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samedi 1 juillet 2017

Mali - Barkhane : Deux jeunes sapeurs du Génie blessés au combat mis à l'honneur

« Nous avons une belle jeunesse », se plaît à répéter le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), quand l’occasion lui en est donnée. Ainsi, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, il avait dit constater « combien » cette jeunesse « est talentueuse et enthousiaste », d’autant plus qu’elle « ne demande qu’à se réaliser et à donner le meilleur d’elle-même. »

« Je crois fermement en ses qualités et j’apprécie son état d’esprit. Nous avons une belle jeunesse qui mérite qu’on s’investisse pour elle. Je m’attache à ce que les armées assument leurs responsabilités vis-à-vis d’elle : parfois nous intégrons des jeunes en très mauvais état et nous en faisons des héros en quelques mois ou en quelques années. […] La jeunesse est notre plus grande force « , avait encore ajouté le CEMA.

Les sapeurs de 1ère classe Antoine et Geoffrey, de la 4e compagnie du 3e Régiment du Génie (RG) illustrent les qualités de cette jeunesse dont le général de Villiers a vanté les mérites. Ces deux jeunes militaires, qui, engagés en septembre 2015, ont fait leurs classes ensemble, ont en effet reçu, lors d’une cérémonie aux Invalides, la Croix de la Valeur Militaire pour leurs faits d’armes au Mali, au titre de l’opération Barkhane.

Ces deux sapeurs ont un parcours identique. Leur carrière opérationnelle a commencé par une mission menée dans le cadre de l’opération intérieure Sentinelle, en région parisienne. Puis est venu le moment de leur première participation à une opération extérieure, en l’occurrence au Mali.

Malheureusement, le 1ère classe Antoine, radio tireur sur VAB Génie, a été blessé au combat dans des circonstances que l’armée de Terre n’a pas souhaité préciser. Même chose pour le 1ère classe Geoffrey. Ce sapeur de combat a visiblement été sérieusement touché lors d’une mission effectuée en novembre 2016 puisque son état a nécessité son rapatriement en France afin d’être soigné l’hôpital d’instruction des armées (HIA) de Percy. Le 14 mai dernier, il a d’ailleurs reçu la visite du président Macron, qui venait alors tout juste de prendre ses fonctions.

« Je suis surpris par tous les témoignages de reconnaissance que je reçois de la part de la hiérarchie militaire ou de mes camarades. Cela m’aide dans mon combat pour recouvrer l’ensemble de mes facultés physiques. Le général RICHOUX, commandant la brigade, a même dit que j’étais un exemple pour mes frères d’armes du 3e Régiment du Génie! Aujourd’hui, je suis habité par une seule détermination : celle de redevenir le sapeur de combat que j’étais. Je puise ma force morale dans ma famille et dans le soutien de mes camarades », a témoigné ce jeune militaire.

Source: Zone Militaire

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samedi 24 juin 2017

Indonésie : DCNS a signé un protocole d’accord pour moderniser la marine

Avec une croissance de son PIB de 5% en 2016, l’Indonésie est sans nul doute l’un des pays les plus dynamiques, sur le plan économique, d’Asie du Sud-Est. Dans le même temps, après des années d’embargo sur les armes imposé par les États-Unis entre 1991 et 2005 en raison de la situation au Timor, les besoins des forces armées indonésiennes sont importants. D’où d’ailleurs, l’objectif de Jakarta de porter ses dépenses militaires à 20 milliards de dollars d’ici la fin de la décennie. Selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), elles ont déjà augmenté de 150% entre 2006 et 2015.

Aussi, le marché indonésien de la Défense a de quoi intéresser les industriels européens et français de l’armement. Récemment, Nexter a décroché un nouveau contrat pour livrer 18 CAESAR (camion équipé d’un système d’artillerie) supplémentaires, après une première commande portant sur 37 exemplaires. Et, il y a quelques jours, Jakarta a confirmé son intention d’acquérir des avions de transport A400M Atlas auprès d’Airbus.

Dans le secteur maritime, DCNS n’est pas en reste. En marge de la visite du président Hollande en Indonésie, le 30 mars 2017, l’industriel français a signé un protocole d’accord avec le constructeur naval PT PAL pour renforcer leur coopération dans les domaines des sous-marins et des navires de surface, dans le cadre du dialogue de défense franco-indonésien (IFDD, Indonesia France Defense Dialogue).

Cela fait maintenant quelques années que DCNS espère livrer des sous-marins Scorpène 1000 à Jakarta. Ce navire « est particulièrement adapté pour la marine indonésienne, compte-tenu du fait qu’il s’agit d’un archipel », expliquait le constructeur naval français, en octobre 2015. « Ce sous-marin a été conçu pour naviguer dans des eaux peu profondes et il est très difficile à détecter à cause de la faible profondeur des eaux littorales », avait-il aussi fait valoir.

Actuellement, la marine indonésienne dispose de deux sous-marins Type 209 d’origine allemande. Et trois autres, acquis auprès de la Corée du Sud, seront prochainement mis en service.

Dans son communiqué annonçant la signature de ce protocole d’accord, DCNS rappelle qu’il a déjà coopéré, ces dernières années, avec PT PAL pour « identifier la meilleure solution industrielle permettant aujourd’hui d’offrir un sous-marin à usages multiples de la dernière génération de la classe Scorpène ». Il s’agit désormais d’aller plus loin en étudiant de nouvelles possibilités concernant les corvettes et les frégates, c’est à dire les navires Gowind 2500, les FREMM, voire les frégates de taille intermédiaire (FTI).

