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mercredi 21 août 2019

Syrie : La Turquie dénonce l’attaque d’un de ses convois par les forces syriennes et russes...

À l’été 2018, les forces gouvernementales syriennes ne cachèrent pas leur intention de lancer une offensive en direction de la province d’Idlib, alors dominée aux deux tiers par l’organisation jihadiste Hayat Tahrir Al-Cham [HTS, ex-branche syrienne d’al-Qaïda] et, pour le tiers restant, par des groupes rebelles affiliés au Front national de libération [FNL], soutenu par la Ankara.

Or, cette province d’Idleb faisait partie des quatre régions qualifiées de « zones de désescalade » par l’accord d’Astana qui, conclu en septembre 2017 par la Turquie, la Russie et l’Iran, ne concernaient pas les entités jihadistes, comme l’État islamique [EI ou Daesh] et le HTS. Et les forces turques y installèrent, à la périphérie, des « postes d’observation ».

La Turquie chercha donc à empêcher une offensive des forces syriennes dans cette région. Offensive alors soutenue par la Russie, qui parlait de « vider l’abcès » terroriste qui s’y était développé à cause, d’ailleurs, de la stratégie suivie par Damas et Moscou.

« Chaque fois que le régime de Bachar-al-Assad, appuyé par les Russes, parvient à résorber une poche, il le fait en permettant l’évacuation et le regroupement des mouvements terroristes les plus durs dans cette poche d’Idleb », avait ainsi rappelé le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA]. Et d’ajouter : « Cette poche devient problématique dès lors qu’elle peut être le lieu de la reconstitution d’une base à partir de laquelle ces mouvements terroristes n’auront d’autre souci que d’organiser des actions en Europe et en France en particulier. C’est pour cette raison qu’il est souhaitable que cette poche soit résorbée. »

Seulement, avec près de 3 millions d’habitants, une opération visant la région d’Idleb risquait de donner lieu à de graves problèmes humanitaires. D’ailleurs, la Turquie insista sur cette éventualité, craignant de devoir accueillir un flux trop important de réfugiés sur son sol. Mais il s’agissait aussi pour Ankara de protéger les groupes rebelles syriens qui lui étaient favorables.

D’où un nouvel accord trouvé avec la Russie en septembre 2018. Accord qui ne fut que partiellement appliqué, les organisations jihadistes ayant refusé de se retirer d’Idleb.

Puis, en janvier, le HTS passa à l’offensive contre contre le Jabhat Tharir Souriya, une formation radicale qui, née de la fusion d’Ahrar al-Cham avec le Harakat Nour al-Din al-Zenki, rejoignit le Front national de libération en août 2018.

Le succès du HTS dans la poche d’Idleb changea la donne. Fin avril, les forces gouvernementales syriennes, avec l’appui de l’aviation russe, passèrent à l’action. Depuis, 400.000 civils auraient fui les combats, selon les Nations unies.

Quoi qu’il en soit, le 18 août 2019, soit après environ trois mois de combats et de bombardements, les forces favorables au régime syrien sont entrées dans la ville de Khan Cheikhoun [qui fut le théâtre d’une attaque chimique en 2017, nldr]. Une première depuis 2014…

Les objectifs de Damas [et de Moscou] sont de s’assurer le contrôle de l’autoroute stratégique qui relie Damas à Alep et d’imposer un siège au nord de Hama, notamment vers la ville de Morek, où un poste d’observation turc est installé.

Mais la Turquie a réagi à cette avancée majeure des forces pro-Damas, avec l’envoi, en direction de Maaret al-Noomane, à 15 kilomètres au nord de Khan Cheikhoun, d’un convoi d’une cinquantaine de véhicules, dont, selon un correspondant de l’AFP, des blindés et au moins cinq chars.

« Des véhicules turcs chargés de munitions […] ont pris la direction de Khan Cheikhoun pour secourir les terroristes […], ce qui confirme encore une fois le soutien apporté par le régime turc aux groupes terroristes », a immédiatement dénoncé une source au ministère syrien des Affaires étrangères, citée par l’agence officielle Sana. « Ce comportement hostile du régime turc n’affectera en aucun cas la détermination de l’armée syrienne », a-t-elle ajouté.

Et, visiblement, les forces syriennes et russes ont empêché la progression de ce convoi turc. D’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH], des frappes aériennes ont été effectués non loin de ce dernier afin de le stopper.

Un véhicule appartenant au Faylaq al-Chamn un groupe rebelle soutenu par la Turquie, aurait été visé par un raid russe, alors qu’il ouvrait la voie au convoi turc aux abords de Maaret al-Noomane. D’où la réaction d’Ankara.

Ainsi, le ministère turc de la Défense a indiqué, via un communiqué, que la Russie avait été informée de l’envoi de ce convoi, lequel devait « ravitailler l’un des postes d’observation » installé par les forces turques à Idleb.

« Nous condamnons fermement cette attaque qui est en contradiction avec les accords existants, la coopération et le dialogue avec la Russie », a ainsi dénoncé le ministère turc. « En dépit d’avertissements répétés que nous avons adressés à la Russie, les opérations militaires menées par les forces du régime continuent à Idleb, en violation des mémorandums existants et des accords passés avec la Russie afin de maintenir les voies d’approvisionnement ouvertes, d’assurer la sécurité de notre poste d’observation et d’empêcher de nouvelles pertes de vies civiles / innocentes dans la région », a-t-il encore fait valoir. Et de conclure : « Sans préjudice de nos droits de légitime défense, nous espérons que les mesures nécessaires seront prises pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent. ».

Source : Zone Militaire

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mardi 13 août 2019

Terrorisme : Sept ans de prison pour une jeune femme radicalisée qui projetait un attentat "banal"...

Un attentat juste "banal"...

Janna C. avait été interpellée en 2016. Alors âgée de 18 ans, elle envisageait de commettre un attentat en France au nom de l'organisation État islamique. 

Lors de l'audience, la jeune femme avait reconnu que, à l'époque de son projet, elle considérait un attentat comme "banal".

Aujourd'hui âgée de 21 ans, Janna C. passera les sept prochaines années de sa vie en prison. La jeune femme, radicalisée, avait été arrêtée en 2016, alors qu'elle n'avait que 18 ans. Elle avait pour projet de commettre un attentat sur le sol français au nom des djihadistes de l'État islamique. Or, le tribunal correctionnel de Paris a décidé, mercredi, de la condamner à une peine de sept ans de prison, assortie d'une période de sûreté des deux tiers. Il a également prononcé son maintien en détention et ordonné un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans.

Le 12 juillet 2019, le parquet avait requis la peine maximale de dix ans d'emprisonnement, à l'encontre de la jeune femme. Abreuvée de la propagande de l'EI, elle avait été interpellée le 10 août 2016 dans un jardin public de Clermont-Ferrand, après avoir évoqué un projet d'attentat dans des messages et auprès de sa famille. Cette jeune radicalisée (comme on dit) avait la veille recherché sur Internet « comment fabriquer une ceinture explo » (sic) ou la technique de « fabrication du TATP », un explosif artisanal très instable prisé des djihadistes. Sur Snapchat, elle avait donné « rendez-vous dans le paradis éternel ».

