FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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mercredi 17 octobre 2018

La marine marocaine tire sur des migrants en pleine mer : un mort et trois blessés

La marine royale marocaine a ouvert le feu ce mardi [ndlr: 25/09/2018] sur une embarcation de migrants en Méditerranée qui refusait de répondre à ses sommations. Les tirs ont fait un mort, une Marocaine de 22 ans, et au moins trois blessés. L’un d’entre eux est dans un état critique. Le pilote espagnol n'a pas été touché par les tirs et a été arrêté. Une enquête a été ouverte.  

Selon les autorités locales, les soldats ont été « contraints » d'ouvrir le feu sur ce « go fast » - un terme généralement utilisé dans le vocabulaire du trafic de drogue désignant une puissante embarcation à moteur. Toujours selon le pouvoir, le navire était piloté par un Espagnol qui «refusait d'obtempérer » dans les eaux marocaines au large M'diq-Fnideq (nord). Quant aux passagers, ils « voyageaient couchés et n'étaient pas visibles», ont insisté les autorités. 

Une enquête est ouverte

Selon le président de l'Observatoire du nord pour les droits de l'Homme basé à Fnideq, Mohamed Benaïssa, quelque « 25 personnes naviguaient à bord du bateau, dont les passeurs qui sont espagnols ». La personne décédée avait 22 ans et était originaire de Tétouan (nord). Des deux blessés sont originaires de la même ville tandis que le troisième vient d'Al-Hoceïma, la capitale régionale du Rif (nord). C’est lui qui se trouve dans un « état critique, le bras amputé ». Il a été transféré à Rabat.

Le pilote espagnol n'a lui pas été touché par les tirs et a été arrêté. Une enquête a été ouverte.

Une route de plus en plus utilisée

Depuis début 2018, l'Espagne a enregistré plus de 38 000 arrivées par voie maritime et terrestre, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les autorités marocaines ont pour leur part indiqué avoir fait avorter 54 000 tentatives de passage vers l'Union européenne, depuis janvier. Ces tentatives ont concerné 7 100 Marocains à fin août 2018, selon des chiffres présentés jeudi dernier par le porte-parole du gouvernement marocain. 

Depuis début septembre, les réseaux sociaux marocains sont inondés de vidéos montrant des jeunes Marocains en route vers l'Espagne à bord de bateaux pneumatiques. Et dans la nuit de samedi à dimanche, la marine royale avait déjà « procédé à la poursuite d’une embarcation de très grande vitesse, qui tentait de rejoindre la plage de Martil pour récupérer des candidats à l’émigration clandestine », indiquaient alors les Forces armées royales (FAR) dans un communiqué.

Selon des statistiques officielles, le Maroc est marqué par de grandes inégalités sociales et territoriales, sur fond de chômage élevé chez les jeunes. Ceux-ci, qui représentent le tiers de la population, sont particulièrement touchés par l'exclusion sociale, avec 27,5% des 15-24 ans - soit près de 1,7 million de personnes - hors du système scolaire et sans emploi.  

Source : AFP

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mercredi 22 août 2018

Venezuela : Pays de millionnaires, mais ...

Les États-Unis vont envoyer un navire hôpital au large de la Colombie pour soigner les réfugiés vénézuéliens.

Les États-Unis vont envoyer un navire hôpital au large des côtes de la Colombie pour soigner les nombreux réfugiés Vénézuéliens.

Et pour cause, au regard de l’inflation galopante [1.000.000 % d’ici la fin de l’année, selon les estimations] qui caractérise l’économie du pays. Ainsi, le salaire minimum est de 5,9 millions de bolivars, soit de quoi acheter un kilo de viande. Avec 90% de la population vivant sous le seuil de pauvreté, cette débâcle économique a déjà fait fuir, selon les chiffres de l’ONU, 2,3 million de Vénézuéliens depuis 2016, notamment vers la Colombie et le Brésil.

Et cela donne lieu à des tensions, comme le 18 août 2018, dans l’État brésilien de Roraima, où des camps de réfugiés vénézuéliens ont été attaqués par les locaux après l’agression présumée d’un commerçant. En réponse, Brasilia a annoncé l’envoi de renforts militaires à la frontière avec le Venezuela.

Avec les troubles au Nicaragua et le désastre économique au Venezuela, l’Amérique du Sud est confrontée à des tensions migratoires de plus en plus marquées. Certains pays ont pris des mesures fermes, comme l’Équateur et le Pérou, où 20.000 Vénézuéliens sont entrés au cours de ces derniers jours.

Mais c’est la Colombie qui est l’un des pays les plus concernés, avec la présence de plus de 800.000 Vénézuéliens bénéficiant d’un droit de séjour temporaire. Et Bogota a du mal à faire face à cet afflux de réfugiés, en particulier dans le domaine sanitaire.

D’où l’annonce faite par le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, lors de sa tournée en Amérique du Sud, cette semaine, selon laquelle les États-Unis envisageaient d’envoyer, au large de la Colombie, le navire hopital USNS Comfort, dans le cadre d’une « mission humanitaire ».

Pouvant accueillir des hélicoptères d’évacuation sanitaire et de transport lourd lui donnant la capacité d’installer des hôpitaux de campagne, cet ancien pétrolier civil converti en navire-hôpital en 1987 a une capacité totale de 1.000 lits. Il dispose de 12 salles d’opérations, d’une unité de soins intensifs et d’une pharmacie.

Toutefois, ce déploiement de l’USNS Comfort n’a pas manqué d’être critiqué… Ainsi, Evo Morales, le président de la Bolivie, a dit y voir le début d’une opération militaire américaine contre le Venezuela.

