FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 30 mars 2019

Tchad : 23 soldats tchadiens tués dans une attaque de Boko Haram !

Vingt-trois soldats tchadiens ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi au cours d'une attaque de leur position par des combattants du groupe djihadiste nigérian Boko Haram à Dangdala, dans le sud-ouest du Tchad, selon les témoins contactés par VOA Afrique.

Les assaillants sont venus du Niger pour attaquer la position tchadienne située sur la rive nord-est du lac Tchad.

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières pour l'armée tchadienne depuis le début des attaques de Boko Haram.

L'armée tchadienne, au sein d'une force multinationale mixte (FMM) qui rassemble des forces de la sous-région et des comités de vigilance, tente de repousser les djihadistes de Boko Haram qui ont débuté leurs attaques au Tchad en 2015.

Boko Haram, originaire du Nigeria, opère dans tous les pays de la zone du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger), où il commet des attentats meurtriers, des attaques contre les forces de l'ordre et procède à des enlèvements de civils.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, en 2009, et 1,8 million d'autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Source  : VOA Afrique

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

dimanche 24 mars 2019

Tchad : Des frappes françaises détruisent des pick-up « hostiles » venus de Libye

En février 2019, l’État-major des armées [EMA] avait indiqué que, la veille, des Mirage 2000 engagés au titre de l’opération Barkhane avait effectué, dans le nord du Tchad et à la demande de N’Djamena, deux frappes pour stopper une colonne d’une quarantaine de véhicules considérés hostiles en provenance de Libye.

Et l’EMA d’ajouter que cette intervention des Mirage 2000, réalisée en coordination avec les forces armées tchadiennes, avait permis « d’entraver cette progression hostile et de disperser la colonne » qui « s’infiltrait profondément en territoire tchadien ».

« La colonne avait été repérée depuis au moins 48h. L’armée de l’air tchadienne avait déjà procédé à des frappes pour les stopper », avant de solliciter l’intervention française, a ensuite expliqué le colonel Patrik Steiger, le porte-parole de l’EMA, auprès de l’AFP. Les faits se sont exactement produits « entre le Tibesti et l’Ennedi », à 400 km à l’intérieur du territoire tchadien.

Plus tard, on a appris que cette colonne « hostile » était celle de l’Union des forces de résistance [UFR], un groupe rebelle tchadien, probablement contraint de quitter la Libye pour échapper à une offensive lancée par l’Armée nationale libyenne du maréchal Haftar.

À N’Djamena, le porte-parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem Bermendoa Agouna, a assuré que la « colonne de mercenaires et terroristes » avait été « neutralisée et mise hors d’état de nuire par nos forces aériennes appuyées par les forces Barkhane. » Puis, a-t-il assuré, les « frontières tchadiennes sont sous contrôle et totalement sécurisées. »

Ce qu’a démenti Youssouf Hamid, le porte-parole de l’UFR. « On progresse toujours, on est prêt à [affronter] tout ce qui est devant nous, tout ce qui va se placer devant nous. On n’a pas peur des frappes aériennes françaises », a-t-il dit à l’AFP, après avoir dénoncé le « tournant dangereux pris par la France en s’impliquant militairement dans les « affaires internes » tchadiennes.

Visiblement, le « show of force » et les frappes des Mirage 2000 français n’auront pas été suffisants pour persuader les rebelles tchadiens de rebrousser chemin. D’où de nouvelles frappes effectués par l’aviation française.

« Partie de Libye, la colonne armée, forte initialement d’une cinquantaine de pick-up, n’a pas répondu aux avertissements dissuasifs et aux frappes des forces aériennes tchadiennes les 1er et 2 février puis des forces aériennes françaises le 3 février. Face à cette situation, les autorités tchadiennes et françaises ont décidé de nouvelles frappes, conduites par des Mirage 2000 les 5 et 6 février », a ainsi raconté l’EMA.

Prenant soin de souligner que les interventions des avions de l’armée de l’air ont été « conduites de façon proportionnée, graduée et précise » afin de « signifier à cette colonne la détermination des autorités tchadiennes et françaises à la voir stopper sa progression », l’EMA a indiqué que l’action des Mirage 2000, appuyés par un drone MQ-9 Reaper, a « permis au total de mettre hors de combat une vingtaine de pick-up. »

Pour Paris, qui n’a officiellement pas d’accord de défense avec N’Djamena [seulement un accord de coopération technique signé en 1976, ndlr], ces interventions sont justifiées par le fait que le « raid de cette colonne armée dans la profondeur du territoire tchadien était de nature à déstabiliser ce pays », dont les forces armées sont un partenaire « essentiel » de la France dans la lutte contre le terrorisme.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mardi 5 mars 2019

Prison d’Alençon-Condé : Deux surveillants poignardés par un détenu radicalisé !

Un détenu blesse gravement deux surveillants puis se retranche dans une unité de vie familiale avec sa compagne !

Un détenu radicalisé blesse gravement au couteau deux surveillants à la prison d’Alençon-Condé et se retranche à la prison de Condé-sur-Sarthe dans l'Orne

Les deux victimes ont été transportées à l'hôpital. Leur pronostic vital n'est pas engagé. Le RAID est sur place.

Un détenu de la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne, a agressé mardi 5 mars à 9h45 deux surveillants pénitentiaires avec un couteau en céramique, a appris franceinfo de source proche du dossier. Les deux victimes ont été transportées à l'hôpital, leur pronostic vital n'est pas engagé. Le détenu s'est retranché avec sa compagne dans l'unité de "vie famille".


Condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour enlèvement, séquestration suivi de mort et vol avec arme, l'agresseur présumé a également écopé d'un an de prison pour apologie du terrorisme.

Les équipes de recherches et d'intervention spécialisées ainsi que le parquet ont été saisis. Une cellule de crise a été mise en place.

Le RAID sur place

Des agents du RAID, l'unité d'élite de la Police Nationale, sont actuellement présents en renfort de l'ERIS (équipe régionale d'intervention et de sécurité) de Rennes mobilisée depuis mardi matin.

La section antiterroriste du parquet de Paris a également été saisie. Le procureur Rémy Heitz est actuellement en route pour se rendre sur les lieux. Un point presse aura lieu à 13h30 dans le 19e arrondissement de Paris.

Source : FranceTVinfo.fr


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 21 février 2019

Syrie : Le jihadiste français de Daech, Fabien Clain a été tué par une frappe aérienne !

