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Tag - Insécurité

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dimanche 1 décembre 2019

Terrorisme - Attaque de Londres : Le terroriste arrêté par des «héros ordinaires»

Au moins deux morts et plusieurs blessés, l'assaillant abattu par la police !

Un guide touristique, un chef cuisinier polonais, un policier hors service, un ancien condamné à la perpétuité…
Six hommes ont courageusement aidé à la neutralisation de l’assaillant du London Bridge.

Après avoir été maîtrisé par des passants, l'assaillant, porteur d'une fausse ceinture explosive, a été abattu par la police !

Le maire de Londres a commencé par saluer les forces de l'ordre. Mais aussitôt après, Sadiq Khan a dressé des louanges à ceux qui étaient sur le London Bridge ce vendredi : « Ce qui est remarquable sur les images que nous avons vues, a souligné l'édile, costume sombre et mine grave, c'est l'héroïsme à couper le souffle de ceux qui ont littéralement couru vers le danger, sans savoir ce qui les attendait. » La reine elle-même a salué ensuite « les braves individus qui ont mis leur vie en danger pour aider et protéger les autres, sans penser à eux-mêmes ».

Ces six hommes -qui ont réussi à mettre fin au parcours meurtrier d' Usman Khan, 28 ans, ex-prisonnier en liberté surveillée qui a poignardé à mort un jeune diplômé de Cambridge et une femme encore non identifiée ce samedi soir sur le London Bridge- sont les nouveaux héros de la Grande-Bretagne. Avaient-ils remarqué la ceinture d'explosifs du terroriste quand ils l'ont plaqué à terre (faux explosifs, apprendra-t-on plus tard)?

Ils ont, en tout cas, attaqué le terroriste et l'ont immobilisé, à coups d'extincteur, mais aussi à l'aide d'une corne de narval, ce cétacé au rostre particulièrement développé. Les images vidéo circulant sur les réseaux sociaux montrent en effet l'agresseur aspergé de neige artificielle et attaqué à l'aide d'un objet longiligne d'1m50.

«Nous te devons tous une pinte aussi !»

Sur ces images qui n'ont cessé de tourner partout, un des passants semble s'éloigner de l'homme allongé à terre, il porte dans la main un grand couteau et intime aux autres badauds l'ordre de s'éloigner. Il s'agit en fait d'un officier en civil de la police des transports, qui aurait traversé le pont en trombe pour désarmer le terroriste aux prises avec d'autres passants. « Donnez à cet homme une médaille, lance un usager de twitter sur Internet. Nous te devons tous une pinte aussi ! Tu ne devrais jamais plus avoir à payer pour une boisson, mon ami ! »

« J'ai fait ce qu'aurait fait n'importe quel Londonien », assure de son côté Thomas Gray, un guide touristique de 24 ans, qui aurait, lui, forcé le suspect à lâcher l'un de ses couteaux. Quant à l'homme armé d'une défense de narval, il s'appelle Luksasz.

Ce chef cuisinier d'origine polonaise a été salué comme tel par le maire Sadiq Khan, dans une allusion -peut-être- au Brexit : « Ce que nous avons vu hier, ce sont des citoyens ordinaires, y compris des Londoniens d'origine polonaise, agissant d'une façon extraordinaire », a précisé l'élu. Cet homme aurait décroché cet objet époustouflant du mur du Fishmonger's hall, le bâtiment où se tenait une réunion de réinsertion de prisonniers. L'endroit où Usman Khan se trouvait et d'où il a démarré sa course meurtrière.

Attaque revendiquée par Daech

Parmi les courageux il y a aussi James Ford, 42 ans. Ce passant téméraire est un condamné qui finit de purger une peine à perpétuité pour le meurtre en 2004 d'une attardée mentale de 21 ans. « Il n'est pas un héros, il ne le sera jamais, a martelé la tante de sa victime d'alors, nous ne savions pas que cet homme avait été libéré. »

Une réaction qui vient modérer un peu l'enthousiasme vis-à-vis de tous ces héros ordinaires sans remettre en cause leur bravoure de vendredi. James Ford fréquentait, semble-t-il, la même réunion de réhabilitation des détenus qu'Usman Khan. Ce dernier, libéré il y a un an après six ans derrière les barreaux, avait pris part en 2012 à la préparation d'une attaque contre la London Stock Exchange, la Bourse de Londres. Il portait toujours un bracelet électronique. L'attentat a été revendiqué samedi soir par l'Etat islamique.

Source : Le parisien.fr / Par Marion L’Hour, correspondante à Londres (Royaume-Uni)

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mercredi 13 novembre 2019

OPEX - Barkhane : La France en soutient des forces sahéliennes face aux jihadistes

Comme on pouvait s’en douter, la force Barkhane a été sollicitée pour appuyer les Forces armées maliennes [FAMa] lors des combats ayant suivi les attaques jihadistes des postes de Boulikessi et de Mondoro, deux localités de la région de Mopti, situées près de la frontière avec le Burkina Faso.

Dans un communiqué publié le 2 octobre 2019, la ministre des Armées, Florence Parly, avait en effet indiqué que les unités maliennes envoyées en renfort pour « pourchasser les groupes terroristes et reprendre le contrôle des deux postes » ont bénéficié d’un appui d’avions de chasse [Mirage 2000] et d’hélicoptères d’attaque Tigre.

« La détermination de ces unités [maliennes] a permis de rétablir une situation délicate et compromise, et d’infliger des pertes aux terroristes », a souligné Mme Parly.

Selon Bamako, les jihadistes auraient perdu une quinzaine de combattants durant ces combats. Mais ils ont dans le même temps infligé de lourdes pertes aux FAMa, avec au moins 25 tués et près d’une cinquantaine de disparus [11 soldats maliens ont été « récupérés » lors des opérations de ratissage menées après la reprise des postes attaqués, ndlr].

En attaquant les postes de Mondoro et de Boulikessi [qui avait déjà été ciblé en 2017…], les jihadistes ont porté un coup dur à la Force conjointe du G5 Sahel étant donné qu’une des deux unités maliennes visées était placée sous le commandement de cette dernière. Qui plus est, ils ont mis la main sur des équipements ainsi que sur d’importantes quantités d’armes et de munitions. En outre, leur opération, comme cela fut déjà le cas lors de l’attaque du camp de Dioura [le 17 mars dernier], met le gouvernement malien en difficulté face à l’opinion publique.

Et il n’est pas le seul. Au Niger, les embuscades de Baley Beri [en mai, avec 27 soldats tués] et l’attaque « complexe » du camp d’In-Ates [juillet, avec 18 tués] ont illustré les faiblesses des forces armées locales. Même chose au Burkina Faso, avec l’attaque de Koutougou [24 soldats tués le 20 août] et celles menées en septembre contre des camions [au moins 29 tués parmi les civils]. Et ces « incidents » sécuritaires donnent lieu de plus en plus souvent à des tensions entre les communautés. Tensions qui profitent aux jihadistes.

« Les forces maliennes, comme l’ensemble des forces des pays du Sahel sont engagées dans un effort exigeant et de longue durée contre l’insécurité et le terrorisme. Elles consentent des sacrifices importants et se battent sur de nombreux fronts. Elles peuvent compter sur notre soutien et sur notre détermination dans ce combat commun », a encore assuré Florence Parly.