« Nous condamnons l’opération secrète des États-Unis qui vise à envahir l’Amérique latine avec l’excuse d’une ‘aide humanitaire’ pour nos frères vénézuéliens et l’envoi d’un navire du Pentagone en Colombie. L’USNS Comfort, capable de transporter des hélicoptères de guerre, est une menace contre le Venezuela », a en effet affirmé, sans rire, M. Morales, via Twitter.

Le 17 août, M. Mattis a indiqué que le nouveau président colombien, Ivan Duque, avait accepté le déploiement de l’USNS Comfort, lors d’une discussion ayant eu lieu dans la matinée.

« Non seulement ils [les Colombiens] en ont accepté le principe mais ils ont aussi donné des détails sur la meilleure façon de concevoir la mission dans la région », a indiqué M. Mattis. « Nous n’envoyons pas de soldats, nous envoyons des médecins », a-t-il par ailleurs insisté.

« Nous allons aller là où le besoin est le plus grand », a précisé le chef du Pentagone, en excluant, évidemment, tout déploiement de l’USNS Comfort dans les eaux vénézuéliennes. Ce navire pourrait toutefois se rendre dans d’autres pays sud-américains, également confrontés au problème des réfugiés.

Source : Zone Militaire

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Ndrlr : Déjà en proie à une crise économique et financière sans précédent le Venezuela, vient de subir  mardi après-midi, un fort séisme de magnitude 7,3, heureusement, semble-t-il sans faire de victime...

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dimanche 19 août 2018

Suisse : Refus de naturalisation pour un couple de musulmans...

Un couple de musulmans s'est vu refuser la naturalisation suisse par un comité de Lausanne après avoir refusé de serrer la main et de répondre aux questions de personnes de sexe opposé, rapporte une décision rendue publique vendredi 17 août.

"On a considéré que la question de l'intégration n'était pas acquise", a expliqué le maire, Grégoire Junod. "Quand on veut la nationalité d'un pays, on doit quand même s'inscrire dans le respect de son ordre juridique et de l'égalité hommes-femmes." L'audition du couple, dont la nationalité n'a pas été divulguée, a eu lieu au printemps. Le couple a trente jours pour déposer un recours.
"J'assume totalement"

Selon les membres du comité de naturalisation, l'homme et son épouse ont refusé de serrer la main de personnes du sexe opposé et ont eu beaucoup de réticences à répondre aux questions venant d'un homme ou d'une femme. Le vice-maire Pierre-Antoine Hildbrand a confié qu'il était "grandement satisfait de cette décision".

J'assume totalement d'avoir proposé un refus de naturalisation. La Constitution et l'égalité entre hommes et femmes l'emportent sur la bigoterie.Pierre-Antoine Hildbrandà l'AFP


Ce n'est pas la première fois que le refus de serrer la main d'une personne de sexe opposé suscite la controverse en Suisse. En 2016, un collège avait dispensé deux élèves musulmans de serrer la main de leurs professeurs femmes, pratique pourtant courante dans les écoles suisses. L'affaire avait fait grand bruit dans le pays et la dispense avait finalement été annulée en mai.

Source : Francetvinfo.fr  / AFP - Crédit image UDERZO

Ndlr : Déboutés de la nationalité Suisse, pour refus d'un serrage de louches... ?!

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mardi 12 septembre 2017

Sentinelle : Un militaire de la Légion étrangère retrouvé mort dans la vallée de la Roya... Suicide ?

L'homme, de nationalité italienne, s'est vraisemblablement suicidé avec son arme de service.

Un militaire de l'opération Sentinelle a été retrouvé mort dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 septembre, dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), a appris france info auprès du procureur de la République de Nice et de la gendarmerie des Alpes-Maritimes, confirmant une information d'Europe 1. "Dans la nuit, ses collègues ont entendu un coup de feu et l'ont retrouvé mort, son Famas à côté de lui", précise le procureur Jean-Michel Prêtre, se refusant, pour l'instant, à parler formellement de suicide.

C'est toutefois la thèse privilégiée. Les faits se sont déroulés lors d'une patrouille près de Fanghetto, à la frontière franco-italienne. L'homme, âgé de 24 ans, était en patrouille avec trois militaires quand "il s'est détaché de la troupe", précise la gendarmerie. Ce soldat de nationalité italienne, engagé dans la Légion étrangère, était membre du  2e régiment étranger du Génie de Saint-Christol (Vaucluse).
Contrôle de migrants

"La brigade judiciaire de Menton est sur place et des vérifications sont en cours, avec des techniciens de l'identité judiciaire", ajoute le procureur de Nice. 

Fanghetto est situé à moins de 10 km de là où habite Cédric Herrou, figure la plus connue des militants qui viennent en aide aux migrants dans cette vallée où les contrôles se sont multipliés au cours des derniers mois.

Un suicide en août

La frontière est fermée depuis 2015 dans le cadre de la lutte anti-terroriste mais, les contrôles visent pour beaucoup les migrants qui ont fui l'instabilité dans leur pays et se pressent depuis trois ans à Vintimille, souvent via la Libye.

Fin août, un soldat de l'opération Sentinelle, âgé de 26 ans, s'était donné la mort avec son arme de service dans sa chambre située dans une enceinte militaire à Paris.

Source : Franceinfo.fr

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samedi 19 août 2017

Libye : Le maréchal Haftar menace les navires italiens qui seraient déployés dans les eaux territoriales libyennes

Le 2 août, le Parlement italien a autorisé une mission de la Marina Militara dans les eaux territoriales libyennes afin de répondre à une sollication du gouvernement d’union nationale (GNA) qui, conduit par Fayez al-Sarraj, est reconnu par la communauté internationale. Et, dans la foulée, le patrouilleur Comandante Borsini a mis le cap vers Tripoli.

