FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 29 mai 2019

FINUL Liban : Mort pour la France, décès d'un soldat du 501e régiment de chars de combat

Un chasseur de première classe au sein du 501e régiment de chars de combat de Mourmelon-le-Grand, dans la Marne, est décédé. Le jeune homme, âgé de 23 ans et originaire de Senlis, avait été blessé au sud du Liban en février 2018 dans un accident en véhicule blindé léger, alors qu'il était en opération au sein du contingent français de la FINUL (ONU) dans le Spanbatt.


Erwan Potier avait été rapatrié et admis en service de réanimation à l'hôpital militaire de Percy, puis transféré dans un autre hôpital en juin 2018. Il a succombé à ses blessures le 21 mai dernier. «Toujours volontaire, il a, au-delà de sa mission, participé à la vie de groupe et du peloton avec rigueur et spontanéité. Ses chefs comme ses pairs saluent en lui le soldat très professionnel, le camarade attachant et le frère d’armes fidèle», écrit le 501e régiment de chars de combat sur les réseaux sociaux.

Un hommage militaire lui sera rendu ce mercredi, au sein de son régiment.

Source : LeFigaro.fr

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

dimanche 26 mai 2019

Irak : Trois jihadistes Français condamnés à mort pour appartenance à Daesh

Trois Français ont été condamnés à mort pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a annoncé à l'AFP un magistrat de la cour de Bagdad qui les a jugés, dimanche 26 mai. C'est un verdict inédit pour des ressortissants français dans ce pays. Il s'agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-EI avant d'être transférés avec neuf autres Français en Irak en février. Selon la loi irakienne, qui prévoit la peine de mort pour quiconque a rejoint une organisation "terroriste", qu'il ait combattu ou non, les trois hommes ont trente jours pour faire appel.

Jusqu'ici, trois Français ont déjà été reconnus coupables d'avoir rejoint le groupe terroriste en Irak : Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans. Tous trois ont été condamnés à la prison à perpétuité, équivalente à vingt ans de détention en Irak, alors que la France refuse la peine de mort. Ces nouveaux verdicts pourraient relancer le débat sur l'épineuse question du retour des jihadistes, qui suscitent un vif rejet dans l'opinion publique en Europe.

Un avocat dénonce "une justice expéditive"

Léonard Lopez, Parisien de 32 ans converti à l'islam, a répondu aux questions du juge en arabe lors de l'audience de dimanche, après quatre mois d'interrogatoires, sur la base desquels la cour a rendu son jugement. Il a fait partie, au début des années 2000, des plus actifs sur le site jihadiste francophone de référence d'alors, Ansar Al-Haqq. En juillet 2015, sous contrôle judiciaire pour son activité sur ce site, il est parti avec sa femme et leurs deux enfants. D'abord à Mossoul, puis en Syrie, selon les enquêteurs français.

Contacté par l'AFP à Paris, son avocat, Nabil Boudi, a dénoncé une "justice expéditive". "On condamne à la peine capitale un ressortissant français, sur la base uniquement d'une série d'interrogatoires passés dans des geôles de prison à Bagdad", a-t-il affirmé. "Le ministère des Affaires étrangères nous avait pourtant garanti que les Français auraient tous droit à un procès équitable, même en Irak", a-t-il encore dit à l'AFP alors que les défenseurs des droits humains dénoncent "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables".

La toile jihadiste, de Raqqa à Mossoul

Entré illégalement en Syrie via la Turquie, selon ses dires, Kévin Gonot a d'abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au "calife" autoproclamé du groupe terroriste, Abou Bakr al-Baghdadi. Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane a affirmé avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané, en Syrie, en 2015. Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, le fief du groupe jihadiste en Irak de 2014 à 2017, pour y être hospitalisé et non pour y combattre. En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT).

Quant à Salim Machou, 41 ans, il a appartenu à la brigade Tariq ibn Ziyad, une unité du groupe Etat islamique menée par un ancien légionnaire français, Abdelilah Himich, selon le CAT. Cette "cellule de combattants européens, vivier d'auteurs d'attaques", a compté jusqu'à "trois cents membres", selon les autorités américaines. Salim Machou a hébergé à Raqqa Jonathan Geffroy, selon le CAT, un Français capturé en Syrie et remis à la justice française qui a fait de nombreuses révélations, notamment sur les frères Clain.

Neuf Français doivent encore être jugés en Irak

Neuf autres Français doivent encore être jugés en Irak. Il s'agit de Fodil Tahar Aouidat, Mustapha Merzoughi, Yassine Sakkam, Karam El Harchaoui, Vianney Ouraghi, Brahim Nejara, Bilel Kabaoui, Mohammed Berriri et Mourad Delhomme. Récemment, Bagdad, qui a déjà condamné plus de cinq cents étrangers – hommes et femmes – pour appartenance au groupe Etat islamique, s'est proposé de juger également le millier d'étrangers actuellement aux mains des Kurdes en Syrie. L'Irak demande pour cela à leur Etats d'origine une somme de deux millions de dollars par personne.

Lors de sa visite en France au mois de février, le président irakien, Barham Saleh, avait déclaré que treize Français, remis par les forces arabo-kurdes de Syrie et soupçonnés d'être des combattants du groupe terroriste, seraient "jugés selon la loi irakienne". On ne sait pas si les trois noms concernés faisaient partie de ce contingent. Emmanuel Macron, quant à lui, avait déclaré qu'il revenait aux autorités irakiennes "de décider souverainement si [les jihadistes devaient] faire l'objet de procédures judiciaires sur place".

Le président français avait également ajouté que Paris s'assurerait "que les droits de la défense [soient] bien assurés" et demanderait que les éventuelles peines de mort soient commuées "en une peine à la perpétuité", que la France reconnaît.

