FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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lundi 27 août 2018

Tchad : Une localité tchadienne attaquée par un groupe armé rebelle venu de Libye

Lors du soulèvement qui entraîna sa chute, le colonel Kadhafi avait enrôlé des combattants appartenant à des groupes rebelles soudanais et tchadiens. Depuis, ces derniers sont restés en Libye, plus précisément dans le sud. Et ils sont impliqués dans les combats qui opposent les deux gouvernement rivaux libyens, à savoir celui de Tripoli (GNA, reconnu par la communauté internationale) et celui de Baïda, soutenu par le maréchal Khalifa Haftar.

Ces combattants tchadiens sont répartis en plusieurs groupes, le plus important étant le « Front pour l’alternance et la concorde du Tchad » [FACT], créé en 2016 suite à une dissidence avec l’ex-Union des forces pour la démocratie et le développement [UFDD], qui fit parler d’elle en 2008 en lançant une offensive vers N’Djamena.

D’après un rapport d’experts des Nations unies, les combattants du FACT, surtout présents dans la localité de Sebhan [Fezzan], sont proches de la « Troisième force de Misrata », déployée dans le Sud Libyen. À ce titre, ils ont pris part aux combats contre la branche libyenne de l’État islamique à Syrte, ainsi que contre l’Armée nationale libyenne du maréchal Haftar à Juffrah.

Né d’une scission avec le FACT, le Conseil de commandement militaire pour le salut de la République [CCMSR] a fait son apparition en juillet 2016. Cette organisation, qui revendique « plusieurs milliers de combattants », a récemment été prise pour cible par l’aviation du maréchal Haftar.

En octobre 2017, trois de ses dirigeants, dont Mohamad Hassan Boulmaye, son secrétaire général, ont été arrêtés au Niger pour y être entrés illégalement, à bord de véhicules lourdement armés, et se livrer à des « activités illégales » dans la région d’Agadez, plaque tournante de trafics en tous genres. Depuis, on ignore ce qu’ils sont devenus.

Quoi qu’il en soit, selon le panel d’experts des Nations unies, rappelle un récent rapport du Sénat relatif à la situation libyenne, « l’intervention de toutes ces factions armées étrangères, qui pénètrent aussi les réseaux criminels de contrebande et de traite d’êtres humains, accroît la déstabilisation de la Libye. » Et désormais le Tchad…

En effet, le 11 août 2018, jour du 58e anniversaire de l’indépendance du Tchad, le CCMSR a lancé une offensive en direction de la localité de Kouri Bourgri, dans le Tibesti, une région située dans l’extrême-nord du pays. Une source militaire tchadienne, sollicitée par l’AFP, a évoqué une « centaine de véhicules dont certains équipés de mitrailleuses 14,5 (*) et 12,7 mm ».

Source : Zone Militaire

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lundi 26 mars 2018

Nicolas SARKOZY : Contre-attaque vigoureuse sur l'affaire du supposé financement libyen...

Invité sur TF1, l’ancien président s’est exprimé pour la première fois publiquement depuis sa garde à vue et sa mise en examen.

Mis en examen dans l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne en 2007, Nicolas Sarkozy était invité sur le plateau du 20 heures de TF1 ce jeudi pour s’expliquer.

L’ancien président de la République, qui a demandé en vain de bénéficier du statut de témoin assisté, a été mis en examen mercredi soir pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de fonds publics libyens », et placé sous contrôle judiciaire.

Placé sous contrôle judiciaire, l’ancien chef de l’Etat a interdiction d’entrer en contact avec une dizaine de protagonistes du dossier et de se rendre dans quatre pays. Mais rien ne l’empêche de s’exprimer dans les médias pour se défendre. Ses arguments sont les suivants:

« Je suis accusé par des proches d'un dictateur » dont « nous avons détruit le régime de terreur » en 2011, a plaidé Nicolas Sarkozy pour qui « il n'y a pas le plus petit élément, il n'y a pas le moindre élément d'une preuve » contre lui dans ce dossier.

- Il attaque Mediapart. Nicolas Sarkozy affirme que le document produit par Mediapart est un faux. Sur Twitter, le journaliste Fabrice Arfi répond à l’ancien président sur la note « Moussa Koussa ». 

- « C’est une monstruosité ! ». Nicolas Sarkozy s’élève contre les reproches de proximité avec la dictature de Kadhafi, dont l’entourage est qualifié de «bande d’assassins ».

- « Il n’y a que la haine, la boue, la médiocrité, la calomnie » dans ce dossier, dit Nicolas Sarkozy.

- « Avez-vous reçu trois valises de liquide ? », interroge Gilles Bouleau. « C’est une ignominie ! », réplique l’ex-président. Il dénonce les « ignobles mensonges » de Ziad Takieddine, qualifié d’«escroc».

- « Kadhafi était un fou ».

- Il réfute les accusations de Takieddine. « Mes agendas ont été saisis par la justice au moment de l’affaire Bettencourt. On n’a retrouvé la moindre trace d’un rendez-vous avec ce M. Takieddine. » « Il dit avoir rencontré mon directeur de cabinet dans son bureau au 1er étage du ministère de l’Intérieur. Le bureau est au rez-de-chaussée. » « Il a menti plusieurs fois, j’ai des preuves. Il affirme m’avoir croisé le 27 janvier 2011 et m’avoir donné une valise. Il n’a pas de chance : j’ai la preuve que je n’étais pas à Paris ce jour-là, ni la veille, ni le lendemain. » 

- « La politique, c'est fini, mais la France, ce ne sera jamais fini. (...) Que chacun comprenne que je suis blessé, pas pour moi, mais pour notre pays. On n’a pas le droit de jeter des gens dans la boue parce que des assassins l’ont voulu. Je ne peux pas laisser faire ça ». Il répète que les accusations proviennent d’une « bande d’assassins, d’escrocs, de manipulateurs ». 

Source : Le Parisien - Image TF1

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Un roman de politique fiction... Il n'y a que certains juges pour y croire... ?

L'affaire Sarkozy serait si grave pour notre démocratie qu'il n'y a que certains juges pour y croire. 

C'est juste un cauchemar démocratique. Une dictature méditerranéenne voulait rentrer dans le concert des nations après un long ostracisme. Pour cela, elle aurait acheté un candidat aux élections présidentielles; Ce candidat aurait, grâce à cet argent, financé sa campagne et gagné les élections. La Commission chargée de contrôler les comptes, faible en moyens et en pouvoirs n'y aurait vu que du feu. Une fois élu, le président aurait récompensé le dictateur en le recevant avec un faste inhabituel. Il a ordonné qu'on ferme les ponts de la Seine le temps d'une escapade en bateau-mouche. Il a organisé une chasse au faisan dans la forêt de Rambouillet. Et comme le dictateur affichait des coutumes nomades, notre président l'a invité à planter sa tente dans les jardins de l'hôtel Marigny, résidence des hôtes du pays.

