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Tag - Gendarmerie Nationale

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jeudi 8 février 2018

France : Le SMV, Service Militaire Volontaire, maintenu, voire développé dans les années à venir...

On ignore encore quelle forme prendra le « service national universel » auquel est attaché le président Macron, comme il l’a rappelé lors de ses vœux aux armées, le 19 janvier. L’on sait juste que son coût n’aura – du moins en théorie – aucun impact sur la prochaine Loi de programmation militaire (LPM).

En théorie car, même si plusieurs ministères seront concernés par l’instauration de ce nouveau service national, on ignore quelle sera l’implication des armées. En juin 2017, un rapport du Sénat avait donné une évaluation haute en avançant que 16.000 à 18.000 militaires pourraient être sollicités pour encadrer 600.000 jeunes. « Il s’agirait d’un effort colossal en termes de ressources humaines, dont on peut craindre qu’elle absorbe l’énergie des armées », avaient mis en garde les sénateurs Jean-Pierre Raffarin et Daniel Reiner.

D’autant plus que les armées sont déjà à la manœuvre pour le Service militaire volontaire (SMV), né d’une suggestion faite peu avant les attentats de janvier 2015 par le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT).

Inspiré par le Service militaire adapté (SMA) en vigueur dans les départements et territoires d’outre-Mer, le SMV vise à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté. Actuellement, il existe six centres : Brétigny-sur-Orge, Montigny-lès-Metz, La Rochelle, Châlons-en-Champagne pour l’armée de Terre, Brest pour la Marine et Ambérieu-en-Bugey pour l’armée de l’Air.

Le SMV a été lancé à titre expérimental, avec une enveloppe de 35 millions d’euros financée par le ministère des Armées.

« Le problème est que nous sommes victimes de notre succès : ce système donne tellement satisfaction que, d’une certaine manière, il est devenu la référence alors que c’est en quelque sorte de l’artisanat et qu’il est censé déboucher sur l’emploi. Aujourd’hui, plus de 75 % des jeunes accèdent à l’emploi à l’issue de leur service militaire volontaire, c’est vraiment une réussite pour nous, et d’autant plus que ce SMV est une sorte de dernier recours : si ces jeunes échouaient au service militaire volontaire, il n’y aurait plus rien pour eux, et j’ignore vraiment de quelle manière ils se comporteraient dans la société de demain », avait expliqué, en juillet dernier, le général Bosser.

Que deviendra ce SMV dans le cadre de la prochaine Loi de programmation militaire ? Lors de ses vœux pour l’année 2018, Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de Florence Parly, la ministre des Armées, a indiqué qu’il serait maintenu dans les années à venir.

« Devant ce succès, l’expérimentation du Service Militaire Volontaire a été prolongée jusqu’à la fin de l’année 2018. Nous avons décidé qu’elle sera maintenue dans son format actuel dans la prochaine loi de programmation militaire », a en effet affirmé Mme Darrieussecq.

Enfin, s’agissant du Service national universel voulu par le président Macron, la secrétaire d’État a précisé que, en relation avec Mme Parly, elle travaille « à identifier le rôle des armées dans ce projet de société. »

« Ce futur Service National Universel s’annonce comme un élément essentiel du lien armées-nation et de l’esprit de défense », a-t-elle dit. «Tout le monde semble impatient de connaitre ce projet en cours de réflexion et d’élaboration. L’essentiel n’est pas la rapidité mais plutôt le sens qu’on veut lui donner, la structuration solide. L’année 2018 sera l’occasion de développer tout cela », a-t-elle ajouté.

Source: Zone Militaire

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lundi 1 janvier 2018

Sécurité : 139.400 personnes mobilisées pour le réveillon de la Saint-Sylvestre

Gendarmes, policiers, militaires de l'opération «Sentinelle»... Un important dispositif est déployé sur l'ensemble du territoire au soir des festivités du 31 décembre 2017, en particulier sur les lieux de rassemblement et dans les infrastructures de transports publics.

Branle-bas de combat dans les rangs des forces de l'ordre à la veille de la Saint-Sylvestre: au total, pas moins de 139.400 hommes et femmes seront mobilisés pour assurer le bon déroulement des festivités sur l'ensemble du territoire. 

«Pour assurer la sécurisation du 31 décembre, ce sont 56.000 policiers, 36.000 gendarmes et 7.000 militaires de l'opération «Sentinelle» et 39.800 sapeurs-pompiers, sapeurs-sauveteurs et démineurs», détaille le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui a piloté ce vendredi une «réunion d'état-major» avec les patrons de la police et de la gendarmerie afin de «faire le point sur les mesures de sécurisation spécifiques».

 Source : le Figaro.fr

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BONNE ANNÉE A TOUS

La FNCV, son président, et toute l'équipe d’animation Internet vous souhaite une bonne année et vous présente ses meilleurs vœux pour 2018.

