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jeudi 26 février 2015

Somalie : Les islamistes commettent une nouvelle tuerie. Plus de 25 morts !

Le 20 février 2015, les milices islamistes shebab, affiliées à al-Qaïda, ont revendiqué une attaque suicide commise contre l’établissement haut-de-gamme du Central Hotel, à Mogadiscio, situé près du complexe ultra-sécurisé de la Villa Somalia, où sont installés les bureaux du Premier ministre et la présidence somalienne.

L’attaque a commencé par deux explosions, suivies par une fusillade à l’intérieur de l’établissement. Plusieurs responsables politiques somaliens y ont laissé la vie, dont le maire-adjoint de Mogadiscio, le secrétaire privé du Premier ministre, le chef de cabinet du vice-Premier ministre et deux parlementaires. Au total, 25 personnes, au moins, ont été tuées. Parmi les celles qui ont été blessées, l’on trouve le vice-Premier ministre, Mohamed Arte, le ministre des Transports et le ministre des Ports et des Ressources marines.

« Nos ‘moujahidine’ sont à l’intérieur du Central Hotel et ont attaqué sans peur », a affirmé, selon l’AFP, Abdulaziz Abu Musab, le porte-parole militaire des shebab. « L’objectif est de tuer les responsables (somaliens) apostats », a-t-il ajouté.

Le lendemain, l’Agence nationale de sécurité et de renseignement somalienne (NISA) a indiqué que les deux kamikazes (un homme et une femme) à l’origine des explosions avaient la double nationalité, néerlandaise et somalienne.

Massacre dans la salle de prière !

Toujours selon la NISA, l’homme, Ismaïl Muse, s’est fait exploser à bord d’une voiture qu’il avait garée devant l’hôtel tandis que la femme, Lula Ahmed Dahir, a actionné sa ceinture d’explosifs dans la salle de prière de l’établissement.

« La femme travaillait à temps partiel dans l’hôtel depuis plus de quatre mois. Sa relation avec l’homme (…) n’est pas encore connue mais elle en est jugée très proche, il pourrait même être son mari », a avancé un rapport de la NISA.

Sans atteindre les mêmes proportions que pour l’État islamique, Daesh, en Irak, en Syrie et maintenant en Libye, les milices shebab comptent dans leurs rangs des combattants occidentaux. L’un des cas les plus emblématique est celui de Samantha Lewthwaite, une ressortissante britannique surnomée « la veuve blanche », soupçonnée d’avoir participé à l’attentat contre le centre commercial Westgate de Nairobi en septembre 2013.

Ayant subi plusieurs revers militaires majeures au cours de ces dernières années, grâce à l’action de l’AMISOM, la mission de l’Union africaine en Somalie, les milices shebab ont étendu leurs opérations au Kénya ainsi que dans d’autres pays de la région et multiplient les attentats contre des cibles de haute valeur et par conséquent très protégées (ce qui laisse supposer qu’elles bénéficient de complicités). Ainsi, le mois dernier, elles ont attaqué l’hôtel SYL, la veille de la visite officielle à Mogadiscio du président turc, Recep Tayyip Erdogan.

L’attentat contre le Central Hotel rappelle celui qui fut perpétré contre l’hôtel Shamo, en 2009. Les shebab avait aussi tué 25 personnes, dont trois ministres.

Source : Zone Militaire

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samedi 21 février 2015

Frappes égyptiennes en Libye : Tension entre le Caire et Doha

Le torchon brûle entre Le Caire et Doha après les frappes égyptiennes en Libye

Quelques heures après la diffusion d’une vidéo montrant la décapitation de 21 coptes égyptiens par l’État islamique (EI) sur une plage libyenne, l’Égypte a bombardé la ville de Derna, connue pour être un bastion jihadiste, en représailles et a ensuite demandé une intervention miliaire internationale en Libye.

