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mercredi 21 février 2018

Mali - Barkhane : Deux soldats français tués et un blessé par l’explosion d’une mine artisanale !

Deux soldats français de l’opération « Barkhane » tués au Mali dans l’explosion d’un IED*

* IED (Improvised Explosive Device, bombe ou mine artisanale)

Les deux militaires sont morts alors que leur véhicule blindé venait de heurter une mine artisanale. Un 3ème soldat a été blessé lors de l'explosion.

AFP - Deux soldats français de l’opération Barkhane au Mali ont été tués, et un autre blessé, ce mercredi 21 février a annoncé une source militaire à l’Agence France-Presse. Les militaires ont été touchés par l’explosion d’une mine artisanale.

La France est engagée depuis janvier 2013 au Mali, d’abord sous le nom d’opération « Serval » puis sous celui d’opération « Barkhane », pour chasser les groupes djihadistes du pays.

Près de 4 000 soldats français sont toujours engagés dans le pays. Ce nouveau décès porte à vingt-et-un le nombre de soldats français morts au Mali depuis le lancement de l’opération en 2013.

Source : AFP - LeMonde.fr

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COMMUNIQUÉ DE FLORENCE PARLY, MINISTRE DES ARMÉES
 
C’est avec douleur que j’ai appris la mort au combat ce matin au Mali du maréchal des logis-chef Emilien Mougin et du brigadier-chef de 1re classe Timothée Dernoncourt du 1er régiment de Spahis de Valence. Je m’associe à la douleur de leurs familles, de leurs camarades de l’opération Barkhane et de leurs frères d’armes ; je les assure tous de mon soutien personnel.
 
Nos Spahis sont tombés dans l’accomplissement de leur mission alors qu’ils étaient engagés dans une vaste opération de contrôle de zone dans une région frontalière du Mali avec le Niger.
 
Je salue leur engagement mené au nom de la France et de ses valeurs pour lutter contre le fléau des groupes armés terroristes au Sahel. Leur sacrifice renforce notre détermination à poursuivre ce combat.
 
C’est toute la communauté militaire, aujourd’hui endeuillée, qui exprime sa solidarité et son soutien.

MINISTÈRE DES ARMÉES
DÉLÉGATION À L'INFORMATION ET À LA COMMUNICATION DE LA DÉFENSE
Paris, le mercredi 21 février 2018

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lundi 19 février 2018

Nord Mali : Assauts héliportés de la Force Barkhane contre le groupe jihadiste Ansar Dine

Le dernier raid de la force Barkhane dans le nord du Mali a porté un « coup significatif » aux groupes jihadistes

Dans la nuit du 13 au 14 février 2018, les forces françaises engagées au Sahel (celles de Barkhane et les forces spéciales de la TF Sabre) ont conduit une opération sur trois positions occupées par des groupes armés terroristes dans le nord du Mali, précisément entre Boughessa et Tin-Zaouatène, près de la frontière avec l’Algérie.

Cette opération a commencé par des frappes aériennes, lesquelles ont été suivies par des assauts héliportés, appuyés par des hélicoptères d’attaque Tigre. Dans un premier temps, l’État-major des armées (EMA), à Paris, a fait état d’un bilan provisoire d’une vingtaine de jihadistes mis hors de combat (tués ou capturés), de 3 véhicules détruits et de la saisie d’un « grand nombre de documents. »

Ce raid a visé plus particulièrement le groupe jihadiste Ansar Dine, qui, dirigé par Ilyad Ag Ghaly, fait partie du Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans, GSIM), une organisation qui réunit notamment des katibas d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d’al-Mourabitoune (dont le chef, Mokhtar Belmokhtar a très probablement été tué en novembre 2016, lors d’une frappe française effectuée en Libye).

Source : Zone Militaire

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mercredi 31 janvier 2018

Mali : Au moins 14 soldats maliens tués lors d'une attaque près de Tombouctou

Deux jours après la mort de 26 civils, tués par l’explosion d’une mine près de Boni, entre Mopti et Gao, dans le centre du Mali, camp des forces armées maliennes (FAMa) a été la cible d’une attaque ce 27 janvier 2018.

En effet, il était environ 4h00 quand le camp de Soumpi, situé dans la région de Tombouctou, a été attaqué par un groupe armé non encore identifié. L’effet de surprise a été total puisque les FAMa déplorent au moins 14 tués et 18 blessés dans leurs rangs.

Selon les premiers éléments disponibles (qui restent à confirmer), les assaillants ont d’abord tiré des roquettes en direction du camp. Puis, ils ont avancé vers l’enceinte en faisant usage d’armes automatiques. Une source militaire étrangère a parlé d’une « attaque complexe ». Un témoin a confié à France24 que les soldats ont « abandonné leur position » et que « l’ennemi a emporté du matériel ».

Il s’agit de la quatrième attaque en trois jours contre les forces de sécurité maliennes. Le 26 janvier 2018, les soldats maliens ont repoussé une attaque d’hommes armés à Youwarou dans la région de Mopti. Selon un communiqué des FAMa, qui ont déploré deux tués, 7 terroristes ont été « neutralisés » et des équipements abandonnés par les assaillants, ont pu être récupérés.

Le même jour, une autre attaque a visé une position des FAMa à N’Gomancoura dans la région de Ségou. Il s’agissait du poste abandonné, la semaine passée, par les 36 gendarmes mis aux arrêts pour désertion. Selon une source malienne, les assaillants ont, là aussi, été repoussés.

Enfin, la veille, deux douaniers ont été tués par des terroristes présumés à Toubacora, localité située à 200 km au nord de Bamako. Un des assaillants a été neutralisé. « Les jihadistes sont venus armés et à motos, il y a eu une grande panique dans le village », a raconté une source sécuritaire malienne.

Deux groupes sont actifs au Mali : le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans – GSIM) et l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Ces deux organisations ont récemment noué une alliance opérationnelle. La première concentre ses opérations dans le nord et le centre du Mali tandis que la seconde est surtout active dans la région frontalière avec le Niger et le Burkina Faso.

