FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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samedi 13 juillet 2019

Armement : Le Griffon, le nouveau blindé multi-rôles de l’armée de terre... Bientôt sur les Champs ;-)

L’armée de Terre a reçu ce jeudi 4 juillet les trois premiers Griffon. Ces véhicules blindés multi-rôles lourds doivent à terme remplacer les vieux véhicules de l’avant-blindé (VAB). Ils défileront le 14 juillet prochain sur les Champs-Élysées.

L’armée de Terre française se modernise.

La ministre des Armées Florence Parly s’est rendue en personne à Satory (Yvelines) pour la livraison des trois premiers griffons de l’armée de Terre. Comme le précise BFMTV, ces véhicules blindés multi-rôles lourds doivent à terme remplacer les 2.700 vieux véhicules de l’avant-blindé (VAB) actuellement en service. Ils défileront le 14 juillet prochain sur les Champs-Élysées. Les trois premiers véhicules sont destinés aux 3e régiment d'infanterie de Marine (Rima) de Vannes.

Ce sera ensuite le tour du 13e Bataillon de chasseurs alpins (BCA) de Barby, du1er Régiment d'infanterie de Sarrebourg, du 21e régiment d'infanterie de Marine de Fréjus et du 3e Régiment de parachutistes d'infanterie de Marine (Rpima) de Carcassonne d’être équipés. Ces nouveaux Griffon sont de très haute technologie. Son tourelleau est en effet équipé d'armes pilotables depuis la cabine (mitrailleuse 12,7 ou 7,62 mm et lance-grenades automatiques) et de capteurs et de brouilleurs radio et infrarouge pour alerter de la présence de l’ennemi.

Le véhicule blindé a en outre été créé en plusieurs modèles : combat, transport de troupes et poste sanitaire, de commandement ou d’observation. Il a été développé par les industriels français Nexter, Arquus et Thales, dans le cadre du programme Scorpion de renouvellement des capacités de combat terrestre.
Savoir-faire unique et l'excellence de l'industrie terrestre

Florence Parly s’est félicitée sur Twitter du "savoir-faire unique et l'excellence de l'industrie terrestre et des ingénieurs français". Selon elle, le programme "Scorpion = plusieurs milliers d'emplois consolidés pour livrer 3400 véhicules blindés d'ici 2030". L’armée de Terre devrait en effet disposer de 936 Griffon d’ici fin 2025.


Source : Capital.fr

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Le GRIFFON est un véhicule blindé multi-rôles (VBMR), un engin robuste, bien protégé et mobile. Il a pour missions de transporter et d’appuyer le groupement tactique interarmes (GTIA) dans la zone des contacts.

Caractéristiques:

    Dimensions : 7,58 m de longueur ; 2,54 m de largeur et 3,50 m de hauteur ;
    Masse : 24,5 tonnes de poids total autorisé en charge ;
    Vitesse maximale route et tout terrain : 90 km/h ;
    Protections : balistique, anti-mines, engin explosif improvisé (EEI), incendie, risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC).

    Autonomie : 800 km à 60 km/h ;
    Capacité de protection du personnel ;
    Capacité de combat collaboratif au niveau GTIA ;
    Armement principal : tourelle télé-opérée mitrailleuse 12,7 mm ou MAG 58 (calibre 7,62 mm) ou lance-grenades automatique 40 mm ;
    Système de lance-grenades de type GALIX.

Présentation : Le Griffon arrive... (vidéo Armée de terre)


Source : Armée de Terre

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vendredi 12 juillet 2019

France : Victoire de l'équipe de foot d'Algérie... On saccage, on pille et on tue

Une violence loin de l'esprit sportif et du foot !

La victoire de l'équipe de football d'Algérie lors de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) jeudi 11 juillet 2019 au soir a été suivie par de graves débordements en France. 

A Montpellier: Une famille a été fauchée par un supporter. La mère a été tuée. 

Un supporter de l'Algérie qui a perdu le contrôle de son véhicule a fauché une famille à Montpellier, tuant la mère et blessant gravement sa fille et son bébé. Il roulait "à vive allure" selon une source proche du dossier. L'homme a été placé en garde à vue. Le bébé, polytraumatisé, a été transporté en urgence absolue à l'hôpital. Quant à la jeune fille de 17 ans, elle a eu les membres inférieurs fracturés.

A Paris: Pillages près des Champs-Elysées

Dans la même soirée, deux magasins situés à proximité des Champs-Élysées à Paris ont été pillés par plusieurs dizaines de personnes en marge d'un rassemblement festif.

Plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées autour de 21 heures sur la célèbre avenue parisienne pour célébrer la victoire des Fennecs sur la Côte d'Ivoire et donc l'accession de l'équipe en demi-finale de la CAN.  

Des magasins de motos visés

Peu avant minuit, des groupes s'en sont pris à trois magasins de motos situés sur l'avenue de la Grande-Armée tandis qu'à quelques mètres d'autres continuaient à faire la fête. Une fois la vitrine cassée, plusieurs dizaines de personnes ont pillé deux magasins, dont une enseigne Ducati, s'emparant des accessoires - casques, gants... - mais aussi de motos avant que les forces de l'ordre n'interviennent.  

D'autres vitrines ont été brisées et, quelque temps plus tard, peu avant 1 heure du matin des échauffourées ont éclaté et les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène notamment autour de la place de l'Etoile pour repousser des groupes qui leur lançaient des projectiles.  

Une interpellation au moins

Au moins une personne a été interpellée par la police. La tension est finalement retombée autour de 1h30 même si le concert de klaxons se poursuivait. L'avenue parisienne est le lieu où se retrouvent traditionnellement les supporters de foot pour les grandes victoires. Dès la fin du match, la foule s'était retrouvée sur les Champs-Elysées dans un brouhaha de chants, de klaxons et aux cris de "One, two, three, viva l'Algérie". 

Au Vieux Port, à Marseille

Quelque 6000 supporters de l'équipe algérienne s'étaient aussi rassemblés sur le Vieux-Port dès le coup de sifflet final pour fêter la victoire et la police a dû faire usage de quelques grenades lacrymogènes pour contenir la foule.  

Source :  AFP et L'EXPRESS


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dimanche 7 juillet 2019

Armée de Terre : Des noms de régiments dissous pour insuffler « l’esprit guerrier »

D’ici septembre 2019, plusieurs unités de l’armée de Terre auront changé d’appellation afin de faire revivre les traditions de régiments qui ne purent échapper aux « restructurations » successives de ces dernières années.

Le Centre de Formation Initiale des Militaires du rang [CFIM] de la 11e Brigade Parachutiste a récemment ouvert le bal en se voyant attribuer l’appellation CFIM 11e BP – 6e RPIMa. Dernièrement, il a été décidé que le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre [BCAT] prendrait le nom de « 132e Régiment d’Infanterie Cynotechnique » [RIC].

Mais d’autres formations vont suivre. En effet, tous les CFIM porteront le nom d’un régiment disparu de l’ordre de bataille de l’armée de Terre.

Ainsi, les traditions du 135e Régiment du Train [CFIM de la logistique], du 18e Régiment des Transmissions [CFIM de Dieuze], des 3e et 12e Régiments de Chasseurs d’Afrique [CFIM des 7e et 2e Brigade Blindée], du 1er Régiment du Matériel [CFIM du matériel], du 151e Régiment d’Infanterie [CFIM du renseignement], du 6e Bataillon de chasseurs alpins [CFIM de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne], des 4e et 22e RIMa [CFIM de 6e Brigade légère blindée et de 9e Brigade d’Infanterie de Marine] et du 1er Régiment d’artillerie de Marine [CFIM de la 9e BIMa à Coëtquidan] sont concernées.