Seulement, le Qatar, qui soutient la milice islamiste Fajr Libya ainsi que le gouvernement «révolutionnaire» libyen, qui, installé à Tripoli, refuse d’admettre ou du moins minimise la présence de l’EI en Libye, a émis des réserves sur la réaction égyptienne, lors d’une réunion de la Ligue arabe. Pour Doha, Le Caire aurait dû consulter « avant toute action militaire unilatérale contre un autre Etat membre » de l’organisation.

La réponse du délégué égyptien, Tarek Adel, a été immédiate : « En émettant des réserves sur un projet de résolution arabe soutenant le droit de l’Egypte à la légitime autodéfense et à mener des raids contre des organisations terroristes, le Qatar a révélé son soutien au terrorisme », a-t-il affirmé.

Pour protester contre cette mise en cause, le Qatar a rappelé son ambassadeur en Égypte pour « consultations ». Les relations entre les deux pays étaient déjà tendues, notamment en raison de la destitution, en 2013, du président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, soutenus par Doha, et de la répression de ses sympathisants qui a suivi.

Ce soutien du Qatar à la confrérie, classée comme mouvement terroriste en Arabie Saoudite et aux Émirats arabes unis, avait été la cause de sa brouille avec les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Mais cette fois, Doha a pu compter sur le soutien de cette organisation.

« Ces accusations sont infondées et erronées. Elles ignorent les efforts sincères déployés par le Qatar, avec les autres membres du CCG et les pays arabes, pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme », a réagi le bahreïni Abdellatif al-Zayani, son secrétaire général. « Les déclarations égyptiennes ne contribuent pas à renforcer la solidarité arabe au moment où nos pays sont confrontés à d’énormes défis qui menacent leur sécurité, leur stabilité et leur souveraineté », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le groupe arabe au Nations unies devait demander la levée de l’embargo sur les armes pour le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale, installé à Tobrouk, afin de l’aider à lutter contre le terrorisme tout en le maintenant pour les milices libyennes. Cette option est non seulement défendue par l’Égypte mais aussi demandée par Mohammed al-Dairi, le ministre libyen des Affaires étrangères.

« La Libye a besoin que la communauté internationale fasse preuve de détermination pour nous aider à renforcer nos capacités militaires nationales et cela implique de lever l’embargo sur les armes pour que notre armée puisse recevoir des équipements et des armes pour lutter contre le terrorisme », a expliqué ce dernier lors d’une réunion du Conseil de sécurité dédiée à la situation libyenne.

Cependant, plusieurs membres du Conseil ne sont pas favorables à une telle option. Comme la Russie. « Vu ce à quoi ressemble le pays ces jours-ci, nous devons examiner de manière prudente la manière d’appliquer cette suggestion », a fait valoir Vitali Tchourkine, l’ambassadeur russe auprès des Nations unies.

Pour d’autres, comme les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, l’accent doit avant tout être mis sur une solution politique afin de pouvoir former un gouvernement d’unité nationale. Et cela alors que les islamistes et les libéraux se livrent à des combats meutriers.

« J’espère qu’un accord politique pourra être trouvé bientôt. Les divergences entre les parties ne sont pas insurmontables », a toutefois indiqué Bernardino Leon, le réprésentant de l’ONU en Libye. En attentant, le temps passe… Et les jihadistes étendent leur influence dans le pays.

Source : Zone Militaire


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mardi 6 janvier 2015

Péril islamique grandissant en Afrique du Nord !

En Libye, les milices islamistes contrôlant la plus grande partie de la Tripolitaine ont récemment opéré des mouvements en diver­ses zones frontalières, rapportent des obser­va­teurs locaux.

Les brigades d’Okbat ben Nafeh et de Hittin, le groupe Jound al-Islam et Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) consti­tuent notamment une menace pour l’Algérie et la Tunisie. Ce dernier pays s’inquiète égale­ment de la présence du groupe Ansar el-Charia dans la localité de Sebrata, non loin de ses frontières, ce groupe djihadiste, dirigé par Seifallah Ben Hassine (alias Abou Iyadh), étant également implanté à Tripoli et Misrata, ainsi qu’à Derna (Cyrénaïque). Ses effectifs s’élèveraient à quelque 2 000 hom­mes sur le territoire libyen, certains ayant combattu en Syrie et en Irak.