Dans son dernier compte-rendu des opérations, l’État-major des armées (EMA) a fait état d’une « situation sécuritaire dégradée au centre du Mali, avec des groupes armés terroristes qui y poursuivent leurs exactions, tentant ainsi d’augmenter leur influence sur la population de la région. »

En revanche, la force française Barkhane et celle du G5 Sahel ont maintenu leur effort dans la zone des trois frontières afin d’en déloger l’EIGS. «Plusieurs terroristes ont été capturés et remis aux autorités maliennes», a indiqué l’EMA, pour qui les résultats dans ce secteur sont « d’ores et déjà probants » avec « aucun évènement sécuritaire notable » depuis plusieurs semaines, à « l’exception de l’attaque suicide contre un véhicule deBarkhane le 11 janvier dernier. »

Source : Zone Militaire


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samedi 13 janvier 2018

Italie : Réduction de sa participation militaire en Irak, redéploiement envisagé au Niger et Sahel

Depuis la réunion relative à la force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), organisée à La Celle Saint-Cloud le 13 décembre 2017, la presse transalpine, s’interroge sur les modalités  d’un possible envoi de militaires italiens au Niger. Une idée qui, apparemment, était depuis longtemps dans les tuyaux et qui avait été jusqu’alors démentie à plusieurs reprises par Rome.

À l’occasion d’une visite à bord du pétrolier-ravitailleur Etna, qui participe actuellement à l’opération européenne EUNAVFOR « Sophia », menée contre les trafics d’êtres humains en Méditerranée centrale, le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, a de nouveau confirmé l’envoi d’un contingent au Niger.

« 2017 a été l’année de la défaite militaire de Daesh (État islamique ou EI) qui ne contrôle plus un territoire en tant qu’État. Dans cette bataille, l’Italie a joué un rôle important. Avec 1.400 soldats, nous sommes la deuxième force en Irak et maintenant que Mossoul a été libérée, notre contribution se limitera à la consolidation [des acquis] dans ce pays », a expliqué M. Gentiloni.

Aussi a-t-il proposé de redéployer une partie des militaires italiens actuellement présents en Irak vers le Niger dans « les mois à venir » car «nous devons continuer le travail, en concentrant notre attention et nos énergies sur la menace des trafiquants et du terrorisme au Sahel.»

« C’est la proposition que le gouvernement fera au Parlement pour une mission visant à vaincre la traite des êtres humains et le terrorisme », a ajouté M. Gentiloni. A priori, les députés italiens auront à se prononcer avant le printemps prochain, c’est à dire avant les élections législatives qui devront être convoquées, au plus tard, le 20 mai 2018.

Selon l’agence Ansa, une délégation italienne a déjà été envoyée à Niamey, où sont déjà déployés des miliaires français, allemands et américains, pour examiner les détails de ce déploiement annoncé. Le chef d’état-major italien, le général Claudia Graziano, a précisé qu’il est question d’envoyer « quelques centaines d’hommes » au Niger après le vote du Parlement. « Ce ne sera pas une mission de combat », a-t-il dit. « Notre contingent sera chargé de former les forces nigériennes et de les rendre capables de lutter efficacement contre le trafic de migrants et le terrorisme », a-t-il ajouté.

Interrogé par le quotidien Il Fatto Quotidiano, Jean-Pierre Darnis, responsable du programme de recherche Sécurité et Défense de l’Istituto Affari Internazionali, voit une autre raison à cette implication de l’Italie au Sahel. Selon lui, il s’agirait aussi pour Rome de prendre part à « la revitalisation de la politique européenne de défense » pour laquelle la France et l’Allemagne sont très actives.

Source: Zone Militaire

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dimanche 7 janvier 2018

France - Egypte : Renforcement de la coopération militaire, armement, lutte antiterroriste...

En novembre 2017, l’Égypte a connu l’attentat le plus meurtrier de son histoire avec l’attaque de la mosquée soufie de Bir Al-Abeb, dans le nord du Sinaï, au cours de laquelle 305 personnes ont perdu la vie sous les balles d’une quarantaine de jihadistes appartenant probablement à la branche égyptienne de l’État islamique.

Un mois plus tôt, un convoi de la police égyptienne avait été attaqué à moins de 200 kilomètres au sud-ouest du Caire par un groupe islamiste. Au moins 35 policiers furent tués.

Ces deux évènements récents illustrent les défis sécuritaires que l’Égypte doit relever, avec, en prime, une situation en Libye qui complique la donne. La priorité est donc d’éviter une déstabilisation de ce pays, laquelle aurait des conséquences pour l’ensemble de la région, voire au-delà.

D’où la levée, en 2015, des restrictions sur la livraison d’armes aux forces égyptiennes décidées par l’administration Obama après la destitution du président Mohamed Morsi deux ans plus tôt (et son remplacement par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi), de l’implication plus grande de la Russie et le soutien indéfectible de Paris au Caire.

La coopération militaire entre la France et l’Égypte est ancienne, avec notamment la mise en place d’une Commission militaire armement stratégie franco-égyptienne (CAMAS) et l’organisation régulière d’exercices conjoints.

« Le plan annuel de coopération de défense entre l’Égypte et la France comporte aujourd’hui plus de 70 actions de coopération. Il englobe tous les aspects propres aux relations de défense, que ce soit en matière de formation et d’échanges, d’exercices, d’équipements ou de dialogue stratégique », fait ainsi valoir le Quai d’Orsay.

Ces deux dernières années, sous l’impulsion de Jean-Yves Le Drian (ministre de la Défense passé depuis aux Affaires étrangères) cette coopération franco-égyptienne a pris un nouvel élan, avec la signature d’importants contrats d’armement (24 Rafale, 2 Bâtiments de projection et de commandement, 1 frégate multi-missions, 4 corvettes Gowind et 1 satellite de communication militaire).

Ces excellentes relations militaires (mais pas seulement) entre la France et l’Égypte s’expliquent par le fait que ces deux pays ont des intérêts communs, dont la lutte contre les groupes terroristes. Sur ce point, le règlement de la crise libyenne est primordiale.

« Nous ne pouvons laisser prospérer à la frontière égyptienne, aux portes de l’Europe, une instabilité dont profitent les terroristes et les trafiquants en tous genre », expliquait, en juin dernier, M. Le Drian.