 Selon une rumeur insistante, le président aurait aussi envisagé de vendre au dictateur une centrale nucléaire. Mais cela aurait été juste à des fins pacifiques, pour le dessalement de l'eau de mer. Quelques avions et chars ont aussi été vendus, mais en petit nombre et même pas des Rafale. La société Amesys a vendu au dictateur le fleuron des technologies françaises pour la surveillance des télécommunications et de ceux qui s'en servent. On dit que ce ne sont pas seulement les islamistes qui auraient été traqués, mais les opposants politiques, dont plusieurs dizaines seraient morts sous la torture. Mais Amesys est une société privée et l'Etat ne peut tout surveiller.

 Comme dans le 1984 d'Orwell, l'ami d'hier est devenu l'ennemi, moins de trois ans et demi après avoir été reçu à Paris. A partir du 31 mars 2011, la France, dans le cadre de l'OTAN, conduit des opérations militaires. Généreuse, elle offre 320 millions d'euros, pour être le plus important contributeur de la coalition. Les armes françaises, anglaises et américaines font merveille. Les belges, les grecs sont aussi de la partie, avec des moyens plus modestes. On s'interroge encore sur les vrais buts de guerre. En tous cas, l'objectif n'était pas de juger le dictateur, mort après avoir été capturé, poignardé par une baïonnette dans l'anus.

 Une autre preuve qu'il s'agit d'un cauchemar: on soupçonne une diplomatie parallèle, on subodore des accords secrets prévoyant des versements via des paradis fiscaux. Un ancien premier ministre du dictateur aurait d'après Médiapart parlé du déblocage de 50 millions d'euros. Son ancien directeur de cabinet aurait donné le nom de la banque. Un ambassadeur de France se serait souvenu de mouvements de fonds suspects. Un ancien ministre du pétrole a laissé dans un carnet le détail d'une série de versements. Mais il est mort, ainsi qu'un certain nombre de témoins, comme dans un mauvais film policier. Ce sont certainement de fausses nouvelles; des "fake news", comme on dit aujourd'hui, qui seront bientôt condamnées par la justice aussitôt parues.

  Car nous savons bien qu'un tel concentré de corruption et de cynisme est improbable dans une démocratie aussi avancée que la France. Les campagnes sont des débats d'idées et demandent peu d'argent, car la force de conviction ne coûte rien et les apparitions à la télévision sont gratuites. Notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non pourrait venir s'essuyer les pieds du sang des ses forfaits. La preuve, c'est qu'une ministre des droits de l'homme l'a dit. Et nous ne sommes pas le genre de pays où on tue pour s'assurer du silence de témoins gênants. Nos dirigeants aiment le pouvoir et cherchent légitimement à le conquérir pour le bien de tous. Mais ils savent aussi que la fin ne justifie pas les moyens. 

Des journalistes sérieux ont publié un ouvrage ("Avec les compliments du guide"!), qui semble très documenté, mais on se doute bien qu'il s'agit d'un roman de politique fiction. C'est normal que la justice ait pris tout son temps pour examiner les quelques indices qui pourraient rattacher ce cauchemar à la réalité. Mais c'est seulement par conscience professionnelle que les policiers interrogent notre ancien président. Ils savent bien, comme les juges qui ont donné commission rogatoire, qu'en France, le pouvoir présidentiel ne peut être ainsi usurpé. Ou alors il y aurait eu une éclipse de démocratie dans le pays des droits de l'homme.

Sources : HuffPost et AFP

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mardi 12 septembre 2017

Sentinelle : Un militaire de la Légion étrangère retrouvé mort dans la vallée de la Roya... Suicide ?

L'homme, de nationalité italienne, s'est vraisemblablement suicidé avec son arme de service.

Un militaire de l'opération Sentinelle a été retrouvé mort dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 septembre, dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), a appris france info auprès du procureur de la République de Nice et de la gendarmerie des Alpes-Maritimes, confirmant une information d'Europe 1. "Dans la nuit, ses collègues ont entendu un coup de feu et l'ont retrouvé mort, son Famas à côté de lui", précise le procureur Jean-Michel Prêtre, se refusant, pour l'instant, à parler formellement de suicide.

C'est toutefois la thèse privilégiée. Les faits se sont déroulés lors d'une patrouille près de Fanghetto, à la frontière franco-italienne. L'homme, âgé de 24 ans, était en patrouille avec trois militaires quand "il s'est détaché de la troupe", précise la gendarmerie. Ce soldat de nationalité italienne, engagé dans la Légion étrangère, était membre du  2e régiment étranger du Génie de Saint-Christol (Vaucluse).
Contrôle de migrants

"La brigade judiciaire de Menton est sur place et des vérifications sont en cours, avec des techniciens de l'identité judiciaire", ajoute le procureur de Nice. 

Fanghetto est situé à moins de 10 km de là où habite Cédric Herrou, figure la plus connue des militants qui viennent en aide aux migrants dans cette vallée où les contrôles se sont multipliés au cours des derniers mois.

Un suicide en août

La frontière est fermée depuis 2015 dans le cadre de la lutte anti-terroriste mais, les contrôles visent pour beaucoup les migrants qui ont fui l'instabilité dans leur pays et se pressent depuis trois ans à Vintimille, souvent via la Libye.

Fin août, un soldat de l'opération Sentinelle, âgé de 26 ans, s'était donné la mort avec son arme de service dans sa chambre située dans une enceinte militaire à Paris.

Source : Franceinfo.fr

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samedi 19 août 2017

Libye : Le maréchal Haftar menace les navires italiens qui seraient déployés dans les eaux territoriales libyennes

Le 2 août, le Parlement italien a autorisé une mission de la Marina Militara dans les eaux territoriales libyennes afin de répondre à une sollication du gouvernement d’union nationale (GNA) qui, conduit par Fayez al-Sarraj, est reconnu par la communauté internationale. Et, dans la foulée, le patrouilleur Comandante Borsini a mis le cap vers Tripoli.

Seulement, cette mission italienne, qui doit apporter un appui aux gardes-côtés relevant de l’autorité du GNA contre les réseaux de passeurs de migrants, n’est pas du goût du gouvernement établi à al-Bayda, dans l’est de la Libye, et dont le maréchal Khalifa Haftar est l’un des personnages-clé, puisqu’il commande l’Armée nationale libyenne (accessoirement, c’est lui qui parle en lieu et place du Premier ministre, Abdallah al-Thani).