Selon le chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre, l’objectif de la force Barkhane au Mali est d’affaiblir les groupes jihadistes afin de les mettre à la portée des FAMa, qui « doivent pouvoir les affronter seules ou en tout cas en étant moins accompagnées » par les troupes françaises. Et, dans le même, il s’agit de les faire « monter en puissance », notamment « dans le cadre Union Training Mission [EUTM] » et par un « accompagnement » de la MINUSMA [mission des Nations unies au Mali, ndlr].

Mais, visiblement, cela n’est pas encore suffisant. Au-delà de la formation, les questions capacitaires se posent… En outre, tant que les accords de paix d’Alger, signé par les autorités maliennes et les groupes indépendantistes touareg de l’Azawad [nord du Mali, ndlr], ne seront pas pleinement appliqués, il sera toujours compliqué de combattre les formations jihadistes, dont celles inféodées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM] et l’État islamique au grand Sahara [EIGS].

D’ailleurs, et ce n’est pas nouveau, certains de ces groupes armés touareg ne jouent pas franc jeu. Tel est notamment le cas, même s’il s’en défend, du Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad [HCUA], qui, implanté dans la région de Kidal, compte dans ses rangs de nombreux transfuges d’Ansar Dine, une formation jihadiste dont le chef, Iyad Ag Ghali, dirige le GSIM.

D’après RFI, cité par Le Point, des cadres importants du HCUA ont été impliqués dans plusieurs attaques jihadistes au Niger. Un combattant du HCUA a « participé en mai dernier à l’attaque de Tongo Tongo [ou de Baley Beri], où 27 soldats nigériens ont été tués. Les armes prises ont été acheminées par les terroristes dans la vallée d’Inadar et réceptionnées par le chef d’état-major du HCUA. En juillet dernier, d’autres armes récupérées pendant l’attaque d’Inates sont transportées toujours au Mali, près de Menaka », explique l’hebdomadaire.

Quoi qu’il en soit, l’objectif de Paris est d’impliquer davantage ses partenaires européens au Sahel. « Nous aurions tort de croire que le terrorisme est une menace pour la France seule : nos partenaires ont tous été touchés, et c’est ensemble que nous devons réagir. Et pour ceux qui n’ont pas été frappés directement, il y a le devoir de solidarité », fit ainsi valoir la ministre des Armées, lors d’un déplacement au 4e Régiment d’hélicoptères des forces spéciales [RHFS], en juin dernier.

« Il faut accompagner les forces armées sahéliennes après les avoir formées, y compris lorsqu’elles vont au combat, et pas seulement dans les états-majors. Ce n’est pas un sport de masse, j’en conviens », avait-elle continué. Et de demander : « Si les Européens, qui sont directement concernés, ne le font pas, qui, alors, le fera? »

Lors d’une audition parlementaire, le général Lecointre avait confirmé cette intention. « Nous réfléchissons à un partenariat militaire opérationnel auquel nous devons encourager nos partenaires. Je souhaite que les Européens soient de plus en plus sensibilisés à cette possibilité. À cet égard, nous travaillons à mettre sur pied une force qui serait coordonnée à l’opération Barkhane et qui serait capable de faire ce travail d’accompagnement des Maliens au combat une fois que nous porterons notre effort dans une autre zone », avait-il indiqué.

En clair, il s’agit de solliciter les autres pays européens afin de mettre en place un système inspiré de celui des OMLT [Operational Mentor Liaison Team], qui, en Afghanistan, reposait sur la présence d’instructeurs auprès des unités locales. Trouver des contributeurs ne sera pas forcément aisé… D’autant moins qu’il faudra composer avec les règles d’engagement propres à chaque pays.

« Un des principaux effets que nous recherchons est de pouvoir compter sur des énergies nouvelles pour accompagner les forces locales. Mais il ne faut pas que cela pèse sur Barkhane qui est déjà très employée », a résumé un officier français auprès de l’AFP.

En attendant, il y a urgence… « Je crains que nous n’ayons collectivement échoué à enrayer les causes profondes de la crise – la pauvreté, les failles de gouvernance, l’impunité – qui nourrissent la montée de l’extrémisme violent. Les groupes terroristes instrumentalisent les conflits locaux et se positionnent en défenseurs des communautés », relevait récemment Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies.

D’après les chiffre qu’il a donnés, le nombre de civils tués entre 2012 et 2018 dans les seuls pays du G5 Sahel [Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad] a été multiplié par quatre. Et « plus de 5 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire, plus de 4 millions ont été déplacées, 3 millions d’enfants ne sont pas scolarisés et près de 2 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. »

Aussi, avait prévenu M. Guterres, « soyons clairs, nous sommes en train de perdre du terrain face à la violence. Nous devons redoubler d’efforts. » D’autant plus que la menace jihadiste est désormais susceptible de s’étendre jusqu’aux pays du golfe de Guinée.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : © EMA

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samedi 5 octobre 2019

Radicalisation : Attaque islamiste au couteau à la préfecture de police de Paris - Le parquet antiterroriste saisi de l’enquête !

Le 3 octobre 2019, muni d’un couteau de cuisine en céramique qu’il venait d’acheter le jour même, Mickaël H, un fonctionnaire de 45 ans originaire de la Martinique, affecté au service informatique de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris [DRPP], a tué deux policiers [le major Damien E., 50 ans et le gardien de la paix Anthony L., 39 ans] ainsi qu’un adjoint administratif [Brice L., 38 ans] et un agent du soutien opérationnel la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne [Aurélia T., 39 ans].

Puis il a blessé une employée des ressources humaines et un autre fonctionnaire avant d’être abattu par un jeune agent de police.

Selon les informations données par la presse, Mickaël H. travaillait au service informatique de la DRPP depuis 2003, en qualité d’adjoint administratif employé de catégorie C. Et il était jusqu’alors décrit comme étant un « fonctionnaire modèle ».

Il n’avait « jamais présenté de difficultés comportementales », a ainsi assuré Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur. Ce qu’ont confirmé plusieurs syndicats de police. « Ça ressemble vraiment à un acte de folie », a commenté Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, auprès de France Info.

Seulement, l’hypothèse de l’acte de « folie » s’est dissipée au fil des investigations. Marié et père de deux enfants, Mickaël H., converti à l’islam, aurait entretenu des liens avec des personnes appartenant à la mouvance salafiste, a envoyé plusieurs SMS à son épouse [qui a été placée en garde à vue] accréditant la thèse d’un acte prémédité.

Aussi, au vu de ces éléments, le Parquet national antiterroriste [PNAT] s’est saisi de cette affaire. Et l’enquête a été reprise sous les qualifications « d’assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste » et « d’association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Reste que la présence d’un individu apparemment radicalisé au sein de la préfecture de police de Paris interroge. D’autant plus que la DRPP a notamment la mission de lutter « contre les extrémismes à potentialités violentes et le terrorisme, en particulier l’islamisme radical » et que les investigations qu’elle conduit « visent principalement à déjouer les projets d’attentats et à démanteler les filières d’acheminement des jeunes vers les zones de combat. Les recherches portent également sur le soutien logistique et financier que certains groupes ou individus sont susceptibles d’apporter à des structures terroristes et sur le prosélytisme en faveur du djihad exercé par certains. »

À ce titre, et comme l’a indiqué Didier Lallement, le préfet de police de Paris, Mickaël H était « habilité au secret défense » et il était « en règle avec les obligations inhérentes à ce type d’habilitations.

