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jeudi 4 février 2016

Forces spéciales : Elles sont "au taquet" selon le général de Villiers du CEMA

À mesure qu’une solution politique s’éloigne, la perspective d’une éventuelle – et nouvelle – opération militaire se rapproche en Libye. En tout cas, il en est de plus en plus question. En effet, les rivalités libyennes, avec deux gouvernements – dont l’un est reconnu par la communauté internationale – qui s’affrontent, profitent à la branche libyenne de l’État islamique (EI ou Daesh) ainsi qu’à d’autres organisations jihadistes.

Si elle persiste, cette situation pourrait déstabiliser les pays voisins, déborder sur la bande sahélo-saharienne jusque dans le nord du Nigéria, où Boko Haram, un groupe jihadiste ayant fait allégeance à l’EI, reste très actif. En outre, entre Syrte et Palerme (Sicile), il n’y a que la Méditerranée à traverser…

En outre, même si la priorité reste encore l’obtention d’un accord entre les factions libyennes, le président Obama a prévenu que les États-Unis iraient traquer les jihadistes jusqu’en Libye si nécessaire. Par ailleurs, Roberta Pinotti, la ministre italienne de la Défense, a assuré, au Corriere della Sera, que « les puissances occidentales se préparaient à combattre l’EI même en cas d’échec des négociations politiques ».

En cas d’opération militaire, la France pourrait-elle y participer ? De l’aveu du général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), cela semble compliqué pour le moment.

« Nous sommes au taquet de nos contrats opérationnels », a en effet affirmé le CEMA, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de défense, dont Reuters a fait un compte-rendu. Et ce n’est pas le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui le contredira : en février 2015, il avait utilisé la même expression alors qu’il était l’invité de l’émission « Le grand rendez-vous », d’Europe1 et du quotidien Le Monde.

Aussi, pour le général de Villiers, pour prendre part à une nouvelle opération militaire, il n’y aurait que « deux solutions », à savoir « se désengager de quelque part ou bien augmenter le budget (de la Défense), ce qui demande du temps. »

Actuellement, les forces françaises sont engagées au Levant (Chammal), au Sahel (Barkhane), au Liban (Daman), en Centrafrique (Sangaris) et, bien évidemment, sur le territoire national (Sentinelle). Pour le moment, seul un désengagement de République centrafricaine peut être envisagé.

Cela étant, le général de Villiers ne semble pas très chaud à l’idée d’une intervention en Libye. «Ouvrir un théâtre, ça dépend : pour quoi faire ?», a-t-il demandé. « Avant tout engagement militaire, il faut une stratégie globale avec un effet final recherché (…) Faire une guerre pour faire une guerre n’apporte pas la paix, on a des exemples récents, la Libye, l’Irak », a-t-il ajouté. « Il faut une réflexion globale, l’évaluation stratégique est en cours, ce n’est pas très facile », a-t-il fait valoir.

Source : Zone Militaire


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jeudi 14 janvier 2016

Terrorisme : Daech étendrait il son empire en Libye pour conquérir l'Italie ?

Daech a construit à Syrte, ville littorale dans le nord de la Libye, sa nouvelle base militaire.

Le nombre des terroristes dans la région a augmenté de 25 fois par rapport à l'année passée.

Les terroristes de Daech (EI) tirent profit de la crise politique actuelle en Libye et renforcent leur présence dans ce pays africain. En un an, l'effectif des terroristes à Syrte a accru de 200 à 5.000, selon les estimations du Wall Street Journal. Depuis le renversement, en 2011, du régime de Mouammar Kadhafi, la Libye reste privée de gouvernement central et déchirée par les luttes entre les milices de différentes villes. Les djihadistes de Daech profitent du chaos qui règne dans le pays pour y gagner du terrain.

Le groupe terroriste a appelé ses partisans à rejoindre la Libye. Suite à cette annonce, le flux des francs-tireurs étrangers en Libye s'est massivement accru ces 15 derniers jours. En outre, Daech a rapatrié des terroristes libyens qui avaient été auparavant déployés en Syrie et en Irak.

Les terroristes vont s'emparer par la suite des gisements de pétroles et des raffineries situés à proximité de Syrte, ce n'est qu'une question de temps, craignent les autorités libyennes. Tandis que le but ultime de Daech est d'attaquer l'Italie, conjecture Ismail Shukri, chef du renseignement militaire libyen.

Daech contrôle actuellement plus de 150 kilomètres du littoral méditerranéen en Libye, souligne New York Times. Une fois chassés de Syrie et d'Irak, les terroristes prévoient d'utiliser Syrte comme base militaire, estiment les forces spéciales occidentales.

"La subdivision de Daech en Libye nous préoccupe au plus haut point. C'est le point crucial d’où ils étendent leur zone d'influence sur toute l'Afrique du nord", a rapporté l'analyste principal du service du renseignement du ministère américain de la Défense Patrick Pryor.

Source : Reuters


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samedi 9 janvier 2016

Libye : Bientôt une intervention internationale contre Daech ?

La communauté internationale attend que de nouvelles autorités libyennes lui demandent d’intervenir militairement contre Daech, désormais implantée dans le pays. Paris est très actif sur ce dossier.

