FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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dimanche 18 novembre 2018

Armistice du 11 novembre 1918 : L’hommage de la jeunesse à Quimper...

Hommage des jeunes à un poète oublié
A tous les poilus Morts pour la France

Voici un moment d’une rare force et émotion vécu par nos membres de la section du Finistère de la FNCV.

Cette opération a représenté une année de travail avec l’ONACVG, l’académie, les écoles, le souvenir français ainsi que toutes nos associations du monde combattant avec la DMD du Finistère pour un résultat époustouflant.

Plusieurs de nos membres étaient sur les rangs avec nos porte-drapeaux qui ont accompagnés les élèves dans les rues de Quimper. Ils ont pu aussi apporter leurs témoignages sur leurs vécus et leurs engagements en OPEX sur l’ex Yougoslavie et le Liban à la fin de l’après-midi lors de Forum qui ont réunis des centaines de lycéens avec leurs professeurs. XAG

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Près de 1 500 élèves étaient réunis, vendredi 16 novembre 2018, dans le centre-ville de Quimper, pour célébrer la fin de la Première Guerre mondiale. Une cérémonie qui a fait la part belle aux plus jeunes, désormais messagers de la mémoire. 

C’était une cérémonie attendue. Initialement prévue le 9 novembre, la célébration du centenaire de l’Armistice avait dû être reportée à cause du mauvais temps. Mais, vendredi, écoliers, collégiens et lycéens, du public comme du privé, étaient bien présents place Saint-Corentin, sous un ciel chargé de lourds nuages gris. Un temps de circonstance pour rendre hommage aux Poilus, morts dans les affrontements durant la Grande Guerre.

Placée sous le signe de la jeunesse, la commémoration était en partie organisée par un groupe de seize lycéens. « Une cérémonie faite par nous et pour nous », a rappelé un lycéen au micro de la tribune, vendredi. Elle était avant tout à l’initiative du Trinôme académique du Finistère, soit le ministère de l’Éducation nationale, le ministère des Armées et l’Institut des hautes études de la Défense nationale, avec la participation de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre et du Souvenir français.

Cet hommage à une génération perdue s’est traduit par le dévoilement d’une stèle érigée en l’honneur de Jean Le Roy, poète né à Quimper et mort au front le 26 avril 1918, à seulement 23 ans.

Dans son allocution, le maire Ludovic Jolivet a dit son souhait de réhabiliter cet artiste « oublié ». « Un éternel jeune homme qui mérite sa place au cœur de notre cité ». Ami d’Apollinaire et de Jean Cocteau, ce dernier dira de lui à sa mort qu’il « était jeune, beau, bon, brave, génial, simple, c’est ce que la mort aime.

Le monument exposé pour la première fois aux yeux de tous, place Saint-Corentin, sera déplacé dans les prochains jours, place Alexandre-Massé. « Un oubli aujourd’hui réparé, a alors signifié Ludovic Jolivet. Nous démontrons une nouvelle fois que nous possédons une mémoire qui n’exclut personne et surtout pas ce jeune homme qui aurait pu profiter de la vie tout à son aise mais qui a choisi de sacrifier la sienne pour ce qu’il croyait juste et bon ».

Différents élèves se sont ensuite succédé sur l’estrade pour lire, devant leurs camarades, quelques poèmes de l’artiste disparu. Tous ses vers sont désormais réunis dans le recueil « Jean Le Roy, de Quimper aux tranchées », grâce à l’association Les Amis de Louis Le Guennec.

« Vous êtes le symbole collectif de notre mémoire et de sa passation... »

Devant les élèves de la vingtaine d’établissements scolaires du premier et du second degrés, Martin Lesage, directeur de cabinet du préfet du Finistère, a ensuite insisté sur la passation de mémoire entre les générations d’hier et d’aujourd’hui. « Un siècle, c’est une éternité. Pour nos souvenirs, il reste désormais les livres d’histoire, a-t-il déclaré. Ce souvenir est notre salut pour nous protéger des guerres fratricides. Vous êtes le symbole collectif de notre mémoire et de sa passation (…). Je suis heureux de voir toute cette jeunesse réunie. Ce sera à vous de faire vivre cet héritage et de le protéger ».

Au son du bagad Ar Re Goz, un cortège s’est alors formé pour rejoindre l’esplanade François-Mitterrand et déposer des fleurs au pied du monument aux morts en l’honneur du 118e régiment d’infanterie…/…

L’hommage s’est conclu par la remise des prix du concours du soldat méconnu, remporté par l’école élémentaire Léonard-de Vinci de Saint-Evarzec. Les élèves devaient faire des recherches et réaliser un carnet de bord sur un Poilu et, ainsi, s’approprier l’histoire de la Grande Guerre.

Source : Information transmise par Xavier Guilhou, président de la section du Finistère de la FNCV

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jeudi 15 novembre 2018

Mali : Les IED, Engins Explosifs Improvisés, en forte hausse

La ministre des Armées, Florence Parly, a mis en avant les résultats obtenus au Sahel par la force française Barkhane, en indiquant que 130 jihadistes avaient été « neutralisés » depuis le début de l'année 2018 et en soulignant l’importance des saisies d’armes, de matériels et autres munitions.

Pour autant, malgré les coups qui leur sont portés, les organisations jihadistes, dont le Groupe de soutien à l’islam et au musulmans [GSIM] et l’État islamique au grand Sahara [EIGS], ont mené pas moins de 58 attaques, essentiellement contre les forces armées maliennes [FAMa] et les groupes armés signataires des accords de paix d’Alger, généralement pro-Bamako, au cours du troisième trimestre de cette année.

« Les attaques les plus nombreuses ont eu lieu à Mopti (16) et à Gao (15), et en moins grand nombre à Kidal (10), Tombouctou (10), Ménaka (5) et Ségou (2) », a ainsi relevé le dernier rapport trimestriel qu’Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a remis au Conseil de sécurité.

