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mardi 4 février 2020

Harpie : L'armée a frappé à nouveau les orpailleurs clandestins en Guyane

La lutte contre l’orpaillage clandestin en Guyane n’autorise aucun relâchement étant donné que ceux qui se livrent à cette activité – les garimpeiros, venus du Brésil voisin, font preuve de résilience et d’une capacité d’adaptation étonnante.

Ainsi, en janvier 2019, les actions menées dans le cadre de l’opération Harpie par les Forces armées en Guyane [FAG] et la Gendarmerie nationale, avaient permis de détruire 765 sites illégaux d’orpaillage, 4.449 abris en bois [carbets], 215 puits et 51 galeries. Les saisies de matériels et de mercure [qui servant à amalgamer l’or, pollue les cours d’eau] furent importantes. Et les avoirs criminels saisis s’élevèrent à plus de 26 millions d’euros.

Pour autant, cela n’a nullement découragé les garimpeiros à en croire les derniers chiffres publiés par les responsables du Parc amazonien de Guyane. En effet, les derniers relevés, effectués par hélicoptère durant quatre jours, ont fait état de l’existence de 145 sites illégaux d’orpaillage dans la seule zone sud.

« On est dans les trois pires comptages depuis que l’on suit cette situation, c’est vraiment très préoccupant », a commenté Arnaud Anselin, le directeur adjoint du Parc amazonien de Guyane, auprès de l’AFP, en octobre 2019.

Cette situation a été récemment été dénoncée par le député Gabriel Serville, élu de la première circonscription de Guyane. Dans un courrier adressé au président Macron, il a déploré le manque de moyens affectés à la lutte contre l’orpaillage illégal qui « entraîne déforestation massive, pollutions terrestres, déversement dans nos eaux de mercure et de cyanure, qui tuent ou provoquent suicides et maladies neurodégénératives chez nos compatriotes amérindiens : 90% des enfants du Haut-Maroni présentent une intoxication au mercure bien supérieure au seuil des valeurs limites arrêtées par l’OMS » [Organisation mondiale de la santé, ndlr].

En outre, a encore fait valoir le député, l’orpaillage illégal entraîne un « manque à gagner pour l’économie guyanaise et les collectivités estimé à près de 400 millions d’euros chaque année pendant que des centaines d’emplois légaux sont détruits. » Sans oublier les aspects sécuritaires, avec une hausse de la criminalité et de la prostitution.

Le géographe François-Michel Le Tourneau mène depuis 3 ans une étude en partenariat avec les FAG pour mieux comprendre le système des garimpeiros et, surtout, leur capacité d’adaptation. Et l’une des raisons expliquant la persistance du phénomène de l’orpaillage illégal est tout simplement d’ordre économique.

La motivation des garimpeiros est claire, écrit le chercheur. « L’or se trouve ici et nous savons comment le trouver », affirment ces orpailleurs clandestins. « Ils sont parfaitement conscients que leur activité est illégale et disent comprendre les efforts de répression à leur égard : ‘Chacun son rôle, les policiers viennent et détruisent nos chantiers, et nous nous extrayons l’or », résume François-Michel Le Tourneau. Et d’ajouter : « Il faut dire que 30 grammes d’or par mois, le salaire moyen d’une cuisinière, représentent plus de 3 fois le SMIC brésilien… De quoi créer des vocations. »

Quoi qu’il en soit, les FAG ne peuvent évidemment pas rester les bras croisés. D’où l’opération « Piman », qu’elles ont menée entre 25 novembre et le 6 décembre pour neutraliser les flux logistiques des garimpeiros sur la piste Paul Isnard et le fleuve Mana.

Cette opération a donc mobilisé 420 militaires du 9e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa] ainsi que des gendarmes et des hélicoptères de L’Escadron de transport 68 Antilles-Guyane. Elle a consisté à ratisser une zone de 80 km de front sur 100 km de profondeur et à détruire systématiquement tous les chantiers, campement et caches utilisés par les orpailleurs clandestins.

« L’opération PIMAN a vu le déploiement de deux compagnies et de plusieurs détachements spécialisés tels que les commandos de recherche et d’action en jungle, les équipes cynotechniques, la section fluviale ou encore les plongeurs de combat du génie », a précisé l’État-major des armées [EMA], avant de souligner que « tous les moyens et modes opératoires ont été mis en œuvre pour rechercher et détruire l’activité illégale liée à l’orpaillage. »

C’est à dire qu’ont été effectuées des reconnaissances aériennes, fluviales, terrestres [avec des quads] et pédestres après insertion par les hélicoptères de l’armée de l’Air ainsi que des mises en place par aérocordage de dispositifs d’interception.

Le dispositif s’est appuyé sur les sous-groupements tactiques interarmes [SGTIA] n°1 et n°3.

Ainsi, le SGTIA n°3 a été déployé au nord de la zone d’opération pour reconnaître la piste Paul Isnard et la crique Bon Espoir pendant qu’une partie du SGTIA n°1 a pris position au sud.

Dans le même temps, des commandos de recherche et d’action en jungle ainsi que le reste du SGTIA n°1 ont été insérés en rappel par les hélicoptères, près des rivières Arouani et Mana et sur la piste Yaya, afin de « récolter du renseignement tout en constituant une capacité d’arrêt dans la profondeur. »

Ce mode opératoire a permis de s’adapter immédiatement à la situation sur le terrain et, surtout, à « sidérer » les garimpeiros. « La dépose de certains détachements a notamment permis des saisies importantes en insérant les commandos au plus près des sites actifs », a souligné l’EMA.

« Dans les deux fuseaux, la mission était claire : bloquer les axes majeurs des orpailleurs illégaux, les contraindre à abandonner leurs matériels et leur logistique, mais aussi détruire les sites d’orpaillage à proximité des axes routiers et fluviaux en étant méthodique dans le ratissage », a-t-il expliqué.

Le bilan de cette opération est assez éloquent : 200 carbets ont été détruits pendant que 13.000 litres carburant, 25 moteurs, sept quads ou encore huit pirogues ont été saisis.

Par ailleurs, les FAG ont mené une opération « coup de poing » [appelée AZTEQUE], d’une ampleur nettement plus modeste que « PIMAN » puisqu’elle a mobilisé seulement 12 légionnaires du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] et quatre gendarmes, « déployés en pleine forêt par moyen héliporté avec insertion en aérocordage », à une soixantaine de kilomètres à l’Ouest de Camopi.

Cette action a permis de détruire 7 autres carbets et de saisir de l’armement, des munitions ainsi que du matériel d’orpaillage. En outre, 12 orpailleurs clandestins ont été interpellés.

Reste maintenant les effets de ces deux opérations dans le temps. Pour l’EMA, ce n’est pas le bilan chiffré qui importe mais le fait qu’elles conduisent « à éteindre pour plusieurs semaines les activités d’orpaillage illégal […], perturbant durablement les flux logistiques et gênant dans leur réapprovisionnement les orpailleurs illégaux. »

Lorqu’un garimpeiro « perd ses moyens de production, il libère une niche de marché et un nouveau candidat se présente presque aussitôt », souligne François-Michel Le Tourneau. « Les prix pratiqués dans les zones d’orpaillage rendent l’investissement de départ rentable et le risque supportable. Ainsi s’explique le fait qu’on trouve toujours plus de quads, de pirogues ou de moteurs dans l’intérieur de la Guyane », conclut-il.

