FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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dimanche 24 novembre 2019

Armement Exportation : Le Sénégal commande trois patrouilleurs hauturiers OPV 58S

Le 19 avril 1893, Ahmadou Tall, alors souverain de l’Empire Toucouleur, qui allait du Sénégal au Mali, fut défait à Bandiagara par les forces françaises alors commandées par le colonel Louis Archinard, qui, trois ans plus tard, sera promu général pour avoir conquis et pacifié le Soudan français.

À l’issue de cette bataille, ayant appartenu à Omar Saïdou Tall, dit El Hadji Omar, le père d’Ahmadou Tall, un sabre constitué d’une lame de fabrication française et d’un pommeau en forme de bec d’oiseau, fut saisi.

Calife de la confrérie Tijaniyya pour le Soudan, cet érudit musulman né au Sénégal avait décrété le « jihad » [guerre sainte] en 1850 et fondé l’Empire Toucouleur après avoir annexé le royaume Bambara du Kaarta ainsi que les territoires du Mandingue et du Bambouk. S’étant heurté aux troupes du général Louis Faidherbe, El Hadji Omar fut contraint de signer un traité de paix en 1860, avant de disparaître mystérieusement dans les montagnes de Bandiagara.

Depuis, le sabre d’El Hadji Omar fait partie des collections du Musée de l’Armée. Ou faisait partie… Car, le 17 novembre 2019, à l’occasion d’un déplacement au Sénégal pour un séminaire intergouvernemental et participer au Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique, le premier ministre français, Édouard Philippe, l’a remis à Macky Sall, le président sénégalais.

« Nous sommes liés par l’histoire et ce lien prend un accent particulier aujourd’hui », a dit M. Phlippe, qui conserve dans son bureau, à Matignon, un sabre d’officier d’artillerie à cheval. « Le sabre qui nous réunit ici est infiniment plus prestigieux que celui que je possède, c’est celui d’un grand conquérant, celui d’un guide spirituel… le sabre d’un fondateur d’empire, l’empire Toucouleur qui comprenait la Guinée, le Mali, le Sénégal actuel, c’est le sabre d’un érudit », a-t-il continué. « C’est un amateur de sabres qui vous le dit : sa place est bel et bien ici, au cœur de l’ancien empire Toucouleur », a-t-il conclu.

Le sabre d’El Hadj Oumar Tall est un symbole de l’histoire du Sénégal et de ses pays voisins. Sa place est au Sénégal. Ce geste marque aussi la force de nos liens culturels et l’apport de l’Afrique à la culture universelle.

« Ce jour est historique. Voici que les descendants d’anciens belligérants se retrouvent et sympathisent comme pour signer définitivement la paix des braves », a répondu le président sénégalais.

Quoi qu’il en soit, cette visite à Dakar a également l’occasion de confirmer de signer des contrats. Dont un portant sur la commande de trois patrouilleurs hauturiers OPV58S proposés par Piriou, pour au moins 205 millions d’euros. Il est question également d’un achat de missiles anti-navires auprès de MBDA.

« Le Ministère des Forces Armées du Sénégal et le groupe PIRIOU, ont signé aujourd’hui, en présence du Président de la République du Sénégal et de la délégation ministérielle française, un contrat portant sur l’acquisition de trois patrouilleurs océaniques destinés à la Marine Nationale Sénégalaise. Dès la mise en vigueur de ce contrat, prévue début 2020, le groupe PIRIOU lancera le programme de construction de ces trois patrouilleurs, étalé sur une durée de 44 mois, suivi d’une période de soutien au Sénégal », a en effet annoncé le chantier naval installé à Concarneau.

Polyvalent, le patrouilleur hauturier OPV 58S affiche une longueur de 62 mètres. Présenté comme étant robuste et endurant, ce navire a été conçu pour des missions de surveillance, d’identification et d’intervention. « En complément de ses capacités de projection [embarcations commandos], il possède une capacité de dissuasion de premier rang grâce à ses systèmes d’armes de lutte anti-surface et de lutte anti-aérienne », explique Piriou.

Ces contrats s’inscrivent dans le cadre de l’effort que Dakar a lancé pour moderniser et renforcer ses forces armées, et en particulier sa marine militaire, qui doit désormais protéger les importants gisements gisements de gaz et de pétrole récemment découverts dans les eaux sénégalaises.

Et l’enjeu est de taille puisque les réserves sont estimée à trois milliards de barils de pétrole et à environ 450 milliards de mètres cubes pour le gaz. Leur exploitation devrait commencer entre 2021 et 2022.

Source : ZONE MILITAIRE


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lundi 18 novembre 2019

Gilet jaunes : Saccage du monument dédié au maréchal Juin !

La chienlit anti-française profane nos plus chers symboles !

Le saccage du monument dédié au maréchal Juin est un « acte qui bafoue notre mémoire nationale commune ».

Le 16 novembre 2019, à l’occasion du premier anniversaire du mouvement des « gilets jaunes », des individus ont saccagé le monument qui, érigé sur la place d’Italie, à Paris, rend hommage au maréchal Alphonse Juin ainsi que, plus généralement, au Corps expéditionnaire français d’Italie [CFE-I], qui s’illustra au cours de la bataille de Monte Cassino, lors de la percée de la ligne « Gustave », en mai 1944.

Né en 1888 à Bône [Algérie], Alphonse Juin est le dernier général de à avoir été élevé à la dignité de maréchal de France de son vivant. Condisciple du général de Gaulle à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr [promotion de Fès], ce qui fera qu’il sera l’un des rares à tutoyer le chef de la France Libre, il s’est d’abord illustré durant la Première Guerre Mondiale [il sera gravement blessé, perdant l’usage d’un bras] avant d’être breveté de l’École supérieure de guerre et de rejoindre le maréchal Lyautey au Maroc.

Ayant pris part à la guerre du Rif, Alphonse Juin alternera les postes de commandement et les affectations à l’École de Guerre en tant que professeur. Fait prisonnier lors de la Campagne de France de mai-juin 1940 alors qu’il commandait la 15e division d’infanterie motorisée, il sera libéré par les autorités allemandes à la demande du gouvernement de Vichy.

Nommé adjoint au général commandant supérieur des troupes du Maroc, le général Juin reste loyal au maréchal Pétain jusqu’à l’invasion de la zone libre par les troupes allemandes, consécutive au débarquement allié en Afrique du Nord. Puis il reçoit le commandement des forces françaises engagées en Tunisie, avant d’être nommé à la tête du CEF-I par le général de Gaulle, avec lequel il entretenait des rapports compliqués. Après la guerre, il quittera ses fonctions de chef d’état-major de la Défense pour celles de Résident général au Maroc. Puis il deviendra le commandant en chef du secteur Centre-Europe de l’Otan [1951-56]. En 1952, il recevra son bâton de maréchal et sera élu à l’Académie française.

Politiquement, le maréchal Juin ne s’était jamais privé de faire part de ses désaccords avec la politique suivie par le gouvernement français et/ou inspirée par le général de Gaulle [notamment sur le cas du maréchal Pétain et l’affaire algérienne].

Pour autant, ceux qui ont saccagé le monument dédié au maréchal Juin [et oeuvre du sculpteur André Greck] étaient sans doute à mille lieues de ces considérations… étant donné que, a priori, ils cherchaient à créer un point de fixation contre les forces de l’ordre au niveau de la place d’Italie.

« Ils ne s’en prennent pas au monument du maréchal Juin, ils fabriquent des armes. Ils cassent les plaques de marbre parce qu’ils ont bien conscience qu’elles sont dangereuses et ils s’en servent comme des projectiles contre nos forces de sécurité », a expliqué Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur. « Ce sont aussi des imbéciles, on peut être à la fois imbécile, brute et voyou », a-t-il jugé.