Les autorités tunisiennes redou­tent de voir ces groupes terroristes s’infiltrer sur leur territoire, alors que certains ont annoncé leur ralliement à l’Etat islamique. Des craintes partagées par Alger. Les forces tunisiennes et algériennes ont donc renforcé leurs positions le long des frontières libyennes, creusé des tranchées et levé des tas de sable autour des postes de surveillance.

A l’aide de véhicules blindés de transport de troupes, l’armée algérienne, équipée de chars, d’artillerie lourde et de systèmes antichars et antiaériens, a déployé quelque 50.000 soldats, pour contrecarrer l’infiltration de groupes armés liés à AQMI ou à l’Etat islamique ou des attaques par voie aérienne.

A noter qu’à la fin du mois dernier, AQMI a brouillé les systèmes de communications militaires dans les zones frontalières, durant cinq jours, à l’aide de matériel d’origine américaine pris à l’armée libyenne dans la base Tamenhant, à proxi­mité de Sebha, en mars 2014.

Source : TTU On Line

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mercredi 31 décembre 2014

Nord Niger - Opération Barkhane : Ouverture de la piste d'aviation de Madama

Étant donné que les groupes jihadistes présents dans la bande sahélo-saharienne vont et viennent entre le nord du Mali et le sud de la Libye en passant par le nord du Niger, l’État-major français a décidé d’implanter un « détachement temporaire au Nord Niger » (DTNN) à Madama. L’idée est de surveiller les points de passage et, surtout, de perturber les trafics le long de la frontière libyenne.

Seulement, Madama est loin de tout. Ce qui complique la donne pour les rotations d’effectifs et le ravitaillement. D’où le lancement de travaux pour allonger et rénover la piste d’aviation qui s’y trouve. Cette tâche a été confiée au 25e Régiment du Génie de l’Air (RGA), une unité rattachée à la Brigade Aérienne d’Appui à la Manœuvre Aérienne (BAAMA) du Commandement de Soutien des Forces Aériennes (CSFA), qui n’a pas souvent les honneurs alors que son rôle est primordial.

Du 5 au 30 novembre 2014, les sapeurs du 25e RGA ont effectué la première phase des travaux de rénovation de la piste de Madama. Tout d’abord en en réhabilitant 800 mètres et en l’allongeant de 500 mètres supplémentaires.

C’est ainsi que, le 4 décembre, un CASA CN 235 parti de N’Djamena a rallié cette nouvelle base avancée française au terme de 3h40 de vol (ce qui donne une idée des distances à parcourir…). Trois jours plus tard, deux Transall C-160 ont fait le même voyage et effectué plusieurs rotations entre Niamey et Madama.

Désormais, le détachement du 25e RGA a entamé la seconde phase des travaux. Là, il s’agit de rallonger la piste de 500 mètres supplémentaires (sa longueur devant être de 1.800 m une fois le chantier terminé) et de construire des aires aéronautiques, comprenant une bretelle, deux parkings pour aéronefs et plusieurs plots de stationnement pour les hélicoptères de manœuvre.

Outre Madama, le 25e RGA a aussi été sollicité pour rénover le taxiway militaire (600 mètres de long pour 40 de large) de l’aéroport de Niamey afin de le mettre aux normes et de lui permettre d’accueillir des avions gros porteurs. Le chantier, commencé en avril 2014, devrait être terminé d’ici quelques semaines. Il y a quelques jours, les sapeurs ont posé deux couches d’enrobés bitumineux sur la piste (soit 600 tonnes) en moins de 12 heures.

Source : Zone Militaire

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jeudi 13 novembre 2014

OPEX : Madama, au Nord Niger, une base avancée française dans le désert

Un convoi de l'armée française a quitté Agadez, dans le nord du Niger, pour rejoindre le site de Madama en plein milieu du désert.

