FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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jeudi 8 novembre 2018

Algerie : Limogeages de militaires et arrestations de généraux

Le 26 juin 2018, le général Abdelghani Hamel, alors directeur de la sûreté nationale [DGSN] a été évincé de son poste alors qu’il passait pour être un proche d’Abdelaziz Bouteflika, le président algérien. La raison de ce limogeage n’a pas été précisée. Sans doute a-t-elle un rapport avec la saisie de 700 kg de cocaïne effectuée par les services de l’armée, à Oran, quelques jours plus tôt. Selon la presse, son chauffeur personnel aurait été impliqué dans ce trafic, d’où son départ…

Seulement, le général Hamel n’a pas été le seul à être démis de ses fonctions. Par la suite, plusieurs généraux de premier plan ont connu un sort identique. En août, le chef de la 4e région militaire, le général Abderrazak Cherif, et celui des forces terrestres, le général Ahcène Tafer, ont été limogés.

Le commandant des Forces de la Défense aérienne du Territoire, le général Bekkouche Ali ainsi que le chef d’état-major de l’armée de l’Air algérienne, le général Mohamed Hammadi ont été priés de faire valoir leur droit à la retraite.

Les généraux démis...

La liste des généraux démis ne s’arrête pas là : le général Menad Nouba, qui commandait la gendarmerie nationale, a également été limogé, de même que le général Mohamed Tireche, dit Lakhdar, alors directeur central de la sécurité de l’armée (DCSA, renseignements) et le général Benattou Boumediene, alors contrôleur général de l’armée.

Et sans oublier le remplacement du général Mohamed Zinakhri par le général Abdelhamid Gheris au poste de secrétaire général du ministère de la Défense.

Le plus simple aurait été de citer les généraux restés à leur poste étant donné qu’il n’y en aurait qu’un : le général Ammar Athamnia, le commandant de 5e Région militaire (Constantine). Il faut dire que, par rapport à ses homologues, il n’occupe cette fonction que depuis 2015.

Mais ces bouleversements au sein de la hiérarchie des forces armées algériennes ne se limite pas à des limogeages. Le 14 octobre, le tribunal militaire de Blida a décidé de placé en détention provisoire cinq généraux, récemment démis de leurs fonctions. Selon une source citée par l’AFP, il leur est reproché d’avoir commis des « infractions aux consignes générales de l’armée » portant sur des faits de « dilapidation » de fonds publics et de « mauvaise gestion ».

L’ex-patron de la gendarmerie, le général Nouba, en fait partie, de même que les généraux Chentouf, Bey et Chérif, tous anciens chefs de régions militaires ainsi que le général Boudjemaâ Boudouaour, ex-directeur des Finances au ministère de la Défense.

Quoi qu’il en soit, cette « chasse aux sorcières » au sein de la haute hiérarchie militaire algérienne interroge. Évidemment, il est difficile de ne pas y voir un lien avec la prochaine élection présidentielle, prévue en 2019. Pour le moment, l’on ignore si le président Bouteflika briguera un cinquième mandat.

Dans le cas contraire, il serait possible, selon certains observateurs, que le général Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la défense nationale et inamovible chef d’état-major des armées (il est en fonction depuis 2004), prenne le relais… Ce qui expliquerait cette purge, laquelle lui aurait permis de placer ses proches à des postes clés. Mais encore faudrait-il être certain qu’il en ait été à l’origine…

Mais telle n’est pas la lecture du quotidien El Watan, pour qui le limogeage du chef de la sûreté nationale expliquerait bien des choses. D’autant plus que des proches du général Ahmed Gaïd Salah, 78 ans,  ont également été démis. Aussi, explique le journal, ces purges marquent « un isolement, voire la fin du règne d’un chef d’état-major qui détient, désormais, le record du nombre d’années à ce poste. »

Source : Zone Militaire

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vendredi 14 septembre 2018

Guerre d'Algérie : Responsabilité de l’Etat dans la mort de Maurice Audin ?!

Le Président de la République, Emmanuel Macron, a décidé de reconnaître la responsabilité de l’Etat dans la mort de Maurice Audin, mathématicien, membre du parti communiste algérien, militant de l’indépendance de l’Algérie.

Maurice Audin apportait son aide aux poseurs de bombes qui ensanglantaient la ville d’Alger et aux rebelles algériens du FLN qui combattaient la France et son armée.

Arrêté le 11 juin 1957, sur ordre du gouvernement de l’époque qui avait donné aux armées les pouvoirs les plus étendus pour prendre toutes les mesures exceptionnelles commandées par les circonstances, en vue du rétablissement de l'ordre, de la protection des personnes et des biens et de la sauvegarde du territoire et mener ce qui a été appelé la « Bataille d’Alger » Maurice Audin, a disparu sans laisser de traces.

Après l’indépendance de l’Algérie plus de 500 militaires français ont été enlevés par l’armée algérienne et n’ont jamais été retrouvés. D’autres, des harkis notamment, ont été torturés à mort alors qu’ils étaient sans défense.

Même si le Président de la République ne s’estime pas dans l’autoflagellation, force est de constater qu’il oublie de se replacer dans le contexte de l’époque.

Nous attendons donc qu’il exige réciproquement des autorités algériennes la reconnaissance des exactions commises par leur armée envers ces militaires, disparus alors que la guerre était terminée.

Fédération Nationale des Combattants Volontaires - La Rédaction

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dimanche 3 juin 2018

Infos FNCV : Du nouveau pour la carte du combattant AFN

Carte du Combattant aux militaires français en Algérie de 1962 à 1964... 

Par un communiqué daté du 27 mai 2018, Mme Geneviève DARRIEUSSECQ, secrétaire d’État auprès de la ministre des armées, a annoncé que le Premier ministre avait décidé d’attribuer, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019, aux militaires français déployés sur le territoire algérien entre le 1er juillet 1962 et le 1er juillet 1964, la carte du combattant.

Cette demande était portée depuis plusieurs années par notre fédération.

