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vendredi 9 août 2013

Tunisie : L'armée tunisienne traque des terroristes jihadistes d'AQMI

Importante opération militaire de l'armée tunisienne contre un groupe jihadiste coupable d'atrocités

Cela fait maintenant plusieurs mois que l’armée tunisienne traque, sans succès pour le moment, des éléments jihadistes retranchés dans le massif de Chaambi, à quelques kilomètres de la frontière algérienne. Plusieurs soldats et gendarmes y ont perdu la vie, notamment à cause d’engins explosifs improvisés.

Mais les forces tunisiennes ont connu leurs plus lourdes pertes le 29 juillet 2013. Ce jour-là, 8 de ses soldats, présentés comme appartenant à une unité d’élite, ont été mutilés et tués lors d’une embuscade.

Le président tunisien, Moncef Marzouki, a alors décrété trois jours de deuil et appelé à l’union nationale, alors que le pays est plongé dans une nouvelle crise politique, avec l’assassinat, la semaine passée, de Mohamed Brami, un député de l’opposition, par un salafiste de nationalité française. Depuis ce meurtre, les opposants organisent chaque soir des manifestations, notamment à Tunis, pour réclamer le départ du gouvernement et de son chef, Ali Larayedh, issu du parti islamiste Ennahda.

Quoi qu’il en soit, et quelques jours après la mort de ses 8 soldats, l’armée tunisienne a lancé une offensive dans le djebel Chaambi. “Hier (1er aout, ndlr) vers 22 heures, des accrochages entre les militaires et un groupe terroriste ont commencé. À l’aube (2 août, ndlr), une opération de grande ampleur avec usage d’unités aériennes et terrestres a débuté”, a expliqué Taoufik Rahmouni, le porte-parole des forces armées, à la radio Mosaïque FM.

Mais depuis, les informations sur les combats se font rares. L’on sait seulement que l’Algérie a renforcé sa présence militaire à la frontière et les deux pays partagent des informations concernant les jihadistes retranchés dans cette région. En outre, Alger a annoncé, il y a quelques jours, l’arrestation d’un certain Kamel Ben Arbia, alias Abou Fida, lequel serait à la tête d’un groupe en lien avec les terroristes du djebel Chaami.

Quant à savoir qui sont réellement les jihadistes qui affrontent les forces tunisiennes, il est compliqué de le savoir… Officiellement, ils appartiendraient à la “Phalange Okba Ibn Nafaâ”, un groupe lié à al-Qaïda et composé, pour une bonne partie, de vétérans algériens et tunisiens ayant déjà combattu au Nord-Mali.

Selon Tunis, ils dépendraient de l’état-major d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), toujours implanté en Algérie. Il a été aussi dit que cette formation avait reçu le renfort d’anciens membres de la katiba d’Abou Zeid, le chef terroriste tué par une frappe française lors des combats menés dans l’Adrar des Ifoghas.

Mais, d’après des sources sécuritaires algériennes interrogées par Mosaïque FM, qu’il y aurait également dans la région des combattants des groupes “Les enfants du grand Sahara pour la justice”, dirigé par Abdessalem Tarmoun et “Les Signataires par le sang”, fondé par Mokhtar Belmokhtar. 

Source : Zone Militaire


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mardi 28 mai 2013

Tunisie : Tensions entre le gouvernement et les salafistes

Le gouvernement tunisien durcit le ton face aux salafistes et djihadistes 

Samedi 18 mai 2013, un important dispositif sécuritaire avait été mis en place à Kairouan, haut lieu de l'islam dans le centre de la Tunisie, où devaient se réunir en meeting les djihadistes d'Ansar al-Charia, malgré l'interdiction du gouvernement. La mosquée Okba Ibn Nafaa, où s'était tenu l'an dernier le second congrès annuel d'Ansar al-Charia qui avait réuni quelque 5 000 personnes, est fermée ce dimanche. "C'est la première fois, je crois", pense Cheikh Taieb Ghozzi, principal de la mosquée Okba Ibn Nafaa, d'obédience malékite, qui prêche depuis les années 1980.

C'est sur cette même place vide, derrière les remparts de la vieille ville, que, l'an dernier, Abou Iyadh, de son vrai nom Seifallah Ben Hassine, vétéran d'Afghanistan, avait fait allégeance à Oussama Ben Laden et présentait un programme social basé sur la charia. Il est désormais recherché par les autorités pour son rôle présumé dans l'attaque de l'ambassade américaine de Tunisie, en septembre dernier, qui avait fait quatre morts.

Le gouvernement a récemment durci le ton face aux djihadistes, qu'il accuse d'être en lien avec les événements de Chaambi, près de Kasserine, où une quinzaine d'agents des forces de l'ordre ont été blessés par des mines artisanales. Mais aussi après l'assassinat d'un policier près de Tunis, où les djihadistes sont aussi montrés du doigt. "Il y a eu des pressions de l'opinion publique, mais aussi peut-être de l'appareil sécuritaire sur le gouvernement pour intervenir. Sans oublier que le dialogue national apaise la situation politique et permet à Ennahda de s'attaquer au problème sécuritaire. Mais là, ils ciblent des actions pacifiques comme la prédication", commente Michael Ayari, chercheur à l'International Crisis Group, qui mettait en garde dans un rapport contre une réponse sécuritaire.

"Jeu politique"

La semaine dernière, des tentes de prédication ont été démantelées par les autorités, faute d'autorisation. Des échauffourées ont éclaté. Peu après, de sa cachette, le leader du mouvement djihadiste, Abou Iyadh, lançait un message virulent au gouvernement : "Vous ne combattez pas des jeunes, mais la religion d'Allah. (...) Nos jeunes ont remporté des victoires pour défendre l'islam en Afghanistan, en Tchétchénie, en Irak, en Somalie et en Syrie. Ils n'hésiteront pas à se sacrifier pour la défendre en terre de Kairouan."


