FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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mercredi 30 août 2017

Honneurs militaires : Jean Vilalta soldat français tué en Algérie, a été rapatrié en France...

Tué en 1956 lors du conflit avec l'ex-territoire français, Jean Vilalta a reçu les honneurs militaires lors de ses obsèques officielles ce samedi dans les Pyrénées-Orientales.

C'est une première depuis 1962. Un soldat français a été exhumé du sol algérien, rapatrié et enterré samedi à Argelès-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales. Les autorités algériennes avaient autorisé en juin dernier le rapatriement du corps du sergent Jean Vilalta, tué en juillet 1956, pendant la guerre d'Algérie.

Les honneurs militaires lui ont été rendus samedi matin par un détachement du 3e Régiment parachutiste d'infanterie de marine de Carcassonne (3e RPIMa) à la cathédrale d'Elne, près de Perpignan. La famille du défunt était accompagnée de la sous-préfète des Pyrénées-Orientales Hélène Girardot, d'élus locaux et de représentants d'une cinquantaine d'associations d'anciens combattants et de rapatriés d'Algérie.

«C'est une première et certainement une dernière», selon le lieutenant-colonel Christophe Corréa, délégué départemental des armées. «Cela a pu se faire car le corps a été exhumé d'une nécropole française. Il faut obtenir l'autorisation de l'État algérien et de l'État français», a-t-il dit, invoquant les difficultés des démarches et le coût très lourd pour les familles.

400 soldats français inhumés en Algérie

Jean Villalta est âgé de seulement 22 ans quand il est mobilisé sur le front algérien, en mars 1956. Quatre mois plus tard, il succombe à une décharge de chevrotine et est enterré au cimetière national militaire du Petit Lac à Oran. À partir du milieu des années 70, la famille du militaire fait plusieurs demandes de rapatriement de sa dépouille à la présidence de République, au cabinet du ministre de la Défense, puis à l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre d'Alger.

Mais faute d'informations précises sur l'emplacement de sa tombe, les requêtes restent sans suite... jusqu'en 2015. Cette année-là, la sœur du défunt trouve par hasard une lettre sur laquelle est inscrit dessus le rang, le carré mais aussi le numéro de la tombe de son frère. La famille contacte alors l'Ambassade de France à Oran pour savoir si Jean Vilalta était bien enterré à cet emplacement là-bas». Après deux ans d'attente et plus de 3500 euros déboursés pour le transport de la dépouille, le rapatriement a enfin lieu le 21 juin 2017.

«Il est possible que cela entraîne d'autres familles à réclamer les dépouilles de leurs proches. Pour l'instant, moins d'une dizaine de demandes de ce type ont été référencées par nos services», précise au Figaro la Capitaine Marie Pérochain, officier de presse au Ministère des Armées. De 1954 à 1962, la France a mobilisé plus de 1,5 million de jeunes appelés pour combattre sur le sol algérien. 

Selon les chiffres officiels de l'armée française, plus de 20.000 soldats sont morts lors des combats ou attentats et environ 400 seraient inhumés en Algérie. 

Source : Le Figaro.fr

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jeudi 16 février 2017

Néo repentance : Macron déclare en Algérie, la colonisation "C'est un crime contre l'humanité" !

Néo repentance... Macron provoque une vive polémique !

Bien qu'il appelle à ne «pas balayer tout ce passé», le leader d' En Marche! estime toutefois que la France doit présenter ses «excuses à l'égard de celles et ceux vers lesquels (elle a) commis ces gestes» de «barbarie». Sa sortie a provoqué de vives réactions. 

Voilà une sortie qui pourrait faire couler beaucoup d'encre. En marge de son déplacement en Algérie, Emmanuel Macron a accordé une interview au média local Echorouk News. L'occasion pour lui de revenir sur un sujet encore brûlant entre les deux pays: la colonisation. «C'est un crime. C'est un crime contre l'humanité. C'est une vraie barbarie, et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes», dénonce-t-il. Des mots très forts, mais qui ne traduisent pas une condamnation sans réserve pour autant. En effet, le leader d'En marche! a tempéré ses propos dans la foulée, empruntant ce qu'il a lui-même appelé un «chemin de crête».

«En même temps, il ne faut pas balayer tout ce passé, et je ne regrette pas cela parce qu'il y a une jolie formule qui vaut pour l'Algérie: “La France a installé les Droits de l'Homme en Algérie, simplement elle a oublié de les lire”. C'est une formule assez particulière pour expliquer ce qu'est cette période, c'est-à-dire qu'il y a eu des crimes terribles, il y a eu de la torture, il y a eu de la barbarie - parce que la colonisation est un acte de domination et de non-reconnaissance de l'autonomie d'un peuple. Mais en même temps, je ne veux pas qu'on tombe, tout en reconnaissant ce crime, dans la culture de la culpabilisation sur laquelle on ne construit rien», a-t-il exhorté, dans une sorte de synthèse.

Le leader d'En Marche! est également revenu sur des propos qu'il avait tenus en novembre 2016, au moment de la parution de son livre Révolution: «Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l'émergence d'un État, de richesses, de classes moyennes, c'est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie», avait-il jugé, provoquant une vive polémique. «Non (je ne regrette pas ces propos), ils ont été sortis de leur contexte parce que je ne parlais pas que de l'Algérie», assure-t-il aujourd'hui. Avant de toutefois demander à ce qu'on ne lise pas ses propos «comme des éléments qui nient le fait de la colonisation et sa barbarie: si certains l'ont vu comme tel, je m'en excuse auprès d'eux».  

Source : LeFigaro.fr


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vendredi 3 février 2017

Grand combattant : Décès de Paul Chouteau, un des derniers survivants du Commando Kieffer et du Jour J

On a appris, auprès du Musée des fusiliers marins et commandos et de la préfecture du Calvados, la disparition de Paul Chouteau, l’un des derniers membres du Commando Kieffer ayant débarqué sur la plage « Sword », en Normandie, le 6 juin 1944.

Né le 3 mars 1922 à Gray (Haute-Saône), Paul Chouteau se destinait à exercer le métier de peintre en bâtiment quand il décide de s’engager, à l’âge de 17 ans, dans la Marine nationale. Après avoir été breveté canonnier le 11 novembre 1939, il est affecté à bord de navires assurant la protection des convois en mer du Nord.

En juin 1940, alors que les armées françaises cèdent devant l’avancée allemande, le jeune marin embarque à bord de l’aviso « Commandant Dominé », entré en service quelques mois plus tôt. Mais le bâtiment sera capturé par les Britanniques, qui le remettront plus tard aux Forces navales françaises libres (FNFL).

