FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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lundi 23 mars 2020

Forces spéciales US : Certains « aspects » culturels expliqueraient les problèmes de discipline...

De la discipline !

Ces dernières années, les forces spéciales américaines ont dû faire face à plusieurs scandales et affaires disciplinaires très médiatisés. Le cas du désormais ancien Navy Seal Edward Gallagher en est un exemple. Accusé, entre autres, d’avoir commis un crime de guerre par certains de ses camarades, il fut finalement condamné pour s’être fait photographier à côté du cadavre d’un jihadiste tué en Irak. Mais le président Trump prit fait et cause pour cet officier marinier, au point de pousser à la démission Richard Spencer, alors secrétaire à la Marine.

« On fait de nos gars des machines à tuer et après on les juge quand ils tuent », s’était indigné le chef de la Maison Blanche, alors qu’il venait d’accorder sa grâce à Ed Gallagher ainsi qu’à deux autres officiers des forces spéciales américaines.

Justement, c’est sans doute là que le bât blesse… En juillet, l’amiral Collin Green, le chef du Naval Special Warfare Command, s’était dit préoccupé par un « problème d’ordre et de discipline » au sein de ses troupes. Et d’estimer que cela devait être réglé « rapidement ». Et le général Richard Clarke, le chef de l’US Special Operations Command [USSOCOM] avait demandé un rapport pour y remédier.

La commission réunie pour élaborer cet « examen critique », composée d’officiers encore en activité ou en retraite, vient de rendre ses conclusions. Résultat : ces problèmes de discipline seraient la conséquence d’un sur-engagement des forces spéciales américaines depuis 2001 dans des opérations de contre-terrorisme et de contre-insurrection.

« Nous avons constaté que certains aspects de notre culture ont parfois fixé des conditions favorables à un comportement inapproprié », a résumé le général Clarke. Or, a-t-il ajouté, « nous avons une culture volontariste orientée vers l’action. C’est cette culture qui fait toute notre valeur » mais « près de 20 ans de conflit permanent ont déséquilibré cette culture en faveur de l’usage de la force et la réussite des missions, au détriment de la formation », a résumé le général Clarke.

« Dans certains cas, ce déséquilibre a créé des conditions pour qu’une conduite inacceptable se produise en raison d’un manque de leadership, de discipline et de responsabilité », a ajouté le général Clarke.

Qui plus est, appartenir à une unité d’élite peut « monter à la tête » des plus jeunes. « Le traitement que les candidats aux opérations spéciales reçoivent lors de leur sélection et de leur formation favorise également « un sentiment malsain », souligne le rapport, qui déplore par ailleurs la trop grande importance donnée à l’entraînement physique « au détriment de la formation professionnelle et de l’acculturation propres au service ».

Le manque de formation de l’encadrement pose aussi un problème. En effet, les unités de l’USSOCOM mettraient « trop l’accent sur l’expérience au combat pour mesurer la valeur » de leurs chefs.

« Les déploiements opérationnels, en particulier dans des endroits où le combat est possible, sont valorisés avant tout et perçus comme l’expression ultime de la compétence », note le rapport, qui déplore que d’autres qualités ne soient pas mieux prises en compte.

En outre, « la valorisation insuffisante des chefs subalternes, une approche déséquilibrée de la formation militaire professionnelle et des exigences non codifiées pour les officiers ont affaibli les pratiques en matière de leadership, de discipline et de responsabilité », est-il estimé dans le document, qui, par ailleurs, ne parle pas de l’influence éventuelles des syndromes de stress post-traumatique dans ces affaires de manquement à la discipline.

Source : ZONE MILITAIRE

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vendredi 20 mars 2020

Mali : Barkhane inflige de lourdes pertes aux jihadistes de la région de Mopti

Un récent rapport du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a souligné la situation préoccupante de la région de Mopti [centre du Mali], où 85% des violences commises à l’égard des populations civiles y avaient été commises durant le dernier trimestre de l’année 2019. En outre, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA] y avait subi pas moins de 46 attaques [sur les 68 constatées durant cette période].

En outre, a encore relevé M. Guterres, toujours au sujet du centre du Mali, « les violences intercommunautaires continuent de faire de nombreuses victimes et sont mises à profit par des groupes extrémistes, les cercles de Bandiagara, Bankass et Koro étant les plus touchés. »

Si la force Barkhane se concentre en particulier sur la région dite des trois frontières, c’est à dire dans un secteur situé aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, elle ne se désintéresse pas pour autant de celle de Mopti, où elle a mené une série d’opérations entre le 9 et le 17 février 2020.

Le mode opératoire de ces dernières aura été identique à celui qui a été suivi pour les actions précédemment conduites dans le Liptako-Gourma. Ainsi, précise l’État-major des armées [EMA] dans son compte-rendu hebdomadaire, ces opérations se sont déroulées en deux phases.

Lors de la première, qui a eu lieu les 9 et 10 février, au nord-ouest de la ville de Mopti, des frappes aériennes effectuées par des Mirage 2000D, un drone MQ-9 Reaper ainsi que l’engagement d’hélicoptères d’attaque ont permis de mettre hors de combat une vingtaine de jihadistes, et notamment un cadre de l’État islamique au grand Sahara [EIGS] dont l’identité n’a pas été précisée.

Cette action a été suivie par une seconde action menée cette fois au sud de Mopti, les 16 et 17 février, contre la katiba Macina. Elle a mobilisé à nouveau des Mirage 2000D, un drone Reaper ainsi que des hélicoptères de combat. À l’issue des frappes réalisés par ces moyens aériens, un assaut héliporté a été conduit par Barkhane. Là, une trentaine de jihadistes ont été neutralisés [comprendre : tués, blessés ou capturés].

Au total, plus de 50 terroristes ont été mis hors de combat. En outre, une trentaine de motos et deux pick-up ont été détruits. Et de l’armement a été saisi, de même que des téléphones et du matériel électronique. Leur exploitation permettra sans doute d’obtenir de nouveaux renseignements utiles pour planifier de nouvelles actions.

Ces deux opérations « au bilan matériel et humain très lourd » ont « concrétisé un travail de préparation et de renseignement permettant de caractériser avec certitude l’activité des groupes armés terroristes », a souligné l’EMA.

À noter que l’état-major des Forces armées maliennes [FAMa] a annoncé avoir mené une opération dans le secteur de Somadougou, situé également dans la région de Mopti.

« Les hélicos FAMa ont mené des frappes aériennes avec précision aux alentours de Somadougou jusque dans le village de Diallo route de Bankass », a-t-il relaté. Et d’annoncer que « 3 chefs terroristes étrangers ont été capturés » durant cette action, au cours de laquelle « plusieurs » jihadistes ont été tués.