Cela étant, il est question d’aller plus loin. À l’occasion d’une visite, au Caire, de Florence Parly ministre des Armées, le président Abdel-Fattah al-Sissi a affirmé que son pays « aspire à à développer des liens militaires avec la France dans la période à venir. »

Selon la présidence égyptienne, lors de cet entretien, M. Al-Sissi a « souligné l’importance d’une coordination continue et d’une consultation intensive entre les deux pays sur plusieurs questions d’intérêt bilatéral dans la période à venir ».

Toujours d’après la même source, Mme Parly a souligné « l’importance que Paris donne au renforcement du partenariat entre la France et l’Égypte dans tous les domaines, particulièrement dans ceux de la sécurité et de la défense. »

Ce partenariat militaire pourrait prendre la forme de nouveaux contrats d’armement. Selon La Tribune, Le Caire envisagerait la commande d’un nouveau lot d’avions de combat Rafale (12 ou 24, le nombre fait toujours l’objet de discussions) et de deux corvettes Gowind supplémentaires. Quant aux facilités de paiement demandées par l’Égypte, ce ne serait plus un problème. « Bercy ne bloque plus les négociations à la demande de l’Elysée », a en effet écrit le journal.

L’attentat contre la mosquée de Bir Al-Abeb a fait l’objet d’une revendication par un groupe appelé « Harakat Abna Yeshua » (Mouvement des fils de Jésus), jusqu’alors inconnu. Mais les analystes estiment qu’il s’agit d’une manipulation de l’EI afin de dresser chrétiens et musulmans les uns contre les autres

Source : Zone Militaire

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samedi 23 décembre 2017

Niger : Une vingtaine de Jihadistes mis hors de combat par les Mirage français...

Le Niger doit faire face à plusieurs mouvements jihadistes. À l’ouest et au nord, il est en effet confronté au Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans, qui réunit Ansar Dine, les katibas Macina et al-Mourabitoune ainsi que des éléments d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). S’y ajoute également l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) dirigé par Adnane Abou Walid Al-Sahraoui.

Au sud-est, plus précisément vers le Lac Tchad, les autorités nigériennes doivent prendre en compte la menace de Boko Haram, qui, lié à l’État islamique, a, ces dernières années, a multiplié les incursions dans les régions de Diffa et de Bosso depuis le nord du Nigéria, d’où il est originaire.

Grâce aux actions menées par la Force multinationale mixte (FMM), dont les éléments sont fournis par les pays de la Commission du Bassin du lac Tchad (Tchad, Nigéria, Cameroun, Niger) ainsi que par le Bénin, Boko Haram, par ailleurs miné par des dissensions internes, a perdu beaucoup de terrain. Au point que, en septembre 2016, le général Patrick Brethous, qui venait de quitter le commandement de la force Barkhane, estimait que la menace du groupe jihadiste nigérian avait été « endiguée ».

Seulement, Boko Haram a su garder une certaine capacité de nuisance, en continuant de perpétrer des attaques-suicide au Nigéria, au Niger et au Cameroun. En outre, il semblerait qu’il ait établi des liens, logistiques, voire opérationnels, avec l’EIGS d’al-Sahraoui. Ce qui ne serait guère surprenant étant donné que les deux organisations ont fait allégeance à l’État islamique.

Ainsi, selon les services de sécurité nigériens, des éléments de Boko Haram auraient pris part à l’embuscade de Tongo Tongo qui, en octobre dernier, coûta la vie à quatre militaires américains. Selon une source nigérienne, citée par le quotidien Le Monde, au moins 50 jihadistes nigérians se seraient infiltrés au Mali depuis l’est du Niger.

En attendant la confirmation de cette éventuelle collusion avec l’EIGS, Boko Haram reste actif dans ses secteurs « traditionnels ». En effet, selon un compte-rendu de l’État-major des armées, à Paris, des hommes armés, « probablement affiliés à Boko Haram » ont attaqué un détachement de l’armée nigérienne dans la région de Bosso, le 6 décembre dernier.

Une demande d’appui aérien a alors été adressée à la Force Barkhane, laquelle a envoyé sur place une patrouille de trois « chasseurs », des Mirage 2000 en l’occurrence.

« L’intervention a donné lieu à deux frappes et un Show of Force qui ont permis aux forces partenaires de se désengager et de mettre hors de combat une vingtaine de terroristes », a expliqué l’EMA.

Ce n’est pas la première fois que des avions de combat français interviennent à la demande des forces nigériennes. Ce fut en effet le cas en novembre 2016, pour mettre en échec une attaque menée par de « nombreux assaillants » contre le poste de la Garde nationale de Bani Bangou, à 40 km de la frontière avec le Mali. Deux passes de « show of force » suffirent à mettre en fuite ces terroristes.

La force Barkhane apporte un appui aérien aux forces nigériennes contre Boko Haram depuis 2016, le ministre de la Défense, qui était, à l’époque, Jean-Yves Le Drian, ayant répondu favorablement à une demande faite par Mahamadou Issoufou, le président nigérien. Jusqu’alors, le soutien français contre le groupe jihadiste nigérian se limitait à du renseignement et à une cellule de coordination.

Source : Zone Militaire - Photo: Armée de l'Air

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jeudi 21 décembre 2017

Chammal : Les opérations aériennes françaises vont se poursuivre contre Daesh...

Les opérations aériennes françaises devraient continuer au Levant, même après la fin du « califat » de l’EI

Entre les missions ponctuelles de police du ciel menées au profit des États baltes, les opérations Barkhane (Sahel) et Chammal (Levant), les vols de reconnaissance régulièrement effectués en Libye et la protection de l’espace aérien français (sans oublier les missions quotidiennes de service public), l’armée de l’Air est très sollicitée, au point que cela provoque une accumulation de « déséquilibres organiques ». Et le « risque d’un effondrement est réel », selon son chef d’état-major (CEMAA), le général André Lanata.

