FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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mercredi 14 septembre 2016

Terrorisme : Arrestation à Paris d'un adolescent volontaire «pour une action terroriste» au nom de Daech

Âgé de 15 ans, le jeune était en lien via une messagerie cryptée avec Rachid Kassim, un Français du groupe État islamique.

Un adolescent soupçonné de vouloir commettre un attentat a été arrêté mercredi à Paris, une nouvelle interpellation qui témoigne de la mobilisation pour identifier les personnes en contact, via la messagerie cryptée Telegram, avec le jihadiste français du groupe État islamique (EI) Rachid Kassim.

Né en septembre 2001, le jeune homme a été arrêté au petit matin par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), appuyés par ceux du Raid. Le lycéen a été placé en garde à vue dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), près de Paris.

Selon des sources proches de l’enquête, il «s’était proposé pour une action terroriste» et «était en lien via la messagerie cryptée Telegram avec le jihadiste de l’EI Rachid Kassim», soupçonné de téléguider des attentats en France depuis la zone irako-syrienne.

Une perquisition au domicile de l’adolescent a été menée mercredi matin. En fin de matinée, aucune trace d’une opération de police n’était visible dans cette rue résidentielle calme du XXe arrondissement, dans le nord-est de Paris.

Les policiers «ont barré la rue tôt ce matin, il n’y a pas eu de bruit», raconte laconiquement le gardien de l’école voisine.

Hélène, une habitante de la rue, a découvert l’opération peu avant 8h30 en sortant de chez elle pour accompagner ses enfants à l’école. «Il y avait une camionnette noire siglée du Raid et plusieurs autres voitures noires garées en bas de l’immeuble, et au moins une dizaine de policiers masqués et armés. C’était impressionnant», explique cette mère de famille de 37 ans.

Cette arrestation intervient cinq jours après l’arrestation samedi d’un adolescent de 15 ans dans le XIIe arrondissement de Paris, qui projetait de commettre un attentat avec une arme blanche sur les conseils de Rachid Kassim.

Action «plus intense» que jamais

Ce dernier, considéré actuellement comme l’un des propagandistes francophones les plus dangereux de l’EI, envoie via la messagerie cryptée Telegram des listes de cibles à frapper mais aussi des scénarios d’attentats à mettre en œuvre en France.

Interrogé à l’issue du conseil des ministres, Bernard Cazeneuve a souligné le travail «extrêmement dense» des services de renseignement destiné «à identifier ceux qui sont susceptibles de passer à l’acte». «Un travail continu qui nous mobilise nuit et jour», a affirmé le ministre de l’Intérieur.

«L’action des services de renseignement est plus intense qu’elle ne l’a jamais été pour des raisons qui tiennent au niveau de la menace et pour des raisons qui tiennent aux appels au meurtre lancés par un certain nombre d’acteurs en Syrie qui utilisent des moyens cryptés pour appeler des Français de plus en plus jeunes à passer à l’acte», a-t-il déclaré.

Selon les enquêteurs, Kassim a inspiré, de manière plus ou moins directe, les attaques de Magnanville (Yvelines), où Larossi Abballa a tué un policier et sa compagne le 13 juin, et de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), où Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean ont tué un prêtre dans une église le 26 juillet.

Il aurait également piloté les projets d’attentats du commando de femmes arrêté la semaine dernière après la découverte d’une voiture chargée de bonbonnes de gaz en plein cœur de Paris.

Lundi, trois femmes du commando et l’adolescent de 15 ans arrêté samedi avaient été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et écroués.

Ces arrestations interviennent alors que la menace terroriste est «maximale» en France, touchée depuis 2015 par une série d’attentats qui ont fait 238 morts, selon les déclarations de Manuel Valls dimanche. Le Premier ministre a également porté à environ 15 000 — contre plus de 10 000 jusqu’à présent — l’estimation du nombre de personnes radicalisées en France.

Source : l'Est éclair

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mardi 5 juillet 2016

Irak : Les forces gouvernementales reprennent Falloujah à l’État islamique, Daesh

La semaine dernière, après avoir repris à l’État islamique (EI ou Daesh) la mairie de Falloujah, le Premier ministre Haider al-Abadi, avait proclamé la victoire des forces irakiennes contre les jihadistes. Seulement, il était encore trop tôt étant donné que ces derniers contrôlaient encore au moins 7 quartiers de la ville. Mais ce n’était alors qu’une question de temps.

Lancée le 23 mai 2016 avec l’appui aérien de la coalition dirigée par les États-Unis, l’offensive visant à chasser l’EI de Falloujah, bastion des jihadistes depuis janvier 2014, s’annonçait difficile. Et elle l’a effectivement été… Au terme de violents combats, le commandant des opérations, le général Abdelwahab al-Saadi, a annoncé la « libération » de la ville, après la prise de contrôle par les forces d’élite du contre-terrorisme du quartier Al-Jolan ».

« Al-Jolan, qui était le dernier bastion de Daesh dans la ville, est à présent à l’abri de ce groupe terroriste », a expliqué un porte-parole de l’armée irakienne. « Il n’a pas fallu plus de 2 heures aux ICTS [Iraqi Counter Terrorism Service, formé en partie par les militaires français de la TF Narvik, ndlr] pour s’emparer de ce quartier et Daesh n’a pas tiré une seule balle », ce qui démontre que les jihadistes avaient été « défaits avant même l’entrée des troupes dans le quartier », a-t-il ajouté.

La veille, et sans attendre la prise du quartier d’Al-Jolan, M. al-Abadi s’était rendu à Falloujah et appelé les "Irakiens (…) à sortir et célébrer [la victoire]" .