Seulement, cette mission italienne, qui doit apporter un appui aux gardes-côtés relevant de l’autorité du GNA contre les réseaux de passeurs de migrants, n’est pas du goût du gouvernement établi à al-Bayda, dans l’est de la Libye, et dont le maréchal Khalifa Haftar est l’un des personnages-clé, puisqu’il commande l’Armée nationale libyenne (accessoirement, c’est lui qui parle en lieu et place du Premier ministre, Abdallah al-Thani).

Ainsi, le maréchal Haftar a tout simplement ordonné à ses troupes d’empêcher l’accès des eaux libyennes à tout navire étranger. Évidemment, cela vise le patrouilleur italien et tous les autres bâtiments de la Marine Militare qui viendront appuyer les gardes-côtes du GNA.

« Le maréchal Khalifa Haftar a donné des ordres à l’état-major de la marine d’empêcher l’entrée de tout navire étranger dans les eaux territoriales libyennes sans autorisation de l’ANL », a ainsi indiqué, le 3 août, Khalifa al-Obeidi, porte-parole du commandement général de l’Armée nationale libyenne (ANL).

« Les ordres ont effectivement été donnés aux bases navales de Tobrouk, Benghazi » dans l’est du pays, et à celle « de Ras Lanouf » au centre, a ajouté M. Al-Obeidi. Et de confirmer que « le maréchal Haftar a donné ces directives en réaction à l’annonce par l’Italie de son intention de déployer des navires jusque dans les eaux nationales libyennes. »

Reste à voir si l’ANL a vraiment les capacités pour inquiéter la marine italienne. Avant la révolution de 2011, la base navale de Benghazi abritait la frégate Al Hani (classe Koni) et la corvette Tariq-Ibn Ziyad. La première avait été envoyée à Malte pour y être réparée et la seconde a été coulée. En outre, 2 patrouilleurs de classe Osa II et le dragueur de mines Ras Al Massad avaient rallié la capitale de la Cyrénaïque. Mais on ignore dans quel état ils se trouvent actuellement. Cela étant, les troupes du maréchal Haftar disposent de quelques avions de combat (MiG-21 et MiG-23) et d’hélicoptères, ce qui peut constituer la seule menace sérieuse pour les marins transalpins si jamais ils devaient s’aventurer au-delà de Misrata.

Quoi qu’il en soit, les ordres donnés par le maréchal Haftar, soutenu par la France (discrètement) pour son opération anti-jihadiste « Dignité », rendent de plus en plus incertaine l’application de la feuille de route qu’il avait « agréée » avec le chef du GNA à La Celle-Saint-Cloud, sous le parrainage du président Macron. 

Source : Zone Militaire

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samedi 19 novembre 2016

Justice : A Nice, une famille peut-elle prénommer son fils Mohamed Merah ?

Le parquet de Nice a engagé aujourd'hui une procédure pour modifier le prénom d'un petit garçon déclaré à l'état civil sous le nom de "Mohamed, Nizar Merah" évoquant celui du tueur djihadiste de Toulouse et Montauban en 2012.

"Il est évident, et c'est en tout cas le point de vue du parquet de Nice, que donner un prénom à un enfant qui a déjà le nom d'un terroriste très notoirement connu en France est quelque chose qui peut porter préjudice à l'enfant", a exposé lors d'un point de presse le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre. "Le parquet a donc saisi le juge aux affaires familiales comme le lui permet le code civil", a-t-il ajouté. La décision sera prise "dans les prochains jours" et "s'appliquera immédiatement quelle que soit ensuite la décision des parents". Ces derniers auront une possibilité de recours.

"C'est le tribunal qui va décider si oui ou non, il faut retirer le nom de Mohamed de l'état-civil pour cet enfant et si oui ou non, il est nécessaire de lui donner un autre prénom", a ajouté M. Prêtre, alerté le 14 novembre par la mairie de Nice. "C'est vraiment par rapport à l'intérêt pur de l'enfant, et non par rapport à un contexte, ou une religion ou un radicalisme violent supposé que les choses sont prises en compte", a-t-il déclaré, en réponse à la question d'une journaliste qui demandait si les parents avaient agi par "provocation, inconscience ou imbécilité".

"Bien sûr, il y aura une enquête sur le contexte familial car il y a là quelque chose d'alertant pour le parquet pour comprendre le contexte dans lequel cet enfant serait amené à grandir", a ajouté le procureur. Il n'a pas pu dire si ce bébé de 15 jours était un premier né ou issue d'une fratrie de plusieurs enfants, vivant à Nice ou ses environs.

En France, depuis 1993, les officiers d'état civil ne peuvent plus décider d'interdire un prénom. La municipalité a cependant estimé que le choix des parents "pouvait être contraire à l'intérêt de l'enfant" et l'a assimilé à une apologie du terrorisme. Elle a aussi choisi de rendre l'affaire publique: "C'est de la responsabilité propre de la mairie d'avoir communiqué sur ce dossier particulier, ce n'est pas de mon fait, ni semble-t-il du fait de la famille non plus", a souligné le procureur.

Mohamed Merah avait tué sept personnes en mars 2012: un militaire à Toulouse, puis deux parachutistes à Montauban, et trois enfants et un adulte dans une école juive toulousaine. Il a été tué le 22 mars par la police dans l'appartement toulousain où il s'était retranché. Ces crimes, en pleine campagne présidentielle, avaient plongé dans la stupeur le pays qui fait depuis face à une menace djihadiste sans précédent.

Source : LeFigaro.fr


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mardi 25 octobre 2016

Calais : Démantèlement de la "Jungle", l'évacuation du camp de migrants se poursuit...

Plus de 2300 "migrants mis à l'abri" dans des centres d'accueil et d'orientation...

Mardi, des pelles mécaniques doivent entrer en action sur le camp, pour commencer à débarrasser déchets et abris de fortune.

