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samedi 19 novembre 2016

Justice : A Nice, une famille peut-elle prénommer son fils Mohamed Merah ?

Le parquet de Nice a engagé aujourd'hui une procédure pour modifier le prénom d'un petit garçon déclaré à l'état civil sous le nom de "Mohamed, Nizar Merah" évoquant celui du tueur djihadiste de Toulouse et Montauban en 2012.

"Il est évident, et c'est en tout cas le point de vue du parquet de Nice, que donner un prénom à un enfant qui a déjà le nom d'un terroriste très notoirement connu en France est quelque chose qui peut porter préjudice à l'enfant", a exposé lors d'un point de presse le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre. "Le parquet a donc saisi le juge aux affaires familiales comme le lui permet le code civil", a-t-il ajouté. La décision sera prise "dans les prochains jours" et "s'appliquera immédiatement quelle que soit ensuite la décision des parents". Ces derniers auront une possibilité de recours.

"C'est le tribunal qui va décider si oui ou non, il faut retirer le nom de Mohamed de l'état-civil pour cet enfant et si oui ou non, il est nécessaire de lui donner un autre prénom", a ajouté M. Prêtre, alerté le 14 novembre par la mairie de Nice. "C'est vraiment par rapport à l'intérêt pur de l'enfant, et non par rapport à un contexte, ou une religion ou un radicalisme violent supposé que les choses sont prises en compte", a-t-il déclaré, en réponse à la question d'une journaliste qui demandait si les parents avaient agi par "provocation, inconscience ou imbécilité".

"Bien sûr, il y aura une enquête sur le contexte familial car il y a là quelque chose d'alertant pour le parquet pour comprendre le contexte dans lequel cet enfant serait amené à grandir", a ajouté le procureur. Il n'a pas pu dire si ce bébé de 15 jours était un premier né ou issue d'une fratrie de plusieurs enfants, vivant à Nice ou ses environs.

En France, depuis 1993, les officiers d'état civil ne peuvent plus décider d'interdire un prénom. La municipalité a cependant estimé que le choix des parents "pouvait être contraire à l'intérêt de l'enfant" et l'a assimilé à une apologie du terrorisme. Elle a aussi choisi de rendre l'affaire publique: "C'est de la responsabilité propre de la mairie d'avoir communiqué sur ce dossier particulier, ce n'est pas de mon fait, ni semble-t-il du fait de la famille non plus", a souligné le procureur.

Mohamed Merah avait tué sept personnes en mars 2012: un militaire à Toulouse, puis deux parachutistes à Montauban, et trois enfants et un adulte dans une école juive toulousaine. Il a été tué le 22 mars par la police dans l'appartement toulousain où il s'était retranché. Ces crimes, en pleine campagne présidentielle, avaient plongé dans la stupeur le pays qui fait depuis face à une menace djihadiste sans précédent.

Source : LeFigaro.fr


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mardi 25 octobre 2016

Calais : Démantèlement de la "Jungle", l'évacuation du camp de migrants se poursuit...

Plus de 2300 "migrants mis à l'abri" dans des centres d'accueil et d'orientation...

Mardi, des pelles mécaniques doivent entrer en action sur le camp, pour commencer à débarrasser déchets et abris de fortune.

Démantèlement
L'évacuation et le démantèlement de la "jungle" de Calais continuent, mardi 25 octobre. Avant le lever du jour déjà, de nombreux migrants attendaient aux portes du hangar qui sert de sas de répartition, avant le départ en bus pour les centres d'accueil et d'orientation (CAO), répartis sur le territoire français. Le démantèlement du camp doit prendre un tour éminemment symbolique, mardi, avec l'entrée des premières pelles mécaniques pour débarrasser déchets et abris de fortune de la zone. Mais "il ne faut pas s'attendre à voir des bulldozers", insiste la préfecture du Pas-de-Calais.

Mises à l'abri
Plus de 2 300 personnes "mises à l'abri" lundi. Un total de 2 318 migrants, dont 400 mineurs, ont été "mis à l'abri" au premier jour de l'évacuation de la "jungle" de Calais, qui s'est déroulé "dans le calme et la maîtrise" a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Sur ce total, "1 918 majeurs ont quitté Calais à bord de 45 bus pour rejoindre 80 centres d'accueil et d'orientation (CAO) situés dans onze régions de France", a affirmé le ministre. Quatre cents mineurs ont pour leur part été "orientés au centre d'accueil provisoire", situé sur le campement, dans l'attente de l'instruction de leur dossier.

Solidarité
Des rassemblements en faveur de l'accueil des migrants. Plusieurs rassemblements se sont déroulés lundi soir en soutien à l'accueil de migrants évacués depuis le matin. A Nantes, Rennes, Paris, quelques centaines de personnes ont manifesté en signe de solidarité avec les migrants.

Vandalisme
Des centres d'accueil visées par des attaques. Plusieurs centres d'accueil et d'orientation (CAO), destinés à accueillir les migrants évacués de Calais ont été visés ces derniers jours par des actes de vandalisme. Des centres situés à Loubeyrat (Puy-de-Dôme), Arès (Gironde) et Forges-les-Bains (Essonne) ont notamment été la cible d'incendies volontaires. A Saint-Brévin (Loire-Atlantique), des coups de feu ont été tirés sur les locaux.

Source : FranceInfo.fr

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dimanche 23 octobre 2016

Justice : Le général Piquemal radié des cadres de l'Armée...

