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dimanche 26 mai 2019

Irak : Trois jihadistes Français condamnés à mort pour appartenance à Daesh

Trois Français ont été condamnés à mort pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a annoncé à l'AFP un magistrat de la cour de Bagdad qui les a jugés, dimanche 26 mai. C'est un verdict inédit pour des ressortissants français dans ce pays. Il s'agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-EI avant d'être transférés avec neuf autres Français en Irak en février. Selon la loi irakienne, qui prévoit la peine de mort pour quiconque a rejoint une organisation "terroriste", qu'il ait combattu ou non, les trois hommes ont trente jours pour faire appel.

Jusqu'ici, trois Français ont déjà été reconnus coupables d'avoir rejoint le groupe terroriste en Irak : Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans. Tous trois ont été condamnés à la prison à perpétuité, équivalente à vingt ans de détention en Irak, alors que la France refuse la peine de mort. Ces nouveaux verdicts pourraient relancer le débat sur l'épineuse question du retour des jihadistes, qui suscitent un vif rejet dans l'opinion publique en Europe.

Un avocat dénonce "une justice expéditive"

Léonard Lopez, Parisien de 32 ans converti à l'islam, a répondu aux questions du juge en arabe lors de l'audience de dimanche, après quatre mois d'interrogatoires, sur la base desquels la cour a rendu son jugement. Il a fait partie, au début des années 2000, des plus actifs sur le site jihadiste francophone de référence d'alors, Ansar Al-Haqq. En juillet 2015, sous contrôle judiciaire pour son activité sur ce site, il est parti avec sa femme et leurs deux enfants. D'abord à Mossoul, puis en Syrie, selon les enquêteurs français.

Contacté par l'AFP à Paris, son avocat, Nabil Boudi, a dénoncé une "justice expéditive". "On condamne à la peine capitale un ressortissant français, sur la base uniquement d'une série d'interrogatoires passés dans des geôles de prison à Bagdad", a-t-il affirmé. "Le ministère des Affaires étrangères nous avait pourtant garanti que les Français auraient tous droit à un procès équitable, même en Irak", a-t-il encore dit à l'AFP alors que les défenseurs des droits humains dénoncent "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables".

La toile jihadiste, de Raqqa à Mossoul

Entré illégalement en Syrie via la Turquie, selon ses dires, Kévin Gonot a d'abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au "calife" autoproclamé du groupe terroriste, Abou Bakr al-Baghdadi. Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane a affirmé avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané, en Syrie, en 2015. Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, le fief du groupe jihadiste en Irak de 2014 à 2017, pour y être hospitalisé et non pour y combattre. En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT).

Quant à Salim Machou, 41 ans, il a appartenu à la brigade Tariq ibn Ziyad, une unité du groupe Etat islamique menée par un ancien légionnaire français, Abdelilah Himich, selon le CAT. Cette "cellule de combattants européens, vivier d'auteurs d'attaques", a compté jusqu'à "trois cents membres", selon les autorités américaines. Salim Machou a hébergé à Raqqa Jonathan Geffroy, selon le CAT, un Français capturé en Syrie et remis à la justice française qui a fait de nombreuses révélations, notamment sur les frères Clain.

Neuf Français doivent encore être jugés en Irak

Neuf autres Français doivent encore être jugés en Irak. Il s'agit de Fodil Tahar Aouidat, Mustapha Merzoughi, Yassine Sakkam, Karam El Harchaoui, Vianney Ouraghi, Brahim Nejara, Bilel Kabaoui, Mohammed Berriri et Mourad Delhomme. Récemment, Bagdad, qui a déjà condamné plus de cinq cents étrangers – hommes et femmes – pour appartenance au groupe Etat islamique, s'est proposé de juger également le millier d'étrangers actuellement aux mains des Kurdes en Syrie. L'Irak demande pour cela à leur Etats d'origine une somme de deux millions de dollars par personne.

Lors de sa visite en France au mois de février, le président irakien, Barham Saleh, avait déclaré que treize Français, remis par les forces arabo-kurdes de Syrie et soupçonnés d'être des combattants du groupe terroriste, seraient "jugés selon la loi irakienne". On ne sait pas si les trois noms concernés faisaient partie de ce contingent. Emmanuel Macron, quant à lui, avait déclaré qu'il revenait aux autorités irakiennes "de décider souverainement si [les jihadistes devaient] faire l'objet de procédures judiciaires sur place".

Le président français avait également ajouté que Paris s'assurerait "que les droits de la défense [soient] bien assurés" et demanderait que les éventuelles peines de mort soient commuées "en une peine à la perpétuité", que la France reconnaît.

Source : FranceTVinfo.fr /AFP

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jeudi 16 mai 2019

Irak : Mission accomplie, le détachement d’artillerie français de la TF Wagram est officiellement dissous

Depuis septembre 2016, et de Mossoul à Baghouz, les artilleurs français de la Task Force [TF] Wagram ont pris une part active aux opérations militaires qui ont abouti à la fin du « califat » autoproclamé par le chef de l’État islamique [EI ou Daesh], Abou Bakr al-Baghdadi, lequel a fait une apparition via une vidéo diffusée le 29 avril.

« Vos déploiements successifs, c’est la liste des défaites de Daesh, à portée de canon « , avait d’ailleurs résumé Florence Parly, la ministre des Armées, en s’adressant aux militaires de la TF Wagram, lors d’un déplacement en Irak.

Une semaine après l’annonce du succès obtenu par les Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde] à Baghouz, l’État-major des armées avait indiqué que la mission de la TF Wagram et de ses trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie] était désormais terminée. Et que son désengagement d’Irak serait rendu public quand il aura pris fin.