« En tant que leader européen des systèmes de combat naval, concepteur de navire de guerre et constructeur, DCNS s’est engagé à établir des partenariats à long terme avec l’industrie indonésienne pour améliorer ses capacités et ses compétences sur des systèmes de haute technologie », a commenté Hervé Guillou, le PDG de DCNS.

Et d’ajouter : « Notre coopération avec le plus grand chantier naval indonésien PT PAL illustre parfaitement cette ambition et nous sommes impatients d’apporter notre solide expertise en matière de transferts de technologie sur des programmes navals complexes, afin de développer des projets industriels et la capacité opérationnelle de la marine indonésienne. »

Source : Zone Militaire


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lundi 19 juin 2017

Champs-Elysées : Tentative d'attentat terroriste contre des gendarmes...

Des gendarmes attaqués sur les Champs-Elysées, Collomb déplore une « tentative d’attentat »

Un homme, qui est mort dans l’explosion de son véhicule, a percuté un fourgon de gendarmerie, sans faire de blessés parmi les forces de l’ordre.

Vers 15 h 48, lundi 19 juin, un homme a percuté volontairement un véhicule de gendarmes mobiles qui descendait les Champs-Elysées, à proximité du square Marigny, dans le 8e arrondissement de Paris, sans faire de blessé parmi les gendarmes ou les passants. A la suite du choc, le véhicule s’est embrasé.

Le conducteur a été extrait du véhicule, une Renault Mégane Blanche, à bord de laquelle des bonbonnes de gaz, des armes de poing, une kalachnikov et de l’explosif ont été retrouvés. Gérard Collomb, le ministre de l’intérieur, a déploré une « tentative d’attentat » et a précisé que l’auteur des faits était mort. La DGSI et la section antiterroriste (SAT) du parquet de Paris ont été saisies d’une enquête en flagrance.

La préfecture de police, qui avait auparavant annoncé qu’une opération était en cours et avait recommandé d’éviter le secteur, a fait savoir que la situation était maîtrisée. Un important dispositif de sécurité a été déployé sur les lieux.

La RATP a fermé les stations Concorde (lignes 1, 8 et 12) et Champs-Elysées-Clémenceau (lignes 1 et 13), et les correspondances n’y sont pas assurées.

Policiers et militaires, cibles privilégiées

Le 20 avril, les Champs-Elysées avaient déjà été le théâtre d’un attentat lorsque Karim Cheurfi avait tué par balles un policier et en avait blessé deux autres, avant d’être abattu. Un message manuscrit « défendant la cause de l’Etat islamique » avait été retrouvé sur un papier près de son corps et l’attaque avait immédiatement revendiquée par le groupe djihadiste.

Le 6 juin, Farid Ikken avait lui attaqué un membre d’une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame de Paris, en plein cœur du Paris touristique, et s’était revendiqué « soldat du califat », un terme utilisé pour désigner le califat autoproclamé en juin 2014 du groupe EI, selon une source proche de l’enquête. Le policier agressé avait été légèrement blessé au cou.

Depuis janvier 2015, les attentats en France ont fait au total 239 morts. Les policiers et les militaires sont depuis quelques années des cibles privilégiées d’attaques terroristes.

Source : LeMonde.fr
 

NDLR - 20/06/2017 : D'après les dernières révélations de l’enquête, il s'avère que le véhicule du présumé terroriste contenait des bonbonnes de gaz et des dispositifs de mise à feu. Un attentat à la voiture piégée semble avoir été évité par miracle, à 2 jours de la Fête de la musique sur les Champs-Elysées. Une chance quant on songe aussi l'armement que contenait le véhicule : Kalachnikov et arme de poing Glock 26.
Adam D., français de 31 ans, était fiché S depuis 1995, en raison de son appartenance à la «mouvance islamiste radicale»...
Issu d'une famille connue pour être salafiste, le présumé innocent possédait un permis de détention d'armes en règle et «avait une arme qui était déclarée, il s'entraînait au tir», selon les dires de son père auprès de l'AFP.
 

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dimanche 18 juin 2017

Flyboard Air : Une invention marseillaise interdite de vol par les autorités françaises

A l’été 2016, la société américaine Implant Sciences Corporation (ISMC), alors spécialisée dans la détection d’explosifs, annonçait avoir signé une lettre d’intention (LoI) pour acquérir Zapata Industries, avec l’idée de trouver des applications militaires aux technologies développées par cette jeune pousse (start-up) marseillaise.

En effet, l’entreprise française, dirigée par Franky Zapata, un ancien champion de jet-ski, a mis au point le Flyboard Air, c’est à dire une sorte de planche de surf volante pouvant atteindre les 10.000 pieds d’altitude et la vitesse maximale de 150 km/h. Et cela grâce à 6 moteurs et surtout grâce à un algorithme qui ajuste en permanence l’inclinaison des 4 turbo-réacteurs ainsi que la vitesse des turbines latérales. Les résultats, abondamment diffusés sur les réseaux sociaux, sont spectaculaires.

De quoi remettre au goût du jour un le HZ-1 Aerocycle, un concept imaginé dans les années 1950 par la société américaine De Lackner pour des missions de reconnaissance… Cela étant, ISMC n’a, a priori, pas pu être en mesure de financer l’acquisition de Zapata Industries (pour 15 millions de dollars). En novembre 2016, d’après le site boursier Seeking Alpha, qui citait un document de la Securities and Exchange Commission [SEC, gendarme de la Bourse américaine, ndlr] l’entreprise a fait savoir qu’elle jetait l’éponge.

