FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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samedi 7 avril 2018

Etats-Unis : Donald Trump, les forces américaines défileront le 11 novembre à Washington...

« Un des plus beaux défilés que j’ai jamais vus.... quels grands guerriers il y a en France »

Lors de sa visite en France, le 14Juillet 2017, le président américain, Donald Trump, avait été impressionné par le défilé militaire sur les Champs-Élysées.

« Je dois dire que c’était un des plus beaux défilés que j’ai jamais vus. C’était deux heures de puissance militaire. […] Les gens ne savent pas quels grands guerriers il y a en France », avait même affirmé le locataire de la Maison Blanche, qui, en conséquence, a demandé au Pentagone d’en faire de même à Washington, pour le Jour de l’Indépendance [le 4 juillet, ndlr].

« Le président Trump est complètement solidaire des militaires qui risquent leur vie chaque jour pour garantir la sécurité de notre pays. Il a demandé au département de la Défense d’étudier la création d’une cérémonie au cours de laquelle tous les Américains pourront exprimer leur reconnaissance », a ainsi annoncé, en février, une porte-parole de la Maison Blanche.

Et cela n’a pas manqué de susciter des commentaires acides, voire parfois virulent, comme ceux de cet élu du Massachussets, Jim McGovern, pour qui le président Trump, avec cette initiative, se conduit « plus comme un dictateur que comme un président » parce que, selon lui, seules les armées des pays autoritaires se livrent à un tel exercice (pourtant, la France, l’Espagne, la Grèce et la Belgique ne sont pas classés comme tels…).

Quoi qu’il en soit, et malgré les critiques, un défilé militaire aura bien lieu à Washington, précisément entre la Maison Blanche et le Capitole. Mais pas à l’occasion du Jour de l’Indépendance, comme le voulait initialement M. Trump.

En effet, a annoncé le Pentagone, dans un mémo diffusé le 10 mars 2018, ce défilé sera organisé le 11 novembre prochain, à l’occasion du Veterans Day. Il « se concentrera sur les contributions de nos anciens combattants à travers l’histoire de l’armée américaine, depuis la guerre d’indépendance et la guerre de 1812 jusqu’aujourd’hui, en mettant l’accent sur le prix de la liberté », a-t-il précisé. Aussi, il intégrera des représentants d’associations d’anciens combattants.

Quant au contenu de ce défilé, il ne sera pas question d’y faire participer les blindés lourds, afin d’éviter « d’endommager les infrastructures ». En revanche, « d’importants moyens aériens », dont d’anciens avions, seront de la partie. Des vétérans défileront « en formations et en uniformes d’époque », précise le document.

Enfin, ce défilé se déroulera en mesure, avec le Old Guard Fife and Drum, c’est à dire la fanfare de l’US Army, dont les membres portent l’uniforme de la guerre d’Indépendance.

Cela étant, reste à voir si le président Trump sera présent pour assister à ce défilé étant donné que son homologue français, Emmanuel Macron, a indiqué qu’il inviterait à Paris, pour commémorer le centenaire de l’armistice du 11-Novembre, « près de 80 chefs d’Etat et de gouvernement des pays belligérants. » Sans doute que le vice-président américain, Mike Pence, représentera le chef de la Maison Blanche.

Source : Zone Militaire

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lundi 2 avril 2018

Armée de l'air, Forces Spéciales : Les MAOS du COS

L’armée de l’Air met à la disposition du Commandement des opérations spéciales (COS) trois unités spécialisées : le Commando parachutiste de l’Air (CPA) 10, l’escadron de transport 3/61 « Poitou » et, plus récemment, l’escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées ». Soit 650 aviateurs environ.

Pour autant, ces unités ne sont pas les seules concernées par les opérations spéciales. C’est ce qu’a tenu à souligner le général Louis Fontant, récemment nommé « Général Forces spéciales air » (GFSA), dont la mission est « de fédérer l’ensemble des capacités des forces aériennes mises en œuvre dans le cadre des opérations spéciales. »

Ainsi, a-t-il dit à lors du dernier point presse du ministère des Armées, « la contribution de l’armée de l’air dans le domaine particulier des opérations spéciales dépasse largement l’engagement des seules unités air identifiées Forces spéciales ». Et, en moyenne, « 30% des aviateurs déployés au profit du Commandement des opérations spéciales proviennent d’unités conventionnelles qui s’intègrent naturellement aux opérations spéciales ou fournissent à ces dernières des capacités rares ».

En effet, le système des « Forces spéciales Air » (FSA) repose sur trois cercles. Outre le CPA 10 et les escadrons « Poitou » et « Pyrénées », il faut compter les « modules d’appui aux opérations spéciales » (MAOS) qui apportent leurs « capacités rares » évoquées par le général Fontant ainsi que les « unités référentes expertes » qui contribuent à ces mêmes opérations spéciales.

Les MAOS sont constitués de 6 unités spécialisées, dont le CPA 30, l’escadre aérienne de commandement et de conduite projetable (EAC2P), le Centre air de saut en vol (CASV), des équipes qualifiées « Sampling Identification of Biological Chemical and Radiological Agent » (SIBCRA) en cas de menace NRBC (Nucléaire, radiologique, biologique, chimique), le Groupement Aérien d’Appui des Opérations (GAAO) et le 25e Régiment du Génie de l’Air [une unité de l’armée de Terre mise à la disposition de l’armée de l’air, ndlr].

Quant aux unités « référentes expertes », il s’agit du 30e Régiment de chasse 2/30 Normandie-Niemen et de l’escadron de drones 1/33 Belfort.

Du 15 au 26 janvier 2018, l’exercice ATHENA, organisé sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, permettra non seulement de préparer les Forces spéciales Air à leurs prochaines opérations mais aussi de certifier les MAOS. Plusieurs unités y participeront dans les domaines de la surveillance, du renseignement (un drone MQ-9 Reaper sera engagé), des infrastructures et des systèmes d’information et de communication.

Par ailleurs, et comme le rapporte le Journal de l’Aviation, le général Fontant, les Forces spéciales Air vont procéder à une quarantaine de recrutements, essentiellement pour renforcer les effectifs du CPA 10, en se tournant vers les jeunes civils, le vivier des CPA 20 et 30 n’étant plus suffisant.

« Les forces spéciales montent en puissance. Au départ, il s’agissait de privilégier la qualité à la quantité et les effectifs correspondaient au besoin opérationnel. Aujourd’hui, en revanche, nous avons besoin de recruter et nous devons donc communiquer », a dit le général Fontant, soulignant que, il y a encore peu, « personne en dehors de l’armée de l’Air ne connaissait l’existence du CPA 10. »

Source : Zone Militaire

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mercredi 28 mars 2018

Mali : La traque du chef de l'Etat Islamique par les forces spéciales

Si l’étau se resserre autour d’ Ilyad ag Ghaly, le fondateur d’Ansar Dine et chef du Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM ou Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin), dans le nord du Mali, c’est aussi le cas pour Adnane Abou Walid al-Sahraoui, qui dirige l’État islamique dans le grand Sahara (EIGS), qui concentre ses opérations dans une région située à l’est de Gao, frontalière avec le Niger.

Ainsi, depuis quelques jours, des camps de l’EIGS sont attaqués par des combattants du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) et du Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA), deux organisations pro-Bamako qui ont combattu le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), lequel a recyclé des jihadistes d’Ansar Dine après l’opération Serval. La force Barkhane et les forces spéciales françaises sont également de la partie.