Le jihadiste Fabien Clain "voix du 13 novembre" est mort !
Son frère Jean-Michel est gravement blessé...

Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi après-midi lors d'une frappe aérienne à Baghouz, dernier bastion du groupe Etat islamique en Syrie, Daech.

"C'est une bonne nouvelle", réagit le président d'une association de victimes des attentats du 13-Novembre 2015 à Paris.


Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi 20 février, dans l'après-midi, en Syrie, par une frappe de la coalition internationale et son frère, Jean-Michel, est gravement blessé, révèle franceinfo jeudi 21 février. Fabien Clain a été tué par une frappe aérienne à Baghouz, dernier bastion de l'organisation terroriste État islamique en Syrie. Le gouvernement français attend encore une analyse ADN pour officialiser sa mort.

Les frères Clain sont les voix qui avaient été rapidement identifiées dans la revendication du groupe État islamique après les attentats du 13-Novembre à Paris. Fabien Clain, 40 ans, était la voix du message sonore du groupe terroriste diffusé au lendemain des attaques perpétrées par trois commandos d'hommes revenus de Syrie. Son frère Jean-Michel, 38 ans, avait été reconnu dans les Anasheeds - chants religieux - de l'enregistrement.

Repérés il y a plusieurs jours à Baghouz

Vétérans du jihad, ils étaient dans le viseur des services antiterroristes depuis des années. Estimant avoir démontré leur implication dans les attentats du 13-Novembre, les juges d'instruction ont émis un mandat d'arrêt contre eux en juin 2018. Les deux frères se trouvaient donc toujours en Syrie : Fabien et Jean-Michel avaient été repérés il y a plusieurs jours dans la région.

Converti à l'islam dans les années 1990, Fabien Clain, alias "frère Omar", et son frère se seraient radicalisés au début des années 2000. En 2009, Fabien Clain est condamné à 5 ans de prison, aux côtés de Thomas Barnouin, dans l'affaire dite de la filière d'Artigat. Fabien Clain était devenu la "voix officielle" du groupe État islamique en français, traduisant les communiqués de l’organisation. Il avait réussi à quitter la France avec sa famille pour la Syrie en mars 2015. Originaires de La Réunion, les deux frères ont grandi dans l'Orne avant de s’installer à Toulouse et de devenir des proches de Mohamed Merah, auteur de tueries dans la même ville en 2012.

Source : FranceTVinfo.fr

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 25 janvier 2019

Syrie : En décembre 2018, les forces françaises ont détruit une centaine de positions jihadistes

Le 14 décembre 2018, et après avoir repoussé de vigoureuses contre-attaques lancées par l’État islamique [EI ou Daesh] à la faveur de mauvaises conditions météorologiques ayant perturbé les opérations aériennes de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, les Forces démocratiques syriennes ont annoncé avoir chassé les jihadistes de la localité de Hajine, située sur la rive orientale de l’Euphrate, à une portée de canon de la frontière irakienne.

En outre, et alors que le président Trump venait d’annoncer le retrait des troupes américaines de Syrie, la coalition [opération Inherent Resolve, ou OIR] a visiblement accentué son action au profit des FDS, avec pas moins de 469 frappes [aviation et artillerie] contre Daesh entre le 16 et le 29 décembre. Soit quasiment autant que durant la période allant du 2 au 15 décembre.

Comme l’a expliqué l’État-major des armées, à Paris, dans son compte-rendu du 27 décembre, après les FDS ont poursuivi « leur offensive le long du fleuve et ont atteint la localité d’Abu Hassan où Daesh dispose toujours d’une forte capacité de résistance », après avoir « achevé la sécurisation de la ville d’Hajine. »

Si une très grande partie des frappes contre Daesh sont le fait des États-Unis, il n’en reste pas moins que la force française Chammal fait son maximum avec les moyens qui sont les siens, soit 10 Rafale basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis et trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] déployés en Irak, à la frontière syrienne, par la Task Force [TF] Wagram.

Ainsi, rien qu’en décembre 2018, la force Chammal a détruit « près d’une centaine de positions ennemies […] par les moyens terrestres et aériens » de son pilier « appui ». Ce qui inclut, précise l’EMA, une « cinquantaine de véhicules blindés ou piégés, des armes lourdes et des mitrailleuses ». Cette « attrition du potentiel de combat ennemi […] a contribué à faciliter la progression des FDS dans la poche d’Hajine », souligne-t-il.

Une fois encore, les CAESAr auront joué un rôle déterminant. « En décembre, des assauts ennemis ont tenté de percer les lignes défensives des FDS. Ces offensives de Daesh ont été repoussées avec l’appui notamment de l’artillerie française », explique l’EMA.

« Grâce à des matériels de haute technologie dotés d’une capacité de tirer six coups par minute, servis par des artilleurs aguerris par une expérience au combat unique, l’artillerie française s’est révélée aux côtés de ses homologues alliés de la coalition comme un un appui feu essentiel aux opérations terrestres, contribuant à la destruction du potentiel de combat de l’ennemi », insiste l’état-major français.

Entre le 28 novembre 2018 et le 1er janvier 2019, et si l’on se réfère aux points de situation publiés durant cette période, les artilleurs français ont ainsi assuré 88 missions de tir de destruction contre des cibles jihadistes. Et, pour la première fois en opération, la TF Wagram a mis en œuvre l’obus BONUS [BOfors NUtating Shell] pour détruire 8 blindés utilisés par Daesh, ce qui a permis de disloquer une colonne ennemie constituée par une quarantaine de véhicules.

Pour rappel, l’obus BONUS a été conçu pour détruire des véhicules blindés par le toit, qu’ils soient à l’arrêt ou en mouvement. Doté de capteurs et d’un dispositif de reconnaissance de cible, il peut détruire plusieurs véhicules en un seul tir. « À n’en pas douter, l’emploi réussi de l’obus Bonus fera date et va modifier la perception encore trop répandue d’une artillerie ‘arrosant’ le champ de bataille », avait commenté, à l’époque, le colonel commandant la TF Wagram.

D’une portée de près de 40 km, les CAESAr ont la capacité de fournir en permanence, et à court préavis, plusieurs effets lors d’une manœuvre d’ensemble : tirs de destruction, de barrage ou d’interdiction et tirs d’éclairement ou visant à créer des rideaux fumigènes temporaires afin de masquer la progression des troupes amies aux forces ennemies.

