons le répéter : chaque jour, nos ennemis subissent des pertes importantes, ce qui réduit d’autant leur capacité de nuisance », a ainsi affirmé M. Philippe.

« De nombreux chefs et membres des différents groupes terroristes ont été mis hors de combat », a continué le Premier ministre, avant d’estimer que « si la menace djihadiste n’a pas disparu », elle « est désormais contenue, endiguée ». Ce qui fait que le « combat n’est pas terminé », a-t-il ajouté.

Quant aux frappes françaises effectuées également dans le secteur de Dialloubé, le 13 février dernier, les FAMa ont précisé plus tard qu’elles avaient éliminé « plus d’une dizaine de terroristes » de la katiba Macina et permis « la libération de deux otages de CARE-Mali ».

La force Barkhane tient particulièrement à l’oeil cette formation jihadiste, affiliée au GSIM. Son chef, Amadou Koufa, a en effet été éliminé en novembre dernier, lors d’une opération ayant mobilisé des moyens importants.

Source : Zone Militaire

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mardi 5 février 2019

Armement : Barkhane – Déployé pour la première fois au Sahel, le Missile Moyenne Portée donne satisfaction

Comme annoncé au printemps 2018, la force Barkhane peut désormais compter sur une nouvelle arme : le Missile Moyenne Portée [MMP]. L’État-major des armées [EMA] en a fait l’annonce le 14 janvier 2019.

Ainsi, en décembre 2018, le MMP a été déployé pour la première fois lors d’une opération menée par le Groupement tactique Désert [GT-D] « Picardie », constitué autour du 1er Régiment d’Infanterie, dans la zone dite des trois frontières, car située aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

Lancé en 2011 dans le cadre d’un contrat confié à MBDA, le MMP remplace les missiles MILAN, Javelin, HOT et ERYX. D’une très grande précision et ayant une portée supérieure à 4.000 mètres, ce système est doté d’une charge militaire polyvalente et d’un autodirecteur bi-bande visible/infrarouge non refroidi qui lui permet de viser des cibles ‘chaudes’ ou ‘froides’. Il peut donc être utilisé pour « traiter » des cibles différentes selon le mode choisi (anti-personnel, anti-véhicule, anti-infrastructures).

Pour choisir le mode correspondant à l’effet que l’on veut obtenir, il suffit simplement au tireur de cocher la bonne case en faisant défiler le menu déroulant du système.

Faisant appel à plusieurs technologies [charge multi-effets, liaison de données haute performance par fibre optique, traitement d’image, interfaces homme-machine], le MMP place « l’homme dans la boucle », c’est à dire que le tireur « voit » comme le missile et peut donc modifier sa trajectoire afin d’éviter toute méprise.

Grâce à ses fonctions, le MMP peut aussi être utilisé pour l’observation, que ce soit de jour comme de nuit. « Le mode ‘fusion’ détecte les sources de chaleur et nous permet par exemple de déceler un individu dissimulé derrière un bosquet ou un arbre », explique un sous-officier du GT-D « Picardie ». Et, toujours selon ce dernier, « le missile est équipé d’une caméra avec vision jour et nuit d’une qualité remarquable. »

Selon l’EMA, les capacités et les performances du MMP en font une « nouveau intéressante pour le théâtre d’opération qu’est la bande sahélo-saharienne alors que les flancs de certaines barres rocheuses peuvent servir d’abris aux membres des groupes armés terroristes. »

Pour rappel, la Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 a revu à la hausse le nombre de MMP destinés à l’armée de Terre d’ici 2025, en le portant à 1.950 exemplaires (au lieu de 1.550). Ce système équipera aussi les Engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC) Jaguar ainsi que, probablement, les drones tactiques Patroller.