«Silence dans les rangs !»

La justice a reproché à l'ancien parachutiste d'avoir organisé une manifestation non autorisée contre la politique migratoire à Calais le 6 février 2016. Le port de son uniforme lui est désormais interdit.

Le général de corps d'armée Christian Piquemal, qui avait participé à une manifestation non autorisée contre la politique migratoire à Calais le 6 février dernier, est, selon nos informations, radié des cadres. Cette mesure disciplinaire très forte intervient comme une surprise, cinq mois après sa comparution devant le tribunal de Boulogne-sur-mer, d'autant que l'institution judiciaire l'avait finalement relaxé le 26 mai.

Le général de 2e section, à la retraite depuis seize ans, ancien parachutiste et commandant de la Légion étrangère (de 1994 à 1999), était poursuivi pour «organisation d'une manifestation non autorisée» et «participation à un attroupement qui ne s'est pas dissous après sommation». Depuis sa relaxe, le général Piquemal s'estimait «totalement blanchi», le Parquet n'ayant pas fait appel de ce jugement. Mais sur le plan administratif, une procédure disciplinaire, lancée en mars par le ministre de la Défense, vient d'aboutir à sa radiation des cadres, le devoir de réserve du militaire étant au cœur du dossier.

Le général, qui l'a seulement appris mi-septembre par un courrier recommandé, avait été entendu le 14 juin par le Conseil Supérieur de l'Armée de Terre (CSAT), siégeant disciplinairement à l'Hôtel des Invalides à Paris. L'instance avait transmis son avis consultatif - non communiqué au général ni à ses deux avocats - au ministère de la Défense, et la radiation avait ensuite été prise par un décret du 23 août signé par le président de la République, le premier ministre et le ministre de la Défense.

«Le plus inacceptable pour moi, c'est d'être mis au ban de cette manière»

«Profondément indigné par cette décision injuste et injustifiée, excessive et disproportionnée», réagit-il. Le général quatre étoiles entreprend aujourd'hui une procédure de recours devant le Conseil d'État, confie-t-il au Figaro, «avant d'aller devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), si besoin». «Cette sanction est un hiatus, une anomalie grave, en totale contradiction avec ma relaxe, se scandalise-t-il. C'est le désaveu du pouvoir judiciaire par le pouvoir administratif, cela bouleverse la hiérarchie des normes juridictionnelles, c'est tout simplement du jamais-vu!». Pour ce «serviteur de l'État respecté», «patriote et combattant d'élite», admiré par son entourage, la sanction a des conséquences particulièrement «humiliantes» et «vexatoires», admet le général d'une voix blanche.

Si son grade ne peut lui être retiré, le port de son uniforme lui est en revanche interdit, tout comme sa carte d'identité militaire d'officier général - en principe accordée à vie. C'est l'atteinte à ces symboles forts et ce retour forcé au statut civil qui lui «font le plus mal», plus que les autres attributs, notamment financiers, liés à son statut. «Le plus inacceptable pour moi, c'est d'être mis au ban de cette manière après avoir donné quarante années au service de la France, d'être rayé comme ça et traité comme un paria».

Le 6 février, à Calais, l'arrestation et la garde à vue d'une quarantaine d'heures de cet homme de 75 ans avait créé l'émoi. Aujourd'hui, une ligue de défense se constitue. Un comité de soutien et de réhabilitation du général Piquemal est en train de se monter, composé de civils et de militaires, selon nos informations, et présidé par le général (2e section) Antoine Martinez.

Pour beaucoup de ses soutiens, cette sanction disciplinaire n'est rien d'autre qu'«un règlement de compte politique», dit l'un d'eux. «Si l'administration estime que j'ai transgressé mon devoir de réserve (valable pour tout militaire, même à la retraite, NDLR) en usant de ma liberté d'expression, analyse le général, cela veut dire une chose: c'est que ma liberté d'expression ne peut être que celle de la pensée dominante. Et si elle n'est pas conforme à la bien-pensance politique, alors elle est sanctionnée.

La vérité, c'est que mon cas sert d'instrument pour faire taire la Grande Muette, car les officiers généraux s'expriment aujourd'hui beaucoup plus qu'avant. Ils veulent faire de moi un exemple pour imposer le silence dans les rangs».   

Source : Delphine de Mallevoüe

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jeudi 13 octobre 2016

Libye : Opération SOPHIA - Retard de la lutte contre le flux migratoire

La formation des gardes-côtes libyens dans le cadre de l’opération européenne Sophia a pris du retard. 

Initialement, l’opération de l’Union européenne « Sophia » avait la mission de « casser » le modèle économique des passeurs de migrants opérant depuis la libye. Or, en la matière, et faute de pouvoir intervenir dans les eaux territoriales libyennes, son bilan est en demi-teinte : si le flux de candidats à l’émigration a diminué cette année, il reste encore supérieur à celui constaté en 2014. Et les réseaux de trafiquants sont toujours actifs.

Quoi qu’il en soit, en mai 2016, il a été décidé de confier deux nouvelles missions à l’opération Sophia : faire respecter l’embargo sur les armes destinées aux groupes armés qui ne soutiennent pas le gouvernement d’union nationale (GNA) conduit par Fayez el-Sarraj et former les gardes-côtes des nouvelles autorités libyennes reconnues par la communauté internationale.