Par ailleurs, dans le même temps, le groupement tactique désert « Acier » a mené une opération dans le Liptako malien, plus précisément dans une zone reculée où les jihadistes « optent régulièrement pour une stratégie de dissimulation au sein de la population, qu’ils maintiennent sous pression par la menace, tout en s’appuyant sur des plots logistiques dans lesquels ils peuvent cacher armes et équipements », a expliqué l’état-major.

Lors d’un contrôle de zone près d’un village, les militaires français ont surpris des terroristes. Lors d’un échange de tir, l’un d’eux a été « neutralisé » et sa moto détruite. Une opération de ratissage a ensuite été lancée dans le secteur, certains oueds semblant plus intéressant que d’autres… étant donné qu’ils dissimulaient « plusieurs ressources » appartenant aux groupes armés terroristes [GAT]. Finalement, un point d’approvisionnement jihadiste a été découvert, avec de nombreuses munitions et motos.

Source : ZONE MILITAIRE


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mercredi 18 mars 2020

Coronavirus : Nous sommes en état de guerre !

« Il faut prendre conscience que nous sommes en état de guerre »

William Dab, directeur général de la Santé pendant la crise du SRAS, ne cache pas son inquiétude, et espère le succès du confinement en France.

Un scénario à 300 000 morts est tout à fait possible !

« Un scénario à 300 000 morts est tout à fait possible. Je crois qu’il faut le dire clairement aujourd’hui. Si le virus contamine 30 millions de personnes dans le pays, ce qui est tout à fait envisageable dans la dynamique actuelle, et étant donné sa létalité estimée autour de 1 %, c’est tout à fait crédible. »

A télécharger :  Nous sommes en état de guerre contre le coronavirus Covid-19 !

  • Un texte d'introduction de Xavier Guihlou, FNCV,
  • Une excellente interviews de William Dab sur la situation actuelle, ses inquiétudes, ses recommandations.


Source : lefigaro.fr
Sur une idée de XAG - FNCV


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mardi 17 mars 2020

Coronavirus : Etat de Confinement... Attestation de déplacement, obligatoire en cas de contrôle !

Seules les sorties essentielles sont désormais autorisées !

La France se met sous cloche à son tour ce mardi 17 mars à partir de midi et pour quinze jours. Pour combattre l'épidémie de coronavirus, le président de la République a pris des mesures extraordinaires : tous les citoyens doivent rester le plus possible chez eux et seules les sorties essentielles sont désormais autorisées, à condition de prouver sa bonne foi avec une attestation sur l'honneur fournie par le ministère de l'Intérieur et à remplir soi-même. L'attestation est à télécharger ici. Si vous n'avez pas les moyens de l'imprimer, pas de panique, elle peut également être réécrite à la main sur une feuille de papier libre.

Cette attestation de déplacements dérogatoires est à remplir à chaque sortie effectuée afin d'en justifier le motif. Il vous faudra remplir votre prénom, nom, date de naissance et adresse et cocher une des cinq cases de catégories de sorties autorisées.

En cas de non-respect des règles, vous vous exposez à une amende de 38 à 135 euros. Des contrôles des forces de l'ordre sur des points fixes et mobiles seront établis afin de veiller au respect de restriction des déplacements.

Quelle sorties sont autorisées ?

  • Le trajet domicile - travail est toléré dans la mesure où le télétravail n'est pas possible.
  • Aller faire ses courses dans "les commerces de proximités autorisés". La liste de ces commerces est à retrouver sur le site du gouvernement.
  • Sortir pour des raisons médicales: se rendre chez le médecin ou à la pharmacie.
  • Se déplacer pour faire garder ses enfants ou s'occuper des personnes "vulnérables", à condition de respecter les gestes barrières (mouchoir à usage unique, tousser et éternuer dans son coude).
    Les parents séparés auront le droit de se rendre l'un chez l'autre.
  • Les déplacements brefs liés à l'exercice physique individuel, à proximité de son domicile et sans regroupement possible.
    Promener son chien est autorisé dans ce cadre.

Le confinement et les sorties en pratique...
Le document pdf téléchargeable ci-dessous sera à remplir à chacun de vos déplacements et à garder sur vous en cas de contrôle durant toute la durée du confinement !

> A télécharger : Attestation_de_deplacement_derogatoire.pdf


Source : lefigaro.fr - Clara Galtier

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Epidémie : les armées en guerre contre le contre coronavirus... «à la hauteur de leurs moyens» limités !

Guerre contre le coronavirus !

Les hôpitaux militaires représentent 1 % de l’hôpital public et les militaires se protègent pour préserver leurs capacités opérationnelles

Le président de la République a annoncé lundi soir qu’un hôpital militaire de campagne serait déployé en Alsace où la situation sanitaire est la plus critique. Par ailleurs, les militaires participeront aux déplacements de malades d’une région à l’autre.

« Pendant la guerre contre le coronavirus, les autres guerres continuent ». C’est ainsi qu’un officier général rappelle le double défi auquel sont confrontées les armées : participer à la lutte contre l’épidémie, bien sûr, tout en se protégeant afin de « préserver leurs capacités opérationnelles ». « Notre priorité reste la lutte contre le terrorisme et les opérations extérieures (opex) », insiste-t-on au ministère des Armées, mais « personne ne comprendrait que nous n’aidions pas, si nécessaire et en fonction de nos moyens » à l’action des pouvoirs publics contre le Covid-19.

Plutôt que d’imaginer les blindés dans les rues pour garantir un couvre-feu, le grand public risque de découvrir que ces moyens sont limités. Un officier pointe le décalage « entre ce que les gens attendent de l’armée et ce qu’elle peut faire pour eux ». Le cas de Service de santé des armées (SSA) est à cet égard révélateur, car les moyens hospitaliers militaires représentent à peine 1 % de l’hôpital public : 1 750 lits sur 250 000 et 2 300 médecins sur 223 000. En se réorganisant, le SSA va pouvoir mettre à disposition des urgences de l’ordre de 70 lits supplémentaires, avec tout le personnel nécessaire, dans les huit hôpitaux d’instruction des armées (HIA, c’est leur nom officiel) que compte le pays, à Clamart, Saint-Mandé, Brest, Bordeaux, Marseille, Toulon, Lyon et Metz.

Des capacités réduites

Depuis une vingtaine d’années, avec la fin du service national, les capacités d’accueil des HIA ont été fortement réduites. Ils participent en permanence au service public hospitalier, en accueillant des civils, mais leur priorité reste le soutien des forces, notamment pour les blessés en opérations. Jeudi, la ministre des Armées Florence Parly s’était rendue à l’hôpital Bégin, à Saint-Mandé, pour rappeler l’engagement du SSA contre l’épidémie, mais « à la hauteur de ses moyens ».