Les 2e et 6e Régiments d’Hélicoptères de Combat [RHC] donneront leur nom respectivement aux écoles de l’aviation légère de l’armée de Terre [EALAT] du Cannet des Maures et de Dax.

Même les Groupements recrutement et selection [GRS] se verront accoler le nom d’un régiment dissous, dont le 8e Bataillon de chasseurs pied [GRS Île-de-France], le 8e Régiment d’artillerie [GRS Nord-Est], le 7e RIMa [GRS Sud-Ouest] et les 41e et 99e Régiments d’Infanterie [GRS Nord-Ouest et Sud-Est].

Développer davantage l’esprit guerrier

Les formations qui changeront d’appellation ont déjà, pour la plupart, la garde des étendards et drapeaux des régiments dont elles prendront le nom. Mais il s’agit donc d’aller encore plus loin car, pour le  général Jean-Pierre BOSSER, chef d’état-major de l’armée de Terre, ces changements de noms ont « pour vocation de développer davantage l’esprit guerrier dans les formations non régimentaires. »

« Une nouvelle dénomination change également la façon dont les soldats affectés dans ces organismes de recrutement et de formation vivent leur militarité. Le personnel permanent trouve une nouvelle histoire, qu’il peut faire vivre quotidiennement. Une fois la filiation reconnue, ce changement s’incarnera dans le port des attributs du régiment dissous », fait valoir l’armée de Terre.

Évidemment, précise-t-elle, « la mission première des unités, les formations qu’elles dispensent ou les informations qu’elles délivrent, ainsi que leurs infrastructures ne sont pas amenées à changer. »

Source : Zone Militaire

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mercredi 3 juillet 2019

Barkhane : Incroyable sauvetage, un Tigre sauve une Gazelle...

Lors de l’opération Aconit, menée par la force française Barkhane dans le Liptako malien, entre les 9 et 19 juin 2019, un hélicoptère d’attaque Gazelle engagé en appui a été contraint à faire un atterrissage d’urgence. En réalité, l’appareil a fait un « posé dur ». Et les trois membres de son équipage [pilote, co-pilote, tireur d’élite], blessés, ont été évacués vers un hôpital militaire en France par mesure de précaution.

L’État-major des armées [EMA] ne s’est jusqu’à présent pas attardé longuement sur cet incident. Au plus comprend-on qu’il s’est produit à un moment où les combats contre le groupe armé terroriste [GAT] visé par l’opération Aconit étaient acharnés.

Toutefois, on en sait plus grâce aux informations de RFI. Informations que l’EMA ne souhaite ni infirmer, ni confirmer, selon l’AFP.

Ainsi, d’après Olivier Fourt, de RFI, cet hélicoptère Gazelle a été touché par des tirs de mitrailleuse 7,62 mm, lesquels ont provoqué un début d’incendie. Perdant de la puissance, l’appareil a donc été obligé de faire un atterrissage forcé près des combats, dans des conditions difficiles, la visibilité du pilote ayant été réduite par le nuage de poussière soulevé par le rotor.

Le tireur d’élite qui se trouvait en place arrière a ensuite extrait de l’appareil le pilote et le co-pilote, alors plus gravement blessés que lui. Et cela, sous la surveillance d’au moins un hélicoptère d’attaque Tigre.

Dans ce genre de situation, l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] met en œuvre une procédure appelée IMEX [Extraction immédiate], qui consiste à sécuriser le périmètre où a atterri l’appareil touché [ou victime d’une avarie] en déployant des commandos au sol, débarqués d’un hélicoptère de manœuvre. Et la récupération de l’équipage se fait sous la protection d’un hélicoptère d’attaque.

Mais selon RFI, il a fallu trouver un autre mode d’extraction pour l’équipage de la Gazelle… Ainsi, son pilote et son chef de bord ont chacun été sanglés sur une ailette d’un hélicoptère EC-665 Tigre. Et le tireur d’élite a fait « sauter » l’hélicoptère accidenté avant de s’exfiltrer « dans un autre appareil».

Un tel mode d’extraction peut sembler incroyable… En tout, ce récit éclaire, sans doute, la photographie diffusée sur le compte Twitter du chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] à l’occasion du salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget. En effet, on y voit un pilote de l’ALAT juché sur un aileron d’un EC-665 Tigre pendant qu’un capitaine donne des explications aux général Jean-Pierre Bosser.

Par ailleurs, Mars Attaque a déniché [ce qui n’a pas dû être simple…] deux illustrations montrant ce que pourrait être une IMEX avec un EC-665 Tigre. Deux modes sont possibles pour récupérer un pilote : la première en l’installant sur une ailette, la seconde en le sanglant sur le marche-pied situé à l’avant du train.

Source: Zone Militaire - Photos : Armée de Terre


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samedi 29 juin 2019

Armée de Terre : Recrutement d’officiers contractuels plus important dans le futur ?

Selon son chef d’état-major [CEMAT], le général Jean-Pierre Bosser, l’armée de Terre attire d’autant plus que nos jeunes concitoyens sont à la recherche de sens et de valeurs », ce qui fait qu’elle n’a pas trop de peine à atteindre ses objectifs en matière de recrutement.

« L’armée de terre est la seule des trois armées à avoir atteint ses objectifs de recrutement en 2018. Certes, cela ne veut pas dire que tous les postes sont pourvus, mais nos taux de sélection sont satisfaisants », a ainsi fait valoir le général Bosser, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

« S’agissant des engagés volontaires de l’armée de Terre, nous n’avons pas tout à fait retrouvé le ratio de deux candidats pour un poste que nous connaissions avant 2015, mais presque. En outre, tout ce que nous avons mis en place pour faciliter le recrutement a beaucoup de succès, notamment autour des réseaux sociaux », s’est félicité le CEMAT.

S’agissant du recrutement des officiers, l’École Spéciale Militaire [ESM] et l’École militaire interarmes [EMIA] ont visiblement la cote, avec une nouvelle hausse – certes modeste – du nombre de candidats de 1%. « Je tiens à souligner aussi que, cette année, neuf polytechniciens choisiront l’armée de terre à l’issue de leur scolarité : c’est une véritable révolution! », s’est encore réjoui le général Bosser.

Cela étant, le développement du programme SCORPION, avec les avancées technologiques qu’il suppose, fera certainement évoluer le recrutement de l’armée de Terre. Notamment pour celui des officiers, lequel se fait actuellement par voie directe [30%], par promotion interne [50%] et par voie contractuelle [20%].

Alors que le système de promotion interne concernant les officiers va être revu avec la disparition des recrutements « rang » et « semi-direct tardif » au profit d’un « concours professionnel » qui s’appellera « Voies des officiers de domaines de spécialités », le recrutement d’officiers contractuels pourrait bien prendre de l’ampleur dans les années qui viennent.

« La guerre de demain crée de nouveaux besoins de compétences, notamment dans le domaine de l’espace, de la cybernétique ou du renseignement. Ce sont là des compétences d’importance majeure, que nous devons avoir à l’esprit dans nos politiques de recrutement », a souligné le général Bosser.

Aussi, a-t-il continué, le « modèle de recrutement généraliste […] n’est certainement pas celui de demain. »

« Pour l’heure, dans les spécialités que j’évoquais, nous recrutons beaucoup d’officiers sous contrat, tout l’enjeu consistant à conserver ces spécialistes aussi longtemps que nous en avons besoin » car « je ne crois pas que ce soit à l’armée de Terre de former des spécialistes dans certaines matières, comme la cybernétique et, qu’à ce titre, un recrutement sous contrat pour une durée donnée me paraît pertinent », a expliqué le CEMAT.

Aussi, a-t-il estimé, « c’est dans ce sens qu’évolue le mode de recrutement des officiers et qu’il continuera à évoluer, c’est-à-dire que cette évolution est moins déterminée par les règles de gestion des personnels que par les besoins de l’armée de Terre. »

Cela étant, ce qui est valable pour les officiers ne l’est pas forcément pour les sous-officiers.