« Au cours de la période considérée, les conditions de sécurité sont demeurées très préoccupantes. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans a lancé des attaques contre la MINUSMA [Mission des Nations unies au Mali, ndlr], les Forces de défense et de sécurité maliennes et les forces internationales dans le centre et le nord du Mali, les régions de Gao et de Mopti ayant été les plus touchées. Dans le centre du pays en particulier, les actions d’intimidation, les enlèvements et les assassinats ciblés, à la fois de civils et de membres de groupes armés signataires, ont augmenté, de même que les cas présumés de violence sexuelle et sexiste », est-il affirmé dans ce document.

En outre, il y est fait état d’une « meilleure coordination » entre le GSIM, dirigé par Ilyad ag Ghali, et le l’EIGS d’Adnane Abou Walid al-Sahraoui, notamment dans la zone de « la triple frontière entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. »

Probablement que cette « meilleure coordination » entre les deux organisations se mesure sur les savoir-faire utilisés pour la confection des engins explosifs improvisés [IED]. L’on sait que la « signature » de l’EI a été retrouvée sur de tels dispositifs, en particulier pour ceux commandés à distance. Du moins, c’est ce qu’avait expliqué un officier français dans les colonnes de Libération, en février dernier.

En tout cas, les IED restent l’arme de prédilection des groupes armes terroristes [GAT] au Sahel. « Durant la période considérée, 42 explosions produites à l’aide d’engins explosifs artisanaux ont été recensées, dont 38 % dans les régions centrales du pays », note le rapport du secrétaire général de l’ONU.

Au total, depuis le début de cette année, 133 attaques commises avec des IED ont été constatées, « contre 78 au cours de la même période en 2017 ». Soit une hausse de 70%. Cependant, dans le même temps, le nombre de victimes causés par ces engins est en baisse de 5%.

Pour lutter contre les mines artisanales et les IED, la force Barkhane dispose, à Gao, d’un laboratoire d’exploitation contre les engins explosifs improvisés [CIEL, pour Counter-IED Exploitation Laboratory], dont l’une des missions est d’analyser les dispositifs non explosés. Il s’agit de relever les empreintes et les traces d’ADN ainsi que d’étudier la nature des explosifs utilisés et les techniques utilisés. Cela peut permettre de déterminer le groupe qui les a conçus et/ou de voir s’il y a eu des « transferts » de savoir-faire d’une organisation à une autre. Mais surtout, l’enjeu est de pouvoir contrer au mieux la menace qu’ils représentent.

« Lorsqu’une unité engagée en opération découvre une mine artisanale, les ‘explosive ordnance disposal’ (EOD) interviennent et la neutralisent. Une équipe ‘weapons intelligence team’ (WIT) est alors déployée sur la zone pour prélever les éléments constitutifs de l’engin explosif trouvé, réaliser des photographies et recueillir les éléments environnants utiles à l’enquête. Ces ressources sont mises sous scellés et transmises au laboratoire CIEL. Ce travail est essentiel afin de cerner le fonctionnement de l’ennemi, et ainsi adapter les modes d’actions de la force », explique le ministère des Armées.

Source : Zone Militaire


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dimanche 11 novembre 2018

Respect de la Mémoire de tous ceux qui sont Morts pour la France

HOMMAGE A TOUS LES MORTS POUR LA FRANCE

En ce 11 novembre 2018, la France rend hommage à ses morts au combat, aux poilus de la Grande Guerre, en présence de nombreux chefs d’états et dirigeants du monde, venus pour le centenaire de l’armistice de la première Guerre Mondiale.

A tous ceux qui ont donné leur vie pour le pays...

La Fédération Nationale des Combattants Volontaires est particulièrement attachée au respect de la Mémoire des glorieux Poilus, à la commémoration de leur sacrifice et de la Victoire de 1918, ainsi qu’à l’hommage rendu le 11 novembre à tous ceux qui, dans tous les conflits passés et actuels en opérations extérieures, sont Morts pour la France.

Source : FNCV

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dimanche 4 novembre 2018

11 novembre 2018 : Nous sommes tous des poilus !

Nous sommes tous des poilus !

« Des civils que l’on a armés… ». Mais comment peut-on en arriver à de telles assertions ! Il ne fait aucun doute que l’idéologie, la confusion ou l’ignorance qui sévissent dans de nombreux couloirs ont pu être à l’origine de cette pensée réductrice, irrespectueuse et dangereuse.

N’appartenant pas à l’institution militaire mais étant justement un civil qui a beaucoup servi et donné au pays, comme des millions d’autres français, je m’insurge profondément contre cette nouvelle instrumentalisation historique. Mes aïeux, qui étaient eux aussi des civils, qui se sont engagés volontairement ou qui ont été mobilisés à plusieurs reprises pour se battre contre toutes les formes de violence et de totalitarisme politique, ne furent ni des mercenaires, ni des miliciens... Ils étaient tout simplement soldats de France, résistants et patriotes !

Ils se sont battus sur tous les fronts et ont vu tomber autour d’eux des frères d’armes, des amis, des membres de leurs familles, mais aussi des adversaires pour lesquels ils n’éprouvaient pas de haine. Depuis trois générations nous n’avons pas eu d’autres choix que de défendre la terre de France à Verdun, sur la Marne, dans la Somme, plus loin à Dixmude, dans les Balkans, sur les terres encore plus lointaines de l’ex-empire français, où plus récemment sur les théâtres d’opérations extérieures  [Ndlr: OPEX] sous mandats internationaux à Beyrouth, à Sarajevo. Telle fut notre histoire depuis un siècle.

Rien ne sert de la juger, il faut l’assumer, l’incarner mais en aucun cas la dénaturer !

C’est cette tradition de service, de patriotisme et de don de soi d’un pays que l’on méprise avec de telles affirmations médiatiques mais inutiles. A la veille du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, dans une Europe marquée actuellement par une remise en cause de tous les avenants du traité de Versailles, est-il besoin de réduire l’engagement historique de tout un pays, et encore plus de ses alliés, avec des injonctions verbales infondées. Il est toujours facile de réécrire l’histoire et de la banaliser dans un bureau feutré après 75 ans de paix …

Certes La guerre est toujours vécue par les historiens comme une erreur politique, générant des boucheries inutiles, et la victoire reste toujours un peu amère et pathétique, car elle porte en germe la guerre suivante... Faut-il pour autant, face à la tragédie récurrente de l’Histoire, pour satisfaire une forme de mauvaise conscience, désacraliser la mémoire collective, mépriser ainsi l’engagement de millions de femmes et d’hommes et par la même entretenir un déni collectif en justifiant ainsi l’oubli au fil du temps.

