FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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vendredi 19 avril 2019

FNCV : La Fédération des Combattants Volontaires du Finistère rend hommage aux Marins...

Les membres de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires (FNCV) du Finistère se sont retrouvés pour leur Assemblée Générale le samedi 6 avril 2019 à la Pointe Saint Mathieu pour une cérémonie au mémorial « Aux Marins » afin d’honorer le centenaire de la création de la FNCV. 

La cérémonie fut présidée par l’Ingénieur Général Hors Classe (2S) René Stéphan, Président de l’Association « Aux Marins », en présence des députés Jean-Charles Larsonneur et Graziella Melchior, le conseiller régional Marc Coatanéa, Éric Guellec, représentant le maire de Brest, et Patrick Prunier, adjoint au maire de Plougonvelin. 

Plusieurs anciens combattants furent décorés par le Capitaine de vaisseau (h) Xavier Guilhou, Président de la section du Finistère et administrateur national de la FNCV. Il s’agit du Commando Marine René Musiolik  (Croix du Combattant Volontaire – agrafe Indochine), de M Serge Cadelen  (Croix du Combattant - guerre du Golfe), de M Sébastien Malpart  (Croix du Combattant - Liban, RCA, Ex Yougoslavie) et de M Roger Hudry Clergeon (Médaille Outre-mer / agrafe Tchad). Les insignes de porte-drapeau furent aussi remis officiellement à M Benjamin Lecup .

Puis la cérémonie s’est poursuivie avec le dévoilement au Cénotaphe du portrait de Gérard Quelven, sous marinier mort pour la France, par sa sœur Madame Christiane Martial, chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire et Croix du Combattant Volontaire 39/45 et Indochine. 

 > Retrouvez les actualités de la section sur notre site www.fncv29.fr... 

Merci pour votre appui en termes de communication afin de faire rayonner au niveau national nos modestes contributions du « bout de la terre ».

Source : Xavier GUILHOU

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jeudi 18 avril 2019

Paris Notre-Dame : Jean-Louis Georgelin, un général 5 étoiles pour reconstruire la cathédrale

Nommé mercredi "Monsieur reconstruction" de la cathédrale Notre-Dame, le général d'armée (cinq étoiles) Jean-Louis Georgelin, 70 ans, revient aux responsabilités, après plus de deux ans et demi de retraite.

Homme "du sérail" qui a fait l'essentiel de sa carrière à Paris, connu pour son franc-parler*, il a été chef de l'état-major particulier du président de la République, Jacques Chirac (2002-2006), puis chef d'état-major des armées (Cema, 2006-2010), soit huit années au cœur du pouvoir politico-militaire.

Il est ensuite devenu Grand chancelier de la légion d'honneur, jusqu'en août 2016.

En tant que Cema, il a été le maître d'œuvre des opérations extérieures de l'armée française, notamment en Côte d'Ivoire, Afghanistan, dans les Balkans ou au Liban, et a supervisé plus généralement toute présence militaire française en opération.

Voix forte et solide carrure, ce célibataire a toujours passé pour un homme décidé, au caractère rugueux. "Il sait engueuler les gens", disait à l'AFP en 2006 un gradé à propos de ce général haut en couleur qu'on adorait... ou pas.

Passionné de politique et d'histoire, grand lecteur, Jean-Louis Georgelin est un homme croyant, restant discret sur sa foi.

Homme à la parole rare

Il n'avait pas hésité à égratigner le président Macron, après la crise ouverte en 2017 entre le chef de l'Etat et son chef d'état-major Pierre de Villiers à propos de questions budgétaires. Une crise qui avait provoqué le départ de ce dernier et jeté un froid au sein des armées.

"Ce qui reste (de cet épisode) à mon sens dans les armées aujourd'hui, c'est cette agression verbale du président de la République sur le chef d'état-major", avait dit en 2018 le général Georgelin, homme à la parole rare, sur France Culture.

Né le 30 août 1948 à Aspet (Haute-Garonne), ancien élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, titulaire d'un brevet d'études militaires supérieures générales et de parachutisme, Jean-Louis Georgelin est diplômé du Command and general staff college (Fort Leavenworth, Kansas, Etats-Unis).

Aide de camp du chef d'état-major de l'armée de Terre au début des années 80, il gravit les échelons dans cette armée et dirige le bureau "planification finances" à l'état-major (1988-1991).

Commandant du 153e régiment d'infanterie à Mutzig (1991-1993), il est adjoint terre du chef de cabinet militaire du Premier ministre (1994-1997), avant d'être nommé adjoint au général commandant de la 11e division parachutiste en mai 1997. Chef du bureau des plans à la SFOR (Force de l'Otan en Bosnie) en 1997-1998), il fait de la planification à l'état-major des armées de 1998 à 2002, avant de rejoindre l'Élysée.

Source : actu.orange.fr - AFP

* Le prix des otages français : Jean Louis Georgelin, un général qui n'a pas la langue de bois !
* Général de Villiers : Déclarations de l'ex-CEMA devant les députés de la commission de la Défense


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lundi 15 avril 2019

France : Incendie majeur en la Cathédrale Notre-Dame de Paris !

Un incendie est en cours ce lundi à Notre-Dame de Paris, "potentiellement lié" aux travaux de rénovation de l'édifice, a-t-on appris auprès des pompiers. Cet incendie intervient au premier jour des célébrations de la Semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne.

