FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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vendredi 17 janvier 2020

Armement : Les nouveaux pistolets Glock pour L'armée française

L'armée française a commandé près de 75.000 pistolets semi-automatiques auprès de la firme autrichienne Glock pour équiper d'ici à 2022 l'ensemble de ses forces en remplacement des pistolets en service depuis les années 1950, a annoncé lundi 6 janvier 2020 le ministère des Armées.

Le marché de 74.596 pistolets passé par la Direction générale de l'armement (DGA) s'élève à 44 millions d'euros, selon un communiqué. Il comprend en outre des systèmes d'aide à la visée nocturne, également fournis par Glock qui s'est allié aux sociétés Sellier et Bellot pour les munitions et à UTM pour les kits d'entraînement. L'avis de marché public publié le 2 mars 2019 prévoyait la fourniture de 15.000 systèmes d'aide à la visée nocturne, 7.000 kits de réducteur de son et 51 millions de cartouches.

Ces pistolets visent à remplacer le MAC 50, produit initialement par la Manufacture d'armes de Châtellerault, entré en service en 1953, et les PAMAS G1, produits à Saint-Etienne dans les années 1990.

Les trois armées - terre (80% des livraisons), air (10%) et marine (8%) - et certains services interarmes sont concernés par cette acquisition. Les premières livraisons ont débuté fin 2019, précise le ministère dans son communiqué.

Glock équipe déjà de pistolets plusieurs unités françaises comme les unités d'interventions de la gendarmerie et de la police (GIGN et Raid) ou encore les forces spéciales.

«Arme indispensable au combattant, ces pistolets incarnent le renouveau des équipements 'à hauteur d'hommes' que la loi de programmation militaire permet», a salué la ministre française des Armées Florence Parly dans un tweet.

L'armée française est engagée dans un vaste processus de renouvellement des équipements de ses soldats. Le fusil d'assaut Famas est ainsi progressivement remplacé par le HK416F, de fabrication allemande, dont 12.000 exemplaires doivent être livrés en 2020.

Cette année doivent également débuter les livraisons du nouveau fusil de précision SCAR, fabriqué par le belge FN Herstal, et dont 2600 exemplaires doivent être fournis d'ici à la fin 2021. Quelque 25.000 casques doivent par ailleurs être livrés cette année ainsi qu'une partie des 96.800 gilets pare-balles à remplacer d'ici 2025.

Source : AFP et Le Figaro


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vendredi 10 janvier 2020

Armée de terre : Pour ses voeux 2020, le CEMAT fait l’éloge de la combativité

L’an passé, le général Jean-Pierre Bosser, alors chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], avait mis « l’esprit guerrier » au premier rang de ses préoccupations. « Du caporal au général, par tous et pour tous, [c’est] une action qui vise à combiner à la fois rusticité, dit autrement, ‘aguerrissement’, haute technologie et traditions militaires », avait-il expliqué.

L’esprit guerrier suppose de la combativité. Et c’est surtout sur cet aspect que le général Thierry Burkhard, qui a succédé au général Bosser en juillet 2019, a insisté lors de ses vœux pour 2020, qui sera une « année de défis et d’opportunités » pour l’armée de Terre.

« Je souhaite à chacun d’entre-vous d’être combatif, de toujours conserver cet enthousiasme et cette énergie qui nous permettent de nous dépasser et de donner le meilleur de nous-mêmes », a affirmé le CEMAT aux militaires de l’armée de Terre, depuis la Cour des Invalides.

« Soyons combatifs à l’entraînement comme en opération. La mission est sacrée. Ayons la volonté de tout mettre en œuvre pour la réaliser. Montrons l’exemple! », a enchaîné le général Burkhard.

Mais pour ce dernier, cette combativité ne doit pas seulement s’exprimer sur le terrain. « Soyons combatifs dans le service courant. Ne choisissons pas la voie de la facilité mais celle de l’excellence, celle qui nous tire vers le haut », a-t-il continué.

« Soyons aussi combatifs dans notre vie personnelle », a poursuivi le CEMAT. « Dépassons nous en toute circonstance, allons jusqu’au bout de nos projets et ne baissons jamais les bras dans la difficulté », a-t-il dit.

En conclusion, le général Burkhard a rappelé le rôle du soldat et le sens de son engagement. « En 2020, apportons plus de justice et de paix dans le monde qui nous entoure, » a-t-il lancé.

Pour rappel, le général Burkhard met actuellement la dernière touche à un nouveau plan stratégique pour l’armée de Terre afin de tirer « les conséquences de l’évolution de la conflictualité dans le milieu terrestre » car, avait-il expliquer aux parlementaires, « nous devons être prêts à nous engager en permanence et sans préavis dans des conflits plus durs. »

Ce nouveau plan visera notamment à élever le niveau d’exigence de la préparation opérationnelle et à faire en sorte de disposer des « moyens matériels nécessaires et suffisants » pour être en mesure de surclasser un adversaire symétrique.