La France est de nouveau sur le sentier de la guerre et c’est encore la Libye qui est concernée. Le ministère de la Défense et l’Etat-major des armées poussent à la roue pour une nouvelle intervention militaire avec les alliés occidentaux et arabes. Contrairement à 2011, ce n’est plus un dictateur qu’il s’agit de faire tomber : l’objectif est de « taper » les miliciens de Daech, qui s’installent dans le pays en profitant du vide politique créé, en partie, par notre précédente opération... Ils seraient aujourd’hui de l’ordre de 3000, surtout dans la région de Syrte. Dans les milieux diplomatiques et du renseignement, on redoute en effet que la Libye ne devienne le lieu de repli de Daech, confronté à une forte pression militaire en Irak et Syrie. « Daech n’est pas un projet territorialement limité. Il peut avoir besoin d’une base de recueil », indique-t-on au Quai d’Orsay.

Depuis septembre 2014 au moins, Jean-Yves Le Drian n’a eu de cesse d’alerter quant à la dégradation de la situation en Libye, plaidant mezzo voce pour des frappes aériennes et des opérations spéciales, dans le cadre d’un accord politique et diplomatique. Les Affaires étrangères étaient, jusqu’à présent, parvenues à freiner les ardeurs guerrières de l’Hôtel de Brienne, en invoquant le droit international, mais les attentats du 13 novembre ont changé la donne. François Hollande l’a dit : « La France est en guerre » contre Daech. Si l’on frappe l’Organisation de l’Etat islamique en Irak et en Syrie, pourquoi s’interdire de le faire en Libye ? Les réticences du Quai sont en train de voler en éclats, d’autant, estime un bon connaisseur du dossier, que les diplomates français « sont à l’Ouest, faute de présence sur le terrain depuis l’évacuation de l’ambassade à Tripoli. »

Sur le papier, la manœuvre actuelle est simple. La communauté internationale cherche « une base légale pour lutter contre le terrorisme en coordination avec les autorités libyennes », explique un diplomate. Toute la difficulté vient de l’absence d’ « autorités libyennes ».  Ou plutôt de leur surabondance, parce que le pays a deux Parlements et deux gouvernements, sans compter une multitude de milices et forces locales qui n’obéissent qu’à elles-mêmes. A l’invitation des Etats-Unis et de l’Italie, la communauté internationale s’est réunie le week-end dernier à Rome pour mettre la pression sur les acteurs libyens et les convaincre de former un gouvernement d’union nationale. Si ce projet aboutit, ce nouveau gouvernement, légitimé par la communauté internationale, lancerait un appel à l’aide militaire pour combattre le terrorisme. Une résolution des Nations Unies, prévoyant le recours à la force (chapitre VII), donnerait un cadre légal aux opérations militaires contre Daech.

Voilà le schéma idéal. La réalité risque de s’avérer beaucoup plus complexe. Ce gouvernement d’ « union nationale » risque en effet de cliver les différents acteurs libyens, entre partisans et opposants d’une intervention étrangère. L’expérience post-2011, après la chute de Kadhafi, a montré que la plupart des responsables libyens, toutes tendances confondues, étaient opposés à ce qu’ils considèrent comme des ingérences extérieures. « Si l’on intervient, on renforcera le sentiment de paranoïa des Libyens, qui redoutent la mise sous tutelle de leur pays, et on créera de nouvelles lignes de fractures. Rien ne dit que le gouvernement d’union nationale soit reconnu en Libye même », assure Patrick Haimzadeh, l’un des meilleurs experts français de la Libye.

Une intervention militaire prendrait la forme de frappes aériennes contre les positions de Daech, mais le nombre de cibles est sans doute très faible. Des opérations spéciales, avec des raids de commandos, peuvent également avoir lieu, en particulier dans le sud libyen, à partir de la base française de Madama dans le nord du Niger. Des troupes pourraient même être déployées pour « sécuriser les institutions » du nouveau gouvernement. Outre la France, les États-Unis et sans doute la Grande-Bretagne, l’Italie est disposée à s’engager. L’ancienne puissance coloniale connaît le terrain, mais surtout elle est aux premières loges de la vague de migrants qui part des côtes libyennes. Car à la menace terroriste s’ajoute la question de l’immigration clandestine. Mise en place en juin dernier pour lutter contre celle-ci, l’opération navale européenne Sophia ne peut toujours pas intervenir dans les eaux territoriales et sur le rivage. L’UE attend toujours l’autorisation des fantomatiques « autorités libyennes ». 

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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lundi 23 novembre 2015

Libye : Le chef islamiste de l'EI, Abou Nabil, tué par un raid aerien américain

L'assassin Abou Nabil tué par un raid aérien américain en Libye

Il était probablement l’homme au visage caché qui, dans la vidéo montrant, en février dernier, l’assassinat de 21 coptes égyptiens alors retenus en otage en Libye par l’État islamique (EI), avait affirmé vouloir « conquérir Rome ».

« Il », c’est Wissam Najm Abd Zayd al Zubaydi, alias Abou Nabil,  un ressortissant irakien présenté comme étant le chef de la branche libyenne de l’EI, laquelle a étendu son influence dans le pays en prenant le contrôle de Syrte tout en affrontant les groupes jihadistes rivaux restés fidèles à al-Qaïda et en se livrant, comme en Irak et en Syrie, à de nombreuses exactions.