Seifeddine Erraies, porte-parole du mouvement, affirmait jeudi qu'aucune demande d'autorisation n'avait été formulée par le mouvement. Une association avait bien tenté de faire la demande en leur nom auprès du gouverneur, "mais pendant la conférence de presse, ils (les membres d'Ansar, NDLR) ont insulté les forces de l'ordre", explique le gouverneur. Le gouvernement sera "responsable de toute goutte de sang versée", avait en effet lancé Seifeddine Erraies, avant d'être, semble-t-il, arrêté la nuit dernière. "Il s'agit d'un mouvement djihadiste qui joue sur la rhétorique anti-système, comme le fait le leader. Mais, d'un autre côté, ils agissent pragmatiquement, comme ils sont en train de le faire sur les pages Facebook en lançant des appels au calme", commente Fabio Merone, chercheur italien, spécialiste de la mouvance djihadiste.

Soutien des djihadistes d'Aqmi et de Syrie

"Le gouvernement veut faire croire à la population que ce mouvement est un danger. Mais en quoi des tentes de prédication sont-elles dangereuses ? Il s'agit d'un jeu politique dont l'une des conséquences sera la répression des salafistes djihadistes", craint Bilel Chaouachi, jeune imam djihadiste, qui écume les plateaux télé tunisiens. Prosélytisme, actions caritatives, soins médicaux gratuits..., les jeunes du mouvement sillonnent le pays pour aller à la rencontre de la population. "Ansar al-Charia est une organisation dont la logique est, selon moi, politique. À leurs yeux, ils ont le droit de faire un congrès, comme les autres. Sinon, cela signifie pour eux qu'on les empêche d'exister", analyse Fabio Merone, qui précise que "les négociations se poursuivent en coulisse". Ansar al-Charia en Libye, des djihadistes de Syrie ou encore al-Qaida du Maghreb islamique ont envoyé des messages de soutien au mouvement tunisien.

Tandis que les cheikhs avaient appelé les jeunes d'Ansar al-Charia à reporter le meeting à la semaine prochaine, des réunions ont lieu dimanche, dans différentes villes de la banlieue de Tunis. Vers midi, des affrontements ont éclaté entre jeunes et policiers à la cité Ettadhamen, dans l'ouest de Tunis, et à Kairouan, avant d'être rapidement dispersés.

Source : Le Point.fr

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mardi 7 mai 2013

Tunisie : L'armée traque deux bandes de jihadistes

Les forces tunisiennes traquent deux bandes de jihadistes près de la frontière algérienne...

2 Mai 2013 - Depuis le début de cette semaine, l’armée tunisienne mène une opération près de la frontière algérienne visant à pourchasser deux groupes jihadistes. L’un, qui serait fort d’une vingtaine de combattants, est actif dans le massif de Chaambi, tandis que l’autre, au sujet duquel aucune précision n’a été donnée, serait établi dans la région du Kef, à une centaine de kilomètres plus au nord. Quoi qu’il en soit, leurs effectifs ne sont pas exactement connus.

“Je n’ai pas d’idée sur leur nombre. La région de Chaambi est immense, on est en train d’essayer de les pourchasser. Pour le moment nous n’avons arrêté personne”, a ainsi expliqué le colonel Mokhtar Ben Naceur, du ministère tunisien de la Défense.

Ce dernier a par ailleurs assuré que, pour le moment, aucun contact avec ces groupes armés n’avait encore eu lieu et que les soldats tunisiens s’attachaient surtout à progresser avec prudence, étant donné que les jihadistes ont miné le secteur de Chaambi, une zone de 100 km2, aux tiers recouvertes de forêts. D’ailleurs, ces mines artisanales auraient fait au moins une quinzaine de blessés dans les rangs de l’armée et de la garde nationale.

D’après des témoignages de militaires et de gardes nationaux publiés par les médias tunisiens, le groupe jihadiste repéré à Chaambi disposerait d’un camp retranché bien protégé. Une source sécuritaire a précisé qu’il était commandé par deux Tunisiens et un Algérien et que certains des combattants viendraient du Nord-Mali. Il serait également le responsable d’une attaque ayant fait un mort parmi les membres des forces de sécurité.

D’après le colonel Naceur, la Tunisie et l’Algérie coopèrent pour réduire ces groupes terroristes, essentiellement en échangeant des renseignements. “Lorsqu’on a des informations sûres on les échange. Il n’y a pas d’action commune sur le terrain”, a-t-il expliqué.

Cela étant, et alors que le gouvernement tunisien est dominé par les islamistes du parti Ennahda, le pays est en proie à un essor de la mouvance salafiste depuis la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, en janvier 2011.

Des opposants ont vivement critiqué le manque de préparation des forces de sécurité tunisiennes, lesquelles dénoncent le manque d’équipements et de moyens face à un adversaire bien organisé. Ainsi, le 2 mai 2013, entre 300 et 400 agents ont manifesté devant l’Assemblée nationale constituante, en scandant le slogan

“ Citoyen réveille-toi, le terrorisme a envahi le pays.”


Source : Zone Militaire

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samedi 23 mars 2013

Guerre de libération du Mali : De nouveaux combats dans l'Adrar des Ifoghas...

Au Mali, il faut s'attendre à de nouveaux combats dans l'Adrar des Ifoghas

Le coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, a affirmé, le 11 mars 2013, que l’Europe devait rester sur ses gardes, en particulier contre la menace de jihadistes européens partis se battre en Syrie.

Quelques semaines plus tôt, il avait déclaré à l’hebdomadaire belge Le Vif / L’Express Observer “pour le moment un flot d’Européens qui partent en Syrie pour rejoindre le Front Al-Nusra (lié à al-Qaïda).” Et de qualifier ce phénomène de “préoccupant” étant donné que si “certains y perdent la vie”, “d’autres en reviennent mieux entraînés et davantage endoctrinés.”

Quant au Mali, Gilles de Kerchove a estimé que l’opération militaire française Serval a des “effets positifs”. “Mais nous savons que les terroristes sont constamment à la recherche de nouveaux refuges où ils ont l’espace pour fonctionner, profitant de situations de conflit”, a-t-il ajouté. Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, le responsable européen, s’adressant, la semaine passée, aux ministres de l’Intérieur de l’UE, aurait affirmé que la “neutralisation” du “grand nombre” de terroristes repliés dans le nord du pays demandaient encore des “efforts soutenus.”

C’est justement ce que les forces françaises de la brigade Serval, en particulier les groupements tactiques interarmes (GTIA) n°3 et TAP (Troupes aéroportées), associées aux troupes tchadiennes, sont en train de faire dans l’Adrar des Ifoghas, le sanctuaire d’al-Qaïda au Maghreb islamique. Après avoir pris le contrôle de la principale vallée de ce massif montagneux, les opérations de ratissage de la zone continuent.

