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jeudi 16 août 2018

Afghanistan : Situation confuse à Ghazni, cible d’une attaque de grande ampleur par les talibans

Dans la nuit du 9 au 10 août 2018, les talibans ont lancé un assaut de grande ampleur contre Ghazni, la capitale de la province du même nom, située à seulement deux heures de route de Kaboul. Et cela a contraint l’aviation américaine à intervenir pour appuyer les forces afghanes chargées de défendre la ville.

Quelques heures plus tard, le lieutenant-colonel Martin L. O’Donnell, porte-parole de la mission Resolute Support, menée par l’Otan, expliquait que cette attaque n’était qu’une « vaine tentative des talibans pour prendre du terrain et faire les gros titres. » Et les autorités afghanes assuraient avoir le contrôle de la situation.

Aussi, l’on pouvait alors penser que les talibans venaient de reproduire l’action qu’ils avaient menée en mai dernier à Farah. À l’époque, ils prirent brièvement le contrôle de la ville avant de s’en retirer. En réalité, il n’en est rien.

En effet, les talibans ont maintenu leurs positions dans Ghazni, contredisant ainsi les affirmations du ministère afghan de la Défense qui, le 10 août au soir, expliquait que l’armée ratissait les rues de la ville pour déloger les derniers combattants islamistes des maisons où ils auraient pu se retrancher.

« Le gouvernement de Kaboul affirme que la situation à Ghazni est sous contrôle, mais les contacts que nous avons eu avec les responsables sur place indiquent que les combats continuent dans les faubourgs de la ville », a témoigné, le 11 août, Shah Gul Rezaye, députée de Ghazni. Et d’ajouter : « Malheureusement les communications ont été coupées vendredi après-midi par les talibans et il n’y a plus d’électricité. »

Source : Zone Militaire

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mercredi 18 juillet 2018

Terrorisme : L’État islamique envisage de s’attaquer à des zones rurales françaises

« Des lionceaux du califat » dans la campagne française !

Originaire de Toulouse, Jonathan Geffroy (alias Abu Ibrahim al Faransi) avait rejoint les rangs de l’État islamique (EI ou Daesh) depuis deux ans quand il fut fait prisonnier par les rebelles syriens soutenus par la Turquie lors de la bataille d’al-Bab, dans le nord de la Syrie, en février 2017. Remis aux autorités françaises, ce jihadiste, qui se dit maintenant « repenti », a été « mis en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. »

En réalité, Jonathan Geffroy était un proche de deux autres jihadistes d’origine toulousaine : Jean-Michel et Fabien Clain, deux responsables de la propagande de l’EI et qui sont, à ce jour, les deux plus haut cadres français encore en vie de l’organisation terroriste. Et, par conséquent, il a beaucoup de choses à raconter.

En mars 2018, le site Mediapart avait révélé une partie du contenu de ses auditions menées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Et Geffroy avait expliqué que l’EI avait le projet de commettre des attentats en Europe avec des enfants, en l’occurrence ceux appartenant au groupe appelé « les lionceaux du califat ». Ce projet aurait été proposé par les frères Clain à la haute hiérarchie de Daesh.

Dans son édition du 27 juin 2018, le quotidien Le Monde confirme cette information, en citant des extraits des procès-verbaux d’auditions de Geffroy, effectuées par la DGSI et un juge d’instruction.

« Je sais que les futures opérations extérieures seront commises par des enfants qui auront grandi sur zone et qui, passé l’adolescence, seront envoyés en Occident, en Europe et en France, pour y mener des opérations suicides. Mais surtout, ils seront méconnaissables du fait qu’on ne pourra pas les identifier au faciès […]. Mais c’est un projet au long cours, car ils veulent qu’ils grandissent pour pas qu’il y ait de reconnaissance faciale », a ainsi expliqué celui qui se faisait appeler « Abu Ibrahim al Faransi ».

Cependant, on ignore l’état d’avancement de ce « plan », qui, selon Geffroy, a été accepté par la direction de l’EI. « Ça a été validé, donc je pense que ça va se faire, quand ils disent une chose, ils le dont », a-t-il confié aux enquêteurs. Depuis 2017, la situation a énormément évolué : Daesh a perdu ses bastions de Mossoul et de Raqqa, ainsi que la majeure partie du territoire qu’il contrôlait en Irak et en Syrie. D’où la question de savoir s’il est encore en mesure de mener à bien une telle opération.

En tout cas, d’après les propos de Geffroy, ce serait l’un des fils de Fabien Clain qui aurait été nommé à la tête de « opérations extérieures ‘enfants' » pour la France. Comme le souligne Le Monde, à ce jour, une trentaine de mineurs français sont soupçonnés d’avoir participé aux activités de Daesh. Mais seulement trois ont été formellement identifiés parce qu’ils étaient apparus dans des vidéos d’exécutions.

Mais les révélations de Geffroy ne s’arrêtent pas là. Ainsi, les frères Clain seraient « très proches » de la haute direction de l’EI et l’un d’eux – Fabien – pourrait même être le responsable des opérations extérieures de l’organisation jihadiste.

Qu’a-t-il en tête? D’après Geffroy, il aurait eu l’idée de « frapper » des zones rurales en France. « Le deuxième projet, dont ils attendaient des nouvelles quand je suis parti » consistait « à faire des opérations dans des campagnes isolées où il n’y a pas de caméra », a-t-il dit. « Ce n’est pas de grosses attaques mais c’est pour mettre la terreur dans la campagne française », a-t-il précisé.

On ignore, là encore, si ce projet a été validé par la haute hiérarchie de l’EI. Toutefois, la prise d’otage d’un supermarché à Trèbes, une localité d’environ 5.600 habitants située près de Carcassonne, pourrait le suggérer. Si l’auteur de cette attaque, Radouane Lakdim, s’est réclamé de Daesh, il ne s’est jamais rendu en zone irako-syrienne et, a priori, il n’aurait même pas eu de contact avec des membres de l’organisation terroriste.

Le Schéma national d’intervention présenté par le ministère de l’Intérieur en avril 2016 prenait en considération la possibilité d’attaques en zone rurale. « La répartition des forces d’intervention spécialisée est donc cohérente sur l’ensemble du territoire national. Ces unités sont concentrées dans les zones où le risque est très élevé mais n’ignorent pas les territoires éloignés ou de moindre densité de population (outre-mer, certains territoires ruraux et péri-urbains) », y est-il en effet expliqué.

Enfin, et cela rejoint une tendance observée par Europol, le recours à des substances toxiques fait partie des plans de Daesh. Ainsi, Geoffroy a parlé de drones utilisant des « produits chimiques » et fabriqués par un jihadiste français, sans plus de précisions.

Source : Zone Militaire

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mercredi 11 juillet 2018

Côte d'Ivoire : Mort d'un soldat français, un autre blessé dans le crash d'un hélicoptère

Un soldat français a été tué et un autre grièvement blessé mardi dans le crash d'un hélicoptère militaire près d'Abidjan. L'hélicoptère français e type Gazelle s'est écrasé vers 17 heures à Modeste, un village situé à une dizaine de kilomètres à l'est de la capitale économique ivoirienne, tout près de la côte.

