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Tag - Insécurité

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mardi 23 août 2016

Sécurité : Menace terroriste sur les école, adaptation du dispositif Sentinelle...

Le dispositif de l’opération Sentinelle va s’adapter pour la rentrée

Alors que l’État islamique (EI ou Daesh) recule en Irak, en Syrie et même en Libye, le retour éventuel des jihadistes français dans l’Hexagone est « un sujet que nous essayons d’anticiper », aurait affirmé, en privé, le président Hollande, selon Le Parisien. « La coalition anti-EI se donne entre six mois et un an avant de remporter la bataille sur le terrain. Nous devons nous projeter dans l’après », aurait-il ajouté.

En effet, si ces individus reviennent en France – certains ont déjà été visés par des frappes aériennes pour les « neutraliser », avance Le Parisien – alors ils constitueront une grave menace dans la mesure où, lors de leur séjour en Irak ou en Syrie, ils se seront aguerris et auront acquis des compétences utiles pour commettre des attentats.

Aussi, le défi sera de les identifier afin, éventuellement, de les envoyer en prison pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste (Gilles Le Guen, le jihadiste d’AQMI, a ainsi été condamné à 8 ans de prison pour ce motif) voire pour crimes de guerre, à condition de disposer de preuves, ce qui sera compliqué…

En attendant, la menace terroriste reste à un niveau élevé et, en conséquence, les dispositifs de sécurité seront « adaptés » afin de « permettre un niveau de sécurité toujours plus important », a affirmé Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, à l’issue d’un nouveau Conseil de défense, ce 18 août 2016.

Ainsi, le ministre a une nouvelle fois indiqué que la priorité sera donnée aux « gardes dynamiques », en lieu et place des « gardes statiques ». Car, a-t-il continué, « dès lors que les terroristes peuvent frapper de façon indéterminée, à tout moment et en tout lieu, il est important d’avoir des patrouilles dynamiques circulant sur l’ensemble du territoire national qui soient susceptibles de mettre fin à ces actes terroristes s’ils devaient se produire. »

S’agissant de l’opération Sentinelle, ses effectifs resteront à leur plus haut niveau (10.000 soldats). Mais « nous allons procéder à quelques adaptations », a indiqué Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense.

« D’abord parce que les grands événements de l’été seront passés, donc il y aura un rééquilibrage entre les effectifs de Sentinelle affectés à la province et ceux affectés à Paris. Ensuite, parce que sur l’ensemble des forces de Sentinelle, il y aura une disponibilité d’une force de 3.000 militaires qui pourront à tout moment venir en soutien de telle ou telle demande qui serait faite par le ministère de l’Intérieur », a expliqué M. Le Drian.

« Enfin, nous avons décidé de renforcer la dynamique de la mobilité, pour permettre des îlots de sécurité renforcés, en particulier sur la capitale, afin d’assurer dans les meilleures conditions la sécurité des Françaises et des Français, dès la fin du mois d’août », a ajouté le ministre de la Défense.

Enfin, des mesures spécifiques seront prises pour la protection des établissements scolaires. Le détail en sera donné le 24 août par M. Cazeneuve et Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Éducation nationale. Pour rappel, dans sa revue de propagande francophone Dar al-Islam, l’EI avait menacé les écoles françaises, accusées de « faire partager les valeurs de la République. »

Source : Zone Militaire


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lundi 15 août 2016

Corse : Un groupe clandestin du FLNC donne un avertissement aux terroristes jihadistes...

« Cette confrontation, je pense qu’elle va avoir lieu. Encore un ou deux attentats et elle adviendra. Il nous appartient donc d’anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements inter-communautaires », affirmait Patrick Calvar, le Directeur général de la sécurité intérieure (DGSI), lors d’une audition devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, en mai 2016.

Depuis, il y a eu l’attentat de Nice et l’assassinat d’un prêtre dans son église. Deux actions revendiquées par l’État islamique (EI ou Daesh).

Un sondage, réalisé par l’IFOP et publié au lendemain de l’attaque de Nice par Atlantico, a confirmé les craintes de M. Calvar. En effet, 73% des personnes interrogées ont dit penser « qu’il y aurait des actes de représailles contre la communauté musulmane en cas de nouvel attentat islamiste. »

Et c’est en Corse que des signes précurseurs de cette confrontation redoutée par le DGSI ont pu être contrastés. Ainsi, en avril dernier, la mosquée de Mezzavia a été incendiée. Plus tôt, en décembre 2015, à Ajaccio, un guet-apens tendu à des pompiers donna lieu à des manifestations au cours desquelles une salle de prière musulmane, située à proximité des Jardins de l’Empereur, où les soldats du feu avaient été agressés, fut saccagée.

Dans un message envoyé à la rédaction de Corse Matin, le mouvement clandestin nationaliste du FLNC du « 22 octobre » a évoqué les incidents d’Ajaccio en affirmant qu’il s’agissait d’une «stratégie mise en place plusieurs jours, voire plusieurs semaines, auparavant pour tester la réaction du peuple corse » et d’une opération « orchestrée par quelques pseudo-penseurs malfaisants aidés de petites crapules sans envergure. »

Mais ce message du FLNC du 22 octobre vise surtout à adresser une mise en garde aux « islamistes radicaux de Corse ». Toute attaque de leur part donnera lieu à « une réponde déterminée, sans aucun état d’âme », prévient en effet le mouvement clandestin.

« La volonté des salafistes est clairement de mettre en place chez nous la politique de Daesh et nous nous y sommes préparés », ajouté le groupe. « Votre philosophie moyenâgeuse ne nous effraie pas. L’amalgame n’existe que dans l’esprit des faibles et le peuple corse est fort (…) de choix politiques difficiles qui ne nous ont jamais fait basculer comme vous dans la barbarie », insiste-t-il, avant d’affirmer qu’un attentat a été déjoué en juin, « dans un lieu fréquenté par le public » sur l’Île de Beauté.

S’adressant aux « musulmans de Corse », le groupe clandestin les appelle à « prendre position » en dénonçant l’islamisme radical, en signalant les « dérives chez des jeunes désœuvrés tentés par la radicalisation » et n »affichant pas de signes religieux ostentatoires. « Si l’Etat islamique revendiquait des actions sur notre sol, nous ne pourrons vaincre qu' ensemble », estime le FLNC du 22 octobre.

À ce propos, le 20 juillet 2016, 6 prédicateurs du courant salafiste piétiste ont été refoulés d’une plage, à Bodri, en Haute-Corse, après avoir tenté de faire une prière sur le sable. Ces prêcheurs, qui ne font pas l’unanimité parmi les imams locaux, « font toujours l’objet d’un contrôle discret des services de sécurité » et « se signalent d’ailleurs au commissariat de Bastia à chaque arrivée » avant de faire le tour des principaux lieux de culte insulaires pour porter leur vision de l’islam », a précisé France3 Corse.

Enfin, le groupe clandestin, qui avait annoncé récemment sa démilitarisation, s’est adressé aux autorités françaises. « Si un drame devait se produire chez nous », l’État aurait une responsabilité importante « car il connaît les salafistes en Corse », prétend-il. Et d’ajouter : « Il faudra que la France cesse sa propension à intervenir militairement et à vouloir donner des leçons de démocratie à la terre entière, si elle veut éviter que les conflits qu’elle sème à travers le monde ne reviennent comme un boomerang sur son sol. »

Source : Zone Militaire

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mardi 26 juillet 2016

Rouen - Prise d'otage : Un mort après une attaque dans une église ! Saisie de la section antiterroriste...