« Comment se fait-il que dans le cœur de la lutte antiterroriste, quelqu’un qui est radicalisé, n’a pas été détecté? » a demandé Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat de police Unité-SGP-FO.

Pourtant, la loi du 30 octobre 2017, dite SILT [Sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme] a modifié l’article L114-1 du Code de la sécurité intérieure afin d’autoriser des enquêtes administratives « en vue de s’assurer que le comportement des personnes physiques ou morales concernées n’est pas devenu incompatible avec les fonctions ou missions exercées. »

Le rapport des députés Éric Diard et Éric Poulliat, publié en juin dernier et intitulé « Les services publics face à la radicalisation« , donne quelques chiffres.

La détection des individus radicalisés se concentre d’abord sur le recrutement. Mais, notent les députés, « en raison d’une dissimulation toujours possible, il n’existe pas de garantie absolue qu’une personne radicalisée ne puisse pas être recrutée. »

En outre, ajoutent-ils, une « radicalisation peut intervenir postérieurement à l’entrée dans la police, en particulier à la suite d’une conversion. » Pour faire face à cette menace « post-recrutement », l’Inspection générale de la police nationale [IGPN] a mis en place, en 2016, une cellule spéciale chargée de surveiller les policiers soupçonnés de radicalisation.

« Une réunion trimestrielle rassemblant la DGSI, le Renseignement territorial, la direction de la formation de la Police nationale et l’IGPN permet d’évoquer les personnes sources de préoccupation. Ce sont généralement les services de renseignement qui alertent sur l’existence de signes de radicalisation [fréquentation d’une mosquée de tendance salafiste, par exemple] », explique le rapport parlementaire.

Ainsi, au niveau de la Police nationale, il y aurait eu 28 cas de radicalisation constatés parmi les 150.000 fonctionnaires de police.

« Ces cas de radicalisation concerneraient essentiellement des policiers de la sécurité publique, celle-ci comptant les effectifs les plus nombreux. Ils se répartiraient en quatre catégories : agents réputés en lien ou en contact avec des milieux islamistes radicalisés, agents ayant des pratiques religieuses ostentatoires, agents ayant des prises de position publiques ou manifestant un intérêt soutenu pour l’islamisme radical et agents dont le comportement se serait radicalisé », avance le rapport.

S’agissant de la préfecture de police de Paris, la DRPP, où travaillait donc Mickaël H. a recensé une quinzaine de cas, sur plus de 43.000 agents.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : © Préfecture de police de Paris


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lundi 15 avril 2019

France : Incendie majeur en la Cathédrale Notre-Dame de Paris !

Un incendie est en cours ce lundi à Notre-Dame de Paris, "potentiellement lié" aux travaux de rénovation de l'édifice, a-t-on appris auprès des pompiers. Cet incendie intervient au premier jour des célébrations de la Semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne.

Le feu, qui a pris dans les combles de la cathédrale selon les pompiers, s'est rapidement propagé à la charpente et à la flèche qui trône à 93 mètres de haut au sommet de l'édifice. Celle-ci vient de s'effondrer sur elle-même selon Emmanuel Grégoire, adjoint à la mairie de Paris.

"Tout est en train de brûler. La charpente, qui date du XIXe siècle d'un côté et du XIIIe de l'autre, il n'en restera plus rien", a déploré André Finot. "Il faut voir si la voûte, qui protège la cathédrale, va être touchée ou pas", a-t-il ajouté. Le feu, dont la gravité restait encore à déterminer, a pris aux alentours de 18H50 dans les combles de la cathédrale, monument historique le plus visité d'Europe, ont indiqué les pompiers.

Un périmètre de sécurité mis en place

Selon nos informations, la cathédrale a été évacuée et un très large périmètre de sécurité a été mis en place par les pompiers. D'importants moyens d'intervention ont été déployés, notamment quatre grandes échelles et deux bras élévateurs aériens.

Leur intervention est néanmoins très compliquée, les lances à eau ne permettant pas d'atteindre la charpente de l'édifice. Selon nos informations, les pompiers vont tenter d'évacuer ou de protéger certaines des oeuvres présentes dans la cathédrale.

Le président de la République sur place

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, la maire de Paris, Anne Hidalgo, sont actuellement sur place. Le président de la République et le Premier ministre ont annoncé se rendre sur place.

"Une mission particulière a été engagée pour tenter de sauver toutes les oeuvres d'art qui peuvent l'être", a expliqué Emmanuel Grégoire. "La priorité a été donnée à la sécurisation des abords pour protéger les touristes, les riverains des risques d'effondrement", a-t-il ajouté sur notre antenne.

"Un terrible incendie est en cours à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les pompiers de Paris sont en train de tenter de maîtriser les flammes", a tweeté la maire de Paris Anne Hidalgo. "Nous sommes mobilisés sur place en liens étroits avec le Diocèse de Paris. J'invite chacune et chacun à respecter le périmètre de sécurité."

Source : BFMtv.fr - Photo Lefigaro.fr

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lundi 18 mars 2019

Protection des lieux de culte : Incendie de l'église Saint Sulpice à Paris...

Incendie d'un lieu de culte chrétien... Sous protection ?

Un incendie s'est déclaré ce dimanche 17 Mars 2019 à la mi-journée dans l'église Saint-Sulpice, située dans le VIe arrondissement de Paris.

Les pompiers sont rapidement intervenus pour éteindre les flammes qui embrasaient la porte d'entrée. L'édifice, classé monument historique, a dû être évacué. Fort heureusement, aucun blessé n'est à déplorer. 

Pour l'heure les circonstances de ce départ de feu restent inconnues. 

Source : Huffington Post

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L'église Saint-Sulpice est une grande église du quartier de l'Odéon dans le 6e arrondissement de Paris. Elle est située place Saint-Sulpice. Elle a pour adresse postale le 2, rue Palatine. Elle est dédiée à Sulpice le Pieux, archevêque de Bourges au VIIe siècle.  

L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 20 mai 1915. Plusieurs personnalités se sont mariées dans cette église, comme Victor Hugo avec Adèle Foucher le 12 octobre 1822 ou Camille et Lucile Desmoulins avec Robespierre parmi les témoins, ou y ont été inhumés.

On trouve ainsi dans les caveaux de la crypte en sous-sol ou dans des monuments funéraires de nombreux ecclésiastiques, simples curés ou prélats, mais aussi des laïcs tels Madame de La Fayette, Mademoiselle de Champmeslé, Armande Béjart ou le maréchal de Lowendal. L'église a également servi de cadre aux funérailles religieuses d'Alexis Simon Belle le 22 octobre 1734, de Félix Barthe le 31 janvier 1863, de Richard Descoings le 11 avril 2012, d'Albert Jacquard le 19 septembre 2013, de Patrice Chéreau le 16 octobre 2013, de Christophe de Margerie le 27 octobre 2014, de Sylvie Joly le 9 septembre 2015, de Michel Delpech le 8 janvier 2016. 

Source : Wikipedia

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mercredi 31 octobre 2018

Justice et forces de l’ordre : la condamnation de trop ?