Nous ne sommes pas des civils que l’on a armés !

Non, « nous ne sommes pas des civils que l’on a armés » ! Nous sommes bien plus que cela ! La tentation pourrait être très forte aujourd’hui avec la professionnalisation de nos armées, qui a généré une transformation profonde du lien armées-nation, de réduire le statut du soldat à celui d’un métier comme un autre. Les risques de banalisation et de désacralisation de l’engagement dans une société devenue très hédoniste ne peuvent être sous-estimées. C’est pour toutes ces raisons que nous ne pouvons plus être considérés de façon péjorative comme de simples « anciens combattants » !

Nous sommes la force d’âme de la France. Ce qui nous caractérise de génération en génération c’est cette conscience viscérale que la liberté doit être défendue, que nos valeurs démocratiques sont vulnérables et que le don de soi reste la vertu la plus noble qui soit. Alors faisons tous en sorte que nos institutions, que ceux qui l’incarnent et que ceux qui l’administrent retrouvent le sens de la mesure et de la pondération vis-à-vis des vétérans que nous sommes. Nous ne demandons rien et nous sommes de moins en moins nombreux.

En revanche nous exigeons juste ce respect pour le sang versé et le don de soi que nous honorons chaque 11 novembre au nom de toutes les générations du feu. Nous sommes tous quelque part les héritiers de nos poilus et cet héritage mérite le plus profond respect de nos élites et de nos populations.

Juste un peu de respect, que du respect, fermer le ban !

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Source : Xavier Guilhou - Administrateur national de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires (FNCV)
Auditeur de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale,
Capitaine de vaisseau (h) Président de la Section du Finistère, Chef d’entreprise.

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jeudi 1 novembre 2018

11 novembre 2018 : Communiqué de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

Paris, le 30 octobre 2018

COMMUNIQUE DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES COMBATTANTS VOLONTAIRES

Commémoration du 11 novembre

Comme plusieurs autres pays, la France commémore le 11 novembre la date de la signature, près de Rethondes, de l’armistice de 1918 qui mit fin à la Première Guerre mondiale le 28 juin 1919.

Cette guerre fit plus d'un million de morts et presque six fois plus de blessés et de mutilés parmi les troupes françaises. Malgré l’étendue des destructions, le soulagement fut immense.

Dans toute la France, les cloches sonnent à la volée. Dans les villes et les villages, c'est la liesse. On sort dans la rue, on rit, on s’embrasse. On pleure aussi.

Les survivants veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la « der des der ».

La loi d’État du 24 octobre 1922 édicte que « la République française célèbre annuellement la commémoration de la victoire et de la paix le 11 novembre ». Le Royaume-Uni, les pays du Commonwealth et d’autres pays d’Europe, ont coutume d’observer ce jour-là, chaque année, deux minutes de silence à 11 heures, heure de la signature de l’armistice.

Les États-Unis consacrent cette journée à tous leurs soldats tombés au combat. D’autres pays, comme le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie, la réservent à la mémoire des anciens combattants des deux guerres mondiales.

Depuis 2012, nous rendons également hommage le 11 novembre à tous les Morts pour la France.

Issue des combattants de 1914-1918 qui, alors que la loi ne pouvait les y contraindre, ont rejoint volontairement des unités combattantes pour mettre au service du Pays leur intégrité physique, et souvent leur vie, la Fédération nationale des combattants volontaires se réjouit que la Paix règne entre les pays européens.

Elle est particulièrement attachée au respect de la Mémoire des glorieux Poilus, à la commémoration de leur sacrifice et de la Victoire de 1918, ainsi qu’à l’hommage rendu le 11 novembre à tous ceux qui, dans tous les conflits passés et actuels, sont Morts pour la France.

Alain CLERC - Président de la FNCV

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dimanche 28 octobre 2018

Guerre d'Algérie : Accueil indigne des harkis en France - L'Etat condamné par le Conseil d'Etat

Victoire judiciaire à lourde charge symbolique: le Conseil d'État a pour la première fois condamné l'État à indemniser un fils de harki pour l'accueil "indigne" réservé aux supplétifs de l'armée française en Algérie à leur arrivée dans l'Hexagone.

"La responsabilité pour faute de l'État doit être engagée à raison des conditions de vie indignes réservées à l'intéressé" dans les camps dits "de transit et de reclassement" où les harkis sont arrivés dans les années 1960 et 1970, a indiqué le Conseil d'État dans une décision transmise mercredi.

La plus haute juridiction administrative a condamné l'État à payer au requérant 15.000 euros "en réparation des préjudices matériels et moraux" qu'il y a subis. C'est beaucoup moins que le million d'euros réclamé en première instance devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, qui l'avait débouté en 2014.

Mais c'est la première fois que le Conseil d'État, saisi d'une demande de réparation liée aux camps de harkis, reconnaît l'État responsable et le condamne à verser une indemnisation, a précisé la juridiction.

"Cela ouvre une brèche, et ceux qui ont été enfermés dans ce genre de camps vont maintenant profiter de cette brèche. Les autres harkis, s'ils veulent obtenir des réparations matérielles, vont y aller", a affirmé à l'AFP Fatima Besnaci-Lancou, historienne et cofondatrice de l'association "Harkis et droits de l'homme".

Cette condamnation de l'Etat "nous conforte dans notre volonté de demander une véritable réparation", a ainsi affirmé le Comité national de liaison des harkis (CNLH).

"Le Conseil d'Etat désapprouve l'Etat. C'est un énorme coup de main qui nous aide" à poursuivre notre combat, a commenté son porte-parole Mohamed Badi.

Le requérant était né au camp Joffre de transit et de reclassement des anciens supplétifs de l'armée française en Algérie, situé à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) avant d'être transféré en 1964 au camp de Bias (Lot-et-Garonne) -- "le pire de France, quasiment un camp d'enfermement", selon Mme Besnaci-Lancou -- où il a vécu jusqu'en 1975 .

