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mercredi 18 mai 2016

Irak : Charles Keating, commando des Navy Seals, tué au nord de Mossoul

Le porte-parole de l’opération Inherent Resolve (nom de la coalition anti-Daesh), le colonel Steven Warren, a précisé les circonstances dans lesquelles un commando des Navy Seals a perdu la vie, le 3 mai 2015, dans le nord de l’Irak.

Les explications ainsi données permettent de comprendre le mode opératoire des troupes américaines engagées sur le territoire irakien. Pour rappel, ces dernières ne sont pas censées prendre directement part aux combats contre Daesh étant donné que leur mission consiste à conseiller les forces locales.

Tout a donc commencé le 3 mai au matin par une visite d’une dizaine de conseillers militaires américains à une unité de combattants kurdes irakiens (Peshmergas) déployée dans le village de Tal Asquf, situé au nord de Mossoul.

C’est à ce moment que les jihadistes de Daesh, qui se trouvaient à 3,5 km de là, ont lancé une attaque « assez complexe » avec des camions remplis d’explosifs, des dizaines de véhicules et au moins 125 combattants. Les conseillers militaires américains ont répliqué et demandé l’intervention de la force de réaction rapide qui devait les protéger.

Et c’est ainsi que, environ deux heures après, un membre de cette dernière, le Navy Seal Charles Keating, 31 ans, a été tué par un tir direct, alors qu’une opération d’évacuation des conseillers militaires américains était en cours.

Le colonel Warren a précisé que les hélicoptères Black Hawk envoyés sur place ont essuyé des tirs. Mais cela n’a pas empêché l’évacuation des conseillers militaires.

Par la suite, les Peshmergas, qui ont été contraints d’engager « des centaines » de combattants, ont continué à se battre jusqu’au soir. Ils ont été appuyés par la coalition, avec 11 avions et deux drones.

Au total, 11 frappes aériennes ont été effectuées, ce qui a permis de détruire « 20 véhicules et deux camions d’explosifs » et de « neutraliser 58 jihadistes ». Finalement, le village de Tal Asquf a pu être repris par les Peshmergas, qui ont subi des pertes que le porte-parole américain n’a pas été en mesure de préciser.

Pour le colonel Warren, Daesh n’a pas cherché à s’en prendre spécifiquement aux militaires américains. « Quand ils [les jihadistes, ndlr] ont subi plusieurs défaites d’affilée, quand ils sont sur la défensive, souvent ils tentent une de ces attaques de haut niveau, très visible, dans un effort pour attirer l’attention », a-t-il expliqué.

Source : Zone Militaire


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mardi 10 mai 2016

Allemagne : Attentat au couteau "à priori islamiste" près de Munich...

Un mort et trois blessés dans une attaque "à priori islamiste" au couteau en Allemagne

Des policiers sur le quai de la gare de Grafing, près de Munich, où quatre personnes ont été poignardées par un homme le 10 mai 2016
Un homme a été tué et trois autres personnes blessées mardi près de Munich en Allemagne dans une attaque au couteau au mobile "a priori" islamiste, a annoncé le parquet, la troisième agression du genre depuis septembre dans le pays si la piste était confirmée.
Un Allemand de 27 ans a agressé à l'aube vers 05H00 (03H00 GMT) les quatre personnes dans une gare de S-Bahn (train interurbains) de Grafing, une petite ville au sud-est de Munich.

Un homme de cinquante ans est mort de ses blessures, selon le parquet. Les autres victimes sont âgées de 58, 43 et 55 ans.
"L'agresseur a fait des déclarations sur place (au moment de l'attaque) qui renvoient à une motivation politique, a priori islamiste. La nature exacte de ces déclarations est en train d'être vérifiée", a dit à l'AFP un porte-parole du parquet de la capitale bavaroise.

Selon des médias locaux, citant des témoins, l'assaillant a crié "Allah est grand" en arabe. Selon le parquet et la police le suspect a été arrêté sur les lieux du crime, dans cette cité de quelque 13.000 habitants.
L'homme n'est pas originaire de la région, selon le parquet.
"L'agresseur présumé a été arrêté, il n'y a plus de danger pour la population", a assuré pour sa part une porte-parole de la police, Michaela Gross, à la chaîne de télévision ntv. Selon elle, la gare a été fermée pour permettre aux enquêteurs de travailler.

Un autre porte-parole a indiqué que l'individu n'était pas "très coopératif".

Appel à l'agression au couteau !

Si le mobile de l'attaque est confirmé par l'enquête, il s'agira de la troisième du genre depuis septembre 2015 en Allemagne. Les deux précédentes avaient visé des policiers.
Fin mars une adolescente de 15 ans, ressortissante germano-marocaine, a gravement blessé un membre des forces de l'ordre dans la gare de Hanovre (nord) à l'occasion d'un contrôle de routine dans une gare.
Selon les médias allemands, elle a séjourné à la frontière turco-syrienne avant que sa mère, inquiète de sa radicalisation, ne vienne la chercher sur place et la ramener en Allemagne.
En septembre 2015, un Irakien de 41 ans, en liberté conditionnelle après avoir purgé une peine pour appartenance à une organisation "terroriste" et un projet d'attentat contre un Premier ministre irakien en 2004, a été tué par la police après avoir blessé une policière à Berlin. Là aussi, l'arme utilisée par l'agresseur, Rafik Youssef, était un couteau.

L'Allemagne n'a jusqu'à présent pas été touchée par une attaque jihadiste d'ampleur, contrairement à ses voisins français et belge, mais deux combattants germanophones revendiquant leur appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie ont menacé le pays et la chancelière Angela Merkel en août 2015.
Ils appelaient leurs "frères et soeurs" à commettre des attentats solitaires "au couteau" par exemple contre les "mécréants". Ils avaient juré vouloir se venger du soutien allemand à la lutte contre l'EI et de la présence de l'armée allemande en Afghanistan.

Depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, les autorités allemandes ont à maintes reprises indiqué que l'Allemagne était aussi une cible pour les jihadistes. Elles s'inquiètent en particulier des retours de Syrie et d'Irak de combattants formés aux armes et aguerris au combat.
Selon le renseignement intérieur allemand, au total quelque 740 personnes ont quitté l'Allemagne pour rejoindre des groupes jihadistes comme l'Etat islamique (EI) ou le front Al-Nosra en Syrie ou en Irak. Un tiers sont rentrés et environ 120 d'entre eux auraient été tués.

Source : AFP/Andreas Gebert / LeParisien.fr

Ndlr : Selon la police allemande, le caractère "islamiste" de cette agression n'est pas encore prouvée. L'agresseur serait notamment suivit pour des troubles psychiatriques...


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vendredi 25 mars 2016

Syrie - Irak : Palmyre et Mossoul, bientôt libérées ?

Les troupes syriennes seraient dans Palmyre tandis que la reconquête de Mossoul a été lancée en Irak

" Daesh recule », a affirmé, ce 24 mars 2016, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense. Au cours de ces dernières semaines, l’organisation jihadiste a en effet perdu du terrain que ce soit en Irak et en Syrie.

Avec l’appui aérien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, les forces irakiennes et kurdes ont ainsi repris le contrôle de Sinjar et de Ramadi tandis que l’État islamique (Daesh ou EI) a été chassé de son bastion syrien de Chadadi, où son chef militaire, Omar al-Chichani, a été mortellement touché par une frappe américaine.

Mais ce n’est qu’un début. Maintenant que, comme s’en est félicité M. Le Drian, les forces russes ciblent « systématiquement » Daesh, les forces gouvernementales syriennes ont lancé, le 7 mars 2016, une offensive visant à reprendre la ville antique de Palmyre, tombée aux mains des jihadistes en mai 2015.

D’après les dernières informations disponibles (à prendre toutefois avec précaution), l’armée syrienne serait entrée dans la ville. Du moins, c’est ce qu’affirment, d’après l’AFP, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) qui, bien que basée à Londres, dispose d’un large réseau d’informateurs dans le pays, ainsi qu’une source militaire syrienne.

Cette dernière a ainsi assuré que l’armée était « entrée » dans Palmyre par le « côté nord-ouest », après avoir pris « le contrôle d’une partie de la Vallée des tombeaux ». Et d’ajouter : « Les violents combats se poursuivent (contre l’EI) dans la zone ».

En Irak, les choses se précisent pour la reprise de Mossoul, ville tenue par Daesh depuis juin 2014 et dont la reconquête d’ici la fin de cette année a été promise par Haider al-Abadi, le Premier ministre irakien.

« Dans le cadre des opérations de libération de Ninive et des secteurs affiliés, les forces armées et les Unités de mobilisation populaire (coalition de milices chiites) ont débuté la première phase des opérations de conquête », a en effet annoncé, ce 24 mars, l’état-major irakien.

De leur côté, les forces kurdes irakiennes (Peshmergas) ont aussi entamé un mouvement vers al-Qayyara, localité située au sud de Mossoul, à partir de Makhmour. Selon un de leurs chefs, Araz Mirkham, leur avancée a déjà permis de libérer au moins 4 villages jusqu’alors occupés par Daesh.

Cela étant, la partie s’annonce difficile, les jihadistes ayant eu tout le temps voulu pour consolider leurs défenses à Mossoul. Des analystes craignent qu’ils aient adopté un système défensif inspiré par celui que les rebelles tchétchènes mirent en place à Grozny, en 2000, contre les forces russes.  

Source : Zone Militaire

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vendredi 4 mars 2016

Terrorisme : La police espagnole saisit 20.000 uniformes militaires destinés à Daech

Les polices de Valence et Alicante ont annoncé jeudi 3 mars avoir saisi 20.000 uniformes militaires destinés à habiller des djihadistes en Syrie et en Irak. Un chiffre qui laisse présager de l'ampleur des groupes terroristes, dont Daech.

"Une quantité suffisante pour équiper toute une armée". C'est ce que la police espagnole a annoncé après avoir saisi, jeudi 3 mars, 20.000 uniformes militaires destinés à des groupes djihadistes en Irak et en Syrie. Parmi eux, l'organisation Etat islamique.

Les uniformes ont été découverts dans trois conteneurs saisis dans les ports de Valence et Alicante en février lors du démantèlement par la police d'un réseau qui envoyait des armes et du matériel militaire aux organisations djihadistes sous couvert d'aide humanitaire, a indiqué la police dans un communiqué.

"Vêtements d'occasion"

Sept personnes avaient alors été arrêtées dans le cadre d'une enquête ouverte en 2014 sur "les structures étrangères" fournissant un soutien logistique à Daech et au Front Al-Nosra, branche d'Al-Qaida en Syrie. "Les conteneurs transportant les uniformes étaient déclarés comme 'vêtements d'occasion' afin de ne pas éveiller les soupçons et pouvoir passer les différents contrôles douaniers sans difficulté", a ajouté la police.

"Avec les quelque 20.000 uniformes militaires et accessoires, il aurait été possible d'équiper toute une armée prête à combattre sur n'importe quel champ de bataille", selon le communiqué. L'une des entreprises gérées par les suspects arrêtés en février se consacrait à l'importation de vêtements usagés.

Sous couvert d'aide humanitaire

L'un des suspects arrêtés organisait l'envoi en Syrie et en Irak "de matériel militaire, d'argent, d'équipements électroniques et de transmission, d'armes à feu et de précurseurs utilisés pour la fabrication d'explosifs" par l'intermédiaire d'une société, avait expliqué la police à l'époque.

Le matériel était expédié dans des conteneurs fermés sous couvert d'aide humanitaire et les envois étaient financés par la "hawala", un système islamique informel de transfert de fonds, beaucoup plus discret que les transferts bancaires classiques. Le chef du réseau avait en outre des relations "constantes" avec un membre de Daech, qui lui avait demandé à plusieurs reprises de recruter des femmes en vue de les marier à des djihadistes en Syrie.

Source : Metronews.fr


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jeudi 28 janvier 2016

Irak : Cession d'une dizaine de MIRAGE 2000-9 à l'Irak par les Emirats. Négociations en cours...