La FNCV a participé aux divers groupes de travail dont  les travaux ont permis cette avancée.

La retraite du combattant étant payée à terme échu le premier versement interviendra en juillet 2019.

Alain CLERC, président FNCV


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mardi 30 mai 2017

Terrorisme au Sahel : Le président Macron veut une « exigence renforcée » à l’égard de l’Algérie

L’Algérie fait-elle preuve de mansuétude à l’égard d’Iyad Ag Ghali ?

En 2014, a récemment rappelé le quotidien Le Monde, ce chef du groupe jihadiste touareg Ansar Dine était dans le viseur des forces françaises. Mais Paris aurait demandé un avis à Alger avant de le neutraliser. « Ne vous occupez pas d’Iyad. Nous en faisons notre affaire », auraient répondu les autorités algériennes.

Depuis, Iyad Ag Ghali a pris de l’importance puisqu’il est devenu le chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, après la fusion de sa formation avec deux autres organisations jihadistes, à savoir al-Mourabitoune et l’Émirat du Sahara, une branche d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

En février 2017, alors qu’il était encore ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian avait évoqué le cas du chef jihadiste touareg lors d’une audition à l’Assemblée nationale. « Il conviendrait d’éviter de faire preuve de complaisance à l’égard de M. Iyad Ag Ghali qui revient aujourd’hui à une position de leader. Nous avons d’ailleurs transmis le message aux Algériens, dans la mesure où il passe la moitié de son temps dans le Sud algérien [ndlr, dans les environs de Tinzaouten?] : c’est là qu’il organise ses actions », avait-il dit. Qu’est devenu ce « message »?

Lors de sa visite aux forces françaises déployées à Gao, le 19 mai, le président Macron a indiqué que l’opération Barkhane, menée dans le Sahel et pas seulement au Mali, « ne s’arrêtera que le jour où il n’y aura plus de terroristes islamistes dans la région » et quand la « souveraineté pleine et entière des États » sahéliens sera « restaurée ». Car, a-t-il continué, arrêter l’opération tant que les « groupements terroristes » n’auront pas été « éradiqués » serait créer « les conditions d’une reprise dans quelques années ».

Au lieu de fixer un terme à cette opération, le président français veut plutôt afficher une « détermination complète » et un engagement «résolu». Ce qui passe par le soutien des forces françaises, qu’il faudra continuer d’équiper « comme il se doit » mais aussi par une exigence à l’égard des partenaires régionaux, en particulier sur « le respect de la feuille de route politique. »

"Une exigence... renforcée à l’égard des États du Sahel et de l’Algérie"

« Moi, ce que je veux, en début de mandat, c’est une exigence sans doute renforcée à l’égard des États du Sahel et de l’Algérie pour que les accords d’Alger [entre les groupes indépendantistes touareg et Bamako, ndlr] soient appliqués et pour que la responsabilité de tous soit prise », a continué M. Macron.

« On ne peut pas manifester quelque faiblesse que ce soit à l’égard des groupements terroristes, quelles que soient les raisons politiques domestiques », a prévenu le président Macron. « J’ai des hommes qui sont là, j’en ai la responsabilité, j’en réponds devant les Français et leurs familles. Je n’enverrai pas nos soldats se faire tuer surtout si les gouvernements qui sont responsables de la situation localement ne prennent pas l’intégralité de leurs responsabilités », a-t-il insisté.

S’agissant de l’Algérie, Emmanuel Macron n’a pas confirmé les accusations concernant un éventuel soutien à Iyad Ag Ghali, lequel est hostile aux accords d’Alger. Toutefois, il a affirmé avoir fait part à son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, lors d’un entretien téléphonique, d’en parler d’une « manière très franche ». Et d’ajouter : « Partout où nous sommes en situation d’agir, nous agirons avec une détermination accrue. »

Source : Zone Militaire


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vendredi 3 mars 2017

Algérie : Tentative d'attentat terroriste par Daesh, l'état islamique, à Constantine

Sans l’intervention décisive d’un policier, le bilan aurait pu être lourd. Le 26 février 2017, vers 21h00, un homme portant une ceinture d’explosifs a en effet été neutralisé, près du commissariat de Constantine, à plus de 400 km à l’est d’Alger.

« Un policier qui était devant le siège du commissariat situé au-dessous d’un bâtiment abritant une dizaine de familles a riposté énergiquement et héroïquement, après plusieurs sommations, ciblant avec précision la ceinture explosive portée par un terroriste », a ainsi expliqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) algérienne.

Seulement, le tir du policier a provoqué une explosion, laquelle aurait légèrement blessé, selon les médias locaux, deux fonctionnaires de police. Une enquête a immédiatement été ouverte après cet « attentat terroriste », a précisé la DGSN.

Moins de 24 heures plus tard, cette tentative d’attentat suicide a été revendiquée par l’État islamique (EI ou Daesh), via son agence de presse «Amaq». Dans le texte, il y est écri qu’un certain « Abou el-Hassan Alo a réussi à atteindre le commissariat de police de Bab el-Kantara à Constantine et à y faire détoner son son sac piégé. » L’organisation jihadiste justifie cette action en accusant la police algérienne «d’apostasie».

Jusqu’à présent, l’EI n’a pas réussi à s’implanter en Algérie, foyer d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). En septembre 2014, le Jund al-Khilafah (Soldats du califat), qui lui avait prêté allégeance, s’était fait connaître avec l’assassinat le français Hervé Gourdel. L’armée algérienne démantèlera cette faction jihadiste au cours des mois suivants, en neutralisant son chef, Abdelmalek Gouri, ainsi que, plus tard, le successeur de ce dernier, Abou Abdallah Othman al-Asimi.

En juillet 2015, trois ressortissants algériens membres de l’EI menacèrent Alger. « Aux militaires algériens, nous disons que nous vous ferons la guerre jusqu’à la reconquête de l’Andalousie. Repentez-vous avant l’arrivée de nos épées », avait lancé l’un d’eux.