Source : Zone militaire - Photo : EMA


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dimanche 2 février 2020

La Réserve : Les réservistes militaires devront tous signer une charte de déontologie...

Le statut général des militaires s’appliquent aux réservistes quand ils effectuent une période au sein des armées. En effet, l’article 2 de la Loi n° 2005-270 du 24 mars 2005 précise que ce statut « s’applique aux militaires de carrière, aux militaires servant en vertu d’un contrat, aux militaires réservistes qui exercent une activité au titre d’un engagement à servir dans la réserve opérationnelle ou au titre de la disponibilité et aux fonctionnaires en détachement qui exercent, en qualité de militaires, certaines fonctions spécifiques nécessaires aux forces armées. »

Seulement, certaines dispositions de cette loi s’appliquent uniquement aux militaires d’active [comme son article n°9, qui interdit d’exercer « à titre professionnel une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit. » D’autres concernent seulement les réservistes.

Ainsi, l’article 87 de cette loi n° 2005-270 précise que « les réservistes exerçant une activité en vertu d’un engagement à servir dans la réserve opérationnelle ou de la disponibilité peuvent demeurer affiliés à des groupements politiques ou syndicaux. Ils doivent toutefois s’abstenir de toute activité politique ou syndicale pendant leur présence sous les drapeaux. »

Cela étant, le Code de la Défense prévoit des dispositions particulières censées s’appliquer aux militaires, sans pour autant préciser leur statut [engagé ou réserviste].

Par exemple, l’article L4122-3 précise que le « militaire est soumis aux obligations qu’exige l’état militaire conformément au deuxième alinéa de l’article L4111-1. Il exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. » Ce texte évoque par ailleurs les cas où un militaire se trouverait dans une position de conflit d’intérêt. S’il estime qu’il est dans une telle position, alors il doit en rendre compte « immédiatement à son supérieur hiérarchique qui apprécie. »

A priori, de telles dispositions ne s’appliquaient pas aux réservistes. D’où l’arrêté publié le 13 décembre 2019 [version consolidée] visant à instaurer une charte de déontologie pour le « réserviste militaire », quelle que soit la forme de leur engagement.

« La charte de déontologie du réserviste militaire est signée par les réservistes opérationnels et par les volontaires agréés de la réserve citoyenne de défense et de sécurité », indique en effet l’article 2 de ce texte, qui précise que les réservistes devront l’avoir signée d’ici le 31 décembre 2020.

Enfin, cette charte figure en annexe de cet arrêté. La voici :

CHARTE DE DÉONTOLOGIE DU RÉSERVISTE MILITAIRE

1. Le réserviste militaire exerce ses activités avec dignité, impartialité, intégrité et probité. Il doit en particulier s’abstenir de chercher, directement ou indirectement, pour le compte d’une entreprise à obtenir des informations privilégiées, à influencer des choix contractuels ou à entreprendre des démarches de prospection commerciale.

2. Dans le cas où, par son affectation ou dans l’accomplissement de ses missions, il se trouve dans une situation de conflit d’intérêts avec ses activités civiles de nature à influencer ou paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif de ses fonctions militaires, il en rend compte immédiatement à son supérieur hiérarchique pour appréciation, notamment au regard des considérations opérationnelles.

3. Il utilise la documentation et les moyens mis à sa disposition exclusivement pour l’accomplissement de sa mission, y compris dans sa dimension de diffusion de l’esprit de défense, ou l’entretien de ses aptitudes et compétences militaires.

4. Il fait preuve de discrétion pour tous les faits, informations et documents dont il a connaissance en service afin notamment d’éviter de renseigner des personnes et des organismes poursuivant d’autres intérêts, privés ou étrangers.

5. Il doit faire de sa qualité de réserviste militaire un usage approprié, respectueux et digne, ne mettant en aucun cas le ministère des armées en difficulté.

6. Par son comportement exemplaire, il honore l’institution militaire et contribue à son rayonnement. Il entretient l’esprit de défense et maintient le lien Armées-Nation

Source : ZONE MILITAIRE


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jeudi 30 janvier 2020

Sahel : La France pourrait recevoir un soutien de l’Otan... Si elle le demande...

Actuellement, au Sahel, la France peut compter sur l’appui de plusieurs pays, par ailleurs membres de l’Otan. Pour autant, cela ne veut pas dire que l’Otan, en tant qu’organisation, lui fournit une aide, comme celle qu’elle avait apportée lors de l’intervention en Libye, avec l’opération « Unified Protector ».

« Proclamer son attachement à la sécurité collective ne suffit pas. Une véritable alliance, ce sont des actes, pas des mots », a cependant affirmé le président Macron, le 28 novembre 2019, après avoir reçu Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan. Cela veut-il dire que Paris s’apprête à solliciter l’organisation atlantique?

En tout cas, pour le moment du moins, la priorité de la France est de convaincre ses partenaires européens de s’engager militairement au Sahel, notamment via l’opération Takuba.

« Notre objectif, c’est aussi d’avoir plus d’Européens en première ligne. C’est par exemple l’objet de la mission de la force Takuba, que nous préparons afin de disposer de forces spéciales européennes pour accompagner les unités locales au combat. Les Tchèques, les Belges et les Estoniens ont répondu les premiers. D’autres suivront une fois que leur Parlement aura validé leur déploiement », a ainsi rappelé Florence Parly, la ministre des Armées, dans les colonnes du Journal du Dimanche [édition du 1er décembre 2019].

Cela étant, interrogé par France24, M. Stoltenberg a évoqué un éventuel soutien de l’Otan au Sahel. « Les alliés de l’Otan soutiennent la France au Sahel. Surtout les États-Unis, qui fournissent un soutien significatif », a rappelé l’ex-Premier ministre norvégien. Il aurait pu également citer les contributions de l’Estonie, de l’Espagne ou encore du Royaume-Uni [et bientôt du Danemark]…

Mais l’Otan, en tant que telle, pourrait soutenir la France au Sahel à condition que Paris lui en fasse formellement la demande, a indiqué M. Stoltenberg. « Je ne vais pas spéculer. Mais si la France demande le soutien de l’Otan, je m’attends à ce que les alliés considèrent la question très sérieusement pour faire face au[x] défi[s] du Sahel », a-t-il dit.

« L’Otan a des structures de commandement et des capacités en matière de renseignement et d’entraînement. Nous avons souvent mené des opérations de combat. Nous l’avons fait dans les Balkans […], en Afghanistan, en Irak et ailleurs », a affirmé M. Stoltenberg.

« Donc, l’Otan a les capacités de faire face à une grand nombre de défis pour soutenir la France au Sahel, mais elle ne le fera pas sans demande de la France », a insisté le secrétaire général, avant d’estimer qu’une telle requête ne pourrait qu’être examiné très sérieusement pas les alliés « compte tenu de l’importance du combat contre le terrorisme dans la région ».

