FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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samedi 25 avril 2020

Coronavirus : Trump et Pompeo, de sérieux doutes sur la transparence chinoise !

Coronavirus : Mike Pompeo s'en prend de nouveau à la Chine

Les Etats-Unis multiplient les critiques envers Pékin. Cette fois-ci, le chef de la diplomatie américaine l’accuse d’avoir détruit des échantillons et d’avoir faire de la rétention d’informations
 
Le gouvernement des Etats-Unis est en colère contre la Chine et tient à le faire savoir. Mercredi 22 avril, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo s’en est de nouveau pris à Pékin pour sa gestion du coronavirus. S’exprimant lors d’un point de presse, il a déclaré que les États-Unis avaient la ferme conviction que la Chine n’avait pas fait état dès que possible de l’apparition de l’épidémie, en violation des règlements de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et s’était gardée de rapporter la transmission d’humain à humain du virus « pendant un mois, jusqu’à ce qu’il soit dans toutes les provinces » de Chine continentale.

Le chef de la diplomatie américaine a aussi accusé Pékin d’avoir suspendu les tests de nouveaux échantillons du virus, « détruit des échantillons existants » et de n’avoir pas partagé les échantillons avec le reste du monde, « rendant impossible le suivi de l’évolution de la maladie ».

« Désinformation » chinoise ?

L’administration Trump a multiplié les critiques sur la gestion par Pékin de l’épidémie apparue en fin d’année dernière dans le centre de la Chine, à Wuhan, avant de se propager dans le monde. Même après que les autorités chinoises ont notifié l’OMS du nouveau virus, Pompeo a déclaré que la Chine « n’a pas partagé toutes les informations qu’elle avait ». Au lieu de cela, a poursuivi le représentant américain, « elle a caché à quel point la maladie était dangereuse ».

Donald Trump a annoncé la semaine dernière la suspension du financement américain de l’OMS, accusant l’agence onusienne d’avoir encouragé la « désinformation » chinoise au sujet de l’épidémie. Des représentants de l’OMS ont rejeté ces accusations et fait savoir que la Chine avait fait preuve de transparence. Le président américain a mis en doute le bilan de l’épidémie rapporté de Chine et prévenu que celle-ci ferait face à des « conséquences » s’il était avéré qu’elle était « sciemment responsable » du nouveau virus.

Source : Lopinion.fr  avec Reuters - 23 Avril 2020 à 07h17


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Coronavirus : Quel déconfinement géostratégique ?

Quelles réalités révélées par cette pandémie ?
De quoi s’agit-il : urgence sanitaire, crise, catastrophe ou fin du monde ?
Si l'objectif  principal est de sauver des vie, il faut  pour autant raison se garder...

Quels scénarios envisageables sur le plan géostratégique ?
Aux faiblesses et fragilités de notre monde globalisé, quelles évolutions possibles ?
Une radicalisation ou une renonciation des États-Unis, un rééquilibrage en zone d’influence...

Quelles conséquences sur nos modèles de vie et de gouvernance ?
Devenir des organisions internationales, de l'OMS, parole des États, souveraineté, frontières, traçage des populations...
Ce sont autant de questions !

Xavier Guilhou,
Président de la Section du Finistère de la FNCV

Spécialiste international reconnu dans les domaines de la prévention des risques, du pilotage de crises, et l’aide à la décision stratégique, actuel,Xavier Guilhou apporte des réponses adossées à son expérience  de plus de 40 ans.

Lire la suite > Coronavirus : Quel déconfinement géostratégique ?


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dimanche 12 avril 2020

Coronavirus : Une fuite du laboratoire P4 de Wuhan, hypothèse qui "n'est plus écartée" ...

Laboratoire P4 de Wuhan : l’hypothèse d’une fuite accidentelle du virus “pas écartée” à Londres

Si le coronavirus serait bel et bien d’origine animale, celui-ci aurait pu fuiter après avoir été étudié par le laboratoire P4 de Wuhan, en Chine, d’où est partie la pandémie, estiment les renseignements britanniques, cités par la presse d’outre-Manche.

Comme l’ont rapporté plusieurs titres de presse anglo-saxons, dont le Daily Mail, l’hypothèse selon laquelle le coronavirus aurait fuité du controversé laboratoire P4 de Wuhan, en Chine, n’est « plus écartée » par les services de renseignement britanniques. L’administration Johnson, quant à elle, se veut prudente et « ne reconnaît » pas ces allégations.

