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lundi 24 septembre 2018

Iran : Un attentat revendiqué par l’EI, lors d’une parade militaire... Au moins 24 morts !

Ce 22 septembre 2018, une parade militaire organisée à Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran, à l’occasion de la « Journée nationale des forces armées », a été la cible d’un attentat qui a fait au moins 24 tués et plus d’une cinquantaine de blessés. Selon les éléments disponibles, quatre hommes en treillis ont ouvert le feu sur la foule, avant d’être neutralisés.

« Le nombre des martyrs tués dans l’attaque terroriste s’élève à 24, dont des femmes et des enfants parmi les spectateurs, et ce bilan pourrait empirer dans la mesure où les blessés sont dans un état critique », a indiqué l’agence officielle Irna.

Selon le général Abolfazl Shekarchi, porte-parole des forces armées iranienne, « sur les quatre terroristes, trois ont été envoyés en enfer sur les lieux de l’attaque et le quatrième, qui avait été blessé et arrêté, a rejoint l’enfer peu à près du fait de la gravité de ses blessures. »

Plus tard, dans la matinée, Daesh [État islamique ou EI], via son agence Amaq, a revendiqué cet attentat, en affirmé que ses combattants avaient attaqué « un rassemblement des forces iraniennes dans la ville de Ahvaz. »

En 2017, l’organisation jihadiste (sunnite) avait menacé l’Iran pour des considérations religieuses mais aussi pour son soutien aux milices chiites à travers le Moyen-Orient et son implication en Syrie. En juin de cette année-là, elle avait revendiqué deux attentats commis à Téhéran, l’un contre le Parlement, l’autre contre le mausolée de l’imam Khomeiny.

Cela étant, la responsabilité de l’EI dans l’attaque d’Ahvaz doit encore être établie avec certitude dans la mesure où, ces derniers temps, il a fait plusieurs revendications opportunistes.

D’autant plus que les autorités iraniennes n’ont fait aucune référence à l’EI pour désigner les responsables de l’attaque. Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, les assaillants seraient des « terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger. » Et d’ajouter : « L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques. »

« Ceux qui ont ouvert le feu sur les gens et les forces armées sont liés au mouvement [séparatiste] al-Ahvazieh », a déclaré Ramezan Sharif, un porte-parole des Gardiens de la Révolution, cité par l’agence Isna. « Ils sont nourris par l’Arabie saoudite, et ils ont essayé de faire de l’ombre à la puissance des forces armées » iraniennes, a-t-il accusé.

La province du Khouzestan, dont Ahavaz est capitale, est peuplée majoritairement par des arabes [ces derniers représentent 15% de la population iranienne, ndlr]. L’État islamique s’était justement adressé à cette minorité en l’appelant à s’insurger contre le régime iranien, comptant sur le fait qu’elle se dit marginalisée par Téhéran.

Source : Zone Militaire

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dimanche 11 février 2018

Israël : Un F-16 de Tsahal s’est écrasé après un raid contre des cibles iraniennes en Syrie

Vers 4 heures (ndlr: 10/02/2018), un hélicoptère de combat israélien – a priori un AH-64 Apache – a intercepté un drone de conception iranienne qui, lancé depuis la Syrie, s’était infiltré dans l’espace aérien d’Israël, à la hauteur du lac de Tibériade.

Dénonçant une « grave violation de sa souveraineté », Tsahal a lancé immédiatement une opération devant viser la base d’où avait décollé le drone en question.

Ces frappes ont visé « la défense antiaérienne syrienne et des cibles iraniennes en Syrie. Douze cibles, dont trois batteries de défense antiaériennes et quatre cibles militaires iraniennes ont été attaquées. Des missiles antiaériens ont été tirés vers le nord d’Israël, déclenchant l’alarme », a ensuite expliqué Tsahal.

Parmi les cibles visées, a précisé le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, un porte-parole de Tsahal, figuraient « des systèmes de contrôle iraniens qui avaient envoyé le drone dans l’espace aérien israélien. »

Côté syrien, l’agence officielle SANA, citant une source militaire, a confirmé ce raid israélien en indiquant que « l’ennemi sioniste » avait « mené à l’aube une nouvelle agression contre l’une des bases militaires dans le centre du pays », laquelle serait vraisemblablement celle de Tiyas, près de Palmyre. Et d’ajouter que « plus d’un avion » de Tsahal avait été touché par la défense aérienne syrienne.

Source : Zone Militaire

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Taper sur Israël est excellent pour tenter de rassembler le monde musulman...

Israël a mené samedi 10 février une série d'attaques aériennes en Syrie, frappant des cibles militaires syriennes mais aussi iraniennes au cours du plus sévère accès de tensions impliquant les trois pays depuis des années. C'est aussi la première fois depuis longtemps qu'Israël perd un F-16 au combat. Interrogé dimanche sur franceinfo, Frédéric Encel, spécialiste du Moyen-Orient estime que cet épisode est loin d'être anodin.