D’après le dernier compte-rendu de l’Etat-major des armées (EMA) pour la période allant du 7 au 11 mars, une dizaine de jihadistes ont été “neutralisés” et de nouveaux stocks d’armes et de munitions ont été saisis. Une trentaine de frappes aériennes ont été effectuées et des missions de reconnaissance sont en cours dans le nord-est de l’Adrar des Ifoghas, plus précisément vers la frontière algérienne, dans les environs de Boughessa et Tin Zaouatene. Au cours de ces opérations, un char AMX-10 RC a sauté sur une vieille mine, sans que cela ait eu de conséquences sur son équipage.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a estimé que le “nettoyage” de l’Adrar des Ifoghas devrait prendre encore 3 semaines, si tout se passe comme prévu, tout en prévenant qu’il “y aura sûrement d’autres combats violents.”

“La sécurité globale sur cet espace aura été retrouvée”, a-t-il poursuivi. “Je ne vais pas vous dire qu’on va les traquer (ndlr, les terroristes) jusqu’au dernier” a ajouté le ministre, avant de rappeler que “l’objectif donné par le président de la République est bien la libération du territoire du Mali pour lui permettre de recouvrer sa souveraineté.” Et “nous n’y sommes pas encore”, a fait valoir M. Le Drian.

“On a évidemment neutralisé des chefs et des sous-chefs. Même s’il faut encore la confirmer, la disparition d’Abou Zeid (le chef d’AQMI dont la katiba détient quatre otages français) est probable. Cela ne réglera pas tout. AQMI est un tout. C’est l’ensemble de la structure qu’il faut mettre à bas et non pas tel ou tel leader” a encore expliqué le ministre de la Défense.

Quant à la fin de la mission des forces françaises, elle ne pourra “coïncider” qu’avec une “solution politique” au Mali, ce qui passe par la tenue de nouvelles élections (ce qui est prévu en juillet 2013) et “l’organisation de la commission de dialogue et de réconciliation” entre les différents partis maliens.

Source : Zone Militaire

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mercredi 13 mars 2013

Le 19 mars, la FNCV, elle aussi, fêtera la Saint-Joseph

Le 19 Mars, célébrons la Saint Joseph

La date du 19 mars 1962 ne marque en aucun cas la fin de la guerre d’Algérie. Le 19 mars 2012 ne sera que le triste cinquantième anniversaire d’un cessez-le-feu prévu par les ‘’accords d’Evian’’ signés la veille, qui a donné le signal de massacres que nous n’avons pas pu empêcher et qui laissent une terrible tache sur notre honneur national.

Au cours des mois qui ont suivi ce 19 mars 1962, des dizaines de milliers de nos frères d’armes engagés à nos côtés dans cette guerre fratricide ont été enlevés, torturés dans d’atroces souffrances, assassinés. Des milliers de nos compatriotes, femmes, vieillards, enfants ont subi des violences meurtrières qui ont poussé à l’exil, dans un dénuement complet, ceux qui ont pu y échapper. L’accueil de la métropole n’a guère été fraternel. Il serait évidemment indécent de commémorer comme une victoire la date qui a initié de tels drames.

Certes, la France ne commémore pas que des victoires : les faits d’armes dont nous faisons mémoire, en fêtant, chaque année, Camerone ou Bazeilles, sont à l’évidence des victoires mexicaine ou prussienne. Mais Camerone ou Bazeilles sont des exemples éclatants de la grandeur du sacrifice consenti pour que la mission soit pleinement remplie, des symboles de l’Honneur et de la Fidélité respectés envers et contre tout.

En référence à la cruelle guerre d’Algérie, le 19 Mars n’est donc ni un symbole de victoire militaire, ni, moins encore, celui de l’Honneur de nos armes. Après une victoire incontestable acquise sur le terrain avec son lot de sang, de sacrifices et de larmes, c’est une date à rayer de notre mémoire collective tant il est vrai qu’elle évoque les terribles drames de conscience de ceux qui avaient mis tout leur cœur dans l’exécution de la mission qui leur avait été confiée : assurer, dans toute l’Algérie, la sécurité des populations et emporter leur adhésion.

Tout au plus, l’évocation de ce 19 Mars doit-elle nous rappeler les exigeants devoirs de justice et de vérité que créent, pour la Nation, les conséquences tragiques de ses décisions envers tous ceux qui en ont été les victimes. S’il est une fête que je célèbrerai avec ferveur, en ce 19 mars 2012, ce sera celle de Saint Joseph, exceptionnel exemple d’un homme d’honneur, de fidélité, et de paix !

Bertrand de LAPRESLE – Général d’armée (2s)

NDLR FNCV : Saint Joseph est l' un des descendants d'Abraham et du roi David. Artisan charpentier, il était le fiancé de Marie lorsque celle-ci s' est trouvée enceinte des œuvres du Saint-Esprit. Ayant reçu un message de l'ange, il épousa Marie et, acceptant l'enfant Jésus, en devint le père nourricier.

Ben, moi aussi, j'aime le Saint-Joseph.
Encore mieux que le Gigondas...


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dimanche 17 février 2013

Algérie : Attaque d'une caserne à Khenchela par des terroristes islamistes

Cinquante hommes munis de lance-roquettes antichars ont attaqué, jeudi 7 février 2013 une caserne à Khenchela située dans le nord-est algérien, déclenchant une riposte de l'armée qui a fait usage de l'aviation, a rapporté un journal faisant état de deux assaillants tués et de six militaires blessés.

Un assaillant a également été blessé dans l'attaque, qui a eu lieu mercredi soir contre une caserne militaire à Khenchela (540 km au sud-est d'Alger), selon le quotidien El-Khabar, qui cite une source de la sécurité. L'agence APS, citant également des sources de sécurité, a confirmé l'attaque, précisant qu'elle avait visé un poste d'observation militaire et s'était déroulée dans la nuit de lundi à mardi. Et le bilan cité par l'APS fait état d'un assaillant tué, sans évoquer de blessés.

Selon El-Khabar, des Tunisiens et des Libyens figuraient parmi les assaillants, qui ont utilisé des armes provenant de Libye, en particulier des RPG (lance-roquettes). L'attaque a commencé par l'enlèvement de deux civils, dont le chauffeur d'un camion qui apportait des vivres à la caserne.