Une « protection minimale » entraînant « un risque important d’infection »

Les théories du complot se sont multipliées sur les réseaux sociaux pour expliquer l’origine de l’épidémie. La plus célèbre d’entre elles, selon laquelle c’est le laboratoire P4 de Wuhan, flambant neuf depuis son inauguration en 2017, qui aurait fait fuiter le virus, est finalement celles dont se rapproche le plus la version des renseignement britanniques.

Bien que d’origine animale (96% du génome est similaire à celui qui touche les chauve-souris), ce qui discrédite les théories selon lesquelles le virus aurait été fabriqué intentionnellement par l’homme, l’agent pathogène aurait pu accidentellement fuiter du laboratoire après avoir été manipulé par des chercheurs, affirme le quotidien britannique dans un article à charge.

  • La thèse selon laquelle le Coronavirus aurait fuité d'un laboratoire de recherche à Wuhan "n'est plus exclue" et est considérée "crédible" par les services de renseignement britannique et parmi les ministres participant au conseil de défense du pays. (Mail On Sunday) pic.twitter.com/BU5pAvwvPq
    — Tony Thommes (@tonythommes) April 5, 2020


Car malgré le haut niveau de sécurité du laboratoire, le Daily Mail fait état de rapports locaux non vérifiés révélant que des employés de l’institut auraient été infectés après avoir été aspergés de sang, signant là le point de départ de l’épidémie

En cause, selon l’expert américain en biosécurité Richard Ebright, interrogé par le tabloïd, un dispositif de sécurité de niveau 2 au lieu de 4, qui « ne fournit qu’une protection minimale » aux employés du laboratoire. « La collecte de virus, la culture, l'isolement ou l'infection animale au niveau BSL-2 » impliquerait « un risque important d’infection » pour ceux qui s’y livrent.
D’après lui, rien ne permet donc d’exclure définitivement la thèse d’un accident de laboratoire.

La Chine a-t-elle voulu brouiller les pistes ?

Un avis partagé par David Ignatius, journaliste réputé et très introduit auprès des renseignements américains. Dans sa chronique du Washington Post, il assure être d'ailleurs rejoint dans cette analyse par certains scientifiques. « Les scientifiques n'excluent pas qu'un accident dans un laboratoire de recherche à Wuhan ait pu propager un virus mortel de chauve-souris qui avait été collecté pour étude scientifique », écrit-il.

La semaine dernière, une commission parlementaire britannique avait accusé le gouvernement chinois de diffuser de la désinformation sur les origines du virus, mettant en cause des laboratoires américains, notamment.

Etait-ce là l’occasion pour Pékin de brouiller les pistes ?

En 2004, une fuite d'un laboratoire chinois avait provoqué une épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (Sars), tuant une personne et en infectant neuf autres, rappelle le Daily Mail. Contactés par Valeurs actuelles, les services de renseignements français ont préféré garder le silence. Preuve que le sujet est particulièrement sensible.

Source : ValeursActuelles  / La rédaction de Valeurs actuelles - Publié le 09/04/2020 à 18:54 - Source image : AFP
https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/monde/laboratoire-p4-de-wuhan-lhypothese-dune-fuite-accidentelle-du-virus-pas-ecartee-londres-118052


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= ARCHIVE -  Le 5 mai 2013 à 07h00 =

Un virus inquiétant créé en Chine

Des chercheurs Chinois ont fabriqué un virus hybride de la grippe aviaire très dangereux. Des scientifiques tirent la sonnette d'alarme.

Utile ou dangereux? La communauté scientifique mondiale est en émoi depuis l'annonce, vendredi, dans la revue américaine « Science », de la création d'un dangereux virus hybride par des biologistes chinois. Alors que la Chine se débat avec une nouvelle énième épidémie de grippe aviaire, une équipe de chercheurs de l'université agricole du Gansu a donné naissance à un nouveau virus, mélangeant des gènes de H5N1 et de H1N1.

Le premier, qui a contaminé 628 personnes depuis 2003, mortel dans 60% des cas, peut être transmis à l'homme par les oiseaux, mais pas d'humain à humain. Le H1N1, apparu au Mexique en 2009, n'est pas réputé plus mortel qu'une grippe ordinaire mais il est hautement contagieux. Il aurait infecté un cinquième de la population mondiale lors de la pandémie de cette année-là, tuant 18 000 personnes.

Le but de l'expérience n'est pas clair


L'hybride made in China a pris le pire des deux, avec cette caractéristique inquiétante : il se transmet très facilement entre deux cochons d'Inde, via les voies respiratoires. Par un simple éternuement, par exemple. Conclusion des chercheurs chinois : le redoutable H5N1 n'a besoin que d'une toute petite mutation pour devenir transmissible entre mammifères.