Mais visiblement, cet épisode a coïncidé avec le début des ennuis de Franky Zapata. L’entrepreneur a en effet été prié de mettre un terme aux vols du Flyboard Air. Convoqué, a-t-il dit, par la Gendarmerie de l’Air, il a été menacé d’être mis en examen et condamné à une peine de prison en cas de récidive.

« J’ai enfreint trois lois : la conduite d’un aéronef sans permis, la conduite d’un aéronef non homologué [ce qui est normal puisque le Flyboard Air n’a pas d’équivalent, ndlr], et le survol d’une agglomération avec un aéronef. Donc, toutes ces infractions, c’est des peines de prison assez conséquentes, ça peut aller jusqu’à dix ans », a-t-il témoigné auprès de France 3. En outre, il a précisé avoir eu des contacts avec les forces spéciales françaises, qui « ont besoin du produit [le Flyboard Air] pour travailler. »

En clair, la menace qui plane sur Franky Zapata va évidemment entraver le développement de son Flyboard et mettre en péril son entreprise, qui emploie 17 personnes. Ce dernier a d’ailleurs évoqué un départ de France, affirmant avoir « refusé des avances de l’armée américaine ». Au quotidien La Provence, cependant, il a confié qu’il lui a été proposé « d’effectuer ses essais dans une zone semi-militaire, hors de vue du public et des médias. »

Cela étant, l’on peut s’étonner de la réaction si tardive des autorités : les vidéos montrant le Flyboard Air en action sont disponibles depuis des mois sur les sites de partage, où elles ont été vues des millions de fois, et l’on ne compte plus les articles de presse à son sujet.

En attendant, la mésaventure de M. Zapata suscite l’indignation sur les réseaux sociaux, où son message relatant son « coup de gueule » a été relayé plus de 140.000 fois. Une pétition en ligne a même été lancée et elle a recueilli près de 13.000 signatures. Et plusieurs médias ont évoqué son cas. A priori, cette mobilisation a fait bouger les lignes : «Merci beaucoup les amis d’avoir partagé ! Ça bouge et c’est grâce à vous!», a fait savoir l’ex-champion de jet ski sur sa page Facebook.  

Source : Zone Militaire


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jeudi 15 juin 2017

Barkhane : Le 1er RTP largage par éjection au dessus de Madama

Barkhane : Premier largage par éjection effectué par le 1e RTP pour ravitailler la base de Madama 

Depuis maintenant quelques mois, le ravitaillement des postes avancés de la Force Barkhane par des « livraisons par air » (LPA) est de plus en plus fréquent. De janvier à avril 2017, 106 tonnes de fret ont ainsi été livrées par ce moyen, contre 258 tonnes en 2016.

La LPA présente de nombreux avantages par rapport aux convois logistiques terrestres, lesquels peuvent avoir des difficultés pour ravitailler certaines emprises isolées (lors de la saison des pluies par exemple) ou sont susceptibles d’être la cible d’attaques. Le recours à l’avion est aussi plus rapide.

Il existe deux types de largages de fret, que le 1er Régiment du Train Parachutiste (RTP) maîtrise à la perfection. Le largage par gravité suppose que l’avion doit voler en étant légèrement cabré : les charges sont entraînées vers l’arrière et finissent par sortir de la soute. Pour cela, l’altitude doit être au minimum de 125 mètres.

Puis, il y a aussi le largage par éjection, qui, selon les explications données par le 1er RTP, utilise « la traction d’un parachute éjecteur pour sortir le fardeau puis transférer son action vers les parachutes pour leur ouverture. » En clair, un premier parachute s’ouvre pour tirer tout le chargement hors de l’avion.

Jusqu’à très récemment, seuls des largages par gravité avaient été effectués par éléments du 1er RTP affectés au Détachement de transit interarmées (DéTIA) et les équipages du Groupement de transport opérationnel (GTO). Ce n’est désormais plus le cas, car, nous apprend l’armée de Terre, un largage par éjection a été réalisé pour la première fois, en avril dernier, pour ravitailler la base avancée de Madama (Niger). Un avion C-130H Hercules de l’armée de l’Air a été sollicité à cette occasion.

Le gros avantage de la technique du largage par éjection est qu’elle permet livrer une quantité nettement plus importante de fret (jusqu’à 8.000 kg) par rapport à celle dite du largage par gravité (jusqu’à 2.500 kg). Conséquence : le ravitaillement livré est plus conséquent, ce qui limitera, par la suite, le nombre de LPA nécessaires.

« Le largage par extraction répond aux retours d’expérience des opérations précédentes qui avaient souligné l’intérêt de disposer en permanence de moyens capables de larguer du fret particulièrement contraignant en termes de volume ou de poids, excluant de fait le largage par gravité », explique en effet le Sirpa Terre.

Peu de forces armées maîtrisent le largage par éjection, qui permet de « récupérer le matériel de largage une fois au sol car les lots ne sont pas destinés à un usage unique contrairement à ceux qui peuvent être mis en œuvre lors des largages par gravité. »

Source: Zone Militaire


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mardi 13 juin 2017

Armées de terre : Enquête en ligne du CEMAT auprès des conjoints des militaires

En octobre 2016, lors de son audition devant les parlementaires dans le cadre du projet de loi de finance alors en discussion, le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) avait estimé que les paramètres alors utilisés pour évaluer le moral de ses troupes n’étaient plus assez pertinents. Pour lui, il fallait mettre l’accent sur la situation familiale des militaires et non sur leurs grades.