« C’est une nouvelle fois notre mémoire nationale commune qui est saccagée bafouée par des individus casseurs qui sont complètement hors de la République […] Ces actes là sont très condamnables, j’espère que la police pourra retrouver ces individus et qu’ils pourront être jugé de façon très sévère », a ensuite fait valoir la secrétaire d’État sur les ondes d’Europe 1, ce 17 novembre.

Source : ZONE MILITAIRE


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samedi 16 novembre 2019

Armées : Désormais, les chambrées de militaires du rang seront réduites à quatre lits !

« L’époque des dortoirs est révolue », a annoncé Florence Parly, la ministre des Armées, ce 17 octobre, lors d’un déplacement à la caserne Laperrine, qui abrite le 3e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa], à Carcassonne.

Il s’agissait pour la ministre de donner le détail des mesures prises en faveur de l’amélioration des conditions d’hébergement des militaires, pour lesquelles une enveloppe d’un milliard d’euros a été prévue dans le cadre de la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25. Soit un montant deux fois plus important par rapport à celui qui avait été voté lors de la précédente LPM.

L’hébergement des militaires dans les casernes et les bases est un sujet de préoccupation qui dure. En 1997, le plan Vivien devait permettre de lancer des travaux d’infrastructures pour l’améliorer. Mais les contraintes budgétaires ne permirent pas de le traduire dans les faits. Au point que, en 2013, le général Bertrand Ract-Madoux, alors chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], s’en était indigné. « Ce retard concerne la moitié de nos régiments et oblige à maintenir certains de nos militaires du rang dans des locaux à peine décents », avait-il déploré lors d’une audition parlementaire.

À l’automne 2014, ayant exigé un état des lieux, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, avait lancé un nouveau « plan d’urgence » pour traiter rapidement pas moins de « 700 points noirs », nécessitant 560 millions d’euros pour y remédier. Seulement, l’arrivée de nouvelle recrues dans les régiments, qu’il fallait bien loger d’une manière ou d’une autre, a compliqué la donne.

En outre, dans un rapport publié en 2017, le sénateur Dominique de Legge avait évoqué des « bâtiments entiers dédiés au logement […] inutilisables en raison de leur insalubrité résultant d’un défaut de maintenance régulière. »

L’actuelle LPM, qui se veut « à hauteur d’homme », entend améliorer cette situation, qui joue à la fois sur le moral des soldats ainsi que sur leur fidélisation. D’où le milliard d’euros annoncé.

Dans le détail, 520 millions d’euros seront affectés à l’amélioration de l’hébergement des militaires du rang des trois armées. Et comme c’est l’armée de Terre qui en compte le plus, le gros de cette somme servira à rénover ses casernes. En outre, 310 millions d’euros serviront au logement des cadres célibataires et 120 millions seront alloués à l’hébergement d’accueil temporaire.

Selon le projet de budget pour 2020, il est prévu 177 millions d’euros d’investissements. De quoi engager « 19 opérations de constructions neuves » et de livrer près de 2.200 places.

Cet effort permettra donc de mettre fin aux grandes chambrées : désormais, elles seront « dimensionnées » pour quatre militaires du rang et équipées de « sanitaires privés » [comprendre, des douches privées]. Pour le ministère des Armées, il « s’agit pour les jeunes engagés de disposer de leur propre espace personnel. »

En revanche, rien n’a été dit sur la surface qu’occupera une telle chambrée de 4 militaires du rang… Déjà que, avec les recrutements de ces dernières années, certains casernes se trouvaient à l’étroit…

S’agissant des cadres célibataires [géographiques ou non], il est question de les loger dans des « studios équipés (chambres, kitchenettes, sanitaires privés) ». Selon le ministère des Armées, les « investissements prévus permettront d’augmenter l’offre d’hébergement de 3 000 nouvelles places, principalement pour les cadres qui sont actuellement logés dans des chambres excédentaires de militaires du rang. »

« Le sommeil de plomb fait le soldat d’acier : il est essentiel à la préparation opérationnelle des militaires. Offrir les meilleures conditions de repos à nos soldats est aussi important que de les doter de nouveaux HK-416, de gilet-pare-balles ou de treillis neufs », a fait valoir Mme Parly.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : Chambrée de Cuirassiers © DR

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dimanche 10 novembre 2019

11 novembre 2019 : Aux Morts pour la France en opérations et missions extérieures !

= Communiqué de la FNCV =

Le 16 janvier 1919 des combattants volontaires de la Grande guerre s’unissaient et créaient notre Fédération.

Depuis maintenant plus d’un siècle nous avons accueilli les volontaires de toutes les générations qui, sur tous les territoires ont mis leur intégrité physique et quelquefois leur vie au service de notre Pays, alors que seul un contrat d’engagement signé sans contrainte les y obligeait.

Notre Fédération a toujours promu et valorisé l’engagement et le volontariat.

Demain, 11 novembre 2019, sera enfin inauguré le monument commémoratif  dédié aux Morts pour la France en opérations et missions extérieures.

La FNCV s’incline avec respect devant le sacrifice de ces volontaires qui sont les dignes héritiers de ceux de 14/18, de la Seconde guerre mondiale et des guerres de la décolonisation.

Source : Alain Clerc, président de la FNCV / facebook.com/FNCV.Combattants.Volontaires

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mercredi 9 octobre 2019

Armée de Terre : Renouer avec l’art de la ruse et les opérations de « déception » au combat

Quel est le point commun entre la guerre de Troie, la prise du château de Grand Fougeray par le connétable Bertrand du Guesclin , l’offensive « Bagration », menée par l’armée Rouge contre la Wehrmacht en 1944 et, à la même époque, le Débarquement en Normandie ? Eh bien toutes ces batailles ont le point commun d’avoir été remportées grâce au recours de stratagèmes entrant dans le champ de ce qu’on appelle des opérations de « déception ». C’est à dire, pour faire simple, à la ruse.

Du latin « Deceptere » [attraper, tromper, abuser], la déception est un « effet résultant de mesures visant à tromper l’adversaire en l’amenant à une fausse interprétation des attitudes amies en vue de l’inciter à réagir d’une manière préjudiciable à ses propres intérêts et de réduire ses capacités de riposte », selon le vocabulaire militaire.

En clair, il s’agit de planifier un ensemble d’actions coordonnées pour tromper le commandement adverse en vue de le faire réagir dans le sens que l’on souhaite. Et les opérations de déception reposent sur trois procédés pouvant être utilisés simultanément.

Le premier est la dissimulation, qui consiste à cacher ses moyens, ses actions et ses intentions aux yeux de l’adversaire en les camouflant [camouflage « classique », contre-mesures électroniques, écrans de fumée, utilisation d’artifices, fausses désignations d’unités] ou en réduisant ses capacités en matière de renseignement [brouillage électronique, destructions de ses capteurs, etc].

Le second procédé est l’intoxication. Cela passe par la diffusion de faux ordres et de rumeurs, l’utilisation d’agents doubles ou « retournés » pour faire passer des messages soigneusement sélectionnés à l’ennemi, la multiplication d’incidents pour donner un sentiment d’habitude chez l’adversaire avant de passer réellement à l’action ou encore le recours aux actions politico-diplomatiques.

Enfin, le troisième procédé est la simulation, qui fait appel au leurrage [fausses émissions radio, faux emplacements de combat, etc], aux manoeuvres de diversion et à la feinte.

Le Débarquement en Normandie est un modèle du genre, avec l’opération Fortitude, qui consista à faire croire à l’état-major allemand que les Alliés débarqueraient dans le Pas-de-Calais. Des unités fantômes furent créées en Angleterre et en Écosse, avec des faux véhicules et des avions en bois ou gonflables, une activité radio intense, des fuites contrôlées via les canaux diplomatiques des pays neutres, le recours à des agents doubles [voire à des agents alliés sacrifiés] ou encore à des bombardements intensifs sur les prétendues zones de débarquement.