Le feu, qui a pris dans les combles de la cathédrale selon les pompiers, s'est rapidement propagé à la charpente et à la flèche qui trône à 93 mètres de haut au sommet de l'édifice. Celle-ci vient de s'effondrer sur elle-même selon Emmanuel Grégoire, adjoint à la mairie de Paris.

"Tout est en train de brûler. La charpente, qui date du XIXe siècle d'un côté et du XIIIe de l'autre, il n'en restera plus rien", a déploré André Finot. "Il faut voir si la voûte, qui protège la cathédrale, va être touchée ou pas", a-t-il ajouté. Le feu, dont la gravité restait encore à déterminer, a pris aux alentours de 18H50 dans les combles de la cathédrale, monument historique le plus visité d'Europe, ont indiqué les pompiers.

Un périmètre de sécurité mis en place

Selon nos informations, la cathédrale a été évacuée et un très large périmètre de sécurité a été mis en place par les pompiers. D'importants moyens d'intervention ont été déployés, notamment quatre grandes échelles et deux bras élévateurs aériens.

Leur intervention est néanmoins très compliquée, les lances à eau ne permettant pas d'atteindre la charpente de l'édifice. Selon nos informations, les pompiers vont tenter d'évacuer ou de protéger certaines des oeuvres présentes dans la cathédrale.

Le président de la République sur place

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, la maire de Paris, Anne Hidalgo, sont actuellement sur place. Le président de la République et le Premier ministre ont annoncé se rendre sur place.

"Une mission particulière a été engagée pour tenter de sauver toutes les oeuvres d'art qui peuvent l'être", a expliqué Emmanuel Grégoire. "La priorité a été donnée à la sécurisation des abords pour protéger les touristes, les riverains des risques d'effondrement", a-t-il ajouté sur notre antenne.

"Un terrible incendie est en cours à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les pompiers de Paris sont en train de tenter de maîtriser les flammes", a tweeté la maire de Paris Anne Hidalgo. "Nous sommes mobilisés sur place en liens étroits avec le Diocèse de Paris. J'invite chacune et chacun à respecter le périmètre de sécurité."

Source : BFMtv.fr - Photo Lefigaro.fr

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jeudi 7 février 2019

Peste porcine : L'armée engagée pour traquer les sangliers dans les Ardennes...

Le 25 janvier 2019, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, a annoncé que l’armée serait mobilisée dans le cadre des mesures décidées pour éviter la propagation de la peste porcine africaine dans certains départements limitrophes de la Belgique, où plusieurs cas de sangliers malades ont été signalés.

L’enjeu étant de préserver les élevages porcins et le poids économiques qu’ils représentent, il a été décidé d’instaurer une « zone blanche de dépeuplement » d’une superficie de 141 km² et longeant les départements de la Meuse et des Ardennes. L’idée est d’y éliminer tous les sangliers susceptibles d’avoir été contaminés. Ce qui représente entre 500 et 600 hures.

L’annonce de M. Guillaume a pu prêter à sourire… certains imaginant des militaires traquer les sangliers avec des drones et des jumelles de vision nocturne, prêts à tirer avec leur HK-416FR et la Minimi. D’autres ont suggéré, non sans humour, qu’une telle opération pourrait s’appeler « Obélix »…

En réalité, le rôle de l’armée se limitera à un soutien logistique, avec notamment la mise à disposition des autorités sanitaires de camions pouvant transporter de gros volumes sur des terrains accidentés. « Des capacités qui s’avèrent nécessaires pour les opérations menées dans la zone concernée », explique l’État-major des Armées. Il s’agira surtout de transporter de « grandes cages-pièges ».

Par ailleurs, il est question de solliciter le 1er régiment de service militaire volontaire de Montigny-lès-Metz, dont la vocation est de permettre à des jeunes en échec scolaire de reprendre pied et d’avoir un avenir professionnel.

« Ces jeunes volontaires, encadrés par des militaires d’active, participeront au rabattage au profit des sociétés de chasse », indique l’EMA, avant de préciser qu’ils « Ils pourraient être engagés à partir du 31 janvier ».

Source : Zone Militaire

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lundi 7 janvier 2019

Vandalisme : Les maréchaux Foch, Joffre et Gallieni décapités à Saint-Gaudens !

Juste avant, et même pendant, les commémorations du centenaire de la Première Guerre Mondiale, plusieurs monuments furent vandalisés [comme par exemple aux Éparges], voire volés [statue au Chemin des Dames, plaques commémoratives en bronze...]. Et cette série ne s’est pas terminée avec la fin de cet évènement…

En 1951, un monument, oeuvre du sculpteur Georges Guiraud, fut inauguré par le président Vincent Auriol à Saint-Gaudens pour honorer la mémoire des trois maréchaux de la Première Guerre Mondiale originaires des Pyrénées, à savoir Joffre [né à Rivesaltes], Foch [né cent ans plus tôt à Tarbes] et Gallieni [né à Saint-Béat]. Cette sculpture fait face au monument aux morts réalisé par en 1923 par le sculpteur Ducuing.