Quant à Paul Chouteau, et comme l’ensemble de ses camarades, il se retrouve interné au camp d’Aintree, près de Liverpool. Là, il aurait pu choisir de rejoindre la France Libre… Mais il en fera autrement. Renvoyé en France à sa demande, il ne tarde pas à regretter sa décision. Après diverses affectations, notamment en Afrique du Nord, il finit par embarquer à bord du croiseur « Émile Bertin », qui se trouve alors aux Antilles françaises.

Là, en avril 1943, et avec un camarade, il déserte et s’enfuit à bord d’un kayak pour rejoindre Sainte-Lucie. Le tout avec une météo difficile et des creux de 6 à 8 mètres. Les deux hommes finiront par atteindre le Royaume-Uni à bord d’un navire américain. À Londres, Paul Chouteau s’engage dans les FNFL et intègre le 1er Bataillon de Fusiliers-Marins Commandos de la France Libre du commandant Philippe Kieffer.

À l’issue d’un rude et rigoureux entraînement en Écosse, il est affecté à la No. 8 Troop (1ère compagnie). C’est avec elle qu’il débarquera le 6 juin 1944 sur la plage de Sword, avec 40 kg de matériel sur le dos. « C’était lourd pour marcher. Mais on n’avait pas peur », témoingera-t-il, en 2014, dans les colonnes d’Ouest France. « Il n’y avait personne devant, les balles sifflaient. On est tombé directement dans les barbelés. Tout était bouclé », ajoutera-t-il.

La mission de la No. 8 Troop est alors de neutraliser une batterie d’artillerie allemande. Seulement, Paul Chouteau, ayant reçu 5 éclats d’obus dans le dos, ne l’atteindra pas. Il sera évacué en Angleterre. Mais pas pour longtemps car un peu plus d’un mois plus tard, il retrouve le Commando Kieffer en Normandie. Puis il ira ensuite combattre aux Pays-Bas, où, d’après lui, « c’était aussi dur que le 6-Juin ».

Démobilisé en 1945 avec le galon de quartier-maître, Paul Chouteau s’installe à Paris et entame une nouvelle carrière dans la police, en restant très discret sur ce qu’il a vécu avec le Commando Kieffer. 

Il a reçu de nombreuses distinctions, parmi lesquelles la Croix de guerre avec étoile d’argent, la Médaille commémorative des services militaires volontaires dans la France Libre et la Médaille militaire du 31 décembre 1973. Il a par ailleurs été promu officier de la Légion d’honneur en 2014.

Il a passé la fin de sa vie sur la Côte Fleurie entre Houlgate et Saint-Arnoult.  Ses obsèques seront célébrées le jeudi 2 février 2017 à 14 h 30 à l’église de Houlgate. 

Source : Zone Militaire


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mercredi 28 décembre 2016

Etats Unis : Général James Mattis, futur secrétaire américain de la Défense

Etats-Unis - James Mattis, futur secrétaire américain à la Défense, c’est le général Patton au Pentagone

Donald Trump s’apprête à le nommer. L’ancien général des marines est un dur, prêt à en découdre avec tous les ennemis, réels ou supposés, de l’Amérique : les islamistes, les Iraniens, les Russes.

« C’est le truc le plus proche du général Patton que l’on ait en magasin » - « the closest thing we have to General George Patton ». C’est ainsi que Donald Trump décidément fasciné par le monde militaire a annoncé, jeudi soir, son intention de nommer le général James Mattis, 66 ans, comme secrétaire à la Défense.

Trump n’a pas tort, il y a du Patton chez Mattis. Et ce n’est pas rassurant... La ressemblance est telle que leurs deux visages - longs et lisses - ne sont pas sans traits communs. Ils ont surtout le même langage fleuri et sans doute une vision du monde assez proches. « Votre devoir n’est pas de mourir comme un con pour votre pays, mais de faire en sorte que le con d’en face meure pour le sien », disait Patton à ses troupes. Dans la bouche de Mattis, cela donne : « Il y a des trous du cul dans le monde qui ont juste besoin d’être descendus » ou encore « Je viens en paix, mais si vous me baisez, je vous tuerai tous ». Des propos d’adjudant-chef qui ont toujours beaucoup de succès dans les casernes. Sans doute un peu moins dans les cercles diplomatiques...

Le général Patton (1885-1945) fut l’un des plus grands chefs militaires de la Seconde guerre mondiale et Mattis, un vieux célibataire voué au service des armes, a une très belle carrière derrière lui en Afghanistan et surtout en Irak, lors de la bataille de Falloujah en 2004. Il a occupé de nombreux postes opérationnels, notamment le plus important d’entre eux, le Central command en charge des guerres du Moyen-Orient. Si Patton était un cavalier, Mattis est un « marine », un fusilier marin. L’un et l’autre sont de grands lecteurs nourris d’histoire militaire.

Faucon. Reste que le talent militaire – incontestable – ne garantit pas le succès politique. Patton était un chien fou et si l’Amérique a gagné la guerre, c’est d’abord grâce à la sagesse de généraux comme Marshall ou Eisenhower qui ont tenu les rênes au plus haut niveau, quand Patton chevauchait avec ses blindés, réalisant des percées spectaculaires en France. Patton ne s’est jamais caché de ses convictions proches de l’extrême droite : raciste, antisémite, tellement anticommuniste . 

Source : L'Opinion

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mardi 13 septembre 2016

Aviation : Un Nord Atlas reprend du service pour l'entraînement des parachutistes

L’information, donné par Air&Cosmos, a de quoi surprendre : un avion de transport Noratlas 2501, utilisé par l’armée de l’Air entre 1956 et 1986, vient de reprendre du service pendant trois jours pour les besoins d’un stage d’entraînement (ou plutôt de cohésion) du 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMa), une unité qui dépend du Commandement des forces spéciales Terre (CFST).

L’avion en question, le Noratlas n°105, appartient à l’association « Noratlas de Provence » , qui a réussi à le faire classer « monument historique ». Et pour cause : il s’agit du seul exemplaire en état de vol.

