FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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mercredi 20 septembre 2017

Sentinelle : Un militaire attaqué au couteau par un déséquilibré au nom d'Allah

Agression à l’arme blanche contre un militaire de l’opération Sentinelle à Paris - Ce 15 septembre 2017, vers 6H15, un homme armé d’un couteau a tenté de s’en prendre à un militaire qui patrouillait à la station de métro de Châtelet-les-Halles, à Paris, aux côtés d’une équipe de la BRF (Brigade des Réseaux Ferrés).

L’agresseur, muni d’une lame de vingt centimètres, a visé le soldat à la gorge en criant « Allah Akbar, vous êtes des mécréants ». Rompu aux Techniques d’Interventions Opérationnelles Rapprochées (TIOR), le militaire visé a maîtrisé lui-même son agresseur, qui a été par la suite interpellé. Personne n’a été blessé.

A priori, cet individu n’avait, jusqu’à présent, jamais été impliqué dans une procédure judiciaire. Toutefois, selon BFMTV, il est connu des services de renseignement pour sa « proximité » avec les idées de l’islam radical. Mais il n’est ni fiché S, ni inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste.

D’après LCI, l’agresseur aurait affirmé qu’il attendait la patrouille des militaires de Sentinelle depuis 5H30 et expliqué qu’il suivait un traitement médical pour des troubles psychiatriques. (ça n'a guère marché...) La Brigade criminelle de la Police judiciaire de Paris a été chargée de l’enquête. La section antiterroriste du Parquet ne s’est, du moins pour le moment, pas saisie de l’affaire.

Depuis le lancement de l’opération Sentinelle, en janvier 2015, plusieurs tentatives d’attaque contre des soldats ont eu lieu, comme encore le 23 août dernier, à Lyon, où un autre déséquilibré a tenté d’étrangler une militaire avant d’être rapidement maîtrisé.

Plus tard, le Parquet de Paris a annoncé que la section antiterroriste venait de se saisir de cette affaire, « au regard du mode opératoire et de la cible (…) visée ». Une enquête pour « tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique, en relation avec une entreprise terroriste » est donc désormais en cours.

Source : Zone Militaire

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jeudi 14 septembre 2017

Philippines : Recrutement de 20.000 soldats pour lutter contre la menace jihadiste

Les forces armées philippines sont toujours à la peine face aux jihadistes d’Abu Sayyaf et du groupe Maute qui, liés à l’État islamique, occupent une partie de la ville de Marawi, située dans l’île méridionale de Mindanao, depuis le 23 mai 2017.

Début juillet, 1.500 bâtiments échappaient toujours aux forces gouvernementales. Et, selon un dernier bilan officiel publié le 5 août, les combats ont fait plus de 700 tués (dont 119 civils et 523 jihadistes). Quant aux troupes philippines, elles ont perdu 122 hommes et compte plus de 900 blessés et 60 disparus dans leurs rangs.

La difficulté qu’éprouvent les forces armées du pays à reprendre le contrôle de Marawi s’explique en grande partie par le fait qu’elles sont peu rompues au combat urbain. En outre, elles manquent de moyens, tant au niveau des matériels que des effectifs.

Le problème est que l’état-major philippin a dû dégarnir plusieurs régions où la situation sécuritaire est tendue à cause de la présence des rebelles communistes de la Nouvelle Armée du Peuple (NPA), pour renforcer ses troupes à Marawi. Et, avec 165.000 militaires, les effectifs des forces philippines, déjà notoirement sous-équipées, sont clairement insuffisants.

D’où l’annonce faite le 6 août par Rodrigo Duterte, le président philippin. Ainsi, il a demandé au Congrès d’approuver le recrutement de 20.000 soldats supplémentaires.

« La demande présidentielle de 20.000 soldats supplémentaires entre dans le cadre de notre politique de sécurité pour protéger les parties du pays où les menaces pour la sécurité sont persistantes », a précisé Ernesto Abella, le porte-parole du président philippin. « Le déploiement de troupes à Marawi et d’autres sites de Mindanao doit être rééquilibré pour assurer une efficacité maximale », a-t-il ajouté.

Cet effort en matière de recrutement s’accompagnera, pour l’an prochain, d’une hausse de 5,5% des dépenses militaires, lesquelles seront portées à 145 milliards de pesos philippins (soit un peu plus de 2,4 milliards d’euros). Le budget de la Défense avait déjà annoncé en hausse de 18% cette année par rapport à 2016.

La question de Marawi est essentielle dans la mesure où l’EI peut se servir de cette ville (et plus largement, de l’île de Mindanao) comme d’un point d’appui pour élargir son recrutement à l’ensemble de la région.

Or, pour le moment, les forces philippines se trouvent relativement seules, même si elles sont conseillées par les forces spéciales américaines et que les États-Unis ainsi que l’Australie leur fournissent des capacités ISR (Intelligence, surveillance, reconnaissance). Á noter que Manille et Jarkarta ont mené des patrouilles maritimes conjointes le long de la mer de Célèbes afin d’empêcher l’infiltration de jihadistes.

Source : Zone Militaire

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dimanche 3 septembre 2017

Irak - Bataille de Tal Afar : La TF Wagram en soutien de l'armée irakienne avec ses canons Caesar

Située à environ 70 km à l’ouest de Mossoul, Tal Afar est une enclave turkmène qui reste le dernier bastion de l’État islamique (EI ou Daesh) dans la province de Ninive (nord de l’Irak). Cette ville comptait environ 200.000 habitants avant de tomber sous le joug des jihadistes, le 16 juin 2014. En outre, de nombreux cadres de l’organisation terroriste en seraient originaires.

Bien avant la fin officielle de la bataille de Mossoul, la Task Force française Wagram, qui met en oeuvre quatre CAESAR (Camions équipés d’un système d’artillerie de 155mm) dans le cadre de l’opération Chammal, a appuyé la progression de la 15e Division irakienne vers Tal Afar. L’objectif était alors de permettre « d’élargir la zone sous contrôle » des forces de sécurité.

Puis, on en était resté là jusqu’au 15 août. Ce jour-là, un porte-parole du ministère irakien de la Défense, Mohammed al Khodari, a indiqué qu’une campagne aérienne était en cours à Tal Afar et qu’une offensive terrestre serait lancée par la suite. Dans le même temps, des unités de blindés et des troupes d’élite ont fait mouvement en direction de ce bastion de l’EI.