Or, ce monument dits des trois maréchaux a été non pas vandalisé mais saccagé par des inconnus, dans la nuit du 20 au 21 décembre. Deux têtes des statues ont été retrouvées au pied de l’édifice tandis qu’une troisième l’a été dans une rue menant vers la gare de Saint-Gaudens.

« C’est effarant, ils se sont attaqués à un symbole de la République, tout le monde est sous le choc », a réagi Jean-Yves Duclos, le maire de Saint-Gaudens, dans les colonnes de la Dépêche du Midi.

« Après la profanation de l’Arc de Triomphe et de la tombe du Soldat Inconnu [le 1er décembre 2018, lors d’une manifestation des gilets jaunes, ndlr], la décapitation des trois maréchaux pyrénéens au monument aux morts de Saint-Gaudens : c’est un sentiment de colère, d’indignation, qui m’anime. Mais aussi une blessure », a réagi Carole Delga, la présidente de la région Occitanie. « Un pays qui ne respecte pas son passé, qui ne respecte pas ceux à qui nous devons d’être libres, et en République, est un pays qui vacille », a-t-elle ajouté, avant de réclamer une « sanction exemplaire » pour cet « outrage porté aux maréchaux pyrénéens ».

La secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, a fait part de son « indignation » et de sa « profonde colère » devant ce « nouvel acte de vandalisme qui touche nos monuments ». Et de mettre en cause « l’ignorance, la perte de tout repère, la violence, une société bien malade ».

Par ailleurs, et dans un tout autre registre, c’est un canon anti-aérien allemand, exposé dans le village de Saint-Lambert-sur-Dives [Normandie], qui a été volé la semaine passée. « Les pattes de fixation ont été sciées et le Flak 38 [de 450 kg] poussé jusqu’à un camion », a expliqué le maire de la commune aux médias locaux. La piste de "collectionneurs" sans scrupules est envisagée.

Source : Zone Militaire - Crédit Image France 3 Regions


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samedi 1 décembre 2018

Gilets Jaunes : L'Arc de Triomphe profané - Les limites du droit à manifester !

= COMMUNIQUE  FNCV =

L'Arc de Triomphe profané - Où sont les limites de la libre expression ?


La Fédération nationale des combattants volontaires (FNCV), issue et représentative des volontaires qui, en tout temps et en tous lieux, ont accepté de risquer leur vie au sein de nos armées et des Forces de la Résistance alors que rien ne les y contraignait, peut comprendre la souffrance sociale que certains compatriotes ressentent et expriment lors de manifestations de Gilets Jaunes.

Mais elle s’insurge et déplore que des individus asociaux s’en prennent à l’Arc de Triomphe, au Tombeau du Soldat Inconnu et à la Flamme qui symbolisent l’hommage que nous rendons à tous ceux qui ont donné leur vie pour qu’aujourd’hui nous puissions vivre dans un pays libre, et conserve l’espérance que nous avons en l’avenir de notre Nation.

Elle déplore qu’une telle ignominie ait pu avoir lieu et demande instamment que des mesures soient prises pour qu’un tel scandale ne puisse se renouveler.

Elle exige que les vandales soient recherchés, identifiés et punis avec la plus extrême rigueur.

Source : FNCV - Image BFM-TV

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vendredi 30 novembre 2018

1914-1918 : Monument aux morts de la Grande Guerre de la Ville de Paris au Père Lachaise

Le dimanche 11 novembre 2018, à l’occasion du centenaire de l’Armistice, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a inauguré le premier monument aux parisiens de la Première guerre mondiale sur le mur d’enceinte du Père-Lachaise.

Aucune plaque, stèle ou sculpture? que ce soit au sein des mairies d’arrondissement ou dans les établissements scolaires, entreprises et édifices religieux, ne rassemblait, jusqu’à présent, l’intégralité des noms des victimes parisiennes de la « Grande Guerre », 

Cette absence est désormais comblée avec la création du Monument aux 94 415 parisiens tombés dans les combats de la Première Guerre mondiale. Apposé sur le  mur d’enceinte du cimetière du Père Lachaise, le long du boulevard de Ménilmontant, dans le 20e arrondissement, cette ligne « bleu horizon » de 280 mètres de long, incarne le trait d’union entre les Parisiens, l’histoire de Paris et la mémoire collective des Français.

En complément essentiel de ce Monument, un mémorial virtuel rappelle les parcours de ces Parisiens Morts pour la défense de leur pays.

Le site « 14-18 Monument aux Morts de la Grande Guerre - Ville de Paris », dont Le lien figure ci-après, est destiné à diffuser auprès du public les noms des soldats « Morts pour la France » inscrits sur les livres d'or conservés dans les mairies d'arrondissement de Paris :

Site : 14-18 Monument aux Morts de la Grande Guerre - Ville de Paris

Christian BENAMOR - FNCV


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dimanche 18 novembre 2018

Armistice du 11 novembre 1918 : L’hommage de la jeunesse à Quimper...

Hommage des jeunes à un poète oublié
A tous les poilus Morts pour la France

Voici un moment d’une rare force et émotion vécu par nos membres de la section du Finistère de la FNCV.

Cette opération a représenté une année de travail avec l’ONACVG, l’académie, les écoles, le souvenir français ainsi que toutes nos associations du monde combattant avec la DMD du Finistère pour un résultat époustouflant.