Source : FranceTVinfo.fr /AFP

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 24 mai 2019

Lyon : Explosion d'un colis piégé. Saisine du parquet antiterroriste

« Une attaque » au colis piégé en plein centre ville de Lyon

L’explosion a eu lieu à l’angle de la rue Victor-Hugo et de la rue Sala, dans le centre-ville de Lyon. Au moins treize personnes ont été blessées.

Une explosion est survenue vendredi 24 mai, vers 17 h 30, devant une boulangerie, à l’angle de la rue Victor-Hugo et de la rue Sala, en plein le centre-ville de Lyon. L’explosion a fait treize blessés légers, d’après une source proche du dossier. Selon nos informations, un homme suspecté d’avoir déposé à vélo un colis piégé est recherché par la police. La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête.

Le maire du IIe arrondissement de la ville, Denis Broliquier, a déclaré que le suspect avait pu être filmé par les caméras de vidéosurveillance. « Une petite fille de 8 ans a été blessée (…). On est plutôt rassurés puisque visiblement il n’y a pas de blessé grave mais en revanche on a une certitude, c’était un engin explosif », a-t-il ajouté.

Un témoin a raconté au Monde avoir vu des vis dispersées sur la chaussée. Une source policière a confirmé à l’Agence France-Presse que le colis piégé contenait « des vis ou des boulons ».

Un périmètre de sécurité a été mis en place et la préfecture demande d’éviter le secteur.

Renforcement des sites accueillant du public

L’exécutif n’a pas tardé à réagir. Emmanuel Macron, interviewé en direct sur une chaîne YouTube ce vendredi soir, a évoqué « une attaque ». Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, se rend sur place et a annoncé le renforcement de « la sécurité des sites accueillant du public et des événements sportifs, culturels et cultuels ». De son côté, le premier ministre, Edouard Philippe, a annulé sa participation au dernier meeting de la majorité pour les élections européennes.

Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, est également attendu sur place dans la soirée.

La préfecture a par ailleurs mis en garde sur des « rumeurs (qui) circulent sur d’autres explosions à Lyon » : « Le préfet dément ces informations et demande à ne pas véhiculer de fausses informations sur les réseaux sociaux »

« La menace n’a pas disparu »

Lors de son dernier meeting de campagne à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, Marine Le Pen a eu « une pensée pour la dizaine de personnes blessées à Lyon dans un attentat terroriste ». Quelques minutes auparavant, sur Twitter, elle estimait : « Toute la lumière devra être faite sur les circonstances de cet attentat terroriste. »

Raphaël Glucksmann, tête de liste du Parti socialiste et de Place publique aux élections européennes, a eu « une pensée pour les blessés et leurs proches ».

« Ce que montre cette attaque, c’est que nous avons tendance à l’oublier mais la menace n’a pas disparu et qu’elle doit nous trouver unis et soudés. Nous devons marquer notre solidarité en tant que peuple, en tant que nation, et en tant que république. »

« Je voudrais que nous ayons tous une pensée pour les victimes », a lancé Nathalie Loiseau, la tête de liste LRM, en introduction du dernier meeting de la majorité à la Mutualité, à Paris. Avant d’enchaîner : « Rien ne doit arrêter la démocratie mais la démocratie doit toujours avoir les yeux ouverts sur les risques qu’elle court et le rôle de la démocratie, c’est de protéger tous ses enfants. »

Source : LeMonde.fr / AFP




CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 22 mai 2019

Armement : Une entreprise française présente au SOFINS le prototype d’un fusil d’assaut des forces spéciales...

le Phantom HVT MULTICALLors de la dernière édition du SOFINS, le salon dédié aux forces spéciales organisé par le Cercle de l’Arbalète au camp de Souge [Gironde], l’entreprise française Sunrock a présenté un nouveau fusil d’assaut qu’elle compte bientôt mettre sur le marché. Puis elle a diffusé une photographie de cette arme via le réseau social Instagram, sans donner de détails, si ce n’est son nom : Phantom HVT MULTICAL.

Créée en 2007, la société Sunrock fit parler d’elle au moment de l’appel d’offres relatif à l’Arme individuelle future [AIF], pour lequel l’armurier allemand Heckler & Koch s’était imposé avec son HK-416F, destiné à remplacer le FAMAS. Pour ce marché, l’entreprise française s’était associée avec le croate HS Produkt pour proposer le fusil VHS-2.

S’agissant du Phantom HVT MULTICAL, il aura fallu attendre la sortie de « l’Éclaireur« , la lettre bimensuelle de veille prospective publiée par le Centre de doctrine et d’enseignement du commandement [CDEC] de l’armée de Terre.

Ainsi, on apprend que cette arme, conçue pour les opérations spéciales, présente un encombrement « extrêmement réduit », avec une longueur de 49 cm pour une masse de 2,2 kg. Le modèle présenté par Sunrock était chambré en 5,56×45 300.ACC blackout, c’est à dire une munition ayant une bonne capacité de perforation et une grande précision au-delà de 300 mètres. Cependant, le canon est « interchangeable avec d’autres calibres ».

Toujours selon « l’Éclaireur », le Phantom HVT MULTICAL présente une « nouveauté intéressante », avec son « l’arrêtoir de culasse est repositionné au niveau de la détente ». Ainsi, explique-t-il, le tireur presse la détente, renvoie sa culasse vers l’avant après un changement de chargeur d’urgence ou le règlement d’un incident de tir et décroche son chargeur uniquement avec l’index. »

La crosse de ce fusil d’assaut est « ajustable, rabattable et se retire d’un seul tenant et sans outils ». Autre intérêt : il est possible d’intégrer à cette arme des systèmes de visée déportée ou anti‐drones, un viseur point rouge, une lampe et un réducteur de son.

