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Tag - Gendarmerie Nationale

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dimanche 16 décembre 2018

Dispositions statutaires : Du nouveau pour les militaires en activité et leurs soldes

= INFORMATION =

Au journal officiel du 9 décembre 2018 est paru le décret n° 2018-1099 du 7 décembre 2018 qui fixe les modalités de reclassement consécutives à la transposition du protocole relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations applicables aux sous-officiers et officiers mariniers de carrière des armées et du soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale et à certains sous-officiers et personnel militaire de rang équivalent. 

Ce décret ainsi que les dispositions réglementaires qu'il modifie peuvent être consultés sur le site Légifrance :

La FNCV vous souhaite de bonne fêtes de fin d'année ;-)

Source : Infos FNCV

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mercredi 5 décembre 2018

Gilet jaunes : Le renfort de l’armée pour protéger les bâtiments officiels...

Le syndicat Alliance Police nationale demande un soutient de l'armée...

Après un premier rassemblement des « gilets jaunes » ayant dégénéré sur les Champs-Élysées, à Paris, le 21 novembre, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait annoncé que, pour le second, prévu le 1er décembre, la « plus belle avenue du monde » serait fermée à la circulation mais « ouverte aux piétons », après des contrôles d’identité la fouille des sacs. En clair, il s’agissait d’établir un dispositif analogue à celui des « fanzones », comme pendant les événements sportifs.

Pour les forces de l’ordre, les Champs-Élysées sont compliqués à sécuriser et à protéger en raison de la configuration de cette avenue (1.910 mètres de long pour 70 mètres de large) et du nombre de voies qui y mènent. La fermer totalement n’était pas envisageable, afin de « soutenir les commerces », avait expliqué M. Castaner.

« Nous savons […] que l’ultra-droite et l’ultra-gauche, se mobilisent pour venir une nouvelles fois casser. Nous serons intraitables. Non seulement le périmètre sera protégé mais nous aurons des forces d’interpellation sur le site et dès qu’il y aura des dégâts, des provocations, nous sanctionnerons, nous interpellerons et nous livrerons à la justice », avait ajouté le ministre de l’Intérieur, le 29 novembre, sur France3.

Seulement, malgré des effectifs de policiers des compagnies républicaines de sécurité [CRS] et de gendarmes mobiles, la manifestation du 1er décembre a une nouvelle fois dégénéré, avec des scènes de guérilla urbaine, comme l’a résumé Jeanne d’Hauteserre, Mme le maire du 8e arrondissement de Paris. L’Arc de Triomphe n’a pas été seulement « souillé » avec des tags mais aussi saccagé, de même que des magasins, qui ont aussi été pillés. Des véhicules et des restaurants ont été incendiés tandis que les forces de l’ordre et de secours ont été violemment prises à partie. Au total, l’on compte une centaine de blessés (dont au moins 24 policiers et gendarmes) et 378 personnes placées en garde à vue. Et près de 190 départs de feu ont été traités par les sapeurs-pompiers de Paris et six immeubles ont été incendiés.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, s’est dit choqué par « la mise en cause de symboles qui sont les symboles de la France, le fait que l’Arc de Triomphe ait été tagué, le fait qu’autour du tombeau du soldat inconnu, une manifestation violente puisse avoir lieu ». Et d’ajouter : « Nous sommes déterminés à faire en sorte que rien ne soit excusé à ceux qui ne viennent sur place que dans la seule volonté de casser, de provoquer les forces de l’ordre, de porter soit un discours révolutionnaire soit des préoccupations qui n’ont rien à voir avec les questions qui ont été évoqués par le président de la République et que le gouvernement entend régler. »

« Ce qu’il s’est passé aujourd’hui à Paris n’a rien à voir avec l’expression pacifique d’une colère légitime. Aucune cause ne justifie que les forces de l’ordre soient attaquées, que des commerces soient pillés, que des bâtiments publics ou privés soient incendiés, que des passants ou des journalistes soient menacés, que l’Arc de Triomphe soit ainsi souillé. Les coupables de ces violences ne veulent pas de changement, ne veulent aucune amélioration, ils veulent le chaos : ils trahissent les causes qu’ils prétendent servir et qu’ils manipulent. Ils seront identifiés et tenus responsables de leurs actes devant la justice », a réagi le président Macron, depuis Buenos Aires, où il participait au sommet du G20.

Mais ces violences n’ont pas seulement concerné Paris. Des préfectures et des sous-préfectures ont été visées, comme à Albi [avec des « projectiles inflammables], à Narbonne ou encore au Puy-en-Velay. Des violences ont été signalées à Toulouse, Marseille, Dijon et à Charleville-Mézières.

Évidemment, ces débordements mettent les forces de l’ordre sous tension. Elles sont « au bout du rouleau », a lâché Yves Lefebvre, du syndicat Unité-SGP Police FO, sur Franceinfo. « À une semaine d’intervalle, on est confrontés à des violences extrêmes. En province, on a des points de rassemblements relativement calmes mais mes collègues sont déployés quasiment 24 heures sur 24. On n’en peut plus », a-t-il continué. « Il faut que ça cesse, que le président de la République comprenne que sa police, la dernière barrière face à ces mouvements sociaux, est exténuée », a-t-il ajouté.

À l’antenne de France Inter, ce 2 décembre, le secrétaire national du syndicat Alliance Police nationale, Stanislas Gaudon, a demandé l’instauration de l’état d’urgence et le renfort de l’armée pour faire face à un « climat insurrectionnel ».

« Pendant dix heures, ça a été la guérilla urbaine. C’était l’insurrection en plein Paris, avec des scènes de guérilla aussi en province, où on n’a pas hésité à attaquer les escadrons de gendarmerie, les compagnies républicaines de sécurité et les autres collègues qui étaient dans des véhicules isolés. […] Il n’y avait pas de limite […] C’est pour ça qu’on demande des mesures fortes », a expliqué M. Gaudon.