« Fallait-il donner ce coup de pouce à la nature juste pour démontrer cela  ? », grondent les spécialistes. La démonstration n'en vaut pas la chandelle au regard des risques. Une erreur de manipulation, une fuite, une mauvaise intention et un virus OGM de ce genre peut aisément « contaminer les gens, provoquer entre 100000 et 100 millions de morts », estime Simon Wain Hobson de l'Institut Pasteur.

Pour Robert May, ancien président de l'Académie des sciences britannique, l'équipe chinoise a cédé à l'ambition plus qu'au bon sens. Le but de cette expérimentation n'est pas clair. « Ce genre de recherche est inutile à la fabrication d'un vaccin.

S'il s'agissait uniquement de démontrer qu'une mutation le rend transmissible entre humains, c'est aussi vain que coûteux : on le sait déjà, confirme le virologue de Pasteur Jean-Claude Manuguerra (lire ci-contre). Il y a deux ans, des recherches similaires, conduites aux Pays-Bas et aux Etats-Unis, s'étaient vues interdites de publication, par peur de récupération terroriste, et un moratoire décrété. Il a pris fin en janvier dernier.

Source : LeParisien.fr - Archives:05/05/2013
http://www.leparisien.fr/sciences/un-virus-inquietant-cree-en-chine-05-05-2013-2783609.php


NDLR : Loin des polémiques et des diverses théories du complot, sur la supposée et très controversée origine humaine ou non du coronavirus ; nous vous proposons cet article, tel que publié sur ValeursActuelles.com, pour que nos lecteurs se fassent une opinion et débattent en toute transparence… Sereinement…


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samedi 4 avril 2020

Coronavirus : 600 militaires français sont atteints du Covid-19 !

Florence Parly annonce que 600 militaires français sont atteints du coronavirus...
Cependant, la capacité des armées françaises à accomplir ses missions "n'est pas impactée", a déclaré la ministre des Armées.


C'est 200 de cas de plus que lors du dernier bilan donné par le ministère des Armées, fin mars. Dans un entretien au groupe de presse quotidienne régionale Ebra publié samedi 4 avril, Florence Parly annonce que quelque 600 militaires français sont atteints du coronavirus. Cependant, la capacité des armées françaises à accomplir ses missions "n'est pas impactée", déclare la ministre des Armées.

"Nous avons 600 militaires atteints du Covid-19. Cela correspond à un ordre de grandeur, car il est évolutif. Nous suivons cela de très près et adaptons nos dispositifs en conséquence", mais "notre posture opérationnelle n'est pas impactée", a souligné Florence Parly, tout en rappelant qu'"un agent civil rattaché au Service d'infrastructure de la défense est décédé il y a quelques jours du Covid-19".

Évoquant les multiples contributions des armées à la lutte contre l'épidémie qui a déjà fait 6 500 morts en France, Florence Parly souligne notamment qu'"à ce stade, que cela soit en France, vers l'Allemagne, le Luxembourg ou encore la Suisse, les armées ont transféré 64 patients depuis le Grand Est", dont les hôpitaux sont saturés, vers des régions moins touchées. Par ailleurs, l'hôpital militaire de campagne déployé à Mulhouse par le Service de santé des armées (SA) accueille actuellement "27 patients" pour une capacité totale de 30 lits. "La capacité de Mulhouse et Colmar en lits de réanimation est de 70 lits. Notre contribution a permis un apport important", fait-elle valoir.

De nouveaux cas au Sahel

Au Sahel, où 4 premiers cas de coronavirus ont été déclarés cette semaine parmi les militaires de l'opération antijihadiste Barkhane, "nous notons que les premiers cas de Covid-19 commencent à se multiplier dans cette zone. La pandémie étant mondiale, ce n'est pas une surprise", souligne la ministre. Mais "nos forces restent concentrées sur leurs missions de combat anti jihadistes", et Barkhane, qui mobilise 5 100 militaires français au Sahel,"remporte des succès", assure-t-elle.

"Il est possible en effet que cette crise marque de façon durable les rapports de force et les relations internationales dans les prochaines années", estime la ministre en notant que "certaines puissances très actives dans la géopolitique mondiale le sont davantage, comme la Chine, en rivalité avec les États-Unis", une "opposition exacerbée dans le cadre de cette crise sanitaire". "Les menaces n'ont ni disparu, ni faibli, et cette crise sanitaire révèle des fragilités auxquelles nous n'avions pas prêté une attention suffisante", juge-t-elle, mais "il est trop tôt pour savoir comment cette crise peut modifier notre stratégie".

