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Tag - Grande Guerre 1914-1918

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dimanche 11 novembre 2018

Respect de la Mémoire de tous ceux qui sont Morts pour la France

HOMMAGE A TOUS LES MORTS POUR LA FRANCE

En ce 11 novembre 2018, la France rend hommage à ses morts au combat, aux poilus de la Grande Guerre, en présence de nombreux chefs d’états et dirigeants du monde, venus pour le centenaire de l’armistice de la première Guerre Mondiale.

A tous ceux qui ont donné leur vie pour le pays...

La Fédération Nationale des Combattants Volontaires est particulièrement attachée au respect de la Mémoire des glorieux Poilus, à la commémoration de leur sacrifice et de la Victoire de 1918, ainsi qu’à l’hommage rendu le 11 novembre à tous ceux qui, dans tous les conflits passés et actuels en opérations extérieures, sont Morts pour la France.

Source : FNCV

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dimanche 4 novembre 2018

11 novembre 2018 : Nous sommes tous des poilus !

Nous sommes tous des poilus !

« Des civils que l’on a armés… ». Mais comment peut-on en arriver à de telles assertions ! Il ne fait aucun doute que l’idéologie, la confusion ou l’ignorance qui sévissent dans de nombreux couloirs ont pu être à l’origine de cette pensée réductrice, irrespectueuse et dangereuse.

N’appartenant pas à l’institution militaire mais étant justement un civil qui a beaucoup servi et donné au pays, comme des millions d’autres français, je m’insurge profondément contre cette nouvelle instrumentalisation historique. Mes aïeux, qui étaient eux aussi des civils, qui se sont engagés volontairement ou qui ont été mobilisés à plusieurs reprises pour se battre contre toutes les formes de violence et de totalitarisme politique, ne furent ni des mercenaires, ni des miliciens... Ils étaient tout simplement soldats de France, résistants et patriotes !

Ils se sont battus sur tous les fronts et ont vu tomber autour d’eux des frères d’armes, des amis, des membres de leurs familles, mais aussi des adversaires pour lesquels ils n’éprouvaient pas de haine. Depuis trois générations nous n’avons pas eu d’autres choix que de défendre la terre de France à Verdun, sur la Marne, dans la Somme, plus loin à Dixmude, dans les Balkans, sur les terres encore plus lointaines de l’ex-empire français, où plus récemment sur les théâtres d’opérations extérieures  [Ndlr: OPEX] sous mandats internationaux à Beyrouth, à Sarajevo. Telle fut notre histoire depuis un siècle.

Rien ne sert de la juger, il faut l’assumer, l’incarner mais en aucun cas la dénaturer !

C’est cette tradition de service, de patriotisme et de don de soi d’un pays que l’on méprise avec de telles affirmations médiatiques mais inutiles. A la veille du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, dans une Europe marquée actuellement par une remise en cause de tous les avenants du traité de Versailles, est-il besoin de réduire l’engagement historique de tout un pays, et encore plus de ses alliés, avec des injonctions verbales infondées. Il est toujours facile de réécrire l’histoire et de la banaliser dans un bureau feutré après 75 ans de paix …

Certes La guerre est toujours vécue par les historiens comme une erreur politique, générant des boucheries inutiles, et la victoire reste toujours un peu amère et pathétique, car elle porte en germe la guerre suivante... Faut-il pour autant, face à la tragédie récurrente de l’Histoire, pour satisfaire une forme de mauvaise conscience, désacraliser la mémoire collective, mépriser ainsi l’engagement de millions de femmes et d’hommes et par la même entretenir un déni collectif en justifiant ainsi l’oubli au fil du temps.

Nous ne sommes pas des civils que l’on a armés !

Non, « nous ne sommes pas des civils que l’on a armés » ! Nous sommes bien plus que cela ! La tentation pourrait être très forte aujourd’hui avec la professionnalisation de nos armées, qui a généré une transformation profonde du lien armées-nation, de réduire le statut du soldat à celui d’un métier comme un autre. Les risques de banalisation et de désacralisation de l’engagement dans une société devenue très hédoniste ne peuvent être sous-estimées. C’est pour toutes ces raisons que nous ne pouvons plus être considérés de façon péjorative comme de simples « anciens combattants » !

Nous sommes la force d’âme de la France. Ce qui nous caractérise de génération en génération c’est cette conscience viscérale que la liberté doit être défendue, que nos valeurs démocratiques sont vulnérables et que le don de soi reste la vertu la plus noble qui soit. Alors faisons tous en sorte que nos institutions, que ceux qui l’incarnent et que ceux qui l’administrent retrouvent le sens de la mesure et de la pondération vis-à-vis des vétérans que nous sommes. Nous ne demandons rien et nous sommes de moins en moins nombreux.

En revanche nous exigeons juste ce respect pour le sang versé et le don de soi que nous honorons chaque 11 novembre au nom de toutes les générations du feu. Nous sommes tous quelque part les héritiers de nos poilus et cet héritage mérite le plus profond respect de nos élites et de nos populations.

Juste un peu de respect, que du respect, fermer le ban !

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Source : Xavier Guilhou - Administrateur national de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires (FNCV)
Auditeur de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale,
Capitaine de vaisseau (h) Président de la Section du Finistère, Chef d’entreprise.

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jeudi 1 novembre 2018

11 novembre 2018 : Communiqué de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

Paris, le 30 octobre 2018

COMMUNIQUE DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES COMBATTANTS VOLONTAIRES

Commémoration du 11 novembre

Comme plusieurs autres pays, la France commémore le 11 novembre la date de la signature, près de Rethondes, de l’armistice de 1918 qui mit fin à la Première Guerre mondiale le 28 juin 1919.

Cette guerre fit plus d'un million de morts et presque six fois plus de blessés et de mutilés parmi les troupes françaises. Malgré l’étendue des destructions, le soulagement fut immense.