Source : Zone Militaire - Photo : EMA

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samedi 2 février 2019

Mali : La force Barkhane neutralise une katiba de jihadistes, dans un camp d’entraînement terroriste

Pour la force française Barkhane, l’année 2018 s’était terminée par une « opération d’opportunité » menée dans la nuit du 27 au 28 décembre dans les environs de Tongo Tongo, au Niger. Commencée par des frappes aériennes réalisées par des Mirage 2000 et des hélicoptères d’attaque Tigre, elle s’était terminée avec l’intervention des commandos des GCP [Groupement de commandos parachutistes] et des GCM [Groupement de commandos de montagne] ainsi que de celle des forces armées nigériennes. Au total, une quinzaine de jihadistes avaient été mis hors de combat.

L’année nouvelle a commencé de la même manière pour la force Barkhane. En effet, dès le 4 janvier, son groupement tactique désert [GTD] « Picardie », a été engagé dans une opération de reconnaissance dans la région de Serma, au Mali, près de la frontière avec le Burkina Faso, en « coordination » avec les forces armées maliennes [FAMa]. Et cela, avec l’appui des hélicoptères du groupement tactique désert aérocombat (GTD-A), des Mirage 2000 et des commandos de montagne et parachutistes.

« Cette opération vise à démanteler des sites d’entraînement de groupes armés terroristes repérés dans la forêt de Serma », a précisé, ce 10 janvier, l’État-major des armées. « Elle s’inscrit dans la continuité de deux opérations menées mi-décembre et début janvier au nord de la RN16, ayant permis la mise hors de combat de terroristes, la découverte d’armement lourd et léger ainsi que du matériel de confection d’engins explosifs improvisés », a-t-il ajouté.

C’est dans le cadre de cette mission que, dans la nuit du 4 au 5 janvier 2019, et après une frappe aérienne, deux opérations héliportées menées au nord et au sud de la forêt de Serma ont mis hors de combat plusieurs jihadistes.

Quatre jours plus tard, une opération de force a ensuite été réalisée « sur un groupe de terroristes », ce qui a permis, indique l’EMA, de mettre à jour une zone d’entraînement et une véritable base logistique terroriste.

Au total, selon le bilan avancé par l’État-major, au moins 20 jihadistes ont été mis hors de combat (tués, blessés ou capturés) et des véhicules, de l’armement lourd et léger, des munitions de tout calibre, des engins explosifs improvisés et le matériel servant à les confectionner » ont été saisis.

Ce n’est pas la première fois que la force Barkhane s’intéresse à la forêt de Serma. Le 30 mai 2017, elle y avait mené une opération contre des éléments du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et d’Ansarul Islam. Le bilan avait été de 20 jihadistes tués.

« Il s’agissait d’une katiba très structurée, bien commandée, à la différence des groupes locaux qui évoluent sans cesse dans le nord du Mali » avait expliqué, en septembre 2017, le général Bruno Guibert, alors chef de la force Barkhane, dans les colonnes du quotidien Le Monde.

Source : Zone Militaire


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vendredi 7 décembre 2018

Niger : Etat d’urgence dans des régions proches du Burkina Faso après des incursions jihadistes

Début novembre 2018, le ministre nigérien de l’Intérieur, Mohamed Bazoun, a indiqué que deux opérations antiterroristes venaient d’être lancées dans la région de Tillabéri, frontalière avec le Burkina Faso, pays en proie à des infiltrations et des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes.

La région de Tillabéri fait partie du Litpako Gourma, situé dans le secteur dit des trois frontières [Niger, Mali, Burkina Faso]. Lors d’une réunion du G5 Sahel, à Niamey, fin octobre, le chef d’état-major de l’armée nigérienne, le général Ahmed Mohamed, avait prévenu que ce dernier était en « passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes et criminels. »

Si la présence de groupes terroristes dans cette région est avérée depuis maintenant plusieurs années, le fait nouveau est que les jihadistes, «lourdement armés», rançonnent les civils au titre de la « zakat », c’est à dire une sorte d’impôt religieux qui constitue le troisième pilier de l’islam. « Si vous refusez de payer, ils vous tuent. […] Ces bandits obligent les villageois à écouter leurs prêches et vont brûler les écoles après, avait témoigné un élu.