Dans ces camps, les conditions d'accueil et de vie ont entraîné chez le plaignant "des séquelles qui ont exigé un accompagnement médico-psycho-social" et "ont aussi fait obstacle à son apprentissage du français", précise le Conseil d'État.

"Précédent"

"Cette condamnation crée un précédent, mais il était attendu, après la reconnaissance de la responsabilité de l'État français dans le sort des harkis par François Hollande en 2016", a ajouté Mme Besnaci-Lancou. L'ancien chef de l'État avait alors reconnu "les responsabilités" de la France dans "l'abandon" des harkis.

Sur les quelque 150.000 Algériens recrutés par l'armée française comme auxiliaires durant la guerre d'Algérie (1954-1962), environ 60.000 sont parvenus à partir pour la métropole avec les "pieds-noirs". Mais leur accueil s'est fait dans des conditions précaires (camps, hameaux de forestage et cités urbaines), sans réelles perspectives d'intégration pour eux-mêmes ou pour leurs enfants.

Les autres ont été livrés à leur sort en Algérie où le nouveau régime les considérait comme des traîtres.

Les harkis "attendent une reconnaissance de l'État français pour ce qu'ils ont fait pour la France", a convenu en septembre la secrétaire d'État auprès de la ministre des armées, Geneviève Darrieussecq, en présentant un "plan harkis" de 40 millions d'euros destiné à revaloriser les pensions des anciens combattants et à venir en aide à ceux de leurs enfants qui vivent dans la précarité.

Après la reconnaissance, le 13 septembre, de la mort aux mains de l'armée française de l'opposant communiste Maurice Audin pendant la guerre d'Algérie, le gouvernement avait ainsi pris une nouvelle initiative visant à "travailler sur l'apaisement des mémoires" autour de cette page douloureuse de l'Histoire française.

Après avoir promu en septembre d'anciens combattants harkis et des représentants d'associations dans l'ordre de la Légion d'honneur, le chef de l'État doit aussi présider dans les prochains mois une cérémonie d'hommage exceptionnelle, selon Mme Darrieussecq.

Dans sa décision, le Conseil d'État a par ailleurs de nouveau refusé de se prononcer sur le préjudice lié, selon le requérant, à l'absence de rapatriement des harkis après la signature des accords d'Evian le 18 mars 1962, qui ont consacré la "défaite française" en Algérie.

"Conformément à sa jurisprudence, le juge ne contrôle pas (...) les actes qui se rattachent à l'action du gouvernement dans la conduite des relations internationales et leurs éventuelles conséquences", précise la juridiction.

Source : LePoint.fr

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jeudi 18 octobre 2018

Mali - Barkhane : un militaire français du 14e RISLP tué dans un accident

Un militaire de la force française Barkhane est mort dans mercredi 17 octobre au Mali dans des circonstances accidentelles, a annoncé la ministre des Armées lors d'une conférence de presse consacrée à la mise en oeuvre du plan famille en faveur des armées. Âgé de 23 ans et célibataire, le caporal Abdelatif Rafik appartenait au 14e régiment d'infanterie de soutien logistique parachutiste de Toulouse, a précisé le ministère dans un message publié sur Twitter.


    #EnDirect du #pointpresse, la ministre des Armées, @florence_parly, annonce le décès en opération extérieure du caporal Abdelatif RAFIK du #14RISLP au Mali. pic.twitter.com/SMBMOuLhj0
    — Ministère des Armées (@Defense_gouv) 18 octobre 2018

Dans un communiqué, l'armée de Terre indique que le caporal, déjà présent au Mali à l'été 2017, avait rejoint à nouveau Barkhane le 3 octobre dernier en tant que pilote de camion logistique. Il est mort mercredi à Gao à 18h50 (20h50 à Paris) lors d'une opération de maintenance. Un pneu d'un camion a explosé accidentellement, projetant le militaire au sol. "Ses deux camarades ont été placés sous surveillance médicale", indique l'armée.

Quelque 4 500 militaires français sont déployés au Sahel dans le cadre de la lutte contre les groupes jihadistes.

Source : francetvinfo.fr


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dimanche 14 octobre 2018

Guerre d'Algérie : « Audin trahissait sa patrie, ses concitoyens et l’armée française » selon le général DARY...

Le général Dary, à la tête du Comité national d’entente des associations patriotiques, vient d’envoyer une lettre au président de la République.

A la suite de la récente initiative du président de la République concernant Maurice Audin, assassiné par l’armée française en 1957, le Comité National d’Entente (CNE) qui regroupe une quarantaine d’associations d’anciens combattants vient de réagir par la voie de son président, le général Bruno Dary, ancien Gouverneur militaire de Paris.

Il y exprime « l’étonnement », « le doute », « la colère » de ses membres, estimant que l’initiative présidentielle soulève « plus d’interrogations » qu’elle n’apportait « d’apaisements ». Le CNE estime que Maurice Audin était un traître, puisqu’il « trahissait sa patrie, ses concitoyens et l’armée française ». Et que la bataille d’Alger a permis d’ « éradiqué le terrorisme » et évoque la « déchirure du putsch ». Il accuse enfin l’appel présidentiel à de nouvelles recherches d’être « à la limite de la délation ».

Voici le courrier envoyé à l’Elysée :

« Monsieur le président de la République,

Le Comité National d’Entente (CNE), que je préside et qui représente plus de 40 associations patriotiques, d’anciens combattants et de victimes de guerre, soit environ 1.500.000 personnes, a suivi l’hommage que vous avez tenu à rendre à Madame Josette Audin et indirectement à son mari, Maurice. Ce rappel historique, plus de 60 ans après la mort tragique de Maurice Audin, a surpris les membres de nos associations, qu’ils soient, ou non, d’anciens de la Guerre d’Algérie ! Mais une fois passé le moment d’étonnement pour les uns, de doute pour d’autres, voire de colère pour certains, et sans occulter la réalité des faits, il faut reconnaître que votre déplacement a soulevé plus d’interrogations qu’il n’a apporté d’apaisements !

Faut-il que le Président de tous les Français évoque la Guerre d’Algérie, à travers un cas, à la fois particulier, sombre et sorti de son contexte, dans une guerre dont les plaies ne sont pas encore refermées au sein des communautés française et algérienne ?