Il s’agit d’un revers majeur pour l’EI dans la mesure où Falloujah fut sa première conquête importante en Irak. En outre, cette défaite des jihadistes permettra, sans doute, d’améliorer la sécurité à Badgad étant donné que la ville servait de plateforme logistique aux jihadistes pour commettre des attentats dans la capitale irakienne.

Par ailleurs, si l’on sait que les combats ont été intenses, on ne dispose, à l’heure actuelle, d’un bilan des pertes humaines de cette bataille. Au plus sait-on que plus d’un millier de soldats irakiens ont été blessés (donc mis hors de combat).

Reste à voir maintenant ce que sera le comportement les milices chiites irakiennes des « Unités de mobilisation populaire » (Hachd al-Chaabi), même si leurs combattants n’ont pas participé directement à la libération de Falloujah, ville majoritairement sunnite.

En effet, les Hachd al-Chaabi ont été accusées d’exactions, d’exécutions sommaires et de pillages dans les villes libérées de la tutelle de l’État islamique. Le gouvernement irakien a d’ailleurs mis en place une commission des droits humains chargée d’enquêter sur ces crimes. Crimes qui sont susceptibles de pousser les civils sunnites dans les bras des jihadistes ou de tout autre mouvement contestant l’autorité du pouvoir central irakien.

Cela étant, après la reconquête de Falloujah, les regards se tournent désormais vers Mossoul, qui est l’un des deux objectifs (avec Raqqa, le fief de l’EI en Syrie) de la coalition internationale.

 Source : Zone militaire

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mardi 21 juin 2016

Syrie : Des commandos français conseillers militaires des combattants kurdes et syriens

On sait que les forces spéciales américaines « conseillent » les rebelles arabo-kurdes des FDS (Forces démocratiques syriennes) dans l’offensive qu’ils mènent dans le nord de la province de Raqqa, fief de l’État islamique (EI ou Daesh).

Et sans doute qu’il en est de même pour la bataille de Manbij, lancée le 31 mai 2016 par les FDS, afin de priver les jihadistes de leur dernier point de passage avec la Turquie, et donc, par extension, l’Europe.

Mais, qu’en est-il des forces spéciales françaises ?

Lors de son passage à l’émission « Bibliothèque Médicis » de la chaîne Public Sénat, le 3 juin 2016, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait indiqué que des Français (« un certain nombre ») combattaient à Manbij… mais dans les rangs de l’EI. Interrogé sur ce que faisait la France pour aider les combattants kurdes, il s’était montré évasif. «On appuie par des apports d’armes, de la présence aérienne et du conseil», avait-il déclaré.

Mais, une source de l’entourage du ministre est allée encore plus loin en confiant, rapporte l’AFP, que « l’offensive de Manbij est clairement soutenue par un certain nombre d’États, dont la France ». Et d’ajouter : « Le soutien, c’est le même que d’habitude, c’est du conseil. »

« Les militaires français n’interviennent pas eux-mêmes et ne sont donc pas susceptibles de combattre directement contre les militants de l’EI, notamment les Français présents à Manbij », a-t-on précisé au ministère de la Défense.

Cela étant, qu’il y ait des Français dans les rangs de Daesh ou pas, ça ne change pas grand chose, comme l’a rappelé M. Le Drian lors de l’émission de Public Sénat. « On ne distingue » pas les combattants, a-t-il dit. « Il y a des Français, des Tunisiens, des Saoudiens, des Allemands, des Belges… Bref, ce sont des combattants de Daesh, ce sont nos ennemis », a-t-il poursuivi.

De source militaire, avance l’AFP, « environ 400 soldats des forces spéciales françaises sont engagés dans 17 pays, notamment au Sahel, sur un total de 2.500 hommes. » Certains de ces militaires sont aussi présents aux côtés des combattants kurdes irakiens (Peshmergas).

« L’accompagnement (…), c’est l’équipement, l’entraînement, la connaissance mutuelle et la capacité avec quelques hommes, une dizaine, d’aider à mener un combat, en conseillant, voire en apportant quelques capacités comme le guidage d’avions, la coordination et les liaisons satellites », a expliqué un officier du Commandement des opérations spéciales (COS) à l’AFP. Et cela permet aussi de faire du renseignement.

Quant à la bataille de Manbij, au 7 juin, les FDS, appuyées par 105 frappes aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis, avaient pris le contrôle de 58 villages des environs et étaient à 5 km au nord de la ville, à 2 km au sud et à 7 km à l’est.

Cette offensive est politiquement sensible en raison de l’hostilité de la Turquie face à la présence des 500 combattants kurdes syriens mobilisés pour cette opération. Une fois Daesh que sera chassé de Manbij, il est prévu un retrait de ces derniers, la zone restant alors sous le contrôle des 3.000 combattants arabes des FDS, notamment ceux du groupe Jaysh al-Thuwar. Il s’agit également de rassurer la population, majoritairement composée d’arabes sunnites. 

Source : Zone Militaire

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dimanche 12 juin 2016

Etats Unis : L'Etat islamique revendique la fusillade terroriste d'Orlando !

Terrorisme : Plus de 50 morts dans une boite de nuit d'Orlando en Floride !


"L'attaque perpétrée dans une discothèque gay d'Orlando a été menée à bien par un combattant de l'Etat islamique", indique le groupe terroriste (ndrlr. Daesh), dans un communiqué.