Selon un source militaire française qui s'exprime sous couvert d'anonymat, l'hélicoptère appartient aux Forces françaises en Côte d'Ivoire (FFCI), qui disposent d'une base importante près de l'aéroport d'Abidjan, toujours selon cette source. On ignore dans l'immédiat les causes de l'accident.

Une base militaire utilisée dans le lutte contre les groupes djihadistes au Sahel

Les FFCI comptent environ 950 hommes, et constituent la principale base française sur la façade atlantique africaine. Cette base militaire est utilisée notamment dans le cadre de l'opération Barkhane de lutte contre les groupes djihadistes au Sahel.

Le 14 octobre 2017, un avion de transport affrété par l'armée française s'était abimé en bord de mer près de l'aéroport d'Abidjan, tuant quatre Moldaves et blessant quatre Français et deux Moldaves à bord.

Source : 20minutes.fr - Photo AFP

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vendredi 1 juin 2018

Niger : Mort de quatre commandos américains par manque de préparation !

Manque de préparation et  négligences expliquent la mort de quatre commandos américains dans une embuscade au Niger...

Le 4 octobre 2017, une patrouille conjointe composée d’une dizaine de commandos des forces spéciales de l’US Army et soldats nigériens tombait dans une embuscade tendue par une centaine de combattants de l’État islamique au grand Sahara (EIGS) dans les environs immédiats du village de Tongo Tongo, près de la frontière séparant le Niger du Mali. Le bilan de cette attaque sera de 8 tués, dont 4 militaires américains.

Plus de six mois après les faits, le Pentagone a publié un résumé de 8 pages sur les 3.600 que compte le rapport d’enquête rédigé par le général Roger L. Cloutier Jr., le chef de l’état-major de l’US AFRICOM, le commandement américain pour l’Afrique.

Tout d’abord, l’officier a souligné que « de nombreux actes de bravoure se sont produits ce jour-là », comme ceux du sergent La David Johnson, tué « en engageant activement l’ennemi » et en se « battant jusqu’à la fin ». Son corps ne sera retrouvé que 48 heures après l’attaque.

Aucun des quatre commandos américains du 3rd Special Forces Group n’a été capturé : ils ont été «tués au combat », après avoir « subi des blessures immédiatement mortelles ou rapidement mortelles», indique le rapport.

En mars, l’EIGS avait diffusé une vidéo de l’embuscade de Tongo Tongo. Selon le résumé qui en fut fait, elle montrait trois militaires américains, isolés, tomber un à un sous les balles des terroristes. L’un d’eux, a priori sérieusement touché, fut « achevé » par un terroriste. À l’époque, le Pentagone s’était insurgé contre la diffusion de ce film qui mêlait les images des caméras installées sur les casques des soldats américains à des séquences filmées par les jihadistes.

Quoi qu’il en soit, les commandos américains n’auraient jamais dû se trouver dans une telle situation, étant donné qu’ils n’avaient pas été suffisamment préparés pour la mission qui leur fut assignée, qui plus est conduite dans une région où 46 attaques avaient été signalées par les Nations unies.

Cette mission consistait à « trouver/surveiller et, si possible, capturer » un responsable de l’EIGS, en l’occurrence un certain Doundoun Cheffou, soupçonné d’être impliqué dans le rapt de Jeffrey Woodke, un travailleur humanitaire américain enlevé dans la région de Tahoua, en octobre 2016.

Or, les Bérets verts avaient été envoyés à Ouallam pour former des soldats nigériens et leur fournir une assistance en matière de contre-terrorisme. Mais seulement la moitié d’entre-eux avaient reçu « un entraînement collectif », affirme le rapport du Pentagone. En outre, aucun exercice n’avait été préalablement conduit avec les forces nigériennes.

Qui plus est, une telle mission n’aurait jamais dû être approuvée dans la mesure où sa description [concept des opérations, ou CONOPS] n’était qu’un copier-coller d’une autre menée précédemment. Ce qu’un « manque d’attention dans les détails » n’a pas permis de détecter, souligne le rapport. En outre, le niveau de commandement à qui elle a été adressée n’était pas approprié.

Aussi, insiste l’enquête du général Cloutier Jr, tous ces éléments « ont contribué à un manque général de prise de conscience de la situation et de supervision de la part du commandement à tous les échelons. » Il s’agit d’une combinaison « d’erreurs et de faiblesses individuelles, organisationnelles et institutionnelles », conclut le rapport.

Le bilan de l’embuscade de Tongo Tongo aurait pu être bien plus lourd sans l’intervention des forces françaises. Ces dernières ont reçu une demande d’appui aérien 53 minutes après le début des combats. Une patrouille de Mirage 2000 est arrivée 47 minutes plus tard. Ne pouvant pas intervenir directement étant donné la confusion sur le terrain, les pilotes français ont fait un « show of force » [démonstration de force], consistant à réaliser des passages à très basse altitude (au niveau de la cîme des arbres), lesquels ont contraint les jihadistes à prendre la fuite.

Source: Zone Militaire

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mardi 29 mai 2018

Fusillade : Trois morts en Belgique, dont 2 policiers à Liège... Terroriste ou forcené ?


Un homme a tué deux policiers à Liège (en Belgique) ce mardi matin. La piste terroriste est évoquée.

Un homme a tiré ce mardi matin vers 10h30 sur deux policiers devant un café à Liège, rapportent plusieurs médias belges francophones. Les deux policiers sont décédés. Un passant aurait également été tué, selon RTL.be.

Il a ensuite pris la fuite et pris une femme en otage dans un lycée proche. Il a été "neutralisé" par la police vers 11h. Selon la DH, l'auteur présumé aurait crié "Allahu akbar" avant d'être abattu.

Le bilan s'élèverait donc à 4 morts : 2 policiers, un passant et le tireur. Au moins deux autres personnes, des policiers selon la presse belge, ont été blessées.

Catherine Collignon, porte-parole du parquet fédéral, a, elle, fait état de deux blessés, en plus des deux policiers tués. Les circonstances des tirs sont encore "floues", a-t-elle souligné, tandis que la police de la ville a indiqué sur Facebook qu'il y avait eu une "prise d'otage".

Le quartier a été bouclé. Une quinzaine de véhicules de police sont sur place. On ignore pour l'instant les motivations du tueur. Selon la RTBF, la piste terroriste est privilégiée.

Source : Francetvinfo.fr / France 3 Région Hauts de France

Ndlr : Attentat de Liège - Le site d'information belge La Libre précise que selon le Parquet fédéral, suffisamment d'éléments permettaient de «considérer que le dossier [était] terroriste».
La « qualification d’infraction terroriste » est donc retenue, annonce le procureur du roi. Une instruction a été ouverte pour présomption d’infraction terroriste, sans plus d'information.

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mercredi 16 mai 2018

Syrie : Renforcement des Forces spéciales françaises

Le chef du Pentagone révèle que les forces spéciales françaises ont été renforcées en Syrie

Fin mars 2018, à l’issue d’une rencontre entre le président Macron, des représentants d’une délégation des Forces démocratiques syriennes, composées de milices kurdes et de groupes arabes armés, annoncèrent que la France allait renforcer sa présence militaire à Manbij, localité alors menacée par l’opération turque « Rameau d’olivier ». Et cela supposait le renfort des forces spéciales françaises déjà déployées en Syrie.