Dans toute la France, les cloches sonnent à la volée. Dans les villes et les villages, c'est la liesse. On sort dans la rue, on rit, on s’embrasse. On pleure aussi.

Les survivants veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la « der des der ».

La loi d’État du 24 octobre 1922 édicte que « la République française célèbre annuellement la commémoration de la victoire et de la paix le 11 novembre ». Le Royaume-Uni, les pays du Commonwealth et d’autres pays d’Europe, ont coutume d’observer ce jour-là, chaque année, deux minutes de silence à 11 heures, heure de la signature de l’armistice.

Les États-Unis consacrent cette journée à tous leurs soldats tombés au combat. D’autres pays, comme le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie, la réservent à la mémoire des anciens combattants des deux guerres mondiales.

Depuis 2012, nous rendons également hommage le 11 novembre à tous les Morts pour la France.

Issue des combattants de 1914-1918 qui, alors que la loi ne pouvait les y contraindre, ont rejoint volontairement des unités combattantes pour mettre au service du Pays leur intégrité physique, et souvent leur vie, la Fédération nationale des combattants volontaires se réjouit que la Paix règne entre les pays européens.

Elle est particulièrement attachée au respect de la Mémoire des glorieux Poilus, à la commémoration de leur sacrifice et de la Victoire de 1918, ainsi qu’à l’hommage rendu le 11 novembre à tous ceux qui, dans tous les conflits passés et actuels, sont Morts pour la France.

Alain CLERC - Président de la FNCV

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samedi 14 juillet 2018

Retraite du combattant : Remise en cause par la Cour des comptes et la direction du Budget !

Créée en 1930, la retraite du combattant se veut être un témoignage de la reconnaissance de la Nation à l’égard des anciens combattants. D’un montant, actuellement, de 748,80 euros par an et cumulable avec une pension professionnelle, elle est versée à chaque titulaire de la carte du combattant, à partir de 65 ans (voire 60 ans dans certains cas particuliers). En outre, elle n’est ni imposable, ni saisissable.

Les militaires ayant pris part à une opération extérieure pendant au moins 4 mois y ont droit. Mais d’autres critères peuvent être pris en compte, comme « avoir participé personnellement à 5 actions de feu ou de combat » ou « avoir appartenu à une unité ayant connu 9 actions de feu ou de combat pendant son temps de présence » ou encore « avoir été évacué pour une blessure reçue ou une maladie contractée pendant le service dans une unité reconnue comme combattante ».

Mais, visiblement, ce dispositif n’est pas du goût de tous, certains y voyant une possible piste d’économies. L’an passé, les crédits destinés à la retraite du combattant ont atteint 741 millions d’euros, soit 3,7 millions d’euros de plus qu’en 2016, sa revalorisation ayant plus importante que la baisse du nombre de bénéficiaires.

Lors d’une réunion de la commission de la Défense relative à l’exécution des crédits de la mission « Anciens combattants, mémoire et lien avec la Nation », le député Philippe Michel-Kleisbauer a invité ses collègues à la vigilance sur ce point.

« Il apparaît que Bercy et la Cour des comptes remettent en cause les justifications historiques de la retraite du combattant, devenues obsolètes selon eux, au prétexte que les armées sont composées de professionnels, qui y acquièrent des droits à retraite, que la carte du combattant, dont l’obtention permet de bénéficier de la retraite du combattant, est attribuée dès 120 jours d’OPEX, sans qu’il soit nécessaire d’avoir participé à des combats, ou encore que les blessures psychiques sont prises en compte par les pensions militaires d’invalidité. En d’autres termes, l’on nous explique que d’autres dispositifs existent… », a en effet affirmé M. Michel-Kleisbauer.

Et ce qu’a dit le député figure noir sur blanc dans la note d’exécution budgétaire (NEB) [.pdf] de la Cour des comptes relative à l’exécution des crédits de la mission « Anciens combattants, mémoire et lien avec la Nation », publiée en mai dernier. Et la retraite du combattant n’est pas la seule concernée : la retraite mutualiste du combattant, qui est un autre dispositif mis en place au lendemain de la Première Guerre Mondiale, est aussi dans le collimateur.

« La Cour relève que les documents budgétaires ne permettent pas d’apprécier complètement la justification de fond de certaines des politiques mises en œuvre au profit des anciens combattants. Il s’agit plus particulièrement de la retraite du combattant, des rentes mutualistes et des dépenses fiscales associées », lit-on dans ce document.

Citant la direction du Budget [DB] de Bercy, cette note rappelle que « ces dispositifs ont été créés, dans les années qui ont suivies la fin de la Première Guerre mondiale et dans un contexte où les pensions n’étaient pas généralisées, pour indemniser ‘la fatigue’, ‘l’usure’, ‘la vieillesse prématurée et les blessures invisibles (psychiques, psychologiques)' » avant d’estimer que, « aujourd’hui, ces justifications historiques sont devenues obsolètes. »

Car, explique la note de la Cour des comptes, en se référant encore à la direction du Budget, les « armées sont composées de professionnels, qui y acquièrent des droits à retraite », que la « carte du combattant est attribuée dès 120 jours d’OPEX, sans qu’il soit nécessaire d’avoir participé à des combats » et que les « blessures psychiques sont prises en compte par les PMI » [pensions militaires d’invalidité].

Par ailleurs, toujours dans cette note, la Cour des comptes recommande d’examiner « les conditions de transfert des crédits des ‘pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre’, acquises à titre militaire, du programme 169 vers le programme 212 de la mission ‘Défense’, sur lequel sont déjà imputées les dépenses d’accidents du travail et de maladies professionnelles du personnel civil du ministère ».