« Je suis en train de mettre en place une réflexion visant à modifier les capteurs d’évaluation du moral, et permettant de voir comment, en temps réel, nous pourrions mieux anticiper et faire face à une baisse brutale de moral. Franchement, ce n’est pas en évaluant le moral avec des questionnaires standardisés que nous disposerons d’une bonne vision », avait expliqué le général Bosser, qui voulait alors prendre en compte la « mobilité » et le « travail du conjoint », devenus « fondamentaux ».

La réflexion du CEMAT a trouvé un écho dans un rapport parlementaire portant sur la protection sociale des militaires. Le « moral du militaire dépend fortement de celui ou de celle, qu’on appelle sa ‘base arrière' » et le « bien-être de la famille est donc une condition essentielle de l’efficacité de nos armées », avait en effet avancé

Charles de la Verpillière, co-auteur, avec Geneviève Gosselin-Fleury, de cette étude.

D’où le lancement, par la Direction des ressources humaines de l’armée de Terre, d’une enquête en ligne s’adressant aux conjoints des militaires.

« Le fort engagement opérationnel de l’armée de Terre a de fortes répercussions sur l’entourage notamment en fonction des changements sociétaux tels que la généralisation de l’emploi du conjoint, l’augmentation du nombre de famille recomposées ou encore l’allongement de la durée des études des enfants », est-il affirmé, en guise d’introduction à cette enquête, qui concerne toutes les catégories de conjoints (mariés, pacsés, concubins, etc).

Cette étude vise précisément à connaître le « ressenti » en tant que conjoint de militaire ainsi que les « répercussions » que cela peut entraîner sur la vie de famille. Le questionnaire se décompose en trois parties : « Vous en tant que personne et en tant que conjoint de militaire » et « Les dispositifs d’aides aux familles proposés par le ministère ». La dernière vise à permettre à la DRHAT de « caractériser sociologiquement chaque sondé. »

Enfin, il est évidemment précisé qu’il « n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse » à ce questionnaire (qui demande une vingtaine de minutes à remplir) étant donné que, souligne la DRHAT, « l’important est de répondre le plus honnêtement et le plus spontanément possible. »

Source : Zone Militaire


Pour en savoir plus : Enquête en ligne sur les conjoints de militaires...


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samedi 10 juin 2017

Mali : Une vingtaine de djihadistes tués ou capturés par la Force Barkhane

La force française Barkhane a tué ou capturé une vingtaine de djihadistes ce week-end près de la frontière avec le Burkina Faso.

L'armée française, plus précisément sa force Barkhane, a tué ou capturé une vingtaine de djihadistes ce week-end, au sud-ouest de Gao (Mali), dans la zone où un soldat français avait été tué le 5 avril près de la frontière avec le Burkina Faso, a annoncé dimanche l'état-major dans un communiqué. 

«Depuis samedi 29 avril, la force Barkhane est engagée dans une opération qui a permis de neutraliser près d'une vingtaine de terroristes dans la forêt de Foulsaré à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, au sud-ouest de Gao», a-t-il indiqué. Ils ont été tués ou capturés, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'état-major, le colonel Patrik Steiger, sans plus de précisions.

Opération en forêt

Des avions de chasse Mirage 2000 ont d'abord effectué des frappes sur des dépôts logistiques repérés lors d'une récente opération dans la forêt, considérée comme un refuge de groupes terroristes armés. C'est lors de cette opération que le caporal-chef du 6è régiment du génie d'Angers, Julien Barbé, avait été tué, victime de tirs directs. Deux hélicoptères d'attaque Tigre sont ensuite intervenus pour sécuriser la zone et permettre de poser des commandos montagne par hélicoptère Caïman.

«Au lever du jour, vers 05h30, les commandos montagne rejoints par des commandos parachutistes et des équipes opérationnelles de déminage ont procédé à la fouille de la zone d'opération», a ajouté l'état-major. «De l'armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants destinés à la fabrication d'engins explosifs ont été découverts en quantités importantes» et détruits, a-t-il poursuivi. La force Barkhane mobilise 4.000 soldats français déployés sur cinq pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie). 

«Favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises»

Elle a pour mission «d'appuyer les forces armées des pays partenaires» dans leur lutte contre-terroriste et de «favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises», souligne le communiqué. Les djihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali par l'intervention française Serval en 2013. Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes .

Le caporal-chef Barbé avait été tué lors d'une opération conjointe avec les forces maliennes et burkinabés. Lors de cette opération,menée du 27 mars au 10 avril, deux djihadistes ont été tués, huit capturés et «plusieurs dizaines de suspects» remis aux autorités burkinabés, selon l'état-major français. (afp/nxp). 

Source : TRI 1


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mercredi 7 juin 2017

DGSE : Le général Jean-Pierre Palasset temporairement à la tête du Service de Renseignements

Le 21 mai 2016, le diplomate Bernard Bajolet aurait dû quitter son fauteuil de directeur général de la sécurité extérieure (DGSE) qu’il occupait alors depuis trois ans pour une raison de limite d’âge. Finalement, il a été maintenu une année de plus à son poste, grâce à amendement adopté presque en catimini quelques semaines plus tôt, dans le cadre du projet de loi sur la déontologie de la fonction publique.

En effet, ce texte précisait que les « fonctionnaires occupant un des emplois supérieurs participant directement à la défense des intérêts fondamentaux de la nation et figurant sur une liste fixée par décret en Conseil d’Etat » pouvaient être prolongés « d’une année supplémentaire».

