FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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samedi 31 décembre 2011

Afghanistan : Sergent Damien Zingarelli, légionnaire mort pour la France

Le sergent Damien Zingarelli, mort pour la France en Afghanistan

Le sous-officier du 2e Régiment Etranger de Génie (REG) tué aux côtés de l’adjudant-chef Mohammed El Gharrafi, le 29 décembre 2011 en Afghanistan, par un soldat renégat de l’armée nationale afghane, est le sergent Damien Zingarelli.

Dans un premier temps, la famille de ce jeune sous-officier avait souhaité garder l’anonymat, avant, visiblement, de changer d’avis puisque le 2e REG a rendu public son identité.

Originaire du Saint-Claude, dans le Jura, où son père tient un bureau de tabac en centre-ville, le sergent Zingarelli s’est engagé au sein de la Légion étrangère en 2005. Après sa formation initiale au 4e Régiment Etranger de Castelnaudary, il est affecté au 1er Régiment Etranger de Cavalerie (REC) d’Orange.

Décrit comme étant un légionnaire motivé, il rejoint le 2ème REG le 21 janvier 2008, après avoir réussi avec brio la sélection pour intégrer le Groupe Commando Montagne (GCM) de cette unité. Âgé de 27 ans, le sergent Zingarelli était célibataire.

Les honneurs militaires et funèbres seront rendus à ces deux sous-officiers le 3 janvier, à Saint-Christol, en présence du chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Ract-Madoux, et du ministre de la Défense, Gérard Longuet, qui présidera la cérémonie.

Source : Zone Militaire

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mardi 27 décembre 2011

Justice : L'assassinat barbare de Jérémy Censier toujours impuni. Révolte du père...

Joël Censier, dont le fils a été tué en 2009, veut un engagement des politiques.

En août 2009, Jérémy Censier était sauvagement tué par un groupe d'une dizaine d'agresseurs. Mais ils avaient été libérés les uns après les autres. Le seul qui avait été poursuivi pour "violences volontaires ayant entraîné une interruption de travail supérieurs à huit jours" (!)  a été relâché après un vice de procédure.

Une situation intolérable que dénonce Joël Censier, le père de la victime. Il veut faire signer un Pacte pour la justice aux candidats à la présidentielle 2012.

Des "dysfonctionnements de la justice"

Cet ancien policier veut lutter contre ce qu'il appelle les "dysfonctionnements de la justice". Dans une vidéo postée sur Internet, il explique sa démarche : il a rejoint l'Institut pour la justice, "qui oeuvre pour réformer la justice française", dit-il. L'Institut a élaboré un Pacte pour la justice qui sera présenté aux candidats à la présidentielle "pour demander des réformes urgentes du système judiciaire".

"Je suis la sonnette d'alarme sur (...) le côté inopérant de l'institution judiciaire", explique Joël Censier sur Europe 1. "Ce n'est pas une question politique. C'est un combat que je mène avec comme intention d'arraisonner les politiques, "de quelque couleur politique qu'ils soient, pour les sensibiliser sur l'importance qu'un certain nombre de lois soient mises en application dans les plus brefs délais", poursuit-il.

C'est le combat de toutes les familles victimes de crimes...

Source : Europe1.fr

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lundi 26 décembre 2011

Légion d'Honneur : Le commandant Hélie de Saint Marc prochainement promu ?

Le commandant Hélie de Saint-Marc va être, selon nos informations, élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d'Honneur, la plus haute distinction que la République peut conférer.

Hélie de Saint-Marc, 89 ans, est une personnalité bien connue et très respectée pour son humanisme, bien au-delà du monde militaire : résistant, déporté, officier de la Légion étrangère, il participe au putsch des généraux, en 1961.

Arrêté, il reste cinq ans en prison, avant d'être gracié. Il est l'auteur de nombreux livres, dont ses Mémoires, "les Champs de braise",  ont connu un grand succès. 

Il incarne, mieux que quiconque, le destin tragique de toute une génération de militaires, que retrace le récent Prix Goncourt 2011 attribué à Alexis Jenni pour "L'Art français de la guerre", Éditions Gallimard

Source : Dominique Merchet

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samedi 24 décembre 2011

Un beau cadeau de Noël 2011 pour les réservistes opérationnels !

A la suite des multiples démarches effectuées par la délégation de la FNCV conduite par son président fédéral Alain Clerc, auprès des autorités du Ministère de la Défense, nous vous avons informés, le 15 décembre dernier, que par courrier en date du 12 décembre 2011, le Cabinet du ministre de la Défense avait notifié officiellement au président Alain Clerc, le succès de notre action en ce qui concerne les réservistes opérationnels, et ce, dans les termes suivants :
 

" ...Quant à l'extension de cette décoration aux réservistes opérationnels, je vous informe que le décret modifiant en ce sens celui du 9 mai 2007, a été signé du ministre de la Défense et des anciens combattants et qu'il devrait être publié prochainement au journal officiel.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma considération distinguée.
L'Administratrice civile, chef du bureau des décorations, Florence Combe"

Mais encore fallait-il attendre la publication du texte au J.O. et en étudier la portée pratique. C'est aujourd'hui chose faite, et c'est un plein succès: les réservistes volontaires opérationnels accédent désormais aux mêmes droits que les appelés ayant combattu volontairement.
 
Voici le texte officiel du décret :

Décret n° 2011-1933 du 22 décembre 2011 modifiant le décret n° 2007-741 du 9 mai 2007 fixant les conditions d'attribution de la croix du combattant volontaire avec barrette « missions extérieures » paru au JORF n°0298 du 24 décembre 2011

Publics concernés : personnes ayant souscrit un contrat dans la réserve opérationnelle.
Objet : extension de la croix du combattant volontaire avec barrette « missions extérieures » aux membres de la réserve opérationnelle.

Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Notice : la croix du combattant volontaire récompense les personnes qui ont souscrit un engagement au cours d'un conflit ou à l'occasion d'une opération extérieure alors qu'en raison de leur âge ou de leur situation personnelle elles n'étaient pas astreintes à y participer.

La croix du combattant volontaire avec barrette « missions extérieures » récompense les appelés du contingent qui se sont portés volontaires pour participer, au sein d'une unité combattante, à une opération extérieure.
Le présent décret étend, dans les mêmes conditions, cette décoration aux réservistes opérationnels.

Références : le texte modifié par le présent décret peut être consulté, dans sa rédaction issue de cette modification, sur le site Légifrance.

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Le Premier ministre, sur le rapport du ministre de la défense et des anciens combattants,
Vu le code de la défense, notamment son article L. 4211-1 ;
Vu le décret n° 2007-741 du 9 mai 2007 fixant les conditions d'attribution de la croix du combattant volontaire avec barrette « missions extérieures », décrète :

Article 1
A l'article 1er du décret du 9 mai 2007 susvisé, après les mots : « les appelés » sont insérés les mots : « et les réservistes opérationnels ».

Article 2
Le ministre de la défense et des anciens combattants est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 22 décembre 2011. François Fillon - Par le Premier ministre :  Le ministre de la défense et des anciens combattants,Gérard Longuet.

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NDLR FNCV :  La FNCV (Fédération nationale des combattants volontaires),9 rue de Mazagran, 75010 Paris) remercie Monsieur Gérard Longuet, ministre de la Défense, Monsieur Marc Laffineur, secrétaire d’Etat, Monsieur Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, la Fédération nationale André Maginot et les nombreux parlementaires et responsables qui se sont associés à son action et ont ainsi favorisé la parution au journal officiel  du 24 décembre 2011 du décret n° 2011-1933 du 22 décembre, qui rend les  réservistes opérationnels, sous certaines conditions, éligibles à l’obtention de la Croix du combattant volontaire avec barrette «missions extérieures»
 
La FNCV, avec l’aide de ses amis, poursuivra son action en 2012  pour que les décrets de 1981 et 1988 qui attribuaient cette décoration prestigieuse aux engagés de la Seconde guerre mondiale, d’Indochine, de Corée et d’Afrique du Nord,  puissent être étendus aux actuels engagés volontaires venant directement de la société civile qui, à l’issue d’un unique contrat non renouvelé, y retournent et remplissent les habituelles conditions cumulatives.  

Alain Clerc, président.

NB : Le secrétariat général de la FNCV se tient à la disposition de tous les combattants volontaires, quel que soir leur statut, pour leur apporter les compléments d'information dont ils auraient besoin pour la constitution de leurs dossiers.      

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vendredi 23 décembre 2011

Mort pour la France en Afghanistan : Le capitaine Levrel donne son nom à une place de Steinbach

Au Capitaine Camille Levrel, mort pour la France en Afghanistan

« Vous méritez l’estime et la reconnaissance de tout le pays »

21 décembre 2011 - Bien que déployé dans le district de Surobi, le Battle Group « Quinze-Deux », principalement armé par le 152ème Régiment d’Infanterie (RI) de Colmar, a aussi effectué des opérations dans le secteur de Tagab, situé dans la province de Kapisa.