Pour rappel, le programme 169 a pour intitulé « Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant ». Et ce que recommande les magistrats de la rue Cambon viendrait à assimiler une blessure reçue au combat à un « accident du travail »…

Quoi qu’il en soit, le député Michel-Kleisbauer a bien souligné que cette remise en question de la retraite du combattant « n’est pas un projet concret » à l’heure actuel mais relève de « quelques commentaires. » « Ne nous nous scandalisons pas encore. Il ressort de ces documents budgétaires l’existence d’une certaine redondance, les justifications de la retraite du combattant étant jugées, je l’ai dit ‘obsolètes' », a-t-il ajouté.

Toutefois, « il nous faut monter la garde sur cette question de manière à ce que les parlementaires conservent la responsabilité de la décision politique. Si nous pouvons comprendre que l’administration cherche à rationaliser des dispositifs existants, nous nous devons de préserver la retraite du combattant », a affirmé le député du Var.

Et même s’il n’est absolument pas question pour la ministre des Armées, Florence Parly, et la secrétaire d’État, Geneviève Darrieussecq, de remettre en cause la retraite du combattant, M. Michel-Kleisbauer estime qu’il faut néanmoins rester « vigilant face à cette idée qui s’insère sournoisement dans certains documents administratifs. »

Source : Zone Militaire

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Ndlr : 14 juillet 2018 - En ce jour de Fête Nationale, un bon défilé et un bon feu d'artifice à tous ;-)

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samedi 5 mai 2018

Profanation : Le monument aux Morts de l'Ecole Normale Supérieure tagué par les étudiants !

Normale Sup : Tags et graffitis sur le monument des Normaliens morts à la guerre...

La prestigieuse école du quartier latin à Paris est occupée depuis mercredi soir par des étudiants.

Plusieurs personnalités politiques ont dénoncé, ce jeudi 3 mai 2018, la dégradation du monument aux morts de l'École normale supérieure (ENS) de Paris. L'établissement, l'un des plus prestigieux et des plus sélectifs de l'enseignement supérieur français, est fermé jeudi après une nuit d'occupation par des opposants aux nouvelles modalités d'accès à la fac, facteurs selon eux de sélection.

 "À nos morts tués par votre police", proclame un des tags écrits en travers de la liste des Normaliens morts à la guerre. Selon des étudiants qui étaient dans l'École avant que les entrées ne soient bloquées et ont pris des photos, des couloirs ont également été tagués et des portes forcées. "Les graffitis sur le monument aux morts n'ont pas fait l'unanimité", a déclaré l'un d'eux, sans souhaiter donner son nom.

Source: Le HuffPost avec AFP

NB: Une école normale supérieure ou ENS est en France un établissement d'éducation supérieure public assurant la formation de chercheurs et d'enseignants dans les disciplines littéraires, scientifiques et technologiques. Appartenant aux grandes écoles les plus sélectives, et étant considérées comme les plus sélectives d'entre elles, les ENS françaises sont placées sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

En l'espèce, il s’agit de l’École normale supérieure, située rue d'Ulm à Paris, la plus ancienne des ENS dans le monde, qui existe sous sa forme actuelle depuis 1826 et remonte à l’École normale de l’an III de 1794-1795. L'adjectif « supérieure » a été ajouté au nom de l'École normale en 1845 pour éviter la confusion avec les écoles normales primaires destinées à la formation des instituteurs.

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samedi 7 avril 2018

Etats-Unis : Donald Trump, les forces américaines défileront le 11 novembre à Washington...

« Un des plus beaux défilés que j’ai jamais vus.... quels grands guerriers il y a en France »

Lors de sa visite en France, le 14Juillet 2017, le président américain, Donald Trump, avait été impressionné par le défilé militaire sur les Champs-Élysées.

« Je dois dire que c’était un des plus beaux défilés que j’ai jamais vus. C’était deux heures de puissance militaire. […] Les gens ne savent pas quels grands guerriers il y a en France », avait même affirmé le locataire de la Maison Blanche, qui, en conséquence, a demandé au Pentagone d’en faire de même à Washington, pour le Jour de l’Indépendance [le 4 juillet, ndlr].

« Le président Trump est complètement solidaire des militaires qui risquent leur vie chaque jour pour garantir la sécurité de notre pays. Il a demandé au département de la Défense d’étudier la création d’une cérémonie au cours de laquelle tous les Américains pourront exprimer leur reconnaissance », a ainsi annoncé, en février, une porte-parole de la Maison Blanche.

Et cela n’a pas manqué de susciter des commentaires acides, voire parfois virulent, comme ceux de cet élu du Massachussets, Jim McGovern, pour qui le président Trump, avec cette initiative, se conduit « plus comme un dictateur que comme un président » parce que, selon lui, seules les armées des pays autoritaires se livrent à un tel exercice (pourtant, la France, l’Espagne, la Grèce et la Belgique ne sont pas classés comme tels…).

Quoi qu’il en soit, et malgré les critiques, un défilé militaire aura bien lieu à Washington, précisément entre la Maison Blanche et le Capitole. Mais pas à l’occasion du Jour de l’Indépendance, comme le voulait initialement M. Trump.

En effet, a annoncé le Pentagone, dans un mémo diffusé le 10 mars 2018, ce défilé sera organisé le 11 novembre prochain, à l’occasion du Veterans Day. Il « se concentrera sur les contributions de nos anciens combattants à travers l’histoire de l’armée américaine, depuis la guerre d’indépendance et la guerre de 1812 jusqu’aujourd’hui, en mettant l’accent sur le prix de la liberté », a-t-il précisé. Aussi, il intégrera des représentants d’associations d’anciens combattants.

Quant au contenu de ce défilé, il ne sera pas question d’y faire participer les blindés lourds, afin d’éviter « d’endommager les infrastructures ». En revanche, « d’importants moyens aériens », dont d’anciens avions, seront de la partie. Des vétérans défileront « en formations et en uniformes d’époque », précise le document.

Enfin, ce défilé se déroulera en mesure, avec le Old Guard Fife and Drum, c’est à dire la fanfare de l’US Army, dont les membres portent l’uniforme de la guerre d’Indépendance.