Le tribunal retient un « projet d'action violente »

À l'époque, « j'étais dans mon délire, (...) dans ma bulle » et commettre un attentat était « banal », avait expliqué la jeune femme à l'audience. L'enquête avait débuté après un appel à commettre des attentats en France par le propagandiste français de l'EI Rachid Kassim, relayé sur une chaîne du réseau social Telegram. Les enquêteurs avaient repéré Janna C. en remontant ses échanges avec la créatrice de cette chaîne, alors mineure, poursuivie dans un dossier distinct. Elle était aussi jugée pour avoir incité cette mineure à commettre un attentat et pour avoir envisagé de se rendre en Syrie, ce qu'elle nie.

Le tribunal a retenu un « projet d'action violente » à l'explosif contre Janna C., mais pas de volonté de départ en Syrie. Une autre radicalisée, Djelika S., 25 ans, qui était très proche de Janna sur Internet et qui comparaissait à ses côtés, a, elle, été condamnée à six ans d'emprisonnement. Jeune femme à la personnalité instable, Djelika s'était accusée devant les policiers, indiquant que Janna et elle, avaient prévu deux attaques au couteau pour « tuer le maximum de personnes »; des déclarations faites sans avocat et qui n'ont jamais été corroborées par l'enquête, a souligné le tribunal. Les juges l'ont par conséquent uniquement condamnée pour des velléités de départ en Syrie. Huit ans avaient été requis à son encontre. 

Sources : AFP et Le Point.fr


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mercredi 10 juillet 2019

Libye : Le maréchal Haftar menace les navires et intérêts turcs

Commandée par le maréchal Haftar et relevant du gouvernement de Tobrouk qui tire sa légitimité des élections législatives de juin 2014, l’Armée nationale libyenne [ANL] a été [et reste] à la pointe du combat contre les groupes jihadistes présents dans l’est et le sud de la Libye, avec le soutien de l’Égypte et des Émirats arabes unis.

Or, début avril 2019, l’ANL a lancé une offensive en direction de Tripoli, où est installé le gouvernement d’unité nationale [GNA] de Fayez el-Sarraj, formé sous l’égide des Nations unies et reconnu [officiellement] par la communauté internationale. Plus encore, ce dernier est soutenu par la Turquie et le Qatar, ce qui pose la question de l’influence de la confrérie des Frères musulmans sur les milices qui le soutiennent.

Ces milices « sont plus ‘anti-Haftar’ que ‘pro-Sarraj' » et cela « pose au passage la question de l’ambiguïté qu’entretiennent certains groupes liés l’islamisme politique avec des groupes jihadistes », a récemment souligné, à ce propos, Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, dans un entretien donné au Figaro.

Seulement, les troupes du maréchal Haftar peinent à atteindre leur objectif. Pire : elles ont même subi un important revers, le 26 juin, en perdant le contrôle de la ville de Gharyan, située à une centaine de kilomètres au sud de Tripoli.

Située en bordure du djebel Nefoussa, cette ville est un verrou stratégique sur la voie menant vers la capitale libyenne. D’ailleurs, l’ANL y avait installé son centre de commandement pour son offensive en direction Tripoli et elle utilisait l’aérodrome pour son ravitaillement.

Selon un porte-parole du GNA, Moustafa al-Mejii, cette prise de Gharyan a été soutenue par « huit raids aériens » et aidée par « une rébellion interne ». C’est à dire des « cellules dormantes ».

Suite à ce revers, et considérant que l’appui d’Ankara aux milices pro-GNA, via des livraisons de matériels militaires, a permis à ces dernières de s’emparer de Gharyan, le maréchal Haftar a résolument durci le ton. Ainsi, il a ordonné à ses troupes de s’attaquer aux navires et aux intérêts turcs et d’interdire tous les vols depuis et vers la Turquie.

Des « ordres ont été donnés aux forces aériennes pour prendre pour cible les navires et embarcations turcs dans les eaux territoriales libyennes », a en effet déclaré le général Ahmad al-Mesmari, le porte-parole de l’ANL.

« Les sites stratégiques turcs, les compagnies et les projets appartenant à l’Etat turc [en Libye] sont considérés comme des cibles légitimes par les forces armées », a continué le général al-Mesmari. « Tout ressortissant turc sur les territoires libyens sera arrêté » et « tous les vols depuis et vers la Turquie seront interdits », a-t-il aussi prévenu.

Le porte-parole de l’ANL a même sous-entendu que la Turquie était impliquée militairement aux côtés des milices pro-GNA étant donné qu’il a accusé Ankara d’intervenir « dans la bataille de façon directe : avec ses soldats, ses avions et ses navires par la mer. »

Il est vrai que les milices pro-GNA ont récemment reçu des véhicules blindés de type Kirpi [produits par le constructeur turc BMC], a priori arrivés à bord du cargo Amazon Giurgiulesti qui, battant pavillon moldave, venait s’assurer une liaison entre le port de Samsun [Turquie] et la Libye. Et cela, en totale violation de l’embargo sur les armes décrété par les Nations unies.

Cela étant, l’ANL bénéficie aussi d’une aide militaire directe et indirecte, notamment de la part des Émirats arabes unis, lesquels lui ont fourni des capacités aériennes.

Source : Zone Militaire

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mercredi 26 juin 2019

Niger : Les jihadistes récemment neutralisés par Barkhane étaient liés à l’embuscade meurtrière de Baley Beri

Le 17 juin 2019, l’État-major des armées [EMA] a publié un communiqué pour annoncer que, quatre jours plus tôt, dans le Liptako malien, la force Barkhane venait de mettre hors de combat un groupe armé terroriste [GAT] fort d’une vingtaine de combattants liés à l’État islamique au grand Sahara [EIGS].

Il aura fallu attendre quelques jours de plus pour en savoir davantage. Ainsi, appelée « Aconit », l’opération qui a permis ce résultat a été planifiée et conduite avec « un très faible préavis », à la demande du président nigérien Mahamadou Issoufou, en réponse à l’embuscade qui, tendue par l’EIGS à Baley Beri [Niger], fit plus d’une vingtaine de tués parmi les forces armées nigériennes [FAN], le 13 mai dernier.

Cette opération a été mené en partenariat avec les Forces armées maliennes [FAMA] et nigériennes. La coordination entre les différents acteurs a été primordiale étant donné que plusieurs secteurs, situés de part et d’autre de la frontière séparant le Mali et le Niger, ont été concernés par cette intervention [comme les villages d’Akabar, In Taglal, Kosseye, Tongo Tongo, Tabarkone, Zongo Dey et In Foukareteine].