Selon M. Bazoun, les opérations menées par les forces de sécurité nigériennes avaient pour objectif de « nettoyer » les camps jihadistes implantés dans le Tillabéri. Pour autant, Niamey vient d’y décréter l’état d’urgence dans trois nouveaux départements de cette région.

« Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant proclamation de l’état d’urgence dans les départements de Say, de Torodi et de Téra dans la région de Tillabéri », a en effet annoncé le gouvernement nigérien, via une déclaration lue à l’antenne de la télévision d’État.

Les trois départements cités « font l’objet d’attaques organisées, perpétrées par des groupes terroristes, mettant en péril l’ordre public et la sécurité des personnes et des biens », a-t-il été expliqué dans le texte. Et il est donc « nécessaire et urgent » de prendre cette « mesure pour faire face à la situation », a encore fait valoir le gouvernement nigérien.

La décision d’y instaurer l’état d’urgence est la conséquence de la situation dans le nord et l’est du Burkina-Faso, où les attaques jihadistes se sont intensifiées ces derniers mois. Ce qui a d’ailleurs motivé l’intervention, en octobre, de la force française Barkhane.

Concrètement, l’état d’urgence donne des pouvoirs élargis aux autorités civiles et militaires en matière de police et de justice. Cela étant, il est déjà en vigueur depuis mars 2017 dans cinq autres départements de Tillabéri, en raison d’incursions de jihadistes venus du Mali. La région de Diffa, dans le sud-est, est également concernée par une telle mesure, à cause, cette fois, des attaques du groupe jihadiste nigérian Boko Haram.

Source : Zone Militaire


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mardi 27 novembre 2018

Nord Mali : Un raid héliporté de la force française Barkhane neutralise un groupe jihadiste

Il y a environ un mois, à Ndaki, localité située à 200 km environ au sud-ouest de Gao, dans la région du Gourma, deux sections des Forces armées maliennes [FAMa] avaient été sérieusement accrochées par un groupe armé terroriste [GAT], ce qui avait obligé la force française Barkhane à intervenir en engageant des hélicoptères d’attaque Tigre, des Mirage 2000 et deux groupes de commandos de Montagne.

Au regard de l’intensité des combats, il avait été envisagé que les soldats maliens venaient de tomber sur un important camp jihadiste ou qu’un chef de premier plan se trouvait parmi ce GAT.

Cette affaire a-t-elle un lien avec l’opération qu’ont menée les militaires français dans la nuit du 11 au 12 novembre ? En effet, un groupe de jihadistes a été repéré et identifié comme tel dans la région du Gourma. Ce qui a déclenché un raid héliporté, appuyé par un drone MQ-9 Reaper.

Selon l’État-major des armées, créée en 2014, les jihadistes visés étaient ceux de la « katiba du Gourma » [ou katiba 3-Alpha], qui fait partie du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM pour Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn], lui-même affilié à al-Qaïda. Cette katiba « privilégie l’affrontement indirect en ayant recours au piégeage ou au minage des axes de communication », explique-t-il.

Aux tirs de sommation effectués par les militaires français, les jihadistes ont « violemment répliqué avec des armes légères et collectives ». Ce qui a donné lieu à une riposte qui ne leur a laissé aucune chance : 7 d’entre eux ont ainsi été « neutralisés », dont très probablement leur chef, Almansour Ag Alkassam. La mort de ce dernier a été annoncée via les réseaux sociaux par des messages de condoléances émis par la mouvance jihadiste.

« La neutralisation probable du chef de la katiba du Gourma est un nouveau coup sévère porté aux groupes terroristes de la région et en particulier au GSIM », estime-t-on à l’État-major des armées, pour qui « cette action illustre la détermination des forces françaises à appuyer les pays de la région dans leur lutte contre ces groupes terroristes. »

Par ailleurs, les militaires français ont mis la main sur des armes lourdes et légères, des composants servant à la fabrication d’engins explosifs improvisés [IED] ainsi que sur des moyens de communication qui seront exploités par le renseignement.