La formation des stagiaires libyens, prévue pour commencer vers la fin septembre/début octobre, doit se dérouler en deux phases : en haute-mer, à bord d’un navire de l’opération Sophia capable d’accueillir une centaine de personnes, puis à terre, soit dans un État membre de l’UE, soit dans un pays tiers.

Seulement, il n’est pas certain que ce calendrier soit respecté. En cause : le retard pris dans la sélection des stagiaires libyens, laquelle se doit être drastique pour éviter les défections vers d’autres groupes armés contestant le GNA. En effet, la liste des candidats que doit établir Tripoli n’est toujours pas prête, selon deux sources diplomatiques.

Or, une fois que cette liste sera communiquée, il faudra ensuite une vingtaine de jours pour la passer au crible, c’est à dire pour vérifier l’identité des futurs stagiaires. Ces derniers doivent être «loyaux» au gouvernement reconnu par la communauté internationale, ne pas être impliqués dans des affaires de corruption étant donné qu’ils « seront ensuite eux-mêmes les formateurs et dirigeront les opérations côté libyen », a rappelé l’une des deux sources diplomatiques, citées par l’AFP.

Toutefois, pour l’Union européenne, il n’y a rien de dramatique. « Nous sommes en train de mettre au point les derniers détails avec nos homologues libyens et nous démarrerons bientôt », a relativisé une porte-parole.

Source : Zone Militaire


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jeudi 6 octobre 2016

Europe : Un nouveau corps de gardes-frontières pour contrôler les migrants

L'Europe déploie son corps de gardes-frontières pour tenter d'endiguer le flux des migrants

L'agence européenne Frontex, qui était en charge du contrôle des frontières de l'Europe, va être supplantée par un nouveau corps de gardes-frontières aux moyens et aux missions élargis.

Un an après un afflux inédit de demandeurs d'asile aux portes de l'UE, un nouveau corps européen de gardes-frontières entre en service ce jeudi pour remplacer Frontex et mieux protéger les frontières de l'Union. Effectifs et moyens renforcés, mandat élargi, il doit permettre à l'UE de ne plus être débordée et d'offrir une image d'unité sur la complexe question migratoire.

Pourquoi remplacer Frontex ?

Le chaos provoqué par l'arrivée de 850 000 migrants en Grèce en 2015 avait mis au jour les faiblesses de l'agence européenne Frontex, sous-dimensionnée pour assister efficacement les pays situés en première ligne et préserver la libre-circulation dans l'espace Schengen. 

Les dirigeants européens ont symboliquement choisi d'inaugurer cette nouvelle force à la frontière entre Bulgarie et Turquie, au poste frontière de Kapitan-Andreevo, principal point d'entrée terrestre des migrants lorsqu'ils contournent la périlleuse voie maritime de la Méditerranée. Le Commissaire européen Dimitris Avramopoulos, qui participera à l'inauguration, a parlé d'un "moment historique".

Quels seront ses moyens ?

Le nouveau corps européen va renforcer sensiblement Frontex. Ses effectifs permanents atteindront un millier de personnes, soit plus du double, au terme d'une montée en puissance progressive.

Il pourra faire appel rapidement à une réserve de 1500 gardes-frontières ou gardes-côtes nationaux, ainsi qu'à des équipements techniques que les Etats membres auront l'obligation de mettre à sa disposition à partir de décembre 2016.

La nouvelle agence pourra également acquérir son propre matériel, alors que Frontex devait systématiquement adresser des demandes de contributions aux Etats membres, souvent peu pressés d'y répondre.

Pour quelles missions ?

La nouvelle agence devra maintenir une veille permanente sur la situation aux frontières extérieures de l'UE. Elle détachera ainsi des agents de liaison dans les Etats membres où les frontières sont sous pression.

Son mandat lui permettra d'envoyer des officiers de liaison dans des pays hors UE et de lancer des opérations conjointes avec ces pays. Elle jouera aussi un rôle accru dans la coordination des opérations de renvois de migrants irréguliers vers leurs pays d'origine.

Elle aura également une mission de prévention de la criminalité transfrontalière, avec la possibilité de collecter et traiter des données sur des personnes soupçonnées d'activités criminelles ou en situation irrégulière, et de les partager avec les Etats membres et Europol.

Schengen est-il remis en cause ?

Le Conseil de l'UE (donc les Etats membres) pourra prendre, à la majorité qualifiée, la décision d'une intervention dans un pays ne demandant pas d'assistance s'il se retrouve débordé. Si le pays visé refuse, il n'est pas question d'y envoyer des gardes-frontières contre son gré, mais les autres pays, notamment ses voisins, pourraient être autorisés à réintroduire des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen. 

Plusieurs pays dont l'Allemagne, l'Autriche ou la Suède, ont déjà rétabli provisoirement des contrôles aux frontières intérieures pour faire face aux franchissements illégaux. La Bulgarie, notamment, subit les conséquences de ces verrouillages en cascade: quelque 10 000 migrants s'y trouvent bloqués. Ils sont environ 60 000 en Grèce tandis que 140 000 personnes ont traversé la Méditerranée vers l'Italie cette année.