Parmi toutes les missions ordonnées par le pouvoir politique à l’armée française pendant sept années en raison de l’incapacité des forces de sécurité à faire face au déferlement d’attentats aveugles, faut-il donner l’impression de ne retenir que la plus sombre ?

Faut-il laisser entendre par cette démarche que Maurice Audin, parce qu’il a été une victime, devienne un héros, oubliant ainsi qu’il trahissait sa patrie, ses concitoyens et l’armée française ?

Faut-il occulter que la bataille d’Alger, même si elle eut des heures sombres, a éradiqué le terrorisme qui frappait quotidiennement la population algéroise, permettant ainsi de sauver des centaines d’innocents, de femmes et d’enfants ?

Et s’il faut reconnaître la honte laissée par la torture de Maurice Audin, faut-il oublier les centaines de Français, civils et militaires, victimes du terrorisme, kidnappés, torturés et assassinés et jamais retrouvés ? Faut-il espérer qu’eux aussi figurent dans le futur Musée Mémorial du Terrorisme ?

Si cette démarche consistait à reconnaître les fautes de la France dans ce conflit, faut-il alors passer sous silence le désarmement de milliers de Harkis, leur abandon sur ordre du gouvernement et enfin leur massacre par le FLN ?

Faut-il encore revenir sur la Guerre d’Algérie, qui reste une blessure vive dans la mémoire de l’Armée française, avec ses quelque 25.000 soldats morts pour une cause trahie, cette guerre perdue malgré une bataille gagnée, ses Harkis abandonnés en dépit des promesses faites, et la déchirure du putsch ?

Faut-il entreprendre un travail historique uniquement sur les disparus de la guerre d’Algérie, et oublier l’action humaine, sociale, sanitaire, éducative de la France dans ce pays ? Et faut-il engager un nouveau travail de recherche, en faisant appel aux Français et, en raison de sa nature, à la limite de la délation ?

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération et de toute notre fidélité.

Le général d’armée (2s) Bruno DARY »  
 

Source : FNCV - La rédaction

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vendredi 12 octobre 2018

Opex : Barkhane lance une OAP, les paras sautent au Mali...

Barkhane a lancé une opération aéroportée près de Menaka, avec deux Transall et un A400M.

L’État-major des armées [EMA] a annoncé, ce 27 septembre 2018, que la force Barkhane a lancé une opération aéroportée [OAP] dans la région de Ménaka, au Mali.

Il s’agit de « compléter le dispositif en place dans cette région » proche de la frontière avec le Niger, « où se trouvent déjà des forces maliennes et une compagnie de Barkhane », a indiqué le colonel Patrik Steiger, le porte-parole de l’EMA.

Dans le détail, 80 parachutistes ont été largués par 2 avions de transport tactique Transall C-160. Et, pour la première fois, un A400M « Atlas » a pris part à ce type d’opération sur un théâtre extérieur, en larguant 40 autres militaires.

Pour rappel, l’armée de l’Air a reçu ses deux premiers A400M ayant une première capacité de largage de parachutistes en chute libre par la rampe arrière et par les portes latérales en juin (MSN-19) et décembre 2015 (MSN-31).

« On combine différentes capacités pour créer un effet de surprise chez les groupes armés terroristes et pour montrer à la population qu’on est capable de venir rapidement », a expliqué le colonel Steiger.

Au cours de ces derniers mois, la force Barkhane a mené plusieurs opérations dans la région de Menaka, infligeant de sérieux revers à l’État islamique au grand Sahara [EIGS]. Cela étant, cette semaine, au moins 12 civils de la fraction Ibogolitane des Touareg ont été tués par un groupe armé près d’Inekar (45 km à l’ouest de Menaka). Pour le moment, les motivations de cette attaque ne sont pas connue. Si la piste jihadiste n’est pas exclue, celle d’un différend intercommunautaire n’est pas à écarter.

A priori, les militaire largués dans la région de Menaka sont des légionnaires du 2e Régiment Étranger de Parachutistes (REP). Ce dernier a relevé, en juin dernier, la 13e Demi Brigade de Légion étrangère [DBLE] avec son PC et ses 1ère et 2e compagnies.

Plus tôt, ce mois-ci, le Groupement Commando Parachutiste [GCP] de la 11e Brigade Parachutiste [BP] a effectué un saut opérationnel dans la région de Gao. « Armé notamment par la Section Commando Parachutiste (SCP) du 2e REP, il est composé de chuteurs opérationnels aguerris qui sont parachutés à haute altitude pour effectuer des missions à dominante action ou de renseignement afin de maintenir une pression constante sur les groupes armés terroristes (GAT) », a récemment expliqué le régiment basé à Calvi.

Source : Zone Militaire


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mercredi 10 octobre 2018

Armée de terre : Championnat international du chien militaire de carrière...

Le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre a organisé un championnat international du chien militaire - (ndlr : chaque année début octobre).

En opération, les chiens militaires sont quasiment incontournables, ne serait que, par exemple, pour détecter des explosifs lors de patrouilles. Ainsi, au Sahel, les équipes cynophiles viennent systématiquement en appui des pelotons blindés et des sections d’infanterie. Aux côtés des sapeurs du Génie, elles contribuent à ouvrir et sécuriser les itinéraires ou encore aux fouilles d’opportunité.

Mais pas seulement. En effet, un récent article publié sur le site Internet du ministère des Armées a expliqué le rôle que peut avoir un chien militaire au sein d’un groupement de commandos parachutistes [GCP] pour détecter des individus et aider à les neutraliser grâce à leur « impact psychologique ».

Avant d’être déployé sur un théâtre extérieur, un chien et son maître doivent passer par un certain nombre d’évaluations et obtenir un brevet de patrouille. Dans le cas d’une future intégration à un GCP, la préparation opérationnelle suppose aussi quelques sauts en tandem, ce qui nécessite un équipement particulier (coussinets de protection, muselière de saut, masque balistique).

Mais le quotidien d’un chien militaire ne se résume pas aux opérations. Ainsi, entre le 1er et le 5 octobre 2018, le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre [BCAT] organise un championnat du chien militaire à Suippes.