Cela étant, reste à voir si le président Trump sera présent pour assister à ce défilé étant donné que son homologue français, Emmanuel Macron, a indiqué qu’il inviterait à Paris, pour commémorer le centenaire de l’armistice du 11-Novembre, « près de 80 chefs d’Etat et de gouvernement des pays belligérants. » Sans doute que le vice-président américain, Mike Pence, représentera le chef de la Maison Blanche.

Source : Zone Militaire

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dimanche 13 mars 2016

Ministère de la Défense : Le Balargone sera protégé par un char Renault FT-17 !

Pour « militariser » un peu le nouveau ministère de la Défense à Balard (Paris 15e), un char Renault FT-17 devrait bientôt y être installé de manière visible, même si le lieu précis n’a pas été encore fixé.

Ce char léger datant de la Première guerre mondiale a été engagé pour la première fois en mars 1918. Il fut l’un des grands succès de l’industrie militaire française de l’époque. Produit à plusieurs milliers d’exemplaires, il a été acquis par de nombreux pays et produit sous licence aux Etats-Unis. Son emploi se poursuivit, au moins, jusqu’à la Seconde guerre mondiale

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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mardi 11 novembre 2014

Grand mémorial - 11 novembre 2014 : François Hollande inaugure l'Anneau de la Mémoire

Anneau de la Mémoire, réunir des soldats de toutes origines en "fraternité posthume"...

François Hollande a ouvert mardi à l'Élysée les commémorations de l'armistice de la Première Guerre mondiale par le lancement officiel du "Grand mémorial", un site internet qui permet aux descendants des Poilus de retracer le parcours miliaire de chacun d'entre eux. D'ici à la fin du cycle de ce centenaire, en 2018, l'ensemble des 8,5 millions de fiches des soldats de la Grande Guerre auront été numérisées et mises à disposition des familles et des chercheurs. Dès cette année, le site donnera accès aux "registres matricules" d'une vingtaine de départements.

Le 11 Novembre, "la République se souvient de toutes les victimes de ce conflit effroyable", a souligné le chef de l'Etat sous les ors de la salle des fêtes de le l'Élysée. À travers les "registres matricules" qui répertoriaient scrupuleusement des éléments comme la couleur des yeux, le métier ou le niveau d'instruction de chaque recrue, le site permet de cerner la personnalité et le parcours personnel et militaire de chaque combattant. Ce site collaboratif permettra aussi aux internautes de compléter la fiche de leurs aïeux par une photographie, une correspondance ou un souvenir numérisés et de constituer des "communautés de descendants".

Le chef de l'État lui-même, s'est souvenu du couteau confectionné par l'un de ses grands-pères dans une baïonnette, "poli et poli encore", soigneusement conservé comme un témoignage "douceur" dans "une période aussi rude, aussi dure".

Des "carnets de poilus"

François Hollande a par ailleurs remis les trois premiers prix nationaux du concours des Petits artistes de la Mémoire du Centenaire, un concours scolaire ouvert aux classes de CM1 et CM2. Les élèves ont élaboré des "carnets de poilus" originaires de leur commune à partir des traces et des témoignages laissés sur le monument aux morts ou dans les archives familiales, municipales ou départementales. Quelque 540 classes ont participé au concours remporté cette année par l'école Saint-Genès de Bordeaux.

Le président de la République devait déposer ensuite une gerbe au pied de la statue de Georges Clemenceau, le "père" de la victoire, au rond-point des Champs-Elysées, avant la traditionnelle cérémonie de ravivage de la flamme sur la tombe du soldat inconnu.

Dans l'après-midi, il devait se rendre sur le site de Notre-Dame-de-Lorette, à Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais), pour inaugurer l'Anneau de la Mémoire, un mémorial sur lequel sont gravés les noms de 580 000 soldats tombés en 1914-18, sans distinction de nationalité, dans l'ordre alphabétique.

Un mémorial novateur

Depuis 2011, le 11 novembre est la journée d'hommage à tous les morts pour la France, et le chef de l'État saluera la mémoire des sept soldats français tués en opération au cours des 12 derniers mois. Trois d'entre eux sont morts en Centrafrique, dont deux le 9 décembre aux premières heures de l'opération Sangaris. Quatre autres ont été tués au Sahel, dont le dernier le 29 octobre dans le nord du Mali.

Émotion également l'après-midi, sur les lieux mêmes des offensives parmi les plus meurtrières de la Grande Guerre, sur le front du Nord-Pas-de-Calais. À 15 h 30, François Hollande inaugurera un mémorial novateur constitué de 500 plaques d'acier portant les noms de 579 606 soldats tombés dans la région, sans distinction de nationalité ou de religion.

Combattants d'une quarantaine de pays

Un "anneau", symbole d'unité, censé réunir des soldats de toutes origines dans une "fraternité posthume". Les Britanniques sont les plus nombreux, avec 241 214 noms de combattants inhumés pour la plupart dans quelque 800 cimetières militaires de la région. Devant les Allemands (173 876) et les Français (106 012). Au total, le monument égrène dans l'ordre alphabétique les noms de combattants d'une quarantaine de pays, dont ceux issus des anciennes puissances coloniales.

L'inauguration du monument entend, selon François Hollande, être "à la fois un geste profondément humain et un message d'espoir éminemment actuel à tous ceux qui luttent aujourd'hui pour que la paix et le droit triomphent partout dans le monde". Un message qui devrait être au coeur du discours que le chef de l'État prononcera à partir de 16 heures, lors d'une cérémonie internationale dans la nécropole voisine de Notre-Dame-de-Lorette, qui rassemble les restes de 43 000 combattants.

Après une cérémonie prestigieuse en présence des représentants de 80 pays le 14 juillet, des commémorations plus discrètes ont marqué début septembre l'anniversaire de la bataille de la Marne, en l'absence du chef de l'État en visite en Irak. Les pays invités ce 11 novembre seront cette fois représentés au niveau ministériel, sans éclat particulier.

