FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 28 juillet 2014

Libye : Violents combats, de nombreux morts, les étrangers fuient...

Combats meurtriers incessants impliquant des milices armées, tirs contre un convoi diplomatique britannique : l'escalade des violences en Libye a poussé des capitales occidentales à appeler leurs ressortissants à quitter le pays, plongé dans le chaos, au lendemain de l'évacuation du personnel diplomatique américain. Au moins 97 personnes ont été tuées et plus de 400 autres blessées en deux semaines de combats entre milices rivales à Tripoli, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé diffusé ce dimanche.

A Bengahzi, dans l'est du pays, au moins 38 personnes, des soldats pour la plupart, ont été tuées en 24 heures, dans des combats entre armée et groupes islamistes. Dans la capitale, des combats faisaient toujours rage dimanche entre milices rivales autour de l'aéroport et dans plusieurs autres quartiers dans le sud de la capitale, où se concentrent les affrontements depuis le 13 juillet. Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatti, a indiqué que 23 personnes, dont des Égyptiens, ont été tuées dans la chute d'une roquette sur leur maison.

Un convoi de l'ambassade britannique attaqué

Dans ce climat de violences, des pays européens, dont le Royaume-Uni et l'Allemagne, ont enjoint leurs ressortissants de quitter la Libye où un convoi de l'ambassade britannique a été attaqué dimanche sans faire de victime. "Tôt ce matin, un convoi de l'ambassade britannique a fait l'objet d'une tentative de vol de voiture. Des coups de feu ont été tirés sur nos véhicules (...) Tout le personnel de l'ambassade est sain et sauf et personne n'a été blessé", a déclaré Bob Phillipson, porte-parole de l'ambassade.

Les Etats-Unis, dont l'ambassade est située sur la route de l'aéroport où se déroulent les combats, ont évacué leur personnel diplomatique samedi par voie terrestre, sous une couverture aérienne. "La situation est extrêmement imprévisible et incertaine", a souligné dimanche le ministère allemand des Affaires étrangères. Londres a aussi appelé les ressortissants britanniques à "partir maintenant par des moyens privés", déconseillant tout voyage en Libye. D'autres pays comme la Belgique, la Turquie, l'Espagne ou Malte ont lancé le même appel à leurs ressortissants.

Pénurie en personnel médical

Face à ces départs, le ministère libyen de la Santé a mis en garde contre une pénurie en personnel médical, notamment après l'annonce des Philippines de l'évacuation de leurs ressortissants, dont 3 000 médecins et infirmiers, selon Tripoli. En plus de l'insécurité, les ressortissants étrangers et les habitants de Tripoli font face à une dégradation sans précédent de leurs conditions de vie avec des coupures fréquentes d'électricité et d'eau courante, en plus d'une pénurie de carburant. Les autorités libyennes n'arrivent pas à contrôler les dizaines de milices qui font la loi dans le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Les affrontements autour de l'aéroport ont éclaté le 13 juillet après une attaque menée par des combattants islamistes et d'ex-rebelles de la ville de Misrata qui tentent de chasser de l'aéroport leurs anciens compagnons d'armes venus de Zenten. Considérés comme le bras armé de la mouvance libérale, les ex-rebelles de Zenten (170 km au sud-ouest de Tripoli) contrôlent l'aéroport de Tripoli ainsi que plusieurs autres sites militaires et civils du sud de la capitale. Selon des experts libyens, ces combats participent d'une lutte d'influence entre courants politiques, après les législatives du 25 juin. Selon des élus et des observateurs, les libéraux auraient remporté plus de sièges que les islamistes, qui tentent désormais de marquer des points sur le plan militaire.

Affrontements quasi-quotidiens à Benghazi

Le nouveau Parlement, qui siègera à Benghazi, doit entrer en fonction le 4 août. Il aura pour première tâche d'arrêter les violences qui entravent la transition démocratique en Libye. Mais des incertitudes planent déjà sur la capacité des élus à se réunir au moment où la ville de Benghazi est le théâtre d'affrontements quasi-quotidiens. Ainsi, 38 personnes ont été tuées entre samedi et dimanche dans de nouveaux combats entre l'armée et des milices islamistes.

Selon une source militaire, des groupes islamistes ont lancé ce samedi une offensive contre le quartier général de l'unité des Forces spéciales de l'armée près du centre ville et des combats avec les soldats s'en sont suivis. 

Source : Lepoint.fr


Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires


CGU : Avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation.

* * *

mardi 31 décembre 2013

Libye : Les jihadistes ont assassiné des centaines de personnes...

