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dimanche 1 janvier 2017

Istanbul attentat terroriste : Au moins 39 morts dont une française !

Daech revendique l'attentat

02/01/2017 - 15:08
L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué, l’attentat qui a fait 39 morts et 65 blessés dans une discothèque d’Istanbul lors du réveillon de la Saint-Sylvestre. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le groupe djihadiste indique qu’« un des soldats du califat » a mené l’attaque contre l’établissement Reina.

Arrestation de 8 suspects... Mais le terroriste est toujours en fuite.

Une grande chasse à l’homme a été lancée dans le pays pour rattraper le suspect principal, qui aurait fui en changeant de vêtements après son attaque et laissé son arme sur les lieux
du massacre.


Istanbul : Attentat terroriste du Nouvel An !

01/02/2017 - 11:37

Un homme armé déguisé en père Noël qui a mitraillé la foule célébrant le Nouvel An dans une boîte de nuit huppée d'Istanbul. Le terroriste est toujours en fuite.

Au moins 39 personnes, dont une Française, ont été tuées et 65 autres blessées, dont trois Français, dans une attaque contre une célèbre discothèque d’Istanbul où plusieurs centaines de personnes fêtaient le réveillon du Nouvel an, dans la nuit de samedi à dimanche. L'assaillant est en fuite et l'attentat n'a pour l'instant pas été revendiqué.

L’attaque

À 01h15 dimanche (22h15 GMT samedi), un assaillant armé d’un fusil d’assaut surgit devant la boîte de nuit Reina, au cœur d’Istanbul, et ouvre le feu sur les personnes qui se trouvent à l’entrée, selon le gouverneur d’Istanbul Vasip Sahin. Un policier et un civil sont tués.

Après avoir pénétré dans la discothèque, l’assaillant tire au hasard sur la foule (environ 600 personnes étaient présentes), semant la panique et la mort. Selon la chaîne d’information NTV, plusieurs personnes ont plongé dans le Bosphore pour échapper aux coups de feu. Selon le dernier bilan provisoire des autorités, 39 personnes, dont au moins 15 étrangers, ont été tuées et 65 blessées.

«D’une façon sauvage et impitoyable, il a mitraillé des personnes qui étaient simplement venues célébrer le Nouvel An», a déclaré M. Sahin.

Des témoins ont raconté s'être cachés sous les tables pendant que l'assaillant tirait au hasard dans l'établissement avec un fusil automatique.

« Au début, on a pensé que des hommes se battaient entre eux », a raconté une Libanaise disant s'appeler Hadil qui se trouvait dans la boîte de nuit avec son mari et un ami. « Et puis on a entendu le bruit d'une arme à feu et on a plongé sous les tables. »

« On a entendu le type crier « Allahou Akbar » (« Dieu est le plus grand »), on a tous les trois entendu ça », a-t-elle déclaré. « On est sortis par la cuisine , il y a avait du sang partout, et des corps. »
L’assaillant

Les autorités turques ont lancé une chasse à l’homme pour capturer l’assaillant qui est parvenu à s’enfuir en «profitant de l’anarchie» semée dans la discothèque, selon le Premier ministre Binali Yildirim.
Ce dernier a qualifié d'«infondées» les informations de presse selon lesquelles l’assaillant était déguisé en père Noël, ajoutant que l’agresseur avait laissé son arme sur les lieux.
Des témoins cités par l’agence de presse Dogan ont rapporté l’avoir entendu s’exprimer en arabe, d’autres encore que l’assaillant n’était pas seul, mais cela n’a pas été confirmé par les autorités.


Le lieu

Le Reina est une emblématique discothèque d’Istanbul, située à Ortaköy, un quartier du district de Besiktas, sur la rive européenne de la ville.
Selon Dogan, elle accueillait au moins 700 personnes venues célébrer le passage à la nouvelle année.

Cette discothèque huppée où les entrées sont filtrées, est située à quelques centaines de mètres de l’endroit où avaient eu lieu les célébrations officielles du Nouvel An, au bord du Bosphore.


Le contexte

L’attaque n’a pas encore été revendiquée, mais la Turquie a été la cible de nombreux attentats attribués à l’EI ou liés à la rébellion séparatiste du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui ont notamment frappé Istanbul et Ankara.

Pourtant, après une année 2016 sanglante, les autorités turques étaient sur leurs gardes en ce jour de réveillon et 17000 policiers avaient été déployés en ville.

Membre de la coalition internationale qui combat l’EI (Daech) en Syrie et en Irak, la Turquie a déclenché en août une offensive dans le nord de la Syrie pour repousser les jihadistes vers le Sud, mais aussi les milices kurdes syriennes. Des rebelles syriens soutenus par l’armée turque assiègent depuis plusieurs semaines la ville d’Al-Bab, un fief de l’EI dans le nord de la Syrie.

En réaction à ces opérations militaires, l’EI a à plusieurs reprises menacé d’attentats la Turquie, devenue une des principales cibles des jihadistes.


Les réactions

L’attaque a suscité une vague de réactions indignées dans le monde.

D'Hawaï, où il est en vacances, le président américain Barack Obama a adressé ses condoléances à la Turquie et donné instruction à son administration de proposer à Ankara l'aide des Etats-Unis.

La Maison Blanche a par ailleurs condamné une «horrible» attaque. «De telles atrocités perpétrées sur des innocents venus pour la plupart célébrer le Nouvel An soulignent la sauvagerie des assaillants», a déclaré Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

«Il est difficile d’imaginer crime plus cynique que de tuer des civils pendant la célébration du Nouvel An. Nous avons tous le devoir de combattre avec détermination les agressions terroristes», a affirmé de son côté le président russe Vladimir Poutine dans un message de condoléances à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

«C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la nouvelle», a déclaré Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, dimanche. «Il est de notre responsabilité commune de lutter contre le terrorisme», a-t-il ajouté, assurant la Turquie «du soutien de l’Union européenne dans cette épreuve».

«Malheureusement, la violence a encore frappé dans cette nuit de vœux et d’espoir», a déploré pour sa part le pape François, devant quelque 50000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre, à l’occasion de ses vœux pour la nouvelle année.