Quant aux Rafale, leurs opérations ont été rendues plus compliquées en raison des conditions météorologiques. Cependant, ils ont effectué 33 raids en appui des FDS durant la même période, dont 13 pour la seule semaine allant du 19 au 25 décembre.

Lors de ses vœux aux Armées, le 17 janvier, le président Macron a indiqué que la France resterait militairement engagée au Levant, son objectif « stratégique » étant « d’éradiquer Daesh en privant cette organisation terroriste de toute empreinte territoriale et en empêchant sa résurgence. »

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 19 janvier 2019

Nigeria : Des revers face aux jihadistes de Boko Haram

En dépit des rapports des Nations unies qui alertaient sur une recrudescence d’actes terroristes dans la région du Lac Tchad, le président nigérian, Muhammadu Buhari, assura, en janvier 2018, que son pays en « avait fini » avec le groupe jihadiste Boko Haram. « Des attaques isolées ont encore lieu, mais même les pays les plus sûrs ne peuvent pas empêcher des criminels déterminés de commettre des actes terroristes », avait-il affirmé.

Certes, grâce à l’intervention de la Force multinationale mixte [FMM], composée de troupes fournies par le Tchad, le Nigéria, le Niger et le Cameroun, Boko Haram a subi une série de revers à partir de 2015. Qui plus est, le groupe jihadiste s’est scindé en deux factions rivales : l’une restée fidèle à son chef « historique », Abubakar Shekau, l’autre étant devenue l’ISWAP, la branche ouest-africaine de l’État islamique, sous l’autorité d’Abou Mosab al-Barnaoui.

Seulement, ces deux factions ont relevé la tête, notamment l’ISWAP, qui, durant l’année 2018, a multiplié les attaques contre les bases de l’armée nigériane, infligeant à cette dernière de lourdes pertes qu’Abuja n’a jamais reconnues officiellement. Ou, quand cela été le cas, du bout des lèvres.

Le retrait du contingent tchadien de la FMM au Niger, les difficultés à obtenir du renseignement, la fin du recours à des sociétés militaires privées [SMP] par Abuja, le défaut d’une stratégie globale pour venir à bout de cette hydre jihadiste ou encore le manque de moyens des soldats nigérians expliquent en grande partie cette situation.

En outre, en multipliant les assauts contre les bases militaires, les combattants de l’ISWAP ont fait des razzias sur les armes, les munitions et les véhicules de l’armée nigériane. De quoi compléter leur arsenal, alimenté par le trafic d’armes en provenance de la Corne de l’Afrique, voire du Moyen-Orient, via le Soudan.

Cette branche de l’EI a sans doute reçu le renfort de jihadistes venus d’Irak ou de Syrie. Du moins, c’est ce qu’a affirmé le maréchal Sadik Abubakar, le chef d’état-major de la force aérienne nigériane. « Nous avons assisté à […] l’arrivée de combattants et technologies hautement expérimentés et qualifiés lorsque des éléments de l’EI ont été chassés de Syrie et transférés dans le nord-est » du Nigeria, a-t-il récemment expliqué.

S’agissant toujours des effectifs de l’ISWAP, ces derniers auraient été renforcés après une campagne de recrutement lancée par cette faction de Boko Haram au Nigeria, au Niger et au Tchad. C’est ce que semble montrer l’attaque de la base de Kukareta, dans l’État de Yobe [nord-est du Nigeria], menée le 24 décembre [17 soldats tués]. Selon un chef local, les assaillants étaient « étaient très certainement tchadiens d’après leur physique imposant et la langue qu’ils parlaient ».

Quelques jours plus tard, l’ISWAP a une nouvelle fois mis en échec l’armée nigériane en s’emparant de la ville – stratégique – de Baga, sur les rives du Lac Tchad. Ce qui, a depuis, provoqué un exode massif de civils – plus de 30.000 selon les Nations unies – vers Maiduguri, la capitale de l’État de Borno.

« Les Nations unies sont extrêmement inquiètes des conséquences des violences sur les populations civiles, dans le nord-est du Nigeria, particulièrement dans l’État du Borno », a fait savoir Edward Kallon, le coordinateur de l’ONU pour le Nigeria, après une visite dans les camps de réfugiés, le 9 janvier. « Quelque 260 travailleurs humanitaires ont été obligés de quitter les districts de Monguno, Kala/Balge et Kukawa, zones affectées par le conflit depuis novembre, mettant en péril l’assistance humanitaires pour des centaines de milliers de personnes », a-t-il aussi déploré. D’autant plus qu’il estimé qu’environ 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur maison dans la région du Lac Tchad…

Cela étant, ce 10 janvier 2019, l’état-major nigérian a indiqué avoir repris le contrôle de Baga… Mais sans livrer le moindre combat étant donné que les jihadistes de l’ISWAP avaient abandonné la ville, après avoir incendié et détruit les maisons des chefs communautaires, l’hôpital et les écoles.

Reste que la situation du Lac Tchad est préoccupante, d’autant plus que, selon un rapport de l’ONU diffusé durant l’été 2018, l’ISWAP chercherait à étendre sa présence à d’autres pays, en particulier au Sénégal et en Libye. Lors de sa visite à la force Barkhane, au Tchad, en décembre, le président Macron avait fait part de l’inquiétude de la France face à la dégradation de la sécurité dans cette région. Le Niger est aussi concerné, alors qu’il est déjà menacé, au Nord, par d’autres formations jihadistes, dont l’État islamique au Grand Sahara [EIGS].

Quoi qu’il en soit, un an, quasiment, après avoir affirmé que son pays en avait fini avec Boko Haram, le président Buhari a bien dû admettre que les forces nigérianes avaient subi des revers contre les jihadistes et que ces derniers affectaient son moral.

« La question du moral est juste », a reconnu M. Buhari, qui va briguer un nouveau mandat lors des prochaines élections, prévues cette année. Ayant assuré que des « efforts » allaient être faits pour « résoudre ce problème », il a admis que les troupes nigérianes étaient effectivement sous pression. « Il est difficile de faire face avec des moyens conventionnels aux raids et aux attentats-suicides de Boko Haram. Il y a vraiment ce que j’appellerais un épuisement au combat », a-t-il dit. Aussi, « un nouvel entraînement aiderait à lutter contre les tactiques employées par le groupe jihadiste », a-t-il ajouté.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 14 décembre 2018

Strasbourg : Cherif Chekatt abattu par la police. Terroriste de Daech ?