D’après le compte-rendu de l’État-major des armées, la TF Wagram a participé à la préparation de cette offensive. Elle « a mené […] 13 missions de tir en appui de la 15e division à l’ouest de Mossoul vers Tal Afar. En particulier, les artilleurs ont fourni des feux de harcèlement et d’éclairement pour interdire aux combattants de Daesh de mener des actions au sol ou de réaliser des tirs indirects contre les positions irakiennes », a-t-il en effet indiqué.

L’activité des artilleurs français devrait probablement gagner en intensité au cours des prochains jours puisque le Premier ministre irakien, Haider el-Abadi, a annoncé, le 19 août 2017, que l’offensive terrestre pour chasser l’EI de Tal Afar venait d’être lancée.

« Je dis aux [hommes de] Daesh qu’ils n’ont pas d’autre choix que de se rendre ou d’être tués », a prévenu M. el-Abadi, dans une allocution télévisée. Environ 1.000 jihadistes seraient encore présents dans la ville.

Par ailleurs, le chef du gouvernement irakien a a également précisé que, outre les forces de sécurité (armée, police fédérale locale), les « Hached Al-Chaabi », c’est à dire les « unités de mobilisation populaire » dominées par les milices chiites soutenues par l’Iran, prendraient part aux opérations.

Source : Zone Militaire

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mercredi 23 août 2017

Attentats Barcelone - Cambrils : Un ancien militaire de la Légion espagnole a abattu 4 terroristes

Le soir du 17 août 2017, une Audi A3 avec 5 jihadistes à bord fonce sur des passants à Cambrils, station balnéaire située à 120 km de Barcelone, où un attentat venait d’être commis sur l’avenue « Les Ramblas ». Puis le véhicule percute une voiture de police, blessant un agent des Mossos d’Esquadra (police catalane).

Les terroristes, munis d’armes blanches et de fausses ceintures d’explosifs, sortent de leur véhicule et se dirigent vers les policiers. L’un d’eux n’hésite pas : il sort son arme, ouvre le feu et tue quatre assaillants. Ayant réussi à prendre la fuite, le cinquième jihadiste parvient à poignarder une femme au visage avant d’être abattu par un autre agent des Mossos.

Or, les policiers qui ont neutralisé les assaillants ne font pas partie d’une unité d’élite. Habituellement, leur mission relève de la « police de proximité », c’est à dire qu’ils surveillent les événements culturels et autres rassemblements festifs, font de la prévention et vont même donner des conférences dans les écoles. Aussi, la réaction de l’agent qui a empêché le pire à Cambrils sort du commun.

Pour des raisons évidentes de sécurité, peu de détails sur ce dernier ont été donnés, si ce n’est qu’il est père de famille et qu’il a un passé militaire. Le « héros de Cambrils possède une compétence technique extraordinaire dans le maniement des armes et pour prendre rapidement des décisions. Il a été formé dans l’une des unités d’élite de l’armée espagnole, en particulier dans la Legión [Española], ce qui a été décisif dans sa réaction face à un risque mortel », a en effet écrit le quotidien El Mundo.

Source : Zone Militaire

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jeudi 17 août 2017

Barcelone : Attaque terroriste à la camionnette près de la Rambla revendiqué par Daesh !!!

Une camionnette a foncé dans la foule, cet après-midi, sur la Ramblas, à Barcelone en Espagne.
La police parle d’une "attaque terroriste". Au moins trois personnes seraient impliqués.
Un des assaillants a été arrêté, les deux autres sont toujours recherchés.
D'après les hôpitaux, le bilan serait pour l'heure d’au moins treize morts et des dizaines de blessés.
Daech, l'État islamique revendique l'attaque par son agence de propagande Amaq !

Attaque terroriste à Barcelone : 14 morts !!!

Une fourgonnette a percuté la foule, jeudi, sur une artère très fréquentée de la capitale catalane.
Un homme a été interpellé, annonce la police catalane

Une camionnette a percuté la foule sur les Ramblas, l'avenue la plus touristique de Barcelone (Espagne), jeudi 17 août. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait à ce stade de cette attaque, qualifiée de "terroriste", qui a fait au moins un mort, selon le dernier bilan officiel diffusé par la police catalane.

Que s'est-il passé ?

La fourgonnette a foncé sur les passants qui circulaient sur les Ramblas vers 17 heures. "Toute la rue a crié et s'est mise à courir", témoigne Anita. Contactée par franceinfo, cette touriste française faisait du shopping avec sa fille. "La camionnette venait de la Rambla vers la place de Catalogne. Les gens se sont réfugiés là où ils le pouvaient", décrit-elle. "La camionnette a renversé tout ce qui se trouvait sur son passage : les passants, les étals", ajoute Paola Lerma, touriste mexicaine de 23 ans.

"Tout à coup, j'ai entendu un bruit de collision et toute la rue s'est mise à courir en criant", raconte un témoin, Amer Anwar, à la chaîne de télévision Sky News. "Il y a eu comme une mini-bousculade", renchérit Ethan Spibey, un vacancier, sur la même chaîne.

Connaît-on le mobile de l'attaque ?

Peu après les faits, la police a annoncé par mégaphones qu'une "attaque terroriste" était "confirmée", selon l'AFP. Une information relayée sur Twitter par la police catalane.

Au moins un suspect s'est retranché dans un bar, annonce une source policière à l'AFP, confirmant l'information de plusieurs médias espagnols.

Quel est le bilan ?

La police catalane fait état, dans un bilan provisoire, d'"un mort et 32 blessés dont dix blessés graves". Des blessés ont été emmenés sur des civières vers un grand magasin de la chaîne Corte Ingles, apparemment pour recevoir les premiers soins, a indiqué le correspondant de l'AFP sur place.

Quels moyens ont été déployés ?

La zone a été fermée par un cordon de sécurité et des ambulances se trouvent sur place, selon un correspondant de l'AFP. Les policiers ont évacué la place de Catalogne, voisine des Ramblas, et les alentours sur un périmètre de 200 mètres.