Un geste solennel

L'Élysée souligne le caractère "populaire" de ces commémorations, avec le souci toujours présent de transmettre la mémoire du conflit aux jeunes générations. D'autres cérémonies marqueront le centenaire de la Grande Guerre dans les trois ans qui viennent, mais aucune date n'est arrêtée, pour éviter l'effet de lassitude au moment où le président est plus que jamais attendu sur le front du chômage.

En prélude au 11 Novembre, un espace consacré aux fusillés de 1914-1918 a été ouvert jeudi au musée de l'Armée à Paris. En novembre 2013, François Hollande avait demandé qu'une place leur soit réservée, un geste solennel plutôt qu'une franche réhabilitation des 639 soldats condamnés pour "désobéissance" durant le conflit.

Source : LePoint.fr / AFP


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dimanche 28 septembre 2014

Infos FNCV : Le ravivage de la Flamme, sous l'arc de Triomphe

Nous vous informons que le Ravivage de la Flamme sous l’arc de Triomphe à Paris aura lieu, cette année, le mercredi 22 octobre 2014.

Le rendez-vous est fixé à 17 H 30, dernier délai, au musoir Friedland - Champs Elysées pour le rassemblement des participants et des drapeaux, avant la traversée de la place, derrière la musique des Gardiens de la Paix, et la cérémonie traditionnelle de ravivage sur la dalle sacrée.

Nous espérons un maximum de participants afin de montrer, une fois de plus, que notre Fédération est vivante et active.

Le Secrétaire Général de la FNCV , André ARMENGAU


Un peu d'Histoire...

L'Arc de Triomphe, situé place de l'Etoile devenue place Charles de Gaulle, à Paris, fait partie des monuments nationaux. C'est un haut lieu symbolique depuis que la dépouille du Soldat Inconnu y a été inhumée le 28 janvier 1921.

Sous l'arche, se trouve aussi la tombe du Soldat inconnu de la Première Guerre mondiale. C'est André Maginot, combattant volontaire des corps francs, devenu ensuite ministre de la Guerre, qui est à l'origine du projet d’y installer une "flamme du souvenir". Celle-ci fut allumée pour la première fois le 14 novembre 1923.

Cette flamme éternelle est destinée à commémorer le souvenir des soldats morts au combat. Elle ne s’éteint jamais. Elle est ravivée par des associations d'anciens combattants ou de victimes de guerre.

Ce geste de ravivage à haute signification patriotique a été accompli chaque soir depuis le 14 novembre 1923. Il en est allé de même le 14 juin 1940, jour où l'armée allemande est entrée dans Paris et a défilé sur les Champs Elysées, après avoir contourné l'Arc de Triomphe de la place de l'Étoile, sans passer sous celui-ci, par respect de la Flamme et du Soldat Inconnu qui y repose.

Source : PC FNCV


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mardi 12 août 2014

1914-1918 Exposition "Merci" à Paris : Colère et indignation des Gueules Cassées !

Première Guerre Mondiale : 100 photos pour dire Merci...

Le 1er août 2014, le jour et à l’heure précis où sonnait, 100 ans plus tôt, le tocsin annonçant  la mobilisation générale, le Ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le Secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, Kader Arif, procédaient à l’inauguration d’une exposition créée et mise en scène par Jean-Claude Narcy.

L’exposition présente 100 photos, de la taille de grands panneaux publicitaires, de part et d’autre d’une allée piétonnière qui va du Rond-Point des Champs Elysées à la station de métro Champs-Elysées-Clémenceau. Une mention modestement signée Jean-Claude Narcy commente brièvement chaque photo.

Les principaux mécènes ayant contribué financièrement à la réalisation de cette exposition étaient invités à cette inauguration à laquelle j’ai donc participé au titre de l’Union des Blessés de la Face et de la Tête, (UBFT) et de la Fondation des Gueules Cassées.

Le carton d’invitation précisait notamment : «  Cette exposition à travers 100 photos de femmes et d’hommes dans la Grande Guerre donne à réfléchir au prix de la Paix ».

Quelle ne fut pas ma surprise, puis mon indignation, vite mêlées de honte, de lire sur le premier panneau par lequel je commençais ma visite, en attendant l’arrivée des autorités, les trois premières lignes introductives suivantes :

« 100 photos pour dire Merci à 10 millions d’êtres humains qui ont fait don de leurs vies  lors de la plus grande boucherie de l’histoire ».

Pensant aux Gueules Cassées de 1914-1918 que je venais en quelque sorte représenter à cette sorte de pèlerinage en images, « réfléchir au prix de la Paix », c’était pour moi rendre hommage à leur courage, à leur dévouement, à leur sens du devoir et du sacrifice, à la priorité qu’ils avaient accepté de donner à l’intérêt national sur leur destin personnel.

« Réfléchir au prix de la Paix », c’était se souvenir de cet élan d’unité nationale, de l’engagement de toute la Nation pour faire triompher ses valeurs multiséculaires, pour faire primer la Force sur la Violence, le Droit et la Liberté sur l’asservissement.

« Réfléchir au prix de la Paix » c’était pour moi chercher tous les moyens de développer dans notre Jeunesse ces mêmes valeurs de générosité, d’héroïsme, de désintéressement, et d’engagement.

Je pouvais alors souscrire à ce qu’écrit Kader Arif dans une fiche « Dossier du Centenaire » largement diffusée à l’ occasion de l’inauguration de cette exposition : « Aujourd’hui, c’est au nom de ce 1er août 1914 que nous avons le droit d’avoir de grandes ambitions pour la France et que nous avons le devoir de préserver l’héritage de paix pour lequel « ceux de 14 », nos aînés, sont tombés. »

Et voilà que l’introduction à cette exposition proposée aux visiteurs de tous âges, de tous milieux et de toutes origines, si nombreux à cette époque de l’année sur « la plus belle avenue du monde », celle qui a vu défiler nos soldats victorieux de 1918 puis de 1945, ne retenait de cette guerre que LA BOUCHERIE ! Nos soldats n’étaient pas morts pour la Patrie, dans l’Honneur, sur les Champs de Bataille, mais ils avaient été sacrifiés sur un étal de boucherie !!!