Après la Seconde Guerre Mondiale, l’armée française eut recours à ce type d’opération. En Indochine, l’interception des communications du Viet-Minh permit de fabriquer de faux documents en vue de faire croire qu’il y avait des « taupes » dans l’entourage du général Giap et celui de Ho Chi Minh. Ce qui jeta le trouble [et la suspicion] chez l’adversaire, avec quelques « purges » à la clé [*].

Le même principe fut utilisé en Algérie, avec de fausses listes de prétendus « partisans » algériens de l’armée française établies en vue d’intoxiquer le commandement de l’Armée de libération nationale [ALN] et de provoquer des purges dans les rangs de cette dernière.

Par la suite, si l’Union soviétique continua de pratiquer la « maskirovka » avec un art consommé [ce que font encore, du reste, les forces russes actuellement], les armées occidentales négligèrent les opérations de déception par la suite. La fin de la Guerre froide et la supériorité technologique face à des adversaires aux capacités limitées renforcèrent ce désintérêt. Et de « mauvais procès » en « perfidie » intentés au recours à la ruse, pour simplifier, firent le reste.

Seulement, le contexte a changé : cette supériorité militaire technologique occidentale est désormais contestée [avec la prolifération des capacités dite « nivelantes » dont disposent des groupes non-étatiques, par exemple] et la « menace de la force » a fait son apparition en même temps que les politiques d’affirmation de puissance menées par des pays comme la Russie et la Chine.

Qui plus est, la collecte du renseignement a fait des progrès majeurs, avec des capteurs toujours plus nombreux, performants et accessibles associés à des capacités de traitement des informations susceptibles de donner des niveaux d’analyses jusqu’alors jamais atteints, grâce au big data et à l’intelligence artificielle. En un mot, tromper l’adversaire sera de plus en plus compliqué, à moins de pouvoir compter sur des technologies nouvelles en matière de dissimulation, de leurrage et de contre-renseignement.

Ainsi, par exemple, un essaim de drones pourrait simuler une fausse attaque ou saturer les défenses adverses. Et c’est sans oublier que le cyberespace offre un large de champ de manoeuvre pour les opérations d’intoxications. En tout cas, cela mérite réflexion. Et l’armée de Terre pourrait s’y employer, comme l’a sous-entendu le général Jean-Pierre Bosser, son chef d’état-major [CEMAT].

En effet, lors de sa dernière audition à l’Assemblée nationale, le général Jean-Pierre Bosser a évoqué [très brièvement] les opérations de déception au moment d’aborder les discussions qu’il a eues avec ses homologues britannique et allemand au sujet de « l’action terrestre future ».

Selon le CEMAT, quatre questions ont dominé ces échanges : la guerre de haute intensité, la robotique militaire [soit la guerre à distance et/ou par procuration], le « soldat augmenté » et… la déception.

« Dans notre doctrine d’emploi, nous avons un peu oublié les actions de déception. Nous allons fêter demain le soixante-quinzième anniversaire du Débarquement [**]. Or, l’année du Débarquement, a été conduite une opération de déception exceptionnelle, dénommée Fortitude. Si pour nos amis britanniques, la déception est restée dans la doctrine, nous l’avons un peu évacuée. C’est dommage car la déception est une capacité majeure qui va du simple camouflage jusqu’à des manœuvres de grande ampleur », a ainsi affirmé le général Bosser.

Cela étant, en France, les opérations de déception semblent avoir retrouvé un certain intérêt depuis quelque temps. Certains chercheurs ont tenté de réhabiliter la ruse [comme Jean-Vincent Holeindre, avec son livre « La ruse et la force« , mis en avant par le ministère des Armées]. Et le Centre de doctrine et d’enseignement du commandement [CDEC] de l’armée de Terre a publié plusieurs articles sur ce sujet.

Chercheur au sein du Laboratoire de Recherche sur la Défense [LRD] de l’Institut français des relations internationales [IFRI], le commandant Rémy Hemez a aussi publié une note remarquée, intitulée « Opérations de déception : repenser la ruse au XXIe siècle ». Et le prochain numéro de la revue DSI abordera cette question dans un dossier titré « La guerre des perceptions – Tromper l’ennemi pour vaincre ».

Source : Zone Militaire

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samedi 14 septembre 2019

Promotion : Alfred Dreyfus pourrait être nommé général à titre posthume

Selon nos informations, le lieutenant-colonel Alfred Dreyfus pourrait être fait officier général à titre posthume. La ministre des armées Florence Parly a entrouvert la porte à une telle éventualité, dans un discours prononcé le dimanche 21 juillet 2019 lors de la cérémonie de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv. Comme souvent, lorsqu’il est question de politique mémorielle, il faut lire entre les lignes, mais la ministre s’exprimait au nom du gouvernement et avec l’aval de l’Elysée.

Voici des extraits de son propos, (souligné par nous): « Je pense à Alfred Dreyfus. (...) Je pense au destin fauché d’un brillant officier qui avait choisi de donner sa vie à son pays, qui avait pris la décision de revêtir l’uniforme pour défendre des valeurs dont ses pairs n’ont pas été dignes au moment du jugement. (...) Le capitaine Dreyfus a été réhabilité, les Armées l’ont réintégré, promu au grade de lieutenant-colonel: indispensable mais maigre compensation des quatre années passées au bagne de l’île du Diable et des douze années hors des rangs. Lorsque je pense à Alfred Dreyfus, lorsque je lis chaque nom inscrit sur le mur du jardin des enfants du Vél d’Hiv’, la même question revient sans cesse : que seraient-ils devenus si leur avenir ne leur avait pas été arraché ? Quel destin les attendait ? Le véritable courage, c’est celui de la vérité. 120 ans après le procès de Rennes, les Armées doivent regarder leur histoire en face. 120 ans plus tard, il est encore temps que les Armées redonnent à Alfred Dreyfus tout l’honneur et toutes les années qu’on lui a ôtés. Et j’y veillerai personnellement. Il y a les cicatrices que l’on peut apaiser... »

La ministre juge ainsi que sa réintégration puis sa promotion au grade de lieutenant-colonel était « maigre » et s’interroge sur ce qu’il serait devenu « si son avenir ne lui pas été arraché ». Selon nos informations, ces phrases évoquent une possible et exceptionnelle nomination à titre posthume du lieutenant-colonel Dreyfus au grade de général.

Ce serait mettre un point final à l’Affaire.

A l’époque, sa carrière n’avait pu être reconstruite comme il y avait droit du fait des oppositions fortes qui subsistaient en interne. Même le général Picquard le reconnaissait.

L’Exécutif souhaite qu’une telle mesure ne soit pas aujourd’hui imposée d’en haut aux armées, mais qu’elle se fasse de manière consensuelle. Une partie de la haute hiérarchie militaire semble acquise à l’idée.

En 1998, sous le gouvernement Jospin, une plaque en l’honneur de Dreyfus avait été installée à l’Ecole militaire, suscitant alors des critiques dans la communauté militaire. Puis en 2006, le président Chirac lui avait rendu hommage sur les lieux mêmes où le capitaine Dreyfus avait été dégradé. Le président Macron songe visiblement aujourd’hui à une nouvelle initiative.

Le 15 octobre 1894, le capitaine Dreyfus est arrêté pour espionnage au profit de l’Allemagne. Sur la base d’accusations fausses, il est condamné, dégradé puis envoyé au bagne en Guyane où il restera du 12 mars 1895 au 9 juin 1899. L’Affaire divisera profondément la France et à l’issue d’une longue bataille, Dreyfus sera gracié et réintégrera l’Armée, participant à la Première guerre mondiale comme lieutenant-colonel. 