En outre, a-t-il continué, il y avait « 6 compagnies républicaines de sécurité mises en stand by pour surveiller de l’institutionnel. […] Pour nous, ce n’était pas possible : on avait des collègues qui en prenaient plein la tête pendant qu’il y en avait d’autres qui [les] voyaient se faire matraquer, attaquer. » D’où la requête du syndicat Alliance : « On demande à ce que l’armée nous soulage » pour « la protection des bâtiments institutionnels afin de dégager les forces mobiles ».

« Il y a eu une stratégie gérée par des professionnels du désordre, des professionnels de la casse […] On a identifié à peu près 3.000 personnes qui ont tourné dans Paris » et ont commis des dégradations, « ce qui a rendu effectivement beaucoup plus difficile l’intervention des forces de l’ordre », a expliqué M. Castaner sur BFM-TV. « Nous étudierons toutes les procédures qui nous permettront de sécuriser plus encore », a ensuite affirmé le ministre. « Tout ce qui permettra de sécuriser plus, moi je n’ai pas de tabou. Je suis prêt à tout regarder », a-t-il dit au sujet de l’éventualité d’instaurer l’état d’urgence.

Reste maintenant à voir les mesures que prendra le gouvernement, une « réunion interministérielle avec les services compétents » devant se tenir ce 2 décembre.

En matière de maintien de l’ordre, le code de la Défense classe les forces armées selon trois catégories :

« Les formations de la gendarmerie départementale et de la garde républicaine constituent les forces de première catégorie. Les formations de la gendarmerie mobile constituent les forces de deuxième catégorie. Les formations des forces terrestres, maritimes, aériennes et les services communs ainsi que les formations de la gendarmerie mises sur pied à la mobilisation ou sur décision ministérielle constituent les forces de troisième catégorie », indique l’article D1321-6.

Et l’article D1321-9 précise que « les forces de troisième catégorie sont destinées en priorité à des missions tendant à renforcer les unités de première et deuxième catégories ainsi que les forces de police ainsi qu’à des missions de protection. Et, « dernier ressort, elles peuvent être requises pour des opérations de force nécessitant des mesures de sûreté exceptionnelles. »

Source : Zone Militaire


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mercredi 31 octobre 2018

Justice et forces de l’ordre : la condamnation de trop ?

Voilà une nouvelle décision de justice qui ne risque pas de participer à l’amélioration des relations entre l’institution judiciaire et les forces de l’ordre.

Ainsi que le rapporte l’Essor, le journal de la gendarmerie nationale, un gendarme de 53 ans a été condamné ce mercredi 3 octobre, à 3 mois de prison avec sursis, 6 mois d’interdiction d’exercer sa profession et inscription de la dite condamnation au bulletin n°2 de son casier judiciaire.

L’adjudant-chef dont il est question, comparaissait en effet devant le tribunal correctionnel , pour avoir giflé un mineur qui s’en était pris son épouse. À noter que les représentants de « la victime » n’ont pas estimé nécessaire de se porter partie civile à l’occasion de ce procès. C’est dire l’importance qu’eux mêmes attachent à ce fait divers qui, pourtant, est tout a fait révélateur de la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

À une époque où plus que jamais notre jeunesse est en perte de repères. Et où même le président de la République estime utile et pertinent de s’afficher aux yeux du monde avec des racailles, des hommes et des femmes font le choix de s’exposer jours et nuits, dimanches et jours fériés afin de tenter de maintenir un ordre public minimum pour que notre pays ne sombre pas dans le chaos. Ces serviteurs de la République, qu’ils soient gendarmes, policiers, pompiers ou appartenant aux services de secours paient, chaque année, un lourd tribut. Le nombre de tués et de blessés dans leurs rangs se comptant par centaines. Ce travail, ils le font avec dévouement. Ils sacrifient souvent leur propre vie de famille pour répondre aux exigences de missions de plus en plus difficiles et dangereuses.

Mais parfois aussi, sous l’emprise de la colère, de la fatigue, du stress ou de la peur, ils peuvent se fourvoyer et sortir du cadre légal qui leur est assigné. Mais pour eux, qui ne sont ni président de la République, ni ministre, ni élu, ni caïd médiatique, ni star du showbusiness, il n’y aura pas de pardon. Pas de tolérance. Et pour cela on pourra toujours compter sur quelques magistrats qui, du fond de leur fauteuil, sauront exiger une sanction exemplaire à l’encontre du fautif.

La décision du tribunal correctionnel de Charleville-Mézières est tout à fait symptomatique du décalage qui existe désormais entre la justice et les forces de l’ordre. Elle est également révélatrice de ce même décalage qui s’est installé dans notre société, et du renversement total des valeurs qui affecte maintenant les relations inter-individuelles dans notre pays.

Aurait-on pu imaginer, il n’y a pas si longtemps, un gendarme être mis au ban de la société pour avoir voulu défendre son épouse des agissements d’un gamin dont l’éducation laisse manifestement à désirer ? Aurait-on envisagé de créer, au sein des écoles, des unités d’intervention tant les enseignants sont complètement dépassés par une violence qui devient endémique ? 

Aurait-on vu, au plus au niveau, une classe politique se donner en spectacle, et fouler aux pieds les valeurs de la République dont le peuple lui a donné la garde ?

Alors continuons comme ça.

Condamnons les gendarmes et les policiers pour des vétilles. Sanctionnons les quelques enseignants et agents de l’État qui assument encore leurs responsabilités. Encourageons, en les élisant et les réélisant, les politiques, dans la voie de la médiocrité et du déshonneur. Et sous peu, notre pays sera à ramasser dans la fange. Reste à espérer que d’ici là, ceux qui ont notre sécurité entres leurs mains n’auront pas définitivement baissé les bras.

Source : Olivier Damien - Docteur en droit – Commissaire divisionnaire honoraire

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Ndlr :
10 ans après, la gifle de Bayrou... Le petit "faiseur de poche" condamné par le tribunal correctionnel de Strasbourg...

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dimanche 7 octobre 2018

Plan mixité des Armées : La ministre des Armées veut 10% de femmes parmi les officiers généraux d’ici 2022...

