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vendredi 14 juin 2019

Royal Navy Cocaïne : Des sous-mariniers britanniques encore contrôlés positifs à la drogue...

C’est une nouvelle affaire embarrassante pour la Royal Navy : selon la presse d’outre-Manche, trois marins servant à bord du HMS Vengeance, l’un des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] britanniques, ont été contrôlés positifs à la cocaïne sur la base de tests urinaires effectués lors d’une escale en Floride. Le résultat des analyses n’a été connu qu’une fois le navire reparti en mission.

Cette information, révélée par l’édition dominicale du Daily Mail, a été confirmée par un porte-parole du ministère britannique de la Défense [MoD]. Ce dernier a ainsi assuré qu’une « action interne contre les individus concernés » était « en cours ». Estimant qu’il serait « inapproprié de commenter davantage » cette affaire, il a rappelé les règles dans ces circonstances.

Le MoD a une « politique de tolérance zéro en matière de drogue et il n’en tolère pas l’usage par le personnel de service, sous quelque forme que ce soit et à tout moment. Tout le personnel pris en train de prendre de la drogue sera renvoyé », a rappelé ce porte-parole.

Seulement, le problème est que des affaires de ce type tendent à se répéter depuis quelque temps. Ainsi, par exemple, 9 sous-mariniers du SNLE HMS Vigilant avaient été contrôlés positifs à la cocaïne, à l’automne 2017. Ce qui conduisit la Royal Navy à reprendre fermement en main l’équipage de ce navire. Et, à l’époque, le commandant et le second de ce dernier avaient été relevés de leurs fonctions pour avoir eu des relations intimes avec deux officiers féminins du bord.

Plus récemment, soit en avril dernier, 7 membres de l’équipage du sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] HMS Talent [classe Trafalgar, ndlr], ont également été sanctionnés pour avoir absorbé de la cocaïne lors d’une soirée « débridée ».

Ces affaires liées à la consommation de cocaïne font d’autant plus désordre qu’elles concernent des sous-marins affectés à la dissuasion nucléaire du Royaume-Uni.

Pour rappel, la cocaïne est un psycho-actif qui donne l’impression de donner des effets stimulants, physiques et cognitifs, et désinhibants. Cette drogue, explique l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé [INPES] « accélère le fonctionnement du cerveau et le fait ‘tourner en surrégime’ en faisant disparaître certains signes d’alerte qui l’avertissent habituellement de la fatigue, du sommeil, de la douleur et de la faim. »

Les sensations que cette substance donne sont de courte durée. « Quand elles disparaissent, le retour à la réalité (la ‘descente’) est pénible, la fatigue accumulée se fait lourdement sentir… Le consommateur peut alors se sentir irrité, déprimé par cette impression ‘d’être au ralenti’, et avoir envie de reprendre immédiatement de la cocaïne pour se sentir à nouveau ‘à fond' », poursuit l’INPES. Et le tout s’accompagne d’effets indésirables, parfois dangereux : effet « parano », anxiété, épisode dépressif, hallucinations.

Ces récentes affaires ayant touché la Royal Navy donne le sentiment que seuls ses sous-mariniers seraient concernés par la consommation de cocaïne. Cela étant, d’après une enquête réalisée en 2015 par Paris Match sur la base de données publiques, 5.000 soldats ont été exclus des forces armées britanniques, entre 2000 et 2008, pour s’être drogués.

Source : Zone Militaire

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dimanche 21 juin 2015

Santé : Il n'y a plus d'urgence au Val de Grâce !

L’Hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce n’assure plus les urgences depuis le 1er juin 2015. 

Même si des moyens financiers supplémentaires vont être alloués aux armées d’ici 2019 à hauteur de 3,8 milliards d’euros, les restructurations annoncées en octobre 2014 sont maintenues. Par conséquent, et comme attendu, le site de l’Hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce devrait accueillir, à terme, les activités de formation et de recherche du Service de santé des armées (SSA).

Prise dans le cadre du « modèle 2020″ du SSA, cette décision a été motivée par des raisons économiques : il aurait fallu consentir un investissement de plusieurs centaines de millions d’euros pour moderniser l’HIA du Val-de-Grâce, symbole de la médecine militaire française, où chefs d’États étrangers et personnalités venaient se faire soigner.

La fermeture de l’hôpital est programmée pour 2017 et ses activités médicales seront progressivement transférées vers les deux autres hôpitaux militaires implantés en région parisienne, à savoir les HIA Percy et Bégin afin de créer une « Plateforme militaire hospitalière d’Île-de-France (PFMH IDF) ».

Ce transfert a déjà commencé. Ainsi, dès le 1er juin 2015, le service d’urgence n’y sera plus assuré et les patients seront donc accueillis par les deux autres HIA franciliens. Puis, un mois plus tard, la radiothérapie et le caisson hyperbare cesseront leurs activités. En outre, les services de neurochirurgie, de chirurgie vasculaire et ORL seront assurés par l’HIA de Percy tandis que ceux de chirurgie viscérale, d’urologie et d’oncologie seront transférés à l’HIA Bégin.

« L’HIA Val-de-Grâce continuera à assurer, pour ses patients, une activité de consultations chirurgicales programmées dans le domaine des spécialités transférées. Les services de médecine interne, neurologie, ophtalmologie et psychiatrie continueront à accueillir les patients jusqu’à leurs transferts prévus en 2016″, précise le Bureau communication et information du SSA.

« Durant cette phase de transfert, une attention particulière est portée aux patients du Val-de-Grâce afin de leur garantir la qualité et la disponibilité des soins qui font la réputation des hôpitaux militaires », a-t-il encore fait valoir.  

Source : Zone Militaire

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