En effet, en février 2018, les militaires français, appuyés par des hélicoptères d’attaque, ont mis hors de combat une dizaine de jihadistes qui avaient attaqué, une semaine plus tôt, un village situé à une centaine de kilomètres à l’est de Gao.

« Une mission de renseignement de Barkhane a été envoyée sur place. […] Après la détection formelle de combattants appartenant vraisemblablement à l’EIGS; une action aérienne menée par des hélicoptères Tigre et Gazelle a permis de neutraliser une dizaine de jihadistes », a en effet expliquer le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA), avant de préciser que des militaires français avaient aussi été engagés dans des combats au sol.

Dans le même temps, le GATIA et le MSA ont fait état d’affrontements qui ont duré « plusieurs heures » à Intameda, où un camp de «malfrats» avait été repéré. Et de donner le bilan d’une « dizaine » de tués parmi ces derniers. En outre, 6 voitures [dont celle du marabout Tidjit Ag Arahmat, récemment assassiné par des jihadistes alors qu’il était une figure des Touareg Dossak, qui constituent le gros des troupes du MSA, ndlr], des motos, des armes lourdes et une « quantité importante de munitions » ont été saisies ».

Le 22 février, le GATIA et le MSA avaient publié un autre communiqué au sujet de nouveaux combats ayant eu lieu précisément à Ikadagotane qui, située à une soixantaine de kilomètres de Ménaka, abritait un camp de l’EIGS.

Le rôle exact de Barkhane n’a pas été précisé. Mais il est probable que l’opération de contrôle de zone évoquée lors de l’annonce de la mort de deux militaires du 1er Régiment de Spahis (RS) ait un lien avec ces combats contre l’EIGS.

Cependant, dans son dernier « point de situation » des opérations, l’EMA indique que « Barkhane poursuit son effort dans la zone des trois frontières afin d’interdire la libre disposition du terrain aux terroristes » et que des « opérations se concentrent actuellement dans la région de Gao, autour de Ménaka et Ansongo. »

Selon le GATIA et le MSA, l’assaut donné contre le camp d’Ikadagotane a fait 6 tués dans les rangs jihadistes et permis de récupérer un véhicule de l’armée nigérienne, ainsi que des motos et, là encore, une « quantité importante d’armes et de munitions. »

A priori, ces opérations viseraient Adnane Abou Walid al-Sahraoui, ainsi que son adjoint, dit « le petit Chaffori », qui est aussi le chef de la katiba « Akabar » (qui compte environ 200 combattants) et le responsable de l’attaque ayant coûté la vie à 4 militaires américains à Tongo Tongo, au Niger, en octobre dernier. Le sort de ces deux responsables de l’EIGS est incertain. Des sources avancent qu’ils auraient réussi à s’exfiltrer au Niger tandis que d’autres affirment qu’ils seraient « encerclés ».

Quoi qu’il en soit, et alors qu’une réunion doit se tenir à Bruxelles pour collecter des fonds pour financer la Force conjointe du G5-Sahel (FC-G5S), le ministère des Armées a indiqué que 450 jihadistes ont été « neutralisés » par les forces françaises depuis le lancement de l’opération Barkhane (en août 2014), dont 120 lors des 12 derniers mois. En outre, 150 ont été capturés et remis aux autorités maliennes. 

Source : Zone Militaire

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lundi 26 mars 2018

Nicolas SARKOZY : Contre-attaque vigoureuse sur l'affaire du supposé financement libyen...

Invité sur TF1, l’ancien président s’est exprimé pour la première fois publiquement depuis sa garde à vue et sa mise en examen.

Mis en examen dans l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne en 2007, Nicolas Sarkozy était invité sur le plateau du 20 heures de TF1 ce jeudi pour s’expliquer.

L’ancien président de la République, qui a demandé en vain de bénéficier du statut de témoin assisté, a été mis en examen mercredi soir pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de fonds publics libyens », et placé sous contrôle judiciaire.

Placé sous contrôle judiciaire, l’ancien chef de l’Etat a interdiction d’entrer en contact avec une dizaine de protagonistes du dossier et de se rendre dans quatre pays. Mais rien ne l’empêche de s’exprimer dans les médias pour se défendre. Ses arguments sont les suivants:

« Je suis accusé par des proches d'un dictateur » dont « nous avons détruit le régime de terreur » en 2011, a plaidé Nicolas Sarkozy pour qui « il n'y a pas le plus petit élément, il n'y a pas le moindre élément d'une preuve » contre lui dans ce dossier.

- Il attaque Mediapart. Nicolas Sarkozy affirme que le document produit par Mediapart est un faux. Sur Twitter, le journaliste Fabrice Arfi répond à l’ancien président sur la note « Moussa Koussa ». 

- « C’est une monstruosité ! ». Nicolas Sarkozy s’élève contre les reproches de proximité avec la dictature de Kadhafi, dont l’entourage est qualifié de «bande d’assassins ».

- « Il n’y a que la haine, la boue, la médiocrité, la calomnie » dans ce dossier, dit Nicolas Sarkozy.

- « Avez-vous reçu trois valises de liquide ? », interroge Gilles Bouleau. « C’est une ignominie ! », réplique l’ex-président. Il dénonce les « ignobles mensonges » de Ziad Takieddine, qualifié d’«escroc».

- « Kadhafi était un fou ».

- Il réfute les accusations de Takieddine. « Mes agendas ont été saisis par la justice au moment de l’affaire Bettencourt. On n’a retrouvé la moindre trace d’un rendez-vous avec ce M. Takieddine. » « Il dit avoir rencontré mon directeur de cabinet dans son bureau au 1er étage du ministère de l’Intérieur. Le bureau est au rez-de-chaussée. » « Il a menti plusieurs fois, j’ai des preuves. Il affirme m’avoir croisé le 27 janvier 2011 et m’avoir donné une valise. Il n’a pas de chance : j’ai la preuve que je n’étais pas à Paris ce jour-là, ni la veille, ni le lendemain. » 

- « La politique, c'est fini, mais la France, ce ne sera jamais fini. (...) Que chacun comprenne que je suis blessé, pas pour moi, mais pour notre pays. On n’a pas le droit de jeter des gens dans la boue parce que des assassins l’ont voulu. Je ne peux pas laisser faire ça ». Il répète que les accusations proviennent d’une « bande d’assassins, d’escrocs, de manipulateurs ». 

Source : Le Parisien - Image TF1

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Un roman de politique fiction... Il n'y a que certains juges pour y croire... ?

L'affaire Sarkozy serait si grave pour notre démocratie qu'il n'y a que certains juges pour y croire. 

C'est juste un cauchemar démocratique. Une dictature méditerranéenne voulait rentrer dans le concert des nations après un long ostracisme. Pour cela, elle aurait acheté un candidat aux élections présidentielles; Ce candidat aurait, grâce à cet argent, financé sa campagne et gagné les élections. La Commission chargée de contrôler les comptes, faible en moyens et en pouvoirs n'y aurait vu que du feu. Une fois élu, le président aurait récompensé le dictateur en le recevant avec un faste inhabituel. Il a ordonné qu'on ferme les ponts de la Seine le temps d'une escapade en bateau-mouche. Il a organisé une chasse au faisan dans la forêt de Rambouillet. Et comme le dictateur affichait des coutumes nomades, notre président l'a invité à planter sa tente dans les jardins de l'hôtel Marigny, résidence des hôtes du pays.