D’autant plus que désormais, des opérations comme Chammal et Barkhane s’inscrivent dans le temps long. Et se pose donc la question de la «capacité à durer», c’est à dire à tenir la distance. C’est la raison pour laquelle le général Lanata plaide pour maintenir le nombre d’avions de combat en ligne à 215, alors qu’il était jusqu’à présent prévu de n’en compter que 185 en 2021, après le retrait en service des Mirage 2000N et des Mirage 2000C.

Pour redonner du potentiel (le CEMAA parle de « réparer le présent »), il faudrait moins d’engagements. Et au vu de la situation actuelle, on ne tend pas vers cela… Pourtant, il pourrait être envisagé de réduire l’effort en Syrie et en Irak, étant donné que le califat proclamé par l’État islamique (EI ou Daesh), vit certainement ses dernières semaines, surtout après la défaite des jihadistes à Deir ez-Zor (ville reprise par les forces syriennes, aidées par la Russie) et al-Qaim (désormais sous contrôle des troupes irakiennes, appuyées par la coalition dirigée par les États-Unis).

Ainsi, la semaine passée, l’aviation française n’a effectué qu’une seule frappe en Irak, pour 39 sorties, essentiellement dédiées au renseignement et à la reconnaissance.

Mais tel n’est pas l’avis du général Lanata. « Il est difficile à ce stade de prédire avec certitude l’évolution de cette campagne dans les mois à venir. Après Raqqa, les opérations vont se poursuivre pour éliminer Daesh dans la basse vallée de l’Euphrate. La phase de stabilisation qui devrait suivre la chute du califat, sera certainement longue et exigeante en termes de moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) et d’appui aérien, bien que probablement moins cinétique que ce que nous avons vécu jusqu’à maintenant », a-t-il expliqué aux députés de la commission de la Défense.

Et le CEMAA d’ajouter : « C’est du moins l’expérience que nous avons faite sur les théâtres d’opérations précédents en Afghanistan comme au Mali. Il s’agit d’une phase essentielle aux opérations militaires car elle conditionne souvent la reprise du processus politique et diplomatique. Il ne faut donc en sous-estimer ni l’importance, ni la complexité. »

Par ailleurs, le général Lanata est revenu sur l’environnement complexe dans lequel doivent évoluer les aviateurs (mais aussi les marins de la chasse embarquée).

« L’imbrication des forces au sol est de plus en plus marquée, au fur et à mesure que l’étau se resserre sur Daech en Syrie. Il en est de même dans les airs. Les avions de la coalition évoluent désormais quotidiennement dans un mouchoir de poche à proximité des Sukhoï russes et des Mig syriens, tout cela au cœur des systèmes de défense sol-air des forces armées russes et syriennes », a expliqué le CEMAA. Aussi, selon lui, «ceci illustre la complexité de la situation.»

Le général Lanata fait le constat que les forces aériennes ont produit des effets militaires décisifs contre Daesh. Seulement, a-t-il ajouté, il en «résulte mécaniquement que les espaces aériens dans lesquels nous opérons sont de plus en plus contestés : moyens de défense sol-air et chasseurs de dernière génération sont au cœur de l’engagement des forces de part et d’autre.» Et c’est une «réalité avec laquelle nous allons devoir compter sur nos théâtres d’opérations», a-t-il estimé.

Enfin, le CEMAA a aussi fait le constat que « l’enjeu du contrôle du terrain est lié en réalité à celui du contrôle de l’espace aérien face à des rivaux disposant de capacités symétriques aux nôtres ». Et les rivaux dont il est question sont les forces aériennes russes et syriennes pour le cas du Levant. « Dans un conflit de type symétrique, soit vous disposez des instruments de suprématie aérienne et vous avez une chance de l’emporter, soit vous ne les avez pas et vous êtes certain de perdre! Ceci est démontré historiquement », a-t-il fait remarquer aux députés.

Cela oblige donc les personnels de l’armée de l’Air, dont évidemment les équipages, à rester « au meilleur niveau, tant en termes d’équipements que de préparation opérationnelle, pour maîtriser des situations potentiellement conflictuelles et continuer de faire peser notre volonté par la voie des airs, sans tomber dans les pièges que ce type de situation pourrait engendrer du fait de la contraction des espaces de manœuvre », a fait valoir le général Lanata.      

Source : Zone Militaire

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samedi 16 décembre 2017

OPEX : Accélération du déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel

La Force conjointe du G5 Sahel va accentuer ses efforts mais les doutes sur ses capacités subsistent ...

Ce 13 décembre 2017, à l’initiative du président Macron, une réunion a été organisée à la Celle-Saint-Cloud, près de Paris, pour voir comment il serait possible d’accélérer le déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel, destinée à traquer les groupes jihadistes dans la bande sahélo-saharienne (BSS) avec 5.000 soldats fournis par le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie.

« Il nous faut gagner la guerre contre le terrorisme dans la zone sahélo-saharienne. Or elle bat son plein. Il y a des attaques chaque jour, il y a des États qui sont aujourd’hui menacés (…) Nous devons intensifier l’effort », a affirmé le président français à l’issue de cette réunion, à laquelle l’Algérie n’a pas participé, alors que ce pays a été impliqué dans les négociations en vue d’un règlement politique entre les rebelles touareg et les autorités maliennes, en 2015.

Selon M. Macron, les pays du G5 Sahel ont convenu de « renforcer leurs efforts en priorité sur la zone centre (Mali, Burkina et Niger), avec un effort accru tant quantitatif que qualitatif. » Et de préciser que « cet effort consistera en une augmentation des effectifs engagés, une renforcement des postes de commandement, une planification accélérée des opérations avec des objectifs au premier semestre 2018. »

Source : Zone Militaire

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vendredi 24 novembre 2017

Egypte : Attentat terroriste dans une mosquée Soufi du nord Sinaï. Plus de 235 morts !

L’attaque s’est produite dans le village de Bir al-Abed, à 40 km d’Al Arich, capitale de la province du Nord-Sinaï. Les assaillants ont déclenché une explosion avant d’ouvrir le feu sur les fidèles.