«Triste, j’exprime ma proximité avec le peuple turc», a assuré le pape argentin, ajoutant qu’il priait pour «les nombreux victimes et blessés».

En France, où l'attaque d'Istanbul réveille le souvenir du 13 novembre 2015 au Bataclan et aux terrasses de bars de Paris, François Hollande a dénoncé « avec force et indignation l'acte terroriste » et exprimé sa solidarité avec la Turquie.

Source : Ouest-france.fr

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mardi 27 décembre 2016

Irak : Chammal - Les artilleurs français et leurs CAESAR en soutien des forces irakiennes

Les artilleurs français de la Task Force Wagram, déployés avec 4 CAESAR (Camions équipés d’un système d’artillerie), sur la base de Qayyarah-West (Q-West) depuis le 20 septembre 2016, ont vu leur activité augmenter significativement au moment du lancement de l’opération visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de Mossoul, avec, en moyenne, une trentaine de missions par semaine.

Puis, passé cette première phase, les CAESAR français ont été nettement sollicités. « Le ralentissement de l’activité cinétique de la coalition [...] est avéré en raison de la physionomie des opérations dans les abords de la ville. Cette semaine, la TF Wagram a réalisé un tir d’illumination au profit des forces irakiennes », pouvait-on lire dans le compte-rendu hebdomadaire des opérations diffusé le 17 novembre par l’État-major des armées.

Mais ce répit, si l’on peut dire, a été de courte durée puisque, depuis le début du mois décembre, la TF Wagram a intensifié son action, avec sept fois plus de tirs par rapport à la fin novembre (6 d’interdiction et 20 d’illumination). Les CAESAR français n’ont pas appuyé les forces irakiennes aux abords de Mossoul (soit au nord de leur position) mais dans les environs de la localité de Sharqat, située à une quarantaine de kilomètres au sud de Q-West et reprise en partie à l’EI le 22 septembre dernier.

Signe que les combats restent importants dans cette région : la TF Wagram y a de nouveau appuyé, entre le 7 et le 14 décembre, les forces irakiennes – en l’occurrence la 60e brigade – avec pas moins de 35 tirs, dont 9 d’interdiction et 26 d’éclairement.

« La 60e brigade irakienne, appuyée par la TF Wagram, continue d’avancer vers le Sud dans des opérations de sécurisation des villages en bordure du Tigre, une quinzaine de kilomètres au nord de Sharqat », note l’EMA.

Au total, les CAESAR ont tiré à plus de 200 reprises depuis la fin septembre et 35% de ces missions ont donc été effectuées au cours des deux dernière semaines dans le secteur de Sharqat, où, récemment, un général et un colonel irakiens ont été tués lors d’un accrochage avec les jihadistes.

Source : Zone Militaire

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jeudi 22 décembre 2016

Syrie : Trois jihadistes, dont deux impliqués dans les attentats de Paris, éliminés par une frappe aérienne

L’étau se resserre sur ceux qui, de près ou de loin, ont été impliqués dans les attentats de Paris et de Saint-Denis, perpétrés le 13 novembre 2015.

Ainsi, après Abou Mohammed Al-Adnani, le chef des opérations extérieures de l’État islamique (EI ou Daesh) et Boubaker El Hakim, responsable d’une unité dont la seule vocation est de frapper la France, trois autres jihadistes ont été tués lors d’une frappe aérienne effectuée le 4 décembre dernier, à Raqqa (Syrie) par la coalition dirigée par les États-Unis.

Selon un communiqué du Pentagone, ces trois jihadistes étaient « directement impliqués dans des attentats extérieurs (à la Syrie) et dans le recrutement de combattants étrangers. » Et, assure la même source, deux d’entre-eux, à savoir Salah Gourmat, dont on avait perdu la trace depuis mars 2014, et Sammy Djedou, un ressortissant belge parti en Syrie en 2013, ont « aidé la préparation des attentats du 13 novembre 2015, à Paris. »

Ces deux membres de l’EI étaient proches d’Abou Mohammed Al-Adnani, tué par une frappe américaine en août dernier, précise encore le Pentagone.

Le troisième jihadiste « neutralisé », Walid Haman, originaire de Trappes (Yvelines) avait été condamné par contumace à 5 ans de prison à l’issue du procès de la cellule terroriste démantelée en janvier 2015 à Verviers (Belgique). À la même époque, il avait été arrêté en Grèce, puis relâché à cause d’une erreur d’identification. Depuis, il était introuvable.

Selon le Pentagone, ces trois hommes travaillaient ensemble « pour planifier des attentats en Occident ». Ils faisaient partie du réseau de Boubaker el-Hakim, également tué à Raqqa par une frappe de la coalition le 26 novembre

Source : Zone Militaire

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lundi 19 décembre 2016

Terrorisme : Attentat à Berlin, un camion fonce sur un marché de Noël. De nombreux tués et blessés !

21/12/2016 00:42

Daesh, l'Etat islamique, a revendiqué l'attentat par son agence de propagande Amaq

Le corps sans vie du chauffeur polonais, tué par balles, a été retrouvé dans le camion a indiqué Thomas de Maizière, le ministre allemand de l'Intérieur. L'arme qui a été utilisée n'a pas été retrouvée.
L'auteur des faits est donc toujours en fuite, certainement armé.

En Allemagne, l'attentat de Berlin relance le débat sur l'accueil des réfugiés.

20/06/2016 15:02

Le suspect interpellé ne serait pas le conducteur. Il s'agit d'un Pakistanais de 23 ans, arrivé en Allemagne fin 2015 en tant que demandeur d'asile. Il ne serait pas l'assaillant, comme il en a été suspecté lors de son interpellation peu après les faits.
Il nie toute implication. Ses alibis, selon Die Welt, auraient été jugés crédibles par les forces de l'ordre. Le terroriste supposé, toujours  «dangereux» se trouverait donc actuellement armée et «dans la nature», d'après la police.