Source : Jean Dominique Merchet - SECRET DEFENSE


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lundi 22 juillet 2019

Histoire : Le sous-marin la « Minerve », disparu depuis 1968, retrouvé au large de Toulon...

Les recherches pour retrouver l’épave avaient repris plus de cinquante ans après la disparition du submersible et de ses 52 membres d’équipage.

Seconde phase de la nouvelle campagne de recherche du sous-marin la « Minerve », disparu le 27 janvier 1968, au large de Toulon.

Après cinquante et un ans de silence et de douleur pour les familles des marins disparus, la nouvelle est enfin arrivée : Florence Parly, la ministre des armées, a annoncé lundi 22 juillet que le sous-marin la Minerve, disparu le 27 janvier 1968 au large de Toulon avec ses cinquante-deux membres d’équipage, avait été retrouvé. « C’est un succès, un soulagement et une prouesse technique. Je pense aux familles qui ont attendu ce moment si longtemps », s’est félicitée Mme Parly.

« La mission a réussi ! C’est une espèce d’émotion terrible, qui est partagée par les familles », témoigne au Monde, bouleversé, Hervé Fauve, le fils du commandant du navire, André Fauve. « Beaucoup me disent qu’elles m’ont soutenu dans les recherches car elles ne voulaient pas me laisser seul, mais qu’elles n’y croyaient plus. » Lui avait retrouvé espoir : « A Toulon, on a senti que la marine avait fait un gros boulot d’analyse. C’est super », réagit simplement Christophe Agnus, fils du commandant adjoint aux machines, Jean-Marie Agnus.

« J’ai mes petits-enfants auprès de moi, à qui j’ai fait découvrir l’histoire de la Minerve, ils me font des câlins, confie en larmes Jean-Marc Meunier, le frère de François Meunier, un des quartiers-maîtres de l’équipage d’alors. C’est la fin d’une longue attente et de beaucoup de questions. J’étais confiant, surtout quand j’ai vu que ceux qui avaient retrouvé le San Juan allaient aider aux recherches. »

A 2 350 mètres de profondeur

C’est en effet le Seabed Constructor, un navire américain privé arrivé il y a cinq jours sur la zone, équipé de drones, qui a repéré, dimanche 21 juillet dans l’après-midi, l’épave, à 45 kilomètres au large de Toulon, à l’ouest du cap Sicié. Le Seabed Constructor avait, fin 2018, trouvé le sous-marin San Juan qui gisait dans l’Atlantique au large des côtes de l’Argentine.

Le sous-marin la Minerve, posé à 2 350 mètres de profondeur dans une zone sans sédimentation, a été retrouvé en trois morceaux apparaissant bien distinctement. L’identification a pu être réalisée formellement : on lit sur le kiosque les trois premières lettres de son nom, « MIN ».

C’est grâce aux calculs du Commissariat à l’énergie atomique que la zone de prospection a pu être affinée, un peu plus à l’ouest que celle pressentie jusqu’alors. La marine nationale a repris tous les relevés faits entre 1968 et 1970 après le naufrage, qu’il s’agisse des images prises par l’avion de patrouille maritime dépêché aussitôt, de l’ébranlement sismique enregistré, ou des remontées d’hydrocarbures visibles à l’époque. En croisant les marges d’erreurs, une nouvelle zone de recherches est apparue, et les calculs se sont avérés exacts.

Le sous-marin la Minerve avait implosé sous la pression en coulant, vraisemblablement à la suite d’une avarie de barre survenue lors d’un exercice. Depuis deux ans, Hervé Fauve a entrepris de rassembler les familles, restées seules et dispersées depuis un demi-siècle. Lors du cinquantenaire de la disparition du navire, elles ont décidé d’agir, et demandé au ministère des armées de relancer les recherches pour retrouver l’épave, alors que d’énormes moyens venaient d’être mobilisés – avec succès – pour retrouver les débris du San Juan, un sous-marin argentin presque semblable.

Les recherches autorisées par Florence Parly, avaient repris en février, par un premier sondage des fonds. Depuis le 4 juillet, un navire de l’Ifremer sillonnait la zone pressentie, avec un drone, avant d’être rejoint par le bateau américain.

Lors de sa disparition, la marine française avait mené des recherches durant cinq jours. Une campagne infructueuse avait eu lieu durant treize jours en 1969, suivie d’autres sondages, avant que le dossier soit classé secret-défense.

Source : LeMonde.fr / Ministère des armées

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dimanche 7 juillet 2019

Armée de Terre : Des noms de régiments dissous pour insuffler « l’esprit guerrier »

D’ici septembre 2019, plusieurs unités de l’armée de Terre auront changé d’appellation afin de faire revivre les traditions de régiments qui ne purent échapper aux « restructurations » successives de ces dernières années.

Le Centre de Formation Initiale des Militaires du rang [CFIM] de la 11e Brigade Parachutiste a récemment ouvert le bal en se voyant attribuer l’appellation CFIM 11e BP – 6e RPIMa. Dernièrement, il a été décidé que le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre [BCAT] prendrait le nom de « 132e Régiment d’Infanterie Cynotechnique » [RIC].

Mais d’autres formations vont suivre. En effet, tous les CFIM porteront le nom d’un régiment disparu de l’ordre de bataille de l’armée de Terre.

Ainsi, les traditions du 135e Régiment du Train [CFIM de la logistique], du 18e Régiment des Transmissions [CFIM de Dieuze], des 3e et 12e Régiments de Chasseurs d’Afrique [CFIM des 7e et 2e Brigade Blindée], du 1er Régiment du Matériel [CFIM du matériel], du 151e Régiment d’Infanterie [CFIM du renseignement], du 6e Bataillon de chasseurs alpins [CFIM de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne], des 4e et 22e RIMa [CFIM de 6e Brigade légère blindée et de 9e Brigade d’Infanterie de Marine] et du 1er Régiment d’artillerie de Marine [CFIM de la 9e BIMa à Coëtquidan] sont concernées.

Les 2e et 6e Régiments d’Hélicoptères de Combat [RHC] donneront leur nom respectivement aux écoles de l’aviation légère de l’armée de Terre [EALAT] du Cannet des Maures et de Dax.

Même les Groupements recrutement et selection [GRS] se verront accoler le nom d’un régiment dissous, dont le 8e Bataillon de chasseurs pied [GRS Île-de-France], le 8e Régiment d’artillerie [GRS Nord-Est], le 7e RIMa [GRS Sud-Ouest] et les 41e et 99e Régiments d’Infanterie [GRS Nord-Ouest et Sud-Est].

Développer davantage l’esprit guerrier

Les formations qui changeront d’appellation ont déjà, pour la plupart, la garde des étendards et drapeaux des régiments dont elles prendront le nom. Mais il s’agit donc d’aller encore plus loin car, pour le  général Jean-Pierre BOSSER, chef d’état-major de l’armée de Terre, ces changements de noms ont « pour vocation de développer davantage l’esprit guerrier dans les formations non régimentaires. »

« Une nouvelle dénomination change également la façon dont les soldats affectés dans ces organismes de recrutement et de formation vivent leur militarité. Le personnel permanent trouve une nouvelle histoire, qu’il peut faire vivre quotidiennement. Une fois la filiation reconnue, ce changement s’incarnera dans le port des attributs du régiment dissous », fait valoir l’armée de Terre.

Évidemment, précise-t-elle, « la mission première des unités, les formations qu’elles dispensent ou les informations qu’elles délivrent, ainsi que leurs infrastructures ne sont pas amenées à changer. »

Source : Zone Militaire

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jeudi 6 juin 2019

6 juin 1944-2019 : Hommage aux commandos marine et SAS du débarquement...