Ils devraient y arriver dans les prochains jours et commencer aussitôt les travaux d'aménagement de cette nouvelle base avancée temporaire. L'endroit a été reconnu par des spécialistes et les autorités du Niger ont donné leur feu vert. Des sapeurs du Génie de l'Air aménageront l'actuelle piste d'aviation sommaire  et l'allongeront de 1300 m à 1800 mètres.

Une base vie sera installée dans une région où il faut tout faire venir, y compris l'eau. Une cinquantaine de militaires devraient y être stationnés de manière permanente. Madama est situé à environ une centaine de kilomètres de la frontière avec la Libye. Cette base servira de point d'appui pour y convoyer rapidement des renforts capables d'intervenir contre les groupes terroristes qui utilisent «l'autoroute» - de simples pistes dans le désert - entre le sud-ouest de la Libye et le nord du Mali. 

La base de Madama pourra s'appuyer sur la présence de l'armée nigérienne et de forces américaines, plus au sud, à Dirkou.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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mardi 28 octobre 2014

Opération Barkhane: Convoi d'armes djihadiste intercepté par les forces spéciales françaises

Les militaires français de l'opération Barkhane ont intercepté mercredi un nouveau convoi sur «l'autoroute» qui relie le sud-ouest de la Libye et le nord du Mali. Deux pick-up transportant des armes ont été interceptés dans le nord du Niger, mais comme le confie une source à la Défense, «il n'y a pas eu de feu d'artifice» puisque les personnels concernés se sont rendus aux forces spéciales françaises.

Cette action fait suite à la destruction d'un convoi plus important dans la nuit du 9 au 10 octobre, dans la même région. Ces opérations se déroulent avec l'accord des autorités du Niger et «grâce au renseignement américain» notamment. Ainsi, un drone Reaper, français ou américain, tourne «en permanence» dans le secteur. 

Le convoi transportait plus de deux tonnes d'armes, destinés à Iyad Ag Ghali, selon certaines sources. Parmi elles, des missiles sol-air Sam-7, mais sans les batteries qui leur permettent de fonctionner.

L'armée française est en train d'installer une base avancée dans le nord du Niger, à Madama. Les travaux d'aménagement sont en cours. 

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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lundi 28 juillet 2014

Libye : Violents combats, de nombreux morts, les étrangers fuient...

Combats meurtriers incessants impliquant des milices armées, tirs contre un convoi diplomatique britannique : l'escalade des violences en Libye a poussé des capitales occidentales à appeler leurs ressortissants à quitter le pays, plongé dans le chaos, au lendemain de l'évacuation du personnel diplomatique américain. Au moins 97 personnes ont été tuées et plus de 400 autres blessées en deux semaines de combats entre milices rivales à Tripoli, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé diffusé ce dimanche.

A Bengahzi, dans l'est du pays, au moins 38 personnes, des soldats pour la plupart, ont été tuées en 24 heures, dans des combats entre armée et groupes islamistes. Dans la capitale, des combats faisaient toujours rage dimanche entre milices rivales autour de l'aéroport et dans plusieurs autres quartiers dans le sud de la capitale, où se concentrent les affrontements depuis le 13 juillet. Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatti, a indiqué que 23 personnes, dont des Égyptiens, ont été tuées dans la chute d'une roquette sur leur maison.

Un convoi de l'ambassade britannique attaqué

Dans ce climat de violences, des pays européens, dont le Royaume-Uni et l'Allemagne, ont enjoint leurs ressortissants de quitter la Libye où un convoi de l'ambassade britannique a été attaqué dimanche sans faire de victime. "Tôt ce matin, un convoi de l'ambassade britannique a fait l'objet d'une tentative de vol de voiture. Des coups de feu ont été tirés sur nos véhicules (...) Tout le personnel de l'ambassade est sain et sauf et personne n'a été blessé", a déclaré Bob Phillipson, porte-parole de l'ambassade.