Actuellement, les forces françaises sont les 4e plus féminisées au monde, avec cependant des disparités entre les armées et les services. Ainsi, l’armée de Terre compte 10,1% de femmes dans ses effectifs, soit quasiment deux fois moins que l’armée de l’Air (22,9%). La Marine nationale s’est donné comme objectif d’atteindre un taux de féminisation de 15% (contre 14,3% en 2017).

S’agissant des directions et des services, le Service de Santé des Armées [SSA] et les Affaires pénales militaires [APM, dont l’effectif est de seulement 70 militaires] sont les plus féminisés [respectivement 59,7% et 54,3%], suivi par le Service du commissariat des armées [SCA].

Cependant, là où les choses commencent à se compliquer, c’est au niveau de l’égalité professionnelle. En décembre 2017, il fut rapporté par le journal Le Monde que le ministère des Armées s’était fait épingler pour avoir manqué aux obligations imposées par la loi dite Sauvadet, laquelle prévoyait de réserver 40% des primo-nominations à des postes d’encadrement supérieur à des femmes.

D’où le volontarisme affiché par la ministre des Armées, Florence Parly, lors d’une allocution prononcée le 18 septembre à l’occasion de l’assemblée générale de l’association « Avec les femmes de la défense ».

« Je veux que le féminin de général ne soit plus femme de général. Je souhaite que chacun ait sa chance et puisse donner l’exemple. 10% d’officiers généraux féminins d’ici 2022, je crois que c’est un objectif que nous pouvons atteindre », a en effet affirmé Mme Parly.

« La fraternité, c’est cette solidarité qui lie tous les militaires. Elle exige un comportement exemplaire et qui permet d’affirmer que sous l’uniforme, il n’y plus de femmes, plus d’hommes, il n’y a que des militaires », avait-elle assuré un peu plus tôt.

L’objectif fixé par Mme Parly n’a en effet rien d’insurmontable. Selon les chiffres du dernier bilan social de la Défense, en 2017, sur les 630 officiers généraux en activité au sein des armées, des direction et des services (donc, en comptant les contrôleurs adjoints, contrôleurs et contrôleurs généraux des armées et les médecins chef des services), 49 étaient des femmes. Soit un peu moins de 8%. Du chemin a donc été parcouru depuis Valérie André, qui fut la première femme à avoir été nommée au grade de général, en 1976. Mais ce n’est donc pas suffisant.

« Les femmes doivent savoir que les armées sont ouvertes et accessibles, et qu’elles seront jugées en fonction de leur talent et de leur mérite, et en aucun cas en fonction de leur genre », avait répondu Mme Parly à une question lui venait de lui être posée à l’Assemblée nationale.

« C’est la raison pour laquelle j’ai confié à l’amiral Anne de Mazieux la responsabilité de me proposer un vaste plan mixité, qui aura pour objet de consolider l’égalité professionnelle, de veiller à la conciliation entre vie familiale et engagement militaire et de poursuivre la lutte contre tous les comportements sexistes – car, en cette matière, mon mot d’ordre n’a pas changé : c’est ‘tolérance zéro’. Nos armées doivent donc donner l’exemple », avait-elle ajouté.

Cela étant, l’armée de Terre aura du mal à atteindre l’objectif donné par la ministre. En janvier 2018, sur les 78 nouveaux chefs de corps nommés, l’on ne comptait qu’une seule femme, désignée pour commander le 54e Régiment de Transmissions. Et cela pour une raison simple : les Écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan ont compté trop peu d’élèves féminins dans leurs rangs par le passé.

Source : Ministère des Armées

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vendredi 5 octobre 2018

37e édition du championnat national du chien militaire

L'édition 2018 du championnat national du chien militaire a débuté lundi 1er octobre 2018, à Suippes (Marne), au 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre. 132 binômes, maîtres et chiens, vont s’affronter pendant cinq jours sur différentes épreuves pour devenir la meilleure équipe cynotechnique de France.

Du 1er au 5 octobre, le 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre (132e BCAT) accueille la 37e édition du championnat national du chien militaire, à Suippes. Les meilleures équipes de l'armée de Terre, de l'armée de l'Air, de la Marine nationale, mais également de pays étrangers invités, vont s'affronter lors de d'épreuves telles que l'intervention, le dressage, la patrouille ou le pistage.

Pour les équipes engagées, l’objectif est de montrer l’ensemble de ses savoir-faire techniques, en fonction de sa spécialité. « Les épreuves de chien de patrouille valident l'aptitude à être employé dans un dispositif de sécurité des installations militaires. Les épreuves de dressage permettent de juger le niveau de technicité du dresseur et les qualités caractérielles du chien , explique le colonel Edouard Reynaud, chef de corps du régiment. Quant aux épreuves de chien d'intervention et de chien pisteur, elles placent l'équipe cynotechnique en situation d'intervention en terrain hostile et inconnu. » Pour l'anecdote, cette année, la compétition comprend un exercice de détection d’explosif, une première dans l’histoire du championnat.

Cette année, l’assistance est composée d’observateurs étrangers, parmi lesquels le 1st Military Working Dog Regiment, l’équivalent britannique du 132e BCAT. D’autres pays alliés sont également présents, comme la Belgique et les États-Unis. Les Libanais participeront quant à eux à un exercice de recherche de produits explosifs. « Cet événement nous permet de découvrir des spécialités cynotechniques que nous n’avons pas encore dans notre armée, comme le mordant, le pistage et aussi l’infrastructure du bataillon », explique le porte-parole de Forces armées libanaise .

 Ce championnat national du chien militaire ne se résume pas qu’à la compétition. Le 132e bataillon cynophile de l’armée de terre en profite pour présenter les dernières innovations cynotechniques.

Source : Luc PLESSIER FNCV

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dimanche 12 août 2018

Gendarmes blessés au couteau par des "Gens du voyages" dans les Landes !

Gendarmes blessés au couteau dans les Landes: Le principal suspect toujours recherché

Un homme, soupçonné d’avoir blessé au couteau deux gendarmes vendredi à Vieux-Boucau (Landes), dont un très grièvement, était recherché samedi, a-t-on appris auprès du parquet de Dax. Son frère, mineur de 17 ans et impliqué dans ces violences, a été déféré en vue de sa mise en examen.