Á ce titre, il serait intéressant de voir la position de la Turquie, après les insultes proférées par le président Recep Tayyip Erdogan à l’adresse de M. Macron…Quoi qu’il en soit, M. Stoltenberg a aussi rappelé que la cohérence de l’Otan était de « pouvoir relever les défis sécuritaires d’où qu’ils viennent », c’est à dire du Sud à l’Est en passant par le cyberespace.

Reste que les propos du président sur la « mort cérébrale » de l’Otan ont fait couler beaucoup d’encre… Et le sommet de l’Alliance, qui aura lieu les 3 et 4 décembre à Londres, s’annonce tendu. « L’attitude unilatérale de la Turquie en Syrie a mis à rude épreuve l’unité de l’Alliance. La mise en évidence d’un risque de mort cérébrale de l’Otan a été qualifiée par la presse anglo-saxonne de sonnerie de réveil. Le président de la République a mis des mots sur des questions qui se posent depuis longtemps au sein de l’organisation », a expliqué Mme Parly au Journal du Dimanche. « Certains en veulent au messager, mais notre message est de vouloir ouvrir un débat utile et salutaire pour redynamiser les fondamentaux de cette Alliance nécessaire. C’est cela qui doit être au cœur du débat que nous aurons mercredi à Londres au sommet des chefs d’État de l’Otan », a-t-elle ajouté.

Enfin, toujours au sujet de l’Otan, et réaffirmant que l’article 5 [clause de défense collective, ndlr] ne devait pas devenir l’article F-35, Mme Parly a estimé que « l’Europe n’a pas encore les outils militaires pour être à la hauteur de ce qu’elle est en tant que puissance économique et politique » et que « l’Otan ne sera jamais l’outil de notre souveraineté ». Et d’insister : « C’est aux Européens de construire leur propre souveraineté. »

« Mais il faut arrêter de faire croire que nous devons choisir entre l’Europe et l’Otan. Nous voulons l’Europe souveraine et l’Alliance transatlantique. Les deux doivent pouvoir se renforcer mutuellement », a conclu la ministre.

Source : ZONE MILITAIRE

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samedi 25 janvier 2020

Coronavirus : 41 morts en Chine, trois cas en France, en Australie, aux Etats Unis... l’épidémie de Wuhan s’étend... Plus de 6000 cas au 29 janvier et 150 morts !

En Chine, autour de Wuhan, le nombre total d’habitants confinés est désormais de plus de 56 millions.

Les trains sont à quai, les autoroutes fermées.

Depuis un mois, le coronavirus apparu en Chine a fait 41 morts et contaminé près de 1 300 personnes. Transmissible entre humains, il inquiète les autorités du monde entier. Ces derniers jours, des cas ont été détectés dans une douzaine de pays, du Japon à la France en passant par l’Australie et les Etats-Unis. Le point sur la progression de l’épidémie.

En Chine, l’armée déploie du personnel médical à Wuhan

La grande métropole de Wuhan, épicentre de l’épidémie, est depuis jeudi coupée du reste du monde. Samedi 25 janvier, la zone de confinement a même été élargie à 56 millions de personnes, pratiquement toute la province du Hubei. Les trains sont à quai, les autoroutes fermées. En dehors du Hubei, les autorités ont annoncé la mise en place de mesures de dépistage du virus dans tout le pays.

Vendredi, 450 médecins et autre personnel médical de l’Armée populaire de libération (APL) sont arrivés par avion pour intensifier la lutte contre le virus. Certains d’entre eux ont l’expérience du virus Ebola et du Sras, un virus similaire au coronavirus qui a contaminé près de 1 300 de personnes et fait 41 morts dans toute la Chine, selon le dernier bilan livré par les autorités chinoises. Sur le total des malades, 237 sont dans un état critique, d’après les chiffres officiels.

L’agence de presse Chine nouvelle a précisé que les militaires, qui appartiennent aux armées de terre, de l’air et à la marine, étaient arrivés vendredi soir. Ils doivent être répartis dans les hôpitaux de la ville qui accueillent un grand nombre de patients de la pneumonie virale. Parmi eux figurent des spécialistes des maladies respiratoires et infectieuses, des maladies nosocomiales et des soins intensifs.

La presse chinoise rapporte aussi la mort d’un médecin de l’hôpital de la province chinoise du Hubei. Liang Wudong, qui était en première ligne lorsque l’épidémie s’est déclarée à Wuhan, ville du centre du pays, était âgé de 62 ans, précise sur Twitter la chaîne China Global Television.

En Asie, de nombreux pays touchés mais pas d’autre foyer de propagation

Deux cas ont été enregistrés en Corée du Sud, deux au Japon, un au Népal, trois à Singapour, un à Taïwan, quatre en Thaïlande, deux au Vietnam, et dans les provinces semi-autonomes chinoises, on en dénombre deux à Hongkong et deux à Macao. Dans tous les cas, il s’agit de ressortissants chinois ou de personnes ayant voyagé à Wuhan, l’épicentre de l’épidémie.

Trois cas détectés en France, les premiers sur le continent européen

Trois cas ont été confirmés vendredi soir en France, les premiers en Europe, l’un à Bordeaux (sud-ouest), les deux autres à Paris. Les trois patients hospitalisés, qui ont tous séjourné en Chine, ont été placés en isolement. « Nous avons aujourd’hui les premiers cas européens, probablement parce que nous avons mis au point le test très rapidement et que nous sommes capables de les identifier », a estimé la ministre de la santé, Agnès Buzyn.

Un premier cas confirmé en Australie

Un premier cas a été confirmé samedi 25 janvier en Australie. Le patient, un homme sur lequel aucun autre détail n’a été divulgué, a rallié Melbourne il y a une semaine en provenance de la ville de Wuhan, ont indiqué les autorités australiennes. Selon Brendan Murphy, responsable de la santé publique pour le gouvernement australien, les autorités de l’Etat de Victoria ont suivi « strictement les protocoles, y compris la mise à l’isolement de la personne affectée ». « Je crois comprendre que le patient souffre d’une pneumonie et qu’il est dans un état stable », a-t-il relevé.

Deux cas aux Etats-Unis

Un homme d’une trentaine d’années ayant séjourné dans la région de Wuhan a été hospitalisé non loin de Seattle (côte ouest), où il était retourné le 15 janvier, ont annoncé le 21 janvier les autorités. Il avait contacté de lui-même les services de santé le 19 janvier, après l’apparition de symptômes. Son état est jugé satisfaisant. Un deuxième cas a été enregistré le 24 janvier, celui d’une sexagénaire arrivée de Wuhan le 13 janvier et habitant Chicago. « Elle se porte bien cliniquement », d’après les autorités sanitaires locales.

Source : LeMonde.fr & AFP / Suggestion LP FNCV


Mise à jour du 29/01/2020

Plus de 6000 cas déclarés de Coronavirus dans le monde et plus 150 décès !

Sur la base de modèles mathématiques, des scientifiques de l'Université de Hong Kong estiment que le virus né à Wuhan, en Chine, affecte plus de 40 000 personnes.