Et si la Surobi est plutôt calme, ce n’est pas le cas de la région de Tagab. « A chaque opération on accrochait. Là, c’est un peu Stalingrad à Guadalcanal » a confié le chef de corps du 152ème RI, le colonel Jeand’heur, au quotidien L’Alsace, à son sujet. « On est obligé d’être sur le qui-vive sans arrêt. On n’est jamais à l’abri. Il existe une part de risque réel » a-t-il expliqué.

C’est au cours d’une mission d’appui menée au profit de l’armée nationale afghane dans le sud de la Kapisa, le 14 août 2011, que le lieutenant Camille Levrel a été mortellement touché par un tir insurgé. Et un hommage particulier lui a été rendu par la municipalité alsacienne de Steinbach.

En effet, le maire, Marc Roger, a donné à une place de son village le nom de cet officier sorti du rang et promu capitaine à titre posthume, en dévoilant, le 20 décembre 2011, une plaque au cours d’une cérémonie rassemblant la 1ère compagnie du 152ème RI avec laquelle la commune de Steinbach est jumelée depuis 1995.

« Vous méritez l’estime et la reconnaissance de tout le pays » a déclaré le maire de Steinbach, à l’adresse des Diables Rouges.

Par ailleurs, la mère du capitaine Levrel est revenue sur la mort de son fils dans les colonnes du quotidien « Les dernières nouvelles d’Alsace »,le 8 décembre dernier. Interrogée sur le sens du sacrifice de cet officier, elle a répondu qu’il « n’y a pas de mort pour rien dès l’instant que l’on donne sa vie pour les autres ».

Et d’ajouter : « Même si l’on pense que la trêve avant une possible nouvelle guerre civile se terminera dans deux ans, depuis 2001, il y a eu beaucoup d’améliorations : constructions de routes, d’hôpitaux, d’écoles ; certains villages, débarrassés des talibans, ont retrouvé la paix.

Même si dans deux ans, on prédit le chaos, ces gens là auront vécu un épisode de paix et de tranquillité et Camille aura contribué à cet effort pour soulager les populations. Sa mort n’a pas été inutile tout comme celles des autres soldats. »

Source : Zone Militaire

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vendredi 16 décembre 2011

La dernière cartouche du colonel Robert Jambon... Pour sauver les Hmongs !

Le 27 octobre 2011, le colonel des Troupes de Marine Robert Jambon s’est tiré une balle dans la tête au pied du monuments aux morts d’Indochine érigé à Dinan. Ce n’est que plusieurs semaines plus tard que l’on appris les raisons de ce geste, qui, selon la lettre qu’il a laissée, n’est pas un suicide, mais un « acte de guerre ».

Ce fut son dernier acte de guerre, sa dernière cartouche...

Cet ancien de la guerre d’Indochine, alors âgé de 86 ans, a voulu, par cet acte, dénoncer le sort de la minorité Hmongs, avec laquelle il combattit et qui est actuellement durement réprimée par le Laos communiste, qui ne leur a jamais pardonné de s’être rangée aux côtés des Français, puis des Américains lors de la guerre du Vietnam.

En tirant sa « dernière cartouche », le colonel Robert Jambon, promu au grade de commandeur de la Légion d’Honneur le 5 mai 2011, a ainsi voulu exprimer « sa part de honte » devant « la lâche indifférence de nos responsables face au terrible malheur qui frappe nos amis » Hmongs.

En 2010, cet ancien officier avait été choqué par la décision de la Thaïlande consistant à renvoyer au Laos 4.200 Hmongs qui avaient fui les persécutions du régime laotien et surtout indigné par la relative indifférence de la France et des Etats-Unis.

« A part deux ou trois brefs communiqués, que personne n’a repris mais qui pourront, plus tard, servir d’alibi, et ce sont toutes les ‘belles consciences brevetées’ qui sont restées muettes, enveloppant dans un linceul de silence les 4.200 Hmongs partis pour leur dernier voyage » a-t-il écrit dans sa lettre expliquant son geste.

          Hommes sans honneur, je vous crache mon mépris à la gueule !

Un exemple de cette ingratitude parmi d’autres envers cette minorité : au début de cette année, le Pentagone a refusé de rendre les honneurs militaires lors des obsèques du général Van Pao, qui prit la tête d’une armée secrète Hmong, levée pour les besoins de la CIA….

« Quant à vous, les gouvernants sans honneur, vous, les grands ‘médias’ sans courage et vous, les ‘collabos’ sans vergogne, je vous crache mon sang et mon mépris à la gueule! » a encore écrit cet ancien colonel, pour qui les mots « honneur » et « fidélité » avaient encore un sens.

Source : Zone Militaire

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jeudi 15 décembre 2011

CCV avec agrafe Missions Extérieures et OPEX, Du nouveau !

=Communiqué de la FNCV=

La Croix du Combattant Volontaire pour les OPEX

Nous vous avons rendu compte régulièrement au cours des précédents mois, des multiples démarches effectuées par une délégation de la FNCV conduite par son président fédéral Alain Clerc, auprès des autorités du Ministère de la Défense.

Monsieur Laffineur, secrétaire d'Etat à la Défense,  un conseiller de Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la République, la commission de la Défense nationale, le rapporteur du budget et d'autres autorités ont bien voulu nous recevoir et se sont montrés très attentifs aux arguments que nous leur avons exposés, visant à faire étendre l'attribution de la croix du combattant volontaire (CCV) aux réservistes opérationnels volontaires et aux engagés volontaires à contrat court, qui ont accepté de servir en unités combattantes, au titre des Missions Extérieures et Opérations Extérieures. Notre action a été efficacement relayée par les responsables des sections de la FNCV, qui ont su sensibiliser un certain nombre d'élus dans leurs circonscriptions respectives.

Tous ont bien voulu admettre que cette reconnaissance du droit à la CCV de nos camarades de la quatrième génération du feu permet d'assurer l'égalité de traitement avec ceux qui les ont précédé, et aussi avec les appelés combattants volontaires des Missions Extérieures et OPEX qui ont déja été rendus éligibles à cette décoration, grâce à la décision prise par Madame Michèle Alliot-Marie en mai 2007.

Nos efforts n'ont pas été vains, et une nouvelle décision favorable va être rendue. En effet, par courrier en date du 12 décembre 2011, le Cabinet du ministre de la Défense a informé officiellement le président Alain Clerc, du succès de notre action en ce qui concerne les réservistes opérationnels, et ce, dans les termes suivants :
 

" ...Quant à l'extension de cette décoration aux réservistes opérationnels, je vous informe que le décret modifiant en ce sens celui du 9 mai 2007,
a été signé du ministre de la défense et des anciens combattants et qu'il devrait être publié prochainement au journal officiel.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma considération distinguée.
L'Administratrice civile - Chef du bureau des décorations - Florence Combe"


Bien entendu, avant de nous réjouir sans risque de déconvenue, il nous faut attendre la publication du texte au J.O. et en étudier la portée pratique.
Mais d'ores et déjà, nous tenons à remercier tous ceux qui nous ont apporté leur concours et leur soutien dans notre requête. Nous tenons également à dire à nos camarades engagés volontaires à contrat court qui ont combattu en Missions et Opérations Extérieures, que nous ne les oublions pas.

Notre soutien leur demeure acquis, et les démarches relatives à l'attribution de la CCV à leur bénéfice seront inlassablement poursuivies par la FNCV. D'ores et déjà, nous avons appris que ce nouveau dossier devrait être mis à l'étude en haut lieu, après aboutissement de celui des réservistes.

Source : Le comité directeur de la FNCV


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mardi 13 décembre 2011

Liban : Soldats français de la FINUL blessés dans un attentat par IED

Une patrouille française de la FINUL au Liban cible d'un IED - 6 militaires blessés

Cinq militaires français appartenant à la Force intérimaire des Nations unies (FINUL) et un civil ont été blessés, ce 9 décembre, lors d’une attaque ayant visé leur patrouille dans la région de Bourj Chemali, au sud de la ville côtière de Tyr, au Liban-Sud. A priori, un engin explosif improvisé (IED) a été déclenché lors du passage de leur véhicule.

Deux soldats français ont été admis dans un hôpital pendant que les trois autres – une femme et deux hommes – ont été soignés sur place. L’explosion a été relativement puissante étant donné qu’elle a creusé un cratère d’un mètre de profondeur.