Comme le temps tourne, ce nouveau délai doit donc expirer le 21 mai prochain. Et période électorale oblige, il n’était pas possible de nommer un nouveau patron de la DGSE pour remplacer M. Bajolet. D’où la solution, logique, de nommer temporairement à sa place, son directeur de cabinet, c’est à dire son numéro deux, à savoir le général Jean-Pierre Palasset. L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres de ce 25 avril.

Saint-cyrien de la promotion de la « Grande Armée », le général Palasset a notamment commandé la brigade La Fayette en Afghanistan, après avoir dirigé l’opération Licorne, en Côte d’Ivoire, au moment où la tension était à son maximum entre les partisans du président sortant, Laurent Gbagbo, et deux du président élu, Alassane Ouattara. En outre, il a été le premier commandant de l’opération Barkhane, lancée en août 2014 dans la bande sahélo-saharienne.

Peu d’officiers généraux ont occupé les fonctions de chef de la DGSE depuis 1981, année où elle a remplacé le SDECE. Jusqu’à présent, seulement trois furent nommés à ce poste : l’amiral Lacoste, le général Imbot et le général (air) Mermet.

 Source : ZONE MILITAIRE


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jeudi 1 juin 2017

Armée de l'air : Le général SOULET nous a quittés...

Décès du général Serge Soulet, le commandant des Forces aériennes

Commandant des Forces aériennes (CFA), et donc à la tête de près de 500 unités et de 23 000 aviateurs, le général de corps aérien Serge Soulet, 55 ans, s’est éteint des suites d’une longue maladie, le 21 mai 2017.

Né à Thionville (Moselle) le 6 mai 1962, le général Soulet fut breveté pilote de chasse après avoir intégré l’École de l’Air à l’âge de 19 ans (promotion  » Colonel Rossi-Levallois »). Passé par les escadrons de chasse 2/4 La Fayette et 3/3 Ardennes, il fut affecté, au titre d’un échange, au 433ème ETAC Bagotville au Canada.

Au cours des années 1990, il devint le chef des opérations de l’EC 3/30 Lorraine avant d’en devenir le commandant en second, quatre ans plus tard. Après une année passée au Collège interarmées de défense (CID, École de guerre), il fut affecté à l’EC 1/30 Alsace. En 2000, il exerça des fonctions à l’état-major de l’armée de l’Air avant de prendre le commandement de la base aérienne 103 de Cambrai.

Auditeur, en 2007, du Centre des hautes études militaires (CHEM) et de la session nationale de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN), il devint chef de la cellule « organisation et ressources humaines » et adjoint-Air du chef du cabinet militaire du ministre de la Défense, avant de retrouver l’état-major de l’armée de l’Air en tant que « sous-chef emploi-soutien ».

Le général Soulet fut notamment l’architecte de la modernisation des structures de commandement de l’armée de l’Air, en réorganisant « la préparation opérationnelle des forces de combat conventionnelles et spéciales » et en réalisant, avec succès, la fusion des commandements des forces aériennes et du soutien des forces aériennes (CFA et CSFA) entre 2013 et 2015.

Officier sensible d’une très grande humanité (« L’humain mérite plus que notre attention et notre engagement » disait-il), charismatique et franc, « il a porté au plus haut la vertu de l’exemple par son courage et son abnégation au service de l’institution », souligne un communiqué de l’armée de l’Air. « Unanimement apprécié de ses pairs comme de ceux à qui il a commandé, il aura marqué l’armée de l’air par son altruisme, son dévouement, et son audace », poursuit le texte.

Une cérémonie militaire pour lui rendre les derniers hommages a lieu sur la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac le 24 mai 2017.

Source : Zone Militaire

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mardi 30 mai 2017

Terrorisme au Sahel : Le président Macron veut une « exigence renforcée » à l’égard de l’Algérie

L’Algérie fait-elle preuve de mansuétude à l’égard d’Iyad Ag Ghali ?

En 2014, a récemment rappelé le quotidien Le Monde, ce chef du groupe jihadiste touareg Ansar Dine était dans le viseur des forces françaises. Mais Paris aurait demandé un avis à Alger avant de le neutraliser. « Ne vous occupez pas d’Iyad. Nous en faisons notre affaire », auraient répondu les autorités algériennes.

Depuis, Iyad Ag Ghali a pris de l’importance puisqu’il est devenu le chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, après la fusion de sa formation avec deux autres organisations jihadistes, à savoir al-Mourabitoune et l’Émirat du Sahara, une branche d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

En février 2017, alors qu’il était encore ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian avait évoqué le cas du chef jihadiste touareg lors d’une audition à l’Assemblée nationale. « Il conviendrait d’éviter de faire preuve de complaisance à l’égard de M. Iyad Ag Ghali qui revient aujourd’hui à une position de leader. Nous avons d’ailleurs transmis le message aux Algériens, dans la mesure où il passe la moitié de son temps dans le Sud algérien [ndlr, dans les environs de Tinzaouten?] : c’est là qu’il organise ses actions », avait-il dit. Qu’est devenu ce « message »?

Lors de sa visite aux forces françaises déployées à Gao, le 19 mai, le président Macron a indiqué que l’opération Barkhane, menée dans le Sahel et pas seulement au Mali, « ne s’arrêtera que le jour où il n’y aura plus de terroristes islamistes dans la région » et quand la « souveraineté pleine et entière des États » sahéliens sera « restaurée ». Car, a-t-il continué, arrêter l’opération tant que les « groupements terroristes » n’auront pas été « éradiqués » serait créer « les conditions d’une reprise dans quelques années ».