Au total, la force Barkhane a engagé la quasi-totalité de ses composantes et fourni le gros des troupes, avec 400 militaires et près d’une centaine de véhicules du Groupement tactique désert [GTD] « Edelweiss », dont des AMX-10RC qui ont eu à faire parler la poudre. À cela, il faut ajouter les groupes commandos, le groupe tactique « aérocombat » Hombori 22, des Mirage 2000 du détachement Chasse de Niamey, des drones MQ-9 Reaper et un avion Atlantique 2 de la Marine nationale.

« À leurs côtés, les forces armées maliennes et nigériennes ont respectivement engagé une section et une compagnie, combattant aux côtés de Barkhane sur leurs territoires respectif », a précisé l’EMA.

Tout s’est joué grâce à l’exploitation rapide des renseignements fournis par les FAN. Dès que la présence du groupe jihadiste a été confirmée dans la forêt d’Azambara, une « série d’actions dans la profondeur a été lancée […], mêlant héliportage de commandos, frappes aériennes par les hélicoptères du GTD aérocombat ‘Hombori 22’ ainsi que par les Mirage 2000, opération de bouclage – ratissage par le GTD ‘Edelweiss' », raconte l’EMA.

« Cette rapidité d’exécution et la rapidité de la manœuvre ont permis de créer un effet de choc sur le groupe armé terroriste clairement identifié, appartenant à l’Etat islamique au Grand Sahara, et de le contraindre à l’affrontement », fait-il encore valoir.

Lors de cette opération, un hélicoptère d’attaque Gazelle a dû faire à un atterrissage d’urgence. Et son équipage [trois militaires] a été évacué vers la France par « mesure de précaution ». Dans les explications qu’il a données ce 20 juin, l’EMA ne revient pas sur cet incident. Comme il passe aussi sous silence certaines affirmations du gouvernement nigérien, lequel a évoqué un « soutien du partenaire américain », via un communiqué publié ce 20 juin.

Par ailleurs, le ministère nigérien de la Défense a donné le bilan de « 18 terroristes neutralisés » et de « 5 terroristes, dont trois Nigériens, faits prisonniers. »

Quoi qu’il en soit, ce groupe armé terroriste était certainement lié à l’embuscade de Baley Beri.

« L’opération ACONIT aura permis de neutraliser plus d’une vingtaine de terroristes et de saisir un volume conséquent de ressources comprenant des armes de petits calibre, un lance-roquette, une vingtaine de motos et des moyens de communication. Le matériel saisi a permis de confirmer le lien entre ce groupe terroriste et l’attaque contre les FAN du 14 mai 2019 à Baley Beri. En particulier, des moyens optiques dérobés au FAN à cette occasion ont été retrouvés », a en effet indiqué l’EMA.

Source : Zone Militaire - Photos : État-major des armées


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dimanche 26 mai 2019

Irak : Trois jihadistes Français condamnés à mort pour appartenance à Daesh

Trois Français ont été condamnés à mort pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a annoncé à l'AFP un magistrat de la cour de Bagdad qui les a jugés, dimanche 26 mai. C'est un verdict inédit pour des ressortissants français dans ce pays. Il s'agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-EI avant d'être transférés avec neuf autres Français en Irak en février. Selon la loi irakienne, qui prévoit la peine de mort pour quiconque a rejoint une organisation "terroriste", qu'il ait combattu ou non, les trois hommes ont trente jours pour faire appel.

Jusqu'ici, trois Français ont déjà été reconnus coupables d'avoir rejoint le groupe terroriste en Irak : Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans. Tous trois ont été condamnés à la prison à perpétuité, équivalente à vingt ans de détention en Irak, alors que la France refuse la peine de mort. Ces nouveaux verdicts pourraient relancer le débat sur l'épineuse question du retour des jihadistes, qui suscitent un vif rejet dans l'opinion publique en Europe.

Un avocat dénonce "une justice expéditive"

Léonard Lopez, Parisien de 32 ans converti à l'islam, a répondu aux questions du juge en arabe lors de l'audience de dimanche, après quatre mois d'interrogatoires, sur la base desquels la cour a rendu son jugement. Il a fait partie, au début des années 2000, des plus actifs sur le site jihadiste francophone de référence d'alors, Ansar Al-Haqq. En juillet 2015, sous contrôle judiciaire pour son activité sur ce site, il est parti avec sa femme et leurs deux enfants. D'abord à Mossoul, puis en Syrie, selon les enquêteurs français.

Contacté par l'AFP à Paris, son avocat, Nabil Boudi, a dénoncé une "justice expéditive". "On condamne à la peine capitale un ressortissant français, sur la base uniquement d'une série d'interrogatoires passés dans des geôles de prison à Bagdad", a-t-il affirmé. "Le ministère des Affaires étrangères nous avait pourtant garanti que les Français auraient tous droit à un procès équitable, même en Irak", a-t-il encore dit à l'AFP alors que les défenseurs des droits humains dénoncent "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables".

La toile jihadiste, de Raqqa à Mossoul

Entré illégalement en Syrie via la Turquie, selon ses dires, Kévin Gonot a d'abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au "calife" autoproclamé du groupe terroriste, Abou Bakr al-Baghdadi. Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane a affirmé avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané, en Syrie, en 2015. Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, le fief du groupe jihadiste en Irak de 2014 à 2017, pour y être hospitalisé et non pour y combattre. En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT).

Quant à Salim Machou, 41 ans, il a appartenu à la brigade Tariq ibn Ziyad, une unité du groupe Etat islamique menée par un ancien légionnaire français, Abdelilah Himich, selon le CAT. Cette "cellule de combattants européens, vivier d'auteurs d'attaques", a compté jusqu'à "trois cents membres", selon les autorités américaines. Salim Machou a hébergé à Raqqa Jonathan Geffroy, selon le CAT, un Français capturé en Syrie et remis à la justice française qui a fait de nombreuses révélations, notamment sur les frères Clain.

Neuf Français doivent encore être jugés en Irak

Neuf autres Français doivent encore être jugés en Irak. Il s'agit de Fodil Tahar Aouidat, Mustapha Merzoughi, Yassine Sakkam, Karam El Harchaoui, Vianney Ouraghi, Brahim Nejara, Bilel Kabaoui, Mohammed Berriri et Mourad Delhomme. Récemment, Bagdad, qui a déjà condamné plus de cinq cents étrangers – hommes et femmes – pour appartenance au groupe Etat islamique, s'est proposé de juger également le millier d'étrangers actuellement aux mains des Kurdes en Syrie. L'Irak demande pour cela à leur Etats d'origine une somme de deux millions de dollars par personne.

Lors de sa visite en France au mois de février, le président irakien, Barham Saleh, avait déclaré que treize Français, remis par les forces arabo-kurdes de Syrie et soupçonnés d'être des combattants du groupe terroriste, seraient "jugés selon la loi irakienne". On ne sait pas si les trois noms concernés faisaient partie de ce contingent. Emmanuel Macron, quant à lui, avait déclaré qu'il revenait aux autorités irakiennes "de décider souverainement si [les jihadistes devaient] faire l'objet de procédures judiciaires sur place".