Le prototype du Phantom HVT MULTICAL a été développé par Sunrock en collaboration avec un armurier déjà en relation avec les commandos marine. L’Éclaireur indique que ce dernier a « intégré les contraintes propres aux nageurs de combat. »

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

dimanche 19 mai 2019

Histoire et Symboles : Le Centre de formation initiale des militaires du rang de la 11e Brigade Parachutiste prend le nom du 6e RPIMa

Un régiment ne meurt jamais : il est seulement mis en sommeil

Évoquer le 6e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] fait immanquablement penser à la guerre d’Indochine et au général Marcel Bigeard. Sous les ordres de ce dernier, cette unité, alors appelée « 6e Bataillon de Parachutistes Coloniaux » [BPC] participa aux combats de Tu Lê, en octobre 1952, lors d’une offensive du Vietminh sur Nhia Lo, et s’illustra notamment lors de l’opération Hirondelle qui, menée en juillet 1953, consista à détruire des dépôts d’approvisionnement ennemis à Lang Son.

Mais la grande affaire du 6e BPC/RPIMa sera la bataille de Dien Bien Phu. Toujours sous les ordres du commandant Bigeard, la bataillon fut sollicité une première fois pour prendre le contrôle de la « cuvette » lors de l’opération Castor… Et une seconde fois, le 16 mars 1954, pour la défendre, au prix de combats héroïques et de lourdes pertes. Dissous, il fut recréé sous le nom de 6e Régiment de Parachutistes Coloniaux [RPC] à Marrakech, en 1955, avant d’être transféré en Algérie, où il prendra notamment part à aux opérations « Kabylie 16 » et « Jumelles » ainsi qu’aux violents combats du secteur de Djelfa-Bou Saâda.

En 1961, sous l’appellation de 6e RPIMa, le régiment s’installa à Mont-de-Marsan. Pouvant être projeté sur des théâtres extérieurs avec des appelés du contingent, il fut engagé au Liban, au Cambodge et en ex-Yougoslavie, où il fut déployé sur l’aéroport de Sarajevo.

Avec la fin annoncée du service national, prise en 1996, le 6e RPIMa fut de nouveau dissous. Mais un régiment ne meurt jamais : il est seulement mis en sommeil.

En 2017, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Jean-Pierre Bosser, décida de confier la garde d’étendards d’unités dissoutes aux Centre de Formation Initiale des Militaires du rang [CFIM]. Et, presque naturellement, celui de la 11e Brigade Parachutiste, installé à Caylus, reçut le drapeau du 6e RPIMa.

« Symboles de valeurs et de passé prestigieux, ces emblèmes serviront de guide qui nourrira le quotidien du personnel qui y sert ou y est formé », avait expliqué l’armée de Terre, à l’époque.

Pour l’anecdote, le sous-officier qui mit « sous cloche » le drapeau du 6e RPIMa au moment de sa dissolution, en 1998, fut le même qui le récupéra pour le remettre au CFIM/11e BP de Caylus.

Mais le CEMAT, il s’agissait d’aller encore plus loin. Ainsi, il a décidé d’associer chaque CFIM au nom d’un régiment dissous. D’où la nouvelle appellation de celui de la 11e BP, qui porte désormais le nom de 6e RPIMa. Cette décision a été annoncée dans l’ordre du jour n°18, signé par le général Patrick Collet, le commandant de la 11e Brigade Parachutiste.

« Sur ordre du général Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, je déclare que le CFIM de la 11e BP porte désormais le nom de 6e RPIMa. En ce lieu, en cet instant, les paras du 6, ceux de Mao Khé, de Tulé [Tu Lê, ndlr], de Dien Bien Phu, des Aurès, du Liban, du Cambodge, du Tchad, de Sarajevo… reprennent pleinement leur place dans nos rangs », lit-on dans cet ordre du jour.

Source : Zone Militaire - Photo : Armée de Terre


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 16 mai 2019

Irak : Mission accomplie, le détachement d’artillerie français de la TF Wagram est officiellement dissous

Depuis septembre 2016, et de Mossoul à Baghouz, les artilleurs français de la Task Force [TF] Wagram ont pris une part active aux opérations militaires qui ont abouti à la fin du « califat » autoproclamé par le chef de l’État islamique [EI ou Daesh], Abou Bakr al-Baghdadi, lequel a fait une apparition via une vidéo diffusée le 29 avril.

« Vos déploiements successifs, c’est la liste des défaites de Daesh, à portée de canon « , avait d’ailleurs résumé Florence Parly, la ministre des Armées, en s’adressant aux militaires de la TF Wagram, lors d’un déplacement en Irak.

Une semaine après l’annonce du succès obtenu par les Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde] à Baghouz, l’État-major des armées avait indiqué que la mission de la TF Wagram et de ses trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie] était désormais terminée. Et que son désengagement d’Irak serait rendu public quand il aura pris fin.

Les effectifs de la TF Wagram étaient répartis en quatre endroits différents, à savoir sur une base d’appui feux située à la frontière irakienne, c’est à dire au plus près des combats livrés par les FDS sur la rive orientale de l’Euphrate, une base tactique avancée qui, implantée à al-Qaim, s’occupait de l’approvisionnement en munitions et en vivres de la première, à al-Assad Air Base [3AB] où l’échelon de soutien national avait pris ses quartiers et, enfin, à Bagdad, qui accueillait le groupe de commandement.

Le désengagement de la TF Wagram aura été un « défi » dans la mesure où il s’agit d’une « opération complexe et délicate » comptant un « volet tactique et un volet technique », souligne l’EMA.

« Au cours du premier volet, purement tactique, nous avons mené une manœuvre rétrograde afin de désengager tout le matériel et les hommes des différents points d’appui avancés de la Task force », explique le commandant de la TF Wagram.