L’attaque a eu lieu pendant la prière du vendredi dans la mosquée Al-Rawdah, dans la ville de Bir Al-Abed, à 40 kilomètres d’Al-Arich, la capitale de la province du Nord-Sinaï. Selon des témoins cités par l'Agence France-Presse, les assaillants ont encerclé la mosquée avec des véhicules tout-terrain et ils ont ensuite posé une bombe à l'extérieur du bâtiment. Après qu'elle a explosé, les hommes armés ont fauché les fidèles paniqués qui tentaient de fuir et mis le feu aux véhicules de ces derniers afin de bloquer les routes menant à la mosquée.

Une mosquée fréquentée par des adeptes du soufisme
 
La mosquée Al-Rawdah, qui a été visée par une attaque vendredi faisant au moins 235 morts dans le Nord-Sinaï en Egypte, était notamment fréquentée par des adeptes du soufisme, un courant mystique de l'islam que l'organisation Etat islamique (EI) considère comme hérétique. Voici le décryptage du journaliste du Monde, Madjid Zerrouky, spécialiste de l'EI.
 
"En décembre, l'émir de la Hisba, "police islamique" de l'EI dans le Sinaï, (l'une des plus hautes fonctions dans l'organisation djihadiste) menaçait les soufis dans l'hebdomadaire du groupe, Al-Naba  : "Nous disons à toutes les [confréries], cheikhs et partisans soufis à l'intérieur et à l'extérieur du Sinaï que nous ne permettrons pas la présence d'ordres soufis au Sinaï ou en Egypte". A l'appui de ces menaces, la décapitation de deux personnes pour appartenance au soufisme, dont le cheikh Soleiman Abou Heraz une figure soufie pour avoir « professé la connaissance de l’occulte ».
 
Dans le numéro 5 du mensuel du groupe, Rumiyah : l'émir est interrogé le long de 7 pages qui sont presque intégralement consacrées aux soufis : "Notre objectif principal est de mener une guerre contre les manifestations de l’idolâtrie, y compris le soufisme, la sorcellerie, la prédiction et le culte des tombes." Il citait nommément la confrérie Al-Rawdah - du nom de la mosquée ciblée. "Dans le Sinai, il y a celle d'Al-Rawdah, à laquelle beaucoup d'autres sont affiliées". 

Les soufis sont considérés par les djihadistes comme des hérétiques, des idolâtres et polythéistes à cause de leurs hommages aux saints : leurs tombeaux deviennent des lieux de pèlerinage. Du Mali à l'Afghanistan, en passant par Mossoul, Rakka, ils ont dynamité des dizaines de mausolées soufis."

Source : Le Monde Afrique.fr

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mardi 14 novembre 2017

Barkhane : Quinze jihadistes mis hors de combat par les militaires français dans le nord du Mali

« Aucun n’a pu s’échapper », a dit le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées, à propos des membres d’un groupe jihadiste récemment repérés dans le secteur d’Abeïbara, au nord du Mali. C’est ainsi que l’officier a donné le bilan d’une opération dite « d’opportunité », conduite par la force Barkhane, au cours de la nuit du 23 au 24 octobre 2017, à 100 km au nord-est de Kidal, près de la frontière avec l’Algérie.

« La découverte d’une katiba terroriste dans la région d’Abeïbara a entraîné le déclenchement d’une action combinée entre les forces spéciales françaises et des soldats de l’opération Barkhane », a en effet raconté le colonel Steiger.

Ce renseignement confirmé, une opération a rapidement été décidée. Cette dernière a commencé par une frappe aérienne, effectuée par des Mirage 2000. Puis des hélicoptères d’attaque Tigre sont intervenus pour accompagner les forces terrestres envoyées sur les lieux.

Au total, 15 jihadistes ont été « mis hors de combat », ce qui veut dire qu’ils ont été soit tués, blessés ou capturés. L’opération a également permis de récupérer et de détruire des armes et des munitions, dont des fusils d’assaut, des grenades et de nombreux chargeurs.

Source : Zone Militaire

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mercredi 1 novembre 2017

Etats-Unis : Attaque terroriste à la camionnette, huit morts à New York !

" Un acte terroriste au nom de l'organisation Etat islamique "

Le chauffeur a fauché des cyclistes mardi dans le sud de l'île de Manhattan, faisant huit morts et au moins 11 blessés dans un acte qualifié de terroriste par les autorités.

Après l'attaque de Manhattan, Trump ordonne le renforcement du contrôle des étrangers

C'est la première fois depuis le 11 septembre 2001 qu'un attentat fait des morts à New York. Un homme, au volant de son véhicule, a fauché des cyclistes dans le sud de l'île de Manhattan, mardi 31 octobre. Le dernier bilan fait état de huit morts et d'une douzaine de blessés. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait de cette attaque qualifiée "d'acte de terrorisme" par le maire de New York, Bill de Blasio.

Que s'est-il passé ?

Les faits se sont déroulés vers 15h15 (20h15 à Paris) sur la grande artère de West Houston Street, où se pressaient beaucoup de passants en cette journée ensoleillée et où beaucoup s'apprêtaient à fêter Halloween. La camionnette, qui avait été louée auprès du loueur Home Depot, a d'abord emprunté la piste cyclable sur près d'un kilomètre, renversant plusieurs cyclistes, avant d'entrer dans un bus de ramassage scolaire et d'être obligée de s'arrêter, a expliqué le chef de la police, James O'Neill.

Le chauffeur est alors sorti de son véhicule de location, armé d'un fusil à air comprimé et d'un fusil de paint-ball. C'est à ce moment-là que les policiers lui ont tiré dessus et l'ont appréhendé. L'homme a été touché à l'abdomen et a dû être hospitalisé, sans qu'on sache la gravité de son état.

Qui sont les victimes ?

Au total, huit passants ont été tués par le conducteur du véhicule, et selon les pompiers, 11 personnes ont été blessées et hospitalisées, dans un état "grave" mais sans que le pronostic vital soit engagé. Cinq touristes argentins et une femme  belge ont été tués. Les Argentins, originaires de Rosario, "fêtaient le 30e anniversaire de la fin de leurs études", selon un communiqué officiel venant de Buenos Aires. Un sixième Argentin, membre de ce groupe, figure parmi les blessés. La femme belge tuée, originaire de Roulers, visitait New York en compagnie de sa sœur et de sa mère.