Ainsi, le maréchal Haftar a tout simplement ordonné à ses troupes d’empêcher l’accès des eaux libyennes à tout navire étranger. Évidemment, cela vise le patrouilleur italien et tous les autres bâtiments de la Marine Militare qui viendront appuyer les gardes-côtes du GNA.

« Le maréchal Khalifa Haftar a donné des ordres à l’état-major de la marine d’empêcher l’entrée de tout navire étranger dans les eaux territoriales libyennes sans autorisation de l’ANL », a ainsi indiqué, le 3 août, Khalifa al-Obeidi, porte-parole du commandement général de l’Armée nationale libyenne (ANL).

« Les ordres ont effectivement été donnés aux bases navales de Tobrouk, Benghazi » dans l’est du pays, et à celle « de Ras Lanouf » au centre, a ajouté M. Al-Obeidi. Et de confirmer que « le maréchal Haftar a donné ces directives en réaction à l’annonce par l’Italie de son intention de déployer des navires jusque dans les eaux nationales libyennes. »

Reste à voir si l’ANL a vraiment les capacités pour inquiéter la marine italienne. Avant la révolution de 2011, la base navale de Benghazi abritait la frégate Al Hani (classe Koni) et la corvette Tariq-Ibn Ziyad. La première avait été envoyée à Malte pour y être réparée et la seconde a été coulée. En outre, 2 patrouilleurs de classe Osa II et le dragueur de mines Ras Al Massad avaient rallié la capitale de la Cyrénaïque. Mais on ignore dans quel état ils se trouvent actuellement. Cela étant, les troupes du maréchal Haftar disposent de quelques avions de combat (MiG-21 et MiG-23) et d’hélicoptères, ce qui peut constituer la seule menace sérieuse pour les marins transalpins si jamais ils devaient s’aventurer au-delà de Misrata.

Quoi qu’il en soit, les ordres donnés par le maréchal Haftar, soutenu par la France (discrètement) pour son opération anti-jihadiste « Dignité », rendent de plus en plus incertaine l’application de la feuille de route qu’il avait « agréée » avec le chef du GNA à La Celle-Saint-Cloud, sous le parrainage du président Macron. 

Source : Zone Militaire

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mercredi 28 juin 2017

Libye : Le général HAFTAR en guerre contre les milices islamistes

En Libye, après six années d’anarchie et de vaines tentatives internationales visant à une imposer l’illusoire solution démocratique, le temps semble être désormais aux armes. Avec une alternative simple : ou la victoire du général Haftar ou la partition du pays.

Les Occidentaux ont rêvé à une  réconciliation entre le général Haftar, soutenu par le parlement de Tobrouk et l’artificiel Gouvernement libyen d’union nationale siégeant à Tripoli (le GLUN). Il s’agit là d’une vue de l’esprit. L’accord du 15 décembre 2015 qui a donné naissance au GLUN et qui a été imposé par l’ONU et l’UE ne tient en effet  pas compte des véritables forces du pays. C’est ainsi qu’il fait la part belle aux milices islamistes de Tripoli et à celles de Misrata alors qu’il ignore très largement et les réalités tribales, ainsi que la seule force militaire organisée du pays, à savoir l’armée nationale libyenne (ANL) commandée par le général Haftar. Comme l’objectif de ce dernier est de détruire les milices qui entretiennent l’anarchie, ces dernières ne peuvent donc que le combattre. Dans ces conditions, toute politique de réconciliation est vouée à l’échec.

Voilà pourquoi, depuis le début du mois d’avril 2017, et sans que cela ait été remarqué par les médias, au Fezzan, c’est-à-dire dans le sud de la Libye, l’armée nationale libyenne (ANL) commandée par le général Haftar affronte les forces fidèles au GLUN. Cependant, comme ce dernier ne dispose pas d’éléments capables d’affronter l’ANL, ce sont les milices de la ville de Misrata qui sont en première ligne. Militairement, Misrata est soutenue par la Turquie et le Qatar alors que le général Haftar l’est par l’Egypte, les Emirats arabes unis, et dans une certaine mesure, par la Russie. L’offensive du général Haftar a débuté au mois de mars dernier quand ses forces reprirent le croissant pétrolier qui part de Ras Lanouf et qui s’étend jusqu’à Ajdabiya. Son but est d’affaiblir les milices de Misrata qui constituent la seule force capable de s’opposer à l’ANL. La manœuvre de l’ANL qui est claire se lit  sur la carte (de la page 3). Elle consiste à progresser par le sud afin d’isoler Misrata puis ensuite Tripoli.

C’est pourquoi, après avoir pris Zeila et Brak, elle tente actuellement de s’emparer de la base aérienne de Tamanhint qui est aux mains des milices de Misrata. Or, à Tamanhint se sont repliés les islamistes chassés de Cyrénaïque et qui se sont regroupés sous le nom de «colonnes de Benghazi ». Commandés par  Mustapha Charkassi, ce furent ces islamistes qui lancèrent l’opération surprise du mois de mars 2017 qui réussit à reprendre pour quelques heures le croissant pétrolier à l’ANL. La contre-attaque des forces du général Haftar les repoussa vers le grand sud, à Tamanhit, à près de 800 km du littoral où ils furent recueillis par les miliciens de Misrata. 

L’objectif est important car, si Tamanhint tombait aux mains de l’ANL, Misrata et Tripoli seraient coupés du sud. Voilà pourquoi, de violents combats se déroulent actuellement dans la région de Sebha autour de ces deux points-clé que sont Brak et Tamanhint. Le Glun qui a bien compris l’importance de l’enjeu a envoyé en renfort une colonne composée de miliciens islamistes baptisée « 3e force ». Or, comme elles sont favorables au général Haftar, les tribus de la région lui ont demandé de partir. Pour encore compliquer la situation, la région de Mourzouk et de Sebha est le théâtre de vifs affrontements entre Toubou et tribus arabes pour le contrôle du trafic (migrants, drogue, armes, médicaments, etc.).

Si le général Haftar parvenait à prendre le contrôle du Fezzan, et comme il est soutenu par plusieurs tribus de Tripolitaine, il pourrait alors lancer la phase suivante de son offensive. Cette dernière pourrait se faire de deux manières : 1) Soit il tenterait de prendre Tripoli afin de s’installer dans la capitale, ce qui serait une victoire symboliquement importante. Puis, Misrata étant isolée, soit il traiterait avec elle, soit il tenterait de la prendre. 2) Soit, avant de « cueillir » Tripoli, il déciderait de prendre Misrata qui, rappelons-le constitue la seule force militaire en état de lui résister. Dans ce cas, nous assisterions à des combats de haute intensité car, ni la Turquie, ni le Qatar ne seraient disposés à abandonner leur seul allié sérieux dans la région. La prise de Misrata constituerait en effet l’échec de la politique turco-qatarie en Libye.