« S’agissant du recrutement de sous-officiers, à Saint-Maixent [ENSOA, ndlr], il est satisfaisant tant en qualité qu’en quantité. Nous avons d’ailleurs ouvert des classes spécialisées pour former des étudiants dans les spécialités pour lesquelles la concurrence au recrutement est vive », a indiqué le général Bosser.

Quoi qu’il en soit, et une hausse significative du format de la Force opérationnelle terrestre [+11.000 soldats], le général Bosser a assuré que l’armée de Terre se « tient prête » à en faire encore davantage « pour le cas où le ministère pourrait accroître encore ses effectifs d’ici la fin de l’année et où les autres armées ne réussiraient pas à recruter autant que prévu. »

Étant donné qu’il a fallu pousser les murs des casernes pour accueillir les recrues supplémentaires de ces dernières années, on voit mal comment l’armée de Terre pourrait augmenter encore ses effectifs. D’autant plus que le recrutement de 11.000 soldats supplémentaires était le maximum qu’elle pouvait faire, selon les propos tenus par le même général Bosser, lors d’une audition parlementaire précédente.

Toutefois, le CEMAT n’est « pas demandeur de militaires du rang supplémentaires. » En revanche, il est favorable « à ce qu’on amplifie le recrutement d’officiers. » En effet, a-t-il expliqué, « l’ambition qui est la nôtre de peser dans les états-majors internationaux se heurte à une insuffisance de capitaines et de commandants. »

Source : Zone Militaire

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mercredi 26 juin 2019

Niger : Les jihadistes récemment neutralisés par Barkhane étaient liés à l’embuscade meurtrière de Baley Beri

Le 17 juin 2019, l’État-major des armées [EMA] a publié un communiqué pour annoncer que, quatre jours plus tôt, dans le Liptako malien, la force Barkhane venait de mettre hors de combat un groupe armé terroriste [GAT] fort d’une vingtaine de combattants liés à l’État islamique au grand Sahara [EIGS].

Il aura fallu attendre quelques jours de plus pour en savoir davantage. Ainsi, appelée « Aconit », l’opération qui a permis ce résultat a été planifiée et conduite avec « un très faible préavis », à la demande du président nigérien Mahamadou Issoufou, en réponse à l’embuscade qui, tendue par l’EIGS à Baley Beri [Niger], fit plus d’une vingtaine de tués parmi les forces armées nigériennes [FAN], le 13 mai dernier.

Cette opération a été mené en partenariat avec les Forces armées maliennes [FAMA] et nigériennes. La coordination entre les différents acteurs a été primordiale étant donné que plusieurs secteurs, situés de part et d’autre de la frontière séparant le Mali et le Niger, ont été concernés par cette intervention [comme les villages d’Akabar, In Taglal, Kosseye, Tongo Tongo, Tabarkone, Zongo Dey et In Foukareteine].

Au total, la force Barkhane a engagé la quasi-totalité de ses composantes et fourni le gros des troupes, avec 400 militaires et près d’une centaine de véhicules du Groupement tactique désert [GTD] « Edelweiss », dont des AMX-10RC qui ont eu à faire parler la poudre. À cela, il faut ajouter les groupes commandos, le groupe tactique « aérocombat » Hombori 22, des Mirage 2000 du détachement Chasse de Niamey, des drones MQ-9 Reaper et un avion Atlantique 2 de la Marine nationale.

« À leurs côtés, les forces armées maliennes et nigériennes ont respectivement engagé une section et une compagnie, combattant aux côtés de Barkhane sur leurs territoires respectif », a précisé l’EMA.

Tout s’est joué grâce à l’exploitation rapide des renseignements fournis par les FAN. Dès que la présence du groupe jihadiste a été confirmée dans la forêt d’Azambara, une « série d’actions dans la profondeur a été lancée […], mêlant héliportage de commandos, frappes aériennes par les hélicoptères du GTD aérocombat ‘Hombori 22’ ainsi que par les Mirage 2000, opération de bouclage – ratissage par le GTD ‘Edelweiss' », raconte l’EMA.

« Cette rapidité d’exécution et la rapidité de la manœuvre ont permis de créer un effet de choc sur le groupe armé terroriste clairement identifié, appartenant à l’Etat islamique au Grand Sahara, et de le contraindre à l’affrontement », fait-il encore valoir.

Lors de cette opération, un hélicoptère d’attaque Gazelle a dû faire à un atterrissage d’urgence. Et son équipage [trois militaires] a été évacué vers la France par « mesure de précaution ». Dans les explications qu’il a données ce 20 juin, l’EMA ne revient pas sur cet incident. Comme il passe aussi sous silence certaines affirmations du gouvernement nigérien, lequel a évoqué un « soutien du partenaire américain », via un communiqué publié ce 20 juin.

Par ailleurs, le ministère nigérien de la Défense a donné le bilan de « 18 terroristes neutralisés » et de « 5 terroristes, dont trois Nigériens, faits prisonniers. »

Quoi qu’il en soit, ce groupe armé terroriste était certainement lié à l’embuscade de Baley Beri.

« L’opération ACONIT aura permis de neutraliser plus d’une vingtaine de terroristes et de saisir un volume conséquent de ressources comprenant des armes de petits calibre, un lance-roquette, une vingtaine de motos et des moyens de communication. Le matériel saisi a permis de confirmer le lien entre ce groupe terroriste et l’attaque contre les FAN du 14 mai 2019 à Baley Beri. En particulier, des moyens optiques dérobés au FAN à cette occasion ont été retrouvés », a en effet indiqué l’EMA.

Source : Zone Militaire - Photos : État-major des armées


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vendredi 21 juin 2019

Armement : Le Guépard Hélicoptère interarmées léger en service avec deux ans d’avance

La Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 ne prévoit pas la commande d’hélicoptères interarmées léger [HIL], appelés à remplacer plusieurs types d’appareils actuellement en service au sein de l’aviation légère de l’armée de Terre [ALAT], de la Marine nationale et de l’armée de l’Air. Ce qui a contraint à prendre des mesures pour y remédier.

Ainsi, pour l’armée de Terre, il n'est plus question plus de faire durer davantage ses « irremplaçables » hélicoptères d’attaque Gazelle. Quant à la Marine nationale, la solution trouvée a consisté à louer des appareils auprès de prestataires privés afin de remplacer ses Alouette III. Et, s’agissant de l’armée de l’Air, l’urgence concerne davantage le remplacement de ses vieux Puma que celui de ses Fennec, utilisés pour les missions actives de sûreté aérienne.

Pourtant, depuis 2017, on sait que le HIL sera une déclinaison militaire du H160 d’Airbus Helicopters. Et, à l’époque, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, avait exprimé son souhait visant à accélérer les livraisons de ce nouvel appareils aux armées. Ce que la LPM en vigueur n’a pas gravé dans le marbre, évoquant seulement le lancement de ce programme en 2022.

Finalement, la ministre des Armées, Florence Parly, a décidé d’anticiper le mouvement et même de revoir à la hausse le nombre d’appareils à livrer aux armées.

« Le programme HIL sera donc lancé dès 2021, avec un an d’avance sur les prévisions de la loi de programmation militaire. Et ceci permettra une mise en service du HIL dans nos forces avec deux ans d’avance, dès 2026! », a en effet déclaré Mme Parly, lors d’une visite de l’usine d’Airbus Helicopters, implantée à Marignane, ce 27 mai.

« Choisir de recevoir plus tôt des matériels neufs avec des capacités opérationnelles renforcées et accélérées, c’est pouvoir retirer nos vieilles flottes du service avant que leur entretien ne mène à des coûts démesurés ou que des problèmes de sécurité apparaissent », a fait valoir la ministre. Et cette dernière a fait une autre annonce : ce nouvel hélicoptère s’appellera désormais le « Guépard ».