Le lendemain de la descente des couleurs à la base d’appui feux, le 30 mars, un premier mouvement vers la base d’al-Qaïm a été amorcé, avec « cinq convois intégrés aux mouvements américains et escortés par les forces de protection irakiennes ». Puis les CAESAr ont rejoint la base d’al-Assad au terme de sept heures de route.

Ensuite, la phase « technique » a commencé, avec le regroupement de l’ensemble de l’effectif vers 3AB. « Toutes les énergies ont été mobilisées pour ’empoter’ et ‘coliser’ un nombre important de matériel », précise l’EMA. Ce qui aura pris un mois et nécessité « sept convois successifs pour faire le bond » vers 3AB et « acheminer 35 véhicules et une centaine de containers. »

Et, le 29 avril, même si le « désengagement » n’est pas encore terminé,  une cérémonie a été organisée à al-Asad pour marquer la dissolution de la TF Wagram… et donc le plus important engagement des canons CAESAr français en opération extérieure, avec plus de 2.500 missions de tirs, ce qui représente environ 18.000 obus tirés.

« Les 130 hommes et femmes de la Task Force ici présents, auxquels doivent être associés tous les mandats précédents, peuvent être particulièrement fiers. Ce magnifique bilan collectif est autant celui des artilleurs que des logisticiens qui auront permis, pour leur part, l’acheminement des obus vers les positions de tirs et le ravitaillement de la Task Force déployée au plus près des combats », a fait valoir le général [air] Jean-Marc Vigilant, le commandant de la force Chammal.

Au cours des huit mandats de la TF Wagram, qui a compté jusqu’à 4 CAESAr jusqu’en juin 2018, 1.100 artilleurs ont été déployés en Irak.

« La TF Wagram a ainsi démontré au cours des huit mandats la souplesse d’emploi singulière et la précision des canons CAESAr, par l’utilisation de tirs de neutralisation, de harcèlement, d’éclairement ou encore la création de rideaux fumigènes », relève l’EMA. Et d’ajouter : « L’utilisation de l’ensemble des possibilités offertes par les canons français a démontré une capacité opérationnelle de haut niveau et s’est inscrite dans l’engagement complet de la Coalition à lutter contre l’emprise territoriale de Daesh. »

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

lundi 13 mai 2019

PASSEX en Mer Rouge : Exercice d'interaction entre les porte-avions Charles de Gaulle et SS John Stennis...

Après avoir renforcé la force Chammal au Levant au titre de la mission Clemenceau, le groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulles [Task Force 473] a quitté les eaux de la Méditerranée orientale pour celles de la mer Rouge. Et, une fois le Canal de Suez passé, il a retrouvé le porte-avions américain USS John Stennis et son escorte, pour un « PASSEX », c’est à dire un « exercice d’interaction » d’autant plus aisé à mener que la Marine nationale et l’US Navy cultivent une forte proximité dans le domaine des opérations aéronavales.

« Nous avons effectué un échange d’officiers, leur commandant des opérations [COMOPS] et leur amiral [le contre-amiral Olivier Lebas, le commandant de la TF 473, nldr] ont passé du temps à bord du John C. Stennis et notre amiral s’est rendu à bord du Charles de Gaulle. […] Nous avons également échangé des officiers d’appontage [comme] les deux porte-avions ont un équipement similaire [catapultes et brins d’arrêt, ndlr] », a expliqué le capitaine de frégate Desobry Bowens, le « CAG-Ops » du porte-avions américain.

Outre ces échanges, ce PASSEX a surtout consisté en une série d’exercices conjoints. Ainsi, les Rafale M et les F/A-18 Super Hornet ont « mené un entraînement au combat et au ravitaillement en vol ». Et les avions français ont également effectué des touch and go sur le pont de l’USS John C. Stennis. Des exercices de nuit ont aussi été au programme.

« Ce PASSEX avec le groupe du John C. Stennis, quelques jours seulement après son entrée en mer Rouge, souligne le retour du Charles de Gaulle à son plus haut niveau », a déclaré le capitaine de vaisseau de Saint Germain, le « pacha » du porte-avions français. « Ce type d’interaction est le meilleur moyen d’accroître notre interopérabilité avec nos allié américain », a-t-il dit, selon le site de l’US Navy.

« Nous ne sommes pas juste deux porte-avions qui se croisent en mer, nous travaillons ensemble », a-t-on fait valoir côté américain.

Ce PASSEX n’est pas le premier de la mission Clemenceau. Début mars, soit peu après avoir appareillé de Toulon, la TF 473 avait en effet rencontré le groupe aéronaval formé autour du porte-avions italien ITS Garibaldi. Pendant deux jours, les deux forces navales « ont réalisé des manœuvres opérationnelles dans de nombreux domaines de lutte ».

Un sous-marin de la Marina Militara tenta de prendre en défaut les capacités anti-sous-marines du groupe aéronaval français tandis que des avions AV-8B Harrier se mesurèrent aux Rafale M dans les airs. Enfin, des exercices impliquèrent la frégate Carabiniere.

« Cette coopération d’opportunité, menée alors que le GAN français poursuit son déploiement, permet de renforcer encore la connaissance mutuelle et l’interopérabilité avec l’Italie, partenaire essentiel de la France et acteur majeur en Méditerranée. Avec les frégates danoise Niels Juel et portugaise Corte Real intégrées au groupe aéronaval français, cette rencontre met en exergue la capacité de partenaires européens à œuvrer ensemble en mer », avait alors souligné la Marine nationale.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 10 mai 2019

Burkina Faso : Deux commandos marine français tués pour libérer les otages !

"Morts pour la France au Burkina Faso"

Les 4 otages sont libres, 2 commandos français des forces spéciales sont morts !

Deux marins sont morts au cours de l’opération menée pour libérer ces otages, parmi lesquels figurent les deux ressortissants enlevés le 1er mai, a annoncé l’Elysée.