Nous devons nous préparer au fait que cette épidémie particulière devienne une épidémie mondiale, a déclaré Gabriel Leung, le chef de cette équipe de chercheurs de la HKU. Des mesures importantes et draconiennes pour limiter les mouvements de population doivent être prises, le plus tôt possible.

Source : Ouest-france.fr


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mercredi 22 janvier 2020

Amiral Pierre Lacoste : Un grand du Renseignement nous quitte...

Hommage : L'amiral Pierre Lacoste, un « Seigneur » au service de la France !

Il y a des grands hommes, des grands chefs, des grands patrons... Mais pour les hommes du renseignement et des services secrets il y a surtout des « Seigneurs ». L'amiral Pierre Lacoste qui vient de tirer sa révérence à 96 ans fait partie de cette élite particulièrement honorée dans le monde anglo-saxon. Pour la plupart des Français son nom reste associé à la malheureuse opération du Rainbow Warrior. Pour nous qui avons servi à ses côtés il fut et il reste « l'Amiral », celui qui a protégé ses hommes et qui a sauvé les services secrets français des effets collatéraux de jeux politiciens. Il a assumé en homme d’honneur, fidèle à ses valeurs !

L'Histoire fera tôt ou tard la différence entre ce qui fut de l'ordre de la faute politique et stratégique et de ce qui relève de l'ordre de l'échec opérationnel. Quels que soient les propos toujours faciles sur ces types de sujets qui touchent à la « raison d'Etat », l’homme mérite les hommages de tous ceux qui aiment la France. Marin, diplomate, écrivain, « l'Amiral » avait toutes les qualités requises pour être un grand serviteur de l'état. Il le fut indéniablement. Mais pour tous ceux qui œuvrent dans la discrétion pour la sécurité et la défense des intérêts français il incarne bien plus ! Il fut d’abord et avant tout un visionnaire dans le domaine du renseignement et de l'anticipation stratégique. Il fut surtout un homme engagé[1] au sens noble et sacré du terme !

Qu'il s'agisse de la révolution des systèmes de communication, de la 3e révolution industrielle, de la cybersécurité, de la guerre économique, du réveil des maffias avec la mondialisation, de l'émergence de l'Asie, des mutations du terrorisme, des nouveaux rapports de force géostratégiques, des crises de modèle et de gouvernance de nos sociétés … Il a toujours eu 20 ans d'avance en termes de prospective et d'intuition. C'est sous son impulsion que nos services ont gagné plusieurs décennies sur ces sujets vitaux. Par la suite il n'a cessé d'accompagner des centaines de chercheurs, d'étudiants, de dirigeants afin de faire bouger les lignes de réflexion stratégiques et d'innover sur les méthodes de traitement de l'information.

Pour tous ceux qui ont servi, négocié, réfléchi, étudié à ses côtés il était l'homme d'un seul combat : celui de la France ! Comme la plupart des grandes figures de cette génération qui nous quittent discrètement et qui ont vécu sur un siècle : l'étrange défaite, la libération, les guerres coloniales, la guerre froide et le retour de la realpolitik, Il laisse l'image d'un homme courageux d'une grande culture et d'une profonde humanité. Nous n'oublierons pas sa force d’âme, ses messages empreints d'espérance et ses écrits d'une formidable lucidité et clairvoyance.

Merci « Amiral » !

Source : Xavier GUILHOU Contributeur de asafrance.fr

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vendredi 17 janvier 2020

Armement : Les nouveaux pistolets Glock pour L'armée française

L'armée française a commandé près de 75.000 pistolets semi-automatiques auprès de la firme autrichienne Glock pour équiper d'ici à 2022 l'ensemble de ses forces en remplacement des pistolets en service depuis les années 1950, a annoncé lundi 6 janvier 2020 le ministère des Armées.

Le marché de 74.596 pistolets passé par la Direction générale de l'armement (DGA) s'élève à 44 millions d'euros, selon un communiqué. Il comprend en outre des systèmes d'aide à la visée nocturne, également fournis par Glock qui s'est allié aux sociétés Sellier et Bellot pour les munitions et à UTM pour les kits d'entraînement. L'avis de marché public publié le 2 mars 2019 prévoyait la fourniture de 15.000 systèmes d'aide à la visée nocturne, 7.000 kits de réducteur de son et 51 millions de cartouches.

Ces pistolets visent à remplacer le MAC 50, produit initialement par la Manufacture d'armes de Châtellerault, entré en service en 1953, et les PAMAS G1, produits à Saint-Etienne dans les années 1990.

Les trois armées - terre (80% des livraisons), air (10%) et marine (8%) - et certains services interarmes sont concernés par cette acquisition. Les premières livraisons ont débuté fin 2019, précise le ministère dans son communiqué.

Glock équipe déjà de pistolets plusieurs unités françaises comme les unités d'interventions de la gendarmerie et de la police (GIGN et Raid) ou encore les forces spéciales.

«Arme indispensable au combattant, ces pistolets incarnent le renouveau des équipements 'à hauteur d'hommes' que la loi de programmation militaire permet», a salué la ministre française des Armées Florence Parly dans un tweet.

L'armée française est engagée dans un vaste processus de renouvellement des équipements de ses soldats. Le fusil d'assaut Famas est ainsi progressivement remplacé par le HK416F, de fabrication allemande, dont 12.000 exemplaires doivent être livrés en 2020.

Cette année doivent également débuter les livraisons du nouveau fusil de précision SCAR, fabriqué par le belge FN Herstal, et dont 2600 exemplaires doivent être fournis d'ici à la fin 2021. Quelque 25.000 casques doivent par ailleurs être livrés cette année ainsi qu'une partie des 96.800 gilets pare-balles à remplacer d'ici 2025.

Source : AFP et Le Figaro


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vendredi 10 janvier 2020

Armée de terre : Pour ses voeux 2020, le CEMAT fait l’éloge de la combativité

L’an passé, le général Jean-Pierre Bosser, alors chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], avait mis « l’esprit guerrier » au premier rang de ses préoccupations. « Du caporal au général, par tous et pour tous, [c’est] une action qui vise à combiner à la fois rusticité, dit autrement, ‘aguerrissement’, haute technologie et traditions militaires », avait-il expliqué.

L’esprit guerrier suppose de la combativité. Et c’est surtout sur cet aspect que le général Thierry Burkhard, qui a succédé au général Bosser en juillet 2019, a insisté lors de ses vœux pour 2020, qui sera une « année de défis et d’opportunités » pour l’armée de Terre.

« Je souhaite à chacun d’entre-vous d’être combatif, de toujours conserver cet enthousiasme et cette énergie qui nous permettent de nous dépasser et de donner le meilleur de nous-mêmes », a affirmé le CEMAT aux militaires de l’armée de Terre, depuis la Cour des Invalides.

« Soyons combatifs à l’entraînement comme en opération. La mission est sacrée. Ayons la volonté de tout mettre en œuvre pour la réaliser. Montrons l’exemple! », a enchaîné le général Burkhard.

