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Tag - Gendarmerie Nationale

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mardi 4 février 2020

Harpie : L'armée a frappé à nouveau les orpailleurs clandestins en Guyane

La lutte contre l’orpaillage clandestin en Guyane n’autorise aucun relâchement étant donné que ceux qui se livrent à cette activité – les garimpeiros, venus du Brésil voisin, font preuve de résilience et d’une capacité d’adaptation étonnante.

Ainsi, en janvier 2019, les actions menées dans le cadre de l’opération Harpie par les Forces armées en Guyane [FAG] et la Gendarmerie nationale, avaient permis de détruire 765 sites illégaux d’orpaillage, 4.449 abris en bois [carbets], 215 puits et 51 galeries. Les saisies de matériels et de mercure [qui servant à amalgamer l’or, pollue les cours d’eau] furent importantes. Et les avoirs criminels saisis s’élevèrent à plus de 26 millions d’euros.

Pour autant, cela n’a nullement découragé les garimpeiros à en croire les derniers chiffres publiés par les responsables du Parc amazonien de Guyane. En effet, les derniers relevés, effectués par hélicoptère durant quatre jours, ont fait état de l’existence de 145 sites illégaux d’orpaillage dans la seule zone sud.

« On est dans les trois pires comptages depuis que l’on suit cette situation, c’est vraiment très préoccupant », a commenté Arnaud Anselin, le directeur adjoint du Parc amazonien de Guyane, auprès de l’AFP, en octobre 2019.

Cette situation a été récemment été dénoncée par le député Gabriel Serville, élu de la première circonscription de Guyane. Dans un courrier adressé au président Macron, il a déploré le manque de moyens affectés à la lutte contre l’orpaillage illégal qui « entraîne déforestation massive, pollutions terrestres, déversement dans nos eaux de mercure et de cyanure, qui tuent ou provoquent suicides et maladies neurodégénératives chez nos compatriotes amérindiens : 90% des enfants du Haut-Maroni présentent une intoxication au mercure bien supérieure au seuil des valeurs limites arrêtées par l’OMS » [Organisation mondiale de la santé, ndlr].

En outre, a encore fait valoir le député, l’orpaillage illégal entraîne un « manque à gagner pour l’économie guyanaise et les collectivités estimé à près de 400 millions d’euros chaque année pendant que des centaines d’emplois légaux sont détruits. » Sans oublier les aspects sécuritaires, avec une hausse de la criminalité et de la prostitution.

Le géographe François-Michel Le Tourneau mène depuis 3 ans une étude en partenariat avec les FAG pour mieux comprendre le système des garimpeiros et, surtout, leur capacité d’adaptation. Et l’une des raisons expliquant la persistance du phénomène de l’orpaillage illégal est tout simplement d’ordre économique.

La motivation des garimpeiros est claire, écrit le chercheur. « L’or se trouve ici et nous savons comment le trouver », affirment ces orpailleurs clandestins. « Ils sont parfaitement conscients que leur activité est illégale et disent comprendre les efforts de répression à leur égard : ‘Chacun son rôle, les policiers viennent et détruisent nos chantiers, et nous nous extrayons l’or », résume François-Michel Le Tourneau. Et d’ajouter : « Il faut dire que 30 grammes d’or par mois, le salaire moyen d’une cuisinière, représentent plus de 3 fois le SMIC brésilien… De quoi créer des vocations. »

Quoi qu’il en soit, les FAG ne peuvent évidemment pas rester les bras croisés. D’où l’opération « Piman », qu’elles ont menée entre 25 novembre et le 6 décembre pour neutraliser les flux logistiques des garimpeiros sur la piste Paul Isnard et le fleuve Mana.

Cette opération a donc mobilisé 420 militaires du 9e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa] ainsi que des gendarmes et des hélicoptères de L’Escadron de transport 68 Antilles-Guyane. Elle a consisté à ratisser une zone de 80 km de front sur 100 km de profondeur et à détruire systématiquement tous les chantiers, campement et caches utilisés par les orpailleurs clandestins.

« L’opération PIMAN a vu le déploiement de deux compagnies et de plusieurs détachements spécialisés tels que les commandos de recherche et d’action en jungle, les équipes cynotechniques, la section fluviale ou encore les plongeurs de combat du génie », a précisé l’État-major des armées [EMA], avant de souligner que « tous les moyens et modes opératoires ont été mis en œuvre pour rechercher et détruire l’activité illégale liée à l’orpaillage. »

C’est à dire qu’ont été effectuées des reconnaissances aériennes, fluviales, terrestres [avec des quads] et pédestres après insertion par les hélicoptères de l’armée de l’Air ainsi que des mises en place par aérocordage de dispositifs d’interception.

Le dispositif s’est appuyé sur les sous-groupements tactiques interarmes [SGTIA] n°1 et n°3.

Ainsi, le SGTIA n°3 a été déployé au nord de la zone d’opération pour reconnaître la piste Paul Isnard et la crique Bon Espoir pendant qu’une partie du SGTIA n°1 a pris position au sud.

Dans le même temps, des commandos de recherche et d’action en jungle ainsi que le reste du SGTIA n°1 ont été insérés en rappel par les hélicoptères, près des rivières Arouani et Mana et sur la piste Yaya, afin de « récolter du renseignement tout en constituant une capacité d’arrêt dans la profondeur. »

Ce mode opératoire a permis de s’adapter immédiatement à la situation sur le terrain et, surtout, à « sidérer » les garimpeiros. « La dépose de certains détachements a notamment permis des saisies importantes en insérant les commandos au plus près des sites actifs », a souligné l’EMA.

« Dans les deux fuseaux, la mission était claire : bloquer les axes majeurs des orpailleurs illégaux, les contraindre à abandonner leurs matériels et leur logistique, mais aussi détruire les sites d’orpaillage à proximité des axes routiers et fluviaux en étant méthodique dans le ratissage », a-t-il expliqué.

Le bilan de cette opération est assez éloquent : 200 carbets ont été détruits pendant que 13.000 litres carburant, 25 moteurs, sept quads ou encore huit pirogues ont été saisis.

Par ailleurs, les FAG ont mené une opération « coup de poing » [appelée AZTEQUE], d’une ampleur nettement plus modeste que « PIMAN » puisqu’elle a mobilisé seulement 12 légionnaires du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] et quatre gendarmes, « déployés en pleine forêt par moyen héliporté avec insertion en aérocordage », à une soixantaine de kilomètres à l’Ouest de Camopi.

Cette action a permis de détruire 7 autres carbets et de saisir de l’armement, des munitions ainsi que du matériel d’orpaillage. En outre, 12 orpailleurs clandestins ont été interpellés.