Le bilan est lourd. Cinquante personnes sont mortes après une fusillade survenue dans une discothèque d'Orlando, en Floride (Etats-Unis), dimanche 12 juin. Les autorités évoquent aussi 53 blessés, tous transportés à l'hôpital. Le tireur a été annoncé mort par les policiers. De son côté, le FBI a annoncé avoir ouvert une enquête pour "acte de terrorisme".

"L'attaque perpétrée dans une discothèque gay d'Orlando a été menée à bien par lun combattant de l'Etat islamique", indique le groupe terroriste, dans un communiqué. Des tirs dans un night-club. Vers 2 heures du matin (heure locale), une fusillade a éclaté dans une discothèque, fréquentée par la communauté homosexuelle d'Orlando (Floride).

De nombreuses personnes ont réussi à s'enfuir par l'arrière de l'établissement, comme le racontent de nombreux témoins. De nombreuses victimes. Lors d'une conférence de presse, la police locale a d'abord annoncé que la fusillade avait fait "plusieurs morts", dont le tireur lui-même. Elle a ensuite communiqué un premier bilan d'au moins 20 morts et 42 blessés. Mais quelques heures plus tard, ce bilan déjà très lourd s'est donc avéré encore plus dramatique : au moins 50 morts et 53 blessés. Le suspect identifié. Il s'agirait, selon plusieurs médias américains, d'Omar Mateen, un citoyen américain d'origine afghane né en 1986. Il pourrait avoir "un penchant" pour le terrorisme islamiste. La police a ouvert une enquête pour "acte de terrorisme".

"Nous n'allons pas céder à la peur", a déclaré Barack Obama. "Aucun acte de terreur ou de haine ne peut changer qui nous sommes", a ajouté le président américain.

Source : FranceinfoTV.fr


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vendredi 3 juin 2016

Libye : Forces spéciales britanniques au combat contre l'EI

L’on sait que des commandos des forces spéciales américaines se trouvent actuellement en Libye, où les effectifs État islamique (EI ou Daesh) sont désormais évalués à 6.000 combattants (estimation haute). La France ne serait pas en reste mais il est difficile d’en parler : une enquête pour compromission du secret défense a été demandée par le ministre, Jean-Yves Le Drian, suite à des révélations du quotidien Le Monde sur la présence de militaires du COS [Commandement des opérations spéciales, ndlr] dans l’est libyen.

Mais il faut compter aussi sur les forces spéciales britanniques. En effet, selon Mohammed Durat, un commandant d’une milice implantée à Misrata qui s’est confié au quotidien The Times, elles auraient empêché, le 12 mai 2016, une attaque-suicide de l’EI.

Ainsi, des commandos britanniques, dont on ignore s’ils appartiennent au Special Air Service (SAS) ou au Special Boat Service (SBS), ont tiré un missile Javelin sur un camion-suicide qui s’apprêtait à emprunter un pont pour se diriger ensuite vers une position tenue par les hommes de Mohammed Durat, à environ 80 kilomètres au sud de Misrata.

« Ils ont fait sauter le camion-suicide. Il y a eu une énorme explosion, la plus grosse que nous n’avons jamais vue. Pas un seul de nos hommes n’a été tué », a raconté le chef de la milice libyenne.

A priori, ce genre d’action n’est pas une première, à en croire les propos de Mohammed Durat, qui a parlé de la destruction de deux véhicules - suicide détruits.

« Mon unité travaille uniquement avec des Britanniques. Je les ai rencontrés personnellement, et ils ont détruit deux véhicules qui étaient envoyés contre mes hommes », a-t-il en effet affirmé

Quoi qu’il en soit, d’après The Times, l’action du 12 mai a permis d’arrêter la marche des jihadistes vers Misrata. Sollicité par la presse, le ministère britannique de la Défense (MoD) a fait valoir qu’il ne commentait pas les opérations de ses forces spéciales.

Cependant, les opérations de ce type posent question outre-Manche.

Ainsi, Crispin Blunt, le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes, a ainsi affirmé que « la convention selon laquelle nous ne commentons pas les opérations des forces spéciales sera compromise si elles sont utilisées comme des forces conventionnelles ».

Par ailleurs, et alors que l’aviation américaine a effectué au moins trois raids aériens contre des chefs jihadistes en Libye et que Paris a reconnu avoir mené des vols de reconnaissance français au-dessus du territoire libyen, la Royal Air Force a aussi pris part à des opérations visant l’EI.

Ainsi, il a été rapporté, la semaine dernière, qu’un avion de renseignement et de guerre électronique RC-135W « Airseeker » britannique avait brouillé les communications des jihadistes dans la région de Syrte.

Officiellement, il n’est pas question, pour les puissances occidentales, de lancer une nouvelle intervention militaire en Libye pour détruire la menace que représente l’EI, la priorité étant mise sur l’équipement et le soutien des forces libyennes favorables au gouvernement d’union nationale conduit par Fayez el-Sarraj.

Source : Zone Militaire


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lundi 30 mai 2016

Chammal : Intense activité des Mirage 2000D en Irak

Le fait a déjà été souligné : l’activité cumulée des équipages des 8 Mirage 2000D du détachement chasse déployés sur la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie (ou H5) dans le cadre de l’opération Chammal est 4 à 5 fois plus intense qu’en France.

Et cela s’est encore vérifié entre les 21 et 23 mai 2016. Alors que les forces de sécurité irakiennes (FSI) étaient engagées dans plusieurs opérations contre l’État islamique (EI ou Daesh), notamment dans la région de Kabruk, qui permet de s’assurer le contrôle d’axes menant à Mossoul, ainsi que la vallée de l’Euphrate, les Mirage 2000D de la base H5 ont multiplié les sorties aériennes.

