Les Etats Unis ont prévenu les autres pays que le site
Wiki Leaks risquait de divulguer des documents compromettants
sur les liens entre certains d'entre eux...
Ces révélations inquiètent tout le monde ..
Les nouvelles révélations à venir du site Wikileaks semblent inquiéter au plus haut point la diplomatie américaine : depuis plusieurs jours, le département d'Etat s'active pour limiter les dégâts auprès des alliés des Etats-Unis.
Wikileaks s'apprête à frapper un grand coup. Ce site qui s'est illustré dans la mise en ligne massive sur internet d'écrits et de videos confidentiels, en juillet 2010 sur l'Afghanistan puis en octobre 2010 sur l'Irak, a promis de faire plus fort encore en diffusant dans les jours qui viennent des millions de documents diplomatiques américains.
Affolement du Département d'Etat américain
Ce qui affole le département d'Etat, lequel s'est mis à alerter tous azimuts les alliés de Washington, ou même simplement ceux qui ne lui veulent officiellement pas de mal, depuis Moscou jusqu'à Londres en passant par Jérusalem et Bagdad, des méfaits à venir de Wikileaks.
Hillary Clinton a personnellement contacté ses homologues d'Allemagne, d'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, de Grande-Bretagne, de France et d'Afghanistan. Un branle-bas de combat diplomatique à la mesure des dégâts attendus par les Etats-Unis de la divulgation sauvage de câbles en principe secrets et pour cela, plus "rugueux" que ne le sont les échanges diplomatiques officiels.
Sachant que Wikileaks joue sur la quantité : il y a forcément des informations très dommageables dans le grand nombre de documents bruts subtilisés grâce à des agents des renseignements indiscrets dont le Pentagone croyait avoir identifié en mai 2010 le plus actif. Ce qui n'empêche manifestement pas Wikileaks de continuer à s'approvisionner aux meilleures sources.
Pourquoi les Etats-Unis ont-ils peur des prochaines révélations de Wikileaks?
Les prochaines publications de Wikileaks effrayent Washington, qui s'insurge contre une démarche qu'elle juge « dangereuse » et tente d'amortir le choc.
La publication imminente par WikiLeaks de millions de documents secrets américains donnait la migraine à de nombreux gouvernements samedi, Washington s'insurgeant contre une démarche "dangereuse", multipliant les contacts avec ses partenaires pour amortir le choc. L'entreprise de limitation des dégâts est d'autant plus aléatoire que WikiLeaks disposerait de près de 3 millions de documents de toutes sortes émanant des ambassades américaines dans le monde entier : analyses, comptes-rendus de réunions avec des dirigeants étrangers, notes diverses... Ces papiers confidentiels sont destinés à l'usage exclusif du gouvernement américain, et le département d'Etat met en garde depuis des jours contre les risques que leur publication présente pour les Etats-Unis et leurs alliés.
Dans un entretien que CNN doit diffuser dimanche, et dont l'AFP a obtenu la transcription, le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, a qualifié les agissements de WikiLeaks d' "extrêmement dangereux", notamment pour la sécurité des soldats américains, et a appelé les responsables du site à renoncer à ces révélations. La démarche de WikiLeaks, un site spécialisé dans la divulgation de documents confidentiels, « est un obstacle absolu à ma fonction, qui est de pouvoir discuter en confiance avec les gens », a jugé pour sa part James Jeffrey, l'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad.
C'est la panique !
A Moscou, le quotidien Kommersant a aussi affirmé que les fuites comportaient des appréciations "désagréables" qui pourraient blesser Moscou. « La divulgation de secrets britanniques sème la panique », assurait samedi le quotidien populaire Daily Mail à Londres, où le gouvernement Cameron a appelé les patrons de presse à « garder à l'esprit » les implications des fuites pour la sécurité du Royaume-Uni. Le quotidien britannique The Guardian avait été, avec le Spiegel allemand, le New York Times et Le Monde français, le vecteur de publication des précédentes fuites de WikiLeaks.
Selon une source officielle britannique, une partie des documents pourrait faire l'objet de « notes-DA ». En vertu de ces accords volontaires, les médias acceptent de ne pas publier certaines informations jugées sensibles sur les opérations militaires et de renseignement. Parmi les sujets susceptibles de figurer dans les fuites figurent le Proche-Orient, mais aussi l'Afghanistan et l'Irak, deux pays déjà au centre des précédentes fuites organisées par WikiLeaks. Selon des informations de presse, les nouvelles révélations porteraient notamment sur une aide de la Turquie aux militants d'Al-Qaïda en Irak et un soutien des Etats-Unis (contre la Turquie) aux rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), réfugiés en Irak. Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, qui a nié en bloc toute aide à Al-Qaïda, mais aussi l'existence d'un désaccord avec les Etats-Unis à propos du PKK, arrive ce week-end à Washington pour une visite de quatre jours.
Au même moment, Hillary Clinton se rendra au sommet de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Celui-ci se tiendra au Kazakhstan, un autre pays potentiellement cité dans les câbles que s'est procuré WikiLeaks.
Source : France Soir
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Pourchassé en Afghanistan, menacé au
Pakistan, défait partiellement en Irak où il
garde néanmoins une certaine capacité de nuisance, le réseau
al-Qaïda a su trouver d’autres points de chute à partir
desquels il peut préparer ses actions terroristes : l’Afrique
sahélienne et l’Algérie, où sévit al-Qaïda au Maghreb
islamique (AQMI), la Somalie, otage des milices
islamistes Shebab qui ont ouvertement fait allégeance à Oussama ben Laden, et
enfin, le Yémen, qui a déjà fort à faire avec la rébellion houthiste au nord et
quelques tensions sécessionistes au sud, où les djihadistes de la péninsule
arabique s’y sont établis depuis quelque temps.
OBAMA Nobel de la Paix 2009