Les faits se sont déroulés vendredi vers 6h du matin. « Deux ou trois hommes étaient en train de s’emparer d’un ou plusieurs vélos lorsque quatre gendarmes mobiles, en repos, les ont aperçus », a expliqué à l’AFP le procureur de la République de Dax, Jean-Luc Puyo. Selon le procureur, les gendarmes, trois hommes et une femme, accompagnés d’un groupe d’amis, étaient en civil et rentraient d’une soirée.

Un coup porté « au-dessous du cœur »

Alors que les gendarmes tentaient de les interpeller, les suspects, des gens du voyage, ont pris la fuite. Rattrapé, l’un d’eux a porté des coups de couteau à deux gendarmes, en blessant un très grièvement « au-dessous du cœur, avec une perforation pulmonaire et le ventricule touché », a précisé le procureur.

Transféré à Bordeaux, le militaire, âgé de 22 ans, a été opéré et se trouvait samedi en soins intensifs. « Son état est stabilisé, ses jours ne semblent plus en danger », a indiqué le magistrat. L’autre gendarme a été plus légèrement blessé « au niveau du thorax », selon la même source.
Un coup de barre de fer à la gorge

Interpellé sur les lieux, le principal suspect a néanmoins pu prendre la fuite lorsque des proches sont intervenus en renfort et « ont aussitôt agressé le troisième gendarme » présent sur place, en lui « assenant un coup de barre de fer au niveau de la gorge », selon le procureur.

L’homme soupçonné d’avoir assené les coups de couteau était toujours activement recherché samedi. Le frère du principal suspect, un mineur âgé de 17 ans, a été intercepté au moment des faits par d’autres gendarmes venus à la rescousse. Placé en garde à vue, il a été déféré samedi après-midi devant le pôle de l’instruction de Mont-de-Marsan, en vue de sa mise en examen. Les deux hommes sont issus de la communauté des gens du voyage.

Une information judiciaire a été ouverte pour « tentative de vol en réunion suivie de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et pour « tentative de meurtres » sur trois gendarmes. Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects « savaient qu’ils avaient affaire à des gendarmes », a souligné le procureur.

Source : 20minutes.fr

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mercredi 1 août 2018

Gendarmerie : Obligation de mobilité pour les officiers

En 2011, le général Jean-Yves Saffray avait expliqué le rôle de l’École des officiers de la Gendarmerie nationale [EOGN] dont il était à l’époque le directeur.

« L’EOGN est avant tout une école militaire dont la vocation est de former des chefs militaires droits et loyaux, pouvant témoigner des qualités professionnelles et humaines que l’on est en droit d’attendre d’un technicien et d’un meneur d’hommes. Une école militaire dont l’ambition est de façonner des officiers qui sauront faire preuve, en toutes circonstances, de fermeté mais aussi de bienveillance à l’égard de leurs subordonnés. Des officiers aptes à les comprendre et qui ne tarderont pas à les conquérir par l’exemple et leur conception précise du sens du devoir », avait-il affirmé dans les colonnes du périodique « Le Trèfle » [édité par la Société d’entraide des élèves et anciens élèves de l’EOGN, ndlr].

Et le général Saffray de résumer : « En un mot, c’est une école militaire qui pour vocation de doter ces officiers du charisme, de ce petit ‘supplément d’âme’ nécessaire pour guider leurs subordonnés vers les vertus nécessaires, leur communiquer leur force morale, les préparer aux épreuves. »

Visiblement, ce « supplément d’âme » n’est pas suffisant pour le général Richard Lizurey, le directeur de la Gendarmerie nationale. Sans doute s’inspire-t-il du maréchal Lyautey, qui disait : « Celui qui n’est que militaire n’est qu’un mauvais militaire, celui qui n’est que professeur n’est qu’un mauvais professeur, celui qui n’est qu’industriel n’est qu’un mauvais industriel. L’homme complet, celui qui veut remplir sa pleine destinée et être digne de mener des hommes, être un chef en un mot, celui-là doit avoir ses lanternes ouvertes sur tout ce qui fait l’honneur de l’humanité. »

En effet, d’après les propos tenus par son adjoint, le général Christian Rodriguez, lors d’une réunion de l’UNPRG, et rapportés par L’Essor, les officiers de gendarmerie seront désormais tenus de passer du temps dans une autre administration, voire dans le secteur privé.

« Le directeur général a souhaité par exemple que le parcours des officiers prévoie désormais, de façon obligatoire, une mobilité dans une autre administration, voire dans le secteur privé, pour que nous soyons davantage connus à l’extérieur et pour que nos officiers n’en reviennent que meilleurs au bercail, avec une expérience interministérielle, des contacts supplémentaires dans la société civile, des arguments nouveaux pour faire avancer la maison », a déclaré le général Rodriguez.

Cette mesure vient s’ajouter à l’appel d’offres récemment lancé afin de trouver un prestataire privé qui aura la charge de détecter les « hauts potentiels » parmi les officiers supérieurs de la gendarmerie tout en pointant les axes d’efforts que ces derniers auront à faire pour « pour l’exercice de responsabilités futures, en particulier en termes de leadership, de capacités managériales et d’expertises diverses. »

Reste qu’obliger les officiers de la gendarmerie à une « mobilité » dans le civil va à l’encontre de la tendance observée depuis plusieurs années. Car comme commander (qui suppose l’autorité) n’est pas « manager » (qui veut dire « gérer »), c’est généralement le secteur civil qui se tourne vers le monde militaire pour s’inspirer de ses valeurs et de ses méthodes. D’où, d’ailleurs, le « Partenariat Grandes Écoles » [PGE] de l’armée de Terre, qui vise à placer des étudiants (sélectionnés) en situation de commandement pour acquérir des savoir-faire dans les domaines de la stratégie et de la prise de décision. Et le tout en faisant en sorte qu’ils puissent nouer des liens avec des officiers de carrière.

Source : Zone Militaire

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jeudi 21 juin 2018

Sécurité : Un vaste trafic d’armes démantelé par la Gendarmerie...