Fin de traque. Jeudi soir vers 21 heures, au terme de 48 heures de traque, Chérif Chekatt a été tué par des policiers, dans un entrepôt situé Plaine des bouchers.
Chérif Chekatt avait fait mardi au moins trois morts et 13 blessés à Strasbourg dans le quartier du marché de Noël de Strasbourg. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, arrivé quelques heures plus tôt dans la capitale alsacienne, a confirmé que le terroriste de 29 ans avait été "neutralisé" par des hommes de la Brigade spécialisée de terrain (BST) de la ville.

* * *

ENQUÊTE – Jeudi 13 décembre, les forces de l’ordre ont abattu Cherif Chekatt à Strasbourg, mettant fin à sa cavale.
Des raisons de sa folie meurtrière à son élimination par la police, plusieurs zones d’ombre subsistent. On fait le point.

Dès les premiers signalements en début d’après-midi, jeudi 13 décembre, la ville de Strasbourg a été bouclé par les forces de l’ordre. Lesquelles avaient été alertées qu’un suspect correspondant au signalement de Cherif Chekatt déambulait dans la ville, hagard et sanguinolent. Et après plusieurs interventions infructueuses, des policiers ont finalement identifié vers 21 heures le tireur présumé du marché de Noël. Alors qu’ils s’apprêtaient à l’interpeller, l’individu a ouvert brusquement le feu, entraînant une riposte immédiate des membres de la brigade spécialisée de terrain (BST) qui l'ont abattu. Un dénouement qui laisse toutefois en suspens plusieurs questions.

Qu’est-ce qui a provoqué son passage à l’acte ?

Cherif Chekatt était fiché S pour radicalisation depuis 2016. D’après nos informations, il était notamment proche de la mouvance islamiste radicale installée dans le quartier de La Meinau à Strasbourg. Selon le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nunez, il n’avait toutefois "jamais été connu pour des délits liés au terrorisme" mais plutôt pour des faits de droit commun, ayant été notamment condamné à 27 reprises. "Ce n'était pas un religieux", juge un de ses amis d'enfance, quand son avocat allemand n'avait pas repéré de signe de radicalisation chez lui.


Soupçonné d’avoir participé à un braquage ponctué d’une tentative d’homicide, Cherif Chekatt était activement recherché par les forces de l’ordre. Lesquelles ont procédé à une perquisition de son domicile mardi matin, le jour de la tuerie. Perquisition vaine puisqu’il ne se trouvait pas chez lui, probablement averti de l’arrivée des gendarmes. Voyant l’étau se resserrer, l’individu est tout de même resté à Strasbourg, attendant que la nuit tombe pour ouvrir le feu sur la foule.

La perquisition menée mardi matin a-t-elle été l'élément déclencheur de son passage à l’acte ? Avait-il fomenté son attaque depuis longtemps ? Autant de questions que l’enquête tentera de résoudre dans les jours suivants.


Etait-il un "soldat" de Daech ?

Si Daech s’est empressé de revendiquer l’attentat à la suite de l’annonce de son décès – sans en apporter toutefois la preuve formelle -, aucun signe d’allégeance au groupe Etat islamique n’a pour le moment été retrouvé par les enquêteurs. Le Parisien affirme toutefois que des "sourates guerrières" du Coran ont été identifiées dans l’un de ses cahiers. Et qu’il avait installé tout récemment Telegram, la messagerie sécurisée très prisée par les terroristes. Selon des sources policières, il avait en outre fait du prosélytisme religieux lors de ses peines de prison, ayant même accroché une affiche de Ben Laden dans sa cellule.

Comme nous l’expliquons dans cet article, la stratégie actuelle de l’organisation Etat islamique est de revendiquer les attaques qu’elle estime dignes de sa doctrine. Ainsi, même s’il s’avère que Cherif Chekatt n’avait pas formellement épousé la cause de Daech, ses actes font foi aux yeux de l’organisation terroriste. L’allégeance par le sang, en somme. 

Avait-il des complices ?

Selon nos informations, Cherif Chekatt a vécu comme un sans-abri lors de sa cavale. Déposé par un taxi dans le quartier du Neudorf, il ne l'a pas quitté pendant les plus de deux journées qu'a durée sa traque. Il était, d’après les enquêteurs, complètement reclus, errant de cages d'escalier en cages d'escalier, sans personne pour l’aider. D’autant que cinq de ses proches - dont deux fichés S - avaient été placés en garde à vue. Trois d'entre eux ont été mis en examen et écroués, ce jeudi,  soupçonnés d’avoir participé au braquage dont l’enquête avait conduit à la perquisition de l’appartement de Cherif Chekatt, le matin de son passage à l'acte. Sur ce point précis, les enquêteurs s'interrogent également sur la raison pour laquelle il n'était pas présent à son domicile.

L’enquête déterminera si l’homme de 29 ans avait des complices. Selon les premiers éléments, il semble toutefois qu’il ait agi seul, dans la précipitation. En témoigne notamment l’absence de moyens logistiques mobilisés lors de sa cavale en solitaire. A noter que sa mère, son père, deux de ses frères ainsi qu’un ami sont à cette heure toujours en garde à vue. En l'absence de complicité évidente, reste la question éventuelle du mentor. On pense alors à son frère aîné, lui aussi fiché S pour radicalisation et interpellé en Algérie, a appris Le Parisien.

Source : LCI.fr - Image C.Hartmann/REUTERS

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mardi 11 décembre 2018

Strasbourg : Fusillade en centre ville, des morts et des blessés - La "piste terroriste" évoquée !

Fusillade dans le centre-ville de Strasbourg : le tireur en fuite est fiché S pour radicalisation


Une fusillade a eu lieu dans le centre-ville de Strasbourg ce mardi soir, au niveau de la rue des Grandes arcades et de la place Kleber, faisant au moins 2 morts, sept blessés graves et quatre blessés légers, selon un nouveau bilan de la préfecture. Une opération de police est en cours et le centre-ville a été évacué. Le tireur toujours en fuite est fiché S pour radicalisation.


Pour l'heure, les informations demeurent confuses. Ce que l'on sait :

  • Une fusillade a eu lieu dans le centre de Strasbourg ) proximité du marché de Noël.
  • La situation est extrêmement confuse. Néanmoins, la préfecture annonce deux morts et sept blessés graves, quatre blessés légers. Le tireur est en fuite.
  • Les policiers patrouillent et notre envoyé spécial a constaté un très large dispositif militaire. L'antenne du RAID est à la recherche du tireur, blessé.
  • L'homme a été identifié, il est toujours activement recherché.
  • Le plan blanc a été déclenché dans les hôpitaux de Strasbourg.
  • Une cellule d'information du public (CIP) est ouverte : 0 811 000 667
  • La section anti-terroriste du parquet de Paris se saisit de l'affaire.
  • Christophe Castaner se rend sur place.