D’habitude, ce Noratlas, qui affiche plus de 13.000 heures de vol au compteur, participe à des manifestations aériennes (meetings, sauts pour les anciens, anniversaire d’unité, etc…). Mais, il arrive qu’il soit aussi sollicité pour des missions d’entraînement au profit des forces armées et… du Service action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

En effet, dans un bulletin édité par l’association et revenant sur les activités de l’année 2012, l’on apprend que le Noratlas n°105 a effectué plusieurs vols pour des largages en ouverture automatique et retardée (OA et OR) pour le compte du Centre parachutiste d’entraînement spécialisé (CPES) de Cercottes, près d’Orléans.

En avril 2014, la « Grise » a effectué le même type de prestation dans la région de Perpignan, où sont installés le Centre national d’entraînement commando et le Centre parachutiste d’instruction spécialisés (CPES) de la DGSE. Cependant, l’association n’a pas précisé l’unité pour laquelle elle est intervenue.

Pour cette année, le Noratlas n°105 a d’autres engagements prévus pour les besoins des forces armées. Il sera de nouveau sur la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy pour des parachutages OA/OR en septembre. Et, sous réserves, il est attendu à Toulouse-Francazal pour des largages au profit du 1er Régiment du Train Parachutiste ainsi qu’à Bordeaux-Mérignac pour l’entraînement du Commando Parachutiste de l’Air n°30 et le 13e Régiment de Dragons Parachutistes (RDP).

Source : Zone Militaire

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jeudi 1 septembre 2016

Daesh : Mort d'Al-Adnani, leader de l'EI. La "décapitation" une stratégie efficace contre l'Etat islamique ?

Abou Mohammed al-Adnani est le troisième haut responsable djihadiste liquidé en cinq mois. Abou Bakr al-Baghdadi, introuvable chef de l'EI dont la tête est mise à prix par les Etats-Unis, se trouve plus isolé que jamais.

La stratégie dite de "décapitation" est-elle efficace ?

Abou Mohammed al-Adnani, stratège et architecte des opérations extérieures de l'Etat islamique (EI) et porte-parole de l'organisation terroriste, a été tué dans une frappe dont les Etats-Unis et la Russie se disputent la paternité. Sa tête était mise à prix à 5 millions de dollars. Comme des dizaines d'autres terroristes, ils faisaient partie de la liste officielle américaine antiterroriste des personnes recherchées, Rewards for Justice, où l'on trouve également le chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri (25 millions de dollars de récompense), le chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi (10 millions) ou encore l'ancien chef de Boko Haram, Aboubakar Shekau (7 millions).

Al-Adnani, "ministre des attentats" et porte-parole de Daech

Comme au temps d'Oussama Ben Laden, les Américains ont fait de la "stratégie de la décapitation", méthode militaire qui consiste à éliminer physiquement des "cibles à hautes valeurs" pour affaiblir une organisation terroriste, un mode opératoire de plus en plus utilisé, surtout depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche.

Mais cette tactique militaire compte autant de détracteurs que d'adeptes. Les premiers estiment qu'elle déstabilise certes un groupe, temporairement, mais qu'elle n'anéantit jamais l'organisation d'un réseau structuré. Les seconds pensent au contraire que supprimer ces cibles accroît les chances de victoire du contre-terrorisme et diminue la violence d'un conflit. Bruno Tertrais, politologue et maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, considère ce procédé "limité" mais indispensable.


La "stratégie de la décapitation", qui vise les "cibles à haute valeur", est-elle efficace pour affaiblir l'EI ?

- Rappelons d'abord que la "décapitation" n'est pas une stratégie spécifiquement américaine. Les Russes et les Israéliens ont largement utilisé cette technique, les uns contre la rébellion tchétchène, les autres contre des leaders du Hamas au début des années 2000.

Est-ce efficace ? L'historiographie des mouvements totalitaires et des Etats autoritaires a mis en exergue le rôle important des leaders.

Exemple : si Hitler avait été ciblé personnellement à la fin des années 30, il n'est pas certain qu'un autre leader aurait amené l'Europe, et l'Allemagne en particulier, à sa perte comme Hitler l'a fait. De même, plusieurs études, dont celle de l'université d'Harvard de 2012, montrent que la "stratégie de la décapitation" contre le terrorisme et la contre-insurrection est efficace, oui. 

D'autres chercheurs, au contraire, pensent que les groupes terroristes résistent à la mort de l'un de leurs leaders...

- Oui, avec deux arguments à l'appui -mais ça ne veut pas dire que ce n'est pas efficace. D'une part, ils estiment que la mort d'un chef en fait un martyr qui attirera de nouvelles recrues et qu'il sera dans tous les cas remplacé. Ce qui n'est pas tout à fait exact : on a démontré que l'effet martyr n'existe pas ou en tout cas qu'il est surévalué. Et la possibilité pour un leader d'être remplacé n'est pas une raison pour ne pas l'éliminer. Second argument : le réservoir des leaders charismatiques et efficaces n'est pas nécessairement inépuisable. Et de fait, le successeur d'Oussama Ben Laden à la tête d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, n'avait pas la même aura.

Ce qui a marché pour Al-Qaïda peut-il fonctionner pour l'EI ?

- L'élimination physique des principaux leaders opérationnels est certainement de nature à troubler ou à désorganiser la planification faite d’actions locales et à l'étranger. Mais ça n'élimine évidemment pas la menace.

D'ailleurs, personne ne peut prétendre que l'élimination du chef de l'EI, Al-Baghdadi, par exemple, aurait le même effet en 2016 qu'aurait eu l'élimination d'Hitler en 1940. L'EI est une mouvance particulière, bien structurée. Tuer ses leaders aura une efficacité limitée mais ce n'est pas une raison pour ne pas le faire.

Quelles sont les limites de cette stratégie ?

- Les leaders ne sont jamais seuls. Ce ne sont pas des mécanismes dont il y aurait une pièce maîtresse, une clé de voûte, sans laquelle tout s'effondre. Les organisations terroristes ne sont pas des Etats totalitaires, elles sont souvent décentralisées et fluides et leur influence est tout autant idéologique qu'opérationnelle. Personne ne pense qu'il suffit de "décapiter" pour que les mouvements terroristes disparaissent. L'efficacité ne veut pas dire suffisance.

Pourtant les Etats-Unis ont bâti un récit autour du "wanted dead or alive" en matière de lutte contre le terrorisme.

- Dans l'élimination des leaders terroristes, il y a aussi une dimension de morale et de justice, c'est une manière de montrer que les agressions ne restent pas impunies. L’expression 'Wanted : Dead or Alive' est effectivement américaine – Bush l'avait d’ailleurs utilisée à propos de Ben Laden – mais n’oublions pas que la promesse de récompense existe dans d’autres pays.

