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vendredi 3 mars 2017

Algérie : Tentative d'attentat terroriste par Daesh, l'état islamique, à Constantine

Sans l’intervention décisive d’un policier, le bilan aurait pu être lourd. Le 26 février 2017, vers 21h00, un homme portant une ceinture d’explosifs a en effet été neutralisé, près du commissariat de Constantine, à plus de 400 km à l’est d’Alger.

« Un policier qui était devant le siège du commissariat situé au-dessous d’un bâtiment abritant une dizaine de familles a riposté énergiquement et héroïquement, après plusieurs sommations, ciblant avec précision la ceinture explosive portée par un terroriste », a ainsi expliqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) algérienne.

Seulement, le tir du policier a provoqué une explosion, laquelle aurait légèrement blessé, selon les médias locaux, deux fonctionnaires de police. Une enquête a immédiatement été ouverte après cet « attentat terroriste », a précisé la DGSN.

Moins de 24 heures plus tard, cette tentative d’attentat suicide a été revendiquée par l’État islamique (EI ou Daesh), via son agence de presse «Amaq». Dans le texte, il y est écri qu’un certain « Abou el-Hassan Alo a réussi à atteindre le commissariat de police de Bab el-Kantara à Constantine et à y faire détoner son son sac piégé. » L’organisation jihadiste justifie cette action en accusant la police algérienne «d’apostasie».

Jusqu’à présent, l’EI n’a pas réussi à s’implanter en Algérie, foyer d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). En septembre 2014, le Jund al-Khilafah (Soldats du califat), qui lui avait prêté allégeance, s’était fait connaître avec l’assassinat le français Hervé Gourdel. L’armée algérienne démantèlera cette faction jihadiste au cours des mois suivants, en neutralisant son chef, Abdelmalek Gouri, ainsi que, plus tard, le successeur de ce dernier, Abou Abdallah Othman al-Asimi.

En juillet 2015, trois ressortissants algériens membres de l’EI menacèrent Alger. « Aux militaires algériens, nous disons que nous vous ferons la guerre jusqu’à la reconquête de l’Andalousie. Repentez-vous avant l’arrivée de nos épées », avait lancé l’un d’eux.

Mais ces menaces ne furent pas suivies d’effet. A priori, l’EI ne ferait pas recette en Algérie. C’est, du moins, ce qu’il ressort d’une enquête publiée en octobre 2016 par le réseau mondial d’information Irin (Integrated regional information networks), sur la base de chiffres du Soufan Group. Ainsi, il était estimé, à l’époque, que Daesh comptait entre 200 et 250 Algériens. Un effectif bien loin des 6.000 à 7.000 Tunisiens et des 1.200 à 1.500 Marocains.

Cependant, d’autres groupes jihadistes, autrefois affiliés à AQMI, et à l’image du Jund al-Khilafah, ont fait allégeance à l’EI. Le chef de l’un d’eux, Abou Al-Moundhir, un vétéran du jihad algérien, a été abattu en mars 2016 par l’armée algérienne. Selon cette dernière, il était à la tête d’une soixantaine de combattants. En outre, des filières de recrutement ont aussi été démantelées par les services de sécurité.

Mais le défi qui se pose à Alger est la surveillance de sa longue frontière avec la Libye, où l’EI a subi un revers à Syrte. « Il est hors de question qu’il y ait un libyenistan en face de nous », avait d’ailleurs affirmé, en août 2014, le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal.

Un autre défi concerne la Tunisie, où l’on craint une possible guerre civile avec le retour des combattants tunisiens de Daesh.

« L’Algérie veut absolument éviter que son voisin ne bascule dans une logique de guerre civile et de terrorisme comme peuvent la connaître en ce moment la Syrie ou l’Irak. Il serait alors à craindre que d’importantes villes algériennes à la frontière soient à la portée d’attaques de terroristes venus de Tunisie, et l’État algérien veut absolument éviter ce scénario », expliquait, l’an passé, Akram Kharief, le responsable du site Secretdifa3.net.  

Source : Zone Militaire

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mardi 6 décembre 2016

Libye : L'Etat islamique vaincu à Syrte après 6 mois de combats

« Au combat, le premier mort, c’est le plan », rappelait récemment le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées. Et il est vrai que rien ne se passe jamais comme prévu quand on planifie une opération militaire.

Ainsi en a-t-il été de l’offensive lancée en mai 2016 pour chasser la branche libyenne de l’État islamique de la ville de Syrte. Au début, ce n’était l’affaire que de quelques semaines. Or, il aura finalement fallu 6 mois aux milices de Misrata, loyales au gouvernement d’union national (GNA) libyen, pour venir à bout des jihadistes.

En effet, Tripoli a annoncé, ce 5 décembre, la reprise totale de Syrte. « Nos forces ont constaté aujourd’hui un effondrement total des djihadistes, et des dizaines d’entre eux se sont déjà livrés à nos forces », a indiqué Reda Issa, un porte-parole des forces loyales au GNA.

La première phase de l’opération, qui a consisté à encercler Syrte, s’est déroulée sans trop de problèmes, ce premier objectif ayant été atteint en juin dernier. Ce qui n’a pas été le cas de la seconde, c’est à dire quand il a fallu aux forces libyennes engager le combat à l’intérieur de la ville, face un adversaire rompu aux tactiques de la guérilla urbaine.

En août, Tripoli a donc demandé un appui aérien aux États-Unis. Appui fourni par les AV-8 Harrier II et les hélicoptères d’attaque AH-1W SuperCobra de l’US Marine Corps (USMC), engagés depuis le navire d’assaut amphibie USS Wasp. Le Pentagone pensait alors que ce ne serait l’affaire que de quelques semaines, tout au plus. En fait, cette campagne aérienne aura duré plus de trois mois, avec près de 400 frappes à la clé.