« La compétition interarmées et interministérielle prend cette année une dimension internationale avec l’invitation de pays étrangers : Allemagne, Belgique, Angleterre, Etats-Unis, Espagne, Liban, Pays-Bas, Italie, Norvège », explique le 132e BCAT.

« Regroupant plus d’une centaine de compétiteurs, les meilleures équipes cynotechniques de l’armée de Terre, de l’armée de l’Air, de la Marine Nationale et des pays invités vont s’affronter dans les épreuves de patrouilles, dressages, interventions et pistage », ajoute-t-il.

En tout, six épreuves auront lieu : patrouille, dressage, intervention, pistage initiation, pistage précision, pistage confirmation. « Pour l’édition 2018, de nouveaux exercices seront dédiés aux équipes cynotechniques spécialisées dans l’aide à la recherche de produits explosifs », précise le 132e BCAT.

Pour rappel, cette unité est responsable de l’achat des chiens destinés aux trois armées et à certains ministères (intérieur, finances avec les douanes).

Le cheptel des armées est constitué à 70% de bergers belges (malinois, tervuerens et groenendaels), lesquels sont, par rapport aux bergers allemands, plus faciles à dresser en raison de leur maturité précoce et de leur caractère plus souple. Et, comme l’expliquait un officier du 132e BCAT, en 2017, ils apprennent vite et « en cas d’erreur, il est possible de reprendre le dressage ».

En moyenne, la carrière d’un chien militaire dure 6 ans. Une fois qu’il est réformé, il peut être adopté par le maître avec lequel il a été en binôme. Certains d’entre-eux sont même devenus célèbres, comme le valeureux Fitas, décoré pour sa bravoure de la médaille d’or de la Défense nationale avec étoile d’argent et honoré par une citation attribuée par le chef d’état-major de l’armée de Terre, pour sa conduite en Afghanistan.

Source : Zone Militaire

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dimanche 7 octobre 2018

Plan mixité des Armées : La ministre des Armées veut 10% de femmes parmi les officiers généraux d’ici 2022...

Actuellement, les forces françaises sont les 4e plus féminisées au monde, avec cependant des disparités entre les armées et les services. Ainsi, l’armée de Terre compte 10,1% de femmes dans ses effectifs, soit quasiment deux fois moins que l’armée de l’Air (22,9%). La Marine nationale s’est donné comme objectif d’atteindre un taux de féminisation de 15% (contre 14,3% en 2017).

S’agissant des directions et des services, le Service de Santé des Armées [SSA] et les Affaires pénales militaires [APM, dont l’effectif est de seulement 70 militaires] sont les plus féminisés [respectivement 59,7% et 54,3%], suivi par le Service du commissariat des armées [SCA].

Cependant, là où les choses commencent à se compliquer, c’est au niveau de l’égalité professionnelle. En décembre 2017, il fut rapporté par le journal Le Monde que le ministère des Armées s’était fait épingler pour avoir manqué aux obligations imposées par la loi dite Sauvadet, laquelle prévoyait de réserver 40% des primo-nominations à des postes d’encadrement supérieur à des femmes.

D’où le volontarisme affiché par la ministre des Armées, Florence Parly, lors d’une allocution prononcée le 18 septembre à l’occasion de l’assemblée générale de l’association « Avec les femmes de la défense ».

« Je veux que le féminin de général ne soit plus femme de général. Je souhaite que chacun ait sa chance et puisse donner l’exemple. 10% d’officiers généraux féminins d’ici 2022, je crois que c’est un objectif que nous pouvons atteindre », a en effet affirmé Mme Parly.

« La fraternité, c’est cette solidarité qui lie tous les militaires. Elle exige un comportement exemplaire et qui permet d’affirmer que sous l’uniforme, il n’y plus de femmes, plus d’hommes, il n’y a que des militaires », avait-elle assuré un peu plus tôt.

L’objectif fixé par Mme Parly n’a en effet rien d’insurmontable. Selon les chiffres du dernier bilan social de la Défense, en 2017, sur les 630 officiers généraux en activité au sein des armées, des direction et des services (donc, en comptant les contrôleurs adjoints, contrôleurs et contrôleurs généraux des armées et les médecins chef des services), 49 étaient des femmes. Soit un peu moins de 8%. Du chemin a donc été parcouru depuis Valérie André, qui fut la première femme à avoir été nommée au grade de général, en 1976. Mais ce n’est donc pas suffisant.

« Les femmes doivent savoir que les armées sont ouvertes et accessibles, et qu’elles seront jugées en fonction de leur talent et de leur mérite, et en aucun cas en fonction de leur genre », avait répondu Mme Parly à une question lui venait de lui être posée à l’Assemblée nationale.

« C’est la raison pour laquelle j’ai confié à l’amiral Anne de Mazieux la responsabilité de me proposer un vaste plan mixité, qui aura pour objet de consolider l’égalité professionnelle, de veiller à la conciliation entre vie familiale et engagement militaire et de poursuivre la lutte contre tous les comportements sexistes – car, en cette matière, mon mot d’ordre n’a pas changé : c’est ‘tolérance zéro’. Nos armées doivent donc donner l’exemple », avait-elle ajouté.

Cela étant, l’armée de Terre aura du mal à atteindre l’objectif donné par la ministre. En janvier 2018, sur les 78 nouveaux chefs de corps nommés, l’on ne comptait qu’une seule femme, désignée pour commander le 54e Régiment de Transmissions. Et cela pour une raison simple : les Écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan ont compté trop peu d’élèves féminins dans leurs rangs par le passé.

Source : Ministère des Armées

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jeudi 4 octobre 2018

Chammal en Syrie : Les artilleurs du CAESAR français font parler la poudre contre Daesh

Cela fait maintenant quatre ans que l’opération Chammal a été lancée contre l’État islamique [EI ou Daesh] qui, à l’époque, occupait un vaste territoire à cheval entre la Syrie et l’Irak. Dans le cadre de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, les forces françaises ont ainsi assuré la formation 9.500 soldats irakiens (via les TF Monsabert et Narvik) et 8.477 sorties aériennes et détruit 2.249 positions et objectifs ennemis.