20/06/2016  06:50

Berlin, en direct : le conducteur présumé du camion a été interpellé.
Un camion a foncé lundi soir sur un marché de Noël situé à Berlin. Selon la police allemande, au moins 12 personnes ont été tuées et une cinquantaine d’autres blessées.
Un passager retrouvé mort dans le camion pourrait être le routier de la société polonaise propriétaire du camion Scania.

" Ich bin ein berliner ! "  JFK-1963

Un camion a foncé sur un marché de Noël à Berlin,
la piste terroriste est évoquée !

Un camion noir de type Scania, avec des plaques d’immatriculation polonaises, a foncé sur un marché de Noël, installé sur la Breitscheidplatz, à Berlin, ce 19 décembre 2016. Selon les premiers éléments donnés par la police locale, il y aurait au moins 9 tués et une cinquantaine de blessés. Le conducteur qui a pris la fuite a été interpellé. Son passager est mort....

« J’ai entendu un grand bruit et je suis allé vers le marché de Noël où j’ai vu des scènes de chaos, de nombreuses personnes blessées », a raconté, à CNN, Jan Hollitzer, rédacteur en chef adjoint du Berliner Morgenpost, dont la page Facebook diffuse en direct des images de la Breitscheidplatz.

Ce drame rappelle l’attaque commise à Nice, le 14-Juillet 2016, par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel (86 tués) et revendiquée par l’État islamique (EI ou Daesh). Aussi, d’après le quotidien « Berliner Zeitung », la police évoque une piste terroriste.

D’autant plus que le site Iraqi News a rapporté, le 11 décembre, que les médias liés à la mouvance jihadiste ont diffusé des images montrant un discours d’un des dirigeants de l’EI incidant à commettre des attentats en Europe à l’occasion des fêtes de Noël.

En juillet, l’Allemagne a été la cible de deux attaques revendiquées par Daesh. L’une commise par un migrant afghan de 17 ans à bord d’un train régional assurant une liaison entre les villes de Treuchtlingen et Wurtzbourg [Bavière] et l’autre – un attentat-suicide – a visé le festival d’Ansbach. Plus récemment, un jeune germano-irakien d’une douzaine d’année a été arrêté alors qu’il tentait d’activer une bombe artisanale près d’un marché de Noël à Ludwigshafen.

Source : Zone Militaire

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Vu d'Allemagne -  #IchBinEinBerliner

Terrorisme : Attentat à Berlin !

L’Allemagne a été de nouveau la cible d’un attentat. Un camion a foncé dans une foule dans un marché de noël  à Berlin, la capitale. Le bilan : au moins neuf morts.

Lundi soir, un camion a foncé dans une foule dans un marché de noël à Berlin, la capitale de l’Allemagne. Au moins 50 personnes ont été blessées, dont plusieurs grièvement, neuf personnes ont perdu la vie, selon un porte-parole de la police.

L'attentat a eu lieu au marché de noël de la Breitscheidplatz, dans le centre de la partie ouest de Berlin. Selon la police, la situation est sous contrôle, plus de danger autour de la dite place.

Toujours selon la police, un suspect a été arrêté, un autre a éte retrouvé mort. Les dessous concrets de l'incident ne sont pas encore connus. Le procureur général de la République a été chargé de l'enquête. Même si le ministre de l'intérieur, Thomas de Maizière, a parlé d' "incident" seulement, pas d' "attentat".

Il a informé la chancelière Angela Merkel. Son porte-parole à elle a annoncé sur Twitter que la chancelière était en deuil. 

Le maire de Berlin, Michael Müller, s'est montré choqué : "C’est simplement terrible de voir cela." Il précisait que "nous avions toujours espéré ne jamais avoir une telle situation ici à Berlin."

Source : DW Deutsche Welle

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mardi 6 décembre 2016

Libye : L'Etat islamique vaincu à Syrte après 6 mois de combats

« Au combat, le premier mort, c’est le plan », rappelait récemment le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées. Et il est vrai que rien ne se passe jamais comme prévu quand on planifie une opération militaire.

Ainsi en a-t-il été de l’offensive lancée en mai 2016 pour chasser la branche libyenne de l’État islamique de la ville de Syrte. Au début, ce n’était l’affaire que de quelques semaines. Or, il aura finalement fallu 6 mois aux milices de Misrata, loyales au gouvernement d’union national (GNA) libyen, pour venir à bout des jihadistes.

En effet, Tripoli a annoncé, ce 5 décembre, la reprise totale de Syrte. « Nos forces ont constaté aujourd’hui un effondrement total des djihadistes, et des dizaines d’entre eux se sont déjà livrés à nos forces », a indiqué Reda Issa, un porte-parole des forces loyales au GNA.

La première phase de l’opération, qui a consisté à encercler Syrte, s’est déroulée sans trop de problèmes, ce premier objectif ayant été atteint en juin dernier. Ce qui n’a pas été le cas de la seconde, c’est à dire quand il a fallu aux forces libyennes engager le combat à l’intérieur de la ville, face un adversaire rompu aux tactiques de la guérilla urbaine.

En août, Tripoli a donc demandé un appui aérien aux États-Unis. Appui fourni par les AV-8 Harrier II et les hélicoptères d’attaque AH-1W SuperCobra de l’US Marine Corps (USMC), engagés depuis le navire d’assaut amphibie USS Wasp. Le Pentagone pensait alors que ce ne serait l’affaire que de quelques semaines, tout au plus. En fait, cette campagne aérienne aura duré plus de trois mois, avec près de 400 frappes à la clé.

Le 1er décembre, un porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, expliquait que les jihadistes encore présents à Syrte s’étaient retranchés dans « deux derniers pâtés de maison ». Ils « sont très peu nombreux mais ils sont tenaces et ils combattent jusqu’à la mort », avait-il souligné.

Finalement, les forces du GNA ont eu enfin raison de ce dernier carré. Mais leurs pertes sont lourdes : les combats auraient fait plus de 700 tués et 3.000 blessés dans leurs rangs. Aucun bilan, côté jihadiste, n’a été avancé. L’on sait seulement que les effectifs de l’EI à Syrte avaient été évalués à 3.000 combattants environ avant le début de l’offensive.