Démantèlement
L'évacuation et le démantèlement de la "jungle" de Calais continuent, mardi 25 octobre. Avant le lever du jour déjà, de nombreux migrants attendaient aux portes du hangar qui sert de sas de répartition, avant le départ en bus pour les centres d'accueil et d'orientation (CAO), répartis sur le territoire français. Le démantèlement du camp doit prendre un tour éminemment symbolique, mardi, avec l'entrée des premières pelles mécaniques pour débarrasser déchets et abris de fortune de la zone. Mais "il ne faut pas s'attendre à voir des bulldozers", insiste la préfecture du Pas-de-Calais.

Mises à l'abri
Plus de 2 300 personnes "mises à l'abri" lundi. Un total de 2 318 migrants, dont 400 mineurs, ont été "mis à l'abri" au premier jour de l'évacuation de la "jungle" de Calais, qui s'est déroulé "dans le calme et la maîtrise" a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Sur ce total, "1 918 majeurs ont quitté Calais à bord de 45 bus pour rejoindre 80 centres d'accueil et d'orientation (CAO) situés dans onze régions de France", a affirmé le ministre. Quatre cents mineurs ont pour leur part été "orientés au centre d'accueil provisoire", situé sur le campement, dans l'attente de l'instruction de leur dossier.

Solidarité
Des rassemblements en faveur de l'accueil des migrants. Plusieurs rassemblements se sont déroulés lundi soir en soutien à l'accueil de migrants évacués depuis le matin. A Nantes, Rennes, Paris, quelques centaines de personnes ont manifesté en signe de solidarité avec les migrants.

Vandalisme
Des centres d'accueil visées par des attaques. Plusieurs centres d'accueil et d'orientation (CAO), destinés à accueillir les migrants évacués de Calais ont été visés ces derniers jours par des actes de vandalisme. Des centres situés à Loubeyrat (Puy-de-Dôme), Arès (Gironde) et Forges-les-Bains (Essonne) ont notamment été la cible d'incendies volontaires. A Saint-Brévin (Loire-Atlantique), des coups de feu ont été tirés sur les locaux.

Source : FranceInfo.fr

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dimanche 23 octobre 2016

Justice : Le général Piquemal radié des cadres de l'Armée...

«Silence dans les rangs !»

La justice a reproché à l'ancien parachutiste d'avoir organisé une manifestation non autorisée contre la politique migratoire à Calais le 6 février 2016. Le port de son uniforme lui est désormais interdit.

Le général de corps d'armée Christian Piquemal, qui avait participé à une manifestation non autorisée contre la politique migratoire à Calais le 6 février dernier, est, selon nos informations, radié des cadres. Cette mesure disciplinaire très forte intervient comme une surprise, cinq mois après sa comparution devant le tribunal de Boulogne-sur-mer, d'autant que l'institution judiciaire l'avait finalement relaxé le 26 mai.

Le général de 2e section, à la retraite depuis seize ans, ancien parachutiste et commandant de la Légion étrangère (de 1994 à 1999), était poursuivi pour «organisation d'une manifestation non autorisée» et «participation à un attroupement qui ne s'est pas dissous après sommation». Depuis sa relaxe, le général Piquemal s'estimait «totalement blanchi», le Parquet n'ayant pas fait appel de ce jugement. Mais sur le plan administratif, une procédure disciplinaire, lancée en mars par le ministre de la Défense, vient d'aboutir à sa radiation des cadres, le devoir de réserve du militaire étant au cœur du dossier.

Le général, qui l'a seulement appris mi-septembre par un courrier recommandé, avait été entendu le 14 juin par le Conseil Supérieur de l'Armée de Terre (CSAT), siégeant disciplinairement à l'Hôtel des Invalides à Paris. L'instance avait transmis son avis consultatif - non communiqué au général ni à ses deux avocats - au ministère de la Défense, et la radiation avait ensuite été prise par un décret du 23 août signé par le président de la République, le premier ministre et le ministre de la Défense.

«Le plus inacceptable pour moi, c'est d'être mis au ban de cette manière»

«Profondément indigné par cette décision injuste et injustifiée, excessive et disproportionnée», réagit-il. Le général quatre étoiles entreprend aujourd'hui une procédure de recours devant le Conseil d'État, confie-t-il au Figaro, «avant d'aller devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), si besoin». «Cette sanction est un hiatus, une anomalie grave, en totale contradiction avec ma relaxe, se scandalise-t-il. C'est le désaveu du pouvoir judiciaire par le pouvoir administratif, cela bouleverse la hiérarchie des normes juridictionnelles, c'est tout simplement du jamais-vu!». Pour ce «serviteur de l'État respecté», «patriote et combattant d'élite», admiré par son entourage, la sanction a des conséquences particulièrement «humiliantes» et «vexatoires», admet le général d'une voix blanche.

Si son grade ne peut lui être retiré, le port de son uniforme lui est en revanche interdit, tout comme sa carte d'identité militaire d'officier général - en principe accordée à vie. C'est l'atteinte à ces symboles forts et ce retour forcé au statut civil qui lui «font le plus mal», plus que les autres attributs, notamment financiers, liés à son statut. «Le plus inacceptable pour moi, c'est d'être mis au ban de cette manière après avoir donné quarante années au service de la France, d'être rayé comme ça et traité comme un paria».

Le 6 février, à Calais, l'arrestation et la garde à vue d'une quarantaine d'heures de cet homme de 75 ans avait créé l'émoi. Aujourd'hui, une ligue de défense se constitue. Un comité de soutien et de réhabilitation du général Piquemal est en train de se monter, composé de civils et de militaires, selon nos informations, et présidé par le général (2e section) Antoine Martinez.

