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Tag - Guerre Algérie

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jeudi 24 juin 2010

Hommage au général Bigeard, un para de France aux Invalides

Hommage du premier ministre François Fillon au général Marcel Bigeard, à l'Hôtel des Invalides, à Paris

Marcel Bigeard, soldat de France

Un soldat de France nous a quittés.
Une grande gueule, une belle gueule, une gueule de France s’en est allée.
C’était un 18 juin, une date qui symbolise les valeurs de courage, d’abnégation et de grandeur auxquelles le Général Bigeard a voulu être fidèle tout au long de son existence.
Il a marqué l’histoire de notre armée contemporaine.
De 1939 à 1960, il en a vécu les aventures et les combats.
Il en a connu les passions, les fraternités, les mélancolies aussi.
Il fut au premier rang dans ses victoires, et même à travers les revers et les infortunes, il sut conquérir des "parcelles de gloire".

Né à Toul, dans un territoire meurtri par les guerres, il avait été, dès son enfance, sensible à la cause sacrée de notre indépendance.
C’est avec la Seconde Guerre mondiale que bascule le destin de celui qui avait d’abord commencé, dans les années trente, une carrière d’employé de banque.
Volontaire dans les Corps Francs, à vingt-trois ans, il prend la tête d’un groupe de combat en Alsace.
Fait prisonnier en juin 1940, il entreprend, par deux fois, de s’évader, mais il est repris ; la troisième tentative est la bonne.
Nous sommes à la fin de l’année 1941.
Bigeard passe en zone libre, puis rejoint l’Afrique.
L’armée française de la Libération le recrute comme parachutiste. "Commandant Aube" est son nom de guerre.
Il saute en France et libère l’Ariège en août 1944 avec un commandant espagnol et un major anglais.

En septembre, l’état-major des forces alliées écrivait : "Par son courage, son énergie et son esprit d’initiative, le commandant Bigeard a donné un merveilleux exemple à ses hommes et a permis la victoire d’un maquis très réduit sur des forces armées allemandes très supérieures en nombre au cours d’une bataille acharnée."

Après la Libération, vient le temps des guerres d’indépendance.
Pendant de trop longues années, les dirigeants de notre pays furent bousculés par le sens de l’Histoire.
L’armée française dû faire face aux tourments et aux tragédies de l’époque. Elle le fit avec courage et patriotisme, avec esprit de devoir et de sacrifice. En octobre 1945, Bigeard est en Indochine.
Il prend le surnom de "Bruno", son indicatif radio.
A l’automne 1952, lors de l’offensive de Tu Lê, les "para" de Bigeard, encerclés par les combattants du Vietminh, sont donnés pour perdus.
Mais pendant plusieurs jours, au péril de leur vie, ils se frayent un chemin à travers la jungle; ils regagnent les lignes françaises, au moment où l’état-major, qui n’y croyait plus, au moment où il allait rayer des listes le nom du bataillon Bigeard…

Marcel Bigeard La France entière se découvre des héros, des héros submergés par le nombre, des héros sans doute perdus mais glorieux.
A la bataille de Dien Bien Phu, Bigeard communique son énergie et son refus de la défaite à l’ensemble du corps expéditionnaire assiégé.
Prisonnier durant quatre mois, il est célébré par les Français, lorsqu’il rentre à Paris, comme l’un de ceux qui ont défendu jusqu’au bout l’honneur de son armée.
Au moment de se rendre, il avait refusé de lever les bras.

Entre 1955 et 1960, Bigeard est en Algérie – autre moment douloureux de notre histoire.
Il s’illustre notamment à la tête du 3ème régiment de parachutistes coloniaux dont le 3ème régiment parachutiste d’infanterie de marine, présent aujourd’hui avec son drapeau, est l’héritier.
Blessé deux fois, Bigeard est décoré par le Président René Coty, et il est fait grand officier de la légion d‘honneur.

"Je n’ai jamais aimé cette période", dira-t-il plus tard. Cette période cruelle où l’armée fut déchirée, et où certains consentirent l’inacceptable.

Il servit fidèlement, totalement, jusqu’au sursaut politique que le général de Gaulle imprima à la France pour dénouer cette tragédie.