Cet épisode est-il à prendre extrêmement au sérieux ?

Frédéric Encel : Oui, il est à prendre très au sérieux. On parle d'une escalade entre Israël et l'Iran. Or, l'Iran est la grande puissance chiite montante dans la région, rivale de l'axe sunnite. À la faveur de la cruelle guerre civile qui prévaut en Syrie depuis six ans, nous avons une implication plus importante encore de l'Iran dans cette région. Outre le Hezbollah au Liban, l'Iran se déploie à travers plusieurs autres groupes chiites et à travers le pouvoir de Bachar al-Assad. Du côté israélien, on craint une espèce de continuum qui irait de Téhéran à la Méditerranée, en passant par toute la frontière septentrionale de l'État hébreu.

Sait-on avec précision qui a abattu cet appareil israélien ?

Ce sont soit des techniciens iraniens, soit des techniciens du Hezbollah installés en Syrie. Mais finalement, que ce soit des gens du Hezbollah ou des soldats iraniens, cela ne change pas grand-chose, dans la mesure où ce sont de toute façon des missiles apportés là par l'Iran. C'est une certitude. Toutes les capacités balistiques dont dispose aujourd'hui Assad en Syrie ou le Hezbollah au Liban proviennent de l'Iran. C'est la raison pour laquelle les Israéliens considèrent que c'est plus dangereux que ce qui se passait auparavant.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a récemment accusé l'Iran de vouloir "détruire" l'État hébreu. Pensez-vous que c'est réellement l'objectif de Téhéran ?

Non, je ne le crois pas. Je crois qu'on est dans une dimension rhétorique. Les ultra-conservateurs à la tête du régime iranien depuis 1979 considèrent que taper Israël sur le plan rhétorique est excellent pour tenter de ramener une grande partie du monde musulman derrière eux. Mais fondamentalement, sur le terrain, de 1979 à aujourd'hui, si l'on excepte la guerre entre le Hezbollah et Israël en 2006, il n'y a pas eu directement de mise en application des menaces de destruction d'Israël par l'Iran.

Source : FranceTVinfo.fr

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mercredi 26 avril 2017

Moyen-Orient : Un général américain veut contrer l’Iran par des moyens militaires

Joseph Votel, général américain, veut perturber les activités déstabilisatrices de l’Iran par des moyens militaires

En juillet 2015, suite à l’accord sur le programme nucléaire iranien trouvé à Vienne, certains se montrèrent optimistes en disant espérer une normalisation des relations avec Téhéran. D’autres furent plus sceptiques, estimant au contraire que la levée des sanctions économiques allait donner plus de moyens à l’Iran pour se livrer à des activités déstabilisatrices au Moyen-Orient, via le financement et l’approvisionnement en armes de mouvements chiites, comme par exemple le Hezbollah libanais, perçu en Israël comme étant une menace prioritaire.

Deux ans après l’accord de Vienne, qui fit l’objet de la résolution 2231 du Conseil de sécurité, le représentant permanent de la France auprès des Nations unies, François Delattre, dénonça les « nombreuses activités déstabilisatrices » de l’Iran, dont le tir de missiles balistiques, les livraisons d’armes [destinées aux rebelles Houthis au Yémen] et les déplacements à l’étranger du général Qasem Suleimani [chef de l’unité al-Qods], alors qu’il est toujours sujet à une interdiction de voyager. »

« Nous pensons qu’il est essentiel, pour la sécurité internationale et la stabilité de la région, que l’Iran s’abstienne de toute activité déstabilisatrice et dangereuse », fit alors valoir M. Delattre.

Alors que l’administration Obama cherchait à arrondir les angles avec Téhéran, c’est loin d’être le cas de celle du président Trump, d’autant que ce dernier avait promis de « déchirer » l’accord de Vienne. Le secrétaire à la Défense, le général James Mattis, est partisan de suivre une ligne dure à l’égard de l’Iran.

« Je considère que l’État islamique n’est rien de plus qu’un prétexte pour l’Iran de poursuivre ses méfaits. L’Iran n’est pas un ennemi de l’EI et il a beaucoup à gagner avec l’agitation que l’EI crée dans la région », avait avancé le général Mattis, dans un entretien donné en avril 2016 au Washington Examiner.

Lors d’une audition devant le comité des Forces armées de la Chambre des représentants, le général Joseph Votel, le chef de l’US Centcom, le commandement militaire américain pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère.

Selon lui, les activités de Téhéran et de ses alliés sont au coeur des problèmes du Moyen-Orient. « Et mon point de vue est que l’Iran constitue la plus grande menace de long terme pour la stabilité de cette partie du monde », a estimé le général Votel.