Voilà une nouvelle décision de justice qui ne risque pas de participer à l’amélioration des relations entre l’institution judiciaire et les forces de l’ordre.

Ainsi que le rapporte l’Essor, le journal de la gendarmerie nationale, un gendarme de 53 ans a été condamné ce mercredi 3 octobre, à 3 mois de prison avec sursis, 6 mois d’interdiction d’exercer sa profession et inscription de la dite condamnation au bulletin n°2 de son casier judiciaire.

L’adjudant-chef dont il est question, comparaissait en effet devant le tribunal correctionnel , pour avoir giflé un mineur qui s’en était pris son épouse. À noter que les représentants de « la victime » n’ont pas estimé nécessaire de se porter partie civile à l’occasion de ce procès. C’est dire l’importance qu’eux mêmes attachent à ce fait divers qui, pourtant, est tout a fait révélateur de la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

À une époque où plus que jamais notre jeunesse est en perte de repères. Et où même le président de la République estime utile et pertinent de s’afficher aux yeux du monde avec des racailles, des hommes et des femmes font le choix de s’exposer jours et nuits, dimanches et jours fériés afin de tenter de maintenir un ordre public minimum pour que notre pays ne sombre pas dans le chaos. Ces serviteurs de la République, qu’ils soient gendarmes, policiers, pompiers ou appartenant aux services de secours paient, chaque année, un lourd tribut. Le nombre de tués et de blessés dans leurs rangs se comptant par centaines. Ce travail, ils le font avec dévouement. Ils sacrifient souvent leur propre vie de famille pour répondre aux exigences de missions de plus en plus difficiles et dangereuses.

Mais parfois aussi, sous l’emprise de la colère, de la fatigue, du stress ou de la peur, ils peuvent se fourvoyer et sortir du cadre légal qui leur est assigné. Mais pour eux, qui ne sont ni président de la République, ni ministre, ni élu, ni caïd médiatique, ni star du showbusiness, il n’y aura pas de pardon. Pas de tolérance. Et pour cela on pourra toujours compter sur quelques magistrats qui, du fond de leur fauteuil, sauront exiger une sanction exemplaire à l’encontre du fautif.

La décision du tribunal correctionnel de Charleville-Mézières est tout à fait symptomatique du décalage qui existe désormais entre la justice et les forces de l’ordre. Elle est également révélatrice de ce même décalage qui s’est installé dans notre société, et du renversement total des valeurs qui affecte maintenant les relations inter-individuelles dans notre pays.

Aurait-on pu imaginer, il n’y a pas si longtemps, un gendarme être mis au ban de la société pour avoir voulu défendre son épouse des agissements d’un gamin dont l’éducation laisse manifestement à désirer ? Aurait-on envisagé de créer, au sein des écoles, des unités d’intervention tant les enseignants sont complètement dépassés par une violence qui devient endémique ? 

Aurait-on vu, au plus au niveau, une classe politique se donner en spectacle, et fouler aux pieds les valeurs de la République dont le peuple lui a donné la garde ?

Alors continuons comme ça.

Condamnons les gendarmes et les policiers pour des vétilles. Sanctionnons les quelques enseignants et agents de l’État qui assument encore leurs responsabilités. Encourageons, en les élisant et les réélisant, les politiques, dans la voie de la médiocrité et du déshonneur. Et sous peu, notre pays sera à ramasser dans la fange. Reste à espérer que d’ici là, ceux qui ont notre sécurité entres leurs mains n’auront pas définitivement baissé les bras.

Source : Olivier Damien - Docteur en droit – Commissaire divisionnaire honoraire

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Ndlr :
10 ans après, la gifle de Bayrou... Le petit "faiseur de poche" condamné par le tribunal correctionnel de Strasbourg...

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lundi 10 septembre 2018

Paris : Attaque au couteau, sept blessés dont quatre graves...

L'auteur des faits, qui se sont déroulés dimanche soir, a été interpellé par la police.
Rien ne permet de dire, pour le moment, s'il s'agit d'une attaque terroriste.


Les faits ont eu lieu sur le quai de Loire, dans le 19e arrondissement de Paris, dans la soirée du 9 septembre 2018.

Une attaque au couteau a fait sept blessés dans la soirée du dimanche 9 septembre, à Paris, a appris franceinfo auprès d'une source judiciaire. Quatre personnes sont grièvement atteintes à la suite de ces agressions. Les faits ont eu lieu sur le quai de Loire, le long du bassin de la Villette, dans le 19e arrondissement de la capitale, vers 22h45. Les blessés ont été transférés vers les hôpitaux Lariboisière, La Pitié Salpêtrière, Foch et Percy. Rien ne permet de dire, pour le moment, s'il s'agit d'une attaque terroriste.

Des témoins de la scène interviennent

Selon les informations de France Bleu Paris, cet homme s'en est pris à plusieurs personnes à coups de couteau et de barres de fer. Des témoins de la scène, qui jouaient à la pétanque, ont réussi à le faire fuir. L'un d'entre eux lui a jeté une boule qui l'a atteint à la tête. Quelques instants plus tard, il s'en est pris à deux autres passants, des touristes britanniques, avant d'être arrêté par les policiers de la BAC du 19e arrondissement.

Selon la source jointe par franceinfo, l'agresseur est un homme "a priori de nationalité afghane". L'auteur des faits a attaqué des personnes qui lui étaient inconnues. Il a été interpellé par les forces de l'ordre. Un témoin de la scène est en état de choc. Une enquête a été ouverte pour "tentatives d'homicides volontaires".

Les investigations ont été confiées à la police judiciaire.

Source : Francetvinfo.fr

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jeudi 23 août 2018

Trappes: Attaque au couteau, deux morts et deux blessés ! L'Etat islamique revendique... Acte terroriste ?

Deux morts et deux blessés dans une attaque "terroriste" au couteau, l'assaillant tué par la police !

L'auteur des coups de couteau a été abattu. Il était fiché S, connu pour "apologie du terrorisme", ajoute une source policière à franceinfo. Plusieurs témoins affirment avoir entendu cet homme crié "Allah akbar" au moment des faits.
L'Etat islamique a d'ailleurs revendiqué l'attaque via son agence de presse.
Pour autant, "la piste d'un différend familial n'est pas écartée", indique une source proche du dossier à France 2. Le parquet antiterrorsite ne s'est pas saisi du dossier pour le moment.


Source : franceTVinfo.fr

NDLR : Selon nos dernières infos, l'assaillant serait semble-t-il un déséquilibré. Il aurait d'abord tué sa mère et sa sœur (piste du drame familial) avant de blesser grièvement une passante dans la rue. Puis, il s'est ensuite retranché dans un pavillon, et se serait jeté sur les policiers avec couteau à la main. avant d'être neutralisé par les forces de l'ordre.

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Deux personnes sont mortes et deux autres ont été blessées dans une attaque au couteau, jeudi matin, à Trappes, dans les Yvelines. Le Raid a été appelé et l'auteur des coups a été tué par la police.