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vendredi 29 décembre 2017

Finances publiques : Coup de gel sur le budget des Armées 2018-2022

Il y a des sujets autrement plus importants qu’un séjour présidentiel au château de Chambord qui mériteraient de faire l’objet d’une polémique…

Ainsi en est-il, par exemple, des 700 millions d’euros du budget des armées encore gelés par le ministère de l’Action et des Comptes publics, ou encore de l’article 14 du projet de loi de programmation des finances publiques (LPFP) pour les années 2018-2022, examiné par les députés le 15 décembre 2017 au soir.

L’un des premiers à avoir mis en garde contre les conséquences potentiellement dévastatrices de ce texte pour les Armées est le député (LR) François Cornut-Gentille. Lors de son intervention en commission élargie, lors de l’examen des crédits de la mission « Défense » pour 2018, le parlementaire avait interpellé Mme le ministre des Armées, Florence Parly, sur ce point.

« L’article 14 du projet de loi de programmation des finances publiques gèle le reste à payer pour les années à venir au montant de celui de 2017 soit environ 100 milliards pour l’Etat, dont 50 milliards pour le ministère des armées dont 35 milliards pour le seul programme 146 [équipement des forces, ndlr]. Dans ces conditions, la modernisation des équipements militaires au cœur de la prochaine loi de programmation militaire risque d’être sérieusement mise à mal. En effet, les équipements militaires obéissent à une logique pluriannuelle incompatible avec le couperet » de ce texte, avait prévenu M. Cornut-Gentille.

« La stricte mise en œuvre de l’article 14 ne risque-t-elle pas d’entraîner le retour des fameuses sociétés de projet ou d’autres types d’achat en leasing, au final plus coûteux que l’acquisition patrimoniale ? », s’était en outre inquiété le député de la Haute-Marne.

Interrogée, plus tard, sur cet article 14 par les sénateurs, Mme Parly avait admis que « s’il devait devait être appliqué de manière unilatérale au seul ministère des Armées, ce serait évidemment un frein majeur à la modernisation des équipements. » Et d’assurer qu’elle serait «extrêmement attentive à ce que ne soit pas le cas et que la capacité d’engagement du ministère dont les programmes d’équipement s’étalent sur un grand nombre d’années soit préservée. »

Seulement, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, ne l’entend pas de cette oreille. Si les sénateurs ont exclu le ministère des Armées de cet article 14, le gouvernement a en effet soumis au vote l’amendement n°45 pour rétablir ce texte dans sa version initiale.

« Cet article vise avant tout à assurer une meilleure transparence et information du Parlement. Il concerne l’ensemble du budget général de l’État et ne cible aucune mission en particulier. Exclure les investissements du ministère des armées (sauf la mission ‘Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation’) aurait par conséquent peu de sens », est-il avancé dans cet amendement. Peu de sens, vraiment?

Poids lourd de la majorité et président de la commission de la Défense, le député Jean-Jacques Bridey a croisé le fer quand cet amendement a été discuté dans l’Hémicycle, le 15 décembre.

Sans remettre en cause l’objectif de contenir la hausse des « restes à payer », M. Bridey a toutefois fait remarquer que le mécanisme imaginé pour les limiter « fait cependant peser plusieurs risques sur la prochaine loi de programmation militaire. »

Parmi ces risques, le président de la commission de la Défense a cité une gestion plus difficile « des aléas inhérents aux programmes d’armement », un « effet de ciseaux » et un « plafonnement des restes à payer, qui pourrait inciter à recourir à des stratégies de contournement », avec le retour possible des « sociétés de projets envisagées dès 2015 pour s’exonérer des contraintes budgétaires ».

S’agissant plus particulièrement de « l’effet de ciseaux », M. Bridey a rappelé que, selon la volonté du gouvernement, il « suffirait que les autorisations d’engagement d’autres ministères soient couvertes par des crédits de paiement pour redonner des marges de manœuvre au ministère des armées. » Or, a-t-il demandé, « est-il bien raisonnable de soumettre la programmation de la défense nationale à la rigueur d’autres ministères, ou de prendre par exemple le risque d’une remise en cause très rapide de ce plafond s’il se révélait intenable? »

Enfin, le député a souligné un risque « plus paradoxal ». Alors que cet article 14 est « vendu » comme étant un élément de bonne gestion, « le plafonnement trop rigide des restes à payer pourrait empêcher la réalisation d’économies d’échelle dans le cadre de commandes globales », a-t-il dit.

« L’amendement du gouvernement présente donc un risque sérieux de remise en question de nos ambitions stratégiques telles qu’elles ont été élaborées de manière consensuelle dans la récente revue stratégique et telles que nous aurons à les traduire prochainement lors de nos débats sur la programmation militaire », a ensuite conclu Jean-Jacques Bridey.