« Je crois que l’Iran opère dans ce que j’appelle une zone grise », a-t-il continué, en citant la fourniture d’une aide logistique aux groupes armés chiites, le recours à des « forces supplétives » et les cyberattaques.

Ainsi, a précisé le général Votel, les rebelles Houthis ont pu déployer des missiles de défense côtière, des radars, des embarcations piégées et des mines dans les environs du très stratégique détroit de Bab el-Mandeb (mer Rouge) grâce au soutien de Téhéran. Ces derniers mois, deux navires engagés dans les opérations menées au Yémen par la coalition commandée par l’Arabie Saoudite ont été attaqués dans ce secteur, dont le HSV-2 Swift et une frégate saoudienne. Le destroyer USS Mason et le navire logistique USS Ponce ont également été visés, ce qui a valu une riposte américaine.

En outre, l’Iran peut toujours entraver le trafic maritime à proximité du détroit d’Ormuz, ce qui ne manquerait pas d’avoir de lourdes conséquences sur le commerce mondial, à commencer par celui des hydrocarbures. Plusieurs incidents ont eu lieu dans cette région au cours des 12 derniers mois.

Aussi, le chef du Centcom estime qu’il faut « trouver les opportunités de perturber, par des moyens militaires ou d’autres moyens » ces activités iraniennes. Et cela laisse présager de nouvelles tensions dans la région…

Par ailleurs, s’agissant de l’Afghanistan, où les autorités s’inquiètent du soutien fourni par l’Iran au mouvement taleb, le général Votel a pointé le rôle de la Russie.

« Je pense qu’il est juste de supposer qu’ils [les Russes] fournissent une sorte de soutien aux talibans, en termes d’armes ou d’autres choses. Je crois que la Russie essaie d’être un parti influent dans cette partie du monde », a-t-il dit, reprenant ainsi à son compte les propos tenus quelques jours plus tôt par le général Curtis Scaparrotti, le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR).

Source : Zone Militaire

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mercredi 31 août 2016

Détroit d'Ormuz : Incidents navals entre marine US et pasdarans iraniens

Le 25 août 2016, le commandement militaire américain pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient a dénoncé le comportement « dangereux » et « non professionnel » de quatre navires appartenant aux Gardiens de la Révolution iraniens (Pasdarans) dans le détroit d’Ormuz. Ces derniers s’étaient en effet approchés à moins de 300 mètres du destroyer USS Nitze, lequel a dû, selon le communiqué « changer de cap pour éviter une éventuelle collision » alors que « ses possibilités de manœuvre étaient limitées » en raison de la présence de plateformes pétrolières dans le secteur.

Le lendemain, d’autres incidents du même genre se sont produits. Ainsi, un autre navire iranien des Pasdarans a manœuvré autour de des USS Squall et USS Tempest, deux patrouilleurs de l’US Navy, dans les eaux internationales du Golfe arabo-persique (GAP).

Malgré les avertissements lancés par radio et hauts-parleurs, le bateau iranien s’est approché jusqu’à environ 200 mètres des deux patrouilleurs américains. « Cette situation présentait un risque accru de collision et le navire iranien a refusé de manœuvrer conformément aux règles maritimes reconnues au niveau international, ignorant les messages radio ainsi que les avertissements visuels et sonores des deux navires américains », a expliqué le capitaine de frégate Bill Urban, un porte-parole de la 5e Flotte de l’US Navy.

« Finalement, le Squall s’est résolu à tirer trois coups de semonce avec son canon de calibre 50, ce qui a poussé le vaisseau iranien à faire demi-tour », a-t-il affirmé.

Plus tôt, trois autres bateaux iraniens avaient traversé le sillage de l’USS Tempest à au moins trois reprises, à une distance d’environ 600 mètres.

Enfin, le troisième incident de la journée a concerné le destroyer USS Stout. Ce dernier a aussi été obligé de changer de cap alors qu’un des navires iraniens impliqués dans les deux précédentes actions tentait de s’en approcher « d’assez près ».

Reste à voir les raisons qui ont conduit les Pasdarans à mener ces actions probablement coordonnées. Pour le moment, il faudra se contenter des explications fournies par Hossein Dehghan, le ministre iranien de la Défense. « Les unités navales (iraniennes) ont le devoir d’assurer la sécurité du pays en mer et dans le Golfe Persique » et « si un navire étranger entre dans nos eaux, nous lui donnons un avertissement », a-t-il dit.

Source : Zone Militaire

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jeudi 11 décembre 2014

Exportation : Contrats d'armement entre La France, l'Arabie Saoudite et le Liban...