Plus tard, une source, à l’Élysée, précisa que « si le président [Macron] estimait que, pour atteindre nos objectifs contre Daesh, on avait besoin un moment donné de re-proportionner notre intervention militaire, il faudrait le faire, mais ce serait dans le cadre existant » de la coalition.

Et puis on en resta là, le ministère des Armées étant toujours très discret dès qu’il est question des missions assignées au Commandement des opérations spéciales (COS).

Lors de la conférence de presse qu’il a donnée aux côtés du président Trump lors de sa visite officielle à Washington, M. Macron a indiqué que la France avait « décidé d’augmenter sa contribution à la coalition » anti-jihadiste, avant de souligner qu’elle restait « totalement impliquée dans la lutte contre Daesh [EI ou État islamique] ».

Comme, les moyens aériens de l’opération Chammal n’avaient pas été renforcés et qu’il n’était pas question d’envoyer en Irak plus d’artilleurs [TF Wagram] et d’instructeurs [TF Monsabert et TF Narvik], l’on pouvait penser que cette « augmentation » de la contribution française à la coalition concernait le COS.

Ce que le chef du Pentagone, James Mattis, a confirmé, ce 26 avril. « Les Français nous ont renforcés en Syrie avec des forces spéciales au cours des deux dernières semaines », a-t-il en effet indiqué, lors d’une audition au Congrès.

Par ailleurs, et s’agissant du désir de M. Trump de retirer les troupes américaines de Syrie « très bientôt», M. Mattis a mis les choses au clair. « À l’heure actuelle, nous ne nous retirons pas », a-t-il dit. « Vous allez assister à un nouvel effort dans la vallée de l’Euphrate dans les jours qui viennent contre ce qui reste du califat » de l’EI, a-t-il même assuré.

Le combat contre l’EI « est en cours », a insisté le chef du Pentagone, avant de souligner que les opérations de la coalition seraient prochainement plus « nombreuses du côté irakien de la frontière. »

Source: Zone Militaire

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dimanche 13 mai 2018

Paris : Attentat terroriste au couteau revendiqué par Daesch l'Etat islamique !

Attentat au couteau à Paris : un mort, des blessés graves !

Une personne tuée à Paris dans une agression au couteau, le parquet antiterroriste saisi

L’homme qui a tué un passant et blessé quatre personnes samedi soir dans le centre de Paris avant d’être abattu par les forces de l’ordre était né en 1997 en Tchétchénie.

L’attaque au couteau à Paris revendiquée par le groupe Etat islamique, et qui a coûté la vie, samedi 12 mai, à un passant, a été perpétrée par un Français né en 1997 en Tchétchénie, dont les parents ont été placés dimanche en garde à vue.

Comment s’est déroulée l’attaque ?

Peu avant 21 heures samedi soir, un homme a commencé à attaquer des passants avec un couteau. L’attaque s’est déroulée rue Monsigny, dans le 2e arrondissement de Paris, près de l’Opéra Garnier. Il s’agit d’un quartier touristique de bars, restaurants et théâtres très fréquenté le samedi soir.

Quelques minutes plus tard, une patrouille de policiers a intercepté l’assaillant. Un policier a fait usage d’un pistolet à impulsions électriques pour le maîtriser. Puis un deuxième fonctionnaire de police lui a tiré dessus à deux reprises, le blessant mortellement.

Qui sont les victimes ?

Un passant, âgé de 29 ans, a été tué. Un homme de 34 ans a été transporté en « urgence absolue » à l’hôpital parisien Georges Pompidou et une femme de 54 ans a aussi été grièvement blessée. Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans l’ont été plus légèrement.

« La personne la plus grièvement blessée (…) va mieux », elle « a été opérée et donc aujourd’hui elle est sauvée », a déclaré dans la nuit le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qui s’est rendu à l’hôpital Georges Pompidou. « Deux de ses amis sont dans un autre hôpital, ils sont totalement hors de danger. Une quatrième personne qui avait été blessée est aussi hors de danger », a-t-il ajouté.

Qui est l’assaillant ?

Le jeune homme « est un Français né en Tchétchénie en 1997. Son père et sa mère ont été placés en garde à vue dimanche matin », a déclaré à l’Agence France-Presse une source judiciaire. « Il n’avait pas d’antécédent judiciaire », a-t-elle ajouté.

« A ce stade et sur la foi d’une part de témoignages faisant état du fait que l’agresseur a crié Allah Akbar” en attaquant les passants au couteau », et « compte tenu du mode opératoire, nous avons saisi la section antiterroriste du parquet de Paris », a déclaré le procureur de la République François Molins samedi soir. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, présidera une réunion d’état-major, dimanche 13 mai, à 10 heures.

Quelle revendication ?

L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué l’attentat, rapporte le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes.

« L’auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l’Etat islamique et l’opération a été menée en représailles envers les Etats de la coalition » internationale antidjihadiste en Irak et en Syrie, a déclaré une « source sécuritaire » à Amaq, l’agence de propagande de l’EI.

Le contexte

Cette attaque intervient sept semaines après celles du 23 mars à Carcassonne et à Trèbes (Aude), qui avaient porté à 245 le nombre de victimes tuées dans les attentats sur le sol français depuis 2015. Des attaques ont déjà été menées au couteau, notamment à Marseille en octobre 2017. La France fait partie de la coalition militaire internationale intervenant en Syrie et Irak contre l’EI.

Source : LeMonde.fr

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dimanche 15 avril 2018

Mali : Attaque contre les forces françaises et les casques bleus, au moins un mort, plusieurs blessés...

Les Casques bleus et la force Barkhane ont été la cible de tirs de roquettes et d'assaillants déguisés à bord de véhicules piégés, faisant au moins un mort.

Une attaque « sans précédent » contre les forces françaises

Le dernier bilan fait état d'un mort et d'une vingtaine de blessés. Des tirs de roquettes, des assaillants déguisés en Casques bleus montés à bord de véhicules piégés, des échanges de coups de feu : les camps de la Minusma et de la force Barkhane à Tombouctou ont été la cible samedi d'une attaque « sans précédent » qui a fait au moins un mort et une vingtaine de blessés. L'assaut s'est produit peu après 14 heures (GMT et locales) sur le site aéroportuaire de cette ville légendaire du nord du Mali où sont cantonnés des Casques bleus de la Minusma et des hommes de l'opération française Barkhane. Alors que les deux camps essuyaient une « dizaine de tirs de roquettes », des hommes portant des Casques bleus ont tenté de « s'infiltrer » dans la zone militaire à bord de deux véhicules piégés, a précisé dans un communiqué le ministère malien de la Sécurité.

L'un des véhicules portait les couleurs des Forces armées maliennes (FAMas) et l'autre le sigle « UN » des Nations unies. Le premier « a explosé », tandis que le second « a pu être immobilisé ». Selon la Minusma, un de ses Casques bleus a été tué lors d'« échanges de tirs ». Une dizaine d'autres ont été blessés. Le ministère malien a indiqué que l'attaque avait également fait une « dizaine » de blessés « côté Barkhane ». « Les combats ont pris fin vers 18 h 30 », plus de quatre heures après leur début, selon le ministère. Bamako et la Minusma ont assuré que la situation était à nouveau « sous contrôle ». Sur Twitter, la force de l'ONU a évoqué une « importante attaque complexe » associant « mortiers », « échanges de tirs » et « attaque au véhicule suicide ».