Les assaillants ont chargé le camion d'armes lourdes et l'ont utilisé pour forcer l'accès à la caserne, tandis qu'un second groupe échangeait des tirs avec les militaires. L'échange de feu a duré trois heures durant lesquelles l'armée a utilisé des avions de guerre, des hélicoptères et l'artillerie, selon El-Khabar. 

Source : MSN actualités

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jeudi 14 février 2013

Libye : Les opérations des forces spéciales françaises durant le conflit

On ne prête qu'aux riches et les forces spéciales françaises n'y échappent pas.

Partout, ou presque, on lit qu'elles ont été à l'action sur le terrain lors de la guerre de Libye (mars-octobre 2011). La réalité est beaucoup plus prosaïque, mais correspond plus à ce à quoi sert vraiment le Commandement des Opérations Spéciales (COS), loin des fantasmes.

Voici donc  les faits, tels que nous avons pu les établir à la suite d'une longue enquête. Elle confirme les conclusions de Jean-Christophe Notin, auteur de "La vérité sur notre guerre en Libye" (Fayard 2012), sur lequel nous reviendrons.

Voici les principaux éléments de mon enquête sur les effectifs déployés, le guidage des frappes et les raids de commandos-marine.

1) A moins de cinq reprises, les commandos marine, embarqués sur des frégates croisant au large, ont mené des raids contre des objectifs au sol. Ils l'ont fait à leur manière traditionnelle, c'est-à-dire en arrivant à bord de Zodiac et en repartant dès la mission accomplie, ne restant que quelques courtes heures sur le sol libyen. Ces raids, dont l'existence n'avait jamais été révélée, bien qu'évoquée par Notin, visaient les flux logistiques des forces kadhafistes et se déroulaient au même moment que les frappes des hélicoptères de l'Alat autour de Bréga. Il y en a eu peu, car les consignes de sécurité étaient extrêmement strictes et il ne fallait pas habituer l'ennemi à ce risque. Ils se sont déroulés contre des objectifs logistiques, sur la frange côtière.

2) A aucun moment, les forces spéciales françaises du COS n'ont participé au guidage des bombardiers de l'Otan contre des objectifs au sol, même si cela a été beaucoup écrit et raconté... Elles ont essentiellement transmis des demandes de frappes de la part des insurgés vers les centres de commandement de l'Otan, même si elles disposaient d'un système de liaison direct avec les avions. Mais imaginer des hommes du COS en première ligne désignant avec leur laser des cibles pour les bombes guidées de l'aviation, comme le font les J-TAC, relève de la fiction.

3) Au maximum, 70 personnels du COS ont été déployés en Libye. Les premiers sont arrivés le 9 avril, à Benghazi, soit trois semaines après le début de la guerre, même si la décision de les y envoyer a été prise à l'Elysée dès les premiers jours. Fin avril, un autre détachement s'est installé à Misrata, puis début aout un troisième dans le djebel Nefussa;

4) Ces détachements du COS - qui n'étaient pas composés uniquement de personnels en provenance des unités des forces spéciales - avaient pour mission essentielle un travail d'état-major. Pas de faire le coup de feu ! Ils ne se sont rendus à proximité des lignes qu'accompagnés des membres des katibas insurgées. Leur mission consistait pour l'essentiel à : 1- aider les Libyens à mettre en place des centres opérationnels coordonnant l'activité des insurgés. 2- Fournir des renseignements à Paris. 3 - permettre un contact fiable et sécurisé entre les insurgés et l'OTAN, sans jamais aller jusqu'à une véritable coordination.

5) Les forces spéciales françaises opéraient en civil, aux côtés de leurs homologues britanniques, italiennes, qataries et émiraties. Elles étaient commandées par un officier de marine. Il n'est pas pas certain que l'opération spéciale en question ait reçu un nom spécifique. En revanche, les commandos-marine qui ont mené les raids côtiers opéraient en tenue.

6) D'autres "forces spéciales" ont été engagées en Libye, mais dans un cadre différent et ne relevant pas du COS. Il s'agit des hommes du GIGN qui assuraient la protection de l'ambassadeur français et des hommes du Service Action de la DGSE, sur l'activité desquelles aucune information n'est à ce jour disponible ou fiable. Les hommes du COS, du GIGN et du SA ont parfois cohabité, par exemple à Benghazi, où ils partageaient le même compound.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense


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vendredi 8 février 2013

Tunisie : Assassinat de Chokri Belaïd, opposant au pouvoir islamiste

L'émotion, considérable en Tunisie dès l'annonce, mercredi 6 février 2013, de l'assassinat par balles, de Chokri Belaïd, une figure de l'opposition de gauche, abattu alors qu'il sortait de son domicile, n'a cessé de s'amplifier tout au long de la journée.

Le président tunisien, Moncef Marzouki, revenu précipitamment du Caire, devait intervenir à la télévision nationale. Tous les partis politiques ont, de leur côté,  organisé des réunions de crise. Dans l'opposition, quatre d'entre eux – Nida Tounès, Al-Joumhouri,  Al-Massar et le Front populaire – ont annoncé la suspension de leur participation aux travaux de l'Assemblée constituante et appelé à une grève générale jeudi 7 février. 

A la clinique Ennasr de Tunis, une foule considérable et très émue était déjà présente lors de l'annonce officielle du décès de Chokri Belaïd. Puis l'information s'est rapidement propagée et plus d'un millier de personnes commençaient à s'attrouper devant le ministère de l'intérieur tandis qu'à Paris, un rassemblement devant l'ambassade de Tunisie était organisé dès la fin de matinée.

En début d'après-midi, plusieurs locaux d'Ennahda (le parti islamiste au pouvoir), notamment à Sidi Bouzid, Gafsa et au Kef, étaient attaqués par des manifestants en colère. Les forces de sécurité tentaient de les repousser avec des gaz lacrymogènes.

A Paris, des opposants à Ennahda occupent symboliquement l'ambassassade de Tunisie pour réclamer la démission du gouvernement et la dissolution des Ligues de protection de la révolution (LPR), qualifiées de milices islamistes.