Le 1er décembre, un porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, expliquait que les jihadistes encore présents à Syrte s’étaient retranchés dans « deux derniers pâtés de maison ». Ils « sont très peu nombreux mais ils sont tenaces et ils combattent jusqu’à la mort », avait-il souligné.

Finalement, les forces du GNA ont eu enfin raison de ce dernier carré. Mais leurs pertes sont lourdes : les combats auraient fait plus de 700 tués et 3.000 blessés dans leurs rangs. Aucun bilan, côté jihadiste, n’a été avancé. L’on sait seulement que les effectifs de l’EI à Syrte avaient été évalués à 3.000 combattants environ avant le début de l’offensive.

Alors que l’EI est sur la défensive à Mossoul (Irak) et à Raqqa (Syrie), la perte de Syrte est un sérieux revers pour l’organisation jihadiste. Pour autant, elle ne signifie pas la fin de sa présence en Libye.

En juillet, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’inquiétait justement d’une possible « dissémination de l’EI » en Afrique du Nord. « À l’avenir, l’impact des combattants de l’EI éparpillés sur des groupes armés dans le sud pourrait devenir une source d’inquiétude « , avait-il estimé.

Quoi qu’il en soit, ce dénouement à Syrte peut évidemment jouer en faveur du gouvernement libyen d’union nationale, qui peine à asseoir son autorité (et sa légitimité) dans le pays. 

Source : Zone Militaire

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jeudi 27 octobre 2016

Malte : 5 agents français tués dans le crash d'un avion ISR loué par la DGSE pour une mission en Libye

En juillet 2016, trois sous-officiers du Service Action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) avaient perdu la vie dans la chute d’un hélicoptère Mil Mi-35 de l’Armée nationale libyenne – commandée par le général Haftar – à Benghazi.

Et la communauté française du renseignement vient d’être une nouvelle endeuillée avec l’accident au décollage, ce 24 octobre 2016 à Malte, d’un avion ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance) de type Fairchild Metroliner Mark III, loué pour les besoins de la DGSE et de la DRM [Direction du renseignement militaire, ndlr] à la société CAE Aviation.

L’appareil, un bimoteur immatriculé « N577MX » et mis service en 1983, devait effectuer une mission au-dessus de la Libye. Ses 5 occupants, tous de nationalité française, n’ont pas survécu.

Ce que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a partiellement confirmé. « Un avion de reconnaissance léger appartenant à la société CAE Aviation et effectuant des missions de reconnaissance en Méditerranée pour le compte du ministère de la Défense s’est écrasé ce matin (…) sur l’aéroport de Luqa à Malte, lors du décollage », a-t-il expliqué, via un communiqué. « La chute de l’appareil a causé la mort des cinq personnels présents à bord : trois relevant du ministère de la Défense et deux salariés du contractant privé », a-t-il ajouté.

Selon l’entourage du ministre, les trois « personnels relevant du ministère de la Défense » ne sont « pas tous » des militaires, sans donner d’autres détails, les familles des victimes n’ayant pas encore été toutes prévenues. Cela étant, il est donc probable qu’ils fassent partie de la DGSE.

Une enquête interne a été ouverte au sein du ministère de la Défense, en coordination « avec les autorités locales », afin de déterminer les causes de cet accident.

D’après les autorités maltaises, « des information officielles, des images et des témoins, dont trois militaires maltais se trouvant dans les casernes alentour et deux pilotes civils ont clairement indiqué qu’il n’y avait pas eu d’explosion avant l’impact ».

Source : Zone Militaire


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jeudi 13 octobre 2016

Libye : Opération SOPHIA - Retard de la lutte contre le flux migratoire

La formation des gardes-côtes libyens dans le cadre de l’opération européenne Sophia a pris du retard. 

Initialement, l’opération de l’Union européenne « Sophia » avait la mission de « casser » le modèle économique des passeurs de migrants opérant depuis la libye. Or, en la matière, et faute de pouvoir intervenir dans les eaux territoriales libyennes, son bilan est en demi-teinte : si le flux de candidats à l’émigration a diminué cette année, il reste encore supérieur à celui constaté en 2014. Et les réseaux de trafiquants sont toujours actifs.

Quoi qu’il en soit, en mai 2016, il a été décidé de confier deux nouvelles missions à l’opération Sophia : faire respecter l’embargo sur les armes destinées aux groupes armés qui ne soutiennent pas le gouvernement d’union nationale (GNA) conduit par Fayez el-Sarraj et former les gardes-côtes des nouvelles autorités libyennes reconnues par la communauté internationale.

La formation des stagiaires libyens, prévue pour commencer vers la fin septembre/début octobre, doit se dérouler en deux phases : en haute-mer, à bord d’un navire de l’opération Sophia capable d’accueillir une centaine de personnes, puis à terre, soit dans un État membre de l’UE, soit dans un pays tiers.

Seulement, il n’est pas certain que ce calendrier soit respecté. En cause : le retard pris dans la sélection des stagiaires libyens, laquelle se doit être drastique pour éviter les défections vers d’autres groupes armés contestant le GNA. En effet, la liste des candidats que doit établir Tripoli n’est toujours pas prête, selon deux sources diplomatiques.

Or, une fois que cette liste sera communiquée, il faudra ensuite une vingtaine de jours pour la passer au crible, c’est à dire pour vérifier l’identité des futurs stagiaires. Ces derniers doivent être «loyaux» au gouvernement reconnu par la communauté internationale, ne pas être impliqués dans des affaires de corruption étant donné qu’ils « seront ensuite eux-mêmes les formateurs et dirigeront les opérations côté libyen », a rappelé l’une des deux sources diplomatiques, citées par l’AFP.