Mais ces menaces ne furent pas suivies d’effet. A priori, l’EI ne ferait pas recette en Algérie. C’est, du moins, ce qu’il ressort d’une enquête publiée en octobre 2016 par le réseau mondial d’information Irin (Integrated regional information networks), sur la base de chiffres du Soufan Group. Ainsi, il était estimé, à l’époque, que Daesh comptait entre 200 et 250 Algériens. Un effectif bien loin des 6.000 à 7.000 Tunisiens et des 1.200 à 1.500 Marocains.

Cependant, d’autres groupes jihadistes, autrefois affiliés à AQMI, et à l’image du Jund al-Khilafah, ont fait allégeance à l’EI. Le chef de l’un d’eux, Abou Al-Moundhir, un vétéran du jihad algérien, a été abattu en mars 2016 par l’armée algérienne. Selon cette dernière, il était à la tête d’une soixantaine de combattants. En outre, des filières de recrutement ont aussi été démantelées par les services de sécurité.

Mais le défi qui se pose à Alger est la surveillance de sa longue frontière avec la Libye, où l’EI a subi un revers à Syrte. « Il est hors de question qu’il y ait un libyenistan en face de nous », avait d’ailleurs affirmé, en août 2014, le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal.

Un autre défi concerne la Tunisie, où l’on craint une possible guerre civile avec le retour des combattants tunisiens de Daesh.

« L’Algérie veut absolument éviter que son voisin ne bascule dans une logique de guerre civile et de terrorisme comme peuvent la connaître en ce moment la Syrie ou l’Irak. Il serait alors à craindre que d’importantes villes algériennes à la frontière soient à la portée d’attaques de terroristes venus de Tunisie, et l’État algérien veut absolument éviter ce scénario », expliquait, l’an passé, Akram Kharief, le responsable du site Secretdifa3.net.  

Source : Zone Militaire

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mardi 24 novembre 2015

Tunisie : Attentat terroriste dans un bus de la sécurité présidentielle !

Une bombe visant un bus de la sécurité présidentielle, transportant des forces de l'ordre, a explosé à Tunis. Plus d'une dizaine de morts sont à déplorer, selon un premier bilan.

Un témoin décrit la scène
«Quelqu'un a lancé une bombe au passage d'un bus de ramassage de la garde présidentielle qui fait quotidiennement le trajet entre Carthage et Tunis, rapportent des témoignages présents sur place. Il ne s'agit pas d'un kamikaze. Tout le bus a été détruit, il y a beaucoup de victimes», ajoute le témoin. «L'explosion a eu lieu dans une rue perpendiculaire à l'avenue Mahamed V au bout de l'avenue Bourguiba. Deux symboles étaient clairement visés : l'explosion a eu lieu devant l'ancien siège de la RCD déchu, (parti de Ben Ali, ndlr) et face au ministère de l'intérieur», ajoute le témoin.
«L'attentat s'est produit à quelques heures de l'intervention télévisée du président Beji Caïd Essebsi sur la chaîne publique Wataniya 1. Ce dernier a prévu d'avancer son intervention et il devrait proclamer l'état d'urgence, il venait de le suspendre».

Troisième attaque en Tunisie en un an
La Tunisie avait déjà été la cible de deux attaques particulièrement meurtrières cette année, qui avaient visé le secteur touristique, l'un des piliers de l'économie nationale. Un tireur a abattu 38 étrangers sur une plage et dans un hôtel en juin à Sousse, et en mars dernier, plusieurs individus ont tué 21 touristes au musée national du Bardo, à Tunis.

Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) avait revendiqué ces deux attaques.

L'avenue Mohamed V visée
Les sources proches de la sécurité et de la présidence qui ont confirmé l'explosion ont dit ignorer à ce stade si une bombe en était à l'origine ou si un projectile a été tiré en direction du bus, sur l'avenue Mohamed V. Des ambulances ont afflué sur les lieux et les forces de sécurité ont rapidement bouclé le secteur.

Source : LeFigaro.fr

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vendredi 21 août 2015

Maroc : Crash d'un Mirage F1 suite à une extinction moteur

Un Mirage F1 des forces aériennes marocaines s’est écrasé à 6 km de la base aérienne de Sidi Slimane (nord-ouest du Maroc), le 17 août 2015, au retour d’une mission d’entraînement.

Le pilote a pu s’éjecter à temps de l’appareil alors qu’il se préparait à atterrir. Le Mirage F1 étant tombé dans une zone éloignée de toute habitation, l’accident n’a pas fait de victime.

Selon un communiqué des Forces armées royales marocaines, cet accident aurait été causé par « une collision avec une bande d’oiseaux de grande taille », ce qui a provoqué « l’extinction » du moteur de l’avion.

Il s’agit du second avion de combat perdu, cette année, par l’aviation marocaine. Cette dernière a en effet endeuillée, en mai, par la mort d’un de ses pilotes, qui était aux commandes d’un F-16 engagé dans les opérations de la coalition emmenée par l’Arabie Saoudite au Yémen.

Les forces aériennes marocaines ont reçu 50 Mirage F1, un avion développé par Dassault Aviation et qui n’a été retiré du service actif par l’armée de l’Air qu’en juin 2014, avec la dissolution de l’escadron de reconnaissance 2/33 Savoie.

Récemment, 27 de ces Mirage F1 marocains ont été portés au standard « ASTRAC », consistant notamment à leur ajouter une nouvelle avionique, une centrale inertielle de navigation Sigma 95, un radar RDY-3 de Thales ainsi qu’un pod de désignation Damocles et leur permettre de mettre en oeuvre des kits AASM (Armement Air-Sol modulaire) et des missiles anti-navire AM-39 Exocet.

Source : Zone Militaire


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samedi 27 juin 2015

Terrorisme : Attentat islamiste dans deux hôtels de Sousse en Tunisie

Terrorisme : 37 morts sur une plage de Tunisie !

