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dimanche 15 avril 2018

Mali : Attaque contre les forces françaises et les casques bleus, au moins un mort, plusieurs blessés...

Les Casques bleus et la force Barkhane ont été la cible de tirs de roquettes et d'assaillants déguisés à bord de véhicules piégés, faisant au moins un mort.

Une attaque « sans précédent » contre les forces françaises

Le dernier bilan fait état d'un mort et d'une vingtaine de blessés. Des tirs de roquettes, des assaillants déguisés en Casques bleus montés à bord de véhicules piégés, des échanges de coups de feu : les camps de la Minusma et de la force Barkhane à Tombouctou ont été la cible samedi d'une attaque « sans précédent » qui a fait au moins un mort et une vingtaine de blessés. L'assaut s'est produit peu après 14 heures (GMT et locales) sur le site aéroportuaire de cette ville légendaire du nord du Mali où sont cantonnés des Casques bleus de la Minusma et des hommes de l'opération française Barkhane. Alors que les deux camps essuyaient une « dizaine de tirs de roquettes », des hommes portant des Casques bleus ont tenté de « s'infiltrer » dans la zone militaire à bord de deux véhicules piégés, a précisé dans un communiqué le ministère malien de la Sécurité.

L'un des véhicules portait les couleurs des Forces armées maliennes (FAMas) et l'autre le sigle « UN » des Nations unies. Le premier « a explosé », tandis que le second « a pu être immobilisé ». Selon la Minusma, un de ses Casques bleus a été tué lors d'« échanges de tirs ». Une dizaine d'autres ont été blessés. Le ministère malien a indiqué que l'attaque avait également fait une « dizaine » de blessés « côté Barkhane ». « Les combats ont pris fin vers 18 h 30 », plus de quatre heures après leur début, selon le ministère. Bamako et la Minusma ont assuré que la situation était à nouveau « sous contrôle ». Sur Twitter, la force de l'ONU a évoqué une « importante attaque complexe » associant « mortiers », « échanges de tirs » et « attaque au véhicule suicide ».

« C'est la première fois qu'il y a eu une attaque de cette envergure contre la Minusma à Tombouctou », a relevé une source sécuritaire étrangère. « C'est une attaque qu'on n'avait jamais connue », a confirmé un responsable du gouvernorat de Tombouctou.

Renforts attendus

Déployée au Mali en juillet 2013, la Minusma, qui compte environ 12 500 militaires et policiers, est actuellement la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines. Elle avait, avant l'attaque de samedi, perdu plus de 160 Casques bleus, dont 102 dans des actes hostiles, ce qui représente plus de la moitié des soldats de l'ONU tués sur cette période dans le monde. Elle doit recevoir dans les prochains mois des renforts canadiens, Ottawa ayant annoncé le 19 mars sa décision de déployer pendant un an une force d'appui aérienne avec des hélicoptères et des Casques bleus. Des groupes liés à Al-Qaïda ont dicté leur loi dans le nord du Mali de mars-avril 2012 à janvier 2013, date du déclenchement d'une opération militaire internationale à l'initiative de la France.

Bien qu'ils aient depuis lors été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières de ce pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et à la partie sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger, où quatre soldats américains et quatre militaires nigériens ont été tués dans une embuscade en octobre 2O17.

Ramener la paix au Mali

Depuis le 11 avril, quelque 1 500 militaires africains, américains et européens sont engagés dans des manœuvres dans l'ouest et le nord du Niger, pour s'entraîner face aux menaces terroristes. Ces exercices devraient renforcer l'efficacité de la force du G5 Sahel, qui devrait compter d'ici à la mi-2018 5 000 soldats issus du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Tchad et du Burkina Faso. La signature en 2015 d'un accord pour ramener la paix au Mali n'a pas empêché la recrudescence des violences. Jeudi, le représentant du haut-commissaire aux droits de l'homme au Mali, Guillaume Ngefa, a évoqué les « exécutions sommaires d'au moins 95 personnes » dans la région de Menaka, frontalière du Niger.

Mise en cause, une coalition de deux groupes armés qui participent aux opérations de sécurisation avec les troupes françaises et maliennes, le MSA et le GATIA, a rejeté samedi ces accusations. Ces deux groupes sont soupçonnés de profiter de leur proximité avec Barkhane pour régler de vieux contentieux territoriaux, notamment avec la communauté peule.

Source : LePoint.fr / AFP

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jeudi 5 avril 2018

Etats-Unis : Syrie du Nord et Kurdistan, des renforts américains à Manbij

Libérée du joug de l’État islamique (EI ou Daesh) en 2016 par les Forces démocratiques syriennes (FDS), avec le soutien de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, la région de Manbij, située dans le nord de la Syrie, cristallise toutes les tensions.

Dès que cette ville a été conquise par les FDS, dont font partie les milices kurdes syriennes, considérées comme terroristes à Ankara, la Turquie a lancé l’opération « Bouclier de l’Euphrate » en direction de Jarabulus et d’al-Bab, situées au nord de Manbij.

S’il était question de chasser l’EI de ces deux localités, l’objectif d’Ankara était aussi d’empêcher les Kurdes syriens de consolider leurs positions près de la frontière et de prendre Manbij aux FDS. Mais l’opération turque n’alla pas plus loin, les forces spéciales américaines s’étant déployées dans la ville.

Alors qu’il restait encore à chasser les jihadistes de Raqqa, il était hors de question pour la coalition de compliquer davantage la situation, d’autant plus que les milices kurdes syriennes devaient jouer encore un rôle déterminant dans la bataille qui se dessinait.

Seulement, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a de la suite dans les idées. Après avoir lancé une nouvelle offensive contre les Kurdes syriens à Afrin [opération « Rameau d’olivier »], Ankara ne fait pas mystère de son intention de marcher en direction de Manbij.

Le problème est que l’offensive turque détourne les FDS du combat contre Daesh, qui tient encore quelques positions sur la rive orientale de l’Euphrate. En un mot, les données du problème n’ont pas changé par rapport à l’an passé.

Mais cette fois, le président Erdoğan semble déterminé à aller jusqu’au bout. D’où les menaces et les vitupérations à l’endroit de son homologue français, Emmanuel Macron, coupable à ses yeux d’avoir proposé une médiation entre les FDS et Ankara et ne pas exclure de « reproportionner » le dispositif militaire de l’opération Chammal dans le nord de la Syrie « pour atteindre » les « objectifs contre Daesh », dans le cadre de la coalition internationale.

Pour le moment, on ignore si des militaires français doivent être redéployés à Manbij où, par ailleurs, deux sous-officiers de la coalition – un britannique du 3rd Battalion, Parachute Regiment et un américain de la Delta Force – ont été tués par l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED), le 30 mars.

En tout cas, des militaires américains sont présents à Manbij. Le chiffre d’environ 300/350 hommes circule. Et cette présence aurait été même récemment renforcée, comme l’a confirmé un reponsable du Pentagone auprès du site spécialisé Military.com.

L’agence turque Anadolu avait parlé, il y a deux jours, de l’arrivée de 300 soldats et d’un « grand nombre de blindés et bulldozers sur la ligne de front de l’opération Bouclier de l’Euphrate, à l’ouest de la sous-préfecture Manbij. » Et d’ajouter : « Les unités de renfort ont entamé leurs patrouilles ces 3 derniers jours dans la région de Rassoulayn, juste en face du poste-frontière turc Ceylanpinar. »

En réalité, d’après le responsable du Pentagone, les « estimations turques sont exagérées ». Pour autant, il n’a pas donné de détails sur les renforts envoyés à Manbij. Si ce n’est que des blindés Stryker des véhicules MRAP (Mine Resistant Ambush Protected vehicles)y ont effectué des patrouilles, avec la bannière étoilée bien visible, comme en 2017.