« C'est la première fois qu'il y a eu une attaque de cette envergure contre la Minusma à Tombouctou », a relevé une source sécuritaire étrangère. « C'est une attaque qu'on n'avait jamais connue », a confirmé un responsable du gouvernorat de Tombouctou.

Renforts attendus

Déployée au Mali en juillet 2013, la Minusma, qui compte environ 12 500 militaires et policiers, est actuellement la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines. Elle avait, avant l'attaque de samedi, perdu plus de 160 Casques bleus, dont 102 dans des actes hostiles, ce qui représente plus de la moitié des soldats de l'ONU tués sur cette période dans le monde. Elle doit recevoir dans les prochains mois des renforts canadiens, Ottawa ayant annoncé le 19 mars sa décision de déployer pendant un an une force d'appui aérienne avec des hélicoptères et des Casques bleus. Des groupes liés à Al-Qaïda ont dicté leur loi dans le nord du Mali de mars-avril 2012 à janvier 2013, date du déclenchement d'une opération militaire internationale à l'initiative de la France.

Bien qu'ils aient depuis lors été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières de ce pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et à la partie sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger, où quatre soldats américains et quatre militaires nigériens ont été tués dans une embuscade en octobre 2O17.

Ramener la paix au Mali

Depuis le 11 avril, quelque 1 500 militaires africains, américains et européens sont engagés dans des manœuvres dans l'ouest et le nord du Niger, pour s'entraîner face aux menaces terroristes. Ces exercices devraient renforcer l'efficacité de la force du G5 Sahel, qui devrait compter d'ici à la mi-2018 5 000 soldats issus du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Tchad et du Burkina Faso. La signature en 2015 d'un accord pour ramener la paix au Mali n'a pas empêché la recrudescence des violences. Jeudi, le représentant du haut-commissaire aux droits de l'homme au Mali, Guillaume Ngefa, a évoqué les « exécutions sommaires d'au moins 95 personnes » dans la région de Menaka, frontalière du Niger.

Mise en cause, une coalition de deux groupes armés qui participent aux opérations de sécurisation avec les troupes françaises et maliennes, le MSA et le GATIA, a rejeté samedi ces accusations. Ces deux groupes sont soupçonnés de profiter de leur proximité avec Barkhane pour régler de vieux contentieux territoriaux, notamment avec la communauté peule.

Source : LePoint.fr / AFP

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jeudi 5 avril 2018

Etats-Unis : Syrie du Nord et Kurdistan, des renforts américains à Manbij

Libérée du joug de l’État islamique (EI ou Daesh) en 2016 par les Forces démocratiques syriennes (FDS), avec le soutien de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, la région de Manbij, située dans le nord de la Syrie, cristallise toutes les tensions.

Dès que cette ville a été conquise par les FDS, dont font partie les milices kurdes syriennes, considérées comme terroristes à Ankara, la Turquie a lancé l’opération « Bouclier de l’Euphrate » en direction de Jarabulus et d’al-Bab, situées au nord de Manbij.

S’il était question de chasser l’EI de ces deux localités, l’objectif d’Ankara était aussi d’empêcher les Kurdes syriens de consolider leurs positions près de la frontière et de prendre Manbij aux FDS. Mais l’opération turque n’alla pas plus loin, les forces spéciales américaines s’étant déployées dans la ville.

Alors qu’il restait encore à chasser les jihadistes de Raqqa, il était hors de question pour la coalition de compliquer davantage la situation, d’autant plus que les milices kurdes syriennes devaient jouer encore un rôle déterminant dans la bataille qui se dessinait.

Seulement, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a de la suite dans les idées. Après avoir lancé une nouvelle offensive contre les Kurdes syriens à Afrin [opération « Rameau d’olivier »], Ankara ne fait pas mystère de son intention de marcher en direction de Manbij.

Le problème est que l’offensive turque détourne les FDS du combat contre Daesh, qui tient encore quelques positions sur la rive orientale de l’Euphrate. En un mot, les données du problème n’ont pas changé par rapport à l’an passé.

Mais cette fois, le président Erdoğan semble déterminé à aller jusqu’au bout. D’où les menaces et les vitupérations à l’endroit de son homologue français, Emmanuel Macron, coupable à ses yeux d’avoir proposé une médiation entre les FDS et Ankara et ne pas exclure de « reproportionner » le dispositif militaire de l’opération Chammal dans le nord de la Syrie « pour atteindre » les « objectifs contre Daesh », dans le cadre de la coalition internationale.

Pour le moment, on ignore si des militaires français doivent être redéployés à Manbij où, par ailleurs, deux sous-officiers de la coalition – un britannique du 3rd Battalion, Parachute Regiment et un américain de la Delta Force – ont été tués par l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED), le 30 mars.

En tout cas, des militaires américains sont présents à Manbij. Le chiffre d’environ 300/350 hommes circule. Et cette présence aurait été même récemment renforcée, comme l’a confirmé un reponsable du Pentagone auprès du site spécialisé Military.com.

L’agence turque Anadolu avait parlé, il y a deux jours, de l’arrivée de 300 soldats et d’un « grand nombre de blindés et bulldozers sur la ligne de front de l’opération Bouclier de l’Euphrate, à l’ouest de la sous-préfecture Manbij. » Et d’ajouter : « Les unités de renfort ont entamé leurs patrouilles ces 3 derniers jours dans la région de Rassoulayn, juste en face du poste-frontière turc Ceylanpinar. »

En réalité, d’après le responsable du Pentagone, les « estimations turques sont exagérées ». Pour autant, il n’a pas donné de détails sur les renforts envoyés à Manbij. Si ce n’est que des blindés Stryker des véhicules MRAP (Mine Resistant Ambush Protected vehicles)y ont effectué des patrouilles, avec la bannière étoilée bien visible, comme en 2017.

« La coalition internationale a augmenté le nombre de ses forces à Manbij », a également affirmé Mohammed Abu Adel, le chef du Conseil militaire de Manbij, selon l’AFP. « Nous prenons les menaces turques au sérieux », a-t-il dit. « Les forces de la coalition ont récemment augmenté leurs patrouilles », a déclaré Khalil Mustafa, un commandant des FDS.   

Source : Zone Militaire

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mercredi 28 mars 2018

Mali : La traque du chef de l'Etat Islamique par les forces spéciales

Si l’étau se resserre autour d’ Ilyad ag Ghaly, le fondateur d’Ansar Dine et chef du Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM ou Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin), dans le nord du Mali, c’est aussi le cas pour Adnane Abou Walid al-Sahraoui, qui dirige l’État islamique dans le grand Sahara (EIGS), qui concentre ses opérations dans une région située à l’est de Gao, frontalière avec le Niger.