Ainsi, le 21 mai, une patrouille de deux appareils ont effectué un raid planifié à une trentaine de kilomètres au sud de Sinjar (ville récemment reprise par les combattants kurdes irakiens) contre un site de production de véhicules blindés piégés (vehicle-borne improvised explosive device, VBIED), régulièrement utilisés par les jihadistes pour commettre des attentats suicides et percer les dispositifs de défense des forces irakiennes.

Le même jour, les Mirage 2000D ont enchaîné les missions de CAS (Close Air Support – Appui aérien rapproché) dans les régions de Mossoul et de Falloujah, où les FSI ont lancé une offensive. Les avions français ont frappé les jihadistes à 4 reprises et détruit des positions de combat, de l’armement lourd et des véhicules.

Enfin, le lendemain, 4 Mirage 2000D, armés de missiles SCALP (de croisière autonome à longue portée) ont pris part à un raid avec d’autres appareils de la coalition internationale dirigée par les États-Unis ayant pour objectif la destruction d’un site de production d’armes et d’explosifs dans la région de Falloujah.

En 48 heures, les avions de la 3e Escadre de Chasse ont détruit une bonne douzaine d’objectifs, soit près de la moitié de ceux inscrits au tableau de chasse de l’aviation française pour la semaine allant du 18 au 24 mai (27 objectifs de Daesh détruits au total, pour 46 sorties de bombardement).

Des journées de ce genre sont fréquentes pour les aviateurs de la base H5. Le 9 mai dernier, tous les appareils ont été impliqués dans diverses missions – dont une menée avec un bombardier B-52 – ayant abouti à la destruction d’une demi-douzaine d’objectifs.

L’intensité de l’activité des Mirage 2000D s’explique en partie par leur proximité avec le théâtre des opérations, qu’ils rejoignent en près de 35 minutes de vol. En outre, le taux de disponibilité des appareils est excellent : moins de 1% des missions ont dû être annulées pour des raisons techniques. Enfin, si les équipages (pilote et navigateur officier système d’armes) sont très sollicités, les techniciens (mécaniciens, armuriers, etc) le sont tout autant.

Outre ces 8 Mirage 2000D, l’opération Chammal s’appuie notamment sur 6 Rafale basés aux Émirats arabes unis, un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

Un E3F Awacs et un ravitailleur C-135FR (ainsi que des moyens de renseignement) sont ponctuellement déployés.

Source : Zone Militaire


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mercredi 18 mai 2016

Irak : Charles Keating, commando des Navy Seals, tué au nord de Mossoul

Le porte-parole de l’opération Inherent Resolve (nom de la coalition anti-Daesh), le colonel Steven Warren, a précisé les circonstances dans lesquelles un commando des Navy Seals a perdu la vie, le 3 mai 2015, dans le nord de l’Irak.

Les explications ainsi données permettent de comprendre le mode opératoire des troupes américaines engagées sur le territoire irakien. Pour rappel, ces dernières ne sont pas censées prendre directement part aux combats contre Daesh étant donné que leur mission consiste à conseiller les forces locales.

Tout a donc commencé le 3 mai au matin par une visite d’une dizaine de conseillers militaires américains à une unité de combattants kurdes irakiens (Peshmergas) déployée dans le village de Tal Asquf, situé au nord de Mossoul.

C’est à ce moment que les jihadistes de Daesh, qui se trouvaient à 3,5 km de là, ont lancé une attaque « assez complexe » avec des camions remplis d’explosifs, des dizaines de véhicules et au moins 125 combattants. Les conseillers militaires américains ont répliqué et demandé l’intervention de la force de réaction rapide qui devait les protéger.

Et c’est ainsi que, environ deux heures après, un membre de cette dernière, le Navy Seal Charles Keating, 31 ans, a été tué par un tir direct, alors qu’une opération d’évacuation des conseillers militaires américains était en cours.

Le colonel Warren a précisé que les hélicoptères Black Hawk envoyés sur place ont essuyé des tirs. Mais cela n’a pas empêché l’évacuation des conseillers militaires.

Par la suite, les Peshmergas, qui ont été contraints d’engager « des centaines » de combattants, ont continué à se battre jusqu’au soir. Ils ont été appuyés par la coalition, avec 11 avions et deux drones.

Au total, 11 frappes aériennes ont été effectuées, ce qui a permis de détruire « 20 véhicules et deux camions d’explosifs » et de « neutraliser 58 jihadistes ». Finalement, le village de Tal Asquf a pu être repris par les Peshmergas, qui ont subi des pertes que le porte-parole américain n’a pas été en mesure de préciser.

Pour le colonel Warren, Daesh n’a pas cherché à s’en prendre spécifiquement aux militaires américains. « Quand ils [les jihadistes, ndlr] ont subi plusieurs défaites d’affilée, quand ils sont sur la défensive, souvent ils tentent une de ces attaques de haut niveau, très visible, dans un effort pour attirer l’attention », a-t-il expliqué.

Source : Zone Militaire


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mardi 10 mai 2016

Allemagne : Attentat au couteau "à priori islamiste" près de Munich...

Un mort et trois blessés dans une attaque "à priori islamiste" au couteau en Allemagne

Des policiers sur le quai de la gare de Grafing, près de Munich, où quatre personnes ont été poignardées par un homme le 10 mai 2016
Un homme a été tué et trois autres personnes blessées mardi près de Munich en Allemagne dans une attaque au couteau au mobile "a priori" islamiste, a annoncé le parquet, la troisième agression du genre depuis septembre dans le pays si la piste était confirmée.
Un Allemand de 27 ans a agressé à l'aube vers 05H00 (03H00 GMT) les quatre personnes dans une gare de S-Bahn (train interurbains) de Grafing, une petite ville au sud-est de Munich.