En Libye, a récemment souligné, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Fatou Bensouda, Mme le procureur du Tribunal pénal international (TPI), les « exécutions et autres crimes attribués à l’EI ou à d’autres organisations alliées dépassent très largement en nombre ceux perpétrés par d’autres organisations ».

Mais la branche libyenne de l’EI devra se trouver un autre chef : Abou Nabil a en effet été tué par un raid aérien américain mené le 13 novembre avec des F-15, soit quelques heures avant les attaques de Paris.

« La mort de Nabil va amoindrir les capacités de l’EI à atteindre ses objectifs en Libye ainsi qu’à recruter et à planifier des attaques externes », a fait valoir Peter Cook, un porte-parole du Pentagone, par voie de communiqué.

Ce n’est pas le premier raid ciblé effectué par l’aviation américaine en Libye. En juin dernier, des F-15 Strike Eagle avait aussi visé Mokhtar Belmokhtar, l’un des chefs de l’organisation jihadiste al-Mourabitoune, responsable, entre autres, de la prise d’otages géante d’In Amenas, en Algérie. Sa mort, annoncé par les autorités libyennes, n’a jamais été confirmée.

Quoi qu’il en soit, la frappe américaine contre Abou Nabil a été effectuée alors que l’EI, comme l’a indiqué Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, au Journal du Dimanche, reçoit actuellement le ralliement de « tribus et de groupes » libyens.

Source : Zone Militaire


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samedi 21 novembre 2015

Belgique : Bruxelles en état d'alerte maximale pour une menace terroriste « imminente » !

La Belgique en état d'alerte - Fermeture des métros !

Le gouvernement belge conseille aux Bruxellois d'éviter autant que possible « les centres commerciaux, les concerts, les événements ou les stations de transport public ».

Le centre national de crise, qui dépend du ministère de l'intérieur belge, évoque "une menace sérieuse et imminente nécessitant la prise de mesures de sécurité spécifiques ainsi que des recommandations particulières à la population", sans donner de précisions sur la menace.

Il est conseillé aux Bruxellois d'éviter autant que possible les lieux publics tels que "les centres commerciaux, les concerts, les événements ou les stations de transport public".

Cette mesure a été prise quelques heures après qu'un suspect arrêté en Belgique a été inculpé pour terrorisme par la justice belge, en lien avec les attentats djihadistes qui ont fait 130 morts à Paris #‎ParisNovember13 et Saint-Denis le 13 novembre. Ce suspect, dont l'identité n'a pas été rendue publique, est le troisième à être inculpé en Belgique en lien avec les attentats qui ont touché la région parisienne.

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Au moins 36 morts dans des bombardements russo-syriens dans l'est de la Syrie

Près d'une quarantaine de personnes sont morts vendredi lors de raids menés conjointement par les aviations russe et syrienne contre la province de Deir ez-Zor, contrôlée par l'EI (Daesh).

"Au moins 36 personnes, dont 10 enfants, ont été tuées et des dizaines d'autres ont été blessées lors de plus de 70 raids effectués par des appareils russes et syriens", a affirmé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les raids ont visé plusieurs quartiers de la ville de Deir ez-Zor, des villes de la province du même nom, comme Mayadine et Boukamal, des localités plus petites et trois champs pétroliers, a précisé l'OSDH.

Source : LeMonde.fr

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vendredi 10 juillet 2015

EUNAVFOR MED : Opération contre les trafics de migrants en Méditerranée

Première phase de l’opération EUNAVFOR MED contre les passeurs en Méditerranée

En avril dernier, suite à la mort de 900 migrants en Méditerranée, les chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Union européenne décidèrent de renforcer les moyens de l’opération Triton, menée sous l’égide de Frontex, l’agence chargée de la surveillance des frontières extérieures de l’espace Schengen, et de planifier une opération navale, EUNAVFOR MED, pour mettre en échec les passeurs qui opèrent le plus souvent depuis les côtes libyennes.

Un mois plus tard, les grandes lignes de cette opération furent approuvées par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des États membres. Dans le même temps, l’amiral italien Enrico Credendino était désigné pour en prendre le commandement depuis un quartier général installé à Rome. En outre, 11,82 millions d’euros devaient être mobilisés pour en financer les coûts communs pendant une phase de démarrage de 2 mois et un mandat initiale d’un an.

Puis, ce 22 juin, EUNAVFOR MED a officiellement été lancée, à l’issue d’une nouvelle réunion à Luxembourg. Plus précisément, il s’agit de la première phase de cette opération qui peut commencer, c’est à dire celle qui consiste à collecter du renseignement sur les réseaux de passeurs. La seconde visera à intercepter les embarcations de ces derniers dans les eaux internationales, dans L'Union Européenne lance : EUNAVFOR MED mais dans la limite de ce qu’autorise le droit international.

Après, ce sera plus compliqué, faute, pour le moment, d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui autoriserait l’arraisonnement des navires de trafiquants dans les eaux territoriales libyennes (le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale s’y oppose).

« Avant de passer à la phase deux et la phase trois de l’opération, le Conseil évaluera si les conditions de transition au-delà de la première phase ont été respectées », a expliqué Federica Mogherini, Mme le Haut-représentant de l’Union pour les  Affaires étrangères et la Politique de sécurité.