Plusieurs de nos membres étaient sur les rangs avec nos porte-drapeaux qui ont accompagnés les élèves dans les rues de Quimper. Ils ont pu aussi apporter leurs témoignages sur leurs vécus et leurs engagements en OPEX sur l’ex Yougoslavie et le Liban à la fin de l’après-midi lors de Forum qui ont réunis des centaines de lycéens avec leurs professeurs. XAG

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Près de 1 500 élèves étaient réunis, vendredi 16 novembre 2018, dans le centre-ville de Quimper, pour célébrer la fin de la Première Guerre mondiale. Une cérémonie qui a fait la part belle aux plus jeunes, désormais messagers de la mémoire. 

C’était une cérémonie attendue. Initialement prévue le 9 novembre, la célébration du centenaire de l’Armistice avait dû être reportée à cause du mauvais temps. Mais, vendredi, écoliers, collégiens et lycéens, du public comme du privé, étaient bien présents place Saint-Corentin, sous un ciel chargé de lourds nuages gris. Un temps de circonstance pour rendre hommage aux Poilus, morts dans les affrontements durant la Grande Guerre.

Placée sous le signe de la jeunesse, la commémoration était en partie organisée par un groupe de seize lycéens. « Une cérémonie faite par nous et pour nous », a rappelé un lycéen au micro de la tribune, vendredi. Elle était avant tout à l’initiative du Trinôme académique du Finistère, soit le ministère de l’Éducation nationale, le ministère des Armées et l’Institut des hautes études de la Défense nationale, avec la participation de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre et du Souvenir français.

Cet hommage à une génération perdue s’est traduit par le dévoilement d’une stèle érigée en l’honneur de Jean Le Roy, poète né à Quimper et mort au front le 26 avril 1918, à seulement 23 ans.

Dans son allocution, le maire Ludovic Jolivet a dit son souhait de réhabiliter cet artiste « oublié ». « Un éternel jeune homme qui mérite sa place au cœur de notre cité ». Ami d’Apollinaire et de Jean Cocteau, ce dernier dira de lui à sa mort qu’il « était jeune, beau, bon, brave, génial, simple, c’est ce que la mort aime.

Le monument exposé pour la première fois aux yeux de tous, place Saint-Corentin, sera déplacé dans les prochains jours, place Alexandre-Massé. « Un oubli aujourd’hui réparé, a alors signifié Ludovic Jolivet. Nous démontrons une nouvelle fois que nous possédons une mémoire qui n’exclut personne et surtout pas ce jeune homme qui aurait pu profiter de la vie tout à son aise mais qui a choisi de sacrifier la sienne pour ce qu’il croyait juste et bon ».

Différents élèves se sont ensuite succédé sur l’estrade pour lire, devant leurs camarades, quelques poèmes de l’artiste disparu. Tous ses vers sont désormais réunis dans le recueil « Jean Le Roy, de Quimper aux tranchées », grâce à l’association Les Amis de Louis Le Guennec.

« Vous êtes le symbole collectif de notre mémoire et de sa passation... »

Devant les élèves de la vingtaine d’établissements scolaires du premier et du second degrés, Martin Lesage, directeur de cabinet du préfet du Finistère, a ensuite insisté sur la passation de mémoire entre les générations d’hier et d’aujourd’hui. « Un siècle, c’est une éternité. Pour nos souvenirs, il reste désormais les livres d’histoire, a-t-il déclaré. Ce souvenir est notre salut pour nous protéger des guerres fratricides. Vous êtes le symbole collectif de notre mémoire et de sa passation (…). Je suis heureux de voir toute cette jeunesse réunie. Ce sera à vous de faire vivre cet héritage et de le protéger ».

Au son du bagad Ar Re Goz, un cortège s’est alors formé pour rejoindre l’esplanade François-Mitterrand et déposer des fleurs au pied du monument aux morts en l’honneur du 118e régiment d’infanterie…/…

L’hommage s’est conclu par la remise des prix du concours du soldat méconnu, remporté par l’école élémentaire Léonard-de Vinci de Saint-Evarzec. Les élèves devaient faire des recherches et réaliser un carnet de bord sur un Poilu et, ainsi, s’approprier l’histoire de la Grande Guerre.

Source : Information transmise par Xavier Guilhou, président de la section du Finistère de la FNCV

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dimanche 11 novembre 2018

Respect de la Mémoire de tous ceux qui sont Morts pour la France

HOMMAGE A TOUS LES MORTS POUR LA FRANCE

En ce 11 novembre 2018, la France rend hommage à ses morts au combat, aux poilus de la Grande Guerre, en présence de nombreux chefs d’états et dirigeants du monde, venus pour le centenaire de l’armistice de la première Guerre Mondiale.

A tous ceux qui ont donné leur vie pour le pays...

La Fédération Nationale des Combattants Volontaires est particulièrement attachée au respect de la Mémoire des glorieux Poilus, à la commémoration de leur sacrifice et de la Victoire de 1918, ainsi qu’à l’hommage rendu le 11 novembre à tous ceux qui, dans tous les conflits passés et actuels en opérations extérieures, sont Morts pour la France.

Source : FNCV

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dimanche 4 novembre 2018

11 novembre 2018 : Nous sommes tous des poilus !

Nous sommes tous des poilus !