Des policiers ont demandé aux commerçants à proximité de la collision de laisser entrer les passants et de baisser les rideaux derrière eux. De nombreux Barcelonais et touristes sont ainsi confinés dans le centre-ville, comme Anita. "Tout le monde va bien, ici. On a interdiction de s'approcher des fenêtres. Ça va faire une heure qu'on est ici", décrit-elle.

La protection civile demande en effet aux personnes présentes dans la zone de rester à l'abri. Les stations de métro et de train situées dans le quartier vont être fermées. Via son compte Twitter, l'ambassade de France en Espagne s'est adressée aux citoyens français qui se trouveraient à Barcelone, leur conseillant de "rassurer [leurs] proches" et  de "s'abst[enir de diffuser des images".

Source : FranceTVinfo.fr

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mardi 15 août 2017

Burkina Faso : Attentat islamiste à Ouagadougou , 18 tués et 8 blessés !

Sahel : Un nouvel attentat terroriste vise les expatriés à Ouagadougou

Près de 20 mois après les attentats qui, commis par al-Mourabitoune pour le compte d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), avaient visé le bar Taxi Brousse, le restaurant Le Cappuccino et l’hôtel Splendid [30 tués et 71 blessés, ndlr], le centre de Ouagoudougou [Burkina Faso] a une nouvelle fois été le théâtre d’une attaque terroriste contre la communauté des expatriés, selon un mode opératoire identique.

Les témoignages ne s’accordent pas tous. Ainsi, il a été avancé que trois hommes armés sont arrivés, vers 21h30, à bord d’un véhicule 4×4 à la hauteur du café-restaurant Aziz Istanbul, situé à 200 mètres du café Cappuccino, déjà pris pour cible le 15 janvier 2016. Mais un officier de la gendarmerie burkinabè, citant des témoins, a parlé de deux individus à moto. En tout cas, une chose est certaine : ils ont ouvert le feu sur les clients attablés à la terrasse de l’établissement, essentiellement fréquenté par des expatriés.

Puis, selon le ministre burkinabè de la communication, Remis Dandjinou, les auteurs de la fusillade se sont retranchés « dans un étage de l’immeuble » qu’ils venaient d’attaquer. « Les forces de défense et de sécurité et l’unité d’élite de la gendarmerie sont en opération », a-t-il ensuite assuré, avant d’évoquer des personnes retenues en otage.

Après avoir établi un cordon de sécurité et évacué le périmètre, policiers, gendarmes et militaires ont donné l’assaut. Assaut qui pris fin avec la mort de deux assaillants.

Lors d’un nouveau point presse, M. Dandjinou a indiqué qu’une opération de « quadrillage » et de « vérification des maisons avoisinantes » était en cours. Par ailleurs, il n’a pas confirmé le nombre d’assaillants impliqués dans cette attaque qui, selon un bilan encore provisoire, a fait 18 tués de « différentes nationalités » et au moins 8 blessés.

Même si le groupe jihadiste Ansarul Islam reste actif dans la région frontalière du Mali et du Burkina Faso, malgré les coups portés par l’opération française Barkhane et les forces burkinabé, le mode opératoire et la cible de cette attaque – les expatriés – désignent le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, l’organisation créée en mars dernier avec des éléments d’AQMI, d’al-Mourabitoune et d’Ansar Dine.

Cette dernière a ainsi revendiqué l’attaque commise en juin contre le campement Kangaba, un « écolodge » accueillant une clientèle étrangère à Bamako. Par ailleurs, AQMI est aussi responsable des attentats contre l’hôtel Radisson Blu [Mali] et le site de Grand Bassam [Côte d’Ivoire].

Cela étant, il n’est pas impossible que cet attentat contre le restaurant Aziz Istanbul de Ouagadoudou soit le fait de « l’État islamique du Grand Sahara » d’Abou Walid al-Sahraoui, lequel a déjà revendiqué plusieurs attaques au Burkina Faso.

Pour rappel, le Burkina Faso fournira des effectifs à la Force conjointe du G5 Sahel (FCG5S), dont la mission sera de mener des opérations anti-terroristes. Pour le moment, le financement de cette dernière n’est pas encore assuré, alors qu’elle doit être opérationnelle dès l’automne prochain.

Source : Zone Militaire

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mardi 8 août 2017

Sentinelle : Des militaires maîtrisent un forcené hurlant "Allah Akbar" muni d'un couteau à la tour Eiffel

Peu avant minuit, le 5 août 2017, un individu muni d’un couteau, a forcé l’un des contrôles de sécurité de la tour Eiffel en criant « Allah Akbar ». Fort heureusement, cet homme de 19 ans n’a pu aller bien loin.

Ainsi, a raconté une source proche de l’enquête à l’AFP, l’individu en question a franchi « un premier portique en bousculant un agent de sécurité d’un coup d’épaule », avant de brandir un couteau. C’est alors qu’une patrouille de l’opération Sentinelle est intervenue.

« Des militaires de l’opération Sentinelle lui ont alors ordonné de poser son couteau à terre. Il l’a posé sans opposer de résistance et a été immédiatement interpellé », a en effet rapporté cette source.

La Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE) a par la suite précisé que « les forces de police présentes sur place ont procédé à une vérification complète du site et ont demandé son évacuation vers 00H30 », soit 15 minutes avant la fermeture du monument au public.

Dans un premier temps, il n’a pas été question de qualifier cet incident d’acte terroriste, d’où l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris pour « apologie du terrorisme » et « tentative d’homicide ». L’individu interpellé, un français né en Mauritanie, serait connu pour avoir de graves « antécédents psychiatriques. »

Seulement, lors de sa garde à vue, le suspect a avoué qu’il voulait attaquer un militaire et qu’un contact au sein de l’État islamique (EI) « l’aurait encouragé à passer à l’acte », selon une source proche des enquêteurs, citée plus tard par l’AFP.

Aussi, une enquête pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteinte aux personnes » et « tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique » a été confiée à la section antiterroriste du parquet de Paris.

Évoquant, ce 6 août, dans les colonnes du Journal du Dimanche, le retour en France des jihadistes partis en Syrie et en Irak, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb a indiqué qu’il existe « d’autres menaces ».