Le président français avait également ajouté que Paris s'assurerait "que les droits de la défense [soient] bien assurés" et demanderait que les éventuelles peines de mort soient commuées "en une peine à la perpétuité", que la France reconnaît.

Source : FranceTVinfo.fr /AFP

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samedi 30 mars 2019

Tchad : 23 soldats tchadiens tués dans une attaque de Boko Haram !

Vingt-trois soldats tchadiens ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi au cours d'une attaque de leur position par des combattants du groupe djihadiste nigérian Boko Haram à Dangdala, dans le sud-ouest du Tchad, selon les témoins contactés par VOA Afrique.

Les assaillants sont venus du Niger pour attaquer la position tchadienne située sur la rive nord-est du lac Tchad.

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières pour l'armée tchadienne depuis le début des attaques de Boko Haram.

L'armée tchadienne, au sein d'une force multinationale mixte (FMM) qui rassemble des forces de la sous-région et des comités de vigilance, tente de repousser les djihadistes de Boko Haram qui ont débuté leurs attaques au Tchad en 2015.

Boko Haram, originaire du Nigeria, opère dans tous les pays de la zone du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger), où il commet des attentats meurtriers, des attaques contre les forces de l'ordre et procède à des enlèvements de civils.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, en 2009, et 1,8 million d'autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Source  : VOA Afrique

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dimanche 24 mars 2019

Tchad : Des frappes françaises détruisent des pick-up « hostiles » venus de Libye

En février 2019, l’État-major des armées [EMA] avait indiqué que, la veille, des Mirage 2000 engagés au titre de l’opération Barkhane avait effectué, dans le nord du Tchad et à la demande de N’Djamena, deux frappes pour stopper une colonne d’une quarantaine de véhicules considérés hostiles en provenance de Libye.

Et l’EMA d’ajouter que cette intervention des Mirage 2000, réalisée en coordination avec les forces armées tchadiennes, avait permis « d’entraver cette progression hostile et de disperser la colonne » qui « s’infiltrait profondément en territoire tchadien ».

« La colonne avait été repérée depuis au moins 48h. L’armée de l’air tchadienne avait déjà procédé à des frappes pour les stopper », avant de solliciter l’intervention française, a ensuite expliqué le colonel Patrik Steiger, le porte-parole de l’EMA, auprès de l’AFP. Les faits se sont exactement produits « entre le Tibesti et l’Ennedi », à 400 km à l’intérieur du territoire tchadien.

Plus tard, on a appris que cette colonne « hostile » était celle de l’Union des forces de résistance [UFR], un groupe rebelle tchadien, probablement contraint de quitter la Libye pour échapper à une offensive lancée par l’Armée nationale libyenne du maréchal Haftar.

À N’Djamena, le porte-parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem Bermendoa Agouna, a assuré que la « colonne de mercenaires et terroristes » avait été « neutralisée et mise hors d’état de nuire par nos forces aériennes appuyées par les forces Barkhane. » Puis, a-t-il assuré, les « frontières tchadiennes sont sous contrôle et totalement sécurisées. »

Ce qu’a démenti Youssouf Hamid, le porte-parole de l’UFR. « On progresse toujours, on est prêt à [affronter] tout ce qui est devant nous, tout ce qui va se placer devant nous. On n’a pas peur des frappes aériennes françaises », a-t-il dit à l’AFP, après avoir dénoncé le « tournant dangereux pris par la France en s’impliquant militairement dans les « affaires internes » tchadiennes.

Visiblement, le « show of force » et les frappes des Mirage 2000 français n’auront pas été suffisants pour persuader les rebelles tchadiens de rebrousser chemin. D’où de nouvelles frappes effectués par l’aviation française.

« Partie de Libye, la colonne armée, forte initialement d’une cinquantaine de pick-up, n’a pas répondu aux avertissements dissuasifs et aux frappes des forces aériennes tchadiennes les 1er et 2 février puis des forces aériennes françaises le 3 février. Face à cette situation, les autorités tchadiennes et françaises ont décidé de nouvelles frappes, conduites par des Mirage 2000 les 5 et 6 février », a ainsi raconté l’EMA.

Prenant soin de souligner que les interventions des avions de l’armée de l’air ont été « conduites de façon proportionnée, graduée et précise » afin de « signifier à cette colonne la détermination des autorités tchadiennes et françaises à la voir stopper sa progression », l’EMA a indiqué que l’action des Mirage 2000, appuyés par un drone MQ-9 Reaper, a « permis au total de mettre hors de combat une vingtaine de pick-up. »

Pour Paris, qui n’a officiellement pas d’accord de défense avec N’Djamena [seulement un accord de coopération technique signé en 1976, ndlr], ces interventions sont justifiées par le fait que le « raid de cette colonne armée dans la profondeur du territoire tchadien était de nature à déstabiliser ce pays », dont les forces armées sont un partenaire « essentiel » de la France dans la lutte contre le terrorisme.

Source : Zone Militaire

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mardi 5 mars 2019

Prison d’Alençon-Condé : Deux surveillants poignardés par un détenu radicalisé !

Un détenu blesse gravement deux surveillants puis se retranche dans une unité de vie familiale avec sa compagne !

Un détenu radicalisé blesse gravement au couteau deux surveillants à la prison d’Alençon-Condé et se retranche à la prison de Condé-sur-Sarthe dans l'Orne

Les deux victimes ont été transportées à l'hôpital. Leur pronostic vital n'est pas engagé. Le RAID est sur place.

Un détenu de la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne, a agressé mardi 5 mars à 9h45 deux surveillants pénitentiaires avec un couteau en céramique, a appris franceinfo de source proche du dossier. Les deux victimes ont été transportées à l'hôpital, leur pronostic vital n'est pas engagé. Le détenu s'est retranché avec sa compagne dans l'unité de "vie famille".


Condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour enlèvement, séquestration suivi de mort et vol avec arme, l'agresseur présumé a également écopé d'un an de prison pour apologie du terrorisme.

Les équipes de recherches et d'intervention spécialisées ainsi que le parquet ont été saisis. Une cellule de crise a été mise en place.

Le RAID sur place

Des agents du RAID, l'unité d'élite de la Police Nationale, sont actuellement présents en renfort de l'ERIS (équipe régionale d'intervention et de sécurité) de Rennes mobilisée depuis mardi matin.

La section antiterroriste du parquet de Paris a également été saisie. Le procureur Rémy Heitz est actuellement en route pour se rendre sur les lieux. Un point presse aura lieu à 13h30 dans le 19e arrondissement de Paris.

Source : FranceTVinfo.fr


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jeudi 21 février 2019

Syrie : Le jihadiste français de Daech, Fabien Clain a été tué par une frappe aérienne !

Le jihadiste Fabien Clain "voix du 13 novembre" est mort !
Son frère Jean-Michel est gravement blessé...

Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi après-midi lors d'une frappe aérienne à Baghouz, dernier bastion du groupe Etat islamique en Syrie, Daech.

"C'est une bonne nouvelle", réagit le président d'une association de victimes des attentats du 13-Novembre 2015 à Paris.


Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi 20 février, dans l'après-midi, en Syrie, par une frappe de la coalition internationale et son frère, Jean-Michel, est gravement blessé, révèle franceinfo jeudi 21 février. Fabien Clain a été tué par une frappe aérienne à Baghouz, dernier bastion de l'organisation terroriste État islamique en Syrie. Le gouvernement français attend encore une analyse ADN pour officialiser sa mort.

Les frères Clain sont les voix qui avaient été rapidement identifiées dans la revendication du groupe État islamique après les attentats du 13-Novembre à Paris. Fabien Clain, 40 ans, était la voix du message sonore du groupe terroriste diffusé au lendemain des attaques perpétrées par trois commandos d'hommes revenus de Syrie. Son frère Jean-Michel, 38 ans, avait été reconnu dans les Anasheeds - chants religieux - de l'enregistrement.

Repérés il y a plusieurs jours à Baghouz

Vétérans du jihad, ils étaient dans le viseur des services antiterroristes depuis des années. Estimant avoir démontré leur implication dans les attentats du 13-Novembre, les juges d'instruction ont émis un mandat d'arrêt contre eux en juin 2018. Les deux frères se trouvaient donc toujours en Syrie : Fabien et Jean-Michel avaient été repérés il y a plusieurs jours dans la région.

Converti à l'islam dans les années 1990, Fabien Clain, alias "frère Omar", et son frère se seraient radicalisés au début des années 2000. En 2009, Fabien Clain est condamné à 5 ans de prison, aux côtés de Thomas Barnouin, dans l'affaire dite de la filière d'Artigat. Fabien Clain était devenu la "voix officielle" du groupe État islamique en français, traduisant les communiqués de l’organisation. Il avait réussi à quitter la France avec sa famille pour la Syrie en mars 2015. Originaires de La Réunion, les deux frères ont grandi dans l'Orne avant de s’installer à Toulouse et de devenir des proches de Mohamed Merah, auteur de tueries dans la même ville en 2012.

Source : FranceTVinfo.fr

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vendredi 25 janvier 2019

Syrie : En décembre 2018, les forces françaises ont détruit une centaine de positions jihadistes

Le 14 décembre 2018, et après avoir repoussé de vigoureuses contre-attaques lancées par l’État islamique [EI ou Daesh] à la faveur de mauvaises conditions météorologiques ayant perturbé les opérations aériennes de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, les Forces démocratiques syriennes ont annoncé avoir chassé les jihadistes de la localité de Hajine, située sur la rive orientale de l’Euphrate, à une portée de canon de la frontière irakienne.

En outre, et alors que le président Trump venait d’annoncer le retrait des troupes américaines de Syrie, la coalition [opération Inherent Resolve, ou OIR] a visiblement accentué son action au profit des FDS, avec pas moins de 469 frappes [aviation et artillerie] contre Daesh entre le 16 et le 29 décembre. Soit quasiment autant que durant la période allant du 2 au 15 décembre.

Comme l’a expliqué l’État-major des armées, à Paris, dans son compte-rendu du 27 décembre, après les FDS ont poursuivi « leur offensive le long du fleuve et ont atteint la localité d’Abu Hassan où Daesh dispose toujours d’une forte capacité de résistance », après avoir « achevé la sécurisation de la ville d’Hajine. »

Si une très grande partie des frappes contre Daesh sont le fait des États-Unis, il n’en reste pas moins que la force française Chammal fait son maximum avec les moyens qui sont les siens, soit 10 Rafale basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis et trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] déployés en Irak, à la frontière syrienne, par la Task Force [TF] Wagram.

Ainsi, rien qu’en décembre 2018, la force Chammal a détruit « près d’une centaine de positions ennemies […] par les moyens terrestres et aériens » de son pilier « appui ». Ce qui inclut, précise l’EMA, une « cinquantaine de véhicules blindés ou piégés, des armes lourdes et des mitrailleuses ». Cette « attrition du potentiel de combat ennemi […] a contribué à faciliter la progression des FDS dans la poche d’Hajine », souligne-t-il.

Une fois encore, les CAESAr auront joué un rôle déterminant. « En décembre, des assauts ennemis ont tenté de percer les lignes défensives des FDS. Ces offensives de Daesh ont été repoussées avec l’appui notamment de l’artillerie française », explique l’EMA.

« Grâce à des matériels de haute technologie dotés d’une capacité de tirer six coups par minute, servis par des artilleurs aguerris par une expérience au combat unique, l’artillerie française s’est révélée aux côtés de ses homologues alliés de la coalition comme un un appui feu essentiel aux opérations terrestres, contribuant à la destruction du potentiel de combat de l’ennemi », insiste l’état-major français.

Entre le 28 novembre 2018 et le 1er janvier 2019, et si l’on se réfère aux points de situation publiés durant cette période, les artilleurs français ont ainsi assuré 88 missions de tir de destruction contre des cibles jihadistes. Et, pour la première fois en opération, la TF Wagram a mis en œuvre l’obus BONUS [BOfors NUtating Shell] pour détruire 8 blindés utilisés par Daesh, ce qui a permis de disloquer une colonne ennemie constituée par une quarantaine de véhicules.

Pour rappel, l’obus BONUS a été conçu pour détruire des véhicules blindés par le toit, qu’ils soient à l’arrêt ou en mouvement. Doté de capteurs et d’un dispositif de reconnaissance de cible, il peut détruire plusieurs véhicules en un seul tir. « À n’en pas douter, l’emploi réussi de l’obus Bonus fera date et va modifier la perception encore trop répandue d’une artillerie ‘arrosant’ le champ de bataille », avait commenté, à l’époque, le colonel commandant la TF Wagram.

D’une portée de près de 40 km, les CAESAr ont la capacité de fournir en permanence, et à court préavis, plusieurs effets lors d’une manœuvre d’ensemble : tirs de destruction, de barrage ou d’interdiction et tirs d’éclairement ou visant à créer des rideaux fumigènes temporaires afin de masquer la progression des troupes amies aux forces ennemies.

Quant aux Rafale, leurs opérations ont été rendues plus compliquées en raison des conditions météorologiques. Cependant, ils ont effectué 33 raids en appui des FDS durant la même période, dont 13 pour la seule semaine allant du 19 au 25 décembre.

Lors de ses vœux aux Armées, le 17 janvier, le président Macron a indiqué que la France resterait militairement engagée au Levant, son objectif « stratégique » étant « d’éradiquer Daesh en privant cette organisation terroriste de toute empreinte territoriale et en empêchant sa résurgence. »

Source : Zone Militaire

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samedi 19 janvier 2019

Nigeria : Des revers face aux jihadistes de Boko Haram

En dépit des rapports des Nations unies qui alertaient sur une recrudescence d’actes terroristes dans la région du Lac Tchad, le président nigérian, Muhammadu Buhari, assura, en janvier 2018, que son pays en « avait fini » avec le groupe jihadiste Boko Haram. « Des attaques isolées ont encore lieu, mais même les pays les plus sûrs ne peuvent pas empêcher des criminels déterminés de commettre des actes terroristes », avait-il affirmé.

