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jeudi 13 février 2020

Armement : Un nouveau gilet pare-balles capable d’absorber les impacts

Le Service de Santé des Armées a mis au point un nouveau gilet pare-balles capable d’absorber les impacts

Entre 2017 et 2019, l’armée de Terre a reçu plus de 30.000 exemplaires d’un nouveau gilet de combat de type SMBE [pour structure modulaire balistique électronique] afin de remplacer les Gilets de protection balistique [GPB] ainsi que les Gilets électroniques [GE] jusqu’alors en dotation.

Doté de plaques blindées et d’un matelas anti-traumatisme, ce gilet de type SMBE offre une protection balistique de classe 4 contre les munitions perforantes et à « haute vélocité ». Il est également efficace contre les armes blanches. Un autre de ses points forts est son ergonomie, pensée pour optimiser la mobilité du soldat.

Ce nouvel équipement, conçu par l’entreprise norvégienne NFM Group, « surpasse de loin tout ce que les soldats de l’armée de Terre ont pu porter jusqu’à présent », se félicitait Terre Information Magazine.

Pour autant, il est toujours possible de faire mieux. En tout cas, l’Institut de recherche biomédicale des armées [IRBA] s’y attache en menant des études afin de mettre au point un gilet de combat toujours moins lourd tout en étant plus protecteur.

Faire en sorte qu’un gilet pare-balles soit en mesure de stopper les munitions hyper véloces est une chose… En revanche, cela n’est pas encore suffisant dans la mesure où l’impact peut provoquer des lésions corporelles internes potentiellement mortelles. C’est que l’on appelle les « effets arrière ». Et c’est justement sur ce point que portent les recherches conduites par l’IRBA, en partenariat avec l’entreprise française RxR Protect, spécialiste des protections pour les sports extrêmes.

Cette collaboration a permis de mettre au point le gilet de protection « Air Shock Absorber », dont le principe repose sur un système de bulles d’air à pression réglable, qui absorbe et répartit l’énergie des impacts. Un autre avantage de cette solution est que, en utilisant un matériau spécifique, il sera possible de diminuer la masse du gilet, et donc d’en améliorer l’ergonomie.

« L’IRBA travaille à intégrer cette technologie dans les futurs gilets de protection balistique. L’innovation est de confier une partie du rôle anti-trauma, aujourd’hui dévolu aux matériaux balistiques lourds, à des éléments spécialisés beaucoup plus légers, et donc de diminuer le poids des protections, à pouvoir protecteur égal, voire supérieur, tout en améliorant l’ergonomie » explique Actu Santé, le magazine du Service de santé des Armées [SSA].

Ce projet a démarré en 2016, grâce à un soutien de la Mission d’Innovation Participative [MIP] du ministère des Armées. Outre l’aspect financier, l’accompagnement de cette dernière a permis de régler les questions juridiques, notamment celles concernant la propriété intellectuelle.

« Ce projet qui est aujourd’hui au stade de la démonstration quittera bientôt la phase initiale de la MIP pour se tourner, toujours grâce à l’accompagnement de la Direction de la formation, de la recherche et de l’innovation du SSA [DFRI] et de l’Agence de l’innovation de défense [AID], vers une phase de développement industriel », précise Actu Santé.

Source : ZONE MILITAIRE - Image OUEST-FRANCE.fr

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vendredi 14 juin 2019

Royal Navy Cocaïne : Des sous-mariniers britanniques encore contrôlés positifs à la drogue...

C’est une nouvelle affaire embarrassante pour la Royal Navy : selon la presse d’outre-Manche, trois marins servant à bord du HMS Vengeance, l’un des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] britanniques, ont été contrôlés positifs à la cocaïne sur la base de tests urinaires effectués lors d’une escale en Floride. Le résultat des analyses n’a été connu qu’une fois le navire reparti en mission.

Cette information, révélée par l’édition dominicale du Daily Mail, a été confirmée par un porte-parole du ministère britannique de la Défense [MoD]. Ce dernier a ainsi assuré qu’une « action interne contre les individus concernés » était « en cours ». Estimant qu’il serait « inapproprié de commenter davantage » cette affaire, il a rappelé les règles dans ces circonstances.

Le MoD a une « politique de tolérance zéro en matière de drogue et il n’en tolère pas l’usage par le personnel de service, sous quelque forme que ce soit et à tout moment. Tout le personnel pris en train de prendre de la drogue sera renvoyé », a rappelé ce porte-parole.