La France va livrer pour 3 milliards de dollars d'équipements militaires au Liban, menacé par la crise syrienne. Mais c'est l'Arabie saoudite qui règle la facture. 

Avec le «contrat-cadre» a été signé mardi 4 novembre 2014 au Palais royal de Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite, le Royaume s'engage à verser trois milliards de dollars (2,4 milliards d'euros) à la France, une somme considérable qui servira à équiper les forces armées libanaises (FAL).

Cet accord commercial inhabituel, en discussion depuis un an, traduit un «accord politique» sur «la stabilité du Liban à l'aune de la crise syrienne» explique-t-on à Paris. Ce «contrat d'aide à l'armée libanaise illustre la qualité exceptionnelle de la relation franco-saoudienne» s'est réjoui le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. 
 
Submergé par plus d'un million de réfugiés syriens, traversé par les lignes de fractures entre sunnites et chiites, menacé par les groupes djihadistes liés à Daech, le Liban affronte aussi une crise de gouvernance : il est sans président de la République depuis le mois de mai et les députés, élus en 2009 pour quatre ans, ont décidé mardi de prolonger leur mandat jusqu'en 2017. Dans ce contexte, l'armée apparaît comme l'une des rares institutions garantes de la stabilité du pays, si ce n'est la seule. Et comme elle est sous-équipée et sous-entraînée, son renforcement est une priorité stratégique.

Le principe de l'accord triangulaire était acquis depuis la visite de François Hollande en Arabie saoudite, en décembre 2013. Depuis lors, des discussions se sont poursuivies, sous la responsabilité du ministère de la Défense, côté français. Après avoir traîné durant l'été, les négociations se sont débloquées avec l'aggravation de la crise régionale, en Irak et en Syrie.

Mardi, le contrat a été signé par l'amiral Edouard Guillaud, patron de l'Odas, l'entreprise para-publique qui porte les contrats étatiques avec l'Arabie saoudite, et le ministre saoudien des finances Ibrahim al-Assaf. Le chef d'état-major libanais, Jean Kahwaji, a contre-signé le document. «Il reste du boulot, mais on peut espérer une entrée en vigueur du contrat avant la fin de l'année» assure un proche du dossier. Des discussions techniques et des marchandages sur le taux de change dollar/euro doivent se poursuivre au cours des six prochaines semaines, avant le premier versement.

Les livraisons s'étaleront sur trois ans et les contrats de maintenance sur dix ans. Ce «plan d'équipement» s'accompagne d'un programme de formation opérationnelle des militaires libanais, confié à l'armée française – «un gros effort», reconnaît-on à Paris.

Les Saoudiens avaient deux exigences : des prix «raisonnables» et surtout, pas d'intermédiaires qui auraient pris leurs commissions au passage. On assure, de bonne source, que cette dernière clause a été respectée. Ensuite, les Libanais ont communiqué leur «shopping list» à la partie française. Au total, une vingtaine d'industriels français sont concernés par ce contrat, des grands (Thalès, Airbus, ...), mais également des PME. La liste des matériels en question n'est pas publique. On sait qu'y figurent des équipements terrestres (VAB, véhicules de transport, canon Caesar, missile antichar Hot, mortier, missile sol-air à très courte portée, etc), des hélicoptères (combat et transport), des patrouilleurs navals légèrement armés et du matériel de renseignement, de surveillance et de communication, dont des drones tactiques.

Une seule livraison souhaitée par le Liban a fait l'objet d'un veto français : des missiles antinavires Exocet. Ces engins, de peu d'usage contre les groupes terroristes, auraient en revanche menacé la marine israélienne au large des côtes libanaises. Pour des raisons d'argent, le Liban a renoncé à acquérir des missiles sol-air Crotale et des blindés lourds Leclerc ou VBCI. En effet, le contrat tripartite est loin de couvrir tous les besoins de l'armée libanaise qui s'élèvent à une douzaine de milliards d'euros.

Ainsi, l'état-major libanais souhaite acquérir des chars de combat : il espérait acheter des Leopard 2 d'occasion mais s'est heurté au veto de Berlin. Paris était prêt à céder des Leclerc, mais leur coût d'achat et de maintenance s'est avéré trop élevé. Autre discussion compliquée, le type des patrouilleurs pour la marine : DCNS proposait des Gowind, construits à Lorient (chez le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian) alors que CMN de Cherbourg (chez le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve), qui l'a emporté, présentait des bateaux plus légers. Le fait que le patron de CMN, Iskandar Safa, soit franco-libanais, n'a sans doute pas joué en sa défaveur...

Ce contrat ne met pas fin au réarmement libanais, que ce soit l'armée ou les forces de sécurité intérieure (FSI). Ces dernières sont jugées moins impartiales et plus proches des sunnites que des chiites. Le milliard de dollars donné directement par l'Arabie saoudite à l'ancien premier ministre (sunnite) Saad Hariri devrait aller pour moitié au FSI.