« La coalition internationale a augmenté le nombre de ses forces à Manbij », a également affirmé Mohammed Abu Adel, le chef du Conseil militaire de Manbij, selon l’AFP. « Nous prenons les menaces turques au sérieux », a-t-il dit. « Les forces de la coalition ont récemment augmenté leurs patrouilles », a déclaré Khalil Mustafa, un commandant des FDS.   

Source : Zone Militaire

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mercredi 28 mars 2018

Mali : La traque du chef de l'Etat Islamique par les forces spéciales

Si l’étau se resserre autour d’ Ilyad ag Ghaly, le fondateur d’Ansar Dine et chef du Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM ou Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin), dans le nord du Mali, c’est aussi le cas pour Adnane Abou Walid al-Sahraoui, qui dirige l’État islamique dans le grand Sahara (EIGS), qui concentre ses opérations dans une région située à l’est de Gao, frontalière avec le Niger.

Ainsi, depuis quelques jours, des camps de l’EIGS sont attaqués par des combattants du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) et du Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA), deux organisations pro-Bamako qui ont combattu le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), lequel a recyclé des jihadistes d’Ansar Dine après l’opération Serval. La force Barkhane et les forces spéciales françaises sont également de la partie.

En effet, en février 2018, les militaires français, appuyés par des hélicoptères d’attaque, ont mis hors de combat une dizaine de jihadistes qui avaient attaqué, une semaine plus tôt, un village situé à une centaine de kilomètres à l’est de Gao.

« Une mission de renseignement de Barkhane a été envoyée sur place. […] Après la détection formelle de combattants appartenant vraisemblablement à l’EIGS; une action aérienne menée par des hélicoptères Tigre et Gazelle a permis de neutraliser une dizaine de jihadistes », a en effet expliquer le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA), avant de préciser que des militaires français avaient aussi été engagés dans des combats au sol.

Dans le même temps, le GATIA et le MSA ont fait état d’affrontements qui ont duré « plusieurs heures » à Intameda, où un camp de «malfrats» avait été repéré. Et de donner le bilan d’une « dizaine » de tués parmi ces derniers. En outre, 6 voitures [dont celle du marabout Tidjit Ag Arahmat, récemment assassiné par des jihadistes alors qu’il était une figure des Touareg Dossak, qui constituent le gros des troupes du MSA, ndlr], des motos, des armes lourdes et une « quantité importante de munitions » ont été saisies ».

Le 22 février, le GATIA et le MSA avaient publié un autre communiqué au sujet de nouveaux combats ayant eu lieu précisément à Ikadagotane qui, située à une soixantaine de kilomètres de Ménaka, abritait un camp de l’EIGS.

Le rôle exact de Barkhane n’a pas été précisé. Mais il est probable que l’opération de contrôle de zone évoquée lors de l’annonce de la mort de deux militaires du 1er Régiment de Spahis (RS) ait un lien avec ces combats contre l’EIGS.

Cependant, dans son dernier « point de situation » des opérations, l’EMA indique que « Barkhane poursuit son effort dans la zone des trois frontières afin d’interdire la libre disposition du terrain aux terroristes » et que des « opérations se concentrent actuellement dans la région de Gao, autour de Ménaka et Ansongo. »

Selon le GATIA et le MSA, l’assaut donné contre le camp d’Ikadagotane a fait 6 tués dans les rangs jihadistes et permis de récupérer un véhicule de l’armée nigérienne, ainsi que des motos et, là encore, une « quantité importante d’armes et de munitions. »

A priori, ces opérations viseraient Adnane Abou Walid al-Sahraoui, ainsi que son adjoint, dit « le petit Chaffori », qui est aussi le chef de la katiba « Akabar » (qui compte environ 200 combattants) et le responsable de l’attaque ayant coûté la vie à 4 militaires américains à Tongo Tongo, au Niger, en octobre dernier. Le sort de ces deux responsables de l’EIGS est incertain. Des sources avancent qu’ils auraient réussi à s’exfiltrer au Niger tandis que d’autres affirment qu’ils seraient « encerclés ».

Quoi qu’il en soit, et alors qu’une réunion doit se tenir à Bruxelles pour collecter des fonds pour financer la Force conjointe du G5-Sahel (FC-G5S), le ministère des Armées a indiqué que 450 jihadistes ont été « neutralisés » par les forces françaises depuis le lancement de l’opération Barkhane (en août 2014), dont 120 lors des 12 derniers mois. En outre, 150 ont été capturés et remis aux autorités maliennes. 

Source : Zone Militaire

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samedi 24 mars 2018

Attaques terroristes dans l'Aude : Hommage au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, tombé en héros.

Tombé en héros, le gendarme Arnaud Beltrame est mort des suites de ses blessures

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort, annonce Gérard Collomb à 6 H30 ce matin.

Ce gendarme de 45 ans s'était proposé comme otage à la place des personnes retenues par Redouane Lakdim lors de l'attaque de Trèbes, est mort des suites de ses blessures, a annoncé ce samedi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

La police nationale a fait part de son émotion à l’annonce de la mort du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, lançant le hashtag #tousgendarmes sur Twitter.  

Les drapeaux et étendards de la gendarmerie en berne ce samedi.

Le directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN),  Richard Lizurey, a rendu «solennellement hommage à l'héroïsme» d'Arnaud Beltrame, s'inclinant «devant le courage, le sens du sacrifice et l'exemplarité de cet officier qui a donné sa vie pour la liberté des otages».
Richard Lizurey a par ailleurs annoncé que tous les drapeaux et étendards de la gendarmerie seront mis en berne ce samedi.

Le président Emanuel Macron salue Arnaud Beltrame, « tombé en héros »

Le chef de l'Etat a rendu hommage au lieutenant-colonel décédé ce samedi matin, en déclarant que l’officier était tombé en héros et méritait respect et admiration de la nation tout entière.

Arnaud Beltrame, qui s’était proposé comme otage auprès du jihadiste auteur des attaques de Trèbes et Carcassonne, a fait preuve d’un courage et d’une abnégation exceptionnels, a ajouté le chef de l’Etat dans un communiqué.

Le bilan des attaques terroriste dans l'Aude, s'élève désormais à quatre morts.

Source : 20minutes.fr

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vendredi 23 mars 2018

Prise d'otages dans l'Aude : Le preneur d'otage se revendique de l'Etat islamique. Au moins un mort !

Un terroriste armé s'est retranché dans un supermarché de Trèbes en criant "Allah Akbar" !

La préfecture de l'Aude évoque sur Twitter "une opération en cours" et demande d'éviter le secteur. Le ministre de l'Intérieur ne donne pas de bilan, et révèle seulement que "l'opération est toujours en cours".

Un individu armé s'est retranché dans un supermarché de Trèbes, près de Carcassonne dans l'Aude, vers 11 heures vendredi 23 mars, a appris FranceInfo de source proche de l'enquête. Il se revendique du groupe Etat islamique, selon le parquet. La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie de la fusillade et de la prise d'otages dans l'Aude. Il y a au moins un mort, a appris FranceInfo de source judiciaire.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête du chef d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, séquestrations sous conditions en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes criminelle. L'enquête est confiée a la SDAT, la DGSI et DIPJ Montpellier.