Quoiqu’il en soit, Misrata ne peut pas laisser se dérouler l’offensive du général Haftar sans tenter de la briser. Si, en définitive, l’ANL était victorieuse, une troisième option pourrait être suivie, celle consistant à ménager Misrata après avoir affaibli ses milices. 

Source : ASAF

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vendredi 7 avril 2017

Terrorisme - Stockholm : Pour le premier ministre suedois c'est une « attaque terroriste » au camion fou !

Attaque terroriste au camion fou à Stockholm !

L'indicent s'est produit vendredi dans le cœur de la capitale suédoise.
Un camion a fauché plusieurs personnes vendredi après-midi dans les rues de Stockholm. Le Premier ministre suédois a confirmé la piste d'un attentat.
La Suède attaquée. Ce vendredi, vers 15 heures, un poids-lourd a renversé des passants en plein centre de Stockholm. Au moins trois personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées.
 

Un bilan d'au moins trois morts
Selon un premier bilan donné vers 16h30, on compte au moins trois morts et plusieurs blessés. Le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, a également confirmé l'interpellation d'un suspect. «Tous les éléments indiquent qu'il s'agit d'une attaque terroriste», a-t-il ajouté. Certains témoignages ont fait état de plusieurs hommes impliqués, mais sans confirmation officielle.

 

Les lieux de l'attentat
Le drame s'est produit à proximité d'un grand magasin, au croisement d'une grande artère, Klarabergsgatan, et de la rue piétonne la plus fréquentée de la capitale, Drottningsgata. La zone est actuellement bloquée par les forces de l'ordre. On voit sur plusieurs images le camion violemment encastré dans la vitrine.

Une vidéo d'un témoin, installé dans une des tours surplombant le quartier de Drottninggatan, montre les passants fuir le lieu de l'attentat présumé. «C'est la confusion totale. je ne sais pas combien de personnes sont blessées mais beaucoup sont complètement choquées», raconte un témoin, Leif Arnmar, qui travaille un magasin voisin, à la radio publique suédoise SVT.

 
Le camion était volé
«Il a été volé à l'occasion d'une livraison à un restaurant», a déclaré une porte-parole de l'entreprise de transports Spendrups, Rose-Marie Hertzman.

 
Le quartier bouclé
Une fumée épaisse s'élève depuis de ce lieu entouré par la police d'un périmètre de sécurité, selon les images des télévisions. Des hélicoptères survolent le centre-ville. La circulation est perturbée dans le métro, l'attaque s'étant déroulée au niveau de la station T-Centralen, par laquelle passent toutes les lignes de Stockholm. Des députés ont été mis en sécurité à l'intérieur du Parlement par mesure de sécurité.


L'arsenal juridique de la Suède renforcé depuis 2016
En février 2016, le Parlement suédois a voté une nouvelle loi antiterroriste, durcissant son arsenal répressif. Le texte prévoit notamment deux ans d’emprisonnement en cas de voyage à l’étranger dans l’optique de rejoindre une organisation terroriste. Peine semblable en cas de financement d’un groupe terroriste. L'entraînement préparatoire à un attentat est lui passible de six ans de prison. En revanche, le Parlement a refusé de voter la déchéance de nationalité pour des personnes condamnés pour des faits de terrorisme malgré la pression des députés du parti d’extrême-droite, les Démocrates de Suède.
 

Un attentat qui rappelle des précédents
Cet attentat rappelle les attaques revendiquées par le groupe Etat islamique menées à Londres, Berlin et dans le sud de la France à Nice, où des camions ont foncé dans la foule. Le 22 mars, Khalid Masood, un Britannique de 52 ans converti à l'islam et connu des services de police, avait tué cinq personnes en fauchant des piétons en lançant sa voiture de location sur le trottoir du pont de Westminster qui enjambe la Tamise face à Big Ben, avant de poignarder à mort un policier devant le Parlement. L'auteur de l'attaque, revendiquée par le groupe État islamique, avait été tué par la police.
 
Attentat de Berlin
En décembre, 12 personnes avaient été tuées lorsqu'un homme avait volé un camion pour foncer sur la foule massée sur un marché de Noël à Berlin.
L'attaque la plus mortelles de ce type de ces derniers mois en Europe est celle de Nice du 14 juillet 2016, lorsqu'un camion a foncé dans la foule qui venait d'assister aux feux d'artifice de la fête nationale en France.

L'attentat, là encore revendiqué par l'EI, avait fait 86 morts.

Source : LeParisien.fr

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vendredi 3 mars 2017

Algérie : Tentative d'attentat terroriste par Daesh, l'état islamique, à Constantine

Sans l’intervention décisive d’un policier, le bilan aurait pu être lourd. Le 26 février 2017, vers 21h00, un homme portant une ceinture d’explosifs a en effet été neutralisé, près du commissariat de Constantine, à plus de 400 km à l’est d’Alger.

« Un policier qui était devant le siège du commissariat situé au-dessous d’un bâtiment abritant une dizaine de familles a riposté énergiquement et héroïquement, après plusieurs sommations, ciblant avec précision la ceinture explosive portée par un terroriste », a ainsi expliqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) algérienne.

Seulement, le tir du policier a provoqué une explosion, laquelle aurait légèrement blessé, selon les médias locaux, deux fonctionnaires de police. Une enquête a immédiatement été ouverte après cet « attentat terroriste », a précisé la DGSN.

Moins de 24 heures plus tard, cette tentative d’attentat suicide a été revendiquée par l’État islamique (EI ou Daesh), via son agence de presse «Amaq». Dans le texte, il y est écri qu’un certain « Abou el-Hassan Alo a réussi à atteindre le commissariat de police de Bab el-Kantara à Constantine et à y faire détoner son son sac piégé. » L’organisation jihadiste justifie cette action en accusant la police algérienne «d’apostasie».

Jusqu’à présent, l’EI n’a pas réussi à s’implanter en Algérie, foyer d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). En septembre 2014, le Jund al-Khilafah (Soldats du califat), qui lui avait prêté allégeance, s’était fait connaître avec l’assassinat le français Hervé Gourdel. L’armée algérienne démantèlera cette faction jihadiste au cours des mois suivants, en neutralisant son chef, Abdelmalek Gouri, ainsi que, plus tard, le successeur de ce dernier, Abou Abdallah Othman al-Asimi.