Pour beaucoup de ses soutiens, cette sanction disciplinaire n'est rien d'autre qu'«un règlement de compte politique», dit l'un d'eux. «Si l'administration estime que j'ai transgressé mon devoir de réserve (valable pour tout militaire, même à la retraite, NDLR) en usant de ma liberté d'expression, analyse le général, cela veut dire une chose: c'est que ma liberté d'expression ne peut être que celle de la pensée dominante. Et si elle n'est pas conforme à la bien-pensance politique, alors elle est sanctionnée.

La vérité, c'est que mon cas sert d'instrument pour faire taire la Grande Muette, car les officiers généraux s'expriment aujourd'hui beaucoup plus qu'avant. Ils veulent faire de moi un exemple pour imposer le silence dans les rangs».   

Source : Delphine de Mallevoüe

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jeudi 13 octobre 2016

Libye : Opération SOPHIA - Retard de la lutte contre le flux migratoire

La formation des gardes-côtes libyens dans le cadre de l’opération européenne Sophia a pris du retard. 

Initialement, l’opération de l’Union européenne « Sophia » avait la mission de « casser » le modèle économique des passeurs de migrants opérant depuis la libye. Or, en la matière, et faute de pouvoir intervenir dans les eaux territoriales libyennes, son bilan est en demi-teinte : si le flux de candidats à l’émigration a diminué cette année, il reste encore supérieur à celui constaté en 2014. Et les réseaux de trafiquants sont toujours actifs.

Quoi qu’il en soit, en mai 2016, il a été décidé de confier deux nouvelles missions à l’opération Sophia : faire respecter l’embargo sur les armes destinées aux groupes armés qui ne soutiennent pas le gouvernement d’union nationale (GNA) conduit par Fayez el-Sarraj et former les gardes-côtes des nouvelles autorités libyennes reconnues par la communauté internationale.

La formation des stagiaires libyens, prévue pour commencer vers la fin septembre/début octobre, doit se dérouler en deux phases : en haute-mer, à bord d’un navire de l’opération Sophia capable d’accueillir une centaine de personnes, puis à terre, soit dans un État membre de l’UE, soit dans un pays tiers.

Seulement, il n’est pas certain que ce calendrier soit respecté. En cause : le retard pris dans la sélection des stagiaires libyens, laquelle se doit être drastique pour éviter les défections vers d’autres groupes armés contestant le GNA. En effet, la liste des candidats que doit établir Tripoli n’est toujours pas prête, selon deux sources diplomatiques.

Or, une fois que cette liste sera communiquée, il faudra ensuite une vingtaine de jours pour la passer au crible, c’est à dire pour vérifier l’identité des futurs stagiaires. Ces derniers doivent être «loyaux» au gouvernement reconnu par la communauté internationale, ne pas être impliqués dans des affaires de corruption étant donné qu’ils « seront ensuite eux-mêmes les formateurs et dirigeront les opérations côté libyen », a rappelé l’une des deux sources diplomatiques, citées par l’AFP.

Toutefois, pour l’Union européenne, il n’y a rien de dramatique. « Nous sommes en train de mettre au point les derniers détails avec nos homologues libyens et nous démarrerons bientôt », a relativisé une porte-parole.

Source : Zone Militaire


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jeudi 6 octobre 2016

Europe : Un nouveau corps de gardes-frontières pour contrôler les migrants

L'Europe déploie son corps de gardes-frontières pour tenter d'endiguer le flux des migrants

L'agence européenne Frontex, qui était en charge du contrôle des frontières de l'Europe, va être supplantée par un nouveau corps de gardes-frontières aux moyens et aux missions élargis.

Un an après un afflux inédit de demandeurs d'asile aux portes de l'UE, un nouveau corps européen de gardes-frontières entre en service ce jeudi pour remplacer Frontex et mieux protéger les frontières de l'Union. Effectifs et moyens renforcés, mandat élargi, il doit permettre à l'UE de ne plus être débordée et d'offrir une image d'unité sur la complexe question migratoire.

Pourquoi remplacer Frontex ?

Le chaos provoqué par l'arrivée de 850 000 migrants en Grèce en 2015 avait mis au jour les faiblesses de l'agence européenne Frontex, sous-dimensionnée pour assister efficacement les pays situés en première ligne et préserver la libre-circulation dans l'espace Schengen. 

Les dirigeants européens ont symboliquement choisi d'inaugurer cette nouvelle force à la frontière entre Bulgarie et Turquie, au poste frontière de Kapitan-Andreevo, principal point d'entrée terrestre des migrants lorsqu'ils contournent la périlleuse voie maritime de la Méditerranée. Le Commissaire européen Dimitris Avramopoulos, qui participera à l'inauguration, a parlé d'un "moment historique".

Quels seront ses moyens ?

Le nouveau corps européen va renforcer sensiblement Frontex. Ses effectifs permanents atteindront un millier de personnes, soit plus du double, au terme d'une montée en puissance progressive.

Il pourra faire appel rapidement à une réserve de 1500 gardes-frontières ou gardes-côtes nationaux, ainsi qu'à des équipements techniques que les Etats membres auront l'obligation de mettre à sa disposition à partir de décembre 2016.

La nouvelle agence pourra également acquérir son propre matériel, alors que Frontex devait systématiquement adresser des demandes de contributions aux Etats membres, souvent peu pressés d'y répondre.

Pour quelles missions ?

La nouvelle agence devra maintenir une veille permanente sur la situation aux frontières extérieures de l'UE. Elle détachera ainsi des agents de liaison dans les Etats membres où les frontières sont sous pression.

Son mandat lui permettra d'envoyer des officiers de liaison dans des pays hors UE et de lancer des opérations conjointes avec ces pays. Elle jouera aussi un rôle accru dans la coordination des opérations de renvois de migrants irréguliers vers leurs pays d'origine.

Elle aura également une mission de prévention de la criminalité transfrontalière, avec la possibilité de collecter et traiter des données sur des personnes soupçonnées d'activités criminelles ou en situation irrégulière, et de les partager avec les Etats membres et Europol.