En 1994, quarante ans après Dien Bien Phu, Bigeard était retourné au Vietnam sur le théâtre de cette bataille.
L’instant avait été très émouvant.
Sans jamais oublier ses camarades morts en captivité, il avait salué le commandant vietnamien qui avait été, jadis, son ennemi mortel.
Bigeard était de ceux pour qui la lutte n’exclut pas le respect de l’adversaire et l’estime entre braves au lieu de la haine.

Bigeard, c’était un caractère et un style.
Un style populaire, un style charismatique, chevaleresque.

Aux "paras" de France

C’était un chef admiré, toujours là pour donner l’exemple, respectueux de ses hommes et de leur vie.
Il était de celui sur qui l’on s’appuie dans les heures difficiles.
Il donna aux "paras" de France une part de leur gloire, leur allure, leur esprit qu’il définissait par la fougue, l’intelligence du combat, le sens du terrain, le flair du danger, le goût de la manœuvre.
Jeune soldat devenu général de corps d’armée, il était l’exemple de l’élévation au mérite qui appartient aux valeurs de notre armée et de notre République.
Son charisme rayonna au-delà du cercle de ses hommes.
Bigeard incarnait le lien entre notre peuple et son armée.

C’est pour affirmer ce lien qu’il accepta de devenir Secrétaire d’Etat à la Défense Nationale en 1975, à la demande du Président Valéry Giscard d’Estaing.
Il parcourut les champs de manœuvre et les popotes en retrouvant, dans les yeux de ceux qu’il appelait ses "p’tits gars", le reflet brillant de son propre enthousiasme.

Sous l’autorité de son ministre, Yvon Bourges, il engagea le chantier de la modernisation de nos armées et de leurs équipements.

Député de Meurthe-et-Moselle entre 1978 et 1988, président de la Commission de la défense nationale, il œuvra pour unir toujours plus fortement le service de l’intérêt public et le respect dû à nos forces armées.

Il écrivit, à la fin de sa vie : "Le vieux soldat que je suis devenu essaie de continuer à servir en puisant certes dans son passé, mais en ayant le regard fixé sur ce que pourrait être demain, et où là comme ailleurs les paras, qui furent toute ma vie, sauront défendre une liberté qui n'a pas de prix."

Sensible aux grandeurs de notre histoire, il voulait que nous puissions continuer à l’écrire.
La popularité qu’il avait acquise dans les circonstances les plus difficiles, il la mit au service du renouveau des moyens, des missions et des valeurs de notre Armée. Il préserva le fil de sa fierté.

La France qui refuse le défaitisme et la médiocrité, la France qui agit au nom de la grandeur, la France qui exige le don de soi, cette France-là battait intensément dans le cœur de Marcel Bigeard.

Marcel Bigeard, soldat de France,
que sa famille, ses camarades de combat et
la République entourent et honorent aujourd’hui.

Source : Vivreladefense.org

* * *

Obsèques du général Marcel Bigeard aux Invalides
Obsèques du général Marcel Bigeard aux Invalides
 

vendredi 18 juin 2010

Général Marcel Bigeard : Décès de « Bruno » Grand Combattant Volontaire

Décès du Général Bigeard : Le commandant Bigeard dans le camp retranché de Dien Bien Phu - 1954 Le général Marcel Bigeard, grande figure des guerres d'Algérie et d'Indochine, est décédé vendredi matin à l'âge de 94 ans à son domicile de Toul (Meurthe-et-Moselle), sa ville natale, a-t-on appris auprès de son épouse Gaby.

Il avait été hospitalisé au CHU de Nancy à deux reprises aux mois de mars et de mai pour une phlébite.

Baraka, audace, courage,

coups de gueule...

"LA VIE : UN COMBAT"

au service de ma France !


Parachuté dans l'Ariège en juillet 1944, il avait participé à tous les combats pour la Libération dans la région. Il est décédé le jour du 70ème anniversaire de l'Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle.
Le général Marcel Bigeard, dit Bruno, l'un des officiers généraux les plus décorés de l'armée française, avait été secrétaire d'Etat à la Défense dans les années 1970 et député de Meurthe-et-Moselle.

Combattant de la Seconde guerre mondiale, des conflits d'Indochine et d'Algérie, son nom reste lié à la bataille de Dien Bien Phu. Parachuté avec son bataillon de parachutistes coloniaux sur le camp retranché encerclé par le Vietminh, Bigeard avait participé aux combats jusqu'à la chute le 7 mai 1954 et avait été fait prisonnier.