Un mort après une prise d’otages dans une église près de Rouen

La section antiterroriste est saisie

Au moins une personne a été tuée mardi 26 juillet au matin lors d’une prise d’otages dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, dans l’agglomération de Rouen, a appris Le Monde de source policière. L’otage tué est le prêtre de l’église, a indiqué une source policière à l’AFP, précisant qu’« un bilan complet est à suivre ». Selon le ministère de l’intérieur, un autre otage se trouve entre la vie et la mort.

Les deux preneurs d’otages ont été abattus lors d’une opération de la Brigade de recherche et intervention (BRI) de Rouen. Leurs motivations ne sont pas encore connues. La section antiterroriste du parquet de Paris se saisit d’une enquête en flagrance confiée à la sous-direction anti terroriste (SDAT) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Hollande et Cazeneuve attendus sur place

Le président François Hollande, natif de Rouen, et le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve sont attendus sur place.

Le vicaire général de Rouen, Philippe Maheut, s’est rendu sur place, en l’absence de l’archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, actuellement aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à en Pologne, a fait savoir la Conférence des évêques de France.

Source : LeMonde.fr

NDLR : Le deux assaillants ont pris en otage le curé, deux sœurs et plusieurs fidèles. Les deux assaillants ont été abattus. Le curé a été tué "égorgé à l'arme blanche", il y a plusieurs blessés graves. Les attaquants seraient entrés par l'arrière de l'église, pendant la messe, selon "Le Parisien". Les meurtriers auraient été en rapport avec contact en Syrie.

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vendredi 22 juillet 2016

Allemagne : Fusillade dans un centre commercial à Munich, près de 10 morts, de nombreux blessés graves !

Des coups de feu ont été tirés dans le centre commercial Munich Olympia, situé près du stade olympique de Munich ce vendredi vers 18 heures. Le bilan de cette attaque, un temps flou, serait finalement d'au moins trois (ndlr: près de 10 morts à 23h) morts, selon une déclaration du ministère de l'Intérieur bavarois. Il y aurait également plusieurs blessés. Le contexte et le mobile de cette attaque sont pour l'instant inconnus.

Sur Facebook, la police de Munich a annoncé que "des témoins ont fait état de trois individus armés". Dans plusieurs messages postés sur Twitter, elle indique que "les suspects sont toujours en fuite" et qu'une possible attaque est cours dans le centre de Munich. "La situation n'est pas claire", estime la police, qui appelle la population à éviter les lieux publics et le métro et à rester chez soi.

    The suspects are still on the run. Please avoid public places. #munich #oez #gunfire
    — Polizei München (@PolizeiMuenchen) 22 juillet 2016

    Unconfirmed reports of more violence and possible #gunfire in the City Center. Situation is unclear. Please avoid public Areas. #munich #oez
    — Polizei München (@PolizeiMuenchen) 22 juillet 2016

La gare centrale de Munich a été évacuée. Les transports en commun de la ville ont été suspendus.

Un lieu familial

La correspondante de BFMTV en Allemagne, Adeline Percept, a indiqué que les tirs ont peut-être démarré dans un restaurant. Un homme, considéré comme tireur, aurait été vu en train de quitter les lieux en prenant la fuite.

L'intervention de la police est toujours en cours. Sur place, des véhicules de police ont été déployés en nombre, accompagnés de plusieurs hélicoptères. Un vaste secteur autour du centre commercial a été bouclé.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs vidéos et photos circulent où l'on voit des gens courir pour quitter les lieux.

L'Olympia park est un centre commercial qui comporte également des attractions pour les enfants. C'est donc un lieu familial de Munich, a indiqué Adeline Percept.

Ces tirs interviennent quatre jours après une attaque à la hache et au couteau dans un train dans cette même région de Bavière. L'auteur était un réfugié afghan de 17 ans, abattu par la police. Daesh a revendiqué l'attaque et un drapeau de l'organisation terroriste a été retrouvé au domicile de l'agresseur. Mais l'enquête est toujours en cours et aucune connexion entre le mineur et Daesh n'a encore été établie.

Source : BFMTV.COM

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Attentat de Nice : Le terroriste a préparé son projet durant des mois avec plusieurs complices !

Un attentat terroriste  « mûri depuis plusieurs mois » avec plusieurs complices !

Loin d’être un tueur compulsif isolé, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, qui a tué 84 personnes à Nice le soir du 14 juillet, semble avoir « mûri » son projet depuis plusieurs mois et bénéficié de « complicités », a déclaré lors d’un point presse, jeudi 21 juillet, le procureur de la République de Paris, François Molins.

Cinq personnes soupçonnées d’avoir aidé le criminel dans l’élaboration de la tuerie – toutes inconnues des services de renseignement – ont été mises en examen, jeudi soir, pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Trois d’entre eux – Ramzi A., un Franco-Tunisien de 21 ans né à Nice ; Chokri C., un Tunisien de 37 ans né à Sousse ; et Mohamed Walid G., un Franco-Tunisien de 40 ans, également né en Tunisie – ont été en outre mis en examen pour complicité d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste. Des échanges de SMS semblent indiquer que ces trois hommes connaissaient le projet de Mohamed Lahouaiej Bouhlel.

Selon les informations du Monde, le tueur a enregistré un message audio le 14 juillet vers 17 heures sur son téléphone : « Chokri et ses amis sont prêts pour le mois prochain, maintenant ils sont chez Walid. »

A 22 h 27, soit un quart d’heure avant l’attaque, il envoie un dernier SMS à Ramzi A. : « Je voulais te dire que le pistolet que tu m’as ramené hier, c’était très bien, alors on ramène 5 de chez ton copain. C’est pour Chokri et ses amis. » Demandait-il la fourniture d’autres « pistolets » pour une attaque prévue « le mois prochain » ? Les enquêteurs ne l’excluent pas.

Le destinataire de ce dernier message, Ramzi A., a en outre été mis en examen pour infractions à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste, de même qu’un couple d’Albanais – Artan H., 38 ans, et Enkeledgia Z., 42 ans – soupçonné d’avoir fourni le pistolet dont le tueur a fait usage contre les policiers.

Durant sa garde à vue, Ramzi A. a par ailleurs indiqué aux enquêteurs la cache d’une kalachnikov, évoquée dans plusieurs messages. A ce stade, « on ne sait pas à quoi elle était destinée », précise M. Molins.

« Je ne suis pas Charlie »

L’analyse du téléphone du tueur de Nice a permis d’établir qu’il était en contact intense avec Mohamed Walid G., qu’il connaît depuis quinze ans, dans les mois qui ont précédé son crime.

Tous deux semblaient partager une certaine sympathie pour la cause djihadiste. Le 10 janvier 2015, trois jours après l’attentat contre Charlie Hebdo, Mohamed Walid G. avait ainsi envoyé au futur tueur de Nice, le SMS suivant : « Je ne suis pas Charlie… Je suis content, ils ont ramené des soldats d’Allah pour finir le travail. »

Dans le téléphone de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, les policiers ont aussi découvert plusieurs photos datant des 11 et 13 juillet 2016, représentant les deux hommes à bord du camion qui servira à commettre l’attaque. Le lendemain du massacre, Mohamed Walid G. retournera d’ailleurs sur la promenade des Anglais pour filmer, à l’aide de son portable, « la scène de crime », a relaté le procureur de Paris.