Schengen est-il remis en cause ?

Le Conseil de l'UE (donc les Etats membres) pourra prendre, à la majorité qualifiée, la décision d'une intervention dans un pays ne demandant pas d'assistance s'il se retrouve débordé. Si le pays visé refuse, il n'est pas question d'y envoyer des gardes-frontières contre son gré, mais les autres pays, notamment ses voisins, pourraient être autorisés à réintroduire des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen. 

Plusieurs pays dont l'Allemagne, l'Autriche ou la Suède, ont déjà rétabli provisoirement des contrôles aux frontières intérieures pour faire face aux franchissements illégaux. La Bulgarie, notamment, subit les conséquences de ces verrouillages en cascade: quelque 10 000 migrants s'y trouvent bloqués. Ils sont environ 60 000 en Grèce tandis que 140 000 personnes ont traversé la Méditerranée vers l'Italie cette année.

Pour le Premier ministre bulgare Boïko Borissov, "le lancement en Bulgarie de la nouvelle agence de gardes-frontières représente un encouragement" à poursuivre la sécurisation des frontières du pays le plus pauvre de l'UE. Sofia est en train de prolonger une haute clôture barbelée destinée à couvrir la plus grande partie des 259 kilomètres de sa frontière avec la Turquie. Le flux migratoire y est en baisse de 20% à 30% par rapport à 2015, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Source : Lexpress.fr


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jeudi 18 août 2016

Société : Manuel Valls comprend les maires qui interdisent le burkini, maillot de bain archaïque et projet politique !

Manuel Valls «comprend» les maires qui interdisent le burkini

Le Premier ministre dénonce lui aussi une tenue «profondément archaïque» mais ne souhaite pas qu'on légifère sur le sujet.

Alors que huit maires ont désormais pris un arrêté anti-burkini sur leurs plages, Manuel Valls se mouille dans le débat polémique de l’été : faut-il ou non interdire ce maillot islamique ? Pour le Premier ministre, il n’y a pas à tergiverser. «Les plages, comme tout espace public, doivent être préservées des revendications religieuses», affirme-t-il dans une interview au quotidien la Provence.

Loin de reléguer cette tenue qui couvre le corps et la tête des baigneuses à «une nouvelle gamme de maillots de bain, une mode», Valls y voit «la traduction d’un projet politique, de contre-société». «Je n’accepte pas cette vision archaïque », prévient encore le Premier ministre. Il y a l’idée que, par nature, les femmes seraient impudiques, impures, qu’elles devraient donc être totalement couvertes.» De là à approuver les maires qui ont pris des arrêtés municipaux interdisant le burkini ?

Valls dit «comprendre les maires qui, dans ce moment de tension, ont le réflexe de chercher des solutions, d’éviter les troubles à l’ordre public». Une référence au principal motif (risque d’attroupements, d’échauffourées, etc.) que les maires mettent en avant pour justifier la prohibition du burkini, le principe de laïcité ne suffisant pas à interdire ce vêtement dans l’espace public.

Huit municipalités concernées

Après Cannes et Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) fin juillet, puis Sisco (Haute-Corse) et Le Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais) mardi, quatre nouvelles municipalités ont à leur tour pris de telles mesures ou annoncé, ce mercredi, leur intention de le faire: il s'agit de Leucate (Aude), du Cap d’Ail et de Mandelieu-La Napoule dans les Alpes-Maritimes, ainsi que d'Oye-Plage (Pas-de-Calais). Selon La voix du Nord, la maire de Calais envisagerait de les suivre en fin de semaine prochaine.

Le Premier ministre ne va pas pour autant jusqu’à souhaiter qu’on légifère sur le sujet : «La réglementation générale des prescriptions vestimentaires ne peut être une solution.»

Polémique inflammable

Cette prise de position est conforme à la ligne de Manuel Valls, tenant depuis toujours d’une laïcité «sans concession» et qui avait été l'un des rares députés socialistes à voter la loi contre le voile intégral en 2010. Mais le fait que le chef du gouvernement choisisse d’embrayer, au cœur de l’été, sur une polémique aussi inflammable, peut sembler étonnant.

D’autant que sa ministre notamment en charge des Droits des femmes, Laurence Rossignol, s’était déjà exprimée lundi. Tout en condamnant elle aussi une tenue «profondément archaïque», celle-ci s’était montrée plus réservée sur la pertinence des arrêtés municipaux et avait mis en garde contre «les arrière-pensées politiques» que pouvaient masquer de telles interdictions. Une nuance que Valls a également souhaité apporter, disant soutenir ces maires «s’ils sont motivés par la volonté d’encourager le vivre ensemble sans arrière-pensée politique».

Manuel Valls n’a, sans surprise, convaincu ni la gauche de la gauche ni la droite. Où, tout en approuvant ses propos, les élus restent sur leur faim. La tentation est forte de piéger le chef du gouvernement en lui demandant de passer aux actes. C’est ce qu’ont réclamé Eric Ciotti et Eric Woerth sur Twitter.

  • .@ManuelValls prend une position courageuse sur le #burkini mais les paroles ne peuvent suffire pour combattre le communautarisme.
    Eric Ciotti (@ECiotti) 17 août 2016
  • #burkini. #Valls soutien les maires..mais ne prend aucune décision en ce sens...
    — Eric Woerth (@ericwoerth) 17 août 2016


A l'inverse, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, s’est étranglé ce matin sur France info, l’accusant de jouer «un jeu très dangereux», «en suivant les pas d’une droite très radicalisée qui court après le Front National».