Pour le Premier ministre bulgare Boïko Borissov, "le lancement en Bulgarie de la nouvelle agence de gardes-frontières représente un encouragement" à poursuivre la sécurisation des frontières du pays le plus pauvre de l'UE. Sofia est en train de prolonger une haute clôture barbelée destinée à couvrir la plus grande partie des 259 kilomètres de sa frontière avec la Turquie. Le flux migratoire y est en baisse de 20% à 30% par rapport à 2015, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Source : Lexpress.fr


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jeudi 18 août 2016

Société : Manuel Valls comprend les maires qui interdisent le burkini, maillot de bain archaïque et projet politique !

Manuel Valls «comprend» les maires qui interdisent le burkini

Le Premier ministre dénonce lui aussi une tenue «profondément archaïque» mais ne souhaite pas qu'on légifère sur le sujet.

Alors que huit maires ont désormais pris un arrêté anti-burkini sur leurs plages, Manuel Valls se mouille dans le débat polémique de l’été : faut-il ou non interdire ce maillot islamique ? Pour le Premier ministre, il n’y a pas à tergiverser. «Les plages, comme tout espace public, doivent être préservées des revendications religieuses», affirme-t-il dans une interview au quotidien la Provence.

Loin de reléguer cette tenue qui couvre le corps et la tête des baigneuses à «une nouvelle gamme de maillots de bain, une mode», Valls y voit «la traduction d’un projet politique, de contre-société». «Je n’accepte pas cette vision archaïque », prévient encore le Premier ministre. Il y a l’idée que, par nature, les femmes seraient impudiques, impures, qu’elles devraient donc être totalement couvertes.» De là à approuver les maires qui ont pris des arrêtés municipaux interdisant le burkini ?

Valls dit «comprendre les maires qui, dans ce moment de tension, ont le réflexe de chercher des solutions, d’éviter les troubles à l’ordre public». Une référence au principal motif (risque d’attroupements, d’échauffourées, etc.) que les maires mettent en avant pour justifier la prohibition du burkini, le principe de laïcité ne suffisant pas à interdire ce vêtement dans l’espace public.

Huit municipalités concernées

Après Cannes et Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) fin juillet, puis Sisco (Haute-Corse) et Le Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais) mardi, quatre nouvelles municipalités ont à leur tour pris de telles mesures ou annoncé, ce mercredi, leur intention de le faire: il s'agit de Leucate (Aude), du Cap d’Ail et de Mandelieu-La Napoule dans les Alpes-Maritimes, ainsi que d'Oye-Plage (Pas-de-Calais). Selon La voix du Nord, la maire de Calais envisagerait de les suivre en fin de semaine prochaine.

Le Premier ministre ne va pas pour autant jusqu’à souhaiter qu’on légifère sur le sujet : «La réglementation générale des prescriptions vestimentaires ne peut être une solution.»

Polémique inflammable

Cette prise de position est conforme à la ligne de Manuel Valls, tenant depuis toujours d’une laïcité «sans concession» et qui avait été l'un des rares députés socialistes à voter la loi contre le voile intégral en 2010. Mais le fait que le chef du gouvernement choisisse d’embrayer, au cœur de l’été, sur une polémique aussi inflammable, peut sembler étonnant.

D’autant que sa ministre notamment en charge des Droits des femmes, Laurence Rossignol, s’était déjà exprimée lundi. Tout en condamnant elle aussi une tenue «profondément archaïque», celle-ci s’était montrée plus réservée sur la pertinence des arrêtés municipaux et avait mis en garde contre «les arrière-pensées politiques» que pouvaient masquer de telles interdictions. Une nuance que Valls a également souhaité apporter, disant soutenir ces maires «s’ils sont motivés par la volonté d’encourager le vivre ensemble sans arrière-pensée politique».

Manuel Valls n’a, sans surprise, convaincu ni la gauche de la gauche ni la droite. Où, tout en approuvant ses propos, les élus restent sur leur faim. La tentation est forte de piéger le chef du gouvernement en lui demandant de passer aux actes. C’est ce qu’ont réclamé Eric Ciotti et Eric Woerth sur Twitter.

  • .@ManuelValls prend une position courageuse sur le #burkini mais les paroles ne peuvent suffire pour combattre le communautarisme.
    Eric Ciotti (@ECiotti) 17 août 2016
  • #burkini. #Valls soutien les maires..mais ne prend aucune décision en ce sens...
    — Eric Woerth (@ericwoerth) 17 août 2016


A l'inverse, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, s’est étranglé ce matin sur France info, l’accusant de jouer «un jeu très dangereux», «en suivant les pas d’une droite très radicalisée qui court après le Front National».

«Il faut que l’islam accepte la discrétion»

Ferme sur la question de la laïcité, Valls avait déjà pris son camp à rebrousse-poil, en exprimant, en avril, dans un entretien à Libération, son envie personnelle de légiférer sur le voile à l’université : «Il faudrait le faire, mais il y a des règles constitutionnelles qui rendent cette interdiction difficile», avait-il précisé. Dans l’interview de ce matin à la Provence, il donne aussi raison à Jean-Pierre Chevènement. Pressenti pour prendre la tête de la Fondation pour l’islam de France, l’ex-ministre de l’Intérieur n’avait pas hésité à appeler les musulmans «à la discrétion». Pour le Premier ministre, «il faut que l’islam, comme les autres religions l’ont fait, accepte la discrétion dans la manifestation des convictions religieuses».

Source : Laure Equy - Liberation.fr

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jeudi 14 janvier 2016

Terrorisme : Daech étendrait il son empire en Libye pour conquérir l'Italie ?