LA FAMILLE ACCUSE ENNAHDA

L'assassinat de Chokri Belaïd n'a pas été revendiqué. Mais partisans et sympathisants de l'opposition dénoncent déjà à l'unisson le "premier assassinat politique" en Tunisie depuis la chute de l'ancien dirigeant Zine El-Abidine Ben Ali en janvier 2011 et affirment : "On a assassiné un démocrate". Tous les regards se portent en particulier contre Ennahda, ouvertement accusé par la famille d'être responsable du meurtre de l'opposant.

 Bien connu des Tunisiens, avec sa casquette vissée sur sa tête et sa grosse moustache, Chokri Belaïd, 47 ans, secrétaire général du Parti des patriotes démocrates unifié, allié au Front populaire (qui réunit plusieurs formations de gauche) ne ménageait pas ses critiques contre Ennahda.

 La veille encore de son assassinat, mardi 5 février, il dénonçait sur un plateau de télévision "la stratégie méthodique d'explosion de violence à chaque crise au sein du Mouvement Ennahda". Quelques jours plus tôt, il avait également accusé les "milices" du parti, les Ligues de protection de la révolution (LPR) maintes fois soupçonnées de violences, d'être à l'origine de plusieurs agressions contre les rassemblements organisés par des partis d'opposition. Il avait, enfin, été très actif lors des manifestations de Siliana, en novembre, violemment réprimées.

"PLONGER LE PAYS DANS LE DÉSORDRE"

Mercredi matin, le chef du gouvernement tunisien Hamadi Jebali, issu du parti islamiste Ennahda, a réagi en dénonçant "un acte criminel, un acte de terrorisme pas seulement contre Belaïd, mais contre toute la Tunisie". "Le peuple tunisien n'est pas habitué à ce genre de choses, c'est un tournant grave, a-t-il déclaré sur la radio Mosaïque FM. Notre devoir à tous, en tant que gouvernement, en tant que peuple c'est de faire preuve de sagesse et de ne pas tomber dans le piège du criminel qui vise à plonger le pays dans le désordre". Selon M. Jebali, Chokri Belaïd, a été tué de trois balles tirées à bout portant par un homme portant un vêtement de type burnous, le long manteau traditionnel en laine dotée d'une capuche.

Depuis le bureau d'Ennahda à Londres, le chef du parti Rached Ghannouchi a fait parvenir un communiqué dans lequel il "condamne fortement le crime haineux qui a visé M. Belaïd" et appelle les Tunisiens "à l'unité et à la vigilance contre ceux qui cherchent à plonger le pays dans la violence".

L'assassinat de Chokri Belaïd intervient dans un contexte politique très tendu en Tunisie. La troïka au pouvoir, formée après les élections d'octobre 2011 par Ennahda, le Congrès pour la République (CPR) du président Moncef Marzouki, et le parti Ettakatol dirigé par le président de l'Assemblée constituante, Mustapha Ben Jafaar, est au bord de l'implosion, les trois partis ne parvenant pas à se mettre d'accord sur le remaniement ministériel promis depuis des mois.

Source : Isabelle Mandraud - Le Monde.fr

Lire la suite de l'article facebook...
ÉGYPTE : Haute tension avant le référendum entre anti et pro-Morsi !


Source : NouvelObs.com / C. Lussato

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vendredi 18 janvier 2013

Algérie - In Amenas : De nombreux otages tués dont des occidentaux !

Algérie : Deux Français seraient morts, un parmi les otages et un parmi les ravisseurs !!!

La situation sur le site gazier algérien d'In Amenas reste confuse. L'armée algérienne a lancé un assaut sanglant, jeudi 17 janvier, contre le groupe islamiste armé qui retenait des dizaines d'otages. Aucun bilan officiel n'a été établi mais selon l'agence Reuters 30 otages auraient été tués - dont un Français - et 11 islamistes - dont un autre Français et le chef du commando djihadiste, Tahar ben Chened.

L'assaut n'aurait permis de contrôler que le "site de vie" du complexe gazier où se trouvait la majorité des otages. Les forces algériennes encercleraient toujours l'usine du complexe.

Un porte-parole de la Katiba des "Signataires par le sang", le groupe islamiste armé à l'origine de la prise d'otages, joint par l'agence mauritanienne ANI et la chaîne Al-Jazeera, déclare que l'opération a fait une cinquantaine de morts, 34 otages et 15 ravisseurs.
Source : Le nouvelobs.fr

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Les assaillants seraient venus de Libye

Le groupe d'islamistes qui a attaqué le site gazier du Sahara algérien mercredi prenant en otages des centaines de personnes venait de Libye, a annoncé jeudi soir le ministre de l'Intérieur algérien Dahou Ould Kablia.
"Selon toutes les informations que nous avons, le groupe terroriste qui a attaqué le site pétrolier à In Aménas est venu de Libye", a déclaré le ministre à Echorouk en ligne, quotidien arabophone algérien. Il avait déclaré la veille que ce groupe venait des environs.

Les Etats-Unis n'étaient pas informés par l'Algérie - Les Etats-Unis n'avaient pas été prévenus de l'intention des autorités algériennes de mener une opération pour tenter de libérer des otages détenus par un groupe lié à Al-Qaïda dans un centre gazier, a déclaré un responsable américain.
« Nous n'étions pas au courant de l'intervention en avance », a-t-il déclaré, ajoutant que les responsables américains « avaient fortement encouragé » les autorités algériennes à faire de la sécurité des otages leur priorité.
Source : LesEchos .fr


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7h15 - Prise d'otages en Algérie : l'assaut de l'armée algérienne semble se poursuivre
L'armée algérienne encerclerait encore l'usine du complexe gazier d'In Amenas. Toujours pas de bilan officiel précis ce vendredi matin. Une source algérienne parle de deux Français tués dans l'assaut, un otage et un djihadiste. Le point sur ce que l'on sait (ou ne sait pas). FranceInfo.fr

8h06 - Deux français sont morts à In Amenas
Confirmation officielle du ministre de l’intérieur Manuel Vals... Info Twitter


Article à suivre...


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jeudi 17 janvier 2013

Algérie - Prise d'otages sur le site gazier de BP : Assaut des forces spéciales algériennes

Mercredi, des islamistes ont pris plusieurs dizaines de personnes en otages, dont des Français, sur le site gazier de BP à In Amenas, en Algérie.