Alors que deux opérateurs du Commando Hubert viennent de donner leur vie pour la liberté de quatre otages dont deux Français, Emmanuel Macron honorera le 6 juin les commandos marine de 1944 qui participèrent à la libération de la France. Et à travers eux, tous les militaires Français engagés dans la réussite du Débarquement de Normandie, il y a 75 ans, comme les SAS du 4e BIA (1), a rappelé la présidence, ce matin, qui veut l'hommage national œcuménique, même s'il se déroule sur le terrain de la marine.

L'Elysée a détaillé ce matin une partie du dispositif mémoriel qui sera déployé les 5 et 6 juin. Dans ces 48 heures, il faut retenir une imposante revue navale britannique le 5 juin à Portsmouth, à laquelle ne participera apparemment que la FREMM Bretagne. La même sera le lendemain en face des côtes normandes, notamment en face de Colleville-Montgomery où se tiendra la cérémonie française, en deux parties, autour de la cérémonie annuelle récurrente, de tradition, des fusiliers et commandos marine.

Cette dernière sera divisée en deux parties. La première distinguera les fusiliers marins tout juste intégrés, ainsi que la préparation militaire marine Kieffer. Des décorations seront également remises (Légion d'Honneur, Croix de la Valeur Militaire, Médialle Militaire). Le tout en présence de l'amiral Christophe Prazuck et de ses homologues américain, britannique, australien, canadien et norvégien.

Le président de la République doit alors rejoindre Colleville, et une quinzaine de commandos marine recevront leur béret vert, obtenu au terme de plusieurs semaines de stage commando éprouvant. C'est par là qu'étaient passés les premiers maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. Il est probable que le président, qui doit prononcer un discours sur l'engagement des commandos marine en 1944, n'oubliera pas d'évoquer l'action tous azimuts de leurs descendants, 75 ans plus tard.

Le major de stage recevra son béret d'un des trois derniers vétérans du 1er BFMC, Léon Gautier. Les deux autres, Jean Morel et Hubert Faure ne seront pas, à priori, présents.

Un quatrième commando, Jean Masson, est mort le 28 février. Ses cendres seront dispersées, très tôt, le matin du 6 juin face à la plage où il avait débarqué, il y a 75 ans.

(1) on ne le rappellera jamais assez, les SAS français fixèrent à l'époque 150.000 Allemands en Bretagne, par des actions de sabotage et leur action au seins des maquis, dont celui de Saint-Marcel. C'est un SAS qui fut le premier mort français du 6 juin, peu après minuit : le caporal Emile Bouetard était appelé "Le Vieux" car il figurait parmi les plus anciens, à 29 ans.

Source : Xavier Guilhou


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mercredi 5 juin 2019

Religions : Prière islamique aux Invalides, des officiers militaires réagissent !

"100 officiers et sous-officiers signent une tribune dénonçant un chant musulman à la cathédrale Saint-Louis des Invalides"

Lettre ouverte à Mgr de Romanet, évêque aux armées françaises.

« À force de tout voir l’on finit par tout supporter…
A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer…
A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter…
A force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! »
Saint Augustin

Monseigneur,

Pour la première fois de son histoire, et nous l’espérons ardemment, pour la dernière fois, l’appel à la prière islamique a été chanté dans la cathédrale des Invalides pour le vingtième anniversaire de la “paix” au Kosovo le mercredi 22 mai dernier.

L’Adnan sunnite a ainsi été chanté dans l’enceinte de l’Eglise des Soldats. En voici, pour mémoire, les paroles :

“Allah est le plus grand
J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah
J’atteste que Muhammed est le messager de Allah
Venez à la prière
Venez à la félicité,
La prière est meilleure que le sommeil.
Allah est le plus grand.
Il n’y a de vraie divinité hormis Allah.”

Certes, on nous dira qu’il s’agissait d’un « concert pour la paix intitulé “L’homme armé, messe pour la paix” de Karl Jenkins, chanté par le chœur et l’orchestre de la « Philharmonic » du Kosovo, organisé à l’initiative de “l’ambassade de la république du Kosovo” pour marquer le vingtième anniversaire de la “fin” de la guerre  au Kosovo et “rendre hommage sans considération ethnique à la France et à l’armée française qui ont contribué à la paix dans les Balkans” selon les mots de  “l’ambassadeur du Kosovo” à Paris, M. Qëndrim Gashi. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une profanation, infiniment scandaleuse autant que douloureuse à nos cœurs d’officiers et sous-officiers français et chrétiens.

 Nous savons bien sûr que le Diocèse aux Armées est utilisateur et non affectataire de la cathédrale Saint Louis des Invalides. C’est le Musée de l’Armée qui en est l’affectataire et nous savons également que le Diocèse n’est pas décisionnaire des « concerts » qui s’y déroulent et n’a pas été associé au contenu du présent « concert » organisé sous l’égide de l’ambassade du Kosovo à Paris.

Sans préjuger des responsabilités qui seront établies dans cette affaire, et notamment celles de l’autorité décisionnaire, sans insister sur le caractère douteux de la soirée de concert ainsi organisée par le représentant d’un État pour le moins controversé, certes reconnu par la France mais non reconnu par l’ONU, il apparaît aux signataires de cette lettre qu’il y a là un événement d’une gravité exceptionnelle : le coran psalmodié (en chaire !) dans une église catholique, et quelle église ! La Cathédrale des Soldats !

Par ailleurs, il nous semble indispensable qu’à l’avenir le Diocèse aux Armées soit désormais systématiquement saisi par les autorités décisionnaires de toute demande d’organisation de « concert » ou autre événement « artistique » dans ce haut lieu de la Foi chrétienne, si symbolique et important pour nos Armées françaises.

En espérant que vous nous ferez connaître les suites réservées à notre demande, nous vous prions, Monseigneur, de bien vouloir agréer l’assurance de notre très respectueuse considération.

Les officiers généraux, les officiers supérieurs, les officiers et sous-officiers soussignés :