Les effectifs de la TF Wagram étaient répartis en quatre endroits différents, à savoir sur une base d’appui feux située à la frontière irakienne, c’est à dire au plus près des combats livrés par les FDS sur la rive orientale de l’Euphrate, une base tactique avancée qui, implantée à al-Qaim, s’occupait de l’approvisionnement en munitions et en vivres de la première, à al-Assad Air Base [3AB] où l’échelon de soutien national avait pris ses quartiers et, enfin, à Bagdad, qui accueillait le groupe de commandement.

Le désengagement de la TF Wagram aura été un « défi » dans la mesure où il s’agit d’une « opération complexe et délicate » comptant un « volet tactique et un volet technique », souligne l’EMA.

« Au cours du premier volet, purement tactique, nous avons mené une manœuvre rétrograde afin de désengager tout le matériel et les hommes des différents points d’appui avancés de la Task force », explique le commandant de la TF Wagram.

Le lendemain de la descente des couleurs à la base d’appui feux, le 30 mars, un premier mouvement vers la base d’al-Qaïm a été amorcé, avec « cinq convois intégrés aux mouvements américains et escortés par les forces de protection irakiennes ». Puis les CAESAr ont rejoint la base d’al-Assad au terme de sept heures de route.

Ensuite, la phase « technique » a commencé, avec le regroupement de l’ensemble de l’effectif vers 3AB. « Toutes les énergies ont été mobilisées pour ’empoter’ et ‘coliser’ un nombre important de matériel », précise l’EMA. Ce qui aura pris un mois et nécessité « sept convois successifs pour faire le bond » vers 3AB et « acheminer 35 véhicules et une centaine de containers. »

Et, le 29 avril, même si le « désengagement » n’est pas encore terminé,  une cérémonie a été organisée à al-Asad pour marquer la dissolution de la TF Wagram… et donc le plus important engagement des canons CAESAr français en opération extérieure, avec plus de 2.500 missions de tirs, ce qui représente environ 18.000 obus tirés.

« Les 130 hommes et femmes de la Task Force ici présents, auxquels doivent être associés tous les mandats précédents, peuvent être particulièrement fiers. Ce magnifique bilan collectif est autant celui des artilleurs que des logisticiens qui auront permis, pour leur part, l’acheminement des obus vers les positions de tirs et le ravitaillement de la Task Force déployée au plus près des combats », a fait valoir le général [air] Jean-Marc Vigilant, le commandant de la force Chammal.

Au cours des huit mandats de la TF Wagram, qui a compté jusqu’à 4 CAESAr jusqu’en juin 2018, 1.100 artilleurs ont été déployés en Irak.

« La TF Wagram a ainsi démontré au cours des huit mandats la souplesse d’emploi singulière et la précision des canons CAESAr, par l’utilisation de tirs de neutralisation, de harcèlement, d’éclairement ou encore la création de rideaux fumigènes », relève l’EMA. Et d’ajouter : « L’utilisation de l’ensemble des possibilités offertes par les canons français a démontré une capacité opérationnelle de haut niveau et s’est inscrite dans l’engagement complet de la Coalition à lutter contre l’emprise territoriale de Daesh. »

Source : Zone Militaire

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vendredi 23 novembre 2018

Cour martiale ? Un commando des Navy SEALs accusé d’avoir tué un combattant de Daesh blessé...

En 2010, un officier canadien avait été radié de l’armée pour avoir « achevé » un combattant taleb dont les blessures qui venaient de lui être infligées lors d’un accrochage sérieux ne lui laissaient pourtant aucune chance de survie. Seulement, il avait été considéré qu’il n’avait pas respecté les conventions de Genève qui « qui demandent à ce que l’on prenne soin des ennemis blessés de la même façon que si c’était l’un de nos propres soldats. »

C’est aussi pour cette raison que le Special Operations Chief Edward Gallagher, chef de groupe au sein de la Navy SEAL Team 7, risque la cour martiale. Au cours de ces 19 années passées sous l’uniforme de la marine américaine, ce sous-officier a été décoré à plusieurs reprises pour son attitude au combat, que ce soit en Afghanistan ou en Irak. Et il était même question de lui remettre la Silver Star, pour « bravoure en opération contre l’ennemi. »

Mais, actuellement, il doit faire face aux accusations de « meurtre avec préméditation » et de tentative subornation de témoins. Et il lui est également reproché d’avoir ouvert le feu « sans discernement sur des civils », lors de son huitième déploiement à l’étranger, en Irak, et d’avoir consommé du chlorhydrate de tramadol (un opioïde) ainsi que du Sustanon-250 . Ce qui a valu d’être mis en prison le 11 septembre dernier.

Les faits auxquels Edward Gallagher doit répondre se sont produits le 3 mai 2017. Ce jour-là, les forces irakiennes ont remis à la Navy Seal Team 7 un combattant de Daesh, âgé de 12 à 17 ans et blessé lors d’une frappe aérienne, près de Mossoul. Les commandos américains lui ont donné les premiers soins, en pratiquant notamment une trachéotomie pour lui permettre de respirer.

C’est alors que le chef Gallagher se serait approché du jihadiste avec un couteau à la main pour le poignarder au cou, sans dire un mot. Puis il a ensuite pris la pose pour des photos où on le voit tenir la tête du combattant de Daesh par les cheveux d’une main et son son couteau de l’autre.

Peu après, le chef Gallagher a envoyé les photos à d’autres membres des SEALs, avec le message : « Je l’ai eu avec mon couteau de chasse. » Les clichés ont d’ailleurs été retrouvés dans la mémoire de son téléphone portable, de même que des SMS demandant à ses contacts de l’aider à garder cette affaire secrète. Au moins deux autres commandos américains seraient visibles sur les images.