BILAN
La préfecture donne un bilan plus précis avec treize victimes. Deux morts, sept blessés graves et quatre blessés légers.

PROFIL DU TIREUR
Selon les informations de TF1/LCI, l'homme est fiché S, connu pour radicalisation. Il a été identifié et blessé avant de prendre la fuite.

NUMERO D'URGENCE
La préfecture a mis en place une cellule d'information du public, prioritairement réservée aux appels des personnes concernées par la situation en cours.
0 811 00 06 67

Il est demandé aux habitants de rester chez eux et de suivre les consignes des autorités.

COUPS DE FEU
L'AFP annonce de sources policières que "des échanges de coups de feu dans le quartier où serait retranché l'assaillant" ont actuellement lieu.

...

«La menace terroriste est toujours extrêmement présente.
Si elle a subi un affaiblissement en raison des combats contre Daech, aujourd'hui fragilisé,
nous savons que d'autres formes de manifestations terroristes
peuvent avoir lieu à tout moment dans notre pays.» *

* Christophe Castaner

VIGIPIRATE
2:30 - Fusillade à Strasbourg : le niveau d’alerte "urgence attentat" a été activé.

En marge de son intervention à Strasbourg, Christophe Castaner a justifié son recours au plus haut niveau d’alerte. "Le gouvernement vient de décider de passer en ‘urgence attentat’, avec la mise ne place de contrôles renforcés aux frontières, sur l’ensemble des marchés de Noël se déroulant en France et éviter le risque de mimétisme. Il y aura aussi un mobilisation plus forte du dispositif Sentinelle du territoire."

PARLEMENT EUROPÉEN
Le confinement au Parlement européen est levé. Des députés européens, confinés depuis le début de la soirée au Parlement européen à Strasbourg, ont commencé à évacuer le bâtiment peu après 2H00, indique l'AFP. Le président du Parlement, Antonio Tajani, a annoncé le lancement d'un plan d'évacuation en coopération avec la police française à 2H00 (1H00 GMT).
A 3H00, des employés du Parlement, des hauts fonctionnaires et des parlementaires étaient escortés par la police dans des bus et des monospaces vers le centre de la ville.

...

FICHE S POUR RADICALISATION
Le Raid est sur place. Près de 500 policiers sont à la recherche de l'assaillant.
Une opération de police est en cours dans un quartier de la ville. Le tireur, toujours en fuite, est fiché S pour radicalisation.

Le suspect est un homme de 29 ans, originaire d'un quartier sensible de Strasbourg. Connu pour des faits de droit commun, il est fiché S pour radicalisation par la DGSI. Le matin de la fusillade, le jeune homme devait être interpellé par la police pour une affaire de meurtre et d'extorsion. À leur arrivée à son domicile pour l'arrêter, le suspect n'était pas là.

 A son domicile, des grenades ont été découvertes, ce matin. Il avait fait l'objet de condamnations en France et en Allemagne, pour des faits de droit commun.

La section anti-terroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'affaire et ouvre une enquête.

...


Source : LCI.fr

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 7 décembre 2018

Niger : Etat d’urgence dans des régions proches du Burkina Faso après des incursions jihadistes

Début novembre 2018, le ministre nigérien de l’Intérieur, Mohamed Bazoun, a indiqué que deux opérations antiterroristes venaient d’être lancées dans la région de Tillabéri, frontalière avec le Burkina Faso, pays en proie à des infiltrations et des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes.

La région de Tillabéri fait partie du Litpako Gourma, situé dans le secteur dit des trois frontières [Niger, Mali, Burkina Faso]. Lors d’une réunion du G5 Sahel, à Niamey, fin octobre, le chef d’état-major de l’armée nigérienne, le général Ahmed Mohamed, avait prévenu que ce dernier était en « passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes et criminels. »

Si la présence de groupes terroristes dans cette région est avérée depuis maintenant plusieurs années, le fait nouveau est que les jihadistes, «lourdement armés», rançonnent les civils au titre de la « zakat », c’est à dire une sorte d’impôt religieux qui constitue le troisième pilier de l’islam. « Si vous refusez de payer, ils vous tuent. […] Ces bandits obligent les villageois à écouter leurs prêches et vont brûler les écoles après, avait témoigné un élu.

Selon M. Bazoun, les opérations menées par les forces de sécurité nigériennes avaient pour objectif de « nettoyer » les camps jihadistes implantés dans le Tillabéri. Pour autant, Niamey vient d’y décréter l’état d’urgence dans trois nouveaux départements de cette région.

« Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant proclamation de l’état d’urgence dans les départements de Say, de Torodi et de Téra dans la région de Tillabéri », a en effet annoncé le gouvernement nigérien, via une déclaration lue à l’antenne de la télévision d’État.

Les trois départements cités « font l’objet d’attaques organisées, perpétrées par des groupes terroristes, mettant en péril l’ordre public et la sécurité des personnes et des biens », a-t-il été expliqué dans le texte. Et il est donc « nécessaire et urgent » de prendre cette « mesure pour faire face à la situation », a encore fait valoir le gouvernement nigérien.

La décision d’y instaurer l’état d’urgence est la conséquence de la situation dans le nord et l’est du Burkina-Faso, où les attaques jihadistes se sont intensifiées ces derniers mois. Ce qui a d’ailleurs motivé l’intervention, en octobre, de la force française Barkhane.

Concrètement, l’état d’urgence donne des pouvoirs élargis aux autorités civiles et militaires en matière de police et de justice. Cela étant, il est déjà en vigueur depuis mars 2017 dans cinq autres départements de Tillabéri, en raison d’incursions de jihadistes venus du Mali. La région de Diffa, dans le sud-est, est également concernée par une telle mesure, à cause, cette fois, des attaques du groupe jihadiste nigérian Boko Haram.