26 Juin 2015 Trente-sept personnes, dont des touristes étrangers, ont été tuées vendredi 25 juin 2015 lorsqu'un homme armé a ouvert le feu dans l'hôtel Marhaba de la station balnéaire de Sousse, au sud de Tunis. Un assaillant a été abattu.

Marhaba signifie "Bienvenue" en langue arabe

Une attaque terroriste a visé ce vendredi à la mi-journée une plage tunisienne de la zone touristique d'’El Kantaoui, à proximité de la ville de Sousse. Selon le dernier bilan du ministère de la Santé, 37 personnes, dont des touristes étrangers, ont été tuées dans deux hôtels ciblés, très fréquentés par les touristes, l'Imperial Marhaba et El Muradi Palm Marina voisin.

Trente-six personnes ont également été blessées. Ce dernier bilan a été donné en fin de journée par le ministre de la Santé tunisien. Un précédent bilan faisait état de 28 morts et plusieurs blessés.

Des échanges de tirs ont eu lieu sur la plage, a rapporté la télévision d'Etat. Un des assaillants a été abattu. Un autre a été interpellé. L'auteur de l'attentat sanglant est un étudiant tunisien inconnu de la police, a annoncé le secrétaire d'Etat aux affaires sécuritaires, Rafik Chelly. «Il est Tunisien, originaire de la région de Kairouan (l'une des villes saintes de l'islam, située dans le centre de la Tunisie, ndlr). C'est un étudiant», a déclaré le responsable à la radio Mosaïque FM. «Cette personne n'était pas connue (de nos services)», a-t-il ajouté.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué que les forces de sécurité ont immédiatement investi les lieux de l'attaque après des affrontements armés entre les assaillants et les services de sécurité. D'après le ministère, un assaillant est sorti de mer avec sa Kalachnikov et tiré des rafales sur les personnes sur la plage. Selon plusieurs témoignages, un terroriste aurait caché son arme dans un parasol fermé. Interrogé sur radio locale, le directeur d'un hôtel situé juste en face du Marhaba affirme que les terroristes ont utilisé des vedettes et des jet-ski pour accéder rapidement à la plage.

Un adolescent survivant a vu toute sa famille périr sous les balles

Les autorités tunisiennes n'ont, pour le moment, pas fourni les nationalités des victimes. Mais des radios locales évoquent la présence de Britanniques (confirmées par Londres), des Allemands, des Belges, des Irlandais et des Russes. Un adolescent anglais de 16 ans, ayant survécu au carnage perpétré par un terroriste déguisé en simple touriste sur la plage de l'hôtel Imperial Marhaba, a vu mourir l’ensemble de sa famille devant lui. Ses parents et sa grand-mère ont péri sous les balles du terroriste, rapporte une radio locale qui l'a interrogé à l'hôpital.

Face à ce drame qui frappe la Tunisie, une nouvelle fois, au cœur de son secteur touristique, le président tunisien et son chef de gouvernement ont quitté Tunis, à la mi-journée, pour se rendre sur les lieux de l'attentat.

Trois mois seulement après l'attentat du Bardo

Beji essebsi a déclaré que Tunis ne peut pas faire face «seul» aux jihadistes. Il veut une «stratégie globale». Il s'est également entretenu avec François Hollande au téléphone. «Je ne peux pas ici confirmer la présence de Français dans ce terrible attentat, le Quai d'Orsay veille à pouvoir recueillir le plus vite possible ces informations», a déclaré le président français à l'issue du conseil restreint de la défense à l'Elysée. «Il n'y a pas de lien à établir si ce n'est que le terrorisme est notre adversaire, notre ennemi (...) Dans ces moments là, face à ces épreuves, c'est unité, le rassemblement et la capacité de la nation à faire face qui nous permettront de lutter efficacement contre le terrorisme».

Cette nouvelle attaque en Tunisie est survenue un peu plus de trois mois après l'attentat sanglant contre le musée du Bardo à Tunis revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI). 21 touristes et un policier tunisien avaient péri dans cette attaque menée le 18 mars. Après cet attentat, le secteur stratégique du tourisme a enregistré en avril de très mauvais résultats, avec un recul sur un an de 25,7% du nombre de touristes et de 26,3% des recettes touristiques en devises.

Source : Le Parisien.fr

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Tentative d'attentat sur la plage de Sousse en octobre 2013...

Le site de l'attaque était normalement placé sous haute sécurité, en raison de son caractère touristique, mais également d'une tentative d'attentat qui avait eu lieu sur une plage de Sousse fin octobre 2013. Le terroriste, poursuivi par la police alors qu'il se dirigeait vers un hôtel, s'était alors fait exploser sur la plage, sans faire de victime.

Cet attentat intervient, en plein ramadan, et alors que l'attaque terroriste d'une usine de gaz installée en France, près de Lyon, qui a fait un mort, a été perpétrée dans la matinée, ce vendredi. Par ailleurs, un attentat suicide revendiqué par le groupe jihadiste Daesh s'est déroulé au Koweït. Au moins 13 personnes ont été tuées et 25 blessées dans l'attaque d'une mosquée où se déroulait la grande prière du vendredi.

Source : Metronews

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jeudi 19 mars 2015

Tunisie : Attaque du Bardo, les Tunisiens inquiets pour leur pays

Les Tunisiens inquiets pour leur pays après l'attaque terroriste du musée Bardo

Des centaines de personnes se sont rassemblées devant le Musée du Bardo de Tunis après l'attaque de mercredi 18 mars.

« Je suis très préoccupée par ce qui se passe dans mon pays, l'économie va être grièvement touchée et l'année 2015 sera catastrophique. Le but des terroristes, qui était d'effrayer les étrangers, est atteint », lance Hanane, la trentaine, résidante en Italie, actuellement en visite familiale à Tunis. Elle s'est rendue devant le Musée du Bardo, mercredi 18 mars, espérant en savoir plus sur l'attaque qui a fait 19 morts plus tôt dans la journée.