Un mois plus tard, le chef Gallagher aurait blessé par balle un vieux civil irakien qui marchait le long d’une route. Et il aurait récidivé au même endroit, en juillet 2017, en tuant, cette fois, une jeune fille.

« Les enquêteurs ont déclaré que certains membres du peloton étaient si désemparés par les actions de leur chef qu’ils ont altéré son fusil de précision pour le rendre moins précis et tiré des coups de semonce pour effrayer les civils avant qu’il n’ait eu l’occasion de leur tirer dessus », rapporte le New York Times, selon qui Edward Gallagher risque la prison à vie pour les faits qui lui sont reprochés.

« Ils [les hommes de Gallagher] ont dit qu’ils avaient passé plus de temps à protéger les civils qu’à lutter contre l’État islamique », a déclaré l’agent spécial Joe Warpinski du Service des enquêtes criminelles de l’US Navy, lors d’une audience préliminaire de deux jours à la base navale de San Diego.

Lors de cette dernière, l’avocat d’Edward Gallagher, Phillip Stackhouse, a déclaré que les accusations étaient sans fondement et qu’elles étaient le fait de quelques SEALs mécontents du style de commandement de leur chef. Quant au combattant de Daesh, il a fait valoir qu’il était «probablement décédé des suites des blessures graves qu’il avait subies lors de la frappe aérienne ».

Quoi qu’il en soit, le procureur de la marine, le Cmdr. Chris Czaplak, n’a pas été convaincu par ces explications. « Le public croit-il toujours que nous sommes les bons, parce que le chef Gallagher a décidé d’agir comme le monstre que les terroristes nous accusent d’être? », a-t-il demandé, avant d’estimer que, par sa conduite, le sous-officier n’avait pu que servir la propagande de Daesh.

Le chef Gallagher saura s’il sera renvoyé ou non devant une cour martiale le 30 novembre prochain.

Source : Zone Militaire

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samedi 19 mai 2018

Guerre contre Daesch : L'aviation française a effectué plus de 8000 sorties aériennes contre l'Etat islamique

Le porte-parole de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, le colonel Ryan Dillon, a fait état d’une hausse du nombre de frappes aériennes contre des positions occupées par l’État islamique (EI ou Daesh) en Syrie au cours quinze derniers jours. Ainsi, lors de la dernière semaine, 14 raids ont été effectués, a priori par des avions américains étant donné que les aviateurs français de l’opération Chammal n’ont délivré aucune munition entre le 18 et le 24 avril.

Cependant, les appareils de l’armée de l’Air (et l’Atlantique 2 de la Marine nationale) ont assuré 21 sorties aériennes « en appui des forces locales engagées au sol » au cours de la période considérée. Et c’est ainsi que le seuil des 8.000 sorties a été franchi le 23 avril dernier, à l’occasion d’une mission conduite en appui des Forces démocratiques syriennes (FDS) par une patrouille de Rafale ayant décollé la base aérienne projetée H5 en Jordanie.

« Ce chiffre rappelle l’ampleur et l’intensité de l’engagement français dans la lutte contre Daesh depuis septembre 2014, un engagement notamment marqué par la création d’une base aérienne projetée en Jordanie dès les premiers mois de l’opération […] ainsi que par 3 engagements du groupe aéronaval », a souligné le ministère des Armées.

L’aviation française (armée de l’Air et aéronautique navale) réalise quatre types de missions, qui vont du « renseignement dans la profondeur », pour « cartographier » l’adversaire et élaborer des dossiers d’objectifs, aux frappes planifiées et d’opportunité, en passant par le ravitaillement en vol, la coordination et le contrôle (C2) ou encore le transport (8.500 tonnes de fret acheminées depuis la France et entre les différents « spots » Chammal).

Et cela, dans un environnement particulièrement compliqué, notamment dans ciel syrien. «L’imbrication des forces au sol est de plus en plus marquée, au fur et à mesure que l’étau se resserre sur Daesh en Syrie. Il en est de même dans les airs. Les avions de la coalition évoluent désormais quotidiennement dans un mouchoir de poche à proximité des Sukhoï russes et des Mig syriens, tout cela au coeur des systèmes de défense sol-air des forces armées russes et syriennes », avait expliqué, en octobre dernier, le général André Lanata, le chef d’état-major de l’armée de l’Air.

Encore récemment, l’État-major des armées (EMA) donnait le détail précis du nombre d’avions engagés dans l’opération Chammal. Ce n’est désormais plus le cas puisqu’il parle maintenant d’une « dizaine d’appareils, essentiellement des Rafale. »

Or, à la fin de l’année 2017, il était question de réduire le format de la force Chammal, le président Macron ayant assuré que la guerre contre l’EI serait terminée d’ici la fin février 2018. Mais comme rien ne se passe jamais comme prévu, les opérations continuent dans la mesure où l’organisation jihadiste a maintenu ses positions à la frontière irako-syrienne, profitant de l’offensive turque à Afrin, laquelle a détourné les Forces démocratiques syriennes (FDS).

« La France restera engagée aussi longtemps que nécessaire auprès de la coalition internationale, des autorités irakiennes et des Forces démocratiques syriennes (FDS, alliance arabo-kurde) », a affirmé, le 26 avril, le président Macron, à la fin d’une conférence internationale contre le financement du terrorisme. « Cette bataille militaire contre Daesh se poursuivra jusqu’à son terme et sous toutes les formes nécessaires pour empêcher de reconstituer quelque marge de manoeuvre que ce soit », a-t-il insisté.