Alors que l’EI est sur la défensive à Mossoul (Irak) et à Raqqa (Syrie), la perte de Syrte est un sérieux revers pour l’organisation jihadiste. Pour autant, elle ne signifie pas la fin de sa présence en Libye.

En juillet, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’inquiétait justement d’une possible « dissémination de l’EI » en Afrique du Nord. « À l’avenir, l’impact des combattants de l’EI éparpillés sur des groupes armés dans le sud pourrait devenir une source d’inquiétude « , avait-il estimé.

Quoi qu’il en soit, ce dénouement à Syrte peut évidemment jouer en faveur du gouvernement libyen d’union nationale, qui peine à asseoir son autorité (et sa légitimité) dans le pays. 

Source : Zone Militaire

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mardi 22 novembre 2016

Terrorisme : Projet d’attentats simultanés « déjoué » en France - Arrestations à Strasbourg et Marseille

Terrorisme : Des réseaux structurés toujours dormants en France !

Le ministre de l’intérieur a annoncé une série d’arrestations à Strasbourg et Marseille d’individus qui projetaient des attentats d’une complexité comparable à ceux de novembre 2015.

Ce sont des projets d’attentat d’une ampleur et d’une complexité potentiellement comparables à ceux du 13 novembre 2015, à Paris, il y a un an, qui ont été stoppés par la vague d’interpellations menées à Strasbourg et à Marseille, dans la nuit du samedi 19 novembre au dimanche 20 novembre, a-t-on appris de sources proches de l’enquête lundi 21 novembre. Une série d’arrestations annoncées en personne par le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, et qui s’ajoute à la vingtaine d’attentats « déjoués » depuis le début de l’année 2016, selon la Place Beauvau.

Les attentats envisagés, soupçonnent les enquêteurs, étaient des attaques de type « simultanées », et elles visaient, selon nos informations, Paris et Marseille – mais pas Strasbourg. Sept personnes au total ont été interpellées dans le cadre de cette vaste opération conduite par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Parmi elles, aucune n’était fichée pour « radicalisation », mais trois avaient des casiers judiciaires pour des affaires de droit commun (deux à Strasbourg, une à Marseille), et deux sont des « returnees », soit des jeunes gens dont il a été établi qu’ils avaient effectué un séjour en Syrie. Mais ces derniers n’auraient pas été repérés dans leurs allers et retours par les services de renseignement.

La particularité de l’enquête tient à sa difficulté, sa durée et au recours assumé au service interministériel d’assistance technique (SIAT), qui gère les agents infiltrés. C’est notamment grâce à des agents en contact avec les individus qui étaient prêts à passer à l’acte que le projet d’attaques multiples a en partie pu être mis à mal, selon nos informations. Un « piège » leur a été tendu, en essayant de les attirer vers une fausse cache d’armes. Les quatre hommes interpellés à Strasbourg sont deux Français, un Franco-Tunisien et un Franco-Marocain. Les trois individus de Marseille sont un Afghan de 29 ans, un Marocain de 36 ans qui n’avait pas de lieu de résidence en France, et un troisième homme dont l’âge et la nationalité n’ont pas été dévoilés.

Parmi les interpellés de Strasbourg, il y avait un employé d’une école primaire de la ville. C’est chez lui qu’ont été retrouvés deux pistolets automatiques. Selon nos informations, sa date d’embauche remonterait à avant le début de l’enquête. Lors des perquisitions menées à Strasbourg, de la documentation très explicite, « prônant le martyr et l’appel à commettre des actes terroristes » a été retrouvée, a précisé une source proche de l’enquête.

Une partie du réseau découverte en juin

Deux enquêtes préliminaires distinctes ont en tout cas été ouvertes pour ces interpellations. Celle concernant Strasbourg a été ouverte le 14 novembre, celle pour Marseille, trois jours plus tard, le 17 novembre.

L’ensemble de ces arrestations est le fruit d’investigations qui ont démarré au mois de février et avaient conduit à une première série de cinq arrestations en juin, quelques jours après le début de l’Euro de football et au lendemain de l’assassinat d’un policier et de sa compagne à Magnanville (Yvelines). A l’époque, on avait seulement pu établir que les individus visés réalisaient de nombreux prêts à la consommation troubles et qu’ils étaient en lien avec un commanditaire installé en Syrie. Ces cinq hommes étaient originaires de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de Paris. Trois ont été relâchés sans poursuites, mais deux d’entre eux ont été mis en examen et placés en détention provisoire : un homme de 38 ans originaire de Moselle, et un autre de 40 ans, un Franco-Malien né à Paris. Des investigations sont encore en cours, mais cette première vague correspondrait au volet « financier » du projet d’attentat finalement « déjoué » ce week-end.

Les interpellations menées durant ce week-end de novembre concernaient, en revanche, selon les derniers développements de l’enquête, plutôt la partie « opérationnelle » et les hommes qui auraient pu passer à l’acte. Le démantèlement présumé, en juin, d’une partie du réseau n’avait pas entravé leur détermination. Tous sont actuellement en garde à vue dans les locaux de la DGSI à Nanterre (Hauts-de-Seine). Malgré l’essor d’un djihad « low cost », comme cela a été le cas, le 26 juillet, avec l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), ces arrestations montrent que des réseaux très structurés sont toujours dormants en France.

Source : LeMonde.fr

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samedi 19 novembre 2016

Justice : A Nice, une famille peut-elle prénommer son fils Mohamed Merah ?

Le parquet de Nice a engagé aujourd'hui une procédure pour modifier le prénom d'un petit garçon déclaré à l'état civil sous le nom de "Mohamed, Nizar Merah" évoquant celui du tueur djihadiste de Toulouse et Montauban en 2012.

"Il est évident, et c'est en tout cas le point de vue du parquet de Nice, que donner un prénom à un enfant qui a déjà le nom d'un terroriste très notoirement connu en France est quelque chose qui peut porter préjudice à l'enfant", a exposé lors d'un point de presse le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre. "Le parquet a donc saisi le juge aux affaires familiales comme le lui permet le code civil", a-t-il ajouté. La décision sera prise "dans les prochains jours" et "s'appliquera immédiatement quelle que soit ensuite la décision des parents". Ces derniers auront une possibilité de recours.