Aux alentours de 17 h 30, plus d'une centaine de personnes se sont spontanément rassemblées sur les lieux du drame. Les forces de l'ordre sont déployées en grand nombre à l'intérieur et à l'extérieur du musée. Les derniers véhicules des forces anti-terroristes et ambulances quittent les lieux. Puis, les forces de l'ordre évacuent le périmètre en attendant l'arrivée des députés, qui empruntent la même entrée que celle du musée et se réunissent pour une séance plénière extraordinaire à 20 h 30 à l'Assemblée nationale constituante.

« Le dernier gouvernement a laissé faire le terrorisme et la situation s'est graduellement dégradée. Je suis venue devant le musée pour soutenir le nouveau gouvernement et le président Béji Caïd Essebsi. C'est un coup dur pour le pays, juste après les élections », déplore Hanane.

Des « Conséquences sur le tourisme »
 
Une centaine de personnes se sont également rassemblées devant le théâtre national de Tunis, mercredi 18 mars.

Loin de là, devant le théâtre municipal, une centaine de personnes scandant « Unité nationale contre la menace terroriste » se sont rassemblées à partir de 16 heures. Certains répondaient à l'appel de différentes organisations comme l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), principale centrale syndicale de Tunisie, ou le Forum social mondial, d'autres à celui du parti Ennahda, lancé sur les réseaux sociaux.

Mohamed Saida, 20 ans, a répondu à l'appel. Il est venu soutenir les forces de l'ordre et l'armée tunisienne dans sa lutte contre le terrorisme. « Nous avons beaucoup de contrôles d'identité dernièrement et c'est une bonne chose pour notre sécurité, mais je pense que cet événement aura surtout des conséquences sur le tourisme », dit-il.

Chiraz, 41 ans, se tient debout sur les escaliers du théâtre national avec deux de ses amis. Venue au rassemblement, à la fois par solidarité et par curiosité, elle s'étonne de ne pas y trouver plus grande foule. « Ce qui s'est passé me touche dans ma chair, je suis inquiète pour la Tunisie. A mon avis, ce n'est que le début, vu ce qui se passe aux frontières et en Libye. La baisse du tourisme est inévitable, mais les premiers touchés sont les Tunisiens. Il est normal de s'inquiéter pour l'économie du pays, car si l'économie sombre, les risques de violence sont plus importants. C'est un cercle vicieux », affirme cette architecte de profession.

L'ambiance dans la capitale est pesante. Les Tunisiens ont peur. Moins pour leur sécurité que pour l'avenir de la Tunisie, dont les efforts ont été réduits à néant par la menace terroriste.

Source : Salsabil Chellali (Tunis) / LeMonde.fr

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mardi 6 janvier 2015

Péril islamique grandissant en Afrique du Nord !

En Libye, les milices islamistes contrôlant la plus grande partie de la Tripolitaine ont récemment opéré des mouvements en diver­ses zones frontalières, rapportent des obser­va­teurs locaux.

Les brigades d’Okbat ben Nafeh et de Hittin, le groupe Jound al-Islam et Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) consti­tuent notamment une menace pour l’Algérie et la Tunisie. Ce dernier pays s’inquiète égale­ment de la présence du groupe Ansar el-Charia dans la localité de Sebrata, non loin de ses frontières, ce groupe djihadiste, dirigé par Seifallah Ben Hassine (alias Abou Iyadh), étant également implanté à Tripoli et Misrata, ainsi qu’à Derna (Cyrénaïque). Ses effectifs s’élèveraient à quelque 2 000 hom­mes sur le territoire libyen, certains ayant combattu en Syrie et en Irak.

Les autorités tunisiennes redou­tent de voir ces groupes terroristes s’infiltrer sur leur territoire, alors que certains ont annoncé leur ralliement à l’Etat islamique. Des craintes partagées par Alger. Les forces tunisiennes et algériennes ont donc renforcé leurs positions le long des frontières libyennes, creusé des tranchées et levé des tas de sable autour des postes de surveillance.

A l’aide de véhicules blindés de transport de troupes, l’armée algérienne, équipée de chars, d’artillerie lourde et de systèmes antichars et antiaériens, a déployé quelque 50.000 soldats, pour contrecarrer l’infiltration de groupes armés liés à AQMI ou à l’Etat islamique ou des attaques par voie aérienne.

A noter qu’à la fin du mois dernier, AQMI a brouillé les systèmes de communications militaires dans les zones frontalières, durant cinq jours, à l’aide de matériel d’origine américaine pris à l’armée libyenne dans la base Tamenhant, à proxi­mité de Sebha, en mars 2014.

Source : TTU On Line

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samedi 27 décembre 2014

Algérie : Le chef jihadiste assassin d'Hervé Gourdel, abattu par les forces spéciales algériennes

Abdelmalek Gouri, le chef jihadiste assassin d'Hervé Gourdel, abattu par les forces spéciales algériennes.

Le 24 septembre 2014 , le guide de montagne français Hervé Gourdel, enlevé trois jours plus tôt près du village algérien d’Aït Ouabane, était décapité par des militants du groupe jihadiste Jund al-Khalifah (les « soldats du califat »), lequel venait alors de faire allégeance à l’État islamique (EI ou Daesh) après rompu avec al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Depuis, l’un des membres du Jund al-Khalifah ayant participé à l’assassinat d’Hervé Gourdel a été tué par les services de sécurité algériens. Puis, selon une information de la chaîne Nahar TV, confirmée par Alger, le chef de ce groupe jihadiste, Abdelmalek Gouri, alias Khaled Abou Souleimane, a été abattu à son tour, avec deux de ses compagnons, le 22 décembre au soir au cours d’une opération menée par les forces spéciales algériennes dans la ville d’Isser, à 60 km à l’est d’Alger.

Cette localité de Kabylie avait été le théâtre d’une attentat suicide meurtrier (une quarantaine de tués) perpétré en août 2008 contre l’école d’officiers de la gendarmerie algérienne qui y est implantée.