Toutefois, pour l’Union européenne, il n’y a rien de dramatique. « Nous sommes en train de mettre au point les derniers détails avec nos homologues libyens et nous démarrerons bientôt », a relativisé une porte-parole.

Source : Zone Militaire


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mercredi 20 juillet 2016

Libye : Trois soldat des forces spéciales françaises tués dans un crash d'hélicoptère

Le service de presse de Armées, annonce la mort de 3 sous officiers en Lybie

Mise à jour : 20/07/2016 10:45

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, déplore la perte de trois sous-officiers français décédés en service commandé en Libye.

Il salue le courage et le dévouement de ces militaires engagés au service de la France qui accomplissent, tous les jours, des missions dangereuses contre le terrorisme.

Le ministre adresse à leurs familles et à tous leurs proches l’expression de ses condoléances, de sa tristesse et de tout son soutien. Il les assure de la reconnaissance de la Nation.

Source : Dicod Presse

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Ndlr 09:24 20/07/2016 : Interrogés au sujet de la morts de 2 soldats des forces spéciales en Libye, le porte parole du gouvernement, Stéphane Le Foll déclare "Je ne confirme pas cette information". Il a par contre ajouté : "Les forces spéciales sont là, bien sûr, pour aider et faire en sorte que la France soit présente partout pour lutter contre les terroristes."  Stéphane Le Foll a aussi déclaré que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, préparait avec les Américains une "attaque coordonnées" de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique à Mossoul, en Irak.

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23:37 - 19/07/2016

Deux soldats des forces spéciales françaises ont (ndlr: auraient) été tués dans le crash de leur hélicoptère à Benghazi (Libye), rapporte Associated press, reprise par le New York Times (en anglais), mardi 19 juillet. L'attaque est survenue dimanche, précise l'agence.

Selon l’agence américaine Associated Press, qui cite des militaires libyens, c’est un missile sol-air et des tirs d’armes lourdes qui ont touché l’appareil.

Contacté par l'agence américaine, le ministère de la Défense n'a pas commenté l'information. Il a expliqué qu'il ne communiquait pas d'élément sur ses forces spéciales.

A Benghazi, les milices et les unités de l'armée sont sous le commandement du controversé général Khalifa Haftar, loyal aux autorités parallèles de l'est du pays. Livrée aux milices et minée par les luttes de pouvoir, la Libye est plongée dans le chaos depuis le renversement de Mouammar Kadhafi en 2011 à la suite d'une rébellion soutenue par les Occidentaux.

Source : FranceTVinfo.fr

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Ces deux membres des forces spéciales sont morts dans un crash d'hélicoptère dimanche dernier à Benghazi.

Une attaque revendiquée. L'hélicoptère, où étaient deux membres des forces spéciales françaises, s'est crashé dimanche dernier dans la ville de Benghazi, située dans l'est du pays, ont déclaré mardi des officiels qui ont souhaité rester anonymes. Selon eux, il n'y a eu aucun survivant. Une milice, appelée la "brigade de défense de Benghazi", a revendiqué l'attaque, précisant qu'elle avait utilisé un missile sol-air SA-7.

Source : Europe1.fr

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mardi 15 mars 2016

Marine nationale : Le porte-avions Charles de Gaulle en route pour la Libye

Le porte-avions Charles de Gaulle a quitté le Golfe lundi 22 février 2016 et fait route vers la Méditerranée, où il devait arriver vers la fin de la semaine suivante. Son départ du Golfe, où il opérait depuis le 19 décembre 2014, ne signifie pas que sa mission est terminée. Le groupe aéronaval reste à la disposition de l’état-major des armées, pour recueillir du renseignement, depuis les airs ou la mer, en Libye. Après son départ de Toulon le 18 novembre, ses avions avaient déjà survolé la Libye à deux reprises, avait annoncé l’Élysée fin 2015, dans un dossier de presse un peu trop vite rédigé…

Les appareils du Groupe aérien embarqué participeront-ils à des frappes en Libye contre Daech ? La décision relève du président de la République, en coopération avec nos alliés. Pour l’heure et selon nos informations, aucune frappe (française) n’a encore eu lieu, mais l’hypothèse est envisagée très sérieusement.

Avant d’opérer au large de la Libye, le Charles de Gaulle et son escorte participeront à des exercices conjoints avec la marine égyptienne, un partenaire important qui vient d’acquérir des corvettes Gowind, une frégate Fremm et deux BPC en France.

On ignore combien de temps de porte-avions (PA) restera en Méditerranée : les déploiements durent généralement entre 4 et 5 mois. Il faut donc s’attendre à un retour du Charles de Gaulle à Toulon entre la fin mars et la mi-avril 2016, même si la mission peut être prolongée si besoin.

Selon l’état-major des armées, le groupe aérien du PA a effectué 80 frappes contre Daech, essentiellement en Irak, au cours de ses deux mois d’engagement dans l’opération Chammal (19 décembre/22 février). Il faut y ajouter 23 missions de renseignement, pour un total de 370 sorties - soit en moyenne 6 par jour. C’est finalement un rythme assez faible, au regard des 26 avions de combat embarqués (18 Rafale et 8 Super-Etendard).

Auparavant, lors de son déploiement en Méditerranée orientale, entre le 23 novembre et le 6 décembre, le groupe aérien avait réalisé 130 sorties aériennes (env. 10 par jour), 22 frappes et 9 missions ISR (renseignement) contre Daech.   