« Les premiers déploiements de navires, sous-marins, d’avions patrouilleurs et de drones européens sont attendus dans une semaine. La décision a été prise par les chefs de la diplomatie de l’Union européenne à l’ouverture de leur réunion mensuelle », a indiqué une porte-parole.

Pour le moment, on ignore la contribution exacte des pays membres à cette opération. La France y prendra sa part, conformément à ce qu’avait annoncé le président Hollande en avril 2015. « Nous sommes en situation, grâce à l’ensemble de nos outils, de contribuer », à cette première phase, a ainsi indiqué le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le 21 juin, lors de l’émission politique d’Europe1/Le Monde/iTélé.

Ce dernier a par ailleurs mis en garde contre le risque de voir l’État islamique (EI), qui a déjà conquis 200 km du littoral libyen, de se livrer au trafic d’êtres humains, lequel constituerait une source de financement. À la question de savoir si cette éventualité serait une « arme politique » pour mettre l’Europe sous pression, M. Le Drian a répondu « oui, sans doute demain », si rien n’est fait et/ou si aucun accord politique entre les deux principales factions libyenne n’est trouvé.

Source : Zone Militaire

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samedi 2 mai 2015

Migrants en Méditerranée : Un mandat de l'ONU pour détruire les bateaux des passeurs ?

La France demande un mandat des Nations Unies pour détruire les navires des passeurs

Le sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne (UE) convoqué le 23 avril 2015 pour tenter de trouver une solution au problème des migrants en Méditerranée ne s’est pas traduit par des avancées majeures.

Ainsi, aucun accord n’a pu être trouvé entre les 28 pays membres pour aider l’Italie, la Grèce et Malte à prendre en charge les migrants venus de Libye dans la mesure où cela aurait pu remettre en cause le règlement de Dublin II, lequel précise que cela incombe avant toute chose aux États dans lesquels les réfugiés ont posé pied. «  Beaucoup se sont dits prêts à aider, mais personne ne peut obliger un État à le faire », a commenté Matteo Renzi, le président du Conseil italien.

En revanche, il a été décidé de renforcer les moyens alloués à l’opération de surveillance et de sauvetage en mer Triton, actuellement dotée d’un budget de 3 millions d’euros par mois. Plusieurs pays ont annoncé leur intention de mettre des navires à la disposition de cette mission gérée l’agence Frontex.

Ainsi, selon le président Hollande, il serait question d’un patrouilleur, d’un remorqueur et de 3 avions de surveillance maritime. L’Allemagne pourrait engager 2 bâtiments tandis que la Belgique, la Suède, la Norvège et le Danemark ont évoqué chacun l’envoi d’un navire.

Ne faisant pas partie de l’espace Schengen, le Royaume-Uni a cependant annoncé la participation aux opérations de surveillance en Méditerranée du navire amphibie HMS Bulwark, de 2 patrouilleurs et de 3 hélicoptères. Le tout à ses frais. Mais, a averti David Cameron, le Premier ministre britannique, « il n’est pas question que les migrants sauvés par la Royal Navy puissent demander l’asile en Grande-Bretagne.

Cependant, les États membres n’ont pas trouvé d’accord pour permettre aux navires engagés dans l’opération Triton de sortir des eaux territoriales afin d’aller au plus près des côtes libyennes. Or, l’une des solutions passerait par une opération militaire destinée à identifier et à détruire les navires utilisés par les passeurs.

Aussi, membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, la France et le Royaume-Uni vont y présenter un projet de résolution afin de pouvoir lancer une telle opération. Le président Hollande a assuré qu’il en parlera à son homologue russe, Vladimir Poutine, pour tenter de convaincre Moscou de ne pas faire usage de son droit de veto. Pour cela, il faut que nous soyons très clairs sur nos objectifs et les moyens utilisés, a-t-il dit.

Dans le même temps, il faudra aussi se mettre d’accord sur un concept des opérations(CONOPS) ainsi que sur les contributions des États membres à cette mission. 

Source : Défense Européenne

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samedi 4 avril 2015

Syrie : D'ex-militaires français reconvertis dans le djihad...

Un ancien commando des forces spéciales aurait été en contact avec les frères Kouachi au Yémen. Au total, neuf ex-militaires, dont certains combattent en Syrie, ont été identifiés par le renseignement français

Les faits - Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé en janvier 2015 de nouvelles mesures pour répondre aux failles sécuritaires révélées par les récents attentats. Le chef du gouvernement évalue à «près de 3000» le nombre de personnes à surveiller en France. Au total 2680 emplois supplémentaires vont être créés pour lutter contre le terrorisme au cours des trois prochaines années. Un projet de loi sur le renseignement sera présenté au Parlement début avril. Par ailleurs, la baisse des effectifs militaires sera réduite de 7500 postes d'ici à 2019, mais cette mesure n'est pas encore financée.
 