Dans un premier temps, le ministère algérien de la Défense a indiqué que l’opération lancée à Isser avait été déclenchée grâce à des renseignements et à une filature d’un «dangereux groupe terroriste circulant à bord d’un véhicule » et qu’elle avait permis de récupérer deux fusils d’assaut de type AK-47 Kalachnikov, une ceinture d’explosifs, une quantité importante de munitions et des téléphones portables ». Ce n’est plus que tard que la mort d’Abdelmalek Gouri a officiellement été confirmée.

Ancien bras droit d’Abdelmalek Droukdel, le chef d’AQMI, Abdelmalek Gouri, 37 ans, était notamment accusé d’avoir fait partie de la katiba de l’organisation terroriste étant à l’origine des attentats commis contre le palais du gouvernement et un bâtiment de l’Onu en décembre 2007, à Alger. Il était également soupçonné d’être le responsable d’une attaque qui coûta la vie à 11 soldats algériens à Iboudrarène, le 11avril dernier.

S’agissant du meurtre d’Hervé Gourdel, la justice algérienne a lancé des poursuites contre 15 personnes soupçonnées d’avoir pris part à son enlèvement. Elles sont inquiétés pour «création d’un groupe armé terrroriste », « prise d’otage » et « assassinat avec préméditation ». 

Source : Zone Militaire

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samedi 15 novembre 2014

Tunisie - Elections : Défaite d'Ennahda. Les électeurs ont choisi l'anti-islamisme...

Le résultat des législatives rassure l’Europe et les Tunisiens.

Leur pays tourne le dos à l’islamisme. Une leçon pour tant d’États arabo-musulmans plongés dans la violence.

La défaite sans équivoque du parti islamiste Ennahda aux élections législatives du 26 octobre est une bonne nouvelle pour la Tunisie, pour le monde arabo-méditerranéen et, d’une certaine façon, pour l’Europe, qui pouvait redouter un nouvel afflux de migrants clandestins vers l’Italie en cas de victoire des islamistes. Le Maghreb (l’Afrique du Nord) et le Machrek (l’est du monde arabe) échappent à la naissance d’un État islamiste aux contours et aux amitiés qui pouvaient inquiéter ses voisins méditerranéens, qui contrôlent strictement l’apparition de tout phénomène islamiste (Algérie, Maroc) ou qui ont dû reprendre la maîtrise du pays, au prix de violences extrêmes (Égypte).

En première ligne face aux à-coups politiques et sociaux du Maghreb, la France, comme l’Italie ou Malte, peut aussi être soulagée de l’issue favorable du scrutin à Tunis. Une Tunisie islamiste aurait rendu encore plus compliquée la situation déjà anarchique en Libye, un pays tombé aux mains de milices, dont le sud est devenu une plaque tournante de tous les trafics djihadistes du nord de l’Afrique.

Les électeurs tunisiens (4 millions d’inscrits) ont voté dans un contexte de profond désenchantement. C’est ce que traduit la participation de 61,8 %. En 2011, 4,3 millions de Tunisiens avaient voté. Cette année, ils n’étaient plus que 3,1 millions. Une partie des électeurs qui avaient choisi le camp islamiste, en octobre 2011, par seul souci de changement, se sont cette fois abstenus.

Le résultat est qu’Ennahda a perdu son duel contre Nidaa Tounes, la principale formation anti-islamiste, arrivée en tête à l’Assemblée nationale (217 sièges élus à la proportionnelle parmi environ 1 300 listes de candidats) : Nidaa Tounes obtient 38,2 % des voix et 83 sièges, devant Ennahda (31,3 %, 68 députés), en net recul (moins 21 élus) par rapport à 2011. La nouvelle Assemblée est éclatée, comme le montrent les résultats significatifs de l’Union patriotique libre, créée par l’étonnant homme d’affaires Slim Riahi et devenue le troisième parti du pays (7,83 %, 17 sièges), juste devant le Front populaire (extrême gauche) de Hamma Hammami, crédité de 5,55 % des suffrages (12 députés). Ces deux partis monnaieront sans doute leur renfort pour permettre de bâtir une coalition majoritaire....

Source : Valeurs actuelles

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mercredi 5 février 2014

Tunisie : Etape historique.. La nouvelle Constitution est adoptée

L'Assemblée nationale constituante (ANC) tunisienne a adopté, tard dans la soirée dimanche 26 janvier 2014, la nouvelle Constitution du pays, plus de trois ans après la révolution qui avait déclenché le printemps arabe.

Les élus de l'ANC ont approuvé cette loi fondamentale à une majorité écrasante de 200 voix pour, 12 contre et 4 abstentions. Les 149 articles du texte avaient déjà été approuvés un par un lors de débats houleux entre le 3 et le 23 janvier, opposant notamment Ennahda et ses détracteurs.

Les élus ont célébré l'évènement en chantant l'hymne national, brandissant des drapeaux tunisiens et les doigts en signe de victoire. Ils ont scandé « fidèles, fidèles au sang des martyrs de la révolution » de janvier 2011, qui chassa Zine El Abidine Ben Ali du pouvoir. «Nous sacrifions notre âme et notre sang pour toi, Tunisie», ont-ils aussi crié, dans un moment d'unité rare dans cet hémicycle, après deux années marquées par les invectives et les controverses.

Place réduite de l'islam, parité homme-femme

« Dans cette Constitution, tous les Tunisiens et Tunisiennes se retrouvent, elle préserve nos acquis et jette les fondements d'un Etat démocratique », a déclaré le président de l'Assemblée, Mustapha Ben Jaafar. Ce texte consacre un exécutif bicéphale et accorde une place réduite à l'islam. Elle introduit aussi pour la première fois dans le monde arabe un objectif de parité homme-femme dans les assemblées élues.

Ce compromis vise à éviter une dérive autoritaire dans un pays qui a connu plus d'un demi-siècle de dictature, sous Habib Bourguiba, puis sous Ben Ali. Mais aussi à rassurer ceux qui craignaient que les islamistes n'imposent leurs positions dans un pays à forte tradition séculière. L'Assemblée a été élue en octobre 2011 et devait à l'origine achever la loi fondamentale en un an, mais ses travaux ont pris un retard considérable en raison de crises à répétition.