Source : Francetvinfo.fr - Image AFP


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samedi 28 mars 2020

La FNCV est en deuil : Décès de Pierre CERUTTI

Décès de Pierre CERUTTI

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Vice-président délégué de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires



Notre Ami, Pierre Cerutti, vice-président délégué de la Fédération, nous a quitté vendredi 27 mars 2020, victime du Corona Virus.

Pierre était notre compagnon, apprécié de tous pour sa gentillesse, sa bonne humeur, sa courtoisie, son efficacité et sa rigueur souriante.

Combattant volontaire de la Guerre d’Algérie où il avait servi au sein du commando de chasse de son régiment, blessé au combat, c’était un self made man qui, d’apprenti maçon, est devenu à force de travail, ingénieur en bâtiment, puis fondateur et président d’un cabinet d’expertise de niveau international.

Sportif accompli, il mettait son dynamisme au service de la FNCV.

Pierre Cerutti était l’un des rouages essentiels de la Fédération : Créateur du site internet, animateur du blog et rédacteur en chef de la revue « Les Volontaires »

Notre Fédération perd un administrateur fédéral compétent, concerné et autonome qu’on ne peut ni remplacer ni surtout oublier.

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Une cérémonie religieuse circonscrite se tiendra jeudi 02/04/2020, en présence de la Famille, en raison des contraintes sanitaires très strictes.
Afin de poser un acte commun, nous vous serions reconnaissants d’allumer une bougie vendredi prochain après-midi en la mémoire de Pierre.


Alain Clerc, président de la FNCV, vice-président de la FNAM

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mercredi 18 mars 2020

Coronavirus : Nous sommes en état de guerre !

« Il faut prendre conscience que nous sommes en état de guerre »

William Dab, directeur général de la Santé pendant la crise du SRAS, ne cache pas son inquiétude, et espère le succès du confinement en France.

Un scénario à 300 000 morts est tout à fait possible !

« Un scénario à 300 000 morts est tout à fait possible. Je crois qu’il faut le dire clairement aujourd’hui. Si le virus contamine 30 millions de personnes dans le pays, ce qui est tout à fait envisageable dans la dynamique actuelle, et étant donné sa létalité estimée autour de 1 %, c’est tout à fait crédible. »

A télécharger :  Nous sommes en état de guerre contre le coronavirus Covid-19 !

  • Un texte d'introduction de Xavier Guihlou, FNCV,
  • Une excellente interviews de William Dab sur la situation actuelle, ses inquiétudes, ses recommandations.


Source : lefigaro.fr
Sur une idée de XAG - FNCV


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mardi 17 mars 2020

Epidémie : les armées en guerre contre le contre coronavirus... «à la hauteur de leurs moyens» limités !

Guerre contre le coronavirus !

Les hôpitaux militaires représentent 1 % de l’hôpital public et les militaires se protègent pour préserver leurs capacités opérationnelles

Le président de la République a annoncé lundi soir qu’un hôpital militaire de campagne serait déployé en Alsace où la situation sanitaire est la plus critique. Par ailleurs, les militaires participeront aux déplacements de malades d’une région à l’autre.

« Pendant la guerre contre le coronavirus, les autres guerres continuent ». C’est ainsi qu’un officier général rappelle le double défi auquel sont confrontées les armées : participer à la lutte contre l’épidémie, bien sûr, tout en se protégeant afin de « préserver leurs capacités opérationnelles ». « Notre priorité reste la lutte contre le terrorisme et les opérations extérieures (opex) », insiste-t-on au ministère des Armées, mais « personne ne comprendrait que nous n’aidions pas, si nécessaire et en fonction de nos moyens » à l’action des pouvoirs publics contre le Covid-19.

Plutôt que d’imaginer les blindés dans les rues pour garantir un couvre-feu, le grand public risque de découvrir que ces moyens sont limités. Un officier pointe le décalage « entre ce que les gens attendent de l’armée et ce qu’elle peut faire pour eux ». Le cas de Service de santé des armées (SSA) est à cet égard révélateur, car les moyens hospitaliers militaires représentent à peine 1 % de l’hôpital public : 1 750 lits sur 250 000 et 2 300 médecins sur 223 000. En se réorganisant, le SSA va pouvoir mettre à disposition des urgences de l’ordre de 70 lits supplémentaires, avec tout le personnel nécessaire, dans les huit hôpitaux d’instruction des armées (HIA, c’est leur nom officiel) que compte le pays, à Clamart, Saint-Mandé, Brest, Bordeaux, Marseille, Toulon, Lyon et Metz.