Certes Jean-Claude Narcy, qui a personnellement signé les légendes qui accompagnent les 100 photos n’est pas Charles Péguy !!!

Mais on pouvait s’attendre à plus hauteur de vues, et à une pédagogie un peu plus distanciée de vieux slogans pacifistes du type « Plutôt rouge que mort » !

S’ajoutant à ma honte et à mon indignation, une dernière désillusion m’attendait. A la fin du parcours des autorités, à hauteur du panneau incriminé, j’ai appelé l’attention personnelle du Ministre Jean-Yves Le Drian sur le caractère pour le moins choquant de ce terme de Boucherie introduisant les visiteurs aux émouvantes photos de ce terrible et sanglant conflit. Il m’a semblé m’écouter pendant que Jean-Claude Narcy contestait évidemment mon intervention. Mais au moment du discours qu’il a prononcé au Pavillon Elysées-Le Nôtre où la visite de l’exposition se clôturait par les habituels échanges d’auto-félicitations, le Ministre de la Défense, se contentant de vanter les éminents mérites de cette exposition et de son créateur, n’a pas su relever pour le dénoncer ce terme de Boucherie pour redonner tout leur douloureux mais noble sens aux sacrifices héroïques de nos Anciens.

Quel beau gâchis que cette occasion manquée de magnifier auprès de nos concitoyens de tous âges, en cette période de crise et de recherche de sens, l’exemple de courage, d’engagement, de sacrifice, de solidarité, de fraternité d’armes, de sens de la collectivité, et de tant d’autres vertus aujourd’hui trop rarement pratiquées, que nos anciens nous ont léguées, et parmi eux les fameux « Gueules Cassées ».

Il n’est évidemment pas question d’occulter le caractère dramatiquement sanglant, et proprement inhumain de cette atroce Guerre dont Lyautey s’écriait dès sa déclaration « ils sont complètement fous ! Une guerre entre Européens, c’est une guerre civile. C’est la plus monumentale ânerie que le monde ait jamais faite ! »

Mais quel scandale, voire quelle indécence, de réduire les acteurs de cette Première Guerre Mondiale, si souvent admirablement héroïques, à des victimes du couteau d’un boucher…

Et quel regret que la subvention allouée par les « Gueules Cassées » à la Mission du Centenaire ait, même à la marge, contribué à la réalisation des trois premières lignes de ce premier panneau où il eut été largement préférable, malgré les convictions de Jean-Claude Narcy, de reproduire ces vers célèbres de Charles Péguy, Mort pour la France au Champ d’Honneur, tué d’une balle au front le 5 septembre 1914 au cours de combats de la bataille de l’Ourcq, alors qu’il exhortait ses soldats à ne pas céder un pouce de terre française à l’ennemi :

« Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle…
Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés ! »

Source : Général d’armée (2s) Bertrand de Lapresle / www.gueules-cassees.asso.fr


NDLR FNCV :
Le général d’armée (2s) Bertrand de Lapresle, est ancien gouverneur des Invalides, vice-président de l’Union des blessés de la face et de la tête (Les Gueules cassées). Grand Officier de la Légion d’honneur, il est aussi le parrain de l’association La Voix des blessés médullaires, blessés en service et le vice-président de la Fondation nationale Maréchal Lyautey.

Lire : Exposition photographique « Merci » sur les Champs-Elysées, par le général d’armée (2s) Bertrand de Lapresle
 
La Fédération nationale des combattants volontaires (FNCV), héritière depuis 1919 de ceux qui, alors qu'ils n'étaient astreints à aucune obligation, ont mis leur vie  à la disposition de la Nation pour la défense de notre Pays, partage totalement cette incompréhension et cette indignation.


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dimanche 22 juin 2014

14 juillet 2014 : Des militaires algériens seront sur les Champs Elysées...

Trois militaires algériens seront sur les Champs Elysées le 14 juillet 2014

Quand l’armée d’un pays avec lequel on a été en conflit est invitée à défiler sur les Champs Elysées le 14 juillet, cela provoque immanquablement des réactions négatives parmi les anciens combattants et les victimes de guerre.

L’on se souvient ainsi de l’émotion de l’ex-président de la République Valéry Giscard d’Estaing, pourtant très européen, à l’idée de voir des troupes allemandes descendre la «plus belle avenue du monde» le 14 juillet 1994, année du cinquantenaire de la Libération de la France.

Certains n’hésitent pas à jouer avec ces sentiments. Ainsi, depuis plusieurs années maintenant, à mesure que la date de la fête nationale approche, une rumeur selon laquelle l’armée algérienne serait invitée à défiler sur les Champs Elysées circule. À chaque fois, les réseaux sociaux s’enflamment… pour rien. Et pour cause : les allégations alors avancées n’étaient pas fondées.

Mais cette fois, c’est une petite phrase prononcée par le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, Kader Arif, lors d’un déplacement à Alger, le 23 février dernier, qui a relancé la rumeur. « Faire vivre et rappeler cette mémoire pour passer à une nouvelle étape des relations franco-algériennes, c’est précisément ce à quoi nous invite 2014. Cette année nous offre une occasion unique d’accueillir sur notre sol nos partenaires étrangers, amis et alliés d’hier, afin de leur dire la reconnaissance et la gratitude de la France », a-t-il dit.

Il n’en fallait pas plus pour déchaîner les passions et rouvrir des blessures mal cicatrisées chez les associations de Pieds Noirs et ceux ayant combattu en Algérie, pays avec lequel la France a des accords de défense. Et cela d’autant plus que la très officielle brochure diffusée par la Mission du Centenaire 1914-1918 indique que « les forces armées de soixante-douze pays belligérants de la Première Guerre mondiale sont associées au défilé militaire du 14 juillet 2014 dédié au centenaire de la Grande Guerre. Des jeunes venant des pays invités par la France seront également associés au défilé ».