Reste maintenant les effets de ces deux opérations dans le temps. Pour l’EMA, ce n’est pas le bilan chiffré qui importe mais le fait qu’elles conduisent « à éteindre pour plusieurs semaines les activités d’orpaillage illégal […], perturbant durablement les flux logistiques et gênant dans leur réapprovisionnement les orpailleurs illégaux. »

Lorqu’un garimpeiro « perd ses moyens de production, il libère une niche de marché et un nouveau candidat se présente presque aussitôt », souligne François-Michel Le Tourneau. « Les prix pratiqués dans les zones d’orpaillage rendent l’investissement de départ rentable et le risque supportable. Ainsi s’explique le fait qu’on trouve toujours plus de quads, de pirogues ou de moteurs dans l’intérieur de la Guyane », conclut-il.

Source : Zone militaire - Photo : EMA


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dimanche 2 février 2020

La Réserve : Les réservistes militaires devront tous signer une charte de déontologie...

Le statut général des militaires s’appliquent aux réservistes quand ils effectuent une période au sein des armées. En effet, l’article 2 de la Loi n° 2005-270 du 24 mars 2005 précise que ce statut « s’applique aux militaires de carrière, aux militaires servant en vertu d’un contrat, aux militaires réservistes qui exercent une activité au titre d’un engagement à servir dans la réserve opérationnelle ou au titre de la disponibilité et aux fonctionnaires en détachement qui exercent, en qualité de militaires, certaines fonctions spécifiques nécessaires aux forces armées. »

Seulement, certaines dispositions de cette loi s’appliquent uniquement aux militaires d’active [comme son article n°9, qui interdit d’exercer « à titre professionnel une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit. » D’autres concernent seulement les réservistes.

Ainsi, l’article 87 de cette loi n° 2005-270 précise que « les réservistes exerçant une activité en vertu d’un engagement à servir dans la réserve opérationnelle ou de la disponibilité peuvent demeurer affiliés à des groupements politiques ou syndicaux. Ils doivent toutefois s’abstenir de toute activité politique ou syndicale pendant leur présence sous les drapeaux. »

Cela étant, le Code de la Défense prévoit des dispositions particulières censées s’appliquer aux militaires, sans pour autant préciser leur statut [engagé ou réserviste].

Par exemple, l’article L4122-3 précise que le « militaire est soumis aux obligations qu’exige l’état militaire conformément au deuxième alinéa de l’article L4111-1. Il exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. » Ce texte évoque par ailleurs les cas où un militaire se trouverait dans une position de conflit d’intérêt. S’il estime qu’il est dans une telle position, alors il doit en rendre compte « immédiatement à son supérieur hiérarchique qui apprécie. »

A priori, de telles dispositions ne s’appliquaient pas aux réservistes. D’où l’arrêté publié le 13 décembre 2019 [version consolidée] visant à instaurer une charte de déontologie pour le « réserviste militaire », quelle que soit la forme de leur engagement.

« La charte de déontologie du réserviste militaire est signée par les réservistes opérationnels et par les volontaires agréés de la réserve citoyenne de défense et de sécurité », indique en effet l’article 2 de ce texte, qui précise que les réservistes devront l’avoir signée d’ici le 31 décembre 2020.

Enfin, cette charte figure en annexe de cet arrêté. La voici :

CHARTE DE DÉONTOLOGIE DU RÉSERVISTE MILITAIRE

1. Le réserviste militaire exerce ses activités avec dignité, impartialité, intégrité et probité. Il doit en particulier s’abstenir de chercher, directement ou indirectement, pour le compte d’une entreprise à obtenir des informations privilégiées, à influencer des choix contractuels ou à entreprendre des démarches de prospection commerciale.

2. Dans le cas où, par son affectation ou dans l’accomplissement de ses missions, il se trouve dans une situation de conflit d’intérêts avec ses activités civiles de nature à influencer ou paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif de ses fonctions militaires, il en rend compte immédiatement à son supérieur hiérarchique pour appréciation, notamment au regard des considérations opérationnelles.

3. Il utilise la documentation et les moyens mis à sa disposition exclusivement pour l’accomplissement de sa mission, y compris dans sa dimension de diffusion de l’esprit de défense, ou l’entretien de ses aptitudes et compétences militaires.

4. Il fait preuve de discrétion pour tous les faits, informations et documents dont il a connaissance en service afin notamment d’éviter de renseigner des personnes et des organismes poursuivant d’autres intérêts, privés ou étrangers.

5. Il doit faire de sa qualité de réserviste militaire un usage approprié, respectueux et digne, ne mettant en aucun cas le ministère des armées en difficulté.

6. Par son comportement exemplaire, il honore l’institution militaire et contribue à son rayonnement. Il entretient l’esprit de défense et maintient le lien Armées-Nation

Source : ZONE MILITAIRE


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vendredi 17 janvier 2020

Armement : Les nouveaux pistolets Glock pour L'armée française

L'armée française a commandé près de 75.000 pistolets semi-automatiques auprès de la firme autrichienne Glock pour équiper d'ici à 2022 l'ensemble de ses forces en remplacement des pistolets en service depuis les années 1950, a annoncé lundi 6 janvier 2020 le ministère des Armées.

Le marché de 74.596 pistolets passé par la Direction générale de l'armement (DGA) s'élève à 44 millions d'euros, selon un communiqué. Il comprend en outre des systèmes d'aide à la visée nocturne, également fournis par Glock qui s'est allié aux sociétés Sellier et Bellot pour les munitions et à UTM pour les kits d'entraînement. L'avis de marché public publié le 2 mars 2019 prévoyait la fourniture de 15.000 systèmes d'aide à la visée nocturne, 7.000 kits de réducteur de son et 51 millions de cartouches.

Ces pistolets visent à remplacer le MAC 50, produit initialement par la Manufacture d'armes de Châtellerault, entré en service en 1953, et les PAMAS G1, produits à Saint-Etienne dans les années 1990.

Les trois armées - terre (80% des livraisons), air (10%) et marine (8%) - et certains services interarmes sont concernés par cette acquisition. Les premières livraisons ont débuté fin 2019, précise le ministère dans son communiqué.

Glock équipe déjà de pistolets plusieurs unités françaises comme les unités d'interventions de la gendarmerie et de la police (GIGN et Raid) ou encore les forces spéciales.

«Arme indispensable au combattant, ces pistolets incarnent le renouveau des équipements 'à hauteur d'hommes' que la loi de programmation militaire permet», a salué la ministre française des Armées Florence Parly dans un tweet.

L'armée française est engagée dans un vaste processus de renouvellement des équipements de ses soldats. Le fusil d'assaut Famas est ainsi progressivement remplacé par le HK416F, de fabrication allemande, dont 12.000 exemplaires doivent être livrés en 2020.