Mais ses arguments n’ont pas été entendus… et l’article 14 a été rétabli dans sa version initiale. Ce qui a fait réagir le député Cornut-Gentille. «Cinglant camouflet infligé cette nuit par Bercy au ministère des Armées via la loi de programmation des finances publiques : la majorité LREM a privé la future loi de programmation militaire de tout levier budgétaire », a-t-il dénoncé via Twitter.

« En intégrant la Défense dans le plafonnement des restes à payer, Bercy prive Florence Parly de la capacité à lancer de nouveaux programmes pour moderniser les équipements de la Marine nationale, de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air. On comprend mieux la priorité donnée au MCO [Maintien en condition opérationnelle, ndlr] », a encore ironisé le député de la Haute-Marne.

Avec la coupe de 850 millions d’euros faite cet été dans le programme 146 « Équipements des Forces », les 700 millions d’euros encore gelés (et qui concernent le même programme) et l’adoption de cet article 14 de la LPFP, cela fait beaucoup en si peu de temps pour le ministère des Armées, que l’on croyait pourtant prioritaire.

Source : Zone Militaire

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vendredi 10 novembre 2017

Meylan, Isère : Nouvel incendie volontaire dans une caserne de la gendarmerie

Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2017, un incendie s’est déclaré dans l’enceinte de la caserne de gendarmerie de Meylan (Isère). Plusieurs véhicules ont été détruits et les façades de bâtiments où sont logés les militaires et leurs familles ont été endommagées par les flammes.

« À 3h35, les gendarmes ont été réveillés par des odeurs de fumée qui venaient de dessous les bâtiments où sont logées les familles », a raconté le colonel Yves Marzin, le commandant du groupement de gendarmerie de l’Isère.

Les familles ont alors été rapidement évacuées et l’incendie a été rapidement maîtrisé par les pompiers. Aucune victime n’est à déplorer.

Cet incendie, apparemment volontaire, est le troisième à s’être déclaré sur un site de la Gendarmerie.

Le 19 septembre, cinq véhicules garés sur un parking de la caserne Jourdan, qui abrite le groupement de gendarmerie de la Haute-Vienne, à Limoges, avaient été détruits par les flammes.

Les dégâts furent plus importants encore quand, deux jours plus tard, le feu ravagea les locaux techniques du groupement de gendarmerie de l’Isère, à Grenoble.

Dans les deux cas, la mouvance liée à l’extrême-gauche est suspectée d’être à l’origine de ces incendies, qui coïncident avec ceux ayant visé la société Enedis, qui installe les compteurs électriques Linky, à Grenoble et à Limoges.

Au moment des faits, le quotidien « Le Figaro » avait indiqué que la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) s’inquiétait du risque de dérives de certaines factions de l’ultra-gauche et redoutait un scénario analogue à celui qui vit la formation du groupe terroriste Action Directe.

En attendant, l’incendie ayant visé la caserne de Meylan est différent par rapport aux deux précédents dans la mesure où, cette fois, les familles des gendarmes ont, semble-t-il, été directement visées.

« Les véhicules visés sont des véhicules civils, qui appartiennent aux familles. C’est un nouveau cap qui est franchi », a en effet déclaré le colonel Marzin. « On s’attaque directement aux familles », a-t-il insisté, sur les ondes de France Info.

Source : Zone Militaire

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mercredi 25 octobre 2017

Armée : 60% des militaires de carrière envisagent de quitter les rangs...

Entre la vocation, le désir de servir et de s’engager pour les autres, la recherche de valeurs, les envies d’ailleurs, la soif d’aventures, l’opportunité d’avoir une première expérience professionnelle, la tradition familiale ou encore le prestige de l’uniforme, les raisons qui poussent un jeune homme (ou une jeune femme) à se rendre dans un centre de recrutement (CIRFA) sont à la fois nombreuses et variées.

Cela étant, une fois que le contrat d’engagement signé, il faut veiller à éviter les désillusions, qui surviennent quand la réalité n’est pas conforme à ce qu’avait imaginé la recrue. Ainsi, dans son rapport sur la Fonction militaire, le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM) constate un niveau élevé du taux de dénonciation des contrats, en particulier chez les militaires du rang, au cours de la période probatoire de 6 mois (renouvelable une fois, sous certaines conditions).

Ce taux de dénonciation de contrat concerne davantage l’armée de Terre (entre 20 et 28% depuis 2005) que la Marine nationale et l’armée de l’Air (entre 10 et 20%).

« Cette réalité est préoccupante pour les gestionnaires. Une part n’en demeure pas moins naturelle. Rejoindre une unité militaire revient à découvrir un monde en soi, dont les modes de fonctionnement et de rapport aux autres sont marqués par de fortes particularités qui peuvent désorienter une jeune recrue », explique le HCECM.