Aussi, une association, le Comité « Véritas » a donc écrit à M. Arif pour lui dire qu’il « serait mal venu et mal ressenti par la communauté rapatriée que cette nouvelle s’avère exacte car elle irait à contresens de l’Histoire : en effet, les soldats d’Algérie qui, depuis 1845, ont fait la gloire de l’Armée d’Afrique dans toutes les guerres, étaient tous des nationaux français, et non des indigènes comme on voudrait nous le faire accroire ». Et de rappeler, à ce sujet, que « le Senatus Consulte du 14 juillet 1845 (sic! c’est celui du 14 juillet 1865) indiquait que ‘l’indigène musulman est français’ ». En clair, l’Algérie ne pouvait pas être une puissance belligérante en 1914 et en 1940 puisqu’elle était française.

Là-dessus, le Front national s’est emparé du sujet. Trois de ses élus, à savoir Louis Alliot, député européen, l’avocat Gilbert Collard, député apparenté FN et Mohammed Bellebou, conseiller municipal de Perpignan et président de l’association « France Harkis », ont lancé le collectif  « Non au défilé des troupes algériennes le 14 juillet 2014″ devant rassembler, du moins l’espèrent-ils, « des organisations patriotiques, d’anciens combattants, de harkis et de rapatriés afin d’organiser la contestation face à cette infamie ».

Car selon eux, « cette présence militaire (ndlr, algérienne) honteuse sur le sol français est une provocation indigne et le signe d’un très grand mépris pour tous les morts, disparus ou suppliciés victimes de cette armée » et elle « un problème politique et un problème moral grave ».

En fait, il ne s’agit pas de faire défiler sur les Champs Elysées des troupes algériennes. Seulement, mais c’est quand même une première depuis 1962, trois militaires algériens représenteront leur pays aux cérémonies du 14 juillet et prendront part à une animation sur la place de la Concorde.

Mais même s’il n’est donc pas question de défilé, cette participation symbolique n’est pas acceptable pour certains. Comme pour Hervé Caesta, le président du collectif « non au 19 mars 1962. « Trois militaires c’est déjà trop, car il y aura leur drapeau. (…). « Ces gens présents au défilé sont des ennemis de la France », a-t-il dénoncé.

En revanche, des représentants d’associations de Harkis voient cette participation d’un bon oeil. « C’est une grande fierté que les Algériens défilent le 14 juillet, pour la France et pour les harkis », a ainsi affirmé Mohamed Otsmani,  délégué de la liaison nationale des harkis pour la région PACA, dont les propos ont été rapportés par l’AFP. Précisons encore qu’il n’est pas question d’un quelconque défilé… « Je ne suis pas d’accord avec ce qu’il (M.Collard) fait, on est dans un souci d’apaisement entre la France et l’Algérie », a-t-il aussi ajouté.

Au ministère de la Défense, l’on se « réjouit » de la présence de ces 3 militaires algériens lors du prochain 14 juillet. « C’est une preuve que nous sommes rentrés dans une phase pacifiée avec l’Algérie », a-t-on fait valoir dans l’entourage de Jean-Yves Le Drian. C’est lors d’un déplacement à Alger, le 20 mai, que ce dernier a obtenu la confirmation des autorités algériennes de « leur volonté historique d’y participer ».

En février, Kader Arif, fils de harki, rappelait, lors de son discours à Alger, que « l’engagement de l’Algérie dans les deux guerres mondiales est le fruit d’une longue histoire commune entre nos deux pays et d’une fraternité entre nos peuples qui s’est exprimée, scellée et renforcée sur les champs de bataille français ».

Et son entourage insiste sur ce point alors que la polémique prend de l’ampleur. « 173.000 combattants qui habitaient l’Algérie sans distinction de confession sont venus combattre (pendant la guerre 14-18), 23.000 ont été tués (…) la France reconnaît le sacrifice de leurs pères et de leurs grands-pères », a-t-il expliqué, en soulignant qu’il « ne faut pas mélanger les conflits, il ne s’agit pas de la guerre d’Algérie ».

Source : Zone Militaire

Avertissement :  Si la liberté d’expression est un droit, elle ne doit pas être le prétexte à un « défouloir » sur un sujet susceptible de déchaîner les passions. Aussi, retenue et distance sont attendus dans vos commentaires. La raison d’être d’un espace de discussions est d’échanger avec les autres en respectant leurs points de vue.

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mardi 1 avril 2014

Ukraine : La France propose d'envoyer des avions de chasse dans les pays baltes

Poutine sera privé de dessert à l'Elysée pour le 14 juillet* !!!

Un Awacs français est déjà engagé en Pologne et Roumanie. En visite  dans les Pays baltes et en Pologne afin de contribuer à leur "réassurance militaire" face à la crise ukrainienne, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian devait annoncer trois choses.

1) La "disponibilité de la France, si l'Otan le demande" d'envoyer quatre avions de chasse pour la mission Air Baltic de police de ciel. Même si l'annonce prend aujourd'hui un sens politique fort, il s'agit d'une mission de routine. L'armée de l'Air française a déjà pris à quatre reprises (2007, 2010, 2011, 2013) son tour de garde à partir de la base de Siauilai (Lituanie) afin d'assurer la "permanence opérationnelle" pour le compte des trois Etats baltes, dans le cadre de l'Otan. Le dernier détachement français est rentré début septembre 2013.

2) Un Awacs français réalise des missions de surveillance de l'espace aérien au dessus de la Pologne et de la Roumanie.

3) Un soutien en matière de cyberdéfense sera apporté en Estonie, où se trouve le "centre d'excellence" de l'Otan pour la cyberdéfense.