« Des individus qui pourraient être téléguidés depuis l’étranger, notamment par al-Qaida [?]. Ou des personnes sans lien direct avec la Syrie, mais soumises à une propagande qui reste malheureusement très active. Des gens fragiles psychologiquement, qui peuvent passer subitement à l’acte… », a ainsi détaillé le ministre, qui a par ailleurs précisé que le « nombre de personnes inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste ne cesse d’ailleurs d’augmenter, avec aujourd’hui plus de 18.500 signalements.

Lors de sa dernière audition par les députés de la commission « Défense », l’ancien chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, avait tenu à souligner l’efficacité de l’opération Sentinelle.

« Depuis la création de la force Sentinelle, nos soldats ont ouvert le feu à cinq reprises; à chaque fois, de façon maîtrisée et efficace. Je note que cette opération extrêmement exigeante nécessite des professionnels de très haut niveau. Encore une fois, nos alliés nous observent avec admiration, et parfois quelque étonnement, tant il est vrai que ce dispositif est singulier. En somme, j’estime que notre dispositif, déployé en janvier 2015, est bon, mais qu’il faut le faire évoluer », avait-il dit.

Source : Zone Militaire

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samedi 22 juillet 2017

Afghanistant EI-K : Espérance de vie raccourcie pour les chefs jihadistes de Daesh-Khorasan

L’espérance de vie des chefs de l’EI-Khorasan, la branche afghano-pakistanaise de l’État islamique, n’est pas longue. À peine trois jours après avoir été désigné pour diriger les opérations de l’organisation jihadiste, Abou Sayed a été tué lors d’un bombardement américain effectué dans la province de Kunar, dans l’est de l’Afghanistan.

« Les forces américaines ont tué Abou Sayed », chef de l’EI-K, lors d’une « frappe sur le quartier général du groupe » jihadiste le 11 juillet 2017, a ainsi annoncé Dana White, une porte-parole du Pentagone. Ce raid aérien « a également tué d’autres membres de l’EI-K et va considérablement perturber les objectifs du groupe terroriste d’intensifier sa présence en Afghanistan », a-t-elle ajouté.

« C’est évidemment une victoire de notre côté pour ce qui est de les repousser. C’est la bonne direction », a, de son côté, réagi l’ex-général James Mattis, le chef du Pentagone. « Nous allons continuer jusqu’à ce qu’ils soient anéantis », a commenté le général américain John Nicholson, qui commande la mission de l’Otan Resolute Support et le contingent américain déployé en Afghanistan, en référence aux membres de l’EI-K, dont le nombre est estimé à moins d’un millier.

En un peu plus d’un an, Abou Sayed est le troisième chef de l’EI-K à avoir été éliminé par les forces américaines et afghanes. En juin 2016, le premier « émir » de l’organisation jihadiste, Hafiz Saeed Khan, un ancien membre du mouvement taleb pakistanais [ndlr, Tehrik-e Taliban, TTP], ayant fait allégeance au chef de l’EI, Abu Bakr al-Baghdadi, deux ans plus tôt, a été tué par une frappe américaine menée dans le district d’Achin, situé dans la province de Nangarhar.

Son successeur, Abdul Hasib, a ensuite été tué lors d’une opération des forces spéciales américaines et afghanes conduite le 27 avril dernier, également dans la province de Nangarhar. « C’est le second émir de l’EI que nous tuons en neuf mois avec des dizaines d’autres chefs et des centaines de leurs combattants. Depuis plus de deux ans, l’EI-K mène une campagne barbare d’assassinats, de tortures et de violences contre la population afghane », avait commenté, à l’époque, le général Nicholson.

Seulement, l’élimination des cadres de l’EI-K n’empêche pas l’organisation jihadiste de progresser. En juin, elle a ainsi chassé le mouvement taleb afghan des montagnes de Tora Bora, dans le sud-est de la province de Nangarhar. La frappe qui a permis d’éliminer Abou Sayed montre qu’elle s’est donc implantée dans celle de Kunar, plus au nord.

Source : Zone Militaire

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dimanche 16 juillet 2017

Emmanuel MACRON : La Force conjointe du G5 Sahel doit convaincre de son efficacité

Quelques heures avant l’arrivée du président Macron à Bamako pour un sommet du G5 Sahel (qui regroupe le Mali, la Mauritanie, le Tchad, le Niger et le Burkina Faso), le 2 juillet 2017, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (ou Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin – JNIM) a diffusé, via la messagerie Telegram, une vidéo montrant les 6 otages qu’il détient, notamment la Française Sophie Pétronin, dont l’enlèvement, le 25 décembre dernier, à Gao, n’avait jusqu’à présent pas été revendiqué.

Évidemment, la diffusion de cette vidéo ne doit rien au hasard dans la mesure où le lancement officiel de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) était à l’ordre du jour du sommet organisé à Bamako. Cette dernière, commandée par le général Didier Dacko, ex-chef d’état-major de l’armée malienne, depuis Sévaré, sera chargé de combattre les groupes jihadistes, avec le soutien de l’opération française Barkhane.

Cette FC-G5S, forte de 5.000 hommes, a besoin de près 450 millions de dollars pour fonctionner. Le mois dernier, l’Union européenne a annoncé qu’elle débloquerait 50 millions d’euros à cette fin. Quant à la France, le président a indiqué qu’elle lui fournira 70 véhicules tactiques et un appui opérationnel. « Sur le volet militaire, c’est un effort équivalent à plus de 8 millions d’euros que nous consacrons d’ici la fin de l’année », a-t-il souligné, à l’ouverture du sommet.

Le président français a salué une « dynamique, un mouvement de fond que la France est fière d’accompagner » et dit avoir « bon espoir » que le Conseil franco-allemand du 13 juillet prochain permette à Paris et Berlin « d’annoncer des engagements communs autour de cette alliance » pour le Sahel. En outre, une conférence des donateurs doit se tenir prochainement.

« L’important c’est que cette force conjointe soit pleinement opérationnelle à l’automne, avec les premiers financements débloqués (…) et qu’elle ait ses premiers résultats », a estimé le président français.

Car il n’est pas question de chèque en blanc. « Pour garantir un soutien dans la durée, ce sera à vous et à vos armées de convaincre que le G5 peut être efficace, dans le respect des conventions humanitaires. Les résultats doivent être au rendez-vous pour convaincre nos partenaires », a affirmé M. Macron, à l’endroit de ses homologues du G5 Sahel.