GAR (2S) Frédéric BETH, GCA (2S) André-Marie d’ANSELME, GCA (2S) Claude ASCENSI, GCA (2S) Henry CLEMENT-BOLLEE, GCA (2S) Bruno CLEMENT-BOLLEE, GCA (2S) Michel FRANCESCHI, GCA (2S) Bertrand de LA CHESNAIS, GCA (2S) Louis-Marie CHEVRE, GCA (2S) Maurice LE PAGE, GCA (2S) Dominique ROYAL, VA (2S) Joël BODARD, CG1 (2S) Philippe BEYRIES, GDI (2S) Philippe CHATENOUD, GDI (2S) Jacques DARCOS, GDI (2S) Michel FRUCHARD, GDI (2S) François GAUBERT, GDI (2S) Yves LAFONTAINE, GDI (2S) Jean MAURIN, VA (2S) François de PENFENTENYO, GDI (2S) Claude REGLAT, GDI (2S) Henri ROURE, GDI (2S) Jean-Pierre SOYARD, GBR (2S) Arnould d’ARGENT, GBR (2S) Yves BERAUD, GBR (2S) Arnauld BUISSON, GBR (2S) Dominique CHRISSEMENT, GBR (2S) Bernard COCHIN, GBR (2S) André COUSTOU,  GBR (2S) Michel DELABIE, GBR (2S) Frédéric DRION, GBR (2S) Roland DUBOIS, GBR (2S) Patrice DUMONT-SAINT-PRIEST, GBR (2S) Marc de FRITSCH, CA (2S) Claude GAUCHERAND, GBA Daniel GROSMAIRE, GBR (2S) Christian HOUDET, GBR (2S) Marc JEANNEAU, GBR (2S) Etienne LECLERE, GBR (2S) Bruno LE FLEM, GBR (2S) François LEGRIER, GBA (2S) Antoine MARTINEZ, GBR (2S) Jean-Paul MICHEL, GBR (2S) Marc PAITIER, GBR (2S) Jean-Bernard PINATEL, GBR (2S) Jacques RAYMOND, GBR (2S) Daniel SCHAEFFER, COL (ER) Jean ALLARD-MEEUS, COL (H) Jacques AMIOT, MC1 (ER) Patrick BARRIOT, COL (ER) Yannick BLEVIN, CV (ER) Jean BROCH, CV (H) Jean de CORBIERE, COL (ER) Alain CORVEZ, COL (ER) Christophe DESCHARD, COL (ER) Jean-Jacques DOUCET, COL (ER) Dominique DUVAL, CRC1 (ER) Bruno ESPIEUX, COL (ER) Jean-Baptiste de FONTENILLES, COL (ER) Jacques de FOUCAULT, CV (H) Xavier GUILHOU, MC1 (ER) Patrick GUYON, COL (H) Patrick HAYS, COL (ER) Jacques HOGARD,  COL (ER) Patrick LALLEMAND, COL (ER) Roger MARTIN, COL (ER) Xavier MASSON-REGNAULT, COL (ER) Philippe MIAILHES, COL (ER) Georges MICHEL, COL (ER) Jean-Jacques NOIROT, CRC1 Jean-Claude PHILIPOT, COL (ER) Frédéric PINCE, COL (ER) Philippe RIDEAU, COL (ER) Michel ROBARDEY, COL (ER) Henri de SAINT BON, COL (ER) Jean-Charles SALIN, CV (ER) François SAVY, COL (ER) Gildas SONNIC, CRC1 (ER) André SUTY, COL (ER) Gérard VANSTENNE, COL (ER) Patrick VAUGIEN, COL (ER) Thierry VINCENT, LCL (ER) Arnaud d’ANSELME, LCL (ER) Georges BENINTENDI, LCL (ER) Michel BOUZY, LCL (H) Jean BRULE, LCL (ER) Bernard CHAIN, LCL (ER) Alain de CHANTERAC, LCL (ER) Sylvain CHELMINIAK, LCL (ER) Jean-Baptiste du CLOSEL, LCL (ER) Albert DEFRANCHI, LCL (ER) Gilles DEMOL, LCL (ER) Jean-Pascal DEY, LCL (ER) William DUBOSQ, LCL (ER) Pierre-Marie FERRAN, LCL (ER) Philippe FRANCESCHI, LCL (ER) Alain GRANDJEAN, LCL (ER) Christian HYVERNAT, LCL (ER) Pierre LAMY, LCL (ER) Hervé LANCRENON, LCL (ER) Bruno de MARIGNAN, LCL (ER) Daniel MATTHEZ, LCL René MERCURY, LCL (ER) Gilles MICHEL, LCL (ER) Olivier MONTEIL, LCL (ER)  Eric MORACHE, LCL (ER) Jacky PEDEMONTE, LCL (H) Hervé de PENFENTENYO, LCL (ER) Benoit de RAMBURES, LCL (ER) Laurent RÉMUSAT, LCL (ER) Yves SALA, LCL (R) Frédéric SÉNÉ, LCL (ER) Frédéric TENAIRI, LCL (ER) Tristan TOUR ROBARDET, LCL (ER) Eric VALLETTE d’OSIA, LCL (ER) Patrick WOOMER, CDT( RC) Pierre GAUTHIER, CES (H) Laurent MORANDINI, Henri-Paul FAVALIGNA (Officier Honoraire des Troupes de Marine), Alexandre TROUBETZKOI (ancien du 24ème Bataillon de Chasseurs, CNE (ER) Serge DUMANOIR, CNE (ER) Gérard GRANDGEON, CNE (R) Benoît LE CONTE, ADJ (ER) François-Charles BRION, CNE (ER) François PICHON, LV (H) Jean-Louis VENTURA, ADC (ER) Philippe GAMBA, MP ( ER) René ALLEGRE, ADJ (R) Serge LANGLADE, ADJ (ER) Jean-Noël PISCEDDA, SGT (PDL) Alim A KRYLOV, CPLC François LEVÊQUE.

Paris le 1er juin 2019. Mise à jour 4 juin 2019.

Source :  BoulevardVoltaire.fr

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100 officiers et sous-officiers signent une tribune dénonçant
un chant musulman à la cathédrale Saint-Louis des Invalides

Un concert commémorant les vingt ans de la fin de la guerre du Kosovo, organisé dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides, a suscité l’indignation. L’œuvre en question, “L’homme armé, une messe pour la paix” de Karl Jenkins, comprend un appel à la prière islamique. Des militaires dénoncent une profanation dans une tribune publiée par Boulevard Voltaire.
Le 22 mai, la cathédrale Saint-Louis des Invalides, l’église des militaires, accueillait un concert en commémoration des vingt ans de la fin de la guerre au Kosovo. Un évènement organisé par l’ambassade de la République du Kosovo, en présence de l’ambassadeur kosovar, pour rendre hommage aux soldats français, partie prenante au nom de l’OTAN de la guerre opposant l’armée yougoslave et l’armée de libération du Kosovo.
Allahu Akbar dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides

La commémoration consistait en un concert pour la paix, où était joué « L’homme armé, une messe pour la paix » de Karl Jenkins. Œuvre reconnue mondialement, cette composition a la particularité d’associer une messe catholique, des psaumes bibliques et un adhan : un appel à la prière islamique. Cette partie de l’œuvre de Karl Jenkins a suscité une vive polémique, du fait de l’endroit consacré où l’adhan a été prononcé, débutant par « Allahu Akbar » : « Allah est le plus grand. Je témoigne qu’il n’y a pas de Dieu excepté Allah. Je témoigne que Mohammed est le messager d’Allah. Venez vite vers la prière. Venez vite vers le succès Allah est le plus grand. Il n’y a pas de Dieu excepté Allah. »
Source : valeursActuelles.com

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mardi 4 juin 2019

Débarquement du 6 juin 1944 : L’histoire oubliée des deux SAS français en Normandie...

Pas moins de 3.000 soldats, aviateurs et marins français participèrent, de près ou de loin, aux opérations menées dans le cadre du Débarquement en Normandie, le 6 juin 1944. L’action des 177 fusiliers-marins du commando Kieffer, si elle fut pendant un temps, mise sous le boisseau, est désormais largement connue. De même que celle du 2e Régiment de Chasseurs Parachutistes [4e SAS] en Bretagne.

En outre, plusieurs navires et unités aériennes des Forces françaises libres [FFL] appuyèrent le débarquement des troupes alliées sur les plages normandes. Comme par exemple le Groupe de bombardement léger Lorraine, qui, avec ses Douglas Mc IIIA Boston, eut la délicate mission de répandre un rideau de fumée pour aveugler les défenses allemandes à l’aube du 6 juin. Ou encore comme les croiseurs « Georges Leygues » et « Montcalm », qui accompagnèrent la progression des soldats américains à Omaha Beach.

Pourtant, 75 ans après, l’opération Overlord continue de révéler des détails passés sous silence. Auteur d’une biographie remarquée du commandant Philippe Kieffer, Benjamin Massieu s’est attaché à les sortir de l’oubli, en se basant sur des découvertes inédites dans les archives militaires françaises et britanniques.

Dans son livre « Les Français du jour J », ce spécialiste de la France Libre et de la Libération décrit avec précision, heure par heure, les opérations conduites par les FFL lors du 6 juin 1944, sans oublier le rôle qu’y tint la Résistance.

C’est ainsi qu’il a mis au jour un fait « inédit » : l’envoi de deux SAS français en Normandie. « C’est sans doute la participation française au Jour J la plus oubliée », écrit-il. « Si l’action des sticks parachutés en Bretagne est assez connue aujourd’hui, celle de ces hommes isolés a été quasiment oubliée ».

Source : Zone Militaire


Deux SAS français en Normandie

Le 6 juin 1944, sur une base aérienne du sud de l'Angleterre. L'aspirant Rémi Dreyfus, officier français intégré au Special Air Service (SAS) britannique demande: où est mon parachute? Réponse : pas de parachute, vous partez en planeur.