Depuis le début de cette année, la force Barkhane (avec la Task Force Sabre armée par les forces spéciales) a neutralisé plus de 130 jihadistes dans la bande sahélo-saharienne. Le groupe Ansar Dine (lié au GSIM) et l’État islamique au grand Sahara [EIGS] ont été particulièrement visés.

Source : Zone Militaire - Photo : Archive EMA


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jeudi 15 novembre 2018

Mali : Les IED, Engins Explosifs Improvisés, en forte hausse

La ministre des Armées, Florence Parly, a mis en avant les résultats obtenus au Sahel par la force française Barkhane, en indiquant que 130 jihadistes avaient été « neutralisés » depuis le début de l'année 2018 et en soulignant l’importance des saisies d’armes, de matériels et autres munitions.

Pour autant, malgré les coups qui leur sont portés, les organisations jihadistes, dont le Groupe de soutien à l’islam et au musulmans [GSIM] et l’État islamique au grand Sahara [EIGS], ont mené pas moins de 58 attaques, essentiellement contre les forces armées maliennes [FAMa] et les groupes armés signataires des accords de paix d’Alger, généralement pro-Bamako, au cours du troisième trimestre de cette année.

« Les attaques les plus nombreuses ont eu lieu à Mopti (16) et à Gao (15), et en moins grand nombre à Kidal (10), Tombouctou (10), Ménaka (5) et Ségou (2) », a ainsi relevé le dernier rapport trimestriel qu’Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a remis au Conseil de sécurité.

« Au cours de la période considérée, les conditions de sécurité sont demeurées très préoccupantes. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans a lancé des attaques contre la MINUSMA [Mission des Nations unies au Mali, ndlr], les Forces de défense et de sécurité maliennes et les forces internationales dans le centre et le nord du Mali, les régions de Gao et de Mopti ayant été les plus touchées. Dans le centre du pays en particulier, les actions d’intimidation, les enlèvements et les assassinats ciblés, à la fois de civils et de membres de groupes armés signataires, ont augmenté, de même que les cas présumés de violence sexuelle et sexiste », est-il affirmé dans ce document.

En outre, il y est fait état d’une « meilleure coordination » entre le GSIM, dirigé par Ilyad ag Ghali, et le l’EIGS d’Adnane Abou Walid al-Sahraoui, notamment dans la zone de « la triple frontière entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. »

Probablement que cette « meilleure coordination » entre les deux organisations se mesure sur les savoir-faire utilisés pour la confection des engins explosifs improvisés [IED]. L’on sait que la « signature » de l’EI a été retrouvée sur de tels dispositifs, en particulier pour ceux commandés à distance. Du moins, c’est ce qu’avait expliqué un officier français dans les colonnes de Libération, en février dernier.

En tout cas, les IED restent l’arme de prédilection des groupes armes terroristes [GAT] au Sahel. « Durant la période considérée, 42 explosions produites à l’aide d’engins explosifs artisanaux ont été recensées, dont 38 % dans les régions centrales du pays », note le rapport du secrétaire général de l’ONU.

Au total, depuis le début de cette année, 133 attaques commises avec des IED ont été constatées, « contre 78 au cours de la même période en 2017 ». Soit une hausse de 70%. Cependant, dans le même temps, le nombre de victimes causés par ces engins est en baisse de 5%.

Pour lutter contre les mines artisanales et les IED, la force Barkhane dispose, à Gao, d’un laboratoire d’exploitation contre les engins explosifs improvisés [CIEL, pour Counter-IED Exploitation Laboratory], dont l’une des missions est d’analyser les dispositifs non explosés. Il s’agit de relever les empreintes et les traces d’ADN ainsi que d’étudier la nature des explosifs utilisés et les techniques utilisés. Cela peut permettre de déterminer le groupe qui les a conçus et/ou de voir s’il y a eu des « transferts » de savoir-faire d’une organisation à une autre. Mais surtout, l’enjeu est de pouvoir contrer au mieux la menace qu’ils représentent.