Cette attaque est la troisième ayant visé la FINUL cette année. En mai dernier, des militaires italiens avaient été blessés par l’explosion d’un engin explosif improvisé. Elle fait également suite à celle qui avait également visé un convoi français de la Finul le 26 juillet dernier, et au cours de laquelle, 6 militaires appartenant au 515ème Régiment du Train et au 1er Régiment de Chasseurs furent touchés. Trois d’entre eux avaient été transportés à l’hôpital civil de Saïda.

Suite à cet attentat, le président Sarkozy avait menacé de revoir la participation française à la Finul dans un courrier adressé à Michel Sleiman, son homologue libanais. « L’attaque du 26 juillet 2011, si elle devait se renouveler, ne pourrait que poser la question de la justification pour la France de maintenir ses soldats face à des risques qui ne seraient pas traités comme ils devraient l’être par le pays d’accueil. Il est en conséquence essentiel que des actions rapides de sécurisation soient prises, notamment sur l’axe de communication nord-sud » avait-il écrit.

En novembre 2011, des menaces sur la FINUL avaient été évoquées par des sources diplomatiques occidentales. Des mouvements d’extrémistes palestiniens, chargés de surveiller les mouvements des casques bleus autour du camp de Rachidiyeh, avaient également été rapportés par l’agence al-Markaziya.

Reste à déterminer les commanditaires de ces attaques. Il n’est pas exclu que des éléments du Hezbollah, soient impliqués, en raison de la position de la France à l’égard du régime syrien de Bachar el-Assad, soutenu par la milice chiite libanaise.

Environ 1.300 militaires français sont actuellement déployés au Liban, dans le cadre la résolution 1701 des Nations Unies, adoptée après le conflit ayant opposé Israël au Hezbollah. Plus de 350 d’entre eux sont affectés dans les états-majors de la FINUL et environ 850 arment la Force Commander Reserce (FCR), commandée depuis octobre par le colonel Cédric du Gardin, chef de corps du 1er Régiment de Tirailleurs d’Epinal.

Au cours de son audition par la commission Défense de l’Assemblée nationale, le chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Edouard Guillaud, avait estimé que l’engagement des militaires français au Liban était « le plus difficile ».

« La FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban, ndlr) regroupe au sud Liban 12.000 hommes dans un espace réduit et dont la liberté d’action est difficile à garantir. La composition du gouvernement libanais et la présence du Hezbollah au Sud Liban ne facilitent pas le maintien de cette liberté d’action de la force. Il arrive aujourd’hui qu’un maire décide que l’on ne peut plus traverser son village. Nos soldats (…) sont régulièrement menacés d’humiliation » avait-il affirmé l’amiral Guillaud. 

Source : Zone Militaire

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lundi 12 décembre 2011

Le premier EDA-R de la Marine nationale réceptionné à Toulon

Livraison du premier EDA-R, Engin de Débarquement Amphibie Rapide, à Toulon

La Direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné, le 24 novembre 2011 à Toulon, le premier engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R), qui quintuple la capacité de débarquement offerte par les chalands actuellement en service.

Les EDA-R seront utilisés par les bâtiments de projection et de commandement (BPC) de la marine. Notifié en juin 2009 dans le cadre du plan de relance de l’économie, le marché comprend l’acquisition de 4 EDA-R en tranche ferme et leur maintien en condition opérationnelle jusqu’à la mi-2015. Les trois autres engins seront livrés d’ici la mi-2012.

Basé sur un concept unique au monde (L-CAT - Landing CATamaran-) breveté par la société de Constructions industrielles de la méditerranée (CNIM), l’EDAR est un catamaran rapide en mode transit, qui se transforme en navire à fond plat pour plager et enradier, grâce à une plate-forme élévatrice centrale.

Chaque BPC peut emporter deux EDA-R dans son radier. Conçus pour effectuer le débarquement de troupes et de véhicules militaires à partir d’un bâtiment amphibie positionné au-delà de l’horizon (30 nautiques/55 km), les EDA-R pourront être utilisés  pour des opérations humanitaires dans des zones dépourvues d’infrastructures portuaires. Long de 30 mètres et large de 12, l’EDA-R a une capacité d’emport de 80 tonnes avec une vitesse de 18 noeuds à pleine charge et de 30 noeuds à vide. Ses portes à l’avant et à l’arrière simplifient les opérations de chargement et de déchargement des véhicules.

Le chantier naval SOCARENAM, sous-traitant du maître d’œuvre CNIM, fabrique la coque dans son site de Saint-Malo et finalise le navire à Boulogne-sur-Mer. La charge de travail générée par la réalisation des 4 engins est d’environ 400 000 heures et représente plus d’une centaine d’emplois directs pendant 3 ans. Aux côtés de CNIM et de SOCARENAM, de nombreuses entreprises et PME françaises sont impliquées dans la réalisation des EDA-R.

Source : DICOD

NDLR FNCV : Cet engin est unique au monde !

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dimanche 11 décembre 2011

Sécurité routière : Deux gendarmes du Var blessés par des chauffeurs routiers roumains

Deux gendarmes de l’escadron départemental de sécurité routière (EDSR) du Var, ont violemment été agressés à coups de barres de fer, au cours de la nuit du 6 au 7 décembre 2011, près de Fréjus, alors qu’ils venaient de surprendre trois chauffeurs routiers roumains en train de siphonner de l’essence à l’aide d’une pompe électrique dans les réservoirs de véhicules en stationnement sur aire de l’A8.

Tout a commencé vers 3 heures du matin. Déjà alertés par des vols d’essence dans le secteur, les gendarmes, qui y avaient établi une surveillance, voient arriver deux camions immatriculés en Roumanie. Les trois hommes qui en sortent commencent alors à faire le tour des véhicules en stationnement et lorsqu’ils commencent à vider un premier réservoir, les militaires prennent le parti d’intervenir.

Seulement, l’interpellation des trois suspects va être plutôt mouvementée. L’un d’eux n’a en effet pas hésité à se saisir et à faire usage d’une barre de fer pour blesser sérieusement deux gendarmes.

Mais l’affaire n’en est pas restée là puisque les suspects ont fini par s’échapper avec leurs camions, un gendarme étant allé jusqu’à s’agripper sur le marche-pied d’un des deux semi-remorques pour mettre en joue le chauffeur. Peine perdue, ce dernier a volontairement raclé son véhicule contre les barrières de sécurité pour faire lâcher prise au militaire, qui n’a eu que le choix de sauter pour éviter de se faire écraser.

Finalement, et après l’appel à des renforts, le premier camion a été intercepté à l'issue d'une course-poursuite d’une dizaine de kilomètres, entre Le Luc et Brignoles. Le second a été repéré alors qu’il allait faire le plein à une station service de Brignoles. Les trois routiers, âgés de 30 à 40 ans, ont ainsi été interpellés et placés en garde à vue.

Quant aux deux gendarmes blessés, le premier souffre d’un traumatisme crânien avec une plaie profonde tandis que le second présente un arrachement osseux à une main. Une interruption totale de travail de 10 jours leur a été prescrite.

Par ailleurs, plus tôt dans la semaine, un autre gendarme, appartenant au PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) de Gray (Haute-Saône), a également été blessé à une jambe, après avoir été renversé par un véhicule volé dans les Vosges. Les occupants de la voiture ont finalement été arrêtés quelques heures plus tard, grâce à un dispositif ayant mobilisé une trentaine de militaires et un hélicoptère habituellement basé à Dijon.

A noter que quelques heures plus tard, un incident quasi identique s’est produit à Couffouleux, dans le Tarn. Là, c’est un motard de brigade motorisée de Saint-Juéry a volontairement été percuté par le conducteur d’une Audi, avec trois autres personnes à bord. Les fuyards ont pu être arrêtés 25 minutes après la mise en place du plan Epervier. Le militaire renversé, un maréchal des logis-chef, a légèrement été blessé à une jambe.

Source : Zone Militaire

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samedi 10 décembre 2011

Brûler le Coran et pisser dessus : Provocation ou discrimination raciste ?

Le président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) du Bas-Rhin a dénoncé un jugement "lamentable".

Il brûle le Coran et urine dessus pour l'éteindre. Relaxe confirmée en appel

En mai 2011, le tribunal correctionnel de Strasbourg avait relaxé un homme de 30 ans poursuivi pour provocation à la discrimination. Au mois d'octobre 2010, cet habitant de Bischheim (Bas-Rhin) avait brûlé et uriné sur le Coran.

"Brûler un livre chez soi, je ne pense pas que ce soit interdit."

Il a comparu en appel fin septembre 2011 à la demande du parquet de Strasbourg. Le ministère public a à nouveau requis 3 mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende.