Des capacités réduites

Depuis une vingtaine d’années, avec la fin du service national, les capacités d’accueil des HIA ont été fortement réduites. Ils participent en permanence au service public hospitalier, en accueillant des civils, mais leur priorité reste le soutien des forces, notamment pour les blessés en opérations. Jeudi, la ministre des Armées Florence Parly s’était rendue à l’hôpital Bégin, à Saint-Mandé, pour rappeler l’engagement du SSA contre l’épidémie, mais « à la hauteur de ses moyens ».

Le 31 janvier, l’escadron Estérel de l’armée de l’air avait déjà rapatrié depuis Wuhan (Chine) 550 Français menacés par le coronavirus, avant que deux vols civils soient affrétés. En France, un foyer infectieux avait été découvert sur la base aérienne de Creil (Oise) – qui abrite les personnels de l’escadron Estérel – mais le ministère de la Santé a reconnu qu’aucun lien ne pouvait être établi avec la mission vers la Chine.

Si le gouvernement devait décider des mesures drastiques de contrôle du confinement, les armées pourraient être appelées à y participer d’une manière qui reste à définir. Pour l’heure, l’opération Sentinelle de sécurité intérieure n’a pas été modifiée, même si les militaires ont des consignes de « distanciation » avec le public pour éviter la propagation du virus. Ils n’ont pas reçu de masques et seuls les personnels mobilisés pour l’accueil de malades en seraient équipés.

Les militaires n’échappent pas à la maladie : vendredi, 54 cas d’infection étaient confirmés, un chiffre en augmentation de 17 dans la journée. En ce début de semaine, « on doit être autour de la centaine » avance un proche du dossier. Plus de 1 500 sont en isolement. Dans la police et la gendarmerie, le nombre de cas enregistrés est d’une trentaine. En moyenne, les personnels militaires sont jeunes, en bonne santé et bien suivis médicalement : ils ne constituent donc pas une population jugée « à risque » plus élevé que la moyenne. Aucun décès n’a pour l’instant été constaté.

Plan de continuité de l’activité

Partout dans les armées, on met désormais en œuvre le PCA, le plan de continuité de l’activité. Comme dans les entreprises, cela passe par une diminution des personnels présents, le télétravail et l’annulation de réunions et de déplacements. Les horaires des mess (cantines) sont élargis afin d’éviter les concentrations au moment des repas. Reste que « nous devons poursuivre notre préparation opérationnelle » afin de poursuivre les opérations, indique un colonel de l’armée de terre : « Les activités non-essentielles sont annulées et on regarde comment on va faire pour la suite… ».

Les armées assurent des missions permanentes, liées à la dissuasion nucléaire, à la police du ciel ou aux transmissions gouvernementales, par exemple. Hors de question de « poser le sac ». Ainsi, les équipages des sous-marins sont mis en « quatorzaine » avant le départ en patrouille. Lors de la crise du H1N1 en 2009, une centaine de marins avaient été placée dans une « zone de confinement » à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle, témoigne un officier de marine, « mais cela ne serait pas possible sur tous les bateaux, notamment les plus petits. »

Des exercices internationaux, qui avaient déjà commencés sont annulés, comme Cold Response en Norvège, auquel participaient les chasseurs alpins. Le Danemark vient de refuser une escale du Charles-de-Gaulle alors que Djibouti fait des difficultés pour accueillir les équipages de la mission Jeanne-d’Arc, avec le porte-hélicoptères Mistral et la frégate Guépratte. Quant aux relèves de personnel en opex, qui ont lieu tous les quatre mois, la dernière importante (Barkhane) a été effectuée avant le début de la crise. Seule pose problème, celle de la base aérienne H5 en Jordanie, à cause de la suspension des vols vers ce pays.

Source : lopinion.fr - Jean Dominique MERCHET / Secret Défense
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dimanche 8 mars 2020

Service de santé des armées : Adaptation de l’alimentation des soldats à leur environnement opérationnel

En août 2018, Jussi Niinisto, alors ministre finlandais de la Défense, piqua une grosse colère après avoir appris que des repas végétariens allaient être servis deux fois par semaine aux soldats. Cette décision n’était nullement motivée par des considérations économiques. En effet, l’état-major expliqué qu’il s’agissait de faire en sorte de proposer une nourriture plus saine et équilibrée tout en réduisant l’impact de la production de viande sur l’environnement.