Si l'Histoire a retenu les 177 fusiliers marins français du commando Kieffer, qui ont débarqué le D-Day sur la plage de Sword Beach, d'autres Français ont pris part au débarquement.

Parmi eux, Rémi Dreyfus qui, à cent ans, dans son appartement proche du Panthéon, raconte en souriant, un éclair de malice au fond de ses yeux bleus clair, ses missions de reconnaissance dans le bocage normand, entre Caen et l'embouchure de l'Orne.

"Un planeur... Je n'avais jamais mis les pieds dans un planeur", dit-il. "Mais bon, c'était parti. Nous étions une quinzaine à bord. Nous décollons le 6 dans l'après-midi, je n'ai jamais su depuis quelle base aérienne, on ne nous l'a pas dit".

"Des planeurs, il y en avait partout, des trains de planeurs. Très vite, nous survolons des milliers de bateaux, protégés par des centaines d'avions de chasse qui tenaient tout l'espace aérien. Aucun avion allemand ne pouvait approcher. Le sentiment que j'ai eu, c'est que nous étions invincibles... C'est ça: j'étais dans le camp des invincibles".

Le planeur de Rémi Dreyfus et de ses compagnons du 3rd SAS se pose sans encombres près du village de Ranville, au nord-est de Caen. Son clocher atypique, détaché du corps de l'église, sert de repère aux aviateurs.

"C'est tout à fait calme, pas de combats, pas de coups de feu. Ma mission officielle est de servir d’interprète au général (Richard) Gale, mais je m'aperçois bien vite qu'il n'a pas besoin d’interprète", dit-il en souriant. "Alors je commence par me promener, quelques jours, dans ce petit morceau de France libérée".

Des blindés dans un petit bois

Il est rejoint par Paul Jarrige, un autre Français incorporé dans les prestigieux commandos de l'air de Sa Majesté.

"Là, nous inventons le rôle utile que nous pouvons jouer : nous nous donnons pour mission d'explorer le no man's land, environ dix kilomètres entre les lignes anglaises et allemandes. Départ à la nuit, vers dix heures, retour vers quatre heures du matin".

Les deux Froggies partent en mission de renseignement dans le bocage. "Il faut faire attention: ne pas s'approcher de trop près des lignes allemandes, pour ne pas se faire prendre. Il faut savoir ne pas aller trop loin. C'est très subtil", dit-il.

"Nous en avons fait quatre ou cinq, de ces missions de reconnaissance. Lors de l'une d'elles, j'ai repéré une vingtaine de blindés allemands cachés dans un petit bois, bien reconnaissable sur la carte. Je suis rentré, j'ai signalé l'existence de ce petit bois et de ce qu'il cachait: les bombardiers ont été les détruire à dix heures du matin", ajoute-t-il, en rangeant sur la table de son salon ses quatre décorations, dont la Légion d'Honneur et celle à laquelle il est le plus attaché, la croix de Lorraine de la France Libre.

Dans ses patrouilles clandestines, l'aspirant Dreyfus rencontre des Français, la plupart ravis à la vue de la cocarde bleu-blanc-rouge sur l'épaule de ce soldat en uniforme anglais. "Mais certains l'étaient moins, ceux qui avaient perdu du bétail dans les bombardements, par exemple", se souvient Rémi Dreyfus.

Après la prise de Caen et le début de la débâcle allemande, il demande à rentrer en Angleterre. Il rejoint les SAS. Prochaine mission, à la mi-août: empêcher les Allemands de remonter leurs forces du sud vers le nord de la France.

"Trente équipes de dix parachutistes, pour bloquer 20 à 25 axes routiers, sur une ligne allant de La Rochelle à Belfort : pas mal comme ordre de marche pour un bataillon de trois cents personnes, non ?" dit-il. "J'ai été parachuté en Saône-et-Loire le jour du débarquement en Provence: j'avais 400 km d'avance sur eux".

Protégés par les résistants français du maquis du Charolais, qui avaient coupé les routes, "nous devions attaquer les Allemands aussi souvent que possible... Ce qui n'était pas toujours évident", dit-il.

En septembre, la campagne de France de Rémi Dreyfus, fils de banquier, diplômé d'HEC au printemps 1939, s'achève. Il revient "avec joie" à la vie civile et entre dans une chaîne de grands magasins, dont il dirigera les centrales d'achats pour le reste de sa vie professionnelle.


Source : FranceSoir.fr


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dimanche 19 mai 2019

Histoire et Symboles : Le Centre de formation initiale des militaires du rang de la 11e Brigade Parachutiste prend le nom du 6e RPIMa

Un régiment ne meurt jamais : il est seulement mis en sommeil

Évoquer le 6e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] fait immanquablement penser à la guerre d’Indochine et au général Marcel Bigeard. Sous les ordres de ce dernier, cette unité, alors appelée « 6e Bataillon de Parachutistes Coloniaux » [BPC] participa aux combats de Tu Lê, en octobre 1952, lors d’une offensive du Vietminh sur Nhia Lo, et s’illustra notamment lors de l’opération Hirondelle qui, menée en juillet 1953, consista à détruire des dépôts d’approvisionnement ennemis à Lang Son.

Mais la grande affaire du 6e BPC/RPIMa sera la bataille de Dien Bien Phu. Toujours sous les ordres du commandant Bigeard, la bataillon fut sollicité une première fois pour prendre le contrôle de la « cuvette » lors de l’opération Castor… Et une seconde fois, le 16 mars 1954, pour la défendre, au prix de combats héroïques et de lourdes pertes. Dissous, il fut recréé sous le nom de 6e Régiment de Parachutistes Coloniaux [RPC] à Marrakech, en 1955, avant d’être transféré en Algérie, où il prendra notamment part à aux opérations « Kabylie 16 » et « Jumelles » ainsi qu’aux violents combats du secteur de Djelfa-Bou Saâda.

En 1961, sous l’appellation de 6e RPIMa, le régiment s’installa à Mont-de-Marsan. Pouvant être projeté sur des théâtres extérieurs avec des appelés du contingent, il fut engagé au Liban, au Cambodge et en ex-Yougoslavie, où il fut déployé sur l’aéroport de Sarajevo.

Avec la fin annoncée du service national, prise en 1996, le 6e RPIMa fut de nouveau dissous. Mais un régiment ne meurt jamais : il est seulement mis en sommeil.

En 2017, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Jean-Pierre Bosser, décida de confier la garde d’étendards d’unités dissoutes aux Centre de Formation Initiale des Militaires du rang [CFIM]. Et, presque naturellement, celui de la 11e Brigade Parachutiste, installé à Caylus, reçut le drapeau du 6e RPIMa.

« Symboles de valeurs et de passé prestigieux, ces emblèmes serviront de guide qui nourrira le quotidien du personnel qui y sert ou y est formé », avait expliqué l’armée de Terre, à l’époque.

Pour l’anecdote, le sous-officier qui mit « sous cloche » le drapeau du 6e RPIMa au moment de sa dissolution, en 1998, fut le même qui le récupéra pour le remettre au CFIM/11e BP de Caylus.

Mais le CEMAT, il s’agissait d’aller encore plus loin. Ainsi, il a décidé d’associer chaque CFIM au nom d’un régiment dissous. D’où la nouvelle appellation de celui de la 11e BP, qui porte désormais le nom de 6e RPIMa. Cette décision a été annoncée dans l’ordre du jour n°18, signé par le général Patrick Collet, le commandant de la 11e Brigade Parachutiste.