 Il se revendique de l'Etat islamique. Le preneur d'otages du supermarché s'est revendiqué du groupe Etat islamique, a indiqué le parquet de Carcassonne. De sources concordantes à franceinfo, il a crié "Allah Akbar".

"Situation sérieuse" selon le Premier ministre. Edouard Philippe était en déplacement à Mulhouse (Haut-Rhin). Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb se rend sur place.

Le secteur interdit. La préfecture de l'Aude a annoncé sur Twitter qu'une opération était en cours dans le secteur du Super U. "Merci de faciliter l'accès aux forces de l'ordre", ajoute la préfecture. "Il y a des gendarmes devant le supermarché. Nous sommes confinés dans le garage, avec une cinquantaine de personnes, on attend", a décrit à France Info l'employé d'un garage situé à proximité. Trois hélicoptères des forces de l'ordre survolent la zone.

Des CRS attaqués

Plus tôt dans la matinée, quatre CRS qui faisaient leur footing en civil se sont fait tirer dessus par un homme près de la caserne de Carcassonne (Aude). Un policier a été blessé à l'épaule et transporté à l'hôpital. L'homme a tenté de les écraser, d'après une source policière, a freiné brutalement puis ouvert le feu avec une arme de poing. Le lien entre cet incident et la prise d'otages n'est pas établi pour l'instant.

Source : FranceTVinfo.fr

=18:46 23/03/2018=

Au moins 3 morts... Daech revendique la prise d'otages terroriste du Super U de Trèbes !

L'assaillant a été abattu par les forces de l'ordre. De son coté, le groupe Etat islamique a revendiqué l'attaque.

Retranché depuis vendredi matin dans un supermarché de Trèbes, près de Carcassonne, un homme a été abattu dans l'après-midi par les forces de police. Identifié comme étant Redouane Lakdim, l'homme se revendiquait du groupe Etat islamique et a tué au moins trois personnes et en a blessé seize autres, dont trois gravement. L'un de ces trois blessés en "état d'urgence absolue" est un gendarme qui "s’est volontairement substitué à un otage", indique Gérard Collomb. De son coté Emmanuel Macron loue son "courage" :  "Il lutte actuellement contre la mort et toutes nos pensées vont à lui et à sa famille".

L'assaillant abattu, l'EI revendique les attaques

Un individu armé, se revendiquant du groupe Etat islamique a été abattu ce vendredi après-midi après s'être retranché vers 11 heures dans le Super U de Trèbes, à 10 kilomètres de Carcassonne. Le groupe Etat islamique a revendiqué les attaques, dans l'après-midi.

Plus tôt, Redouane Lakdim avait tiré sur des CRS  de la CRS 53 de Marseille effectuant un jogging dans la cité médiévale. L'un d'entre eux a été blessé à l'épaule mais son pronostic vital n'est pas engagé selon le ministère de l'Intérieur, joint par "l'Obs". Dans un tweet, le syndicat de police UNSA précise que ses côtes sont cassées et son poumon perforé : "la balle est passée à 3 cm du cœur".

 
Un gendarme s'est substitué à un otage

Seize blessés sont à déplorer parmi lesquels trois en "état d'urgence absolue". L'un d'eux est un gendarme qui "s’est volontairement substitué à un otage" dans le Super U :
""Le lieutenant-colonel de gendarmerie qui était avec ses hommes s'est volontairement substitué à un otage que le terroriste tenait et il est resté avec lui [...] Le terroriste a tiré, le GIGN est intervenu et a abattu le terroriste", a décrit le ministre lors d'une déclaration à la presse à Trèbes."

Ce gendarme "a sauvé des vies et fait honneur à son arme et notre pays. Il lutte actuellement contre la mort et toutes nos pensées vont à lui et à sa famille", a ajouté Emmanuel Macron.

Attaque à Trèbes : un gendarme s'est proposé comme otage, Collomb salue son "héroïsme"

Parmi les clients et les employés du supermarché, une témoin, joint par Franceinfo décrit : "Un homme a crié et a tiré des coups de feu à plusieurs reprises. J'ai vu une porte de frigo, j'ai demandé aux gens de venir se mettre à l'abri. Nous étions dix et nous sommes restés une heure".
""Il y a eu encore des coups de feu et on est sorti par la porte de secours derrière. [...] Il a crié Allah je ne sais pas quoi, je ne l'ai pas vu.""

Au moins 3 morts, 16 blessés

Pour l'heure, au moins trois personnes sont mortes et seize autres blessés, selon un bilan donné par Emmanuel Macron vers 18h30.

Les trois victimes décédées ont ainsi été identifiés : le premier se trouvait dans la voiture à Carcassonne, sur laquelle a tiré Redouane Lakdim en début de matinée. "La Dépêche" avance que les deux autres victimes sont le boucher du supermarché, ainsi qu'un client du magasin.

 Pour ce qui concerne les seize blessés, deux d'entre eux se trouvent actuellement en urgence absolue parmi lesquels l'officier de gendarmerie qui s'est substitué à un otage. Le président a également loué l'"engagement", le "professionnalisme mais aussi (le) courage" des forces de l'ordre qui "sont intervenues avec une rapidité remarquable à la fois pour contenir l'individu qui s'était retranché avec des otages, pour localiser l'une de ses victimes encore vivante qu'il avait laissée dans les alentours, et pour donner l'assaut mené par le GIGN dès qu'il est apparu qu'il n'y avait pas d'autre solution".

Le preneur d'otages a agi seul

Identifié comme étant Redouane Lakdim, l’assaillant a agi seul, affirme le ministère de l’Intérieur. Avant d'être abattu, l'homme réclamait la libération de Salah Abdeslam, avance France 2. Sa voiture a été retrouvée sur le parking du supermarché de Trèbes.

Attaque à Trèbes : ce que l'on sait de Redouane Lakdim, l'assaillant du Super U

Selon "le Parisien", cet homme d’origine marocaine a 25 ans et est très actif sur les sites salafistes. Né en 1992, il avait conduit sa petite sœur à l’école avant l’attaque, selon une voisine de la famille interrogée par "le Parisien".  Gérard Collomb a précisé dans l'après-midi qu'il était connu des services de police pour des actes de petite délinquance mais les services ne le pensaient pas en voie de "radicalisation".
""Il est passé à l'acte brusquement", a déclaré le ministre de l'Intérieur."

La prise d'otages est une stratégie utilisée par les djihadistes: le 9 janvier 2015, deux jours après la tuerie de "Charlie Hebdo", Amédy Coulibaly avait retenu les clients et le personnel de l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes. La prise d'otages avait fait quatre morts. Amédy Coulibaly avait été abattu par les forces de l'ordre.

La dernière attaque meurtrière en France date du 1er octobre 2017 lorsque, sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille, un Tunisien de 29 ans avait tué au couteau deux cousines, avant d'être abattu par la police. L'EI a revendiqué ces assassinats, mais les enquêteurs français n'ont pas, pour l'heure, trouvé d'élément reliant l'assaillant à l'organisation djihadiste.