L’Est de la Libye a de quoi susciter de vives inquiétudes. La présence d’éléments jihadistes y est connue depuis longtemps, et l’attaque du consulat américain de Benghazi, qui coûta la vie à l’ambassadeur Christopher Stevens, le 11 septembre 2012 aura mis en lumière l’influence qu’ils exercent sur cette région, où le gouvernement libyen, qui a déjà du mal avec les différentes milices nées lors du soulèvement contre le colonel Kadhafi, peinent à y rétablir son autorité.

Mieux même. Si l’on en croit le journal allemand Welt am Sonntag, Benghazi aurait accueilli un sommet ayant réuni plusieurs responsables de la mouvance jihadiste, dont ceux d’al-Qaïda au Maghreb islamique et du Front al-Nosra, actif en Syrie.

Les assassinats ont fait plus de 300 tués...

Ces derniers mois, les assassinats de policiers, de militaires, de juges, de notables ou de ressortissants étrangers, notamment occidentaux, ont fait plus de 300 tués. L’on ne compte donc plus les attaques contre les symboles de l’Etat. Pire encore, leurs auteurs agissent quasiment en toute impunité puisque rares sont ceux qui se font arrêter.

En novembre, des affrontements entre le groupe jihadiste Ansar Asharia et les forces spéciales libyennes avaient fait une dizaine de tués. Le commandant de ces dernières, Wanis Aboukhamada avait alors estimé que ces violences constituaient un “tournant dangereux”, avant d’en appeler le gouvernement et le parlement libyens “à prendre leur responsabilité”. Mais en sont-ils capables? Là est la question.

De son côté, Ansar Asharia a fait valoir son refus de reconnaître les institutions de l’Etat, et encore moins les services de sécurité, les qualifiant d’apostat et de “taghout” (forces maléfiques).

Le 20 décembre 2013, le chef des services du renseignement militaire à Benghazi, le colonel Fethallah al-Gaziri, a été assassiné par balles par des inconnus alors qu’il se rendait à Derna pour assister au mariage de sa nièce. Il venait d’être récemment nommé à son poste.

Deux jours plus tard, un point de contrôle situé devant une base militaire près de Benghazi a été la cible d’un kamikaze qui s’est fait exploser à bord d’une voiture piégée. Bilan : 13 membres des forces spéciales libyennes tués.

“Cet acte de traîtrise intervient au moment où l’armée libyenne, en particulier les forces spéciales Saiqa (ndlr, une unité de l’armée libyenne)déploient des efforts pour instaurer la sécurité (…), notamment dans la ville de Benghazi”, a déploré le gouvernement libyen, qui a décrété un deuil de 3 jours.

Tensions entre Tripoli et le Caire

Comme lors de chaque évènement de ce type, les autorités libyennes se sont engagées à continuer leurs efforts pour former une armée et une police nationale tout en appelant à l’unité face à ces actes de terrorisme. Mais les résultats tardent à venir…

Et cela d’autant plus que la situation chaotique à Benghazi risque de compliquer davantage les relations entre Tripoli et Le Caire. En octobre dernier, une centaine de chauffeurs égyptiens avaient été enlevés au terminal frontalier de Saloum par un groupe armé libyen. L’affaire se termina finalement bien mais la presse cairote était allée jusqu’à demander une intervention militaire pour libérer les otages. 

Source : Zone Militaire


Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

* * *

jeudi 30 mai 2013

Libye, risque d'attentats : 200 Marines américains pré-positionnés en Sicile

L’attaque du consulat américain de Benghazi, le 11 septembre 2012, au cours de laquelle lambasseur des Etats-Unis en Libye, Christopher Stephens, ainsi que trois de ses compatriotes perdirent la vie, continue de faire l’objet d’une polémique outre-Atlantique.

Ainsi, au Congrès, les élus du Parti républicain ne cessent de pointer les incohérences de l’administration Obamaet reprochent à cette dernière d’avoir cherché, au départ, à minimiser le caractère terroriste de cette affaire.

Sur la défensive, la Maison Blanche a publié 100 pages de courriers électroniques internes relatifs à cet évènement tragique en espérant faire taire la controverse. Et comme la meilleure défense reste l’attaque, le président Obama a demandé au Congrès qu’il “soutienne et finance complètement” un “projet budgétaire visant à améliorer la sécurité” des ambassades américaines, lequel devrait coûter 4,4 milliards de dollars.

“Nous devons être solidaires et vraiment honorer le sacrifice de ces quatre Américains courageux (tués à Benghazi) et renforcer la sécurité de nos établissements diplomatiques”, a insisté le président Obama, le 16 mai, lors d’une conférence de presse tenue au côté du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, alors en visite à Washington.