Daech a construit à Syrte, ville littorale dans le nord de la Libye, sa nouvelle base militaire.

Le nombre des terroristes dans la région a augmenté de 25 fois par rapport à l'année passée.

Les terroristes de Daech (EI) tirent profit de la crise politique actuelle en Libye et renforcent leur présence dans ce pays africain. En un an, l'effectif des terroristes à Syrte a accru de 200 à 5.000, selon les estimations du Wall Street Journal. Depuis le renversement, en 2011, du régime de Mouammar Kadhafi, la Libye reste privée de gouvernement central et déchirée par les luttes entre les milices de différentes villes. Les djihadistes de Daech profitent du chaos qui règne dans le pays pour y gagner du terrain.

Le groupe terroriste a appelé ses partisans à rejoindre la Libye. Suite à cette annonce, le flux des francs-tireurs étrangers en Libye s'est massivement accru ces 15 derniers jours. En outre, Daech a rapatrié des terroristes libyens qui avaient été auparavant déployés en Syrie et en Irak.

Les terroristes vont s'emparer par la suite des gisements de pétroles et des raffineries situés à proximité de Syrte, ce n'est qu'une question de temps, craignent les autorités libyennes. Tandis que le but ultime de Daech est d'attaquer l'Italie, conjecture Ismail Shukri, chef du renseignement militaire libyen.

Daech contrôle actuellement plus de 150 kilomètres du littoral méditerranéen en Libye, souligne New York Times. Une fois chassés de Syrie et d'Irak, les terroristes prévoient d'utiliser Syrte comme base militaire, estiment les forces spéciales occidentales.

"La subdivision de Daech en Libye nous préoccupe au plus haut point. C'est le point crucial d’où ils étendent leur zone d'influence sur toute l'Afrique du nord", a rapporté l'analyste principal du service du renseignement du ministère américain de la Défense Patrick Pryor.

Source : Reuters


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jeudi 17 septembre 2015

Allemagne : 12.000 nouveaux migrants à Munich en une seule journée !

Plus de 12 000 migrants sont arrivés dans la capitale bavaroise pour la seule journée de samedi 12 septembre 2015. Un afflux difficile à gérer pour la ville.

La ville de Munich en Allemagne est désormais arrivée « à l'extrême limite » de ses capacités d'accueil de réfugiés. « Compte tenu des chiffres enregistrés samedi 12 septembre 2015, il est tout à fait clair que nous sommes arrivés à l'extrême limite de nos capacités » pour prendre en charge les demandeurs d'asile qui affluent depuis les Balkans via la Hongrie puis l'Autriche, a déclaré un porte-parole de la direction de la police munichoise.

Au cours de la journée de samedi, quelque 12 200 arrivées de réfugiés ont été enregistrées, a-t-il précisé. Ce chiffre est proche à la fois d'une première estimation de « jusqu'à 13 000 » pour la journée complète donnée la veille par les autorités locales, et du record en l'espace de 24 heures enregistré à Munich le 6 septembre après que le gouvernement allemand a décidé d'ouvrir en grand les portes du pays.

Le flux d'arrivées semblait s'être un peu ralenti aux premières heures de dimanche puisque, vers 10 heures (8 heures GMT), la police avait dénombré « quelques centaines » d'arrivées, selon le porte-parole. Mais la situation pourrait évoluer.

Dormir dehors à même le sol

« L'objectif aujourd'hui sera de continuer à transporter le plus grand nombre possible » de réfugiés vers des centres dans le reste du pays « afin de faire de la place [à Munich] pour les nouveaux arrivants », a-t-il précisé.

Durant la nuit de samedi à dimanche, quelques dizaines de demandeurs d'asile ont dû dormir dehors à même le sol sur des matelas isothermes et avec des couvertures, faute de place dans les centres, selon la radiotélévision publique bavaroise BR.

C'est toutefois moins que ce qu'avaient redouté les autorités initialement : elles craignaient que plusieurs centaines d'entre eux ne doivent en passer par là. Selon la chaîne, sur son site internet, Munich « est passée très près d'une catastrophe humanitaire ». Faute de place dans la ville, les autorités locales envisagent de réquisitionner le stade olympique de la métropole, où ont eu lieu les JO d'été de 1972, pour des hébergements.

Source : AFP - Point.fr

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lundi 7 septembre 2015

Politique : Conférence de presse de François Hollande, Syrie, réfugiés, islamisme, impôts...

Le chef de l'Etat a tenu son sixième rendez-vous avec la presse ce lundi.
Il a annoncé l'accueil de 24.000 réfugiés en France ainsi que des vols de reconnaissance en Syrie.


Le chef de l'Etat a tenu son sixième rendez-vous avec la presse ce lundi 7 septembre. Un rendez-vous de rentrée très attendu et qui lui a permis de faire des annonces sur les sujets chauds du moment : les migrants, la menace de l'Etat islamique, la croissance... Voici les 7 principaux points à retenir.

  • 24.000 réfugiés accueillis dans les deux prochaines années
François Hollande était très attendu sur la question de l'afflux des migrants en Europe après avoir à l'origine refusé le système de quotas prévus par l'Europe avant de s'y résoudre la semaine dernière.

    "Face à ces drames j'ai proposé un mécanisme permanent et obligatoire d'accueil des réfugiés avec une répartition entre les pays" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Le chef de l'Etat a refusé d'employer le terme "quota" préférant parler d'un "mécanisme de répartition obligatoire et permanent" au sein de l'Union européenne.