Comme le véhicule a emprunté une piste cyclable, il semble que bon nombre des victimes circulaient à vélo. De nombreuses photos et vidéos montrent des cadres de vélos tordus et écrasés. 

Que sait-on de l'auteur de cette attaque ?

Il s'agit d'un homme de 29 ans, dont l'identité n'a pas été révélée. La police l'a blessé par balle, au niveau de l'estomac, avant de l'interpeller. Selon plusieurs médias, dont le New York Post et le Daily News, l'homme aurait crié "Allah Akbar" en sortant de la camionnette. La chaîne NBC s'est procuré une vidéo filmée par un témoin, dans laquelle on aperçoit un homme tenant à la main ce qui semble être une arme.

"Sur la base des informations immédiatement disponibles, c'était un acte de terrorisme", a déclaré le maire démocrate Bill de Blasio. Une attaque qui ressemble à celles de Nice et de Barcelone.

Selon la chaîne de télévision CNN et le quotidien New York Times, les enquêteurs ont découvert une note laissée par le suspect dans laquelle il dit avoir agi au nom de l'organisation Etat islamique (EI).

Comment réagissent les autorités ?

La sécurité va être renforcée dans les villes durant les prochaines heures, ont annoncé le maire de la ville, le gouverneur et chef de la police de New York lors de leur conférence de presse. Mais pas question d'annuler le défilé d'Halloween dont l'arrivée est prévue à moins deux kilomètres du lieu de l'attaque. Le correspondant à New York de BFMTV précise sur Twitter que la sécurité autour du marathon de New York, qui aura lieu le 5 novembre, sera également renforcée.

Source : FranceTVinfo.fr

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mardi 31 octobre 2017

Législation : Fin de l'état d'urgence, remplacé par la loi antiterroriste...

Deux ans après son instauration, l'état d'urgence prendra fin mercredi 1er novembre 2017 pour être remplacé par une loi antiterroriste qui doit assurer "pleinement la sécurité" des Français selon Emmanuel Macron.

Pour marquer solennellement cette étape, le chef de l'Etat a signé en direct lundi, devant les caméras, cette loi qui pérennise plusieurs mesures de l'état d'urgence instauré au soir des attentats du 13 novembre 2015 (130 morts).  

C'est mercredi à minuit que l'état d'urgence laissera place à la loi, comme l'avait promis Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. 

"Cette loi nous permettra de sortir de l'état d'urgence à compter du 1er novembre tout en assurant pleinement la sécurité de nos concitoyens", a déclaré le président au cours d'une courte allocution, entouré du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et du porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.  

"Elle sera évaluée d'ici deux ans" et ce qui devra être modifié "le sera", a-t-il promis. 

Votée le 18 octobre 2017 à une large majorité, cette loi renforce les pouvoirs de l'exécutif pour assigner quelqu'un (non plus à résidence, mais dans un périmètre au minimum égal à la commune) et réaliser des perquisitions à domicile. Il peut aussi fermer un lieu de culte où se diffuseraient des idées incitant au terrorisme ou effectuer des contrôles d'identité près des frontières et des gares ou aéroports. Le tout sans feu vert judiciaire, perquisitions exceptées. 

La France aura connu 23 mois d'état d'urgence ininterrompu, soit un record pour ce régime d'exception créé en 1955, durant la guerre d'Algérie. Depuis ont eu lieu plusieurs attentats, dont celui de Nice qui a fait 86 morts. 

L'état d'urgence a en revanche permis de "saisir 625 armes dont 78 armes de guerre et de déjouer des attaques importantes dont l'une contre un meeting pendant la campagne présidentielle", a souligné Gérard Collomb. Depuis deux ans, plus de 4.300 perquisitions ont été menées et 600 assignations prononcées, selon le ministère de l'Intérieur.  

Le ministère étudiera cas par cas la situation des 41 personnes actuellement assignées et des 11 lieux de cultes fermés, afin de décider de leur sort sous le nouveau régime. Certaines des personnes assignées pourront avoir l'option d'un bracelet électronique pour se déplacer dans une zone plus large. 

La loi "fait très largement consensus" dans l'opinion et dans les groupes politiques, a fait valoir M. Collomb devant la presse, rappelant qu'elle avait été votée à l'Assemblée par 415 voix sur 577. Emmanuel Macron a estimé qu'elle avait fait l'objet de débats "riches et nourris" au Parlement. 

Des députés LR avaient dénoncé "une loi de désarmement" et demandé une prolongation de l'état d'urgence un an supplémentaire, quand la présidente du FN Marine Le Pen avait dénoncé un "sous-état d'urgence" ne s'attaquant pas "à l'idéologie islamiste". 

Le texte a suscité relativement peu de controverse dans l'opinion, qui reste traumatisée par les attentats jihadistes ayant fait 241 morts depuis 2015. Elle a été en revanche dénoncée comme "liberticide" par ses opposants notamment d'extrême gauche, et critiquée par des experts de l'ONU. 

Mais, pour Gérard Collomb, le texte offre un "juste équilibre entre sécurité et liberté" et "une réponse durable à une menace devenue durable". 

L'ancien ministre socialiste de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, soucieux des libertés publiques du fait de la succession de cinq textes sécuritaires depuis 2015, s'est montré critique dans un tweet: "l'histoire retiendra qu'une loi modifiant le code de procédure pénale fut signée par le Chef de l'Etat en présence que de ..." 

Les Français sont plus de la moitié (57%) à soutenir le texte, même si 62% d'entre eux estiment aussi qu'il aura "tendance à détériorer leurs libertés", selon un récent sondage Fiducial/Odoxa. 

Emmanuel Macron avait précisé début octobre qu'il ne comptait pas la déférer devant le Conseil constitutionnel, comme l'avait suggéré l'ex-Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve en raison de craintes d'atteintes aux libertés. 

M. Macron doit prononcer mardi devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) à Strasbourg un discours où il défendra cette loi. 