Cette année doivent également débuter les livraisons du nouveau fusil de précision SCAR, fabriqué par le belge FN Herstal, et dont 2600 exemplaires doivent être fournis d'ici à la fin 2021. Quelque 25.000 casques doivent par ailleurs être livrés cette année ainsi qu'une partie des 96.800 gilets pare-balles à remplacer d'ici 2025.

Source : AFP et Le Figaro


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vendredi 20 décembre 2019

Retraites : Système universel des règles spécifiques pour les militaires…

Nous reproduisons ici un extrait de la lettre de Madame la Ministre des Armées du 11 décembre 2019 :


" S’agisssant des règles spécifiques aux militaires, notamment la pension à jouissance immédiate et l’absence de restriction au cumul d’une activité et d’une pension, elles seront maintenues dans le système universel. Le président de la République et le Premier ministre s’y sont engagés."

"Par ailleurs, un dispositif permettant l’octroi de bonifications au titre des activités militaires spécifiques sera intégré au futur système universel, y compris pour les militaires ayant une carrière courte qui ne bénéficient pas aujourd’hui des bonifications acquises."

Florence PARLY
Ministère des Armées

Télécharger la version PDF : Lettre de Madame la Ministre des Armées du 11 décembre 2019


Source : FNCV

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samedi 16 novembre 2019

Armées : Désormais, les chambrées de militaires du rang seront réduites à quatre lits !

« L’époque des dortoirs est révolue », a annoncé Florence Parly, la ministre des Armées, ce 17 octobre, lors d’un déplacement à la caserne Laperrine, qui abrite le 3e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa], à Carcassonne.

Il s’agissait pour la ministre de donner le détail des mesures prises en faveur de l’amélioration des conditions d’hébergement des militaires, pour lesquelles une enveloppe d’un milliard d’euros a été prévue dans le cadre de la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25. Soit un montant deux fois plus important par rapport à celui qui avait été voté lors de la précédente LPM.

L’hébergement des militaires dans les casernes et les bases est un sujet de préoccupation qui dure. En 1997, le plan Vivien devait permettre de lancer des travaux d’infrastructures pour l’améliorer. Mais les contraintes budgétaires ne permirent pas de le traduire dans les faits. Au point que, en 2013, le général Bertrand Ract-Madoux, alors chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], s’en était indigné. « Ce retard concerne la moitié de nos régiments et oblige à maintenir certains de nos militaires du rang dans des locaux à peine décents », avait-il déploré lors d’une audition parlementaire.

À l’automne 2014, ayant exigé un état des lieux, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, avait lancé un nouveau « plan d’urgence » pour traiter rapidement pas moins de « 700 points noirs », nécessitant 560 millions d’euros pour y remédier. Seulement, l’arrivée de nouvelle recrues dans les régiments, qu’il fallait bien loger d’une manière ou d’une autre, a compliqué la donne.

En outre, dans un rapport publié en 2017, le sénateur Dominique de Legge avait évoqué des « bâtiments entiers dédiés au logement […] inutilisables en raison de leur insalubrité résultant d’un défaut de maintenance régulière. »

L’actuelle LPM, qui se veut « à hauteur d’homme », entend améliorer cette situation, qui joue à la fois sur le moral des soldats ainsi que sur leur fidélisation. D’où le milliard d’euros annoncé.

Dans le détail, 520 millions d’euros seront affectés à l’amélioration de l’hébergement des militaires du rang des trois armées. Et comme c’est l’armée de Terre qui en compte le plus, le gros de cette somme servira à rénover ses casernes. En outre, 310 millions d’euros serviront au logement des cadres célibataires et 120 millions seront alloués à l’hébergement d’accueil temporaire.

Selon le projet de budget pour 2020, il est prévu 177 millions d’euros d’investissements. De quoi engager « 19 opérations de constructions neuves » et de livrer près de 2.200 places.

Cet effort permettra donc de mettre fin aux grandes chambrées : désormais, elles seront « dimensionnées » pour quatre militaires du rang et équipées de « sanitaires privés » [comprendre, des douches privées]. Pour le ministère des Armées, il « s’agit pour les jeunes engagés de disposer de leur propre espace personnel. »

En revanche, rien n’a été dit sur la surface qu’occupera une telle chambrée de 4 militaires du rang… Déjà que, avec les recrutements de ces dernières années, certains casernes se trouvaient à l’étroit…

S’agissant des cadres célibataires [géographiques ou non], il est question de les loger dans des « studios équipés (chambres, kitchenettes, sanitaires privés) ». Selon le ministère des Armées, les « investissements prévus permettront d’augmenter l’offre d’hébergement de 3 000 nouvelles places, principalement pour les cadres qui sont actuellement logés dans des chambres excédentaires de militaires du rang. »

« Le sommeil de plomb fait le soldat d’acier : il est essentiel à la préparation opérationnelle des militaires. Offrir les meilleures conditions de repos à nos soldats est aussi important que de les doter de nouveaux HK-416, de gilet-pare-balles ou de treillis neufs », a fait valoir Mme Parly.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : Chambrée de Cuirassiers © DR

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samedi 24 août 2019

SEA : Le Service des essences des Armées manque de sous-officiers

Sous l’effet conjugué de la réforme du ministère de la Défense et de la Révision générale des politiques publiques [RGPP], les services de soutien perdirent 20.000 postes entre 2009 et 2015. Ce qui mit l’effectif du Service des essences des Armées [SEA] sous de « fortes tensions », dans un contexte, qui plus est, marqué par une activité opérationnelle intense.

« Entre 2008 et 2011, le service des essences des armées a subi une première baisse de 11 % de ses effectifs. Dans le cadre de la LPM [Loi de programmation militaire] 2014-2019, le mandat reçu par le SEA prévoyait une nouvelle diminution de 250 ETP [12 % des effectifs], ramenée à 102 postes après l’actualisation de la LPM. Ces évolutions concernent essentiellement le personnel civil pour préserver la capacité de projection militaire du service et maintenir son niveau de réponse au contrat opérationnel », était-il ainsi souligné dans un rapport pour avis publié en novembre 2016 par l’Assemblée nationale.

Seulement, le personnel militaire du SEA était alors déployé en opérations extérieures [OPEX] plus souvent qu’à son tour, avec des « taux de projection » oscillant entre 30 et 37% sur la période 2012-15. Voire plus pour certaines spécialités. Entre 2013 et 2015, entre 50 et 60% de l’effectif des sous-officiers spécialisés en maintenance des matériels fut « projeté » en OPEX. Et s’agissant des militaires du rang, la « période comprise entre deux projections fut divisée par deux entre 2012 et 2014 ».