Au lieu de fixer un terme à cette opération, le président français veut plutôt afficher une « détermination complète » et un engagement «résolu». Ce qui passe par le soutien des forces françaises, qu’il faudra continuer d’équiper « comme il se doit » mais aussi par une exigence à l’égard des partenaires régionaux, en particulier sur « le respect de la feuille de route politique. »

"Une exigence... renforcée à l’égard des États du Sahel et de l’Algérie"

« Moi, ce que je veux, en début de mandat, c’est une exigence sans doute renforcée à l’égard des États du Sahel et de l’Algérie pour que les accords d’Alger [entre les groupes indépendantistes touareg et Bamako, ndlr] soient appliqués et pour que la responsabilité de tous soit prise », a continué M. Macron.

« On ne peut pas manifester quelque faiblesse que ce soit à l’égard des groupements terroristes, quelles que soient les raisons politiques domestiques », a prévenu le président Macron. « J’ai des hommes qui sont là, j’en ai la responsabilité, j’en réponds devant les Français et leurs familles. Je n’enverrai pas nos soldats se faire tuer surtout si les gouvernements qui sont responsables de la situation localement ne prennent pas l’intégralité de leurs responsabilités », a-t-il insisté.

S’agissant de l’Algérie, Emmanuel Macron n’a pas confirmé les accusations concernant un éventuel soutien à Iyad Ag Ghali, lequel est hostile aux accords d’Alger. Toutefois, il a affirmé avoir fait part à son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, lors d’un entretien téléphonique, d’en parler d’une « manière très franche ». Et d’ajouter : « Partout où nous sommes en situation d’agir, nous agirons avec une détermination accrue. »

Source : Zone Militaire


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samedi 20 mai 2017

Mali : Macron confirme l'engagement de la France contre le djihadisme...

Le nouveau président français a insisté sur la volonté de la France
de contribuer au développement et à la sécurité du pays


Emmanuel Macron a confirmé vendredi 19 mai l’engagement militaire de la France au Mali et au Sahel pour la sécurité de la région, évoquant une accélération des opérations contre les groupes djihadistes, lors d’une visite aux troupes françaises, à Gao.

« La France est engagée depuis le début à vos côtés et ce que je suis venu ici vous dire, de manière très claire, c’est qu’elle continuera à l’être, de la même manière », a-t-il dit d’une conférence de presse commune avec son homologue, Ibrahim Boubacar Keïta. Il s’agit du premier déplacement d’Emmanuel Macron sur un théâtre d’opération depuis son investiture.

Sur le volet militaire et la coopération internationale dans ce sens, « il est indispensable aujourd’hui que nous accélérions », a poursuivi Emmanuel Macron. « Nous l’avons bien vu durant ces derniers mois, les terroristes islamistes s’organisent, se regroupent, sont en train de se fédérer et donc nous serons intraitables à l’égard de ces derniers. »

Accélérer le processus de paix

Le nouveau président français a précisé qu’il voulait renforcer le partenariat avec l’Allemagne pour la sécurité du Mali et qu’il en avait parlé avec la chancelière Angela Merkel. Il a appelé à une « accélération » du processus de paix, deux ans après la signature d’un accord négocié pendant de longs mois à Alger, entre le gouvernement malien, les groupes armés pro-Bamako, et l’ex-rébellion à dominante touareg.

« Ma volonté, dans le cadre de nos engagements en Afrique, sur le plan militaire, c’est de faire davantage encore avec l’Europe, c’est de faire davantage avec l’Allemagne » mais en regardant de façon pragmatique sous quelle forme chacun peut intervenir, a-t-il dit, soulignant les contraintes, en Allemagne, pour l’engagement des armées.

Contribuer au développement

Quatre ans après l’intervention militaire française, déclenchée pour contrer l’avancée de groupes djihadistes qui menaçaient la capitale Bamako, la situation sécuritaire reste précaire dans le pays où les forces nationales et étrangères sont régulièrement prises pour cibles.

La France continuera donc pour le compte de l’Europe tout entière à contribuer à la sécurité du Mali mais d’autres pays européens peuvent en faire davantage pour le développement, a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron a insisté sur la volonté de la France de contribuer au développement du Mali. Pour l’Agence française de développement (AFD), « un peu plus de 470 millions d’euros [d’aide] ont été décidés sur la zone pour les années à venir, pour accompagner cet effort militaire », a annoncé M. Macron.

Source : LeMonde.fr


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vendredi 19 mai 2017

Armée de terre : Deux légionnaires du 2eme REI se noient dans la Marne

Deux militaires se tuent lors d'un exercice dans la Marne

Les deux victimes, qui sont des légionnaires, ont péri noyés près d'Épernay, alors qu'ils avaient pris place dans une embarcation type canoë lors d'une sortie sur le fleuve. Les circonstances de ce drame sont encore floues.

Deux militaires ont péri noyés ce vendredi lors d'un exercice dans la Marne, a rapporté le commandement de la zone de Défense Est. Les deux victimes sont des légionnaires, selon le Sirpa Terre, qui indique que les faits se sont produits «à la mi-journée». Ils appartenaient au 2e Régiment étranger d'infanterie (REI) de Nîmes, a précisé une source proche de l'enquête.

Les militaires avaient pris place dans une embarcation lors d'une «sortie cohésion canoë» organisée sur la Marne, et les noyades se sont produites «au niveau du barrage de Cumières», à proximité d'Épernay.
L'incident s'est produit au niveau du barrage de Cumières, à proximité d'Épernay.

Selon le Codis de la Marne interrogé par l'AFP, l'alerte a été donnée à 10h53. Une bonne trentaine de pompiers, dont des plongeurs, ont été acheminés sur place.