"C'est le tribunal qui va décider si oui ou non, il faut retirer le nom de Mohamed de l'état-civil pour cet enfant et si oui ou non, il est nécessaire de lui donner un autre prénom", a ajouté M. Prêtre, alerté le 14 novembre par la mairie de Nice. "C'est vraiment par rapport à l'intérêt pur de l'enfant, et non par rapport à un contexte, ou une religion ou un radicalisme violent supposé que les choses sont prises en compte", a-t-il déclaré, en réponse à la question d'une journaliste qui demandait si les parents avaient agi par "provocation, inconscience ou imbécilité".

"Bien sûr, il y aura une enquête sur le contexte familial car il y a là quelque chose d'alertant pour le parquet pour comprendre le contexte dans lequel cet enfant serait amené à grandir", a ajouté le procureur. Il n'a pas pu dire si ce bébé de 15 jours était un premier né ou issue d'une fratrie de plusieurs enfants, vivant à Nice ou ses environs.

En France, depuis 1993, les officiers d'état civil ne peuvent plus décider d'interdire un prénom. La municipalité a cependant estimé que le choix des parents "pouvait être contraire à l'intérêt de l'enfant" et l'a assimilé à une apologie du terrorisme. Elle a aussi choisi de rendre l'affaire publique: "C'est de la responsabilité propre de la mairie d'avoir communiqué sur ce dossier particulier, ce n'est pas de mon fait, ni semble-t-il du fait de la famille non plus", a souligné le procureur.

Mohamed Merah avait tué sept personnes en mars 2012: un militaire à Toulouse, puis deux parachutistes à Montauban, et trois enfants et un adulte dans une école juive toulousaine. Il a été tué le 22 mars par la police dans l'appartement toulousain où il s'était retranché. Ces crimes, en pleine campagne présidentielle, avaient plongé dans la stupeur le pays qui fait depuis face à une menace djihadiste sans précédent.

Source : LeFigaro.fr


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mardi 15 novembre 2016

Villejuif : Attentat déjoué, arrestation de quatre terroristes présumés arrêtés...

Terrorisme : Attentat déjoué à Villejuif quatre complices présumés de Sid Ahmed Ghlam arrêtés

Quatre complices présumés de Sid Ahmed Ghlam, cet étudiant algérien soupçonné d'avoir échoué à commettre un attentat contre une église de Villejuif (Val-de-Marne) en 2015, ont été interpellés ce mardi matin en région parisienne, a-t-on appris de sources proches de l'enquête, confirmant une information de LCI.

Des gardes-à-vue qui peuvent durer 96 heures

Ces quatre hommes, âgés de 30 à 39 ans, arrêtés par la DGSI et le RAID à Eragny et Osny (Val-d'Oise), Les Mureaux et Sartrouville (Yvelines), sont «soupçonnés d'avoir apporté à des degrés divers un soutien logistique» à Sid Ahmed Ghlam arrêté le 19 avril 2015, actuellement incarcéré à la prison de Beauvais. Même si l'attentat avait été déjoué, l'étudiant algérien avait toutefois fait une victime, une professeure de fitness, Aurélie Châtelain, retrouvée morte dans sa voiture. Sid Ahmed Ghlam clame aujourd'hui son innocence et accuse depuis peu Samy Amimour - l'un des kamikazes du Bataclan - d'être le meurtrier de la jeune femme. Pourtant des indices l'impliquent dans ce meurtre: l'ADN de la victime a été trouvé sur la parka qu'il portait et l'expertise balistique a montré que la balle mortelle a probablement été tirée depuis son pistolet.

Les gardes-à-vue des individus arrêtés ce mardi sont organisées dans les locaux de la DGSI et peuvent durer jusqu'à 96 heures au total. Quatre autres complices présumés de Ghlam sont déjà incarcérés dans cette enquête.

Les préparatifs de l'attentat révélés par une correspondance

L'exploitation des deux ordinateurs de Sid Ahmed Ghlam avait laissé entrevoir les glaçants préparatifs d'une attaque de lieu de culte. Voici les extraits de cette correspondance, révélés par Le Figaro en mai 2015:

«Essaie de trouver une église avec du monde et aussi regarde pour que tu puisses repartir rapidement et facilement, lui écrivait notamment un mystérieux commanditaire. Quand tu auras trouvé, fais pour que je t'explique la suite». Et Sid Ahmed Ghlam de répondre: «Pour l'église, j'ai cherché, et en Ile-de-France, c'est difficile pour repartir. Tu peux voir sur Google map, les bonnes églises ou paroisses sont tout près d'un commissariat ou gendarmerie, c'est-à-dire une à cinq minutes en voiture.» Et d'ajouter,: «Et l'église ça prend du temps pour les tuer. Si tu connais toi, dis moi je le ferai. (...) L'essentiel, c'est toi qui voit.».

«Les investigations techniques réalisées depuis l'interpellation du suspect ont permis d'établir sa présence autour des églises Saint-Cyr-Sainte-Julitte et Sainte-Thérèse, le dimanche 12 avril», soit une semaine avant l'acte programmé, avait indiqué une source proche de l'affaire.

Dans une note adressée aux autorités locales ainsi qu'à la police et la gendarmerie, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait souligné qu'une action visant les églises aurait bien évidemment une «exceptionnelle force symbolique».

Source : LeFigaro.fr


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lundi 14 novembre 2016

Irak : 6 Rafale français armés de Scalp participent à un raid aérien massif

Chammal: 6 Rafale français armés de SCALP participent à un raid aérien massif en Irak

Le 31 octobre 2016, au cours d’un raid massif mené par sept nations de la coalition internationale contre Daech, quatre Rafale de l’armée de l’Air et deux Rafale de la marine nationale ont conduit une frappe planifiée et détruit un complexe de stockage et de fabrication d’armes de Daech dans la région d’Hadithah en Irak.

Au cours de cette mission de bombardement, les chasseurs français, ont délivré huit missiles de croisières Scalp, en étant engagés aux côtés de 14 autres avions de la coalition internationale, issus de sept nations différentes. Le dispositif aérien mobilisé pour conduire cette frappe importante a été adapté à la taille, à la nature et à la complexité des objectifs à traiter (vaste complexe de dépôts de munitions, bunkers enterrés).