Enquête et perquisition en cours

 Des hommes du RAID sont descendus dans la cité Ozanam, à Carcassonne, vendredi en fin d'après-midi, où une perquisition était en cours dans le quartier de l'assaillant d'un supermarché à Trèbes, Radouane Lakdim.

De nombreux camions banalisés noirs, ainsi que nombre de policiers du RAID et de la BRI (brigade de recherche et d'intervention), encagoulés, fortement armés et portant des gilets pare-balle, avaient investi la petite cité populaire, située à quelques centaines de mètres de la Cité de Carcassonne.

Source : nouvelobs.com

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jeudi 22 mars 2018

IRAK : Décès d'un légionnaire du 2ème REI de Nîmes au service de la France

Caporal Bogusz Pochylski mort au service de la France

Mercredi soir, le Caporal Bogusz Pochylski, du 2ème Régiment Etranger d’Infanterie de Nîmes, est décédé dans le cadre d’une opération d’entraînement au profit des forces de sécurité Irakiennes.

La ministre de la Défense Florence Parly a annoncé mercredi soir à l'Assemblée le décès d'un soldat français à Bagdad dans le cadre de l'opération Chammal.

"Nous avons appris qu'un légionnaire du 2ème régiment étranger d'infanterie a perdu la vie à Bagdad. Il était âgé de 31 ans et célibataire", a annoncé Mme Parly aux députés lors des débats sur la loi de programmation militaire.

L'armée de terre a annoncé en même temps sur twitter le décès du caporal Bogusz Pochylski, "mort dans l'accomplissement de sa mission au service de la France". Les députés ont observé une minute de silence.

Source : FranceTVinfo.fr / © SIRPA TERRE / AFP

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vendredi 23 février 2018

Laïcité : Rapport Clavreul - Des mesures chocs pour lutter contre intégrisme et radicalisation religieuse !?

Un document exclusif dont nous fait part LeFigaro.fr...

Alors que le premier ministre présente son plan de lutte contre la radicalisation vendredi, un rapport administratif commandé par Beauvau fait état de nombreuses dérives identitaires et de remises en cause de la laïcité et préconise des mesures fortes.

C'est un document explosif, un rapport d'une quarantaine de pages qui met en lumière les failles du respect du principe de laïcité dans certains territoires. En amont de la présentation du plan de lutte contre la radicalisation, dévoilé vendredi par Édouard Philippe, le ministère de l'Intérieur a commandé au préfet Gilles Clavreul, proche de Manuel Valls, cet état des lieux intitulé «Laïcité, valeurs de la République et exigences minimales de la vie en société», qui esquisse plusieurs mesures choc. Le Figaro les révèle en exclusivité.

1 - Conditionner le soutien de l'État (subventions, emplois aidés) au respect de la laïcité

Estimant qu'il revient aux pouvoirs publics de «promouvoir les valeurs de la République», le préfet propose de «conditionner le soutien de l'État (attribution de subvention, agrément, soutien à un événement) à l'engagement de respecter et promouvoir» ces valeurs. Ainsi, en dépit des «réserves ou des commentaires» de l'Observatoire de la laïcité, il suggère par exemple de «faire signer une charte», comme le font certaines CAF et préfectures ; de «conditionner l'examen de subvention ou d'un emploi aidé à l'engagement de suivre une formation sur les valeurs de la République et la laïcité», comme le fait la préfecture des Bouches-du-Rhône ; ou encore d'«inciter le soumissionnaire ou le partenaire à conduire certaines actions, à contribuer à un événement, ou à faire figurer la thématique ‘laïcité et valeurs de la République' dans un document partenarial».

2- Former tous les agents de l'État à la laïcité «d'ici à 2020»

Gilles Clavreul entend instaurer «une formation laïcité pour tous les agents de l'État d'ici à 2020», en renforçant le plan de formation déjà déployé par le Commissariat général à l'égalité des territoires. Il envisage donc d'«élargir encore l'assiette des publics formés pour l'année en cours», en «réévaluant» à la hausse l'objectif 2018 qui table sur 13.000 personnes et en ciblant davantage les publics à former en priorité, à savoir «les adultes-relais, les membres des conseils citoyens, les agents des collectivités locales, les éducateurs sportifs, les intervenants dans le secteur péri-scolaire, les professionnels de la petite enfance, les acteurs de la prévention spécialisée, les agents du service public de l'emploi, ou encore les personnels de la fonction publique hospitalière».

3 - Intégrer la laïcité dans les épreuves du Bafa

Autre secteur ciblé par le rapport: la jeunesse, qui constitue l'un des principaux enjeux en termes de laïcité. Ainsi, pour assurer une meilleure «transmission des valeurs de la République», le préfet propose de «renforcer les exigences de formation à la laïcité et aux valeurs de la République du brevet d'aptitude à la fonction d'animateur (Bafa) et au brevet d'aptitude à la fonction de directeur (BAFD)». Il suggère également de «conditionner l'agrément des centres de formation au respect de cette exigence».

4 - Cartographie des «situations problématiques»

Le rapport stipule la mise en place, «au niveau national, des diagnostics fiabilisés des incidents relatifs à la laïcité, à la contestation des valeurs républicaines, et au non-respect des exigences minimales de la vie en société». Il s'agit d'établir une cartographie précise des «situations problématiques» rencontrées «dans le secteur sanitaire et social d'une part, et dans le milieu sportif d'autre part», pour réduire les «zones d'ombre» en matière de connaissance des dérives.

5 - Établir un «corps de doctrine» sur les «atteintes à la laïcité»

Pour «mieux établir un “corps de doctrine” s'agissant des atteintes à la laïcité», Gilles Clavreul dit vouloir «transformer» les Comités opérationnels de lutte contre le racisme et l'antisémitisme (Cora) en «comités départementaux pour la laïcité pour la promotion de la laïcité et des valeurs de la République». Pour ce faire, il entend «constituer, au niveau régional, une instance auprès de laquelle toutes les administrations pourraient évoquer des situations conflictuelles ou problématiques et solliciter un avis de sa part». Si elle voit le jour, cette structure nouvelle serait alors «présidée par un magistrat de l'ordre administratif».

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Quatre mois de consultations pour un constat alarmiste

Pour élaborer son rapport, Gilles Clavreul s'est déplacé entre le 22 octobre et le 15 janvier dans des départements à «dominante urbaine», à savoir les Bouches-du-Rhône, l'Ille-et-Vilaine, la Loire-Atlantique, le Nord, le Bas-Rhin, le Rhône, les Yvelines, et un département rural, la Meuse, au contact des acteurs associatifs et des agents de l'État. Son constat est clair: les «manifestations d'affirmation identitaire se multiplient et se diversifient», avec, sur certains territoires - agglomérations de Lille, Maubeuge, Toulouse, Marseille, Lyon ou dans les Yvelines - des «contestations de la laïcité».

Ces troubles sont majoritairement le fait d'un «islam rigoriste voire radical» et concernent également des mouvements de «catholiques intégristes», et «évangéliques et juifs orthodoxes».

Ils ont été identifiés dans le cadre d'activités scolaires, culturelles et sportives.

Ce sont, par exemple, des assistantes maternelles exerçant à domicile qui portent le voile et refusent parfois de remettre l'enfant au père, le cas d'auxiliaires en milieu scolaire «faisant acte de prosélytisme», des célébrations «spectaculaires» de certaines communautés juives, l'organisation de prières collectives chrétiennes et musulmanes. En ce qui concerne la restauration collective et le débat autour des fameux «repas de substitution», Gilles Clavreul note l'existence de cantines à Strasbourg qui proposent des menus halal et casher, ce qui peut porter atteinte au principe de laïcité.