« Lorsqu’une unité engagée en opération découvre une mine artisanale, les ‘explosive ordnance disposal’ (EOD) interviennent et la neutralisent. Une équipe ‘weapons intelligence team’ (WIT) est alors déployée sur la zone pour prélever les éléments constitutifs de l’engin explosif trouvé, réaliser des photographies et recueillir les éléments environnants utiles à l’enquête. Ces ressources sont mises sous scellés et transmises au laboratoire CIEL. Ce travail est essentiel afin de cerner le fonctionnement de l’ennemi, et ainsi adapter les modes d’actions de la force », explique le ministère des Armées.

Source : Zone Militaire


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jeudi 25 octobre 2018

Etat islamique : Les États-Unis vont augmenter leur contribution à la force anti-jihadiste

Tentative d'implantation de l’État islamique : au Sahel-Sahara
Les États-Unis vont augmenter leur contribution à la force anti-jihadiste

À l’origine, la France souhaitait placer la Force conjointe du G5 Sahel sous un mandat des Nations unies afin de faciliter son financement et, donc, son déploiement. Seulement, les États-Unis s’y opposèrent et les diplomates durent revoir leur copie. Au plus obtinrent-ils, en décembre 2017, un soutien logistique de la part de la Mission de l’ONU au Mali [MINUSMA].

Cela étant, quelques semaines plus tôt, et alors qu’il manquait 423 millions d’euros pour lancer cette force anti-jihadiste commune au Mali, au Tchad, au Niger, au Burkina Faso et à la Mauritanie, les États-Unis annoncèrent leur intention d’accorder à cette dernière une enveloppe de 60 millions de dollars. À l’époque, quatre membres des forces spéciales américaines venaient d’être tués lors d’une embuscade tendue au Niger par une katiba de l’État islamique au Grand Sahara [EIGS].

Depuis, les fonds promis à cette force conjointe lors de deux conférences de donateurs ont toujours du mal à être débloqués… Ce qui fait qu’elle n’a toujours pas été déclarée opérationnelle et que la situation se dégrade dans certains secteur, comme dans le nord du Burkina Faso.

Mais, visiblement, la ministre française des Armées, Florence Parly, a obtenu des assurances de la part de son homologue américain, James Mattis, avec lequel elle s’est entretenu ce 2 octobre, à Paris.

Ainsi, selon Mme Parly, le chef du Pentagone lui aurait donné l’assurance que « l’aide que les États-Unis ont l’intention d’apporter à la force conjointe G5 Sahel serait très significativement augmentée par rapport à ce qui avait été initialement prévu ».

« Nous sommes persuadés que l’amélioration des conditions de sécurité dans la région passe d’abord par la capacité de ces États à restaurer eux-mêmes cette sécurité […] ce qui suppose aussi que la force conjointe du G5 Sahel puisse devenir opérationnelle, qu’elle soit équipée » et « c’est à cet effet que les États-Unis ont, je le crois monsieur le ministre, décidé de renforcer leur soutien et leur aide financière », a-t-elle ajouté sans plus de précision sur la nature et le niveau de cette aide.

Quoi qu’il en soit, M. Mattis a confirmé que la force française Barkhane continuerait à bénéficier d’un soutien américain [notamment dans les domaines du ravitaillement en vol et du renseignement, ndlr]. Un soutien « précieux », a souligné Mme Parly. « Ce sont grâce à ces gestes, grâce à cette cohésion, aussi, que le terrorisme sait qu’il n’aura aucun répit et que nous sommes déterminés à le terrasser », a-t-elle insisté.

« Nous soutenons les efforts conduits par la France auprès des troupes africaines et nous n’avons aucune intention de réduire ce soutien », a ainsi affirmé le secrétaire américain à la Défense.

Pour rappel, les forces américaines disposent de bases dans la bande sahélo-saharienne, en particulier au Niger, d’où elles mettent en œuvre des drones Reaper potentiellement armés. En outre, d’après le New York Times, la CIA serait également présente sur la base nigérienne de Dirkou, d’où elle mènerait des missions de surveillance et de renseignement en Libye.