La mission a donc été réalisée dans le cadre d’une COMAO (Combined Air Operation – opération aérienne interalliée coordonnée) qui exige une préparation minutieuse en amont et fait appel à une grande expertise en vol. Son succès démontre l’interopérabilité des équipages français avec leurs homologues de la coalition, fruit de nombreux exercices et d’opérations menés en commun.

En complément des Rafale français, l’Atlantique 2 de la Marine nationale a participé à cette mission afin de participer à l’évaluation des frappes sur la zone, et de récolter les informations nécessaires à la planification des actions à venir.

Cette mission à laquelle ont participé les avions français s’inscrit dans la stratégie de lutte contre Daech en frappant ses moyens et ses infrastructures militaires et logistiques. Elle souligne le haut niveau d’engagement des moyens des armées françaises dans l’opération Chammal au sein de la coalition, dans une période clef d’intensification de l’effort contre l’organisation terroriste.

Source : defense.gouv.fr

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mardi 8 novembre 2016

Syrie : Offensive des Forces Démocratiques Syriennes sur RAQQA, avec le soutien de la coalition

Alors que les jihadistes de l’État islamique opposent une forte résistance aux forces irakiennes et kurdes à Mossoul, ils vont devoir aussi s’employer à défendre leurs positions dans la ville de Raqqa, leur second bastion, situé en Syrie.

En effet, les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui réunissent les milices kurdes syriennes (YPG) et des groupes rebelles arabes, viennent de lancer une opération d’ampleur visant à chasser l’EI de Raqqa.

« La grande bataille pour la libération de Raqqa et de sa province a commencé », a en effet affirmé une porte-parole des FDS, depuis la localité d’Aïn Issa, située à une cinquantaine de kilométres du fief jihadiste.

Seules les FDS sont impliquées dans cette opération, qui, appelée « Colère de l’Euphrate », mobilise 30.000 combattants, appuyés par la coalition internationale anti-EI dirigée par les États-Unis.

« Raqqa sera libérée grâce à ses fils et ses factions arabes, kurdes et turkmènes, des héros combattant sous la bannière des FDS, avec la participation active des Unités de protection du peuple kurde (YPG) (…) en coordination avec la coalition internationale », explique un communiqué des FDS.

Ce 6 novembre 2016, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a estimé, sur les ondes d’Europe1, qu’il fallait impérativement mener la bataille de Raqqa après celle de Mossoul.

« Donc, il faut aussi aller jusqu’à Raqqa. On passe d’abord par Mossoul, mais la bataille de Raqqa doit avoir lieu », a affirmé le ministre. « Ça sera automatiquement des forces locales qui viendront libérer Raqqa, même si les forces françaises, les forces américaines, la coalition, contribuent par des frappes à ce que l’on puisse démanteler le dispositif de Daesh », a-t-il ajouté, en rappelant que c’est de cette ville que « sont venus les ordres et les orientations qui ont amenés le drame et la barbarie » des attentats du 13 novembre 2015.

Reste à voir la réaction de la Turquie, qui, alors qu’elle a lancé l’opération « Bouclier de l’Euphrate » dans le nord de la Syrie, a fait savoir à plusieurs reprises qu’elle était prête à prendre part à la libération de Raqqa étant donné son hostilité aux milices kurdes syriennes. Fin octobre, le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, avait affirmé que les forces turques seraient « bienvenues » pour participer à l’offensive contre le bastion syrien de Daesh.

Source : Zone Militaire

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samedi 5 novembre 2016

Mali : Mort du soldat français Fabien Jacq, tué par l’explosion d’une mine

Le maréchal des logis-chef, Fabien Jacq, est mort ce samedi des suites de ses blessures

Ce sous-officier du 515e régiment du train de la Braconne (Charente)a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi.

Un soldat français a perdu la vie dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 novembre au Mali, a annoncé l'Elysée dans un communiqué samedi. Ce sous-officier du 515e régiment du train de la Braconne (une base située près d'Angoulême, en Charente) a succombé à ses blessures après le passage de son véhicule blindé sur une mine, dans le nord du pays.

Dans ce communiqué, François Hollande "salue le sacrifice de ce militaire français tué dans l’accomplissement de sa mission pour la défense de notre pays et la protection de nos concitoyens".

Dix-huit soldats tués depuis janvier 2013

Ce décès porte à 18 le nombre de militaires tués depuis le début, en janvier 2013, de l'opération Serval au Mali, poursuivie en l'élargissant au Sahel sous le nom d'opération Barkhane à partir d'août 2014.

Le président "adresse ses condoléances attristées à sa famille et à ses proches, et les assure de la pleine solidarité de la Nation en ces douloureuses circonstances". Il exprime par ailleurs "sa confiance et sa fierté aux soldats des forces françaises qui apportent leur soutien à l’armée malienne et à la mission des Nations unies pour la mise en œuvre de l’accord de paix au Mali et la réduction des groupes armés terroristes dont la menace pèse sur l’ensemble du Sahel".

Le 515e régiment du train de la Braconne avait été envoyé au Mali dès le début de l'opération Serval, en 2013, comme le précisait alors France 3 Poitou-Charentes.

Source : Francetvinfo.fr

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vendredi 4 novembre 2016

Défense : Externalisation du gardiennage des sites militaires. Interrogations...

Menace terroriste : le général de Villiers s’interroge sur l’externalisation du gardiennage des sites militaires.

Fin septembre 2016, le ministère belge de la Défense a confirmé la diffusion, via la messagerie Telegram, de photographies de militaires désignés comme étant des cibles par Rachid Kassim, une des figures francophones de l’État islamique.

L’affaire a donc été prise très au sérieux à Bruxelles, d’autant plus que l’on retrouve le nom de ce jihadiste dans plusieurs affaires de terrorisme en France. C’est en effet Rachid Kassim qui a inspiré l’assassinat d’un couple de policiers à Magnanville ainsi que celui d’un prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvray. Sans parler des arrestations récentes de jeunes radicalisés à qui il avait demandé de passer à l’action en France.