« Charge le camion »

Début 2016, les modalités du passage à l’acte du tueur de Nice semblent s’être précisées. Le 4 avril, Chokri C. lui envoie un message sur Facebook : « Charge le camion, met dedans 2 000 tonnes de fer, et nique, coupe lui les freins mon ami, et moi je regarde. » Selon les caméras de vidéosurveillance, l’auteur de ce message s’est promené aux côtés du tueur à bord du poids lourd sur la promenade des Anglais, le 12 juillet à 20 h 30, soit deux jours avant l’attaque.

A en croire différents clichés retrouvés dans son téléphone, Mohamed Lahouaiej Bouhlel semblait s’intéresser d’assez près aux festivités populaires : l’un a été pris lors du feu d’artifice de Nice du 14 juillet 2015, un autre pendant un concert sur la promenade des Anglais, le 17 juillet 2015, et un troisième pendant un feu d’artifice, le 15 août 2015.

Trois photos d’articles semblent indiquer que le tueur mûrissait son projet de longue date. La première, en date du 1er janvier 2016, s’intitule : « Il fonce volontairement sur la terrasse d’un restaurant ». Une deuxième, datée du 9 janvier – « L’homme tué devant le commissariat de Barbès est un Tunisien » – raconte comment un homme armé d’un couteau s’est présenté devant le commissariat du 18e arrondissement de Paris avant d’être abattu par les policiers.


« ADA »

Mohamed Lahouaiej Bouhlel ne semble pas avoir pris beaucoup de précautions pour protéger ses complices. D’innombrables photos et SMS ont été retrouvés dans son téléphone. Un texto envoyé à ses trois complices tunisiens, le 5 juillet, mentionne ainsi « ADA », le nom de la société de location dans laquelle il avait réservé un camion le jour même.

L’enquête devra désormais s’attacher à déterminer si Mohamed Lahouaiej Bouhlel, les mis en examen ou d’autres complices en lien avec eux « entendaient acquérir d’autres armes, et si oui, dans quel but », a précisé François Molins. Elle devra également vérifier si des liens – « non établis à ce jour » – existent entre certains de ces suspects et l’organisation Etat islamique (Daech), qui a revendiqué l’attaque.

Source : Liberation.fr

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mardi 19 juillet 2016

Allemagne : "Probable attentat islamiste" à la hache et au couteau dans un train !

Un drapeau de Daech a été retrouvé chez l'agresseur !

Un jeune demandeur d’asile afghan de 17 ans a grièvement blessé quatre passagers d’un train à la hache et au couteau lundi soir en Allemagne, un acte qualifié de «probable attentat islamiste» par les autorités, avant d’être tué par la police.

Les faits se sont produits à bord de ce train régional transportant une trentaine de personnes assurant une liaison entre les villes de Treuchlingen et Wurtzbourg en Bavière.

«Peu avant d’arriver à Wurtzbourg, un homme a agressé des passagers avec une hache et un couteau», a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police locale.

«Il y a quatre blessés graves et un blessé léger», parmi lesquels «au moins deux femmes», qui ont tous été hospitalisés, a-t-il ajouté. Quatorze personnes ont été traitées pour un choc psychologique sur place.

Un riverain, qui a pu pénétrer dans le convoi, a décrit une «scène de boucherie» à l’intérieur du train, selon l’agence de presse DPA, avec des traces de sang et des pansements laissés sur place par les équipes de secours.

«L’auteur des faits est parvenu à quitter le train, la police est partie à sa poursuite et dans le cadre de cette poursuite elle a tiré sur l’agresseur et l’a tué», a précisé le porte-parole de la police.

Selon le ministre régional de l’Intérieur, Joachim Hermann, c’est une unité spéciale d’intervention de la police allemande (SEK), qui a fait feu lorsque le jeune homme a tenté de s’en prendre à elle avec ses armes blanches. Cette unité se trouvait par hasard, pour une autre mission, dans la ville, et a pu intervenir rapidement lorsque l’alerte a été donnée.

L’auteur de l’agression est un jeune «Afghan de 17 ans», demandeur d’asile arrivé seul, sans famille, en Allemagne, a indiqué le ministre de l’Intérieur de Bavière, Joachim Hermann.

Il vivait dans la localité d’Ochsenfurt, voisine de l’endroit où se sont déroulés les faits, et était pris en charge dans une famille d’accueil en tant que mineur, a-t-il indiqué à la chaîne de télévision publique ARD.

«Probable attentat islamiste»

Son porte-parole, Oliver Platzer, a indiqué à l’AFP qu’«il est assez probable qu’il s’agisse d’un attentat islamiste», en soulignant que l’agresseur avait crié «Allahu Akbar» (Dieu est grand) lors des faits.

Toutefois, les autorités locales ont indiqué qu’il faudrait attendre les résultats de l’enquête pour se prononcer définitivement.

En mai dernier, un déséquilibré de 27 ans avait commis une agression similaire au couteau, également dans un train régional du sud du pays, faisant un mort et trois blessés.

La police avait là aussi dans un premier temps évoqué une piste islamiste car l’agresseur avait crié «Allah est grand», avant de revenir en arrière quand il s’est avéré qu’il souffrait de troubles psychiatriques.

Si la piste d’un attentat à motivation jihadiste devait se confirmer, venant de surcroît d’un demandeur d’asile, le fait serait de nature à rallumer le débat en Allemagne sur la politique d’ouverture généreuse de la chancelière Angela Merkel à l’égard des réfugiés.

Même si les statistiques du ministère de l’Intérieur ne montrent aucune corrélation entre l’afflux de demandeurs d’asile et la hausse de criminalité ou du risque terroriste, la droite populiste allemande en particulier surfe sur les craintes à ce sujet dans l’opinion.

Plus d’un million de réfugiés sont arrivés en Allemagne l’an dernier, dont une partie importante de Syriens fuyant guerres et persécutions. Les Afghans aussi constituent une part importante de ces nouveaux arrivants.

Jusqu’ici, l’Allemagne a été plutôt épargnée par les attentats jihadistes, à l’exception d’une attaque au couteau perpétrée contre un policier par une adolescente de 15 ans, d’origine turque, en février en garde de Hanovre (nord).

L’enquête a démontré depuis la motivation islamiste de cette jeune fille, qui avait cherché peu avant à se rendre en Syrie via la Turquie pour rejoindre l’organisation État islamique.

Source : JournalDeMontreal.com / AFP

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Ndlr : A quelques jours de l'attentat terroriste au camion fou de Nice, chaque acte potentiellement «islamiste» a un retentissement particulier. Même si à l'heure actuelle rien n'est encore prouvé, il n'en demeure pas moins que l'inquiétude est légitime.

9h03- 19/07/2016 : "Lors de la fouille de la chambre où il vivait un drapeau de l'EI (Daech) fabriqué artisanalement a été retrouvé", a déclaré mardi Joachim Herrmann, ministre régional de l'Intérieur, à la chaîne de télévision publique ZDF.

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dimanche 17 juillet 2016

Attentat de Nice : La sécurité autour du feu d'artifice était-elle suffisante ?

Attentat terroriste de Nice : La sécurité du feu d’artifice remise en cause

Les élus locaux du parti Les Républicains ont déclenché une violente polémique sur le dispositif prévu pour le 14 Juillet.