Mais il est vrai que contrairement à d'autres – je pense par exemple aux Israéliens – les Américains se réjouissent publiquement de leurs prises car c'est ce qui est le plus visible, cela crée des effets d'annonce. Mais cela ne veut pas dire que la "décapitation" soit centrale dans leur stratégie.

Est-ce que l'élimination d'Abou Bakr al-Baghdadi est activement souhaitée, recherchée et espérée comme quelque chose qui pourrait affecter le sort de l'EI ? Je ne connais pas la réponse à cette question. Quoi qu'il en soit, on cherche toujours à se débarrasser de l'ennemi. Il ne faut pas négliger la force symbolique de ce genre d'assassinat. L'élimination Abou Moussab al-Zarqaoui, premier leader de l'EI, avait contribué à ce que le mouvement s'éteigne presque. Cela avait été un vrai succès.

Source : NOUVELOBS.COM
Interview de Bruno Tertrais -Propos recueillis par Sarah Diffalah pour l'Obs

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lundi 22 août 2016

JO de Rio 2016 : La France bat son record avec 42 médailles olympiques, dont 10 en or...

Aux Jeux olympiques de Rio, l’équipe de France olympique a battu son précédent record de médailles – depuis l’après-guerre – établi à Pékin en 2008 (41). Les Bleus, emmenés par le judoka Teddy Riner, leur porte-drapeau, ont particulièrement brillé en athlétisme et en boxe, autant par leurs performances que par leur état d’esprit.

Christophe Lemaitre, vendredi 19 août, qui se jette sur la ligne d’arrivée du 200 m et arrache une improbable médaille de bronze. La pugnacité récompensée du sprinteur d’Aix-les-Bains (26 ans) apparaît comme un symbole de la réussite des Bleus aux Jeux olympiques de Rio.

Ambitieuse, la délégation tricolore rêvait de dépasser son record de médailles depuis l’après-guerre – 41 –, établi à Pékin en 2008 (1). Elle l’a fait, avec 42 médailles et une provisoire 7e place, avant même la fin des épreuves, prévue dans la nuit de dimanche à lundi 22 août.

S’il y a quatre ans à Londres, les nageurs (sept médailles dont quatre en or) et les judokas (sept médailles dont deux en or) avaient largement abondé la collection tricolore, à Rio, le bilan français a été rehaussé par les excellents résultats des Bleus en athlétisme, en boxe et en équitation.

Cohésion et solidarité

Au sein de ces disciplines, les équipes de France ont aussi brillé par leur état d’esprit et leur cohésion, loin des dissensions affichées en natation (deux médailles d’argent en bassin) et au tennis (aucune médaille).

Sur la piste du stade olympique de Rio, les athlètes tricolores ont conquis six médailles (trois en argent et trois en bronze). Si le bilan manque d’or – le perchiste Renaud Lavillenie a dû se contenter de l’argent – il faut remonter aux Jeux de 1948 pour trouver une meilleure moisson (huit médailles dont deux en or) ! À l’image de Christophe Lemaitre, revenu au sommet, après des années de vache maigre, les Bleus ont bousculé la hiérarchie mondiale.

Surtout, ils ont affiché une belle solidarité. Le décathlonien Kévin Mayer, qui a pu compter sur les conseils avisés de Renaud Lavillenie pour son épreuve de perche, a vibré pour la médaille de bronze de Christophe Lemaitre. « Moi j’ai toujours cru en lui, ça me fait vraiment plaisir parce que Christophe Lemaitre, c’est un chic type, a-t-il expliqué après la course de son compatriote. Tout ce qui lui arrive, il le mérite. ».

« Pour moi, cette équipe est comme une deuxième famille »

Une notion de groupe que les Bleus ont pu cultiver durant un stage à Sao Paulo avant le début des épreuves d’athlétisme. « C’est bien d’être avec tout le groupe, a indiqué Christophe Lemaitre. On a pu vivre 4-5 jours ensemble, ça crée une très belle ambiance. Cet esprit de groupe, c’est important pour le mental, on ne se sent pas isolé. » Même Yohann Diniz, au terme d’un 50 km marche qu’il s’est obstiné à terminer (8e) à bout de force et de souffrance, a senti cette solidarité dans les témoignages de réconfort envoyés par dizaines par des membres de l’équipe de France.

Cet état d’esprit a aussi porté la boxe tricolore, six fois sur le podium pour dix athlètes engagés. « Notre grosse force, c’est qu’on est solidaires, a assuré Mathieu Bauderlique, médaillé de bronze dans la catégorie des poids mi-lourds. Pour moi, cette équipe est comme une deuxième famille. »

Pour dépasser le cap des 41 médailles, la France a aussi pu compter sur la réussite de l’équitation (trois médailles dont deux en or), le renouveau des escrimeurs (trois médailles dont une en or) et la confirmation des judokas français (cinq médailles dont deux en or).

Des médailles historiques

Parmi eux, Teddy Riner, le porte-drapeau de la cérémonie d’ouverture, a montré la voie en conservant son titre de champion olympique comme l’avait fait son aîné David Douillet. Sa médaille d’or autour du cou, le colosse a pu donner de la voix. On l’a vu encourager avec passion les basketteurs, les handballeurs ou les boxeurs.

Et comme dans tous Jeux olympiques, il y a les belles histoires et ceux que l’on n’attendait pas sur le podium. La judoka (+ de 78 kg) Émilie Andéol, les larmes coulant sur ses joues pendant La Marseillaise, restera comme l’un des visages de la vague bleue à Rio. Les Françaises, qui ont décroché la première médaille olympique du handball féminin tricolore (l’argent), ont aussi marqué l’histoire.

Et, durant ces Jeux de Rio, le souvenir de deux champions français présents à Londres en 2012, le boxeur Alexis Vastine et la nageuse Camille Muffat, disparus l’an dernier dans un accident d’hélicoptère en Argentine durant le tournage de l’émission « Dropped », auront accompagné les athlètes tricolores et apporté un supplément d’âme pour un record.

Les pionnières du sport français

Parmi les médailles françaises à Rio, certaines ont un goût d’inédit. L’équipe de France de handball féminin, battue en finale par la Russie (19-22) a décroché, samedi, la première médaille olympique de son histoire. Estelle Mossely est, elle, devenue la première championne olympique de l’histoire de la boxe française après son sacre dans la catégorie des moins de 60 kg. Autre première en pentathlon moderne, Élodie Clouvel, vice-championne du monde de la discipline, a remporté la première médaille olympique individuelle pour la France (argent) dans un sport au programme des Jeux depuis 1912 (une épreuve féminine a été ajoutée en 2000).