De retour à son port, le Charles de Gaulle sera remis en condition afin de pouvoir appareiller pour une nouvelle mission qui pourrait avoir lieu à l’automne prochain. Son arrêt technique majeur (ATM) doit débuter vers le mois de février 2017 et le bateau sera alors indisponible pendant 18 mois, jusqu’au mois de septembre 2018. Cet ATM est une « très grosse opération, prévue de longue date » confie un proche du dossier. Il devrait consister en 15 mois de travaux puis 3 autres mois d’essais à la mer. Le système de combat du PA sera rénové, avec l’installation de nouveaux capteurs. Le hangar sera reconfiguré avec le retrait des Super-Etendard. Les deux cœurs nucléaires seront rechargés, pour la deuxième fois. Cet ATM mobilisera entre 2 000 et 2 500 personnes.

Durant cette période d’indisponibilité, les flottilles embarquées de l’aéronavale vont devoir s’entraîner avec l’US Navy et ses porte-avions. La coopération entre les deux marines est désormais extrêmement étroite. Dans les milieux navals, on se réjouit de « l’interopérabilité » avec les Américains : le PA français a ainsi relevé un PA américain dans le Golfe et assuré le commandement d’une task force. « Nous sommes les seuls à savoir le faire » indique-t-on.

Au-delà de l’entraînement des pilotes, les flottilles de Rafale pourraient être sollicitées pour intervenir à partir de base terrestre, en complément des escadrons de l’armée de l’air. Des Super-Etendard avaient ainsi déployé sur la base de Kandahar en Afghanistan.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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jeudi 4 février 2016

Forces spéciales : Elles sont "au taquet" selon le général de Villiers du CEMA

À mesure qu’une solution politique s’éloigne, la perspective d’une éventuelle – et nouvelle – opération militaire se rapproche en Libye. En tout cas, il en est de plus en plus question. En effet, les rivalités libyennes, avec deux gouvernements – dont l’un est reconnu par la communauté internationale – qui s’affrontent, profitent à la branche libyenne de l’État islamique (EI ou Daesh) ainsi qu’à d’autres organisations jihadistes.

Si elle persiste, cette situation pourrait déstabiliser les pays voisins, déborder sur la bande sahélo-saharienne jusque dans le nord du Nigéria, où Boko Haram, un groupe jihadiste ayant fait allégeance à l’EI, reste très actif. En outre, entre Syrte et Palerme (Sicile), il n’y a que la Méditerranée à traverser…

En outre, même si la priorité reste encore l’obtention d’un accord entre les factions libyennes, le président Obama a prévenu que les États-Unis iraient traquer les jihadistes jusqu’en Libye si nécessaire. Par ailleurs, Roberta Pinotti, la ministre italienne de la Défense, a assuré, au Corriere della Sera, que « les puissances occidentales se préparaient à combattre l’EI même en cas d’échec des négociations politiques ».

En cas d’opération militaire, la France pourrait-elle y participer ? De l’aveu du général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), cela semble compliqué pour le moment.

« Nous sommes au taquet de nos contrats opérationnels », a en effet affirmé le CEMA, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de défense, dont Reuters a fait un compte-rendu. Et ce n’est pas le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui le contredira : en février 2015, il avait utilisé la même expression alors qu’il était l’invité de l’émission « Le grand rendez-vous », d’Europe1 et du quotidien Le Monde.

Aussi, pour le général de Villiers, pour prendre part à une nouvelle opération militaire, il n’y aurait que « deux solutions », à savoir « se désengager de quelque part ou bien augmenter le budget (de la Défense), ce qui demande du temps. »

Actuellement, les forces françaises sont engagées au Levant (Chammal), au Sahel (Barkhane), au Liban (Daman), en Centrafrique (Sangaris) et, bien évidemment, sur le territoire national (Sentinelle). Pour le moment, seul un désengagement de République centrafricaine peut être envisagé.

Cela étant, le général de Villiers ne semble pas très chaud à l’idée d’une intervention en Libye. «Ouvrir un théâtre, ça dépend : pour quoi faire ?», a-t-il demandé. « Avant tout engagement militaire, il faut une stratégie globale avec un effet final recherché (…) Faire une guerre pour faire une guerre n’apporte pas la paix, on a des exemples récents, la Libye, l’Irak », a-t-il ajouté. « Il faut une réflexion globale, l’évaluation stratégique est en cours, ce n’est pas très facile », a-t-il fait valoir.

Source : Zone Militaire


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jeudi 14 janvier 2016

Terrorisme : Daech étendrait il son empire en Libye pour conquérir l'Italie ?

Daech a construit à Syrte, ville littorale dans le nord de la Libye, sa nouvelle base militaire.

Le nombre des terroristes dans la région a augmenté de 25 fois par rapport à l'année passée.

Les terroristes de Daech (EI) tirent profit de la crise politique actuelle en Libye et renforcent leur présence dans ce pays africain. En un an, l'effectif des terroristes à Syrte a accru de 200 à 5.000, selon les estimations du Wall Street Journal. Depuis le renversement, en 2011, du régime de Mouammar Kadhafi, la Libye reste privée de gouvernement central et déchirée par les luttes entre les milices de différentes villes. Les djihadistes de Daech profitent du chaos qui règne dans le pays pour y gagner du terrain.

Le groupe terroriste a appelé ses partisans à rejoindre la Libye. Suite à cette annonce, le flux des francs-tireurs étrangers en Libye s'est massivement accru ces 15 derniers jours. En outre, Daech a rapatrié des terroristes libyens qui avaient été auparavant déployés en Syrie et en Irak.

Les terroristes vont s'emparer par la suite des gisements de pétroles et des raffineries situés à proximité de Syrte, ce n'est qu'une question de temps, craignent les autorités libyennes. Tandis que le but ultime de Daech est d'attaquer l'Italie, conjecture Ismail Shukri, chef du renseignement militaire libyen.

Daech contrôle actuellement plus de 150 kilomètres du littoral méditerranéen en Libye, souligne New York Times. Une fois chassés de Syrie et d'Irak, les terroristes prévoient d'utiliser Syrte comme base militaire, estiment les forces spéciales occidentales.