Il avait gravi tous les grades dans l'armée française, de simple soldat pour son service militaire à la veille de la guerre de 1939 à celui de général de corps d'armée (quatre étoiles).

Soldat, général, secrétaire d'État chargé de la Condition militaire par le Président Valéry Giscard d’Estaing, député de Meurthe-et-Moselle de 1978 à 1988, romancier écrivain ; « Votre vieux para » s’est envolé avec Saint Michel.

Marcel Bigeard était notamment décoré de la grand'croix de la Légion d'honneur, de la Croix de guerre et de la Distinguished Service Order (GB). Il a publié une quinzaine d'ouvrages dont "Pour une parcelle de gloire" et "Adieu ma France".

Sources : AFP-Paris / FNCV

"Demain j'aurai vingt ans"

Le Général Marcel Bigeard à ses camarades de la FNCV

"A 87 ans, je suis dans « les vieillards » ce qui m’oblige de crier :
Le passé on s’y réfère, mais ce qui compte c’est demain et de gueuler !"

"Demain j’aurai vingt ans,
Un pas ; encore un pas,
La vie : un combat jusqu’au dernier souffle,
Votre vieux para."

Longue vie, mon général, vous êtes toujours avec nous.

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lundi 17 mai 2010

FNCV - Le mot du président : Du 19 mars à la reconnaissance du combattant volontaire des OPEX...

Être à la hauteur des attentes du monde combattant

La volonté constante de la FNCV est de se placer au-delà des polémiques dont les Français sont si friands en prenant garde aux fausses pistes qui ne mènent qu’à les détourner des vrais combats qu’il faut mener pour la défense de nos valeurs.

Parmi ceux-ci, il en est un d’actualité, assorti d’un débat sans cesse amplifié : la date du 19 mars présentée comme une manifestation célébrant la fin de la guerre d’Algérie. Elle est en fait bâtie sur l’ignorance des faits : il n’y a jamais eu le mot « ACCORDS » sur le document présenté à la signature des négociateurs; il n’a été apposé  par la partie adverse qu’une seule signature et les trois autres délégués du FLN n’ont pas signé, arguant d’une prétendue incompétence. Tous les négociateurs français ont, pour leur part, signé le document. De retour à Paris, le document a été exploité en l’état et présenté à la presse comme « Accords d’Evian ». Voilà comment les Français, et en particulier les militaires français, ont cru pouvoir faire confiance à un adversaire qui n’avait nullement l’intention de respecter un hypothétique « cessez-le-feu ».

La suite dramatique, la fausse joie et les cruelles désillusions des militaires engagés en Algérie sont à présent, malheureusement connues. Il est aujourd’hui indispensable, au-delà des vaines querelles, d’attendre sereinement la levée du Secret Défense et d’obtenir enfin la consultation des archives pour annoncer aux Français, et surtout à ceux qui se rassemblent chaque année pour commémorer le 19 mars, comment ils ont été bernés et menés sur une voie qui ne correspondait en rien à celle d’un véritable cessez-le-feu. Celui qui, début mai 1962, a dû écrire, comme jeune capitaine, aux parents de six de ses hommes, comment et pourquoi leur fils avait été assassiné par l’ALN alors que le prétendu cessez-le-feu était imposé à nos troupes, ne peut pas comprendre et admettre l’attitude politique de ceux qui portent la responsabilité d’organiser l’anniversaire du 19 mars 1962.

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mercredi 24 mars 2010

Algérie - Maroc - Tunisie : Campagne double pour les anciens combattants

Campagne double pour les anciens combattants
d'Algérie, du Maroc et de Tunisie

La FNCV est heureuse de faire part à ses adhérents et correspondants, d'une information importante parue sur le site Internet Legifrance.gouv.fr, et qui est susceptible d'intéresser bon nombre d'entre eux.
 
Il s'agit d'une décision N° 328282 du Conseil d'Etat en date du 17 mars 2010, attribuant la campagne double pour les anciens combattants d'Algérie, du Maroc et de Tunisie titulaires de pensions de l'Etat.
 