Par ailleurs, M. Mattis a également affirmé que les États-Unis « ont démontré qu’ils continuaient à faire preuve d’une détermination inébranlable dans leur engagement dans l’Alliance atlantique », alors que le président Trump ne ménage pas ses critiques à l’endroit de cette dernière. En cause : les dépenses militaires de certains des pays membres, qu’il juge trop faibles.

Mais, ajouté le chef du Pentagone, à l’issue d’un entretien avec le président Macron, « les actes parlent plus fort que les mots. »

« L’Otan est le fondement de notre défense collective. Les État-Unis font du partage du fardeau une priorité, c’est aussi une priorité française. Il en va d’un meilleur fonctionnement pour toute l’Alliance atlantique », a rappelé Mme Parly, pour qui « l’Europe n’est pas une partie du problème, l’Europe est une partie de la solution ».

Source : Zone Militaire


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jeudi 18 octobre 2018

Mali - Barkhane : un militaire français du 14e RISLP tué dans un accident

Un militaire de la force française Barkhane est mort dans mercredi 17 octobre au Mali dans des circonstances accidentelles, a annoncé la ministre des Armées lors d'une conférence de presse consacrée à la mise en oeuvre du plan famille en faveur des armées. Âgé de 23 ans et célibataire, le caporal Abdelatif Rafik appartenait au 14e régiment d'infanterie de soutien logistique parachutiste de Toulouse, a précisé le ministère dans un message publié sur Twitter.


    #EnDirect du #pointpresse, la ministre des Armées, @florence_parly, annonce le décès en opération extérieure du caporal Abdelatif RAFIK du #14RISLP au Mali. pic.twitter.com/SMBMOuLhj0
    — Ministère des Armées (@Defense_gouv) 18 octobre 2018

Dans un communiqué, l'armée de Terre indique que le caporal, déjà présent au Mali à l'été 2017, avait rejoint à nouveau Barkhane le 3 octobre dernier en tant que pilote de camion logistique. Il est mort mercredi à Gao à 18h50 (20h50 à Paris) lors d'une opération de maintenance. Un pneu d'un camion a explosé accidentellement, projetant le militaire au sol. "Ses deux camarades ont été placés sous surveillance médicale", indique l'armée.

Quelque 4 500 militaires français sont déployés au Sahel dans le cadre de la lutte contre les groupes jihadistes.

Source : francetvinfo.fr


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vendredi 12 octobre 2018

Opex : Barkhane lance une OAP, les paras sautent au Mali...

Barkhane a lancé une opération aéroportée près de Menaka, avec deux Transall et un A400M.

L’État-major des armées [EMA] a annoncé, ce 27 septembre 2018, que la force Barkhane a lancé une opération aéroportée [OAP] dans la région de Ménaka, au Mali.

Il s’agit de « compléter le dispositif en place dans cette région » proche de la frontière avec le Niger, « où se trouvent déjà des forces maliennes et une compagnie de Barkhane », a indiqué le colonel Patrik Steiger, le porte-parole de l’EMA.

Dans le détail, 80 parachutistes ont été largués par 2 avions de transport tactique Transall C-160. Et, pour la première fois, un A400M « Atlas » a pris part à ce type d’opération sur un théâtre extérieur, en larguant 40 autres militaires.

Pour rappel, l’armée de l’Air a reçu ses deux premiers A400M ayant une première capacité de largage de parachutistes en chute libre par la rampe arrière et par les portes latérales en juin (MSN-19) et décembre 2015 (MSN-31).

« On combine différentes capacités pour créer un effet de surprise chez les groupes armés terroristes et pour montrer à la population qu’on est capable de venir rapidement », a expliqué le colonel Steiger.

Au cours de ces derniers mois, la force Barkhane a mené plusieurs opérations dans la région de Menaka, infligeant de sérieux revers à l’État islamique au grand Sahara [EIGS]. Cela étant, cette semaine, au moins 12 civils de la fraction Ibogolitane des Touareg ont été tués par un groupe armé près d’Inekar (45 km à l’ouest de Menaka). Pour le moment, les motivations de cette attaque ne sont pas connue. Si la piste jihadiste n’est pas exclue, celle d’un différend intercommunautaire n’est pas à écarter.