« Des civils que l’on a armés… ». Mais comment peut-on en arriver à de telles assertions ! Il ne fait aucun doute que l’idéologie, la confusion ou l’ignorance qui sévissent dans de nombreux couloirs ont pu être à l’origine de cette pensée réductrice, irrespectueuse et dangereuse.

N’appartenant pas à l’institution militaire mais étant justement un civil qui a beaucoup servi et donné au pays, comme des millions d’autres français, je m’insurge profondément contre cette nouvelle instrumentalisation historique. Mes aïeux, qui étaient eux aussi des civils, qui se sont engagés volontairement ou qui ont été mobilisés à plusieurs reprises pour se battre contre toutes les formes de violence et de totalitarisme politique, ne furent ni des mercenaires, ni des miliciens... Ils étaient tout simplement soldats de France, résistants et patriotes !

Ils se sont battus sur tous les fronts et ont vu tomber autour d’eux des frères d’armes, des amis, des membres de leurs familles, mais aussi des adversaires pour lesquels ils n’éprouvaient pas de haine. Depuis trois générations nous n’avons pas eu d’autres choix que de défendre la terre de France à Verdun, sur la Marne, dans la Somme, plus loin à Dixmude, dans les Balkans, sur les terres encore plus lointaines de l’ex-empire français, où plus récemment sur les théâtres d’opérations extérieures  [Ndlr: OPEX] sous mandats internationaux à Beyrouth, à Sarajevo. Telle fut notre histoire depuis un siècle.

Rien ne sert de la juger, il faut l’assumer, l’incarner mais en aucun cas la dénaturer !

C’est cette tradition de service, de patriotisme et de don de soi d’un pays que l’on méprise avec de telles affirmations médiatiques mais inutiles. A la veille du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, dans une Europe marquée actuellement par une remise en cause de tous les avenants du traité de Versailles, est-il besoin de réduire l’engagement historique de tout un pays, et encore plus de ses alliés, avec des injonctions verbales infondées. Il est toujours facile de réécrire l’histoire et de la banaliser dans un bureau feutré après 75 ans de paix …

Certes La guerre est toujours vécue par les historiens comme une erreur politique, générant des boucheries inutiles, et la victoire reste toujours un peu amère et pathétique, car elle porte en germe la guerre suivante... Faut-il pour autant, face à la tragédie récurrente de l’Histoire, pour satisfaire une forme de mauvaise conscience, désacraliser la mémoire collective, mépriser ainsi l’engagement de millions de femmes et d’hommes et par la même entretenir un déni collectif en justifiant ainsi l’oubli au fil du temps.

Nous ne sommes pas des civils que l’on a armés !

Non, « nous ne sommes pas des civils que l’on a armés » ! Nous sommes bien plus que cela ! La tentation pourrait être très forte aujourd’hui avec la professionnalisation de nos armées, qui a généré une transformation profonde du lien armées-nation, de réduire le statut du soldat à celui d’un métier comme un autre. Les risques de banalisation et de désacralisation de l’engagement dans une société devenue très hédoniste ne peuvent être sous-estimées. C’est pour toutes ces raisons que nous ne pouvons plus être considérés de façon péjorative comme de simples « anciens combattants » !

Nous sommes la force d’âme de la France. Ce qui nous caractérise de génération en génération c’est cette conscience viscérale que la liberté doit être défendue, que nos valeurs démocratiques sont vulnérables et que le don de soi reste la vertu la plus noble qui soit. Alors faisons tous en sorte que nos institutions, que ceux qui l’incarnent et que ceux qui l’administrent retrouvent le sens de la mesure et de la pondération vis-à-vis des vétérans que nous sommes. Nous ne demandons rien et nous sommes de moins en moins nombreux.

En revanche nous exigeons juste ce respect pour le sang versé et le don de soi que nous honorons chaque 11 novembre au nom de toutes les générations du feu. Nous sommes tous quelque part les héritiers de nos poilus et cet héritage mérite le plus profond respect de nos élites et de nos populations.

Juste un peu de respect, que du respect, fermer le ban !

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Source : Xavier Guilhou - Administrateur national de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires (FNCV)
Auditeur de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale,
Capitaine de vaisseau (h) Président de la Section du Finistère, Chef d’entreprise.

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jeudi 1 novembre 2018

11 novembre 2018 : Communiqué de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

Paris, le 30 octobre 2018

COMMUNIQUE DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES COMBATTANTS VOLONTAIRES

Commémoration du 11 novembre

Comme plusieurs autres pays, la France commémore le 11 novembre la date de la signature, près de Rethondes, de l’armistice de 1918 qui mit fin à la Première Guerre mondiale le 28 juin 1919.

Cette guerre fit plus d'un million de morts et presque six fois plus de blessés et de mutilés parmi les troupes françaises. Malgré l’étendue des destructions, le soulagement fut immense.

Dans toute la France, les cloches sonnent à la volée. Dans les villes et les villages, c'est la liesse. On sort dans la rue, on rit, on s’embrasse. On pleure aussi.

Les survivants veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la « der des der ».

La loi d’État du 24 octobre 1922 édicte que « la République française célèbre annuellement la commémoration de la victoire et de la paix le 11 novembre ». Le Royaume-Uni, les pays du Commonwealth et d’autres pays d’Europe, ont coutume d’observer ce jour-là, chaque année, deux minutes de silence à 11 heures, heure de la signature de l’armistice.