Avec l’entrée en vigueur de la LPM 2019-25, qui se veut à « hauteur d’homme », la situation du SEA semble s’améliorer un peu. « En 2018, le Service rencontrait encore un déficit RH de grande ampleur mais un effort partagé avec la DRH de l’armée de Terre a permis de recruter puis de former cinq contingents d’engagés volontaires », s’est félicité l’Ingénieur général de 1re classe Jean Charles Ferré, le directeur central du service des essences des armées; dans son dernier rapport d’activité [.pdf].

Mais il y a encore un gros bémol… « Néanmoins, […] le SEA demeure confronté à un déficit en sous-officiers qui nécessitera à l’avenir des efforts de compréhension et d’adaptation au marché de l’emploi », a en effet ajouté son directeur.

En 2018, le SEA comptait 1443 militaires et 675 civils [soit 0,8% de l’effectif du ministère des Armées] pour « assurer l’appui de bout en bout de l’ensemble des forces armées, sur le théâtre national comme à l’étranger. »

Le personnel civil est surtout chargé des missions d’expertise [produits, équipements, infrastructure], de maintenance et de soutien [finances, achat, ressources humaines, prévention…], ce qui permet aux militaires du SEA de se consacrer « principalement à la mission opérationnelle, en particulier la projection. »

« L’adéquation obtenue à ce jour entre personnel civil et personnel militaire, a permis de mettre en place une organisation en mesure de répondre à la fois aux besoins de projection et d’entraînement des militaires, mais également aux missions permanentes des plates-formes aéronautiques et navales sur le territoire national et aux besoins d’expertise », explique le SEA dans son rapport d’activité.

Parmi ses 1443 militaires, on compte 53 ingénieurs des essences [IME], 159 officiers logisticiens, 334 sous-officiers ainsi que 897 militaires du rang, qui « occupent des fonctions d’opérateurs avitailleurs ou de maintenanciers pétroliers au sein des dépôts. »

Le SEA comprend deux « corps » de sous-officiers : ceux qui sont recrutés comme maréchaux-des-logis, chefs de groupes puis sous-officiers adjoints au sein de ses unités, et ceux qui sont recrutés sur concours parmi les sous-officiers et militaires du rang des armées et services [15 à 20 par an]. Ces derniers « exercent des fonctions d’encadrement puis d’expertise » et ils « sont nommés agents techniques [équivalent adjudants] à l’issue de leur scolarité qui leur délivre un brevet supérieur technique. »

Source : Zone Militaire - Photo : SEA

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mercredi 24 avril 2019

Guyane : Les Forces armées mènent la vie dure aux orpailleurs clandestins...

En 2017, en Guyane, avec des gendarmes mobilisés pour maintenir l’ordre lors de troubles sociaux et renforcer les moyens contre la délinquance et des Forces armées en Guyane [FAG] sollicitées pour intervenir aux Antilles après le passage de l’ouragan Irma, les garimpeiros, ces chercheurs d’or clandestins originaires du Brésil, profitèrent de la situation pour intensifier leurs activités illégales.

Et le nombre de chantiers clandestins retrouva le niveau qui était le sien en 2009, soit au début de l’opération Harpie, lancée justement pour lutter contre l’orpaillage illégal. D’autres raisons furent avancées pour expliquer ce regain. En effet, à Cayenne, le procureur de la République déplora le manque de coordination entre les différents services de l’État, comme par exemple le fait que les patrouilles menées par les FAG dans la jungle n’étaient pas plus souvent accompagnées par des « personnels ayant les pouvoirs de destructions des sites. »

Face à ce constat, l’opération Harpie fut donc revue. Et, grâce à la forte mobilisation des FAG, avec leurs effectifs renforcés par une compagnie supplémentaire, les résultats ne manquèrent pas d’être au rendez-vous. En 2018, 765 sites d’orpaillage illégal furent ainsi détruit et le montant des avoirs criminels saisis grimpa de 81% [à 26 millions d’euros].

Et, visiblement, il n’est pas question pour les FAG de laisser souffler les garimpeiros. Ainsi, au cours du premier trimestre 2019, 400 patrouilles ont été menées par les militaires du 9e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa], du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] et d’une section des Forces armées aux Antilles [FAA]. « Cette activité soutenue s’est appuyée sur l’engagement et le soutien logistique des vecteurs aériens, ce qui représente 238 heures de vol assurées par les [hélicoptères] ‘Puma », ‘Fennec’ et [les avions] ‘Casa' », a précisé l’État-major des armées, dans son dernier compte-rendu des opérations.

Le rythme de ce premier trimestre est plus important qu’en 2018, année au cours de laquelle 1.323 patrouilles avaient été menées par les FAG.

Ainsi, en mars 2019, le 9e RIMa est venu appuyer les gendarmes de l’antenne locale du GIGN pour une opération « coup de poing » le long du fleuve Malani Marouini. À l’issue d’une infiltration de nuit sur près de 20 km en kayak, les militaires ont pris des orpailleurs clandestins en flagrant délit. Quant aux légionnaires, et après avoir déployé une compagnie de combat dans la région difficile d’accès du haut bassin de la rivière Mana, ils ont réduit par deux le nombre de sites illégaux d’orpaillage en 14 jours d’opérations.

Au total, précise l’EMA, plusieurs garimpeiros ont été mis sous les verrous. Et les opérations des FAG ont permis de détruire 1.359 carbets, c’est à dire des abris en bois [4.449 avaient été détruits l’an passé, ndlr] et de saisir 12 concasseurs, 138 tables de levée, 94 motopompes, 94 groupes électrogènes, 46.000 m3 de carburant, 27 kg de mercure, 927 g d’or, 27 quads, 43 pirogues et 27 armes. 

Source: Zone Militaire - Photo : Archive / EMA

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mercredi 16 janvier 2019

Gilets jaunes : la Gendarmerie fait preuve d’une capacité exceptionnelle de mobilisation

Depuis le début des manifestations de Gilets Jaunes, la gendarmerie a fait la démonstration des avantages que procure le «  statut militaire  » d’une «  force de police  ». Elle est parvenue à mobiliser 65 000 gendarmes dont 5 000 réservistes. Si l’on décompte les civils et personnels de soutien, ce sont donc les deux tiers des effectifs qui étaient sur tout le territoire pour des missions de sécurisation. 106 des 109 escadrons de la mobile étaient déployés et certains ont été rappelés alors qu’ils avaient plus de 200 jours sur le terrain depuis le début de l’année. Mais la gendarmerie départementale a également été beaucoup sollicitée. Il s’agit également de la plus forte mobilisation (5000) de réservistes jamais constatée dans la gendarmerie.