Certes, grâce à l’intervention de la Force multinationale mixte [FMM], composée de troupes fournies par le Tchad, le Nigéria, le Niger et le Cameroun, Boko Haram a subi une série de revers à partir de 2015. Qui plus est, le groupe jihadiste s’est scindé en deux factions rivales : l’une restée fidèle à son chef « historique », Abubakar Shekau, l’autre étant devenue l’ISWAP, la branche ouest-africaine de l’État islamique, sous l’autorité d’Abou Mosab al-Barnaoui.

Seulement, ces deux factions ont relevé la tête, notamment l’ISWAP, qui, durant l’année 2018, a multiplié les attaques contre les bases de l’armée nigériane, infligeant à cette dernière de lourdes pertes qu’Abuja n’a jamais reconnues officiellement. Ou, quand cela été le cas, du bout des lèvres.

Le retrait du contingent tchadien de la FMM au Niger, les difficultés à obtenir du renseignement, la fin du recours à des sociétés militaires privées [SMP] par Abuja, le défaut d’une stratégie globale pour venir à bout de cette hydre jihadiste ou encore le manque de moyens des soldats nigérians expliquent en grande partie cette situation.

En outre, en multipliant les assauts contre les bases militaires, les combattants de l’ISWAP ont fait des razzias sur les armes, les munitions et les véhicules de l’armée nigériane. De quoi compléter leur arsenal, alimenté par le trafic d’armes en provenance de la Corne de l’Afrique, voire du Moyen-Orient, via le Soudan.

Cette branche de l’EI a sans doute reçu le renfort de jihadistes venus d’Irak ou de Syrie. Du moins, c’est ce qu’a affirmé le maréchal Sadik Abubakar, le chef d’état-major de la force aérienne nigériane. « Nous avons assisté à […] l’arrivée de combattants et technologies hautement expérimentés et qualifiés lorsque des éléments de l’EI ont été chassés de Syrie et transférés dans le nord-est » du Nigeria, a-t-il récemment expliqué.

S’agissant toujours des effectifs de l’ISWAP, ces derniers auraient été renforcés après une campagne de recrutement lancée par cette faction de Boko Haram au Nigeria, au Niger et au Tchad. C’est ce que semble montrer l’attaque de la base de Kukareta, dans l’État de Yobe [nord-est du Nigeria], menée le 24 décembre [17 soldats tués]. Selon un chef local, les assaillants étaient « étaient très certainement tchadiens d’après leur physique imposant et la langue qu’ils parlaient ».

Quelques jours plus tard, l’ISWAP a une nouvelle fois mis en échec l’armée nigériane en s’emparant de la ville – stratégique – de Baga, sur les rives du Lac Tchad. Ce qui, a depuis, provoqué un exode massif de civils – plus de 30.000 selon les Nations unies – vers Maiduguri, la capitale de l’État de Borno.

« Les Nations unies sont extrêmement inquiètes des conséquences des violences sur les populations civiles, dans le nord-est du Nigeria, particulièrement dans l’État du Borno », a fait savoir Edward Kallon, le coordinateur de l’ONU pour le Nigeria, après une visite dans les camps de réfugiés, le 9 janvier. « Quelque 260 travailleurs humanitaires ont été obligés de quitter les districts de Monguno, Kala/Balge et Kukawa, zones affectées par le conflit depuis novembre, mettant en péril l’assistance humanitaires pour des centaines de milliers de personnes », a-t-il aussi déploré. D’autant plus qu’il estimé qu’environ 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur maison dans la région du Lac Tchad…

Cela étant, ce 10 janvier 2019, l’état-major nigérian a indiqué avoir repris le contrôle de Baga… Mais sans livrer le moindre combat étant donné que les jihadistes de l’ISWAP avaient abandonné la ville, après avoir incendié et détruit les maisons des chefs communautaires, l’hôpital et les écoles.

Reste que la situation du Lac Tchad est préoccupante, d’autant plus que, selon un rapport de l’ONU diffusé durant l’été 2018, l’ISWAP chercherait à étendre sa présence à d’autres pays, en particulier au Sénégal et en Libye. Lors de sa visite à la force Barkhane, au Tchad, en décembre, le président Macron avait fait part de l’inquiétude de la France face à la dégradation de la sécurité dans cette région. Le Niger est aussi concerné, alors qu’il est déjà menacé, au Nord, par d’autres formations jihadistes, dont l’État islamique au Grand Sahara [EIGS].

Quoi qu’il en soit, un an, quasiment, après avoir affirmé que son pays en avait fini avec Boko Haram, le président Buhari a bien dû admettre que les forces nigérianes avaient subi des revers contre les jihadistes et que ces derniers affectaient son moral.

« La question du moral est juste », a reconnu M. Buhari, qui va briguer un nouveau mandat lors des prochaines élections, prévues cette année. Ayant assuré que des « efforts » allaient être faits pour « résoudre ce problème », il a admis que les troupes nigérianes étaient effectivement sous pression. « Il est difficile de faire face avec des moyens conventionnels aux raids et aux attentats-suicides de Boko Haram. Il y a vraiment ce que j’appellerais un épuisement au combat », a-t-il dit. Aussi, « un nouvel entraînement aiderait à lutter contre les tactiques employées par le groupe jihadiste », a-t-il ajouté.

Source : Zone Militaire

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vendredi 14 décembre 2018

Strasbourg : Cherif Chekatt abattu par la police. Terroriste de Daech ?

Fin de traque. Jeudi soir vers 21 heures, au terme de 48 heures de traque, Chérif Chekatt a été tué par des policiers, dans un entrepôt situé Plaine des bouchers.
Chérif Chekatt avait fait mardi au moins trois morts et 13 blessés à Strasbourg dans le quartier du marché de Noël de Strasbourg. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, arrivé quelques heures plus tôt dans la capitale alsacienne, a confirmé que le terroriste de 29 ans avait été "neutralisé" par des hommes de la Brigade spécialisée de terrain (BST) de la ville.

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ENQUÊTE – Jeudi 13 décembre, les forces de l’ordre ont abattu Cherif Chekatt à Strasbourg, mettant fin à sa cavale.
Des raisons de sa folie meurtrière à son élimination par la police, plusieurs zones d’ombre subsistent. On fait le point.

Dès les premiers signalements en début d’après-midi, jeudi 13 décembre, la ville de Strasbourg a été bouclé par les forces de l’ordre. Lesquelles avaient été alertées qu’un suspect correspondant au signalement de Cherif Chekatt déambulait dans la ville, hagard et sanguinolent. Et après plusieurs interventions infructueuses, des policiers ont finalement identifié vers 21 heures le tireur présumé du marché de Noël. Alors qu’ils s’apprêtaient à l’interpeller, l’individu a ouvert brusquement le feu, entraînant une riposte immédiate des membres de la brigade spécialisée de terrain (BST) qui l'ont abattu. Un dénouement qui laisse toutefois en suspens plusieurs questions.