La Cour d'appel a rendu son jugement mardi 18 octobre 2011 et a confirmé la relaxe, rapporte Le Point. Il encourait jusqu'à un an d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

"Si la mise en scène décrite (...) revêt un caractère volontairement outrancier et délibérément provocateur (...) il n'en demeure pas moins que les éléments de la procédure ne permettent pas de démontrer avec certitude que l'intention (du prévenu) était de susciter un sentiment d'hostilité ou de rejet de nature à provoquer la discrimination, la haine ou la violence à l'égard des musulmans", a écrit la Cour d'appel dans son arrêt. L'avocat du prévenu a salué une décision "sans surprise" selon Le Point.

Après avoir fait un avion à l'aide de pages du Coran, ce gérant salarié d'une entreprise informatique l'avait projeté sur des verres représentant les tours du World Trade Center. Il avait ensuite brûlé le livre, puis uriné dessus pour éteindre le feu, "pour rire" dit-il.

Il avait ensuite diffusé son geste sur Internet dans une "émission" diffusée par webcam, raconte RTL. "Je faisais des émissions où je me moquais de tout (...). Brûler un livre chez soi, je ne pense pas que ce soit interdit", avait-il dit.

"On a le droit de critiquer les religions, que ce soit drôle ou pas."

Son avocat avait lui plaidé la relaxe, déclarant que son client avait stigmatisé les intégristes musulmans et non pas les musulmans dans leur ensemble. "Depuis 1789 le blasphème n'existe plus. (...) On a le droit de critiquer les religions, que ce soit drôle ou pas, ce n'est pas une provocation à la discrimination", avait-il souligné.

"Nous sommes dans un pays qui interdit ce genre de fait. Il faut dire qu'on a dépassé la limite de l'admissible", avait répondu l'avocat de la Grande Mosquée de Strasbourg, partie civile aux côtés de la Licra. "Aux Etats-Unis on peut le faire, car la liberté d'expression est un absolu. En France non, la liberté d'expression est enserrée dans des règles", avait-il ajouté.

Des "actes terroristes auxquels la communauté musulmane ne peut être assimilée"

Le prévenu avait expliqué avoir agi en réponse à un défi lancé par un internaute, après que le pasteur américain Terry Jones eut menacé de brûler un exemplaire du Coran. Une menace mise à exécution.

"Il incite à la haine à l'égard des musulmans, car tout le monde sait que le World Trade Center a été attaqué par des extrémistes musulmans (...). Et en urinant sur le Coran (...), c'est une incitation à la haine des musulmans contre les non-musulmans", avait estimé le parquet.

"La vidéo n'excède pas les limites de la liberté d'expression", avait considéré le tribunal correctionnel, précisant que le prévenu avait stigmatisé des "actes terroristes auxquels la communauté musulmane ne peut être assimilée".  

Source : LePost.fr / rtl.fr

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jeudi 8 décembre 2011

Défense : Une base militaire française de premier ordre aux Emirats arabes unis

Projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement des Émirats arabes unis relatif à la coopération en matière de défense

L'ouverture officielle de «l'implantation militaire française aux Émirats arabes unis » (IMFEAU), nom officiel de la base d'Abou Dabi, le 26 mai 2009, a été considérée comme l'illustration d'un « partenariat d'exception ». Il est vrai qu'il s'agit de la première création d'une implantation militaire pérenne à l'étranger, réalisée à la demande du pays hôte, depuis plus de 50 ans.

Parallèlement aux bases de la Réunion, dans l'océan Indien, et de Djibouti, sur la mer Rouge, cette nouvelle base révèle les priorités stratégiques de la France, comme l'avait souligné le récent Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale à l'été 2008.

Elle tend à renforcer la présence française de manière permanente, dans une aire instable qui dépasse largement la zone du Golfe et s'étend à un « arc de crise » de l'Atlantique à l'océan Indien. Cette nouvelle implantation est souhaitée depuis plusieurs années par les Emiriens en demandant à la France de participer à la stabilisation de la zone.

Elle assure une place de soutien stratégique face tant aux menaces géopolitiques traditionnelles qu'aux nouvelles menaces telles que la montée en puissance de la piraterie au large du Yémen et de la Somalie.

Comme l'avaient montré MM. André Dulait et Michel Boutant, lors d'une mission effectuée, du 15 au 22 juin 2009, auprès des forces françaises stationnées à Djibouti et à Abou Dhabi, la base IMFEAU joue un rôle essentiel dans l'opération de l'Union européenne « Atalanta » de lutte contre la piraterie dans le Golfe d'Aden(*).

L'implantation militaire française aux Émirats arabes unis » et celle de Djibouti sont complémentaires. Chacune est sous l'autorité d'un Commandement dont le champ d'action militaire et stratégique est fort différent. L'amiral commandant la zone maritime de l'océan Indien a la faculté de monter un état-major embarqué et commande en océan Indien, le commandement des Forces Françaises stationnées à Djibouti est quant à lui responsable du soutien de l'organisation africaine régionale de sécurité Est.

La base aux Émirats arabes unis constitue une étape importante dans la coopération internationale pour combattre non seulement la piraterie mais aussi protéger les routes du pétrole.

L'« accord de présence » prévoit une base interarmées avec un effectif de 400 à 500 militaires.

L'amiral commandant la zone maritime de l'océan Indien (ALINDIEN) ainsi que la base sont implantés, depuis le 21 octobre 2010, à Abou Dabi.

Il remplit des missions qui revêtent plusieurs aspects : contribution à la stabilisation et au maintien de la paix dans la zone ; participation à la sécurité des espaces maritimes ; conduite d'opérations militaires à dominante aéromaritime ; protection des ressortissants français ; promotion de la politique de défense de la France et animation des relations militaires bilatérales avec les différents pays de sa zone. Celle-ci s'étend sur l'ensemble de l'océan Indien, y compris la mer Rouge, le golfe persique et la mer de Chine méridionale.

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L'installation d'ALINDIEN à Abou Dabi permet d'assurer une synergie avec les moyens de l'implantation militaire française aux Émirats arabes unis (IMFEAU).

ALINDIEN continue d'exercer le commandement de la zone maritime depuis la terre où il est doté des capacités de transmissions nécessaires. La capacité de projection de l'état-major demeure, ALINDIEN et son état-major (35 personnes) pouvant être embarqués sur tout bâtiment offrant la capacité de commandement d'une opération. De la même manière, l'amiral et des éléments de son état-major peuvent embarquer ponctuellement à bord des bâtiments présents en océan Indien afin de valoriser des actions de relations militaires internationales dans les pays de la zone.

La base permanente comprend trois composantes. La première, qui est aussi la plus importante, est la composante navale. Déjà, le site de Fudjeirah, sur la bordure orientale ouverte sur le Golfe d'Oman, sert d'escale aux sous-marins nucléaires d'attaque.

Cette composante rassemble deux tiers des effectifs de la base, notamment dans le port de Mina Zayed, au Nord-Est de l'Ile d'Abou Dabi, qui accueille déjà une trentaine d'escales par an dont le porte-avions Charles-de-Gaulle, le navire école Jeanne d'Arc ou des dragueurs de mines. Un quai de 300 mètres de long, en cours d'aménagement, permet ainsi à des navires de guerre de fort tonnage d'accoster.

Cette partie de la base française assure le soutien des navires de la marine nationale en mission dans le Golfe et l'océan Indien.

La deuxième est la composante terrestre. Un centre d'entraînement au combat en zone urbaine et en milieu désertique est créé dans l'enceinte de la Zayed military city aux portes d'Abou Dabi, susceptible de devenir un centre de formation régional et employant une trentaine de militaires français.

La troisième est la composante aérienne qui est installée sur la base d'entraînement d'Al-Dhafra, déjà base logistique de l'armée américaine.

Celle-ci accueille, depuis octobre 2008, trois avions de combat Mirage 2000-5 aux côtés d'avions américains et britanniques. Elle devrait aussi recevoir, en permanence, les deux avions ravitailleurs KC-135 provenant de la base de Manas au Kirghizstan, ainsi que trois autres avions de combat comme les avions Rafale dont une flotte de 60 exemplaires pourrait être achetée par la Fédération.

Au total, la base française comprend aujourd'hui 620 militaires issus de toutes les composantes de l'armée :

  • un état-major interarmées d'une cinquantaine de militaires ainsi que des services de soutien commun et spécialisés (110 militaires) ;
  • la base aérienne 104 qui comprend 140 militaires avec un escadron de chasse de six Rafale, qui ont succédé aux trois Mirage 2000-5 ;
  • une base navale et de soutien à Abou Dabi comprenant 40 militaires et capable d'accueillir les bâtiments de la flotte et notamment le groupe aéronaval ;
  • un groupement tactique interarmes de l'armée de terre (330 militaires aujourd'hui, 260 à l'horizon 2014), qui utilise les facilités du camp d'entraînement de Zayed Military City.

L'ensemble atteindra sa pleine capacité à la fin de l'année 2011, son effectif devant être stabilisé à 615 militaires à l'horizon 2014.