« Sur ordre du général Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, je déclare que le CFIM de la 11e BP porte désormais le nom de 6e RPIMa. En ce lieu, en cet instant, les paras du 6, ceux de Mao Khé, de Tulé [Tu Lê, ndlr], de Dien Bien Phu, des Aurès, du Liban, du Cambodge, du Tchad, de Sarajevo… reprennent pleinement leur place dans nos rangs », lit-on dans cet ordre du jour.

Source : Zone Militaire - Photo : Armée de Terre


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vendredi 19 avril 2019

FNCV : La Fédération des Combattants Volontaires du Finistère rend hommage aux Marins...

Les membres de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires (FNCV) du Finistère se sont retrouvés pour leur Assemblée Générale le samedi 6 avril 2019 à la Pointe Saint Mathieu pour une cérémonie au mémorial « Aux Marins » afin d’honorer le centenaire de la création de la FNCV. 

La cérémonie fut présidée par l’Ingénieur Général Hors Classe (2S) René Stéphan, Président de l’Association « Aux Marins », en présence des députés Jean-Charles Larsonneur et Graziella Melchior, le conseiller régional Marc Coatanéa, Éric Guellec, représentant le maire de Brest, et Patrick Prunier, adjoint au maire de Plougonvelin. 

Plusieurs anciens combattants furent décorés par le Capitaine de vaisseau (h) Xavier Guilhou, Président de la section du Finistère et administrateur national de la FNCV. Il s’agit du Commando Marine René Musiolik  (Croix du Combattant Volontaire – agrafe Indochine), de M Serge Cadelen  (Croix du Combattant - guerre du Golfe), de M Sébastien Malpart  (Croix du Combattant - Liban, RCA, Ex Yougoslavie) et de M Roger Hudry Clergeon (Médaille Outre-mer / agrafe Tchad). Les insignes de porte-drapeau furent aussi remis officiellement à M Benjamin Lecup .

Puis la cérémonie s’est poursuivie avec le dévoilement au Cénotaphe du portrait de Gérard Quelven, sous marinier mort pour la France, par sa sœur Madame Christiane Martial, chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire et Croix du Combattant Volontaire 39/45 et Indochine. 

 > Retrouvez les actualités de la section sur notre site www.fncv29.fr... 

Merci pour votre appui en termes de communication afin de faire rayonner au niveau national nos modestes contributions du « bout de la terre ».

Source : Xavier GUILHOU

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jeudi 18 avril 2019

Paris Notre-Dame : Jean-Louis Georgelin, un général 5 étoiles pour reconstruire la cathédrale

Nommé mercredi "Monsieur reconstruction" de la cathédrale Notre-Dame, le général d'armée (cinq étoiles) Jean-Louis Georgelin, 70 ans, revient aux responsabilités, après plus de deux ans et demi de retraite.

Homme "du sérail" qui a fait l'essentiel de sa carrière à Paris, connu pour son franc-parler*, il a été chef de l'état-major particulier du président de la République, Jacques Chirac (2002-2006), puis chef d'état-major des armées (Cema, 2006-2010), soit huit années au cœur du pouvoir politico-militaire.

Il est ensuite devenu Grand chancelier de la légion d'honneur, jusqu'en août 2016.

En tant que Cema, il a été le maître d'œuvre des opérations extérieures de l'armée française, notamment en Côte d'Ivoire, Afghanistan, dans les Balkans ou au Liban, et a supervisé plus généralement toute présence militaire française en opération.

Voix forte et solide carrure, ce célibataire a toujours passé pour un homme décidé, au caractère rugueux. "Il sait engueuler les gens", disait à l'AFP en 2006 un gradé à propos de ce général haut en couleur qu'on adorait... ou pas.

Passionné de politique et d'histoire, grand lecteur, Jean-Louis Georgelin est un homme croyant, restant discret sur sa foi.

Homme à la parole rare

Il n'avait pas hésité à égratigner le président Macron, après la crise ouverte en 2017 entre le chef de l'Etat et son chef d'état-major Pierre de Villiers à propos de questions budgétaires. Une crise qui avait provoqué le départ de ce dernier et jeté un froid au sein des armées.

"Ce qui reste (de cet épisode) à mon sens dans les armées aujourd'hui, c'est cette agression verbale du président de la République sur le chef d'état-major", avait dit en 2018 le général Georgelin, homme à la parole rare, sur France Culture.

Né le 30 août 1948 à Aspet (Haute-Garonne), ancien élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, titulaire d'un brevet d'études militaires supérieures générales et de parachutisme, Jean-Louis Georgelin est diplômé du Command and general staff college (Fort Leavenworth, Kansas, Etats-Unis).

Aide de camp du chef d'état-major de l'armée de Terre au début des années 80, il gravit les échelons dans cette armée et dirige le bureau "planification finances" à l'état-major (1988-1991).

Commandant du 153e régiment d'infanterie à Mutzig (1991-1993), il est adjoint terre du chef de cabinet militaire du Premier ministre (1994-1997), avant d'être nommé adjoint au général commandant de la 11e division parachutiste en mai 1997. Chef du bureau des plans à la SFOR (Force de l'Otan en Bosnie) en 1997-1998), il fait de la planification à l'état-major des armées de 1998 à 2002, avant de rejoindre l'Élysée.

Source : actu.orange.fr - AFP

* Le prix des otages français : Jean Louis Georgelin, un général qui n'a pas la langue de bois !
* Général de Villiers : Déclarations de l'ex-CEMA devant les députés de la commission de la Défense


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lundi 15 avril 2019

France : Incendie majeur en la Cathédrale Notre-Dame de Paris !

Un incendie est en cours ce lundi à Notre-Dame de Paris, "potentiellement lié" aux travaux de rénovation de l'édifice, a-t-on appris auprès des pompiers. Cet incendie intervient au premier jour des célébrations de la Semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne.

Le feu, qui a pris dans les combles de la cathédrale selon les pompiers, s'est rapidement propagé à la charpente et à la flèche qui trône à 93 mètres de haut au sommet de l'édifice. Celle-ci vient de s'effondrer sur elle-même selon Emmanuel Grégoire, adjoint à la mairie de Paris.

"Tout est en train de brûler. La charpente, qui date du XIXe siècle d'un côté et du XIIIe de l'autre, il n'en restera plus rien", a déploré André Finot. "Il faut voir si la voûte, qui protège la cathédrale, va être touchée ou pas", a-t-il ajouté. Le feu, dont la gravité restait encore à déterminer, a pris aux alentours de 18H50 dans les combles de la cathédrale, monument historique le plus visité d'Europe, ont indiqué les pompiers.

Un périmètre de sécurité mis en place

Selon nos informations, la cathédrale a été évacuée et un très large périmètre de sécurité a été mis en place par les pompiers. D'importants moyens d'intervention ont été déployés, notamment quatre grandes échelles et deux bras élévateurs aériens.

Leur intervention est néanmoins très compliquée, les lances à eau ne permettant pas d'atteindre la charpente de l'édifice. Selon nos informations, les pompiers vont tenter d'évacuer ou de protéger certaines des oeuvres présentes dans la cathédrale.

Le président de la République sur place

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, la maire de Paris, Anne Hidalgo, sont actuellement sur place. Le président de la République et le Premier ministre ont annoncé se rendre sur place.

"Une mission particulière a été engagée pour tenter de sauver toutes les oeuvres d'art qui peuvent l'être", a expliqué Emmanuel Grégoire. "La priorité a été donnée à la sécurisation des abords pour protéger les touristes, les riverains des risques d'effondrement", a-t-il ajouté sur notre antenne.

"Un terrible incendie est en cours à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les pompiers de Paris sont en train de tenter de maîtriser les flammes", a tweeté la maire de Paris Anne Hidalgo. "Nous sommes mobilisés sur place en liens étroits avec le Diocèse de Paris. J'invite chacune et chacun à respecter le périmètre de sécurité."

Source : BFMtv.fr - Photo Lefigaro.fr

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