Le deuil n’aura duré que quelques heures, à peine plus d’un jour, avant d’être chassé par une polémique sur la sécurité entourant le feu d’artifice de jeudi soir à Nice. L’ancien maire devenu premier adjoint Christian Estrosi (LR) a consacré une partie de ses prises de parole publique de samedi à critiquer le dispositif mis en place par la préfecture des Alpes-Maritimes en visant, au-delà, l’exécutif : «Vous êtes ministre de l’Intérieur, vous êtes chef de l’État, vous êtes responsables de l’action gouvernementale, vous déclarez que votre pays est en guerre, vous prenez des mesures d’état d’urgence, cela veut dire que vous êtes censés regarder quelles sont les armes préconisées par l’ennemi pour vous abattre et que vous prenez toutes les précautions pour pouvoir contrecarrer l’utilisation de ces armes.»

Pour Estrosi, l’encadrement n’était pas à la hauteur : insuffisants les soixante-quatre agents de la police nationale déployés, dont il doute même qu’ils aient tous été présents : «Ils n’étaient pas plus de la moitié. C’est un mensonge d’Etat et je pèse mes mots. L’enquête le démontrera», a lancé l’élu, sûr de son fait, devant les policiers municipaux réunis à l’hôtel de ville. Dès samedi matin, la préfecture avait tenté de désamorcer les critiques venues de la mairie, indiquant que le dispositif de sécurité «avait été élaboré […] en partenariat avec la Ville de Nice». Même réplique du ministre de l’Intérieur, qui a rappelé samedi en début d’après-midi que «l’État comme la municipalité pouvait décider de procéder à l’interdiction des festivités entourant le 14 juillet», si l’un ou l’autre estimait que les conditions n’étaient pas satisfaisantes. Deux réunions de préparation avaient eu lieu le 28 juin et le 7 juillet à la préfecture.

«La situation était très différente des fan zones»

«Le dispositif était conséquent», juge Fabrice Devesa, policier à la direction départementale de la sécurité publique et secrétaire départemental du syndicat Unsa Police. Outre les fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, quarante-deux policiers municipaux et dix militaires étaient positionnés «en périphérie immédiate», selon la place Beauvau. «La situation était très différente des fan zones», ces esplanades en plein air où étaient projetés les matchs de l’Euro, poursuit Devesa : «Les gens y étaient parqués, tandis qu’il y avait du monde tout le long de la promenade à Nice pour le feu d’artifice, 30 000 personnes sur 4 ou 5 kilomètres. L’accès à la promenade n’était pas réglementé. Il aurait fallu des barrages dans toutes les rues adjacentes.»

Le chauffeur du camion a commencé son massacre au niveau de l’hôpital Lenval, soit bien avant le périmètre sécurisé pour le feu d’artifice : une petite partie de l’avenue, d’environ un kilomètre, fermée à la circulation ce soir-là. La préfecture et Bernard Cazeneuve ont indiqué de concert que le camion avait contourné ce barrage, situé devant le glacier au coin du boulevard Gambetta, en passant par le trottoir. Plusieurs riverains confirment avoir vu à cet endroit un dispositif assez léger comprenant des «séparateurs de voies» (sorte de plots rectangulaires rouges et blancs) et des voitures de police.

«Tirer à l'arrière d'un camion ne sert à rien»

Trop léger ? «Rien ne peut arrêter 19 tonnes à 60 km/heure, sinon un mur en béton armé» affirme Luc Poignant, d’Unité SGP-Police, qui a passé seize ans à la circulation. Pour le syndicaliste policier, le mode opératoire utilisé par le terroriste, complètement nouveau, explique l’inadéquation de la sécurité prévue pour l’événement : «Le but était de vérifier que les gens ne soient pas virulents, et d’éviter une quelconque intrusion, mais pas celle d’un camion ! Personne ne pouvait penser qu’un camion de 19 tonnes allait se lancer sur la foule.» Son homologue d’Unsa Police, Fabrice Devesa, avoue lui aussi l’impuissance des forces de l’ordre face à ce genre d’attaque : «Même les herses qu’on utilise lors des barrages autoroutiers ne sont pas prévues pour arrêter des camions.»

Ce seront finalement des tirs de policiers qui stopperont la course meurtrière de Mohamed Lahouaiej Bouhlel. Sont-ils intervenus trop tard ? Forcément, vu le nombre de victimes… «Malgré tout, le temps [environ 2 minutes en tout, NDLR] et la distance étaient très courts», commente Poignant. D’après les différents témoignages, les premiers fonctionnaires ouvrent le feu devant l’hôtel Negresco, une centaine de mètres après le barrage. «Tirer à l’arrière d’un camion ne sert à rien. Il faut être face à face. Il n’y a que dans les films que les pneus sont percés par des balles.»

Source : Libération.fr

Un attentat revendiqué, ou plutôt récupéré de façon opportuniste* par Daech

Les enquêteurs tentent toujours de cerner la personnalité de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l'auteur de l'attentat de Nice qui a fait 84 morts. Les interpellations se poursuivent.

• Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait repéré les lieux, et orchestré le massacre des jours auparavant. L'auteur de l'attentat de la Promenade des Anglais de Nice avait repéré les lieux les 12 et 13 juillet avec son poids lourd loué, qui a servi à perpétrer le carnage du 14 juillet, selon une source proche du dossier citée par l'AFP. Et selon les informations de notre journaliste Christophe Cornevin, le tueur a réservé dès le 4 juillet le camion frigorifique à Saint-Laurent-du-Var. Comme l'a précisé le procureur Molins, il a ensuite récupéré l'engin de 19 tonnes le 11 juillet et devait le rendre la veille de son équipée sanglante.

• Des centaines de témoins déjà entendus. Plusieurs témoins interrogés, parmi la centaine déjà entendue, ont évoqué la religiosité du Tunisien. Son père avait pourtant affirmé qu'il n'avait «aucun lien avec la religion». L'auteur de l'attentat, revendiqué par le groupe État islamique, semblait jusque-là avoir davantage un profil de déséquilibré, inconnu des services de renseignement français, seulement connu pour des faits de délinquance ordinaire. «Il semble» que le chauffeur livreur tunisien de 31 ans se soit «radicalisé très rapidement», a ainsi déclaré samedi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Un «frimeur» et un «dragueur». Dans la petite salle de sport du centre de Nice que fréquentait jusqu'à il y a deux ans environ Mohamed Lahouaiej Bouhlel, les abonnés se souviennent d'un «frimeur», un «dragueur», a raconté dimanche à l'AFP un témoin. «Limite, il était lourd», rapporte ce témoin. Une femme qui avait eu à subir ses avances évoque «quelqu'un qui draguait tout ce qui bouge». Selon un autre témoin de cette salle de sport, cité par Nice-Matin, Mohamed Lahouaiej «prenait pas mal de trucs pour se muscler, il se piquait avec des stéroïdes anabolisants, pour la gonflette».

Source : LeFigaro.fr

#‎AttentatCamionFou | #‎NiceAttentatTerroriste‬ | ‪#‎NiceTerroristAttack‬


* Ndlr : Selon David Thomson, journaliste, spécialiste de la mouvance djihadiste, « jusqu’ici, l’Etat islamique n’a jamais rien revendiqué de façon opportuniste ».