Les États-Unis consacrent cette journée à tous leurs soldats tombés au combat. D’autres pays, comme le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie, la réservent à la mémoire des anciens combattants des deux guerres mondiales.

Depuis 2012, nous rendons également hommage le 11 novembre à tous les Morts pour la France.

Issue des combattants de 1914-1918 qui, alors que la loi ne pouvait les y contraindre, ont rejoint volontairement des unités combattantes pour mettre au service du Pays leur intégrité physique, et souvent leur vie, la Fédération nationale des combattants volontaires se réjouit que la Paix règne entre les pays européens.

Elle est particulièrement attachée au respect de la Mémoire des glorieux Poilus, à la commémoration de leur sacrifice et de la Victoire de 1918, ainsi qu’à l’hommage rendu le 11 novembre à tous ceux qui, dans tous les conflits passés et actuels, sont Morts pour la France.

Alain CLERC - Président de la FNCV

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dimanche 28 octobre 2018

Guerre d'Algérie : Accueil indigne des harkis en France - L'Etat condamné par le Conseil d'Etat

Victoire judiciaire à lourde charge symbolique: le Conseil d'État a pour la première fois condamné l'État à indemniser un fils de harki pour l'accueil "indigne" réservé aux supplétifs de l'armée française en Algérie à leur arrivée dans l'Hexagone.

"La responsabilité pour faute de l'État doit être engagée à raison des conditions de vie indignes réservées à l'intéressé" dans les camps dits "de transit et de reclassement" où les harkis sont arrivés dans les années 1960 et 1970, a indiqué le Conseil d'État dans une décision transmise mercredi.

La plus haute juridiction administrative a condamné l'État à payer au requérant 15.000 euros "en réparation des préjudices matériels et moraux" qu'il y a subis. C'est beaucoup moins que le million d'euros réclamé en première instance devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, qui l'avait débouté en 2014.

Mais c'est la première fois que le Conseil d'État, saisi d'une demande de réparation liée aux camps de harkis, reconnaît l'État responsable et le condamne à verser une indemnisation, a précisé la juridiction.

"Cela ouvre une brèche, et ceux qui ont été enfermés dans ce genre de camps vont maintenant profiter de cette brèche. Les autres harkis, s'ils veulent obtenir des réparations matérielles, vont y aller", a affirmé à l'AFP Fatima Besnaci-Lancou, historienne et cofondatrice de l'association "Harkis et droits de l'homme".

Cette condamnation de l'Etat "nous conforte dans notre volonté de demander une véritable réparation", a ainsi affirmé le Comité national de liaison des harkis (CNLH).

"Le Conseil d'Etat désapprouve l'Etat. C'est un énorme coup de main qui nous aide" à poursuivre notre combat, a commenté son porte-parole Mohamed Badi.

Le requérant était né au camp Joffre de transit et de reclassement des anciens supplétifs de l'armée française en Algérie, situé à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) avant d'être transféré en 1964 au camp de Bias (Lot-et-Garonne) -- "le pire de France, quasiment un camp d'enfermement", selon Mme Besnaci-Lancou -- où il a vécu jusqu'en 1975 .

Dans ces camps, les conditions d'accueil et de vie ont entraîné chez le plaignant "des séquelles qui ont exigé un accompagnement médico-psycho-social" et "ont aussi fait obstacle à son apprentissage du français", précise le Conseil d'État.

"Précédent"

"Cette condamnation crée un précédent, mais il était attendu, après la reconnaissance de la responsabilité de l'État français dans le sort des harkis par François Hollande en 2016", a ajouté Mme Besnaci-Lancou. L'ancien chef de l'État avait alors reconnu "les responsabilités" de la France dans "l'abandon" des harkis.

Sur les quelque 150.000 Algériens recrutés par l'armée française comme auxiliaires durant la guerre d'Algérie (1954-1962), environ 60.000 sont parvenus à partir pour la métropole avec les "pieds-noirs". Mais leur accueil s'est fait dans des conditions précaires (camps, hameaux de forestage et cités urbaines), sans réelles perspectives d'intégration pour eux-mêmes ou pour leurs enfants.

Les autres ont été livrés à leur sort en Algérie où le nouveau régime les considérait comme des traîtres.

Les harkis "attendent une reconnaissance de l'État français pour ce qu'ils ont fait pour la France", a convenu en septembre la secrétaire d'État auprès de la ministre des armées, Geneviève Darrieussecq, en présentant un "plan harkis" de 40 millions d'euros destiné à revaloriser les pensions des anciens combattants et à venir en aide à ceux de leurs enfants qui vivent dans la précarité.

Après la reconnaissance, le 13 septembre, de la mort aux mains de l'armée française de l'opposant communiste Maurice Audin pendant la guerre d'Algérie, le gouvernement avait ainsi pris une nouvelle initiative visant à "travailler sur l'apaisement des mémoires" autour de cette page douloureuse de l'Histoire française.

Après avoir promu en septembre d'anciens combattants harkis et des représentants d'associations dans l'ordre de la Légion d'honneur, le chef de l'État doit aussi présider dans les prochains mois une cérémonie d'hommage exceptionnelle, selon Mme Darrieussecq.