Qu’est-ce qui a provoqué son passage à l’acte ?

Cherif Chekatt était fiché S pour radicalisation depuis 2016. D’après nos informations, il était notamment proche de la mouvance islamiste radicale installée dans le quartier de La Meinau à Strasbourg. Selon le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nunez, il n’avait toutefois "jamais été connu pour des délits liés au terrorisme" mais plutôt pour des faits de droit commun, ayant été notamment condamné à 27 reprises. "Ce n'était pas un religieux", juge un de ses amis d'enfance, quand son avocat allemand n'avait pas repéré de signe de radicalisation chez lui.


Soupçonné d’avoir participé à un braquage ponctué d’une tentative d’homicide, Cherif Chekatt était activement recherché par les forces de l’ordre. Lesquelles ont procédé à une perquisition de son domicile mardi matin, le jour de la tuerie. Perquisition vaine puisqu’il ne se trouvait pas chez lui, probablement averti de l’arrivée des gendarmes. Voyant l’étau se resserrer, l’individu est tout de même resté à Strasbourg, attendant que la nuit tombe pour ouvrir le feu sur la foule.

La perquisition menée mardi matin a-t-elle été l'élément déclencheur de son passage à l’acte ? Avait-il fomenté son attaque depuis longtemps ? Autant de questions que l’enquête tentera de résoudre dans les jours suivants.


Etait-il un "soldat" de Daech ?

Si Daech s’est empressé de revendiquer l’attentat à la suite de l’annonce de son décès – sans en apporter toutefois la preuve formelle -, aucun signe d’allégeance au groupe Etat islamique n’a pour le moment été retrouvé par les enquêteurs. Le Parisien affirme toutefois que des "sourates guerrières" du Coran ont été identifiées dans l’un de ses cahiers. Et qu’il avait installé tout récemment Telegram, la messagerie sécurisée très prisée par les terroristes. Selon des sources policières, il avait en outre fait du prosélytisme religieux lors de ses peines de prison, ayant même accroché une affiche de Ben Laden dans sa cellule.

Comme nous l’expliquons dans cet article, la stratégie actuelle de l’organisation Etat islamique est de revendiquer les attaques qu’elle estime dignes de sa doctrine. Ainsi, même s’il s’avère que Cherif Chekatt n’avait pas formellement épousé la cause de Daech, ses actes font foi aux yeux de l’organisation terroriste. L’allégeance par le sang, en somme. 

Avait-il des complices ?

Selon nos informations, Cherif Chekatt a vécu comme un sans-abri lors de sa cavale. Déposé par un taxi dans le quartier du Neudorf, il ne l'a pas quitté pendant les plus de deux journées qu'a durée sa traque. Il était, d’après les enquêteurs, complètement reclus, errant de cages d'escalier en cages d'escalier, sans personne pour l’aider. D’autant que cinq de ses proches - dont deux fichés S - avaient été placés en garde à vue. Trois d'entre eux ont été mis en examen et écroués, ce jeudi,  soupçonnés d’avoir participé au braquage dont l’enquête avait conduit à la perquisition de l’appartement de Cherif Chekatt, le matin de son passage à l'acte. Sur ce point précis, les enquêteurs s'interrogent également sur la raison pour laquelle il n'était pas présent à son domicile.

L’enquête déterminera si l’homme de 29 ans avait des complices. Selon les premiers éléments, il semble toutefois qu’il ait agi seul, dans la précipitation. En témoigne notamment l’absence de moyens logistiques mobilisés lors de sa cavale en solitaire. A noter que sa mère, son père, deux de ses frères ainsi qu’un ami sont à cette heure toujours en garde à vue. En l'absence de complicité évidente, reste la question éventuelle du mentor. On pense alors à son frère aîné, lui aussi fiché S pour radicalisation et interpellé en Algérie, a appris Le Parisien.

Source : LCI.fr - Image C.Hartmann/REUTERS

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mardi 11 décembre 2018

Strasbourg : Fusillade en centre ville, des morts et des blessés - La "piste terroriste" évoquée !

Fusillade dans le centre-ville de Strasbourg : le tireur en fuite est fiché S pour radicalisation


Une fusillade a eu lieu dans le centre-ville de Strasbourg ce mardi soir, au niveau de la rue des Grandes arcades et de la place Kleber, faisant au moins 2 morts, sept blessés graves et quatre blessés légers, selon un nouveau bilan de la préfecture. Une opération de police est en cours et le centre-ville a été évacué. Le tireur toujours en fuite est fiché S pour radicalisation.


Pour l'heure, les informations demeurent confuses. Ce que l'on sait :

  • Une fusillade a eu lieu dans le centre de Strasbourg ) proximité du marché de Noël.
  • La situation est extrêmement confuse. Néanmoins, la préfecture annonce deux morts et sept blessés graves, quatre blessés légers. Le tireur est en fuite.
  • Les policiers patrouillent et notre envoyé spécial a constaté un très large dispositif militaire. L'antenne du RAID est à la recherche du tireur, blessé.
  • L'homme a été identifié, il est toujours activement recherché.
  • Le plan blanc a été déclenché dans les hôpitaux de Strasbourg.
  • Une cellule d'information du public (CIP) est ouverte : 0 811 000 667
  • La section anti-terroriste du parquet de Paris se saisit de l'affaire.
  • Christophe Castaner se rend sur place.


BILAN
La préfecture donne un bilan plus précis avec treize victimes. Deux morts, sept blessés graves et quatre blessés légers.

PROFIL DU TIREUR
Selon les informations de TF1/LCI, l'homme est fiché S, connu pour radicalisation. Il a été identifié et blessé avant de prendre la fuite.

NUMERO D'URGENCE
La préfecture a mis en place une cellule d'information du public, prioritairement réservée aux appels des personnes concernées par la situation en cours.
0 811 00 06 67

Il est demandé aux habitants de rester chez eux et de suivre les consignes des autorités.

COUPS DE FEU
L'AFP annonce de sources policières que "des échanges de coups de feu dans le quartier où serait retranché l'assaillant" ont actuellement lieu.

...

«La menace terroriste est toujours extrêmement présente.
Si elle a subi un affaiblissement en raison des combats contre Daech, aujourd'hui fragilisé,
nous savons que d'autres formes de manifestations terroristes
peuvent avoir lieu à tout moment dans notre pays.» *

* Christophe Castaner

VIGIPIRATE
2:30 - Fusillade à Strasbourg : le niveau d’alerte "urgence attentat" a été activé.

En marge de son intervention à Strasbourg, Christophe Castaner a justifié son recours au plus haut niveau d’alerte. "Le gouvernement vient de décider de passer en ‘urgence attentat’, avec la mise ne place de contrôles renforcés aux frontières, sur l’ensemble des marchés de Noël se déroulant en France et éviter le risque de mimétisme. Il y aura aussi un mobilisation plus forte du dispositif Sentinelle du territoire."