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées, jeudi à Trappes, dans les Yvelines, par un homme qui les a attaquées à coups de couteau, selon les informations d'Europe 1. L'assaillant a été mortellement blessé par les forces de l'ordre, a confirmé le préfet des Yvelines. L'auteur, connu des services de police pour apologie du terrorisme en 2016, aurait crié "Allah Akbar" en entrant dans un pavillon au numéro neuf de la rue Camille Claudel, son propre domicile. La piste du drame familial est privilégiée.

Piste du drame familial

D'après les informations collectées par Europe 1, des témoins ont vu l'homme, né en mai 1982 et qui serait taxi de métier, rentrer dans un pavillon de la rue Camille Claudel vers 10h avant de ressortir 20 minutes plus tard avec des couteaux en criant "Allah Akbar". Les policiers locaux lui ont alors tiré dessus, le blessant grièvement. Le Raid était également présent à l'extérieur. L'auteur des coups de couteau a succombé à ses blessures.

A ce stade, la piste du drame familial est privilégiée puisque des proches de l'assaillant font partie des victimes et que l'appel passé à la police au début de l'attaque allait dans ce sens. D'après les éléments rassemblés par Europe 1, l'attaque a eu lieu au domicile de l'assaillant. Le parquet de Versailles a ouvert une enquête mais le parquet antiterroriste ne s'est pas, pour l'instant, saisi du dossier. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a salué "la réactivité et la mobilisation exemplaire de nos forces de l’ordre".

Le gouvernement a placé la ville de Trappes sur la liste des trente quartiers de "reconquête républicaine" impliquant des moyens et des effectifs supplémentaires pour la police.

Source : Europe1.fr

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L'assaillant serait hors d'état de nuire. La police nationale annonce sur Twitter la tenue d’une « opération en cours, rue Camille Claudel à Trappes (Yvelines), merci de bien vouloir éviter le secteur et de respecter le périmètre de sécurité ».

Un mort et deux blessés

Selon Franceinfo, une personne aurait été tuée lors d’une attaque au couteau dans la commune des Yvelines. Au moins deux autres personnes auraient également été blessées.

L'assaillant tué

Le site d’information indique la présence des policiers du Raid​ sur place. Le Parisien et l'AFP annoncent que l’auteur des coups de couteau a été neutralisé. Une source assure à l'AFP que l'assaillant s'était retranché dans un pavillon, nécessitant l'intervention des forces du Raid.

Le préfet des Yvelines vient d'annoncer que l'assaillant était décédé.

Terrorisme ou pas ?

D'après Le Parisien, l'individu était connu pour apologie directe et publique d’un acte de terrorisme. Mais d’après l'AFP, les autorités tentaient de déterminer si cette attaque pourrait être considérée comme terroriste.

Un quartier en "reconquête républicaine"

Située à 30 km à l'ouest de Paris, Trappes est une ville pauvre au milieu du riche département des Yvelines. La moitié de ses 30.000 habitants a moins de 25 ans et le taux de chômage y approche des 20%. Le gouvernement a placé la ville sur la liste des trente quartiers de "reconquête républicaine" impliquant des moyens et des effectifs supplémentaires pour la police.

Source : 20minutes.fr

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vendredi 6 juillet 2018

Seine-et-Marne : un couple de policiers du 93 agressé violemment devant leur fille à Othis

Les agresseurs sont recherchés par la police judiciaire de Seine-et-Marne. La piste d’une vengeance, conséquence d’une intervention à Aulnay (Seine-Saint-Denis), est privilégiée.

Un couple de policiers de Seine-Saint-Denis s’est fait tabasser par deux frères de 25 et 27 ans, à Othis, en Seine-et-Marne, mercredi soir. Les deux agresseurs sont activement recherchés par la police judiciaire de Meaux. Ils ont été identifiés, comme étant domiciliés à Aulnay-sous-Bois avec une attache familiale à Othis pour l’un d’eux. Selon nos informations, il s’agirait d’une vengeance suite à une intervention, en mai à Aulnay-sous-Bois, au cours de laquelle la fonctionnaire avait eu un poignet cassé.

Le couple de jeunes policiers, 31 et 33 ans, tous deux brigadiers en Seine-Saint-Denis, revenait de vacances, ce mercredi. L’époux de la nourrice de leur fille de trois ans et demi, les ramenait de l’aéroport. La nounou en question, qui demeure à Othis, est aussi une amie du couple et les avait invités à dîner.

Ils quittaient la maison de leurs hôtes, vers 21 heures, et installaient leur enfant dans la voiture lorsqu’ils ont été pris à partie par deux jeunes hommes à bord d’une voiture. Ils ont insulté la mère de famille.

Le couple a été hospitalisé

Le mari n’a pas laissé faire et les deux hommes sont descendus de voiture avant de tabasser le couple, sous les yeux de leur fillette. La policière a reçu un violent coup de poing au visage. Son mari, qui a tenté de la protéger, a été envoyé au sol et frappé d’un coup de pied à la tête. Tous deux ont été hospitalisés.

« En plus des blessures subies, ils sont vraiment très choqués », confie un collègue resté à leur chevet une partie de la nuit. Le père de famille souffre d’un traumatisme crânien et doit encore subir une série d’examens médicaux ce vendredi aux urgences. Sa compagne a pu quitter l’hôpital.

La police judiciaire de Meaux a été chargée de l’enquête. « Ces faits sont clairement liés à la fonction de policiers du couple », assure une source proche de l’enquête.

Un lien avec une intervention à Aulnay mi-mai

Nul doute pour la police qu’il y a un lien avec l’intervention du 17 mai dans le quartier du Gros-Saule, à Aulnay-sous-Bois. Ce jour-là, un chien d’attaque, de type american staffordshire (ou amstaff) avait été abattu après s’être jeté à deux reprises sur une patrouille de fonctionnaires. Deux policiers ont été blessés, dont la mère de famille, qui avait eu un poignet fracturé après être tombée à la renverse. Un autre s’était blessé à la cheville. Deux suspects avaient alors été interpellés après l’arrivée de renfort : l’un pour la détention du chien d’attaque, l’autre pour les violences.

L’un des agresseurs d’Othis, recherché par la police judiciaire de Meaux, ferait partie du groupe du Gros-Saule. Ancien habitant d’Aulnay-sous-Bois domicilié à Othis, il aurait repéré la policière près de chez lui, pensant que l’adresse de la nourrice était celle de la policière. « Il lui avait dit : on sait où t’habites », relate une source.

La gendarmerie avait d’ailleurs été alertée pour avoir l’œil sur le secteur les semaines précédentes. « Les agresseurs feraient mieux de se rendre d’eux-mêmes et rapidement », avertit un policier de Seine-Saint-Denis.

Ce jeudi soir, les deux suspects n’avaient pas encore été interpellés. Bernard Corneille, le maire (DVG) d’Othis, commune de 6600 habitants, ne connaît pas les deux frères. Quant à l’agression… « Ça va loin ! Dès l’instant où l’on agresse des policiers, c’est grave ! »

Source : LeParisien.fr

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jeudi 21 juin 2018

Sécurité : Un vaste trafic d’armes démantelé par la Gendarmerie...

C’est une affaire qui a commencé le 29 septembre 2016. Ce jour-là, un jeune militaire du 2e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa] fut interpellé alors qu’il circulait dans les rues du Mans au guidon d’un scooter… avec un pistolet 7.65 chargé, enregistré en Belgique et déclaré volé. Lors de la perquisition de son domicile, des munitions furent saisies. Le marsouin indiqua alors que l’arme lui avait été fournie par un de ses camarades de régiment. Les deux hommes furent alors mis en examen et placés en détention provisoire, leur implication dans un trafic d’armes plus vaste étant soupçonnée.