Avant de signer un contrat portant sur l’achat de 60 avions Rafale, les Émirats arabes unis souhaitent d’abord se séparer des Mirage 2000-9 acquis auprès de la France à la fin des années 1990. Depuis que les négociations – souvent mouvementées -  ont commencé entre Abou Dhabi et Paris, une piste revient régulièrement sur le tapis : celle de l’Irak.

Cette option a été avancée pour la première fois en 2011. Il était alors question d’une reprise, par la France, de 60 Mirage 2000-9 émiratis pour environ 1,5 milliards d’euros. À charge ensuite pour la partie française de trouver un repreneur. À l’époque, l’Irak faisait figure de candidat potentiel, pour une vingtaine d’appareils.

Les choses en restèrent là jusqu’en décembre 2014, avec la proposition faite par les Émirats arabes unis au gouvernement irakien concernant la livraison d’une dizaine de Mirage 2000-9, au titre de leur contribution à la sécurité de l’Irak, en particulier celle des zones situées près d’Erbil (Kurdistan) où ils disposent d’importants intérêts stratégiques, à savoir des investissements dans le pétrole et le gaz.

Seulement, aucun Mirage 2000-9 n’a depuis été livré aux forces aériennes irakiennes, alors que les premiers exemplaires aurait dû l’être, selon une source émiratie, en mars 2015. D’après Defense News, la France aurait bloqué cette affaire.

Mais la récente visite de Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, à Abu Dhabi, va peut-être permettre de lever quelques freins. « Je suis toujours prudent, mais les choses se présentent positivement », a-t-il ainsi commenté à propos des négociations portant sur la commande éventuelle de 60 Rafale.

En tout cas, la cession à l’Irak de quelques Mirage 2000-9 émiratis semble se préciser et des discussions entre Bagdad et Abou Dhabi sont toujours en cours.

D’après une source « proche du dossier » citée par Defense News, les Émirats auraient souhaité que les appareils soient basés au Kurdistan. Et, comme l’on pouvait s’y attendre, Bagdad a refusé une telle option. « Le gouvernement irakien nous a assuré que les territoires kurdes seront protégés et nous attendons maintenant la décision française », a-t-elle assuré.

Directeur de l’Iraqi Group for Strategic Studies, Wathaq al-Hashimi, a précisé que les autorités irakiennes ont l’intention de déployer les Mirage 2000-9 sur la base aérienne de Balad, à une soixantaine de kilomètres au nord de Bagdad.

Cependant, il reste plusieurs questions en suspens (et elles expliquent sans doute les réticences françaises). En premier lieu, il y aura celle de la formation des pilotes irakiens sur Mirage 2000-9. Ensuite, il faudra voir comment pourra être assuré le maintien en condition opérationnelle (MCO) ainsi que son financement. Enfin, il faudra également armer ces appareils.  

Source : Zone Militaire

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lundi 7 décembre 2015

Syrie : La coalition intensifie ses frappes contre Daech. Premières frappes de la Grande-Bretagne

Syrie : Premières frappes aériennes de la RAF - L'Allemagne rejoint la coalition contre Daech...

Au moins 32 combattants du groupe Etat islamique (EI) ont été tués dimanche à Raqa, fief des jihadistes dans le nord de la Syrie frappé de plus en plus fréquemment par la coalition internationale conduite par les Etats-Unis.

Cette intervention des pays occidentaux a été de nouveau critiquée par le président syrien Bachar al-Assad qui, dans un entretien au journal britannique Sunday Times, a qualifié ces frappes de "préjudiciables" et "illégales".

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a indiqué que "des avions militaires, probablement de la coalition internationale" avaient effectué quinze frappes "visant des positions de l'EI au nord, à l'est et au sud-est de la ville de Raqa".

Elles ont tué au moins 32 jihadistes et blessé plus de 40 autres, a précisé à l'AFP son directeur, Rami Abdel Rahmane. Mais le nombre de victimes pourrait probablement s'accroître car ce bilan provient d'un seul hôpital, selon lui.

Raqa, ville de taille moyenne sur les rives de l'Euphrate, est devenue la capitale de facto de l'EI en Syrie. Elle est de ce fait l'un des objectifs majeurs des opérations de la coalition et, dans une moindre mesure, du régime et des Russes, qui ont lancé une campagne aérienne le 30 septembre. Les Russes sont toutefois accusés de viser également les rebelles dits modérés.

Dimanche, l'OSDH a indiqué que 13 civils dont deux enfants ont été tués apparemment par des frappes russes sur la ville de Zamalka, à l'est de Damas.

La coalition bombarde l'EI depuis septembre 2014 mais ses frappes se sont intensifiées après les attentats de Paris revendiqués par l'EI et qui ont coûté la vie à 130 personnes. #‎ParisNovember13

La France a riposté par des frappes depuis son porte-avions Charles de Gaulle positionné en Méditerranée orientale, le président François Hollande ayant promis de faire "le plus de dégâts possibles à cette armée terroriste". 

La Grande-Bretagne l'a rejointe jeudi, tandis que l'Allemagne a approuvé vendredi un plan pour rejoindre la coalition en effectuant des missions de reconnaissance.

Dans l'entretien au Sunday Times, le président Assad a fortement critiqué ces interventions, notamment celle de la Grande-Bretagne.

"Vous ne pouvez pas les (le groupe EI) battre avec seulement des frappes aériennes. Vous ne pouvez pas les battre sans coopérer avec des troupes au sol. Vous ne pouvez pas les battre si vous n'avez pas l'approbation du peuple et du gouvernement", a-t-il martelé.

Il a également ironisé sur les "70.000 combattants syriens modérés" évoqués par le Premier ministre britannique David Cameron sur lesquels la coalition pourrait s'appuyer au sol: "il n'y en a pas 70.000. Il n'y en a pas 7.000".

Interrogé sur une possible intervention au sol de soldats russes, M. Assad a répondu que le sujet "n'avait pas encore été discuté". "Je ne pense pas que nous en ayons besoin maintenant parce que les choses évoluent dans le bon sens", a-t-il ajouté.

Le président syrien a vu sa position consolidée, du moins dans un proche avenir, par le changement de ton des pays occidentaux, dont la France, qui ne font plus de son départ un préalable à des négociations pour une transition politique.