En juillet 2015, trois ressortissants algériens membres de l’EI menacèrent Alger. « Aux militaires algériens, nous disons que nous vous ferons la guerre jusqu’à la reconquête de l’Andalousie. Repentez-vous avant l’arrivée de nos épées », avait lancé l’un d’eux.

Mais ces menaces ne furent pas suivies d’effet. A priori, l’EI ne ferait pas recette en Algérie. C’est, du moins, ce qu’il ressort d’une enquête publiée en octobre 2016 par le réseau mondial d’information Irin (Integrated regional information networks), sur la base de chiffres du Soufan Group. Ainsi, il était estimé, à l’époque, que Daesh comptait entre 200 et 250 Algériens. Un effectif bien loin des 6.000 à 7.000 Tunisiens et des 1.200 à 1.500 Marocains.

Cependant, d’autres groupes jihadistes, autrefois affiliés à AQMI, et à l’image du Jund al-Khilafah, ont fait allégeance à l’EI. Le chef de l’un d’eux, Abou Al-Moundhir, un vétéran du jihad algérien, a été abattu en mars 2016 par l’armée algérienne. Selon cette dernière, il était à la tête d’une soixantaine de combattants. En outre, des filières de recrutement ont aussi été démantelées par les services de sécurité.

Mais le défi qui se pose à Alger est la surveillance de sa longue frontière avec la Libye, où l’EI a subi un revers à Syrte. « Il est hors de question qu’il y ait un libyenistan en face de nous », avait d’ailleurs affirmé, en août 2014, le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal.

Un autre défi concerne la Tunisie, où l’on craint une possible guerre civile avec le retour des combattants tunisiens de Daesh.

« L’Algérie veut absolument éviter que son voisin ne bascule dans une logique de guerre civile et de terrorisme comme peuvent la connaître en ce moment la Syrie ou l’Irak. Il serait alors à craindre que d’importantes villes algériennes à la frontière soient à la portée d’attaques de terroristes venus de Tunisie, et l’État algérien veut absolument éviter ce scénario », expliquait, l’an passé, Akram Kharief, le responsable du site Secretdifa3.net.  

Source : Zone Militaire

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mardi 6 décembre 2016

Libye : L'Etat islamique vaincu à Syrte après 6 mois de combats

« Au combat, le premier mort, c’est le plan », rappelait récemment le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées. Et il est vrai que rien ne se passe jamais comme prévu quand on planifie une opération militaire.

Ainsi en a-t-il été de l’offensive lancée en mai 2016 pour chasser la branche libyenne de l’État islamique de la ville de Syrte. Au début, ce n’était l’affaire que de quelques semaines. Or, il aura finalement fallu 6 mois aux milices de Misrata, loyales au gouvernement d’union national (GNA) libyen, pour venir à bout des jihadistes.

En effet, Tripoli a annoncé, ce 5 décembre, la reprise totale de Syrte. « Nos forces ont constaté aujourd’hui un effondrement total des djihadistes, et des dizaines d’entre eux se sont déjà livrés à nos forces », a indiqué Reda Issa, un porte-parole des forces loyales au GNA.

La première phase de l’opération, qui a consisté à encercler Syrte, s’est déroulée sans trop de problèmes, ce premier objectif ayant été atteint en juin dernier. Ce qui n’a pas été le cas de la seconde, c’est à dire quand il a fallu aux forces libyennes engager le combat à l’intérieur de la ville, face un adversaire rompu aux tactiques de la guérilla urbaine.

En août, Tripoli a donc demandé un appui aérien aux États-Unis. Appui fourni par les AV-8 Harrier II et les hélicoptères d’attaque AH-1W SuperCobra de l’US Marine Corps (USMC), engagés depuis le navire d’assaut amphibie USS Wasp. Le Pentagone pensait alors que ce ne serait l’affaire que de quelques semaines, tout au plus. En fait, cette campagne aérienne aura duré plus de trois mois, avec près de 400 frappes à la clé.

Le 1er décembre, un porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, expliquait que les jihadistes encore présents à Syrte s’étaient retranchés dans « deux derniers pâtés de maison ». Ils « sont très peu nombreux mais ils sont tenaces et ils combattent jusqu’à la mort », avait-il souligné.

Finalement, les forces du GNA ont eu enfin raison de ce dernier carré. Mais leurs pertes sont lourdes : les combats auraient fait plus de 700 tués et 3.000 blessés dans leurs rangs. Aucun bilan, côté jihadiste, n’a été avancé. L’on sait seulement que les effectifs de l’EI à Syrte avaient été évalués à 3.000 combattants environ avant le début de l’offensive.

Alors que l’EI est sur la défensive à Mossoul (Irak) et à Raqqa (Syrie), la perte de Syrte est un sérieux revers pour l’organisation jihadiste. Pour autant, elle ne signifie pas la fin de sa présence en Libye.

En juillet, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’inquiétait justement d’une possible « dissémination de l’EI » en Afrique du Nord. « À l’avenir, l’impact des combattants de l’EI éparpillés sur des groupes armés dans le sud pourrait devenir une source d’inquiétude « , avait-il estimé.

Quoi qu’il en soit, ce dénouement à Syrte peut évidemment jouer en faveur du gouvernement libyen d’union nationale, qui peine à asseoir son autorité (et sa légitimité) dans le pays. 

Source : Zone Militaire

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jeudi 27 octobre 2016

Malte : 5 agents français tués dans le crash d'un avion ISR loué par la DGSE pour une mission en Libye

En juillet 2016, trois sous-officiers du Service Action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) avaient perdu la vie dans la chute d’un hélicoptère Mil Mi-35 de l’Armée nationale libyenne – commandée par le général Haftar – à Benghazi.

Et la communauté française du renseignement vient d’être une nouvelle endeuillée avec l’accident au décollage, ce 24 octobre 2016 à Malte, d’un avion ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance) de type Fairchild Metroliner Mark III, loué pour les besoins de la DGSE et de la DRM [Direction du renseignement militaire, ndlr] à la société CAE Aviation.

L’appareil, un bimoteur immatriculé « N577MX » et mis service en 1983, devait effectuer une mission au-dessus de la Libye. Ses 5 occupants, tous de nationalité française, n’ont pas survécu.