Neuf anciens militaires français ayant rejoint les réseaux djihadistes ont été, à ce jour, identifiés par les services de renseignement. Comme l'Opinion le révèle, l'un d'entre eux est même un ancien des forces spéciales. Issu d'une famille originaire de Tunisie de confession musulmane, né en 1974 en Seine-Saint-Denis, il s'était engagé au 1er RPIMa de Bayonne, l'un des régiments d'élite de l'armée française, rattaché au Commandement des opérations spéciales. Il y a notamment suivi le stage Rapas (recherche aéportée et action spécialisée), où sont formés les commandos. A l'issue de son engagement de quatre ans, il a quitté l'armée comme caporal, et rejoint, en 1998, des sociétés de sécurité privée françaises. Pour l'une d'entre elles, il a notamment travaillé à la protection de sites pétroliers dans la péninsule arabique. C'est alors qu'il s'est progressivement radicalisé, en 2011, se laissant pousser la barbe et adhérant à l'idéologie salafiste. Licencié, il a attaqué son employeur aux prud'hommes pour discrimination. Il disparaît ensuite des écrans radars, même si sa présence est signalée en Mauritanie, au Liban, en Israël et au Yémen. Dans ce dernier pays, les services de renseignement estiment qu'il a pu être en contact avec les frères Kouachi, dans le cadre d'Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Il n'est en revanche pas établi qu'il se soit rendu en Syrie ou en Irak. Les services considèrent comme possible qu'il soit aujourd'hui revenu en France.

Pour les terroristes, ce quadragénaire est une recrue de choix, du fait de sa formation militaire puis de son expérience d'une dizaine d'années dans la sécurité et la protection. Le stage Rapas, qu'il a suivi dans son ancien régiment, est l'un des plus sélectifs de l'armée de terre – comparable à la sélection pour le GIGN ou les commandos-marine. Les militaires y acquièrent des techniques de combat, de tirs, de sabotage, de survie etc. Cet ancien de Bayonne n'est pas le seul ex-militaire français a avoir rejoint les rangs djihadistes, comme l'a également confirmé le journaliste Didier François, sur Europe1.

Selon plusieurs sources, ils seraient « une demi-douzaine», «moins d'une dizaine». A ce jour, selon nos informations, neuf ont été formellement identifiés, dont l'ancien des forces spéciales. Dans la plus grande discrétion, la Direction de la sécurité et de la protection de la Défense (DPSD, ex-Sécurité militaire) suit ces dossiers de près, tout comme la DGSE (renseignement extérieur) et la DGSI (sécurité intérieure). De son coté, Radio France Internationale assure que parmi la «dizaine d'anciens militaires français» présents en Syrie, «l'un d'eux a d'ailleurs mis ses compétences au service d'un encadrement de jeunes jihadistes français».

Le présence d'anciens militaires dans les rangs djihadistes, pour dangereuse qu'elle soit, n'est pas massive. Ils représentent moins de 1% des jeunes Français impliqués dans les réseaux djihadistes. Mais leur expérience peut leur être précieuse. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a assuré mercredi que «les cas d'anciens militaires tentés par une aventure jihadiste sont d'une extrême rareté». Toutefois, dans son entourage, on estime que la «vigilance» est indispensable.

Selon les chiffres fournis en décembre par Bernard Cazeneuve lors d'un conseil des ministres, «1200 ressortissants français ou résidents habituels en France sont en lien avec les filières terroristes en Syrie et en Irak». Depuis lors, ce chiffre aurait encore augmenté, le Premier ministre Manuel Valls parlant de 1400 personnes «concernées». Selon le Figaro, 393 personnes sont présentes en Syrie-Irak, où 60 auraient déjà trouvé la mort. Environ 230 personnes seraient en transit vers ce théâtre et 240 de retour, dont 190 en France.....//

//...En juin 2013, une enquête sur la base navale de Toulon, à la suite d'un vol de matériel militaire, avait permis de découvrir que le frère d'un jeune marin avait rejoint la Syrie. Il était lié à la «cellule de Cannes» qui avait attaqué à la grenade une épicerie juive à Sarcelles.

Au ministère de la Défense et dans les armées, on reconnaît être préoccupé par ces «processus de radicalisation» qui touchent certains jeunes militaires, au même titre que d'autres jeunes Français. De source militaire, on rapporte que des jeunes, déployés dans le cadre de Vigipirate pour assurer la protection de lieu de cultes juifs auraient dit, en désignant une synagogue : «On saura sur qui tirer !»

De tels cas sont, heureusement, très rares, mais les moyens de surveillance vont être renforcés rapidement, avec notamment la création de 65 postes au sein de la DPSD. Ce service de la Défense se concentre sur les militaires en activité, pas sur les anciens. Fussent-ils des forces spéciales

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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samedi 28 février 2015

Libye : Les djihadistes de Daesh s'emparent de l'université de Syrte

Des djihadistes se réclamant de la branche libyenne du groupe État islamique (EI) ont pris le contrôle de l'université de Syrte, qui a été contrainte de suspendre ses cours, selon des témoins.

Un enseignant, sous le couvert de l'anonymat, a expliqué à l'AFP que l'université avait annoncé la suspension des cours et le report des examens après que la branche libyenne de l'EI se fut emparée de ses locaux. Un autre habitant de cette ville située à 450 kilomètres à l'est de Tripoli a confirmé l'information, sans donner de détail. La veille, un convoi d'une soixantaine de véhicules tout terrain appartenant à l'EI avait paradé dans la ville, ont indiqué des témoins à l'AFP.