« Nous avons chaque jour à affronter des terroristes, des voyous, des assassins » qui « sont nourris de nos faiblesses, de nos hypocrisies, des complexes du passé, de notre inefficacité collective », a encore poursuivi le président Macron. Et d’exhorter à éviter de « ne pas parler des vrais problèmes et faire semblant de faire » et d’appeler les dirigeants du G5 Sahel de mener « des réformes institutionnelles et des efforts de gouvernance, appelés par vos populations. »

S’agissant de l’opération Barkhane, elle sera maintenue « aussi longtemps qu’il le faudra » pour gagner la bataille contre le terrorisme. « Je le dis ici à nos hommes qui se battent pour cette liberté. Nous la gagnerons, cette bataille, nous y mettrons les moyens qu’il faut, la détermination qu’il faut, et je sais que cela prendra du temps. Mais nous y parviendrons », a lancé le président Macron, lors d’un discours devant la communauté française à Bamako.

Enfin, comme il l’avait déjà fait lors de son déplacement à Gao auprès de la Force Barkhane, le 19 mai 2017, M. Macron a de nouveau annoncé une initiative en faveur de l’aide au développement, avec le déblocage, de 200 millions d’euros sur 5 ans. Quatre secteurs seront prioritaires : l’éducation, l’agriculture, la justice et la lutte contre le changement climatique.  

Source : Zone Militaire

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dimanche 9 juillet 2017

Mossoul : Libération imminente du joug de Daech !

Mossoul : Deach perd la capitale historique de l'Etat islamique !

Après presque un an de combats, la reprise de Mossoul à l’organisation Etat islamique (EI) par l’armée irakienne laisse entrevoir un Etat ébranlé, un paysage politique divisé, qui pourrait faire rapidement basculer, de nouveau, le pays dans le chaos, explique Hosham Dawod, chercheur au CNRS et spécialiste de l’Irak.

Qu’est-ce que la reprise de Mossoul signifie pour l’organisation Etat islamique et son avenir ?

C’est une défaite majeure, elle a perdu sa capitale historique et symbolique. On ne peut pas pour autant dire que le jihadisme est terminé. Il se métamorphosera, s’adaptera. Il faudra encore beaucoup de temps pour en venir à bout, à condition d’apporter de bonnes solutions politiques, en Irak et dans la région. C’est ce qui fait défaut aujourd’hui.

L’EI a-t-il été militairement défait dans l’ensemble de l’Irak ?

Il reste certains bastions importants dans le désert, des vallées, des lieux reculés, des bases arrières. Mais l’EI n’a plus de grandes villes en Irak. Ses ressources économiques ont été largement réduites. L’organisation, traquée un peu partout, n’a pas perdu pour autant sa capacité de nuisance et reste redoutable, avec énormément de savoir-faire et des réseaux qui fonctionnent encore, des ressources financières, des armes, et des hommes dévoués, prêts à se donner la mort en tuant le maximum de personnes. Mais après les défaites sur le terrain, l’EI va sûrement être obligé de changer. Jusqu’alors, il était une organisation territoriale, avec la visée de devenir un Etat, doté d’institutions et d’une forme primaire d’administration. Les jihadistes sont de nouveau réduits à une armée de l’ombre. Beaucoup de combattants vont rentrer chez eux, aux Philippines, en Tchétchénie, en Libye, où ils travailleront à développer le terrorisme régional, en projetant le mode opératoire de l’EI, qui n’est pas un réseau avec des branches et un centre de décision international.

La reprise de Mossoul va-t-elle renforcer l’autorité du gouvernement irakien actuel ?

Certainement, mais le pouvoir reste très divisé. Le Premier ministre, Haïdar al-Abadi, avoue que les trois ans de reconquête des 35 % de territoires conquis par l’EI ont été très difficiles, dans un contexte économique dramatique, tandis que la communauté internationale reprochait à Bagdad de mal gérer ses dossiers internes. Malgré tout, l’Irak, qui n’avait plus d’armée, avec des militaires mal formés et corrompus, s’est relevé de ses cendres. Le pays a réussi, avec l’aide de ses alliés, surtout les Etats-Unis, non seulement à regagner la quasi-totalité de son territoire, mais aussi à former une armée très bien entraînée, devenue une des meilleures de la région. Mais les effectifs ne sont pas suffisants.

Que va devenir Mossoul, en grande partie détruite ?

Il y a peu de moyens pour la reconstruction. L’argent n’arrivera pas demain. Et quand bien même, comment l’employer dans cette situation hostile ? Aujourd’hui, Mossoul est libérée, c’est vrai, meurtrie, et gérée par diverses forces, quelquefois en concurrence. Il y a des corps de l’armée irakienne qui ne sont pas toujours bien coordonnés entre eux. La force sunnite sur place essaye parfois de jouer solo, parfois de se rapprocher du gouvernement irakien, ou encore de l’armée turque, ou bien ils n’obéissent qu’aux Américains. Quant au gouvernorat, il est largement discrédité auprès de la population de Mossoul, dont plus de 60 % se trouve à l’extérieur de la ville.

Mais le grand défi aujourd’hui, ce sont les règlements de comptes, dont certains datent d’avant l’EI. Pas un jour sans que l’on ne trouve dans la rue un corps avec les mains ligotées, deux balles dans la tête : des gens soupçonnés d’être des membres de l’EI, ou d’en avoir été complices. Il y a aujourd’hui entre 45 et 50 groupes armés parmi les sunnites, uniquement de Mossoul, soit près de 20 000 à 30 000 personnes lourdement armées. L’après-EI ne sera pas forcément plus simple.

Comment imaginez-vous l’évolution des rapports de force entre Iran et Etats-Unis en Irak ?

Ce sont les deux forces les plus puissantes dans le pays. Sous l’administration Obama, il y a eu un retrait réel des forces américaines, presque une acceptation tacite du rôle iranien dans le pays. Avec Trump, la situation change brutalement et substantiellement. La plupart des généraux dans son administration ont servi en Irak et considèrent avoir beaucoup investi pour constituer une armée irakienne, aujourd’hui malmenée par l’Iran. Ils arrivent donc avec beaucoup de rancœur et vont vouloir jouer un rôle plus important. Mais les Américains ont peu d’alliés politiques sur place, à part les Kurdes, et une relation de «je t’aime moi non plus» avec les sunnites. Haïdar al-Abadi pourrait réussir à concilier les différentes parties impliquées au niveau national. Il cherche encore une formule magique à l’irakienne, ce ne sera pas facile, et très certainement pas pour demain.