Le 31 janvier, l’escadron Estérel de l’armée de l’air avait déjà rapatrié depuis Wuhan (Chine) 550 Français menacés par le coronavirus, avant que deux vols civils soient affrétés. En France, un foyer infectieux avait été découvert sur la base aérienne de Creil (Oise) – qui abrite les personnels de l’escadron Estérel – mais le ministère de la Santé a reconnu qu’aucun lien ne pouvait être établi avec la mission vers la Chine.

Si le gouvernement devait décider des mesures drastiques de contrôle du confinement, les armées pourraient être appelées à y participer d’une manière qui reste à définir. Pour l’heure, l’opération Sentinelle de sécurité intérieure n’a pas été modifiée, même si les militaires ont des consignes de « distanciation » avec le public pour éviter la propagation du virus. Ils n’ont pas reçu de masques et seuls les personnels mobilisés pour l’accueil de malades en seraient équipés.

Les militaires n’échappent pas à la maladie : vendredi, 54 cas d’infection étaient confirmés, un chiffre en augmentation de 17 dans la journée. En ce début de semaine, « on doit être autour de la centaine » avance un proche du dossier. Plus de 1 500 sont en isolement. Dans la police et la gendarmerie, le nombre de cas enregistrés est d’une trentaine. En moyenne, les personnels militaires sont jeunes, en bonne santé et bien suivis médicalement : ils ne constituent donc pas une population jugée « à risque » plus élevé que la moyenne. Aucun décès n’a pour l’instant été constaté.

Plan de continuité de l’activité

Partout dans les armées, on met désormais en œuvre le PCA, le plan de continuité de l’activité. Comme dans les entreprises, cela passe par une diminution des personnels présents, le télétravail et l’annulation de réunions et de déplacements. Les horaires des mess (cantines) sont élargis afin d’éviter les concentrations au moment des repas. Reste que « nous devons poursuivre notre préparation opérationnelle » afin de poursuivre les opérations, indique un colonel de l’armée de terre : « Les activités non-essentielles sont annulées et on regarde comment on va faire pour la suite… ».

Les armées assurent des missions permanentes, liées à la dissuasion nucléaire, à la police du ciel ou aux transmissions gouvernementales, par exemple. Hors de question de « poser le sac ». Ainsi, les équipages des sous-marins sont mis en « quatorzaine » avant le départ en patrouille. Lors de la crise du H1N1 en 2009, une centaine de marins avaient été placée dans une « zone de confinement » à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle, témoigne un officier de marine, « mais cela ne serait pas possible sur tous les bateaux, notamment les plus petits. »

Des exercices internationaux, qui avaient déjà commencés sont annulés, comme Cold Response en Norvège, auquel participaient les chasseurs alpins. Le Danemark vient de refuser une escale du Charles-de-Gaulle alors que Djibouti fait des difficultés pour accueillir les équipages de la mission Jeanne-d’Arc, avec le porte-hélicoptères Mistral et la frégate Guépratte. Quant aux relèves de personnel en opex, qui ont lieu tous les quatre mois, la dernière importante (Barkhane) a été effectuée avant le début de la crise. Seule pose problème, celle de la base aérienne H5 en Jordanie, à cause de la suspension des vols vers ce pays.

Source : lopinion.fr - Jean Dominique MERCHET / Secret Défense
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lundi 9 mars 2020

Sénégal : Décès du capitaine Sangiovanni du 19e Régiment du Génie

Le 17 février 2020, 19e Régiment du Génie a annoncé le décès de l’un de ses officiers, à savoir le capitaine François Sangiovanni, à l’âge de 35 ans. Ce saint-cyrien [promotion « capitaine Beaumont »] servait au sein des Éléments français au Sénégal depuis décembre 2019.

Selon les explications données par le 19e RG, le capitaine Sangiovanni a perdu connaissance au cours d’un « entraînement de boxe en service », le 14 février, en fin de journée. Admis à l’hôpital principal de Dakar où il a été opéré, il a été évacué vers Paris à bord d’un Falcon 2000, le lendemain. À son arrivée à l’hôpital d’instruction des armées « Percy », à Clamart, les médecins ont malheureusement constaté son décès.

Pour rappel, les Éléments français au Sénégal constituent un « pôle opérationnel de coopération » à vocation régionale. Leurs missions visent à assurer la protection et la sécurité des ressortissants français, d’appuyer les déploiements opérationnels dans la région et à contribuer à la coopération militaire avec les forces armées locales. Le capitaine Sangiovanni, précise le 19e REG, « participait à la conduite opérationnelle et à la planification des opérations » au sein de cette formation.

« Le colonel Fabien Delacotte [chef de corps, ndlr], les officiers, les sous-officiers, les sapeurs d’Afrique, et le personnel civil du 19e régiment du génie, rendent hommage à leur frère d’armes, un officier du génie humble, courageux et travailleur qui est mort en service alors qu’il était engagé en mission au Sénégal », assure le 19e RG.

En mémoire du capitaine Sangiovanni, l’Amicale des sapeurs d’Afrique a ouvert une cagnotte officielle sur la plateforme Leetchi. L’ensemble des dons sera intégralement reversé à sa conjointe.

La cagnotte : https://www.leetchi.com/c/a-la-memoire-du-capitaine-sangiovanni

Source : ZONE MILITAIRE


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dimanche 8 mars 2020

Service de santé des armées : Adaptation de l’alimentation des soldats à leur environnement opérationnel

En août 2018, Jussi Niinisto, alors ministre finlandais de la Défense, piqua une grosse colère après avoir appris que des repas végétariens allaient être servis deux fois par semaine aux soldats. Cette décision n’était nullement motivée par des considérations économiques. En effet, l’état-major expliqué qu’il s’agissait de faire en sorte de proposer une nourriture plus saine et équilibrée tout en réduisant l’impact de la production de viande sur l’environnement.

D’où le coup de sang de M. Niinisto, qui parla d’une « mesure idéologique ». « Comme dit le vieux proverbe, une armée ne peut pas se battre l’estomac vide. Une armée ne peut pas non plus se battre avec de la soupe de lentilles ou de la purée de choux-fleur », avait-il expliqué, avant d’indiquer qu’il allait commander un rapport pour savoir dans quelles conditions une telle décision avait été prise.

L’armée finlandaise n’avait pas été la première à s’engager dans une telle voie. Son homologue norvégienne avait en effet institué un « lundi sans viande » dès 2013. Mais cette mesure ne fut pas un franc succès dans la mesure ses soldats firent valoir qu’ils avaient justement besoin de protéines animales [et les protéines végétales n’ont pas la même valeur nutritionnelle, rappelle l’INRA] pour faire face aux contraintes physiques inhérentes à leur métier.