Source : ZONE MILITAIRE

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mercredi 8 janvier 2020

Australie : Des renforts de pompiers français pour combattre les incendies ? Analyse...

Vous êtes nombreux à poser la question :
Pourquoi n'envoie t'on pas de renforts en Australie ?

De nombreux paramètres entrent en ligne de compte , surtout la distance et les délais de trajet
 
Analyse du Commandant Persoglio
 
"Des incendies gigantesques, ayant, à l'heure actuelle, parcouru plus de 6 millions d'hectares sont actuellement en cours en Australie.
On lit beaucoup de choses sur des renforts à destination de ce pays.
J'ai eu l'occasion, dans ma carrière, de participer à une équipe pluri-disciplinaire engagée en Malaisie pour aider et conseiller le gouvernement lors des incendies de 1997 qui ont dévasté plus de 4 millions d'hectares en Indonésie et en Malaisie. J'ai passé 1 mois à Kuala-Lumpur à cette occasion. J'ai donc eu à analyser les problématiques de ces sinistres gigantesques.
 
On ne peut pas comparer les situations que nous avons vécue en France, même en 2003 dans le Var, même en 1989 - 1990, même en 1970 et même en 1949 dans les Landes de Gascogne (région du sud-ouest parcourue par des incendie ayant totalisé approximativement 80.000 Ha.).
 
La dimension des sinistres actuels en Australie, ne peut être comparée à rien de ce que nous avons vécu dans le temps. La surface parcourue représente 2 fois le territoire de la Belgique et plus que la Confédération Suisse.

Et ils sont disséminés sur une bonne partie du territoire ... Il faut que chacun se souvienne que l'Australie est un continent à lui tout seul ... C'est une île continent ... Il y a 4 fuseaux horaires entre chaque côte ; en comparaison, on a que 3 fuseaux horaires d'ici à Moscou.
 
Je lis beaucoup de commentaires concernant l'absence de renforts internationaux et plus particulièrement d'Europe et de France.
 
Alors il faut savoir que pour aller en bateau dans cette zone c'est entre 25 et 30 jours de mer pour emmener des moyens terrestres de lutte sur place. Je lis aussi qu'on peut engager des Avions Bombardiers d'Eau ... comme les DASH. Là aussi, ça part d'un bon sentiment ... Mais comment les emmène-t-on sur place ?? Ils n'ont pas la capacité de vol entre la Réunion (par exemple) et un aéroport australien ... On doit donc les emmener par bateau ... Et pour info nous avons déjà un DASH à la Réunion pour la saison d'été dans ce Département ultramarin.
 
Ensuite, dans nos organisations opérationnelles, on s'appuie sur des infrastructures : des routes, des pistes, des points d'eau, des réseaux radio, etc.
Il faut bien penser qu'en Australie, les distances sont ... incomparables avec ce qu'on connait !! Les réseaux d'hydrants ne sont pas ceux que nous connaissons ... Il est possible que les engins doivent aller faire le plein d'eau à des distances énormes : le feu est à Toulon et l'hydrant ou le point d'eau le plus proche est à Arles, ou à Nîmes ... Les zones habitées étant très restreintes elles sont seule équipées de réseaux d'eau. Mais le feu ne connait pas de limites !
 
Pour donner des chiffres, si on regarde le service incendie de la Nouvelle Galles du Sud (NSW, l'état de Sydney pour ceux qui ne connaissent pas trop ce pays ... ;-) ) on a 6800 pompiers, armant  plus de 500 véhicules d'intervention dans 335 casernes, pour une surface de l'état de 809.000 km².
 
Je n'aborderai pas le fait que les renforts seraient engagés pour une période de 3 semaines à un mois au minimum. Actuellement les pompiers locaux se contentent d'essayer de protéger les vies humaines et les biens ... Il n'y a pas de texte sur le débroussaillement.
Ce sont des feux de brousse, rapides (végétation divisée) et puissants végétation dense) ; les arbres sont majoritairement des eucalyptus, qui sont des bombes incendiaires, bien pire que les pins provençaux car pleines d'essences volatiles.
 
Je suis bien d'accord que ces incendies sont un drame pour les humains, mais aussi pour la faune et pour la flore. Mais je ne pense pas que les humains aient les moyens de les combattre en vue de les stopper. On ne pourra faire que des actions de guérilla pour protéger au mieux  les points sensibles.
 
Je ne suis pas expert dans le domaine de l'évolution du climat. Mais si effectivement cette situation est due au changements climatiques, c'est sur cet aspect qu'il faudra agir ... Si des feux de cette ampleur se déclarent, on assistera, comme dans le cas qui nous intéresse, à des "impossibles opérationnels".
 