Source : LaCroix.fr - Arnaud Bevilacqua (à Rio de Janeiro)

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mercredi 8 juin 2016

Grand Combattant : René Rossey, ancien du Commando Kieffer, vient de nous quitter...

Après François Andriot et Louis Bégot, un autre Français libre du Commando Kieffer, René Rossey, nous a quittés cette année. Résidant à Maurepas (Yvelines), il s’est éteint le 19 mai 2016.

Né le 30 août 1926, à Tunis, René Rossey n’a que 16 ans quand il s’engage au sein des Forces françaises libres, après avoir triché sur son âge. Il rejoint, par ses propres moyens, le Liban, où il reçoit une formation militaire élémentaire.

Puis, deux mois plus tard, il part au Royaume-Uni, où il est affecté au camp de Camberley, avant d’être affecté à la caserne « Bir Hakeim », à Londres. Il y rencontre le commandant Philippe Kieffer, qui le recrute pour le 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos.

À l’issue de son stage commando, effectué au camp de Wrexham, René Rossey intègre la section des mitrailleuses K-Gun du commando « Kieffer ».

Le 6 juin 1944, il est le plus jeune des 177 Français qui débarquent sur la plage de Colleville-sur-Orne (ou Colleville-Montgomery). Il n’a que 17 ans et c’est la première fois de sa vie qu’il voit la France…

Après la Bataille de Normandie, le Commando Kieffer retourne en Angleterre pour une période de repos. Qui sera de courte durée puisque, en novembre 1944, il est à nouveau sollicité pour débarquer sur l’île de Walcheren, dans le but de s’emparer du port de Flessingue (Pays-Bas), alors fortement défendu par l’ennemi. Et René Rossey en sera.

L’opération sera un succès éclatant. Malgré une défense acharnée des troupes allemandes, trois fois plus nombreuses, le port de Flessingue est conquis en moins de 7 heures et le reste de l’île tombera  une semaine plus tard, après la reddition de la garnison allemande. Le haut commandement allié décrira ce fait d’armes comme « l’un des plus braves et des plus audacieux de la guerre. »

Après la capitulation de l’Allemagne nazie, René Rossey, qui s’était engagé pour la durée de la guerre, retrouve la vie civile. À Paris, sans diplôme et sans le sou, il bat le pavé sans trouver de situation (il est ce que l’on appelle aujourd’hui un SDF). Comme le dira Léon Gautier, un autre ancien du commando Kieffer, « rien n’était prévu pour nous et lui le Tunisien qui s’était engagé pour libérer la France, c’était pareil. » Il décide alors de retourner en Tunisie.

En 1954, marié, et de retour à Paris, il retrouve le commandant Kieffer, qui le recommande auprès de Total : René Rossey y restera 34 ans.

Très modeste sur ses faits d’armes et d’une extrême gentillesse d’après ceux qui l’ont connu, René Rossey avait été promu officier de la Légion d’Honneur en 2014. Après sa disparition, il ne reste plus que 6 survivants du commando Kieffer, dont Léon Gautier, Jean Masson, Yves Meudal, Paul Chouteau, Jean Morel et Hubert Faure.

Source : Zone Militaire


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lundi 9 mai 2016

Jeannette Guyot : Un grande résistante, vient de nous quitter ...

Jeannette Guyot, résistante, un « héroïsme extraordinaire lors d’opérations militaires »...

Née le 26 février 1919 à Chalon-sur-Saône, Jeannette Guyot ne tarde pas à rejoindre les rangs de la Résistance alors que la moitié de la France est occupée par l’armée allemande.

Jusqu’en août 1941, Jeannette Guyot est ainsi membre du réseau Amarante, dirigé par Félix Svagrowsky et rattaché au BCRA (Bureau central de renseignements et d’action) de la France Libre. Grâce à un laisser-passer allemand (Ausweiss), elle s’occupe alors de faire passer des agents en zone sud, administrée par le régime de Vichy.

Par la suite, Jeannette Guyot rencontre le colonel Rémy (Gilbert Renault), le chef du réseau "Confrérie Notre-Dame" , basé à Paris. Elle devient alors agent de liaison et, à ce titre, est chargée de transmettre des renseignements en zone sud, tout en continuant ses activités de passeur.

Seulement, en février 1942, elle finit par être arrêtée et emprisonnée pendant trois mois à Chalon-sur-Saône, puis à Autun. Malgré la dureté des interrogatoires, elle restera muette. Ne pouvant retenir aucune charge contre elle, les Allemands la remettent en liberté, après lui avoir toutefois retiré son « Ausweiss ». Mais cela ne l’empêche nullement de reprendre ses activités au sein du réseau du colonel Rémy.
 
Mais ce dernier va connaître une déconvenue quelques mois plus tard, avec la trahison d’un certain Pierre Cartaud. Et Jeannette Guyot par se réfugier à Lyon. Là, elle rencontre Jacques Robert, qui est en train de créer le réseau « Phratrie », qui, également rattaché au BCRA, aura pour mission de collecter du renseignement, se livrer à des actions de sabotage et à aider les aviateurs alliés abattus à regagner le Royaume-Uni.

Cependant, avec l’invasion de la zone sud par les troupes allemandes, en novembre 1942, l’étau de la Gestapo se resserre autour de Jeannette Guyot. Décision est donc prise de l’exfiltrer en Angleterre. Ce qui sera fait dans la nuit du 13 mai 1943, grâce à un avion Lysander de la Royal Air Force.

Arrivée à Londres, Jeannette Guyot retrouve le colonel Rémy et prend le pseudonyme de « Jeannette Gauthier ». Toujours affectée au BCRA, elle se voit confier des tâches administratives qui ne lui conviennent guère.

Après avoir fait des pieds et des mains pour retrouver le terrain, elle est affectée à l’école de Praewood House, près de St-Albans (à 40 km de Londres), où 120 volontaires doivent être formés aux techniques du renseignement militaire par des instructeurs l’Intelligence Service (IS) de l’Office of Stratégique Service (OSS), en vue du plan « Sussex« , dont l’enjeu était alors de collecter le maximum d’informations possibles sur l’ordre de bataille allemand afin de préparer le débarquement allié en Normandie.