Cela étant, on ne se bat jamais bien le ventre vide… En mission dans le Grand Nord, les soldats norvégiens peuvent perdre plus de 3 kg en seulement quatre jours, les besoins énergétiques étant estimés, dans de telles conditions, à plus de 5.500 kcal par jour. Encore faut-il pouvoir les avaler…

« En OPEX, on maigrit », résume Actu Santé, le magazine du Service de santé des armées [SSA]. Et cela, parce que les apports énergétiques ne sont pas toujours « adaptés aux niveaux élevés de dépense induits par la réalisation d’activités physiques intenses en climat contraignant », explique-t-il.

Et pour s’assurer qu’un militaire en OPEX absorbe la quantité nécessaire de nourriture, l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées [IRBA] conduit une étude pour savoir si « les environnements extrêmes » peuvent « modifier les préférences alimentaires des soldats ». Pour cela, il s’appuie sur un questionnaire établi par l’Université de Leeds, qui s’est justement penchée sur cette question.

Ainsi, l’IRBA a mis au point son propre questionnaire, en remplaçant les aliments typiquement britanniques par des produits plus familiers aux militaires français. Et il sera disponible via une application de smartphone.

Ce questionnaire a déjà été utilisé cette année pour un raid encadré par le Groupe militaire de haute-montagne [GMHM] au Groenland. Des rations « sur mesure » ont donc été élaborées à cette occasion pour les commandos de montagne, lesquels devaient se déplacer pendant 5 à 6 heures par jour.

Et ces derniers ont perdu moins de poids que leurs homologues norvégiens, assure Actu Santé, qui souligne par ailleurs que les résultats ont attesté « d’une envie de sucre prégnante 10 jours après le début du raid. »

« Des études sont nécessaires pour identifier les raisons métaboliques et/ou psychologiques de ce besoin mais cela indique que le contenu du sac alimentaire peut encore être amélioré », poursuit le magazine du SSA.

La prochaine étape concernera l’étude des envies alimentaires des militaire « non acclimatés » au cours d’une « exposition chronique à la chaleur ». Comme au Sahel.

À ce propos, le sénateur Christian Cambon avait interrogé le ministère des Armées en décembre 2015 au sujet de « plaintes nombreuses reçues concernant l’insuffisance des portions alimentaires données aux militaires en mission au Mali. »

« Sur la base principale de Gao, un mess en opération délivre une alimentation en tout point comparable, en qualité et en quantité, à celle servie en France, tout en prenant en compte les besoins caloriques inhérents à l’activité opérationnelle. Dans les secteurs isolés, les soldats bénéficient d’une alimentation mixte composée à la fois de rations de combat individuelles, de vivres frais acheminés toutes les semaines depuis Gao et de quelques denrées achetées localement », répondit le ministère, trois mois plus tard.

« Afin de maintenir au plus haut niveau leur condition physique et morale, une allocation financière est également accordée à chaque détachement pour procéder à des achats de denrées locales qui, outre leur fonction de complément alimentaire, contribuent à l’acceptation de la force Barkhane par la population malienne. Cependant, les faibles ressources du tissu agroalimentaire local et le souci constant de sécurité sanitaire limitent les possibilités d’emploi de cette allocation », avait-il ensuite expliqué, avant d’assurer que les « soldats disposent d’une alimentation équilibrée et adaptée à leurs besoins physiologiques, qui évite tout risque de carence alimentaire ou de déficit énergétique. »

Quoi qu’il en soit, l’étude de l’IRBA sur les environnements extrêmes lui ont déjà permis « d’émettre des recommandations et de mettre en place des contre-mesures en termes d’acclimatation, de sommeil et d’exercice physique. »

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : Mess de Gao © EMA


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vendredi 6 mars 2020

Armement : FN Herstal, futur fusil de précision destiné à l’armée de Terre...

Lors de son dernier passage devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, le Délégué général pour l’armement [DGA], Joël Barre, avait indiqué que le choix concernant le remplaçant   du Fusil à Répétition modèle F2 [FR-F2], actuellement en dotation au sein de l’armée de Terre, serait fait d’ici la fin de cette année.

« Le dépouillement des offres est en cours, avec les essais d’expérimentation nécessaires pour préparer les différentes offres. La phase d’évaluation se poursuit donc, notamment à Bourges », avait en effet déclaré M. Barre, en octobre 2019. Mais il n’en avait pas souhaité en dire plus. « La confidentialité de cette compétition ne me permet pas de vous répondre de manière trop précise », avait-il dit, alors qu’il était interrogé au sujet des prétendants à cet « appel public à la concurrence », lancé en août 2018.

Pour rappel, cette procédure doit permettre de doter l’armée de Terre de 2.600 « Fusils de précision semi-automatique » [FPSA], 1.800 lunettes de visée à intensification de lumière, 1.000 dispositifs d’imagerie thermique et 6,3 millions de munitions de 7,62×51 mm perforantes et de précision.

Peu après son lancement, cet appel d’offres n’avait pas échappé à la polémique, en raison des conditions qui avaient été imposées pour prétendre à y participer.

En effet, la Direction générale de l’armement [DGA] voulant s’assurer de la solidité financière des éventuels prétendants, il fallait avoir réalisé un chiffre d’affaires annuel égal ou supérieur à 50 millions d’euros pour espérer faire acte de candidature. Ce qui, au premier abord, excluait l’armurier français Verney-Carron, qui souhaitait proposer le fusil VDC-10, dérivé de l’AR-10 produit aux États-Unis. Toutefois, il n’était pas interdit de s’associer avec un autre opérateur économique pour participer à cette procédure.

Le fusil HK-417 de l’armurier allemand Heckler & Koch étant déjà en dotation dans certaines unités de l’armée de Terre, on pensait alors qu’il allait être le grand favori de cette compétition. Mais, a priori, le FPSA devrait être d’origine belge.

Depuis quelques semaines,  des bruits de coursive indiquent en effet que ce serait le belge FN Herstal qui aurait été choisi pour fournir ces fusils de précision à l’armée de Terre. Bruits qui n’ont, pour le moment, été ni démentis, ni confirmés par la DGA.

Reste que, selon des informations livrées par quotidien belge L’Echo, FN Herstal aurait bel et bien remporté ce marché, en association avec l’entreprise flamande OIP Sensor Systems, appelée à fournir les systèmes d’optique et de visée définis dans l’appel d’offres de la DGA.

« L’armurier wallon a proposé aux militaires français le SCAR-H PR [Precision Rifle], une version spécialisée et plus puissante [d’un calibre supérieur] du fusil d’assaut SCAR qui équipe notamment l’armée belge », indique en effet l’Echo. Si le montant d’un contrat n’a pas été communiqué, le quotidien belge précise qu’une telle arme coûte 5.000 à 6.000 euros.