Cette nouvelle base interarmées doit servir aussi à accueillir l'ensemble des moyens militaires que la France déploie régulièrement dans le cadre d'exercices interarmées menés en coopération avec les armées des pays du Golfe.

Si, d'un côté, cette nouvelle base française est interprétée comme une volonté des Emirats de moins dépendre de la présence américaine, dont le coeur se situe au Bahreïn et au Qatar, de l'autre, elle est perçue comme une évolution majeure de la stratégie française visant à participer, aux côtés des Etats-Unis, à la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux.

Pour la première fois depuis 50 ans, la France crée une implantation stratégique dans une aire hautement sensible, placée traditionnellement sous influence anglo-saxonne. Cette création constitue bel et bien un tournant de la politique française dans cette partie du monde. Elle apparaît comme un signe fort d'un nouvel engagement français au profit des Emirats arabes unis et comme une révolution autant géostratégique que culturelle pour l'armée française qui renforce ses positions dans le Golfe.

Sur le plan financier, l'accord intergouvernemental conclu en janvier 2008 avait prévu que les Émirats arabes unis financent la réalisation des infrastructures destinées à l'implantation militaire française dans le pays : base navale et de soutien, secteur français sur la base aérienne d'Al Dhafra, ensemble d'entraînement pour le groupement de forces terrestres. La France a simplement participé aux frais d'équipement de ces infrastructures (achats d'équipements particuliers, installations) pour un montant de 25 millions d'euros.

Le coût annuel de la base sera de l'ordre de 75 millions à l'horizon 2014, contre une cinquantaine en 2010, quand la base ne comptait que 250 militaires. Il comprenait ainsi des coûts de fonctionnement de 21 millions d'euros par an et des coûts en personnel de 29 millions d'euros par an. L'ensemble du financement du dispositif relève du programme budgétaire 178 « Préparation et emploi des forces de la mission Défense », sans que le programme 212 « Soutien de la politique de défense » ne soit mis à contribution, dans la mesure où les infrastructures sont réalisées par nos partenaires émiriens.

Source : Commission des affaires étrangères et de la défense

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mardi 6 décembre 2011

Sécurité nucléaire : Les centrales EDF, sûres et bien gardées ?

Nos centrales nucléaires sont-elles sûres ?

Faut-il placer les centrales nucléaires EDF sous surveillance militaire ?

Des militants de Greenpeace sont parvenus à s’infiltrer dans plusieurs centrales nucléaires. Ils voulaient prouver que les centrales françaises « ne sont pas sûres ».

En plein débat sur le nucléaire, Greepeace frappe fort ! L’organisation écologiste, coutumière des « opérations commandos » sur la planète, indiquait hier matin dans un communiqué que ses militants étaient cachés dans plusieurs centrales, sans les nommer, et qu’ils parvenaient « à se déplacer sur ces sites sans être repérés par les forces de sécurité et les systèmes de surveillance ».
EDF a démenti un peu plus tard ces affirmations, assurant que la centrale de Nogent-sur-Seine était la seule où il y avait eu « trace d’intrusion ». Info ou intox ? Greenpeace maintenait lundi avoir des militants « présents » mais « pas repérés » sur un autre site nucléaire que celui de Nogent-sur-Seine.
Interrogé sur France Info, le ministre de l’Industrie, Eric Besson, a avoué sa surprise et évoqué de possibles « dysfonctionnements ». Le ministère de l’Intérieur, Claude Guéant, a, pour sa part, ordonné une fouille « approfondie » de toutes les centrales et installations nucléaires du pays. Interpellé sur le sujet lors d’une conférence de presse sur la crise au côté d’Angela Merkel, Nicolas Sarkozy a qualifié l’action des militants « d’assez irresponsable ».

EDF et le directeur du site de Nogent-sur-Seine ont minimisé l’importance de l’intrusion, déclarant que l’équipe de Greenpeace avait été « immédiatement détectée par le dispositif de sécurité » et que l’intrusion n’avait eu aucune conséquence sur la sécurité des installations. « Ils ont été repérés par les alarmes dès qu’ils ont cisaillé le premier grillage… Tout s’est passé conformément aux procédures […]. Les militants sont toujours restés en dehors de la partie industrielle de l’installation. Ils sont restés à l’extérieur des bâtiments », a martelé le directeur du site, Hervé Maillart. « La réaction a été proportionnée au degré de danger. On avait repéré que c’était des militants de Greenpeace pacifistes », a-t-il ajouté, soulignant que toutes les interpellations s’étaient faites « dans le calme ».
Quatre centrales visées

La gendarmerie nationale a fait état lundi matin de tentatives d’intrusion dans les sites nucléaires du Blayais (Gironde), de Chinon (Indre-et-Loire), ainsi qu’au centre de recherches nucléaires du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Cadarache (Bouches-du-Rhône). Par ailleurs, un homme a été arrêté dans la nuit de dimanche à lundi près de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche) avec une corde et une banderole. A Chinon et au Blayais, EDF a annoncé que des banderoles avaient été déployées et « immédiatement retirées », sans préciser si c’était à l’intérieur ou à l’extérieur des sites. A Nogent-sur-Seine, « une partie des militants a réussi à grimper sur le dôme de l’un des réacteurs, où ils ont déployé une banderole : “le nucléaire sûr n’existe pas” », a précisé Axel Renaudin, chargé de communication de Greenpeace.

A la limite on peut dire "merci Greenpeace"... *

« A ce jeu du chat et de la souris entre autorités qui disposent de moyens colossaux et des citoyens non-violents utilisant des méthodes très simples, il n’y a qu’un seul vrai perdant : le citoyen, qui se pensait à l’abri avec les centrales nucléaires présentées comme les plus sûres du monde », a déclaré Sophia Majnoni, chargée de la campagne nucléaire chez Greenpeace. Un argument partagé par plusieurs dirigeants écologistes. « L’intrusion de militants antinucléaire sur des sites leur donne raison en apportant la preuve qu’il n’y a pas de sécurité totale dans les centrales », a estimé le député maire Europe Ecologie-Les Verts (EELV) de Bègles (Gironde), Noël Mamère. « Les fameux stress-tests effectués sur les centrales ne sont que des écrans de fumée puisqu’ils ont exclu tout ce qui relève des intrusions extérieures, du terrorisme et du crash d’un avion », a-t-il ajouté. Cécile Duflot, numéro un d’EELV, a remercié les militants de Greenpeace d’avoir mené un « audit gratuit » sur la sûreté nucléaire en s’introduisant dans la centrale de Nogent-sur-Seine. Ces militants « ont ainsi démontré les défaillances de nos centrales, ouvertes comme des moulins à vent », écrit la secrétaire nationale de EELV dans un communiqué.

Championne du monde de l’atome, la France tire 75 % de son électricité de son parc de 58 réacteurs nucléaires.

Source : Francesoir.fr

Ndlr FNCV : "A la limite on peut dire merci Greenpeace..." propos tenu par Bruno SIDO sénateur UMP, rapporteur du "Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire". Bruno SIDO a aussi évoqué ce que l'on pourrait imaginer, si à la place d'un commando pacifiste d'écologistes, on avait des terroristes [ndlr : islamistes... ?]
Source : Le 22h, journal de la chaîne LCP

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dimanche 4 décembre 2011

Elections de 2012 : Le programme d'Eva Joly enfin dévoilé par Patrick Besson du Point !

Eva Joly, le programme d'Europe Écologie - Les Verts :
Urbanisme, centrale nucléaire, CO2, alimentation végétarienne, vélo pour tous...

Extrait des déclarations de notre future présidente reçues par l'hebdomadaire le Point :

Les bremières técisions que che brentrai le chour de mon élection au poste de brésidente de la République vrançaise sont les suivantes, et che fous temante te bien m'écouter barce que ch'ai horreur de me rébéder:

  • Tesdruction immétiate te doudes les dours te la Téfense et de la borde t'Idalie avin te rédablir à Paris une archidédure à focazion humaine
  • Tes week-ends zans foitures avin que le beuble vranzais malate et indoxiqué redrouve une admosphère zaine et une agdividé phyzique tigne te ze nom
  • Vermédure et dranzvormation tes zendrales nugléaires en lieux de gulde pour doudes les figtimes te malvormazions gonchénidales dues à la bolluzion te nodre admosvère
  • Le balais te l'Elysée zera dranzvormé en zentrum t'aggueil bour les zanzabris et la brézidente, c'est-t-à-tire moi, ira locher dans une bedite mason de pois dans un camping bio te la panlieue barisienne et ze rentra au pureau en félo, ou en cas t'urchenze, par exemple une guerre contre un bays bollueur ou un koup d'Edat hélas touchours brévisible d'une armée invéodée aux marchands t'armes nugléaires, en Mobylèdde élecdrique.
  • Envin, che gréerai un minisdère du Féchétarisme qui vait auchourt'hui dévaut et zans leguel un bays moterne ne zaurait bien ze nourrir.