Les Américains fournissent eux aussi une aide militaire importante, alors que la Russie est prête à vendre des armes. Reste l'Iran, acteur capital de la scène politique libanaise via le Hezbollah, qui a proposé officiellement son aide. Fadi Assaf, analyste pour Middle East Strategic Perspectives, assure même que c'est un «feu vert» de Téhéran qui a finalement permis de débloquer le contrat entre le Liban et ses deux partenaires français et saoudiens. 

Source : Secret Défense - Jean Dominique Merchet

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vendredi 24 août 2012

Syrie : Des soldats US pour contrôler les armes chimiques de Bachar el-Assad ?

Des soldats américains en Syrie pour protéger les armes chimiques de Bachar el-Assad ?

Non, ce n’est pas le dernier appel irréaliste de Bernard-Henri Lévy à une intervention militaire pour soutenir les rebelles syriens à Alep qui poussera les Etats-Unis à déployer des soldats en Syrie, mais les armes chimiques du régime de Bachar el-Assad.

En effet, selon l’agence de presse Reuters, qui s’appuient sur des déclarations faites sous le sceau de l’anonymat par des responsables américains et des diplomates, les Etats-Unis planchent sur un scénario catastrophe qui serait susceptible de mobiliser entre 50.000 et 60.000 hommes en Syrie.

Ainsi, dans le cas où le régime syrien s’effondrerait, les forces de sécurité qui le soutiennent seraient susceptibles de se “désagréger”, craint-on à Washington. D’où le problème de la protection des stocks d’armes chimiques, que Damas a accumulés au fil des ans, avec l’aide soviétique, puis iranienne, afin d’arriver à un relatif équilibre stratégique avec Israël.

Et comme la rébellion syrienne compte dans ses rangs des jihadistes et autres suppôts d’al-Qaïda, il n’est pas question de voir ces armes tomber entre leurs mains. Pas plus qu’il n’est envisageable qu’elles puissent revenir au Hezbollah libanais.

Du coup, comme il n’est pas question de bombarder les sites où sont stockées ces armes chimiques (et d’ailleurs, faudrait être certain qu’elles n’ont pas bougé depuis les troubles qui ont éclaté en Syrie, ou le cas échéant, de les trouver rapidement), l’idée est de déployer des troupes terrestres pour les récupérer avant d’autres.

Toujours d’après Reuters, cela demanderait donc d’envoyer au minimum 50.000 soldats, sans compter les effectifs nécessaires pour leur soutien. Et selon les sources qui se sont confiées auprès de l’agence de presse, les détails de cette éventuelle mission ne sont pas encore connus. Si ce n’est que les Etats-Unis devraient probablement y aller seuls, plusieurs pays européens ayant indiqué qu’ils “n’y participeraient sans doute pas”. Et encore faudrait-il avoir l’aval du Conseil de sécurité des Nations unies si une telle opération s’avérait nécessaire…

Si le Pentagone a refusé de faire le moindre commentaire à ce sujet, le porte-parole de la Maison Blanche n’a pas souhaité, lui non plus, évoquer d’éventuels “plans d’intervention spécifiques” mais il a déclaré que “compte tenu de l’escalade de la violence en Syrie et les attaques croissantes du régime contre le peuple syrien, nous restons très préoccupés par ces armes”.

“En plus de surveiller leurs stocks, nous consultons activement les pays voisins de la Syrie ainsi que nos alliés au sein de la communauté internationale pour souligner notre préoccupation commune au sujet de la sécurité de ces armes et l’obligation du gouvernement syrien de les sécuriser” a-t-il ajouté.

Source : Zone Militaire

NDLR FNCV :  A noter que les armes de destruction massive utilisant des agents chimiques sont classés en trois catégories :

  1. Les incapacitants, comme les gaz lacrymogènes
  2. Les neutralisants psychiques ou physiques
  3. Les agents létaux qui provoquent la mort, eux-mêmes classés en plusieurs groupes :
    vésicants, suffocants, asphyxiants et neurotoxiques.

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samedi 18 août 2012

Israël : Une possible opération militaire contre les sites nucléaires iraniens...

Une opération militaire israélienne contre les sites nucléaires iraniens se précise...

Le 10 août dernier, plusieurs titres de la presse israélienne ont fait leur une sur l’imminence d’une opération militaire israélienne contre le programme nucléaire iranien.

Ainsi, pour le quotidien Yedioth Ahronot, Benajamin Netanyahu, le Premier ministre, et Ehud Barak, le ministre de la Défense, sont “déterminés à attaquer l’Iran à l’automne”, c’est à dire avant l’élection présidentielle américaine, prévue en novembre 2012.