C’est une affaire qui a commencé le 29 septembre 2016. Ce jour-là, un jeune militaire du 2e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa] fut interpellé alors qu’il circulait dans les rues du Mans au guidon d’un scooter… avec un pistolet 7.65 chargé, enregistré en Belgique et déclaré volé. Lors de la perquisition de son domicile, des munitions furent saisies. Le marsouin indiqua alors que l’arme lui avait été fournie par un de ses camarades de régiment. Les deux hommes furent alors mis en examen et placés en détention provisoire, leur implication dans un trafic d’armes plus vaste étant soupçonnée.

Puis, les gendarmes de la Section de recherche (SR) d’Angers, chargés de l’enquête, vont dérouler la pelote. Entre février et novembre 2017, quatre trafiquants furent interpellés dans le Grand Ouest et le Centre de la France, puis écroués. Et 200 armes, dont des fusils d’assaut, furent récupérées.

En décembre de la même année, les gendarmes lancèrent une vaste opération dans 29 départements, avec l’objectif d’identifier les contacts des trafiquants. Là, 23 personnes furent placées en garde à vue et 50 autres « entendues » par les enquêteurs. Et c’est ainsi qu’un second réseau parallèle fut identifié.

Suite aux renseignements obtenus, et toujours sous la direction de la SR d’Angers, sous l’autorité de juridiction interrégionale spécialisée de Rennes, une troisième opération a alors été planifiée, avec 700 gendarmes, dont 16 PSIG [pelotons de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie], 2 antennes du GIGN, les experts du plateau d’investigation sur les explosifs et les armes à feu de l’IRCGN et des unités cynophile (sans oublier des démineurs de la Sécurité civile).

Entre le 12 et la 14 juin 2018, lors des perquisitions menées dans 54 départements, les militaires ont mis la main sur 700 armes. Et au moins 90 personnes ont été auditionnées, dont 34 ont été placées en garde à vue. Et quatre individus ont aussi été mis en examen.

« Les perquisitions ont révélé que les armes détenues illégalement étaient volontairement dissimulées dans les habitations : fausses cloisons, livres découpés, faux ballons d’eau chaude », a précisé Nicolas Jacquet, procureur de Rennes dans un communiqué.

Parmi les personnes interpellées, « il y a les têtes de réseau, déjà tombées pour braquage, escroquerie ou vol. Ils se tournent vers ce commerce qui permet de générer de l’argent assez facilement », a indiqué le colonel Grégory Goumin, commandant de la Section recherche de la gendarmerie.

« Lors des perquisitions, les gendarmes ont découvert des armes de poing, des fusils d’assaut, des pistolets mitrailleurs, mais également des explosifs et des lance-roquettes. En tout, ce sont près de 1.900 armes détenues illégalement qui ont été saisies, ainsi que 350.000 euros » résume la Gendarmerie nationale au sujet de cette vaste enquête. Et de préciser que ce « commerce contribuait largement à alimenter en armes les milieux de la criminalité organisée. »

A priori, cette affaire ne va pas en rester là étant donné que les enquêteurs d’Europol ont été associés au démantèlement de ce réseau de trafiquants d’armes, lequel pourrait avoir des ramifications internationales.

Source : Zone Militaire

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lundi 23 avril 2018

Guadeloupe : Une capitaine de gendarmerie abat un délinquant multirécidiviste...

... L'officier a été incarcéré parce qu'il n'était pas forcément en danger !

Le 11 mars 2018, dans le quartier de Dalciat, à Baie-Mahault [Guadeloupe] un véhicule circulant avec de fausses plaques d’immatriculation et plusieurs fois signalé lors de cambriolages et de vols avec violence, a été repéré par deux gendarmes qui se trouvaient à bord d’une voiture banalisée, près d’une station-service.

Quand les militaires – dont le capitaine commandant de la compagnie de gendarmerie de Baie-Mahault – se sont approchés pour interpeller le conducteur, ce dernier aurait refusé d’obtempérer.

La suite des faits est confuse : a-t-il foncé sur les gendarmes, qui se seraient sentis menacés ? En tout cas, le capitaine a ouvert le feu à 7 reprises et a touché mortellement le conducteur de la voiture suspecte, un délinquant multirédiviste originaire de Nice.

Comme il se doit en pareilles circonstances (et comme l’exige la procédure), l’officier a été placé en garde à vue, avant d’être rapidement libéré, la thèse de la légitime défense ayant été retenue. Du moins dans un premier temps.

En effet, plusieurs jours plus tard, et à l’issue d’auditions « plus poussées », la semaine passée, le capitaine de gendarmerie a été mis en examen pour homicide volontaire et écroué, afin de l’empêcher, semble-t-il, de faire pression sur ses subordonnés le temps de l’enquête.

Si une arme a bien été retrouvée dans la boîte à gants de la voiture du délinquant en question, les investigations de l’Inspection générale de la Gendarmerie, saisie par le procureur de la République de Pointe-à-Pitre, ont remis en cause la version du capitaine. « Il n’était pas forcément en danger lorsqu’il a tiré », a expliqué une source « proche du dossier », citée par l’AFP.

L’homme abattu, âgé de 35 ans, était très bien connu de la justice, avec, a précisé le procureur de la République, huit condamnations « pour des affaires de stupéfiants, vol, recel, dans le sud », la dernière remontant à mars 2016. Il était donc en Guadeloupe « depuis pas très longtemps », a-t-il relevé.

Quant au capitaine mis en examen et incarcéré, il s’agit d’un jeune officier de 27 ans, passé par l' école militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan

Source : Zone Militaire

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samedi 24 mars 2018

Attaques terroristes dans l'Aude : Hommage au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, tombé en héros.

Tombé en héros, le gendarme Arnaud Beltrame est mort des suites de ses blessures

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort, annonce Gérard Collomb à 6 H30 ce matin.

Ce gendarme de 45 ans s'était proposé comme otage à la place des personnes retenues par Redouane Lakdim lors de l'attaque de Trèbes, est mort des suites de ses blessures, a annoncé ce samedi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

La police nationale a fait part de son émotion à l’annonce de la mort du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, lançant le hashtag #tousgendarmes sur Twitter.  