Selon TR Équipement, le SCAR-H PR est muni d’un canon de 20 pouces de longueur ainsi qu’un rail Picatinny supérieur permettant d’installer une lunette de visée et une lunette thermique. D’une masse à vide de 4,5kg, cette arme « possède une détente à double bossette type match et des éléments de visée prévus pour tirer jusqu’à 600m. »

Pour FN Herstal, ce marché est le second remporté en France, après celui visant à fournir des tourelleaux T2 au programme Leclerc XLR. Sans doute que le rapprochement entre Paris et Bruxelles dans l’armement terrestre, via le Partenariat stratégique franco-belge CaMo, a joué dans cette décision.

Quoi qu’il en soit, le marché des FPSA sonne un peu comme une revanche pour FN Herstal, qui avait eu du mal à digérer le choix fait en faveur du HK-416 de l’allemand Heckler & Koch pour remplacer le FAMAS des militaires français.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : Le SCAR-H PR de HERSTAL


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mardi 3 mars 2020

Histoire : Les disparus de la guerre d'Algérie (1954-1962)

Portés disparus de 1954 à 1962 !

Que vous soyez ou non historien, vous souhaitez comprendre les mécanismes des disparitions qui sont survenues durant la guerre d’Algérie (1954-1962) ? Ce guide vous pilotera dans votre recherche d’informations sur ces disparitions et permettra ainsi de développer la connaissance et le travail historique sur cette thématique.

Pour faciliter votre enquête dans les archives conservées en France, celles-ci sont présentées par catégories de disparus, et non par lieux de conservation.

Pour en savoir plus : Les disparus de la guerre d'Algérie (1954-1962)


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Une rencontre est proposée le 27 mars prochain autour du guide numérique sur les disparus de la guerre d'Algérie. Elle se donne un double objectif : expliciter le travail des archivistes et les questionnements auxquels ils sont confrontés (accès aux archives, collecte, traitement, réponses aux demandes d’un public divers, élaboration d’outils d’orientation) ; faire état de la façon dont les historiens exploitent les documents et des limites de la recherche.

Des témoignages de recherches personnelles apporteront le regard d’un public non spécialiste et complèteront cette approche.

La rencontre se tiendra aux Archives nationales, à Pierrefitte-sur-Seine. L’entrée en est libre et gratuite.

Télécharger le programme de la journée : Expérience de recherche - Rencontre autour du Guide numérique sur les disparus de la guerre d’Algérie


Source : francearchives.fr / Service interministériel des Archives de France - © Archives nationales

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jeudi 27 février 2020

Coronavirus : La « réserve sanitaire » en France...

Des professionnels de santé sont mobilisables en cas de catastrophe sanitaire ou d’épidémie !

Pour faire face à une catastrophe sanitaire ou une épidémie de grande ampleur, la France dispose, entre autres, d’une « réserve sanitaire ».
Ces professionnels de santé, volontaires, peuvent être mobilisés partout en France pour venir en appui d’autres soignants.

Qui sont-ils ? Comment sont-ils mobilisés ? Que font-ils dans le cadre de la lutte contre le coronavirus ? « 20 Minutes » fait le point.

Comment mobiliser du jour au lendemain des infirmières, des psychologues, des radiologues pour faire passer des milliers de tests et soigner des centaines de patients en cas d’épidémie, voire de pandémie de coronavirus ?
Des soignants, volontaires, peuvent quitter leurs fonctions et partir pour une mission précise très rapidement en cas de catastrophe ou d’urgence sanitaire : ils font partie de ce qu’on appelle la « réserve sanitaire ».

Ce dispositif, déjà sollicité, qui pourrait s’avérer bien utile dans les semaines à venir.

Qui peut être réserviste ?

Des médecins, infirmiers, pharmaciens, sages-femmes, psychologues, mais aussi des agents hospitaliers non soignants (cadres, ingénieurs) peuvent faire partie de cette « réserve sanitaire ». Elle est composée de professionnels de santé volontaires en activité – qui travaillent dans le public, dans le privé, en libéral –, mais également de retraités et d’internes et étudiants en pharmacie.

« La constitution de la réserve doit tenir compte de la diversité des ressources et mettre en adéquation les profils aux missions », précise ce document du ministère de la Santé. Santé Publique France, qui chapeaute ce dispositif, précise que cet engagement ne nécessite pas une préparation physique particulière. Et qu’il suffit, pour rejoindre cette réserve sanitaire, de s’inscrire sur une plateforme.

Dans quels cas sollicite-t-on les réservistes ?

Plusieurs cas de figure : des phénomènes infectieux épidémiques (grippe, chikungunya, dengue ou, comme c’est le cas actuellement, le nouveau coronavirus), des situations climatiques extrêmes et durables (canicule, grand froid) susceptibles d’entraîner des tensions sur l’offre de soins. Autres situations, où cette fois la réponse doit être plus rapide : accident technologique, action terroriste.

Ces professionnels viennent en appui dans les hôpitaux, pour les maraudes, les campagnes de vaccinations, pour les réponses téléphoniques urgentes ou encore pour accompagnement médicalement les rapatriés.

Qui décide de mobiliser la réserve sanitaire ?

Si c’est Santé Publique France (qui a remplacé en 2016 l’Institut de veille sanitaire) qui organise ce dispositif, il faut, pour le mobiliser, qu’une demande soit effectuée par le ministère de la Santé, un autre ministère (Affaires étrangères, Défense…), ou bien une Agence régionale de Santé. Comment cela se passe-t-il alors ? Aucun réserviste n’est obligé de partir sur-le-champ. « Lorsqu’une mission est déclenchée, un appel urgent à candidatures – une « alerte »- est adressé par Santé publique France, par mail, à l’ensemble des réservistes de la ou des professions recherchées, précise l'autorité de santé. L’appel à candidatures présente précisément la mission, la ou les dates de départs programmées, les compétences professionnelles recherchées, les conditions d’aptitude éventuellement exigées. ». Combien sont-ils en tout ? Autour de 3.500, à en croire nos confrères de LCI.

Sont-ils déjà mobilisés ?

Oui, depuis un arrêté publié le 30 janvier au Journal officiel. Qui précise que la ministre des Solidarités et de la Santé avait alors mobilisé la réserve sanitaire à hauteur de 50 réservistes, à compter du 25 janvier 2020 pour une durée de 4 semaines renouvelable une fois. Ce contingent a évolué depuis.  Dans cette interview publiée sur le site Santé Publique France, Catherine Lemorton, cheffe de la réserve sanitaire, explique que dans le cadre du coronavirus, le ministère a attribué deux missions aux 700 réservistes qui se sont portés volontaires : informer et accueillir les rapatriés de Chine, dont les réservistes assurent le suivi médico-psychologique.
Une équipe de réservistes a en effet été envoyée à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône), zone où des Français ont été maintenus en quarantaine pendant quatorze jours et où l’ancienne ministre, Agnès Buzyn, a salué leur engagement.

Comment sont-ils organisés ?