Avec plus de 60 000 gendarmes, l’Arme (comme l’on disait jadis…) a fourni environ les deux tiers des forces de l’ordre engagées - le ministère de l’Intérieur citant le chiffre total de 89 000. La Police nationale a engagé de l’ordre de 25 000 personnels sur les 130 000 (hors soutien) qu’elle compte, soit un taux d’engagement proportionnellement plus faible. C’est surtout le cas à la Préfecture de Police de Paris. Les CRS ont fourni un gros effort (57 compagnies sur 60).

La mobilisation de la gendarmerie peut également être comparée à celle de l’armée de terre. Samedi, les gendarmes ont mis sur le terrain un effectif équivalent - en proportion - à la totalité de la Force opérationnelle terrestre (77 000). Il est évident qu’un tel engagement ne peut pas s’inscrire dans la durée. Mais l’efficacité du système gendarmique a fait ses preuves.  

Source : L'Opinion


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jeudi 27 décembre 2018

France : Inquiétudes du chef d'état-major des armées sur nos capacités militaires

Malgré la hausse des moyens prévue par la loi de programmation militaire, les forces françaises seraient incapable de se lancer dans un conflit majeur, a assuré le général Lecointre lors d’une audition à l’Assemblée nationale.  

C'est tout le charme des auditions parlementaires à huis clos : on sait quand elles se déroulent, jamais quand le compte-rendu est rendu public. Le compte-rendu de l'audition du chef d'état-major des armées, le général François Lecointre, pourtant effectuée le 18 octobre 2018 devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, n'a ainsi été publié que ces derniers jours. Le contenu valait heureusement l'attente. Le général Lecointre est revenu sur ses propos de la précédente audition, en juillet dernier, qui avaient fait jaser le microcosme militaire. "A l'issue de la période de programmation militaire qui s'ouvre, assurait alors le CEMA, notre armée ne sera plus éreintée, sous-équipée, sous-dotée et sous-entraînée comme aujourd'hui. Mais elle restera une armée des "dividendes de la paix", une armée de temps de paix".

Trois mois après, le chef d'état-major des armées assure qu'il ne réemploierait pas le terme d'"armée de temps de paix". Mais si les termes évoluent un peu, le constat est le même : "Nous sommes une armée de temps de crise, mais pas de temps de grande conflictualité, résume le général Lecointre. Nous ne sommes pas en mesure, et nous n'avons pas de scénario prévoyant d'être engagés dans une guerre inter-étatique massive." Quelques lignes plus loin, le CEMA enfonce le clou. "Nous sommes attentifs à la brutalisation du monde, à ce qui peut se passer demain, mais aujourd'hui je n'ai pas de scénario qui permette de faire face à un conflit de masse."

Le redressement prendra du temps

Certes, la loi de programmation militaire, présentée comme une "LPM de reconquête" par le ministère des armées, est très positive, salue le général Lecointre. La LPM prévoit une hausse du budget de défense de 1,7 milliard d'euros par an jusqu'à 2022, et de 3 milliards d'euros par an de 2023 à 2025, pour atteindre 50 milliards d'euros en 2025, soit environ 2% du PIB. Mais le CEMA souligne que cette remontée en puissance financière mettra du temps pour donner ses pleins effets. "L'avantage que nous aurons, à la fin de l'exécution de la loi de programmation, sera d'être une armée reconstituée, ayant préservé une base industrielle et technologique de défense de très haut niveau et capable, si nécessaire – si des signes nous laissaient à penser que nous allions vers un conflit majeur –, d'effectuer un effort de montée en puissance majeure, indique le général Lecointre.  Mais, je le répète, nous n'en sommes pas là, nous n'imaginons pas aujourd'hui que cela puisse arriver."

Quelles forces doit pouvoir déployer la France en cas de conflit ? La loi de programmation militaire 2019-2025, votée en juillet dernier, définit, dans son rapport annexé, un "contrat opérationnel" pour les armées, qu'elles doivent être capables d'honorer à l'horizon 2030. Dans le cas d'une opération de "coercition majeure", l'armée devra pouvoir déployer "jusqu'à 2 brigades interarmes représentant environ 15 000 hommes des forces terrestres", qui doivent pouvoir mettre en œuvre 140 chars Leclerc, 130 blindés de reconnaissance et de combat Jaguar, 800 véhicules de combat d'infanterie, 64 hélicoptères et 48 canons Caesar.

Force de réaction immédiate

L'armée de l'air doit être en mesure de déployer 45 avions de chasse, 9 avions de transport stratégique et de ravitaillement, 16 avions de transport tactique, 4 systèmes de drones armés, jusqu'à 4 avions légers de surveillance et de reconnaissance (ALSR), avec deux à trois bases aériennes projetées comme la base H5 de Jordanie utilisée actuellement pour l'opération Chammal au Levant. La marine, elle, doit pouvoir déployer une force navale composée du porte-avions avec son groupe aérien, ainsi que 2 bâtiments de projection et de commandement, jusqu'à 8 frégates, 2 sous-marins nucléaires d'attaque de type Barracuda, 5 avions de patrouille maritime et des moyens de guerre des mines et de ravitaillement à la mer.

Parallèlement, pour faire face à une opération urgente, la LPM prévoit une force interarmées de réaction immédiate (FIRI) de 2 300 hommes projetables sur très court préavis. Cette force, dotée de blindés, hélicoptères, d'une dizaine d'avions de chasse et de tous les moyens de soutien nécessaires, doit être projetable à 3 000 km dans un délai de 7 jours. Avant ce délai, la France doit être capable d'effectuer des frappes en profondeur par des moyens aériens et navals. La FIRI doit pouvoir être renforcée à hauteur de 5 000 hommes sous 30 jours, équipés de moyens complémentaires,  dont des systèmes de missiles sol-air SAMP/T et des drones de surveillance.

Dépendance américaine

Si ces moyens peuvent paraître impressionnants sur le papier, ils ne suffiraient pas pour un conflit majeur, un scénario qu'il serait bien imprudent d'exclure totalement. En juillet dernier, le général Lecointre soulignait ainsi que la "LPM ne nous permettra pas d'être une armée susceptible d'être engagée seule dans un conflit majeur en Europe centrale, par exemple". Une telle intervention, soulignait-il, ne serait possible que "dans le cadre de l'Otan et avec un soutien massif des États-Unis."

Source : Vincent Lamigeon

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dimanche 16 décembre 2018

Dispositions statutaires : Du nouveau pour les militaires en activité et leurs soldes

= INFORMATION =

Au journal officiel du 9 décembre 2018 est paru le décret n° 2018-1099 du 7 décembre 2018 qui fixe les modalités de reclassement consécutives à la transposition du protocole relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations applicables aux sous-officiers et officiers mariniers de carrière des armées et du soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale et à certains sous-officiers et personnel militaire de rang équivalent. 