Source: AFP

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vendredi 6 octobre 2017

Sahel : Mort de soldats américains au cours d'une opération anti-terroriste au Niger...

La morts de ces soldats révèle la présence de forces spéciales américaines dans la région

La mort de trois soldats américains dans une embuscade au Niger a révélé au grand jour à quel point les forces américaines sont impliquées dans la lutte contre les jihadistes dans la région.

Le commandement militaire américain pour l'Afrique a confirmé jeudi matin que trois de ses hommes avaient été tués "au cours d'une opération anti-terroriste menée conjointement avec les forces nigériennes à quelque 200 kilomètres au nord de la capitale Niamey dans le sud-ouest du Niger".

Ce sont les premiers morts américains au combat dans le cadre de la mission de lutte contre les groupes jihadistes dans cette région. Un militaire américain était mort dans un accident de voiture au Niger en février.

Un quatrième militaire "d'une nation partenaire" a également été tué au cours de cette opération, mais Africom ne précise pas la nationalité du tué: Nigérien ou d'une autre nationalité.

Deux soldats américains ont aussi été blessés et ont été transportés vers l'hôpital militaire américain de Landstuhl en Allemagne, où leur état de santé "est stable".

L'embuscade, a assuré à l'AFP une source sécuritaire régionale, est l'oeuvre "d'hommes lourdement armés venus du Mali" et "a visé une patrouille de soldats nigériens et américains, certainement des instructeurs".
Nombreuses victimes

Selon les médias, les soldats américains sont tous des membres des bérets verts, les forces spéciales de l'armée de Terre qui sont spécialement entraînées pour former et conseiller des troupes régulières étrangères ou des guérillas.

D'après Radio France Internationale (RFI), les soldats américains et nigériens sont tombés dans un guet-apens après s'être lancés à la poursuite d'assaillants qui venaient d'attaquer le village de Tongo Tongo, dans la région Nord-Tillabéri.

Le lourd bilan témoigne de la violence de l'accrochage. L'opération était toujours en cours jeudi dans la journée, selon le porte-parole de l'état-major français, le colonel Patrick Steiger, sans plus de précisions.

Il a aussi indiqué que lors de l'embuscade, une patrouille de Mirage 2000 français a permis de faire une démonstration de force mais n'a pas pu apporter d'appui direct au sol - tir ou bombardement - en raison de "l'imbrication (de forces) au sol".

L'armée française a aussi mobilisé deux modules d'évacuation médicale composés d'hélicoptères qui ont permis d'extraire des blessés en direction de Niamey.

A Niamey, le président nigérien Mahamadou Issoufou a affirmé que le Niger a été frappé par une attaque "terroriste" ayant fait un "nombre important de victimes".

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a affirmé devant le Conseil de sécurité à New York, que cette attaque soulignait l'urgente nécessité de mettre à pied d'oeuvre la nouvelle force internationale de lutte contre les jihadistes du Sahel, le G5 Sahel (Tchad, Niger, Mali, Burkina Faso et Mauritanie).
Base américaine

Les Américains sont très présents au Niger, notamment sur l'aéroport d'Agadez (nord) avec une base gérant des drones qui surveillent la zone sahélienne. Les militaires opérant sur cette base ne sortent toutefois qu'extrêmement rarement de cette position.

En plus de cette base, des forces spéciales américaines et des instructeurs sont présents dans le pays depuis les années 2000 pour former les militaires nigériens. Ces soldats effectuent des missions dans tout le pays et un journaliste de l'AFP a déjà rencontré des soldats américains à Niamey, mais aussi à Diffa (sud-est), une zone où sévit le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

En octobre 2015, le Niger et les Etats-Unis avaient notamment signé un accord militaire engageant les deux pays "à travailler ensemble sur la lutte contre le terrorisme". L'armée américaine doit aussi "former les militaires nigériens dans la lutte contre le terrorisme", selon cet accord.

"Il y a ponctuellement des missions de renseignement et de formation de soldats américains ou français un peu partout dans le pays", souligne une source militaire occidentale.

Mi-septembre, Niamey a prolongé l'état d'urgence en vigueur depuis mars dans la zone "devant la persistance de la menace" des "groupes terroristes", notamment venus du nord du Mali voisin. Mi-juin, l'armée nigérienne a monté une nouvelle opération militaire à partir de la région de Tillabéri pour mieux combattre les jihadistes.

Outre les Américains, la France, ancienne puissance coloniale et partenaire privilégié du Niger, compte une base sur l'aéroport de Niamey à partir duquel opèrent des avions de chasse Rafale et des drones. Dans le cadre de l'opération Barkhane, les forces spéciales françaises disposent aussi d'une base à Madama, dans le nord nigérien.

Source : LePoint.fr / Niamey (AFP) - © 2017 AFP

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lundi 2 octobre 2017

Terrorisme : Deux jeunes femmes tuées dimanche à l'arme blanche, gare Saint-Charles à Marseille !

Deux jeunes femmes ont été tuées dimanche à l'arme blanche devant la gare Saint-Charles par un homme qui a ensuite été abattu par des militaires.
L'État islamique a revendiqué l'attaque dans la soirée.

Deux femmes assassinées à l'arme blanche en pleine journée devant l'une des gares les plus fréquentées de France et un assaillant abattu par une patrouille de «Sentinelle» lors d'une fusillade qui a semé un vent de panique dans la foule. Jusque-là épargnée comme par miracle, Marseille vient à son tour de basculer dans la terreur.

Au lendemain des faits, le procureur de Paris, François Molins a décrit brièvement l'attitude du tueur. Ce dernier est arrivé à la gare Saint-Charles à 13h32. Il s'est alors dirigé vers le parvis avant de s'assoir sur un banc à 13h38. À 13h45, il s'est levé et a porté plusieurs coups de couteau à une première jeune femme au niveau des reins. Il se met ensuite à tourner en rond et revient frapper une seconde jeune femme, au niveau du cou.

Une passante, munie d'un porte-drapeau, tente d'intervenir et met à terre l'agresseur.