Les drapeaux et étendards de la gendarmerie en berne ce samedi.

Le directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN),  Richard Lizurey, a rendu «solennellement hommage à l'héroïsme» d'Arnaud Beltrame, s'inclinant «devant le courage, le sens du sacrifice et l'exemplarité de cet officier qui a donné sa vie pour la liberté des otages».
Richard Lizurey a par ailleurs annoncé que tous les drapeaux et étendards de la gendarmerie seront mis en berne ce samedi.

Le président Emanuel Macron salue Arnaud Beltrame, « tombé en héros »

Le chef de l'Etat a rendu hommage au lieutenant-colonel décédé ce samedi matin, en déclarant que l’officier était tombé en héros et méritait respect et admiration de la nation tout entière.

Arnaud Beltrame, qui s’était proposé comme otage auprès du jihadiste auteur des attaques de Trèbes et Carcassonne, a fait preuve d’un courage et d’une abnégation exceptionnels, a ajouté le chef de l’Etat dans un communiqué.

Le bilan des attaques terroriste dans l'Aude, s'élève désormais à quatre morts.

Source : 20minutes.fr

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mercredi 21 mars 2018

Service National : Le général Ménaouine, directeur du groupe de travail sur le SNU

À l’occasion de ses voeux aux « forces vives » de la Nation, le 30 janvier 2018, le président Macron avait annoncé la mise en place d’un groupe de travail chargé d’examiner les modalités du service national universel (SNU) qu’il avait promis lors de la course à l’Élysée, en mars 2017.

Malgré les réserves, nombreuses, suscitées par ce projet, M. Macron a depuis précisé ses intentions. Ce service national devra être donc «obligatoire » et sa durée sera non plus d’un mois, comme annoncé précédemment, mais de trois, voire six mois. Enfin, il pourrait « avoir une ouverture sur la chose militaire ».

Signe que le caractère militaire de ce service pourrait être prééminent, l’agence Reuters a indiqué, ce 16 février, que le général Daniel Ménaouine avait été désigné pour diriger les travaux du groupe sur le service national annoncé deux semaines plus tôt par le président Macron.

Fils d’un ancien sous-officier du 8e RPIMa, artilleur, le général Ménaouine a notamment été chef d’état-major de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies au Mali (MINUSMA) et chef de cabinet du chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT).

Ce groupe de travail, qui rendra ses conclusions le 30 avril,  comptera également Guy Lavocat dans ses rangs. Passé par l’école de management de l’ESM Saint- Cyr Coëtquidan, il a effectué une grande partie de sa carrière professionnelle dans l’armée de Terre. Il a ainsi contribué à la création de la première école spécialisée dans les ressources humaines de l’armée nationale afghane et participé au projet de la création d’une école de Saint-Cyr au Qatar. Revenu à la vie civile, il a été conseiller social du directeur régional de la SNCF en Auvergne, avant d’être nommé chargé de mission en « évaluation d’impact social au sein du Service militaire volontaire. »

Secrétaire d’État aux victimes entre février 2016 et mai 2017, Juliette Méadel, qui avait plaidé pour un service civique obligatoire, participera aux travaux de ce groupe, de même que le conseiller d’État Thierry Tuot, le préfet Kléber Arhoul actuellement coordinateur national pour l’accueil des migrants en France), Emmanuelle Pérès (déléguée générale de la Fédération de la formation professionnelle) et Marion Chapulut (présidente de CitizenCorps, une association visant à « permettre aux adolescents de prendre confiance en eux et en leur capacité à changer les choses »).

Ces personnalités devront donc répondre à plusieurs questions difficiles. La première porte évidemment sur le coût de ce service national universel, et avant tout sur son financement (2,4/3 milliards par an). Une autre concernera l’implication des militaires dans ce projet, alors que 2.500 d’entre eux sont déjà mobilisés pour les dispositifs existants (service militaire volontaire, service militaire adapté, etc), qui seront par ailleurs prolongés dans le cadre de la Loi de programmation militaire (LPM).

Le caractère obligatoire de ce service devra être précisé. Le 15 février, la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq a déclaré qu’il ne fallait pas l’envisager « sous l’angle de la coercition. » Ce qui est un concept à préciser (une obligation sans coercition est-elle encore une obligation?). En outre, des exemptions seront-elles prévues (pour celles et ceux qui sont déjà parents, par exemple, ou qui ont des ennuis de santé).

Autre réponse attendue : celle concernant l’hébergement. Durant la campagne présidentielle, M. Macron avait avancé l’idée d’ouvrir les établissement scolaires et universitaires pour accueillir les « appelés ». Mais comme ce service pourrait durer 3, voire 6 mois, il faudra donc trouver autre chose… et donc de quoi loger 200.000 jeunes tous les trimestres

Enfin, les modalités pratiques de ce service devront être définies. Il y aura-t-il une tenue unique pour tout le monde (tout le monde en survêtement?) Quelle prise en charge pour les frais déplacement? Qui sera l’employeur? Quelles activités? etc…

« Beaucoup disent que c’est impossible à faire. Mais, rassurez-vous, je suis depuis bien longtemps habitué à ces débuts de discussion. Cela forge plutôt en moi la conviction que c’est une nécessité de le faire. Et cela répond à ce qui corrode au plus profond la cohésion de la Nation, à la tentation de l’individualisme », a assuré M. Macron, le 30 janvier dernier. C’est au pied du mur que l’on voit le maçon…

Source : Zone Militaire

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jeudi 8 février 2018

France : Le SMV, Service Militaire Volontaire, maintenu, voire développé dans les années à venir...

On ignore encore quelle forme prendra le « service national universel » auquel est attaché le président Macron, comme il l’a rappelé lors de ses vœux aux armées, le 19 janvier. L’on sait juste que son coût n’aura – du moins en théorie – aucun impact sur la prochaine Loi de programmation militaire (LPM).