L’armée de Terre s’est donné pour objectif de réduire ce taux de dénonciation de contrat à 15%. Ce qui est « très souhaitable mais sans doute difficile à atteindre », note le rapport, qui appelle à prendre des mesures pour prendre en compte l’évolution de la société française afin de «prévenir tout creusement d’écart rédhibitoire entre la fonction militaire et les jeunes qui pourraient être appelés à la rejoindre. »

Quant à ceux qui n’ont pas dénoncé leur contrat au terme de la période probatoire, ils sont nombreux à envisager de quitter l’armée, même si le statut militaire, la participation active à la défense du pays, l’impression d’être utile, les valeurs, les rapports humains et l’esprit de cohésion sont de « puissants leviers » pour y rester.

Source : Zone Militaire

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lundi 24 juillet 2017

Budget des armées : Augmentation de 1,2 milliard... Va-t-on vers un apaisement de la polémique ?

La ministre des Armées dit avoir obtenu le dégel de 1,2 milliard d’euros de crédits. 

Se pencher sur le budget des armées n’est pas simple pour le néophyte, surtout en ce moment, avec l’avalanche de chiffres donnés par l’exécutif. Résumons : pour 2017, le Parlement a alloué 32,7 milliards d’euros (dont 300 millions de recettes exceptionnelles) de à la mission « Défense ».

Sur ce montant, il a été annoncé, puis confirmé, que 2,7 milliards avaient été gelés par la précédente équipe gouvernementale. Cette pratique n’a rien d’inhabituelle : on y a droit chaque année. Il revient au ministre des Armées d’obtenir qu’ils soient débloqués au plus vite alors que Bercy souhaite au contraire les « garder au chaud » le plus longtemps possible, voire carrément les annuler.

Déjà, la ministre des Armées, Florence Parly, a perdu une première manche : 850 millions d’euros ont été annulés par le ministère de l’Action et des Comptes publics. Cette somme correspond à celle qui manquera pour financer les opérations extérieures, pour lesquelles 450 millions d’euros avaient été initialement provisionnés dans le budget des Armées.

Normalement, si la Loi de programmation militaire avait été respectée à la lettre, ces 850 millions d’euros aurait dû faire l’objet d’un financement interministériel, comme le veut la pratique depuis une dizaine d’années. Mais ce ne sera donc pas le cas : ils seront donc prélevés sur le programme 146 « Équipement des Forces ». Cette annonce a été à l’origine de la première crise du quinquennat de M. Macron, marquée par la démission du général Pierre de Villiers, alors chef d’état-major des armées (CEMA).

Avec 850 millions annulés, restait donc à Mme Parly d’obtenir le dégel de 1,85 milliard. Et visiblement, d’après ce qu’elle a affirmé dans les colonnes du Journal du Dimanche, elle pu en arracher 1,2 milliard à Bercy.

« Je suis en discussion pour que des crédits gelés en 2017 soient dégelés. C’est déjà le cas depuis jeudi pour 1,2 milliard d’euros qui nous seront restitués par anticipation dès ce mois-ci », a expliqué la ministre. Le 20 juillet, Mme Parly a rencontré, tôt le matin, Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, avant de s’envoler vers Istres avec le président Macron.

Si ce dégel devrait permettre à la Direction générale de l’armement (DGA) d’éviter une cessation de paiement, la coupe de 850 millions d’euros pourrait accroître le report de charges de cette dernière. Report qui a déjà atteint le niveau, préoccupant, de 3,1 milliards d’euros fin 2016.

Cela étant, cette annonce, qui vient fort à-propos après les tensions de ces derniers jours, peut donner le sentiment à l’observateur peu au fait des questions budgétaires que le budget des Armées a été augmenté. Or, il n’en est évidemment rien. Comme le rappelle le député (LR) François Cornut-Gentille, rapporteur spécial des crédits de la défense à la commission des Finances, ce dégel « ne constitue pas un cadeau fait aux armées mais le strict respect de la loi de finances initiale. »

« Je me suis engagée à ce que les annulations de crédits n’aient pas d’impact sur le fonctionnement des armées en 2017, notamment pour les militaires en opération. C’est donc sur les grands programmes d’équipement que les ajustements seront faits par lissage », a par ailleurs souligné Mme Parly, sans donner de précision sur les programmes affectés par les coupes.

« Pour 2018, le budget de la défense augmentera de 1,8 milliard, ce qui fait une croissance de 5 % par rapport à 2017. Et, dans cette augmentation confirmée par le Président à Istres pour 2018, il est prévu 200 millions d’euros qui seront affectés à de l’équipement de base pour les militaires », a également dit la ministre, qui s’est vantée d’avoir obtenu le « meilleur budget de la Défense depuis 10 ans. » Sur ce point, on jugera au moment de son exécution.

 Source : Zone Militaire


 
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lundi 17 juillet 2017

CEMA Général de Villiers : « La confiance est une vertu vivante » qui « a besoin de gages »

Le programme présidentiel d’Emmanuel Macron faisait le constat de forces armées « utilisées au maximum de leur capacité », ce qui faisait « craindre une dégradation progressive de leur sécurité, de leur efficacité et du recrutement », tout en soulignant l’inquiétante détérioration de leurs équipements.