Ce que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a partiellement confirmé. « Un avion de reconnaissance léger appartenant à la société CAE Aviation et effectuant des missions de reconnaissance en Méditerranée pour le compte du ministère de la Défense s’est écrasé ce matin (…) sur l’aéroport de Luqa à Malte, lors du décollage », a-t-il expliqué, via un communiqué. « La chute de l’appareil a causé la mort des cinq personnels présents à bord : trois relevant du ministère de la Défense et deux salariés du contractant privé », a-t-il ajouté.

Selon l’entourage du ministre, les trois « personnels relevant du ministère de la Défense » ne sont « pas tous » des militaires, sans donner d’autres détails, les familles des victimes n’ayant pas encore été toutes prévenues. Cela étant, il est donc probable qu’ils fassent partie de la DGSE.

Une enquête interne a été ouverte au sein du ministère de la Défense, en coordination « avec les autorités locales », afin de déterminer les causes de cet accident.

D’après les autorités maltaises, « des information officielles, des images et des témoins, dont trois militaires maltais se trouvant dans les casernes alentour et deux pilotes civils ont clairement indiqué qu’il n’y avait pas eu d’explosion avant l’impact ».

Source : Zone Militaire


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jeudi 13 octobre 2016

Libye : Opération SOPHIA - Retard de la lutte contre le flux migratoire

La formation des gardes-côtes libyens dans le cadre de l’opération européenne Sophia a pris du retard. 

Initialement, l’opération de l’Union européenne « Sophia » avait la mission de « casser » le modèle économique des passeurs de migrants opérant depuis la libye. Or, en la matière, et faute de pouvoir intervenir dans les eaux territoriales libyennes, son bilan est en demi-teinte : si le flux de candidats à l’émigration a diminué cette année, il reste encore supérieur à celui constaté en 2014. Et les réseaux de trafiquants sont toujours actifs.

Quoi qu’il en soit, en mai 2016, il a été décidé de confier deux nouvelles missions à l’opération Sophia : faire respecter l’embargo sur les armes destinées aux groupes armés qui ne soutiennent pas le gouvernement d’union nationale (GNA) conduit par Fayez el-Sarraj et former les gardes-côtes des nouvelles autorités libyennes reconnues par la communauté internationale.

La formation des stagiaires libyens, prévue pour commencer vers la fin septembre/début octobre, doit se dérouler en deux phases : en haute-mer, à bord d’un navire de l’opération Sophia capable d’accueillir une centaine de personnes, puis à terre, soit dans un État membre de l’UE, soit dans un pays tiers.

Seulement, il n’est pas certain que ce calendrier soit respecté. En cause : le retard pris dans la sélection des stagiaires libyens, laquelle se doit être drastique pour éviter les défections vers d’autres groupes armés contestant le GNA. En effet, la liste des candidats que doit établir Tripoli n’est toujours pas prête, selon deux sources diplomatiques.

Or, une fois que cette liste sera communiquée, il faudra ensuite une vingtaine de jours pour la passer au crible, c’est à dire pour vérifier l’identité des futurs stagiaires. Ces derniers doivent être «loyaux» au gouvernement reconnu par la communauté internationale, ne pas être impliqués dans des affaires de corruption étant donné qu’ils « seront ensuite eux-mêmes les formateurs et dirigeront les opérations côté libyen », a rappelé l’une des deux sources diplomatiques, citées par l’AFP.

Toutefois, pour l’Union européenne, il n’y a rien de dramatique. « Nous sommes en train de mettre au point les derniers détails avec nos homologues libyens et nous démarrerons bientôt », a relativisé une porte-parole.

Source : Zone Militaire


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mercredi 20 juillet 2016

Libye : Trois soldat des forces spéciales françaises tués dans un crash d'hélicoptère

Le service de presse de Armées, annonce la mort de 3 sous officiers en Lybie

Mise à jour : 20/07/2016 10:45

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, déplore la perte de trois sous-officiers français décédés en service commandé en Libye.

Il salue le courage et le dévouement de ces militaires engagés au service de la France qui accomplissent, tous les jours, des missions dangereuses contre le terrorisme.

Le ministre adresse à leurs familles et à tous leurs proches l’expression de ses condoléances, de sa tristesse et de tout son soutien. Il les assure de la reconnaissance de la Nation.

Source : Dicod Presse

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Ndlr 09:24 20/07/2016 : Interrogés au sujet de la morts de 2 soldats des forces spéciales en Libye, le porte parole du gouvernement, Stéphane Le Foll déclare "Je ne confirme pas cette information". Il a par contre ajouté : "Les forces spéciales sont là, bien sûr, pour aider et faire en sorte que la France soit présente partout pour lutter contre les terroristes."  Stéphane Le Foll a aussi déclaré que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, préparait avec les Américains une "attaque coordonnées" de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique à Mossoul, en Irak.

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23:37 - 19/07/2016

Deux soldats des forces spéciales françaises ont (ndlr: auraient) été tués dans le crash de leur hélicoptère à Benghazi (Libye), rapporte Associated press, reprise par le New York Times (en anglais), mardi 19 juillet. L'attaque est survenue dimanche, précise l'agence.

Selon l’agence américaine Associated Press, qui cite des militaires libyens, c’est un missile sol-air et des tirs d’armes lourdes qui ont touché l’appareil.

Contacté par l'agence américaine, le ministère de la Défense n'a pas commenté l'information. Il a expliqué qu'il ne communiquait pas d'élément sur ses forces spéciales.

A Benghazi, les milices et les unités de l'armée sont sous le commandement du controversé général Khalifa Haftar, loyal aux autorités parallèles de l'est du pays. Livrée aux milices et minée par les luttes de pouvoir, la Libye est plongée dans le chaos depuis le renversement de Mouammar Kadhafi en 2011 à la suite d'une rébellion soutenue par les Occidentaux.

Source : FranceTVinfo.fr

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Ces deux membres des forces spéciales sont morts dans un crash d'hélicoptère dimanche dernier à Benghazi.

Une attaque revendiquée. L'hélicoptère, où étaient deux membres des forces spéciales françaises, s'est crashé dimanche dernier dans la ville de Benghazi, située dans l'est du pays, ont déclaré mardi des officiels qui ont souhaité rester anonymes. Selon eux, il n'y a eu aucun survivant. Une milice, appelée la "brigade de défense de Benghazi", a revendiqué l'attaque, précisant qu'elle avait utilisé un missile sol-air SA-7.