D’après le ministère des Armées, le retrait anticipé des flottes anciennes d’hélicoptères devrait permettre d’économiser une centaine de millions d’euros par an sur le Maintien en condition opérationnelle [MCO]. D’autant plus que le soutien des Guépard, utilisés par les trois armées, sera optimisé grâce à l’effet d’échelle sur l’approvisionnement en pièces détachées.

Reste la question du financement, qui n’est pas prise en compte par la trajectoire budgétaire de la LPM… « Le fait de décaler de deux ans le programme génère chez Airbus un appel de liquidités d’à peu près 150 millions sur la loi de programmation militaire », a expliqué le cabinet de Mme Parly à l’agence Reuters.

Airbus Helicopters va prendre 10% de cette somme à sa charge. Le reste, « ce sera du pré-financement, une sorte de prêt que l’État contracté auprès de l’industriel, avec des intérêts de 6 à 7 millions d’euros », a précisé la même source. Ainsi, les Guépard seront « payés sur la LPM suivante ». « C’est tout à fait représentatif de ce qu’on veut instaurer comme relation entre l’Etat et l’industrie », assure-t-on.

Si le constructeur est prêt à mettre la main à la poche et à consentir de telles facilités, c’est qu’il y espère y trouver son compte sur le marché à l’export, évalué à environ 400 appareils entre 2025 et 2030. « Et donc plus tôt ils ont une référence ‘armée française’, plus ils sont susceptibles de vendre », fait valoir le cabinet de la ministre. « Une mise en service au plus tôt, dès 2026, par les forces françaises sera décisive pour l’exportation », a même précisé Mme Parly.

Polyvalent, moderne, incroyablement rapide, le Guépard équipera les trois armées : Terre, Air et Marine. Premières livraisons en 2026. 

« Le lancement du programme HIL sécurise l’activité industrielle du site de Marignane pour les prochaines années. C’est un programme qui irriguera toute la filière aéronautique française, notamment ses PME sur l’ensemble du territoire, puisque 80% des fournisseurs du H160 sont installés en France, principalement dans le sud. Au total, ce sont plus de 2.000 emplois qui seront durablement alimentés en France par l’Hélicoptère Interarmées Léger et ses dérivés à l’export », a aussi souligné la ministre lors de son allocution prononcée sur le site d’Airbus Helicopters.

Par ailleurs, il était à un moment question que les Puma de l’armée de l’Air soient remplacés par des Guépard. Visiblement, ce n’est plus d’actualité puisque la ministre n’a pas évoqué cette éventualité [mais celle du remplacement des Alouette III, Panther, Dauphin, Gazelle et autres Fennec]. Il faut dire que les aviateurs n’y étaient pas très favorables, estimant que des hélicoptères de manœuvre plus imposants conviendraient mieux. Leur ancien chef d’état-major, le général André Lanata, avait ainsi mis en garde contre « un risque afférent à la logique d’homogénéisation des parcs d’hélicoptères » qui reviendrait à « faire un mouton à cinq pattes, sur mesure et coûteux, pour lequel on multiplierait le nombre de kits. »

Pour rappel, lancé en 2009, sous le nom de X4, avec la volonté de développer un appareil susceptible de marquer une « rupture technologique », le H160 bénéficie de 68 innovations technologiques. D’une masse de 5,5 à 6 tonnes, il sera plus silencieux (réduction de 50% du bruit extérieur), plus facile à piloter et moins gourmand en carburant, grâce à l’Arrano 1,100-shp du motoriste Safran Helicopter Engines.

Pour faire du H160 un Guépard, la Direction générale de l’armement [DGA] mène actuellement un travail visant à « préciser les performances et caractéristiques attendues de ce nouvel hélicoptère. » En outre, précise le ministère des Armées, « des études amont, menées en parallèle, devraient faire progresser les technologies spécifiques à certains besoins militaires, dans les domaines de l’avionique et du radar notamment. »

Source : Zone Militaire - Photo : ministère des Armées

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mardi 18 juin 2019

Afrique : Le Drian, les pays du Sahel ne doivent pas « rester dans le confort d’avoir Barkhane derrière eux »

« Barkhane ne peut pas tout faire »

Au Sahel, la situation prend une « dimension complexe », a estimé Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française, lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères, le 28 mai. En effet, outre les actions « classiques » des groupes armés terroristes [GAT], il vient se greffer des affrontements interethniques ainsi que des attaques à « dimension religieuse », en particulier contre les communautés chrétiennes du Burkina Faso et du Niger. Et les organisations jihadistes en profitent pour accentuer leur influence.

« Cela nécessite de la part des pays concernés le renforcement de leurs mesures de sécurité internes et externes », a estimé M. Le Drian. Et cela passe, notamment, par la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S], dont la mise en place ne se fait pas « suffisamment vite », selon lui.

Cependant, les membres du G5 Sahel [Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie] ne sont pas forcément à blâmer, l’aide financière qui leur avait été promise tardant à être débloquée. Ce qui, évidemment, a ralenti le déploiement de la FC-G5S, laquelle doit par ailleurs faire face à des déficits capacitaires importants [transmissions, logistique, appui ...].

« La Force conjointe continue de se heurter à un manque important de formation, de moyens et de matériel », a souligné Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unis, dans le rapport sur la FC-G5S qu’il a récemment remis au Conseil de sécurité. Et de citer, notamment, « le manque de protection individuelle, de véhicules blindés et de moyens de transport, ainsi que l’absence de chaînes d’approvisionnement logistique permettant de transporter du carburant et des vivres. »

Reste que, pour M. Le Drian, « la force commune doit progressivement assumer ses responsabilités » car « Barkhane ne peut pas tout faire ». D’ailleurs, sur le ton de la confidence, il a estimé qu’il « ne faudra pas que les autorités des pays du Sahel restent dans le ‘confort’ d’avoir Barkhane derrière ».

Et d’ajouter : « C’est une tentation [pour eux] » mais il faut qu’on leur « dise que la sécurité des Africains se fera par les Africains eux-mêmes car Barkhane n’a pas vocation à rester une éternité. »

Selon le rapport de M. Guterres, les pays du G5 Sahel n’on guère avancé, ces derniers mois, sur « la mise en place, aux niveaux technique et politique, du Groupe de soutien de la Force conjointe, qui servirait de plateforme pour des échanges de vue sur l’opérationnalisation de la Force conjointe et pour la coordination avec les partenaires nationaux, régionaux et internationaux, comme l’a préconisé le Conseil de sécurité dans sa résolution. »

Par ailleurs, pour le chef du Quai d’Orsay, le renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA] n’est pour le moment pas acquis. Or, cette dernière apporte un appui logistique à la FC-G5S au Mali…

En cause? Les États-Unis, qui ont estimé, en mars 2019 que la MINUSMA n’avait pas réussi à rétablir la paix au Mali et qu’il fallait par conséquent envisager son retrait partiel. « Nous sommes déçus face à l’absence de progrès significatifs. […] Le moment est venu de voir si une opération de maintien de la paix est bien le meilleur moyen de régler la situation au nord du Mali », avait martelé David Hale, le sous-secrétaire d’État américain aux Affaires politiques.

« Les États-Unis exercent une pression pour réduire les coûts des forces de maintien de la paix et pourraient convaincre certains acteurs [pour limiter la mission, ndlr] », a expliqué M. Le Drian aux députés. Le renouvellement du mandat de la MINUSMA se décidera – ou pas – en juin prochain.