Quatre otages retenus au Sahel, dont les deux Français enlevés le 1er mai 2019 au Bénin, ont été libérés, a annoncé vendredi 10 mai l’Elysée dans un communiqué. Outre les ressortissants français, une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont été libérées lors d’une opération militaire, menée par l’armée française dans la nuit de jeudi à vendredi.

Deux officiers mariniers français, membres du commandement des opérations spéciales, ont été tués au cours de cette opération menée dans le nord du Burkina Faso, a également annoncé l’Elysée. Le président de la République « s’incline avec émotion et gravité devant le sacrifice de nos deux militaires », précise le communiqué.

« Je félicite l’ensemble des forces ayant mené cette opération complexe, ainsi que tous ceux qui y ont contribué : quatre vies ont été sauvées cette nuit, quatre vies entre les mains de terroristes », a déclaré la ministre des armées, Florence Parly, dans un communiqué. « C’est avec émotion et tristesse que j’adresse mes pensées aux familles des deux militaires décédés, à leurs proches, à leurs frères d’armes et à l’ensemble des commandos marine », y déclare-t-elle également. Des hommages réitérés dans un communiqué par le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, qui a souligné le « concours direct de l’opération “Barkhane”, des forces armées burkinabées et le soutien en renseignement américain. 

Communiqué de Madame Florence PARLY, ministre des Armées

"Morts pour la France cette nuit au Burkina Faso, les commandos marine Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont sacrifié leur vie pour sauver celle de 4 otages, désormais libres. Je pense à leurs familles, à leurs frères d’armes. Toute la Nation s’incline devant leur courage".

Source : Ministère des Armées


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 3 mai 2019

Armement : Deux groupes industriels français fourniront 12 chasseurs de mines à la Belgique et aux Pays-Bas

Après avoir, dans la foulée de l’accord de partenariat stratégique conclu entre Paris et Canberra, signé le contrat de design pour les 12 futurs sous-marins Shorfin Barracuda destinés à la Royal Australian Navy, le constructeur naval français Naval Group, associé ECA Robotics, vient de remporter l’important marché portant sur le renouvellement des capacités de lutte anti-mines des forces navales belges et néerlandaises.

Lancé en 2016 sous la responsabilité de la Belgique, ce marché, pour lequel une enveloppe de 2 milliards d’euros était prévue, vise à remplacer les chasseurs de mines de type Tripartite [CMT, conçus à Lorient] qui, en service depuis plus de 30 ans au sein des forces navales belges et néerlandaises, arriveront en fin de vie en 2023.

Concrètement, le consortium emmené par Naval Group et ECA Robotics aura à livrer 12 chasseurs de mines à la Belgique et aux Pays-Bas mais surtout à imaginer ce que sera la guerre des mines de demain.

« La future capacité utilisera des systèmes non habités en surface, au-dessus du niveau de l’eau et sous l’eau afin de détecter puis neutraliser des mines. Grâce à cette nouvelle méthode de travail, le vaisseau-mère et son personnel pourront rester hors du champ de mines car seuls les drones y seront actifs », a ainsi résumé le ministère belge de la Défense.

"Belgique et Pays-Bas choisissent les industriels français Naval Group et ECA Robotics pour s'équiper de navires capables de détecter et détruire des mines (guerre des mines). Je m'en félicite et salue la coopération de trois pays actifs pour une Europe de la défense plus forte."

Deux autres concurrents étaient en lice pour ce marché, dont le néerlandais Damen, associé à l’allemand Atlas Elektronik et à Imtech België, ainsi que le français Thales [actionnaire de Naval Group à hauteur de 35%, ndlr] allié aux chantiers navals de Saint-Nazaire et à Socarenam.

Selon la presse d’outre-Quiévrain, le tandem Naval Group et ECA Robotics s’est imposé en faisant l’offre la moins-disante à 1,756 milliard d’euros tout en assurant qu’il y aurait des retombées pour les industriels belges et néerlandais. Ainsi, la production d’une cinquantaine de robots sous-marins devrait se faire à Zeebruges.

Quoi qu’il en soit, en obtenant ce marché visant à équiper des forces navales qui passent pour être parmi les plus performantes dans le domaine de la lutte anti-mines, Naval Group et ECA Robotics ont réussi un coup de maître.

En outre, dans le cadre de l’Otan, et avec 11 autres alliés, la Belgique et les Pays-Bas ont signé une lettre d’intention en vue de coopérer à la création de systèmes maritimes sans pilote, notamment en vue de réduire les coûts en réalisant des économies d’échelle. Et sur ce point, les deux industriels français sont sans doute désormais bien placés pour obtenir d’autres contrats à l’avenir.

« Les mines marines sont des armes relativement peu coûteuses et disponibles. Elles peuvent aisément empêcher l’accès aux ports et aux voies navigables. Un incident survenu sur l’Escaut ou dans la mer du Nord peut représenter une perte économique quotidienne de cinquante millions d’euros. Garantir la sécurité des voies navigables et des ports est donc crucial pour notre économie. Chaque semaine, nos navires sont engagés. Ils participent à des missions internationales », a par ailleurs fait valoir le ministère belge de la Défense, qui estime que ce contrat renforcera la position de la Belgique « au sein de l’Otan en tant qu’expert et pionnier dans le domaine ».

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 27 avril 2019

Armée de terre : Nouvelles recrues, entre éducation et garderie...

« On est devenu des éducateurs »

Formation initiale des recrues de l’armée de Terre : « On est devenu des éducateurs », estime un sous-officier.

La décision, prise en janvier 2015, de porter les effectifs de la Force opérationnelle terrestre [FOT] de l’armée de Terre de 66.000 à 77.000 soldats suppose un effort constant en matière de recrutement. Et pour tenir les objectifs, deux variables sont à prendre en considération : le taux de sélection, c’est à dire le nombre de candidats pour un poste, et le taux d’attrition, qui mesure le nombre de ruptures de contrat.