Désormais, l’organisation jihadiste ne contrôle plus que 1% des territoires sur lesquels elle avait mis son emprise. Depuis une dizaine de jours, la coalition et l’alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes [FDS] ont lancé la dernière phase de l’opération Round up, qui vise à chasser Daesh de l’un de ses derniers fiefs en Syrie, plus précisément à Hajine, sur la rive orientale de l’Euphrate.

Comme l’on pouvait le supposer, les artilleurs français de la Task Force Wagram sont une nouvelle fois très sollicités. Ainsi, au cours de la semaine passée, indique l’État-major des Armées [EMA], ils ont assuré 22 missions de tirs avec leurs CAESAr [Camion équipé d’un système d’artillerie de 155 mm].

Dans son compte-rendu, l’EMA souligne que les missions de tir de la TF Wagram se font « depuis le territoire irakien », ce qui coupe court aux rumeurs sur leur présence en Syrie. Pour rappel, Hajine se trouve à une trentaine de kilomètres de l’Irak, c’est à dire à la portée des canons français, laquelle peut être supérieure à 38 km.

Au total, depuis leur engagement en Irak, en septembre 2016, les artilleurs français ont effectué 1.911 missions de tirs (soit près de 12.000 obus tirés).

Ces missions peuvent être d' »aveuglement », de « neutralisation », de « semonce », « d’interdiction » des axes de circulation ou encore de « déception ».

« Couplés à des moyens ROEM, ROHUM et ROIM, des effets ont été proposés aux forces partenaires pour accompagner les opérations de ratissage et de sécurisation de la frontière irako syrienne lors des opérations de contre insurrection, s’adaptant, en milieu de mandat à un adversaire cherchant à reconstituer des zones sanctuaires ou à se fondre dans un terrain difficile », souligne, dans le dernier ArtiMag, le lieutenant-colonel Frédéric Jordan, chef de corps du 40e Régiment artillerie, qui a armé la TF Wagram entre octobre 2017 et février 2018.

Les CAESAr n’occupent pas toujours une position fixe, le colonel Jordan ayant par exemple évoqué un raid de près de 12 heures « en dehors de toute emprise sécurisée », avec des effets produits « très diversifiés ». En outre, ces missions de tir sont possibles grâce à un échelon logistique, qui assure un « flux de soutien remarquable ».

Cela étant, s’agissant de l’offensive en direction d’Hajine, les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, n’ont, pour le moment, pas été sollicités pour des missions d’appui. Selon le compte-rendu de l’EMA, « aucune frappe n’a été réalisée » au cours de la semaine écoulée. Toutefois, les avions de la force Chammal (Rafale, Atlantique 2, avion ravitailleur, et sans doute Transall C-160 Gabriel) ont effectué 19 sorties.

Après quatre ans d’opérations au Levant, l’EI a donc perdu la quasi totalité de son emprise territoriale. Pour autant, la menace qu’il incarne est loin d’avoir disparue. Elle est maintenant probablement plus complexe.

« À mesure que l’État islamique perdait du terrain, il est passé d’une structure de commandement et de contrôle centralisée à un modèle plus diffus. Il a expérimenté et utilisé de petits systèmes aériens sans pilote et des armes chimiques rudimentaires. Le groupe a encouragé les sympathisants à utiliser toutes les armes disponibles – comme les gros véhicules – contre les cibles molles et les espaces publics. De plus en plus, la responsabilité de décider où, quand et comment attaquer est dévolue aux terroristes locaux, inspirés ou habilités par l’EI, à mener des opérations loin de la zone de guerre », a ainsi relevé Nathan Sales en introduction du rapport annuel du département d’État américain sur le terrorisme.

Source : Zone Militaire - Image Defense.gouv.fr

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dimanche 30 septembre 2018

Serbie : Belgrade envisage de rétablir le service militaire obligatoire de 3 à 6 mois...

Le service militaire a décidément le vent en poupe...

Lors de la campagne électorale qui le mena à l’Élysée, le président Macron avait proposé de le remettre au goût du jour, avant d’y renoncer (du moins, sous la forme qu’il souhaitait). En Autriche et en Suisse, les électeurs, consultés sur son avenir, ont voté pour le conserver. En Suède, il a été rétabli tandis qu’au Maroc, il est question d’en faire autant. Même en Allemagne, l’on s’interroge, la CDU, l’un des partis membre de la coalition gouvernementale, voulant en faire un objet de débat, 7 ans après sa suspension.

Justement, la Serbie avait également renoncé à la conscription au même moment. « Nous voulons une armée mieux payée, hautement motivée et superbement équipée selon les normes de l’Otan. La réponse, c’est la professionnalisation », avait expliqué, à l’époque, un haut responsable militaire serbe.

Mais le président serbe, Aleksandar Vucic, a remis en cause cette décision, lors d’une visite effectuée à la base aérienne de Batajnica [près de Belgrade, ndlr] pour réceptionner deux avions de combat MiG-29 cédés par la Russie.

« La Serbie pourrait réintroduire le service militaire obligatoire, pour contribuer à l’amélioration de la préparation au combat de son armée », a en effet déclaré M. Vucic. Cette décision pourrait être motivée par les tensions récurrentes qui agitent les Balkans occidentaux.

L’idée serait donc de réinstaurer un service militaire obligatoire d’une durée de 3 à 6 mois après 2020. « Nous pensons toujours à cela … Cela dépendra des finances », a précisé le président serbe. « Les jeunes appelés auraient un avantage au moment de chercher un emploi dans le secteur public », a-t-il ajouté, sans préciser sa pensée.

Cela étant, le projet de rétablir la conscription est régulièrement avancé par des élus serbes. Sans succès jusqu’à présent, les experts militaires estimant, comme en France, que cela serait trop coûteux et inefficace pour assurer la défense du pays, surtout si la période que chaque conscrit devra passer sous les drapeaux est si courte.

Les dépenses militaires serbes s’élèvent à 606 millions d’euros en 2018, ce qui représente 1,39% du PIB. Ces derniers temps, Belgrade a fait un effort pour équiper ses 40.000 militaires, en se procurant 6 MiG-29 (donnés par la Russie) et 9 hélicoptères H145M (dont 4 équipés du système HForce) auprès d’Airbus.