Seulement, selon le rapport de M. Guterres, si elle « reste un élément essentiel d’un ensemble d’entités et de dispositifs de sécurité régionaux et internationaux visant à faire face aux groupes armés extrémistes au Sahel et à d’autres problèmes transfrontaliers », la force conjointe du G5 Sahel « ne peut, à elle seule, sécuriser le Sahel. »

Source : Zone Militaire - Photo : EMA


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mardi 11 juin 2019

Armement : Nouvelle jumelle infrarouge Safran avec une fonction tireur d’élite longue distance

Atteindre du premier coup une cible lointaine, qui plus est durant la nuit, n’est pas à la portée de tout le monde. Même pour les excellents tireurs. D’où la nouvelle version de la jumelle infrarouge multifonction JIM Compact de Safran Electronics & Defense, qui, justement, intègre une fonction tireur d’élite longue distance.

Développée en partenariat avec le Commandement des opérations spéciales [COS], cette JIM Compact « TELD » a été dévoilée ce 2 avril 2019 à l’occasion du SOFINS, le salon des forces spéciales organisé tous les deux ans par le Cercle de l’Arbalète au camp de Souge [33].

Selon les explications données par l’industriel, cette fonction TELD augmente « significativement la probabilité d’atteinte au premier coup sur des cibles mobiles, conférant au tireur l’avantage de la surprise et réduisant également les risques de dommages collatéraux. » Les corrections sont faites automatiquement, ce qui réduit la charge cognitive du tireur tout en lui permettant d’engager très rapidement une cible en mouvement.

Très robuste et affichant une masse inférieure à 2 kg, cette jumelle infrarouge est dotée du système SWaP+ [Size, Weight and Power], qui lui offre de nouvelles fonctions, notamment en matière de communication sans fil. « Cet équipement optronique portable binoculaire multifonction combine une voie infrarouge refroidie à haute résolution, une voie TV, une capacité ‘see spot’ intégrée, un pointeur laser, un télémètre laser, une voie bas niveau de lumière (BNL), un compas magnétique digital ainsi qu’un récepteur GPS intégré », précise Safran.

Les forces spéciales françaises ont évalué ce nouvel équipement l’an passé. Et, visiblement, elle a donné pleinement satisfaction. « Les résultats obtenus sont excellents avec une appropriation de l’équipement en moins de 10 minutes par les personnels en formation de tireur d’élite pour de remarquables performances de coup au but sur cible mobile », a ainsi indiqué un officier du COS.

Toujours dans le domaine de l’observation à longue distance, l’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis [qui est sous tutuelle de la Direction générale de l’armement et BAAINBw allemand, ndlr], a présenté le VLD [vision longue distance], c’est à dire un équipement léger, compact et télé-opérable d’une portée d’environ 10 km.

« Grâce à son interface ergonomique de visualisation sur tablette tactile, l’opérateur affine la zone d’observation et accède aux outils d’enregistrement vidéo, de photographie et de stabilisation en temps réel des images », explique le ministère des Armées.

Source : Zone Militaire

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jeudi 6 juin 2019

6 juin 1944-2019 : Hommage aux commandos marine et SAS du débarquement...

Alors que deux opérateurs du Commando Hubert viennent de donner leur vie pour la liberté de quatre otages dont deux Français, Emmanuel Macron honorera le 6 juin les commandos marine de 1944 qui participèrent à la libération de la France. Et à travers eux, tous les militaires Français engagés dans la réussite du Débarquement de Normandie, il y a 75 ans, comme les SAS du 4e BIA (1), a rappelé la présidence, ce matin, qui veut l'hommage national œcuménique, même s'il se déroule sur le terrain de la marine.

L'Elysée a détaillé ce matin une partie du dispositif mémoriel qui sera déployé les 5 et 6 juin. Dans ces 48 heures, il faut retenir une imposante revue navale britannique le 5 juin à Portsmouth, à laquelle ne participera apparemment que la FREMM Bretagne. La même sera le lendemain en face des côtes normandes, notamment en face de Colleville-Montgomery où se tiendra la cérémonie française, en deux parties, autour de la cérémonie annuelle récurrente, de tradition, des fusiliers et commandos marine.

Cette dernière sera divisée en deux parties. La première distinguera les fusiliers marins tout juste intégrés, ainsi que la préparation militaire marine Kieffer. Des décorations seront également remises (Légion d'Honneur, Croix de la Valeur Militaire, Médialle Militaire). Le tout en présence de l'amiral Christophe Prazuck et de ses homologues américain, britannique, australien, canadien et norvégien.

Le président de la République doit alors rejoindre Colleville, et une quinzaine de commandos marine recevront leur béret vert, obtenu au terme de plusieurs semaines de stage commando éprouvant. C'est par là qu'étaient passés les premiers maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. Il est probable que le président, qui doit prononcer un discours sur l'engagement des commandos marine en 1944, n'oubliera pas d'évoquer l'action tous azimuts de leurs descendants, 75 ans plus tard.

Le major de stage recevra son béret d'un des trois derniers vétérans du 1er BFMC, Léon Gautier. Les deux autres, Jean Morel et Hubert Faure ne seront pas, à priori, présents.

Un quatrième commando, Jean Masson, est mort le 28 février. Ses cendres seront dispersées, très tôt, le matin du 6 juin face à la plage où il avait débarqué, il y a 75 ans.

(1) on ne le rappellera jamais assez, les SAS français fixèrent à l'époque 150.000 Allemands en Bretagne, par des actions de sabotage et leur action au seins des maquis, dont celui de Saint-Marcel. C'est un SAS qui fut le premier mort français du 6 juin, peu après minuit : le caporal Emile Bouetard était appelé "Le Vieux" car il figurait parmi les plus anciens, à 29 ans.

Source : Xavier Guilhou


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mercredi 5 juin 2019

Religions : Prière islamique aux Invalides, des officiers militaires réagissent !

"100 officiers et sous-officiers signent une tribune dénonçant un chant musulman à la cathédrale Saint-Louis des Invalides"

Lettre ouverte à Mgr de Romanet, évêque aux armées françaises.

« À force de tout voir l’on finit par tout supporter…
A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer…
A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter…
A force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! »
Saint Augustin

Monseigneur,

Pour la première fois de son histoire, et nous l’espérons ardemment, pour la dernière fois, l’appel à la prière islamique a été chanté dans la cathédrale des Invalides pour le vingtième anniversaire de la “paix” au Kosovo le mercredi 22 mai dernier.

L’Adnan sunnite a ainsi été chanté dans l’enceinte de l’Eglise des Soldats. En voici, pour mémoire, les paroles :

“Allah est le plus grand
J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah
J’atteste que Muhammed est le messager de Allah
Venez à la prière
Venez à la félicité,
La prière est meilleure que le sommeil.
Allah est le plus grand.
Il n’y a de vraie divinité hormis Allah.”

Certes, on nous dira qu’il s’agissait d’un « concert pour la paix intitulé “L’homme armé, messe pour la paix” de Karl Jenkins, chanté par le chœur et l’orchestre de la « Philharmonic » du Kosovo, organisé à l’initiative de “l’ambassade de la république du Kosovo” pour marquer le vingtième anniversaire de la “fin” de la guerre  au Kosovo et “rendre hommage sans considération ethnique à la France et à l’armée française qui ont contribué à la paix dans les Balkans” selon les mots de  “l’ambassadeur du Kosovo” à Paris, M. Qëndrim Gashi. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une profanation, infiniment scandaleuse autant que douloureuse à nos cœurs d’officiers et sous-officiers français et chrétiens.

 Nous savons bien sûr que le Diocèse aux Armées est utilisateur et non affectataire de la cathédrale Saint Louis des Invalides. C’est le Musée de l’Armée qui en est l’affectataire et nous savons également que le Diocèse n’est pas décisionnaire des « concerts » qui s’y déroulent et n’a pas été associé au contenu du présent « concert » organisé sous l’égide de l’ambassade du Kosovo à Paris.