 Selon une rumeur insistante, le président aurait aussi envisagé de vendre au dictateur une centrale nucléaire. Mais cela aurait été juste à des fins pacifiques, pour le dessalement de l'eau de mer. Quelques avions et chars ont aussi été vendus, mais en petit nombre et même pas des Rafale. La société Amesys a vendu au dictateur le fleuron des technologies françaises pour la surveillance des télécommunications et de ceux qui s'en servent. On dit que ce ne sont pas seulement les islamistes qui auraient été traqués, mais les opposants politiques, dont plusieurs dizaines seraient morts sous la torture. Mais Amesys est une société privée et l'Etat ne peut tout surveiller.

 Comme dans le 1984 d'Orwell, l'ami d'hier est devenu l'ennemi, moins de trois ans et demi après avoir été reçu à Paris. A partir du 31 mars 2011, la France, dans le cadre de l'OTAN, conduit des opérations militaires. Généreuse, elle offre 320 millions d'euros, pour être le plus important contributeur de la coalition. Les armes françaises, anglaises et américaines font merveille. Les belges, les grecs sont aussi de la partie, avec des moyens plus modestes. On s'interroge encore sur les vrais buts de guerre. En tous cas, l'objectif n'était pas de juger le dictateur, mort après avoir été capturé, poignardé par une baïonnette dans l'anus.

 Une autre preuve qu'il s'agit d'un cauchemar: on soupçonne une diplomatie parallèle, on subodore des accords secrets prévoyant des versements via des paradis fiscaux. Un ancien premier ministre du dictateur aurait d'après Médiapart parlé du déblocage de 50 millions d'euros. Son ancien directeur de cabinet aurait donné le nom de la banque. Un ambassadeur de France se serait souvenu de mouvements de fonds suspects. Un ancien ministre du pétrole a laissé dans un carnet le détail d'une série de versements. Mais il est mort, ainsi qu'un certain nombre de témoins, comme dans un mauvais film policier. Ce sont certainement de fausses nouvelles; des "fake news", comme on dit aujourd'hui, qui seront bientôt condamnées par la justice aussitôt parues.

  Car nous savons bien qu'un tel concentré de corruption et de cynisme est improbable dans une démocratie aussi avancée que la France. Les campagnes sont des débats d'idées et demandent peu d'argent, car la force de conviction ne coûte rien et les apparitions à la télévision sont gratuites. Notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non pourrait venir s'essuyer les pieds du sang des ses forfaits. La preuve, c'est qu'une ministre des droits de l'homme l'a dit. Et nous ne sommes pas le genre de pays où on tue pour s'assurer du silence de témoins gênants. Nos dirigeants aiment le pouvoir et cherchent légitimement à le conquérir pour le bien de tous. Mais ils savent aussi que la fin ne justifie pas les moyens. 

Des journalistes sérieux ont publié un ouvrage ("Avec les compliments du guide"!), qui semble très documenté, mais on se doute bien qu'il s'agit d'un roman de politique fiction. C'est normal que la justice ait pris tout son temps pour examiner les quelques indices qui pourraient rattacher ce cauchemar à la réalité. Mais c'est seulement par conscience professionnelle que les policiers interrogent notre ancien président. Ils savent bien, comme les juges qui ont donné commission rogatoire, qu'en France, le pouvoir présidentiel ne peut être ainsi usurpé. Ou alors il y aurait eu une éclipse de démocratie dans le pays des droits de l'homme.

Sources : HuffPost et AFP

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samedi 24 mars 2018

Attaques terroristes dans l'Aude : Hommage au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, tombé en héros.

Tombé en héros, le gendarme Arnaud Beltrame est mort des suites de ses blessures

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort, annonce Gérard Collomb à 6 H30 ce matin.

Ce gendarme de 45 ans s'était proposé comme otage à la place des personnes retenues par Redouane Lakdim lors de l'attaque de Trèbes, est mort des suites de ses blessures, a annoncé ce samedi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

La police nationale a fait part de son émotion à l’annonce de la mort du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, lançant le hashtag #tousgendarmes sur Twitter.  

Les drapeaux et étendards de la gendarmerie en berne ce samedi.

Le directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN),  Richard Lizurey, a rendu «solennellement hommage à l'héroïsme» d'Arnaud Beltrame, s'inclinant «devant le courage, le sens du sacrifice et l'exemplarité de cet officier qui a donné sa vie pour la liberté des otages».
Richard Lizurey a par ailleurs annoncé que tous les drapeaux et étendards de la gendarmerie seront mis en berne ce samedi.

Le président Emanuel Macron salue Arnaud Beltrame, « tombé en héros »

Le chef de l'Etat a rendu hommage au lieutenant-colonel décédé ce samedi matin, en déclarant que l’officier était tombé en héros et méritait respect et admiration de la nation tout entière.

Arnaud Beltrame, qui s’était proposé comme otage auprès du jihadiste auteur des attaques de Trèbes et Carcassonne, a fait preuve d’un courage et d’une abnégation exceptionnels, a ajouté le chef de l’Etat dans un communiqué.

Le bilan des attaques terroriste dans l'Aude, s'élève désormais à quatre morts.

Source : 20minutes.fr

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vendredi 23 mars 2018

Prise d'otages dans l'Aude : Le preneur d'otage se revendique de l'Etat islamique. Au moins un mort !

Un terroriste armé s'est retranché dans un supermarché de Trèbes en criant "Allah Akbar" !

La préfecture de l'Aude évoque sur Twitter "une opération en cours" et demande d'éviter le secteur. Le ministre de l'Intérieur ne donne pas de bilan, et révèle seulement que "l'opération est toujours en cours".

Un individu armé s'est retranché dans un supermarché de Trèbes, près de Carcassonne dans l'Aude, vers 11 heures vendredi 23 mars, a appris FranceInfo de source proche de l'enquête. Il se revendique du groupe Etat islamique, selon le parquet. La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie de la fusillade et de la prise d'otages dans l'Aude. Il y a au moins un mort, a appris FranceInfo de source judiciaire.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête du chef d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, séquestrations sous conditions en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes criminelle. L'enquête est confiée a la SDAT, la DGSI et DIPJ Montpellier.

 Il se revendique de l'Etat islamique. Le preneur d'otages du supermarché s'est revendiqué du groupe Etat islamique, a indiqué le parquet de Carcassonne. De sources concordantes à franceinfo, il a crié "Allah Akbar".

"Situation sérieuse" selon le Premier ministre. Edouard Philippe était en déplacement à Mulhouse (Haut-Rhin). Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb se rend sur place.

Le secteur interdit. La préfecture de l'Aude a annoncé sur Twitter qu'une opération était en cours dans le secteur du Super U. "Merci de faciliter l'accès aux forces de l'ordre", ajoute la préfecture. "Il y a des gendarmes devant le supermarché. Nous sommes confinés dans le garage, avec une cinquantaine de personnes, on attend", a décrit à France Info l'employé d'un garage situé à proximité. Trois hélicoptères des forces de l'ordre survolent la zone.

Des CRS attaqués

Plus tôt dans la matinée, quatre CRS qui faisaient leur footing en civil se sont fait tirer dessus par un homme près de la caserne de Carcassonne (Aude). Un policier a été blessé à l'épaule et transporté à l'hôpital. L'homme a tenté de les écraser, d'après une source policière, a freiné brutalement puis ouvert le feu avec une arme de poing. Le lien entre cet incident et la prise d'otages n'est pas établi pour l'instant.

Source : FranceTVinfo.fr

=18:46 23/03/2018=

Au moins 3 morts... Daech revendique la prise d'otages terroriste du Super U de Trèbes !