Des photos, signées de la branche libyenne de l'EI et diffusées jeudi sur les réseaux sociaux, montrent des dizaines de djihadistes cagoulés paradant à bord de pick-up et véhicules tout terrain armés de canons antiaériens et brandissant les drapeaux noirs du mouvement extrémiste. Selon des habitants, des djihadistes ont également pris position depuis mercredi devant le centre Ouagadougou, y faisant flotter leurs drapeaux noirs. Syrte est la ville natale du dictateur Muammar Kadhafi, qui y a été capturé puis tué par les rebelles en octobre 2011. Kadhafi organisait au centre Ouagadougou les sommets africains ou arabes.

Des djihadistes s'étaient déjà emparés la semaine dernière d'une radio locale et de bâtiments administratifs dans le centre de la ville. Cette démonstration de force intervient après l'envoi par la coalition Fajr Libya - qui contrôle depuis l'été dernier la capitale libyenne et une grande partie de l'Ouest libyen - d'une force pour "rétablir la sécurité dans la ville".

Néanmoins, jusqu'ici, les deux camps s'observent de loin, sans que ni l'un ni l'autre ne lance les hostilités, selon un photographe de l'AFP qui faisait partie d'un groupe de journalistes ayant pu s'y rendre rapidement mercredi. Depuis la chute du régime de Muammar Kadhafi, Syrte est connue pour être un fief du groupe djihadiste Ansar Asharia, classé organisation terroriste par l'ONU et qui entretient des liens flous avec l'EI.  

Sources : AFP et Défense Ouverte


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jeudi 26 février 2015

Somalie : Les islamistes commettent une nouvelle tuerie. Plus de 25 morts !

Le 20 février 2015, les milices islamistes shebab, affiliées à al-Qaïda, ont revendiqué une attaque suicide commise contre l’établissement haut-de-gamme du Central Hotel, à Mogadiscio, situé près du complexe ultra-sécurisé de la Villa Somalia, où sont installés les bureaux du Premier ministre et la présidence somalienne.

L’attaque a commencé par deux explosions, suivies par une fusillade à l’intérieur de l’établissement. Plusieurs responsables politiques somaliens y ont laissé la vie, dont le maire-adjoint de Mogadiscio, le secrétaire privé du Premier ministre, le chef de cabinet du vice-Premier ministre et deux parlementaires. Au total, 25 personnes, au moins, ont été tuées. Parmi les celles qui ont été blessées, l’on trouve le vice-Premier ministre, Mohamed Arte, le ministre des Transports et le ministre des Ports et des Ressources marines.

« Nos ‘moujahidine’ sont à l’intérieur du Central Hotel et ont attaqué sans peur », a affirmé, selon l’AFP, Abdulaziz Abu Musab, le porte-parole militaire des shebab. « L’objectif est de tuer les responsables (somaliens) apostats », a-t-il ajouté.

Le lendemain, l’Agence nationale de sécurité et de renseignement somalienne (NISA) a indiqué que les deux kamikazes (un homme et une femme) à l’origine des explosions avaient la double nationalité, néerlandaise et somalienne.

Massacre dans la salle de prière !

Toujours selon la NISA, l’homme, Ismaïl Muse, s’est fait exploser à bord d’une voiture qu’il avait garée devant l’hôtel tandis que la femme, Lula Ahmed Dahir, a actionné sa ceinture d’explosifs dans la salle de prière de l’établissement.

« La femme travaillait à temps partiel dans l’hôtel depuis plus de quatre mois. Sa relation avec l’homme (…) n’est pas encore connue mais elle en est jugée très proche, il pourrait même être son mari », a avancé un rapport de la NISA.

Sans atteindre les mêmes proportions que pour l’État islamique, Daesh, en Irak, en Syrie et maintenant en Libye, les milices shebab comptent dans leurs rangs des combattants occidentaux. L’un des cas les plus emblématique est celui de Samantha Lewthwaite, une ressortissante britannique surnomée « la veuve blanche », soupçonnée d’avoir participé à l’attentat contre le centre commercial Westgate de Nairobi en septembre 2013.

Ayant subi plusieurs revers militaires majeures au cours de ces dernières années, grâce à l’action de l’AMISOM, la mission de l’Union africaine en Somalie, les milices shebab ont étendu leurs opérations au Kénya ainsi que dans d’autres pays de la région et multiplient les attentats contre des cibles de haute valeur et par conséquent très protégées (ce qui laisse supposer qu’elles bénéficient de complicités). Ainsi, le mois dernier, elles ont attaqué l’hôtel SYL, la veille de la visite officielle à Mogadiscio du président turc, Recep Tayyip Erdogan.

L’attentat contre le Central Hotel rappelle celui qui fut perpétré contre l’hôtel Shamo, en 2009. Les shebab avait aussi tué 25 personnes, dont trois ministres.

Source : Zone Militaire

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samedi 21 février 2015

Frappes égyptiennes en Libye : Tension entre le Caire et Doha

Le torchon brûle entre Le Caire et Doha après les frappes égyptiennes en Libye

Quelques heures après la diffusion d’une vidéo montrant la décapitation de 21 coptes égyptiens par l’État islamique (EI) sur une plage libyenne, l’Égypte a bombardé la ville de Derna, connue pour être un bastion jihadiste, en représailles et a ensuite demandé une intervention miliaire internationale en Libye.