Dans sa décision, le Conseil d'État a par ailleurs de nouveau refusé de se prononcer sur le préjudice lié, selon le requérant, à l'absence de rapatriement des harkis après la signature des accords d'Evian le 18 mars 1962, qui ont consacré la "défaite française" en Algérie.

"Conformément à sa jurisprudence, le juge ne contrôle pas (...) les actes qui se rattachent à l'action du gouvernement dans la conduite des relations internationales et leurs éventuelles conséquences", précise la juridiction.

Source : LePoint.fr

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dimanche 14 octobre 2018

Guerre d'Algérie : « Audin trahissait sa patrie, ses concitoyens et l’armée française » selon le général DARY...

Le général Dary, à la tête du Comité national d’entente des associations patriotiques, vient d’envoyer une lettre au président de la République.

A la suite de la récente initiative du président de la République concernant Maurice Audin, assassiné par l’armée française en 1957, le Comité National d’Entente (CNE) qui regroupe une quarantaine d’associations d’anciens combattants vient de réagir par la voie de son président, le général Bruno Dary, ancien Gouverneur militaire de Paris.

Il y exprime « l’étonnement », « le doute », « la colère » de ses membres, estimant que l’initiative présidentielle soulève « plus d’interrogations » qu’elle n’apportait « d’apaisements ». Le CNE estime que Maurice Audin était un traître, puisqu’il « trahissait sa patrie, ses concitoyens et l’armée française ». Et que la bataille d’Alger a permis d’ « éradiqué le terrorisme » et évoque la « déchirure du putsch ». Il accuse enfin l’appel présidentiel à de nouvelles recherches d’être « à la limite de la délation ».

Voici le courrier envoyé à l’Elysée :

« Monsieur le président de la République,

Le Comité National d’Entente (CNE), que je préside et qui représente plus de 40 associations patriotiques, d’anciens combattants et de victimes de guerre, soit environ 1.500.000 personnes, a suivi l’hommage que vous avez tenu à rendre à Madame Josette Audin et indirectement à son mari, Maurice. Ce rappel historique, plus de 60 ans après la mort tragique de Maurice Audin, a surpris les membres de nos associations, qu’ils soient, ou non, d’anciens de la Guerre d’Algérie ! Mais une fois passé le moment d’étonnement pour les uns, de doute pour d’autres, voire de colère pour certains, et sans occulter la réalité des faits, il faut reconnaître que votre déplacement a soulevé plus d’interrogations qu’il n’a apporté d’apaisements !

Faut-il que le Président de tous les Français évoque la Guerre d’Algérie, à travers un cas, à la fois particulier, sombre et sorti de son contexte, dans une guerre dont les plaies ne sont pas encore refermées au sein des communautés française et algérienne ?

Parmi toutes les missions ordonnées par le pouvoir politique à l’armée française pendant sept années en raison de l’incapacité des forces de sécurité à faire face au déferlement d’attentats aveugles, faut-il donner l’impression de ne retenir que la plus sombre ?

Faut-il laisser entendre par cette démarche que Maurice Audin, parce qu’il a été une victime, devienne un héros, oubliant ainsi qu’il trahissait sa patrie, ses concitoyens et l’armée française ?

Faut-il occulter que la bataille d’Alger, même si elle eut des heures sombres, a éradiqué le terrorisme qui frappait quotidiennement la population algéroise, permettant ainsi de sauver des centaines d’innocents, de femmes et d’enfants ?

Et s’il faut reconnaître la honte laissée par la torture de Maurice Audin, faut-il oublier les centaines de Français, civils et militaires, victimes du terrorisme, kidnappés, torturés et assassinés et jamais retrouvés ? Faut-il espérer qu’eux aussi figurent dans le futur Musée Mémorial du Terrorisme ?

Si cette démarche consistait à reconnaître les fautes de la France dans ce conflit, faut-il alors passer sous silence le désarmement de milliers de Harkis, leur abandon sur ordre du gouvernement et enfin leur massacre par le FLN ?

Faut-il encore revenir sur la Guerre d’Algérie, qui reste une blessure vive dans la mémoire de l’Armée française, avec ses quelque 25.000 soldats morts pour une cause trahie, cette guerre perdue malgré une bataille gagnée, ses Harkis abandonnés en dépit des promesses faites, et la déchirure du putsch ?

Faut-il entreprendre un travail historique uniquement sur les disparus de la guerre d’Algérie, et oublier l’action humaine, sociale, sanitaire, éducative de la France dans ce pays ? Et faut-il engager un nouveau travail de recherche, en faisant appel aux Français et, en raison de sa nature, à la limite de la délation ?

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération et de toute notre fidélité.

Le général d’armée (2s) Bruno DARY »  
 

Source : FNCV - La rédaction

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vendredi 28 septembre 2018

Aviation : La brigade parachutiste allemande saute du Noratlas

Depuis de nombreuses années, le Noratlas de Provence est jumelé avec le LTG63, escadron de l'actuelle LUFTWAFFE qui a été équipé de NORD 2501. Chaque année, deux missions conduisent 'la Grise" en Allemagne. Elle est traditionnellement invitée à HOHN, garnison du LTG 63, et se produit lors d'un des nombreux meetings aériens qui ont lieu dans ce pays de fanas de l'aviation ancienne.