L'armée algérienne a lancé ce jeudi matin un assaut aérien, qui a fait plusieurs victimes !

François Hollande : « La prise d'otages se dénoue «dans des conditions dramatiques »

La situation est très confuse sur le site gazier de BP en Algérie où une quarantaine d'expatriés ont été pris en otage mercredi par un groupe islamiste. L'armée algérienne a lancé l'assaut, selon un porte-parole des ravisseurs cité par l'agence mauritanienne de presse ANI. Il y aurait, selon les sources, entre 14 à 49 tués, otages et assaillants. Plusieurs otages semblent avoir pu s'échapper ou avoir été libérés.

Les assaillants seraient le groupe Al-Moulathamin, mené par le jihadiste Mokhtar Belmokhtar, un ancien chef historique d’Al-Qaeda au Maghreb islamique AQMI. Ils réclament l’arrêt de l’opération engagée par l’armée française au Mali.

Washington, Londres et Tokyo ont exprimé leur mécontentement à l'égard de l'initiative d'Alger d'intervenir sans concertation.

A 19h15
Selon un ministre algérien : «L'opération de l'armée se poursuit». «L’opération se poursuit toujours compte tenu de la complexité du site pour libérer le reste des otages», affirme le ministre algérien de la Communication Mohamed Said. Selon le site Tout sur l'Algérie (TSA), il a déploré quelques morts et des blessés parmi les otages, sans fournir de chiffres. «Plusieurs otages algériens ont été libérés. Un nombre important de terroristes a été neutralisé», déclare-t-il.

Source : Libération.fr et AFP


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mercredi 21 novembre 2012

Nord Mali : Les Touareg du MNLA veulent reprendre Gao aux djihadistes

La bataille de Gao a commencé entre Touareg du MNLA et djihadistes islamistes au Nord Mali

Au début de l'année 2012, les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ont fait partie des groupes armés qui ont contribué à la déroute de l’armée malienne dans le nord du Mali, aux côtés d’organisations islamistes comme al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Ansar-Dine et le Mouvement pour l’unité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO).

Cette alliance de circonstances était celle de la carpe et du lapin, étant donné que le MNLA est une organisation laïque, ayant pour objectif l’indépendance du Nord-Mali, appelé “Azawad”. Du coup, en juin dernier, ce mouvement a été évincé des positions qu’il tenait dans cette région par ses anciens alliés jihadistes.

Alors que le concept opérationnel d’un intervention militaire conduite par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédeao) pour épauler l’armée malienne à reprendre le contrôle du Nord-Mali doit être examiné prochainement par le Conseil de sécurité des Nations unies, des discussions ont été ouvertes au Burkina Faso avec le MNLA et Ansar-Dine, qui compte dans ses rangs essentiellement des Touareg.

L’idée est tenter de séparer Ansar-Dine d’AQMI et du MUJAO et de voir si, éventuellement, le MNLA pourrait prendre part à l’opération militaire en cours de planification. Sur ce dernier point, il n’est pas acquis que Bamako accepte l’éventualité de régler un problème avec ceux qui ont contribué à le créer…

Reste que les dirigeants du MNLA estiment que seul leur mouvement est en mesure de chasser les “narco-terroristes” du Nord-Mali, étant donné que, comme ils l’ont avancé dans une lettre ouverte s’adressant notamment au secrétaire général de l’ONU, leurs combattants maîtrisent “parfaitement bien les réalités sociologiques et les règles de la guerre en zone désertique, tout en jouissant d’une bonne connaissance du terrain et du soutien des populations.”

Toujours dans le même document, ces responsables ont cependant estimé que “le scénario idéal reste (…) celui qui consiste à parvenir à la stabilisation du pouvoir à Bamako afin de créer les conditions minimales d’une négociation entre le Mali et le MNLA et, in fine, d’aboutir à un accord de paix sur la base duquel sera défini rapidement le schéma de l’éradication de la menace narco-terroriste.”

Aussi, l’enjeu pour le MNLA est de montrer que, malgré ses revers subis en juin dernier, il reste une force crédible sur laquelle il faut compter. Et cela d’autant plus qu’il pourrait être pris de court par une autre milice, le Front national de libération de l’Azawad (FNLA), composée de combattants arabes qui veulent aussi en découdre.

C’est donc ce contexte que le MNLA a lancé une offensive, le 16 novembre 2012, dans le secteur de Gao, avec l’objectif d’en chasser le MUJAO qui s’y est établi et renforcé depuis quelques mois. En cas de succès, cela lui aurait permis de devenir un interlocuteur incontournable pour les opérations à venir.

L’issue des violents combats a donné lieu à des versions contradictoires, le MUJAO parlant de victoire, ce que conteste le MNLA. Ce qui est certain, c’est que les rebelles Touareg n’ont, pour le moment du moins, pas atteint leur objectif. Par ailleurs, les combattants islamistes de Gao auraient reçu des renforts envoyés de Tombouctou, à 300 km de là, par AQMI. 

Source : Zone Militaire

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lundi 20 août 2012

Moyen Orient : Dictatures militaires ou théocraties islamiques imbéciles ?

Pourquoi les Occidentaux veulent-ils absolument faire triompher
les "théocraties imbéciles" islamistes des révolutions arabes ?

Ancien chef du service de renseignement et de sécurité des services français, Alain Chouet rappelle que «la féroce dictature» d'Assad est soutenue encore par presque un tiers de la population syrienne. Faudra-t-il se résoudre longtemps à choisir, demande cet expert reconnu, «entre des dictatures militaires et des théocraties imbéciles» ? Triste choix....

Depuis plus d’un an maintenant les augures politiques et médiatiques annoncent la fin du régime syrien pour les jours qui viennent, la fin de la semaine ou la fin du mois en cours. Celle-ci paraît pourtant indéfiniment reportée. Après avoir repris le contrôle des principaux foyers islamistes du centre du pays (Homs, Hama), ainsi que des banlieues de Damas, l’armée loyaliste est en passe de réduire la rébellion dans la seconde ville du pays, Alep. Les insurgés bénéficient pourtant de lignes d’approvisionnement direct en armes de provenances diverses, en finances servies par les monarchies du Golfe et en assistance militaire fournie plus ou moins ouvertement par différents pays occidentaux, dont la France.