Le long chemin de la Tunisie pour sa Constitution

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a aussitôt salué l'adoption de cette Constitution, qu'il a qualifiée « d'étape historique », en présentant la Tunisie comme un possible « modèle pour les autres peuples aspirant à des réformes ». Il a aussi encouragé « les acteurs politiques en Tunisie à garantir que les prochaines étapes de la transition soient conduites d'une manière paisible, inclusive et transparente », et à « garantir que la croissance économique soit obtenue de manière équitable et durable ».

Source: AFP/STR

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jeudi 9 janvier 2014

Tunisie : La liberté de conscience à propos de la religion, dans la Constitution

Une première dans le monde arabe...

La liberté de conscience à propos de la religion, inscrite dans la Constitution tunisienne.

En Tunisie, la liberté de conscience l'emporte sur la charia. Les premiers articles fraîchement adoptés de la nouvelle Constitution tunisienne font de la religion une question individuelle. Une première dans le monde arabe.

Une révolution qui ne dit pas son nom se joue en Tunisie. Avec un an et trois mois de retard, l'Assemblée nationale, où les députés du parti islamiste Ennahda sont majoritaires, a commencé à adopter, le 4 janvier 2014, les premiers articles de la nouvelle Constitution, dont celui garantissant "la liberté de conscience". La Constitution tunisienne est ainsi la première du monde arabe à reconnaître la liberté de conscience dans un de ses articles.

Concrètement, les Tunisiens pourront se déclarer "a-religieux" et, mieux encore, ils pourront décider de changer de religion. Chose impensable - officiellement - pour un musulman puisqu'il risque d'être considéré comme apostat et, à ce titre, menacé de mort par des islamistes radicaux. Et si la majorité des pays arabes - à l'exception des pays du Golfe et du Maroc, où le statut de commandeur des croyants du roi implique que les Marocains, sauf s'ils sont juifs, sont ipso facto musulmans - ont tous des citoyens à la fois arabes et chrétiens de naissance, les conversions ne sont officiellement pas possibles.

La société tunisienne est, comme dans la quasi-totalité des pays arabes et musulmans, divisée entre "un pôle moderne et séculier et un pôle conservateur et religieux", selon les termes de Séverine Labat, chercheur au CRNS*, et ce grand pas vers la liberté et la modernité ne s'est pas fait sans mal. Il explique le retard pris dans l'adoption de la nouvelle Constitution de l'après-Printemps arabe. Vendredi et samedi, les débats sur le préambule de la nouvelle loi fondamentale ont été plus houleux, obligeant à plusieurs interruptions de séance.

Aucune référence à la charia

Non seulement les députés ont adopté l'article sur la "liberté de conscience", mais, en plus, le parti islamiste Ennahda, au pouvoir depuis octobre 2011 et très contesté par l'opposition moderniste et séculière, a accepté, dès le printemps 2012, de ne pas introduire de référence à la charia (la loi islamique) dans la nouvelle Constitution. Il avait donné son accord à la reprise des deux premiers articles de la Constitution de 1959 : l'article 1 qui précise que "La Tunisie est un État libre, indépendant et souverain. L'islam est sa religion, l'arabe sa langue et la République son régime." Les députés ont tous voté (à trois exceptions près) en faveur de cet article qui précise "qu'il ne peut être amendé " ; et l'article 2, non amendable aussi, qui prévoit l'instauration d'"un État à caractère civil, basé sur la citoyenneté, la volonté du peuple et la primauté du droit".

Les amendements proposant l'islam comme "source principale de la législation" ont donc été rejetés par l'Assemblée. Un renoncement mal vécu par l'aile dure du parti islamiste. Mais au fil des mois et de la contestation grossissante contre Ennahda, celui-ci n'avait plus guère de choix.

L'État reste "gardien de la religion"

Par contre, le compromis passé entre Ennahda et l'opposition fait de l'islam "la religion du pays". C'était déjà le cas dans la Constitution adoptée sous Bourguiba en 1959, au lendemain de l'indépendance. L'État devient par ailleurs le "protecteur du sacré" et le "gardien de la religion" (article 6). Ces formulations vagues peuvent-elles être interprétées pour tenter de remettre en question la liberté de conscience ? Certains s'y essaieront probablement.

Il reste encore aux députés tunisiens à voter, avant le 14 janvier prochain, 132 autres articles de la Constitution ainsi qu'une loi électorale pour organiser des élections législatives et mettre fin à la période de transition qui a commencé avec le départ de Ben Ali, l'ancien président, le 14 janvier 2011. Dans l'immédiat, un consensus semble avoir été trouvé pour que la nouvelle loi fondamentale soit adoptée à la majorité des deux tiers des élus et ainsi éviter l'organisation d'un référendum.

Source : Le Point.fr

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Une «victoire» pour les féministes

La Tunisie est devenue lundi le premier pays du monde arabe à inscrire dans sa constitution l'égalité entre hommes et femmes.

«Tous les citoyens et les citoyennes ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Ils sont égaux devant la loi sans discrimination aucune», dispose l'article 20 du projet de Constitution adopté par 159 voix sur 169 votants. Cette formulation est le fruit d'un compromis entre les islamistes d'Ennahda, majoritaires à l'assemblée, et l'opposition laïque. Ce texte unique dans le monde arabe s'ajoute à d'autres concessions des islamistes sous la pression de la société civile et de l'opposition.

Ennahda avait fait scandale durant l'été 2012 en annonçant vouloir introduire le concept de «complémentarité» homme-femme. Confronté à une levée de boucliers, le parti a finalement renoncé à ce projet. Les islamistes ont aussi accepté au fil des mois de renoncer à inscrire l'islam comme source de droit et à punir les «atteintes au sacré». Ils ont aussi voté dimanche, sous la pression de l'opposition laïque, l'interdiction des «accusations d'apostasie», un élu ayant affirmé avoir été menacé après avoir été qualifié d'ennemi de l'islam, alors que deux opposants ont été assassinés en 2013 par la mouvance jihadiste.