Alertés par les cris, des militaires qui patrouillaient non loin sont rapidement arrivés sur place. À la vue du soldat qui a fait un tir de sommation, l'agresseur, qui s'est relevé, a alors tenté de se ruer dans leur direction. Il a été abattu par deux tirs de riposte, en état de légitime défense et avec beaucoup de «sang-froid» selon le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Le tout a été filmé par les caméras de surveillance de la gare. Pendant touts ces méfaits, l'individu a crié «Allah Akbar», il était armé d'un couteau d'une vingtaine de centimètres ainsi que d'un plus petit couteau de cuisine en inox.

Sept identités différentes

Ses deux victimes sont deux cousines âgées de 20 ans. Une première, étudiante en médecine, venait passer le weekend chez la seconde, afin de fêter son anniversaire pendant le weekend.

L'agresseur était défavorablement connu des services de police. Il avait été arrêté à sept reprises depuis 2005 et avait donné sept fois des identités différentes. Il était inconnu des services antiterroristes. Sa dernière arrestation remonte à deux jours plus tôt, à Lyon, où il avait été mis en garde à vue pour un vol à l'étalage. Il a alors fourni un passeport tunisien aux forces de l'ordre, ce dernier indiquant qu'il s'appelait Ahmed H, et serait né le 9 novembre 1987. Il avait déclaré vivre à Lyon, en tant que sans domicile fixe, réalisant des missions de peintre de temps à autres. Des investigations sont «en cours pour s'assurer de l'authenticité» du passeport, qu'il n'avait pas sur lui au moment de l'attaque à Marseille.

Panique

Épouvanté par la violence de la scène et le claquement des balles, le public s'est mis à courir en tous sens. «J'ai entendu crier et une personne s'est effondrée», raconte Mélanie, une étudiante de 18 ans qui a décrit «un homme vêtu tout en noir.» «Tout le monde est sorti en hurlant. Et c'est là que j'ai entendu deux coups de feu», raconte au Figaro Lionel, un interne en médecine de 23 ans qui s'apprêtait à regagner Lyon avec le TGV de 14 h 14. «En moins de cinq minutes, des dizaines de policiers sont arrivées de tous les côtés», poursuit l'étudiant. Dans la panique, de nombreuses valises ont été abandonnées sur place, obligeant le service de sécurité à toutes les vérifier.

Juste après l'attaque, la confusion à propos d'un éventuel second assaillant a été entretenue par la présence d'un homme armé aperçu par des voyageurs. Vérifications faites, il s'agissait d'un des policiers en civil dont le ministre a salué la réactivité. «L'auteur est passé seul à l'action», confirme une source. Avant de procéder à de premières vérifications, les forces de l'ordre se sont assurées que l'agresseur n'était pas porteur d'une ceinture explosive. Son cadavre était dépourvu de tout papier permettant d'établir son identité. La comparaison de ses empreintes avec les fichiers de police a permis, selon une source proche de l'enquête, de le «rattacher à des faits de droit commun» sous différentes identités. L'individu était connu des services de police depuis 2005 pour des affaires de stupéfiants et d'infraction à la législation sur les étrangers, sur Lyon, Toulon ou encore Menton... Selon ses différents alias, il avait entre 30 et 35 ans. Il n'était en revanche pas connu pour des affaires liées au terrorisme ou pour radicalisation.

Les autorités prudentes sur les motivations de l'agresseur

Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique». La Sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a été saisie d'une enquête. En fin de journée dimanche, les enquêteurs affichaient une certaine prudence sur les motivations de l'assaillant dont le mode opératoire, rudimentaire, porte la marque d'un terrorisme islamiste de type low-cost. L'hypothèse du passage à l'acte d'un «frustré du djihad», aiguillonné par la propagande djihadiste et sévissant en France faute de partir dans les zones de combats, ne peut être exclue au premier stade des investigations. L'attaque a été revendiquée dans la soirée par l'État islamique, a annoncé Amak, l'organe de propagande du mouvement djihadiste.

Cependant, lundi, une source proche de l'enquête indiquait qu'aucun lien ne permettait à ce stade de relier l'assaillant à l'Etat islamique.

La dernière attaque meurtrière qui a endeuillé le pays remonte au 20 avril dernier, avec l'assassinat au nom de Daech du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Élysées par Karim Cheurfi, lui aussi repris de justice aussitôt abattu par la police. La tragédie de Marseille intervient alors que l'Assemblée doit voter ce mardi le projet de loi antiterroriste mettant fin à l'état d'urgence le 1er novembre prochain. Il survient aussi à la veille de l'ouverture sous haute sécurité du procès du frère de Mohamed Merah qui, au nom du djihad, avait assassiné en mars 2012, trois militaires, un enseignant et trois enfants d'une école juive avant d'être tué par la police.

Source : LeFigaro.fr

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mercredi 27 septembre 2017

Irak : L'EI a attaqué une base de la coalition anti-daesch au nord du pays

La semaine passée, l’on apprenait que le détachement des artilleurs français engagés dans l’opération Chammal (Task Force Wagram) avaient été redéployés du secteur de Tal Afar vers la base de Qayyarah (ou Q-West) et dans la région d’Erbil. Et cela, en vue des opérations à venir visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de Hawijah.

L’une de ces deux bases a-t-elle été attaquée par des jihadistes, le 17 septembre? Le porte-parole de la coalition anti-EI, le colonel Ryan Dillon, ne l’a pas précisé. Il a seulement indiqué qu’une base « située au nord de Hawijah » a été la cible de kamikazes (ou « Inghimasi ») envoyés par Daesh.

Cette attaque jihadiste n’a causé aucune perte parmi les forces internationales et irakienne, a assuré le colonel Dillon. En revanche, les trois assaillants ont été tués, dont un par la détonation prématurée de la veste d’explosifs qu’il portait. Allah est grand.

De son côté, via Amaq, son agence de propagande, l’EI a revendiqué cette attaque, menée par quatre de ses combattants contre une base « américaine » récemment établie près d’Erbil. Et il en a même diffusé une photographie aérienne, prise au moyen d’un drone. Sur ce cliché, l’on y distingue 3 obusiers (probablement de M777 américains) et l’on y devine également la présence d’au moins deux autres systèmes d’artillerie.

Source : Zone Militaire

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