Le 8 février 1944, Jeannette Guyot, promue lieutenant, est parachutée près de Loches avec le commandant Marcel Saubestre, le capitaine Georges Lassale et le radio Pierre Binet, dans le cadre de l’opération Calanque. Leur mission est alors de trouver des caches sûres pour les agents « Sussex ». Une tâche rendue compliquée par la Gestapo et ses moyens de détection des émissions radio.

À Paris, le lieutenant Guyot cache l’opérateur radio de son équipe au « Café de l’Electricité », situé à Montmartre, à deux pas d’un bureau de la… Gestapo. « Je savais quel genre de travail elle venait faire et quand elle m’a demandé si j’étais prête à l’aider, j’ai répondu oui, sans la moindre hésitation», expliquera à la BBC, la propriétaire du bistro, qui sera rebaptisé « Café des Sussex » à la fin de la guerre.

Malgré les risques, Jeannette Guyot accomplit ainsi sa mission et envoie donc régulièrement des renseignements de la plus haute importance à Londres.

Après la libération de Paris, le 25 août 1944, sa mission prend fin. Et Jeannette Guyot retrouve un emploi de bureau à la nouvelle « Direction générale des études et recherches » (DGER). Elle apprend alors la déportation en Allemagne de ses parents. Malheureusement, son père n’en reviendra pas.

En juin 1945, Jeannette Guyot quitte le monde du renseignement et épouse Marcel Gauchet, un agent « Sussex ». Et, depuis, elle n’a apparemment jamais évoqué publiquement son action au sein de la France Libre… alors qu’elle était titulaire de la Légion d’Honneur, de la Croix de Guerre avec palmes, de British George Medal et qu’elle fut l’une des rares femmes à avoir reçu la Distinguished Service Cross américaine au titre de la Seconde Guerre Mondiale pour son « héroïsme extraordinaire lors d’opérations militaires. »

C’est par le plus grand des hasards – et grâce à la presse britannique! – que l’on a appris le décès, à l’âge de 97 ans, de Jeannette Guyot (épouse Gauchet), survenu le 10 avril 2016.

Source : Histoire Militaire


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samedi 2 janvier 2016

Histoire : La Poste aux Armées, c'est fini !

Par une belle matinée ensoleillée de printemps, le 22 mai 2015, a eu lieu au Fort Neuf de Vincennes la cérémonie de fin des activités de la Poste Interarmées, clôture effective le 30 juin suivant ; exit donc le service de la Poste aux armées comme tous les militaires de notre génération l'ont connu, c'est-à-dire des personnels de l'ex-ministère des Postes, Télécommunications et Télégraphe (PTT), ensuite du groupe de La Poste, détachés au ministère de la Défense sur la base de leur volontariat à servir « en tout temps et en tous lieux » au sein du service de la Poste aux armées, sur le sol national mais aussi en participant aux Opérations Extérieures (OPEX).

Ces personnels étaient assujettis au règlement de discipline général des armées, c'est-à-dire principalement à porter l'uniforme avec un grade d'assimilation en rapport avec le grade administratif détenu chez l'opérateur civil, bien évidemment à avoir une tenue irréprochable, ce à quoi chacun s'y employait avec bon coeœur.

Un peu d'Histoire - Cavaliers et Poste aux armées 

Au Moyen-âge, les défauts tactiques sont similaires à ceux de l’époque romaine. Les chefs sont en première ligne, sans vue d’ensemble du champ de bataille. Occupés à combattre, ils perdent tout avantage de manœuvre. Du Guesclin est le premier à se soucier de la liaison entre les unités combattantes. Il envoie des aides de camp porter, au grand galop, des ordres sur de courtes distances. Les informations ainsi exploitées lui permettent de prendre l’avantage sur ses adversaires. L’emploi des cavaliers va s’étendre et prendre de l’ampleur car au Moyen-âge, aucun autre réseau de transport n’a été développé depuis la chute de l’empire romain.

Ainsi, les cavaliers vont rester le principal moyen de communication des dirigeants, et cela jusqu’au XVIIIe siècle. Ces agents de communication, dépêchés par des aides de camp, prennent au fil du temps diverses appellations dont celle de poste royale. Pour acheminer la correspondance, Louis XI crée en 1477 un système de relais distants de 7 miles : c’est la poste aux chevaux, qui vient en parallèle aux réseaux des universités et des monastères, privés et très lucratifs. Henri IV, quant à lui, s’emploie à mettre en place un réseau d’Etat pour concurrencer les postes privées. Le courrier privé est alors acheminé via les fermes postales. La poste aux armées s'enracine ensuite dans l'histoire. Elle est créée par Louvois, surintendant des postes et secrétaire d'Etat à la guerre de Louis XIV.

Aujourd'hui, ce sont 350 ans de service qui ont été accomplis. Depuis le XIX siècle, la Poste aux armées a été engagée à de multiples reprises : expédition d'Espagne en 1823, conquête de l'Algérie 1830 - 1847 et du Maroc 1904-1934, Crimée 1954, Madagascar 1895-1897, Syrie 1820-182, expédition de Norvège en 1940, Fezzan 1942, Lybie-Cyrénaïque 1942, Corée 1950-1953, Indochine 1950-1953, Indochine 1946-1954 où 15 postiers militaires sont morts pour la France, guerre d'Algérie 1954-1962 pendant laquelle 9 postiers militaires sont également tombés au champ d'honneur.

Roulage du fanion - Une cérémonie empreinte de tristesse

Mais en ce vendredi de fin mai 2015, les coeœurs étaient bien tristes et personne parmi l'assistance composée d'anciens du service et des derniers effectifs encore en activité n'aurait imaginé qu'au début de leur premier engagement de détachement à la Défense, ils auraient eu à connaître pareille situation. Ils avaient tous connu et servi en de nombreux services disséminés de par la France (chaque région militaire avait ses bureaux postaux militaires –BPM- et ses bureaux postaux navals –BPN-) et le Monde, époque où la Poste armées rayonnait encore le long du Rhin (FFA), sur la corne de l'Afrique (Djibouti), l'Afrique centrale (Gabon, Tchad et Centrafrique), l'Afrique de l'Ouest (Côte d'Ivoire) au Moyen Orient (Liban), l'Asie Centrale (Afghanistan, Tadjikistan et Ouzbékistan) et en Polynésie Française lors des campagnes des tirs atomiques. Les personnels de la Poste aux armées devenue interarmées ont principalement servis sous le drapeau français, mais aussi celui de l'ONU, de l'OTAN et de l'Europe comme ce fut le cas au Nord Est du Tchad lors de la crise avec le Sud-Soudan.