«Il faut que l’islam accepte la discrétion»

Ferme sur la question de la laïcité, Valls avait déjà pris son camp à rebrousse-poil, en exprimant, en avril, dans un entretien à Libération, son envie personnelle de légiférer sur le voile à l’université : «Il faudrait le faire, mais il y a des règles constitutionnelles qui rendent cette interdiction difficile», avait-il précisé. Dans l’interview de ce matin à la Provence, il donne aussi raison à Jean-Pierre Chevènement. Pressenti pour prendre la tête de la Fondation pour l’islam de France, l’ex-ministre de l’Intérieur n’avait pas hésité à appeler les musulmans «à la discrétion». Pour le Premier ministre, «il faut que l’islam, comme les autres religions l’ont fait, accepte la discrétion dans la manifestation des convictions religieuses».

Source : Laure Equy - Liberation.fr

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jeudi 14 janvier 2016

Terrorisme : Daech étendrait il son empire en Libye pour conquérir l'Italie ?

Daech a construit à Syrte, ville littorale dans le nord de la Libye, sa nouvelle base militaire.

Le nombre des terroristes dans la région a augmenté de 25 fois par rapport à l'année passée.

Les terroristes de Daech (EI) tirent profit de la crise politique actuelle en Libye et renforcent leur présence dans ce pays africain. En un an, l'effectif des terroristes à Syrte a accru de 200 à 5.000, selon les estimations du Wall Street Journal. Depuis le renversement, en 2011, du régime de Mouammar Kadhafi, la Libye reste privée de gouvernement central et déchirée par les luttes entre les milices de différentes villes. Les djihadistes de Daech profitent du chaos qui règne dans le pays pour y gagner du terrain.

Le groupe terroriste a appelé ses partisans à rejoindre la Libye. Suite à cette annonce, le flux des francs-tireurs étrangers en Libye s'est massivement accru ces 15 derniers jours. En outre, Daech a rapatrié des terroristes libyens qui avaient été auparavant déployés en Syrie et en Irak.

Les terroristes vont s'emparer par la suite des gisements de pétroles et des raffineries situés à proximité de Syrte, ce n'est qu'une question de temps, craignent les autorités libyennes. Tandis que le but ultime de Daech est d'attaquer l'Italie, conjecture Ismail Shukri, chef du renseignement militaire libyen.

Daech contrôle actuellement plus de 150 kilomètres du littoral méditerranéen en Libye, souligne New York Times. Une fois chassés de Syrie et d'Irak, les terroristes prévoient d'utiliser Syrte comme base militaire, estiment les forces spéciales occidentales.

"La subdivision de Daech en Libye nous préoccupe au plus haut point. C'est le point crucial d’où ils étendent leur zone d'influence sur toute l'Afrique du nord", a rapporté l'analyste principal du service du renseignement du ministère américain de la Défense Patrick Pryor.

Source : Reuters


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jeudi 17 septembre 2015

Allemagne : 12.000 nouveaux migrants à Munich en une seule journée !

Plus de 12 000 migrants sont arrivés dans la capitale bavaroise pour la seule journée de samedi 12 septembre 2015. Un afflux difficile à gérer pour la ville.

La ville de Munich en Allemagne est désormais arrivée « à l'extrême limite » de ses capacités d'accueil de réfugiés. « Compte tenu des chiffres enregistrés samedi 12 septembre 2015, il est tout à fait clair que nous sommes arrivés à l'extrême limite de nos capacités » pour prendre en charge les demandeurs d'asile qui affluent depuis les Balkans via la Hongrie puis l'Autriche, a déclaré un porte-parole de la direction de la police munichoise.

Au cours de la journée de samedi, quelque 12 200 arrivées de réfugiés ont été enregistrées, a-t-il précisé. Ce chiffre est proche à la fois d'une première estimation de « jusqu'à 13 000 » pour la journée complète donnée la veille par les autorités locales, et du record en l'espace de 24 heures enregistré à Munich le 6 septembre après que le gouvernement allemand a décidé d'ouvrir en grand les portes du pays.

Le flux d'arrivées semblait s'être un peu ralenti aux premières heures de dimanche puisque, vers 10 heures (8 heures GMT), la police avait dénombré « quelques centaines » d'arrivées, selon le porte-parole. Mais la situation pourrait évoluer.

Dormir dehors à même le sol

« L'objectif aujourd'hui sera de continuer à transporter le plus grand nombre possible » de réfugiés vers des centres dans le reste du pays « afin de faire de la place [à Munich] pour les nouveaux arrivants », a-t-il précisé.

Durant la nuit de samedi à dimanche, quelques dizaines de demandeurs d'asile ont dû dormir dehors à même le sol sur des matelas isothermes et avec des couvertures, faute de place dans les centres, selon la radiotélévision publique bavaroise BR.

C'est toutefois moins que ce qu'avaient redouté les autorités initialement : elles craignaient que plusieurs centaines d'entre eux ne doivent en passer par là. Selon la chaîne, sur son site internet, Munich « est passée très près d'une catastrophe humanitaire ». Faute de place dans la ville, les autorités locales envisagent de réquisitionner le stade olympique de la métropole, où ont eu lieu les JO d'été de 1972, pour des hébergements.

Source : AFP - Point.fr

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lundi 7 septembre 2015

Politique : Conférence de presse de François Hollande, Syrie, réfugiés, islamisme, impôts...

Le chef de l'Etat a tenu son sixième rendez-vous avec la presse ce lundi.
Il a annoncé l'accueil de 24.000 réfugiés en France ainsi que des vols de reconnaissance en Syrie.


Le chef de l'Etat a tenu son sixième rendez-vous avec la presse ce lundi 7 septembre. Un rendez-vous de rentrée très attendu et qui lui a permis de faire des annonces sur les sujets chauds du moment : les migrants, la menace de l'Etat islamique, la croissance... Voici les 7 principaux points à retenir.

  • 24.000 réfugiés accueillis dans les deux prochaines années
François Hollande était très attendu sur la question de l'afflux des migrants en Europe après avoir à l'origine refusé le système de quotas prévus par l'Europe avant de s'y résoudre la semaine dernière.