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vendredi 15 juillet 2016

TERRORISME : Attentat au camion fou, 84 morts à Nice pour le 14 juillet !

ATTENTAT TERRORISTE AU CAMION FOU !

Un attentat a visé la France jeudi soir, à Nice. Quelques minutes après la fin du feu d'artifice du 14 Juillet, vers 23 heures, un camion blanc a foncé dans la foule, suscitant un mouvement de panique au milieu des touristes et des Niçois qui rentraient chez eux.

Bilan très lourd

Il est très lourd et pourrait encore s'aggraver au fil des heures. À 8 h 30, le bilan s'établissait à 84 morts. Elles ont été fauchées sur la promenade des Anglais de Nice, par un camion qui a foncé dans la foule #‎AttentatCamionFou.  Il a poursuivi sa course sur une distance de deux kilomètres, a indiqué le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, dans la nuit. « Dix-huit sont en urgence absolus », a ajouté le ministre de l'Intérieur depuis Nice où il s'est rendu. Il y a des dizaines de blessés qui ont été transportés dans les hôpitaux de la ville. Un peu plus tôt, le président François Hollande avait parlé d'« une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié ».

« C'est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste », a affirmé le chef de l'État lors d'une allocution télévisée prononcée en pleine nuit depuis le palais de l'Élysée. L'attentat n'a pas encore été revendiqué. #‎NiceAttentatTerroriste‬

Le modus operandi se distingue des précédentes attaques dont a été victime la France en janvier puis en novembre 2015. Mais une vidéo de propagande de l'EI datant de septembre 2014 n'écarte aucun moyen pour frapper : « Si vous ne pouvez pas trouver d'engin explosif ou de munition, alors isolez l'Américain infidèle, le Français infidèle ou n'importe lequel de ses alliés. Écrasez-lui la tête à coups de pierre, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le. »

L'enquête a été confiée à la section antiterroriste du parquet de Paris. Selon des sources proches de l'enquête, le conducteur du camion a tiré à plusieurs reprises avec un pistolet avant d'être abattu par la police, selon des sources proches des enquêteurs, qui ajoutent qu'une « grenade inopérante » et des « armes longues factices » ont été retrouvées à bord du véhicule. Une carte d'identité a été retrouvée également, mais on n'a pas encore la confirmation qu'il s'agit bien de la sienne. Selon ce document toutefois, il s'agirait d'un Franco-Tunisien âgé de 31 ans, connu des services de police mais pour des faits relevant de la petite délinquance. Il n'était pas fiché S. Jeudi soir, il était armé d'un pistolet de petit calibre (un 7.65) dont des témoins indiquent qu'il a fait usage sur la foule. On ignore encore s'il a bénéficié de complicité. Le camion avait été loué il y a quelques jours dans la région PACA.

  • L’attentat de Nice est « une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié ... C’est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste »
    François Hollande


L'État d'urgence prolongé de trois mois

Le président de la République avait quitté précipitamment le festival d'Avignon pour rentrer à Paris. Il s'est rendu peu avant 1 h 30, à la cellule de crise activée au ministère de l'Intérieur, place Beauvau, où il avait retrouvé Manuel Valls.

Au cours de son intervention, le président de la République a annoncé la prolongation de trois mois de l'état d'urgence, qui devait s'achever le 26 juillet. De même, il a annoncé qu'il ferait « appel à la réserve opérationnelle, c'est-à-dire à tous ceux qui à un moment ont été sous les drapeaux ou dans les effectifs de la gendarmerie pour venir soulager les effectifs de policiers et de gendarmes.

Le chef de l'État réunira un conseil restreint de sécurité et de défense vendredi à 9 heures, a indiqué l'Élysée. À l'issue de ce conseil, François Hollande se rendra à Nice avec le Premier ministre Manuel Valls. Ce dernier a fait part de son « immense » douleur, assurant dans un tweet que « les Français feront face ».

        La ville de Nice frappée par le terrorisme le jour de notre Fête nationale. Immense douleur, le pays est en deuil. Les Français feront face.
        — Manuel Valls (@manuelvalls) 15 juillet 2016

La ministre de la Santé Marisol Touraine a quitté Paris dans la nuit de jeudi à vendredi pour se rendre dans les hôpitaux de Nice où elle a rendu hommage aux professionnels de santé.

Un important dispositif de sécurité a été délimité dans le centre de Nice où de nombreuses ambulances, des membres des forces de l'ordre et des militaires se sont déployés. Un PC sécurité a été installé dans le Palais de la Méditerranée mais il était lui aussi totalement bouclé. Une cellule psychologique a été ouverte au centre universitaire méditerranéen.

Témoignages

« J'ai eu à peine quelques secondes pour me dégager. J'ai dû me protéger le visage pour éviter d'être touché par des débris. Des gens criaient, c'était le chaos absolu », a raconté un journaliste de l'AFP, présent sur le lieu du drame. Plusieurs témoins ont vu des personnes se jeter en contrebas de la promenade des Anglais sur la plage pour échapper au camion. Éric Ciotti révélait d'ailleurs ce matin sur RTL que des personnes avaient été secourues en mer.

Devant le Palais de la Méditerranée, le camion blanc, dont le conducteur a été abattu, était immobilisé, quelques heures après l'attaque, les pneus crevés, la porte passager criblée d'impacts de balles, a constaté un correspondant de l'AFP.

Un journaliste à Nice Matin a raconté l'attaque dont il a été le témoin sur le site Medium. « La prom » [la promenade des Anglais, NDLR] était noire de monde. […] Au loin, un bruit. Des cris. Ma première pensée : un malin a voulu faire son petit feu d'artifice de son côté et ne l'a pas maîtrisé… Mais non. Une fraction de seconde plus tard, un énorme camion blanc filait à une allure folle sur les gens donnant des coups de volant pour faucher un maximum de personnes. Ce camion de la mort est passé à quelques mètres de moi et je n'ai pas réalisé. J'ai vu des corps voler comme des quilles de bowling sur son passage. Entendu des bruits, des hurlements que je n'oublierai jamais. J'étais tétanisé. Je n'ai pas bougé. J'ai suivi ce corbillard des yeux. Autour de moi, c'était la panique. Les gens couraient, criaient, pleuraient. Alors, j'ai réalisé. »

Marie, 37 ans, est agent de sécurité à la Villa Masséna, qui accueillait à deux pas des lieux de l'attaque une soirée festive en ce 14 juillet : « On a vu des centaines de personnes se précipiter pour rentrer se mettre à l'abri. Il y avait des enfants, ça se piétinait...», a-t-elle raconté à l'AFP.

« Il régnait une grande confusion. Je ne me souviens pas d'avoir vu le camion avancer », a témoigné sur l'Australian Broadcasting Corporation Emily Watkins, une Australienne présente à quelques dizaines de mètres de l'attaque. « On entendait beaucoup de cris venant de l'endroit où était le camion, les gens couraient vers nous et sans vraiment savoir ce qu'il se passait, on s'est retournés et on s'est mis à courir aussi. En courant, on a entendu ce que j'ai pris à ce moment-là pour des feux d'artifice ou des pétards. Les gens trébuchaient, essayaient de rentrer dans les hôtels, les restaurants, les parkings, partout où ils pouvaient éviter d'être dans la rue. »

Selon une source policière, le camion a fait au moins une embardée pendant sa course qui s'est poursuivie sur deux kilomètres : son objectif était de faire « un maximum de victimes ».