Il a également appelé à la création de "centres de contrôle" pour identifier les personnes qui bénéficieront du droit d'asile de celles qui seront "raccompagnés".

    #Réfugiés : "Il faut des centres d’enregistrements pour permettre l’inscription et l’identification des arrivants" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Des vols de reconnaissance en Syrie
Le président de la République avait laissé fuité quelques informations dans la presse depuis la fin de semaine dernière. Comme pressenti, la France va participer aux frappes de la coalition internationale contre l'Etat islamique (EI) en Syrie et ne plus se limiter à l'Irak.

    "J'ai demandé au ministre de la défense que dès demain des vols de reconnaissance soient organisés au-dessus de la Syrie" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

François Hollande a réitéré sa volonté de départ de Bachar el-Assad.

    #Syrie : "Bachar el-Assad a tiré sur son peuple, a utilisé des armes chimiques. La transition politique passe par son départ" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Le chef de l'Etat a néanmoins exclu toute frappe au sol comme le propose Bruno Le Maire (Les Républicains).

    #Syrie : "Il n'est pas question d'intervention au sol, ce qui serait irréaliste et inconséquent" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Ukraine: vers une levée des sanctions visant la Russie
François Hollande veut profiter de l'amélioration relative de la situation en Syrie. Le chef de l'Etat a proposé l'organisation d'une nouvelle réunion à Paris réunissant la France, l'Allemagne, l'Ukraine et la Russie.

    #Ukraine "Je proposerai qu'une réunion soit organisée à Paris avant l'Assemblée générale des Nations Unies pour en faire le bilan" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Si la Russie tient ses engagements, le président a annoncé une possible levée des sanctions.

  • 2 milliards de baisse d'impôt pour 8 millions de foyers
La baisse d'impôt promise en 2016 par le chef de l'Etat se précise. François Hollande a annoncé qu'elle concernerait l'impôt sur le revenu à hauteur de 2 milliards d'euros et concernerait 8 millions de foyers. Cette baisse devrait être financée par des économies budgétaires et non une hausse des prélèvements obligatoires.

    "Il ne peut pas être question d'augmenter des taxes pour baisser les impôts" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Pas de remise en cause des 35 heures
François Hollande a annoncé une loi "dans les prochains mois" afin de rendre le code du travail "lisible" et "mieux adapté". Toutefois le chef de l'Etat s'est bien gardé de toucher "aux garanties essentielles" comme la durée légale du travail de 35 heures ou le Smic.

Le président de la République a indiqué qu'il allait débuter des concertations avec les partenaires sociaux suite à la remise du rapport Combrexelle à Manuel Valls mercredi 9 septembre. La possibilité est ouverte pour ouvrir des négociations dans les branches professionnelles afin "d'adapter, ouvrir de nouveaux droits et donner davantage de souplesse".

  • Une croissance trop faible pour faire baisser le chômage en 2015
La croissance atteindra selon le chef de l'Etat "sûrement plus de 1%" en 2015. Il ne pense pas qu'elle sera "suffisante pour faire baisser le chômage". Le président de la République a fait de la baisse du chômage une condition sine qua non pour se représenter en 2017.

  • La présidentielle de 2017, loin d'être une obsession
Interrogé sur sa possible candidature pour un deuxième mandat, François Hollande a déclaré que "ce n'est pas une obsession, ce n'est pas ma préoccupation, ce n'est pas ma priorité de savoir comment, de savoir quand, de savoir avec qui. Ma seule préoccupation, ma seule priorité, mon seul devoir, c'est d'agir". Il a toutefois mis la gauche en garde contre "la dispersion" qui pourrait signifier sa "disparition". Après quatre revers successifs depuis les municipales de 2014, la majorité subira un nouveau et dernier test avant l'élection présidentielle de 2017 à l'occasion des élections régionales, qui auront lieu les 6 et 13 décembre.

Source : Challenges.fr

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jeudi 30 juillet 2015

Immigration : Eurotunnel intercepte 2.000 migrants qui ont tenté de rentrer sur le site

Plus de 35.000 tentatives d'intrusions par an sur le site Eurotunnel !

Environ 2.000 migrants ont tenté de pénétrer sur le site d’Eurotunnel dans la nuit de lundi à mardi. La tentative d’intrusion « la plus importante depuis un mois et demi ».

Dans la nuit de lundi à mardi, 2.200 immigrés clandestins ont « tenté de pénétrer » dans la zone du tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Il y aurait eu plusieurs blessés parmi les clandestins. Selon un porte-parole d’Eurotunnel, il s’agit de « la tentative d’intrusion la plus importante depuis un mois et demi ».

Le site d’Eurotunnel, situé à Calais, fait face depuis plusieurs mois à des afflux conséquents de migrants souhaitant rejoindre le Royaume-Uni. Et ce, par tous les moyens. Selon une association caritative, sept migrants auraient trouvés la mort depuis début juin . La semaine dernière, un migrant avait été retrouvé mort noyé sur le site du tunnel.

Lors de la présentation des résultats du groupe, la direction d’Eurotunnel a demandé une aide financière aux Etats français et britannique pour continuer « à assurer une forme d’étanchéité du tunnel sous la Manche ». Jacques Gounon, le PDG, réclame 9,7 millions d’euros pour assurer la sécurité tout en demandant une augmentation du nombre des forces de l’ordre à proximité du site.