D’où le coup de sang de M. Niinisto, qui parla d’une « mesure idéologique ». « Comme dit le vieux proverbe, une armée ne peut pas se battre l’estomac vide. Une armée ne peut pas non plus se battre avec de la soupe de lentilles ou de la purée de choux-fleur », avait-il expliqué, avant d’indiquer qu’il allait commander un rapport pour savoir dans quelles conditions une telle décision avait été prise.

L’armée finlandaise n’avait pas été la première à s’engager dans une telle voie. Son homologue norvégienne avait en effet institué un « lundi sans viande » dès 2013. Mais cette mesure ne fut pas un franc succès dans la mesure ses soldats firent valoir qu’ils avaient justement besoin de protéines animales [et les protéines végétales n’ont pas la même valeur nutritionnelle, rappelle l’INRA] pour faire face aux contraintes physiques inhérentes à leur métier.

Cela étant, on ne se bat jamais bien le ventre vide… En mission dans le Grand Nord, les soldats norvégiens peuvent perdre plus de 3 kg en seulement quatre jours, les besoins énergétiques étant estimés, dans de telles conditions, à plus de 5.500 kcal par jour. Encore faut-il pouvoir les avaler…

« En OPEX, on maigrit », résume Actu Santé, le magazine du Service de santé des armées [SSA]. Et cela, parce que les apports énergétiques ne sont pas toujours « adaptés aux niveaux élevés de dépense induits par la réalisation d’activités physiques intenses en climat contraignant », explique-t-il.

Et pour s’assurer qu’un militaire en OPEX absorbe la quantité nécessaire de nourriture, l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées [IRBA] conduit une étude pour savoir si « les environnements extrêmes » peuvent « modifier les préférences alimentaires des soldats ». Pour cela, il s’appuie sur un questionnaire établi par l’Université de Leeds, qui s’est justement penchée sur cette question.

Ainsi, l’IRBA a mis au point son propre questionnaire, en remplaçant les aliments typiquement britanniques par des produits plus familiers aux militaires français. Et il sera disponible via une application de smartphone.

Ce questionnaire a déjà été utilisé cette année pour un raid encadré par le Groupe militaire de haute-montagne [GMHM] au Groenland. Des rations « sur mesure » ont donc été élaborées à cette occasion pour les commandos de montagne, lesquels devaient se déplacer pendant 5 à 6 heures par jour.

Et ces derniers ont perdu moins de poids que leurs homologues norvégiens, assure Actu Santé, qui souligne par ailleurs que les résultats ont attesté « d’une envie de sucre prégnante 10 jours après le début du raid. »

« Des études sont nécessaires pour identifier les raisons métaboliques et/ou psychologiques de ce besoin mais cela indique que le contenu du sac alimentaire peut encore être amélioré », poursuit le magazine du SSA.

La prochaine étape concernera l’étude des envies alimentaires des militaire « non acclimatés » au cours d’une « exposition chronique à la chaleur ». Comme au Sahel.

À ce propos, le sénateur Christian Cambon avait interrogé le ministère des Armées en décembre 2015 au sujet de « plaintes nombreuses reçues concernant l’insuffisance des portions alimentaires données aux militaires en mission au Mali. »

« Sur la base principale de Gao, un mess en opération délivre une alimentation en tout point comparable, en qualité et en quantité, à celle servie en France, tout en prenant en compte les besoins caloriques inhérents à l’activité opérationnelle. Dans les secteurs isolés, les soldats bénéficient d’une alimentation mixte composée à la fois de rations de combat individuelles, de vivres frais acheminés toutes les semaines depuis Gao et de quelques denrées achetées localement », répondit le ministère, trois mois plus tard.

« Afin de maintenir au plus haut niveau leur condition physique et morale, une allocation financière est également accordée à chaque détachement pour procéder à des achats de denrées locales qui, outre leur fonction de complément alimentaire, contribuent à l’acceptation de la force Barkhane par la population malienne. Cependant, les faibles ressources du tissu agroalimentaire local et le souci constant de sécurité sanitaire limitent les possibilités d’emploi de cette allocation », avait-il ensuite expliqué, avant d’assurer que les « soldats disposent d’une alimentation équilibrée et adaptée à leurs besoins physiologiques, qui évite tout risque de carence alimentaire ou de déficit énergétique. »

Quoi qu’il en soit, l’étude de l’IRBA sur les environnements extrêmes lui ont déjà permis « d’émettre des recommandations et de mettre en place des contre-mesures en termes d’acclimatation, de sommeil et d’exercice physique. »

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : Mess de Gao © EMA


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jeudi 13 février 2020

Armement : Un nouveau gilet pare-balles capable d’absorber les impacts

Le Service de Santé des Armées a mis au point un nouveau gilet pare-balles capable d’absorber les impacts

Entre 2017 et 2019, l’armée de Terre a reçu plus de 30.000 exemplaires d’un nouveau gilet de combat de type SMBE [pour structure modulaire balistique électronique] afin de remplacer les Gilets de protection balistique [GPB] ainsi que les Gilets électroniques [GE] jusqu’alors en dotation.