Source : Zone Militaire


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mardi 27 novembre 2018

Nord Mali : Un raid héliporté de la force française Barkhane neutralise un groupe jihadiste

Il y a environ un mois, à Ndaki, localité située à 200 km environ au sud-ouest de Gao, dans la région du Gourma, deux sections des Forces armées maliennes [FAMa] avaient été sérieusement accrochées par un groupe armé terroriste [GAT], ce qui avait obligé la force française Barkhane à intervenir en engageant des hélicoptères d’attaque Tigre, des Mirage 2000 et deux groupes de commandos de Montagne.

Au regard de l’intensité des combats, il avait été envisagé que les soldats maliens venaient de tomber sur un important camp jihadiste ou qu’un chef de premier plan se trouvait parmi ce GAT.

Cette affaire a-t-elle un lien avec l’opération qu’ont menée les militaires français dans la nuit du 11 au 12 novembre ? En effet, un groupe de jihadistes a été repéré et identifié comme tel dans la région du Gourma. Ce qui a déclenché un raid héliporté, appuyé par un drone MQ-9 Reaper.

Selon l’État-major des armées, créée en 2014, les jihadistes visés étaient ceux de la « katiba du Gourma » [ou katiba 3-Alpha], qui fait partie du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM pour Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn], lui-même affilié à al-Qaïda. Cette katiba « privilégie l’affrontement indirect en ayant recours au piégeage ou au minage des axes de communication », explique-t-il.

Aux tirs de sommation effectués par les militaires français, les jihadistes ont « violemment répliqué avec des armes légères et collectives ». Ce qui a donné lieu à une riposte qui ne leur a laissé aucune chance : 7 d’entre eux ont ainsi été « neutralisés », dont très probablement leur chef, Almansour Ag Alkassam. La mort de ce dernier a été annoncée via les réseaux sociaux par des messages de condoléances émis par la mouvance jihadiste.

« La neutralisation probable du chef de la katiba du Gourma est un nouveau coup sévère porté aux groupes terroristes de la région et en particulier au GSIM », estime-t-on à l’État-major des armées, pour qui « cette action illustre la détermination des forces françaises à appuyer les pays de la région dans leur lutte contre ces groupes terroristes. »

Par ailleurs, les militaires français ont mis la main sur des armes lourdes et légères, des composants servant à la fabrication d’engins explosifs improvisés [IED] ainsi que sur des moyens de communication qui seront exploités par le renseignement.

Depuis le début de cette année, la force Barkhane (avec la Task Force Sabre armée par les forces spéciales) a neutralisé plus de 130 jihadistes dans la bande sahélo-saharienne. Le groupe Ansar Dine (lié au GSIM) et l’État islamique au grand Sahara [EIGS] ont été particulièrement visés.

Source : Zone Militaire - Photo : Archive EMA


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 15 novembre 2018

Mali : Les IED, Engins Explosifs Improvisés, en forte hausse

La ministre des Armées, Florence Parly, a mis en avant les résultats obtenus au Sahel par la force française Barkhane, en indiquant que 130 jihadistes avaient été « neutralisés » depuis le début de l'année 2018 et en soulignant l’importance des saisies d’armes, de matériels et autres munitions.

Pour autant, malgré les coups qui leur sont portés, les organisations jihadistes, dont le Groupe de soutien à l’islam et au musulmans [GSIM] et l’État islamique au grand Sahara [EIGS], ont mené pas moins de 58 attaques, essentiellement contre les forces armées maliennes [FAMa] et les groupes armés signataires des accords de paix d’Alger, généralement pro-Bamako, au cours du troisième trimestre de cette année.

« Les attaques les plus nombreuses ont eu lieu à Mopti (16) et à Gao (15), et en moins grand nombre à Kidal (10), Tombouctou (10), Ménaka (5) et Ségou (2) », a ainsi relevé le dernier rapport trimestriel qu’Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a remis au Conseil de sécurité.

« Au cours de la période considérée, les conditions de sécurité sont demeurées très préoccupantes. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans a lancé des attaques contre la MINUSMA [Mission des Nations unies au Mali, ndlr], les Forces de défense et de sécurité maliennes et les forces internationales dans le centre et le nord du Mali, les régions de Gao et de Mopti ayant été les plus touchées. Dans le centre du pays en particulier, les actions d’intimidation, les enlèvements et les assassinats ciblés, à la fois de civils et de membres de groupes armés signataires, ont augmenté, de même que les cas présumés de violence sexuelle et sexiste », est-il affirmé dans ce document.

En outre, il y est fait état d’une « meilleure coordination » entre le GSIM, dirigé par Ilyad ag Ghali, et le l’EIGS d’Adnane Abou Walid al-Sahraoui, notamment dans la zone de « la triple frontière entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. »

Probablement que cette « meilleure coordination » entre les deux organisations se mesure sur les savoir-faire utilisés pour la confection des engins explosifs improvisés [IED]. L’on sait que la « signature » de l’EI a été retrouvée sur de tels dispositifs, en particulier pour ceux commandés à distance. Du moins, c’est ce qu’avait expliqué un officier français dans les colonnes de Libération, en février dernier.

En tout cas, les IED restent l’arme de prédilection des groupes armes terroristes [GAT] au Sahel. « Durant la période considérée, 42 explosions produites à l’aide d’engins explosifs artisanaux ont été recensées, dont 38 % dans les régions centrales du pays », note le rapport du secrétaire général de l’ONU.

Au total, depuis le début de cette année, 133 attaques commises avec des IED ont été constatées, « contre 78 au cours de la même période en 2017 ». Soit une hausse de 70%. Cependant, dans le même temps, le nombre de victimes causés par ces engins est en baisse de 5%.

Pour lutter contre les mines artisanales et les IED, la force Barkhane dispose, à Gao, d’un laboratoire d’exploitation contre les engins explosifs improvisés [CIEL, pour Counter-IED Exploitation Laboratory], dont l’une des missions est d’analyser les dispositifs non explosés. Il s’agit de relever les empreintes et les traces d’ADN ainsi que d’étudier la nature des explosifs utilisés et les techniques utilisés. Cela peut permettre de déterminer le groupe qui les a conçus et/ou de voir s’il y a eu des « transferts » de savoir-faire d’une organisation à une autre. Mais surtout, l’enjeu est de pouvoir contrer au mieux la menace qu’ils représentent.

« Lorsqu’une unité engagée en opération découvre une mine artisanale, les ‘explosive ordnance disposal’ (EOD) interviennent et la neutralisent. Une équipe ‘weapons intelligence team’ (WIT) est alors déployée sur la zone pour prélever les éléments constitutifs de l’engin explosif trouvé, réaliser des photographies et recueillir les éléments environnants utiles à l’enquête. Ces ressources sont mises sous scellés et transmises au laboratoire CIEL. Ce travail est essentiel afin de cerner le fonctionnement de l’ennemi, et ainsi adapter les modes d’actions de la force », explique le ministère des Armées.