Source : Europe1.fr

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mardi 15 mars 2016

Marine nationale : Le porte-avions Charles de Gaulle en route pour la Libye

Le porte-avions Charles de Gaulle a quitté le Golfe lundi 22 février 2016 et fait route vers la Méditerranée, où il devait arriver vers la fin de la semaine suivante. Son départ du Golfe, où il opérait depuis le 19 décembre 2014, ne signifie pas que sa mission est terminée. Le groupe aéronaval reste à la disposition de l’état-major des armées, pour recueillir du renseignement, depuis les airs ou la mer, en Libye. Après son départ de Toulon le 18 novembre, ses avions avaient déjà survolé la Libye à deux reprises, avait annoncé l’Élysée fin 2015, dans un dossier de presse un peu trop vite rédigé…

Les appareils du Groupe aérien embarqué participeront-ils à des frappes en Libye contre Daech ? La décision relève du président de la République, en coopération avec nos alliés. Pour l’heure et selon nos informations, aucune frappe (française) n’a encore eu lieu, mais l’hypothèse est envisagée très sérieusement.

Avant d’opérer au large de la Libye, le Charles de Gaulle et son escorte participeront à des exercices conjoints avec la marine égyptienne, un partenaire important qui vient d’acquérir des corvettes Gowind, une frégate Fremm et deux BPC en France.

On ignore combien de temps de porte-avions (PA) restera en Méditerranée : les déploiements durent généralement entre 4 et 5 mois. Il faut donc s’attendre à un retour du Charles de Gaulle à Toulon entre la fin mars et la mi-avril 2016, même si la mission peut être prolongée si besoin.

Selon l’état-major des armées, le groupe aérien du PA a effectué 80 frappes contre Daech, essentiellement en Irak, au cours de ses deux mois d’engagement dans l’opération Chammal (19 décembre/22 février). Il faut y ajouter 23 missions de renseignement, pour un total de 370 sorties - soit en moyenne 6 par jour. C’est finalement un rythme assez faible, au regard des 26 avions de combat embarqués (18 Rafale et 8 Super-Etendard).

Auparavant, lors de son déploiement en Méditerranée orientale, entre le 23 novembre et le 6 décembre, le groupe aérien avait réalisé 130 sorties aériennes (env. 10 par jour), 22 frappes et 9 missions ISR (renseignement) contre Daech.   

De retour à son port, le Charles de Gaulle sera remis en condition afin de pouvoir appareiller pour une nouvelle mission qui pourrait avoir lieu à l’automne prochain. Son arrêt technique majeur (ATM) doit débuter vers le mois de février 2017 et le bateau sera alors indisponible pendant 18 mois, jusqu’au mois de septembre 2018. Cet ATM est une « très grosse opération, prévue de longue date » confie un proche du dossier. Il devrait consister en 15 mois de travaux puis 3 autres mois d’essais à la mer. Le système de combat du PA sera rénové, avec l’installation de nouveaux capteurs. Le hangar sera reconfiguré avec le retrait des Super-Etendard. Les deux cœurs nucléaires seront rechargés, pour la deuxième fois. Cet ATM mobilisera entre 2 000 et 2 500 personnes.

Durant cette période d’indisponibilité, les flottilles embarquées de l’aéronavale vont devoir s’entraîner avec l’US Navy et ses porte-avions. La coopération entre les deux marines est désormais extrêmement étroite. Dans les milieux navals, on se réjouit de « l’interopérabilité » avec les Américains : le PA français a ainsi relevé un PA américain dans le Golfe et assuré le commandement d’une task force. « Nous sommes les seuls à savoir le faire » indique-t-on.

Au-delà de l’entraînement des pilotes, les flottilles de Rafale pourraient être sollicitées pour intervenir à partir de base terrestre, en complément des escadrons de l’armée de l’air. Des Super-Etendard avaient ainsi déployé sur la base de Kandahar en Afghanistan.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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jeudi 4 février 2016

Forces spéciales : Elles sont "au taquet" selon le général de Villiers du CEMA

À mesure qu’une solution politique s’éloigne, la perspective d’une éventuelle – et nouvelle – opération militaire se rapproche en Libye. En tout cas, il en est de plus en plus question. En effet, les rivalités libyennes, avec deux gouvernements – dont l’un est reconnu par la communauté internationale – qui s’affrontent, profitent à la branche libyenne de l’État islamique (EI ou Daesh) ainsi qu’à d’autres organisations jihadistes.

Si elle persiste, cette situation pourrait déstabiliser les pays voisins, déborder sur la bande sahélo-saharienne jusque dans le nord du Nigéria, où Boko Haram, un groupe jihadiste ayant fait allégeance à l’EI, reste très actif. En outre, entre Syrte et Palerme (Sicile), il n’y a que la Méditerranée à traverser…

En outre, même si la priorité reste encore l’obtention d’un accord entre les factions libyennes, le président Obama a prévenu que les États-Unis iraient traquer les jihadistes jusqu’en Libye si nécessaire. Par ailleurs, Roberta Pinotti, la ministre italienne de la Défense, a assuré, au Corriere della Sera, que « les puissances occidentales se préparaient à combattre l’EI même en cas d’échec des négociations politiques ».

En cas d’opération militaire, la France pourrait-elle y participer ? De l’aveu du général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), cela semble compliqué pour le moment.

« Nous sommes au taquet de nos contrats opérationnels », a en effet affirmé le CEMA, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de défense, dont Reuters a fait un compte-rendu. Et ce n’est pas le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui le contredira : en février 2015, il avait utilisé la même expression alors qu’il était l’invité de l’émission « Le grand rendez-vous », d’Europe1 et du quotidien Le Monde.

Aussi, pour le général de Villiers, pour prendre part à une nouvelle opération militaire, il n’y aurait que « deux solutions », à savoir « se désengager de quelque part ou bien augmenter le budget (de la Défense), ce qui demande du temps. »

Actuellement, les forces françaises sont engagées au Levant (Chammal), au Sahel (Barkhane), au Liban (Daman), en Centrafrique (Sangaris) et, bien évidemment, sur le territoire national (Sentinelle). Pour le moment, seul un désengagement de République centrafricaine peut être envisagé.

Cela étant, le général de Villiers ne semble pas très chaud à l’idée d’une intervention en Libye. «Ouvrir un théâtre, ça dépend : pour quoi faire ?», a-t-il demandé. « Avant tout engagement militaire, il faut une stratégie globale avec un effet final recherché (…) Faire une guerre pour faire une guerre n’apporte pas la paix, on a des exemples récents, la Libye, l’Irak », a-t-il ajouté. « Il faut une réflexion globale, l’évaluation stratégique est en cours, ce n’est pas très facile », a-t-il fait valoir.

Source : Zone Militaire


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jeudi 14 janvier 2016

Terrorisme : Daech étendrait il son empire en Libye pour conquérir l'Italie ?