«Dans les lieux où la population de confession musulmane est présente, parfois de façon très majoritaire, le rapport à la République se tend sous l'effet d'une foi de plus en plus ouvertement revendiquée», est-il expliqué, entraînant la «différenciation et séparation croissante entre les hommes et les femmes», «le développement d'une offre éducative alternative», «la remise en cause des principes républicains et plus particulièrement de la laïcité, perçue comme une ‘arme contre les musulmans'». Le phénomène de radicalisation est notamment présent dans les structures sportives avec des tentatives de prosélytisme mais aussi des «parents qui exigent le voilement de leur fille».

«L'adhésion aux principes républicains recule par endroits», constate Gilles Clavreul, ce qui génère «le désarroi et l'inquiétude parmi de nombreux agents publics et responsables associatifs». Autre enseignement notable: la sensibilisation à la laïcité et à la citoyenneté, qui a progressé après les attentats de 2015, «menace de retomber». «Ce fléchissement de la mobilisation doit être corrigé», exhorte Clavreul.
Le choix d'un auteur clivant

L'auteur du rapport n'est pas n'importe qui. Gilles Clavreul est un préfet engagé. Ancien conseiller à l'Elysée de François Hollande, où il suivait les dossiers de politique intérieure, il est devenu au fil des mois un proche de Manuel Valls, dont il partage aujourd'hui les combats. C'est d'ailleurs ce dernier qui l'avait nommé à la tête de la Dilcrah, la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, où il est resté en poste jusqu'au changement de majorité.

Sortant volontiers de son devoir de neutralité, Gilles Clavreul s'est rapidement attiré les foudres sur les réseaux sociaux de nombreuses associations comme le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), mais aussi du journaliste Edwy Plenel ou du chercheur Pascal Boniface. Il est par ailleurs l'un des membres fondateurs du mouvement «Printemps républicain», avec le politologue Laurent Bouvet, qui bataille pour une vision stricte de la laïcité. Ses prises de position s'inscrivent dans une ligne plus dure que celle portée par l'Observatoire de la laïcité, de Jean-Louis Bianco. Ce dernier a d'ailleurs vivement réagi dès jeudi après-midi, dans un communiqué au vitriol publié sur Twitter. «Je regrette le manque de rigueur méthodologique de ce rapport (...) et la méconnaissance d'actions déjà mises en œuvre par les pouvoirs publics», assène-t-il notamment, estimant que le travail de Gilles Clavreul «ne répond pas directement à la demande» de Beauvau.

Lire l'intégralité du Rapport Clavreul, 15 propositions - Février 2018 : Laïcité, valeurs de la République et exigences minimales de la vie en société Des principes à l’action


Source : LeFigaro.fr

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L’Observatoire de la laïcité "déçu" :
Le rapport Clavreul, "ne répond pas vraiment à la demande initiale"

Interview Europe1.fr - 07:15 23/02/2018


Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, estime que le rapport du préfet Gilles Clavreul dresse un constat qui "n'est pas nouveau" et regrette que la plupart des mesures proposées soient en réalité déjà mises en place.
INTERVIEW

C'est un rapport qui fait déjà débat. Celui du préfet Gilles Clavreul, commandé par le ministère de l'Intérieur, et qui, sur des dizaines de pages, fait un état des lieux du respect de laïcité en France. Mais aujourd'hui, l’Observatoire de la laïcité, à l'origine du projet, se dit "déçu", car "le document ne répond pas vraiment à la demande initiale", comme l'explique Nicolas Cadène, rapporteur général de l'organisme dans Europe 1 Bonjour vendredi.

"Le rapport ne répond pas vraiment à nos questions". "C'est l’Observatoire de la laïcité qui a demandé à ce que des études et un examen des situations soient effectués pour améliorer la coordination entre les administrations de l'Etat et les collectivités locales sur les questions de laïcité", souligne Nicolas Cadène. "Le problème, c'est que le rapport ne répond pas vraiment à cette question". Ce qui explique aujourd'hui l’accueil très mitigé de l'organisme concernant le document. Le rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité va même plus loin, en soulignant que les constats sont datés et ne prennent pas en compte certaines actions, développées ces dernières années.

Des manifestations identitaires qui ont "plutôt tendance à reculer que s'affirmer". Ainsi, selon ce fameux rapport, publié par Le Figaro, "les manifestations d’affirmation identitaire se multiplient et se diversifient", avec par endroits des "contestations de la laïcité". "Bien sûr que cela existe, mais là encore, ce n'est pas nouveau et cela a plutôt tendance à reculer que s'affirmer", indique Nicolas Cadène. Le constat du recul de la laïcité dans certaines zones "date d'une décennie, (...) mais il y a eu beaucoup de choses mises en œuvre ces cinq à dix dernières années, notamment dans l'Education nationale", affirme le spécialiste.

Des mesures qui ne font que reprendre "des choses déjà mises en oeuvre". Dans son rapport, Gilles Clavreul propose cinq mesures, avec notamment la mise en place d'une cartographie des "situations problématiques". "C'est déjà fait", constate avec déception Nicolas Cadène. "Finalement, sur toutes les propositions, il y en a deux qui vont dans le sens de notre demande initiale, mais qui sont très discutables, et pour le reste, ça ne fait que reprendre, essentiellement, des choses que l'on a déjà mises en oeuvre".

Source : Europe1.fr

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"Beaucoup de choses mises en œuvre ces cinq à dix dernières années,
notamment dans l'Education nationale" pour affirmer la laïcité...
Crédit image Chimulus

mercredi 21 février 2018

Mali - Barkhane : Deux soldats français tués et un blessé par l’explosion d’une mine artisanale !

Deux soldats français de l’opération « Barkhane » tués au Mali dans l’explosion d’un IED*

* IED (Improvised Explosive Device, bombe ou mine artisanale)

Les deux militaires sont morts alors que leur véhicule blindé venait de heurter une mine artisanale. Un 3ème soldat a été blessé lors de l'explosion.

AFP - Deux soldats français de l’opération Barkhane au Mali ont été tués, et un autre blessé, ce mercredi 21 février a annoncé une source militaire à l’Agence France-Presse. Les militaires ont été touchés par l’explosion d’une mine artisanale.

La France est engagée depuis janvier 2013 au Mali, d’abord sous le nom d’opération « Serval » puis sous celui d’opération « Barkhane », pour chasser les groupes djihadistes du pays.

Près de 4 000 soldats français sont toujours engagés dans le pays. Ce nouveau décès porte à vingt-et-un le nombre de soldats français morts au Mali depuis le lancement de l’opération en 2013.

Source : AFP - LeMonde.fr

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COMMUNIQUÉ DE FLORENCE PARLY, MINISTRE DES ARMÉES
 
C’est avec douleur que j’ai appris la mort au combat ce matin au Mali du maréchal des logis-chef Emilien Mougin et du brigadier-chef de 1re classe Timothée Dernoncourt du 1er régiment de Spahis de Valence. Je m’associe à la douleur de leurs familles, de leurs camarades de l’opération Barkhane et de leurs frères d’armes ; je les assure tous de mon soutien personnel.
 
Nos Spahis sont tombés dans l’accomplissement de leur mission alors qu’ils étaient engagés dans une vaste opération de contrôle de zone dans une région frontalière du Mali avec le Niger.
 