Source : Liberation.fr

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mercredi 28 juin 2017

Libye : Le général HAFTAR en guerre contre les milices islamistes

En Libye, après six années d’anarchie et de vaines tentatives internationales visant à une imposer l’illusoire solution démocratique, le temps semble être désormais aux armes. Avec une alternative simple : ou la victoire du général Haftar ou la partition du pays.

Les Occidentaux ont rêvé à une  réconciliation entre le général Haftar, soutenu par le parlement de Tobrouk et l’artificiel Gouvernement libyen d’union nationale siégeant à Tripoli (le GLUN). Il s’agit là d’une vue de l’esprit. L’accord du 15 décembre 2015 qui a donné naissance au GLUN et qui a été imposé par l’ONU et l’UE ne tient en effet  pas compte des véritables forces du pays. C’est ainsi qu’il fait la part belle aux milices islamistes de Tripoli et à celles de Misrata alors qu’il ignore très largement et les réalités tribales, ainsi que la seule force militaire organisée du pays, à savoir l’armée nationale libyenne (ANL) commandée par le général Haftar. Comme l’objectif de ce dernier est de détruire les milices qui entretiennent l’anarchie, ces dernières ne peuvent donc que le combattre. Dans ces conditions, toute politique de réconciliation est vouée à l’échec.

Voilà pourquoi, depuis le début du mois d’avril 2017, et sans que cela ait été remarqué par les médias, au Fezzan, c’est-à-dire dans le sud de la Libye, l’armée nationale libyenne (ANL) commandée par le général Haftar affronte les forces fidèles au GLUN. Cependant, comme ce dernier ne dispose pas d’éléments capables d’affronter l’ANL, ce sont les milices de la ville de Misrata qui sont en première ligne. Militairement, Misrata est soutenue par la Turquie et le Qatar alors que le général Haftar l’est par l’Egypte, les Emirats arabes unis, et dans une certaine mesure, par la Russie. L’offensive du général Haftar a débuté au mois de mars dernier quand ses forces reprirent le croissant pétrolier qui part de Ras Lanouf et qui s’étend jusqu’à Ajdabiya. Son but est d’affaiblir les milices de Misrata qui constituent la seule force capable de s’opposer à l’ANL. La manœuvre de l’ANL qui est claire se lit  sur la carte (de la page 3). Elle consiste à progresser par le sud afin d’isoler Misrata puis ensuite Tripoli.

C’est pourquoi, après avoir pris Zeila et Brak, elle tente actuellement de s’emparer de la base aérienne de Tamanhint qui est aux mains des milices de Misrata. Or, à Tamanhint se sont repliés les islamistes chassés de Cyrénaïque et qui se sont regroupés sous le nom de «colonnes de Benghazi ». Commandés par  Mustapha Charkassi, ce furent ces islamistes qui lancèrent l’opération surprise du mois de mars 2017 qui réussit à reprendre pour quelques heures le croissant pétrolier à l’ANL. La contre-attaque des forces du général Haftar les repoussa vers le grand sud, à Tamanhit, à près de 800 km du littoral où ils furent recueillis par les miliciens de Misrata. 

L’objectif est important car, si Tamanhint tombait aux mains de l’ANL, Misrata et Tripoli seraient coupés du sud. Voilà pourquoi, de violents combats se déroulent actuellement dans la région de Sebha autour de ces deux points-clé que sont Brak et Tamanhint. Le Glun qui a bien compris l’importance de l’enjeu a envoyé en renfort une colonne composée de miliciens islamistes baptisée « 3e force ». Or, comme elles sont favorables au général Haftar, les tribus de la région lui ont demandé de partir. Pour encore compliquer la situation, la région de Mourzouk et de Sebha est le théâtre de vifs affrontements entre Toubou et tribus arabes pour le contrôle du trafic (migrants, drogue, armes, médicaments, etc.).

Si le général Haftar parvenait à prendre le contrôle du Fezzan, et comme il est soutenu par plusieurs tribus de Tripolitaine, il pourrait alors lancer la phase suivante de son offensive. Cette dernière pourrait se faire de deux manières : 1) Soit il tenterait de prendre Tripoli afin de s’installer dans la capitale, ce qui serait une victoire symboliquement importante. Puis, Misrata étant isolée, soit il traiterait avec elle, soit il tenterait de la prendre. 2) Soit, avant de « cueillir » Tripoli, il déciderait de prendre Misrata qui, rappelons-le constitue la seule force militaire en état de lui résister. Dans ce cas, nous assisterions à des combats de haute intensité car, ni la Turquie, ni le Qatar ne seraient disposés à abandonner leur seul allié sérieux dans la région. La prise de Misrata constituerait en effet l’échec de la politique turco-qatarie en Libye.

Quoiqu’il en soit, Misrata ne peut pas laisser se dérouler l’offensive du général Haftar sans tenter de la briser. Si, en définitive, l’ANL était victorieuse, une troisième option pourrait être suivie, celle consistant à ménager Misrata après avoir affaibli ses milices. 

Source : ASAF

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lundi 19 juin 2017

Champs-Elysées : Tentative d'attentat terroriste contre des gendarmes...

Des gendarmes attaqués sur les Champs-Elysées, Collomb déplore une « tentative d’attentat »

Un homme, qui est mort dans l’explosion de son véhicule, a percuté un fourgon de gendarmerie, sans faire de blessés parmi les forces de l’ordre.

Vers 15 h 48, lundi 19 juin, un homme a percuté volontairement un véhicule de gendarmes mobiles qui descendait les Champs-Elysées, à proximité du square Marigny, dans le 8e arrondissement de Paris, sans faire de blessé parmi les gendarmes ou les passants. A la suite du choc, le véhicule s’est embrasé.