« Ne nous trompons pas, Daesh fera tout ce qui est en son pouvoir pour miner les efforts de l’Irak dans son travail de reconstruction d’un Etat viable et d’une société apaisée, et ces groupements terroristes feront tout dans la durée pour que la Syrie ne soit pas un Etat stable », a encore averti M. Macron.

Source : Zone Militaire - Photo : EMA/ Ministère des Armées

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dimanche 13 mai 2018

Paris : Attentat terroriste au couteau revendiqué par Daesch l'Etat islamique !

Attentat au couteau à Paris : un mort, des blessés graves !

Une personne tuée à Paris dans une agression au couteau, le parquet antiterroriste saisi

L’homme qui a tué un passant et blessé quatre personnes samedi soir dans le centre de Paris avant d’être abattu par les forces de l’ordre était né en 1997 en Tchétchénie.

L’attaque au couteau à Paris revendiquée par le groupe Etat islamique, et qui a coûté la vie, samedi 12 mai, à un passant, a été perpétrée par un Français né en 1997 en Tchétchénie, dont les parents ont été placés dimanche en garde à vue.

Comment s’est déroulée l’attaque ?

Peu avant 21 heures samedi soir, un homme a commencé à attaquer des passants avec un couteau. L’attaque s’est déroulée rue Monsigny, dans le 2e arrondissement de Paris, près de l’Opéra Garnier. Il s’agit d’un quartier touristique de bars, restaurants et théâtres très fréquenté le samedi soir.

Quelques minutes plus tard, une patrouille de policiers a intercepté l’assaillant. Un policier a fait usage d’un pistolet à impulsions électriques pour le maîtriser. Puis un deuxième fonctionnaire de police lui a tiré dessus à deux reprises, le blessant mortellement.

Qui sont les victimes ?

Un passant, âgé de 29 ans, a été tué. Un homme de 34 ans a été transporté en « urgence absolue » à l’hôpital parisien Georges Pompidou et une femme de 54 ans a aussi été grièvement blessée. Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans l’ont été plus légèrement.

« La personne la plus grièvement blessée (…) va mieux », elle « a été opérée et donc aujourd’hui elle est sauvée », a déclaré dans la nuit le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qui s’est rendu à l’hôpital Georges Pompidou. « Deux de ses amis sont dans un autre hôpital, ils sont totalement hors de danger. Une quatrième personne qui avait été blessée est aussi hors de danger », a-t-il ajouté.

Qui est l’assaillant ?

Le jeune homme « est un Français né en Tchétchénie en 1997. Son père et sa mère ont été placés en garde à vue dimanche matin », a déclaré à l’Agence France-Presse une source judiciaire. « Il n’avait pas d’antécédent judiciaire », a-t-elle ajouté.

« A ce stade et sur la foi d’une part de témoignages faisant état du fait que l’agresseur a crié Allah Akbar” en attaquant les passants au couteau », et « compte tenu du mode opératoire, nous avons saisi la section antiterroriste du parquet de Paris », a déclaré le procureur de la République François Molins samedi soir. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, présidera une réunion d’état-major, dimanche 13 mai, à 10 heures.

Quelle revendication ?

L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué l’attentat, rapporte le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes.

« L’auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l’Etat islamique et l’opération a été menée en représailles envers les Etats de la coalition » internationale antidjihadiste en Irak et en Syrie, a déclaré une « source sécuritaire » à Amaq, l’agence de propagande de l’EI.

Le contexte

Cette attaque intervient sept semaines après celles du 23 mars à Carcassonne et à Trèbes (Aude), qui avaient porté à 245 le nombre de victimes tuées dans les attentats sur le sol français depuis 2015. Des attaques ont déjà été menées au couteau, notamment à Marseille en octobre 2017. La France fait partie de la coalition militaire internationale intervenant en Syrie et Irak contre l’EI.

Source : LeMonde.fr

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jeudi 22 mars 2018

IRAK : Décès d'un légionnaire du 2ème REI de Nîmes au service de la France

Caporal Bogusz Pochylski mort au service de la France

Mercredi soir, le Caporal Bogusz Pochylski, du 2ème Régiment Etranger d’Infanterie de Nîmes, est décédé dans le cadre d’une opération d’entraînement au profit des forces de sécurité Irakiennes.

La ministre de la Défense Florence Parly a annoncé mercredi soir à l'Assemblée le décès d'un soldat français à Bagdad dans le cadre de l'opération Chammal.

"Nous avons appris qu'un légionnaire du 2ème régiment étranger d'infanterie a perdu la vie à Bagdad. Il était âgé de 31 ans et célibataire", a annoncé Mme Parly aux députés lors des débats sur la loi de programmation militaire.

L'armée de terre a annoncé en même temps sur twitter le décès du caporal Bogusz Pochylski, "mort dans l'accomplissement de sa mission au service de la France". Les députés ont observé une minute de silence.

Source : FranceTVinfo.fr / © SIRPA TERRE / AFP

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jeudi 21 décembre 2017

Chammal : Les opérations aériennes françaises vont se poursuivre contre Daesh...

Les opérations aériennes françaises devraient continuer au Levant, même après la fin du « califat » de l’EI

Entre les missions ponctuelles de police du ciel menées au profit des États baltes, les opérations Barkhane (Sahel) et Chammal (Levant), les vols de reconnaissance régulièrement effectués en Libye et la protection de l’espace aérien français (sans oublier les missions quotidiennes de service public), l’armée de l’Air est très sollicitée, au point que cela provoque une accumulation de « déséquilibres organiques ». Et le « risque d’un effondrement est réel », selon son chef d’état-major (CEMAA), le général André Lanata.