Des condamnations dans le monde entier

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a condamné avec « la plus grande vigueur » l'attentat. « La France vient d'être touchée une nouvelle fois par un attentat d'une gravité extrême », déplore dans un communiqué le CFCM, en condamnant cette attaque « odieuse et abjecte qui vise notre pays le jour même de la fête nationale qui célèbre les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité ».

Le président des États-Unis Barack Obama a fermement condamné jeudi soir « ce qui semble être une horrible attaque terroriste » à Nice. « Nous sommes solidaires de la France, notre plus vieil allié, au moment où elle fait face à cette attaque », a déclaré M. Obama dans un communiqué. « En ce 14 Juillet, nous nous rappelons [...] des valeurs démocratiques qui ont fait de la France une inspiration pour le monde entier », poursuit-il. Le secrétaire d'État américain John Kerry, qui avait assisté au défilé du 14 Juillet à Paris plus tôt dans la journée, a fustigé une « attaque affreuse [...] contre des personnes innocentes durant un jour qui célèbre la liberté, l'égalité et la fraternité. » Dans une déclaration commune, les quinze pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont « condamné avec la plus grande fermeté l'attaque terroriste barbare et lâche ».

À Nice et à Paris, les drapeaux seront mis en berne vendredi. Le concert de Rihanna, qui devait avoir lieu vendredi à l'Allianz Arena, le stade de la ville, et le Nice Jazz Festival, qui devait se dérouler du 16 au 20 juillet, ont été annulés.


L'intervention du chef de l'État

Depuis janvier 2015, c'est la troisième attaque sur le sol français. François Hollande a assuré que la France allait « renforcer » son « action en Irak et en Syrie ». « Rien ne nous fera céder dans notre volonté de lutter contre le terrorisme et nous allons encore renforcer nos actions en Syrie comme en Irak. Nous continuerons à frapper ceux qui justement nous attaquent sur notre propre sol, dans leurs repères », a indiqué le président de la République depuis l'Élysée.

#‎AttentatCamionFou | #‎NiceAttentatTerroriste‬ | ‪#‎NiceTerroristAttack‬


Source : LePoint.fr

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lundi 11 juillet 2016

Belgique : La mission intérieure Homeland serait à l'origine de nombreux divorces...

Comme en France, et au lendemain du démantèlement de la cellule jihadiste de Verviers, en janvier 2015, le gouvernement belge a mobilisé des moyens militaires dans le cadre de la mission intérieure « Homeland », destinée à surveiller les lieux sensibles.

Régulièrement prolongée depuis, cette mission pèse lourdement sur la composante terrestre de la Défense belge. « Pour l’instant, je peux tenir dans la durée, pour autant que le déploiement à l’étranger reste faible. (…) Mais je ne pourrais pas tenir un engagement de 1.200 hommes durant des années. On atteint les limites du système », confiait, en octobre 2015, son chef d’état-major, le général Deconinck.

En outre, la mission Homeland a, comme l’opération Sentinelle en France, des conséquences sur la préparation opérationnelle des troupes.

Mais si ce type de mission est lourde pour les unités engagées, elle l’est également pour la vie de famille des militaires, lesquels peuvent, comme c’est le cas en Belgique, être sollicités pour remplacer des gardiens de prison en grève ou bien encore surveiller les sites nucléaires.

Du coup, d’après le syndicat militaire CGSP-Défense, le nombre de divorces serait en nette augmentation. « C’est l’envolée du nombre de séparations et de divorces au sein de la Défense », a confié Patrick Descy, son secrétaire permanent, à Sud Infos.

Et d’ajouter : « Selon nos informations, mais difficiles à vérifier vu l’aspect vie privée, plus d’une trentaine de cas de problèmes familiaux concerneraient Bourg-Léopold, contre 25 pour Marche-en-Fammen ». Des « cellules de soutien social » auraient même été mises en place pour prendre en compte ce phénomène.

Pour autant, le lieutenant-colonel Philippe Hoggart, le commandant du 1er /3e bataillon de Lanciers, n’établit pas un lien direct entre ces séparations et la mission Homeland. « Les problèmes du couple peuvent être antérieurs », a-t-il affirmé, en admettant toutefois une « pression sociale très forte dans les circonstances actuelles », sur ses soldats, lesquels ont pris l’habitude de faire l’impasse sur une partie de leurs congés.

En France, les contraintes sont aussi fortes pour les militaires de l’opération Sentinelle, le nombre de jours d’absence du domicile familial par an pouvant varier, dans une unité comme le 13e Bataillon de Chasseurs Alpins (par exemple), de 168 à 252. (*)

(*) Constat établi par Bernard Pêcheur, le président du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire

Source : Zone Militaire


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lundi 27 juin 2016

Fait divers : Les braqueurs d'un Mc Donalds tombent sur des gendarmes du GIGN en civil...

Deux braqueurs qui avaient l’intention de voler la recette d’un restaurant McDonald’s ne s’attendaient sûrement pas à tomber sur tel os.

Un dimanche soir, dans une commune de moins de 3.000 habitants située dans la périphérie de Besançon, le coup était tentant. Même pendant l’état d’urgence.

Et d’ailleurs, ils l’ont tenté peu avant 21 heures, en tirant des coups de feu à l’extérieur de l’établissement, histoire de faire peur aux clients. Ces derniers (une cinquantaine), croyant à une attaque terroriste, ont en effet été pris de panique. Puis, les deux hommes, dont un était armé d’un fusil de chasse, ont fait leur entrée dans le restaurant pour faire main basse sur le contenu du tiroir-caisse.

Mais les deux braqueurs ne savaient alors pas que, parmi les clients, se trouvaient des membres du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) en civil.

En civil, certes, mais armés !

Les militaires ont attendu patiemment que les deux bandits sortent du restaurant pour ensuite les poursuivre. Seulement, sur le parking, raconte l’Est Républicain, à qui l’on doit cette information, le braqueur armé du fusil de chasse a menacé les hommes du GIGN, lesquels ont fait feu, le blessant au ventre. Quant à son complice, il a fait une mauvaise chute en tentant de s’enfuir.

Selon le quotidien, le braqueur touché au ventre a été opéré au cours de la nuit et serait hors de danger. Quelques clients et employés du restaurant ont été légèrement blessés lors du mouvement de panique qui a eu lieu après les premiers coups de feu.

Source : Zone Militaire

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mardi 10 mai 2016

Allemagne : Attentat au couteau "à priori islamiste" près de Munich...

Un mort et trois blessés dans une attaque "à priori islamiste" au couteau en Allemagne

Des policiers sur le quai de la gare de Grafing, près de Munich, où quatre personnes ont été poignardées par un homme le 10 mai 2016
Un homme a été tué et trois autres personnes blessées mardi près de Munich en Allemagne dans une attaque au couteau au mobile "a priori" islamiste, a annoncé le parquet, la troisième agression du genre depuis septembre dans le pays si la piste était confirmée.
Un Allemand de 27 ans a agressé à l'aube vers 05H00 (03H00 GMT) les quatre personnes dans une gare de S-Bahn (train interurbains) de Grafing, une petite ville au sud-est de Munich.

Un homme de cinquante ans est mort de ses blessures, selon le parquet. Les autres victimes sont âgées de 58, 43 et 55 ans.
"L'agresseur a fait des déclarations sur place (au moment de l'attaque) qui renvoient à une motivation politique, a priori islamiste. La nature exacte de ces déclarations est en train d'être vérifiée", a dit à l'AFP un porte-parole du parquet de la capitale bavaroise.