Mais pour ce dernier, cette combativité ne doit pas seulement s’exprimer sur le terrain. « Soyons combatifs dans le service courant. Ne choisissons pas la voie de la facilité mais celle de l’excellence, celle qui nous tire vers le haut », a-t-il continué.

« Soyons aussi combatifs dans notre vie personnelle », a poursuivi le CEMAT. « Dépassons nous en toute circonstance, allons jusqu’au bout de nos projets et ne baissons jamais les bras dans la difficulté », a-t-il dit.

En conclusion, le général Burkhard a rappelé le rôle du soldat et le sens de son engagement. « En 2020, apportons plus de justice et de paix dans le monde qui nous entoure, » a-t-il lancé.

Pour rappel, le général Burkhard met actuellement la dernière touche à un nouveau plan stratégique pour l’armée de Terre afin de tirer « les conséquences de l’évolution de la conflictualité dans le milieu terrestre » car, avait-il expliquer aux parlementaires, « nous devons être prêts à nous engager en permanence et sans préavis dans des conflits plus durs. »

Ce nouveau plan visera notamment à élever le niveau d’exigence de la préparation opérationnelle et à faire en sorte de disposer des « moyens matériels nécessaires et suffisants » pour être en mesure de surclasser un adversaire symétrique.

Source : ZONE MILITAIRE

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mercredi 8 janvier 2020

Australie : Des renforts de pompiers français pour combattre les incendies ? Analyse...

Vous êtes nombreux à poser la question :
Pourquoi n'envoie t'on pas de renforts en Australie ?

De nombreux paramètres entrent en ligne de compte , surtout la distance et les délais de trajet
 
Analyse du Commandant Persoglio
 
"Des incendies gigantesques, ayant, à l'heure actuelle, parcouru plus de 6 millions d'hectares sont actuellement en cours en Australie.
On lit beaucoup de choses sur des renforts à destination de ce pays.
J'ai eu l'occasion, dans ma carrière, de participer à une équipe pluri-disciplinaire engagée en Malaisie pour aider et conseiller le gouvernement lors des incendies de 1997 qui ont dévasté plus de 4 millions d'hectares en Indonésie et en Malaisie. J'ai passé 1 mois à Kuala-Lumpur à cette occasion. J'ai donc eu à analyser les problématiques de ces sinistres gigantesques.
 
On ne peut pas comparer les situations que nous avons vécue en France, même en 2003 dans le Var, même en 1989 - 1990, même en 1970 et même en 1949 dans les Landes de Gascogne (région du sud-ouest parcourue par des incendie ayant totalisé approximativement 80.000 Ha.).
 
La dimension des sinistres actuels en Australie, ne peut être comparée à rien de ce que nous avons vécu dans le temps. La surface parcourue représente 2 fois le territoire de la Belgique et plus que la Confédération Suisse.

Et ils sont disséminés sur une bonne partie du territoire ... Il faut que chacun se souvienne que l'Australie est un continent à lui tout seul ... C'est une île continent ... Il y a 4 fuseaux horaires entre chaque côte ; en comparaison, on a que 3 fuseaux horaires d'ici à Moscou.
 
Je lis beaucoup de commentaires concernant l'absence de renforts internationaux et plus particulièrement d'Europe et de France.
 
Alors il faut savoir que pour aller en bateau dans cette zone c'est entre 25 et 30 jours de mer pour emmener des moyens terrestres de lutte sur place. Je lis aussi qu'on peut engager des Avions Bombardiers d'Eau ... comme les DASH. Là aussi, ça part d'un bon sentiment ... Mais comment les emmène-t-on sur place ?? Ils n'ont pas la capacité de vol entre la Réunion (par exemple) et un aéroport australien ... On doit donc les emmener par bateau ... Et pour info nous avons déjà un DASH à la Réunion pour la saison d'été dans ce Département ultramarin.
 
Ensuite, dans nos organisations opérationnelles, on s'appuie sur des infrastructures : des routes, des pistes, des points d'eau, des réseaux radio, etc.
Il faut bien penser qu'en Australie, les distances sont ... incomparables avec ce qu'on connait !! Les réseaux d'hydrants ne sont pas ceux que nous connaissons ... Il est possible que les engins doivent aller faire le plein d'eau à des distances énormes : le feu est à Toulon et l'hydrant ou le point d'eau le plus proche est à Arles, ou à Nîmes ... Les zones habitées étant très restreintes elles sont seule équipées de réseaux d'eau. Mais le feu ne connait pas de limites !
 
Pour donner des chiffres, si on regarde le service incendie de la Nouvelle Galles du Sud (NSW, l'état de Sydney pour ceux qui ne connaissent pas trop ce pays ... ;-) ) on a 6800 pompiers, armant  plus de 500 véhicules d'intervention dans 335 casernes, pour une surface de l'état de 809.000 km².
 
Je n'aborderai pas le fait que les renforts seraient engagés pour une période de 3 semaines à un mois au minimum. Actuellement les pompiers locaux se contentent d'essayer de protéger les vies humaines et les biens ... Il n'y a pas de texte sur le débroussaillement.
Ce sont des feux de brousse, rapides (végétation divisée) et puissants végétation dense) ; les arbres sont majoritairement des eucalyptus, qui sont des bombes incendiaires, bien pire que les pins provençaux car pleines d'essences volatiles.
 
Je suis bien d'accord que ces incendies sont un drame pour les humains, mais aussi pour la faune et pour la flore. Mais je ne pense pas que les humains aient les moyens de les combattre en vue de les stopper. On ne pourra faire que des actions de guérilla pour protéger au mieux  les points sensibles.
 
Je ne suis pas expert dans le domaine de l'évolution du climat. Mais si effectivement cette situation est due au changements climatiques, c'est sur cet aspect qu'il faudra agir ... Si des feux de cette ampleur se déclarent, on assistera, comme dans le cas qui nous intéresse, à des "impossibles opérationnels".
 
Et on se focalise sur l'Australie ... et ses 6 millions d'hectares parcourus, mais je vous rappelle que 15 millions d'hectares ont brulé en Sibérie cet été ... et je n'ai rien vu sur les réseaux sociaux ..
 
Ne prenez pas mon post pour une volonté de "non intervention" ou de "non assistance" ou encore pour justifier le fait que nous "ne fassions rien". J'essaie juste de donner des éléments factuels pour expliquer que nous ne pouvons pas faire grand chose lorsque la situation est arrivée à ce point et dans un territoire si loin de la métropole.
 
Et je voudrais avoir une pensée pour nos collègues de Nouvelle-Calédonie, Territoire d'Outre-Mer de la République, qui se trouve relativement proche de l'Australie et qui subit aussi des incendies d'ampleur."

Source : SDIS du Var - Commandant Persoglio / Image AFP

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dimanche 5 janvier 2020

Attentat : Le parquet antiterroriste se saisit de l’enquête sur l’attaque au couteau à Villejuif !

L’assaillant souffrait de troubles psychiatriques, mais les premières investigations « ont permis d’établir une radicalisation ainsi qu’une préparation organisée de son passage à l’acte », a justifié le PNAT.