D’autant plus que désormais, des opérations comme Chammal et Barkhane s’inscrivent dans le temps long. Et se pose donc la question de la «capacité à durer», c’est à dire à tenir la distance. C’est la raison pour laquelle le général Lanata plaide pour maintenir le nombre d’avions de combat en ligne à 215, alors qu’il était jusqu’à présent prévu de n’en compter que 185 en 2021, après le retrait en service des Mirage 2000N et des Mirage 2000C.

Pour redonner du potentiel (le CEMAA parle de « réparer le présent »), il faudrait moins d’engagements. Et au vu de la situation actuelle, on ne tend pas vers cela… Pourtant, il pourrait être envisagé de réduire l’effort en Syrie et en Irak, étant donné que le califat proclamé par l’État islamique (EI ou Daesh), vit certainement ses dernières semaines, surtout après la défaite des jihadistes à Deir ez-Zor (ville reprise par les forces syriennes, aidées par la Russie) et al-Qaim (désormais sous contrôle des troupes irakiennes, appuyées par la coalition dirigée par les États-Unis).

Ainsi, la semaine passée, l’aviation française n’a effectué qu’une seule frappe en Irak, pour 39 sorties, essentiellement dédiées au renseignement et à la reconnaissance.

Mais tel n’est pas l’avis du général Lanata. « Il est difficile à ce stade de prédire avec certitude l’évolution de cette campagne dans les mois à venir. Après Raqqa, les opérations vont se poursuivre pour éliminer Daesh dans la basse vallée de l’Euphrate. La phase de stabilisation qui devrait suivre la chute du califat, sera certainement longue et exigeante en termes de moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) et d’appui aérien, bien que probablement moins cinétique que ce que nous avons vécu jusqu’à maintenant », a-t-il expliqué aux députés de la commission de la Défense.

Et le CEMAA d’ajouter : « C’est du moins l’expérience que nous avons faite sur les théâtres d’opérations précédents en Afghanistan comme au Mali. Il s’agit d’une phase essentielle aux opérations militaires car elle conditionne souvent la reprise du processus politique et diplomatique. Il ne faut donc en sous-estimer ni l’importance, ni la complexité. »

Par ailleurs, le général Lanata est revenu sur l’environnement complexe dans lequel doivent évoluer les aviateurs (mais aussi les marins de la chasse embarquée).

« L’imbrication des forces au sol est de plus en plus marquée, au fur et à mesure que l’étau se resserre sur Daech en Syrie. Il en est de même dans les airs. Les avions de la coalition évoluent désormais quotidiennement dans un mouchoir de poche à proximité des Sukhoï russes et des Mig syriens, tout cela au cœur des systèmes de défense sol-air des forces armées russes et syriennes », a expliqué le CEMAA. Aussi, selon lui, «ceci illustre la complexité de la situation.»

Le général Lanata fait le constat que les forces aériennes ont produit des effets militaires décisifs contre Daesh. Seulement, a-t-il ajouté, il en «résulte mécaniquement que les espaces aériens dans lesquels nous opérons sont de plus en plus contestés : moyens de défense sol-air et chasseurs de dernière génération sont au cœur de l’engagement des forces de part et d’autre.» Et c’est une «réalité avec laquelle nous allons devoir compter sur nos théâtres d’opérations», a-t-il estimé.

Enfin, le CEMAA a aussi fait le constat que « l’enjeu du contrôle du terrain est lié en réalité à celui du contrôle de l’espace aérien face à des rivaux disposant de capacités symétriques aux nôtres ». Et les rivaux dont il est question sont les forces aériennes russes et syriennes pour le cas du Levant. « Dans un conflit de type symétrique, soit vous disposez des instruments de suprématie aérienne et vous avez une chance de l’emporter, soit vous ne les avez pas et vous êtes certain de perdre! Ceci est démontré historiquement », a-t-il fait remarquer aux députés.

Cela oblige donc les personnels de l’armée de l’Air, dont évidemment les équipages, à rester « au meilleur niveau, tant en termes d’équipements que de préparation opérationnelle, pour maîtriser des situations potentiellement conflictuelles et continuer de faire peser notre volonté par la voie des airs, sans tomber dans les pièges que ce type de situation pourrait engendrer du fait de la contraction des espaces de manœuvre », a fait valoir le général Lanata.      

Source : Zone Militaire

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vendredi 24 novembre 2017

Egypte : Attentat terroriste dans une mosquée Soufi du nord Sinaï. Plus de 235 morts !

L’attaque s’est produite dans le village de Bir al-Abed, à 40 km d’Al Arich, capitale de la province du Nord-Sinaï. Les assaillants ont déclenché une explosion avant d’ouvrir le feu sur les fidèles.

L’attaque a eu lieu pendant la prière du vendredi dans la mosquée Al-Rawdah, dans la ville de Bir Al-Abed, à 40 kilomètres d’Al-Arich, la capitale de la province du Nord-Sinaï. Selon des témoins cités par l'Agence France-Presse, les assaillants ont encerclé la mosquée avec des véhicules tout-terrain et ils ont ensuite posé une bombe à l'extérieur du bâtiment. Après qu'elle a explosé, les hommes armés ont fauché les fidèles paniqués qui tentaient de fuir et mis le feu aux véhicules de ces derniers afin de bloquer les routes menant à la mosquée.

Une mosquée fréquentée par des adeptes du soufisme
 
La mosquée Al-Rawdah, qui a été visée par une attaque vendredi faisant au moins 235 morts dans le Nord-Sinaï en Egypte, était notamment fréquentée par des adeptes du soufisme, un courant mystique de l'islam que l'organisation Etat islamique (EI) considère comme hérétique. Voici le décryptage du journaliste du Monde, Madjid Zerrouky, spécialiste de l'EI.
 