Ainsi, depuis quelques jours, des camps de l’EIGS sont attaqués par des combattants du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) et du Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA), deux organisations pro-Bamako qui ont combattu le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), lequel a recyclé des jihadistes d’Ansar Dine après l’opération Serval. La force Barkhane et les forces spéciales françaises sont également de la partie.

En effet, en février 2018, les militaires français, appuyés par des hélicoptères d’attaque, ont mis hors de combat une dizaine de jihadistes qui avaient attaqué, une semaine plus tôt, un village situé à une centaine de kilomètres à l’est de Gao.

« Une mission de renseignement de Barkhane a été envoyée sur place. […] Après la détection formelle de combattants appartenant vraisemblablement à l’EIGS; une action aérienne menée par des hélicoptères Tigre et Gazelle a permis de neutraliser une dizaine de jihadistes », a en effet expliquer le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA), avant de préciser que des militaires français avaient aussi été engagés dans des combats au sol.

Dans le même temps, le GATIA et le MSA ont fait état d’affrontements qui ont duré « plusieurs heures » à Intameda, où un camp de «malfrats» avait été repéré. Et de donner le bilan d’une « dizaine » de tués parmi ces derniers. En outre, 6 voitures [dont celle du marabout Tidjit Ag Arahmat, récemment assassiné par des jihadistes alors qu’il était une figure des Touareg Dossak, qui constituent le gros des troupes du MSA, ndlr], des motos, des armes lourdes et une « quantité importante de munitions » ont été saisies ».

Le 22 février, le GATIA et le MSA avaient publié un autre communiqué au sujet de nouveaux combats ayant eu lieu précisément à Ikadagotane qui, située à une soixantaine de kilomètres de Ménaka, abritait un camp de l’EIGS.

Le rôle exact de Barkhane n’a pas été précisé. Mais il est probable que l’opération de contrôle de zone évoquée lors de l’annonce de la mort de deux militaires du 1er Régiment de Spahis (RS) ait un lien avec ces combats contre l’EIGS.

Cependant, dans son dernier « point de situation » des opérations, l’EMA indique que « Barkhane poursuit son effort dans la zone des trois frontières afin d’interdire la libre disposition du terrain aux terroristes » et que des « opérations se concentrent actuellement dans la région de Gao, autour de Ménaka et Ansongo. »

Selon le GATIA et le MSA, l’assaut donné contre le camp d’Ikadagotane a fait 6 tués dans les rangs jihadistes et permis de récupérer un véhicule de l’armée nigérienne, ainsi que des motos et, là encore, une « quantité importante d’armes et de munitions. »

A priori, ces opérations viseraient Adnane Abou Walid al-Sahraoui, ainsi que son adjoint, dit « le petit Chaffori », qui est aussi le chef de la katiba « Akabar » (qui compte environ 200 combattants) et le responsable de l’attaque ayant coûté la vie à 4 militaires américains à Tongo Tongo, au Niger, en octobre dernier. Le sort de ces deux responsables de l’EIGS est incertain. Des sources avancent qu’ils auraient réussi à s’exfiltrer au Niger tandis que d’autres affirment qu’ils seraient « encerclés ».

Quoi qu’il en soit, et alors qu’une réunion doit se tenir à Bruxelles pour collecter des fonds pour financer la Force conjointe du G5-Sahel (FC-G5S), le ministère des Armées a indiqué que 450 jihadistes ont été « neutralisés » par les forces françaises depuis le lancement de l’opération Barkhane (en août 2014), dont 120 lors des 12 derniers mois. En outre, 150 ont été capturés et remis aux autorités maliennes. 

Source : Zone Militaire

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samedi 24 mars 2018

Attaques terroristes dans l'Aude : Hommage au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, tombé en héros.

Tombé en héros, le gendarme Arnaud Beltrame est mort des suites de ses blessures

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort, annonce Gérard Collomb à 6 H30 ce matin.

Ce gendarme de 45 ans s'était proposé comme otage à la place des personnes retenues par Redouane Lakdim lors de l'attaque de Trèbes, est mort des suites de ses blessures, a annoncé ce samedi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

La police nationale a fait part de son émotion à l’annonce de la mort du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, lançant le hashtag #tousgendarmes sur Twitter.  

Les drapeaux et étendards de la gendarmerie en berne ce samedi.

Le directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN),  Richard Lizurey, a rendu «solennellement hommage à l'héroïsme» d'Arnaud Beltrame, s'inclinant «devant le courage, le sens du sacrifice et l'exemplarité de cet officier qui a donné sa vie pour la liberté des otages».
Richard Lizurey a par ailleurs annoncé que tous les drapeaux et étendards de la gendarmerie seront mis en berne ce samedi.

Le président Emanuel Macron salue Arnaud Beltrame, « tombé en héros »

Le chef de l'Etat a rendu hommage au lieutenant-colonel décédé ce samedi matin, en déclarant que l’officier était tombé en héros et méritait respect et admiration de la nation tout entière.

Arnaud Beltrame, qui s’était proposé comme otage auprès du jihadiste auteur des attaques de Trèbes et Carcassonne, a fait preuve d’un courage et d’une abnégation exceptionnels, a ajouté le chef de l’Etat dans un communiqué.

Le bilan des attaques terroriste dans l'Aude, s'élève désormais à quatre morts.

Source : 20minutes.fr

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vendredi 23 mars 2018

Prise d'otages dans l'Aude : Le preneur d'otage se revendique de l'Etat islamique. Au moins un mort !

Un terroriste armé s'est retranché dans un supermarché de Trèbes en criant "Allah Akbar" !

La préfecture de l'Aude évoque sur Twitter "une opération en cours" et demande d'éviter le secteur. Le ministre de l'Intérieur ne donne pas de bilan, et révèle seulement que "l'opération est toujours en cours".

Un individu armé s'est retranché dans un supermarché de Trèbes, près de Carcassonne dans l'Aude, vers 11 heures vendredi 23 mars, a appris FranceInfo de source proche de l'enquête. Il se revendique du groupe Etat islamique, selon le parquet. La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie de la fusillade et de la prise d'otages dans l'Aude. Il y a au moins un mort, a appris FranceInfo de source judiciaire.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête du chef d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, séquestrations sous conditions en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes criminelle. L'enquête est confiée a la SDAT, la DGSI et DIPJ Montpellier.

 Il se revendique de l'Etat islamique. Le preneur d'otages du supermarché s'est revendiqué du groupe Etat islamique, a indiqué le parquet de Carcassonne. De sources concordantes à franceinfo, il a crié "Allah Akbar".

"Situation sérieuse" selon le Premier ministre. Edouard Philippe était en déplacement à Mulhouse (Haut-Rhin). Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb se rend sur place.

Le secteur interdit. La préfecture de l'Aude a annoncé sur Twitter qu'une opération était en cours dans le secteur du Super U. "Merci de faciliter l'accès aux forces de l'ordre", ajoute la préfecture. "Il y a des gendarmes devant le supermarché. Nous sommes confinés dans le garage, avec une cinquantaine de personnes, on attend", a décrit à France Info l'employé d'un garage situé à proximité. Trois hélicoptères des forces de l'ordre survolent la zone.