"La subdivision de Daech en Libye nous préoccupe au plus haut point. C'est le point crucial d’où ils étendent leur zone d'influence sur toute l'Afrique du nord", a rapporté l'analyste principal du service du renseignement du ministère américain de la Défense Patrick Pryor.

Source : Reuters


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samedi 9 janvier 2016

Libye : Bientôt une intervention internationale contre Daech ?

La communauté internationale attend que de nouvelles autorités libyennes lui demandent d’intervenir militairement contre Daech, désormais implantée dans le pays. Paris est très actif sur ce dossier.

La France est de nouveau sur le sentier de la guerre et c’est encore la Libye qui est concernée. Le ministère de la Défense et l’Etat-major des armées poussent à la roue pour une nouvelle intervention militaire avec les alliés occidentaux et arabes. Contrairement à 2011, ce n’est plus un dictateur qu’il s’agit de faire tomber : l’objectif est de « taper » les miliciens de Daech, qui s’installent dans le pays en profitant du vide politique créé, en partie, par notre précédente opération... Ils seraient aujourd’hui de l’ordre de 3000, surtout dans la région de Syrte. Dans les milieux diplomatiques et du renseignement, on redoute en effet que la Libye ne devienne le lieu de repli de Daech, confronté à une forte pression militaire en Irak et Syrie. « Daech n’est pas un projet territorialement limité. Il peut avoir besoin d’une base de recueil », indique-t-on au Quai d’Orsay.

Depuis septembre 2014 au moins, Jean-Yves Le Drian n’a eu de cesse d’alerter quant à la dégradation de la situation en Libye, plaidant mezzo voce pour des frappes aériennes et des opérations spéciales, dans le cadre d’un accord politique et diplomatique. Les Affaires étrangères étaient, jusqu’à présent, parvenues à freiner les ardeurs guerrières de l’Hôtel de Brienne, en invoquant le droit international, mais les attentats du 13 novembre ont changé la donne. François Hollande l’a dit : « La France est en guerre » contre Daech. Si l’on frappe l’Organisation de l’Etat islamique en Irak et en Syrie, pourquoi s’interdire de le faire en Libye ? Les réticences du Quai sont en train de voler en éclats, d’autant, estime un bon connaisseur du dossier, que les diplomates français « sont à l’Ouest, faute de présence sur le terrain depuis l’évacuation de l’ambassade à Tripoli. »

Sur le papier, la manœuvre actuelle est simple. La communauté internationale cherche « une base légale pour lutter contre le terrorisme en coordination avec les autorités libyennes », explique un diplomate. Toute la difficulté vient de l’absence d’ « autorités libyennes ».  Ou plutôt de leur surabondance, parce que le pays a deux Parlements et deux gouvernements, sans compter une multitude de milices et forces locales qui n’obéissent qu’à elles-mêmes. A l’invitation des Etats-Unis et de l’Italie, la communauté internationale s’est réunie le week-end dernier à Rome pour mettre la pression sur les acteurs libyens et les convaincre de former un gouvernement d’union nationale. Si ce projet aboutit, ce nouveau gouvernement, légitimé par la communauté internationale, lancerait un appel à l’aide militaire pour combattre le terrorisme. Une résolution des Nations Unies, prévoyant le recours à la force (chapitre VII), donnerait un cadre légal aux opérations militaires contre Daech.

Voilà le schéma idéal. La réalité risque de s’avérer beaucoup plus complexe. Ce gouvernement d’ « union nationale » risque en effet de cliver les différents acteurs libyens, entre partisans et opposants d’une intervention étrangère. L’expérience post-2011, après la chute de Kadhafi, a montré que la plupart des responsables libyens, toutes tendances confondues, étaient opposés à ce qu’ils considèrent comme des ingérences extérieures. « Si l’on intervient, on renforcera le sentiment de paranoïa des Libyens, qui redoutent la mise sous tutelle de leur pays, et on créera de nouvelles lignes de fractures. Rien ne dit que le gouvernement d’union nationale soit reconnu en Libye même », assure Patrick Haimzadeh, l’un des meilleurs experts français de la Libye.

Une intervention militaire prendrait la forme de frappes aériennes contre les positions de Daech, mais le nombre de cibles est sans doute très faible. Des opérations spéciales, avec des raids de commandos, peuvent également avoir lieu, en particulier dans le sud libyen, à partir de la base française de Madama dans le nord du Niger. Des troupes pourraient même être déployées pour « sécuriser les institutions » du nouveau gouvernement. Outre la France, les États-Unis et sans doute la Grande-Bretagne, l’Italie est disposée à s’engager. L’ancienne puissance coloniale connaît le terrain, mais surtout elle est aux premières loges de la vague de migrants qui part des côtes libyennes. Car à la menace terroriste s’ajoute la question de l’immigration clandestine. Mise en place en juin dernier pour lutter contre celle-ci, l’opération navale européenne Sophia ne peut toujours pas intervenir dans les eaux territoriales et sur le rivage. L’UE attend toujours l’autorisation des fantomatiques « autorités libyennes ». 

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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lundi 23 novembre 2015

Libye : Le chef islamiste de l'EI, Abou Nabil, tué par un raid aerien américain

L'assassin Abou Nabil tué par un raid aérien américain en Libye

Il était probablement l’homme au visage caché qui, dans la vidéo montrant, en février dernier, l’assassinat de 21 coptes égyptiens alors retenus en otage en Libye par l’État islamique (EI), avait affirmé vouloir « conquérir Rome ».

« Il », c’est Wissam Najm Abd Zayd al Zubaydi, alias Abou Nabil,  un ressortissant irakien présenté comme étant le chef de la branche libyenne de l’EI, laquelle a étendu son influence dans le pays en prenant le contrôle de Syrte tout en affrontant les groupes jihadistes rivaux restés fidèles à al-Qaïda et en se livrant, comme en Irak et en Syrie, à de nombreuses exactions.