L'article 2 de la décision est libellé comme suit :
 
"Article 2 : Il est enjoint au ministre de la défense et au ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat de prendre, en application de l'article R. 19 du code des pensions civiles et militaires de retraite, les dispositions réglementaires permettant l'attribution du bénéfice de la campagne double aux titulaires de pensions civiles et militaires de l'Etat ayant participé à la guerre d'Algérie ou aux combats en Tunisie et au Maroc et accompli à ce titre des services militaires en opérations de guerre, en fonction de la nature et de la durée de ces services, dans le délai de quatre mois à compter de la notification de la présente décision."
 
Le Conseil d'Etat étant la plus haute juridiction française en matière de droit administratif, cette décision est insusceptible d'appel. Elle fait donc jurisprudence.
 

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lundi 15 février 2010

Lutte contre le terrorisme : L'Algérie méfiante envers la France, se rapproche des Etats-Unis

Lutte anti terroriste : Paras commandos de l'armée algerienne L’annulation, la semaine dernière, de la visite prévue à Alger du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, serait liée à la décision française de renforcer les mesures de sécurité dans les aéroports, notamment à l’égard des Algériens.

Légère tension politique entre l'Algérie et la France ?

Un élément de plus parmi les sujets de friction entre les deux pays. La tension était montée d’un cran en 2009, lors de l’arrestation par la police française, à Marseille, de Mohamed Ziane Hassani, responsable du protocole de l'Etat algérien soupçonné d’être impliqué dans l’assassinat à Paris, en 1986, de l’opposant algérien Ali Mecili. Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Charles Pasqua, avait alors décidé d’extrader vers l’Algérie les assassins présumés de Mecili.

Concernant l’arrestation de Hassani, malgré son statut de diplomate, le président Abdelaziz Bouteflika considère qu’il s’agit d’une atteinte à la souveraineté algérienne. Signe de son mécontentement, il a annulé la visite qu’il devait effectuer en France.

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lundi 8 février 2010

Décès du général Robert d'Alançon

On apprend la disparition, dans la nuit de lundi 1erà mardi 2 février 2010, du général Robert Audemard d'Alançon, une figure de l'arme blindée cavalerie. Cet officier s'était illustré dans la 2ème DB du général Leclerc durant la seconde guerre mondiale. Né le 16 novembre 1909, Robert Audemard d'Alançon avait fêté son centième anniversaire en 2009, année où il fut élevé à la dignité de Grand Croix de la Légion d'honneur.

Il sert comme lieutenant au Maroc (1935-37) avant d'être fait prisonnier lors de la campagne de France en 1940. Il s'évade et reprend le combat au sein du 12ème régiment de cuirassiers (2ème DB), comme capitaine. Il est blessé sur l'esplanade des Invalides, le 23 aout 1944. Ensuite, c'est la guerre d'Indochine, avec le 1er Chasseurs (nouvelle blessure) puis la guerre d'Algérie et ses déchirements militaires.

Il laisse derrière lui une famille nombreuse, avec 31 petits-enfants et 92 petits enfants, les effectifs d'un escadron ! Il a été inhumé ce samedi 6 février en l'église Saint François-Xavier à Paris.

Source : Jean Dominique Merchet - Libération.fr

NDLR : Le président de la FNCV, Jacques Gagniard a eu l'honneur de servir en Indochine sous les ordres de ce grand seigneur qui a su montrer dans les moments les plus difficiles, le chemin de l'honneur et la force de ne jamais renoncer...

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samedi 24 octobre 2009

Légion Etrangère : Le 2e régiment étranger de parachutistes bientôt en Afghanistan

Des légionnaires du 2e REP à l'entraînement à Djibouti, Photo SIRPA Terre Les légionnaires parachutistes s'apprêtent à prendre la relève en  Afghanistan. Pour y appliquer les principes de la contre-insurrection, testés par leurs anciens en Algérie et en Indochine.

Des légionnaires de Corse en partance pour l'Afghanistan

Malgré les rhumatismes et la nostalgie, les blessures laissées par l'Indochine et l'Algérie, les anciens reviennent toujours à Calvi fêter saint Michel, le patron des parachutistes. Cette année, l'archange chargé de combattre les anges rebelles et le démon de l'Apocalypse a trouvé un nouveau pays, l'Afghanistan, où poser ses ailes. Le moment qu'ils attendaient depuis longtemps est enfin arrivé : les légionnaires du 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP) s'apprêtent à être déployés, à la fin de l'année, dans le royaume de l'insolence, pour y appliquer les nouveaux préceptes de la guerre contre le terrorisme, la contre-insurrection.