Que cela zoit pien glair endre nous, Mestames et Mezzieurs les tiscutailleurs xénophopes et bollueurs, et tous les gondestadaires qui medront en afant le garagtére imbromptu te mon arrifée au boufoir : che n'hésiterai pas à mèdre en examen et à égrouer tout intifitu qui sélèfera gondre zes noufelles tisbositions réclemendaires.

Source : Patrick Besson- Le Point

Ndlr : Cet article "humoristique", retranscrit en phonétique, n'a pas manquer de faire immédiatement polémique. Plusieurs hommes et femmes politiques se sont élevés contre cet article un peu limite, comme par exemple, la secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Cécile Duflot a demandé samedi des « excuses publiques » de l’hebdomadaire Le Point et au journaliste Eric Besson, pour ce pamphlet qualifié de xénophobes. Notons que ceci fait suite aux propos germanophobes du socialiste Arnaud Montebourg et de la scandaleuse comparaison Sarkozy-Daladier se rendant auprès de Merkel-Hitler de Jean Marie Le Guen. Début de campagne présidentielle 2012 un peu glauque :(

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vendredi 2 décembre 2011

La pension des anciens combattants revalorisée

Les quelques 1.338.000 titulaires de la carte du combattant verront leur pension annuelle augmenter de 55,40 euros. En effet, cette hausse a été votée, ce 4 novembre 2011, par l’Assemblée nationale.

La Commission de la Défense et des Forces armées s’était prononcée pour que cette augmentation se fasse en deux temps, au 1er avril et au 1er décembre. Seulement, l’amendement déposé en ce sens a été repoussé par les députés, à la demande du gouvernement.

La pension annuelle versée aux anciens combattants passera donc de 609,40 euros à 664,80 euros à compter du 1er juillet prochain. Il y a 4 ans, son montant était de 489 euros. Cette mesure vise à respecter la promesse faite à cette époque par le président Sarkozy, alors qu’il était candidat à la magistrature suprême.

« La solidarité nationale doit continuer à garantir un niveau de ressources adapté aux besoins et à la dignité des anciens combattants. Vous avez droit à une réparation juste et équitable pour les sacrifices incommensurables que nombre d’entre vous ont consentis, parfois jusqu’au sacrifice final » avait-il assuré. « La revalorisation de leurs pensions (ndlr, les anciens combattants) se poursuivra, en intégrant l’évolution du coût de la vie » avait-il ainsi promis.

Par ailleurs, l’opposition a contesté la décision de prendre 14 millions d’euros sur le budget du secrétariat d’Etat aux Anciens combattants, dans le cadre des économies visant à trouver un milliard d’euros supplémentaires d’économies pour 2012. D’après le gouvernement, cette somme correspond à des crédits qui n’avaient pas été dépensés en 2011.

Source : Zone Militaire

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jeudi 1 décembre 2011

Guerre d'Algérie : D'inavouables secrets enfin révélés, silence d'Etat, terrorisme, torture, ...

Les horribles secrets de la Guerre d'Algérie :
Mensonges d’État, FLN, OAS, accords d'Evian, indépendance...

Dans son livre choc, “Un silence d’État” (Soteca-Belin), l’historien Jean-Jacques Jordi dévoile des centaines d’archives interdites d’accès. Cinquante ans après, celles-ci remettent en question la vision à sens unique propagée jusque-là sur la guerre d’Algérie.

C’est un historien réputé, plutôt classé à gauche, qui a eu la lourde tâche de “fouiller” les archives inédites de la guerre d’Al­gérie. Docteur en his­toire, enseignant, no­tamment à l’École des hautes études en sciences sociales, auteur d’une dizaine d’ouvrages et de plusieurs documentaires télévisés consacrés à ce conflit (France 2, France 3, M6), Jean-Jacques Jordi, 56 ans, n’a rien d’un “extrémiste” – d’une cause ou d’une autre. « Mon travail est scientifique, dit-il. Je ne suis ni un juge qui décide “c’est juste ou injuste” ni un religieux qui décrète “c’est bon ou mauvais”. » Raison pour laquelle Re­naud Bachy, président de la Mission in­terministérielle aux rapatriés, l’a ex­ceptionnellement autorisé il y a quatre ans, au nom du gouvernement, à plonger dans ces archives, normalement interdites d’accès pour une période allant de soixante à cent ans.

Centre historique des Archives nationales, Service historique de la Défense, Service central des rapatriés, Archives nationales d’outre-mer, Centre des archives contemporaines, Centre des archives diplomatiques, Comité international de la Croix-Rouge : en tout, ce sont près de 12 000 documents administratifs classés “très secret”, “secret” et “secret confidentiel” que Jean-Jacques Jordi a pu consulter et photographier. Ras­sem­blés (pour partie) dans son livre, Un si­lence d’État, dont Va­leurs ac­tuelles pu­blie des ex­traits en ex­clusivité, le résultat de son en­quête et les documents qu’il porte au­jourd’hui à la connaissance du public sont absolument stupéfiants. Pourtant spécialiste de la question, lui-même le reconnaît  :

« Jamais, confie-t-il, je n’aurais imaginé découvrir de tels faits. »

Depuis près de cinquante ans, l’histoire de la guerre d’Algérie s’écrit en noir et blanc : d’un côté, les “gentils” (le FLN et les partisans de l’indépendance), de l’autre, les “méchants” (les pieds-noirs et les défenseurs de l’Algérie française). Les travaux de Jean-Jacques Jordi remettent totalement en question ce manichéisme mémoriel. Non pour ré­habiliter une violence par rapport à une autre, mais pour rétablir une vérité autrement plus complexe que celle propagée de­puis 1962. « Jusque-là, la thèse officielle était que l’OAS, refusant les accords d’Évian, avait plongé l’Algérie dans la terreur, légitimant la riposte du FLN, rap­pelle l’auteur.

Cela n’est qu’en partie vrai. D’abord parce que le terrorisme FLN a précédé celui de l’OAS, mais aussi parce qu’il a été beaucoup plus meurtrier. Ensuite, sous pré­texte de lutte anti-OAS, le FLN et l’ALN (Armée de libération nationale) se sont essentiellement livrés à des exactions dirigées non contre les activistes, mais de manière aveugle contre l’ensemble de la population – l’instauration de ce climat de terreur ayant pour but avoué de précipiter le départ des Français, y com­pris après le 19 mars (cessez-le-feu) et le 5 juillet (indépendance). »

Documents parfois terribles à l’appui, Jean-Jacques Jordi révèle une “autre” guerre d’Algérie, où les “héros de l’indépendance” – tout du moins une par­tie d’entre eux – livrent la face obscure de leurs méthodes : enlèvements, viols, tortures, actes de barbarie… Jusqu’à ces « quarante Européens séquestrés » jus­qu’à ce que mort s’ensuive pour servir de « donneurs de sang » aux combattants FLN ! Ces faits, démontre l’ouvrage, étaient connus, et même soutenus, par les dirigeants algériens de l’époque. Aussi incroyable que cela puisse paraître, écrit-il, « il n’y eut aucune poursuite judiciaire de la part de la justice algérienne contre ceux qui s’étaient rendus coupables d’exactions ou de meurtres ».

Mais les archives secrètes  n’épargnent pas non plus les autorités françaises et le rôle des “barbouzes” envoyés sur place : oui, des Français ont torturé d’autres Français ; oui, des listes de militants supposés de l’OAS ont été transmises aux insurgés ; oui, des ordres ont été donnés afin de ne pas intervenir, con­damnant à mort des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants… Au-delà de la passivité, une véritable complicité. Comment qualifier autrement l’attitude – révélée par un rap­port – de ces gendarmes mobiles ren­dant à ses bourreaux FLN un ressortissant français « torturé à l’électricité et battu » qui était parvenu à s’enfuir et  à se réfugier dans leur cantonnement ?

« Que la raison d’État – des deux côtés de la Méditerranée – l’ait emporté sur quelques milliers de vie, cela n’est pas propre à la guerre d’Algérie, au moins faut-il le reconnaître », écrit Jean-Jacques Jordi. Pas plus que les événements ne le furent, la repentance ne peut pas, et ne doit pas, être à sens unique. Cinquante ans après, le moment est sans doute venu pour l’Algérie, comme pour la France, de reconnaître ce que fut – aussi – ce conflit : le martyre des pieds-noirs et des harkis.

Nicolas Sarkozy s’y était engagé en 2007 à Toulon lors de sa campagne électorale. Osera-t-il, à l’occasion des cérémonies du cinquantenaire, braver le “politiquement correct”, aujourd’hui clairement désavoué, et tenir sa promesse ?