Toutefois, a souligné le journal, il n’y a pas encore de consensus au sujet de cette option, notamment chez les militaires. “En Israël, c’est la classe politique qui prend les décisions, et l’armée ne fait que les appliquer” avait fermement rappelé M. Netanyahu, il y a quelques jours.

Pour le moment, les Etats-Unis tentent de freiner les ardeurs israéliennes. Et aussi bien Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat, que Leon Panetta, le chef du Pentagone, n’ont pas ménagé leurs efforts, au cours de ces dernière semaines, pour dissuader les responsables de l’Etat hébreu d’entreprendre une telle action. Pour Washington, la priorité doit être donnée à la diplomatie et aux sanctions économiques, l’option militaire ne devant être exercée qu’en dernier recours.

Seulement, les dirigeants israéliens s’impatientent et estiment que les sanctions internationales infligées à l’Iran ne produisent pas les effets escomptés. Dans la presse locale, il a ainsi été rapporté les propos d’un “haut responsable décisionnaire” (qui serait en fait Ehud Barak) disant que “l’épée suspendue au-dessus de la tête” de l’Etat hébreu était beaucoup plus dangereuse que celle qui le menaçait avant la guerre israélo-arabe de 1967.

“Toutes les menaces dirigées contre le front intérieur israélien sont petites en comparaison de cette menace, différente par son ampleur et sa nature”, a renchéri Benjamin Netanyahu, en ouverture de la réunion hebdomadaire du cabinet israélien. “Je vais le répéter encore: on ne doit pas permettre à l’Iran d’obtenir des armes nucléaires” a-t-il poursuivi.

Pour le quotidien Haaretz, plutôt opposé au gouvernement Netanyahu, un document émanant du renseignement américain, évoqué par un responsable israélien, ferait état d’avancées iraniennes dans la mise au point d’une ogive nucléaire “bien supérieures à ce qui était connu” par les inspecteurs des Nations unies.

Quoi qu’il en soit, plusieurs éléments laissent à penser qu’il ne s’agit plus de savoir si une opération militaire israélienne aura lieu mais quand elle sera lancée.

Simple hasard du calendrier, signe qu’il se trame quelque chose, ou bien encore prise en compte de la situation syrienne, le système israélien antimissile Arrow II (Hetz) va être très prochainement amélioré. “Le block 4 est en cours d’installation sur les batteries Arrow déjà existantes” a confié une source militaire israélienne à l’AFP, qui a toutefois précisé que cela avait été “planifié” à l’avance.

L’amélioration apportée à ce système vise à intégrer de nouvelles technogies, notamment en matière de radar afin de le synchroniser avec les dispositifs antimissiles américains déployés dans la région. “Si un missile iranien est tiré en direction d’Israël, il sera d’abord identifié par un satellite d’observation et des radars américains déployés dans le Golfe” a expliqué le responsable israélien. “Cette synchronisation des systèmes va permettre un meilleur traçage du missile ennemi ou des salves de missiles tirées contre notre territoire” a-t-il ajouté.

Cette modernisation des batteries Arrows se fait alors que, dans le même temps, l’armée israélienne est en train de répartir des stocks de munitions sur l’ensemble de ses bases et que des milliers de rations alimentaires de combat, nous apprend Le Figaro, sont emmagasinées. Et, pour faire bonne mesure, trois installations souterraines sont en cours de construction pour y stocker des armes, du carburant et des pièces détachées, le but étant de les protéger d’une éventuelle attaque de missiles.

En outre, le gouverneur de la Banque d’Israël, Stanley Fischer, a admis l’existence d’un plan d’urgence pour l’économie en temps de guerre. Qui plus est, le budget israélien de la Défense a échappé au plan d’austérité qui a été adopté au début du mois. Cependant, avec l’environnement lourd de menaces qui pèse sur Israël (Sinaï, Syrie, etc…), il n’y a rien de bien surprenant à cela.

Il s'y s’ajoute la préparation de l’opinion publique. Le quotidien Haaretz a ainsi récemment fait état d’une information selon laquelle le ministère israélien de la Défense estime d’éventuelles pertes civiles à 300 morts en cas de riposte iranienne sur l’Etat hébreu.

Et, le 12 août, l’armée israélienne a annoncé l’essai, à l’échelle du pays, d’un système d’alerte par le biais de l’envoi des messages SMS rédigés en hébreu, en arabe, en russe et en anglais afin d’avertir la population en cas d’attaque de missiles. Il s’agit, d’après les médias locaux, de préparer la population à une probable riposte iranienne mais aussi aux tirs possibles de roquettes du Hezbollaz libanais, allié de Téhéran.