Pour le moment, rien n’indique que Rachid Kassim ait donné une liste aussi précise de soldats français à attaquer. Mais il n’en demeure pas moins que la menace reste très élevée. D’ailleurs, des projets d’attentats contre des sites du ministère de la Défense ont déjà été déjoués en France (sémaphore du cap Béar et base navale de Toulon en 2015) et des militaires engagés dans l’opération Sentinelle ont été attaqués (comme à Nice, en février 2015 ou à Valence, le 1er janvier 2016).

Aussi, cette menace terroriste contre les militaires (ainsi que leurs familles) est l’un des points de vigilance du général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA).

« La menace terroriste qui pèse sur notre pays vise aussi – et peut-être en priorité – les militaires pour ce qu’ils représentent. Nous devons prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité de nos installations, de nos militaires et de leurs familles », a en effet affirmé le général de Villiers, lors de son audition à l’Assemblée nationale, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2017.

Le CEMA ne s’est pas trop attardé sur les pistes envisagées pour renforcer cette sécurité, si ce n’est qu’il s’agit « de se protéger sans se retrancher ». Toutefois, selon lui, la politique d’externalisation du ministère de la Défense dans certains domaines est un point à examiner de près.

« Nous devons notamment nous interroger sur la pertinence de l’externalisation de certaines fonctions, comme celle du gardiennage », a en effet estimé le CEMA.

Or, ces dernières années, la surveillance de sites militaires a été confiée à des entreprises privées. Des appels d’offres allant dans ce sens ont en effet régulièrement été lancés, comme pour la base navale de Toulon, en 2015 ou encore la base aérienne de Salon de Provence et le Centre national d’entraînement Commando (Cnec) sur les sites de Collioure et de Mont Louis (66), en 2013.

« Le personnel affecté sur chaque emprise doit rester le premier acteur d’une défense collective, cohérente et coordonnée », a estimé le général de Villiers. « Un effort doit également être produit en termes de durcissement des installations. Ce sera le cas en 2017 et 2018 grâce à la priorité définie en programmation. Il faudra poursuivre les opérations engagées au-delà de 2018. Cela passera nécessairement par des dépenses d’infrastructures et de personnel supplémentaires », a-t-il continué.

Mais tout cela ne servirait à rien dans le cas d’une attaque de l’intérieur, c’est à dire commise par un soldat « radicalisé ». Un point sur lequel le CEMA est tout aussi vigilant.

« Nous incarnons la France dans sa diversité, sa globalité et son hétérogénéité. De fait, certains jeunes Français sont radicalisés, et nous veillons à ne pas les recruter. Tel est l’objet du contrôle préalable au recrutement effectué par la Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD) », a-t-il expliqué.

Cependant, a continué le général de Villiers, « un être humain peut évoluer et le processus de radicalisation est parfois très rapide. » Aussi, le « commandement se doit donc d’être très vigilant », a-t-il dit. Et pour empêcher un tel phénomène, la solution, pour le CEMA, passe par « l’humanité », le « meilleur contrepoison contre la radicalité. »

« En effet, les jeunes qui sont susceptibles de se radicaliser ou qui le sont déjà ont lâché prise humainement ; ils sont désespérés car ils ne croient plus en l’humanité. Un chef doit connaître ses hommes et doit déceler les évolutions », a fait valoir le général de Villiers.

« Face à ce phénomène, j’ai donc donné pour consigne de maintenir ce sens de l’humanité dans le commandement et d’observer quotidiennement le comportement des intéressés. Dans les armées, nous avons en effet l’avantage d’être ensemble 24 heures sur 24, et parler à un militaire de sa vie privée n’est pas considéré comme une intrusion; cela fait partie de notre culture car lorsqu’un soldat part au combat, nous avons besoin de savoir quelle est sa situation personnelle, ce qui peut le déstabiliser ou le préoccuper », a expliqué le CEMA.

Aussi, il faut « remobiliser sans cesse le commandement pour qu’il n’oublie pas de faire preuve d’humanité et qu’il ait le souci de connaître ses personnels. C’est finalement la seule mesure véritablement efficace, une fois le contrôle élémentaire effectué », a insisté le général de Villiers.

Source : Zone Militaire

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mardi 1 novembre 2016

Syrie : Hommage au capitaine kurde Arin MIRKAN, volontaire à Kobané

Alors que sa ville, Kobané était assaillie par des combattants de Daesh, Arin Mirkan, capitaine des Unités populaires de défense des femmes (YPJ) et mère de deux enfants a donné sa vie pour tenter de stopper ces soldats en se faisant exploser alors qu'elle était encerclée.

Dimanche 5 octobre 2016, la ville syrienne de Kobané a été le théâtre d'un combat sans merci entre ses habitants et les militants de l'Etat Islamique (EI) qui tentent depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, déjà de l'annexer. Son emplacement au nord du pays et le long de la frontière turque en fait en effet un point stratégique de choix pour l'organisation qui pourrait aisément contrôler les routes reliant les deux territoires et s'assurer un meilleur ravitaillement, en armes particulièrement.

Déjà lourdement équipés, ces soldats auraient facilement pu s'emparer de la cité mais c'était sans compter sur la résistance de sa population qui a mené une contre-attaque féroce pour empêcher Daesh de prendre le pouvoir chez eux.

Ces affrontements ont déjà fait de nombreuses victimes, des deux côtés, et parmi elles est née une véritable héroïne que la ville pleure depuis ce jour. Une jeune femme kurde désignée par le nom d'Arin Mirkan sur les réseaux sociaux (son nom de guerre d'après plusieurs sources) et dont l'âge est incertain a fait acte de bravoure en sacrifiant sa vie pour Kobané en lançant une attaque suicide au milieu de membres de l'EI.

Décrite comme capitaine de l'Unité de protection des femmes (qui compterait près de 10 000 membres), appartenant à l'Unité populaire de défense (YPJ), la branche armée du PYD (Parti de l’unité démocratique), elle se serait portée volontaire pour ralentir les forces ennemies en se faisant exploser dans l'espoir d'emporter avec elle un maximum de djihadistes. En se faisant exploser, elle aurait tué plus d'une dizaine de ces soldats, devenant un symbole de la liberté et laissant aussi derrière elle 2 enfants.