Source : LesEchos.fr

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vendredi 10 juillet 2015

EUNAVFOR MED : Opération contre les trafics de migrants en Méditerranée

Première phase de l’opération EUNAVFOR MED contre les passeurs en Méditerranée

En avril dernier, suite à la mort de 900 migrants en Méditerranée, les chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Union européenne décidèrent de renforcer les moyens de l’opération Triton, menée sous l’égide de Frontex, l’agence chargée de la surveillance des frontières extérieures de l’espace Schengen, et de planifier une opération navale, EUNAVFOR MED, pour mettre en échec les passeurs qui opèrent le plus souvent depuis les côtes libyennes.

Un mois plus tard, les grandes lignes de cette opération furent approuvées par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des États membres. Dans le même temps, l’amiral italien Enrico Credendino était désigné pour en prendre le commandement depuis un quartier général installé à Rome. En outre, 11,82 millions d’euros devaient être mobilisés pour en financer les coûts communs pendant une phase de démarrage de 2 mois et un mandat initiale d’un an.

Puis, ce 22 juin, EUNAVFOR MED a officiellement été lancée, à l’issue d’une nouvelle réunion à Luxembourg. Plus précisément, il s’agit de la première phase de cette opération qui peut commencer, c’est à dire celle qui consiste à collecter du renseignement sur les réseaux de passeurs. La seconde visera à intercepter les embarcations de ces derniers dans les eaux internationales, dans L'Union Européenne lance : EUNAVFOR MED mais dans la limite de ce qu’autorise le droit international.

Après, ce sera plus compliqué, faute, pour le moment, d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui autoriserait l’arraisonnement des navires de trafiquants dans les eaux territoriales libyennes (le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale s’y oppose).

« Avant de passer à la phase deux et la phase trois de l’opération, le Conseil évaluera si les conditions de transition au-delà de la première phase ont été respectées », a expliqué Federica Mogherini, Mme le Haut-représentant de l’Union pour les  Affaires étrangères et la Politique de sécurité.

« Les premiers déploiements de navires, sous-marins, d’avions patrouilleurs et de drones européens sont attendus dans une semaine. La décision a été prise par les chefs de la diplomatie de l’Union européenne à l’ouverture de leur réunion mensuelle », a indiqué une porte-parole.

Pour le moment, on ignore la contribution exacte des pays membres à cette opération. La France y prendra sa part, conformément à ce qu’avait annoncé le président Hollande en avril 2015. « Nous sommes en situation, grâce à l’ensemble de nos outils, de contribuer », à cette première phase, a ainsi indiqué le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le 21 juin, lors de l’émission politique d’Europe1/Le Monde/iTélé.

Ce dernier a par ailleurs mis en garde contre le risque de voir l’État islamique (EI), qui a déjà conquis 200 km du littoral libyen, de se livrer au trafic d’êtres humains, lequel constituerait une source de financement. À la question de savoir si cette éventualité serait une « arme politique » pour mettre l’Europe sous pression, M. Le Drian a répondu « oui, sans doute demain », si rien n’est fait et/ou si aucun accord politique entre les deux principales factions libyenne n’est trouvé.

Source : Zone Militaire

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samedi 2 mai 2015

Migrants en Méditerranée : Un mandat de l'ONU pour détruire les bateaux des passeurs ?

La France demande un mandat des Nations Unies pour détruire les navires des passeurs

Le sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne (UE) convoqué le 23 avril 2015 pour tenter de trouver une solution au problème des migrants en Méditerranée ne s’est pas traduit par des avancées majeures.

Ainsi, aucun accord n’a pu être trouvé entre les 28 pays membres pour aider l’Italie, la Grèce et Malte à prendre en charge les migrants venus de Libye dans la mesure où cela aurait pu remettre en cause le règlement de Dublin II, lequel précise que cela incombe avant toute chose aux États dans lesquels les réfugiés ont posé pied. «  Beaucoup se sont dits prêts à aider, mais personne ne peut obliger un État à le faire », a commenté Matteo Renzi, le président du Conseil italien.

En revanche, il a été décidé de renforcer les moyens alloués à l’opération de surveillance et de sauvetage en mer Triton, actuellement dotée d’un budget de 3 millions d’euros par mois. Plusieurs pays ont annoncé leur intention de mettre des navires à la disposition de cette mission gérée l’agence Frontex.

Ainsi, selon le président Hollande, il serait question d’un patrouilleur, d’un remorqueur et de 3 avions de surveillance maritime. L’Allemagne pourrait engager 2 bâtiments tandis que la Belgique, la Suède, la Norvège et le Danemark ont évoqué chacun l’envoi d’un navire.

Ne faisant pas partie de l’espace Schengen, le Royaume-Uni a cependant annoncé la participation aux opérations de surveillance en Méditerranée du navire amphibie HMS Bulwark, de 2 patrouilleurs et de 3 hélicoptères. Le tout à ses frais. Mais, a averti David Cameron, le Premier ministre britannique, « il n’est pas question que les migrants sauvés par la Royal Navy puissent demander l’asile en Grande-Bretagne.

Cependant, les États membres n’ont pas trouvé d’accord pour permettre aux navires engagés dans l’opération Triton de sortir des eaux territoriales afin d’aller au plus près des côtes libyennes. Or, l’une des solutions passerait par une opération militaire destinée à identifier et à détruire les navires utilisés par les passeurs.