D’ailleurs, en France, l’on prend également ses précautions. Selon LaTribune.fr, qui se base sur des sources diplomatiques, un plan d’évacuation d’Israël de 200.000 ressortissants français a été élaboré afin de “ne pas être pris au dépourvu au cas où un déluge de missiles équipés d’armes conventionnelles ou non-conventionnelles tirés par l’Iran ou le Hezbollah libanais s’abattrait sur le territoire israélien.”

Source : Zone Militaire

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mercredi 18 juillet 2012

Londres JO 2012 : La FIFA autorise le foulard islamique sur les terrains de football

Petite révolution dans le monde du foot - Jusqu'à présent, le foulard islamique était interdit dans le monde du football.

Jetons un voile islamique pudique sur les Jeux Olympiques de Londres...

Bien qu'autorisé dans d'autres sports comme le rugby et le taekwondo, cet accessoire était prohibé sur les terrains de foot pour des raisons de sécurité et parce qu'il n'était pas prévu par les règles régissant ce sport. Avec des conséquences parfois lourdes lors de compétitions internationales : l'an dernier, l'équipe féminine iranienne de football n'avait pas pu jouer son match de second tour qualification pour les Jeux olympiques contre la Jordanie parce que les joueuses avaient refusé d'ôter leur foulard avant le coup de sifflet. L'équipe iranienne avait été automatiquement déclarée vaincue par trois à zéro, ce qui avait mis fin aux rêves des jeunes femmes de s'envoler pour les Jeux Olympiques de Londres.

Mais désormais, les footballeuses musulmanes pourront porter le hijab : cette interdiction a été levée à l'unanimité des membres de l'International Football Association Board (Ifab) qui ont décidé une nouvelle rédaction des règles après avoir étudié des rapports du responsable médical de la Fifa. Fondée à la fin du XIXe siècle, l'Ifab est l'instance qui détermine les règles du football. Elle comprend quatre membres de la Fifa et quatre représentants des quatre fédérations du football au Royaume-Uni.

Le secrétaire général de la Fifa, Jerome Valcke, a déclaré lors d'une conférence de presse que les "questions de sécurité et médicales" sur ce sujet étaient réglées et que l'interdiction était donc levée. Une nouvelle réunion est prévue en octobre pour discuter des détails. "Le seul point restant maintenant est la couleur et le dessin du foulard", a précisé Jerome Valcke. Le fils du roi Hussein de Jordanie, le prince Ali Bin Al Hussein, vice-président de la Fifa et membre du comité exécutif, avait notamment fait campagne pour obtenir la levée de l'interdiction.

Source : AFP et TF1 News

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Quant à elle, la Fédération française de football (FFF) a interdit vendredi 6 juillet 2012 à ses propres licenciées le port du voile autorisé la veille par la Fédération internationale (Fifa), une décision qui avait nourri le malaise entourant la question sensible de la laïcité en France.

"En ce qui concerne la participation des sélections nationales françaises dans des compétitions internationales, ainsi que l'organisation des compétitions nationales, la FFF rappelle son souci de respecter les principes constitutionnels et législatifs de laïcité qui prévalent dans notre pays. Dans ces conditions, elle n'autorise pas les joueuses à porter le voile", a réagi la FFF au lendemain de l'annonce de la Fifa

Source : Libération.fr

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mardi 14 février 2012

Iran : Menace nucléaire, fusées et missiles se précisent...

Nucléaire militaire, fusée Safir, satellite Navid, missile Zafar...

Alors que les Etats-Unis craignent une attaque israélienne contre son programme nucléaire d’ici l’été 2012 – le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, ayant même évoqué le mois d’avril – l’Iran a mis en orbite basse (250 à 370 km), le 3 février 2012, un satellite d’observation appelé de 50 kg appelé Navid.

Cet engin a été lancé par une fusée Safir, qui ressemble à un missile balistique Shabab-3 auquel on aurait ajouté un étage supplémentaire. Selon l’Organisation spatiale iranienne, la durée de vie de ce satellite devrait être d’un an et demi. Sa mission est de prendre des photographies de la terre.

Comme l’a expliqué Ahmad Vahidi, le ministre iranien de la Défense, les images prises par Navid seront transmises à « plusieurs stations au sol installées à travers tout le pays ».

Il s’agit du troisième lancement de ce type effectué par l’Iran depuis février 2009, le premier ayant consisté à mettre sur orbite le satellite Omid. Le second, Rassid, avait été lancé en juin 2011.

Cela ne calmera les inquiétudes des chancelleries occidentales, qui craignent que le programme spatial iranien, élevé par Téhéran au rang de « priorité stratégique », ne soit qu’un prétexte pour développer des missiles balistiques à longue portée pouvant emporter des charges nucléaires, les technologies en ces deux domaines étant très similaires.