« Quant à nos dépenses militaires, rapportées au nombre d’habitants, elles stagnent depuis longtemps, voire diminuent, alors même que les conflits s’intensifient et que nombre de pays se réarment », pouvait-on encore y lire. D’où son engagement de porter progressivement le budget de la Défense à 2% du PIB en 2025 (hors pensions et coût des opérations). Et d’ajouter : « Cet effort est nécessaire, pour faire face au renforcement des effectifs post-attentats et pour moderniser nos équipements, mobilisés sur plusieurs fronts. »

Seulement, l’annonce de 850 millions d’euros de coupes dans les dépenses militaires ne va pas dans le sens promis par M. Macron. Et même si 1,5 milliards d’euros seront alloués au ministère des Armées en 2018, le compte n’y sera pas : il manquera en effet 500 millions pour assurer la bonne trajectoire vers l’objectif des 2% en 2025.

« Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis, ce n’est pas plus compliqué que cela », a pourtant assuré M. Macron, dans les colonnes du Journal du Dimanche, ce 16 juillet. Cela étant, le quinquennat ne fait que commencer et l’on verra si les promesses seront tenues ou pas. Mais tout de même : dire que l’on augmentera le budget des armées en commençant par le réduire pour ensuite affirmer que l’on tiendra ses engagements n’aide pas à instaurer la confiance. « Chat échaudé craint l’eau froide », dit le proverbe.

La confiance justement. Hasard ou coïncidence, c’était le thème que le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), avait promis d’aborder dans sa prochaine « Lettre à un jeune engagé ». Alors qu’il vient d’être sèchement rappelé à l’ordre par le président Macron pour sa sortie contre les économies de 850 millions demandées aux armées, il a tenu parole, en publiant le texte promis le 14 juillet.

« La confiance, c’est le refus de la résignation. C’est le contraire du fatalisme, l’antithèse du défaitisme. Et, en même temps, il y a dans la confiance une forme d’abandon. Agir sans s’abandonner, c’est faire preuve d’orgueil. S’abandonner sans agir, c’est se laisser aller », a ainsi écrit le CEMA, après avoir cité le général Delestraint, le chef de l’Armée secrète mort en déportation en avril 1945 et dont le « discours est une exhortation ferme à rejeter toute ‘mentalité de chien battu ou d’esclave' ».

« Choisissons, donc, d’agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n’est pas le cas. Autrement dit, si toute notre foi, tout notre engagement et notre détermination sont nécessaires, ils sont à jamais insuffisants pour envisager la victoire. La vraie confiance réconcilie confiance en soi et confiance en l’autre », continue le général de Villiers.

Mais l’essentiel de cette lettre du CEMA tient dans sa conclusion. Et certains y verront sans doute une réponse au recadrage du président Macron, qu’il doit conseiller pour qu’il reste un chef des Armées et non un chef désarmé.

« Parce que la confiance expose, il faut de la lucidité. Méfiez-vous de la confiance aveugle; qu’on vous l’accorde ou que vous l’accordiez. Elle est marquée du sceau de la facilité », écrit ainsi le général de Villiers.

« Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi », poursuit le CEMA, pour qui « la confiance est une vertu vivante » qui « a besoin de gages. » Et de conclure : « Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contrainte. »

Peut-être qu’il sera question de confiance lors de l’entretien, en tête à tête, qu’aura le général de Villiers avec Emmanuel Macron le 21 juillet prochain. « Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change », a déjà prévenu le chef de l’État.

Source : Zone Militaire


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vendredi 28 avril 2017

Garde Nationale : Décret destiné à stimuler le volontariat et le recrutement de réservistes

Quand la Garde nationale a été mise sur les rails, en octobre 2016, il était question de prendre des mesures devant faciliter le recrutement de volontaires pour rejoindre les réserves opérationnelles des ministères de la Défense et de l’Intérieur.

L’objectif alors affiché était de recruter 85.000 volontaires d’ici la fin 2018 afin de pouvoir en engager quotidiennement 9.000 sur le terrain. Actuellement, la Garde nationale en compte 65.700, dont 6.000 mobilisés tous les jours aux côtés des unités d’active des forces armées et de police.

Les mesures « d’attractivité » annoncées ont été adoptées par un décret qui a été publié dans le Journal Officiel du 15 mars. Ainsi, il a été décidé d’instaurer une prime annuelle de fidélité de 250 euros destinée à tout réserviste renouvelant son contrat initial d’engagement pour un contrat de 3 ans minimum et effectuant au moins 37 jours d’activité de réserve par an.