Santé Publique France souligne que deux équipes fonctionnent différemment. Une première, qui informe à Roissy les personnes en provenance de Chine, est composée de trois binômes médecin/infirmier, qui se relaient sur les plages horaires d’arrivée des avions (4h30-9h30 et 15h30-19h30). Une seconde est mobilisée « pour l’accueil de nos ressortissants et leur suivi pendant les 14 jours de confinement. Les équipes sont composées de 3 médecins, 3 infirmiers, 3 psychologues, 3 hygiénistes, 1 épidémiologiste et 1 référent chef de mission. Soixante réservistes sanitaires se relaient 24h/24 et 7 j/7 pour un des sites, 2 médecins, 2 infirmiers, 2 psychologues, 1 épidémiologiste et 1 référent chef de mission pour l’autre site », précise la cheffe de la réserve sanitaire. 

Des mesures qui pourraient être amplifiées si le nombre de cas de coronavirus augmentait en France...

Source : 20minutes.fr

Ndlr : En soutien de ce dispositif civil, les réservistes du Service de Santé des Armées (SSA) pourraient eux aussi êtres mobilisés. Par ailleurs certains hôpitaux d'instruction des armées (HIA) sont d'ores et déjà intégrés à la lutte contre contre le Corona-virus, comme par exemple, les HIA Lavéran à Marseille, Sainte-Anne à Toulon ou Bégin à Saint-Mandé.

mardi 25 février 2020

Justice : L'islamiste qui avait foncé en 2016 sur des militaires à Valence a été condamné à 17 ans de prison

Le 1er janvier 2016, quatre militaires du 93e Régiment d’Artillerie de Montagne [RAM], qui surveillaient la mosquée de Valence dans le cadre de la mission intérieure [MISSINT] Sentinelle, ouvrirent le feu après sommations pour immobiliser Raouf El Ayeb, le conducteur d’un véhicule qui venait de foncer sur eux à deux reprises.

Deux des militaires furent blessés [avec 5 et 8 jours d’interruption temporaire de travail]. Touché aux bras et aux jambes, l’agresseur, un ressortissant tunisien alors âgé de 29 ans au moment des faits, avait été hospitalisé dans la foulée. Selon les déclarations du procureur de la République, il avait dit aux enquêteurs, de manière « confuse », qu’il avait voulu « tuer » des soldats ou « être tué » par eux car ceux-ci « tuaient des gens ». Pour le magistrat, c’était une façon pour lui de se présenter comme un martyr.

En outre, ce « musulman pratiquant mais pas radical », selon le procureur, n’était alors connu ni de la police, ni de la justice ni des services de renseignement. Et à l’époque, il n’avait pas de « passé psychiatrique connu ». Et, même si de la propagande jihadiste avait été découverte sur le disque dur de son ordinateur, la qualification « terroriste » avait été écartée pour cette affaire, survenue à peine deux après les attentats de Paris.

Par la suite, Raouf El Ayeb expliqua avoir voulu « taper » des militaires parce qu’il « avait les nerfs », puis se suicider en s’en prenant à des soldats armés avant d’évoquer des « troubles mentaux. »

Puis, lors de sa mise en examen, rappelle l’AFP, il avait dit au médecin venu l’examiner : « Je ne suis ni Tunisien, ni Français, mon seul pays c’est l’État islamique et la loi c’est celle d’Allah, c’est la charia. »

Quatre ans plus tard, cet individu a donc été jugé par la Cour d’assise de la Drôme pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique. La peine maximale pour ce type de faits est de trente ans de prison. C’est d’ailleurs celle qui a été récemment prononcée à l’encontre de Moussa Coulibaly, reconnu coupable d’avoir attaqué au couteau trois militaires à Nice, en février 2015.

La santé mentale de l’accusé a occupé une partie des débats… étant donné que les expertises psychiatriques sur son état au moment des faits ne sont pas toutes arrivées aux mêmes résultats. Certains ont conclu à l’altération, voire à l’abolition du discernement de Raoul El Ayeb. Une autre a estimé au contraire qu’il était entièrement responsable pénalement.

Quoi qu’il en soit, avant la plaidoirie de la défense, l’avocat général, Michel Coste, a retenu l’altération du discernement de l’accusé, ce qui l’a conduit à requérir une peine de 12 ans de prison à l’encontre de ce dernier. « Il était déterminé par le contexte dans lequel nous nous trouvions », a-t-il dit. C’est à dire par la situation post-attentats du 13 novembre 2015.

Cela étant, rapporte France Bleu Auvergne Rhônes-Alpes, l’avocat des militaires visés, Me Thibault de Montbrial, a souligné que le geste commis par l’accusé était un « cas d’école d’acte d’inspiration islamiste. » En effet, l’État islamique [EI] avait préconisé à ses sympathisants de mener des attaques à la voiture-bélier là où ils se trouvaient.

Quant à la défense de l’accusé, elle a mis l’accent sur son état mental, tout en minimisant la portée de ses actes. « Sur le plan physique, c’est huit jours d’ITT pour l’un, cinq jours pour l’autre, zéro pour les autres, et avec ça on vous fait une tentative de meurtres », a lancé Me Philippe Tatiguian. Et d’ajouter : « on veut faire le procès d’un terroriste mais c’est un malade mental, un schizophrène! » et « dans une société civilisée, on ne juge pas les malades mentaux. » Puis il a également fait valoir que si son client n’était « pas musulman, on n’en serait pas là. »

Quoi qu’il en soit, les jurés n’ont suivi pas suivi les réquisitions de l’avocat général et encore moins les arguments de la défense. Le 29 janvier, ils n’ont pas retenu l’altération du discernement et donc reconnu l’accusé coupable de tentative d’homicide. En conséquence, ils l’ont condamné à une peine de 17 ans de réclusion criminelle et demandé un suivi socio-judiciaire de 5 ans.

Source : ZONE MILITAIRE


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mardi 18 février 2020

OPEX : Décès d'origine inconnue du sergent-chef Morgan Henry au Burkina Faso

Un soldat français de la force Barkhane a été retrouvé mort, dimanche 16 février dans son campement au Burkina Faso, a indiqué le ministère des Armées. La cause du décès est pour l'instant inconnue.

Un soldat de la force française Barkhane, déployée au Sahel pour lutter contre les djihadistes, a été retrouvé mort dans son campement au Burkina Faso, a indiqué lundi 17 février le ministère des Armées, précisant ne pas connaître l'origine du décès.

Le sergent-chef Morgan Henry, du 54ème régiment de transmissions de Haguenau (est de la France), est décédé dimanche. «Il a été découvert mort au sein de son campement. Les causes du décès ne sont pas connues», a indiqué le ministère dans un communiqué. Une enquête de gendarmerie a été ouverte.

Le militaire opérait au sein de Barkhane depuis novembre. La force Barkhane vient d'annoncer son passage de 4500 à 5100 hommes d'ici fin février, concrétisation de la volonté de la France d'inverser le rapport de forces sur le terrain.