Les Etats-Unis, dont l'ambassade est située sur la route de l'aéroport où se déroulent les combats, ont évacué leur personnel diplomatique samedi par voie terrestre, sous une couverture aérienne. "La situation est extrêmement imprévisible et incertaine", a souligné dimanche le ministère allemand des Affaires étrangères. Londres a aussi appelé les ressortissants britanniques à "partir maintenant par des moyens privés", déconseillant tout voyage en Libye. D'autres pays comme la Belgique, la Turquie, l'Espagne ou Malte ont lancé le même appel à leurs ressortissants.

Pénurie en personnel médical

Face à ces départs, le ministère libyen de la Santé a mis en garde contre une pénurie en personnel médical, notamment après l'annonce des Philippines de l'évacuation de leurs ressortissants, dont 3 000 médecins et infirmiers, selon Tripoli. En plus de l'insécurité, les ressortissants étrangers et les habitants de Tripoli font face à une dégradation sans précédent de leurs conditions de vie avec des coupures fréquentes d'électricité et d'eau courante, en plus d'une pénurie de carburant. Les autorités libyennes n'arrivent pas à contrôler les dizaines de milices qui font la loi dans le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Les affrontements autour de l'aéroport ont éclaté le 13 juillet après une attaque menée par des combattants islamistes et d'ex-rebelles de la ville de Misrata qui tentent de chasser de l'aéroport leurs anciens compagnons d'armes venus de Zenten. Considérés comme le bras armé de la mouvance libérale, les ex-rebelles de Zenten (170 km au sud-ouest de Tripoli) contrôlent l'aéroport de Tripoli ainsi que plusieurs autres sites militaires et civils du sud de la capitale. Selon des experts libyens, ces combats participent d'une lutte d'influence entre courants politiques, après les législatives du 25 juin. Selon des élus et des observateurs, les libéraux auraient remporté plus de sièges que les islamistes, qui tentent désormais de marquer des points sur le plan militaire.

Affrontements quasi-quotidiens à Benghazi

Le nouveau Parlement, qui siègera à Benghazi, doit entrer en fonction le 4 août. Il aura pour première tâche d'arrêter les violences qui entravent la transition démocratique en Libye. Mais des incertitudes planent déjà sur la capacité des élus à se réunir au moment où la ville de Benghazi est le théâtre d'affrontements quasi-quotidiens. Ainsi, 38 personnes ont été tuées entre samedi et dimanche dans de nouveaux combats entre l'armée et des milices islamistes.

Selon une source militaire, des groupes islamistes ont lancé ce samedi une offensive contre le quartier général de l'unité des Forces spéciales de l'armée près du centre ville et des combats avec les soldats s'en sont suivis. 

Source : Lepoint.fr


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mardi 31 décembre 2013

Libye : Les jihadistes ont assassiné des centaines de personnes...

L’Est de la Libye a de quoi susciter de vives inquiétudes. La présence d’éléments jihadistes y est connue depuis longtemps, et l’attaque du consulat américain de Benghazi, qui coûta la vie à l’ambassadeur Christopher Stevens, le 11 septembre 2012 aura mis en lumière l’influence qu’ils exercent sur cette région, où le gouvernement libyen, qui a déjà du mal avec les différentes milices nées lors du soulèvement contre le colonel Kadhafi, peinent à y rétablir son autorité.

Mieux même. Si l’on en croit le journal allemand Welt am Sonntag, Benghazi aurait accueilli un sommet ayant réuni plusieurs responsables de la mouvance jihadiste, dont ceux d’al-Qaïda au Maghreb islamique et du Front al-Nosra, actif en Syrie.

Les assassinats ont fait plus de 300 tués...

Ces derniers mois, les assassinats de policiers, de militaires, de juges, de notables ou de ressortissants étrangers, notamment occidentaux, ont fait plus de 300 tués. L’on ne compte donc plus les attaques contre les symboles de l’Etat. Pire encore, leurs auteurs agissent quasiment en toute impunité puisque rares sont ceux qui se font arrêter.