En revanche, la plupart des groupes d'opposants syriens restent intransigeants sur la nécessité de son départ. Ils discuteront de nouveau de cette question au cours d'une réunion prévue mercredi à Ryad.

Les opposants considèrent qu'Assad est le premier responsable du conflit qui a fait plus de 250.000 morts depuis mars 2011.

L'OSDH a par ailleurs annoncé dimanche que l'EI avait exécuté un militant des médias dans la ville de Deir Ezzor en l'attachant à deux véhicules qui ont démarré dans des directions opposées.

Le groupe jihadiste l'accusait de "collaborer avec la coalition croisée", après avoir découvert des équipements d'enregistrement lors d'un raid à son domicile, a affirmé l'ONG.

Les militants locaux sont une source privilégiée pour recueillir des informations sur le quotidien sous le contrôle des jihadistes, les journalistes n'étant pas en mesure d'accéder à leur territoire.

Sources : Challenges.fr / AFP

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mercredi 25 novembre 2015

Syrie : Les avions français Rafale et Mirage 2000D pilonnent Daesh

Mirage 2000D/N et Rafale de la Marine frappent l’EI en Syrie

Pour la première fois, le 23 novembre 2015, des Rafale du porte-avions Charles-de-Gaulle ont effectué un raid aérien contre les positions de l’État islamique (EI ou Daesh) en Syrie.

Ainsi, indique l’État-major des armées (EMA), 4 Rafale ont été catapultés du navire amiral de la Marine nationale pour rejoindre, au-dessus de la Syrie, 2 Mirage 2000D/N de l’armée de l’Air ayant décollé de la base aérienne projetée (BAP), située en Jordanie.

Les 6 avions français ont ensuite mis le cap vers Raqqa, le fief de l’EI en Syrie pour mener, vers 19H30 heure française (18H30 GMT), un raid «contre un site préalablement identifié».

Plusieurs infrastructures ont été détruites, dont un centre de commandement, une zone de stockage de véhicules et des ateliers de maintenance.

« Attaquer ce site permet de perturber les capacités de mouvement et de commandement de Daesh », fait valoir l’EMA dans son communiqué.

Plus tôt dans la journée, quatre autres Rafale ont accompli une mission de reconnaissance armée dans le nord de l’Irak et ont détruit une batterie d’artillerie utilisée par les jihadistes dans la région de Mossoul et un « groupe de terroristes » à Ramadi. 

Source : Zone Militaire

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Syrie : Double revers de Daesh contre les forces démocratiques syriennes et les combattants kurdes

Début novembre 2015, les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui réunissent les milices kurdes syriennes (YPG) et différents groupes armés arabes et chrétiens syriaques, ont lancé une offensive contre les jihadistes de l’État islamique (EI ou Daesh) dans la province d’Hassaké. Et cela, avec le soutien aérien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis.

Deux semaines plus tard, et après avoir repris le contrôle de plusieurs localités dans la région, les FDS ont fini par chasser les jihadistes du village d’al-Hol, conquis par l’EI en 2014. Or, ce dernier est situé sur une importante route d’approvisionnement entre la Syrie et l’Irak utilisée par l’organisation terroriste.

« Nous avons coupé la route d’approvisionnement de Daesh. C’est la plus importante victoire stratégique réalisée en coordination complète avec la coalition internationale qui a mené des frappes intensives », a expliqué, le 13 novembre 2015, le colonel Talal Ali Sello, porte-parole des FDS.

Dans le nord de l’Irak, l’EI a aussi subi un revers face aux Peshermergas (combattants kurdes irakiens), lesquels ont lancé une grande offensive, avec 7.500 hommes et, là encore, avec l’appui aérien de la coalition, pour reprendre la ville de Sinjar. Comme en Syrie, l’objectif de cette opération est de couper les lignes d’approvisionnement des jihadistes entre Mossoul, qui est entre leurs mains depuis juin 2014, et leurs fiefs syriens de Raqqa et de Deir Ez Zor.

Quelques heures après le début de cette opération, les Peshmergas ont réussi reprendre Sinjar, au terme de trois heures de combat contre une cinquantaine de jihadistes retranchés dans un bâtiment, ce qui laisse à penser que Daesh n’a pas véritablement cherché à conserver le contrôle de cette localité, comme cela avait été le cas à Tikrit, en mars dernier.

Source : Zone Militaire

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mardi 24 novembre 2015

Chammal : Nouvelles frappes aériennes de la France contre Daech en Syrie et en Irak

L'aviation française frappe l'Etat islamique EI en Irak et en Syrie

La France a mené ses premières frappes contre le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie du Charles-de-Gaulle. Le porte-avions est parti de Toulon mercredi dernier, cinq jours après les attaques de Paris. Lundi, les avions de chasse français ont visé des points clés de l’organisation terroriste en Irak et en Syrie.

En Irak, deux objectifs ont été détruits selon l‘armée française. L’un à Ramadi. Cette ville, sous contrôle du groupe Etat islamique, est située à une centaine de kilomètres de Bagdad.

L’autre, à Mossoul. C’est la deuxième ville d’Irak, quartier général de l’organisation terroriste Daesh dans le pays. Selon l’état-major de l’armée française, les tirs auraient notamment détruit une position d’artillerie qui tirait sur les troupes irakiennes en combat sur le terrain.

Lundi, quatre avions Rafale basés sur le CDG, Charles-de-Gaulle, ont également participé à des frappes contre Raqqah, considérée comme la capitale de l’organisation Etat islamique en Syrie. Ce raid aurait touché plusieurs infrastructures, dont un centre de commandement du groupe jihadiste.

Trois fois plus d'avions de chasse français

Les 26 appareils du porte-avions Charles-de-Gaulle triplent la présence française dans le ciel syrien et irakien. Ils s’ajoutent aux douze avions déjà présents, stationnés aux Emirats arabes unis et en Jordanie.

La France travaille entre autres en communication avec la Russie, dont les actions militaires ont obligé lundi la fermeture pour 48 heures des aéroports du Kurdistan irakien. La Russie a annoncé le lancement de missiles depuis la mer Caspienne, au nord-est de l’Irak, en direction de la Syrie, au nord-ouest.