Un homme de cinquante ans est mort de ses blessures, selon le parquet. Les autres victimes sont âgées de 58, 43 et 55 ans.
"L'agresseur a fait des déclarations sur place (au moment de l'attaque) qui renvoient à une motivation politique, a priori islamiste. La nature exacte de ces déclarations est en train d'être vérifiée", a dit à l'AFP un porte-parole du parquet de la capitale bavaroise.

Selon des médias locaux, citant des témoins, l'assaillant a crié "Allah est grand" en arabe. Selon le parquet et la police le suspect a été arrêté sur les lieux du crime, dans cette cité de quelque 13.000 habitants.
L'homme n'est pas originaire de la région, selon le parquet.
"L'agresseur présumé a été arrêté, il n'y a plus de danger pour la population", a assuré pour sa part une porte-parole de la police, Michaela Gross, à la chaîne de télévision ntv. Selon elle, la gare a été fermée pour permettre aux enquêteurs de travailler.

Un autre porte-parole a indiqué que l'individu n'était pas "très coopératif".

Appel à l'agression au couteau !

Si le mobile de l'attaque est confirmé par l'enquête, il s'agira de la troisième du genre depuis septembre 2015 en Allemagne. Les deux précédentes avaient visé des policiers.
Fin mars une adolescente de 15 ans, ressortissante germano-marocaine, a gravement blessé un membre des forces de l'ordre dans la gare de Hanovre (nord) à l'occasion d'un contrôle de routine dans une gare.
Selon les médias allemands, elle a séjourné à la frontière turco-syrienne avant que sa mère, inquiète de sa radicalisation, ne vienne la chercher sur place et la ramener en Allemagne.
En septembre 2015, un Irakien de 41 ans, en liberté conditionnelle après avoir purgé une peine pour appartenance à une organisation "terroriste" et un projet d'attentat contre un Premier ministre irakien en 2004, a été tué par la police après avoir blessé une policière à Berlin. Là aussi, l'arme utilisée par l'agresseur, Rafik Youssef, était un couteau.

L'Allemagne n'a jusqu'à présent pas été touchée par une attaque jihadiste d'ampleur, contrairement à ses voisins français et belge, mais deux combattants germanophones revendiquant leur appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie ont menacé le pays et la chancelière Angela Merkel en août 2015.
Ils appelaient leurs "frères et soeurs" à commettre des attentats solitaires "au couteau" par exemple contre les "mécréants". Ils avaient juré vouloir se venger du soutien allemand à la lutte contre l'EI et de la présence de l'armée allemande en Afghanistan.

Depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, les autorités allemandes ont à maintes reprises indiqué que l'Allemagne était aussi une cible pour les jihadistes. Elles s'inquiètent en particulier des retours de Syrie et d'Irak de combattants formés aux armes et aguerris au combat.
Selon le renseignement intérieur allemand, au total quelque 740 personnes ont quitté l'Allemagne pour rejoindre des groupes jihadistes comme l'Etat islamique (EI) ou le front Al-Nosra en Syrie ou en Irak. Un tiers sont rentrés et environ 120 d'entre eux auraient été tués.

Source : AFP/Andreas Gebert / LeParisien.fr

Ndlr : Selon la police allemande, le caractère "islamiste" de cette agression n'est pas encore prouvée. L'agresseur serait notamment suivit pour des troubles psychiatriques...


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vendredi 25 mars 2016

Syrie - Irak : Palmyre et Mossoul, bientôt libérées ?

Les troupes syriennes seraient dans Palmyre tandis que la reconquête de Mossoul a été lancée en Irak

" Daesh recule », a affirmé, ce 24 mars 2016, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense. Au cours de ces dernières semaines, l’organisation jihadiste a en effet perdu du terrain que ce soit en Irak et en Syrie.

Avec l’appui aérien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, les forces irakiennes et kurdes ont ainsi repris le contrôle de Sinjar et de Ramadi tandis que l’État islamique (Daesh ou EI) a été chassé de son bastion syrien de Chadadi, où son chef militaire, Omar al-Chichani, a été mortellement touché par une frappe américaine.

Mais ce n’est qu’un début. Maintenant que, comme s’en est félicité M. Le Drian, les forces russes ciblent « systématiquement » Daesh, les forces gouvernementales syriennes ont lancé, le 7 mars 2016, une offensive visant à reprendre la ville antique de Palmyre, tombée aux mains des jihadistes en mai 2015.

D’après les dernières informations disponibles (à prendre toutefois avec précaution), l’armée syrienne serait entrée dans la ville. Du moins, c’est ce qu’affirment, d’après l’AFP, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) qui, bien que basée à Londres, dispose d’un large réseau d’informateurs dans le pays, ainsi qu’une source militaire syrienne.

Cette dernière a ainsi assuré que l’armée était « entrée » dans Palmyre par le « côté nord-ouest », après avoir pris « le contrôle d’une partie de la Vallée des tombeaux ». Et d’ajouter : « Les violents combats se poursuivent (contre l’EI) dans la zone ».

En Irak, les choses se précisent pour la reprise de Mossoul, ville tenue par Daesh depuis juin 2014 et dont la reconquête d’ici la fin de cette année a été promise par Haider al-Abadi, le Premier ministre irakien.

« Dans le cadre des opérations de libération de Ninive et des secteurs affiliés, les forces armées et les Unités de mobilisation populaire (coalition de milices chiites) ont débuté la première phase des opérations de conquête », a en effet annoncé, ce 24 mars, l’état-major irakien.