Les étudiants âgés de moins de 25 ans auront droit à une « allocation d’étude » mensuelle de 100 euros à la condition de signer un contrat d’engagement initial de 5 ans au sein de la Garde nationale et sous réserve d’effectuer 37 jours d’activité dans l’année.

Enfin, les volontaires âgés de moins de 25 ans, qu’ils soient étudiants ou déjà dans la vie active, pourront bénéficier d’une aide de 1.000 euros pour passer leur permis de conduire B, à la condition toutefois d’avoir effectué au moins 50 jours d’activité de réserve et d’être à plus de deux ans du terme du contrat.

Par ailleurs, une instruction fiscale visant à réduire les impôts des entreprises qui facilitent l’engagement de leurs salariés dans la Garde nationale est entrée en vigueur le 8 février.   

Source : Zone Militaire


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samedi 31 décembre 2016

Soldes... des soldats : Prime ISSE, combien gagne-t-on en OPEX ?

Prime ISSE des militaires en Opération Extérieure

L’article sur les primes OPEX, basé sur un rapport de la Cour des comptes, a suscité de nombreuses réactions, à juste titre. Les chiffres paraissaient insensés et en tout cas contraires à ceux que j’avais précédemment donné sur ce blog. Un internaute - que je remercie vivement - me donne les chiffres moyens de l’ISSE (indemnité de sujétions pour service à l’étranger), la « prime opex » qui s’ajoute à la solde habituelle et n’est pas imposable.

  • un militaire du rang touche environ 2200 d’ISSE par mois
  • un sergent : 2242
  • un sergent-chef : 2389
  • un major : 3514
  • un lieutenant-colonel : 5282
  • un colonel: 5596
  • un général de brigade : 7790

Ce dernier est donc le seul à toucher plus de 30.000 euros pour une OPEX de 4 mois.

Source : Jean Dominique MERCHET - Secret Defense


... Et en attendant la nouvelle année, les primes et les soldes de janvier, la FNCV vous souhaite un...

Bon réveillon à tous
et
une bonne année 2017

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dimanche 18 décembre 2016

Sécurité : Drones piégés pour commettre des attentats high-tech...

Terrorisme : Le drone piégé est un « mode d’action ennemi exportable », pour les autorités françaises

Le 2 octobre 2016, près d’Erbil (nord de l’Irak), l’explosion d’un drone piégé avait tué deux combattants kurdes irakiens (peshmergas) et blessé deux militaires français du Commando parachutiste de l’air (CPA). L’engin avait été récupéré alors qu’il était au sol. C’est au cours de son examen qu’une charge explosive a été actionnée apparemment par un minuteur.

Ce mode opératoire de l’État islamique (EI ou Daesh) peut-il se généraliser ? En tout cas, c’est une crainte des autorités françaises. En effet, dans un message de commandement du préfet de la zone de défense et de sécurité du sud-est, adressé au Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (CODIS) de la région et au Centre de déminage de Lyon, il est fait référence à l’attaque d’Erbil.

« Suite à l’emploi d’un drone piégé récemment observé en Irak, cette menace est désormais à prendre en compte sur le territoire national au titre d’un mode d’action ennemi exportable », est-il écrit dans ce message, révélé par le quotidien « Le Parisien ».

Désormais, et faute d’une d’une « doctrine nationale opérationnelle » pour traiter pareil cas, il est demandé de considérer « tout drone posé ou écrasé au sol » comme un colis piégé et d’agir en conséquence, c’est à dire d’établir un périmètre de sécurité dans l’attente de l’arrivée des services de déminage.

« C’est une menace que l’on prend en compte, notamment avec tous ceux qui vont revenir du théâtre irako-syrien et qui se sont aguerris là-bas », a expliqué, à l’AFP, le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN).

Lors d’une présentation de trois dispositifs anti-drones, le 18 novembre, sur la base aérienne de Villacoublay, Louis Gautier, le Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, avait insisté sur le risque d’une utilisation de drones à des fins malveillantes.

Chaque année, avait-il indiqué, une quarantaine de survols de sites sensibles ou de périmètres interdits font l’objet d’une procédure d’enquête ou judiciaire. La plupart du temps, il n’y a pas de mauvaises intentions des propriétaires de ces engins. Mais, pour M. Gautier, « on voit bien que le drone peut être utilisé à des fins malveillantes », c’est-à-dire « la possibilité qu’un drone soit utilisé pour provoquer un attentat. »

Source : Zone Militaire

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vendredi 2 décembre 2016

Tarascon sur Ariège : Un gendarme tué par un délinquant récidiviste au volant, sans permis...

L’intervention à laquelle a participé le major Christian Rusig, le commandant de la brigade de Gendarmerie de Tarascon-sur-Ariège, était banale puisqu’il s’agissait de sécuriser les lieux d’un feu de voiture, vers la localité d’Ussat. Seulement, elle a mal tourné…

Il était environ 23 heures quand, ayant aperçu les gendarmes au rond-point de Sabart, un automobiliste a fait demi-tour. Pris en chasse par les militaires, il s’est retrouvé face à une deuxième patrouille appelée en renfort.