L'assaillant a été abattu par les forces de l'ordre. De son coté, le groupe Etat islamique a revendiqué l'attaque.

Retranché depuis vendredi matin dans un supermarché de Trèbes, près de Carcassonne, un homme a été abattu dans l'après-midi par les forces de police. Identifié comme étant Redouane Lakdim, l'homme se revendiquait du groupe Etat islamique et a tué au moins trois personnes et en a blessé seize autres, dont trois gravement. L'un de ces trois blessés en "état d'urgence absolue" est un gendarme qui "s’est volontairement substitué à un otage", indique Gérard Collomb. De son coté Emmanuel Macron loue son "courage" :  "Il lutte actuellement contre la mort et toutes nos pensées vont à lui et à sa famille".

L'assaillant abattu, l'EI revendique les attaques

Un individu armé, se revendiquant du groupe Etat islamique a été abattu ce vendredi après-midi après s'être retranché vers 11 heures dans le Super U de Trèbes, à 10 kilomètres de Carcassonne. Le groupe Etat islamique a revendiqué les attaques, dans l'après-midi.

Plus tôt, Redouane Lakdim avait tiré sur des CRS  de la CRS 53 de Marseille effectuant un jogging dans la cité médiévale. L'un d'entre eux a été blessé à l'épaule mais son pronostic vital n'est pas engagé selon le ministère de l'Intérieur, joint par "l'Obs". Dans un tweet, le syndicat de police UNSA précise que ses côtes sont cassées et son poumon perforé : "la balle est passée à 3 cm du cœur".

 
Un gendarme s'est substitué à un otage

Seize blessés sont à déplorer parmi lesquels trois en "état d'urgence absolue". L'un d'eux est un gendarme qui "s’est volontairement substitué à un otage" dans le Super U :
""Le lieutenant-colonel de gendarmerie qui était avec ses hommes s'est volontairement substitué à un otage que le terroriste tenait et il est resté avec lui [...] Le terroriste a tiré, le GIGN est intervenu et a abattu le terroriste", a décrit le ministre lors d'une déclaration à la presse à Trèbes."

Ce gendarme "a sauvé des vies et fait honneur à son arme et notre pays. Il lutte actuellement contre la mort et toutes nos pensées vont à lui et à sa famille", a ajouté Emmanuel Macron.

Attaque à Trèbes : un gendarme s'est proposé comme otage, Collomb salue son "héroïsme"

Parmi les clients et les employés du supermarché, une témoin, joint par Franceinfo décrit : "Un homme a crié et a tiré des coups de feu à plusieurs reprises. J'ai vu une porte de frigo, j'ai demandé aux gens de venir se mettre à l'abri. Nous étions dix et nous sommes restés une heure".
""Il y a eu encore des coups de feu et on est sorti par la porte de secours derrière. [...] Il a crié Allah je ne sais pas quoi, je ne l'ai pas vu.""

Au moins 3 morts, 16 blessés

Pour l'heure, au moins trois personnes sont mortes et seize autres blessés, selon un bilan donné par Emmanuel Macron vers 18h30.

Les trois victimes décédées ont ainsi été identifiés : le premier se trouvait dans la voiture à Carcassonne, sur laquelle a tiré Redouane Lakdim en début de matinée. "La Dépêche" avance que les deux autres victimes sont le boucher du supermarché, ainsi qu'un client du magasin.

 Pour ce qui concerne les seize blessés, deux d'entre eux se trouvent actuellement en urgence absolue parmi lesquels l'officier de gendarmerie qui s'est substitué à un otage. Le président a également loué l'"engagement", le "professionnalisme mais aussi (le) courage" des forces de l'ordre qui "sont intervenues avec une rapidité remarquable à la fois pour contenir l'individu qui s'était retranché avec des otages, pour localiser l'une de ses victimes encore vivante qu'il avait laissée dans les alentours, et pour donner l'assaut mené par le GIGN dès qu'il est apparu qu'il n'y avait pas d'autre solution".

Le preneur d'otages a agi seul

Identifié comme étant Redouane Lakdim, l’assaillant a agi seul, affirme le ministère de l’Intérieur. Avant d'être abattu, l'homme réclamait la libération de Salah Abdeslam, avance France 2. Sa voiture a été retrouvée sur le parking du supermarché de Trèbes.

Attaque à Trèbes : ce que l'on sait de Redouane Lakdim, l'assaillant du Super U

Selon "le Parisien", cet homme d’origine marocaine a 25 ans et est très actif sur les sites salafistes. Né en 1992, il avait conduit sa petite sœur à l’école avant l’attaque, selon une voisine de la famille interrogée par "le Parisien".  Gérard Collomb a précisé dans l'après-midi qu'il était connu des services de police pour des actes de petite délinquance mais les services ne le pensaient pas en voie de "radicalisation".
""Il est passé à l'acte brusquement", a déclaré le ministre de l'Intérieur."

La prise d'otages est une stratégie utilisée par les djihadistes: le 9 janvier 2015, deux jours après la tuerie de "Charlie Hebdo", Amédy Coulibaly avait retenu les clients et le personnel de l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes. La prise d'otages avait fait quatre morts. Amédy Coulibaly avait été abattu par les forces de l'ordre.

La dernière attaque meurtrière en France date du 1er octobre 2017 lorsque, sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille, un Tunisien de 29 ans avait tué au couteau deux cousines, avant d'être abattu par la police. L'EI a revendiqué ces assassinats, mais les enquêteurs français n'ont pas, pour l'heure, trouvé d'élément reliant l'assaillant à l'organisation djihadiste.

Enquête et perquisition en cours

 Des hommes du RAID sont descendus dans la cité Ozanam, à Carcassonne, vendredi en fin d'après-midi, où une perquisition était en cours dans le quartier de l'assaillant d'un supermarché à Trèbes, Radouane Lakdim.

De nombreux camions banalisés noirs, ainsi que nombre de policiers du RAID et de la BRI (brigade de recherche et d'intervention), encagoulés, fortement armés et portant des gilets pare-balle, avaient investi la petite cité populaire, située à quelques centaines de mètres de la Cité de Carcassonne.

Source : nouvelobs.com

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jeudi 22 mars 2018

IRAK : Décès d'un légionnaire du 2ème REI de Nîmes au service de la France

Caporal Bogusz Pochylski mort au service de la France

Mercredi soir, le Caporal Bogusz Pochylski, du 2ème Régiment Etranger d’Infanterie de Nîmes, est décédé dans le cadre d’une opération d’entraînement au profit des forces de sécurité Irakiennes.

La ministre de la Défense Florence Parly a annoncé mercredi soir à l'Assemblée le décès d'un soldat français à Bagdad dans le cadre de l'opération Chammal.

"Nous avons appris qu'un légionnaire du 2ème régiment étranger d'infanterie a perdu la vie à Bagdad. Il était âgé de 31 ans et célibataire", a annoncé Mme Parly aux députés lors des débats sur la loi de programmation militaire.

L'armée de terre a annoncé en même temps sur twitter le décès du caporal Bogusz Pochylski, "mort dans l'accomplissement de sa mission au service de la France". Les députés ont observé une minute de silence.

Source : FranceTVinfo.fr / © SIRPA TERRE / AFP

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mercredi 21 mars 2018

Service National : Le général Ménaouine, directeur du groupe de travail sur le SNU

À l’occasion de ses voeux aux « forces vives » de la Nation, le 30 janvier 2018, le président Macron avait annoncé la mise en place d’un groupe de travail chargé d’examiner les modalités du service national universel (SNU) qu’il avait promis lors de la course à l’Élysée, en mars 2017.