Source : Arnaud Folch, Valeurs actuelles

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mardi 29 novembre 2011

Crise économique : Le cri d'un papy indigné... et fatigué !

Après le mouvement des Indignés, voici celui des "Fatigués" ;-)))

Je suis fatigué. J'ai 67 ans. J'ai travaillé à l'école, réussi ma carrière sans l'aide de mes parents fils de parents modestes je n’en ai pas honte. Mais je m'aperçois que tout va de travers de plus en plus chaque jour. Les semaines de travail étaient longues sans 35 heures ni RTT. C'était comme ça, on ne s'en plaignait pas vraiment. Je n'ai pas hérité de biens substantiels, ma position professionnelle et sociale ne m'a pas été donnée non plus, j'ai travaillé pour ça.
 
"Au soir de ma vie, je suis fatigué."
 
- Je suis fatigué de m'entendre dire que je dois partager ce que j'ai avec des gens qui n'ont pas mon honnêteté.

- Fatigué de constater qu'en permanence nos gouvernements, de quelque bord qu'ils soient, me prennent de l'argent pour donner à des gens trop paresseux pour travailler. Bien sûr je veux bien aider ceux que le sort a brutalement frappés : chômage, maladie grave. Mais ce n'est pas le cas de la majorité des personnes concernées.
 
- Je suis fatigué de m'entendre rappeler combien la France va mal, par la faute bien sûr de la droite, et aussi des socialistes (ou apparentés) millionnaires comme Mrs Fabius, Strauss-Kahn (avant la chute), Noah,
 Berger, Mmes Bouquet, Balasko, etc.,
 
- Fatigué de recevoir des leçons des mêmes, qui appellent de leurs voix une France ouverte à tous alors que tant d'entre eux résident à l'étranger pour ne pas payer leurs impôts en France.
 

Dans 20 ou 30 ans, si on continue à les suivre comme on le fait déjà, nous aurons l'économie d'un pays sous développé, la liberté de la presse de la Chine, la violence du Mexique, et la même intolérance que l'Iran.

- Je suis fatigué du comportement hégémonique des syndicats qui ne représentent pas grand monde mais n'hésitent pas à paralyser tout le pays pour satisfaire des intérêts purement corporatistes, pour beaucoup
 hors du temps, sans strictement aucun souci du bien de la collectivité.
 
- Je suis fatigué que notre tolérance vis à vis des autres cultures nous amène à considérer comme normal que l'Arabie Saoudite finance chez nous des mosquées, où l'on prêche la haine de l'Occident, avec les subsides qu'elle tire du pétrole, alors qu'elle proscrit sur son sol la construction d'églises et synagogues.
 
- Je suis fatigué d'entendre à longueur de temps que je dois diminuer mes émissions de CO2 parce que c'est «bon pour la planète», alors que la Chine inaugure deux à trois centrales thermiques par semaine.
 
- Je suis fatigué de m'entendre dire que notre tradition d'asile nous oblige à accepter tous les miséreux de la planète et à payer pour eux, même quand ils sont clandestins ou n'ont jamais travaillé ni cotisé un centime chez nous.
 
- Et je suis encore plus fatigué de constater que nos personnages politiques, de droite comme de gauche, trouvent apparemment ça très bien puisqu'ils ne font rien pour y remédier quand ils sont au pouvoir, ou approuvent quand ils sont dans l'opposition.

- Je suis fatigué des français prétentieux, donneurs de leçons, 

- Fatigué de devoir payer des impôts fonciers largement augmentés alors qu'on s'est privés pour payer notre maison, et maintenant on paye un loyer pour l'état !

- ...


Je suis heureux d'avoir 67 ans. Je ne verrai pas le monde que nous préparons consciencieusement par veulerie. Mais je plains sincèrement mes descendants.
Et si vous pensez comme moi, alors, envoyez ce texte à tous ceux qui pensent comme nous.
 
Source : Un papy indigné !

NDLR : Nous nous faisons un devoir de publier ce cri de l'un de nos fidèles correspondants, tant il est le reflet de ce que ressentent la majorité d'entre eux...

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lundi 28 novembre 2011

Vitrolles : Un policier de la BAC blessé, un criminel tué à l'issue d'une série de cambriolages

Un membre de la Brigade anticriminalité est dans un état «désespéré» après avoir été blessé à la Kalachnikov lors d'une intervention suite à une série de cambriolages à Vitrolles (Bouches-du-Rhône). L'un des malfaiteurs est décédé dans une course-poursuite.
 
Un policier de la Brigade anticriminalité (BAC) d'Aix-en-Provence a été grièvement blessé par balles dans la nuit de dimanche 27 novembre 2011 à lundi 28 par des hommes armés d'une Kalachnikov lors d'une intervention suite à une série de cambriolages à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), a-t-on appris de source policière.

Les faits se sont déroulés vers 2h30 dans le parc d'activités «Les Estroublans» à Vitrolles. D'après les premiers éléments, les forces de l'ordre tentaient d'intercepter les malfaiteurs, a priori au nombre de quatre, lorsque ces derniers ont tiré à l'aide d'une arme automatique. Plus de 30 impacts de Kalachnikov ont été relevés, dont la moitié sur le pare-brise du véhicule de police.

Atteint d'une balle dans la tête et de deux dans le corps, selon une source policière, il a été transporté à l'hôpital Nord de Marseille dans un «état très grave», a précisé la procureur de la République d'Aix-en-Provence, Dominique Moyal, qui s'est rendue sur les lieux, aux côtés d'Alain Gardère, préfet délégué à la Sécurité dans les Bouches-du-Rhône, et des directeurs régionaux de la police. «Nous prenons des nouvelles de la santé de notre collègue, il s'agit d'un acte odieux qui marque une volonté délibérée de tuer du policier», a réagi David-Olivier Reverdy, secrétaire régional du syndicat de police Alliance.

Repérés au cours de la nuit à l'intermarché de Saint-Martin-de-Crau, puis à Aubagne et Venelles, ils sont pris en chasse par deux véhicules de la BAC, dont toutes les unités avaient été alertées. Les policiers ont jeté une herse, crevant les pneus de leur véhicule, une Audi break de grosse cylindrée récemment volée. Les braqueurs ont alors fait feu avec une arme automatique, blessant le sous-brigadier, avant de prendre la fuite, laissant sur place un de leurs complices, tué d'une balle dans la tête, a indiqué une source proche de l'enquête.

Les circonstances de la mort du malfaiteur «restent à élucider», a déclaré Dominique Moyal, qui précise que les policiers n'ont pas tiré. Contrairement aux premières informations, ils n'auraient pas fait usage d'un flash-ball. L'autopsie et les différentes auditions de témoins devront déterminer s'il n'a pas été touché par un tir de ses complices, dans la panique.

Les complices du braqueur décédé étaient activement recherchés lundi matin. L'enquête a été confiée à la division criminelle et de répression du banditisme de la police judiciaire (DCRB) de Marseille.

NDLR FNCV : ce "fait divers" criminel, qui  s'ajoute à l'assassinat d'un bijoutier dans sa boutique survenu la veille à Cannes, montre à quel point nos commerçants et forces de police et de gendarmerie sont à présent exposés dans l'accomplissement de leur travail.

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samedi 26 novembre 2011

Otages libérés : La fois de trop, par le général Bernard Messana

Les gens des médias ont salué la libération de deux des leurs, les journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, par une explosion de joie très démonstrative.

Dans les locaux de France-Télévisions s’est notamment tenu un rassemblement corporatif débordant d’effusions, et, dans le brouhaha festif, on a pu entendre des propos enthousiastes louant l’engagement des reporters, et magnifiant leur comportement ; « ils nous ont redonné notre fierté » dira un journaliste en émoi. Mieux encore, le Président de la République, qui, selon le secrétaire de l’Elysée reprochait à ces mêmes journalistes, en Février 2010, leur « imprudence coupable », leur faisait cet honneur exceptionnel de les accueillir en personne sur le tarmac de Villacoublay. La gloire, quoi.

Ces deux journalistes sont assurément des professionnels talentueux, et des hommes de qualité, et comme le dit justement un article du Monde, leur libération est une « vraie bonne nouvelle » pour tous, gens des médias ou non. Ceci étant, l’observateur impartial est contraint de dresser de leur aventure un bilan parfaitement négatif pour les intérêts de la France ; qu’il s’agisse des sommes assurément considérables consacrées aux différentes actions tendant à leur libération ; qu’il s’agisse de l’échange de prisonniers auquel les autorités afghanes ont dû consentir, remettant des chefs insurgés dans le circuit du crime et des exactions ; qu’il s’agisse, pour nos responsables militaires engagés en Afghanistan, d’une perte notable de leur liberté d’action dans la zone où étaient détenus nos compatriotes. Et l’on pourrait sans peine, au risque de lasser, alourdir encore la liste des dommages subis.