"En décembre, l'émir de la Hisba, "police islamique" de l'EI dans le Sinaï, (l'une des plus hautes fonctions dans l'organisation djihadiste) menaçait les soufis dans l'hebdomadaire du groupe, Al-Naba  : "Nous disons à toutes les [confréries], cheikhs et partisans soufis à l'intérieur et à l'extérieur du Sinaï que nous ne permettrons pas la présence d'ordres soufis au Sinaï ou en Egypte". A l'appui de ces menaces, la décapitation de deux personnes pour appartenance au soufisme, dont le cheikh Soleiman Abou Heraz une figure soufie pour avoir « professé la connaissance de l’occulte ».
 
Dans le numéro 5 du mensuel du groupe, Rumiyah : l'émir est interrogé le long de 7 pages qui sont presque intégralement consacrées aux soufis : "Notre objectif principal est de mener une guerre contre les manifestations de l’idolâtrie, y compris le soufisme, la sorcellerie, la prédiction et le culte des tombes." Il citait nommément la confrérie Al-Rawdah - du nom de la mosquée ciblée. "Dans le Sinai, il y a celle d'Al-Rawdah, à laquelle beaucoup d'autres sont affiliées". 

Les soufis sont considérés par les djihadistes comme des hérétiques, des idolâtres et polythéistes à cause de leurs hommages aux saints : leurs tombeaux deviennent des lieux de pèlerinage. Du Mali à l'Afghanistan, en passant par Mossoul, Rakka, ils ont dynamité des dizaines de mausolées soufis."

Source : Le Monde Afrique.fr

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samedi 4 novembre 2017

OPEX : Deux militaires français blessés par un drone armé de l’État islamique

En octobre 2016, on apprenait que deux aviateurs du Commando Parachutiste de l’Air 10 (CPA 10) de la Task Force Hydra avaient été gravement blessés par l’explosion d’un drone piégé par l’État islamique (EI ou Daesh), alors qu’ils se trouvaient à Erbil (Kurdistan irakien). Mais ils n’ont pas été les seuls à avoir été touchés par ce mode d’action.

En effet, lors d’une audition au Sénat, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, a révélé, sans donner de date, que deux militaires du 13e Régiment de Dragons Parachutistes (RDP) ont été « blessés dans une colonne des forces irakiennes par un drone que l’on trouve dans le commerce, sur lequel une caméra et une griffe permettant d’emporter une sous-munition avaient été ajoutées. » Et d’ajouter que cet engin aurait presque réussi à « renverser le rapport de force. »

« La qualité de nos instructeurs a permis à l’armée irakienne de réinvestir Mossoul, et on subit des pertes causées par un drone de 250 euros! », s’est insurgé le CEMAT, qui entend tirer les enseignements de cette affaire.

Source : Zone Militaire

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mercredi 27 septembre 2017

Irak : L'EI a attaqué une base de la coalition anti-daesch au nord du pays

La semaine passée, l’on apprenait que le détachement des artilleurs français engagés dans l’opération Chammal (Task Force Wagram) avaient été redéployés du secteur de Tal Afar vers la base de Qayyarah (ou Q-West) et dans la région d’Erbil. Et cela, en vue des opérations à venir visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de Hawijah.

L’une de ces deux bases a-t-elle été attaquée par des jihadistes, le 17 septembre? Le porte-parole de la coalition anti-EI, le colonel Ryan Dillon, ne l’a pas précisé. Il a seulement indiqué qu’une base « située au nord de Hawijah » a été la cible de kamikazes (ou « Inghimasi ») envoyés par Daesh.

Cette attaque jihadiste n’a causé aucune perte parmi les forces internationales et irakienne, a assuré le colonel Dillon. En revanche, les trois assaillants ont été tués, dont un par la détonation prématurée de la veste d’explosifs qu’il portait. Allah est grand.

De son côté, via Amaq, son agence de propagande, l’EI a revendiqué cette attaque, menée par quatre de ses combattants contre une base « américaine » récemment établie près d’Erbil. Et il en a même diffusé une photographie aérienne, prise au moyen d’un drone. Sur ce cliché, l’on y distingue 3 obusiers (probablement de M777 américains) et l’on y devine également la présence d’au moins deux autres systèmes d’artillerie.

Source : Zone Militaire

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samedi 23 septembre 2017

OPEX : Un parachutiste français des forces spéciales mort pour la France en zone irako-syrienne

Un parachutiste français "tué au combat" dans la zone irako-syrienne, annonce l'Elysée

Il s'agit d'un adjudant du 13e régiment de dragons parachutistes.

Un militaire des forces spéciales françaises est mort dans la zone irako-syrienne, samedi 23 septembre, annonce l'Elysée dans un communiqué. "Le Président de la République a appris avec une profonde tristesse la mort au Levant ce matin d’un adjudant du 13e régiment de dragons parachutistes, tué au combat", précise le texte. "

Le président de la République exprime sa confiance et sa fierté aux militaires français qui combattent avec courage et abnégation les groupes terroristes au Levant comme au Sahel", ajoute le communiqué.

Source : FranceTVinfo.fr

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dimanche 3 septembre 2017

Irak - Bataille de Tal Afar : La TF Wagram en soutien de l'armée irakienne avec ses canons Caesar

Située à environ 70 km à l’ouest de Mossoul, Tal Afar est une enclave turkmène qui reste le dernier bastion de l’État islamique (EI ou Daesh) dans la province de Ninive (nord de l’Irak). Cette ville comptait environ 200.000 habitants avant de tomber sous le joug des jihadistes, le 16 juin 2014. En outre, de nombreux cadres de l’organisation terroriste en seraient originaires.