Le conducteur a été extrait du véhicule, une Renault Mégane Blanche, à bord de laquelle des bonbonnes de gaz, des armes de poing, une kalachnikov et de l’explosif ont été retrouvés. Gérard Collomb, le ministre de l’intérieur, a déploré une « tentative d’attentat » et a précisé que l’auteur des faits était mort. La DGSI et la section antiterroriste (SAT) du parquet de Paris ont été saisies d’une enquête en flagrance.

La préfecture de police, qui avait auparavant annoncé qu’une opération était en cours et avait recommandé d’éviter le secteur, a fait savoir que la situation était maîtrisée. Un important dispositif de sécurité a été déployé sur les lieux.

La RATP a fermé les stations Concorde (lignes 1, 8 et 12) et Champs-Elysées-Clémenceau (lignes 1 et 13), et les correspondances n’y sont pas assurées.

Policiers et militaires, cibles privilégiées

Le 20 avril, les Champs-Elysées avaient déjà été le théâtre d’un attentat lorsque Karim Cheurfi avait tué par balles un policier et en avait blessé deux autres, avant d’être abattu. Un message manuscrit « défendant la cause de l’Etat islamique » avait été retrouvé sur un papier près de son corps et l’attaque avait immédiatement revendiquée par le groupe djihadiste.

Le 6 juin, Farid Ikken avait lui attaqué un membre d’une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame de Paris, en plein cœur du Paris touristique, et s’était revendiqué « soldat du califat », un terme utilisé pour désigner le califat autoproclamé en juin 2014 du groupe EI, selon une source proche de l’enquête. Le policier agressé avait été légèrement blessé au cou.

Depuis janvier 2015, les attentats en France ont fait au total 239 morts. Les policiers et les militaires sont depuis quelques années des cibles privilégiées d’attaques terroristes.

Source : LeMonde.fr
 

NDLR - 20/06/2017 : D'après les dernières révélations de l’enquête, il s'avère que le véhicule du présumé terroriste contenait des bonbonnes de gaz et des dispositifs de mise à feu. Un attentat à la voiture piégée semble avoir été évité par miracle, à 2 jours de la Fête de la musique sur les Champs-Elysées. Une chance quant on songe aussi l'armement que contenait le véhicule : Kalachnikov et arme de poing Glock 26.
Adam D., français de 31 ans, était fiché S depuis 1995, en raison de son appartenance à la «mouvance islamiste radicale»...
Issu d'une famille connue pour être salafiste, le présumé innocent possédait un permis de détention d'armes en règle et «avait une arme qui était déclarée, il s'entraînait au tir», selon les dires de son père auprès de l'AFP.
 

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samedi 10 juin 2017

Mali : Une vingtaine de djihadistes tués ou capturés par la Force Barkhane

La force française Barkhane a tué ou capturé une vingtaine de djihadistes ce week-end près de la frontière avec le Burkina Faso.

L'armée française, plus précisément sa force Barkhane, a tué ou capturé une vingtaine de djihadistes ce week-end, au sud-ouest de Gao (Mali), dans la zone où un soldat français avait été tué le 5 avril près de la frontière avec le Burkina Faso, a annoncé dimanche l'état-major dans un communiqué. 

«Depuis samedi 29 avril, la force Barkhane est engagée dans une opération qui a permis de neutraliser près d'une vingtaine de terroristes dans la forêt de Foulsaré à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, au sud-ouest de Gao», a-t-il indiqué. Ils ont été tués ou capturés, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'état-major, le colonel Patrik Steiger, sans plus de précisions.

Opération en forêt

Des avions de chasse Mirage 2000 ont d'abord effectué des frappes sur des dépôts logistiques repérés lors d'une récente opération dans la forêt, considérée comme un refuge de groupes terroristes armés. C'est lors de cette opération que le caporal-chef du 6è régiment du génie d'Angers, Julien Barbé, avait été tué, victime de tirs directs. Deux hélicoptères d'attaque Tigre sont ensuite intervenus pour sécuriser la zone et permettre de poser des commandos montagne par hélicoptère Caïman.

«Au lever du jour, vers 05h30, les commandos montagne rejoints par des commandos parachutistes et des équipes opérationnelles de déminage ont procédé à la fouille de la zone d'opération», a ajouté l'état-major. «De l'armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants destinés à la fabrication d'engins explosifs ont été découverts en quantités importantes» et détruits, a-t-il poursuivi. La force Barkhane mobilise 4.000 soldats français déployés sur cinq pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie). 

«Favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises»

Elle a pour mission «d'appuyer les forces armées des pays partenaires» dans leur lutte contre-terroriste et de «favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises», souligne le communiqué. Les djihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali par l'intervention française Serval en 2013. Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes .

Le caporal-chef Barbé avait été tué lors d'une opération conjointe avec les forces maliennes et burkinabés. Lors de cette opération,menée du 27 mars au 10 avril, deux djihadistes ont été tués, huit capturés et «plusieurs dizaines de suspects» remis aux autorités burkinabés, selon l'état-major français. (afp/nxp). 

Source : TRI 1


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dimanche 4 juin 2017

Londres : Attaques terroristes au London Bridge et Borough Market

Une attaque terroriste a frappé la capitale britannique dans la soirée de samedi. Un véhicule a foncé sur la foule sur le London Bridge et des passants ont été poignardés à Borough Market.

Le Royaume-Uni vit un nouveau cauchemar. Deux semaines après l'attentat de Manchester, Londres a subi une attaque meurtrière, samedi 3 juin en fin de soirée. Au moins sept personnes sont mortes et trois assaillants ont été abattus, selon le bilan diffusé par la police britannique dimanche, peu avant 5 heures du matin. Les autorités évoquent le chiffre de 48 blessés, parmi lesquels figurent quatre Français, a précisé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Voici les dernières informations dont nous disposons.

A 22h08 heure de Londres (23h08 à Paris), la police est d'abord intervenue sur le London Bridge, un site touristique au cœur de la capitale britannique, après qu'un véhicule a foncé dans la foule. Une camionnette, qui roulait à environ 80 km/h, a quitté la chaussée pour monter sur le trottoir et viser des passants, selon une journaliste de la BBC (en anglais). "J'ai vu une camionnette rouler en zigzag en tentant de faucher un maximum de personnes, confirme un témoin à la chaîne. Les gens essayaient d'échapper à sa course."