Source : LeParisien.fr

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mercredi 18 septembre 2013

Terrorisme : Maroc et Algérie menacés par AQMI et Al Qaïda

Le chef d’al-Qaïda veut affaiblir l’Algérie, tandis qu' AQMI menace le Maroc

Le successeur d’Oussama ben Laden à la tête d’al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, est prolixe en ce moment. Sans doute en raison de la proximité de l’anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone…

La semaine passée, il a ainsi appelé à attaquer les Etats-Unis dans un message diffusé par Internet et repéré par Site Intelligence, une entreprise américaine spécialisée dans la veille des activités jihadistes. “Nous devons saigner économiquement l’Amérique en poussant le pays à poursuivre ses immenses dépenses pour sa sécurité”, a expliqué al-Zawahiri. “L’économie est le point faible de l’Amérique et elle est déjà chancelante à cause de toutes ses dépenses militaires engagées pour sa sécurité”, a-t-il poursuivi.

“Pour maintenir l’Amérique sous tension et en état d’alerte, il faut quelques attaques par-ci par-là. Nous avons déjà gagné la guerre en Somalie, au Yémen, en Irak et en Afghanistan, nous devons donc poursuivre cette guerre sur ses propres terres”, a-t-il encore ajouté, en invitant les sympathisants d’al-Qaïda à agir seul ou en groupe afin de mener “mener ces attaques disparates”.

Etant de nationalité égyptienne et comme son frère a été arrêté pour avoir soutenu l’ex-président Morsi, al-Zawahiri a évoquer la situation au Caire en faisant valoir qu’un gouvernement tenait sa légitimité non pas des urnes mais de la “charia”.

Dans le même temps, Site Intelligence a également repéré un “guide du jihad” signé par al-Zawahiri. En fait, il s’agit de la stratégie qu’al-Qaïda entend mettre en oeuvre. Premier point, qui peut paraître surprenant : le successeur de Ben Laden appelle ses militants à la retenue, d’abord à l’égard des autres groupes musulmans (et l’on pense en particulier aux chiites), “sauf s’ils sont eux-mêmes attaqués”, puis des chrétiens, des hindous et des sikhs qui vivent dans des régions musulmanes. Qui plus est, il leur demande aussi de ne plus commettre d’attentats contre les mosquées et les marchés.

Et pour cause : pour Zawahiri, l’heure est à la “dawa”, c’est à dire au travail missionnaire. Mais là n’est pas la seule motivation. La “lutte est longue et le jihad a besoin de bases sûres” justifie-t-il. Le Pakistan, où il se serait réfugié et où il a noué des liens avec le mouvement taleb local (TTP), constitue le pays idéal pour cela. Il s’agit, selon lui, d’y “créer pour les moudjahidine un refuge qui pourra ensuite servir de base de départ au combat pour l’établissement d’un régime islamique”.

Pour autant, il ne s’agit pas pour autant de faire une pause dans le “jihad” ce dernier reste “invitable” en Afghanistan, en Irak, au Yémen, en Somalie et en Syrie. S’il a une nouvelle fois menacé les Etats-Unis, les alliés de ces derniers ne sont pas en reste.

“Pour ce qui est d’affronter les laquais de l’Amérique, les situations sont différentes selon les endroits. Le principe de base, c’est d’éviter de s’engager dans un conflit avec eux, sauf dans les pays où la confrontation devient inévitable”, énonce-t-il, en faisant probablement allusion à l’Afrique du Nord, où al-Qaïda cherche à s’implanter à la faveur du Printemps arabe en nouant des alliances locales. La Libye est en premier lieu concernée… A priori, et d’après le compte rendu de Site Intelligence, l’Afrique subsaharienne n’a pas été mentionnée. Sans doute faut-il s’en inquiéter.

Car un pays du Maghreb est nommé en particulier par al-Zawahiri : l’Algérie, d’où sont orginaires, d’ailleurs, les responsables d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) ainsi que Mokhtar Belmokhtar, lequel vient de s’associer avec le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) pour créer un nouveau groupe jihadiste, avec la bénédiction, semble-t-il, du chef d’al-Qaïda “canal historique”.

Dans son “guide du jihad”, al-Zawahiri appelle ainsi à “affaiblir l’Algérie” afin de pouvoir diffuser ensuite l’idéologie salafiste dans tout le maghreb ainsi qu’en Afrique de l’Ouest. Au cours des années 1990, Alger avait eu fort à faire pour écarter la menace meurtrière posée par le Groupe islamique armé (GIA), dont une branche dissidente, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) est devenu AQMI après son allégeance à al-Qaïda, en 2006.

Cela étant, si Zawahiri parle d’affaiblir l’Algérie, c’est pourtant le Maroc qui a récemment fait l’objet de menaces de la part d’AQMI. Une vidéo diffusée par cette organisation a longuement évoqué ce pays, avec une image montrant le roi Mohammed VI englouti par les flammes.

Pour le chercheur marocain Mohamed Darif, spécialiste des groupes islamistes, cité par Maghrebia.com,  le Maroc “est aujourd’hui le seul pays qui échappe à al-Qaïda et cela provoque son irritation”. Et le politologue Driss Kassouri de confirmer : “Il y a un fort désir d’AQMI de mener une opération de qualité au Maroc, afin d’ébranler la confiance en soi du pays et sa constance et pour mettre un terme à sa situation exclusive dans la région.”

Dernier détail : le nouveau groupe issu de la fusion du Mujao et de celui de Belmokhtar s’appelle les “Almoravides”, du nom d’une dynastie ayant conquis le Maroc au XIe siècle…

Source : Zone Militaire

NDLR : Après le jihad, la dawa, et après la dawa, le jihad... La troisième guerre mondiale a commencé.


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