Pour rappel, la Serbie a adhéré au Partenariat pour la paix de l’Otan (qu’elle ne souhaite pas rejoindre) en 2006. Affichant une neutralité militaire, elle est également proche de la Russie pour des raisons historiques et culturelles.

Source : Zone Militaire

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vendredi 28 septembre 2018

Aviation : La brigade parachutiste allemande saute du Noratlas

Depuis de nombreuses années, le Noratlas de Provence est jumelé avec le LTG63, escadron de l'actuelle LUFTWAFFE qui a été équipé de NORD 2501. Chaque année, deux missions conduisent 'la Grise" en Allemagne. Elle est traditionnellement invitée à HOHN, garnison du LTG 63, et se produit lors d'un des nombreux meetings aériens qui ont lieu dans ce pays de fanas de l'aviation ancienne.

C'est au cours d'une de ces visites que le contact fut établi avec un officier de la 1ère Brigade parachutiste allemande demandant les conditions et procédures pour parachuter les parachutistes allemands du 105 en SOCR comme en SOA à l'occasion du 60ème anniversaire de la création de la Brigade.

Rendez-vous fut pris en mars 2018 sur la base du Noratlas de Provence à MARIGNANE où l'officier TAP de la Brigade et leur spécialiste technique vinrent pendant 2 journées étudier la faisabilité de la mission ainsi que les CR, vidéos et photos des essais au sol et en vol effectués en 2010 pour le T10, le MC1 et ses dérivés.

Après avis techniques, le Général commandant la brigade validait la mission et la venue du Noratlas pour des parachutages en OA et OR à l'occasion de cet anniversaire.

Le Jeudi 16 Août 2018, comme souvent, c'est juste après le lever du soleil que le 105 quittait Marignane pour l'Allemagne.

Après un peu moins de 3 heures de vol et un passage vertical l'aérodrome de SAARLOUIS DÜREN l'atterrissage se faisait sur l'aéroport de SAARBRÜKEN dont la piste est compatible avec les contraintes du Noratlas.

Aussitôt débarqué le lot de soute, l'équipe de parachutage allemande prenait possession de la soute pour intégrer les procédures de parachutage en SOA et SOCR du Noratlas.

Cette phase, qui ne s'adresse qu'aux personnels qualifiés chef largueur et largueur sur gros et moyen porteurs, n'est qu'une extension de leur qualification leur permettant après deux heures d'information et de répétition des procédures de pratiquer le parachutage sur Noratlas.

Toute l'après midi fut ensuite consacrée à la présentation de l'avion aux parachutistes et aux répétitions des procédures pour les sautants.

Le vendredi 17 Août vers 09H30 le 105 décollait avec 20 parachutistes militaires allemands heureux de suivre leurs aînés qui pendant des années avaient franchi les portes des Noratlas appelés "NORA" dans l'Armée allemande.

S'en suivit dans la journée 5 autres décollages qui permirent à 130 parachutistes d'effectuer un saut du Noratlas de Provence sur la zone de sauts de DÜREN (dem Absetzplatz Saarlouis-Düren) située au SUD de l'aérodrome de SAARLOUIS dans un ciel bleu et un vent de 2 à 3 m/s.

Le lendemain ce fut au tour des chuteurs de l'équipe de démonstration de la Brigade qui en 2 rotations réalisèrent à partir du 105 les sauts de précision d'atterrissage devant les autorités militaires et civiles participantes aux cérémonies du 60ème anniversaire de la création de la Brigade Parachutiste de la Bundeswehr.

L'équipage fut ensuite invité à la kermesse typiquement allemande qui se tenait dans les immenses espaces verts du quartier des parachutistes à SAARLOUIS ponctués de tentes de présentation des matériels et savoir faire des unités de la brigade.  

Source : Ange FILETI 

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vendredi 21 septembre 2018

Guerre d'Algérie : Légion d'honneur et reconnaissance pour une vingtaine de harkis

Macron élève des anciens combattants harkis dans l'ordre de la Légion d'honneur et du Mérite

Emmanuel Macron a promu une vingtaine de harkis dans l'ordre de la Légion d'Honneur et l'ordre du Mérite par décret du 20 septembre paru au JO du 21 septembre selon une publication.

Six anciens combattants harkis et la cofondatrice d'une association de harkis sont promus au grade de chevalier de la Légion d'honneur. Quatre personnes sont promues au grade d'officier de l'ordre national du Mérite et quinze autres au grade de chevalier du même ordre, majoritairement représentantes d'associations ou fédération.

Ce geste intervient une semaine après la reconnaissance de l'utilisation de la torture sur le mathématicien Maurice Audin, grâce à un "système légalement institué" par l'Etat français, un pas de plus dans le travail de mémoire sur la guerre d'Algérie. Cette décision qui avait levé un tabou officiel, avait été unanimement saluée par les historiens, mais également par les autorités algériennes.

La Journée nationale d'hommage aux harkis doit également se tenir mardi 25 septembre.

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Des réparations exigées

A la fin de la guerre d'Algérie (1954-1962), quelque 60.000 des Algériens recrutés comme auxiliaires de l'armée française avaient été admis en France après les accords de paix. Les autres - entre 55.000 et 75.000 selon les historiens - avaient été abandonnés et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes qui les considéraient comme des traîtres.

Un groupe de travail, lancé à l'initiative du chef de l'État, avait préconisé en juillet de créer un "fonds de réparation et de solidarité" de 40 millions d'euros pour les harkis et leurs enfants. Mais ce montant est très loin des attentes des associations.

Début septembre, la communauté harkie avait appelé le président de la République à lui accorder des réparations à la hauteur du préjudice subi à la fin de la guerre d'Algérie, rappelant le soutien qu'elle lui a apporté en 2017 et menaçant de porter plainte contre la France pour crimes contre l'humanité.

Quelques jours plus tard, le Comité national de liaison des harkis (CNLH) avait réitéré sa volonté de se battre "jusqu'au bout" et d'aller plaider sa cause devant les tribunaux internationaux s'il n'obtenait pas satisfaction auprès de l'État.

Source : huffingtonpost.fr

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