A force d’incantations, les augures finiront sans doute par avoir raison. Le régime syrien à la tête d’un pays de taille moyenne et aux ressources limitées ne saurait résister indéfiniment à la pression conjuguée des armées occidentales qui assistent sa rébellion, aux théocraties islamistes qui la soutiennent financièrement, aux partis islamistes turc, irakiens, libanais et jordanien qui assurent sa logistique et son appui aux frontières. Face à une telle coalition, Bashar el-Assad peut encore gagner la guerre. Mais la Syrie ne se relèvera probablement pas de l’épreuve et s’enfoncera durablement soit dans la guerre civile soit dans la constitution de réduits communautaires hargneusement repliés sur eux-mêmes.

Source : Alain Chouet - La Tribune

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UNE BARBARIE EN CHASSE UNE AUTRE !

Mais plutôt que se réfugier dans les incantations, nos augures auraient peut-être intérêt à s’interroger sur l’extraordinaire capacité de survie du régime syrien qui est incontestablement une dictature féroce mais qui n’aurait tout de même pas dû résister aussi longtemps à la tête d’une armée qui lui demeure largement fidèle s’il n’était que l’expression du pouvoir d’un autocrate sanglant et de sa famille et s’ils ne comptait pas de partisans dans le pays. Et ces partisans, inaudibles de nos élites, ne sont autres que les minorités non-musulmanes ou non-arabes du pays dont elles représentent près de 30% de la population : chrétiens de toutes obédiences, alaouites, chiites, ismaéliens, druzes, une bonne partie des kurdes.

EN CAS DE SUCCÈS DES DJIHADISTES, UN VÉRITABLE GÉNOCIDE RISQUE DE SE PRODUIRE ! 

Tous sont promis à l’asservissement, voire au génocide, si la rébellion menée par les islamistes et leur fer de lance djihadiste s’empare du pouvoir comme en Libye, en Egypte, en Tunisie ou au Yémen avec l’étrange bénédiction des Occidentaux. C’est l’obstination des Occidentaux, France en tête, à soutenir et promouvoir partout l’islamisme politique au profit des pétromonarques wahhabites qui condamne les peuples arabes à devoir choisir partout entre dictatures militaires et théocraties imbéciles. L’avenir dira si les investissements massifs du Qatar et de l’Arabie dans nos économies en crise valaient cette complaisance à l’égard de la nouvelle barbarie qui remplace l’ancienne que nous avions encouragée et soutenues pendant tant d’années.

Source : Marianne 2

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dimanche 13 mai 2012

Algérie: Le FLN arrive en tête aux élections législatives, devant les islamistes !

Le FLN est devant les islamistes aux élections législatives algériennes

Le Front de libération nationale (FLN, parti présidentiel) a remporté vendredi 11 mai 2012 les élections législatives en Algérie, avec 220 des 462 sièges, et les islamistes ont subi un revers, en arrivant en troisième position avec 66 sièges, a annoncé le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia.

Le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia décroche la deuxième place, avec 68 sièges. Ces deux partis nationalistes membres de l'Alliance présidentielle sortante détiennent donc la majorité absolue au sein de la nouvelle assemblée.

Progression du FLN

Le FLN a amélioré sa performance passant de 136 à 220 sièges, dont 68 femmes, tandis que son allié Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia a remporté six sièges supplémentaires, dont 23 femmes. Le nombre de sièges dans la nouvelle assemblée a été porté à 462 sièges, contre 389 auparavant.

Ces deux partis sont coalisés depuis 2004 dans une Alliance présidentielle que le parti islamiste Mouvement de la société pour la paix (MSP) avait quitté en janvier 2012 pour former l'Alliance de l'Algérie verte (AVV) avec deux autres formations islamistes Al-Islah (Réforme) et Ennhada (Renaissance).

Ces derniers n'ont remporté que 48 sièges. L'ensemble de six des sept formations islamistes en lice, dont l'AVV, n'a récolté que 66 sièges.

"Le peuple en 1991 a voté une sanction contre le FLN, en 2012 c'est un vote refuge en faveur du FLN", a déclaré le ministre. Il faisait allusion à la victoire promise au Front islamique du salut (FIS) aux élections de 1991 si elles n'avaient pas été interrompues par les militaires. Le pays a ensuite basculé dans une guerre civile qui a fait près de 200 000 morts.

Le taux de participation au scrutin de jeudi a été revu légèrement à la baisse à 42,36 % des 21 millions d'électeurs, contre 42,9 % annoncés jeudi soir. Ce taux avait atteint 35,67 % en 2007.

Source : Le Point.fr

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mercredi 25 avril 2012

Libye... La Marine nationale accusée de non secours en Méditerranée !

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La Marine nationale accusée de n'avoir pas secouru des migrants en difficulté en Méditerranée !

Suite au rapport établi au nom de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) par l’élue néerlandaise Tineke Strik au sujet de la mort de 63 migrants sur les 74 partis de Tripoli en mars 2011 à bord d’une embarcation légère pour fuir les combats en Libye, une plainte contre X a été déposée auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris pour « non assistance à personne en danger » par plusieurs organisations non gouvernementales, dont le Groupe français d’information et de soutien des travailleurs immigrés (Gisti).

En fait, cette plainte vise surtout l’armée française, plus précisément la Marine nationale, laquelle est ainsi accusée de n’avoir rien fait pour porter secours à ces migrants qui, le moteur de leur embarcation étant tombé en panne, ont dérivé en Méditerranée avant de s’échouer sur les côtes libyennes.

« La connaissance par les militaires français du bateau en péril est avérée » indique le texte de cette plainte, déposée au nom de 4 des 11 rescapés. Pour étayer cette affirmation, il y est écrit qu’un avion de patrouille français a survolé l’embarcation – alors qu’elle n’était pas en difficulté – et pris un cliché qui aurait été ensuite transmis aux garde-côtes italiens.

Le rapport de l’APCE évoque également l’existence de cette photographie mais selon Tineke Strik, les autorités françaises n’ont donné aucune précision concernant le type de l’appareil en question.

Quoi qu’il en soit, c’est en appelant, via un téléphone satellitaire, un prêtre installé à Rome que le centre de coordination des secours (MRCC) italien a été informé des difficultés rencontrées par les migrants. Ces derniers ont par la suite été survolés par un hélicoptère militaire, qui, portant l’inscription « Army », leur a largué des vivres et de l’eau.