Des CRS attaqués

Plus tôt dans la matinée, quatre CRS qui faisaient leur footing en civil se sont fait tirer dessus par un homme près de la caserne de Carcassonne (Aude). Un policier a été blessé à l'épaule et transporté à l'hôpital. L'homme a tenté de les écraser, d'après une source policière, a freiné brutalement puis ouvert le feu avec une arme de poing. Le lien entre cet incident et la prise d'otages n'est pas établi pour l'instant.

Source : FranceTVinfo.fr

=18:46 23/03/2018=

Au moins 3 morts... Daech revendique la prise d'otages terroriste du Super U de Trèbes !

L'assaillant a été abattu par les forces de l'ordre. De son coté, le groupe Etat islamique a revendiqué l'attaque.

Retranché depuis vendredi matin dans un supermarché de Trèbes, près de Carcassonne, un homme a été abattu dans l'après-midi par les forces de police. Identifié comme étant Redouane Lakdim, l'homme se revendiquait du groupe Etat islamique et a tué au moins trois personnes et en a blessé seize autres, dont trois gravement. L'un de ces trois blessés en "état d'urgence absolue" est un gendarme qui "s’est volontairement substitué à un otage", indique Gérard Collomb. De son coté Emmanuel Macron loue son "courage" :  "Il lutte actuellement contre la mort et toutes nos pensées vont à lui et à sa famille".

L'assaillant abattu, l'EI revendique les attaques

Un individu armé, se revendiquant du groupe Etat islamique a été abattu ce vendredi après-midi après s'être retranché vers 11 heures dans le Super U de Trèbes, à 10 kilomètres de Carcassonne. Le groupe Etat islamique a revendiqué les attaques, dans l'après-midi.

Plus tôt, Redouane Lakdim avait tiré sur des CRS  de la CRS 53 de Marseille effectuant un jogging dans la cité médiévale. L'un d'entre eux a été blessé à l'épaule mais son pronostic vital n'est pas engagé selon le ministère de l'Intérieur, joint par "l'Obs". Dans un tweet, le syndicat de police UNSA précise que ses côtes sont cassées et son poumon perforé : "la balle est passée à 3 cm du cœur".

 
Un gendarme s'est substitué à un otage

Seize blessés sont à déplorer parmi lesquels trois en "état d'urgence absolue". L'un d'eux est un gendarme qui "s’est volontairement substitué à un otage" dans le Super U :
""Le lieutenant-colonel de gendarmerie qui était avec ses hommes s'est volontairement substitué à un otage que le terroriste tenait et il est resté avec lui [...] Le terroriste a tiré, le GIGN est intervenu et a abattu le terroriste", a décrit le ministre lors d'une déclaration à la presse à Trèbes."

Ce gendarme "a sauvé des vies et fait honneur à son arme et notre pays. Il lutte actuellement contre la mort et toutes nos pensées vont à lui et à sa famille", a ajouté Emmanuel Macron.

Attaque à Trèbes : un gendarme s'est proposé comme otage, Collomb salue son "héroïsme"

Parmi les clients et les employés du supermarché, une témoin, joint par Franceinfo décrit : "Un homme a crié et a tiré des coups de feu à plusieurs reprises. J'ai vu une porte de frigo, j'ai demandé aux gens de venir se mettre à l'abri. Nous étions dix et nous sommes restés une heure".
""Il y a eu encore des coups de feu et on est sorti par la porte de secours derrière. [...] Il a crié Allah je ne sais pas quoi, je ne l'ai pas vu.""

Au moins 3 morts, 16 blessés

Pour l'heure, au moins trois personnes sont mortes et seize autres blessés, selon un bilan donné par Emmanuel Macron vers 18h30.

Les trois victimes décédées ont ainsi été identifiés : le premier se trouvait dans la voiture à Carcassonne, sur laquelle a tiré Redouane Lakdim en début de matinée. "La Dépêche" avance que les deux autres victimes sont le boucher du supermarché, ainsi qu'un client du magasin.

 Pour ce qui concerne les seize blessés, deux d'entre eux se trouvent actuellement en urgence absolue parmi lesquels l'officier de gendarmerie qui s'est substitué à un otage. Le président a également loué l'"engagement", le "professionnalisme mais aussi (le) courage" des forces de l'ordre qui "sont intervenues avec une rapidité remarquable à la fois pour contenir l'individu qui s'était retranché avec des otages, pour localiser l'une de ses victimes encore vivante qu'il avait laissée dans les alentours, et pour donner l'assaut mené par le GIGN dès qu'il est apparu qu'il n'y avait pas d'autre solution".

Le preneur d'otages a agi seul

Identifié comme étant Redouane Lakdim, l’assaillant a agi seul, affirme le ministère de l’Intérieur. Avant d'être abattu, l'homme réclamait la libération de Salah Abdeslam, avance France 2. Sa voiture a été retrouvée sur le parking du supermarché de Trèbes.

Attaque à Trèbes : ce que l'on sait de Redouane Lakdim, l'assaillant du Super U

Selon "le Parisien", cet homme d’origine marocaine a 25 ans et est très actif sur les sites salafistes. Né en 1992, il avait conduit sa petite sœur à l’école avant l’attaque, selon une voisine de la famille interrogée par "le Parisien".  Gérard Collomb a précisé dans l'après-midi qu'il était connu des services de police pour des actes de petite délinquance mais les services ne le pensaient pas en voie de "radicalisation".
""Il est passé à l'acte brusquement", a déclaré le ministre de l'Intérieur."

La prise d'otages est une stratégie utilisée par les djihadistes: le 9 janvier 2015, deux jours après la tuerie de "Charlie Hebdo", Amédy Coulibaly avait retenu les clients et le personnel de l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes. La prise d'otages avait fait quatre morts. Amédy Coulibaly avait été abattu par les forces de l'ordre.

La dernière attaque meurtrière en France date du 1er octobre 2017 lorsque, sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille, un Tunisien de 29 ans avait tué au couteau deux cousines, avant d'être abattu par la police. L'EI a revendiqué ces assassinats, mais les enquêteurs français n'ont pas, pour l'heure, trouvé d'élément reliant l'assaillant à l'organisation djihadiste.

Enquête et perquisition en cours

 Des hommes du RAID sont descendus dans la cité Ozanam, à Carcassonne, vendredi en fin d'après-midi, où une perquisition était en cours dans le quartier de l'assaillant d'un supermarché à Trèbes, Radouane Lakdim.

De nombreux camions banalisés noirs, ainsi que nombre de policiers du RAID et de la BRI (brigade de recherche et d'intervention), encagoulés, fortement armés et portant des gilets pare-balle, avaient investi la petite cité populaire, située à quelques centaines de mètres de la Cité de Carcassonne.

Source : nouvelobs.com

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jeudi 22 mars 2018

IRAK : Décès d'un légionnaire du 2ème REI de Nîmes au service de la France

Caporal Bogusz Pochylski mort au service de la France

Mercredi soir, le Caporal Bogusz Pochylski, du 2ème Régiment Etranger d’Infanterie de Nîmes, est décédé dans le cadre d’une opération d’entraînement au profit des forces de sécurité Irakiennes.

La ministre de la Défense Florence Parly a annoncé mercredi soir à l'Assemblée le décès d'un soldat français à Bagdad dans le cadre de l'opération Chammal.