En théorie car, même si plusieurs ministères seront concernés par l’instauration de ce nouveau service national, on ignore quelle sera l’implication des armées. En juin 2017, un rapport du Sénat avait donné une évaluation haute en avançant que 16.000 à 18.000 militaires pourraient être sollicités pour encadrer 600.000 jeunes. « Il s’agirait d’un effort colossal en termes de ressources humaines, dont on peut craindre qu’elle absorbe l’énergie des armées », avaient mis en garde les sénateurs Jean-Pierre Raffarin et Daniel Reiner.

D’autant plus que les armées sont déjà à la manœuvre pour le Service militaire volontaire (SMV), né d’une suggestion faite peu avant les attentats de janvier 2015 par le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT).

Inspiré par le Service militaire adapté (SMA) en vigueur dans les départements et territoires d’outre-Mer, le SMV vise à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté. Actuellement, il existe six centres : Brétigny-sur-Orge, Montigny-lès-Metz, La Rochelle, Châlons-en-Champagne pour l’armée de Terre, Brest pour la Marine et Ambérieu-en-Bugey pour l’armée de l’Air.

Le SMV a été lancé à titre expérimental, avec une enveloppe de 35 millions d’euros financée par le ministère des Armées.

« Le problème est que nous sommes victimes de notre succès : ce système donne tellement satisfaction que, d’une certaine manière, il est devenu la référence alors que c’est en quelque sorte de l’artisanat et qu’il est censé déboucher sur l’emploi. Aujourd’hui, plus de 75 % des jeunes accèdent à l’emploi à l’issue de leur service militaire volontaire, c’est vraiment une réussite pour nous, et d’autant plus que ce SMV est une sorte de dernier recours : si ces jeunes échouaient au service militaire volontaire, il n’y aurait plus rien pour eux, et j’ignore vraiment de quelle manière ils se comporteraient dans la société de demain », avait expliqué, en juillet dernier, le général Bosser.

Que deviendra ce SMV dans le cadre de la prochaine Loi de programmation militaire ? Lors de ses vœux pour l’année 2018, Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de Florence Parly, la ministre des Armées, a indiqué qu’il serait maintenu dans les années à venir.

« Devant ce succès, l’expérimentation du Service Militaire Volontaire a été prolongée jusqu’à la fin de l’année 2018. Nous avons décidé qu’elle sera maintenue dans son format actuel dans la prochaine loi de programmation militaire », a en effet affirmé Mme Darrieussecq.

Enfin, s’agissant du Service national universel voulu par le président Macron, la secrétaire d’État a précisé que, en relation avec Mme Parly, elle travaille « à identifier le rôle des armées dans ce projet de société. »

« Ce futur Service National Universel s’annonce comme un élément essentiel du lien armées-nation et de l’esprit de défense », a-t-elle dit. «Tout le monde semble impatient de connaitre ce projet en cours de réflexion et d’élaboration. L’essentiel n’est pas la rapidité mais plutôt le sens qu’on veut lui donner, la structuration solide. L’année 2018 sera l’occasion de développer tout cela », a-t-elle ajouté.

Source: Zone Militaire

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lundi 1 janvier 2018

Sécurité : 139.400 personnes mobilisées pour le réveillon de la Saint-Sylvestre

Gendarmes, policiers, militaires de l'opération «Sentinelle»... Un important dispositif est déployé sur l'ensemble du territoire au soir des festivités du 31 décembre 2017, en particulier sur les lieux de rassemblement et dans les infrastructures de transports publics.

Branle-bas de combat dans les rangs des forces de l'ordre à la veille de la Saint-Sylvestre: au total, pas moins de 139.400 hommes et femmes seront mobilisés pour assurer le bon déroulement des festivités sur l'ensemble du territoire. 

«Pour assurer la sécurisation du 31 décembre, ce sont 56.000 policiers, 36.000 gendarmes et 7.000 militaires de l'opération «Sentinelle» et 39.800 sapeurs-pompiers, sapeurs-sauveteurs et démineurs», détaille le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui a piloté ce vendredi une «réunion d'état-major» avec les patrons de la police et de la gendarmerie afin de «faire le point sur les mesures de sécurisation spécifiques».

 Source : le Figaro.fr

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BONNE ANNÉE A TOUS

La FNCV, son président, et toute l'équipe d’animation Internet vous souhaite une bonne année et vous présente ses meilleurs vœux pour 2018.

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vendredi 29 décembre 2017

Finances publiques : Coup de gel sur le budget des Armées 2018-2022

Il y a des sujets autrement plus importants qu’un séjour présidentiel au château de Chambord qui mériteraient de faire l’objet d’une polémique…

Ainsi en est-il, par exemple, des 700 millions d’euros du budget des armées encore gelés par le ministère de l’Action et des Comptes publics, ou encore de l’article 14 du projet de loi de programmation des finances publiques (LPFP) pour les années 2018-2022, examiné par les députés le 15 décembre 2017 au soir.

L’un des premiers à avoir mis en garde contre les conséquences potentiellement dévastatrices de ce texte pour les Armées est le député (LR) François Cornut-Gentille. Lors de son intervention en commission élargie, lors de l’examen des crédits de la mission « Défense » pour 2018, le parlementaire avait interpellé Mme le ministre des Armées, Florence Parly, sur ce point.

« L’article 14 du projet de loi de programmation des finances publiques gèle le reste à payer pour les années à venir au montant de celui de 2017 soit environ 100 milliards pour l’Etat, dont 50 milliards pour le ministère des armées dont 35 milliards pour le seul programme 146 [équipement des forces, ndlr]. Dans ces conditions, la modernisation des équipements militaires au cœur de la prochaine loi de programmation militaire risque d’être sérieusement mise à mal. En effet, les équipements militaires obéissent à une logique pluriannuelle incompatible avec le couperet » de ce texte, avait prévenu M. Cornut-Gentille.

« La stricte mise en œuvre de l’article 14 ne risque-t-elle pas d’entraîner le retour des fameuses sociétés de projet ou d’autres types d’achat en leasing, au final plus coûteux que l’acquisition patrimoniale ? », s’était en outre inquiété le député de la Haute-Marne.