De leur côté, les forces kurdes irakiennes (Peshmergas) ont aussi entamé un mouvement vers al-Qayyara, localité située au sud de Mossoul, à partir de Makhmour. Selon un de leurs chefs, Araz Mirkham, leur avancée a déjà permis de libérer au moins 4 villages jusqu’alors occupés par Daesh.

Cela étant, la partie s’annonce difficile, les jihadistes ayant eu tout le temps voulu pour consolider leurs défenses à Mossoul. Des analystes craignent qu’ils aient adopté un système défensif inspiré par celui que les rebelles tchétchènes mirent en place à Grozny, en 2000, contre les forces russes.  

Source : Zone Militaire

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vendredi 4 mars 2016

Terrorisme : La police espagnole saisit 20.000 uniformes militaires destinés à Daech

Les polices de Valence et Alicante ont annoncé jeudi 3 mars avoir saisi 20.000 uniformes militaires destinés à habiller des djihadistes en Syrie et en Irak. Un chiffre qui laisse présager de l'ampleur des groupes terroristes, dont Daech.

"Une quantité suffisante pour équiper toute une armée". C'est ce que la police espagnole a annoncé après avoir saisi, jeudi 3 mars, 20.000 uniformes militaires destinés à des groupes djihadistes en Irak et en Syrie. Parmi eux, l'organisation Etat islamique.

Les uniformes ont été découverts dans trois conteneurs saisis dans les ports de Valence et Alicante en février lors du démantèlement par la police d'un réseau qui envoyait des armes et du matériel militaire aux organisations djihadistes sous couvert d'aide humanitaire, a indiqué la police dans un communiqué.

"Vêtements d'occasion"

Sept personnes avaient alors été arrêtées dans le cadre d'une enquête ouverte en 2014 sur "les structures étrangères" fournissant un soutien logistique à Daech et au Front Al-Nosra, branche d'Al-Qaida en Syrie. "Les conteneurs transportant les uniformes étaient déclarés comme 'vêtements d'occasion' afin de ne pas éveiller les soupçons et pouvoir passer les différents contrôles douaniers sans difficulté", a ajouté la police.

"Avec les quelque 20.000 uniformes militaires et accessoires, il aurait été possible d'équiper toute une armée prête à combattre sur n'importe quel champ de bataille", selon le communiqué. L'une des entreprises gérées par les suspects arrêtés en février se consacrait à l'importation de vêtements usagés.

Sous couvert d'aide humanitaire

L'un des suspects arrêtés organisait l'envoi en Syrie et en Irak "de matériel militaire, d'argent, d'équipements électroniques et de transmission, d'armes à feu et de précurseurs utilisés pour la fabrication d'explosifs" par l'intermédiaire d'une société, avait expliqué la police à l'époque.

Le matériel était expédié dans des conteneurs fermés sous couvert d'aide humanitaire et les envois étaient financés par la "hawala", un système islamique informel de transfert de fonds, beaucoup plus discret que les transferts bancaires classiques. Le chef du réseau avait en outre des relations "constantes" avec un membre de Daech, qui lui avait demandé à plusieurs reprises de recruter des femmes en vue de les marier à des djihadistes en Syrie.

Source : Metronews.fr


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jeudi 28 janvier 2016

Irak : Cession d'une dizaine de MIRAGE 2000-9 à l'Irak par les Emirats. Négociations en cours...

Avant de signer un contrat portant sur l’achat de 60 avions Rafale, les Émirats arabes unis souhaitent d’abord se séparer des Mirage 2000-9 acquis auprès de la France à la fin des années 1990. Depuis que les négociations – souvent mouvementées -  ont commencé entre Abou Dhabi et Paris, une piste revient régulièrement sur le tapis : celle de l’Irak.

Cette option a été avancée pour la première fois en 2011. Il était alors question d’une reprise, par la France, de 60 Mirage 2000-9 émiratis pour environ 1,5 milliards d’euros. À charge ensuite pour la partie française de trouver un repreneur. À l’époque, l’Irak faisait figure de candidat potentiel, pour une vingtaine d’appareils.

Les choses en restèrent là jusqu’en décembre 2014, avec la proposition faite par les Émirats arabes unis au gouvernement irakien concernant la livraison d’une dizaine de Mirage 2000-9, au titre de leur contribution à la sécurité de l’Irak, en particulier celle des zones situées près d’Erbil (Kurdistan) où ils disposent d’importants intérêts stratégiques, à savoir des investissements dans le pétrole et le gaz.

Seulement, aucun Mirage 2000-9 n’a depuis été livré aux forces aériennes irakiennes, alors que les premiers exemplaires aurait dû l’être, selon une source émiratie, en mars 2015. D’après Defense News, la France aurait bloqué cette affaire.

Mais la récente visite de Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, à Abu Dhabi, va peut-être permettre de lever quelques freins. « Je suis toujours prudent, mais les choses se présentent positivement », a-t-il ainsi commenté à propos des négociations portant sur la commande éventuelle de 60 Rafale.

En tout cas, la cession à l’Irak de quelques Mirage 2000-9 émiratis semble se préciser et des discussions entre Bagdad et Abou Dhabi sont toujours en cours.

D’après une source « proche du dossier » citée par Defense News, les Émirats auraient souhaité que les appareils soient basés au Kurdistan. Et, comme l’on pouvait s’y attendre, Bagdad a refusé une telle option. « Le gouvernement irakien nous a assuré que les territoires kurdes seront protégés et nous attendons maintenant la décision française », a-t-elle assuré.