PARLEMENT EUROPÉEN
Le confinement au Parlement européen est levé. Des députés européens, confinés depuis le début de la soirée au Parlement européen à Strasbourg, ont commencé à évacuer le bâtiment peu après 2H00, indique l'AFP. Le président du Parlement, Antonio Tajani, a annoncé le lancement d'un plan d'évacuation en coopération avec la police française à 2H00 (1H00 GMT).
A 3H00, des employés du Parlement, des hauts fonctionnaires et des parlementaires étaient escortés par la police dans des bus et des monospaces vers le centre de la ville.

...

FICHE S POUR RADICALISATION
Le Raid est sur place. Près de 500 policiers sont à la recherche de l'assaillant.
Une opération de police est en cours dans un quartier de la ville. Le tireur, toujours en fuite, est fiché S pour radicalisation.

Le suspect est un homme de 29 ans, originaire d'un quartier sensible de Strasbourg. Connu pour des faits de droit commun, il est fiché S pour radicalisation par la DGSI. Le matin de la fusillade, le jeune homme devait être interpellé par la police pour une affaire de meurtre et d'extorsion. À leur arrivée à son domicile pour l'arrêter, le suspect n'était pas là.

 A son domicile, des grenades ont été découvertes, ce matin. Il avait fait l'objet de condamnations en France et en Allemagne, pour des faits de droit commun.

La section anti-terroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'affaire et ouvre une enquête.

...


Source : LCI.fr

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vendredi 7 décembre 2018

Niger : Etat d’urgence dans des régions proches du Burkina Faso après des incursions jihadistes

Début novembre 2018, le ministre nigérien de l’Intérieur, Mohamed Bazoun, a indiqué que deux opérations antiterroristes venaient d’être lancées dans la région de Tillabéri, frontalière avec le Burkina Faso, pays en proie à des infiltrations et des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes.

La région de Tillabéri fait partie du Litpako Gourma, situé dans le secteur dit des trois frontières [Niger, Mali, Burkina Faso]. Lors d’une réunion du G5 Sahel, à Niamey, fin octobre, le chef d’état-major de l’armée nigérienne, le général Ahmed Mohamed, avait prévenu que ce dernier était en « passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes et criminels. »

Si la présence de groupes terroristes dans cette région est avérée depuis maintenant plusieurs années, le fait nouveau est que les jihadistes, «lourdement armés», rançonnent les civils au titre de la « zakat », c’est à dire une sorte d’impôt religieux qui constitue le troisième pilier de l’islam. « Si vous refusez de payer, ils vous tuent. […] Ces bandits obligent les villageois à écouter leurs prêches et vont brûler les écoles après, avait témoigné un élu.

Selon M. Bazoun, les opérations menées par les forces de sécurité nigériennes avaient pour objectif de « nettoyer » les camps jihadistes implantés dans le Tillabéri. Pour autant, Niamey vient d’y décréter l’état d’urgence dans trois nouveaux départements de cette région.

« Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant proclamation de l’état d’urgence dans les départements de Say, de Torodi et de Téra dans la région de Tillabéri », a en effet annoncé le gouvernement nigérien, via une déclaration lue à l’antenne de la télévision d’État.

Les trois départements cités « font l’objet d’attaques organisées, perpétrées par des groupes terroristes, mettant en péril l’ordre public et la sécurité des personnes et des biens », a-t-il été expliqué dans le texte. Et il est donc « nécessaire et urgent » de prendre cette « mesure pour faire face à la situation », a encore fait valoir le gouvernement nigérien.

La décision d’y instaurer l’état d’urgence est la conséquence de la situation dans le nord et l’est du Burkina-Faso, où les attaques jihadistes se sont intensifiées ces derniers mois. Ce qui a d’ailleurs motivé l’intervention, en octobre, de la force française Barkhane.

Concrètement, l’état d’urgence donne des pouvoirs élargis aux autorités civiles et militaires en matière de police et de justice. Cela étant, il est déjà en vigueur depuis mars 2017 dans cinq autres départements de Tillabéri, en raison d’incursions de jihadistes venus du Mali. La région de Diffa, dans le sud-est, est également concernée par une telle mesure, à cause, cette fois, des attaques du groupe jihadiste nigérian Boko Haram.

Source : Zone Militaire


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mardi 27 novembre 2018

Nord Mali : Un raid héliporté de la force française Barkhane neutralise un groupe jihadiste

Il y a environ un mois, à Ndaki, localité située à 200 km environ au sud-ouest de Gao, dans la région du Gourma, deux sections des Forces armées maliennes [FAMa] avaient été sérieusement accrochées par un groupe armé terroriste [GAT], ce qui avait obligé la force française Barkhane à intervenir en engageant des hélicoptères d’attaque Tigre, des Mirage 2000 et deux groupes de commandos de Montagne.

Au regard de l’intensité des combats, il avait été envisagé que les soldats maliens venaient de tomber sur un important camp jihadiste ou qu’un chef de premier plan se trouvait parmi ce GAT.

Cette affaire a-t-elle un lien avec l’opération qu’ont menée les militaires français dans la nuit du 11 au 12 novembre ? En effet, un groupe de jihadistes a été repéré et identifié comme tel dans la région du Gourma. Ce qui a déclenché un raid héliporté, appuyé par un drone MQ-9 Reaper.

Selon l’État-major des armées, créée en 2014, les jihadistes visés étaient ceux de la « katiba du Gourma » [ou katiba 3-Alpha], qui fait partie du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM pour Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn], lui-même affilié à al-Qaïda. Cette katiba « privilégie l’affrontement indirect en ayant recours au piégeage ou au minage des axes de communication », explique-t-il.

Aux tirs de sommation effectués par les militaires français, les jihadistes ont « violemment répliqué avec des armes légères et collectives ». Ce qui a donné lieu à une riposte qui ne leur a laissé aucune chance : 7 d’entre eux ont ainsi été « neutralisés », dont très probablement leur chef, Almansour Ag Alkassam. La mort de ce dernier a été annoncée via les réseaux sociaux par des messages de condoléances émis par la mouvance jihadiste.

« La neutralisation probable du chef de la katiba du Gourma est un nouveau coup sévère porté aux groupes terroristes de la région et en particulier au GSIM », estime-t-on à l’État-major des armées, pour qui « cette action illustre la détermination des forces françaises à appuyer les pays de la région dans leur lutte contre ces groupes terroristes. »

Par ailleurs, les militaires français ont mis la main sur des armes lourdes et légères, des composants servant à la fabrication d’engins explosifs improvisés [IED] ainsi que sur des moyens de communication qui seront exploités par le renseignement.

Depuis le début de cette année, la force Barkhane (avec la Task Force Sabre armée par les forces spéciales) a neutralisé plus de 130 jihadistes dans la bande sahélo-saharienne. Le groupe Ansar Dine (lié au GSIM) et l’État islamique au grand Sahara [EIGS] ont été particulièrement visés.

Source : Zone Militaire - Photo : Archive EMA


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