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Chammal : nouvelles frappes contre Daech à Raqqah en Syrie

Le lundi 23 novembre 2015 à 19h30 (heure française), l’armée française a conduit de nouvelles frappes contre Daech en Syrie.

Mené par six avions de chasse, le raid a détruit un site actif occupé par des combattants terroristes à Raqqah.

A partir de la Base aérienne projetée (BAP) en Jordanie, deux Mirage 2000 de l’armée de l’air ont été engagés dans la mission. Simultanément depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle, les quatre Rafale de la marine nationale les ont rejoints au-dessus de la Syrie pour mener un raid contre un site préalablement identifié situé à Raqqah.

Les équipages ont frappé plusieurs infrastructures dont un centre de commandement, une zone de stockage de véhicules et des ateliers de maintenance. Les cibles visées ont été détruites.

Sources : RFI.FR / Dicod-Presse

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dimanche 15 novembre 2015

ATTENTATS PARIS : L'enquête progresse après les attaques de terroristes islamistes - Paris November 13

= DEUIL NATIONAL =

Les premiers éléments de l'enquête donnent des détails sur sept des terroristes islamistes qui ont commis les attentats à Paris ce vendredi 13 novembre 2015. L'un d'entre eux, né près en banlieue parisienne, était fiché S. Plusieurs de ses proches ont été placés en garde à vue.

François Hollande reçoit ce dimanche les chefs de parti après les attentats sur lesquels les enquêteurs tentent de faire la lumière avec de premières interpellations. 

#‎VendrediNoirParis‬  |  #‎Vendredi13Paris‬  |  #‎ParisNovember13  |    

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Un point sur l’enquête

On commence à en savoir un peu plus sur l'identité d'un des assaillants. Omar Ismaïl Mostefaï, qui a participé à la prise d'otage sanglante dans la salle du Bataclan, est un Français de 29 ans. Né à Courcouronnes (Essonne), en banlieue parisienne, il était fiché (ndrl : fiche S) pour sa radicalisation islamiste depuis 2010, mais n'avait "jamais été impliqué dans un dossier de filière ou d'association de malfaiteurs terroriste", selon le procureur de Paris, François Molins. Condamné à plusieurs reprises pour des délits de droit commun, il n'avait jamais fait de séjour en prison. Il a été identifié par ses empreintes, grâce à un doigt sectionné retrouvé dans la salle de spectacle parisienne où se tenait un concert rock lors de l'irruption des djihadistes. Six personnes de l'entourage d'Omar Ismaïl Mostefaï, le kamikaze français identifié comme l'un des auteurs de l'attaque du Bataclan à Paris, sont en garde à vue, notamment son père et son frère et la femme de ce dernier, a-t-on appris dimanche de sources judiciaire et policière. Leurs domiciles, situés respectivement à Romilly-sur-Seine (Aube) et Bondoufle (Essonne), ont été perquisitionnés samedi soir.

Une voiture Seat noire utilisée au cours des fusillades vendredi soir a par ailleurs été retrouvée à Montreuil, une commune limitrophe de Paris, selon des sources policières. Des témoins ont fait état d'une Seat noire utilisée par les assaillants sur deux sites des attaques, selon le procureur de Paris François Molins: à 21 h 32 lors d'une fusillade dans un bar situé rue de La-Fontaine-au-Roi (5 morts) puis à 21 h 36 dans un restaurant de la rue de Charonne (19 morts).

La piste syrienne

Les enquêteurs ont par ailleurs mis la main, près du corps d'un kamikaze du Stade de France, sur un passeport syrien appartenant à un migrant enregistré en Grèce, selon Athènes, mais inconnu des services français. Outre cette piste syrienne, l'enquête a mis au jour une piste belge. Trois personnes ont été arrêtées par les autorités belges. Parmi elles, l'homme qui avait loué la Polo noire des kamikazes retrouvée garée devant le Bataclan, théâtre de la plus meurtrière des attaques qui ont touché Paris vendredi, avec au moins 89 morts. Les terroristes y ont "évoqué la Syrie et l'Irak", selon le procureur. Ces trois suspects "ne sont pas connus des services de renseignements français", a précisé le magistrat. Selon François Molins, trois assaillants sont morts au Bataclan, trois autres se sont fait sauter près du Stade de France, où 80 000 personnes, dont le président Hollande, assistaient au match amical de football France-Allemagne, et un dernier boulevard Voltaire.

Les trois autres attaques ont visé des bars et des restaurants notamment rue de Charonne (19 morts) et rue Alibert (15 morts). Les assaillants ont ouvert le feu à des centaines de reprises. Dix mois après les attaques contre le journal satirique Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, qui avaient fait 17 morts, ces attentats ont réveillé de douloureux souvenirs. Ces attaques, revendiquées par l'organisation État islamique (ndlr : Daesh), ont fait au moins 129 morts et 352 blessés.


Journée de recueillement

La journée de dimanche s'annonce sous le signe du recueillement, avec le début d'un deuil national de trois jours décrété par François Hollande. Les cathédrales, comme Notre-Dame, sonneront le glas. Musées, salles de spectacle et établissements culturels publics resteront fermés en Ile-de-France. Les écoles rouvriront lundi, quand une minute de silence sera observée à midi partout en France. Après son prédécesseur Nicolas Sarkozy dans la matinée, le chef de l'État reçoit à l'Élysée les responsables parlementaires des deux chambres et les chefs de parti pour tenter d'établir l'unité nationale. Avant de s'exprimer devant le Congrès à Versailles lundi, une première pour lui.

Le président, qui a qualifié les attentats d' "acte de guerre", a décidé de porter à 3 000 le nombre de renforts militaires déployés en France. Sur le front extérieur, la France, engagée militairement en Syrie et en Irak, "frappera" Daesh pour le "détruire", a renchéri le Premier ministre Manuel Valls. En dépit de l'interdiction des manifestations à Paris jusqu'à jeudi, des centaines de personnes se sont rassemblées samedi soir place de la République, haut lieu de la mobilisation post-Charlie, où la devise de la capitale "Fluctuat nec mergitur" ("Il est battu par les flots mais ne sombre pas") a été peinte en grand. Des Parisiens se sont retrouvés près des sites visés par les attentats, comme devant le Bataclan. Des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes de province.