Ce décret ainsi que les dispositions réglementaires qu'il modifie peuvent être consultés sur le site Légifrance :

La FNCV vous souhaite de bonne fêtes de fin d'année ;-)

Source : Infos FNCV

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mercredi 5 décembre 2018

Gilet jaunes : Le renfort de l’armée pour protéger les bâtiments officiels...

Le syndicat Alliance Police nationale demande un soutient de l'armée...

Après un premier rassemblement des « gilets jaunes » ayant dégénéré sur les Champs-Élysées, à Paris, le 21 novembre, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait annoncé que, pour le second, prévu le 1er décembre, la « plus belle avenue du monde » serait fermée à la circulation mais « ouverte aux piétons », après des contrôles d’identité la fouille des sacs. En clair, il s’agissait d’établir un dispositif analogue à celui des « fanzones », comme pendant les événements sportifs.

Pour les forces de l’ordre, les Champs-Élysées sont compliqués à sécuriser et à protéger en raison de la configuration de cette avenue (1.910 mètres de long pour 70 mètres de large) et du nombre de voies qui y mènent. La fermer totalement n’était pas envisageable, afin de « soutenir les commerces », avait expliqué M. Castaner.

« Nous savons […] que l’ultra-droite et l’ultra-gauche, se mobilisent pour venir une nouvelles fois casser. Nous serons intraitables. Non seulement le périmètre sera protégé mais nous aurons des forces d’interpellation sur le site et dès qu’il y aura des dégâts, des provocations, nous sanctionnerons, nous interpellerons et nous livrerons à la justice », avait ajouté le ministre de l’Intérieur, le 29 novembre, sur France3.

Seulement, malgré des effectifs de policiers des compagnies républicaines de sécurité [CRS] et de gendarmes mobiles, la manifestation du 1er décembre a une nouvelle fois dégénéré, avec des scènes de guérilla urbaine, comme l’a résumé Jeanne d’Hauteserre, Mme le maire du 8e arrondissement de Paris. L’Arc de Triomphe n’a pas été seulement « souillé » avec des tags mais aussi saccagé, de même que des magasins, qui ont aussi été pillés. Des véhicules et des restaurants ont été incendiés tandis que les forces de l’ordre et de secours ont été violemment prises à partie. Au total, l’on compte une centaine de blessés (dont au moins 24 policiers et gendarmes) et 378 personnes placées en garde à vue. Et près de 190 départs de feu ont été traités par les sapeurs-pompiers de Paris et six immeubles ont été incendiés.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, s’est dit choqué par « la mise en cause de symboles qui sont les symboles de la France, le fait que l’Arc de Triomphe ait été tagué, le fait qu’autour du tombeau du soldat inconnu, une manifestation violente puisse avoir lieu ». Et d’ajouter : « Nous sommes déterminés à faire en sorte que rien ne soit excusé à ceux qui ne viennent sur place que dans la seule volonté de casser, de provoquer les forces de l’ordre, de porter soit un discours révolutionnaire soit des préoccupations qui n’ont rien à voir avec les questions qui ont été évoqués par le président de la République et que le gouvernement entend régler. »

« Ce qu’il s’est passé aujourd’hui à Paris n’a rien à voir avec l’expression pacifique d’une colère légitime. Aucune cause ne justifie que les forces de l’ordre soient attaquées, que des commerces soient pillés, que des bâtiments publics ou privés soient incendiés, que des passants ou des journalistes soient menacés, que l’Arc de Triomphe soit ainsi souillé. Les coupables de ces violences ne veulent pas de changement, ne veulent aucune amélioration, ils veulent le chaos : ils trahissent les causes qu’ils prétendent servir et qu’ils manipulent. Ils seront identifiés et tenus responsables de leurs actes devant la justice », a réagi le président Macron, depuis Buenos Aires, où il participait au sommet du G20.

Mais ces violences n’ont pas seulement concerné Paris. Des préfectures et des sous-préfectures ont été visées, comme à Albi [avec des « projectiles inflammables], à Narbonne ou encore au Puy-en-Velay. Des violences ont été signalées à Toulouse, Marseille, Dijon et à Charleville-Mézières.

Évidemment, ces débordements mettent les forces de l’ordre sous tension. Elles sont « au bout du rouleau », a lâché Yves Lefebvre, du syndicat Unité-SGP Police FO, sur Franceinfo. « À une semaine d’intervalle, on est confrontés à des violences extrêmes. En province, on a des points de rassemblements relativement calmes mais mes collègues sont déployés quasiment 24 heures sur 24. On n’en peut plus », a-t-il continué. « Il faut que ça cesse, que le président de la République comprenne que sa police, la dernière barrière face à ces mouvements sociaux, est exténuée », a-t-il ajouté.

À l’antenne de France Inter, ce 2 décembre, le secrétaire national du syndicat Alliance Police nationale, Stanislas Gaudon, a demandé l’instauration de l’état d’urgence et le renfort de l’armée pour faire face à un « climat insurrectionnel ».

« Pendant dix heures, ça a été la guérilla urbaine. C’était l’insurrection en plein Paris, avec des scènes de guérilla aussi en province, où on n’a pas hésité à attaquer les escadrons de gendarmerie, les compagnies républicaines de sécurité et les autres collègues qui étaient dans des véhicules isolés. […] Il n’y avait pas de limite […] C’est pour ça qu’on demande des mesures fortes », a expliqué M. Gaudon.

En outre, a-t-il continué, il y avait « 6 compagnies républicaines de sécurité mises en stand by pour surveiller de l’institutionnel. […] Pour nous, ce n’était pas possible : on avait des collègues qui en prenaient plein la tête pendant qu’il y en avait d’autres qui [les] voyaient se faire matraquer, attaquer. » D’où la requête du syndicat Alliance : « On demande à ce que l’armée nous soulage » pour « la protection des bâtiments institutionnels afin de dégager les forces mobiles ».

« Il y a eu une stratégie gérée par des professionnels du désordre, des professionnels de la casse […] On a identifié à peu près 3.000 personnes qui ont tourné dans Paris » et ont commis des dégradations, « ce qui a rendu effectivement beaucoup plus difficile l’intervention des forces de l’ordre », a expliqué M. Castaner sur BFM-TV. « Nous étudierons toutes les procédures qui nous permettront de sécuriser plus encore », a ensuite affirmé le ministre. « Tout ce qui permettra de sécuriser plus, moi je n’ai pas de tabou. Je suis prêt à tout regarder », a-t-il dit au sujet de l’éventualité d’instaurer l’état d’urgence.