Une enquête est en cours

Selon Le Parisien, un des deux militaires serait tombé à l'eau dans des circonstances qui restent à éclaircir et ne serait jamais remonté à la surface. Le second a été sorti de l'eau après de longues minutes d'immersion. Il a succombé à ses blessures.

«Les hommes remontaient le courant et puis, au lieu de faire demi-tour avant le barrage, ils ont été un peu trop près du barrage je pense. Et comme il y a des tourbillons... Deux hommes ont fait une erreur et deux autres ont essayé de les aider mais n'ont pas réussi», a raconté à l'AFP le maire de la commune, José Tranchant, qui s'est rendu sur place. Selon lui, cet accident n'est pas le premier du genre. «La dernière fois ça remonte à 5-6 ans, quelqu'un qui avait plongé...», a-t-il expliqué. «C'est un piège, ce truc-là. Nous, on est du village, on sait très bien qu'il ne faut pas y aller, c'est dangereux».

Le commandement de la zone Est a indiqué qu'une enquête était «en cours», affirmant n'avoir pas d'autres détails.

Source : LeFigaro.fr


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mercredi 17 mai 2017

Gouvernement Macron - Philippe : Sylvie Goulard Ministre de la Défense et des Armées...

Ministère de la Défense et des Armées du Gouvernement de Edouard Philippe

Sylvie Goulard est nommée ministre des Armées, l'ancien ministre Jean-Yves Le Drian devient ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Nous reproduisons ci-dessous un récent article publié sur La-Croix.fr ou Mme Sylvie Goulard, évoque, entres autres, sa vison de l'Europe et de la Défense

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« Il faut sérieusement élever le niveau d’ambition en Europe »


Sylvie Goulard est députée européenne (centre droit), elle revient sur le livre blanc publié par la Commission européenne le mercredi 1er mars.


La Croix : Que peut-on attendre du livre blanc sur l’avenir de l’Europe publié aujourd’hui par la commission européenne ?

Sylvie Goulard : La commission a choisi une approche intelligente qui consiste à mettre les États membres devant leurs responsabilités. Depuis plusieurs années, face à un certain nombre d’évolutions en Europe, les migrants, la crise, etc., on fait comme si le statu quo ou l’inaction n’avait aucun coût.

Sur les cinq scénarios, quel est celui auquel vous croyez le plus ?

S.G. : Le scénario du statu quo est un scénario d’acceptation du déclin. On ne peut pas dire à la fois que la situation n’est pas satisfaisante et s’en contenter. Ce n’est pas le plus probable. Cela dépendra des choix politiques qui seront faits. Je me refuse de raisonner dans l’idée que tous les scénarios ambitieux sont exclus. On se rend compte qu’il faut sérieusement élever le niveau d’ambition en Europe, non pas pour se faire plaisir, mais pour apporter aux citoyens ce qu’ils attendent.

La capacité de l’UE est ce que nous en faisons. Il y a des événements extérieurs comme l’élection de Donald Trump qui peuvent complètement changer la donne si on n’est pas dans le déni. Il est évident que dans ce cas, les besoins en matière de sécurité et de défense autonome de l’Europe se posent différemment.

Pensez-vous à un possible 6e scénario ?

S.G. : On peut combiner des avancées en piochant dans les différents scénarios. L’intérêt est d’identifier ce qu’il y a à faire. L’un des scénarios prévoit d’avancer à quelques-uns, ce qui est déjà le cas. Si on veut faire avancer l’euro ou l’espace Schengen, cela ne concerne pas tout le monde. Sur les frontières extérieures, il faut agir à quelques-uns, c’est-à-dire avec les États membres de Schengen. Par exemple, si on veut empêcher que rentrent en France des personnes en provenance de pays des Balkans comme l’Albanie, qui ne répondent pas aux critères de demandeur d’asile, il faut avoir des contrôles aux frontières extérieures de l’Union européenne. La frontière extérieure de la France en matière de demande d’asile n’est pas entre la France et l’Italie, elle est à la frontière extérieure de Schengen.

Si on veut remettre de la prospérité en Europe, il faut travailler à 19 dans la zone euro. Ce qui n’empêche pas de vouloir faire avancer le marché unique du numérique à 27, cela n’empêche pas d’avoir un budget de l’UE dans son ensemble plus intelligemment financé par des ressources propres pour pouvoir développer des politiques du futur, de recherches et d’innovations, de transition énergétique.

Le 6 mars, quatre pays, France, Italie, Espagne et Allemagne se réunissent en comité restreint, est-ce une méthode à privilégier ?

S.G. : Ce n’est pas nouveau et il n’y a aucune illégitimité à se voir en petit groupe. Quand Mario Monti était premier ministre en Italie, il a fait plusieurs réunions en petits comités. L’essentiel est de se parler entre Européens. Ces 4 pays qui se réuniront le 6 mars représentent un nombre de citoyens et une part du PIB de la zone euro et de ses forces démocratiques énormes, ce qui ne signifie pas qu’il faut sortir du cadre institutionnel et exclure d’autres pays légitimes à se joindre. Il faut le faire de manière plus souple. Il ne faut pas reconstituer des institutions dans les institutions.

L’Europe est-elle condamnée si elle ne bouge pas ?