Directeur de l’Iraqi Group for Strategic Studies, Wathaq al-Hashimi, a précisé que les autorités irakiennes ont l’intention de déployer les Mirage 2000-9 sur la base aérienne de Balad, à une soixantaine de kilomètres au nord de Bagdad.

Cependant, il reste plusieurs questions en suspens (et elles expliquent sans doute les réticences françaises). En premier lieu, il y aura celle de la formation des pilotes irakiens sur Mirage 2000-9. Ensuite, il faudra voir comment pourra être assuré le maintien en condition opérationnelle (MCO) ainsi que son financement. Enfin, il faudra également armer ces appareils.  

Source : Zone Militaire

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lundi 7 décembre 2015

Syrie : La coalition intensifie ses frappes contre Daech. Premières frappes de la Grande-Bretagne

Syrie : Premières frappes aériennes de la RAF - L'Allemagne rejoint la coalition contre Daech...

Au moins 32 combattants du groupe Etat islamique (EI) ont été tués dimanche à Raqa, fief des jihadistes dans le nord de la Syrie frappé de plus en plus fréquemment par la coalition internationale conduite par les Etats-Unis.

Cette intervention des pays occidentaux a été de nouveau critiquée par le président syrien Bachar al-Assad qui, dans un entretien au journal britannique Sunday Times, a qualifié ces frappes de "préjudiciables" et "illégales".

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a indiqué que "des avions militaires, probablement de la coalition internationale" avaient effectué quinze frappes "visant des positions de l'EI au nord, à l'est et au sud-est de la ville de Raqa".

Elles ont tué au moins 32 jihadistes et blessé plus de 40 autres, a précisé à l'AFP son directeur, Rami Abdel Rahmane. Mais le nombre de victimes pourrait probablement s'accroître car ce bilan provient d'un seul hôpital, selon lui.

Raqa, ville de taille moyenne sur les rives de l'Euphrate, est devenue la capitale de facto de l'EI en Syrie. Elle est de ce fait l'un des objectifs majeurs des opérations de la coalition et, dans une moindre mesure, du régime et des Russes, qui ont lancé une campagne aérienne le 30 septembre. Les Russes sont toutefois accusés de viser également les rebelles dits modérés.

Dimanche, l'OSDH a indiqué que 13 civils dont deux enfants ont été tués apparemment par des frappes russes sur la ville de Zamalka, à l'est de Damas.

La coalition bombarde l'EI depuis septembre 2014 mais ses frappes se sont intensifiées après les attentats de Paris revendiqués par l'EI et qui ont coûté la vie à 130 personnes. #‎ParisNovember13

La France a riposté par des frappes depuis son porte-avions Charles de Gaulle positionné en Méditerranée orientale, le président François Hollande ayant promis de faire "le plus de dégâts possibles à cette armée terroriste". 

La Grande-Bretagne l'a rejointe jeudi, tandis que l'Allemagne a approuvé vendredi un plan pour rejoindre la coalition en effectuant des missions de reconnaissance.

Dans l'entretien au Sunday Times, le président Assad a fortement critiqué ces interventions, notamment celle de la Grande-Bretagne.

"Vous ne pouvez pas les (le groupe EI) battre avec seulement des frappes aériennes. Vous ne pouvez pas les battre sans coopérer avec des troupes au sol. Vous ne pouvez pas les battre si vous n'avez pas l'approbation du peuple et du gouvernement", a-t-il martelé.

Il a également ironisé sur les "70.000 combattants syriens modérés" évoqués par le Premier ministre britannique David Cameron sur lesquels la coalition pourrait s'appuyer au sol: "il n'y en a pas 70.000. Il n'y en a pas 7.000".

Interrogé sur une possible intervention au sol de soldats russes, M. Assad a répondu que le sujet "n'avait pas encore été discuté". "Je ne pense pas que nous en ayons besoin maintenant parce que les choses évoluent dans le bon sens", a-t-il ajouté.

Le président syrien a vu sa position consolidée, du moins dans un proche avenir, par le changement de ton des pays occidentaux, dont la France, qui ne font plus de son départ un préalable à des négociations pour une transition politique.

En revanche, la plupart des groupes d'opposants syriens restent intransigeants sur la nécessité de son départ. Ils discuteront de nouveau de cette question au cours d'une réunion prévue mercredi à Ryad.

Les opposants considèrent qu'Assad est le premier responsable du conflit qui a fait plus de 250.000 morts depuis mars 2011.

L'OSDH a par ailleurs annoncé dimanche que l'EI avait exécuté un militant des médias dans la ville de Deir Ezzor en l'attachant à deux véhicules qui ont démarré dans des directions opposées.

Le groupe jihadiste l'accusait de "collaborer avec la coalition croisée", après avoir découvert des équipements d'enregistrement lors d'un raid à son domicile, a affirmé l'ONG.

Les militants locaux sont une source privilégiée pour recueillir des informations sur le quotidien sous le contrôle des jihadistes, les journalistes n'étant pas en mesure d'accéder à leur territoire.

Sources : Challenges.fr / AFP

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mercredi 25 novembre 2015

Syrie : Les avions français Rafale et Mirage 2000D pilonnent Daesh

Mirage 2000D/N et Rafale de la Marine frappent l’EI en Syrie

Pour la première fois, le 23 novembre 2015, des Rafale du porte-avions Charles-de-Gaulle ont effectué un raid aérien contre les positions de l’État islamique (EI ou Daesh) en Syrie.