Daech a construit à Syrte, ville littorale dans le nord de la Libye, sa nouvelle base militaire.

Le nombre des terroristes dans la région a augmenté de 25 fois par rapport à l'année passée.

Les terroristes de Daech (EI) tirent profit de la crise politique actuelle en Libye et renforcent leur présence dans ce pays africain. En un an, l'effectif des terroristes à Syrte a accru de 200 à 5.000, selon les estimations du Wall Street Journal. Depuis le renversement, en 2011, du régime de Mouammar Kadhafi, la Libye reste privée de gouvernement central et déchirée par les luttes entre les milices de différentes villes. Les djihadistes de Daech profitent du chaos qui règne dans le pays pour y gagner du terrain.

Le groupe terroriste a appelé ses partisans à rejoindre la Libye. Suite à cette annonce, le flux des francs-tireurs étrangers en Libye s'est massivement accru ces 15 derniers jours. En outre, Daech a rapatrié des terroristes libyens qui avaient été auparavant déployés en Syrie et en Irak.

Les terroristes vont s'emparer par la suite des gisements de pétroles et des raffineries situés à proximité de Syrte, ce n'est qu'une question de temps, craignent les autorités libyennes. Tandis que le but ultime de Daech est d'attaquer l'Italie, conjecture Ismail Shukri, chef du renseignement militaire libyen.

Daech contrôle actuellement plus de 150 kilomètres du littoral méditerranéen en Libye, souligne New York Times. Une fois chassés de Syrie et d'Irak, les terroristes prévoient d'utiliser Syrte comme base militaire, estiment les forces spéciales occidentales.

"La subdivision de Daech en Libye nous préoccupe au plus haut point. C'est le point crucial d’où ils étendent leur zone d'influence sur toute l'Afrique du nord", a rapporté l'analyste principal du service du renseignement du ministère américain de la Défense Patrick Pryor.

Source : Reuters


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samedi 9 janvier 2016

Libye : Bientôt une intervention internationale contre Daech ?

La communauté internationale attend que de nouvelles autorités libyennes lui demandent d’intervenir militairement contre Daech, désormais implantée dans le pays. Paris est très actif sur ce dossier.

La France est de nouveau sur le sentier de la guerre et c’est encore la Libye qui est concernée. Le ministère de la Défense et l’Etat-major des armées poussent à la roue pour une nouvelle intervention militaire avec les alliés occidentaux et arabes. Contrairement à 2011, ce n’est plus un dictateur qu’il s’agit de faire tomber : l’objectif est de « taper » les miliciens de Daech, qui s’installent dans le pays en profitant du vide politique créé, en partie, par notre précédente opération... Ils seraient aujourd’hui de l’ordre de 3000, surtout dans la région de Syrte. Dans les milieux diplomatiques et du renseignement, on redoute en effet que la Libye ne devienne le lieu de repli de Daech, confronté à une forte pression militaire en Irak et Syrie. « Daech n’est pas un projet territorialement limité. Il peut avoir besoin d’une base de recueil », indique-t-on au Quai d’Orsay.

Depuis septembre 2014 au moins, Jean-Yves Le Drian n’a eu de cesse d’alerter quant à la dégradation de la situation en Libye, plaidant mezzo voce pour des frappes aériennes et des opérations spéciales, dans le cadre d’un accord politique et diplomatique. Les Affaires étrangères étaient, jusqu’à présent, parvenues à freiner les ardeurs guerrières de l’Hôtel de Brienne, en invoquant le droit international, mais les attentats du 13 novembre ont changé la donne. François Hollande l’a dit : « La France est en guerre » contre Daech. Si l’on frappe l’Organisation de l’Etat islamique en Irak et en Syrie, pourquoi s’interdire de le faire en Libye ? Les réticences du Quai sont en train de voler en éclats, d’autant, estime un bon connaisseur du dossier, que les diplomates français « sont à l’Ouest, faute de présence sur le terrain depuis l’évacuation de l’ambassade à Tripoli. »

Sur le papier, la manœuvre actuelle est simple. La communauté internationale cherche « une base légale pour lutter contre le terrorisme en coordination avec les autorités libyennes », explique un diplomate. Toute la difficulté vient de l’absence d’ « autorités libyennes ».  Ou plutôt de leur surabondance, parce que le pays a deux Parlements et deux gouvernements, sans compter une multitude de milices et forces locales qui n’obéissent qu’à elles-mêmes. A l’invitation des Etats-Unis et de l’Italie, la communauté internationale s’est réunie le week-end dernier à Rome pour mettre la pression sur les acteurs libyens et les convaincre de former un gouvernement d’union nationale. Si ce projet aboutit, ce nouveau gouvernement, légitimé par la communauté internationale, lancerait un appel à l’aide militaire pour combattre le terrorisme. Une résolution des Nations Unies, prévoyant le recours à la force (chapitre VII), donnerait un cadre légal aux opérations militaires contre Daech.

Voilà le schéma idéal. La réalité risque de s’avérer beaucoup plus complexe. Ce gouvernement d’ « union nationale » risque en effet de cliver les différents acteurs libyens, entre partisans et opposants d’une intervention étrangère. L’expérience post-2011, après la chute de Kadhafi, a montré que la plupart des responsables libyens, toutes tendances confondues, étaient opposés à ce qu’ils considèrent comme des ingérences extérieures. « Si l’on intervient, on renforcera le sentiment de paranoïa des Libyens, qui redoutent la mise sous tutelle de leur pays, et on créera de nouvelles lignes de fractures. Rien ne dit que le gouvernement d’union nationale soit reconnu en Libye même », assure Patrick Haimzadeh, l’un des meilleurs experts français de la Libye.

Une intervention militaire prendrait la forme de frappes aériennes contre les positions de Daech, mais le nombre de cibles est sans doute très faible. Des opérations spéciales, avec des raids de commandos, peuvent également avoir lieu, en particulier dans le sud libyen, à partir de la base française de Madama dans le nord du Niger. Des troupes pourraient même être déployées pour « sécuriser les institutions » du nouveau gouvernement. Outre la France, les États-Unis et sans doute la Grande-Bretagne, l’Italie est disposée à s’engager. L’ancienne puissance coloniale connaît le terrain, mais surtout elle est aux premières loges de la vague de migrants qui part des côtes libyennes. Car à la menace terroriste s’ajoute la question de l’immigration clandestine. Mise en place en juin dernier pour lutter contre celle-ci, l’opération navale européenne Sophia ne peut toujours pas intervenir dans les eaux territoriales et sur le rivage. L’UE attend toujours l’autorisation des fantomatiques « autorités libyennes ». 

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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