A priori, les militaire largués dans la région de Menaka sont des légionnaires du 2e Régiment Étranger de Parachutistes (REP). Ce dernier a relevé, en juin dernier, la 13e Demi Brigade de Légion étrangère [DBLE] avec son PC et ses 1ère et 2e compagnies.

Plus tôt, ce mois-ci, le Groupement Commando Parachutiste [GCP] de la 11e Brigade Parachutiste [BP] a effectué un saut opérationnel dans la région de Gao. « Armé notamment par la Section Commando Parachutiste (SCP) du 2e REP, il est composé de chuteurs opérationnels aguerris qui sont parachutés à haute altitude pour effectuer des missions à dominante action ou de renseignement afin de maintenir une pression constante sur les groupes armés terroristes (GAT) », a récemment expliqué le régiment basé à Calvi.

Source : Zone Militaire


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dimanche 2 septembre 2018

Mauritanie : Une patrouille militaire attaquée par un groupe armé près de la frontière avec le Mali

Depuis la période 2005-2011, la Mauritanie a été épargnée par les attaques terroristes alors que, à partir de 2012, les groupes jihadistes étendaient leur influence dans le nord du Mali. Efficacité des mesures sécuritaires et militaires prises par Nouakchott ? Ou est-ce l’un des effet d’un pacte de « non-agression » passé par le pouvoir mauritanien avec al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), révélé par des documents saisis par les forces spéciales américaines dans le repaire pakistanais d’Oussama ben Laden, en mai 2011?

Si Nouakchott a démenti tout accord passé avec AQMI, il n’en reste pas moins que certains faits demeurent troublants, comme la libération, en août 2015, de Sanda Ould Bouamama, l’un des principaux responsables jihadistes dans le nord du Mali et porte-parole du groupe Ansar Dine jusqu’en 2013… Quant au chef d’AQMI pour la Mauritanie, Khadim Ould Semane, condamné à la peine capitale en 2010, il est toujours en vie. Du moins aux dernières nouvelles...

Cela étant, l’armée mauritanienne prend régulièrement part à des opérations transfrontalières avec la force française Barkhane, comme en décembre 2017, afin de « perturber les déplacements et les approvisionnements des groupes armés terroristes ». Et la Mauritanie contribue à la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), désormais commandée par l’un de ses officiers, en l’occurrence le général Hanena Ould Sidi, un spécialiste du renseignement militaire.

La nomination de ce dernier à la tête de cette force conjointe, décidée en juillet, est-elle l’une des raisons de l’attaque subie par une patrouille de l’armée mauritanienne, près de la frontière nord-est avec le Mali ?

En effet, le 10 août, des militaires mauritaniens ont eu un accrochage avec « des ennemis infiltrés », dans les environs de la localité de Chegatt. « L’affrontement a entraîné la mort de deux assaillants et la blessure de quelques autres, tandis que deux soldats ont été blessés et évacués pour prise en charge », a indiqué un communiqué de l’état-major mauritanien.

L’attaque a été menée « à un point situé à l’extrême nord-est de la frontière mauritano-malienne », a ajouté ce dernier, précisant qu’elle avait visé une « patrouille de la deuxième région militaire » du pays.

« Des renforts des forces terrestres et aériennes ont été déployés pour ratisser la zone », a conclu l’état-major mauritanien.

La Mauritanie appartient au fuseau « ouest » de la Force conjointe du G5 Sahel. Elle doit y déployer un bataillon (un second sera fourni par les forces armées maliennes).

« Nos priorités sont toutes les frontières de la Mauritanie. Nous agissons sur toutes ces frontières, aussi bien maritimes que terrestres. L’armée malienne évolue tout au long de la frontière et l’armée mauritanienne le fait aussi de son côté. On fait en sorte que les soldats avancent de façon simultanée. À la fin de l’opération, une rencontre se fait pour faire le point », a récemment expliqué général Ould Sidi, dans un entretien donné au Point.

Source : Zone Militaire

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