Pour que le recrutement soit optimal, il faut un taux de sélection élevé [donc, être attractif] et un taux d’attrition le plus bas possible. Or, il est plus facile de miser sur la seconde variable que sur la première, surtout quand le marché de l’emploi est fortement concurrentiel.

Ainsi, la dernière revue annuelle du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM] a déterminé que la sélectivité pour les emplois de militaire du rang a été de 1,6 en 2017 [soit -0,6 point par rapport à 2015]. Selon l’hebdomadaire Le Point [du 28/03], qui cite un document interne, la sélection est « quasi nulle » car la « ressource en hommes s’épuise, l’armée n’a plus le choix du recruté. »

Et cela modifie l’approche des Centres de formation initiale des militaires du rang [CFIM], dans la mesure où la priorité est de réduire au maximum le taux d’attrition. Et, désormais, comme le souligne le commandant du CFIM de la 2e Brigade Blindée, installé au Valdahon, dans les colonnes du Point, il est question d’appliquer une « pédagogie du succès et de l’encouragement » et un « bon instructeur doit être comme un père qui forme l’engagé progressivement. » Une nécessité car, souligne-t-il, « on n’a pas la même population de jeunes, ni qualitativement, ni quantitativement. »

Seulement, à la lecture de l’article du Point, qui a suivi le parcours de recrues devant être affectées au 16e Bataillon de Chasseurs à pied [BCP] , on constate que cette approche déroute les instructeurs les plus aguerris qui eurent droit à une formation plus « pêchue » quand ils étaient à la place de ceux qu’ils doivent maintenant former.

« C’est de la garderie »

« Avec Sentinelle, on fait de la quantité, pas de la qualité. On n’a le droit de ne rien dire aux jeunes parce qu’il faut qu’ils restent », regrette un sergent auprès de Mark Ionesco et Nicolas Skopinski, les auteurs du reportage publié par Le Point. Un adjudant-chef a le même sentiment. « On est devenu des éducateurs maintenant », soupire-t-il. Un lieutenant va plus loin. Pour certains cas, « c’est de la garderie », dit-il.

Sur les 41 recrues destinées à servir au sein du 16e BCP, 7 ont rompu leur contrat avant la fin de leur période de formation initiale, dont 2 après avoir été reconnus « inaptes ». Et les permanents du CFIM s’attachent à déterminer les raisons qui ont poussé ces jeunes à rendre leur paquetage. « Objectif : savoir s’ils ont été frappés », avance l’hebdomadaire.

Alors que le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre, insiste sur « l’esprit guerrier » , ce n’est pas lors de cette formation initiale qu’il est insufflé aux recrues. « On ne forme pas des guerriers mais des soldats », explique en effet un capitaine. Cela viendra sans doute plus tard…

Dès l’an prochain, et à moins de gagner la bataille de la fidélisation. l’armée de Terre risque d’être de nouveau confrontée au défi du recrutement étant donné que les contrats des soldats recrutés en 2015 arriveront à terme en 2020.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.


* * *

mercredi 24 avril 2019

Guyane : Les Forces armées mènent la vie dure aux orpailleurs clandestins...

En 2017, en Guyane, avec des gendarmes mobilisés pour maintenir l’ordre lors de troubles sociaux et renforcer les moyens contre la délinquance et des Forces armées en Guyane [FAG] sollicitées pour intervenir aux Antilles après le passage de l’ouragan Irma, les garimpeiros, ces chercheurs d’or clandestins originaires du Brésil, profitèrent de la situation pour intensifier leurs activités illégales.

Et le nombre de chantiers clandestins retrouva le niveau qui était le sien en 2009, soit au début de l’opération Harpie, lancée justement pour lutter contre l’orpaillage illégal. D’autres raisons furent avancées pour expliquer ce regain. En effet, à Cayenne, le procureur de la République déplora le manque de coordination entre les différents services de l’État, comme par exemple le fait que les patrouilles menées par les FAG dans la jungle n’étaient pas plus souvent accompagnées par des « personnels ayant les pouvoirs de destructions des sites. »

Face à ce constat, l’opération Harpie fut donc revue. Et, grâce à la forte mobilisation des FAG, avec leurs effectifs renforcés par une compagnie supplémentaire, les résultats ne manquèrent pas d’être au rendez-vous. En 2018, 765 sites d’orpaillage illégal furent ainsi détruit et le montant des avoirs criminels saisis grimpa de 81% [à 26 millions d’euros].

Et, visiblement, il n’est pas question pour les FAG de laisser souffler les garimpeiros. Ainsi, au cours du premier trimestre 2019, 400 patrouilles ont été menées par les militaires du 9e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa], du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] et d’une section des Forces armées aux Antilles [FAA]. « Cette activité soutenue s’est appuyée sur l’engagement et le soutien logistique des vecteurs aériens, ce qui représente 238 heures de vol assurées par les [hélicoptères] ‘Puma », ‘Fennec’ et [les avions] ‘Casa' », a précisé l’État-major des armées, dans son dernier compte-rendu des opérations.

Le rythme de ce premier trimestre est plus important qu’en 2018, année au cours de laquelle 1.323 patrouilles avaient été menées par les FAG.

Ainsi, en mars 2019, le 9e RIMa est venu appuyer les gendarmes de l’antenne locale du GIGN pour une opération « coup de poing » le long du fleuve Malani Marouini. À l’issue d’une infiltration de nuit sur près de 20 km en kayak, les militaires ont pris des orpailleurs clandestins en flagrant délit. Quant aux légionnaires, et après avoir déployé une compagnie de combat dans la région difficile d’accès du haut bassin de la rivière Mana, ils ont réduit par deux le nombre de sites illégaux d’orpaillage en 14 jours d’opérations.