Le véhicule se dirige ensuite vers le quartier festif du marché de Borough Market, proche du pont, sur la rive sud de la Tamise, selon le récit des autorités. Les assaillants quittent la camionnette et poignardent des passants, dont un officier de police, avant d'être abattus. Ils portaient de fausses vestes explosives. Un témoin a posté sur Twitter une vidéo de la panique dans un bar situé à proximité.

Y a-t-il eu une autre attaque ?

Un "troisième incident" a bien été signalé à Vauxhall, au sud de la capitale, par Scotland Yard. De nombreux véhicules de police filaient à toute allure, sirènes hurlantes, mais cet incident s'est finalement avéré ne pas être lié aux deux autres, traités comme des "actes de terrorisme" par la police. Les autorités ont lancé un appel au calme sur Twitter, demandant aux citoyens "d'être en alerte et vigilants".

Quel est le premier bilan ?

Peu avant 5 heures du matin, dimanche, la police britannique a dévoilé un premier bilan officiel. Au moins sept personnes sont mortes, en plus des trois assaillants abattus. Dans un communiqué diffusé peu après 7 heures, le service d'ambulances de la capitale évoque le chiffre de 48 blessés transportés dans les hôpitaux de la région et affirme avoir traité sur place d'autres victimes pour des "blessures moins graves".

Au moins quatre Français ont été blessés, dont un se trouve dans un état grave, a précisé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, dimanche matin. "La France met tout en œuvre pour leur porter assistance", a assuré la présidence de la République dans un communiqué.

Que sait-on des auteurs de ces attaques ?

Trois assaillants ont été abattus lors de ces attaques qualifiées de "terroristes" par les autorités. Interrogée par les journalistes lors d'un point presse peu avant 5 heures du matin dimanche, la police affirme ne pas penser que d'autres personnes ont directement participé à ces attaques, sans dévoiler plus d'éléments sur les personnes tuées.

Quelle est la réaction des autorités ?

Selon le Guardian, Theresa May, qui était en déplacement pour la campagne des élections législatives, est revenue à Downing Street pour se tenir informée de la situation. La Première ministre doit tenir dimanche matin l'équivalent d'un conseil de défense. Elle avait élevé à son maximum le niveau d'alerte terroriste après l'attentat de Manchester, avant de le ramener au niveau "critique", soit celui d'un attentat hautement probable, samedi dernier.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a condamné "dans les termes les plus forts possibles" ce nouvel attentat. "Vous ne disposons pas encore de tous les détails, mais il s'agissait d'une attaque délibérée et lâche contre des Londoniens innocents et des visiteurs de notre ville qui profitaient d'un samedi soir, a-t-il déclaré dans un communiqué. Il n'existe aucune justification possible pour de tels actes barbares."

Source : FranceInfo.fr

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mardi 30 mai 2017

Terrorisme au Sahel : Le président Macron veut une « exigence renforcée » à l’égard de l’Algérie

L’Algérie fait-elle preuve de mansuétude à l’égard d’Iyad Ag Ghali ?

En 2014, a récemment rappelé le quotidien Le Monde, ce chef du groupe jihadiste touareg Ansar Dine était dans le viseur des forces françaises. Mais Paris aurait demandé un avis à Alger avant de le neutraliser. « Ne vous occupez pas d’Iyad. Nous en faisons notre affaire », auraient répondu les autorités algériennes.

Depuis, Iyad Ag Ghali a pris de l’importance puisqu’il est devenu le chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, après la fusion de sa formation avec deux autres organisations jihadistes, à savoir al-Mourabitoune et l’Émirat du Sahara, une branche d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

En février 2017, alors qu’il était encore ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian avait évoqué le cas du chef jihadiste touareg lors d’une audition à l’Assemblée nationale. « Il conviendrait d’éviter de faire preuve de complaisance à l’égard de M. Iyad Ag Ghali qui revient aujourd’hui à une position de leader. Nous avons d’ailleurs transmis le message aux Algériens, dans la mesure où il passe la moitié de son temps dans le Sud algérien [ndlr, dans les environs de Tinzaouten?] : c’est là qu’il organise ses actions », avait-il dit. Qu’est devenu ce « message »?

Lors de sa visite aux forces françaises déployées à Gao, le 19 mai, le président Macron a indiqué que l’opération Barkhane, menée dans le Sahel et pas seulement au Mali, « ne s’arrêtera que le jour où il n’y aura plus de terroristes islamistes dans la région » et quand la « souveraineté pleine et entière des États » sahéliens sera « restaurée ». Car, a-t-il continué, arrêter l’opération tant que les « groupements terroristes » n’auront pas été « éradiqués » serait créer « les conditions d’une reprise dans quelques années ».

Au lieu de fixer un terme à cette opération, le président français veut plutôt afficher une « détermination complète » et un engagement «résolu». Ce qui passe par le soutien des forces françaises, qu’il faudra continuer d’équiper « comme il se doit » mais aussi par une exigence à l’égard des partenaires régionaux, en particulier sur « le respect de la feuille de route politique. »

"Une exigence... renforcée à l’égard des États du Sahel et de l’Algérie"

« Moi, ce que je veux, en début de mandat, c’est une exigence sans doute renforcée à l’égard des États du Sahel et de l’Algérie pour que les accords d’Alger [entre les groupes indépendantistes touareg et Bamako, ndlr] soient appliqués et pour que la responsabilité de tous soit prise », a continué M. Macron.

« On ne peut pas manifester quelque faiblesse que ce soit à l’égard des groupements terroristes, quelles que soient les raisons politiques domestiques », a prévenu le président Macron. « J’ai des hommes qui sont là, j’en ai la responsabilité, j’en réponds devant les Français et leurs familles. Je n’enverrai pas nos soldats se faire tuer surtout si les gouvernements qui sont responsables de la situation localement ne prennent pas l’intégralité de leurs responsabilités », a-t-il insisté.

S’agissant de l’Algérie, Emmanuel Macron n’a pas confirmé les accusations concernant un éventuel soutien à Iyad Ag Ghali, lequel est hostile aux accords d’Alger. Toutefois, il a affirmé avoir fait part à son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, lors d’un entretien téléphonique, d’en parler d’une « manière très franche ». Et d’ajouter : « Partout où nous sommes en situation d’agir, nous agirons avec une détermination accrue. »

Source : Zone Militaire


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