Source : Zone Militaire


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 23 août 2018

Trappes: Attaque au couteau, deux morts et deux blessés ! L'Etat islamique revendique... Acte terroriste ?

Deux morts et deux blessés dans une attaque "terroriste" au couteau, l'assaillant tué par la police !

L'auteur des coups de couteau a été abattu. Il était fiché S, connu pour "apologie du terrorisme", ajoute une source policière à franceinfo. Plusieurs témoins affirment avoir entendu cet homme crié "Allah akbar" au moment des faits.
L'Etat islamique a d'ailleurs revendiqué l'attaque via son agence de presse.
Pour autant, "la piste d'un différend familial n'est pas écartée", indique une source proche du dossier à France 2. Le parquet antiterrorsite ne s'est pas saisi du dossier pour le moment.


Source : franceTVinfo.fr

NDLR : Selon nos dernières infos, l'assaillant serait semble-t-il un déséquilibré. Il aurait d'abord tué sa mère et sa sœur (piste du drame familial) avant de blesser grièvement une passante dans la rue. Puis, il s'est ensuite retranché dans un pavillon, et se serait jeté sur les policiers avec couteau à la main. avant d'être neutralisé par les forces de l'ordre.

* * *

Deux personnes sont mortes et deux autres ont été blessées dans une attaque au couteau, jeudi matin, à Trappes, dans les Yvelines. Le Raid a été appelé et l'auteur des coups a été tué par la police.

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées, jeudi à Trappes, dans les Yvelines, par un homme qui les a attaquées à coups de couteau, selon les informations d'Europe 1. L'assaillant a été mortellement blessé par les forces de l'ordre, a confirmé le préfet des Yvelines. L'auteur, connu des services de police pour apologie du terrorisme en 2016, aurait crié "Allah Akbar" en entrant dans un pavillon au numéro neuf de la rue Camille Claudel, son propre domicile. La piste du drame familial est privilégiée.

Piste du drame familial

D'après les informations collectées par Europe 1, des témoins ont vu l'homme, né en mai 1982 et qui serait taxi de métier, rentrer dans un pavillon de la rue Camille Claudel vers 10h avant de ressortir 20 minutes plus tard avec des couteaux en criant "Allah Akbar". Les policiers locaux lui ont alors tiré dessus, le blessant grièvement. Le Raid était également présent à l'extérieur. L'auteur des coups de couteau a succombé à ses blessures.

A ce stade, la piste du drame familial est privilégiée puisque des proches de l'assaillant font partie des victimes et que l'appel passé à la police au début de l'attaque allait dans ce sens. D'après les éléments rassemblés par Europe 1, l'attaque a eu lieu au domicile de l'assaillant. Le parquet de Versailles a ouvert une enquête mais le parquet antiterroriste ne s'est pas, pour l'instant, saisi du dossier. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a salué "la réactivité et la mobilisation exemplaire de nos forces de l’ordre".

Le gouvernement a placé la ville de Trappes sur la liste des trente quartiers de "reconquête républicaine" impliquant des moyens et des effectifs supplémentaires pour la police.

Source : Europe1.fr

* * *


L'assaillant serait hors d'état de nuire. La police nationale annonce sur Twitter la tenue d’une « opération en cours, rue Camille Claudel à Trappes (Yvelines), merci de bien vouloir éviter le secteur et de respecter le périmètre de sécurité ».

Un mort et deux blessés

Selon Franceinfo, une personne aurait été tuée lors d’une attaque au couteau dans la commune des Yvelines. Au moins deux autres personnes auraient également été blessées.

L'assaillant tué

Le site d’information indique la présence des policiers du Raid​ sur place. Le Parisien et l'AFP annoncent que l’auteur des coups de couteau a été neutralisé. Une source assure à l'AFP que l'assaillant s'était retranché dans un pavillon, nécessitant l'intervention des forces du Raid.

Le préfet des Yvelines vient d'annoncer que l'assaillant était décédé.

Terrorisme ou pas ?

D'après Le Parisien, l'individu était connu pour apologie directe et publique d’un acte de terrorisme. Mais d’après l'AFP, les autorités tentaient de déterminer si cette attaque pourrait être considérée comme terroriste.

Un quartier en "reconquête républicaine"

Située à 30 km à l'ouest de Paris, Trappes est une ville pauvre au milieu du riche département des Yvelines. La moitié de ses 30.000 habitants a moins de 25 ans et le taux de chômage y approche des 20%. Le gouvernement a placé la ville sur la liste des trente quartiers de "reconquête républicaine" impliquant des moyens et des effectifs supplémentaires pour la police.

Source : 20minutes.fr

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 16 août 2018

Afghanistan : Situation confuse à Ghazni, cible d’une attaque de grande ampleur par les talibans

Dans la nuit du 9 au 10 août 2018, les talibans ont lancé un assaut de grande ampleur contre Ghazni, la capitale de la province du même nom, située à seulement deux heures de route de Kaboul. Et cela a contraint l’aviation américaine à intervenir pour appuyer les forces afghanes chargées de défendre la ville.

Quelques heures plus tard, le lieutenant-colonel Martin L. O’Donnell, porte-parole de la mission Resolute Support, menée par l’Otan, expliquait que cette attaque n’était qu’une « vaine tentative des talibans pour prendre du terrain et faire les gros titres. » Et les autorités afghanes assuraient avoir le contrôle de la situation.

Aussi, l’on pouvait alors penser que les talibans venaient de reproduire l’action qu’ils avaient menée en mai dernier à Farah. À l’époque, ils prirent brièvement le contrôle de la ville avant de s’en retirer. En réalité, il n’en est rien.

En effet, les talibans ont maintenu leurs positions dans Ghazni, contredisant ainsi les affirmations du ministère afghan de la Défense qui, le 10 août au soir, expliquait que l’armée ratissait les rues de la ville pour déloger les derniers combattants islamistes des maisons où ils auraient pu se retrancher.