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mercredi 23 septembre 2009

Exposition : La Guerre d'Algérie, une exigence de vérité

Exposition : La Guerre d'Algérie, une exigence de vérité Communiqué de presse

Du 22 au 31 octobre 2009, salle du Pré de l’Eau à Montbonnot (Isère), sera présentée l’exposition "La guerre d’Algérie, une exigence de vérité". Cette exposition est dédiée à la mémoire d’un combattant dauphinois, André Esprit, André ESPRIT, dernier élève-officier de l'Ecole militaire de Cherchell à être tombé au champ d'honneur, le 8 mars 1962.
L’inauguration de cette exposition, placée sous la présidence de Mr Hamlaoui Mekachera, ancien Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, aura lieu le samedi 24 octobre à 10h.

Guerre d'Algérie : Exposition d'une vérité...

43 tableaux y seront présentés au public, ainsi qu’une plaquette l’accompagnant. Cette œuvre de mémoire est due à l’UNION NATIONALE des COMBATTANTS, sections du Grésivaudan, de la Matheysine, du Vercors et de la Haute Savoie. Beaucoup de ses réalisateurs ont été acteurs de ce conflit.

Mais pourquoi évoquer cette guerre, et pourquoi cette exigence de vérité ?
Près d'un demi-siècle après la fin de ce conflit, les plaies n’en sont pas encore refermées et le contentieux entre la France et l’Algérie loin d’être réglé. Pourtant cette Guerre d'Algérie aurait pu connaître un autre dénouement. Aucune fatalité ne la destinait à ce terrible résultat, avec son cortège de massacres, de trahisons et de honte.

La « paix des braves » prônée un temps par le général de Gaulle aurait pu réconcilier les adversaires d’hier et permettre une cohabitation entre les différentes communautés. Ce qui était d’ailleurs le vœu de l’immense majorité du pays. Elle a marqué toute une génération. Un million de Pieds-noirs ont dû quitter ce pays en abandonnant tout, leurs biens, leurs souvenirs et leurs morts… Elle a rompu une cohabitation séculaire entre des communautés qui partageaient le même amour pour cette terre. Près d’un demi-siècle après, d’aucuns affirment qu’il n’est toujours pas possible d’aborder sereinement le sujet. Trop d’enjeux s’y rattachent encore, enjeux politiques, mémoriels et émotionnels.

Exposition : La Guerre d'Algérie, une exigence de vérité

Cette exposition sera complétée par des projections de films documentaires historiques et par sept conférences de qualité. Elle se veut libre de tout esprit partisan et de toute polémique. Elle entend simplement rappeler l’histoire.

Dossier de presse à disposition sur demande
André Pépin: tél : 04 76 52 13 49 / 06 32 68 68 71-@ : andre.pepin@club-internet.fr
Elisabeth Maisant : tél : 06 60 71 84 92 -@ : elisabeth.m@hotmail.fr

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mercredi 2 septembre 2009

Rendez vous des Anciens de Cherchell

Ecole Aspirants de Cherchell - Algérie

A ceux de Cherchell

Les Cherchelliens de l'ANCCORE se donnent rendez vous pour le ravivage de la Flamme le 30 octobre 2009 sous l'Arc de triomphe de l'Etoile à Paris.

Ils se rassembleront le matin à 10h au Fort de Charenton, à Maisons-Alfort, pour une assemblée générale, suivie d'un repas en commun.
A cette occasion, la croix de la Légion d'honneur sera remise à notre camarade Gentilhomme .

Lcl courtade, président de l'ANCCORE

vendredi 27 février 2009

Le colonel Déodat du Puy-Montbrun nous a quittés...

Livre de Deodat Puy-Montbrun Honneur de la guerre- Albin Michel 2002 - AlgerieLe colonel Déodat du Puy-Montbrun, un ancien des commandos et des services spéciaux est décédé aux Invalides à Paris, le 23 février 2009.

Engagé à l'âge de 18 ans en 1938, il participe aux combats de 1940 durant lesquels il est blessé et fait prisonnier. Evadé, il rejoint la France et entre dans la Résistance, aux côtés du colonel Rémy et pour l'Intelligence Service. Il appartient aux forces françaises libres FFL (carte N°12881). Passant en Angleterre, il est formé aux techniques SAS, puis parachuté en France où il participe à la libération de la France.