"Nous avons appris qu'un légionnaire du 2ème régiment étranger d'infanterie a perdu la vie à Bagdad. Il était âgé de 31 ans et célibataire", a annoncé Mme Parly aux députés lors des débats sur la loi de programmation militaire.

L'armée de terre a annoncé en même temps sur twitter le décès du caporal Bogusz Pochylski, "mort dans l'accomplissement de sa mission au service de la France". Les députés ont observé une minute de silence.

Source : FranceTVinfo.fr / © SIRPA TERRE / AFP

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vendredi 23 février 2018

Laïcité : Rapport Clavreul - Des mesures chocs pour lutter contre intégrisme et radicalisation religieuse !?

Un document exclusif dont nous fait part LeFigaro.fr...

Alors que le premier ministre présente son plan de lutte contre la radicalisation vendredi, un rapport administratif commandé par Beauvau fait état de nombreuses dérives identitaires et de remises en cause de la laïcité et préconise des mesures fortes.

C'est un document explosif, un rapport d'une quarantaine de pages qui met en lumière les failles du respect du principe de laïcité dans certains territoires. En amont de la présentation du plan de lutte contre la radicalisation, dévoilé vendredi par Édouard Philippe, le ministère de l'Intérieur a commandé au préfet Gilles Clavreul, proche de Manuel Valls, cet état des lieux intitulé «Laïcité, valeurs de la République et exigences minimales de la vie en société», qui esquisse plusieurs mesures choc. Le Figaro les révèle en exclusivité.

1 - Conditionner le soutien de l'État (subventions, emplois aidés) au respect de la laïcité

Estimant qu'il revient aux pouvoirs publics de «promouvoir les valeurs de la République», le préfet propose de «conditionner le soutien de l'État (attribution de subvention, agrément, soutien à un événement) à l'engagement de respecter et promouvoir» ces valeurs. Ainsi, en dépit des «réserves ou des commentaires» de l'Observatoire de la laïcité, il suggère par exemple de «faire signer une charte», comme le font certaines CAF et préfectures ; de «conditionner l'examen de subvention ou d'un emploi aidé à l'engagement de suivre une formation sur les valeurs de la République et la laïcité», comme le fait la préfecture des Bouches-du-Rhône ; ou encore d'«inciter le soumissionnaire ou le partenaire à conduire certaines actions, à contribuer à un événement, ou à faire figurer la thématique ‘laïcité et valeurs de la République' dans un document partenarial».

2- Former tous les agents de l'État à la laïcité «d'ici à 2020»

Gilles Clavreul entend instaurer «une formation laïcité pour tous les agents de l'État d'ici à 2020», en renforçant le plan de formation déjà déployé par le Commissariat général à l'égalité des territoires. Il envisage donc d'«élargir encore l'assiette des publics formés pour l'année en cours», en «réévaluant» à la hausse l'objectif 2018 qui table sur 13.000 personnes et en ciblant davantage les publics à former en priorité, à savoir «les adultes-relais, les membres des conseils citoyens, les agents des collectivités locales, les éducateurs sportifs, les intervenants dans le secteur péri-scolaire, les professionnels de la petite enfance, les acteurs de la prévention spécialisée, les agents du service public de l'emploi, ou encore les personnels de la fonction publique hospitalière».

3 - Intégrer la laïcité dans les épreuves du Bafa

Autre secteur ciblé par le rapport: la jeunesse, qui constitue l'un des principaux enjeux en termes de laïcité. Ainsi, pour assurer une meilleure «transmission des valeurs de la République», le préfet propose de «renforcer les exigences de formation à la laïcité et aux valeurs de la République du brevet d'aptitude à la fonction d'animateur (Bafa) et au brevet d'aptitude à la fonction de directeur (BAFD)». Il suggère également de «conditionner l'agrément des centres de formation au respect de cette exigence».

4 - Cartographie des «situations problématiques»

Le rapport stipule la mise en place, «au niveau national, des diagnostics fiabilisés des incidents relatifs à la laïcité, à la contestation des valeurs républicaines, et au non-respect des exigences minimales de la vie en société». Il s'agit d'établir une cartographie précise des «situations problématiques» rencontrées «dans le secteur sanitaire et social d'une part, et dans le milieu sportif d'autre part», pour réduire les «zones d'ombre» en matière de connaissance des dérives.

5 - Établir un «corps de doctrine» sur les «atteintes à la laïcité»

Pour «mieux établir un “corps de doctrine” s'agissant des atteintes à la laïcité», Gilles Clavreul dit vouloir «transformer» les Comités opérationnels de lutte contre le racisme et l'antisémitisme (Cora) en «comités départementaux pour la laïcité pour la promotion de la laïcité et des valeurs de la République». Pour ce faire, il entend «constituer, au niveau régional, une instance auprès de laquelle toutes les administrations pourraient évoquer des situations conflictuelles ou problématiques et solliciter un avis de sa part». Si elle voit le jour, cette structure nouvelle serait alors «présidée par un magistrat de l'ordre administratif».

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Quatre mois de consultations pour un constat alarmiste

Pour élaborer son rapport, Gilles Clavreul s'est déplacé entre le 22 octobre et le 15 janvier dans des départements à «dominante urbaine», à savoir les Bouches-du-Rhône, l'Ille-et-Vilaine, la Loire-Atlantique, le Nord, le Bas-Rhin, le Rhône, les Yvelines, et un département rural, la Meuse, au contact des acteurs associatifs et des agents de l'État. Son constat est clair: les «manifestations d'affirmation identitaire se multiplient et se diversifient», avec, sur certains territoires - agglomérations de Lille, Maubeuge, Toulouse, Marseille, Lyon ou dans les Yvelines - des «contestations de la laïcité».

Ces troubles sont majoritairement le fait d'un «islam rigoriste voire radical» et concernent également des mouvements de «catholiques intégristes», et «évangéliques et juifs orthodoxes».

Ils ont été identifiés dans le cadre d'activités scolaires, culturelles et sportives.

Ce sont, par exemple, des assistantes maternelles exerçant à domicile qui portent le voile et refusent parfois de remettre l'enfant au père, le cas d'auxiliaires en milieu scolaire «faisant acte de prosélytisme», des célébrations «spectaculaires» de certaines communautés juives, l'organisation de prières collectives chrétiennes et musulmanes. En ce qui concerne la restauration collective et le débat autour des fameux «repas de substitution», Gilles Clavreul note l'existence de cantines à Strasbourg qui proposent des menus halal et casher, ce qui peut porter atteinte au principe de laïcité.

«Dans les lieux où la population de confession musulmane est présente, parfois de façon très majoritaire, le rapport à la République se tend sous l'effet d'une foi de plus en plus ouvertement revendiquée», est-il expliqué, entraînant la «différenciation et séparation croissante entre les hommes et les femmes», «le développement d'une offre éducative alternative», «la remise en cause des principes républicains et plus particulièrement de la laïcité, perçue comme une ‘arme contre les musulmans'». Le phénomène de radicalisation est notamment présent dans les structures sportives avec des tentatives de prosélytisme mais aussi des «parents qui exigent le voilement de leur fille».