Je salue leur engagement mené au nom de la France et de ses valeurs pour lutter contre le fléau des groupes armés terroristes au Sahel. Leur sacrifice renforce notre détermination à poursuivre ce combat.
 
C’est toute la communauté militaire, aujourd’hui endeuillée, qui exprime sa solidarité et son soutien.

MINISTÈRE DES ARMÉES
DÉLÉGATION À L'INFORMATION ET À LA COMMUNICATION DE LA DÉFENSE
Paris, le mercredi 21 février 2018

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lundi 19 février 2018

Nord Mali : Assauts héliportés de la Force Barkhane contre le groupe jihadiste Ansar Dine

Le dernier raid de la force Barkhane dans le nord du Mali a porté un « coup significatif » aux groupes jihadistes

Dans la nuit du 13 au 14 février 2018, les forces françaises engagées au Sahel (celles de Barkhane et les forces spéciales de la TF Sabre) ont conduit une opération sur trois positions occupées par des groupes armés terroristes dans le nord du Mali, précisément entre Boughessa et Tin-Zaouatène, près de la frontière avec l’Algérie.

Cette opération a commencé par des frappes aériennes, lesquelles ont été suivies par des assauts héliportés, appuyés par des hélicoptères d’attaque Tigre. Dans un premier temps, l’État-major des armées (EMA), à Paris, a fait état d’un bilan provisoire d’une vingtaine de jihadistes mis hors de combat (tués ou capturés), de 3 véhicules détruits et de la saisie d’un « grand nombre de documents. »

Ce raid a visé plus particulièrement le groupe jihadiste Ansar Dine, qui, dirigé par Ilyad Ag Ghaly, fait partie du Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans, GSIM), une organisation qui réunit notamment des katibas d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d’al-Mourabitoune (dont le chef, Mokhtar Belmokhtar a très probablement été tué en novembre 2016, lors d’une frappe française effectuée en Libye).

Source : Zone Militaire

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mercredi 31 janvier 2018

Mali : Au moins 14 soldats maliens tués lors d'une attaque près de Tombouctou

Deux jours après la mort de 26 civils, tués par l’explosion d’une mine près de Boni, entre Mopti et Gao, dans le centre du Mali, camp des forces armées maliennes (FAMa) a été la cible d’une attaque ce 27 janvier 2018.

En effet, il était environ 4h00 quand le camp de Soumpi, situé dans la région de Tombouctou, a été attaqué par un groupe armé non encore identifié. L’effet de surprise a été total puisque les FAMa déplorent au moins 14 tués et 18 blessés dans leurs rangs.

Selon les premiers éléments disponibles (qui restent à confirmer), les assaillants ont d’abord tiré des roquettes en direction du camp. Puis, ils ont avancé vers l’enceinte en faisant usage d’armes automatiques. Une source militaire étrangère a parlé d’une « attaque complexe ». Un témoin a confié à France24 que les soldats ont « abandonné leur position » et que « l’ennemi a emporté du matériel ».

Il s’agit de la quatrième attaque en trois jours contre les forces de sécurité maliennes. Le 26 janvier 2018, les soldats maliens ont repoussé une attaque d’hommes armés à Youwarou dans la région de Mopti. Selon un communiqué des FAMa, qui ont déploré deux tués, 7 terroristes ont été « neutralisés » et des équipements abandonnés par les assaillants, ont pu être récupérés.

Le même jour, une autre attaque a visé une position des FAMa à N’Gomancoura dans la région de Ségou. Il s’agissait du poste abandonné, la semaine passée, par les 36 gendarmes mis aux arrêts pour désertion. Selon une source malienne, les assaillants ont, là aussi, été repoussés.

Enfin, la veille, deux douaniers ont été tués par des terroristes présumés à Toubacora, localité située à 200 km au nord de Bamako. Un des assaillants a été neutralisé. « Les jihadistes sont venus armés et à motos, il y a eu une grande panique dans le village », a raconté une source sécuritaire malienne.

Deux groupes sont actifs au Mali : le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans – GSIM) et l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Ces deux organisations ont récemment noué une alliance opérationnelle. La première concentre ses opérations dans le nord et le centre du Mali tandis que la seconde est surtout active dans la région frontalière avec le Niger et le Burkina Faso.

Dans son dernier compte-rendu des opérations, l’État-major des armées (EMA) a fait état d’une « situation sécuritaire dégradée au centre du Mali, avec des groupes armés terroristes qui y poursuivent leurs exactions, tentant ainsi d’augmenter leur influence sur la population de la région. »

En revanche, la force française Barkhane et celle du G5 Sahel ont maintenu leur effort dans la zone des trois frontières afin d’en déloger l’EIGS. «Plusieurs terroristes ont été capturés et remis aux autorités maliennes», a indiqué l’EMA, pour qui les résultats dans ce secteur sont « d’ores et déjà probants » avec « aucun évènement sécuritaire notable » depuis plusieurs semaines, à « l’exception de l’attaque suicide contre un véhicule deBarkhane le 11 janvier dernier. »

Source : Zone Militaire


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samedi 13 janvier 2018

Italie : Réduction de sa participation militaire en Irak, redéploiement envisagé au Niger et Sahel

Depuis la réunion relative à la force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), organisée à La Celle Saint-Cloud le 13 décembre 2017, la presse transalpine, s’interroge sur les modalités  d’un possible envoi de militaires italiens au Niger. Une idée qui, apparemment, était depuis longtemps dans les tuyaux et qui avait été jusqu’alors démentie à plusieurs reprises par Rome.

À l’occasion d’une visite à bord du pétrolier-ravitailleur Etna, qui participe actuellement à l’opération européenne EUNAVFOR « Sophia », menée contre les trafics d’êtres humains en Méditerranée centrale, le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, a de nouveau confirmé l’envoi d’un contingent au Niger.

« 2017 a été l’année de la défaite militaire de Daesh (État islamique ou EI) qui ne contrôle plus un territoire en tant qu’État. Dans cette bataille, l’Italie a joué un rôle important. Avec 1.400 soldats, nous sommes la deuxième force en Irak et maintenant que Mossoul a été libérée, notre contribution se limitera à la consolidation [des acquis] dans ce pays », a expliqué M. Gentiloni.

Aussi a-t-il proposé de redéployer une partie des militaires italiens actuellement présents en Irak vers le Niger dans « les mois à venir » car «nous devons continuer le travail, en concentrant notre attention et nos énergies sur la menace des trafiquants et du terrorisme au Sahel.»

« C’est la proposition que le gouvernement fera au Parlement pour une mission visant à vaincre la traite des êtres humains et le terrorisme », a ajouté M. Gentiloni. A priori, les députés italiens auront à se prononcer avant le printemps prochain, c’est à dire avant les élections législatives qui devront être convoquées, au plus tard, le 20 mai 2018.

Selon l’agence Ansa, une délégation italienne a déjà été envoyée à Niamey, où sont déjà déployés des miliaires français, allemands et américains, pour examiner les détails de ce déploiement annoncé. Le chef d’état-major italien, le général Claudia Graziano, a précisé qu’il est question d’envoyer « quelques centaines d’hommes » au Niger après le vote du Parlement. « Ce ne sera pas une mission de combat », a-t-il dit. « Notre contingent sera chargé de former les forces nigériennes et de les rendre capables de lutter efficacement contre le trafic de migrants et le terrorisme », a-t-il ajouté.