À travers le monde se sont déroulées de nombreuses manifestations de solidarité avec la France, notamment de l'autre côté de l'Atlantique, à New York, Washington ou au Canada. Après l'antenne de la tour du World Trade Center à New York, érigée sur le site du 11-Septembre, et l'immense tour CN à Toronto, l'emblématique Opéra de Sydney s'est paré des couleurs bleu, blanc, rouge du drapeau français, tout comme la Porte de Brandebourg à Berlin, Trafalgar Square à Londres, ou encore le Christ rédempteur surplombant Rio de Janeiro.

Source : LePoint.fr / AFP

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lundi 7 septembre 2015

Politique : Conférence de presse de François Hollande, Syrie, réfugiés, islamisme, impôts...

Le chef de l'Etat a tenu son sixième rendez-vous avec la presse ce lundi.
Il a annoncé l'accueil de 24.000 réfugiés en France ainsi que des vols de reconnaissance en Syrie.


Le chef de l'Etat a tenu son sixième rendez-vous avec la presse ce lundi 7 septembre. Un rendez-vous de rentrée très attendu et qui lui a permis de faire des annonces sur les sujets chauds du moment : les migrants, la menace de l'Etat islamique, la croissance... Voici les 7 principaux points à retenir.

  • 24.000 réfugiés accueillis dans les deux prochaines années
François Hollande était très attendu sur la question de l'afflux des migrants en Europe après avoir à l'origine refusé le système de quotas prévus par l'Europe avant de s'y résoudre la semaine dernière.

    "Face à ces drames j'ai proposé un mécanisme permanent et obligatoire d'accueil des réfugiés avec une répartition entre les pays" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Le chef de l'Etat a refusé d'employer le terme "quota" préférant parler d'un "mécanisme de répartition obligatoire et permanent" au sein de l'Union européenne.

Il a également appelé à la création de "centres de contrôle" pour identifier les personnes qui bénéficieront du droit d'asile de celles qui seront "raccompagnés".

    #Réfugiés : "Il faut des centres d’enregistrements pour permettre l’inscription et l’identification des arrivants" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Des vols de reconnaissance en Syrie
Le président de la République avait laissé fuité quelques informations dans la presse depuis la fin de semaine dernière. Comme pressenti, la France va participer aux frappes de la coalition internationale contre l'Etat islamique (EI) en Syrie et ne plus se limiter à l'Irak.

    "J'ai demandé au ministre de la défense que dès demain des vols de reconnaissance soient organisés au-dessus de la Syrie" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

François Hollande a réitéré sa volonté de départ de Bachar el-Assad.

    #Syrie : "Bachar el-Assad a tiré sur son peuple, a utilisé des armes chimiques. La transition politique passe par son départ" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Le chef de l'Etat a néanmoins exclu toute frappe au sol comme le propose Bruno Le Maire (Les Républicains).

    #Syrie : "Il n'est pas question d'intervention au sol, ce qui serait irréaliste et inconséquent" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Ukraine: vers une levée des sanctions visant la Russie
François Hollande veut profiter de l'amélioration relative de la situation en Syrie. Le chef de l'Etat a proposé l'organisation d'une nouvelle réunion à Paris réunissant la France, l'Allemagne, l'Ukraine et la Russie.

    #Ukraine "Je proposerai qu'une réunion soit organisée à Paris avant l'Assemblée générale des Nations Unies pour en faire le bilan" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Si la Russie tient ses engagements, le président a annoncé une possible levée des sanctions.

  • 2 milliards de baisse d'impôt pour 8 millions de foyers
La baisse d'impôt promise en 2016 par le chef de l'Etat se précise. François Hollande a annoncé qu'elle concernerait l'impôt sur le revenu à hauteur de 2 milliards d'euros et concernerait 8 millions de foyers. Cette baisse devrait être financée par des économies budgétaires et non une hausse des prélèvements obligatoires.

    "Il ne peut pas être question d'augmenter des taxes pour baisser les impôts" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Pas de remise en cause des 35 heures
François Hollande a annoncé une loi "dans les prochains mois" afin de rendre le code du travail "lisible" et "mieux adapté". Toutefois le chef de l'Etat s'est bien gardé de toucher "aux garanties essentielles" comme la durée légale du travail de 35 heures ou le Smic.

Le président de la République a indiqué qu'il allait débuter des concertations avec les partenaires sociaux suite à la remise du rapport Combrexelle à Manuel Valls mercredi 9 septembre. La possibilité est ouverte pour ouvrir des négociations dans les branches professionnelles afin "d'adapter, ouvrir de nouveaux droits et donner davantage de souplesse".

  • Une croissance trop faible pour faire baisser le chômage en 2015
La croissance atteindra selon le chef de l'Etat "sûrement plus de 1%" en 2015. Il ne pense pas qu'elle sera "suffisante pour faire baisser le chômage". Le président de la République a fait de la baisse du chômage une condition sine qua non pour se représenter en 2017.

  • La présidentielle de 2017, loin d'être une obsession
Interrogé sur sa possible candidature pour un deuxième mandat, François Hollande a déclaré que "ce n'est pas une obsession, ce n'est pas ma préoccupation, ce n'est pas ma priorité de savoir comment, de savoir quand, de savoir avec qui. Ma seule préoccupation, ma seule priorité, mon seul devoir, c'est d'agir". Il a toutefois mis la gauche en garde contre "la dispersion" qui pourrait signifier sa "disparition". Après quatre revers successifs depuis les municipales de 2014, la majorité subira un nouveau et dernier test avant l'élection présidentielle de 2017 à l'occasion des élections régionales, qui auront lieu les 6 et 13 décembre.

Source : Challenges.fr

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vendredi 4 septembre 2015

Coalition anti Daech : L'Australie demande aux Européens de s'impliquer davantage contre l'Etat islamique

Pour l’Australie, les États du Vieux Continent n’en font pas assez !