Malgré les réserves, nombreuses, suscitées par ce projet, M. Macron a depuis précisé ses intentions. Ce service national devra être donc «obligatoire » et sa durée sera non plus d’un mois, comme annoncé précédemment, mais de trois, voire six mois. Enfin, il pourrait « avoir une ouverture sur la chose militaire ».

Signe que le caractère militaire de ce service pourrait être prééminent, l’agence Reuters a indiqué, ce 16 février, que le général Daniel Ménaouine avait été désigné pour diriger les travaux du groupe sur le service national annoncé deux semaines plus tôt par le président Macron.

Fils d’un ancien sous-officier du 8e RPIMa, artilleur, le général Ménaouine a notamment été chef d’état-major de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies au Mali (MINUSMA) et chef de cabinet du chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT).

Ce groupe de travail, qui rendra ses conclusions le 30 avril,  comptera également Guy Lavocat dans ses rangs. Passé par l’école de management de l’ESM Saint- Cyr Coëtquidan, il a effectué une grande partie de sa carrière professionnelle dans l’armée de Terre. Il a ainsi contribué à la création de la première école spécialisée dans les ressources humaines de l’armée nationale afghane et participé au projet de la création d’une école de Saint-Cyr au Qatar. Revenu à la vie civile, il a été conseiller social du directeur régional de la SNCF en Auvergne, avant d’être nommé chargé de mission en « évaluation d’impact social au sein du Service militaire volontaire. »

Secrétaire d’État aux victimes entre février 2016 et mai 2017, Juliette Méadel, qui avait plaidé pour un service civique obligatoire, participera aux travaux de ce groupe, de même que le conseiller d’État Thierry Tuot, le préfet Kléber Arhoul actuellement coordinateur national pour l’accueil des migrants en France), Emmanuelle Pérès (déléguée générale de la Fédération de la formation professionnelle) et Marion Chapulut (présidente de CitizenCorps, une association visant à « permettre aux adolescents de prendre confiance en eux et en leur capacité à changer les choses »).

Ces personnalités devront donc répondre à plusieurs questions difficiles. La première porte évidemment sur le coût de ce service national universel, et avant tout sur son financement (2,4/3 milliards par an). Une autre concernera l’implication des militaires dans ce projet, alors que 2.500 d’entre eux sont déjà mobilisés pour les dispositifs existants (service militaire volontaire, service militaire adapté, etc), qui seront par ailleurs prolongés dans le cadre de la Loi de programmation militaire (LPM).

Le caractère obligatoire de ce service devra être précisé. Le 15 février, la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq a déclaré qu’il ne fallait pas l’envisager « sous l’angle de la coercition. » Ce qui est un concept à préciser (une obligation sans coercition est-elle encore une obligation?). En outre, des exemptions seront-elles prévues (pour celles et ceux qui sont déjà parents, par exemple, ou qui ont des ennuis de santé).

Autre réponse attendue : celle concernant l’hébergement. Durant la campagne présidentielle, M. Macron avait avancé l’idée d’ouvrir les établissement scolaires et universitaires pour accueillir les « appelés ». Mais comme ce service pourrait durer 3, voire 6 mois, il faudra donc trouver autre chose… et donc de quoi loger 200.000 jeunes tous les trimestres

Enfin, les modalités pratiques de ce service devront être définies. Il y aura-t-il une tenue unique pour tout le monde (tout le monde en survêtement?) Quelle prise en charge pour les frais déplacement? Qui sera l’employeur? Quelles activités? etc…

« Beaucoup disent que c’est impossible à faire. Mais, rassurez-vous, je suis depuis bien longtemps habitué à ces débuts de discussion. Cela forge plutôt en moi la conviction que c’est une nécessité de le faire. Et cela répond à ce qui corrode au plus profond la cohésion de la Nation, à la tentation de l’individualisme », a assuré M. Macron, le 30 janvier dernier. C’est au pied du mur que l’on voit le maçon…

Source : Zone Militaire

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samedi 10 mars 2018

Sabre: La traque secrète des djihadistes par les forces spéciales françaises au Sahel

Depuis quatre ans, les forces spéciales françaises mènent une chasse sans merci aux terroristes dans le Sahel. Une opération baptisée «Sabre», tellement discrète que son appellation même était classifiée jusqu'à ce jour. Pour la première fois, les envoyés spéciaux du Figaro Magazine ont pu accompagner une patrouille qui agit très profondément sur les arrières du dispositif ennemi. Récit.

Hélices lancées à pleine puissance, le Twin Otter survole le champ de bataille. Au maximum de sa vitesse. Sous le train, ses roues flirtent dangereusement avec la cime des acacias quand le saumon des ailes semble vouloir trancher les flancs des falaises abruptes du pays dogon. C'est très bas et très rapide. Pour déjouer d'éventuels tirs ennemis. 

Dans le cockpit, les instruments protestent. «Warning… Terrain… Terrain…» En boucle, la voix métallique de l'ordinateur de bord répète ce message d'alerte, arrachant un sourire au pilote. Confiant dans sa manœuvre, il ne daigne pas accorder un regard à l'altimètre. Les «as» du Poitou en ont vu d'autres. 

L'escadron de transport des opérations spéciales sait déposer, puis récupérer des commandos par tous les temps, quelles que soient les conditions, à la minute près, au milieu de nulle part, une simple bande de terre durcie en guise de piste pour leurs avions de brousse. Un atout essentiel dans cette guerre que mènent les forces spéciales françaises contre les terroristes cachés dans le Sahel: l'opération Sabre, menée depuis quatre ans dans la plus grande discrétion. 

Une traque implacable sur un terrain hors norme, qui court de la Mauritanie jusqu'au Tchad. La surface de l'Europe. Des paysages grandioses mais rudes, alternance de massifs rocailleux et de dunes sablonneuses, abrasifs pour les machines autant que pour les hommes soumis à un climat extrême.

Dans ce désert aux allures d'océan minéral, les commandos de Sabre ont renoué avec les tactiques des corsaires. Leur chasse s'apparente à une course hauturière. Trouver, poursuivre, puis fondre ... 

Source : Didier François - Figaro Magazine

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samedi 3 mars 2018

Burkina Faso : Attaques contre l’ambassade de France et le QG du Burkina à Ouagadougou

Pour la quatrième fois depuis janvier 2016, la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, est le théâtre d’une attaque d’hommes armés. Il était environ 10h30, le 2 mars 2018, quand une explosion et des tirs ont été entendus par des témoins dans les quartiers où se trouvent l’ambassade de France et l’état-major des forces armées burkinabé.

Dans un premier temps, et étant donné la proximité des bâtiments officiels implantés à Ouagadougou, il était difficile de savoir quelles étaient les cibles des assaillants. En effet, l’ambassade de France est située à quelques encablures de la primature et de l’Assemblée nationale burkinabè tandis que le camp Guillaume Ouédraogo, qui abrite l’état-major, fait face à l’Institut français.

Cela étant, c’est bel et bien l’ambassade française qui a été visée par les assaillants. L’information a été confirmée par Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, qui a parlé « d’attaque à la kalachnikov ». A priori, cinq hommes armés auraient été empêchés de pénétrer à l’intérieur de l’enceinte diplomatique grâce au dispositif de sécurité. Plus tard, une fois la situation sous contrôle, les autorités burkinabè ont fait état de 4 tués parmi ces derniers. Aucune victime française ne serait à déplorer.