Puis, les gendarmes de la Section de recherche (SR) d’Angers, chargés de l’enquête, vont dérouler la pelote. Entre février et novembre 2017, quatre trafiquants furent interpellés dans le Grand Ouest et le Centre de la France, puis écroués. Et 200 armes, dont des fusils d’assaut, furent récupérées.

En décembre de la même année, les gendarmes lancèrent une vaste opération dans 29 départements, avec l’objectif d’identifier les contacts des trafiquants. Là, 23 personnes furent placées en garde à vue et 50 autres « entendues » par les enquêteurs. Et c’est ainsi qu’un second réseau parallèle fut identifié.

Suite aux renseignements obtenus, et toujours sous la direction de la SR d’Angers, sous l’autorité de juridiction interrégionale spécialisée de Rennes, une troisième opération a alors été planifiée, avec 700 gendarmes, dont 16 PSIG [pelotons de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie], 2 antennes du GIGN, les experts du plateau d’investigation sur les explosifs et les armes à feu de l’IRCGN et des unités cynophile (sans oublier des démineurs de la Sécurité civile).

Entre le 12 et la 14 juin 2018, lors des perquisitions menées dans 54 départements, les militaires ont mis la main sur 700 armes. Et au moins 90 personnes ont été auditionnées, dont 34 ont été placées en garde à vue. Et quatre individus ont aussi été mis en examen.

« Les perquisitions ont révélé que les armes détenues illégalement étaient volontairement dissimulées dans les habitations : fausses cloisons, livres découpés, faux ballons d’eau chaude », a précisé Nicolas Jacquet, procureur de Rennes dans un communiqué.

Parmi les personnes interpellées, « il y a les têtes de réseau, déjà tombées pour braquage, escroquerie ou vol. Ils se tournent vers ce commerce qui permet de générer de l’argent assez facilement », a indiqué le colonel Grégory Goumin, commandant de la Section recherche de la gendarmerie.

« Lors des perquisitions, les gendarmes ont découvert des armes de poing, des fusils d’assaut, des pistolets mitrailleurs, mais également des explosifs et des lance-roquettes. En tout, ce sont près de 1.900 armes détenues illégalement qui ont été saisies, ainsi que 350.000 euros » résume la Gendarmerie nationale au sujet de cette vaste enquête. Et de préciser que ce « commerce contribuait largement à alimenter en armes les milieux de la criminalité organisée. »

A priori, cette affaire ne va pas en rester là étant donné que les enquêteurs d’Europol ont été associés au démantèlement de ce réseau de trafiquants d’armes, lequel pourrait avoir des ramifications internationales.

Source : Zone Militaire

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dimanche 13 mai 2018

Paris : Attentat terroriste au couteau revendiqué par Daesch l'Etat islamique !

Attentat au couteau à Paris : un mort, des blessés graves !

Une personne tuée à Paris dans une agression au couteau, le parquet antiterroriste saisi

L’homme qui a tué un passant et blessé quatre personnes samedi soir dans le centre de Paris avant d’être abattu par les forces de l’ordre était né en 1997 en Tchétchénie.

L’attaque au couteau à Paris revendiquée par le groupe Etat islamique, et qui a coûté la vie, samedi 12 mai, à un passant, a été perpétrée par un Français né en 1997 en Tchétchénie, dont les parents ont été placés dimanche en garde à vue.

Comment s’est déroulée l’attaque ?

Peu avant 21 heures samedi soir, un homme a commencé à attaquer des passants avec un couteau. L’attaque s’est déroulée rue Monsigny, dans le 2e arrondissement de Paris, près de l’Opéra Garnier. Il s’agit d’un quartier touristique de bars, restaurants et théâtres très fréquenté le samedi soir.

Quelques minutes plus tard, une patrouille de policiers a intercepté l’assaillant. Un policier a fait usage d’un pistolet à impulsions électriques pour le maîtriser. Puis un deuxième fonctionnaire de police lui a tiré dessus à deux reprises, le blessant mortellement.

Qui sont les victimes ?

Un passant, âgé de 29 ans, a été tué. Un homme de 34 ans a été transporté en « urgence absolue » à l’hôpital parisien Georges Pompidou et une femme de 54 ans a aussi été grièvement blessée. Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans l’ont été plus légèrement.

« La personne la plus grièvement blessée (…) va mieux », elle « a été opérée et donc aujourd’hui elle est sauvée », a déclaré dans la nuit le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qui s’est rendu à l’hôpital Georges Pompidou. « Deux de ses amis sont dans un autre hôpital, ils sont totalement hors de danger. Une quatrième personne qui avait été blessée est aussi hors de danger », a-t-il ajouté.

Qui est l’assaillant ?

Le jeune homme « est un Français né en Tchétchénie en 1997. Son père et sa mère ont été placés en garde à vue dimanche matin », a déclaré à l’Agence France-Presse une source judiciaire. « Il n’avait pas d’antécédent judiciaire », a-t-elle ajouté.

« A ce stade et sur la foi d’une part de témoignages faisant état du fait que l’agresseur a crié Allah Akbar” en attaquant les passants au couteau », et « compte tenu du mode opératoire, nous avons saisi la section antiterroriste du parquet de Paris », a déclaré le procureur de la République François Molins samedi soir. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, présidera une réunion d’état-major, dimanche 13 mai, à 10 heures.

Quelle revendication ?

L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué l’attentat, rapporte le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes.

« L’auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l’Etat islamique et l’opération a été menée en représailles envers les Etats de la coalition » internationale antidjihadiste en Irak et en Syrie, a déclaré une « source sécuritaire » à Amaq, l’agence de propagande de l’EI.

Le contexte

Cette attaque intervient sept semaines après celles du 23 mars à Carcassonne et à Trèbes (Aude), qui avaient porté à 245 le nombre de victimes tuées dans les attentats sur le sol français depuis 2015. Des attaques ont déjà été menées au couteau, notamment à Marseille en octobre 2017. La France fait partie de la coalition militaire internationale intervenant en Syrie et Irak contre l’EI.

Source : LeMonde.fr

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mardi 24 avril 2018

Canada : Une camionnette renverse et tue dix piétons à Toronto !

Attentat au Canada ou erreur de pilotage... ?
Une camionnette renverse et tue 10 piétons, 15 blessés  !

La scène de crime semble interminable. À Toronto, sur près de deux kilomètres jonchés de cadavres, de débris et même d'une paire de chaussures abandonnées, une camionnette blanche a semé lundi la mort en pleine journée (aux alentours de 13h30) et en pleine ville, faisant dix morts et quinze blessés. «Cela va être une enquête compliquée, elle va être longue», a expliqué Peter Yuen, le chef-adjoint de la police de la ville, précisant que cette zone de Toronto sera «fermée» dans les prochains jours. Le chauffeur, qui a été interpellé, est âgé de 25 ans et originaire du nord de Toronto. Selon le chef de police de la ville, Mark Saunders, Alek Minassian a agi de manière «délibéré». Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a pour sa part écarté la piste d'une attaque contre «la sécurité nationale» en laissant entendre qu'il s'agissait d'un acte isolé.