S.G : Si nos pays n’avancent pas, ils sont condamnés, si les individus ne s’adaptent pas à la modernité, ils sont condamnés. Il y a des pays qui se disloquent, on voit les tensions nées du Brexit entre le Royaume-Uni et l’Écosse et l’Irlande du nord, on le voit aussi en Espagne avec les velléités indépendantistes de la Catalogne. Nos pays sont confrontés à des changements profonds, technologiques, d’évolution des populations, de crise financière et toutes les structures doivent évoluer. Ce serait une grave erreur de penser que l’Europe pourrait ne pas avancer et nos pays rester sans bouger. Ils se détruiraient.

L’enjeu est celui-ci : soit nous arrivons à remettre une impulsion européenne et nous allons conforter les pays qui la composent, rester dans la course mondiale et ce sera gagnant-gagnant, soit nous croyons qu’il est possible de ne pas avancer et nous perdrons sur les deux tableaux.

Source : La-Croix.com
Propos recueillis par Agnès Rotivel, le 01/03/2017 à 18h45


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dimanche 14 mai 2017

Ration de combat : De nouvelles rasquettes pour les Forces Spéciales ?

Actuellement, la ration de combat individuelle réchauffable (RCIR, ou « rasquette ») se présente sous la forme d’une boîte rectangulaire pesant 1,5 à 1,8 kg, étanche grâce à un film de suremballage, rigide afin d’éviter qu’elle soit écrasée pendant le transport et « adaptée » au paquetage du combattant. Une autre contrainte est que les produits qu’elle contient puissent se conserver à des températures allant jusqu’à 55°c.

Au total, d’une valeur énergétique de 3.200 kcal (norme OTAN, ces rasquettes se déclinent selon 14 menus dont 7 sans porc et 4 pouvant être consommés froids. Un boîte doit en effet contenir un petit-déjeuner, un hors-d’oeuvre, une soupe et deux plats cuisinés. À cela, il faut ajouter des biscuits de campagne (salés et sucrés) des confiseries (chocolat, nougat ou pâte de fruit, caramels, chewing-gum) ainsi que des boissons (thé, café). 

Si ces rations de combat sont adaptées aux troupes dites « conventionnelles », elles ne le sont pas forcément pour les forces spéciales, qui ont des besoins particuliers. D’où l’étude actuellement menée par le Commissariat des Armées.

« Ces recherches visent à proposer un produit complémentaire aux rations actuellement distribuées, mieux adapté et plus modulable aux troupes en actions, en s’inspirant du concept américain des ‘First Strike Rations’ (haut pouvoir énergétique et consommation en situation de mobilité) », explique en effet le Commissariat des armées.

L’idée est donc de développer des « rasquettes » à la fois plus légères et plus rapides à préparer, tout en veillant à préserver ce qui en fait une singularité française (à en croire les armées étrangères), c’est à dire leurs qualités gustatives.

Un prototype est actuellement testé par des détachements de forces spéciales actuellement déployés sur un théâtre extérieur. D’une valeur énergétique de 3.900 kcal, il contient des barres énergétiques, des sachets de produits riches en protéines, des jus de fruits enrichis en vitamine C et des sandwiches longue conservation à base de pain complet. « Les premiers retours sont extrêmement positifs », assure le Commissariat des Armées.

Source : Zone Militaire


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jeudi 11 mai 2017

Terrorisme : Interpellation d'un jihadiste près de la base aérienne 105 d'Evreux

Un individu connu des services de renseignement pour son appartenance à la mouvance jihadiste a été interpellé près de la base aérienne 105 d’Évreux, dans la nuit du 4 au 5 mai 2017.

Selon une source proche du dossier sollicitée par l’AFP, l’alerte a été donnée quand un véhicule suspect a été découvert près de la base, aux environ de minuit. Il s’est ensuite avéré qu’il appartenait à un homme « radicalisé ».

Les recherches conduites dans la foulée par les gendarmes ont permis d’interpeller cet individu vers 5 heures du matin, au moment où il regagnait sa voiture. Lors de la fouille de cette dernière, il a été trouvé un coran ainsi qu’une cartouche de fusil (le modèle n’a pas été précisé).

D’après les quotidiens Paris-Normandie et Le Figaro, l’individu interpellé serait un ancien militaire qui, né en 1983, ferait l’objet d’une « fiche S» (pour « atteinte à la sûreté de l’État »).

La base aérienne d’Évreux est importante : elle abrite notamment plusieurs escadrons de transport, des unités spécialisées ainsi que le Groupe aérien mixte 56 « Vaucluse », qui soutient les opérations de la DGSE.

Le parquet de Paris a co-saisi la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et la Direction interrégionale de PJ (DIPJ) de Rennes. Les enquêteurs auront à déterminer la raison de la présence de cet homme aux abords de la BA 105 ainsi que ses motivations. Il n’est pas exclu qu’il ait effectué des repérages en vue d’une action ultérieure.

Au cours de ces trois dernières années, au moins deux tentatives d’attentats contre des sites militaires ont été déjoués, notamment contre la base navale de Toulon et le sémaphore du Cap Béar. À cela, il faut ajouter les tentatives d’attaque contre les soldats de l’opération Sentinelle.

Dans leur rapport pour avis sur le « soutien et la politique de défense », publié en novembre 2016, les sénateurs Gilbert Roger et Robert del Picchia ont indiqué que, en 2016, « 31 intrusions (ou tentatives) dans des enceintes militaires », avaient été constatées.

Pour rappel, depuis janvier 2015, la protection des emprises militaires a été renforcée dans le cadre du Plan Cuirasse.

D’après l’AFP, qui a rapporté les confidences d’une source « proche de l’enquête », un fusil à pompe, deux revolvers et des munitions ont été trouvés dans un fourré situé près de la base aérienne.

Source : Zone Militaire

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