Doté de plaques blindées et d’un matelas anti-traumatisme, ce gilet de type SMBE offre une protection balistique de classe 4 contre les munitions perforantes et à « haute vélocité ». Il est également efficace contre les armes blanches. Un autre de ses points forts est son ergonomie, pensée pour optimiser la mobilité du soldat.

Ce nouvel équipement, conçu par l’entreprise norvégienne NFM Group, « surpasse de loin tout ce que les soldats de l’armée de Terre ont pu porter jusqu’à présent », se félicitait Terre Information Magazine.

Pour autant, il est toujours possible de faire mieux. En tout cas, l’Institut de recherche biomédicale des armées [IRBA] s’y attache en menant des études afin de mettre au point un gilet de combat toujours moins lourd tout en étant plus protecteur.

Faire en sorte qu’un gilet pare-balles soit en mesure de stopper les munitions hyper véloces est une chose… En revanche, cela n’est pas encore suffisant dans la mesure où l’impact peut provoquer des lésions corporelles internes potentiellement mortelles. C’est que l’on appelle les « effets arrière ». Et c’est justement sur ce point que portent les recherches conduites par l’IRBA, en partenariat avec l’entreprise française RxR Protect, spécialiste des protections pour les sports extrêmes.

Cette collaboration a permis de mettre au point le gilet de protection « Air Shock Absorber », dont le principe repose sur un système de bulles d’air à pression réglable, qui absorbe et répartit l’énergie des impacts. Un autre avantage de cette solution est que, en utilisant un matériau spécifique, il sera possible de diminuer la masse du gilet, et donc d’en améliorer l’ergonomie.

« L’IRBA travaille à intégrer cette technologie dans les futurs gilets de protection balistique. L’innovation est de confier une partie du rôle anti-trauma, aujourd’hui dévolu aux matériaux balistiques lourds, à des éléments spécialisés beaucoup plus légers, et donc de diminuer le poids des protections, à pouvoir protecteur égal, voire supérieur, tout en améliorant l’ergonomie » explique Actu Santé, le magazine du Service de santé des Armées [SSA].

Ce projet a démarré en 2016, grâce à un soutien de la Mission d’Innovation Participative [MIP] du ministère des Armées. Outre l’aspect financier, l’accompagnement de cette dernière a permis de régler les questions juridiques, notamment celles concernant la propriété intellectuelle.

« Ce projet qui est aujourd’hui au stade de la démonstration quittera bientôt la phase initiale de la MIP pour se tourner, toujours grâce à l’accompagnement de la Direction de la formation, de la recherche et de l’innovation du SSA [DFRI] et de l’Agence de l’innovation de défense [AID], vers une phase de développement industriel », précise Actu Santé.

Source : ZONE MILITAIRE - Image OUEST-FRANCE.fr

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vendredi 14 juin 2019

Royal Navy Cocaïne : Des sous-mariniers britanniques encore contrôlés positifs à la drogue...

C’est une nouvelle affaire embarrassante pour la Royal Navy : selon la presse d’outre-Manche, trois marins servant à bord du HMS Vengeance, l’un des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] britanniques, ont été contrôlés positifs à la cocaïne sur la base de tests urinaires effectués lors d’une escale en Floride. Le résultat des analyses n’a été connu qu’une fois le navire reparti en mission.

Cette information, révélée par l’édition dominicale du Daily Mail, a été confirmée par un porte-parole du ministère britannique de la Défense [MoD]. Ce dernier a ainsi assuré qu’une « action interne contre les individus concernés » était « en cours ». Estimant qu’il serait « inapproprié de commenter davantage » cette affaire, il a rappelé les règles dans ces circonstances.

Le MoD a une « politique de tolérance zéro en matière de drogue et il n’en tolère pas l’usage par le personnel de service, sous quelque forme que ce soit et à tout moment. Tout le personnel pris en train de prendre de la drogue sera renvoyé », a rappelé ce porte-parole.