Selon des médias locaux, citant des témoins, l'assaillant a crié "Allah est grand" en arabe. Selon le parquet et la police le suspect a été arrêté sur les lieux du crime, dans cette cité de quelque 13.000 habitants.
L'homme n'est pas originaire de la région, selon le parquet.
"L'agresseur présumé a été arrêté, il n'y a plus de danger pour la population", a assuré pour sa part une porte-parole de la police, Michaela Gross, à la chaîne de télévision ntv. Selon elle, la gare a été fermée pour permettre aux enquêteurs de travailler.

Un autre porte-parole a indiqué que l'individu n'était pas "très coopératif".

Appel à l'agression au couteau !

Si le mobile de l'attaque est confirmé par l'enquête, il s'agira de la troisième du genre depuis septembre 2015 en Allemagne. Les deux précédentes avaient visé des policiers.
Fin mars une adolescente de 15 ans, ressortissante germano-marocaine, a gravement blessé un membre des forces de l'ordre dans la gare de Hanovre (nord) à l'occasion d'un contrôle de routine dans une gare.
Selon les médias allemands, elle a séjourné à la frontière turco-syrienne avant que sa mère, inquiète de sa radicalisation, ne vienne la chercher sur place et la ramener en Allemagne.
En septembre 2015, un Irakien de 41 ans, en liberté conditionnelle après avoir purgé une peine pour appartenance à une organisation "terroriste" et un projet d'attentat contre un Premier ministre irakien en 2004, a été tué par la police après avoir blessé une policière à Berlin. Là aussi, l'arme utilisée par l'agresseur, Rafik Youssef, était un couteau.

L'Allemagne n'a jusqu'à présent pas été touchée par une attaque jihadiste d'ampleur, contrairement à ses voisins français et belge, mais deux combattants germanophones revendiquant leur appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie ont menacé le pays et la chancelière Angela Merkel en août 2015.
Ils appelaient leurs "frères et soeurs" à commettre des attentats solitaires "au couteau" par exemple contre les "mécréants". Ils avaient juré vouloir se venger du soutien allemand à la lutte contre l'EI et de la présence de l'armée allemande en Afghanistan.

Depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, les autorités allemandes ont à maintes reprises indiqué que l'Allemagne était aussi une cible pour les jihadistes. Elles s'inquiètent en particulier des retours de Syrie et d'Irak de combattants formés aux armes et aguerris au combat.
Selon le renseignement intérieur allemand, au total quelque 740 personnes ont quitté l'Allemagne pour rejoindre des groupes jihadistes comme l'Etat islamique (EI) ou le front Al-Nosra en Syrie ou en Irak. Un tiers sont rentrés et environ 120 d'entre eux auraient été tués.

Source : AFP/Andreas Gebert / LeParisien.fr

Ndlr : Selon la police allemande, le caractère "islamiste" de cette agression n'est pas encore prouvée. L'agresseur serait notamment suivit pour des troubles psychiatriques...


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mardi 1 mars 2016

Police : Des fusils d’assaut pour les BAC de Paris et banlieue suite aux attentats !

Des fusils d’assaut, de nouveaux gilets pare-balles plus performants, des casques et visières balistiques. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a détaillé ce lundi matin, au commissariat du XXe arrondissement, le matériel de pointe dont vont désormais bénéficier les policiers des brigades anticriminalité (BAC) de Paris et des trois départements de petite couronne (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne).

Des dispositions réclamées par les syndicats de gardiens de la paix, depuis les attentats de «Charlie Hebdo » et de l’Hyper Cacher, en janvier 2015.

«Il était nécessaire que vous soyez en mesure de répliquer aux tirs d’armes de type Kalachnikov que certains criminels n’hésitent désormais plus à utiliser contre vous », a précisé Bernard Cazeneuve à l’adresse des policiers. Le plan, baptisé BAC-PSIG 2016, est doté d’une enveloppe de 17 M€, qui permettra, d’ici au mois de juin, de doter les brigades de 204 fusils d’assaut HK G 36, jusqu’à présent réservés aux unités d’élite.

Egalement de nouveaux véhicules

1 474 casques et visières balistiques, 1 835 gilets pare-balles, 241 boucliers, 116 pistolets à impulsion électrique, 134 lanceurs de balles de défense, 981 bâtons télescopiques et 25 200 munitions de défense de courte portée seront également livrés avant l’été. Une initiative largement saluée par les représentants syndicaux, qui demandent maintenant qu’un effort soit fait sur la formation des fonctionnaires.

«L’équipement de chaque policier, a souligné le ministre de l’Intérieur, comprendra également deux grenades, un bâton de défense, des protège-tibias et épaules, et une paire de gants de palpation. » Le parc automobile enfin, autre sujet de crispation, devrait être modernisé : 65 nouveaux véhicules équipés d’un coffre sécurisé susceptible de contenir un fusil-mitrailleur arriveront d’ici la fin du mois de mai dans les services parisiens.

Source : LeParisien.fr

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mardi 12 janvier 2016

Turquie : Istanbul, au moins dix morts lors d’une explosion près de la basilique Sainte-Sophie et la Mosquée bleue !

Attentat suicide à Istanbul : L'assaillant était un membre de Daech, d'origine syrienne...

Au moins dix personnes ont été tuées et quinze blessées lors d’une explosion dans le quartier historique de Sultanahmet, près de la basilique Sainte-Sophie, dans la partie touristique d’Istanbul.

Les victimes : principalement des étrangers

L’identité des victimes n’est pas connue, mais des touristes allemands et norvégiens figureraient parmi les blessés, selon la chaîne de télévision CNN Turk.

Deux cellule de crise ont été mises en place par la France au Quai d’Orsay (01 43 17 56 46) et au consulat général à Istanbul. Le ministère des affaires étrangères allemand a appelé mardi ses ressortissants à éviter « provisoirement » les lieux de rassemblements et sites touristiques à Istanbul.

Explosion violente

Des témoins cités par la chaîne CNN-Türk ont parlé d’une « violente explosion qui a été entendue depuis des districts avoisinants ». La détonation, violente, a été entendue et à 10 h 18, heure locale (9 h 18 à Paris), jusqu’à la place Taksim, à plusieurs kilomètres de distance de Sultanahmet.

Les autorités turques ont identifié l’auteur de cette attaque comme un ressortissant syrien né en 1988. Une enquête est en cours pour déterminer la nature des explosifs utilisés.

Réunion d’urgence et cellule de crise

Le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a convoqué une réunion de crise à Ankara. Les principaux responsables de la sécurité, dont le ministre de l’intérieur, Efkan Ala, et le chef des renseignements (MIT), Hakan Fidan, sont notamment appelés à y participer, a indiqué une source gouvernementale.

Black-out médiatique

Presque immédiatement après l’explosion, le gouvernement turc a imposé un black-out médias « au nom de la sécurité nationale ».

Plusieurs médias turcs, comme le quotidien Hurriyet, la chaîne CNNTurk ou l’agence officielle Anatolie, mentionnent la décision du gouvernement, mais cela ne les empêche pas de publier des articles sur l’explosion, en reprenant notamment le premier bilan humain diffusé par le gouverneur d’Istanbul.