Au cours de l' été 2015, deux pays européens, à savoir la Belgique et le Danemark, ont retiré leurs avions F-16 des opérations menées actuellement par la coalition anti-État islamique emmenée par les États-Unis. Ces désengagements, présentés comme temporaires, sont essentiellement dus à un manque de crédits et de moyens.

Toutefois, les avions belges et danois ont été remplacés par ceux de l’aviation turque qui, le 29 août, et après avoir trouvé un accord sur les modalités de sa participation avec les États-Unis, a effectué ses premiers raids contre l’État islamique dans le cadre de la coalition internationale.

Cela étant, peu de pays européens participent aux frappes aériennes de la coalition. Et parmi ceux-ci, la France, le Royaume-Uni, voire les Pays-Bas, sont les plus engagés. Or, pour l’Australie, les États du Vieux Continent n’en font pas assez. Du moins, c’est ce qu’a sous-entendu Julie Bishop, son ministre des Affaires étrangères, dans un entretien accordé au quotidien The Australian.

Ainsi, pour Mme Bishop, l’afflux de migrants en Europe est dû à la situation au Moyen-Orient. «Plus de 40% des personnes qui cherchent l’asile en Europe viennent de Syrie et nous devons présenter un front uni pour défaire les organisations terroristes qui provoquent le déplacement de tant de gens», a-t-elle affirmé.

« Déjà une soixantaine de pays soutiennent d’une façon ou d’une autre la coalition dirigée par les Etats-Unis. Mais certains pays peuvent en faire davantage en termes de frappes aériennes. Celles-ci se sont révélées efficaces pour empêcher l’EI de gagner du terrain et d’infliger tant de violence barbare », a estimé Mme Bishop.

« Les voisins de la Syrie et de l’Irak, le Liban, la Jordanie entre autres, subissent la plus grosse part du fardeau représenté par des millions de personnes qui arrivent sur leur territoire et partent ensuite vers l’Europe. C’est pourquoi je pense que les Européens doivent s’impliquer dans les frappes de la coalition et les efforts en Syrie et en Irak », a encore fait valoir le ministre australien.

En septembre 2014, l’Australie a lancé l’opération Okra, nom de sa participation à la coalition internationale. Ainsi, 900 militaires australiens ont été déployés au Moyen-Orient et se divisent en trois unités, dont l’Air Task Group (ATG), qui met en oeuvre, depuis les Émirats arabes unis, 6 avions F/A-18 Hornet, 1 E-7A et 1 ravitailleur KC-30A MRTT, le Special Operations Task Group et le Task Group Taji. Une réflexion est en cours à Canberra pour étendre les missions de la Royal Australian Air Force (RAAF) à la Syrie. 

Source : Zone Militaire

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Photo : Des instructeurs australiens du Task Group Taji dirigent un exercice de tir au profit des soldats irakiens

vendredi 28 août 2015

Femmes au combat : A armes égales dans l'armée américaine !

Américaines au combat: une évolution entamée depuis des années sur le terrain

Des femmes aux postes de combat, même les plus exposés: l’armée américaine qui vient d’octroyer à deux femmes l’insigne des Rangers, des combattants d’élite, est en train d’officialiser une évolution entamée depuis longtemps sur le terrain.

Le fait que deux femmes aient pu montrer qu’elles étaient capables de réussir cette formation extrêmement dure sur le plan physique et mental montre que « la réalité et les perceptions » sont en train de se rejoindre sur les capacités des femmes à combattre, a expliqué mardi Janine Davidson, ancienne pilote de l’US Air Force et ancienne haute responsable du Pentagone.


Car si certains doutent encore de ces capacités, depuis des décennies, les femmes se retrouvent de plus en plus en position de combat, a-t-elle ajouté. Au début des années 90, des femmes membres de la police militaire en mission dans les Balkans se sont retrouvées régulièrement sous le feu, a-t-elle rappelé, dans une conférence téléphonique organisé par le groupe de réflexion Council on Foreign Relations.

Pendant la première décennie du millénaire, en Irak et en Afghanistan, des femmes, mêmes théoriquement exclues des postes de combat de l’infanterie, de l’artillerie ou des blindés, se sont en réalité retrouvées directement au contact des tirs ennemis, a-t-elle aussi expliqué.

Le 1er lieutenant de l’armée américaine Elizabeth Eaton effectue des vérifications de service sur un hélicoptère Black Hawk UH-60 le 23 mars 2014 à l’aérodrome de Jalalabad, en Afghanistan, dans le cadre d’une inspection pré-vol. Une étude américaine va jusqu’à affirmer que les équipages mixtes sont plus sûrs. (US Army).Dans ces guerres sans front clairement défini, n’importe quel soldat peut en réalité se trouver au contact avec un ennemi, au volant d’un camion ou à un banal checkpoint, expliquent les experts.

Et de fait, près de 9.000 militaires américaines ont reçu la décoration récompensant les soldats ayant « activement engagé l’ennemi ou été engagés par lui », et deux ont reçu la Silver star, prestigieuse distinction récompensant « le courage face à un ennemi des Etats-Unis », selon un rapport récent du service documentaire du Congrès américain.
Les Américaines ont également payé le prix du sang, avec 161 tuées et 1.015 blessées dans la «guerre mondiale contre le terrorisme» lancée par les Etats-Unis après le 11 septembre 2001, selon la même source.

La formation de la Ranger School a été pour la première fois ouverte à des femmes (sélectionnées après des épreuves rigoureuses) au printemps dernier, dans le cadre des expérimentations menées par le Pentagone pour ouvrir complètement les postes de combat aux femmes.
L’administration Obama a posé le principe en 2013 que tous les postes de combat devaient pouvoir être occupés par des femmes, sauf exceptions qui devront être dûment justifiées par les services concernés (Armée de terre, Marine, Aviation, troupes de Marine).

Mais « une intégration réussie des femmes dans les postes qui leur sont actuellement fermés exige que nous soyons réfléchis et déterminés », a rappelé mardi le capitaine de vaisseau Jeff Davis, porte-parole du Pentagone.
C’est pourquoi le Pentagone s’est donné jusqu’à janvier 2016 pour trancher définitivement sur les postes qui, par exemption, resteront fermés aux femmes.
Depuis 2013, les différents services ont entrepris expérimentations et études scientifiques pour déterminer si certains postes devraient absolument rester masculins, ou si tous pouvaient être mixtes.
Les Marines, le corps expéditionnaire de l’armée américaine, force d’élite souvent au premier plan des combats dans la dernière décennie, ont tenté d’ouvrir leurs écoles d’infanterie aux femmes, à titre expérimental.