Les groupes djihadistes du Sahel multiplient depuis des mois les attaques, entretenant une insécurité chronique pour les civils et infligeant des pertes régulières aux armées locales. La France a perdu 13 soldats en novembre au Mali, dans un accident entre deux hélicoptères au combat.

Source : LeFigaro.fr avec AFP

Né le 17 mars 1991 à Gruchet-Le-Valasse [Seine Maritime], Morgan Henry avait été admis à l’École nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent en octobre 2012. Nommé sergent à l’issue de sa formation militaire initiale, il obtint son brevet supérieur de l’armée de Terre en 2014. Affecté au 54e Régiment de Transmissions l’année suivante, il prit part une première fois à l’opération Barkhane, au Mali, de mai à septembre 2016.

Puis, un an plus tard, il participa à l’opération Chammal, en Irak, où il se distingua « particulièrement par ses initiatives », au point d’obtenir une citation comportant l’attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze.

Ce sous-officier « particulièrement brillant », selon sa hiérarchie, a effectué deux autres missions en Irak, au titre de l’opération Chammal. Ses compétences et son sang-froid firent « l’unanimité » à chaque fois. Il fut ainsi de nouveau cité avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile d’argent.

Le sergent-chef Henry était titulaire de la Croix du combattant, de la médaille outre-Mer avec agrafes « Moyen-Orient » et « Sahel », de la médaille de la reconnaissance de la Nation et de la médaille d’argent de la Défense nationale, avec agrafes « Transmissions » et « Missions d’opérations extérieures ».

Pour rappel, le 54e Régiment de Transmissions est une unité spécialisée dans la guerre électronique. Ses missions consistent à collecter du renseignement d’origine électromagnétique [ROEM] et d’attaquer les réseaux radioélectriques adverses. « Son but majeur est d’intercepter, définir et rendre intelligible des signaux imperceptibles pour des oreilles non averties », explique l’armée de Terre.

Source : ZONE MILITAIRE

 

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lundi 17 février 2020

Coronavirus : La propagation de l'épidémie Covid-19 ralentit en Chine... Mais le virus tue encore !

La Chine estime que ses efforts de quarantaine commencent à porter leurs fruits

Le nombre de nouveaux cas de coronavirus a diminué dimanche en Chine, un responsable des services de santé du pays estimant que les efforts de Pékin pour limiter la propagation du virus commençaient ainsi à porter leur fruits.

Dans son point quotidien, la Commission nationale de la santé indique que 68.500 personnes sont infectées en Chine continentale, où le nombre de décès atteint désormais 1.665 personnes.
Le nombre de nouveaux cas est tombé à 2.009 dimanche contre 2.641 le jour précédent, et le nombre de décès à 142, un de moins que la veille.

Wuhan, ville du centre de la Chine où est apparu le nouveau coronavirus en décembre dernier, et l'ensemble de la province de Hubei, où la plupart des nouveaux cas ont été signalés ce week-end - se trouvent en confinement depuis le 23 janvier. La plupart des bureaux, écoles et usines sont fermés, et la quasi-totalité des transports suspendus.

La mission conjointe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Chine devait commencer ce week-end ses investigations sur l'épidémie, selon une annonce vendredi du directeur de l'OMS. 

Le président chinois Xi Jinping a déclaré que la Chine devait unifier ses efforts pour contrôler l'épidémie, d'après des propos rapportés par l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.

Un premier décès hors d'Asie a été signalé, en France, samedi. Il s'agit d'un touriste chinois âgé de 80 ans et originaire de la province de Hubei qui était hospitalisé à Paris depuis le 25 janvier. 
A ce jour, cinq décès liés au coronavirus ont été répertoriés hors de Chine continentale - aux Philippines, à Hong Kong, au Japon, à Taiwan ce dimanche, et en France.

Environ 500 cas de contamination ont été recensés ailleurs qu'en Chine, dans plus d'une vingtaine de pays et territoires.

Le plus important foyer de contamination hors de Chine continentale se trouve sur un navire de croisière amarré au large du port japonais de Yokohama.
Soixante-dix cas supplémentaires de contamination au coronavirus ont été diagnostiqués à bord du Diamond Princess, a déclaré dimanche le ministre japonais de la Santé, ce qui porte à 355 le nombre de passagers infectés.

Une américaine de 83 ans a été testée positive en Malaisie, en provenance du Cambodge où elle avait accosté à bord d'un bateau de croisière.
Les Etats-Unis, le Canada, Hong Kong et la Corée du Sud et l'Italie ont respectivement annoncé qu'ils allaient organiser des vols spéciaux pour rapatrier leurs ressortissants présents sur le bateau, qui a été placé en quarantaine à son arrivée à Yokohama, le 3 février, avec quelque 3.700 personnes à son bord.

Source : Boursorama / Reuters
-Stella Qiu, Zhang Min à Pékin, Engen Tham, Josh Horwitz à Shanghai, Kevin Yao à Singapour
-VF Jean Terzian, Jean-Michel Bélot


Ndlr : Selon l'OMS les chiffres sont a interpréter avec raison. Un risque de pandémie internationale existe toujours.

" Nous avons toujours dit et répété qu'il faut être prudent lorsqu'il s'agit de tirer des conclusions à partir des chiffres rapportés chaque jour. [...] Nous continuons à dire aux gouvernements du monde entier que nous continuons à avoir la possibilité de nous préparer à une éventuelle propagation du virus."

Communiqué de presse de l'OMS - https://www.who.int/fr/

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jeudi 13 février 2020

Armement : Un nouveau gilet pare-balles capable d’absorber les impacts

Le Service de Santé des Armées a mis au point un nouveau gilet pare-balles capable d’absorber les impacts

Entre 2017 et 2019, l’armée de Terre a reçu plus de 30.000 exemplaires d’un nouveau gilet de combat de type SMBE [pour structure modulaire balistique électronique] afin de remplacer les Gilets de protection balistique [GPB] ainsi que les Gilets électroniques [GE] jusqu’alors en dotation.

Doté de plaques blindées et d’un matelas anti-traumatisme, ce gilet de type SMBE offre une protection balistique de classe 4 contre les munitions perforantes et à « haute vélocité ». Il est également efficace contre les armes blanches. Un autre de ses points forts est son ergonomie, pensée pour optimiser la mobilité du soldat.

Ce nouvel équipement, conçu par l’entreprise norvégienne NFM Group, « surpasse de loin tout ce que les soldats de l’armée de Terre ont pu porter jusqu’à présent », se félicitait Terre Information Magazine.

Pour autant, il est toujours possible de faire mieux. En tout cas, l’Institut de recherche biomédicale des armées [IRBA] s’y attache en menant des études afin de mettre au point un gilet de combat toujours moins lourd tout en étant plus protecteur.