Après le drame, plusieurs draps oranges étaient visibles au sol et au moins trois d'entre eux semblaient recouvrir des corps inanimés, selon un journaliste de l'AFP sur place. «La camionnette qui a renversé plusieurs piétons autour des rues Yonge et Finch de Toronto a été localisée et le chauffeur a été arrêté», a confirmé la police de la capitale économique canadienne.

«C'est un évènement très grave», a déclaré le ministre de la Sécurité publique. Les autorités avaient rapidement donné l'alerte sur Twitter, en évoquant une «fourgonnette blanche» ayant fait «huit à dix» blessés parmi des passants au nord du centre-ville de Toronto.

Sur des images reprises par les médias locaux, un homme de bonne corpulence, debout sur le côté de la camionnette fait face à un policier armé. «Il y avait un policier et l'homme avait une arme à la main, les deux pointant leur arme l'un sur l'autre», a raconté Carlos, un témoin sur la chaîne CTV News. L'homme est ensuite maîtrisé, puis menotté sur le capot de la voiture de police, avant d'être emmené. Le véhicule «écrasait tout, il a détruit un banc, (...) on peut voir exactement où il est passé à cause des traces de pneus», a décrit à la chaîne de télévision CP24 Jamie Eopni, un témoin. Le chauffeur «ne semblait pas réellement faire attention où il allait ou à ce qu'il faisait», a-t-il ajouté.

Camionnette à Toronto : la première déclaration de Justin Trudeau

À Ottawa, le premier ministre canadien s’est exprimé quelques minutes après qu’une camionnette ait percuté une dizaine de personnes à Toronto.

«À vive allure»

«J'ai vu une camionnette blanche monter sur le trottoir en écrasant des gens (...) projetés en l'air un par un, et (le chauffeur) roulait à vive allure», a ajouté un second témoin, Alex Shaker, à la chaîne de télévision CTV. La camionnette blanche de location ayant servi de véhicule bélier apparaît avec l'avant de la carrosserie défoncé, arrêtée sur un trottoir d'une grande artère de la ville entourée de véhicules de police. Des ambulances et des véhicules de police étaient déployés sur plusieurs centaines de mètres d'intervalles, et plusieurs personnes étaient évacuées sur des brancards, selon des images aériennes des télévisions canadiennes.

«J'ai entendu crier, hurler, je me suis retourné et j'ai vu cette camionnette descendre la rue», raconte Rocco Cignielli. «Le conducteur faisait des zigzags, sur le trottoir, sur la chaussée, il continuait à rouler.» Cet homme de 42 ans, qui travaille dans le service clients d'une enseigne commerciale, voit alors des blessés sur le sol: «On leur faisait des massages cardiaques, deux d'entre eux sont morts là, sous mes yeux».

Nana Agyeman-Badu, un chauffeur de 56 ans, vient quant à lui de déposer un client. Il voit la camionnette foncer vers le Sud, direction le centre-ville à une dizaine de kilomètres de là, où se tient une réunion ministérielle du G7, les sept pays les plus industrialisés. «J'ai d'abord pensé à une livraison, mais il allait très vite, sur le trottoir», se souvient-il. Il voit alors une femme se faire projeter par le véhicule-bélier contre un abribus, dont «les vitres éclatent en morceau et s'effondrent» sur la victime, inconsciente, continue cet homme qui se porte ensuite à son secours. Mais la camionnette poursuit sa course, «encore, et encore et encore».

«Je l'ai vu conduire comme un fou sur tous ces gens», lance un autre témoin, qui pense alors instantanément à «ce qui s'est passé à Londres, à Nice», où des attentats jihadistes ont fait de nombreux morts avec un mode opératoire similaire.

Le G7 de la Sécurité publique au même moment à Toronto

«Nos pensées sont avec tous ceux affectés», a déclaré le premier ministre Justin Trudeau devant la Chambre des Communes. «Mes pensées sont avec ceux qui ont été frappés par cet évènement et avec les secouristes», a déclaré le maire de la plus grande ville canadienne, John Tory. «Pour le moment, nous n'avons pas connaissance de ce qui s'est passé ou de ce qu'il y a derrière», a-t-il ajouté. Arrivé à Toronto ce lundi soir, le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb, a indiqué accueillir «avec gravité les événements» survenus un peu plus tôt.

Cet accident intervient alors que Toronto accueille une réunion des ministres de la Sécurité publique du G7, après avoir été l'hôte ce week-end de la rencontre des ministres des Affaires étrangères des sept pays les plus industrialisés (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et Canada).

Source : LeFigaro.fr

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samedi 24 mars 2018

Attaques terroristes dans l'Aude : Hommage au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, tombé en héros.

Tombé en héros, le gendarme Arnaud Beltrame est mort des suites de ses blessures

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort, annonce Gérard Collomb à 6 H30 ce matin.

Ce gendarme de 45 ans s'était proposé comme otage à la place des personnes retenues par Redouane Lakdim lors de l'attaque de Trèbes, est mort des suites de ses blessures, a annoncé ce samedi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

La police nationale a fait part de son émotion à l’annonce de la mort du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, lançant le hashtag #tousgendarmes sur Twitter.  

Les drapeaux et étendards de la gendarmerie en berne ce samedi.

Le directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN),  Richard Lizurey, a rendu «solennellement hommage à l'héroïsme» d'Arnaud Beltrame, s'inclinant «devant le courage, le sens du sacrifice et l'exemplarité de cet officier qui a donné sa vie pour la liberté des otages».
Richard Lizurey a par ailleurs annoncé que tous les drapeaux et étendards de la gendarmerie seront mis en berne ce samedi.

Le président Emanuel Macron salue Arnaud Beltrame, « tombé en héros »

Le chef de l'Etat a rendu hommage au lieutenant-colonel décédé ce samedi matin, en déclarant que l’officier était tombé en héros et méritait respect et admiration de la nation tout entière.

Arnaud Beltrame, qui s’était proposé comme otage auprès du jihadiste auteur des attaques de Trèbes et Carcassonne, a fait preuve d’un courage et d’une abnégation exceptionnels, a ajouté le chef de l’Etat dans un communiqué.

Le bilan des attaques terroriste dans l'Aude, s'élève désormais à quatre morts.

Source : 20minutes.fr

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lundi 2 octobre 2017

Terrorisme : Deux jeunes femmes tuées dimanche à l'arme blanche, gare Saint-Charles à Marseille !

Deux jeunes femmes ont été tuées dimanche à l'arme blanche devant la gare Saint-Charles par un homme qui a ensuite été abattu par des militaires.
L'État islamique a revendiqué l'attaque dans la soirée.

Deux femmes assassinées à l'arme blanche en pleine journée devant l'une des gares les plus fréquentées de France et un assaillant abattu par une patrouille de «Sentinelle» lors d'une fusillade qui a semé un vent de panique dans la foule. Jusque-là épargnée comme par miracle, Marseille vient à son tour de basculer dans la terreur.