Seulement, le Qatar, qui soutient la milice islamiste Fajr Libya ainsi que le gouvernement «révolutionnaire» libyen, qui, installé à Tripoli, refuse d’admettre ou du moins minimise la présence de l’EI en Libye, a émis des réserves sur la réaction égyptienne, lors d’une réunion de la Ligue arabe. Pour Doha, Le Caire aurait dû consulter « avant toute action militaire unilatérale contre un autre Etat membre » de l’organisation.

La réponse du délégué égyptien, Tarek Adel, a été immédiate : « En émettant des réserves sur un projet de résolution arabe soutenant le droit de l’Egypte à la légitime autodéfense et à mener des raids contre des organisations terroristes, le Qatar a révélé son soutien au terrorisme », a-t-il affirmé.

Pour protester contre cette mise en cause, le Qatar a rappelé son ambassadeur en Égypte pour « consultations ». Les relations entre les deux pays étaient déjà tendues, notamment en raison de la destitution, en 2013, du président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, soutenus par Doha, et de la répression de ses sympathisants qui a suivi.

Ce soutien du Qatar à la confrérie, classée comme mouvement terroriste en Arabie Saoudite et aux Émirats arabes unis, avait été la cause de sa brouille avec les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Mais cette fois, Doha a pu compter sur le soutien de cette organisation.

« Ces accusations sont infondées et erronées. Elles ignorent les efforts sincères déployés par le Qatar, avec les autres membres du CCG et les pays arabes, pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme », a réagi le bahreïni Abdellatif al-Zayani, son secrétaire général. « Les déclarations égyptiennes ne contribuent pas à renforcer la solidarité arabe au moment où nos pays sont confrontés à d’énormes défis qui menacent leur sécurité, leur stabilité et leur souveraineté », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le groupe arabe au Nations unies devait demander la levée de l’embargo sur les armes pour le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale, installé à Tobrouk, afin de l’aider à lutter contre le terrorisme tout en le maintenant pour les milices libyennes. Cette option est non seulement défendue par l’Égypte mais aussi demandée par Mohammed al-Dairi, le ministre libyen des Affaires étrangères.

« La Libye a besoin que la communauté internationale fasse preuve de détermination pour nous aider à renforcer nos capacités militaires nationales et cela implique de lever l’embargo sur les armes pour que notre armée puisse recevoir des équipements et des armes pour lutter contre le terrorisme », a expliqué ce dernier lors d’une réunion du Conseil de sécurité dédiée à la situation libyenne.

Cependant, plusieurs membres du Conseil ne sont pas favorables à une telle option. Comme la Russie. « Vu ce à quoi ressemble le pays ces jours-ci, nous devons examiner de manière prudente la manière d’appliquer cette suggestion », a fait valoir Vitali Tchourkine, l’ambassadeur russe auprès des Nations unies.

Pour d’autres, comme les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, l’accent doit avant tout être mis sur une solution politique afin de pouvoir former un gouvernement d’unité nationale. Et cela alors que les islamistes et les libéraux se livrent à des combats meutriers.

« J’espère qu’un accord politique pourra être trouvé bientôt. Les divergences entre les parties ne sont pas insurmontables », a toutefois indiqué Bernardino Leon, le réprésentant de l’ONU en Libye. En attentant, le temps passe… Et les jihadistes étendent leur influence dans le pays.

Source : Zone Militaire


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mardi 6 janvier 2015

Péril islamique grandissant en Afrique du Nord !

En Libye, les milices islamistes contrôlant la plus grande partie de la Tripolitaine ont récemment opéré des mouvements en diver­ses zones frontalières, rapportent des obser­va­teurs locaux.

Les brigades d’Okbat ben Nafeh et de Hittin, le groupe Jound al-Islam et Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) consti­tuent notamment une menace pour l’Algérie et la Tunisie. Ce dernier pays s’inquiète égale­ment de la présence du groupe Ansar el-Charia dans la localité de Sebrata, non loin de ses frontières, ce groupe djihadiste, dirigé par Seifallah Ben Hassine (alias Abou Iyadh), étant également implanté à Tripoli et Misrata, ainsi qu’à Derna (Cyrénaïque). Ses effectifs s’élèveraient à quelque 2 000 hom­mes sur le territoire libyen, certains ayant combattu en Syrie et en Irak.

Les autorités tunisiennes redou­tent de voir ces groupes terroristes s’infiltrer sur leur territoire, alors que certains ont annoncé leur ralliement à l’Etat islamique. Des craintes partagées par Alger. Les forces tunisiennes et algériennes ont donc renforcé leurs positions le long des frontières libyennes, creusé des tranchées et levé des tas de sable autour des postes de surveillance.

A l’aide de véhicules blindés de transport de troupes, l’armée algérienne, équipée de chars, d’artillerie lourde et de systèmes antichars et antiaériens, a déployé quelque 50.000 soldats, pour contrecarrer l’infiltration de groupes armés liés à AQMI ou à l’Etat islamique ou des attaques par voie aérienne.