Interrogé par le quotidien Il Fatto Quotidiano, Jean-Pierre Darnis, responsable du programme de recherche Sécurité et Défense de l’Istituto Affari Internazionali, voit une autre raison à cette implication de l’Italie au Sahel. Selon lui, il s’agirait aussi pour Rome de prendre part à « la revitalisation de la politique européenne de défense » pour laquelle la France et l’Allemagne sont très actives.

Source: Zone Militaire

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dimanche 7 janvier 2018

France - Egypte : Renforcement de la coopération militaire, armement, lutte antiterroriste...

En novembre 2017, l’Égypte a connu l’attentat le plus meurtrier de son histoire avec l’attaque de la mosquée soufie de Bir Al-Abeb, dans le nord du Sinaï, au cours de laquelle 305 personnes ont perdu la vie sous les balles d’une quarantaine de jihadistes appartenant probablement à la branche égyptienne de l’État islamique.

Un mois plus tôt, un convoi de la police égyptienne avait été attaqué à moins de 200 kilomètres au sud-ouest du Caire par un groupe islamiste. Au moins 35 policiers furent tués.

Ces deux évènements récents illustrent les défis sécuritaires que l’Égypte doit relever, avec, en prime, une situation en Libye qui complique la donne. La priorité est donc d’éviter une déstabilisation de ce pays, laquelle aurait des conséquences pour l’ensemble de la région, voire au-delà.

D’où la levée, en 2015, des restrictions sur la livraison d’armes aux forces égyptiennes décidées par l’administration Obama après la destitution du président Mohamed Morsi deux ans plus tôt (et son remplacement par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi), de l’implication plus grande de la Russie et le soutien indéfectible de Paris au Caire.

La coopération militaire entre la France et l’Égypte est ancienne, avec notamment la mise en place d’une Commission militaire armement stratégie franco-égyptienne (CAMAS) et l’organisation régulière d’exercices conjoints.

« Le plan annuel de coopération de défense entre l’Égypte et la France comporte aujourd’hui plus de 70 actions de coopération. Il englobe tous les aspects propres aux relations de défense, que ce soit en matière de formation et d’échanges, d’exercices, d’équipements ou de dialogue stratégique », fait ainsi valoir le Quai d’Orsay.

Ces deux dernières années, sous l’impulsion de Jean-Yves Le Drian (ministre de la Défense passé depuis aux Affaires étrangères) cette coopération franco-égyptienne a pris un nouvel élan, avec la signature d’importants contrats d’armement (24 Rafale, 2 Bâtiments de projection et de commandement, 1 frégate multi-missions, 4 corvettes Gowind et 1 satellite de communication militaire).

Ces excellentes relations militaires (mais pas seulement) entre la France et l’Égypte s’expliquent par le fait que ces deux pays ont des intérêts communs, dont la lutte contre les groupes terroristes. Sur ce point, le règlement de la crise libyenne est primordiale.

« Nous ne pouvons laisser prospérer à la frontière égyptienne, aux portes de l’Europe, une instabilité dont profitent les terroristes et les trafiquants en tous genre », expliquait, en juin dernier, M. Le Drian.

Cela étant, il est question d’aller plus loin. À l’occasion d’une visite, au Caire, de Florence Parly ministre des Armées, le président Abdel-Fattah al-Sissi a affirmé que son pays « aspire à à développer des liens militaires avec la France dans la période à venir. »

Selon la présidence égyptienne, lors de cet entretien, M. Al-Sissi a « souligné l’importance d’une coordination continue et d’une consultation intensive entre les deux pays sur plusieurs questions d’intérêt bilatéral dans la période à venir ».

Toujours d’après la même source, Mme Parly a souligné « l’importance que Paris donne au renforcement du partenariat entre la France et l’Égypte dans tous les domaines, particulièrement dans ceux de la sécurité et de la défense. »

Ce partenariat militaire pourrait prendre la forme de nouveaux contrats d’armement. Selon La Tribune, Le Caire envisagerait la commande d’un nouveau lot d’avions de combat Rafale (12 ou 24, le nombre fait toujours l’objet de discussions) et de deux corvettes Gowind supplémentaires. Quant aux facilités de paiement demandées par l’Égypte, ce ne serait plus un problème. « Bercy ne bloque plus les négociations à la demande de l’Elysée », a en effet écrit le journal.

L’attentat contre la mosquée de Bir Al-Abeb a fait l’objet d’une revendication par un groupe appelé « Harakat Abna Yeshua » (Mouvement des fils de Jésus), jusqu’alors inconnu. Mais les analystes estiment qu’il s’agit d’une manipulation de l’EI afin de dresser chrétiens et musulmans les uns contre les autres

Source : Zone Militaire

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samedi 23 décembre 2017

Niger : Une vingtaine de Jihadistes mis hors de combat par les Mirage français...

Le Niger doit faire face à plusieurs mouvements jihadistes. À l’ouest et au nord, il est en effet confronté au Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans, qui réunit Ansar Dine, les katibas Macina et al-Mourabitoune ainsi que des éléments d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). S’y ajoute également l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) dirigé par Adnane Abou Walid Al-Sahraoui.

Au sud-est, plus précisément vers le Lac Tchad, les autorités nigériennes doivent prendre en compte la menace de Boko Haram, qui, lié à l’État islamique, a, ces dernières années, a multiplié les incursions dans les régions de Diffa et de Bosso depuis le nord du Nigéria, d’où il est originaire.

Grâce aux actions menées par la Force multinationale mixte (FMM), dont les éléments sont fournis par les pays de la Commission du Bassin du lac Tchad (Tchad, Nigéria, Cameroun, Niger) ainsi que par le Bénin, Boko Haram, par ailleurs miné par des dissensions internes, a perdu beaucoup de terrain. Au point que, en septembre 2016, le général Patrick Brethous, qui venait de quitter le commandement de la force Barkhane, estimait que la menace du groupe jihadiste nigérian avait été « endiguée ».

Seulement, Boko Haram a su garder une certaine capacité de nuisance, en continuant de perpétrer des attaques-suicide au Nigéria, au Niger et au Cameroun. En outre, il semblerait qu’il ait établi des liens, logistiques, voire opérationnels, avec l’EIGS d’al-Sahraoui. Ce qui ne serait guère surprenant étant donné que les deux organisations ont fait allégeance à l’État islamique.

Ainsi, selon les services de sécurité nigériens, des éléments de Boko Haram auraient pris part à l’embuscade de Tongo Tongo qui, en octobre dernier, coûta la vie à quatre militaires américains. Selon une source nigérienne, citée par le quotidien Le Monde, au moins 50 jihadistes nigérians se seraient infiltrés au Mali depuis l’est du Niger.

En attendant la confirmation de cette éventuelle collusion avec l’EIGS, Boko Haram reste actif dans ses secteurs « traditionnels ». En effet, selon un compte-rendu de l’État-major des armées, à Paris, des hommes armés, « probablement affiliés à Boko Haram » ont attaqué un détachement de l’armée nigérienne dans la région de Bosso, le 6 décembre dernier.

Une demande d’appui aérien a alors été adressée à la Force Barkhane, laquelle a envoyé sur place une patrouille de trois « chasseurs », des Mirage 2000 en l’occurrence.