« Le gouvernement de Kaboul affirme que la situation à Ghazni est sous contrôle, mais les contacts que nous avons eu avec les responsables sur place indiquent que les combats continuent dans les faubourgs de la ville », a témoigné, le 11 août, Shah Gul Rezaye, députée de Ghazni. Et d’ajouter : « Malheureusement les communications ont été coupées vendredi après-midi par les talibans et il n’y a plus d’électricité. »

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 18 juillet 2018

Terrorisme : L’État islamique envisage de s’attaquer à des zones rurales françaises

« Des lionceaux du califat » dans la campagne française !

Originaire de Toulouse, Jonathan Geffroy (alias Abu Ibrahim al Faransi) avait rejoint les rangs de l’État islamique (EI ou Daesh) depuis deux ans quand il fut fait prisonnier par les rebelles syriens soutenus par la Turquie lors de la bataille d’al-Bab, dans le nord de la Syrie, en février 2017. Remis aux autorités françaises, ce jihadiste, qui se dit maintenant « repenti », a été « mis en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. »

En réalité, Jonathan Geffroy était un proche de deux autres jihadistes d’origine toulousaine : Jean-Michel et Fabien Clain, deux responsables de la propagande de l’EI et qui sont, à ce jour, les deux plus haut cadres français encore en vie de l’organisation terroriste. Et, par conséquent, il a beaucoup de choses à raconter.

En mars 2018, le site Mediapart avait révélé une partie du contenu de ses auditions menées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Et Geffroy avait expliqué que l’EI avait le projet de commettre des attentats en Europe avec des enfants, en l’occurrence ceux appartenant au groupe appelé « les lionceaux du califat ». Ce projet aurait été proposé par les frères Clain à la haute hiérarchie de Daesh.

Dans son édition du 27 juin 2018, le quotidien Le Monde confirme cette information, en citant des extraits des procès-verbaux d’auditions de Geffroy, effectuées par la DGSI et un juge d’instruction.

« Je sais que les futures opérations extérieures seront commises par des enfants qui auront grandi sur zone et qui, passé l’adolescence, seront envoyés en Occident, en Europe et en France, pour y mener des opérations suicides. Mais surtout, ils seront méconnaissables du fait qu’on ne pourra pas les identifier au faciès […]. Mais c’est un projet au long cours, car ils veulent qu’ils grandissent pour pas qu’il y ait de reconnaissance faciale », a ainsi expliqué celui qui se faisait appeler « Abu Ibrahim al Faransi ».

Cependant, on ignore l’état d’avancement de ce « plan », qui, selon Geffroy, a été accepté par la direction de l’EI. « Ça a été validé, donc je pense que ça va se faire, quand ils disent une chose, ils le dont », a-t-il confié aux enquêteurs. Depuis 2017, la situation a énormément évolué : Daesh a perdu ses bastions de Mossoul et de Raqqa, ainsi que la majeure partie du territoire qu’il contrôlait en Irak et en Syrie. D’où la question de savoir s’il est encore en mesure de mener à bien une telle opération.

En tout cas, d’après les propos de Geffroy, ce serait l’un des fils de Fabien Clain qui aurait été nommé à la tête de « opérations extérieures ‘enfants' » pour la France. Comme le souligne Le Monde, à ce jour, une trentaine de mineurs français sont soupçonnés d’avoir participé aux activités de Daesh. Mais seulement trois ont été formellement identifiés parce qu’ils étaient apparus dans des vidéos d’exécutions.

Mais les révélations de Geffroy ne s’arrêtent pas là. Ainsi, les frères Clain seraient « très proches » de la haute direction de l’EI et l’un d’eux – Fabien – pourrait même être le responsable des opérations extérieures de l’organisation jihadiste.

Qu’a-t-il en tête? D’après Geffroy, il aurait eu l’idée de « frapper » des zones rurales en France. « Le deuxième projet, dont ils attendaient des nouvelles quand je suis parti » consistait « à faire des opérations dans des campagnes isolées où il n’y a pas de caméra », a-t-il dit. « Ce n’est pas de grosses attaques mais c’est pour mettre la terreur dans la campagne française », a-t-il précisé.

On ignore, là encore, si ce projet a été validé par la haute hiérarchie de l’EI. Toutefois, la prise d’otage d’un supermarché à Trèbes, une localité d’environ 5.600 habitants située près de Carcassonne, pourrait le suggérer. Si l’auteur de cette attaque, Radouane Lakdim, s’est réclamé de Daesh, il ne s’est jamais rendu en zone irako-syrienne et, a priori, il n’aurait même pas eu de contact avec des membres de l’organisation terroriste.

Le Schéma national d’intervention présenté par le ministère de l’Intérieur en avril 2016 prenait en considération la possibilité d’attaques en zone rurale. « La répartition des forces d’intervention spécialisée est donc cohérente sur l’ensemble du territoire national. Ces unités sont concentrées dans les zones où le risque est très élevé mais n’ignorent pas les territoires éloignés ou de moindre densité de population (outre-mer, certains territoires ruraux et péri-urbains) », y est-il en effet expliqué.

Enfin, et cela rejoint une tendance observée par Europol, le recours à des substances toxiques fait partie des plans de Daesh. Ainsi, Geoffroy a parlé de drones utilisant des « produits chimiques » et fabriqués par un jihadiste français, sans plus de précisions.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 11 juillet 2018

Côte d'Ivoire : Mort d'un soldat français, un autre blessé dans le crash d'un hélicoptère

Un soldat français a été tué et un autre grièvement blessé mardi dans le crash d'un hélicoptère militaire près d'Abidjan. L'hélicoptère français e type Gazelle s'est écrasé vers 17 heures à Modeste, un village situé à une dizaine de kilomètres à l'est de la capitale économique ivoirienne, tout près de la côte.

Selon un source militaire française qui s'exprime sous couvert d'anonymat, l'hélicoptère appartient aux Forces françaises en Côte d'Ivoire (FFCI), qui disposent d'une base importante près de l'aéroport d'Abidjan, toujours selon cette source. On ignore dans l'immédiat les causes de l'accident.

Une base militaire utilisée dans le lutte contre les groupes djihadistes au Sahel

Les FFCI comptent environ 950 hommes, et constituent la principale base française sur la façade atlantique africaine. Cette base militaire est utilisée notamment dans le cadre de l'opération Barkhane de lutte contre les groupes djihadistes au Sahel.

Le 14 octobre 2017, un avion de transport affrété par l'armée française s'était abimé en bord de mer près de l'aéroport d'Abidjan, tuant quatre Moldaves et blessant quatre Français et deux Moldaves à bord.

Source : 20minutes.fr - Photo AFP

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

- page 1 de 14