Bien avant la fin officielle de la bataille de Mossoul, la Task Force française Wagram, qui met en oeuvre quatre CAESAR (Camions équipés d’un système d’artillerie de 155mm) dans le cadre de l’opération Chammal, a appuyé la progression de la 15e Division irakienne vers Tal Afar. L’objectif était alors de permettre « d’élargir la zone sous contrôle » des forces de sécurité.

Puis, on en était resté là jusqu’au 15 août. Ce jour-là, un porte-parole du ministère irakien de la Défense, Mohammed al Khodari, a indiqué qu’une campagne aérienne était en cours à Tal Afar et qu’une offensive terrestre serait lancée par la suite. Dans le même temps, des unités de blindés et des troupes d’élite ont fait mouvement en direction de ce bastion de l’EI.

D’après le compte-rendu de l’État-major des armées, la TF Wagram a participé à la préparation de cette offensive. Elle « a mené […] 13 missions de tir en appui de la 15e division à l’ouest de Mossoul vers Tal Afar. En particulier, les artilleurs ont fourni des feux de harcèlement et d’éclairement pour interdire aux combattants de Daesh de mener des actions au sol ou de réaliser des tirs indirects contre les positions irakiennes », a-t-il en effet indiqué.

L’activité des artilleurs français devrait probablement gagner en intensité au cours des prochains jours puisque le Premier ministre irakien, Haider el-Abadi, a annoncé, le 19 août 2017, que l’offensive terrestre pour chasser l’EI de Tal Afar venait d’être lancée.

« Je dis aux [hommes de] Daesh qu’ils n’ont pas d’autre choix que de se rendre ou d’être tués », a prévenu M. el-Abadi, dans une allocution télévisée. Environ 1.000 jihadistes seraient encore présents dans la ville.

Par ailleurs, le chef du gouvernement irakien a a également précisé que, outre les forces de sécurité (armée, police fédérale locale), les « Hached Al-Chaabi », c’est à dire les « unités de mobilisation populaire » dominées par les milices chiites soutenues par l’Iran, prendraient part aux opérations.

Source : Zone Militaire

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vendredi 25 août 2017

Irak : Deux soldats américains de la coalition anti-jihadiste tués au Nord

Le commandement de l’opération Inherent Resolve (OIR) – nom de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, a indiqué, le 13 août 2017, que deux militaires américains venaient de perdre la vie dans le nord de l’Irak et que cinq autres avaient été blessés. Et de préciser, sans donner plus de détails, qu’une enquête était en cours pour en déterminer les raisons.

« Selon les premières informations, l’incident n’est pas dû à un contact avec l’ennemi », a toutefois précisé la coalition dans son communiqué.

Cela étant, le même jour, l’État islamique (EI ou Daesh) a revendiqué une attaque contre les forces américaines à l’ouest de Mossoul. Via un communiqué, l’organisation jihadiste a affirmé avoir tiré des roquettes Grad à l’est de Tal Afar, une localité restée encore sous son contrôle.

« Toute la coalition anti-EI adresse ses plus sincères condoléances aux familles, amis et coéquipiers de ces héros », a affirmé le général américain Stephen J. Townsend, le commandant de l’opération Inherent Resolve.

« Il n’y a pas de mots pour décrire le respect que j’ai pour vous et le chagrin que j’ai pour votre perte. J’espère que l’on trouvera un peu de réconfort en pensant que leur perte a un sens pour notre pays et pour toutes les nations de la coalition alors que ces personnels se battaient pour vaincre un ennemi vraiment maléfique pour protéger nos patries. » a ajouté le général Townsend.

Selon un bilan mis à jour le 11 août 2017, 42 militaires américains ont été tués en Irak et en Syrie, dont 11 « en action » (KIA), les autres morts ayant été accidentelles.

Environ 450 militaires américains ont été affectés auprès des troupes irakiennes à titre de conseillers. En outre, des unités d’artillerie ont été déployées par l’US Marine Corps dans la région de Mossoul, afin d’y appuyer les opérations menées contre les jihadistes.

Si, officiellement, les conseillers militaires américains ne sont pas censés combattre en première ligne, il arrive qu’ils soient pris pour cible, comme l’a indiqué, en février, le porte-parole de la coalition. « Ils ont essuyé des tirs en différentes occasions. Ils ont riposté en différentes occasions, dans et autour de Mossoul », avait-il expliqué à l’époque.

Source : Zone Militaire

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jeudi 17 août 2017

Barcelone : Attaque terroriste à la camionnette près de la Rambla revendiqué par Daesh !!!

Une camionnette a foncé dans la foule, cet après-midi, sur la Ramblas, à Barcelone en Espagne.
La police parle d’une "attaque terroriste". Au moins trois personnes seraient impliqués.
Un des assaillants a été arrêté, les deux autres sont toujours recherchés.
D'après les hôpitaux, le bilan serait pour l'heure d’au moins treize morts et des dizaines de blessés.
Daech, l'État islamique revendique l'attaque par son agence de propagande Amaq !

Attaque terroriste à Barcelone : 14 morts !!!

Une fourgonnette a percuté la foule, jeudi, sur une artère très fréquentée de la capitale catalane.
Un homme a été interpellé, annonce la police catalane

Une camionnette a percuté la foule sur les Ramblas, l'avenue la plus touristique de Barcelone (Espagne), jeudi 17 août. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait à ce stade de cette attaque, qualifiée de "terroriste", qui a fait au moins un mort, selon le dernier bilan officiel diffusé par la police catalane.

Que s'est-il passé ?