En novembre, des affrontements entre le groupe jihadiste Ansar Asharia et les forces spéciales libyennes avaient fait une dizaine de tués. Le commandant de ces dernières, Wanis Aboukhamada avait alors estimé que ces violences constituaient un “tournant dangereux”, avant d’en appeler le gouvernement et le parlement libyens “à prendre leur responsabilité”. Mais en sont-ils capables? Là est la question.

De son côté, Ansar Asharia a fait valoir son refus de reconnaître les institutions de l’Etat, et encore moins les services de sécurité, les qualifiant d’apostat et de “taghout” (forces maléfiques).

Le 20 décembre 2013, le chef des services du renseignement militaire à Benghazi, le colonel Fethallah al-Gaziri, a été assassiné par balles par des inconnus alors qu’il se rendait à Derna pour assister au mariage de sa nièce. Il venait d’être récemment nommé à son poste.

Deux jours plus tard, un point de contrôle situé devant une base militaire près de Benghazi a été la cible d’un kamikaze qui s’est fait exploser à bord d’une voiture piégée. Bilan : 13 membres des forces spéciales libyennes tués.

“Cet acte de traîtrise intervient au moment où l’armée libyenne, en particulier les forces spéciales Saiqa (ndlr, une unité de l’armée libyenne)déploient des efforts pour instaurer la sécurité (…), notamment dans la ville de Benghazi”, a déploré le gouvernement libyen, qui a décrété un deuil de 3 jours.

Tensions entre Tripoli et le Caire

Comme lors de chaque évènement de ce type, les autorités libyennes se sont engagées à continuer leurs efforts pour former une armée et une police nationale tout en appelant à l’unité face à ces actes de terrorisme. Mais les résultats tardent à venir…

Et cela d’autant plus que la situation chaotique à Benghazi risque de compliquer davantage les relations entre Tripoli et Le Caire. En octobre dernier, une centaine de chauffeurs égyptiens avaient été enlevés au terminal frontalier de Saloum par un groupe armé libyen. L’affaire se termina finalement bien mais la presse cairote était allée jusqu’à demander une intervention militaire pour libérer les otages. 

Source : Zone Militaire


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jeudi 30 mai 2013

Libye, risque d'attentats : 200 Marines américains pré-positionnés en Sicile

L’attaque du consulat américain de Benghazi, le 11 septembre 2012, au cours de laquelle lambasseur des Etats-Unis en Libye, Christopher Stephens, ainsi que trois de ses compatriotes perdirent la vie, continue de faire l’objet d’une polémique outre-Atlantique.

Ainsi, au Congrès, les élus du Parti républicain ne cessent de pointer les incohérences de l’administration Obamaet reprochent à cette dernière d’avoir cherché, au départ, à minimiser le caractère terroriste de cette affaire.

Sur la défensive, la Maison Blanche a publié 100 pages de courriers électroniques internes relatifs à cet évènement tragique en espérant faire taire la controverse. Et comme la meilleure défense reste l’attaque, le président Obama a demandé au Congrès qu’il “soutienne et finance complètement” un “projet budgétaire visant à améliorer la sécurité” des ambassades américaines, lequel devrait coûter 4,4 milliards de dollars.

“Nous devons être solidaires et vraiment honorer le sacrifice de ces quatre Américains courageux (tués à Benghazi) et renforcer la sécurité de nos établissements diplomatiques”, a insisté le président Obama, le 16 mai, lors d’une conférence de presse tenue au côté du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, alors en visite à Washington.

En attendant que ce projet évoqué par le président Obama soit adopté, des mesures de protection des sites les plus exposés ont été prises. Et il y a urgence pour certains d’entre eux, comme en Egypte, où un attentat contre l’ambassade américaine vient d’être déjoué au Caire, ou encore en Libye, où la situation est pour le moins instable.

Ainsi, le gouvernement libyen peine à imposer sa loi aux diverses milices armées, notamment à Tripoli où certaines d’entre elles ont assiégé plusieurs ministères pour réclamer l’exclusion de tous les responsables ayant eu des fonctions sous l’ère Kadhafi.