Au total, précise l’EMA, plusieurs garimpeiros ont été mis sous les verrous. Et les opérations des FAG ont permis de détruire 1.359 carbets, c’est à dire des abris en bois [4.449 avaient été détruits l’an passé, ndlr] et de saisir 12 concasseurs, 138 tables de levée, 94 motopompes, 94 groupes électrogènes, 46.000 m3 de carburant, 27 kg de mercure, 927 g d’or, 27 quads, 43 pirogues et 27 armes. 

Source: Zone Militaire - Photo : Archive / EMA

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 18 avril 2019

Paris Notre-Dame : Jean-Louis Georgelin, un général 5 étoiles pour reconstruire la cathédrale

Nommé mercredi "Monsieur reconstruction" de la cathédrale Notre-Dame, le général d'armée (cinq étoiles) Jean-Louis Georgelin, 70 ans, revient aux responsabilités, après plus de deux ans et demi de retraite.

Homme "du sérail" qui a fait l'essentiel de sa carrière à Paris, connu pour son franc-parler*, il a été chef de l'état-major particulier du président de la République, Jacques Chirac (2002-2006), puis chef d'état-major des armées (Cema, 2006-2010), soit huit années au cœur du pouvoir politico-militaire.

Il est ensuite devenu Grand chancelier de la légion d'honneur, jusqu'en août 2016.

En tant que Cema, il a été le maître d'œuvre des opérations extérieures de l'armée française, notamment en Côte d'Ivoire, Afghanistan, dans les Balkans ou au Liban, et a supervisé plus généralement toute présence militaire française en opération.

Voix forte et solide carrure, ce célibataire a toujours passé pour un homme décidé, au caractère rugueux. "Il sait engueuler les gens", disait à l'AFP en 2006 un gradé à propos de ce général haut en couleur qu'on adorait... ou pas.

Passionné de politique et d'histoire, grand lecteur, Jean-Louis Georgelin est un homme croyant, restant discret sur sa foi.

Homme à la parole rare

Il n'avait pas hésité à égratigner le président Macron, après la crise ouverte en 2017 entre le chef de l'Etat et son chef d'état-major Pierre de Villiers à propos de questions budgétaires. Une crise qui avait provoqué le départ de ce dernier et jeté un froid au sein des armées.

"Ce qui reste (de cet épisode) à mon sens dans les armées aujourd'hui, c'est cette agression verbale du président de la République sur le chef d'état-major", avait dit en 2018 le général Georgelin, homme à la parole rare, sur France Culture.

Né le 30 août 1948 à Aspet (Haute-Garonne), ancien élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, titulaire d'un brevet d'études militaires supérieures générales et de parachutisme, Jean-Louis Georgelin est diplômé du Command and general staff college (Fort Leavenworth, Kansas, Etats-Unis).

Aide de camp du chef d'état-major de l'armée de Terre au début des années 80, il gravit les échelons dans cette armée et dirige le bureau "planification finances" à l'état-major (1988-1991).

Commandant du 153e régiment d'infanterie à Mutzig (1991-1993), il est adjoint terre du chef de cabinet militaire du Premier ministre (1994-1997), avant d'être nommé adjoint au général commandant de la 11e division parachutiste en mai 1997. Chef du bureau des plans à la SFOR (Force de l'Otan en Bosnie) en 1997-1998), il fait de la planification à l'état-major des armées de 1998 à 2002, avant de rejoindre l'Élysée.

Source : actu.orange.fr - AFP

* Le prix des otages français : Jean Louis Georgelin, un général qui n'a pas la langue de bois !
* Général de Villiers : Déclarations de l'ex-CEMA devant les députés de la commission de la Défense


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.


* * *

lundi 15 avril 2019

France : Incendie majeur en la Cathédrale Notre-Dame de Paris !

Un incendie est en cours ce lundi à Notre-Dame de Paris, "potentiellement lié" aux travaux de rénovation de l'édifice, a-t-on appris auprès des pompiers. Cet incendie intervient au premier jour des célébrations de la Semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne.

Le feu, qui a pris dans les combles de la cathédrale selon les pompiers, s'est rapidement propagé à la charpente et à la flèche qui trône à 93 mètres de haut au sommet de l'édifice. Celle-ci vient de s'effondrer sur elle-même selon Emmanuel Grégoire, adjoint à la mairie de Paris.

"Tout est en train de brûler. La charpente, qui date du XIXe siècle d'un côté et du XIIIe de l'autre, il n'en restera plus rien", a déploré André Finot. "Il faut voir si la voûte, qui protège la cathédrale, va être touchée ou pas", a-t-il ajouté. Le feu, dont la gravité restait encore à déterminer, a pris aux alentours de 18H50 dans les combles de la cathédrale, monument historique le plus visité d'Europe, ont indiqué les pompiers.

Un périmètre de sécurité mis en place

Selon nos informations, la cathédrale a été évacuée et un très large périmètre de sécurité a été mis en place par les pompiers. D'importants moyens d'intervention ont été déployés, notamment quatre grandes échelles et deux bras élévateurs aériens.

Leur intervention est néanmoins très compliquée, les lances à eau ne permettant pas d'atteindre la charpente de l'édifice. Selon nos informations, les pompiers vont tenter d'évacuer ou de protéger certaines des oeuvres présentes dans la cathédrale.

Le président de la République sur place

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, la maire de Paris, Anne Hidalgo, sont actuellement sur place. Le président de la République et le Premier ministre ont annoncé se rendre sur place.