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dimanche 2 octobre 2016

Syrie : La Turquie va-t-elle s'associer à l'offensive contre l'EI à Raqqa ?

La semaine passée, le général Joseph Dunford, le chef d’état-major interarmées américain, a indiqué lors d’une audition au Congrès que si la coalition avait un plan pour chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de son bastion syrien de Raqqa, elle ne disposait pas encore des «ressources » nécessaires.

Pour le moment, en Syrie, la coalition ne peut que s’appuyer sur les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance formée par les milices kurdes des YPG et de groupes arabes sunnites et chrétiens.

Aussi, pour préparer l’offensive contre l’EI à Raqqa, le général Dunford a suggéré de livrer des armes aux YPG. Une perspective « inacceptable » pour Mevlut Cavusoglu, le ministre turc des Affaires étrangères étant donné que les milices kurdes syriennes ont des liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), avec lequel Ankara à maille à partir depuis la fin des années 1970.

Alors que, justement, les YPG ont obtenu des succès notables contre les jihadistes, le chef de la diplomatie turque a usé d’arguments surprenants pour justifier sa position. « Les armer est très dangereux. Les armes données à ces forces (sont) ensuite vendues à Daesh et à d’autres organisations terroristes », a-t-il affirmé.

Du coup, selon les propos du président turc, Recep Tayyip Erdogan, tels qu’ils ont été rapportés par l’agence Reuters, Ankara voudrait « s’associer » à l’opération militaire qui sera menée contre l’EI à Raqqa.

« Notre ministre des Affaires étrangères et nos autorités militaires sont en discussion avec les États-Unis à propos de la question de Raqqa. Nous leur avons fait part de nos conditions », a déclaré M. Erdogan à des journalistes, le 25 septembre 2016.

« Prendre une initiative commune est important pour nous », a continué le président turc. « Si les États-Unis n’associent pas les Kurdes à leurs histoires, nous pouvons mener cette bataille avec les États-Unis », a-t-il ajouté, avant de faire valoir que la Turquie s’était « montrée la plus efficace dans la lutte contre l’État islamique, en dépit de la désinformation. »

Pour le moment, dans le cadre de l’opération Bouclier de l’Euphrate, lancée le 24 août, les forces turques, en appui de groupes rebelles soutenus par Ankara, ont chassé les jihadistes de la ville syrienne de Jarabulus. Mais leur mission vise tout autant Daesh que les miliciens kurdes syriens. Désormais, leur objectif serait d’établir une zone de sécurité de 5.000 km2, ce qui supposerait de lancer une offensive en direction d’Al-Bab, localité toujours aux mains par l’EI, en passant par Manbij, désormais sous le contrôle des FDS.

Source : Zone Militaire

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jeudi 22 septembre 2016

Allemagne : Plus de 500 terroristes potentiels sur le sol allemand... Plus de 700 jihadistes Français !

Au cours de l'été 2016, l’État islamique a revendiqué, pour la première fois, deux attaques terroristes en Allemagne. Ainsi, le 18 juillet, à Würzburg, 4 passagers d’un train ont été gravement blessés à l’arme blanche par un réfugié afghan (ou pakistanais) de 17 ans. Puis, moins d’une semaine plus tard, un Syrien de 27 ans s’est fait exploser près d’un festival de musique, à Ansbach (Bavière), blessant 15 personnes, dont trois grièvement.

Aussi, les services de sécurité allemands sont, comme d’ailleurs leurs homologues occidentaux, sur les dents. D’autant plus que, d’après leur ministre de tutelle, Thomas de Maizière, il y aurait en Allemagne au moins 520 individus prêts à passer à l’acte et 360 autres personnes connues pour entretenir des liens avec ces derniers, qu’il a qualifiés, dans un entretien donné au journal Bild, «d’assaillants potententiels ».

« La menace terroriste émerge désormais de commandos étrangers ainsi que de loups solitaires fanatiques en Allemagne », a expliqué M. de Maizière, dont le pays avait par ailleurs servi de base arrière aux auteurs des attentats du 11 septembre 2001.

« Les commandos s’introduisent clandestinement en Europe et préparent leurs opérations sans qu’on les repère, comme nous l’avons vu dans lors des attaques de Paris et Bruxelles », a continué le ministre allemand de l’Intérieur. « Mais il est encore plus difficile de débusquer les loups solitaires fanatiques. Malheureusement, il y a un réel danger en provenance de ces deux menaces », a-t-il ajouté avant de souligner que ses services font leur maximum pour surveiller « terroristes potentiels » et que le nombre d’enquêtes avait augmenté cette année.

En France,invité du « Grand rendez-vous » Europe 1/iTELE/Les Echos, le Premier ministre, Manuel Valls, a encore affirmé que la menace terroriste est « maximale », surtout après la découverte d’une voiture chargée de bonbonnes de gaz à proximité de la cathédrale Notre-Dame de Paris. « Tous les jours, les services de renseignement, la police, la gendarmerie, tous les jours, déjouent des attentats, démantèlent des filières irako-syriennes », a-t-il poursuivi.

« Aujourd’hui, la menace est maximale, et nous sommes une cible – chacun l’a compris. Cette semaine, au moins deux attentats ont été déjoués », a insisté le chef du gouvernement.

Au total, et selon les derniers chiffres donnés par M. Valls, il y aurait actuellement près de « 700 jihadistes français et résidents en France, qui combattent en Irak et en Syrie ». Et, a-t-il poursuivi, « nous avons sur notre territoire (…) 1.350 personnes visées par des enquêtes qui sont aujourd’hui en prison, 293 en lien directement avec des filières terroristes. »

« Et on peut considérer – je comprends le poids de ces chiffres – qu’il y a à peu près 15.000 personnes qui sont suivies parce qu’elles sont dans un processus de radicalisation », a encore affirmé M. Valls.

Source : Zone Militaire - Opex360.com

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