En 1945, il participe à la création du Service Action (Cercottes, 11 ème Choc...) avant de partir pour l'Indochine. Là-bas, il sera l'aide de camp du général de Lattre et participera activement aux opérations spéciales avec les GCMA. En 1952, il retrouve ses camarades britanniques des SAS engagés en Malaisie. De 1955 à 1961, il participe à la guerre d'Algérie, en étant un pionnier de l'emploi des hélicoptères pour les actions commandos.

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mercredi 14 janvier 2009

Grand Combattants Volontaires : Mort du colonel Jean Sassi, figure emblématique des Jedburghs et du 11e Choc

Colonel Jean Sassi - Bagheera anciens du 11e BPC Bataillon de Choc ParachutisteLe colonel Jean Sassi, figure emblématique des forces spéciales durant la seconde guerre mondiale et la guerre d'Indochine, est décédé vendredi 9 janvier 2009 à l'âge de 91 ans, a annoncé sa famille.

Jean Sassi, commando volontaire des Forces Spéciales

Voici ce qu'écrit de lui Pierre-Marie Giraud, journaliste à l'AFP :
"Né en 1917, Jean Sassi, qui avait déjà fait la campagne de France en 1940 et les Corps Francs  d'Afrique, s'engage dans la force Jedburgh, créée en 1943 et composée de 300 volontaires britanniques, américains et français, précurseurs des forces spéciales contemporaines."

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jeudi 1 janvier 2009

Voeux du président de la FNCV pour l'An 2009

Face au succès inattendu et grandissant du « blog » de la FNCV animé par l’administrateur  et homme de cœur qu’est Pierre Cerutti, soutenu par le talent de nos espiègles webmasters,  ma conviction est aujourd’hui faite : devant la formidable explosion des moyens modernes de communication, un site internet, pourvu qu’il réponde à des besoins réels et qu’il se garde d’imposer sa loi, constitue un outil relationnel exceptionnel à la disposition de la grande famille des combattants volontaires élargie à tous nos amis et sympathisants. Dans ce sens, j’ai tenu à remplir mon devoir de président fédéral.

2008, une année riche en évènements...

L’année 2008 s’achève. Pour le monde combattant, elle a été fertile en évènements mémoriels attendus ou non. Parmi ces derniers, figurent la disparition de l’image donnée par le combattant volontaire qu’avait été Lazare Ponticelli, dernier poilu de 1914-1918, puis quelques mois plus tard, la brutale réalité de découvrir qu’en Afghanistan, d’autres engagés volontaires, 90 ans après, avaient fait le sacrifice de leur vie. Depuis quarante ans, les Français se sont trop vite habitués à la paix oubliant que, pour en toucher les dividendes, il fallait avant tout se payer un effort de défense et resserrer les rangs face à une forme de terrorisme qui rappelle cruellement la guerre d’Algérie.

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vendredi 12 décembre 2008

Guerre d'Algérie : Droit d'inventaire , vous avez dit droit d 'inventaire... et repentance ?

La France et son histoire : Encore de l'inventaire et de la repentance ? 

Quels sont les évènements nouveaux qui puissent expliquer, plus de quarante cinq ans après la guerre d'Algérie, cette nouvelle campagne d'examen, d'incitation au sentiment de repentance que nous Français, devrions tous éprouver, selon certains ?

Quel intérêt peut-il y avoir pour des journalistes fançais à déterrer les pires souvenirs de ce conflit, et de toujours mettre en exergue les mêmes aspects, parfois vrais malheureusement, mais le plus souvent faux ou tronqués, qui au lieu d 'apaiser les blessures, visent à réduire, dévaloriser, salir, ce que fut globalement l'oeuvre civilisatrice de la France, au lieu de se souvenir que l'indépendance fut accordée en 1962 pour que règne enfin "la paix des braves" ?

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lundi 10 novembre 2008

Trop de dates de commémorations... Trop de repentance ?

Commémoration Armistice 14-18 - Verdun Ossuaire DouaumontA la veille du premier 11 novembre sans poilus français, où l’on commémorera, au fort de Douaumont (Meuse - bataille de Verdun) en présence du chef de l'état Nicolas Sarkozy, le 90ème armistice de la 1ere Guerre Mondiale 1914-1918, ainsi que devant tous les monuments aux morts de la Grande Guerre de France , une polémique est apparue sur le devant de la scène :

Il y aurait trop de dates commémoratives en France...