Au moment de l’attaque contre l’ambassade, un véhicule a explosé devant le quartier général des forces burkinabè. Là, il est question d’une « dizaine d’assaillants ». Il n’est pas clair si la voiture piégée (VBIED) était conduite par un kamikaze, ce qui serait « conforme » au mode opératoire traditionnellement suivi par les jihadistes.

Les unités d’intervention burkinabè ont rapidement été déployées pour contrer ces attaques. De même que les forces spéciales françaises de la TF Sabre, un de leurs hélicoptères (un Puma) ayant été photographié dans le ciel de Ouagadougou avant de se poser dans la cour de la Primature, à une centaine de mètres de l’ambassade.

Pour les autorités burkinabè, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’attaques terroristes, d’autant plus que des groupes armés actifs dans la bande sahélo-saharienne (BSS), en particulier l’État islamique dans le grand Sahara (EIGS), ont défié la force conjointe du G5 Sahel, dont le Burkina Faso est l’un des cinq contributeurs. Cela étant, il n’est pas totalement exclu qu’elles aient été menées par des mutins, en soutien aux soldats du du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), lesquels sont actuellement jugés pour avoir tenté de renverser le gouvernement provisoire mis en place après la chute du président Blaise Compaoré, en octobre 2014.  Source: Zone Militaire

Communiqué AFP : Une attaque a visé l'ambassade de France et l'état-major des armées à Ouagadougou (Burkina Faso), vendredi 2 mars 2018. La situation est désormais sous contrôle. Selon plusieurs sources sécuritaires françaises et ouest-africaine, au moins 28 personnes ont été tuées dans l'attaque contre l'état-major des armées. L'explosion qui l'a frappé provenait d'une voiture piégée, et visait "peut-être" une réunion du G5 Sahel, a déclaré vendredi soir le ministre burkinabé de la Sécurité, Clément Sawadogo.

Source : Opex360.com

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mardi 27 février 2018

LPM : Une Loi de programmation militaire pour mieux doter l’armée de Terre...

Si l’exécution de Loi de programmation militaire 2019-2025, qui a été présentée, ce 8 février 2018, en Conseil des ministres, se déroule comme prévu, alors l’armée de Terre présentera un nouveau visage d’ici 7 ans. Et son chef d’état-major (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, peut être satisfait étant donné que ses principales demandes ont été exaucées.

Ainsi, et comme le CEMAT l’avait demandé à plusieurs reprises lors de ses auditions parlementaires, le programme SCORPION (Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’info-valorisation) sera non seulement accéléré mais aussi ses ambitions seront aussi revues à la hausse.

En 2025, l’armée de Terre pourra donc compter sur des effectifs d’une Force opérationnelle terrestre (FOT) maintenus à 77.000 soldats. En outre, « la moitié des véhicules du segment médian aura été livrée dans le cadre du programme SCORPION, soit 936 véhicules blindés multi-rôles lourds GRIFFON, 150 engins blindés de reconnaissance et de combat JAGUAR, 122 chars de combat LECLERC rénovés, 489 véhicules blindés multi-rôles légers VBMR-L, indispensables aux fonctions d’appui et de soutien », indique ainsi le rapport annexé au projet de LPM.

À cela viendront s’ajouter les 730 véhicules blindés légers (VBL)régénérés, qui seront livrés entre 2019 et 2025.

À l’horizon 2030, 1.872 GRIFFON, 300 JAGUAR, 200 chars Leclerc rénovés et 978 VBMR légers auront été livrés. D’ici là, ces véhicules cohabiteront encore avec les VAB et les AMX-10RC.

En outre, 32 canons de 155 mm de type CAESAR (Camion équipé d’un système d’artillerie) seront livrés d’ici 2025, ce qui portera leur nombre en dotation au sein de l’armée de Terre à 109. Il s’agira ainsi de remplacer progressivement les AUF1.

Le système d’information du combat SCORPION (SICS), « le premier niveau de combat collaboratif info-valorisé, permettant la numérisation des actions de combat », sera déployé entre 2019 et 2025. « Cette nouvelle configuration constituera une rupture dans les modalités de conduite et d’exécution de la manœuvre, avec davantage de subsidiarité dans le commandement, de partage de l’information et donc une accélération de la boucle décisionnelle », fait valoir le rapport annexé.

Dans le même temps, les transmissions seront modernisées, avec le « complément de la phase 2 des systèmes de communication ASTRIDE », ce qui permettra d’accroître la connectivité des postes de commandement.

L’armée de Terre recevra également ses premiers radars GM60, ce qui lui donnera une « capacité de "déconfliction" de la troisième dimension, nécessaire aux combats aéroterrestres. »

S’agissant de l’aéromobilité, l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) disposera de 147 hélicoptères de reconnaissance et d’attaque, dont 67 Tigre en version HAD (appui et destruction). Le standard 3 de cet appareil sera lancé, en même temps que le renouvellement du missiles air/sol Hellfire, ce qui permettra « l’adaptation de l’appui au contact au niveau de menace future. »

L’ALAT recevra également 34 hélicoptères NH-90 TTH (elle en comptera 70 en 2025, dont 6, sur une cible de 10, seront utilisés par le 4e Régiment d’Hélicoptères des Forces spéciales – RHFS).

Quant aux drones tactiques, l’armée de Terre aura ses trois systèmes « Patroller » en 2025. Deux autres seront commandés pour être mis en service en 2030.

Par ailleurs, les livraisons de fusils d’assaut HK-416F seront accélérées (93.000 exemplaires d’ici 2025, contre 60.000 selon la LPM 2014-2019 actualisée). Il en ira de même pour les Missiles moyenne portée (MMP), avec 1.950 unités livrées (contre 1.550).

Enfin, des études seront financées dans le cadre du développement d’un nouveau char lourd de combat (MGCS), dans le cadre d’une coopération franco-allemande. Idem pour préparer la rénovation des 629 Véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI) et le renouvellement du système FELIN (Fantassin à Équipements et Liaisons INtégrés).

Source : Zone Militaire

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vendredi 23 février 2018

Laïcité : Rapport Clavreul - Des mesures chocs pour lutter contre intégrisme et radicalisation religieuse !?

Un document exclusif dont nous fait part LeFigaro.fr...

Alors que le premier ministre présente son plan de lutte contre la radicalisation vendredi, un rapport administratif commandé par Beauvau fait état de nombreuses dérives identitaires et de remises en cause de la laïcité et préconise des mesures fortes.

C'est un document explosif, un rapport d'une quarantaine de pages qui met en lumière les failles du respect du principe de laïcité dans certains territoires. En amont de la présentation du plan de lutte contre la radicalisation, dévoilé vendredi par Édouard Philippe, le ministère de l'Intérieur a commandé au préfet Gilles Clavreul, proche de Manuel Valls, cet état des lieux intitulé «Laïcité, valeurs de la République et exigences minimales de la vie en société», qui esquisse plusieurs mesures choc. Le Figaro les révèle en exclusivité.

1 - Conditionner le soutien de l'État (subventions, emplois aidés) au respect de la laïcité

Estimant qu'il revient aux pouvoirs publics de «promouvoir les valeurs de la République», le préfet propose de «conditionner le soutien de l'État (attribution de subvention, agrément, soutien à un événement) à l'engagement de respecter et promouvoir» ces valeurs. Ainsi, en dépit des «réserves ou des commentaires» de l'Observatoire de la laïcité, il suggère par exemple de «faire signer une charte», comme le font certaines CAF et préfectures ; de «conditionner l'examen de subvention ou d'un emploi aidé à l'engagement de suivre une formation sur les valeurs de la République et la laïcité», comme le fait la préfecture des Bouches-du-Rhône ; ou encore d'«inciter le soumissionnaire ou le partenaire à conduire certaines actions, à contribuer à un événement, ou à faire figurer la thématique ‘laïcité et valeurs de la République' dans un document partenarial».