Interrogée, plus tard, sur cet article 14 par les sénateurs, Mme Parly avait admis que « s’il devait devait être appliqué de manière unilatérale au seul ministère des Armées, ce serait évidemment un frein majeur à la modernisation des équipements. » Et d’assurer qu’elle serait «extrêmement attentive à ce que ne soit pas le cas et que la capacité d’engagement du ministère dont les programmes d’équipement s’étalent sur un grand nombre d’années soit préservée. »

Seulement, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, ne l’entend pas de cette oreille. Si les sénateurs ont exclu le ministère des Armées de cet article 14, le gouvernement a en effet soumis au vote l’amendement n°45 pour rétablir ce texte dans sa version initiale.

« Cet article vise avant tout à assurer une meilleure transparence et information du Parlement. Il concerne l’ensemble du budget général de l’État et ne cible aucune mission en particulier. Exclure les investissements du ministère des armées (sauf la mission ‘Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation’) aurait par conséquent peu de sens », est-il avancé dans cet amendement. Peu de sens, vraiment?

Poids lourd de la majorité et président de la commission de la Défense, le député Jean-Jacques Bridey a croisé le fer quand cet amendement a été discuté dans l’Hémicycle, le 15 décembre.

Sans remettre en cause l’objectif de contenir la hausse des « restes à payer », M. Bridey a toutefois fait remarquer que le mécanisme imaginé pour les limiter « fait cependant peser plusieurs risques sur la prochaine loi de programmation militaire. »

Parmi ces risques, le président de la commission de la Défense a cité une gestion plus difficile « des aléas inhérents aux programmes d’armement », un « effet de ciseaux » et un « plafonnement des restes à payer, qui pourrait inciter à recourir à des stratégies de contournement », avec le retour possible des « sociétés de projets envisagées dès 2015 pour s’exonérer des contraintes budgétaires ».

S’agissant plus particulièrement de « l’effet de ciseaux », M. Bridey a rappelé que, selon la volonté du gouvernement, il « suffirait que les autorisations d’engagement d’autres ministères soient couvertes par des crédits de paiement pour redonner des marges de manœuvre au ministère des armées. » Or, a-t-il demandé, « est-il bien raisonnable de soumettre la programmation de la défense nationale à la rigueur d’autres ministères, ou de prendre par exemple le risque d’une remise en cause très rapide de ce plafond s’il se révélait intenable? »

Enfin, le député a souligné un risque « plus paradoxal ». Alors que cet article 14 est « vendu » comme étant un élément de bonne gestion, « le plafonnement trop rigide des restes à payer pourrait empêcher la réalisation d’économies d’échelle dans le cadre de commandes globales », a-t-il dit.

« L’amendement du gouvernement présente donc un risque sérieux de remise en question de nos ambitions stratégiques telles qu’elles ont été élaborées de manière consensuelle dans la récente revue stratégique et telles que nous aurons à les traduire prochainement lors de nos débats sur la programmation militaire », a ensuite conclu Jean-Jacques Bridey.

Mais ses arguments n’ont pas été entendus… et l’article 14 a été rétabli dans sa version initiale. Ce qui a fait réagir le député Cornut-Gentille. «Cinglant camouflet infligé cette nuit par Bercy au ministère des Armées via la loi de programmation des finances publiques : la majorité LREM a privé la future loi de programmation militaire de tout levier budgétaire », a-t-il dénoncé via Twitter.

« En intégrant la Défense dans le plafonnement des restes à payer, Bercy prive Florence Parly de la capacité à lancer de nouveaux programmes pour moderniser les équipements de la Marine nationale, de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air. On comprend mieux la priorité donnée au MCO [Maintien en condition opérationnelle, ndlr] », a encore ironisé le député de la Haute-Marne.

Avec la coupe de 850 millions d’euros faite cet été dans le programme 146 « Équipements des Forces », les 700 millions d’euros encore gelés (et qui concernent le même programme) et l’adoption de cet article 14 de la LPFP, cela fait beaucoup en si peu de temps pour le ministère des Armées, que l’on croyait pourtant prioritaire.

Source : Zone Militaire

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vendredi 10 novembre 2017

Meylan, Isère : Nouvel incendie volontaire dans une caserne de la gendarmerie

Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2017, un incendie s’est déclaré dans l’enceinte de la caserne de gendarmerie de Meylan (Isère). Plusieurs véhicules ont été détruits et les façades de bâtiments où sont logés les militaires et leurs familles ont été endommagées par les flammes.

« À 3h35, les gendarmes ont été réveillés par des odeurs de fumée qui venaient de dessous les bâtiments où sont logées les familles », a raconté le colonel Yves Marzin, le commandant du groupement de gendarmerie de l’Isère.

Les familles ont alors été rapidement évacuées et l’incendie a été rapidement maîtrisé par les pompiers. Aucune victime n’est à déplorer.

Cet incendie, apparemment volontaire, est le troisième à s’être déclaré sur un site de la Gendarmerie.

Le 19 septembre, cinq véhicules garés sur un parking de la caserne Jourdan, qui abrite le groupement de gendarmerie de la Haute-Vienne, à Limoges, avaient été détruits par les flammes.

Les dégâts furent plus importants encore quand, deux jours plus tard, le feu ravagea les locaux techniques du groupement de gendarmerie de l’Isère, à Grenoble.

Dans les deux cas, la mouvance liée à l’extrême-gauche est suspectée d’être à l’origine de ces incendies, qui coïncident avec ceux ayant visé la société Enedis, qui installe les compteurs électriques Linky, à Grenoble et à Limoges.

Au moment des faits, le quotidien « Le Figaro » avait indiqué que la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) s’inquiétait du risque de dérives de certaines factions de l’ultra-gauche et redoutait un scénario analogue à celui qui vit la formation du groupe terroriste Action Directe.

En attendant, l’incendie ayant visé la caserne de Meylan est différent par rapport aux deux précédents dans la mesure où, cette fois, les familles des gendarmes ont, semble-t-il, été directement visées.

« Les véhicules visés sont des véhicules civils, qui appartiennent aux familles. C’est un nouveau cap qui est franchi », a en effet déclaré le colonel Marzin. « On s’attaque directement aux familles », a-t-il insisté, sur les ondes de France Info.

Source : Zone Militaire

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