Seulement, le problème est que des affaires de ce type tendent à se répéter depuis quelque temps. Ainsi, par exemple, 9 sous-mariniers du SNLE HMS Vigilant avaient été contrôlés positifs à la cocaïne, à l’automne 2017. Ce qui conduisit la Royal Navy à reprendre fermement en main l’équipage de ce navire. Et, à l’époque, le commandant et le second de ce dernier avaient été relevés de leurs fonctions pour avoir eu des relations intimes avec deux officiers féminins du bord.

Plus récemment, soit en avril dernier, 7 membres de l’équipage du sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] HMS Talent [classe Trafalgar, ndlr], ont également été sanctionnés pour avoir absorbé de la cocaïne lors d’une soirée « débridée ».

Ces affaires liées à la consommation de cocaïne font d’autant plus désordre qu’elles concernent des sous-marins affectés à la dissuasion nucléaire du Royaume-Uni.

Pour rappel, la cocaïne est un psycho-actif qui donne l’impression de donner des effets stimulants, physiques et cognitifs, et désinhibants. Cette drogue, explique l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé [INPES] « accélère le fonctionnement du cerveau et le fait ‘tourner en surrégime’ en faisant disparaître certains signes d’alerte qui l’avertissent habituellement de la fatigue, du sommeil, de la douleur et de la faim. »

Les sensations que cette substance donne sont de courte durée. « Quand elles disparaissent, le retour à la réalité (la ‘descente’) est pénible, la fatigue accumulée se fait lourdement sentir… Le consommateur peut alors se sentir irrité, déprimé par cette impression ‘d’être au ralenti’, et avoir envie de reprendre immédiatement de la cocaïne pour se sentir à nouveau ‘à fond' », poursuit l’INPES. Et le tout s’accompagne d’effets indésirables, parfois dangereux : effet « parano », anxiété, épisode dépressif, hallucinations.

Ces récentes affaires ayant touché la Royal Navy donne le sentiment que seuls ses sous-mariniers seraient concernés par la consommation de cocaïne. Cela étant, d’après une enquête réalisée en 2015 par Paris Match sur la base de données publiques, 5.000 soldats ont été exclus des forces armées britanniques, entre 2000 et 2008, pour s’être drogués.

Source : Zone Militaire

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dimanche 21 juin 2015

Santé : Il n'y a plus d'urgence au Val de Grâce !

L’Hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce n’assure plus les urgences depuis le 1er juin 2015. 

Même si des moyens financiers supplémentaires vont être alloués aux armées d’ici 2019 à hauteur de 3,8 milliards d’euros, les restructurations annoncées en octobre 2014 sont maintenues. Par conséquent, et comme attendu, le site de l’Hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce devrait accueillir, à terme, les activités de formation et de recherche du Service de santé des armées (SSA).

Prise dans le cadre du « modèle 2020″ du SSA, cette décision a été motivée par des raisons économiques : il aurait fallu consentir un investissement de plusieurs centaines de millions d’euros pour moderniser l’HIA du Val-de-Grâce, symbole de la médecine militaire française, où chefs d’États étrangers et personnalités venaient se faire soigner.

La fermeture de l’hôpital est programmée pour 2017 et ses activités médicales seront progressivement transférées vers les deux autres hôpitaux militaires implantés en région parisienne, à savoir les HIA Percy et Bégin afin de créer une « Plateforme militaire hospitalière d’Île-de-France (PFMH IDF) ».

Ce transfert a déjà commencé. Ainsi, dès le 1er juin 2015, le service d’urgence n’y sera plus assuré et les patients seront donc accueillis par les deux autres HIA franciliens. Puis, un mois plus tard, la radiothérapie et le caisson hyperbare cesseront leurs activités. En outre, les services de neurochirurgie, de chirurgie vasculaire et ORL seront assurés par l’HIA de Percy tandis que ceux de chirurgie viscérale, d’urologie et d’oncologie seront transférés à l’HIA Bégin.

« L’HIA Val-de-Grâce continuera à assurer, pour ses patients, une activité de consultations chirurgicales programmées dans le domaine des spécialités transférées. Les services de médecine interne, neurologie, ophtalmologie et psychiatrie continueront à accueillir les patients jusqu’à leurs transferts prévus en 2016″, précise le Bureau communication et information du SSA.

« Durant cette phase de transfert, une attention particulière est portée aux patients du Val-de-Grâce afin de leur garantir la qualité et la disponibilité des soins qui font la réputation des hôpitaux militaires », a-t-il encore fait valoir.  

Source : Zone Militaire

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