En Libye, a récemment souligné, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Fatou Bensouda, Mme le procureur du Tribunal pénal international (TPI), les « exécutions et autres crimes attribués à l’EI ou à d’autres organisations alliées dépassent très largement en nombre ceux perpétrés par d’autres organisations ».

Mais la branche libyenne de l’EI devra se trouver un autre chef : Abou Nabil a en effet été tué par un raid aérien américain mené le 13 novembre avec des F-15, soit quelques heures avant les attaques de Paris.

« La mort de Nabil va amoindrir les capacités de l’EI à atteindre ses objectifs en Libye ainsi qu’à recruter et à planifier des attaques externes », a fait valoir Peter Cook, un porte-parole du Pentagone, par voie de communiqué.

Ce n’est pas le premier raid ciblé effectué par l’aviation américaine en Libye. En juin dernier, des F-15 Strike Eagle avait aussi visé Mokhtar Belmokhtar, l’un des chefs de l’organisation jihadiste al-Mourabitoune, responsable, entre autres, de la prise d’otages géante d’In Amenas, en Algérie. Sa mort, annoncé par les autorités libyennes, n’a jamais été confirmée.

Quoi qu’il en soit, la frappe américaine contre Abou Nabil a été effectuée alors que l’EI, comme l’a indiqué Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, au Journal du Dimanche, reçoit actuellement le ralliement de « tribus et de groupes » libyens.

Source : Zone Militaire


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samedi 21 novembre 2015

Belgique : Bruxelles en état d'alerte maximale pour une menace terroriste « imminente » !

La Belgique en état d'alerte - Fermeture des métros !

Le gouvernement belge conseille aux Bruxellois d'éviter autant que possible « les centres commerciaux, les concerts, les événements ou les stations de transport public ».

Le centre national de crise, qui dépend du ministère de l'intérieur belge, évoque "une menace sérieuse et imminente nécessitant la prise de mesures de sécurité spécifiques ainsi que des recommandations particulières à la population", sans donner de précisions sur la menace.

Il est conseillé aux Bruxellois d'éviter autant que possible les lieux publics tels que "les centres commerciaux, les concerts, les événements ou les stations de transport public".

Cette mesure a été prise quelques heures après qu'un suspect arrêté en Belgique a été inculpé pour terrorisme par la justice belge, en lien avec les attentats djihadistes qui ont fait 130 morts à Paris #‎ParisNovember13 et Saint-Denis le 13 novembre. Ce suspect, dont l'identité n'a pas été rendue publique, est le troisième à être inculpé en Belgique en lien avec les attentats qui ont touché la région parisienne.

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Au moins 36 morts dans des bombardements russo-syriens dans l'est de la Syrie

Près d'une quarantaine de personnes sont morts vendredi lors de raids menés conjointement par les aviations russe et syrienne contre la province de Deir ez-Zor, contrôlée par l'EI (Daesh).

"Au moins 36 personnes, dont 10 enfants, ont été tuées et des dizaines d'autres ont été blessées lors de plus de 70 raids effectués par des appareils russes et syriens", a affirmé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les raids ont visé plusieurs quartiers de la ville de Deir ez-Zor, des villes de la province du même nom, comme Mayadine et Boukamal, des localités plus petites et trois champs pétroliers, a précisé l'OSDH.

Source : LeMonde.fr

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vendredi 10 juillet 2015

EUNAVFOR MED : Opération contre les trafics de migrants en Méditerranée

Première phase de l’opération EUNAVFOR MED contre les passeurs en Méditerranée

En avril dernier, suite à la mort de 900 migrants en Méditerranée, les chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Union européenne décidèrent de renforcer les moyens de l’opération Triton, menée sous l’égide de Frontex, l’agence chargée de la surveillance des frontières extérieures de l’espace Schengen, et de planifier une opération navale, EUNAVFOR MED, pour mettre en échec les passeurs qui opèrent le plus souvent depuis les côtes libyennes.

Un mois plus tard, les grandes lignes de cette opération furent approuvées par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des États membres. Dans le même temps, l’amiral italien Enrico Credendino était désigné pour en prendre le commandement depuis un quartier général installé à Rome. En outre, 11,82 millions d’euros devaient être mobilisés pour en financer les coûts communs pendant une phase de démarrage de 2 mois et un mandat initiale d’un an.

Puis, ce 22 juin, EUNAVFOR MED a officiellement été lancée, à l’issue d’une nouvelle réunion à Luxembourg. Plus précisément, il s’agit de la première phase de cette opération qui peut commencer, c’est à dire celle qui consiste à collecter du renseignement sur les réseaux de passeurs. La seconde visera à intercepter les embarcations de ces derniers dans les eaux internationales, dans L'Union Européenne lance : EUNAVFOR MED mais dans la limite de ce qu’autorise le droit international.

Après, ce sera plus compliqué, faute, pour le moment, d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui autoriserait l’arraisonnement des navires de trafiquants dans les eaux territoriales libyennes (le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale s’y oppose).

« Avant de passer à la phase deux et la phase trois de l’opération, le Conseil évaluera si les conditions de transition au-delà de la première phase ont été respectées », a expliqué Federica Mogherini, Mme le Haut-représentant de l’Union pour les  Affaires étrangères et la Politique de sécurité.

« Les premiers déploiements de navires, sous-marins, d’avions patrouilleurs et de drones européens sont attendus dans une semaine. La décision a été prise par les chefs de la diplomatie de l’Union européenne à l’ouverture de leur réunion mensuelle », a indiqué une porte-parole.