Aucune femme n’a réussi la formation des officiers, extrêmement dure sur le plan physique. Mais plus d’une centaine ont réussi la formation des soldats du rang. Et les Marines ont lancé par ailleurs une étude scientifique sans précédent pour évaluer l’effet de la mixité dans leurs unités.
Ils ont constitué un bataillon mixte, qui pendant 90 jours a multiplié les entraînements de combats en Californie, durant lesquels ont été soigneusement enregistrées les performances respectives de groupes entièrement masculins, de groupes comportant quelques femmes, et de groupes comportant un nombre plus important de femmes (jusqu’à 15%).
Les résultats de cette étude sont en train d’être digérés et analysés, et seront transmis dans les prochaines semaines au commandement des Marines, selon le lieutenant Philip Kulczewski, porte-parole des Marines.
Le commandement des Marines doit transmettre ses voeux sur les postes devant rester fermés aux femmes au début de l’automne, a-t-il dit.
Les femmes comptent pour environ 15% des effectifs de l’armée américaine. 

Source :  AFP


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mardi 18 août 2015

Daesh : Forte hausse de la mortalité des jihadistes français de Daesh en Syrie et en Irak...

Malgré un arsenal législatif sans cesse renforcé et les mesures de prévention (signalement des comportements suspects, campagne de communication, etc), le nombre de ressortissants français engagés dans les filières jihadistes en Syrie et en Irak continue de progresser !

Et, en un peu moins d’un an, le nombre d'individus d’origine française impliqués dans ces filières (État islamique et Front al-Nosra) a quasiment été multiplié par deux. En septembre 2014, on en comptait 934… Il sont maintenant 1.850 (ils étaient 1.683 au dernier « pointage », en mai), dont 491 sont actuellement présents en Syrie et en Irak.

Au total, 910 ressortissants français sont partis, à un moment ou à un autre, rejoindre les rangs jihadistes. Au moins 223 sont rentrés en France et 126, selon le ministère de l’Intérieur, y ont laissé la vie.

D’ailleurs, souligne le quotidien Le Monde, le taux de mortalité des jihadistes d’origine française a «explosé» depuis juillet 2014, avec une hausse de 280%. En 7 mois, plus de 50 d’entre eux ont été tués, soit autant que pour toute l’année 2014.

Cette hausse s’explique par une combinaison de plusieurs facteurs : les frappes aériennes de la coalition anti-EI, les luttes entre factions rivales, dont le front al-Nosra, lié à al-Qaïda, les batailles contre les milices kurdes syriennes et aussi une plus grande implication croissante de ces jihadistes venus de France dans les combats, ce qui inquiète les autorités françaises.

« En janvier 2013, une vingtaine de jihadistes français étaient présents en Syrie. Ils constituent aujourd’hui l’un des premiers bataillons de la légion étrangère de l’EI (Daesh) et ils sont au front », écrit Le Monde.

Ainsi, leur implication dans les attaques suicides a également augmenté significativement : sur les 11 menées par des jihadistes français, 8 l’ont été en 2015. Et dans plus de la moitié des cas, elles ont été commises par des convertis.

Source : Zone Militaire

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vendredi 14 août 2015

Esclavage : Prix des esclaves de l'état islamique !

Une représentante des Nations Unies a dévoilé la liste des prix auxquels sont vendues les personnes réduites en esclavage par l’Etat islamique.

150 euros pour les 1 à 9 ans, 110 pour les 10 à 19 ans, 70 pour les 20 à 29 ans, 50 pour les 30 à 40 ans puis une trentaine d’euros passé la quarantaine. Cette fourchette de prix ne concerne pas les transactions envers un quelconque bestiau mais les esclaves vendus par l’Etat islamique.

La liste de prix de cet écœurant trafic a été révélée par Zainab Bangura, une représentante des Nations Unies qui travaille sur les violences sexuelles perpétrées lors des conflits. Elle aurait récupéré ce document lors d’un voyage en Irak en avril 2015. Datant de novembre 2014, la liste a fait l’objet d’un travail d’authentification afin de pouvoir déterminer si elle provenait réellement du groupe terroriste avant d’en divulguer les informations. C'est chose faite.

Plus la personne réduite en esclavage –des chrétiens ou des Yézidis pour la plupart- est jeune, plus son « prix de vente » est élevé. «Les petites filles sont colportées comme des barils de pétrole. Une seule peut être vendue et achetée par cinq ou six hommes différents. Parfois, les combattants vendent les filles à leurs propres familles pour des milliers de dollars de rançon.» indique Zainab Bangura.

Selon la haut-fonctionnaire, les chefs de l’état islamique choisissent en premier les esclaves qui les intéressent. Vient ensuite le tour d’hommes riches de la région. Les esclaves restants sont ensuite vendus aux djihadistes pour des sommes moindres.

Les djihadistes de l’état islamique justifient leur recours à l’esclavage par la théologie : « Chacun doit se rappeler que réduire en esclavage les familles kuffars – infidèles – et prendre leurs femmes comme concubines, est un aspect fermement établi de la charia, et qu'en le niant ou le moquant, on nierait ou on moquerait les versets du Coran » expliquait le groupe terroriste dans un article d’octobre que révélait CNN. Le dernier numéro français du magazine de l’Etat islamique, Dar Al-Islam, paru le 20 juillet 2015, comportait également un dossier sur la justification religieuse de l’esclavage : «

Avant que Satan n’inspire des doutes au faible d’esprit et au cœur faible, ce dernier devrait se rappeler que l’asservissement de familles mécréantes et la prise de leurs femmes comme esclaves concubines est un aspect fermement établi de la charia, s' il le dénigre ou s’il s’en moque, alors il se moque et il dénigre les versets du Coran et les hadiths du Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui), et de ce fait il apostasie et sort de l’Islam. »    

Source : Valeurs Actuelles

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