«L'adhésion aux principes républicains recule par endroits», constate Gilles Clavreul, ce qui génère «le désarroi et l'inquiétude parmi de nombreux agents publics et responsables associatifs». Autre enseignement notable: la sensibilisation à la laïcité et à la citoyenneté, qui a progressé après les attentats de 2015, «menace de retomber». «Ce fléchissement de la mobilisation doit être corrigé», exhorte Clavreul.
Le choix d'un auteur clivant

L'auteur du rapport n'est pas n'importe qui. Gilles Clavreul est un préfet engagé. Ancien conseiller à l'Elysée de François Hollande, où il suivait les dossiers de politique intérieure, il est devenu au fil des mois un proche de Manuel Valls, dont il partage aujourd'hui les combats. C'est d'ailleurs ce dernier qui l'avait nommé à la tête de la Dilcrah, la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, où il est resté en poste jusqu'au changement de majorité.

Sortant volontiers de son devoir de neutralité, Gilles Clavreul s'est rapidement attiré les foudres sur les réseaux sociaux de nombreuses associations comme le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), mais aussi du journaliste Edwy Plenel ou du chercheur Pascal Boniface. Il est par ailleurs l'un des membres fondateurs du mouvement «Printemps républicain», avec le politologue Laurent Bouvet, qui bataille pour une vision stricte de la laïcité. Ses prises de position s'inscrivent dans une ligne plus dure que celle portée par l'Observatoire de la laïcité, de Jean-Louis Bianco. Ce dernier a d'ailleurs vivement réagi dès jeudi après-midi, dans un communiqué au vitriol publié sur Twitter. «Je regrette le manque de rigueur méthodologique de ce rapport (...) et la méconnaissance d'actions déjà mises en œuvre par les pouvoirs publics», assène-t-il notamment, estimant que le travail de Gilles Clavreul «ne répond pas directement à la demande» de Beauvau.

Lire l'intégralité du Rapport Clavreul, 15 propositions - Février 2018 : Laïcité, valeurs de la République et exigences minimales de la vie en société Des principes à l’action


Source : LeFigaro.fr

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L’Observatoire de la laïcité "déçu" :
Le rapport Clavreul, "ne répond pas vraiment à la demande initiale"

Interview Europe1.fr - 07:15 23/02/2018


Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, estime que le rapport du préfet Gilles Clavreul dresse un constat qui "n'est pas nouveau" et regrette que la plupart des mesures proposées soient en réalité déjà mises en place.
INTERVIEW

C'est un rapport qui fait déjà débat. Celui du préfet Gilles Clavreul, commandé par le ministère de l'Intérieur, et qui, sur des dizaines de pages, fait un état des lieux du respect de laïcité en France. Mais aujourd'hui, l’Observatoire de la laïcité, à l'origine du projet, se dit "déçu", car "le document ne répond pas vraiment à la demande initiale", comme l'explique Nicolas Cadène, rapporteur général de l'organisme dans Europe 1 Bonjour vendredi.

"Le rapport ne répond pas vraiment à nos questions". "C'est l’Observatoire de la laïcité qui a demandé à ce que des études et un examen des situations soient effectués pour améliorer la coordination entre les administrations de l'Etat et les collectivités locales sur les questions de laïcité", souligne Nicolas Cadène. "Le problème, c'est que le rapport ne répond pas vraiment à cette question". Ce qui explique aujourd'hui l’accueil très mitigé de l'organisme concernant le document. Le rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité va même plus loin, en soulignant que les constats sont datés et ne prennent pas en compte certaines actions, développées ces dernières années.

Des manifestations identitaires qui ont "plutôt tendance à reculer que s'affirmer". Ainsi, selon ce fameux rapport, publié par Le Figaro, "les manifestations d’affirmation identitaire se multiplient et se diversifient", avec par endroits des "contestations de la laïcité". "Bien sûr que cela existe, mais là encore, ce n'est pas nouveau et cela a plutôt tendance à reculer que s'affirmer", indique Nicolas Cadène. Le constat du recul de la laïcité dans certaines zones "date d'une décennie, (...) mais il y a eu beaucoup de choses mises en œuvre ces cinq à dix dernières années, notamment dans l'Education nationale", affirme le spécialiste.

Des mesures qui ne font que reprendre "des choses déjà mises en oeuvre". Dans son rapport, Gilles Clavreul propose cinq mesures, avec notamment la mise en place d'une cartographie des "situations problématiques". "C'est déjà fait", constate avec déception Nicolas Cadène. "Finalement, sur toutes les propositions, il y en a deux qui vont dans le sens de notre demande initiale, mais qui sont très discutables, et pour le reste, ça ne fait que reprendre, essentiellement, des choses que l'on a déjà mises en oeuvre".

Source : Europe1.fr

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"Beaucoup de choses mises en œuvre ces cinq à dix dernières années,
notamment dans l'Education nationale" pour affirmer la laïcité...
Crédit image Chimulus

mercredi 21 février 2018

Mali - Barkhane : Deux soldats français tués et un blessé par l’explosion d’une mine artisanale !

Deux soldats français de l’opération « Barkhane » tués au Mali dans l’explosion d’un IED*

* IED (Improvised Explosive Device, bombe ou mine artisanale)

Les deux militaires sont morts alors que leur véhicule blindé venait de heurter une mine artisanale. Un 3ème soldat a été blessé lors de l'explosion.

AFP - Deux soldats français de l’opération Barkhane au Mali ont été tués, et un autre blessé, ce mercredi 21 février a annoncé une source militaire à l’Agence France-Presse. Les militaires ont été touchés par l’explosion d’une mine artisanale.

La France est engagée depuis janvier 2013 au Mali, d’abord sous le nom d’opération « Serval » puis sous celui d’opération « Barkhane », pour chasser les groupes djihadistes du pays.

Près de 4 000 soldats français sont toujours engagés dans le pays. Ce nouveau décès porte à vingt-et-un le nombre de soldats français morts au Mali depuis le lancement de l’opération en 2013.

Source : AFP - LeMonde.fr

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COMMUNIQUÉ DE FLORENCE PARLY, MINISTRE DES ARMÉES
 
C’est avec douleur que j’ai appris la mort au combat ce matin au Mali du maréchal des logis-chef Emilien Mougin et du brigadier-chef de 1re classe Timothée Dernoncourt du 1er régiment de Spahis de Valence. Je m’associe à la douleur de leurs familles, de leurs camarades de l’opération Barkhane et de leurs frères d’armes ; je les assure tous de mon soutien personnel.
 
Nos Spahis sont tombés dans l’accomplissement de leur mission alors qu’ils étaient engagés dans une vaste opération de contrôle de zone dans une région frontalière du Mali avec le Niger.
 
Je salue leur engagement mené au nom de la France et de ses valeurs pour lutter contre le fléau des groupes armés terroristes au Sahel. Leur sacrifice renforce notre détermination à poursuivre ce combat.
 
C’est toute la communauté militaire, aujourd’hui endeuillée, qui exprime sa solidarité et son soutien.

MINISTÈRE DES ARMÉES
DÉLÉGATION À L'INFORMATION ET À LA COMMUNICATION DE LA DÉFENSE
Paris, le mercredi 21 février 2018

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