C’est alors que ce dernier a effectué un second demi-tour en direction de la première patrouille pour aller percuter le major Rusig, qui, avec l’un de ses subordonnés, venait de mettre en place un barrage pour tenter de l’arrêter.

Le fuyard a immédiatement été arrêté par les gendarmes. Âgé d’une trentaine d’année, il n’est pas un inconnu de leurs services puisqu’il s’agit d’un délinquant déjà condamné pour plusieurs délits. Il a été placé en garde à vue avec sa passagère à la brigade de recherches de Pamiers.

Quant au major Rusig, il a été héliporté dans un état grave à l’hôpital Purpan de Toulouse. Malheureusement, il est décédé des suites de ses blessures quelques heures plus tard. Âgé de 55 ans, marié et père de deux enfants, il est le 8e gendarme à perdre la vie dans l’exercice de ses fonctions depuis le début de cette année.

Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a dénoncé un « acte odieux » et appelé à la « fermeté nécessaire » de la justice.

« Le conducteur du véhicule a été aussitôt interpellé et devra répondre de ses actes devant la Justice, qui devra passer avec toute la fermeté nécessaire. Cet acte odieux rappelle que chaque jour, les gendarmes, comme les policiers, exposent leur vie pour protéger celle des autres. Ils méritent à cet égard le respect et la gratitude de tous nos concitoyens », a en effet déclaré le ministre.

Pour le moment, une enquête pour « homicide volontaire » a été ouverte. Et selon le procureur de la République, la thèse privilégiée des enquêteurs est celle d’un « acte délibéré ».

Source : Zone Militaire

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jeudi 8 septembre 2016

Société : Des activistes "écolos" attaquent un hélicoptère de la Gendarmerie avec des fusées d'artifice !

Depuis maintenant plusieurs semaines, les opposants au centre de stockage des déchets radioactifs (Cigéo) qui est en cours de construction à Bure (Meuse) ont durci le ton, dans la droite ligne de ce que l’on a déjà pu voir à Notre-Dame-des-Landes ou à Sivens, où, d’ailleurs, un rapport de la gendarmerie avait fait état du tir d’une fusée en direction de l’un de ses hélicoptères.

Justement, un incident du même genre s’est produit le 14 août 2016 à Bure. En effet, selon des informations du Parisien, confirmées plus tard par d’autres sources, un hélicoptère de la gendarmerie a été la cible d’au moins une demi-douzaine de tirs de fusées d’artifice. L’appareil a même dû effectuer une manœuvre délicate pour éviter d’être touché par l’un d’eux.

La veille, environ 250 activistes, dont certains étaient cagoulés, avaient détruit le mur d’enceinte protégeant le chantier. Depuis, l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (ANDRA) a déposé plainte pour dégradation de biens et occupation illégale d’un terrain privé.

Quant aux tirs ayant visé l’hélicoptère, le procureur de Bar-le-duc, Rémi Coutin, a demandé l’ouverture d’une enquête pour « violence avec arme par destination, commise en réunion et à l’encontre de personnes dépositaires de l’autorité publique ». Ce qui peut aboutir à une peine de 10 ans de prison… à condition de pouvoir identifier le (ou les) auteur(s) de ces tirs.

« Cela fait trois ans que je suis procureur de la République à Bar-le-Duc. C’est la première fois que je vois une telle importance dans les actes de délinquance en réaction à ce projet et une telle fréquence d’infractions. La question est de savoir si ça va s’inscrire dans l’avenir ou pas ? », a confié Rémi Coutin à France Bleu Lorraine.

Source : Zone Militaire

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jeudi 4 août 2016

Gendarmerie : La force mobile s'ouvre aux femmes sous-officiers

Si les femmes officiers pouvaient servir au sein de la gendarmerie mobile, ce n’était pas encore le cas de leurs homologues sous-officiers.

En 2015, dans le cadre d’un plan d’action pour l’égalité professionnelle, il fut donc décidé d’intégrer 30 personnels féminins dans trois Escadrons de gendarmerie mobile (EGM), à savoir les 11/1 de Satory, 11/5 de Sathonay-Camp et 21/2 de Mont-de-Marsan, à des fins d’expérimentation.

« La question était essentiellement logistique. L’hébergement des gendarmes mobiles est de qualité variable, avec chambrées et douches collectives. Il convenait que les femmes aient donc un hébergement distinct », a expliqué la Gendarmerie au quotidien Le Parisien.

Finalement, l’expérience a été concluante car la Direction de la Gendarmerie nationale a décidé de généraliser l’intégration des personnels féminins sous-officiers dans les EGM à partir d’août 2016.