2- Former tous les agents de l'État à la laïcité «d'ici à 2020»

Gilles Clavreul entend instaurer «une formation laïcité pour tous les agents de l'État d'ici à 2020», en renforçant le plan de formation déjà déployé par le Commissariat général à l'égalité des territoires. Il envisage donc d'«élargir encore l'assiette des publics formés pour l'année en cours», en «réévaluant» à la hausse l'objectif 2018 qui table sur 13.000 personnes et en ciblant davantage les publics à former en priorité, à savoir «les adultes-relais, les membres des conseils citoyens, les agents des collectivités locales, les éducateurs sportifs, les intervenants dans le secteur péri-scolaire, les professionnels de la petite enfance, les acteurs de la prévention spécialisée, les agents du service public de l'emploi, ou encore les personnels de la fonction publique hospitalière».

3 - Intégrer la laïcité dans les épreuves du Bafa

Autre secteur ciblé par le rapport: la jeunesse, qui constitue l'un des principaux enjeux en termes de laïcité. Ainsi, pour assurer une meilleure «transmission des valeurs de la République», le préfet propose de «renforcer les exigences de formation à la laïcité et aux valeurs de la République du brevet d'aptitude à la fonction d'animateur (Bafa) et au brevet d'aptitude à la fonction de directeur (BAFD)». Il suggère également de «conditionner l'agrément des centres de formation au respect de cette exigence».

4 - Cartographie des «situations problématiques»

Le rapport stipule la mise en place, «au niveau national, des diagnostics fiabilisés des incidents relatifs à la laïcité, à la contestation des valeurs républicaines, et au non-respect des exigences minimales de la vie en société». Il s'agit d'établir une cartographie précise des «situations problématiques» rencontrées «dans le secteur sanitaire et social d'une part, et dans le milieu sportif d'autre part», pour réduire les «zones d'ombre» en matière de connaissance des dérives.

5 - Établir un «corps de doctrine» sur les «atteintes à la laïcité»

Pour «mieux établir un “corps de doctrine” s'agissant des atteintes à la laïcité», Gilles Clavreul dit vouloir «transformer» les Comités opérationnels de lutte contre le racisme et l'antisémitisme (Cora) en «comités départementaux pour la laïcité pour la promotion de la laïcité et des valeurs de la République». Pour ce faire, il entend «constituer, au niveau régional, une instance auprès de laquelle toutes les administrations pourraient évoquer des situations conflictuelles ou problématiques et solliciter un avis de sa part». Si elle voit le jour, cette structure nouvelle serait alors «présidée par un magistrat de l'ordre administratif».

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Quatre mois de consultations pour un constat alarmiste

Pour élaborer son rapport, Gilles Clavreul s'est déplacé entre le 22 octobre et le 15 janvier dans des départements à «dominante urbaine», à savoir les Bouches-du-Rhône, l'Ille-et-Vilaine, la Loire-Atlantique, le Nord, le Bas-Rhin, le Rhône, les Yvelines, et un département rural, la Meuse, au contact des acteurs associatifs et des agents de l'État. Son constat est clair: les «manifestations d'affirmation identitaire se multiplient et se diversifient», avec, sur certains territoires - agglomérations de Lille, Maubeuge, Toulouse, Marseille, Lyon ou dans les Yvelines - des «contestations de la laïcité».

Ces troubles sont majoritairement le fait d'un «islam rigoriste voire radical» et concernent également des mouvements de «catholiques intégristes», et «évangéliques et juifs orthodoxes».

Ils ont été identifiés dans le cadre d'activités scolaires, culturelles et sportives.

Ce sont, par exemple, des assistantes maternelles exerçant à domicile qui portent le voile et refusent parfois de remettre l'enfant au père, le cas d'auxiliaires en milieu scolaire «faisant acte de prosélytisme», des célébrations «spectaculaires» de certaines communautés juives, l'organisation de prières collectives chrétiennes et musulmanes. En ce qui concerne la restauration collective et le débat autour des fameux «repas de substitution», Gilles Clavreul note l'existence de cantines à Strasbourg qui proposent des menus halal et casher, ce qui peut porter atteinte au principe de laïcité.

«Dans les lieux où la population de confession musulmane est présente, parfois de façon très majoritaire, le rapport à la République se tend sous l'effet d'une foi de plus en plus ouvertement revendiquée», est-il expliqué, entraînant la «différenciation et séparation croissante entre les hommes et les femmes», «le développement d'une offre éducative alternative», «la remise en cause des principes républicains et plus particulièrement de la laïcité, perçue comme une ‘arme contre les musulmans'». Le phénomène de radicalisation est notamment présent dans les structures sportives avec des tentatives de prosélytisme mais aussi des «parents qui exigent le voilement de leur fille».

«L'adhésion aux principes républicains recule par endroits», constate Gilles Clavreul, ce qui génère «le désarroi et l'inquiétude parmi de nombreux agents publics et responsables associatifs». Autre enseignement notable: la sensibilisation à la laïcité et à la citoyenneté, qui a progressé après les attentats de 2015, «menace de retomber». «Ce fléchissement de la mobilisation doit être corrigé», exhorte Clavreul.
Le choix d'un auteur clivant

L'auteur du rapport n'est pas n'importe qui. Gilles Clavreul est un préfet engagé. Ancien conseiller à l'Elysée de François Hollande, où il suivait les dossiers de politique intérieure, il est devenu au fil des mois un proche de Manuel Valls, dont il partage aujourd'hui les combats. C'est d'ailleurs ce dernier qui l'avait nommé à la tête de la Dilcrah, la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, où il est resté en poste jusqu'au changement de majorité.

Sortant volontiers de son devoir de neutralité, Gilles Clavreul s'est rapidement attiré les foudres sur les réseaux sociaux de nombreuses associations comme le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), mais aussi du journaliste Edwy Plenel ou du chercheur Pascal Boniface. Il est par ailleurs l'un des membres fondateurs du mouvement «Printemps républicain», avec le politologue Laurent Bouvet, qui bataille pour une vision stricte de la laïcité. Ses prises de position s'inscrivent dans une ligne plus dure que celle portée par l'Observatoire de la laïcité, de Jean-Louis Bianco. Ce dernier a d'ailleurs vivement réagi dès jeudi après-midi, dans un communiqué au vitriol publié sur Twitter. «Je regrette le manque de rigueur méthodologique de ce rapport (...) et la méconnaissance d'actions déjà mises en œuvre par les pouvoirs publics», assène-t-il notamment, estimant que le travail de Gilles Clavreul «ne répond pas directement à la demande» de Beauvau.