Sans préjuger des responsabilités qui seront établies dans cette affaire, et notamment celles de l’autorité décisionnaire, sans insister sur le caractère douteux de la soirée de concert ainsi organisée par le représentant d’un État pour le moins controversé, certes reconnu par la France mais non reconnu par l’ONU, il apparaît aux signataires de cette lettre qu’il y a là un événement d’une gravité exceptionnelle : le coran psalmodié (en chaire !) dans une église catholique, et quelle église ! La Cathédrale des Soldats !

Par ailleurs, il nous semble indispensable qu’à l’avenir le Diocèse aux Armées soit désormais systématiquement saisi par les autorités décisionnaires de toute demande d’organisation de « concert » ou autre événement « artistique » dans ce haut lieu de la Foi chrétienne, si symbolique et important pour nos Armées françaises.

En espérant que vous nous ferez connaître les suites réservées à notre demande, nous vous prions, Monseigneur, de bien vouloir agréer l’assurance de notre très respectueuse considération.

Les officiers généraux, les officiers supérieurs, les officiers et sous-officiers soussignés :

GAR (2S) Frédéric BETH, GCA (2S) André-Marie d’ANSELME, GCA (2S) Claude ASCENSI, GCA (2S) Henry CLEMENT-BOLLEE, GCA (2S) Bruno CLEMENT-BOLLEE, GCA (2S) Michel FRANCESCHI, GCA (2S) Bertrand de LA CHESNAIS, GCA (2S) Louis-Marie CHEVRE, GCA (2S) Maurice LE PAGE, GCA (2S) Dominique ROYAL, VA (2S) Joël BODARD, CG1 (2S) Philippe BEYRIES, GDI (2S) Philippe CHATENOUD, GDI (2S) Jacques DARCOS, GDI (2S) Michel FRUCHARD, GDI (2S) François GAUBERT, GDI (2S) Yves LAFONTAINE, GDI (2S) Jean MAURIN, VA (2S) François de PENFENTENYO, GDI (2S) Claude REGLAT, GDI (2S) Henri ROURE, GDI (2S) Jean-Pierre SOYARD, GBR (2S) Arnould d’ARGENT, GBR (2S) Yves BERAUD, GBR (2S) Arnauld BUISSON, GBR (2S) Dominique CHRISSEMENT, GBR (2S) Bernard COCHIN, GBR (2S) André COUSTOU,  GBR (2S) Michel DELABIE, GBR (2S) Frédéric DRION, GBR (2S) Roland DUBOIS, GBR (2S) Patrice DUMONT-SAINT-PRIEST, GBR (2S) Marc de FRITSCH, CA (2S) Claude GAUCHERAND, GBA Daniel GROSMAIRE, GBR (2S) Christian HOUDET, GBR (2S) Marc JEANNEAU, GBR (2S) Etienne LECLERE, GBR (2S) Bruno LE FLEM, GBR (2S) François LEGRIER, GBA (2S) Antoine MARTINEZ, GBR (2S) Jean-Paul MICHEL, GBR (2S) Marc PAITIER, GBR (2S) Jean-Bernard PINATEL, GBR (2S) Jacques RAYMOND, GBR (2S) Daniel SCHAEFFER, COL (ER) Jean ALLARD-MEEUS, COL (H) Jacques AMIOT, MC1 (ER) Patrick BARRIOT, COL (ER) Yannick BLEVIN, CV (ER) Jean BROCH, CV (H) Jean de CORBIERE, COL (ER) Alain CORVEZ, COL (ER) Christophe DESCHARD, COL (ER) Jean-Jacques DOUCET, COL (ER) Dominique DUVAL, CRC1 (ER) Bruno ESPIEUX, COL (ER) Jean-Baptiste de FONTENILLES, COL (ER) Jacques de FOUCAULT, CV (H) Xavier GUILHOU, MC1 (ER) Patrick GUYON, COL (H) Patrick HAYS, COL (ER) Jacques HOGARD,  COL (ER) Patrick LALLEMAND, COL (ER) Roger MARTIN, COL (ER) Xavier MASSON-REGNAULT, COL (ER) Philippe MIAILHES, COL (ER) Georges MICHEL, COL (ER) Jean-Jacques NOIROT, CRC1 Jean-Claude PHILIPOT, COL (ER) Frédéric PINCE, COL (ER) Philippe RIDEAU, COL (ER) Michel ROBARDEY, COL (ER) Henri de SAINT BON, COL (ER) Jean-Charles SALIN, CV (ER) François SAVY, COL (ER) Gildas SONNIC, CRC1 (ER) André SUTY, COL (ER) Gérard VANSTENNE, COL (ER) Patrick VAUGIEN, COL (ER) Thierry VINCENT, LCL (ER) Arnaud d’ANSELME, LCL (ER) Georges BENINTENDI, LCL (ER) Michel BOUZY, LCL (H) Jean BRULE, LCL (ER) Bernard CHAIN, LCL (ER) Alain de CHANTERAC, LCL (ER) Sylvain CHELMINIAK, LCL (ER) Jean-Baptiste du CLOSEL, LCL (ER) Albert DEFRANCHI, LCL (ER) Gilles DEMOL, LCL (ER) Jean-Pascal DEY, LCL (ER) William DUBOSQ, LCL (ER) Pierre-Marie FERRAN, LCL (ER) Philippe FRANCESCHI, LCL (ER) Alain GRANDJEAN, LCL (ER) Christian HYVERNAT, LCL (ER) Pierre LAMY, LCL (ER) Hervé LANCRENON, LCL (ER) Bruno de MARIGNAN, LCL (ER) Daniel MATTHEZ, LCL René MERCURY, LCL (ER) Gilles MICHEL, LCL (ER) Olivier MONTEIL, LCL (ER)  Eric MORACHE, LCL (ER) Jacky PEDEMONTE, LCL (H) Hervé de PENFENTENYO, LCL (ER) Benoit de RAMBURES, LCL (ER) Laurent RÉMUSAT, LCL (ER) Yves SALA, LCL (R) Frédéric SÉNÉ, LCL (ER) Frédéric TENAIRI, LCL (ER) Tristan TOUR ROBARDET, LCL (ER) Eric VALLETTE d’OSIA, LCL (ER) Patrick WOOMER, CDT( RC) Pierre GAUTHIER, CES (H) Laurent MORANDINI, Henri-Paul FAVALIGNA (Officier Honoraire des Troupes de Marine), Alexandre TROUBETZKOI (ancien du 24ème Bataillon de Chasseurs, CNE (ER) Serge DUMANOIR, CNE (ER) Gérard GRANDGEON, CNE (R) Benoît LE CONTE, ADJ (ER) François-Charles BRION, CNE (ER) François PICHON, LV (H) Jean-Louis VENTURA, ADC (ER) Philippe GAMBA, MP ( ER) René ALLEGRE, ADJ (R) Serge LANGLADE, ADJ (ER) Jean-Noël PISCEDDA, SGT (PDL) Alim A KRYLOV, CPLC François LEVÊQUE.

Paris le 1er juin 2019. Mise à jour 4 juin 2019.