Aussi, membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, la France et le Royaume-Uni vont y présenter un projet de résolution afin de pouvoir lancer une telle opération. Le président Hollande a assuré qu’il en parlera à son homologue russe, Vladimir Poutine, pour tenter de convaincre Moscou de ne pas faire usage de son droit de veto. Pour cela, il faut que nous soyons très clairs sur nos objectifs et les moyens utilisés, a-t-il dit.

Dans le même temps, il faudra aussi se mettre d’accord sur un concept des opérations(CONOPS) ainsi que sur les contributions des États membres à cette mission. 

Source : Défense Européenne

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lundi 29 décembre 2014

Suède : Un engin incendiaire jeté dans une mosquée, cinq blessés...

25/12/2014 - Un incendie causé par un engin jeté de l'extérieur dans une mosquée du centre de la Suède a fait cinq blessés jeudi 25 décembre 2014 selon la police, alors que le pays connaît une montée de l'extrême droite. "Quelqu'un a jeté un engin à travers une fenêtre et un incendie s'est déclaré à l'intérieur", a déclaré un porte-parole de la police, Lars Franzell. "Il y avait entre 15 et 20 personnes dans les locaux" de cette mosquée située à Eskilstuna, à 90 kilomètres à l'ouest de Stockholm, a-t-il ajouté.

Le pays, réputé pour l'accueil qu'il accorde aux réfugiés étrangers, a vu son paysage politique bouleversé en décembre lorsque le parti d'extrême droite des Démocrates de Suède, devenu en septembre la troisième force parlementaire, a soutenu un projet de budget de centre droit, forçant le gouvernement de gauche à convoquer des législatives anticipées.

La mosquée visée est située au rez-de-chaussée d'un immeuble d'habitation. Le feu s'est déclaré en début d'après-midi, a précisé la police. "La haine des étrangers s'est renforcée", a déclaré le chef de l'association des musulmans de Suède, Omar Mustafa, à l'antenne de la radio publique SR.

La police a indiqué qu'elle avait ouvert une enquête pour incendie criminel aggravé, mais n'a identifié aucun suspect. Les blessés ont été hospitalisés et souffrent d'intoxication, de coupures et de fractures.

En janvier, des inconnus avaient peint des croix gammées sur la porte d'une mosquée de Stockholm, et en décembre 2013 des néonazis avaient attaqué un défilé antiraciste dans la capitale suédoise, faisant trois blessés.    

Source : LePoint.fr

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jeudi 4 décembre 2014

Allemagne : Le péril islamiste se manifeste à Hambourg !

Tensions. Les récentes échauffourées entre des centaines de Kurdes et d’islamistes à Hambourg révèlent une menace longtemps minimisée sur le sol allemand.

La chancelière Angela Merkel redoute elle aussi une radicalisation si la ville kurde syrienne de Kobané devait tomber aux mains des islamistes.

Des groupes salafistes radicaux sont apparus en Allemagne, nichés dans la communauté musulmane (4 millions de personnes). Leur menace a été analysée par Marwan Abou-Taam, expert auprès de la police de Rhénanie-Palatinat, consultant auprès de la Bundeswehr.

Son étude portant sur cette communauté, publiée en mars par l’Institut français des relations internationales, est sans équivoque : « Le phénomène de radicalisation chez les jeunes musulmans et les convertis à l’islam constitue une menace grandissante. »

Ils étaient au moins 4 500 personnes en 2012 : « Le salafisme représente un défi pour l’Allemagne, du fait de son rejet de la démocratie et des droits de l’homme, les partisans n’acceptant aucune autorité en dehors de Dieu. »  

Source : Valeurs actuelles


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lundi 30 juin 2014

Football : Mondial du Brésil... Qualification de l'Algérie... Violences et incidents !

Marine Le Pen s'exprime sur les incidents consécutifs à la qualification de l'Algérie au Mondial !

La présidente du FN a commenté les violences qui ont suivi la victoire de l'Algérie au Mondial, preuve, selon elle, d'un refus d'assimilation.

Marine Le Pen était l'invitée le dimanche 29 juin 2014 du Grand Rendez-Vous. Elle est revenue sur la Coupe du monde de football, et notamment sur les incidents qui ont suivi la qualification historique de l'équipe algérienne en 8e de finale.

Des "incidents insupportables", selon Manuel Valls.

Rappelons que, vendredi après-midi, le premier ministre Manuel Valls a dénoncé les débordements qui ont eu lieu en marge des célébrations par les supporteurs algériens en France de la qualification de leur équipe nationale de football pour les 8es de finale de la Coupe du monde .

L'occasion pour la présidente du Front national de remettre en cause le principe de la double nationalité et l'immigration. "Il faut maintenant mettre fin à la double nationalité" et "arrêter l'immigration", a-t-elle déclaré.

Lors du Grand Rendez-Vous (Europe 1), la présidente du Front national a vu dans ces incidents et dans les précautions policières prévues pour la rencontre Algérie-Allemagne, lundi, "la démonstration de l'échec total de la politique de l'immigration et le refus exprimé, par un certain nombre de binationaux de l'assimilation".

"Il faut choisir, être français ou être autre chose", a-t-elle ajouté. 

Source : AFP et Le Point.fr

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