Militairement, ces trois mesures ne mangent pas de pain et s'inscrivent dans la logique de "désescalade" des autorités françaises. Sur BFMTV, Jean-Yves Le Drian a, très habilement, botté en touche quant au contrat de vente des deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie. "Ce sont des bateaux qui ne sont pas armés, qui seront des bateaux militaires quand ils arriveront en Russie », a-t-il, expliqué, un peu jésuite.  Mais surtout, « la livraison du premier bâtiment ayant lieu au mois d'octobre, la question de la suspension se posera au mois d'octobre »...

Par ailleurs, l'invitation de la Russie, et donc de son président (Vladimir Poutine), pour les cérémonies du 6 juin (seconde guerre mondiale) puis du 14 juillet (première guerre mondiale) est toujours d'actualité.  

Source : Secret Défense

* C'est la mesure phare de rétorsion, annoncée par la France, en réponse à l’Anschluss de la Russie sur la Crimée...


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lundi 10 février 2014

Kosovo : Dernière mission opérationnelle française dans les Balkans pour la KFOR

Une longue page d'histoire de l'armée française se tourne...

Jeudi 6 février 2014, l'escadron d'éclairage et d'investigation (EEI) du 12ème régiment de cuirassiers a mené la dernière mission opérationnelle française dans le cadre de la KFOR, la force de l'Otan au Kosovo. Les derniers éléments français encore présents (320 personnels) au Kosovo quitteront progressivement le camp de Novo Selo dans les prochaines semaines. 

Cette dernière mission opérationnelle est un double point final - celui de la présence française au Kosovo, et plus généralement dans les Balkans.

Après une campagne aérienne, l'armée française est entrée au Kosovo en juin 1999 - et elle y sera restée quinze ans. Les effectifs ont compté jusqu'à 6000 hommes, dans la région difficile du nord (Mitrovica). Mais, en 1999, l'armée française ne découvrait pas les Balkans : depuis 1992, elle était engagée en Bosnie, d'abord au sein des Casques Bleus de la Forpronu puis de l'Otan (Ifor, Sfor). Elle est également intervenue en Albanie, à partir de 1997, puis en Macédoine. Au cours des 22 dernières années, plusieurs dizaines de militaires français sont morts dans les Balkans et des centaines d'autres en sont revenus blessés.

Dans les Balkans, l'armée française avait renoué avec le théâtre de ses campagnes bien oubliées de la Première guerre mondiale

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense


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mercredi 13 novembre 2013

11 Novembre 2013 : A tous les Morts pour la France

Hommage à tous les Morts pour la France

Commémoration de la Victoire et de la Paix,
Hommage à tous les Morts pour la France
11 Novembre 2013

Le 11 novembre 1918, à 11 heures, les clairons sonnaient le cessez-le-feu tout au long de la ligne de front, mettant fin à une guerre que les Français dénommèrent aussitôt la « Grande Guerre ».
Malgré les années écoulées et les nombreux traumatismes qui ont marqué, depuis, l'ensemble du XXe siècle, la Grande Guerre occupe toujours une place bien particulière dans notre mémoire collective.
Car ces quatre années auront amené des bouleversements comme rarement dans notre histoire.

Un tournant marqué par la mort de millions d'hommes sur les champs de bataille. Un tournant aussi dans une multitude de domaines : les relations internationales, l'économie, la vie politique et sociale, les arts même.

Tous les combattants de ce conflit, dont l'année prochaine marquera le début du centenaire, sont désormais disparus. La Grande Guerre est passée de la mémoire à l'Histoire. Ce centenaire sera l'occasion d'un hommage international à tous ces combattants tombés pour leur pays. Il permettra également de rassembler les belligérants d'hier, amis aujourd'hui et réunis pour porter un message de paix. La transmission à la jeunesse sera ainsi placée au centre des commémorations.


Dès la fin de la Grande Guerre, la date du 11 novembre s'imposa comme le symbole d'une France qui surmonte l'épreuve. Le 11 novembre 1923, André Maginot pour la première fois raviva la flamme sous l'arc de triomphe, instituant une tradition qui perdure encore aujourd'hui et dont nous célébrons cette année le 90ème anniversaire. Dans les heures sombres de notre histoire, cette date devint aussi un moment de ralliement. Le 11 novembre 1940, des lycéens et étudiants parisiens se réunirent place de l'Etoile, bravant les forces d'occupation.


Trois ans plus tard, le défilé d'Oyonnax, dans l'Ain, constitua un nouveau geste de défi face à l'oppresseur. Des résistants, en rangs serrés, déposèrent devant le monument aux morts de la ville une gerbe portant ces mots : "Les vainqueurs de demain à ceux de 14-18". A ces hommes, et à travers eux à tous les Résistants de France, le Président de la République rend hommage, à Oyonnax, ce 11 novembre.


Aux hommes et aux femmes morts pour la France, à tous leurs compagnons d'armes, à celles et ceux qui continuent de porter leur mémoire, la France exprime sa reconnaissance et sa solidarité.

Message de Kader ARIF
Ministre délégué auprès du ministre de la Défense,
chargé des anciens combattants


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jeudi 7 novembre 2013

Discours officiels du 11 novembre !

= Communiqué FNCV =

Ne peuvent s'inviter officiellement à la tribune que ceux... qui y ont été invités ;-)

Le ministre délégué chargé des anciens combattants précise que seuls les messages, délivrés par lui, destinés à être lus le 11 Novembre et à d’autres journées nationales, revêtent un caractère officiel.

Il peut arriver que, dans certaines communes, un (ou des) président(s) d’association(s) prenne(nt) également la parole avant le représentant de l’Etat.

Il s’agit, dans ce cas, d’un message associatif dont les termes sont rédigés sous la responsabilité de leurs auteurs et dont la lecture ne peut se faire qu’après l’accord de l’organisateur de la cérémonie, maire ou préfet.

Source : Facebook FNCV

Ndlr : Pour apaiser les esprit nous vous proposons... Nathalie ;-)


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