A Villejuif après l’attaque au couteau qui a fait un mort et deux blessés, le 3 janvier.

Le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé samedi 4 janvier se saisir de l’enquête sur l’attaque au couteau de Villejuif, dans le Val-de-Marne, lors de laquelle une personne est morte et deux blessées. Celle-ci avait été perpétrée la veille par un jeune homme atteint de troubles psychiatriques et converti à l’islam.

« Si les troubles psychiatriques importants de l’auteur des faits sont avérés, les investigations des dernières heures ont permis d’établir une radicalisation certaine du mis en cause ainsi qu’une préparation organisée de son passage à l’acte », a ainsi fait valoir le PNAT dans un communiqué. Les premiers éléments de l’enquête ont en outre « démontré un parcours meurtrier réfléchi et sélectif de nature à troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur ».

Ces éléments justifient la poursuite des investigations des chefs d’assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteur terroriste criminelle. Celles-ci ont été confiées à la direction régionale de la police judiciaire de Paris, initialement en charge du dossier et la direction générale de la sûreté intérieure.

Ouvrages « salafistes » et lettre « testamentaire »

Nathan C., 22 ans, qui a agressé au couteau des passants vendredi dans un parc de Villejuif a mené son attaque aux cris de « Allahou Akbar », avait déclaré samedi la procureure de Créteil lors d’une conférence de presse. Le jeune homme a perpétré cette attaque d’une « extrême violence » avec une « extrême détermination », selon Laure Beccuau. Il a été abattu par les policiers qui lui ont demandé à plusieurs reprises de jeter son couteau, a-t-elle ajouté.

Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre « la nature de (la) radicalisation » de Nathan C., qui s’était converti à l’islam en « mai ou juillet 2017 » et souffrait depuis son enfance de graves troubles psychiatriques. Il a été hospitalisé à plusieurs reprises et avait quitté son dernier établissement en mai avant d’interrompre en juin le traitement qui lui avait été prescrit.

Dans un sac retrouvé sur les lieux, les policiers ont notamment découvert des ouvrages qualifiés de « salafistes », ainsi qu’une « lettre testamentaire avec des répétitions assez caractéristiques du musulman qui s’autoflagelle et qui sait qu’il va peut-être faire le grand saut », a expliqué devant la presse Philippe Bugeaud, directeur adjoint de la police judiciaire de Paris. Le logement qu’il occupait dans la capitale avait par ailleurs « tous les signes d’un appartement qui n’allait plus être occupé », selon la procureure Laure Beccuau.

Selon les témoignages recueillis par les enquêteurs, Nathan C. avait d’abord épargné une première personne, celle-ci lui ayant fait part de sa confession musulmane et lui ayant « récité une prière en arabe », a détaillé Laure Beccuau. Le jeune homme s’est alors attaqué à un couple, blessant mortellement l’homme au niveau du cœur et blessant grièvement sa femme au niveau du cou. Il a ensuite blessé une joggeuse au dos. Les deux femmes blessées sont sorties de l’hôpital.

Source : LeMonde.fr - Photo AFP

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samedi 4 janvier 2020

Burkina Faso : Attaque djihadiste - 7 soldats, 35 civils, et 80 terroristes tués !

Trente-cinq civils, dont 31 femmes, ont été tués dans une attaque djihadiste à Arbinda, dans le nord du Burkina Faso, une des plus meurtrières de l'histoire de ce pays sahélien, qui a décrété 48 heures de deuil national. 

C'est le président burkinabè Roch Kaboré en personne, à qui a souvent été reproché son manque de poigne face aux groupes djihadistes, qui a annoncé sur Twitter le macabre bilan de cette «attaque barbare».

Quatre soldats et trois gendarmes ont également péri, et «80 terroristes ont été neutralisés» (tués), selon le président et l'état-major des armées burkinabè, qui avait annoncé l'attaque plus tôt dans un communiqué.  «un nombre important de terroristes ont attaqué simultanément le détachement militaire et les populations civiles d'Arbinda», dans la province du Soum, selon l'état-major des armées. L'attaque, d'une «rare intensité», a duré «plusieurs heures».

«Dans leur fuite, les terroristes ont lâchement assassiné 35 civils, dont 31 femmes, et blessé six personnes», a précisé dans un communiqué le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou. Une vingtaine de soldats ont aussi été blessés, selon le ministre. Il s'agit d'une des attaques les plus meurtrières qu'ait connus ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest, en proie depuis 2015 à des attaques djihadistes récurrentes, comme ses voisins le Mali et le Niger. Début novembre 2019, 38 employés d'une société minière avait été massacrés lors de l'attaque de leur convoi dans l'Est du pays.

Le président Kaboré a salué «l'engagement et la bravoure» des Forces de défense et de sécurité, qui ont «repoussé l'attaque contre le détachement d'Arbinda». «Une centaine de motos, de l'armement et des munitions en grande quantité ont également été récupérés», selon l'état-major. «En ce jour de Noël, ayons une pensée pieuse pour les familles éplorées par les attaques terroristes contre notre pays et soyons en communion avec nos vaillants soldats qui se battent avec héroïsme pour assurer la sécurité du territoire national», a écrit le chef de l'Etat dans la nuit.

Depuis 2015, les attaques djihadistes au Burkina ont fait plus de 700 morts, selon un décompte de l'AFP, et environ 560.000 déplacés et réfugiés, d'après les Nations unies. Le Nord et l'Est du pays sont particulièrement touchés. Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

Ces attaques sont rarement revendiquées mais attribuées à des groupes armés djihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe État islamique. Les djihadistes mènent des assauts de plus en plus massifs et organisés, avait expliqué récemment à l'AFP Serge Michailof, expert à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

Les forces de l'ordre burkinabè, qui paient un lourd tribut, semblent incapables d'enrayer les violences djihadistes. Elles restent sous-équipées et sous-entraînées, en dépit des discours volontaristes du gouvernement. Depuis deux mois, les forces de défense et de sécurité burkinabè ont revendiqué une série de succès, affirmant avoir tué une centaine de djihadistes au cours de plusieurs opérations. Des bilans toutefois impossibles à confirmer de source indépendante.

Face au péril djihadiste, cinq Etats sahéliens (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) qui tentent depuis 2015 de mettre sur pied une force militaire conjointe de 5.000 soldats, ont appelé mi-décembre la communauté internationale à les soutenir davantage.

Malgré la présence de forces françaises (4.500 soldats de l'opération Barkhane), de l'ONU (Minusma au Mali), ainsi que de forces américaines, le Sahel subit des attaques djihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, depuis les premières violences dans le nord du Mali en 2012. La France a convié en janvier 2019 les cinq Etats sahéliens à un sommet pour «redéfinir plus clairement les objectifs militaires, politiques et de développement» de la lutte commune contre les groupes djihadistes, selon le président Emmanuel Macron, qui estime ambiguë l'attitude des présidents burkinabé et malien sur le soutien français.