La fourgonnette a foncé sur les passants qui circulaient sur les Ramblas vers 17 heures. "Toute la rue a crié et s'est mise à courir", témoigne Anita. Contactée par franceinfo, cette touriste française faisait du shopping avec sa fille. "La camionnette venait de la Rambla vers la place de Catalogne. Les gens se sont réfugiés là où ils le pouvaient", décrit-elle. "La camionnette a renversé tout ce qui se trouvait sur son passage : les passants, les étals", ajoute Paola Lerma, touriste mexicaine de 23 ans.

"Tout à coup, j'ai entendu un bruit de collision et toute la rue s'est mise à courir en criant", raconte un témoin, Amer Anwar, à la chaîne de télévision Sky News. "Il y a eu comme une mini-bousculade", renchérit Ethan Spibey, un vacancier, sur la même chaîne.

Connaît-on le mobile de l'attaque ?

Peu après les faits, la police a annoncé par mégaphones qu'une "attaque terroriste" était "confirmée", selon l'AFP. Une information relayée sur Twitter par la police catalane.

Au moins un suspect s'est retranché dans un bar, annonce une source policière à l'AFP, confirmant l'information de plusieurs médias espagnols.

Quel est le bilan ?

La police catalane fait état, dans un bilan provisoire, d'"un mort et 32 blessés dont dix blessés graves". Des blessés ont été emmenés sur des civières vers un grand magasin de la chaîne Corte Ingles, apparemment pour recevoir les premiers soins, a indiqué le correspondant de l'AFP sur place.

Quels moyens ont été déployés ?

La zone a été fermée par un cordon de sécurité et des ambulances se trouvent sur place, selon un correspondant de l'AFP. Les policiers ont évacué la place de Catalogne, voisine des Ramblas, et les alentours sur un périmètre de 200 mètres.

Des policiers ont demandé aux commerçants à proximité de la collision de laisser entrer les passants et de baisser les rideaux derrière eux. De nombreux Barcelonais et touristes sont ainsi confinés dans le centre-ville, comme Anita. "Tout le monde va bien, ici. On a interdiction de s'approcher des fenêtres. Ça va faire une heure qu'on est ici", décrit-elle.

La protection civile demande en effet aux personnes présentes dans la zone de rester à l'abri. Les stations de métro et de train situées dans le quartier vont être fermées. Via son compte Twitter, l'ambassade de France en Espagne s'est adressée aux citoyens français qui se trouveraient à Barcelone, leur conseillant de "rassurer [leurs] proches" et  de "s'abst[enir de diffuser des images".

Source : FranceTVinfo.fr

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mardi 8 août 2017

Sentinelle : Des militaires maîtrisent un forcené hurlant "Allah Akbar" muni d'un couteau à la tour Eiffel

Peu avant minuit, le 5 août 2017, un individu muni d’un couteau, a forcé l’un des contrôles de sécurité de la tour Eiffel en criant « Allah Akbar ». Fort heureusement, cet homme de 19 ans n’a pu aller bien loin.

Ainsi, a raconté une source proche de l’enquête à l’AFP, l’individu en question a franchi « un premier portique en bousculant un agent de sécurité d’un coup d’épaule », avant de brandir un couteau. C’est alors qu’une patrouille de l’opération Sentinelle est intervenue.

« Des militaires de l’opération Sentinelle lui ont alors ordonné de poser son couteau à terre. Il l’a posé sans opposer de résistance et a été immédiatement interpellé », a en effet rapporté cette source.

La Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE) a par la suite précisé que « les forces de police présentes sur place ont procédé à une vérification complète du site et ont demandé son évacuation vers 00H30 », soit 15 minutes avant la fermeture du monument au public.

Dans un premier temps, il n’a pas été question de qualifier cet incident d’acte terroriste, d’où l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris pour « apologie du terrorisme » et « tentative d’homicide ». L’individu interpellé, un français né en Mauritanie, serait connu pour avoir de graves « antécédents psychiatriques. »

Seulement, lors de sa garde à vue, le suspect a avoué qu’il voulait attaquer un militaire et qu’un contact au sein de l’État islamique (EI) « l’aurait encouragé à passer à l’acte », selon une source proche des enquêteurs, citée plus tard par l’AFP.

Aussi, une enquête pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteinte aux personnes » et « tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique » a été confiée à la section antiterroriste du parquet de Paris.

Évoquant, ce 6 août, dans les colonnes du Journal du Dimanche, le retour en France des jihadistes partis en Syrie et en Irak, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb a indiqué qu’il existe « d’autres menaces ».

« Des individus qui pourraient être téléguidés depuis l’étranger, notamment par al-Qaida [?]. Ou des personnes sans lien direct avec la Syrie, mais soumises à une propagande qui reste malheureusement très active. Des gens fragiles psychologiquement, qui peuvent passer subitement à l’acte… », a ainsi détaillé le ministre, qui a par ailleurs précisé que le « nombre de personnes inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste ne cesse d’ailleurs d’augmenter, avec aujourd’hui plus de 18.500 signalements.

Lors de sa dernière audition par les députés de la commission « Défense », l’ancien chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, avait tenu à souligner l’efficacité de l’opération Sentinelle.

« Depuis la création de la force Sentinelle, nos soldats ont ouvert le feu à cinq reprises; à chaque fois, de façon maîtrisée et efficace. Je note que cette opération extrêmement exigeante nécessite des professionnels de très haut niveau. Encore une fois, nos alliés nous observent avec admiration, et parfois quelque étonnement, tant il est vrai que ce dispositif est singulier. En somme, j’estime que notre dispositif, déployé en janvier 2015, est bon, mais qu’il faut le faire évoluer », avait-il dit.

Source : Zone Militaire

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