Source :  BoulevardVoltaire.fr

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100 officiers et sous-officiers signent une tribune dénonçant
un chant musulman à la cathédrale Saint-Louis des Invalides

Un concert commémorant les vingt ans de la fin de la guerre du Kosovo, organisé dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides, a suscité l’indignation. L’œuvre en question, “L’homme armé, une messe pour la paix” de Karl Jenkins, comprend un appel à la prière islamique. Des militaires dénoncent une profanation dans une tribune publiée par Boulevard Voltaire.
Le 22 mai, la cathédrale Saint-Louis des Invalides, l’église des militaires, accueillait un concert en commémoration des vingt ans de la fin de la guerre au Kosovo. Un évènement organisé par l’ambassade de la République du Kosovo, en présence de l’ambassadeur kosovar, pour rendre hommage aux soldats français, partie prenante au nom de l’OTAN de la guerre opposant l’armée yougoslave et l’armée de libération du Kosovo.
Allahu Akbar dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides

La commémoration consistait en un concert pour la paix, où était joué « L’homme armé, une messe pour la paix » de Karl Jenkins. Œuvre reconnue mondialement, cette composition a la particularité d’associer une messe catholique, des psaumes bibliques et un adhan : un appel à la prière islamique. Cette partie de l’œuvre de Karl Jenkins a suscité une vive polémique, du fait de l’endroit consacré où l’adhan a été prononcé, débutant par « Allahu Akbar » : « Allah est le plus grand. Je témoigne qu’il n’y a pas de Dieu excepté Allah. Je témoigne que Mohammed est le messager d’Allah. Venez vite vers la prière. Venez vite vers le succès Allah est le plus grand. Il n’y a pas de Dieu excepté Allah. »
Source : valeursActuelles.com

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mardi 4 juin 2019

Débarquement du 6 juin 1944 : L’histoire oubliée des deux SAS français en Normandie...

Pas moins de 3.000 soldats, aviateurs et marins français participèrent, de près ou de loin, aux opérations menées dans le cadre du Débarquement en Normandie, le 6 juin 1944. L’action des 177 fusiliers-marins du commando Kieffer, si elle fut pendant un temps, mise sous le boisseau, est désormais largement connue. De même que celle du 2e Régiment de Chasseurs Parachutistes [4e SAS] en Bretagne.

En outre, plusieurs navires et unités aériennes des Forces françaises libres [FFL] appuyèrent le débarquement des troupes alliées sur les plages normandes. Comme par exemple le Groupe de bombardement léger Lorraine, qui, avec ses Douglas Mc IIIA Boston, eut la délicate mission de répandre un rideau de fumée pour aveugler les défenses allemandes à l’aube du 6 juin. Ou encore comme les croiseurs « Georges Leygues » et « Montcalm », qui accompagnèrent la progression des soldats américains à Omaha Beach.

Pourtant, 75 ans après, l’opération Overlord continue de révéler des détails passés sous silence. Auteur d’une biographie remarquée du commandant Philippe Kieffer, Benjamin Massieu s’est attaché à les sortir de l’oubli, en se basant sur des découvertes inédites dans les archives militaires françaises et britanniques.

Dans son livre « Les Français du jour J », ce spécialiste de la France Libre et de la Libération décrit avec précision, heure par heure, les opérations conduites par les FFL lors du 6 juin 1944, sans oublier le rôle qu’y tint la Résistance.

C’est ainsi qu’il a mis au jour un fait « inédit » : l’envoi de deux SAS français en Normandie. « C’est sans doute la participation française au Jour J la plus oubliée », écrit-il. « Si l’action des sticks parachutés en Bretagne est assez connue aujourd’hui, celle de ces hommes isolés a été quasiment oubliée ».

Source : Zone Militaire


Deux SAS français en Normandie

Le 6 juin 1944, sur une base aérienne du sud de l'Angleterre. L'aspirant Rémi Dreyfus, officier français intégré au Special Air Service (SAS) britannique demande: où est mon parachute? Réponse : pas de parachute, vous partez en planeur.

Si l'Histoire a retenu les 177 fusiliers marins français du commando Kieffer, qui ont débarqué le D-Day sur la plage de Sword Beach, d'autres Français ont pris part au débarquement.

Parmi eux, Rémi Dreyfus qui, à cent ans, dans son appartement proche du Panthéon, raconte en souriant, un éclair de malice au fond de ses yeux bleus clair, ses missions de reconnaissance dans le bocage normand, entre Caen et l'embouchure de l'Orne.

"Un planeur... Je n'avais jamais mis les pieds dans un planeur", dit-il. "Mais bon, c'était parti. Nous étions une quinzaine à bord. Nous décollons le 6 dans l'après-midi, je n'ai jamais su depuis quelle base aérienne, on ne nous l'a pas dit".

"Des planeurs, il y en avait partout, des trains de planeurs. Très vite, nous survolons des milliers de bateaux, protégés par des centaines d'avions de chasse qui tenaient tout l'espace aérien. Aucun avion allemand ne pouvait approcher. Le sentiment que j'ai eu, c'est que nous étions invincibles... C'est ça: j'étais dans le camp des invincibles".

Le planeur de Rémi Dreyfus et de ses compagnons du 3rd SAS se pose sans encombres près du village de Ranville, au nord-est de Caen. Son clocher atypique, détaché du corps de l'église, sert de repère aux aviateurs.

"C'est tout à fait calme, pas de combats, pas de coups de feu. Ma mission officielle est de servir d’interprète au général (Richard) Gale, mais je m'aperçois bien vite qu'il n'a pas besoin d’interprète", dit-il en souriant. "Alors je commence par me promener, quelques jours, dans ce petit morceau de France libérée".

Des blindés dans un petit bois

Il est rejoint par Paul Jarrige, un autre Français incorporé dans les prestigieux commandos de l'air de Sa Majesté.

"Là, nous inventons le rôle utile que nous pouvons jouer : nous nous donnons pour mission d'explorer le no man's land, environ dix kilomètres entre les lignes anglaises et allemandes. Départ à la nuit, vers dix heures, retour vers quatre heures du matin".

Les deux Froggies partent en mission de renseignement dans le bocage. "Il faut faire attention: ne pas s'approcher de trop près des lignes allemandes, pour ne pas se faire prendre. Il faut savoir ne pas aller trop loin. C'est très subtil", dit-il.

"Nous en avons fait quatre ou cinq, de ces missions de reconnaissance. Lors de l'une d'elles, j'ai repéré une vingtaine de blindés allemands cachés dans un petit bois, bien reconnaissable sur la carte. Je suis rentré, j'ai signalé l'existence de ce petit bois et de ce qu'il cachait: les bombardiers ont été les détruire à dix heures du matin", ajoute-t-il, en rangeant sur la table de son salon ses quatre décorations, dont la Légion d'Honneur et celle à laquelle il est le plus attaché, la croix de Lorraine de la France Libre.

Dans ses patrouilles clandestines, l'aspirant Dreyfus rencontre des Français, la plupart ravis à la vue de la cocarde bleu-blanc-rouge sur l'épaule de ce soldat en uniforme anglais. "Mais certains l'étaient moins, ceux qui avaient perdu du bétail dans les bombardements, par exemple", se souvient Rémi Dreyfus.

Après la prise de Caen et le début de la débâcle allemande, il demande à rentrer en Angleterre. Il rejoint les SAS. Prochaine mission, à la mi-août: empêcher les Allemands de remonter leurs forces du sud vers le nord de la France.

"Trente équipes de dix parachutistes, pour bloquer 20 à 25 axes routiers, sur une ligne allant de La Rochelle à Belfort : pas mal comme ordre de marche pour un bataillon de trois cents personnes, non ?" dit-il. "J'ai été parachuté en Saône-et-Loire le jour du débarquement en Provence: j'avais 400 km d'avance sur eux".

Protégés par les résistants français du maquis du Charolais, qui avaient coupé les routes, "nous devions attaquer les Allemands aussi souvent que possible... Ce qui n'était pas toujours évident", dit-il.

En septembre, la campagne de France de Rémi Dreyfus, fils de banquier, diplômé d'HEC au printemps 1939, s'achève. Il revient "avec joie" à la vie civile et entre dans une chaîne de grands magasins, dont il dirigera les centrales d'achats pour le reste de sa vie professionnelle.


Source : FranceSoir.fr


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samedi 1 juin 2019

France Etats-Unis : Échange inédit de généraux entre l’armée de Terre et l’US Army...