Quoi qu’il en soit, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a affirmé, le même jour, que son pays ne céderait pas face aux sanctions internationales visant son programme nucléaire fortement soupçonné par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’avoir une dimension militaire.

« Que les Américains et les autres sachent (…) que face aux menaces de guerre et aux menaces pétrolières, nous avons aussi nos propres menaces qui seront mises en oeuvre le jour venu si cela est nécessaire » a-t-il déclaré, le jour du 33e anniversaire de la révolution islamique iranienne.

« Toute guerre sera dix fois plus préjudiciable aux Etats-Unis que leurs menaces » qui ne font que « montrer leur impuissance » en menaçant l’Iran, a encore ajouté l’ayatollah Ali Khamenei.

Et, visiblement, Téhéran semble se préparer à une confrontation future. Ainsi, le président Ahmadinejad a annoncé, le 2 février, une hausse de 127% du budget militaire iranien, qui s’élève officiellement, pour l’exercice en cours qui va se terminer en mars prochain, à environ 12 milliards de dollars.

Par ailleurs, la télévision d’Etat iranienne a rapporté, ce 4 février, que la production « en masse » du missile antinavire Zafar venait de commencer. Toujours selon cette dernière, cet engin serait capable d’évoluer à très basse altitude afin de déjouer les systèmes de détection.

A plusieurs reprises, les responsables iraniens ont laissé entendre, quand ils ne l’ont pas explicitement exprimé, qu’ils fermeraient le très stratégique détroit d’Ormuz, point de passage de plus du tiers du trafic pétrolier mondial. Pour les Etats-Unis, il s’agit-là d’une ligne rouge que Téhéran ne doit pas franchir.

Source : Zone Militaire

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mardi 23 novembre 2010

International : La Corée du Nord bombarde une île du Sud

Corée : Provocation du Nord sur le Sud

Plusieurs civils et militaires ont été blessés mardi 23 novembre 2010 par des tirs d'artillerie nord-coréens sur une île de Corée du Sud, dont beaucoup d'habitants ont été évacués vers des abris, rapporte une chaîne de télévision de Séoul.

Au moins 200 obus se sont abattus sur cette l'île, précise la chaîne YTN. Une réunion extraordinaire du cabinet de sécurité sud-coréen a été convoquée.

Selon un témoin cité par la chaîne d'information YTN, l'électricité serait coupée au moins ne partie sur cette île nommée Yeon Pyeong, qui se trouve près de la frontière nord-coréenne. Des images de télévision montrent quatre colonnes de fumée s'élevant de l'île.

La Russie a mis en garde contre une "escalade" de la situation sur la péninsule coréenne, après les tirs d'obus Nord-coréens contre une île de la Corée du Sud, dans des déclarations du ministère des Affaires étrangères citées par Interfax. "Il est important que cela ne mène pas à une escalade de la situation dans la péninsule", a déclaré à Interfax une source au ministère russe des Affaires étrangères.

"Bombe" nucléaire de la Corée du Nord...

Ces tirs interviennent alors que l'émissaire américain pour la Corée du Nord Stephen Bosworth a quitté Tokyo pour Pékin. Il doit y rencontrer des responsables chinois pour évoquer le dossier de la Corée du Nord, quelques jours après la révélation de l'existence d'un site d'enrichissement nucléaire dans ce pays.

Source : Reuters

Ndlr : L'examen du dossier nucléaire Nord-Coréen a certainement motivé cette provocation inadmissible. La Chine se dit "préoccupée". Le Conseil de Sécurité de l'ONU devrai se réunir urgence, en raison des risques désescalade de la violence et de la collusion sur l'enrichissement de l'uranium entre la Corée du Nord et l'Iran notamment.

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dimanche 29 novembre 2009

Nucléaire iranien : Téhéran rejette le projet d'accord de l'AIEA sur le transfert d'uranium enrichi !

L'Iran refuse le transfert de son uranium enrichi

L'Iran a annoncé mercredi 18 novembre 2009 son refus de transférer à l'étranger son uranium faiblement enrichi et a appelé à une nouvelle réunion à Vienne avec les grandes puissances, signifiant ainsi son rejet du projet d'accord tel que proposé par l'AIEA il y a près d'un mois.

"Nous avons fait un examen technique et économique (...) Très certainement, nous ne transférerons pas à l'étranger notre uranium enrichi à 3,5%", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, cité mercredi par l'agence Isna.

"Cela signifie que nous sommes prêts à examiner un échange simultané en Iran même", a-t-il ajouté.

Ces déclarations signifient que l'Iran refuse le projet d'accord tel que présenté par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) le 21 octobre 2009 après des négociations entre l'Iran, les Etats-Unis, la Russie et la France.

"Il y a une réponse très claire et négative des Iraniens", a commenté le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, tout en souhaitant "continuer à parler" avec Téhéran.

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