Pour le moment, on ignore la contribution exacte des pays membres à cette opération. La France y prendra sa part, conformément à ce qu’avait annoncé le président Hollande en avril 2015. « Nous sommes en situation, grâce à l’ensemble de nos outils, de contribuer », à cette première phase, a ainsi indiqué le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le 21 juin, lors de l’émission politique d’Europe1/Le Monde/iTélé.

Ce dernier a par ailleurs mis en garde contre le risque de voir l’État islamique (EI), qui a déjà conquis 200 km du littoral libyen, de se livrer au trafic d’êtres humains, lequel constituerait une source de financement. À la question de savoir si cette éventualité serait une « arme politique » pour mettre l’Europe sous pression, M. Le Drian a répondu « oui, sans doute demain », si rien n’est fait et/ou si aucun accord politique entre les deux principales factions libyenne n’est trouvé.

Source : Zone Militaire

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samedi 2 mai 2015

Migrants en Méditerranée : Un mandat de l'ONU pour détruire les bateaux des passeurs ?

La France demande un mandat des Nations Unies pour détruire les navires des passeurs

Le sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne (UE) convoqué le 23 avril 2015 pour tenter de trouver une solution au problème des migrants en Méditerranée ne s’est pas traduit par des avancées majeures.

Ainsi, aucun accord n’a pu être trouvé entre les 28 pays membres pour aider l’Italie, la Grèce et Malte à prendre en charge les migrants venus de Libye dans la mesure où cela aurait pu remettre en cause le règlement de Dublin II, lequel précise que cela incombe avant toute chose aux États dans lesquels les réfugiés ont posé pied. «  Beaucoup se sont dits prêts à aider, mais personne ne peut obliger un État à le faire », a commenté Matteo Renzi, le président du Conseil italien.

En revanche, il a été décidé de renforcer les moyens alloués à l’opération de surveillance et de sauvetage en mer Triton, actuellement dotée d’un budget de 3 millions d’euros par mois. Plusieurs pays ont annoncé leur intention de mettre des navires à la disposition de cette mission gérée l’agence Frontex.

Ainsi, selon le président Hollande, il serait question d’un patrouilleur, d’un remorqueur et de 3 avions de surveillance maritime. L’Allemagne pourrait engager 2 bâtiments tandis que la Belgique, la Suède, la Norvège et le Danemark ont évoqué chacun l’envoi d’un navire.

Ne faisant pas partie de l’espace Schengen, le Royaume-Uni a cependant annoncé la participation aux opérations de surveillance en Méditerranée du navire amphibie HMS Bulwark, de 2 patrouilleurs et de 3 hélicoptères. Le tout à ses frais. Mais, a averti David Cameron, le Premier ministre britannique, « il n’est pas question que les migrants sauvés par la Royal Navy puissent demander l’asile en Grande-Bretagne.

Cependant, les États membres n’ont pas trouvé d’accord pour permettre aux navires engagés dans l’opération Triton de sortir des eaux territoriales afin d’aller au plus près des côtes libyennes. Or, l’une des solutions passerait par une opération militaire destinée à identifier et à détruire les navires utilisés par les passeurs.

Aussi, membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, la France et le Royaume-Uni vont y présenter un projet de résolution afin de pouvoir lancer une telle opération. Le président Hollande a assuré qu’il en parlera à son homologue russe, Vladimir Poutine, pour tenter de convaincre Moscou de ne pas faire usage de son droit de veto. Pour cela, il faut que nous soyons très clairs sur nos objectifs et les moyens utilisés, a-t-il dit.

Dans le même temps, il faudra aussi se mettre d’accord sur un concept des opérations(CONOPS) ainsi que sur les contributions des États membres à cette mission. 

Source : Défense Européenne

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samedi 4 avril 2015

Syrie : D'ex-militaires français reconvertis dans le djihad...

Un ancien commando des forces spéciales aurait été en contact avec les frères Kouachi au Yémen. Au total, neuf ex-militaires, dont certains combattent en Syrie, ont été identifiés par le renseignement français

Les faits - Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé en janvier 2015 de nouvelles mesures pour répondre aux failles sécuritaires révélées par les récents attentats. Le chef du gouvernement évalue à «près de 3000» le nombre de personnes à surveiller en France. Au total 2680 emplois supplémentaires vont être créés pour lutter contre le terrorisme au cours des trois prochaines années. Un projet de loi sur le renseignement sera présenté au Parlement début avril. Par ailleurs, la baisse des effectifs militaires sera réduite de 7500 postes d'ici à 2019, mais cette mesure n'est pas encore financée.
 
Neuf anciens militaires français ayant rejoint les réseaux djihadistes ont été, à ce jour, identifiés par les services de renseignement. Comme l'Opinion le révèle, l'un d'entre eux est même un ancien des forces spéciales. Issu d'une famille originaire de Tunisie de confession musulmane, né en 1974 en Seine-Saint-Denis, il s'était engagé au 1er RPIMa de Bayonne, l'un des régiments d'élite de l'armée française, rattaché au Commandement des opérations spéciales. Il y a notamment suivi le stage Rapas (recherche aéportée et action spécialisée), où sont formés les commandos. A l'issue de son engagement de quatre ans, il a quitté l'armée comme caporal, et rejoint, en 1998, des sociétés de sécurité privée françaises. Pour l'une d'entre elles, il a notamment travaillé à la protection de sites pétroliers dans la péninsule arabique. C'est alors qu'il s'est progressivement radicalisé, en 2011, se laissant pousser la barbe et adhérant à l'idéologie salafiste. Licencié, il a attaqué son employeur aux prud'hommes pour discrimination. Il disparaît ensuite des écrans radars, même si sa présence est signalée en Mauritanie, au Liban, en Israël et au Yémen. Dans ce dernier pays, les services de renseignement estiment qu'il a pu être en contact avec les frères Kouachi, dans le cadre d'Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Il n'est en revanche pas établi qu'il se soit rendu en Syrie ou en Irak. Les services considèrent comme possible qu'il soit aujourd'hui revenu en France.