Source : Le Figaro avec AFP - Photo AFP

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vendredi 3 janvier 2020

Attaque au couteau : Un mort et deux blessés graves à Villejuif, près de Paris - L'assaillant abattu

Attaque au couteau à Villejuif : un homme tué et deux femmes blessées, l'assaillant abattu

Un individu muni d'une arme blanche a poignardé plusieurs personnes ce vendredi en début d'après-midi dans le parc des Hautes-Bruyères, à Villejuif (Val-de-Marne). Un homme âgé de 56 ans est mort.

L'individu a été neutralisé par les forces de l'ordre.

Les faits se sont produits vers 14 heures ce vendredi. Un homme muni d'une arme blanche a attaqué plusieurs passants dans le parc des Hautes-Bruyères à Villejuif (Val-de-Marne). L'individu a ensuite pris la fuite à pieds dans le parc avant d'être neutralisé du côté de L'Haÿ-les-Roses. 

Les policiers ont tiré plusieurs coups de feu pour neutraliser l'agresseur. Ce dernier est décédé sur place, devant un supermarché.

Au total, au moins trois personnes ont été atteintes par des coups de couteau. Un homme âgé de 56 ans, en arrêt cardio-respiratoire, n'a pas survécu à ses blessures. Deux femmes ont été blessées.

Source : lci.fr

L'individu s'est enfui mais a été rattrapé par des policiers de la Brigade anti-criminalité dans la localité voisine de l'Haÿ-les-Roses, où il a été abattu par balles. Les motifs de son acte meurtrier ne sont pas encore établis.

Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nunez, s'est rendu sur les lieux du drame. Cette attaque intervient à un moment sensible en France, à trois jours seulement du triste anniversaire - le cinquième - des attentats contre le journal satirique Charlie Hebdo, puis dans un magasin cacher à Paris, en janvier 2015.

"Je voudrais saluer la réactivité des effectifs d'une BAC de la circonscription du Kremlin-Bicêtre qui a permis de neutraliser l'assaillant immédiatement empêchant la poursuite d'un périple sans doute meurtrier"
Laurent Nunez

Source : euronews.com


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mardi 24 décembre 2019

Noël 1914 : Les fraternisations de tranchées de la Grande Guerre

Des troupes allemandes, britanniques et françaises ont connu des cessez-le-feu non officiels, le long du front de l'Ouest. Mais ces trêves ont eu lieu, dans leur immense majorité, bien plus au nord, et n’ont concerné des soldats français que très exceptionnellement. Les témoignages recueillis dans les différents JMO des armées engagées situent le principal épisode des fraternisations sur le front belge, prêt de la ville d’Ypres. C’est celui-ci, qui est raconté dans le film Joyeux Noël de Christian Carion, sorti en 2005. Il est le plus fameux car le seul à avoir été raconté par des journaux, dans les jours qui ont suivi, et le seul à avoir été immortalisé par des photographies.

Les soldats qui se trouvent en Belgique sont choqués par les pertes importantes qu'ils ont subies depuis le mois d'août 1914. C’est alors que le matin du 25 décembre, les Français mais surtout les Britanniques entendent des chants de Noël montant des tranchées ennemies. Ils aperçoivent  aussi des arbres de Noël placés le long des tranchées ennemies. Puis des Allemands sortent de leurs boyaux et font des signes amicaux en direction des Britanniques et des Français.

Allemands et Britanniques se rejoignent rapidement au milieu d'un paysage dévasté par les obus (ce que l’on nomme le No man’s land). Les Français restent pour commencer à l’écart, et se mêlent, en petit nombre, à ces manifestations d’amitié avec moins d’implication que les Anglais ou les Ecossais. C’est que ceux-ci sont des engagés volontaires, au contraire des Français mobilisés, et qu’ils ne se battent pas sur leur sol. Pour certains, ce n’est déjà plus leur guerre.

«Ce n'est pas un phénomène d'ampleur, ce sont des petits gestes spontanés, sporadiques, à force de se regarder. C'est une pomme qu'on lance d'une tranchée à l'autre, un morceau de pain, un coup à boire, un échange de chansons patriotiques, sentimentales. Ce mouvement commence surtout avec les Britanniques, la guerre se civilise, l'autre n'est plus un monstre et on sort pour se rencontrer entre les tranchées», explique l'historien Marc Ferro.

Les fraternisations des fêtes de Noël sont ainsi les plus courantes aux endroits où Britanniques et Allemands se font face. Si elles existent parfois ailleurs en cette fin d’année 1914, l’épisode vécu par Frédéric B. et son régiment apparaît bien exceptionnel. Il n'y a par exemple pas de « trêves » dans les régions où Français-Belges combattent seuls contre les Allemands, en dehors du cas rapporté par notre soldat, en Somme. Car là, la haine dirigée vers un ennemi considéré comme un envahisseur, ayant par exemple dévasté le territoire de Belgique et y ayant commis des crimes de guerre, est trop forte.

L’un des épisodes les plus réjouissants de ces trêves s’est déroulé dans le secteur d’Ypres, justement. Il s’agit d’un match de football joué dans le No man's land entre Britanniques et Allemands, dans cette zone large d'environ 20 à 40 mètres, immortalisée par un photographe amateur présent sur les lieux.  

Suite à ce match, les anciens ennemis enterrèrent leurs morts, donc les corps se trouvaient encore entre les lignes de tranchées. Ils chantèrent ensemble, aussi. La plupart des photographies de cette trêve « belge » furent confisquées ou détruites. Mais quelques unes parvinrent à la rédaction du quotidien britannique The Daily Mirror, qui les publia le 5 janvier 1915, accompagnées de témoignages. Cet épisode fut rapidement connu.

 L’Etat-major des deux camps réagit rapidement à la nouvelle. Des bombardements ont lieu, depuis des positions plus éloignées, pour forcer les soldats à se réfugier dans leurs tranchées respectives. Les « troupes contaminées » se voient affectées ailleurs, souvent sur des zones de combats plus dures. Ce qui n’arriva pas, semble-t-il, aux soldats du régiment de Frédéric B.

A noter que des fraternisations ont eu lieu plus tard durant le conflit. Elles ne se sont pas limitées à cette Noël 1914, même si ces épisodes sont restés rares et toujours combattus par le commandement militaire. En juillet 1916, ainsi, le soldat français Louis Barthas note : « Quelquefois, il y avait des échanges de politesse, c’étaient des paquets de tabac de troupe de la Régie française qui allaient alimenter les grosses pipes allemandes ou bien des délicieuses cigarettes Made in Germany qui tombaient dans le poste français. On se faisait passer également chargeurs, boutons, journaux, pain. ».  

Source : Ange FILETI

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lundi 23 décembre 2019

Terrorisme : L’assaillant de trois militaires de l’opération Sentinelle condamné à 30 ans de prison

Le 3 février 2015, soit moins d’un mois après les attentats commis contre la rédaction de Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, à Paris, trois militaires du 54ème Régiment d’artillerie furent attaqués à l’arme blanche par un certain Moussa Coulibaly, alors qu’ils surveillaient un centre communautaire juif situé à Nice, dans le cadre de l’opération Sentinelle.