    "Face à ces drames j'ai proposé un mécanisme permanent et obligatoire d'accueil des réfugiés avec une répartition entre les pays" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Le chef de l'Etat a refusé d'employer le terme "quota" préférant parler d'un "mécanisme de répartition obligatoire et permanent" au sein de l'Union européenne.

Il a également appelé à la création de "centres de contrôle" pour identifier les personnes qui bénéficieront du droit d'asile de celles qui seront "raccompagnés".

    #Réfugiés : "Il faut des centres d’enregistrements pour permettre l’inscription et l’identification des arrivants" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Des vols de reconnaissance en Syrie
Le président de la République avait laissé fuité quelques informations dans la presse depuis la fin de semaine dernière. Comme pressenti, la France va participer aux frappes de la coalition internationale contre l'Etat islamique (EI) en Syrie et ne plus se limiter à l'Irak.

    "J'ai demandé au ministre de la défense que dès demain des vols de reconnaissance soient organisés au-dessus de la Syrie" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

François Hollande a réitéré sa volonté de départ de Bachar el-Assad.

    #Syrie : "Bachar el-Assad a tiré sur son peuple, a utilisé des armes chimiques. La transition politique passe par son départ" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Le chef de l'Etat a néanmoins exclu toute frappe au sol comme le propose Bruno Le Maire (Les Républicains).

    #Syrie : "Il n'est pas question d'intervention au sol, ce qui serait irréaliste et inconséquent" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Ukraine: vers une levée des sanctions visant la Russie
François Hollande veut profiter de l'amélioration relative de la situation en Syrie. Le chef de l'Etat a proposé l'organisation d'une nouvelle réunion à Paris réunissant la France, l'Allemagne, l'Ukraine et la Russie.

    #Ukraine "Je proposerai qu'une réunion soit organisée à Paris avant l'Assemblée générale des Nations Unies pour en faire le bilan" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Si la Russie tient ses engagements, le président a annoncé une possible levée des sanctions.

  • 2 milliards de baisse d'impôt pour 8 millions de foyers
La baisse d'impôt promise en 2016 par le chef de l'Etat se précise. François Hollande a annoncé qu'elle concernerait l'impôt sur le revenu à hauteur de 2 milliards d'euros et concernerait 8 millions de foyers. Cette baisse devrait être financée par des économies budgétaires et non une hausse des prélèvements obligatoires.

    "Il ne peut pas être question d'augmenter des taxes pour baisser les impôts" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Pas de remise en cause des 35 heures
François Hollande a annoncé une loi "dans les prochains mois" afin de rendre le code du travail "lisible" et "mieux adapté". Toutefois le chef de l'Etat s'est bien gardé de toucher "aux garanties essentielles" comme la durée légale du travail de 35 heures ou le Smic.

Le président de la République a indiqué qu'il allait débuter des concertations avec les partenaires sociaux suite à la remise du rapport Combrexelle à Manuel Valls mercredi 9 septembre. La possibilité est ouverte pour ouvrir des négociations dans les branches professionnelles afin "d'adapter, ouvrir de nouveaux droits et donner davantage de souplesse".

  • Une croissance trop faible pour faire baisser le chômage en 2015
La croissance atteindra selon le chef de l'Etat "sûrement plus de 1%" en 2015. Il ne pense pas qu'elle sera "suffisante pour faire baisser le chômage". Le président de la République a fait de la baisse du chômage une condition sine qua non pour se représenter en 2017.

  • La présidentielle de 2017, loin d'être une obsession
Interrogé sur sa possible candidature pour un deuxième mandat, François Hollande a déclaré que "ce n'est pas une obsession, ce n'est pas ma préoccupation, ce n'est pas ma priorité de savoir comment, de savoir quand, de savoir avec qui. Ma seule préoccupation, ma seule priorité, mon seul devoir, c'est d'agir". Il a toutefois mis la gauche en garde contre "la dispersion" qui pourrait signifier sa "disparition". Après quatre revers successifs depuis les municipales de 2014, la majorité subira un nouveau et dernier test avant l'élection présidentielle de 2017 à l'occasion des élections régionales, qui auront lieu les 6 et 13 décembre.

Source : Challenges.fr

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jeudi 30 juillet 2015

Immigration : Eurotunnel intercepte 2.000 migrants qui ont tenté de rentrer sur le site

Plus de 35.000 tentatives d'intrusions par an sur le site Eurotunnel !

Environ 2.000 migrants ont tenté de pénétrer sur le site d’Eurotunnel dans la nuit de lundi à mardi. La tentative d’intrusion « la plus importante depuis un mois et demi ».

Dans la nuit de lundi à mardi, 2.200 immigrés clandestins ont « tenté de pénétrer » dans la zone du tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Il y aurait eu plusieurs blessés parmi les clandestins. Selon un porte-parole d’Eurotunnel, il s’agit de « la tentative d’intrusion la plus importante depuis un mois et demi ».

Le site d’Eurotunnel, situé à Calais, fait face depuis plusieurs mois à des afflux conséquents de migrants souhaitant rejoindre le Royaume-Uni. Et ce, par tous les moyens. Selon une association caritative, sept migrants auraient trouvés la mort depuis début juin . La semaine dernière, un migrant avait été retrouvé mort noyé sur le site du tunnel.

Lors de la présentation des résultats du groupe, la direction d’Eurotunnel a demandé une aide financière aux Etats français et britannique pour continuer « à assurer une forme d’étanchéité du tunnel sous la Manche ». Jacques Gounon, le PDG, réclame 9,7 millions d’euros pour assurer la sécurité tout en demandant une augmentation du nombre des forces de l’ordre à proximité du site.

Source : LesEchos.fr

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