C'est au cours d'une de ces visites que le contact fut établi avec un officier de la 1ère Brigade parachutiste allemande demandant les conditions et procédures pour parachuter les parachutistes allemands du 105 en SOCR comme en SOA à l'occasion du 60ème anniversaire de la création de la Brigade.

Rendez-vous fut pris en mars 2018 sur la base du Noratlas de Provence à MARIGNANE où l'officier TAP de la Brigade et leur spécialiste technique vinrent pendant 2 journées étudier la faisabilité de la mission ainsi que les CR, vidéos et photos des essais au sol et en vol effectués en 2010 pour le T10, le MC1 et ses dérivés.

Après avis techniques, le Général commandant la brigade validait la mission et la venue du Noratlas pour des parachutages en OA et OR à l'occasion de cet anniversaire.

Le Jeudi 16 Août 2018, comme souvent, c'est juste après le lever du soleil que le 105 quittait Marignane pour l'Allemagne.

Après un peu moins de 3 heures de vol et un passage vertical l'aérodrome de SAARLOUIS DÜREN l'atterrissage se faisait sur l'aéroport de SAARBRÜKEN dont la piste est compatible avec les contraintes du Noratlas.

Aussitôt débarqué le lot de soute, l'équipe de parachutage allemande prenait possession de la soute pour intégrer les procédures de parachutage en SOA et SOCR du Noratlas.

Cette phase, qui ne s'adresse qu'aux personnels qualifiés chef largueur et largueur sur gros et moyen porteurs, n'est qu'une extension de leur qualification leur permettant après deux heures d'information et de répétition des procédures de pratiquer le parachutage sur Noratlas.

Toute l'après midi fut ensuite consacrée à la présentation de l'avion aux parachutistes et aux répétitions des procédures pour les sautants.

Le vendredi 17 Août vers 09H30 le 105 décollait avec 20 parachutistes militaires allemands heureux de suivre leurs aînés qui pendant des années avaient franchi les portes des Noratlas appelés "NORA" dans l'Armée allemande.

S'en suivit dans la journée 5 autres décollages qui permirent à 130 parachutistes d'effectuer un saut du Noratlas de Provence sur la zone de sauts de DÜREN (dem Absetzplatz Saarlouis-Düren) située au SUD de l'aérodrome de SAARLOUIS dans un ciel bleu et un vent de 2 à 3 m/s.

Le lendemain ce fut au tour des chuteurs de l'équipe de démonstration de la Brigade qui en 2 rotations réalisèrent à partir du 105 les sauts de précision d'atterrissage devant les autorités militaires et civiles participantes aux cérémonies du 60ème anniversaire de la création de la Brigade Parachutiste de la Bundeswehr.

L'équipage fut ensuite invité à la kermesse typiquement allemande qui se tenait dans les immenses espaces verts du quartier des parachutistes à SAARLOUIS ponctués de tentes de présentation des matériels et savoir faire des unités de la brigade.  

Source : Ange FILETI 

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vendredi 21 septembre 2018

Guerre d'Algérie : Légion d'honneur et reconnaissance pour une vingtaine de harkis

Macron élève des anciens combattants harkis dans l'ordre de la Légion d'honneur et du Mérite

Emmanuel Macron a promu une vingtaine de harkis dans l'ordre de la Légion d'Honneur et l'ordre du Mérite par décret du 20 septembre paru au JO du 21 septembre selon une publication.

Six anciens combattants harkis et la cofondatrice d'une association de harkis sont promus au grade de chevalier de la Légion d'honneur. Quatre personnes sont promues au grade d'officier de l'ordre national du Mérite et quinze autres au grade de chevalier du même ordre, majoritairement représentantes d'associations ou fédération.

Ce geste intervient une semaine après la reconnaissance de l'utilisation de la torture sur le mathématicien Maurice Audin, grâce à un "système légalement institué" par l'Etat français, un pas de plus dans le travail de mémoire sur la guerre d'Algérie. Cette décision qui avait levé un tabou officiel, avait été unanimement saluée par les historiens, mais également par les autorités algériennes.

La Journée nationale d'hommage aux harkis doit également se tenir mardi 25 septembre.

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Des réparations exigées

A la fin de la guerre d'Algérie (1954-1962), quelque 60.000 des Algériens recrutés comme auxiliaires de l'armée française avaient été admis en France après les accords de paix. Les autres - entre 55.000 et 75.000 selon les historiens - avaient été abandonnés et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes qui les considéraient comme des traîtres.

Un groupe de travail, lancé à l'initiative du chef de l'État, avait préconisé en juillet de créer un "fonds de réparation et de solidarité" de 40 millions d'euros pour les harkis et leurs enfants. Mais ce montant est très loin des attentes des associations.

Début septembre, la communauté harkie avait appelé le président de la République à lui accorder des réparations à la hauteur du préjudice subi à la fin de la guerre d'Algérie, rappelant le soutien qu'elle lui a apporté en 2017 et menaçant de porter plainte contre la France pour crimes contre l'humanité.

Quelques jours plus tard, le Comité national de liaison des harkis (CNLH) avait réitéré sa volonté de se battre "jusqu'au bout" et d'aller plaider sa cause devant les tribunaux internationaux s'il n'obtenait pas satisfaction auprès de l'État.

Source : huffingtonpost.fr

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