Seulement, le problème est que des affaires de ce type tendent à se répéter depuis quelque temps. Ainsi, par exemple, 9 sous-mariniers du SNLE HMS Vigilant avaient été contrôlés positifs à la cocaïne, à l’automne 2017. Ce qui conduisit la Royal Navy à reprendre fermement en main l’équipage de ce navire. Et, à l’époque, le commandant et le second de ce dernier avaient été relevés de leurs fonctions pour avoir eu des relations intimes avec deux officiers féminins du bord.

Plus récemment, soit en avril dernier, 7 membres de l’équipage du sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] HMS Talent [classe Trafalgar, ndlr], ont également été sanctionnés pour avoir absorbé de la cocaïne lors d’une soirée « débridée ».

Ces affaires liées à la consommation de cocaïne font d’autant plus désordre qu’elles concernent des sous-marins affectés à la dissuasion nucléaire du Royaume-Uni.

Pour rappel, la cocaïne est un psycho-actif qui donne l’impression de donner des effets stimulants, physiques et cognitifs, et désinhibants. Cette drogue, explique l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé [INPES] « accélère le fonctionnement du cerveau et le fait ‘tourner en surrégime’ en faisant disparaître certains signes d’alerte qui l’avertissent habituellement de la fatigue, du sommeil, de la douleur et de la faim. »

Les sensations que cette substance donne sont de courte durée. « Quand elles disparaissent, le retour à la réalité (la ‘descente’) est pénible, la fatigue accumulée se fait lourdement sentir… Le consommateur peut alors se sentir irrité, déprimé par cette impression ‘d’être au ralenti’, et avoir envie de reprendre immédiatement de la cocaïne pour se sentir à nouveau ‘à fond' », poursuit l’INPES. Et le tout s’accompagne d’effets indésirables, parfois dangereux : effet « parano », anxiété, épisode dépressif, hallucinations.

Ces récentes affaires ayant touché la Royal Navy donne le sentiment que seuls ses sous-mariniers seraient concernés par la consommation de cocaïne. Cela étant, d’après une enquête réalisée en 2015 par Paris Match sur la base de données publiques, 5.000 soldats ont été exclus des forces armées britanniques, entre 2000 et 2008, pour s’être drogués.

Source : Zone Militaire

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dimanche 21 juin 2015

Santé : Il n'y a plus d'urgence au Val de Grâce !

L’Hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce n’assure plus les urgences depuis le 1er juin 2015. 

Même si des moyens financiers supplémentaires vont être alloués aux armées d’ici 2019 à hauteur de 3,8 milliards d’euros, les restructurations annoncées en octobre 2014 sont maintenues. Par conséquent, et comme attendu, le site de l’Hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce devrait accueillir, à terme, les activités de formation et de recherche du Service de santé des armées (SSA).

Prise dans le cadre du « modèle 2020″ du SSA, cette décision a été motivée par des raisons économiques : il aurait fallu consentir un investissement de plusieurs centaines de millions d’euros pour moderniser l’HIA du Val-de-Grâce, symbole de la médecine militaire française, où chefs d’États étrangers et personnalités venaient se faire soigner.

La fermeture de l’hôpital est programmée pour 2017 et ses activités médicales seront progressivement transférées vers les deux autres hôpitaux militaires implantés en région parisienne, à savoir les HIA Percy et Bégin afin de créer une « Plateforme militaire hospitalière d’Île-de-France (PFMH IDF) ».

Ce transfert a déjà commencé. Ainsi, dès le 1er juin 2015, le service d’urgence n’y sera plus assuré et les patients seront donc accueillis par les deux autres HIA franciliens. Puis, un mois plus tard, la radiothérapie et le caisson hyperbare cesseront leurs activités. En outre, les services de neurochirurgie, de chirurgie vasculaire et ORL seront assurés par l’HIA de Percy tandis que ceux de chirurgie viscérale, d’urologie et d’oncologie seront transférés à l’HIA Bégin.

« L’HIA Val-de-Grâce continuera à assurer, pour ses patients, une activité de consultations chirurgicales programmées dans le domaine des spécialités transférées. Les services de médecine interne, neurologie, ophtalmologie et psychiatrie continueront à accueillir les patients jusqu’à leurs transferts prévus en 2016″, précise le Bureau communication et information du SSA.

« Durant cette phase de transfert, une attention particulière est portée aux patients du Val-de-Grâce afin de leur garantir la qualité et la disponibilité des soins qui font la réputation des hôpitaux militaires », a-t-il encore fait valoir.  

Source : Zone Militaire

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