Reste maintenant à voir les mesures que prendra le gouvernement, une « réunion interministérielle avec les services compétents » devant se tenir ce 2 décembre.

En matière de maintien de l’ordre, le code de la Défense classe les forces armées selon trois catégories :

« Les formations de la gendarmerie départementale et de la garde républicaine constituent les forces de première catégorie. Les formations de la gendarmerie mobile constituent les forces de deuxième catégorie. Les formations des forces terrestres, maritimes, aériennes et les services communs ainsi que les formations de la gendarmerie mises sur pied à la mobilisation ou sur décision ministérielle constituent les forces de troisième catégorie », indique l’article D1321-6.

Et l’article D1321-9 précise que « les forces de troisième catégorie sont destinées en priorité à des missions tendant à renforcer les unités de première et deuxième catégories ainsi que les forces de police ainsi qu’à des missions de protection. Et, « dernier ressort, elles peuvent être requises pour des opérations de force nécessitant des mesures de sûreté exceptionnelles. »

Source : Zone Militaire


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mercredi 31 octobre 2018

Justice et forces de l’ordre : la condamnation de trop ?

Voilà une nouvelle décision de justice qui ne risque pas de participer à l’amélioration des relations entre l’institution judiciaire et les forces de l’ordre.

Ainsi que le rapporte l’Essor, le journal de la gendarmerie nationale, un gendarme de 53 ans a été condamné ce mercredi 3 octobre, à 3 mois de prison avec sursis, 6 mois d’interdiction d’exercer sa profession et inscription de la dite condamnation au bulletin n°2 de son casier judiciaire.

L’adjudant-chef dont il est question, comparaissait en effet devant le tribunal correctionnel , pour avoir giflé un mineur qui s’en était pris son épouse. À noter que les représentants de « la victime » n’ont pas estimé nécessaire de se porter partie civile à l’occasion de ce procès. C’est dire l’importance qu’eux mêmes attachent à ce fait divers qui, pourtant, est tout a fait révélateur de la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

À une époque où plus que jamais notre jeunesse est en perte de repères. Et où même le président de la République estime utile et pertinent de s’afficher aux yeux du monde avec des racailles, des hommes et des femmes font le choix de s’exposer jours et nuits, dimanches et jours fériés afin de tenter de maintenir un ordre public minimum pour que notre pays ne sombre pas dans le chaos. Ces serviteurs de la République, qu’ils soient gendarmes, policiers, pompiers ou appartenant aux services de secours paient, chaque année, un lourd tribut. Le nombre de tués et de blessés dans leurs rangs se comptant par centaines. Ce travail, ils le font avec dévouement. Ils sacrifient souvent leur propre vie de famille pour répondre aux exigences de missions de plus en plus difficiles et dangereuses.

Mais parfois aussi, sous l’emprise de la colère, de la fatigue, du stress ou de la peur, ils peuvent se fourvoyer et sortir du cadre légal qui leur est assigné. Mais pour eux, qui ne sont ni président de la République, ni ministre, ni élu, ni caïd médiatique, ni star du showbusiness, il n’y aura pas de pardon. Pas de tolérance. Et pour cela on pourra toujours compter sur quelques magistrats qui, du fond de leur fauteuil, sauront exiger une sanction exemplaire à l’encontre du fautif.

La décision du tribunal correctionnel de Charleville-Mézières est tout à fait symptomatique du décalage qui existe désormais entre la justice et les forces de l’ordre. Elle est également révélatrice de ce même décalage qui s’est installé dans notre société, et du renversement total des valeurs qui affecte maintenant les relations inter-individuelles dans notre pays.

Aurait-on pu imaginer, il n’y a pas si longtemps, un gendarme être mis au ban de la société pour avoir voulu défendre son épouse des agissements d’un gamin dont l’éducation laisse manifestement à désirer ? Aurait-on envisagé de créer, au sein des écoles, des unités d’intervention tant les enseignants sont complètement dépassés par une violence qui devient endémique ? 

Aurait-on vu, au plus au niveau, une classe politique se donner en spectacle, et fouler aux pieds les valeurs de la République dont le peuple lui a donné la garde ?

Alors continuons comme ça.

Condamnons les gendarmes et les policiers pour des vétilles. Sanctionnons les quelques enseignants et agents de l’État qui assument encore leurs responsabilités. Encourageons, en les élisant et les réélisant, les politiques, dans la voie de la médiocrité et du déshonneur. Et sous peu, notre pays sera à ramasser dans la fange. Reste à espérer que d’ici là, ceux qui ont notre sécurité entres leurs mains n’auront pas définitivement baissé les bras.

Source : Olivier Damien - Docteur en droit – Commissaire divisionnaire honoraire

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Ndlr :
10 ans après, la gifle de Bayrou... Le petit "faiseur de poche" condamné par le tribunal correctionnel de Strasbourg...

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dimanche 7 octobre 2018

Plan mixité des Armées : La ministre des Armées veut 10% de femmes parmi les officiers généraux d’ici 2022...

Actuellement, les forces françaises sont les 4e plus féminisées au monde, avec cependant des disparités entre les armées et les services. Ainsi, l’armée de Terre compte 10,1% de femmes dans ses effectifs, soit quasiment deux fois moins que l’armée de l’Air (22,9%). La Marine nationale s’est donné comme objectif d’atteindre un taux de féminisation de 15% (contre 14,3% en 2017).

S’agissant des directions et des services, le Service de Santé des Armées [SSA] et les Affaires pénales militaires [APM, dont l’effectif est de seulement 70 militaires] sont les plus féminisés [respectivement 59,7% et 54,3%], suivi par le Service du commissariat des armées [SCA].

Cependant, là où les choses commencent à se compliquer, c’est au niveau de l’égalité professionnelle. En décembre 2017, il fut rapporté par le journal Le Monde que le ministère des Armées s’était fait épingler pour avoir manqué aux obligations imposées par la loi dite Sauvadet, laquelle prévoyait de réserver 40% des primo-nominations à des postes d’encadrement supérieur à des femmes.

D’où le volontarisme affiché par la ministre des Armées, Florence Parly, lors d’une allocution prononcée le 18 septembre à l’occasion de l’assemblée générale de l’association « Avec les femmes de la défense ».

« Je veux que le féminin de général ne soit plus femme de général. Je souhaite que chacun ait sa chance et puisse donner l’exemple. 10% d’officiers généraux féminins d’ici 2022, je crois que c’est un objectif que nous pouvons atteindre », a en effet affirmé Mme Parly.

« La fraternité, c’est cette solidarité qui lie tous les militaires. Elle exige un comportement exemplaire et qui permet d’affirmer que sous l’uniforme, il n’y plus de femmes, plus d’hommes, il n’y a que des militaires », avait-elle assuré un peu plus tôt.