Les femmes sous-officiers qui seront ainsi affectées dans ces unités accompliront exactement les mêmes tâches que leurs camarades masculins. « Si elles doivent faire du répressif, elles le feront. Derrière un casque et un bouclier, il n’y a aucune distinction », a assuré le général François Gieré, le commandant de la gendarmerie en Aquitaine.

Au total, et après les réformes de ces dernières années, il reste encore 108 EGM au sein desquels servent 13.000 gendarmes mobiles (« moblots »). La gendarmerie nationale compte 18% de femmes dans ses rangs (sur 99.000 personnels d’active). Et ce taux grimpe jusqu’à 21% chez les réservistes. 

Source : Zone militaire

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jeudi 14 juillet 2016

Défense nationale : En 2016, 87% des Français ont une bonne image de leurs forces armées

Un 14 juillet sous le signe de la popularité...
Pour les forces armées de la France

Tous les ans, peu avant le 14-Juillet, le ministère de la Défense publie les résultats d’un sondage mesurant la popularité des armées ainsi que l’adhésion aux opérations dans lesquelles elles sont engagées.

Après les attentats de janvier et de novembre 2015, les enquêtes d’opinion ont ainsi montré une hausse assez significative du pourcentage de personnes interrogées ayant une bonne image des forces armées : de 80% l’an dernier, il est passé à 87% en 2016.

En outre, les armées affichent un taux de confiance de 81% (derrière les hôpitaux). Si ce chiffre est important, il est toutefois en léger retrait par rapport à 2015, où il était de 83% (du moins, d’après une enquête du CEVIPOF réalisée en février de cette année-là).

Globalement, pour les Français, les armées sont « professionnelles, réactives et efficaces ». Et 66% d’entre eux estiment que leur point fort repose sur la qualité de leurs soldats. Par ailleurs, 46% des personnes interrogées ayant des enfants scolarisés leur conseilleraient une carrière militaire, soit +4% par rapport à 2015.

S’agissant des opérations, et même si elle est critiquée, Sentinelle est soutenue par 77% des sondés. La participation française à la coalition anti-État islamique (opération Chammal) bénéficie également d’un fort taux d’adhésion, avec 75% des Français qui l’approuvent. Les frappes aériennes en Syrie sont soutenues par 70% des personnes sollicitées.

En revanche, le soutien à l’opération Barkhane, menée depuis août 2014 dans la bande sahélo-saharienne (BSS) continue de s’effriter. Ainsi, 57% des Français approuvent cette intervention, contre 65% en novembre 2015.

Enfin, concernant les moyens, globalement, 81% des Français ont dit souhaiter que le budget de la Défense soit maintenu ou augmenté. Mais une large majorité – 66% – estime que la situation sécuritaire actuelle plaide pour un effort budgétaire supplémentaire. C’est 17% de plus par rapport à la dernière enquête d’opinion.

Source : Zone Militaire

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vendredi 8 juillet 2016

Gendarmerie : Le général Favier, va rejoindre le groupe pétrolier Total

Alors que les défis n’ont sans doute jamais été actuellement aussi nombreux pour la gendarmerie, son directeur (DGGN), le général Denis Favier, 57 ans, a annoncé qu’il quitterait, à sa demande, ses fonctions à compter du 1er septembre 2016 pour rejoindre le groupe pétrolier Total, où il sera en charge des affaires liées à la sécurité.

Le départ du général Favier est une surprise. Nommé directeur de la Gendarmerie nationale en 2013, il avait été auparavant le conseiller gendarmerie de Manuel Valls, quand ce dernier était ministre de l’Intérieur.

Mais ce saint-cyrien est aussi surtout connu pour avoir dirigé l’assaut du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) donné à Marignane contre un commando islamiste qui avait pris les passagers d’un Airbus d’Air France, en 1994.

Après avoir commandé le groupement de gendarmerie de Haute-Savoie, le général Favier retrouva, en 2007, le GIGN, soit 10 ans après avoir quitté cette unité d’élite. Il fit parler à nouveau de lui lors de l’affaire du Ponant, un voilier capturé en avril 2008 par des pirates somaliens, en sautant en parachute en mer (tarpon) dans le cadre de l’opération Thalatine, lancée pour libérer l’équipage du navire.

Plus récemment, en tant que DGGN, le général Favier a supervisé l’opération ayant abouti à la neutralisation des frères Kouachi, les auteurs du massacre de la rédaction de Charlie Hebdo.

À son arrivée à DGGN, le général Favier avait tiré la sonnette d’alarme sur la situation financière de la gendarmerie, en mettant en cause, devant les parlementaires, les gels et surgels imposés à son budget. Mais, visiblement, les choses se sont améliorées depuis…

Reste maintenant à voir qui sera le prochain chef des gendarmes. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, pour qui le général Favier aura été un « grand directeur de la Gendarmerie nationale », a fait savoir qu’il proposerait le nom du général Richard Lizurey, actuel major général de la Gendarmerie.

Source : Zone Militaire

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