A Benghazi, la situation n’est guère plus brillante : un attentat à la voiture piégée a fait au moins plusieurs morts (les bilans sont imprécis et contradictoires selon les sources), le 13 mai dernier. Les actes terroristes sont d’ailleurs fréquents dans ce berceau de l’insurrection libyenne, minée par les milices influencés par le salafisme.

D’où l’envoi de Marines américains sur la base italienne de Sigonella (Sicile) afin d’anticiper une éventuelle opération d’exfiltration de Libye du personnel du département d’Etat.

“Deux cents Marines seront transférés à Sigonella conformément aux accords bilatéraux”, a ainsi déclaré Emma Bonino, le ministre italien des Affaires étrangères, au Parlement. “Il y aura d’abord 75 Marines transférés puis 125 autres dans un second temps, ainsi que deux avions. Il s’agit d’un renforcement concernant la sécurité du personnel américain en Libye et pour d’éventuelles évacuations”, a-t-elle expliqué.

Ces militaires américains font partie de la Force de réaction rapide mise en place par l’US Marine Corps à Morón de la Frontera (en Espagne), laquelle compte 550 hommes, six MV-22B Ospreys et deux avions ravitailleurs KC-130J. 

Source : Zone Militaire


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mardi 23 avril 2013

Libye : Attentat terroriste à la bombe contre l'ambassade de France à Tripoli

Dans la capitale libyenne, l'ambassade de France a été la cible, ce mardi matin, d'un attentat (probablement à la voiture piégée). Deux gardes français affectés à la sécurité du bâtiment ont été blessés, selon un responsable sur place.

Ce mardi matin, une explosion a secoué tout le quartier de l'ambassade de France à Tripoli, à l'heure de la relève. Les gardes étaient apparemment dans l'enceinte. On parle pour l'instant de deux blessés. Selon des témoins sur place, les murs et tout le bas de la chancellerie se seraient effondrés.

Il s'agirait d'une attaque à la voiture piégée. « L'ambassade a été attaquée, confie un responsable à l'agence de presse Reuters. Nous pensons qu'il s'agit d'une voiture piégée. Les dégâts sont importants et deux gardes ont été blessés », a dit ce responsable. Une source française a confirmé une « attaque » contre l'ambassade et précisé qu'un garde avait été grièvement atteint et un second légèrement.

La France « condamne avec la plus grande fermeté l'attentat » commis contre son ambassade à Tripoli en Libye qui a fait deux blessés parmi son personnel, a déclaré mardi le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

« En liaison avec les autorités libyennes, les services de l'Etat mettront tout en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet acte odieux et que ses auteurs soient rapidement identifiés », a ajouté le ministre dans un communiqué. Laurent Fabius va se rendre sur place ce mardi.

« La France attend des autorités libyennes que toute la lumière soit faite
sur cet acte inacceptable, pour que les auteurs soient identifiés et traduits devant la justice. Cet acte vise, à travers la France, tous les pays de la communauté internationale engagés dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré le président de la République François Hollande dans un communiqué.

 « Acte terroriste »

Le ministre libyen des Affaires étrangères Mohammed Abdel Aziz a condamné l'attentat à la voiture piégée mardi contre l'ambassade de France à Tripoli, le qualifiant d'« acte terroriste ». « Nous condamnons fermement cet acte que nous considérons comme un acte terroriste contre un pays frère qui a appuyé la Libye durant la révolution » de 2011 qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi, a déclaré à Abdel Aziz, présent sur les lieux de l'attentat.

Les forces de sécurité tentaient de faire évacuer les lieux et de bloquer le périmètre.
En raison de la puissance de l'explosion, deux villas en face de l'ambassade ont subi d'importants dégâts et les vitres d'un commerce, 200 mètres plus loin, ont été soufflées. La rue devant la chancellerie a été inondée d'eau vraisemblablement en raison de l'explosion d'un tuyau. Aucune indication n'a pu être obtenue dans l'immédiat sur les motifs ou les auteurs de cet attentat.

Source : RFI / AFP


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