Les contours de cette censure restent flous, comme le confirme Alex Christie-Miller, journaliste anglo-saxon sis à Istanbul qui reproduit le document envoyé par le vice-président turc Numan Kurtulmuş. La chaîne de télévision TRT pouvait, à 11 h 30, tenir un direct près du lieu de l’explosion sans être inquiétée. Mais au même moment, selon la correspondante du New York Times, Ceylan Yeginsu, « des policiers empêchent des journalistes accrédités de pendre des photos à cause de l’interdiction ».

Regain de tension dans le pays

La Turquie vit depuis plusieurs mois en état d’alerte depuis le double attentat-suicide qui a fait 103 morts le 10 octobre devant la gare centrale d’Ankara. Cette attaque, la plus meurtrière jamais survenue sur le sol turc, a été attribuée par les autorités à l’organisation djihadiste Etat islamique (EI).

Un commissariat de la police touristique situé sur la place Sultanahmet a été le théâtre il y a un an d’un attentat-suicide commis par une femme qui a fait un mort et un blessé parmi les agents. Il a été revendiqué par un mouvement d’extrême gauche, mais les autorités ont ensuite évoqué l’existence de liens entre la kamikaze et des mouvements islamistes.

Le 23 décembre, l’aéroport Sabiha-Gökçen, situé sur la rive asiatique de la plus grande ville de Turquie, a également été la cible d’une attaque au mortier qui a fait 1 mort et 1 blessé. Une organisation armée kurde, le groupe des Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), avait revendiqué l’opération en riposte aux « attaques fascistes qui réduisent en ruine les villes kurdes ».

Après plus de deux ans de cessez-le-feu, des combats meurtriers ont repris depuis l’été entre les forces de sécurité turques et les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ces affrontements ont fait voler en éclats les pourparlers de paix engagés en 2012 pour mettre un terme à un conflit qui a fait plus de 40 000 morts depuis 1984.

Source : Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters

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samedi 5 décembre 2015

Décoration : Après l'Opération Sentinelle, bientôt des agrafes pour la Marine

Elles pourraient être baptisées Vigie, Epaulard et Poséidon. 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a remis à Vincennes, trente nouvelles médailles de la Protection militaire du territoire (PMT) avec sa première agrafe concernant l'opération Sentinelle.

Cette décision traduit «le besoin de reconnaissance» des militaires, explique-t-on dans l'entourage du ministre. La prochaine agrafe concernera l'opération Harpie de lutte contre l'orpaillage clandestin en Guyane. La Marine a proposé trois agrafes concernant des missions intérieures permanentes : Vigie pour la protection des frontières maritimes (avec notamment les sémaphores), Epaulard pour la protection de la Force océanique stratégique et Poséidon pour la protection-défense des points sensibles, assurée pour l'essentiel par les fusiliers marins.

La décision de les valider, en instance depuis plusieurs mois, n'a pas encore été prise et l'un des points de blocages semble être l'opération Poséidon. 

De son côté, l'armée de l'air devrait elle aussi proposer des agrafes pour ses missions permanentes de PMT.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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jeudi 3 décembre 2015

Etats Unis : Piste terroriste probable pour la fusillade de San Bernardino

Fusillade en Californie : 12 engins explosifs trouvés au domicile des suspects !

Douze engins explosifs artisanaux ont été retrouvés au domicile du couple qui a tué mercredi 14 personnes en Californie et fait 21 blessés, la pire tuerie aux Etats-Unis depuis trois ans, a indiqué ce jeudi la police. Trois autres engins explosifs artisanaux reliés entre eux et actionnables à distance avaient été retrouvés dans le bâtiment visé par les tueurs.
Mais ces engins n'avaient finalement pas explosé, a précisé le chef de la police locale, Jarrod Burguan.

L'officier a déclaré que les armes à feu utilisées par les tueurs avaient été achetées légalement. Il a ajouté lors de cette conférence de presse tenue à San Bernardino que l'identification des victimes étaient toujours en cours.  

"Ils menaient une mission"

Si les autorités restaient prudentes pour énoncer un motif, elles affirmaient dorénavant que le carnage de mercredi semblait prémédité, vu l'arsenal retrouvé. "Il serait irresponsable à ce stade de parler de terrorisme", mais "il semble qu'ils menaient une mission" dont l'objectif reste à déterminer, a commenté David Bowdich, l'un des responsables du FBI. 

Des témoignages mentionnés par la police laissent entendre que le motif pourrait être lié à une dispute sur le lieu de travail d'un des suspects, employé des services de santé de San Bernardino, la ville californienne où a eu lieu le carnage.

Source : Lexpress.fr

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Après la tuerie de San Bernardino, l'Amérique face à la piste terroriste


Les auteurs de l'attaque qui a fait 14 morts mercredi en Californie auraient été en contact avec des groupes islamistes.

Briefé par le FBI et sortant tout juste d'un Conseil de sécurité nationale réuni en urgence, Barack Obama s'est exprimé ce jeudi avec beaucoup de prudence sur l'attaque qui a frappé San Bernardino mercredi, expliquant qu'à ce stade de l'enquête, les motivations du couple de tueurs restaient «inconnues». Il est possible qu'il s'agisse d'un «acte lié au terrorisme» mais aussi d'«un acte lié au travail» du mari, a-t-il dit, n'excluant pas «un mélange» - une hypothèse quelque peu étrange.

La police a parlé d'une attaque «préparée» comme si le couple qui a massacré 14 personnes et en a blessé 17 autres avait été «en mission». «Il s'agit au minimum d'un acte de terrorisme intérieur», a-t-elle dit. Plus tard, la police a révélé que douze engins explosifs artisanaux avaient été retrouvés au domicile du couple. Trois autres engins explosifs artisanaux reliés entre eux et actionnables à distance ont aussi été retrouvés dans le bâtiment visé par les tueurs. Mais ces engins n'ont finalement pas explosé. Les armes à feu utilisées ont été achetées légalement. Selon CNN, le tueur était en contact par téléphone et par Internet avec des entités liées au terrorisme.

L'organisation musulmane Cair de Californie a tenu mercredi soir une conférence de presse précipitée pour se désolidariser du massacre, en faisant parler le beau-frère des tueurs, qui a confié «son sentiment d'horreur». Il apparaît de plus en plus que ce qui s'est passé mercredi n'avait, au minimum, rien d'une de ces tueries orchestrées par des déséquilibrés qui se produisent à intervalles tragiquement rapprochés. Tout d'abord parce que les tueurs étaient deux. «Le fait qu'ils soient plusieurs, et qu'il s'agisse d'un couple me rend soupçonneux, il est très rare qu'une femme commette une tuerie», notait jeudi matin Lou Palumbo, un détective interviewé par la chaîne al-Jezirah. Surtout quand elle a un bébé de 6 mois !

Syed Rezwab Farook, un Américain d'origine pakistanaise de 28 ans, et sa femme Tashleen Malik, 27 ans, née au Pakistan, étaient-ils des «loups solitaires islamistes» radicalisés, mûs par la haine de l'Occident ? Agissaient-ils inspirés et/ou en lien avec une organisation terroriste extérieure? L'attentat était-il une vengeance liée à des frustrations personnelles? Ou un mélange des deux, comme le suggère le président ?

Ces questions se bousculaient ce jeudi sans réponses claires. Mais des détails commençaient d'émerger sur le profil du couple.

Source : LeFigaro.fr

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