Ainsi, indique l’État-major des armées (EMA), 4 Rafale ont été catapultés du navire amiral de la Marine nationale pour rejoindre, au-dessus de la Syrie, 2 Mirage 2000D/N de l’armée de l’Air ayant décollé de la base aérienne projetée (BAP), située en Jordanie.

Les 6 avions français ont ensuite mis le cap vers Raqqa, le fief de l’EI en Syrie pour mener, vers 19H30 heure française (18H30 GMT), un raid «contre un site préalablement identifié».

Plusieurs infrastructures ont été détruites, dont un centre de commandement, une zone de stockage de véhicules et des ateliers de maintenance.

« Attaquer ce site permet de perturber les capacités de mouvement et de commandement de Daesh », fait valoir l’EMA dans son communiqué.

Plus tôt dans la journée, quatre autres Rafale ont accompli une mission de reconnaissance armée dans le nord de l’Irak et ont détruit une batterie d’artillerie utilisée par les jihadistes dans la région de Mossoul et un « groupe de terroristes » à Ramadi. 

Source : Zone Militaire

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Syrie : Double revers de Daesh contre les forces démocratiques syriennes et les combattants kurdes

Début novembre 2015, les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui réunissent les milices kurdes syriennes (YPG) et différents groupes armés arabes et chrétiens syriaques, ont lancé une offensive contre les jihadistes de l’État islamique (EI ou Daesh) dans la province d’Hassaké. Et cela, avec le soutien aérien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis.

Deux semaines plus tard, et après avoir repris le contrôle de plusieurs localités dans la région, les FDS ont fini par chasser les jihadistes du village d’al-Hol, conquis par l’EI en 2014. Or, ce dernier est situé sur une importante route d’approvisionnement entre la Syrie et l’Irak utilisée par l’organisation terroriste.

« Nous avons coupé la route d’approvisionnement de Daesh. C’est la plus importante victoire stratégique réalisée en coordination complète avec la coalition internationale qui a mené des frappes intensives », a expliqué, le 13 novembre 2015, le colonel Talal Ali Sello, porte-parole des FDS.

Dans le nord de l’Irak, l’EI a aussi subi un revers face aux Peshermergas (combattants kurdes irakiens), lesquels ont lancé une grande offensive, avec 7.500 hommes et, là encore, avec l’appui aérien de la coalition, pour reprendre la ville de Sinjar. Comme en Syrie, l’objectif de cette opération est de couper les lignes d’approvisionnement des jihadistes entre Mossoul, qui est entre leurs mains depuis juin 2014, et leurs fiefs syriens de Raqqa et de Deir Ez Zor.

Quelques heures après le début de cette opération, les Peshmergas ont réussi reprendre Sinjar, au terme de trois heures de combat contre une cinquantaine de jihadistes retranchés dans un bâtiment, ce qui laisse à penser que Daesh n’a pas véritablement cherché à conserver le contrôle de cette localité, comme cela avait été le cas à Tikrit, en mars dernier.

Source : Zone Militaire

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mardi 24 novembre 2015

Chammal : Nouvelles frappes aériennes de la France contre Daech en Syrie et en Irak

L'aviation française frappe l'Etat islamique EI en Irak et en Syrie

La France a mené ses premières frappes contre le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie du Charles-de-Gaulle. Le porte-avions est parti de Toulon mercredi dernier, cinq jours après les attaques de Paris. Lundi, les avions de chasse français ont visé des points clés de l’organisation terroriste en Irak et en Syrie.

En Irak, deux objectifs ont été détruits selon l‘armée française. L’un à Ramadi. Cette ville, sous contrôle du groupe Etat islamique, est située à une centaine de kilomètres de Bagdad.

L’autre, à Mossoul. C’est la deuxième ville d’Irak, quartier général de l’organisation terroriste Daesh dans le pays. Selon l’état-major de l’armée française, les tirs auraient notamment détruit une position d’artillerie qui tirait sur les troupes irakiennes en combat sur le terrain.

Lundi, quatre avions Rafale basés sur le CDG, Charles-de-Gaulle, ont également participé à des frappes contre Raqqah, considérée comme la capitale de l’organisation Etat islamique en Syrie. Ce raid aurait touché plusieurs infrastructures, dont un centre de commandement du groupe jihadiste.

Trois fois plus d'avions de chasse français

Les 26 appareils du porte-avions Charles-de-Gaulle triplent la présence française dans le ciel syrien et irakien. Ils s’ajoutent aux douze avions déjà présents, stationnés aux Emirats arabes unis et en Jordanie.

La France travaille entre autres en communication avec la Russie, dont les actions militaires ont obligé lundi la fermeture pour 48 heures des aéroports du Kurdistan irakien. La Russie a annoncé le lancement de missiles depuis la mer Caspienne, au nord-est de l’Irak, en direction de la Syrie, au nord-ouest.

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Chammal : nouvelles frappes contre Daech à Raqqah en Syrie

Le lundi 23 novembre 2015 à 19h30 (heure française), l’armée française a conduit de nouvelles frappes contre Daech en Syrie.

Mené par six avions de chasse, le raid a détruit un site actif occupé par des combattants terroristes à Raqqah.

A partir de la Base aérienne projetée (BAP) en Jordanie, deux Mirage 2000 de l’armée de l’air ont été engagés dans la mission. Simultanément depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle, les quatre Rafale de la marine nationale les ont rejoints au-dessus de la Syrie pour mener un raid contre un site préalablement identifié situé à Raqqah.

Les équipages ont frappé plusieurs infrastructures dont un centre de commandement, une zone de stockage de véhicules et des ateliers de maintenance. Les cibles visées ont été détruites.

Sources : RFI.FR / Dicod-Presse

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