« L’intervention a donné lieu à deux frappes et un Show of Force qui ont permis aux forces partenaires de se désengager et de mettre hors de combat une vingtaine de terroristes », a expliqué l’EMA.

Ce n’est pas la première fois que des avions de combat français interviennent à la demande des forces nigériennes. Ce fut en effet le cas en novembre 2016, pour mettre en échec une attaque menée par de « nombreux assaillants » contre le poste de la Garde nationale de Bani Bangou, à 40 km de la frontière avec le Mali. Deux passes de « show of force » suffirent à mettre en fuite ces terroristes.

La force Barkhane apporte un appui aérien aux forces nigériennes contre Boko Haram depuis 2016, le ministre de la Défense, qui était, à l’époque, Jean-Yves Le Drian, ayant répondu favorablement à une demande faite par Mahamadou Issoufou, le président nigérien. Jusqu’alors, le soutien français contre le groupe jihadiste nigérian se limitait à du renseignement et à une cellule de coordination.

Source : Zone Militaire - Photo: Armée de l'Air

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jeudi 21 décembre 2017

Chammal : Les opérations aériennes françaises vont se poursuivre contre Daesh...

Les opérations aériennes françaises devraient continuer au Levant, même après la fin du « califat » de l’EI

Entre les missions ponctuelles de police du ciel menées au profit des États baltes, les opérations Barkhane (Sahel) et Chammal (Levant), les vols de reconnaissance régulièrement effectués en Libye et la protection de l’espace aérien français (sans oublier les missions quotidiennes de service public), l’armée de l’Air est très sollicitée, au point que cela provoque une accumulation de « déséquilibres organiques ». Et le « risque d’un effondrement est réel », selon son chef d’état-major (CEMAA), le général André Lanata.

D’autant plus que désormais, des opérations comme Chammal et Barkhane s’inscrivent dans le temps long. Et se pose donc la question de la «capacité à durer», c’est à dire à tenir la distance. C’est la raison pour laquelle le général Lanata plaide pour maintenir le nombre d’avions de combat en ligne à 215, alors qu’il était jusqu’à présent prévu de n’en compter que 185 en 2021, après le retrait en service des Mirage 2000N et des Mirage 2000C.

Pour redonner du potentiel (le CEMAA parle de « réparer le présent »), il faudrait moins d’engagements. Et au vu de la situation actuelle, on ne tend pas vers cela… Pourtant, il pourrait être envisagé de réduire l’effort en Syrie et en Irak, étant donné que le califat proclamé par l’État islamique (EI ou Daesh), vit certainement ses dernières semaines, surtout après la défaite des jihadistes à Deir ez-Zor (ville reprise par les forces syriennes, aidées par la Russie) et al-Qaim (désormais sous contrôle des troupes irakiennes, appuyées par la coalition dirigée par les États-Unis).

Ainsi, la semaine passée, l’aviation française n’a effectué qu’une seule frappe en Irak, pour 39 sorties, essentiellement dédiées au renseignement et à la reconnaissance.

Mais tel n’est pas l’avis du général Lanata. « Il est difficile à ce stade de prédire avec certitude l’évolution de cette campagne dans les mois à venir. Après Raqqa, les opérations vont se poursuivre pour éliminer Daesh dans la basse vallée de l’Euphrate. La phase de stabilisation qui devrait suivre la chute du califat, sera certainement longue et exigeante en termes de moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) et d’appui aérien, bien que probablement moins cinétique que ce que nous avons vécu jusqu’à maintenant », a-t-il expliqué aux députés de la commission de la Défense.

Et le CEMAA d’ajouter : « C’est du moins l’expérience que nous avons faite sur les théâtres d’opérations précédents en Afghanistan comme au Mali. Il s’agit d’une phase essentielle aux opérations militaires car elle conditionne souvent la reprise du processus politique et diplomatique. Il ne faut donc en sous-estimer ni l’importance, ni la complexité. »

Par ailleurs, le général Lanata est revenu sur l’environnement complexe dans lequel doivent évoluer les aviateurs (mais aussi les marins de la chasse embarquée).

« L’imbrication des forces au sol est de plus en plus marquée, au fur et à mesure que l’étau se resserre sur Daech en Syrie. Il en est de même dans les airs. Les avions de la coalition évoluent désormais quotidiennement dans un mouchoir de poche à proximité des Sukhoï russes et des Mig syriens, tout cela au cœur des systèmes de défense sol-air des forces armées russes et syriennes », a expliqué le CEMAA. Aussi, selon lui, «ceci illustre la complexité de la situation.»

Le général Lanata fait le constat que les forces aériennes ont produit des effets militaires décisifs contre Daesh. Seulement, a-t-il ajouté, il en «résulte mécaniquement que les espaces aériens dans lesquels nous opérons sont de plus en plus contestés : moyens de défense sol-air et chasseurs de dernière génération sont au cœur de l’engagement des forces de part et d’autre.» Et c’est une «réalité avec laquelle nous allons devoir compter sur nos théâtres d’opérations», a-t-il estimé.

Enfin, le CEMAA a aussi fait le constat que « l’enjeu du contrôle du terrain est lié en réalité à celui du contrôle de l’espace aérien face à des rivaux disposant de capacités symétriques aux nôtres ». Et les rivaux dont il est question sont les forces aériennes russes et syriennes pour le cas du Levant. « Dans un conflit de type symétrique, soit vous disposez des instruments de suprématie aérienne et vous avez une chance de l’emporter, soit vous ne les avez pas et vous êtes certain de perdre! Ceci est démontré historiquement », a-t-il fait remarquer aux députés.

Cela oblige donc les personnels de l’armée de l’Air, dont évidemment les équipages, à rester « au meilleur niveau, tant en termes d’équipements que de préparation opérationnelle, pour maîtriser des situations potentiellement conflictuelles et continuer de faire peser notre volonté par la voie des airs, sans tomber dans les pièges que ce type de situation pourrait engendrer du fait de la contraction des espaces de manœuvre », a fait valoir le général Lanata.      

Source : Zone Militaire

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samedi 16 décembre 2017

OPEX : Accélération du déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel

La Force conjointe du G5 Sahel va accentuer ses efforts mais les doutes sur ses capacités subsistent ...

Ce 13 décembre 2017, à l’initiative du président Macron, une réunion a été organisée à la Celle-Saint-Cloud, près de Paris, pour voir comment il serait possible d’accélérer le déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel, destinée à traquer les groupes jihadistes dans la bande sahélo-saharienne (BSS) avec 5.000 soldats fournis par le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie.

« Il nous faut gagner la guerre contre le terrorisme dans la zone sahélo-saharienne. Or elle bat son plein. Il y a des attaques chaque jour, il y a des États qui sont aujourd’hui menacés (…) Nous devons intensifier l’effort », a affirmé le président français à l’issue de cette réunion, à laquelle l’Algérie n’a pas participé, alors que ce pays a été impliqué dans les négociations en vue d’un règlement politique entre les rebelles touareg et les autorités maliennes, en 2015.

Selon M. Macron, les pays du G5 Sahel ont convenu de « renforcer leurs efforts en priorité sur la zone centre (Mali, Burkina et Niger), avec un effort accru tant quantitatif que qualitatif. » Et de préciser que « cet effort consistera en une augmentation des effectifs engagés, une renforcement des postes de commandement, une planification accélérée des opérations avec des objectifs au premier semestre 2018. »

Source : Zone Militaire

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