C'est sur la place d'armes du Fort Neuf de Vincennes où les représentants de  l'ensemble des principaux services de la base interarmées de Défense étaient réunis pour cette émouvante et solennelle cérémonie de la mise en sommeil du service de la Poste aux armées qui s'est traduite par le roulage du fanion. Ce fanion qui sera ensuite remis au Service Historique de la Défense (SHD) de Vincennes, au département de la  symbolique afin d'être exposé dans une vitrine.

Source : Patrice MOURNETA - Président de l'amicale de la Poste aux armées


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vendredi 20 novembre 2015

Beaujolais Nouveau : "Béni des Dieux" un cru 2015 exceptionnel... C'est aussi ça la France !

Une tradition, Art de vivre à la française, une petite pause fruitée dans la dramatique actualité des attentats terroriste de Paris 2015 ...

Le Beaujolais Nouveau 2015 est arrivé...
Un art de vivre à la française, c'est aussi ça la France !

Le millésime 2015 du Beaujolais nouveau est arrivé dans la nuit de mercredi 18 à jeudi 19 novembre à Lyon.

Malgré les attentats qui ont frappé la France vendredi 13 novembre,(#‎ParisNovember13) les vignerons ont décidé de maintenir les festivités du Beaujolais nouveau, mercredi 18 novembre sur la place des Terreaux à Lyon. Le vin primeur mis en vente chaque année le troisième jeudi du mois de novembre depuis 1985 a commencé à couler à partir de minuit avec la traditionnelle percée des tonneaux. À Paris, des vignerons en 2 CV sillonneront jeudi 19 novembre la capitale. À l'étranger, les festivités seront lancées du Japon, premier client à l'étranger qui achète à lui seul plus d'un quart des bouteilles.

Les professionnels encensent ce millésime

"Grandissime", "béni des Dieux" : les professionnels encensent le millésime 2015 du Beaujolais nouveau. Georges Duboeuf, le roi des négociants dans la région situé au nord de Lyon et au sud de Mâcon, pensait que 2009 serait le millésime de sa vie. Mais 2015 sera encore meilleur, a-t-il récemment estimé. "On a eu un printemps humide puis un ensoleillement historique en juillet dans le Rhône qui a été le département le plus chaud de France. C'est un millésime historique", surenchérit Jean Bourjade, délégué général de l'interprofession (Inter-Beaujolais).

Un goût fruité

Chaque année, c'est LA question qui revient incessamment : quel goût a-t-il ? Banane, cassis, groseille ou encore bonbon ? Chacun jugera. Mais en raison de cette météo favorable, les spécialistes s’attendent à une cuvée au goût fruité. De son côté, Jean Bourjade tient à balayer les idées reçues : "Les adjectifs sont superflus. Il a un goût de vin, tonne-t-il (...) Il y a autant de qualité et de goûts différents que de cuvées, soit plusieurs milliers. Dans le Beaujolais, près de 930 viticulteurs font du nouveau".

Il s'en vend deux fois moins qu'il y a dix ans


Les superlatifs ne suffiront pas à faire oublier la crise profonde que traverse le vignoble. Malgré un budget communication multiplié par deux cette saison (environ 700.000 euros, les ventes s'annoncent tout juste stables - l'an dernier, 28 millions de bouteilles avaient été écoulées - et les viticulteurs ont vendu leur vin en vrac moins cher. D'année en année, les ventes baissent dans les pays phares, Japon, États-Unis en tête. Les marchés émergents comme la Chine n'ont pas pris le relais. Il se vend aujourd'hui deux fois moins de Beaujolais nouveau qu'il y a dix ans.

Un hashtag #LeBeaujolaisNouveauEstAuVin sur Twitter

Tradition incontournable et/ou symbole de la culture française pour ses partisans, le Beaujolais nouveau a aussi de nombreux détracteurs. Le réseau social Twitter en était la parfaite illustration jeudi 19 novembre avec des centaines de message comportant le mot-clef #LeBeaujolaisNouveauEstAuVin complété par une comparaison rarement flatteuse, souvent violente, et pas seulement pour le vin nouveau. Petit aperçu.

Source : RTL.fr / AFP

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mercredi 4 novembre 2015

Armée de terre : Le 5e Cuir' va renaître aux Emirats Arabes Unis

Le 5ème régiment de Cuirassiers va renaître aux Emirats, où il succède à la 13ème DBLE.


Le général Jean-Pierre Bosser, chef d'état-major de l'armée de terre, l'a annoncé aux députés de la commission de la défense lors de son audition du 13 octobre 2015. «En remplacement du drapeau de la 13ème demi-brigade de la Légion étrangère, je vais lui (au détachement Terre de la base française à Abu Dhabi) attribuer celui du 5ème régiment de Cuirassiers, l'un des régiments les plus anciens et les plus décorés de l'armée française» a indiqué le CEMAT.

Cette hypothèse avait été évoquée récemment, notamment sur ce blog. L'autre idée était le drapeau du 5ème régiment de Dragons, dont les traditions sont repris par le Centre d'entrainement au combat (CENTAC) qui montera en puissance autour de Mailly, Sissonne et Mourmelon.

Créé en 1653 et dissous en 1992, le 5ème Cuir' est surnommé le Royal Pologne depuis que Louix XV l'avait racheté pour l'offrir à son beau père, l'ex roi de Pologne Stanislas. Il a participé aux campagnes de l'Ancien Régime, de l'Empire, à la guerre de 1870 puis à la Première guerre mondiale et ensuite à la campagne de France de 1940. Après l'Indochine, il est stationné en Allemagne.

Source : Jean Dominique MERCHET - Secret Défense


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dimanche 25 octobre 2015

Décorations : Médailles non officielles, commerce et port... Engagés Volontaires !

Médaille des Engagés Volontaires : Une médaille associative, non officielle... Attention aux effets secondaires !

Après mise en demeure, le  Grand Chancelier de la Légion d’Honneur, devant la recrudescence des  insignes et médailles non officielles créés par des personnes privées ou des associations (médaille des Engagés volontaires par exemple) par le décret n°81-1103 du 4 décembre 1981 (journal officiel du 17) a fait ajouter au Code de la Légion d’Honneur des dispositions pénales qui interdisent la création ou la collation par des personnes physiques ou morales privées ou par des personnes morales publiques autres que l’Etat de décorations ou insigne de distinctions honorifiques présentant une ressemblance avec des décorations ou insignes de distinctions honorifiques étrangers.