Au lendemain des faits, le procureur de Paris, François Molins a décrit brièvement l'attitude du tueur. Ce dernier est arrivé à la gare Saint-Charles à 13h32. Il s'est alors dirigé vers le parvis avant de s'assoir sur un banc à 13h38. À 13h45, il s'est levé et a porté plusieurs coups de couteau à une première jeune femme au niveau des reins. Il se met ensuite à tourner en rond et revient frapper une seconde jeune femme, au niveau du cou.

Une passante, munie d'un porte-drapeau, tente d'intervenir et met à terre l'agresseur.

Alertés par les cris, des militaires qui patrouillaient non loin sont rapidement arrivés sur place. À la vue du soldat qui a fait un tir de sommation, l'agresseur, qui s'est relevé, a alors tenté de se ruer dans leur direction. Il a été abattu par deux tirs de riposte, en état de légitime défense et avec beaucoup de «sang-froid» selon le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Le tout a été filmé par les caméras de surveillance de la gare. Pendant touts ces méfaits, l'individu a crié «Allah Akbar», il était armé d'un couteau d'une vingtaine de centimètres ainsi que d'un plus petit couteau de cuisine en inox.

Sept identités différentes

Ses deux victimes sont deux cousines âgées de 20 ans. Une première, étudiante en médecine, venait passer le weekend chez la seconde, afin de fêter son anniversaire pendant le weekend.

L'agresseur était défavorablement connu des services de police. Il avait été arrêté à sept reprises depuis 2005 et avait donné sept fois des identités différentes. Il était inconnu des services antiterroristes. Sa dernière arrestation remonte à deux jours plus tôt, à Lyon, où il avait été mis en garde à vue pour un vol à l'étalage. Il a alors fourni un passeport tunisien aux forces de l'ordre, ce dernier indiquant qu'il s'appelait Ahmed H, et serait né le 9 novembre 1987. Il avait déclaré vivre à Lyon, en tant que sans domicile fixe, réalisant des missions de peintre de temps à autres. Des investigations sont «en cours pour s'assurer de l'authenticité» du passeport, qu'il n'avait pas sur lui au moment de l'attaque à Marseille.

Panique

Épouvanté par la violence de la scène et le claquement des balles, le public s'est mis à courir en tous sens. «J'ai entendu crier et une personne s'est effondrée», raconte Mélanie, une étudiante de 18 ans qui a décrit «un homme vêtu tout en noir.» «Tout le monde est sorti en hurlant. Et c'est là que j'ai entendu deux coups de feu», raconte au Figaro Lionel, un interne en médecine de 23 ans qui s'apprêtait à regagner Lyon avec le TGV de 14 h 14. «En moins de cinq minutes, des dizaines de policiers sont arrivées de tous les côtés», poursuit l'étudiant. Dans la panique, de nombreuses valises ont été abandonnées sur place, obligeant le service de sécurité à toutes les vérifier.

Juste après l'attaque, la confusion à propos d'un éventuel second assaillant a été entretenue par la présence d'un homme armé aperçu par des voyageurs. Vérifications faites, il s'agissait d'un des policiers en civil dont le ministre a salué la réactivité. «L'auteur est passé seul à l'action», confirme une source. Avant de procéder à de premières vérifications, les forces de l'ordre se sont assurées que l'agresseur n'était pas porteur d'une ceinture explosive. Son cadavre était dépourvu de tout papier permettant d'établir son identité. La comparaison de ses empreintes avec les fichiers de police a permis, selon une source proche de l'enquête, de le «rattacher à des faits de droit commun» sous différentes identités. L'individu était connu des services de police depuis 2005 pour des affaires de stupéfiants et d'infraction à la législation sur les étrangers, sur Lyon, Toulon ou encore Menton... Selon ses différents alias, il avait entre 30 et 35 ans. Il n'était en revanche pas connu pour des affaires liées au terrorisme ou pour radicalisation.

Les autorités prudentes sur les motivations de l'agresseur

Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique». La Sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a été saisie d'une enquête. En fin de journée dimanche, les enquêteurs affichaient une certaine prudence sur les motivations de l'assaillant dont le mode opératoire, rudimentaire, porte la marque d'un terrorisme islamiste de type low-cost. L'hypothèse du passage à l'acte d'un «frustré du djihad», aiguillonné par la propagande djihadiste et sévissant en France faute de partir dans les zones de combats, ne peut être exclue au premier stade des investigations. L'attaque a été revendiquée dans la soirée par l'État islamique, a annoncé Amak, l'organe de propagande du mouvement djihadiste.

Cependant, lundi, une source proche de l'enquête indiquait qu'aucun lien ne permettait à ce stade de relier l'assaillant à l'Etat islamique.

La dernière attaque meurtrière qui a endeuillé le pays remonte au 20 avril dernier, avec l'assassinat au nom de Daech du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Élysées par Karim Cheurfi, lui aussi repris de justice aussitôt abattu par la police. La tragédie de Marseille intervient alors que l'Assemblée doit voter ce mardi le projet de loi antiterroriste mettant fin à l'état d'urgence le 1er novembre prochain. Il survient aussi à la veille de l'ouverture sous haute sécurité du procès du frère de Mohamed Merah qui, au nom du djihad, avait assassiné en mars 2012, trois militaires, un enseignant et trois enfants d'une école juive avant d'être tué par la police.

Source : LeFigaro.fr

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mercredi 20 septembre 2017

Sentinelle : Un militaire attaqué au couteau par un déséquilibré au nom d'Allah

Agression à l’arme blanche contre un militaire de l’opération Sentinelle à Paris - Ce 15 septembre 2017, vers 6H15, un homme armé d’un couteau a tenté de s’en prendre à un militaire qui patrouillait à la station de métro de Châtelet-les-Halles, à Paris, aux côtés d’une équipe de la BRF (Brigade des Réseaux Ferrés).

L’agresseur, muni d’une lame de vingt centimètres, a visé le soldat à la gorge en criant « Allah Akbar, vous êtes des mécréants ». Rompu aux Techniques d’Interventions Opérationnelles Rapprochées (TIOR), le militaire visé a maîtrisé lui-même son agresseur, qui a été par la suite interpellé. Personne n’a été blessé.

A priori, cet individu n’avait, jusqu’à présent, jamais été impliqué dans une procédure judiciaire. Toutefois, selon BFMTV, il est connu des services de renseignement pour sa « proximité » avec les idées de l’islam radical. Mais il n’est ni fiché S, ni inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste.

D’après LCI, l’agresseur aurait affirmé qu’il attendait la patrouille des militaires de Sentinelle depuis 5H30 et expliqué qu’il suivait un traitement médical pour des troubles psychiatriques. (ça n'a guère marché...) La Brigade criminelle de la Police judiciaire de Paris a été chargée de l’enquête. La section antiterroriste du Parquet ne s’est, du moins pour le moment, pas saisie de l’affaire.

Depuis le lancement de l’opération Sentinelle, en janvier 2015, plusieurs tentatives d’attaque contre des soldats ont eu lieu, comme encore le 23 août dernier, à Lyon, où un autre déséquilibré a tenté d’étrangler une militaire avant d’être rapidement maîtrisé.

Plus tard, le Parquet de Paris a annoncé que la section antiterroriste venait de se saisir de cette affaire, « au regard du mode opératoire et de la cible (…) visée ». Une enquête pour « tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique, en relation avec une entreprise terroriste » est donc désormais en cours.

Source : Zone Militaire

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