Un général américain prendra bientôt les fonctions de commandant en second de la 3e Division dont l’état-major est installé à Marseille. Telle est l’annonce faite par l’US Army le 19 avril 2019. Dans le même temps, un général français rejoindra la 3e Division d’Infanterie basée à Fort Stewart, pour occuper les fonctions de « commandant adjoint chargé de l’état de préparation. »

Cette 3e Division d’infanterie américaine a été surnommée le « Rocher de la Marne » [Rock of the Marne] pour sa participation à la Seconde bataille de la Marne, en 1918.

Cet échange se fera dans le cadre du Military Personnel Exchange Program [MPEP], qui vise à « renforcer les liens d’amitié, de compréhension et d’interopérabilité entre les pays et leurs organisations militaires respectives. »

Actuellement chef de l’état-major de la Force de la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA], le général Hubert Couttereau a été désigné pour être affecté à Fort Stewart. Et c’est le général Todd R. Wasmund, commandant adjoint chargé du soutien de la 1ère Division d’Infanterie de Fort Riley que l’US Army a choisi pour rejoindre la 3e Division de l’armée de Terre.

Cet échange sera le deuxième consenti à un tel niveau par l’US Army, un premier ayant déjà été établi par cette dernière avec la British Army en septembre 2015. En clair, ce partenariat annoncé avec l’armée de Terre est inédit.

Selon l’US Army, les affectations au titre du MPEP durent de deux à trois ans. Le général Wasmund prendra ses fonctions à Marseille en 2020 tandis que le général Couttereau est attendu à Fort Stewart à partir de l’été prochain.

Cela étant, pour l’armée de Terre, ce genre de pratique n’est pas nouveau. En 2016, le général Nicholas Nottingham fut affecté à la 1ère Division, dont l’état-major est implanté à Besançon tandis qu’un général français devait traverser la Manche pour rejoindre la 1st Division de la British Army.

Source : Zone Militaire / Photo : US Africa Command

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mercredi 29 mai 2019

FINUL Liban : Mort pour la France, décès d'un soldat du 501e régiment de chars de combat

Un chasseur de première classe au sein du 501e régiment de chars de combat de Mourmelon-le-Grand, dans la Marne, est décédé. Le jeune homme, âgé de 23 ans et originaire de Senlis, avait été blessé au sud du Liban en février 2018 dans un accident en véhicule blindé léger, alors qu'il était en opération au sein du contingent français de la FINUL (ONU) dans le Spanbatt.


Erwan Potier avait été rapatrié et admis en service de réanimation à l'hôpital militaire de Percy, puis transféré dans un autre hôpital en juin 2018. Il a succombé à ses blessures le 21 mai dernier. «Toujours volontaire, il a, au-delà de sa mission, participé à la vie de groupe et du peloton avec rigueur et spontanéité. Ses chefs comme ses pairs saluent en lui le soldat très professionnel, le camarade attachant et le frère d’armes fidèle», écrit le 501e régiment de chars de combat sur les réseaux sociaux.

Un hommage militaire lui sera rendu ce mercredi, au sein de son régiment.

Source : LeFigaro.fr

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dimanche 26 mai 2019

Irak : Trois jihadistes Français condamnés à mort pour appartenance à Daesh

Trois Français ont été condamnés à mort pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a annoncé à l'AFP un magistrat de la cour de Bagdad qui les a jugés, dimanche 26 mai. C'est un verdict inédit pour des ressortissants français dans ce pays. Il s'agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-EI avant d'être transférés avec neuf autres Français en Irak en février. Selon la loi irakienne, qui prévoit la peine de mort pour quiconque a rejoint une organisation "terroriste", qu'il ait combattu ou non, les trois hommes ont trente jours pour faire appel.

Jusqu'ici, trois Français ont déjà été reconnus coupables d'avoir rejoint le groupe terroriste en Irak : Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans. Tous trois ont été condamnés à la prison à perpétuité, équivalente à vingt ans de détention en Irak, alors que la France refuse la peine de mort. Ces nouveaux verdicts pourraient relancer le débat sur l'épineuse question du retour des jihadistes, qui suscitent un vif rejet dans l'opinion publique en Europe.

Un avocat dénonce "une justice expéditive"

Léonard Lopez, Parisien de 32 ans converti à l'islam, a répondu aux questions du juge en arabe lors de l'audience de dimanche, après quatre mois d'interrogatoires, sur la base desquels la cour a rendu son jugement. Il a fait partie, au début des années 2000, des plus actifs sur le site jihadiste francophone de référence d'alors, Ansar Al-Haqq. En juillet 2015, sous contrôle judiciaire pour son activité sur ce site, il est parti avec sa femme et leurs deux enfants. D'abord à Mossoul, puis en Syrie, selon les enquêteurs français.

Contacté par l'AFP à Paris, son avocat, Nabil Boudi, a dénoncé une "justice expéditive". "On condamne à la peine capitale un ressortissant français, sur la base uniquement d'une série d'interrogatoires passés dans des geôles de prison à Bagdad", a-t-il affirmé. "Le ministère des Affaires étrangères nous avait pourtant garanti que les Français auraient tous droit à un procès équitable, même en Irak", a-t-il encore dit à l'AFP alors que les défenseurs des droits humains dénoncent "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables".

La toile jihadiste, de Raqqa à Mossoul

Entré illégalement en Syrie via la Turquie, selon ses dires, Kévin Gonot a d'abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au "calife" autoproclamé du groupe terroriste, Abou Bakr al-Baghdadi. Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane a affirmé avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané, en Syrie, en 2015. Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, le fief du groupe jihadiste en Irak de 2014 à 2017, pour y être hospitalisé et non pour y combattre. En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT).

Quant à Salim Machou, 41 ans, il a appartenu à la brigade Tariq ibn Ziyad, une unité du groupe Etat islamique menée par un ancien légionnaire français, Abdelilah Himich, selon le CAT. Cette "cellule de combattants européens, vivier d'auteurs d'attaques", a compté jusqu'à "trois cents membres", selon les autorités américaines. Salim Machou a hébergé à Raqqa Jonathan Geffroy, selon le CAT, un Français capturé en Syrie et remis à la justice française qui a fait de nombreuses révélations, notamment sur les frères Clain.

Neuf Français doivent encore être jugés en Irak

Neuf autres Français doivent encore être jugés en Irak. Il s'agit de Fodil Tahar Aouidat, Mustapha Merzoughi, Yassine Sakkam, Karam El Harchaoui, Vianney Ouraghi, Brahim Nejara, Bilel Kabaoui, Mohammed Berriri et Mourad Delhomme. Récemment, Bagdad, qui a déjà condamné plus de cinq cents étrangers – hommes et femmes – pour appartenance au groupe Etat islamique, s'est proposé de juger également le millier d'étrangers actuellement aux mains des Kurdes en Syrie. L'Irak demande pour cela à leur Etats d'origine une somme de deux millions de dollars par personne.

Lors de sa visite en France au mois de février, le président irakien, Barham Saleh, avait déclaré que treize Français, remis par les forces arabo-kurdes de Syrie et soupçonnés d'être des combattants du groupe terroriste, seraient "jugés selon la loi irakienne". On ne sait pas si les trois noms concernés faisaient partie de ce contingent. Emmanuel Macron, quant à lui, avait déclaré qu'il revenait aux autorités irakiennes "de décider souverainement si [les jihadistes devaient] faire l'objet de procédures judiciaires sur place".

Le président français avait également ajouté que Paris s'assurerait "que les droits de la défense [soient] bien assurés" et demanderait que les éventuelles peines de mort soient commuées "en une peine à la perpétuité", que la France reconnaît.

Source : FranceTVinfo.fr /AFP

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