A noter qu’à la fin du mois dernier, AQMI a brouillé les systèmes de communications militaires dans les zones frontalières, durant cinq jours, à l’aide de matériel d’origine américaine pris à l’armée libyenne dans la base Tamenhant, à proxi­mité de Sebha, en mars 2014.

Source : TTU On Line

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mercredi 31 décembre 2014

Nord Niger - Opération Barkhane : Ouverture de la piste d'aviation de Madama

Étant donné que les groupes jihadistes présents dans la bande sahélo-saharienne vont et viennent entre le nord du Mali et le sud de la Libye en passant par le nord du Niger, l’État-major français a décidé d’implanter un « détachement temporaire au Nord Niger » (DTNN) à Madama. L’idée est de surveiller les points de passage et, surtout, de perturber les trafics le long de la frontière libyenne.

Seulement, Madama est loin de tout. Ce qui complique la donne pour les rotations d’effectifs et le ravitaillement. D’où le lancement de travaux pour allonger et rénover la piste d’aviation qui s’y trouve. Cette tâche a été confiée au 25e Régiment du Génie de l’Air (RGA), une unité rattachée à la Brigade Aérienne d’Appui à la Manœuvre Aérienne (BAAMA) du Commandement de Soutien des Forces Aériennes (CSFA), qui n’a pas souvent les honneurs alors que son rôle est primordial.

Du 5 au 30 novembre 2014, les sapeurs du 25e RGA ont effectué la première phase des travaux de rénovation de la piste de Madama. Tout d’abord en en réhabilitant 800 mètres et en l’allongeant de 500 mètres supplémentaires.

C’est ainsi que, le 4 décembre, un CASA CN 235 parti de N’Djamena a rallié cette nouvelle base avancée française au terme de 3h40 de vol (ce qui donne une idée des distances à parcourir…). Trois jours plus tard, deux Transall C-160 ont fait le même voyage et effectué plusieurs rotations entre Niamey et Madama.

Désormais, le détachement du 25e RGA a entamé la seconde phase des travaux. Là, il s’agit de rallonger la piste de 500 mètres supplémentaires (sa longueur devant être de 1.800 m une fois le chantier terminé) et de construire des aires aéronautiques, comprenant une bretelle, deux parkings pour aéronefs et plusieurs plots de stationnement pour les hélicoptères de manœuvre.

Outre Madama, le 25e RGA a aussi été sollicité pour rénover le taxiway militaire (600 mètres de long pour 40 de large) de l’aéroport de Niamey afin de le mettre aux normes et de lui permettre d’accueillir des avions gros porteurs. Le chantier, commencé en avril 2014, devrait être terminé d’ici quelques semaines. Il y a quelques jours, les sapeurs ont posé deux couches d’enrobés bitumineux sur la piste (soit 600 tonnes) en moins de 12 heures.

Source : Zone Militaire

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jeudi 13 novembre 2014

OPEX : Madama, au Nord Niger, une base avancée française dans le désert

Un convoi de l'armée française a quitté Agadez, dans le nord du Niger, pour rejoindre le site de Madama en plein milieu du désert.

Ils devraient y arriver dans les prochains jours et commencer aussitôt les travaux d'aménagement de cette nouvelle base avancée temporaire. L'endroit a été reconnu par des spécialistes et les autorités du Niger ont donné leur feu vert. Des sapeurs du Génie de l'Air aménageront l'actuelle piste d'aviation sommaire  et l'allongeront de 1300 m à 1800 mètres.

Une base vie sera installée dans une région où il faut tout faire venir, y compris l'eau. Une cinquantaine de militaires devraient y être stationnés de manière permanente. Madama est situé à environ une centaine de kilomètres de la frontière avec la Libye. Cette base servira de point d'appui pour y convoyer rapidement des renforts capables d'intervenir contre les groupes terroristes qui utilisent «l'autoroute» - de simples pistes dans le désert - entre le sud-ouest de la Libye et le nord du Mali. 

La base de Madama pourra s'appuyer sur la présence de l'armée nigérienne et de forces américaines, plus au sud, à Dirkou.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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mardi 28 octobre 2014

Opération Barkhane: Convoi d'armes djihadiste intercepté par les forces spéciales françaises

Les militaires français de l'opération Barkhane ont intercepté mercredi un nouveau convoi sur «l'autoroute» qui relie le sud-ouest de la Libye et le nord du Mali. Deux pick-up transportant des armes ont été interceptés dans le nord du Niger, mais comme le confie une source à la Défense, «il n'y a pas eu de feu d'artifice» puisque les personnels concernés se sont rendus aux forces spéciales françaises.

Cette action fait suite à la destruction d'un convoi plus important dans la nuit du 9 au 10 octobre, dans la même région. Ces opérations se déroulent avec l'accord des autorités du Niger et «grâce au renseignement américain» notamment. Ainsi, un drone Reaper, français ou américain, tourne «en permanence» dans le secteur. 

Le convoi transportait plus de deux tonnes d'armes, destinés à Iyad Ag Ghali, selon certaines sources. Parmi elles, des missiles sol-air Sam-7, mais sans les batteries qui leur permettent de fonctionner.

L'armée française est en train d'installer une base avancée dans le nord du Niger, à Madama. Les travaux d'aménagement sont en cours. 

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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