Les images de vidéo-surveillance montrèrent que l’assaillant était passé à trois reprises devant les soldats avant de passer à l’action. Ayant fait tomber son sac pour faire diversion, il s’était ensuite saisi de son couteau pour frapper deux militaires, avant d’être maîtrisé par le troisième.

Plus tard, il apparut que Moussa Coulibaly venait d’être refoulé de Turquie, à la demande de la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI], qui l’avait repéré pour son prosélytisme religieux. Lors de sa garde à vue, se revendiquant « combattant d’Allah », il avait exprimé sa haine de la France et des militaires.

Il aura fallu attendre décembre 2019 pour voir Moussa Coulibaly être jugé par la Cour d’assises spéciale de Paris. Au premier jour de son procès, le 9 décembre, il avait reconnu l’intégralité des faits qui lui étaient reprochés, avant de revenir sur ses déclarations, deux jours plus tard.

« Ces accusations m’ont peiné. J’étais abattu. J’étais pressé que ça se termine. Je vous ai dit que je reconnaissais les faits mais je ne les reconnais pas », a-t-il en effet déclaré, le 11 décembre. Et il a ensuite expliqué avoir commis son geste sous le coup d’une impulsion, après d’être rappelé d’un verset du Coran. Puis, il s’est défendu d’avoir cherché à tuer les militaires, expliquant qu’il avait voulu « laisser une marque » en les attaquant au visage. Quant aux regrets, il n’en a exprimé aucun. « Je me suis interdit de regretter par solidarité envers les pays musulmans qui subissent les bombardements », a-t-il fait valoir.

« Je conteste avoir voulu me rendre en Syrie, je conteste la tentative d’assassinat, et je conteste la préméditation », a encore insisté l’accusé.

Reste que les explications données par Moussa Coulibaly ne correspondent pas avec les témoignages et les faits.

« Je lui ai fait une balayette, il a chuté. Au sol, il se débattait en me donnant des coups, il essayait de prendre mon Famas. Il avait la rage », a témoigné l’un des trois militaires attaqués. « J’ai cru qu’il était fou. Il avait les larmes aux yeux, les yeux tout rouges, mais il ne disait rien », s’est-il souvenu. Et pour ce brigadier, les intentions de Coulibaly étaient claires. « S’il se débattait comme ça, c’est qu’il avait un sentiment de regret, de ne pas avoir fini son affaire », a-t-il dit.

Quoi qu’il en soit, la Cour d’assises spéciale a suivi les réquisitions de l’avocat général, pour qui l’affaire Coulibaly est « un symbole de la menace terroriste quotidienne » visant la France, depuis l’appel de l’État islamique « à tuer des infidèles », lancé par Abou Mohammed al-Adnani, en septembre 2014.

En effet, les juges ont reconnu Moussa Coulibaly coupable de tentatives d’assassinat et d’association de malfaiteurs terroristes pour avoir tenté de rejoindre la Syrie et l’EI via la Turquie.

En conséquence, ils l’ont condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Une peine assortie d’une période de sûreté des deux tiers, estimant que, lors de l’attaque des militaires, il avait montré une « détermination quasi fanatique », appliquant « à la lettre les injonctions » de Daesh à commettre des attentats en France. En outre, ils ont souligné la « personnalité inquiétante » de ce jihadiste, dont la « dangerosité n’a visiblement pas été atténuée » par les années passées en prison et qui a exprimé « peu ou pas d’empathie à l’audience. »

Source : ZONE MILITAIRE


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vendredi 20 décembre 2019

Retraites : Système universel des règles spécifiques pour les militaires…

Nous reproduisons ici un extrait de la lettre de Madame la Ministre des Armées du 11 décembre 2019 :


" S’agisssant des règles spécifiques aux militaires, notamment la pension à jouissance immédiate et l’absence de restriction au cumul d’une activité et d’une pension, elles seront maintenues dans le système universel. Le président de la République et le Premier ministre s’y sont engagés."

"Par ailleurs, un dispositif permettant l’octroi de bonifications au titre des activités militaires spécifiques sera intégré au futur système universel, y compris pour les militaires ayant une carrière courte qui ne bénéficient pas aujourd’hui des bonifications acquises."

Florence PARLY
Ministère des Armées

Télécharger la version PDF : Lettre de Madame la Ministre des Armées du 11 décembre 2019


Source : FNCV

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dimanche 15 décembre 2019

Sécurité : L’entretien d’une caserne parisienne confié un patron d'entreprise fiché S !

Alors qu’un récent rapport du Sénat a fait état d’actions de « reconnaissance des emprises militaires par des individus aux motivations présentant un risque » [terroriste] encore « très fréquentes », le Canard Enchaîné vient de lancer un pavé dans la mare.

En effet, dans son édition du 4 décembre 2019, l’hebdomadaire affirme que, pour assurer l’entretien d’une caserne du XIIIe arrondissement de Paris, qui sert de lieu d’hébergement aux militaires célibataires, le ministère des Armées a attribué un marché d’une valeur de près de 73.000 euros [HT] sur 19 mois à une entreprise de nettoyage dont le dirigeant avait été « fiché S » en raison de sa proximité avec la mouvance jihadiste. Et cela, quelques jours après l’attaque au couteau commise à la Préfecture de police de Paris par un agent radicalisé.

Or, cela n’a pas échappé à la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI]. « À quoi bon s’embêter à répertorier et à surveiller les radicalisés, pour notamment s’assurer qu’ils n’ont pas accès à des informations sensibles, si les autres administrations se foutent de notre travail? », s’interroge l’un de ses agents dans les colonnes du Canard Enchaîné.

Pour rappel, constituant une catégorie de mesures de recherches au sein du fichier des personnes recherchées [FPR], les fiches « S » [S pour « Sûreté de l’État »] ne concernent pas les seuls individus de la mouvance islamiste radicale.

« Il existe 11 catégories de fiches S [de S2 à S163], qui ne correspondent pas à des niveaux de dangerosité, mais renvoient à des profils et des conduites à tenir [par exemple, les informations à recueillir ou les actions à entreprendre », rappelait un rapport de la commission sénatoriale des lois, publié l’an passé.

Et d’ajouter : « Aussi la fiche S n’est-t-elle qu’un outil parmi d’autres de collecte de renseignement pouvant être mobilisé par les services spécialisés pour prévenir, notamment, les actes de terrorisme. »

« La fiche S ne contient pas les informations relatives à un éventuel suivi opérationnel de la personne, sachant que les personnes fichées S ne sont pas toutes des objectifs des services de renseignement. La fiche S ne contient pas non plus les informations précises à l’origine de l’inscription ‘S’ au FPR », avait encore précisé ce rapport.

Normalement, il revient à la Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense [DRSD] de vérifier les antécédents des employés d’une entreprise appelée à travailler sur un site militaire.

« En 2018, la DRSD a rendu plus de 80 000 avis de sécurité pour l’habilitation de personnes travaillant en entreprise », indique le service. Mais, a priori, cette procédure ne concerne pas les dirigeants. Un responsable du ministère des Armées a confié, à l’hebdomadaire, qu’il y a manifestement un « trou dans la raquette ».

Source : ZONE MILITAIRE


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