« Il est probable mais pas certain, que l’appel de détresse et l’intervention de l’hélicoptère aient été liés » nuance le rapport de l’APCE, qui évoque la présence, près de la zone où était située l’embarcation en détresse, d’une frégate espagnole, le Mendez Nunez, et de deux navires de guerre italiens, les ITS Borsini et Etna, ce dernier se trouvant alors le plus loin, ainsi que des bateaux civils.

En outre, les survivants ont affirmé avoir croisé, au 10ème jour de leur périple, un « très grand navire militaire – peut-être un porte-avions ou tout au moins, un vaisseau équipé d’installations pour hélicoptères, avec des hélicoptères et peut-être aussi des avions de chasse ». Et selon le compte rendu qui a été reproduit par le rapport de Tineke Strik, « le navire était de couleur blanc cassé ou gris clair, et assez proche pour y distinguer à bord des personnes portant des uniformes militaires de différentes couleurs ». Seulement, ce bâtiment n’a pas pu être identifié.

D’où les soupçons du Gisti et des autres ONG à l’égard de la marine française, qui était alors très présente en Méditerranée pour mener des opérations militaires en Libye.

« Les militaires français ont sillonné et survolé la Méditerranée de façon permanente et ce, à compter de la mi-mars 2011. En effet, les forces militaires françaises furent associées à l’opération ‘Unified Protector’ à compter du 23 mars 2011; leur participation fut réalisée dans le cadre de l’opération dite ‘Harmattan’,donc sous mandat français, à compter du 19 mars 2011. » fait valoir le texte de la plainte, qui, chose assez surprenante toutefois, précise que le Commandant suprêmet allié transformation « était un militaire français, Stéphane Abrial ». Pourquoi le nom de l’ancien chef d’état-major de l’armée de l’Air est-il cité ?
Mystère…

En attendant, le ministère de la Défense, par la voix de son porte-parole, Gérard Gachet, a rejeté catégoriquement cette accusation, estimant même qu’elle est « totalement infondée », notamment au regard, justement, du rapport de l’APCE. « Celui-ci ne met à aucun moment en cause la France. Et, comme l’a écrit le ministre Gérard Longuet à son auteur, aucun bâtiment français n’opérait à ce moment-là dans la zone concernée » a-t-il expliqué.

Et le fait est, les navires français déployés en Méditerranée dans le cadre de l’opération Harmattan avaient pris position dans le golfe de Syrte. Et pour une raison évidente de sécurité, le porte-avions Charles de Gaulle, cité par un article du quotidien The Guardian pour être le bâtiment imposant vu par les naufragés, et son escorte, naviguaient à 150 milles nautiques des côtes libyennes.

Pour autant, selon Me Maugendre, l’avocat qui a rédigé le texte de la plainte (dans laquelle on apprend que des Mirage 2000D ont opéré depuis le Charles de Gaulle!), cela n’exonère en rien l’armée française. « Quel que soit le lieu où se trouvaient les bateaux, ou les avions ou les sous-marins français qui avaient connaissance de cet appel de détresse, le fait de ne pas avoir dévié sa route pour aller porter secours à ces personnes-là, c’est une non assistance à personne en danger » a-t-il déclaré à la presse.

Source : Zone Militaire

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vendredi 20 avril 2012

Guerre d'Algèrie : A propos du film TROU-FION

Troufion en Algérie :(

Car ce sont bien des « troufions » que l’on nous a complaisamment présentés à la télévision pour témoigner de leur guerre d’Algérie.

Sans aller jusqu’à rappeler l’origine étymologique de ce terme qui s’apparente plus à «trou-du-cul» qu’au sympathique ami bidasse, on notera que le discours de ces grands-pères repentants (à l’exception de celui qui, ayant perdu une jambe, aurait eu de bonnes raisons de critiquer la guerre qu’on lui a fait faire….) était uniformément convenu et que l’on entendait sans surprise leur témoignage, tant il était manifestement le fruit d’une restitution.

L’un citant le général de Bollardière (combien de soldats ont entendu parler de lui en Algérie ?), l’autre évoquant l’exploitation des algériens et la richesse des colons….
Et inévitablement, chacun évoque la torture et les viols qui ont été, bien entendu, l’activité permanente des soldats du contingent en Algérie, en dehors des scènes de beuverie qui doit accompagner, dans l’esprit des réalisateurs, toute image de l’armée.

Mais, bizarrement, ces témoignages sonnent faux !

Comme s’ils étaient le résultat d’une leçon bien apprise, que l’on récite avec des regards faux-fuyants, en employant les termes que 50 ans de matraquage médiatique ont fini par imposer aux mémoires défaillantes, occultant notamment tout ce que les soldats de français ont réalisé dans ce pays. La pacification est citée, mais uniquement de manière ironique.  Pas un de ces témoins n’a rencontré un médecin dans les douars et un seul évoque son rôle d’instituteur.
On y parle en revanche des « soldats » du FLN, alors que le terme couramment employé dans la troupe était les « fells » ou les « fellouzes ». On y parle aussi d’armée d’occupation imposant sa violence à des résistants.

On y parle de baignoire…sous la tente, dans le djebel. Pour faire sérieux, on évoque d’un air entendu les « bidons » de napalm. Et dans tout cela, on se demande où étaient les cadres de ces « troufions »  livrés à eux-mêmes ?

L’on n’épargne même pas au spectateur le long plan final d’un homme vaincu, cherchant ses larmes en baissant la tête, comme s’il récitait son acte de contrition.

Triste image que celle donnée par ces hommes qui, au soir de leur vie, se sont laissés influencer pour dénoncer une guerre qu’ils n’ont en fait jamais acceptée (mais dont ils se font remettre volontiers les décorations) et dont ils n’ont tiré aucun motif de fierté, pas même celle de leur engagement au service de la France.

Il est vrai qu’ils ont combattu pour rien, puisque la France a perdu et ne peut justifier  les sacrifices accomplis par ceux qui, eux, ne sont pas revenus.

Heureusement, tous les soldats français en Algérie n’ont pas ressemblé à ceux-là. On attend que MM. Demaizière et Teurlai leur donnent la parole, car ils auraient aussi beaucoup à dire….

Général (2S) Henry-Jean FOURNIER

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