Lire l'intégralité du Rapport Clavreul, 15 propositions - Février 2018 : Laïcité, valeurs de la République et exigences minimales de la vie en société Des principes à l’action


Source : LeFigaro.fr

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L’Observatoire de la laïcité "déçu" :
Le rapport Clavreul, "ne répond pas vraiment à la demande initiale"

Interview Europe1.fr - 07:15 23/02/2018


Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, estime que le rapport du préfet Gilles Clavreul dresse un constat qui "n'est pas nouveau" et regrette que la plupart des mesures proposées soient en réalité déjà mises en place.
INTERVIEW

C'est un rapport qui fait déjà débat. Celui du préfet Gilles Clavreul, commandé par le ministère de l'Intérieur, et qui, sur des dizaines de pages, fait un état des lieux du respect de laïcité en France. Mais aujourd'hui, l’Observatoire de la laïcité, à l'origine du projet, se dit "déçu", car "le document ne répond pas vraiment à la demande initiale", comme l'explique Nicolas Cadène, rapporteur général de l'organisme dans Europe 1 Bonjour vendredi.

"Le rapport ne répond pas vraiment à nos questions". "C'est l’Observatoire de la laïcité qui a demandé à ce que des études et un examen des situations soient effectués pour améliorer la coordination entre les administrations de l'Etat et les collectivités locales sur les questions de laïcité", souligne Nicolas Cadène. "Le problème, c'est que le rapport ne répond pas vraiment à cette question". Ce qui explique aujourd'hui l’accueil très mitigé de l'organisme concernant le document. Le rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité va même plus loin, en soulignant que les constats sont datés et ne prennent pas en compte certaines actions, développées ces dernières années.

Des manifestations identitaires qui ont "plutôt tendance à reculer que s'affirmer". Ainsi, selon ce fameux rapport, publié par Le Figaro, "les manifestations d’affirmation identitaire se multiplient et se diversifient", avec par endroits des "contestations de la laïcité". "Bien sûr que cela existe, mais là encore, ce n'est pas nouveau et cela a plutôt tendance à reculer que s'affirmer", indique Nicolas Cadène. Le constat du recul de la laïcité dans certaines zones "date d'une décennie, (...) mais il y a eu beaucoup de choses mises en œuvre ces cinq à dix dernières années, notamment dans l'Education nationale", affirme le spécialiste.

Des mesures qui ne font que reprendre "des choses déjà mises en oeuvre". Dans son rapport, Gilles Clavreul propose cinq mesures, avec notamment la mise en place d'une cartographie des "situations problématiques". "C'est déjà fait", constate avec déception Nicolas Cadène. "Finalement, sur toutes les propositions, il y en a deux qui vont dans le sens de notre demande initiale, mais qui sont très discutables, et pour le reste, ça ne fait que reprendre, essentiellement, des choses que l'on a déjà mises en oeuvre".

Source : Europe1.fr

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"Beaucoup de choses mises en œuvre ces cinq à dix dernières années,
notamment dans l'Education nationale" pour affirmer la laïcité...
Crédit image Chimulus

mercredi 21 février 2018

Mali - Barkhane : Deux soldats français tués et un blessé par l’explosion d’une mine artisanale !

Deux soldats français de l’opération « Barkhane » tués au Mali dans l’explosion d’un IED*

* IED (Improvised Explosive Device, bombe ou mine artisanale)

Les deux militaires sont morts alors que leur véhicule blindé venait de heurter une mine artisanale. Un 3ème soldat a été blessé lors de l'explosion.

AFP - Deux soldats français de l’opération Barkhane au Mali ont été tués, et un autre blessé, ce mercredi 21 février a annoncé une source militaire à l’Agence France-Presse. Les militaires ont été touchés par l’explosion d’une mine artisanale.

La France est engagée depuis janvier 2013 au Mali, d’abord sous le nom d’opération « Serval » puis sous celui d’opération « Barkhane », pour chasser les groupes djihadistes du pays.

Près de 4 000 soldats français sont toujours engagés dans le pays. Ce nouveau décès porte à vingt-et-un le nombre de soldats français morts au Mali depuis le lancement de l’opération en 2013.

Source : AFP - LeMonde.fr

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COMMUNIQUÉ DE FLORENCE PARLY, MINISTRE DES ARMÉES
 
C’est avec douleur que j’ai appris la mort au combat ce matin au Mali du maréchal des logis-chef Emilien Mougin et du brigadier-chef de 1re classe Timothée Dernoncourt du 1er régiment de Spahis de Valence. Je m’associe à la douleur de leurs familles, de leurs camarades de l’opération Barkhane et de leurs frères d’armes ; je les assure tous de mon soutien personnel.
 
Nos Spahis sont tombés dans l’accomplissement de leur mission alors qu’ils étaient engagés dans une vaste opération de contrôle de zone dans une région frontalière du Mali avec le Niger.
 
Je salue leur engagement mené au nom de la France et de ses valeurs pour lutter contre le fléau des groupes armés terroristes au Sahel. Leur sacrifice renforce notre détermination à poursuivre ce combat.
 
C’est toute la communauté militaire, aujourd’hui endeuillée, qui exprime sa solidarité et son soutien.

MINISTÈRE DES ARMÉES
DÉLÉGATION À L'INFORMATION ET À LA COMMUNICATION DE LA DÉFENSE
Paris, le mercredi 21 février 2018

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lundi 19 février 2018

Nord Mali : Assauts héliportés de la Force Barkhane contre le groupe jihadiste Ansar Dine

Le dernier raid de la force Barkhane dans le nord du Mali a porté un « coup significatif » aux groupes jihadistes

Dans la nuit du 13 au 14 février 2018, les forces françaises engagées au Sahel (celles de Barkhane et les forces spéciales de la TF Sabre) ont conduit une opération sur trois positions occupées par des groupes armés terroristes dans le nord du Mali, précisément entre Boughessa et Tin-Zaouatène, près de la frontière avec l’Algérie.

Cette opération a commencé par des frappes aériennes, lesquelles ont été suivies par des assauts héliportés, appuyés par des hélicoptères d’attaque Tigre. Dans un premier temps, l’État-major des armées (EMA), à Paris, a fait état d’un bilan provisoire d’une vingtaine de jihadistes mis hors de combat (tués ou capturés), de 3 véhicules détruits et de la saisie d’un « grand nombre de documents. »

Ce raid a visé plus particulièrement le groupe jihadiste Ansar Dine, qui, dirigé par Ilyad Ag Ghaly, fait partie du Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans, GSIM), une organisation qui réunit notamment des katibas d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d’al-Mourabitoune (dont le chef, Mokhtar Belmokhtar a très probablement été tué en novembre 2016, lors d’une frappe française effectuée en Libye).

Source : Zone Militaire

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vendredi 16 février 2018

Etats Unis : Le président Trump veut un défilé militaire pour la fête nationale américaine

« Un des plus beaux défilés que j’ai jamais vus. »

Invité par son homologue français, Emmanuel Macron, à assister au défilé militaire du 14 Juillet 2017, le président américain Donald Trump, a été impressionné par ce qu’il a vu. « Je dois dire que c’était un des plus beaux défilés que j’ai jamais vus. C’était deux heures de puissance militaire. […] Les gens ne savent pas quels grands guerriers il y a en France », ira-t-il jusqu’à affirmer, en septembre.

Aussi, M. Trump voudrait que les forces américaines puissent également défiler sur Pennsylvania Avenue, à Washington, lors du Jour de l’Indépendance (Independance Day), le 4 juillet. Ce que la Maison Blanche a confirmé, le 7 février, après la publication d’un article sur ce sujet par le Washington Post.

« Le président Trump est complètement solidaire des militaires qui risquent leur vie chaque jour pour garantir la sécurité de notre pays. Il a demandé au département de la Défense d’étudier la création d’une cérémonie au cours de laquelle tous les Américains pourront exprimer leur reconnaissance », a en effet affirmé Sarah Sanders, la porte-parole de la Maison Blanche.

Source : Zone Militaire

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