L’objectif fixé par Mme Parly n’a en effet rien d’insurmontable. Selon les chiffres du dernier bilan social de la Défense, en 2017, sur les 630 officiers généraux en activité au sein des armées, des direction et des services (donc, en comptant les contrôleurs adjoints, contrôleurs et contrôleurs généraux des armées et les médecins chef des services), 49 étaient des femmes. Soit un peu moins de 8%. Du chemin a donc été parcouru depuis Valérie André, qui fut la première femme à avoir été nommée au grade de général, en 1976. Mais ce n’est donc pas suffisant.

« Les femmes doivent savoir que les armées sont ouvertes et accessibles, et qu’elles seront jugées en fonction de leur talent et de leur mérite, et en aucun cas en fonction de leur genre », avait répondu Mme Parly à une question lui venait de lui être posée à l’Assemblée nationale.

« C’est la raison pour laquelle j’ai confié à l’amiral Anne de Mazieux la responsabilité de me proposer un vaste plan mixité, qui aura pour objet de consolider l’égalité professionnelle, de veiller à la conciliation entre vie familiale et engagement militaire et de poursuivre la lutte contre tous les comportements sexistes – car, en cette matière, mon mot d’ordre n’a pas changé : c’est ‘tolérance zéro’. Nos armées doivent donc donner l’exemple », avait-elle ajouté.

Cela étant, l’armée de Terre aura du mal à atteindre l’objectif donné par la ministre. En janvier 2018, sur les 78 nouveaux chefs de corps nommés, l’on ne comptait qu’une seule femme, désignée pour commander le 54e Régiment de Transmissions. Et cela pour une raison simple : les Écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan ont compté trop peu d’élèves féminins dans leurs rangs par le passé.

Source : Ministère des Armées

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vendredi 5 octobre 2018

37e édition du championnat national du chien militaire

L'édition 2018 du championnat national du chien militaire a débuté lundi 1er octobre 2018, à Suippes (Marne), au 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre. 132 binômes, maîtres et chiens, vont s’affronter pendant cinq jours sur différentes épreuves pour devenir la meilleure équipe cynotechnique de France.

Du 1er au 5 octobre, le 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre (132e BCAT) accueille la 37e édition du championnat national du chien militaire, à Suippes. Les meilleures équipes de l'armée de Terre, de l'armée de l'Air, de la Marine nationale, mais également de pays étrangers invités, vont s'affronter lors de d'épreuves telles que l'intervention, le dressage, la patrouille ou le pistage.

Pour les équipes engagées, l’objectif est de montrer l’ensemble de ses savoir-faire techniques, en fonction de sa spécialité. « Les épreuves de chien de patrouille valident l'aptitude à être employé dans un dispositif de sécurité des installations militaires. Les épreuves de dressage permettent de juger le niveau de technicité du dresseur et les qualités caractérielles du chien , explique le colonel Edouard Reynaud, chef de corps du régiment. Quant aux épreuves de chien d'intervention et de chien pisteur, elles placent l'équipe cynotechnique en situation d'intervention en terrain hostile et inconnu. » Pour l'anecdote, cette année, la compétition comprend un exercice de détection d’explosif, une première dans l’histoire du championnat.

Cette année, l’assistance est composée d’observateurs étrangers, parmi lesquels le 1st Military Working Dog Regiment, l’équivalent britannique du 132e BCAT. D’autres pays alliés sont également présents, comme la Belgique et les États-Unis. Les Libanais participeront quant à eux à un exercice de recherche de produits explosifs. « Cet événement nous permet de découvrir des spécialités cynotechniques que nous n’avons pas encore dans notre armée, comme le mordant, le pistage et aussi l’infrastructure du bataillon », explique le porte-parole de Forces armées libanaise .

 Ce championnat national du chien militaire ne se résume pas qu’à la compétition. Le 132e bataillon cynophile de l’armée de terre en profite pour présenter les dernières innovations cynotechniques.

Source : Luc PLESSIER FNCV

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dimanche 12 août 2018

Gendarmes blessés au couteau par des "Gens du voyages" dans les Landes !

Gendarmes blessés au couteau dans les Landes: Le principal suspect toujours recherché

Un homme, soupçonné d’avoir blessé au couteau deux gendarmes vendredi à Vieux-Boucau (Landes), dont un très grièvement, était recherché samedi, a-t-on appris auprès du parquet de Dax. Son frère, mineur de 17 ans et impliqué dans ces violences, a été déféré en vue de sa mise en examen.

Les faits se sont déroulés vendredi vers 6h du matin. « Deux ou trois hommes étaient en train de s’emparer d’un ou plusieurs vélos lorsque quatre gendarmes mobiles, en repos, les ont aperçus », a expliqué à l’AFP le procureur de la République de Dax, Jean-Luc Puyo. Selon le procureur, les gendarmes, trois hommes et une femme, accompagnés d’un groupe d’amis, étaient en civil et rentraient d’une soirée.

Un coup porté « au-dessous du cœur »

Alors que les gendarmes tentaient de les interpeller, les suspects, des gens du voyage, ont pris la fuite. Rattrapé, l’un d’eux a porté des coups de couteau à deux gendarmes, en blessant un très grièvement « au-dessous du cœur, avec une perforation pulmonaire et le ventricule touché », a précisé le procureur.

Transféré à Bordeaux, le militaire, âgé de 22 ans, a été opéré et se trouvait samedi en soins intensifs. « Son état est stabilisé, ses jours ne semblent plus en danger », a indiqué le magistrat. L’autre gendarme a été plus légèrement blessé « au niveau du thorax », selon la même source.
Un coup de barre de fer à la gorge

Interpellé sur les lieux, le principal suspect a néanmoins pu prendre la fuite lorsque des proches sont intervenus en renfort et « ont aussitôt agressé le troisième gendarme » présent sur place, en lui « assenant un coup de barre de fer au niveau de la gorge », selon le procureur.

L’homme soupçonné d’avoir assené les coups de couteau était toujours activement recherché samedi. Le frère du principal suspect, un mineur âgé de 17 ans, a été intercepté au moment des faits par d’autres gendarmes venus à la rescousse. Placé en garde à vue, il a été déféré samedi après-midi devant le pôle de l’instruction de Mont-de-Marsan, en vue de sa mise en examen. Les deux hommes sont issus de la communauté des gens du voyage.

Une information judiciaire a été ouverte pour « tentative de vol en réunion suivie de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et pour « tentative de meurtres » sur trois gendarmes. Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects « savaient qu’ils avaient affaire à des gendarmes », a souligné le procureur.

Source : 20minutes.fr

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