Un rapport présidé par l’historien André Kaspi, qui a été commandé par le gouvernement (Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux Anciens combattants) propose de recentrer les commémorations sur trois dates fortes.

  • Le 11 novembre, armistice de la 1ère Guerre mondiale,
  • Le 8 mai, fin de la seconde Guerre Mondiale, et victoire sur la barbarie nazie ,
  • Le 14 juillet,  fête nationale et prise de la Bastille.

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mardi 7 octobre 2008

Le film "L'ennemi intime" sur la guerre d'Algérie

Guerre Algerie Film Ennemi Intime Magimel DupontelLe réalisateur Florian Emilio Siri a produit un film* sur la guerre d'Algérie sur lequel certains critiques de cinéma portent un jugement plutôt flatteur.

Guerre d'Algérie : Opérations militaires dans les hautes montagnes Kabyles

L'action se déroule en Algérie en 1959, dans les djebels de Kabylie.
Un lieutenant idéaliste fraîchement arrivé de métropole, prend la tête d'une section de secteur chargée de traquer les rebelles. Une certaine opposition va naître avec un sous-officier de métier aguerri.

Eprouvé par les dures conditions de vie et par les horreurs de la guerre dont il est le témoin, et en sera peu à peu, profondément transformé, et pas pour le meilleur.

Ce film jugé par certains, réaliste et convaincant, a été comparé au film américain aux 4 Oscars Platoon, de Oliver Stone.

Vous qui avez vécu cette guerre dans les djebels, qu'en pensez-vous ?

  L'ennemi intime "Répondre à la barbarie..."  Extrait vidéo 3 min.


* Un film réalisé par Florent Emilio Siri sur un scénario de Patrick Rotman, avec Benoît Magimel, Albert Dupontel, Aurélien Recoing - ©2007 - 1h 48min.

mardi 2 septembre 2008

Des chiens de guerre en Afghanistan ?

Chien de guerre des commandos en Algéri, un concept pour l'AfghanistanDes conditions de guerre très dangereuses et difficiles contre les talibans

Les combats que mène l'armée française en Afghanistan, contre des bandes très organisées de rebelles qui ont pris le nom de talibans, se déroulent dans des conditions particulièrement difficiles et dangereuses.

L'embuscade du 18 août 2008 dans laquelle dix soldats français ont été tués en est la tragique illustration. Un commentaire très pertinent a été fait à ce sujet par un ancien du 18e RCP et des commandos de chasse, qui a été amené à servir en Algérie dans les massifs montagneux et boisés du nord-constantinois, où les lieux d'embuscade étaient nombreux.

Pour y faire face, le général Challe et le colonel Bigeard créèrent alors les commandos de chasse, unités mixtes dont l'effectif était composé de combattants autochtones, connaissant bien leur secteur, et de volontaires venus de France.

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mardi 6 mai 2008

8 mai 1945 : les évènements de Sétif et Guelma en Algérie

Sétif Algérie - 8 mai 1945 - Emeutes et massacresDes émeutes sanglantes, accompagnées de massacres, de viols et d'actes de barbarie sur des personnes d'origine européenne, ont commencé en Algérie, dans le département de Constantine, le 8 mai 1945.
La répression fut très sévère et le bilan particulièrement lourd. Ces évènements tragiques causèrent la mort de plusieurs milliers de personnes.

Les causes à l'origine de ces troubles sont toujours controversées. Certains partis politiques ont crié au complot colonialiste tandis que d 'autres voix dénonçaient  des menées nationalistes. Il demeure que cet épisode douloureux  s'inscrit sans aucun doute, dans la première et terrible phase de la guerre d'Algérie, guerre qui ne s'est pas déclenchée de manière fortuite.

De tels massacres ne peuvent s'effacer des mémoires, et continuent de marquer bien des consciences...

Quelle est la solution qui permettra enfin au peuple algérien, indépendant depuis plusieurs décennies et qui a connu bien des souffrances, et au peuple français qui a lui aussi laissé des dizaines de milliers de victimes dans ce conflit et dû finalement recueillir sur son sol près d'un million de rapatriés, de tourner enfin la page et de regarder ensemble dans la même direction, tout comme l'ont fait la France et l'Allemagne, à Reims en 1962 , sous l'impulsion du chancelier Konrad Adenauer et du général de Gaulle ?