Faire en sorte qu’un gilet pare-balles soit en mesure de stopper les munitions hyper véloces est une chose… En revanche, cela n’est pas encore suffisant dans la mesure où l’impact peut provoquer des lésions corporelles internes potentiellement mortelles. C’est que l’on appelle les « effets arrière ». Et c’est justement sur ce point que portent les recherches conduites par l’IRBA, en partenariat avec l’entreprise française RxR Protect, spécialiste des protections pour les sports extrêmes.

Cette collaboration a permis de mettre au point le gilet de protection « Air Shock Absorber », dont le principe repose sur un système de bulles d’air à pression réglable, qui absorbe et répartit l’énergie des impacts. Un autre avantage de cette solution est que, en utilisant un matériau spécifique, il sera possible de diminuer la masse du gilet, et donc d’en améliorer l’ergonomie.

« L’IRBA travaille à intégrer cette technologie dans les futurs gilets de protection balistique. L’innovation est de confier une partie du rôle anti-trauma, aujourd’hui dévolu aux matériaux balistiques lourds, à des éléments spécialisés beaucoup plus légers, et donc de diminuer le poids des protections, à pouvoir protecteur égal, voire supérieur, tout en améliorant l’ergonomie » explique Actu Santé, le magazine du Service de santé des Armées [SSA].

Ce projet a démarré en 2016, grâce à un soutien de la Mission d’Innovation Participative [MIP] du ministère des Armées. Outre l’aspect financier, l’accompagnement de cette dernière a permis de régler les questions juridiques, notamment celles concernant la propriété intellectuelle.

« Ce projet qui est aujourd’hui au stade de la démonstration quittera bientôt la phase initiale de la MIP pour se tourner, toujours grâce à l’accompagnement de la Direction de la formation, de la recherche et de l’innovation du SSA [DFRI] et de l’Agence de l’innovation de défense [AID], vers une phase de développement industriel », précise Actu Santé.

Source : ZONE MILITAIRE - Image OUEST-FRANCE.fr

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vendredi 7 février 2020

Coronavirus : Armée de l'Air, aller là où les autres ne veulent pas aller...

Aller là où les autres ne veulent pas aller

C'est la devise de l'ET 60, mais elle s'applique parfaitement à l'escadron de transport 3/60 Estérel : un de ses Airbus A340 a été chargé d'aller chercher des Français en Chine, afin de les extraire d'une zone contaminée par le coronavirus. 

On ne peut pas en être surpris, la compagnie nationale française a décliné la mission, c'est donc l’Estérel qui y est allé, pour l'instant avec un A340. Il lui reste des réserves, la flotte compte désormais des Airbus A340-200 et des Airbus A310-300, après le retrait l'an dernier d'un premier A310. Pour l'heure, la France n'a pas engagé ses plus précieux Airbus A330 Phénix (272 sièges en haute densité). 

Au retour du vol, a priori en France, les passagers subiront pendant 14 jours un sas médical. C'est le délai d'incubation de la maladie. Des  précautions particulières seront prises pour les équipages et l'avion. 

Cette première pourrait s'accompagner d'autres destinations, puisqu'il y a peu de probabilités pour que le droit de retrait des civils ne s'applique pas ailleurs. Et que le coronavirus s'éteigne tout de suite. Bref, une telle mission pourrait même, potentiellement, surpasser toutes les autres de l'escadron (un cas de figure à ne pas écarter). 

Le coronavirus fait peur, comme avaient fait peur, en leur temps, les conséquences de l'accident nucléaire de Fukushima, au Japon. L'Estérel avait alors enfourché ses Airbus pour aller chercher les Français piégés cette fois par un risque encore plus grave. A l'époque, pour gagner du temps, les avions blancs allaient chercher les Français au Japon et les déposaient en Corée, ce qui permettait d'obtenir une haute cadence d'évacuation. Les avions civils continuaient à décoller de Corée. 

Le droit de retrait n'existe pas à l'Estérel, juste le culte de la mission. Comme pour aller chercher des Français piégés aux Antilles après une tornade, des Français piégés par la guerre civile ivoirienne... 

C'est aussi le même qui transporte les militaires entre la France et les zones d'opérations : pas de chance, ce vol Coronavirus 001 (qui sera peut-être suivi par d'autres) tombe en pleine période de relève sur certains théâtres. 

Il y aura sans doute des décalages ici ou là. On n'imagine pas faire attendre plus longtemps les Français de Chine, cela ferait tout-de-suite un sujet pour le journal de 20 heures. 

A la place, on fera attendre des militaires (dont beaucoup, à tort, ont baptisé l'Estérel "Maybe Airlines") 

L’escadron de transport (ET) 3/60 « Estérel » est né de la volonté de la France de se doter de l’arme nucléaire. En 1964, en effet, la France procède à des essais nucléaires en Polynésie française. Le  DC-8-55 est alors le seul avion long-courrier dédié aux liaisons entre la métropole et la Polynésie capable de voler 12 heures sans escale. Il permet au groupe de liaisons aériennes ministérielles (GLAM) d’assurer les premières liaisons dans le Pacifique et son premier voyage officiel au profit du général Charles de Gaulle.

Aujourd’hui, le bâtiment du commandement de l’unité est installé sur la base aérienne 110 de Creil et ses cinq Airbus sont parqués à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle.

Les avions de l’ « Estérel » assurent désormais l’acheminement des soldats français sur les théâtres d’opérations extérieures et les territoires français outre-mer. Cette unité opérationnelle est également chargée des missions d’accompagnement lors des voyages officiels présidentiels ou ministériels.

Sur préavis très court, l'ET 3/60 « Estérel » effectue aussi des missions d'évacuation de ressortissants français à l'étranger. En 2011, par exemple, il a procédé à l'évacuation de 545 ressortissants au début de l'opération Harmattan en Libye et à l'évacuation de 1024 ressortissants au Japon au lendemain de l'explosion de la centrale de Fukushima.

L'escadron assure également des missions d'évacuation sanitaire (EVASAN). En juin 2017, l'escadron a ainsi rapatrié une dizaine de civils ou de soldats blessés lors d'une opération aéroportée dans le nord du Mali. Les personnels de l'escadron ont alors dû mettre en œuvre, sur très court préavis, un Airbus A340 configuré de façon à pouvoir embarquer les blessés et leur prodiguer les premiers soins en vol et les ramener en toute sécurité sur le territoire national.

L' « Estérel » effectue également des missions d'aide humanitaire au profit de populations en situation de détresse suite à des catastrophes climatiques, géologiques et humaines. Son intervention au lendemain du passage de l’ouragan Irma aux Antilles en septembre 2017 a montré une nouvelle fois la capacité de déploiement des aéronefs de l’unité sur très court préavis.

Source : FNCV

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