"Une mission particulière a été engagée pour tenter de sauver toutes les oeuvres d'art qui peuvent l'être", a expliqué Emmanuel Grégoire. "La priorité a été donnée à la sécurisation des abords pour protéger les touristes, les riverains des risques d'effondrement", a-t-il ajouté sur notre antenne.

"Un terrible incendie est en cours à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les pompiers de Paris sont en train de tenter de maîtriser les flammes", a tweeté la maire de Paris Anne Hidalgo. "Nous sommes mobilisés sur place en liens étroits avec le Diocèse de Paris. J'invite chacune et chacun à respecter le périmètre de sécurité."

Source : BFMtv.fr - Photo Lefigaro.fr

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.


* * *

samedi 13 avril 2019

Armement : L’AirShark 765, « bateau volant » intéresse les forces spéciales françaises

Le SOFINS, salon des forces spéciales organisé tous les deux ans par le Cercle de l’Arbalète au camp de Souge [Gironde] est l’occasion pour les entreprises de présenter leurs dernières innovations susceptibles d’avoir une application concrète pour les opérations spéciales. Tel est le cas de la start-up SEAir.

En effet, cette entreprise, qui a déjà été distinguée par le Cercle de l’Arbalète en remportant le concours SOFLAB, a signé un partenariat avec Sillinger, le spécialiste du bateau pneumatique pliable et semi-rigide à usage militaire. Ce qui a donné lieu au « AirShark 765 », une embarcation pouvant s’élever d’une dizaine de centimètres au-dessus de l’eau, grâce à un système de foils rétractables.

Ce dispositif permet à l’AirShark 765 de stabiliser la gite et le roulis, d’évoluer à la vitesse maximale de 46 noeuds tout en consommant moins de carburant et de réduire les nuisances sonores.

« Les bateaux volants répondent à une véritable problématique de terrain rencontrée par les forces spéciales : diminuer la traumatologie des hommes et préserver le matériel embarqué grâce à la grande stabilité procurée par le vol d’un bateau 20cm au-dessus de l’eau. », fait valoir SEAir. Et d’ajouter : « Le système permet également d’augmenter la vitesse et l’efficacité dans les interventions [stabilité : précision du tir, discrétion : sillage et bruit moteur réduits, autonomie : rayon d’action augmenté grâce à une économie de carburant de 30%].

La mise au point de ce concept demande plusieurs compétences. Ainsi, explique SEAir, le « vol en bateau » nécessite de l’électronique embarquée [capteurs, centrale inertielle, actionneurs d’asservissement] ainsi qu’un boîtier de commande qui « permet une mobilité jusqu’à quatre axes : vertical haut/bas, longitudinal avant/arrière, rotation gauche/droite, pendule extérieur/intérieur. »

Pour fabriquer ses foils, l’entreprise a recours à l’impression 3D, laquelle est « au coeur de son ADN ». Grâce à ce procédé, elle produit des « pièces d’une géométrie complexes tant composites que carbones et bientôt métalliques ».

Pour rappel, les commandos Marine sont actuellement dotés d’embarcations commando à usage multiple embarquable [ECUME] NG, fournies par par Zodiac Milpro.

Source: Zone Militaire - Photo : Sillinger AirShark 765 par SEAir

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 10 avril 2019

Marine nationale : « Terminé, barre et machine » pour la frégate anti-aérienne Cassard

Mars 2019 - La frégate anti-aérienne [FAA] Cassard a accosté à Toulon à l’issue d’un ultime déploiement qui aura duré 4 mois et demi dans l’océan Indien. Et alors que, en 2017, le chef d’état-major de la Marine nationale, l’amiral Christophe Prazuck, avait souligné l’urgence de le remplacer, ce navire a encore rendu de bons et loyaux service lors la mission qu’il vient de terminer.

Ayant appareillé le 31 octobre 2018, le Cassard a contribué à la sécurisation des détroits stratégiques, de Bab el-Mandeb et d’Ormuz, permis une appréciation autonome de la situation au Moyen-Orient et en mer Rouge et pris part aux opérations de la Force opérationnelle combinée 150 [Combined Task Force 150 – CTF-150], mise sur pied au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 pour surveiller les trafics de drogue dans l’océan Indien.

C’est à ce titre qu' en janvier 2019, l’équipage de la frégate a réalisé la saisie – record de 670 kg d’héroïne qui se trouvaient à bord d’un boutre et celle, un mois plus tard, de 2 tonnes de résine de cannabis.

En outre, dans le cadre d’une accord de coopération logistique mutuelle signé par la France et l’Inde en mars 2018 la frégate « Cassard » a effectué une escale « historique » à la base navale de Bombay après avoir intégré le groupe aéronaval constitué autours du porte-avions américain USS John C. Stennis et porté secours à 12 marins indiens dans le pétrolier venait de couler dans le Golfe Persique.

Ce déploiement a en outre été « marqué par de nombreuses activités de coopération dont onze escales et quatre exercices avec des pays alliés et partenaires dans la région », résume l’État-major des armées [EMA].

Comme l’avait donc indiqué l’amiral Prazuck, le remplacement des frégates anti-aériennes était devenu « urgent », malgré les modernisations successives dont elles firent l’objet. Pour autant, l’annonce du retrait du Cassard, en juillet 2018, a été une petite surprise dans la mesure où le navire qui doit lui succéder, c’est à dire « l’Alsace », une frégate multimissions aux capacités de défense aérienne renforcée [FREMM DA], ne sera pas livrée avant 2021.

Cette année, la Marine nationale prévoit également le retrait du service de la frégate anti-sous-marine de type F-70 « Primauguet » [qui termine, aussi, une mission de trois mois dans l’Atlantique Nord]. Cela permettra, avec le désarmement du Cassard, de doubler l’équipage des FREMM Aquitaine et Languedoc, conformément au plan Mercator. Enfin, le sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] Saphir tirera aussi sa révérence.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

- page 2 de 99 -