Pour les terroristes, ce quadragénaire est une recrue de choix, du fait de sa formation militaire puis de son expérience d'une dizaine d'années dans la sécurité et la protection. Le stage Rapas, qu'il a suivi dans son ancien régiment, est l'un des plus sélectifs de l'armée de terre – comparable à la sélection pour le GIGN ou les commandos-marine. Les militaires y acquièrent des techniques de combat, de tirs, de sabotage, de survie etc. Cet ancien de Bayonne n'est pas le seul ex-militaire français a avoir rejoint les rangs djihadistes, comme l'a également confirmé le journaliste Didier François, sur Europe1.

Selon plusieurs sources, ils seraient « une demi-douzaine», «moins d'une dizaine». A ce jour, selon nos informations, neuf ont été formellement identifiés, dont l'ancien des forces spéciales. Dans la plus grande discrétion, la Direction de la sécurité et de la protection de la Défense (DPSD, ex-Sécurité militaire) suit ces dossiers de près, tout comme la DGSE (renseignement extérieur) et la DGSI (sécurité intérieure). De son coté, Radio France Internationale assure que parmi la «dizaine d'anciens militaires français» présents en Syrie, «l'un d'eux a d'ailleurs mis ses compétences au service d'un encadrement de jeunes jihadistes français».

Le présence d'anciens militaires dans les rangs djihadistes, pour dangereuse qu'elle soit, n'est pas massive. Ils représentent moins de 1% des jeunes Français impliqués dans les réseaux djihadistes. Mais leur expérience peut leur être précieuse. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a assuré mercredi que «les cas d'anciens militaires tentés par une aventure jihadiste sont d'une extrême rareté». Toutefois, dans son entourage, on estime que la «vigilance» est indispensable.

Selon les chiffres fournis en décembre par Bernard Cazeneuve lors d'un conseil des ministres, «1200 ressortissants français ou résidents habituels en France sont en lien avec les filières terroristes en Syrie et en Irak». Depuis lors, ce chiffre aurait encore augmenté, le Premier ministre Manuel Valls parlant de 1400 personnes «concernées». Selon le Figaro, 393 personnes sont présentes en Syrie-Irak, où 60 auraient déjà trouvé la mort. Environ 230 personnes seraient en transit vers ce théâtre et 240 de retour, dont 190 en France.....//

//...En juin 2013, une enquête sur la base navale de Toulon, à la suite d'un vol de matériel militaire, avait permis de découvrir que le frère d'un jeune marin avait rejoint la Syrie. Il était lié à la «cellule de Cannes» qui avait attaqué à la grenade une épicerie juive à Sarcelles.

Au ministère de la Défense et dans les armées, on reconnaît être préoccupé par ces «processus de radicalisation» qui touchent certains jeunes militaires, au même titre que d'autres jeunes Français. De source militaire, on rapporte que des jeunes, déployés dans le cadre de Vigipirate pour assurer la protection de lieu de cultes juifs auraient dit, en désignant une synagogue : «On saura sur qui tirer !»

De tels cas sont, heureusement, très rares, mais les moyens de surveillance vont être renforcés rapidement, avec notamment la création de 65 postes au sein de la DPSD. Ce service de la Défense se concentre sur les militaires en activité, pas sur les anciens. Fussent-ils des forces spéciales

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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samedi 28 février 2015

Libye : Les djihadistes de Daesh s'emparent de l'université de Syrte

Des djihadistes se réclamant de la branche libyenne du groupe État islamique (EI) ont pris le contrôle de l'université de Syrte, qui a été contrainte de suspendre ses cours, selon des témoins.

Un enseignant, sous le couvert de l'anonymat, a expliqué à l'AFP que l'université avait annoncé la suspension des cours et le report des examens après que la branche libyenne de l'EI se fut emparée de ses locaux. Un autre habitant de cette ville située à 450 kilomètres à l'est de Tripoli a confirmé l'information, sans donner de détail. La veille, un convoi d'une soixantaine de véhicules tout terrain appartenant à l'EI avait paradé dans la ville, ont indiqué des témoins à l'AFP.

Des photos, signées de la branche libyenne de l'EI et diffusées jeudi sur les réseaux sociaux, montrent des dizaines de djihadistes cagoulés paradant à bord de pick-up et véhicules tout terrain armés de canons antiaériens et brandissant les drapeaux noirs du mouvement extrémiste. Selon des habitants, des djihadistes ont également pris position depuis mercredi devant le centre Ouagadougou, y faisant flotter leurs drapeaux noirs. Syrte est la ville natale du dictateur Muammar Kadhafi, qui y a été capturé puis tué par les rebelles en octobre 2011. Kadhafi organisait au centre Ouagadougou les sommets africains ou arabes.

Des djihadistes s'étaient déjà emparés la semaine dernière d'une radio locale et de bâtiments administratifs dans le centre de la ville. Cette démonstration de force intervient après l'envoi par la coalition Fajr Libya - qui contrôle depuis l'été dernier la capitale libyenne et une grande partie de l'Ouest libyen - d'une force pour "rétablir la sécurité dans la ville".

Néanmoins, jusqu'ici, les deux camps s'observent de loin, sans que ni l'un ni l'autre ne lance les hostilités, selon un photographe de l'AFP qui faisait partie d'un groupe de journalistes ayant pu s'y rendre rapidement mercredi. Depuis la chute du régime de Muammar Kadhafi, Syrte est connue pour être un fief du groupe djihadiste Ansar Asharia, classé organisation terroriste par l'ONU et qui entretient des liens flous avec l'EI.  

Sources : AFP et Défense Ouverte


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