De ce bilan négatif, nos journalistes sont responsables et coupables, et personne n’en doute. Au terme d’un reportage mené au sein des Forces françaises, ils avaient décidé, en parfaite connaissance des risques qu’ils prenaient, d’aller voir « en face », dans l’autre camp. C’est encore le Monde qui en donne une version:« Selon plusieurs sources diplomatiques, ils avaient pris rendez-vous avec un chef taliban : le commandant local Mullah Din Mohammad, un vétéran du djihad antisoviétique où il avait combattu sous les couleurs du Hezb-e-Islami, le groupe fondamentaliste très enraciné en Kapisa ».

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jeudi 24 novembre 2011

La France en dette : 35 années de mensonge politique, économique et social !

J'ACCUSE !
Nous avons aujourd'hui à payer 35 années de mensonges !

C’est le cri d’alarme de François de Closets pour qui les hommes politiques nous conduisent à la catastrophe, faute de courage. Il les accuse de totale irresponsabilité

 François de Closets, le célèbre journaliste qui dénonce les abus, est furieux… « d’avoir eu raison trente ans trop tôt » :

« En 1992, j’ai commencé à dénoncer le dérèglement des finances publiques. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à l’échéance fatale », dit-il, accusant les hommes politiques de totale
irresponsabilité. Pour lui, notre pays est en grand danger, et il s’offusque :« Qu’un pays comme la France, avec autant d’atouts, soit au bord de la faillite, ce n’est pas concevable ! »

FRANCE-SOIR: La France est réellement au bord de la faillite ?
François de Closets: Oui, et je suis fou de rage d’avoir eu raison dans mes prédictions. Je me suis toujours dit « Pourvu que j’aie tort ! » On me traitait de pessimiste… Mais cette fois, nous sommes bien au pied du mur.

F.-S. Que faire ?
F. C. Il faut arrêter de mentir aux Français ! Nous payons l’addition de trente-cinq ans de mensonges politiques et de laxisme budgétaire. Résultat : c’est 70 milliards d’euros qu’il faut aujourd’hui trouver pour éviter la faillite. Et cela, on le sait depuis 2005. On n’a rien fait. Maintenant, on y est.

F.-S. Nos hommes politiques savaient réellement que la France allait dans le mur ?
F. C Evidemment ! C’était écrit dans les rapports officiels, oui, et dès 2005. Maintenant, la France ne doit pas trouver 10 ou 20 milliards d’euros, comme on nous le dit, mais 70 milliards pour retrouver l’équilibre budgétaire et combler son déficit chronique. L’échéance fatale était prévue pour 2014. Elle est venue plus vite que prévu parce que la crise financière est arrivée là-dessus.

F.-S. Comment en est-on arrivé là ?
F. C. C’est une responsabilité partagée de la droite et de la gauche. Chirac et Jospin ont renoncé au sauvetage de nos finances dès 1999, par pure démagogie, alors qu’ils en avaient les moyens financiers… En 1997, avec 4 % de croissance, avec le pétrole bradé à moins de 20 dollars et les taux d’intérêt les plus bas, la France avait les moyens de rembourser sa dette. Elle avait des rentrées fiscales providentielles, avec environ 40 milliards de francs d’excédents. DSK, ministre des finances de Jospin, voulait affecter ces
excédents au remboursement de la dette, mais il n’osait pas le dire. Il avait la « rigueur honteuse ». Là-dessus, le président Chirac repère ça et, le 14 juillet, patatras, il révèle aux Français qu’il y a une « cagnotte » ! Il décide alors de distribuer cet argent aux Français, avec la complicité de Jospin, qui ne demande pas mieux.

F.-S. On a donc raté le coche du désendettement ?
F. C. Exactement ! Au moment où la France pouvait enfin rembourser ses dettes, l’Etat a tout flambé ! Et ce n’est pas la seule occasion manquée. Avant cet épisode, sur les 100 milliards d’euros recueillis lors des privatisations des grandes entreprises, 20 milliards seulement ont été affectés au désendettement. Le reste a servi à mettre du beurre dans les épinards… Même chose quand l’Etat brade son patrimoine immobilier. Pour parler clair, les gouvernements ont vendu les bijoux de famille pour boucler les fins de mois.

F.-S. Pourquoi, subitement, c’est la panique générale ?
F. C. Parce qu’il y a deux crises qui s’additionnent, et cela ce n’était pas prévu.
Il y a la crise des finances publiques, dont nous venons de parler, et maintenant la crise financière, qui se préparait dans l’ombre, et qu’on n’avait pas prévue.
Les responsabilités des politiques et des banquiers se sont ajoutées l’une à l’autre. Les uns ont nourri les autres. Depuis trente ans, les politiques ont fait du clientélisme, en laissant la France vivre très au-dessus de ses moyens. Et les banques ont tiré profit de la dette pour spéculer et aggraver les choses. Le laisser-aller de la finance publique et la perversion de la finance privée nous ont amenés là où nous en sommes. Et comme les politiques sortent des mêmes écoles que les banquiers, tout ce petit monde s’est très bien entendu.

F.-S. Comment se sortir de ce bourbier ?
F. C. On a trop longtemps fait croire aux Français que le déficit assurait la croissance et l’emploi. En réalité, il faut savoir dire non, entre « toujours plus » de dépenses ou de revendications et des recettes forcément limitées.

F.-S. Il est déjà trop tard pour agir ?
F. C. Non ! Mais il faut mobiliser tout le pays, tout de suite. Cela exigera « du sang, de la sueur et des larmes ». Nous sommes dans une économie de guerre. Ce doit être l’occasion de redresser la France, comme en 1945. Les Français en ont assez d’être trompés. Ils veulent un langage de vérité, même s’il est très dur. La crise financière de cet été a obligé le gouvernement à faire un pas, mais un tout petit pas seulement. Les Français sont assez mûrs pour comprendre et accepter les choses. Ils veulent qu’on les sorte de là.

F.-S. Les candidats à la présidentielle de 2012, vous convainquent-ils ?
F. C. Pris de court, ils promettent aujourd’hui le retour à l’équilibre, mais c’est un pur mensonge. Ils n’osent même pas utiliser le mot « rigueur » et encore moins « austérité ». Ils se moquent de nous ! Rien dans leurs programmes ne permet vraiment d’agir. Il faut prendre des décisions radicales, qu’il faut emprunter à la gauche comme à la droite : interdire les déficits, surtaxer les hauts revenus, beaucoup plus qu’actuellement, briser l’économie de spéculation et encadrer strictement l’activité bancaire. Mais de l’autre côté,
nous devons contrôler les prestations sociales et lutter contre la fraude qui coûte des milliards à la France, encadrer le droit de grève, remplacer seulement un fonctionnaire sur trois dans la fonction publique territoriale (dans les mairies, les embauches et les dépenses ont explosé !) et supprimer totalement – et sans reculer – les niches fiscales qui représentent des dizaines de milliards d’euros… Halte au clientélisme et aux bons sentiments.

F.-S. Les Français sont-ils prêts à accepter de telles mesures ?
F. C. Aujourd’hui tous les Français ont peur, tous les Français savent qu’on est face à l’échéance. Ils voient aussi ce qu’on fait à l’étranger. Ils voient ce qui arrive à l’Espagne, à l’Italie et à la Grèce. Quel Français croit encore qu’on va y échapper ? Certains pays, comme l’Allemagne, l’Angleterre ou le Canada, ont pris en temps et en heure les mesures nécessaires, et ça a payé. En France, on est à des années-lumière de ce qu’exige la situation. Il faut s’attaquer simultanément au système financier et au système étatique.

F.-S. Peut-on réellement s’attaquer aux dérives financières ?
F. C. Avec de la volonté, oui. Il faut séparer clairement la banque commerciale (celle des particuliers) et la banque de marché (spéculatif). Car aujourd’hui, vos petites économies subventionnent la banque de marché. Les Anglais sont en train de le faire. On peut réformer aussi le système bancaire en taxant les opérations financières et en cassant la spéculation. Savez-vous que la moitié des ordres de Bourses sont envoyés  automatiquement par des ordinateurs en continu, au millième de seconde. C’est le Casino ! Il n’y a aucune raison pour que la valeur d’une entreprise change plusieurs fois au cours de la journée.
Problème : en France, les banquiers sont tellement puissants qu’aucun politique n’ose les contrarier !

F.-S. En conclusion ?
F. C. Cette fois, la France est face à son échéance fatale. Sans courage politique, on va à la catastrophe. Ce ne sont plus des mots ni des prévisions. C’est vraiment la dernière échéance.

Source : Jacques Hennen et Patrick Meney SIPA

Ndlr : Et il y aurait tant à dire dans tout ça des agences de notation financières et du fameux triple A de la France... AAA  :(((

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