Est également interdit la création ou l’attribution de grades ou de dignités dont la dénomination présente une ressemblance avec les grades et dignités conférés par la France ou une puissance étrangère (article R171 du code).

L’article R172  interdit et sanctionne le port ou l’usage en public des insignes, rubans et rosettes ou décorations ressemblant à ceux conférés par l’Etat ou qui aura fait usage de grades ou de  dignités dont la dénomination présente une ressemblance avec des grades et dignités conférés par l’Etat.

Enfin l’article R 173 punit tout Français qui aura porté, sans avoir obtenu l’autorisation préalable (article R161), une décoration conférée par une puissance étrangère qui n’aurait pas été conféré par cette puissance étrangère.

Dans sa lettre n°6364/DEF/CAB/SDBC/DECO/E4 du 11 avril 1990 le ministère de la Défense confirmait que » la Médaille des engagés volontaires  ne fait pas partie des décorations officielles françaises. Il existe cependant une barrette en métal blanc portant les mots « Engagé volontaire » qui se porte sur le ruban de la Médaille commémorative  Française de la Guerre 1939 -1945 ».

C’est donc à tort et illégalement que certains décernent ou portent cette décoration.


Alain Clerc
Président de la Fédération nationale
des combattants volontaires


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dimanche 30 août 2015

Seconde guerre mondiale : Le corps du capitaine Allard retrouvé en Allemagne

Le 14 février 1945, le capitaine Antoine Allard, 24 ans, décolle de Tavaux, près de Dôle, où s’est installé le Groupe de chasse 1/4 Navarre, aux commandes de son P-47 Thunderbolt pour une mission dans le secteur de Baden Baden. Son unité a la tâche, depuis juillet 1944, d’harceler les troupes allemandes alors en retraite.

Malheureusement, le jeune aviateur ne reviendra pas. Au cours du vol, selon les témoignages, il entre en collision avec son ailier (le sous-lieutenant de Pradel?)… Son P-47 s’écrase dans un verger, Ottersweier, une localité du Bade-Wurtemberg, en Allemagne. Il n’a pas pu sauter en parachute, contrairement à son équipier, qui sera fait prisonnier.

Depuis, et alors que le lieu de la chute de son appareil était connu depuis 70 ans, rien n’avait été fait pour exhumer les restes du pilote français jusqu’au 8 août 2015.

Des fouilles, organisée à l’initiative de Uwe Benkel, qui s’est donné pour tâche de retrouver les restes des pilotes disparus en Allemagne, ont permis de faire remonter à la surface les restes du P-47 et la dépouille du capitaine Allard, alors enfouis sous 4 mètres de terre. Des réservistes allemand étaient présents, de même qu’une délégation de l’Escadron de chasse 1/3 Navarre.

Âgé de 7 ans au moment des faits dont il fut un témoin direct, Werner Doll, un habitant d’Ottersweier, a raconté à l’agence de presse DPA qu’il adressait « quelques mots » au capitaine Allard chaque fois qu’il passait devant le lieu où son avion s’était écrasé.

S’agissant du capitaine Allard, on ne sait que peu de choses, si n’est qu’il était né en septembre 1920 à Paris.

À partir de sa création jusqu’à la fin de la guerre, le GC 1/4 Navarre aura perdu 16 pilotes. Ses pertes augmentèrent significativement à partir du moment où il laissa ses avions P-39 pour les P-47 Thunderbolt, en juillet 1944.

Devant alors effectuer des missions d’attaque au sol, plusieurs de ses appareils furent en effet abattus par la « flak », c’est à dire la DCA allemande. Au total, le groupe aura effectué 2.826 sorties pour 6.240 heures de vol pour un bilan éloquent, avec la destruction de 120 locomotives, 1.419 wagons, 342 camions, 250 autres véhicules, 88 péniches, 2 centrales électriques et 1 bateau. 

Source : Forces Aériennes

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samedi 8 août 2015

Archéologie : Découverte à Tautavel d'une incisive humaine de plus 550 000 ans...

Le premier homme sera-t-il un jour français ?

Le célèbre "Homme de Tautavel" a pris un coup de jeune... avec la découverte d'une dent humaine qui remonte à 100 000 ans auparavant, dans un autre secteur de la grotte.

Baptisé Arago 149, le possesseur de cette dent avoisinerait les 550.000 ans, soit 100.000 ans de plus que son illustre prédécesseur ! Ce qui fait de ce petit nouveau le plus ancien humain découvert en France... La Caune de l'Arago (à Tautavel, près de Perpignan) est un site préhistorique unique en Europe, au rayonnement est international. Depuis plus d'un demi-siècle, les fouilles qui y sont organisées tous les ans (initiées par le Pr de Lumley) ont livré 600 000 objets provenant de dépôts datés de 80 000 à 560 000 ans, témoins des modes de vie de groupes humains du Paléolithique inférieur au long des variations climatiques de cette longue période du Quaternaire.

Une incisive décisive

Cette année, les niveaux les plus anciens en cours de fouille correspondent à une période froide, sèche, ventée, d'environ 560.000 ans, durant laquelle les chasseurs acheuléens ont abandonné dans la grotte les restes de leurs repas : chevaux, rennes, bisons, rhinocéros, mouflons... Ces niveaux d'occupation sont jonchés d'ossements d'animaux et de pierres taillées, utilisées sur place. Or, jeudi 23 juillet, c'est une dent humaine (le 149e reste d'hominidé découvert dans la grotte) qui est apparue parmi ces vestiges.

Jusqu'à maintenant, l'occupant de la Caune de l'Arago, bien connu sous le nom de l'Homme de Tautavel, avait surtout été mis au jour dans les dépôts sus-jacents, plus récents, notamment dans un sol daté de 450 000 ans, correspondant également à un paysage steppique mais d'un épisode glaciaire plus récent. Hormis la mandibule de Mauer, découverte en 1907 en Allemagne et datée autour de 600 000 ans, très peu de fossiles humains sont connus en Europe pour cette période.

Cette dent, une incisive centrale inférieure d'adulte très usée, permettra aux chercheurs du Centre Européen de Recherches Préhistoriques de Tautavel (via l'étude des caractères internes par imagerie 3D entre autres) de mieux caractériser la morphologie des premiers européens. De plus, sa présence, dans un niveau d'occupation très riche, dont le dégagement ne fait que commencer, laisse présager d'autres découvertes du même ordre.

Source : MidiLibre.fr

Ndlr : Le premier homme européen sera-t il un jour un Français ? Peut-être si d'autres découvertes viennent compléter cette incisive décisive ;-)

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