En attendant que ce projet évoqué par le président Obama soit adopté, des mesures de protection des sites les plus exposés ont été prises. Et il y a urgence pour certains d’entre eux, comme en Egypte, où un attentat contre l’ambassade américaine vient d’être déjoué au Caire, ou encore en Libye, où la situation est pour le moins instable.

Ainsi, le gouvernement libyen peine à imposer sa loi aux diverses milices armées, notamment à Tripoli où certaines d’entre elles ont assiégé plusieurs ministères pour réclamer l’exclusion de tous les responsables ayant eu des fonctions sous l’ère Kadhafi.

A Benghazi, la situation n’est guère plus brillante : un attentat à la voiture piégée a fait au moins plusieurs morts (les bilans sont imprécis et contradictoires selon les sources), le 13 mai dernier. Les actes terroristes sont d’ailleurs fréquents dans ce berceau de l’insurrection libyenne, minée par les milices influencés par le salafisme.

D’où l’envoi de Marines américains sur la base italienne de Sigonella (Sicile) afin d’anticiper une éventuelle opération d’exfiltration de Libye du personnel du département d’Etat.

“Deux cents Marines seront transférés à Sigonella conformément aux accords bilatéraux”, a ainsi déclaré Emma Bonino, le ministre italien des Affaires étrangères, au Parlement. “Il y aura d’abord 75 Marines transférés puis 125 autres dans un second temps, ainsi que deux avions. Il s’agit d’un renforcement concernant la sécurité du personnel américain en Libye et pour d’éventuelles évacuations”, a-t-elle expliqué.

Ces militaires américains font partie de la Force de réaction rapide mise en place par l’US Marine Corps à Morón de la Frontera (en Espagne), laquelle compte 550 hommes, six MV-22B Ospreys et deux avions ravitailleurs KC-130J. 

Source : Zone Militaire


Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

* * *

 

mardi 23 avril 2013

Libye : Attentat terroriste à la bombe contre l'ambassade de France à Tripoli

Dans la capitale libyenne, l'ambassade de France a été la cible, ce mardi matin, d'un attentat (probablement à la voiture piégée). Deux gardes français affectés à la sécurité du bâtiment ont été blessés, selon un responsable sur place.

Ce mardi matin, une explosion a secoué tout le quartier de l'ambassade de France à Tripoli, à l'heure de la relève. Les gardes étaient apparemment dans l'enceinte. On parle pour l'instant de deux blessés. Selon des témoins sur place, les murs et tout le bas de la chancellerie se seraient effondrés.

Il s'agirait d'une attaque à la voiture piégée. « L'ambassade a été attaquée, confie un responsable à l'agence de presse Reuters. Nous pensons qu'il s'agit d'une voiture piégée. Les dégâts sont importants et deux gardes ont été blessés », a dit ce responsable. Une source française a confirmé une « attaque » contre l'ambassade et précisé qu'un garde avait été grièvement atteint et un second légèrement.

La France « condamne avec la plus grande fermeté l'attentat » commis contre son ambassade à Tripoli en Libye qui a fait deux blessés parmi son personnel, a déclaré mardi le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

« En liaison avec les autorités libyennes, les services de l'Etat mettront tout en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet acte odieux et que ses auteurs soient rapidement identifiés », a ajouté le ministre dans un communiqué. Laurent Fabius va se rendre sur place ce mardi.

« La France attend des autorités libyennes que toute la lumière soit faite
sur cet acte inacceptable, pour que les auteurs soient identifiés et traduits devant la justice. Cet acte vise, à travers la France, tous les pays de la communauté internationale engagés dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré le président de la République François Hollande dans un communiqué.

 « Acte terroriste »

Le ministre libyen des Affaires étrangères Mohammed Abdel Aziz a condamné l'attentat à la voiture piégée mardi contre l'ambassade de France à Tripoli, le qualifiant d'« acte terroriste ». « Nous condamnons fermement cet acte que nous considérons comme un acte terroriste contre un pays frère qui a appuyé la Libye durant la révolution » de 2011 qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi, a déclaré à Abdel Aziz, présent sur les lieux de l'attentat.

Les forces de sécurité tentaient de faire évacuer les lieux et de bloquer le périmètre.
En raison de la puissance de l'explosion, deux villas en face de l'ambassade ont subi d'importants dégâts et les vitres d'un commerce, 200 mètres plus loin, ont été soufflées. La rue devant la chancellerie a été inondée d'eau vraisemblablement en raison de l'explosion d'un tuyau. Aucune indication n'a pu être obtenue dans l'immédiat sur les motifs ou les auteurs de cet attentat.

Source : RFI / AFP


Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

* * *

page 3 de 3 -