Et on se focalise sur l'Australie ... et ses 6 millions d'hectares parcourus, mais je vous rappelle que 15 millions d'hectares ont brulé en Sibérie cet été ... et je n'ai rien vu sur les réseaux sociaux ..
 
Ne prenez pas mon post pour une volonté de "non intervention" ou de "non assistance" ou encore pour justifier le fait que nous "ne fassions rien". J'essaie juste de donner des éléments factuels pour expliquer que nous ne pouvons pas faire grand chose lorsque la situation est arrivée à ce point et dans un territoire si loin de la métropole.
 
Et je voudrais avoir une pensée pour nos collègues de Nouvelle-Calédonie, Territoire d'Outre-Mer de la République, qui se trouve relativement proche de l'Australie et qui subit aussi des incendies d'ampleur."

Source : SDIS du Var - Commandant Persoglio / Image AFP

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dimanche 5 janvier 2020

Attentat : Le parquet antiterroriste se saisit de l’enquête sur l’attaque au couteau à Villejuif !

L’assaillant souffrait de troubles psychiatriques, mais les premières investigations « ont permis d’établir une radicalisation ainsi qu’une préparation organisée de son passage à l’acte », a justifié le PNAT.

A Villejuif après l’attaque au couteau qui a fait un mort et deux blessés, le 3 janvier.

Le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé samedi 4 janvier se saisir de l’enquête sur l’attaque au couteau de Villejuif, dans le Val-de-Marne, lors de laquelle une personne est morte et deux blessées. Celle-ci avait été perpétrée la veille par un jeune homme atteint de troubles psychiatriques et converti à l’islam.

« Si les troubles psychiatriques importants de l’auteur des faits sont avérés, les investigations des dernières heures ont permis d’établir une radicalisation certaine du mis en cause ainsi qu’une préparation organisée de son passage à l’acte », a ainsi fait valoir le PNAT dans un communiqué. Les premiers éléments de l’enquête ont en outre « démontré un parcours meurtrier réfléchi et sélectif de nature à troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur ».

Ces éléments justifient la poursuite des investigations des chefs d’assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteur terroriste criminelle. Celles-ci ont été confiées à la direction régionale de la police judiciaire de Paris, initialement en charge du dossier et la direction générale de la sûreté intérieure.

Ouvrages « salafistes » et lettre « testamentaire »

Nathan C., 22 ans, qui a agressé au couteau des passants vendredi dans un parc de Villejuif a mené son attaque aux cris de « Allahou Akbar », avait déclaré samedi la procureure de Créteil lors d’une conférence de presse. Le jeune homme a perpétré cette attaque d’une « extrême violence » avec une « extrême détermination », selon Laure Beccuau. Il a été abattu par les policiers qui lui ont demandé à plusieurs reprises de jeter son couteau, a-t-elle ajouté.

Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre « la nature de (la) radicalisation » de Nathan C., qui s’était converti à l’islam en « mai ou juillet 2017 » et souffrait depuis son enfance de graves troubles psychiatriques. Il a été hospitalisé à plusieurs reprises et avait quitté son dernier établissement en mai avant d’interrompre en juin le traitement qui lui avait été prescrit.

Dans un sac retrouvé sur les lieux, les policiers ont notamment découvert des ouvrages qualifiés de « salafistes », ainsi qu’une « lettre testamentaire avec des répétitions assez caractéristiques du musulman qui s’autoflagelle et qui sait qu’il va peut-être faire le grand saut », a expliqué devant la presse Philippe Bugeaud, directeur adjoint de la police judiciaire de Paris. Le logement qu’il occupait dans la capitale avait par ailleurs « tous les signes d’un appartement qui n’allait plus être occupé », selon la procureure Laure Beccuau.

Selon les témoignages recueillis par les enquêteurs, Nathan C. avait d’abord épargné une première personne, celle-ci lui ayant fait part de sa confession musulmane et lui ayant « récité une prière en arabe », a détaillé Laure Beccuau. Le jeune homme s’est alors attaqué à un couple, blessant mortellement l’homme au niveau du cœur et blessant grièvement sa femme au niveau du cou. Il a ensuite blessé une joggeuse au dos. Les deux femmes blessées sont sorties de l’hôpital.

Source : LeMonde.fr - Photo AFP

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samedi 4 janvier 2020

Burkina Faso : Attaque djihadiste - 7 soldats, 35 civils, et 80 terroristes tués !

Trente-cinq civils, dont 31 femmes, ont été tués dans une attaque djihadiste à Arbinda, dans le nord du Burkina Faso, une des plus meurtrières de l'histoire de ce pays sahélien, qui a décrété 48 heures de deuil national. 

C'est le président burkinabè Roch Kaboré en personne, à qui a souvent été reproché son manque de poigne face aux groupes djihadistes, qui a annoncé sur Twitter le macabre bilan de cette «attaque barbare».

Quatre soldats et trois gendarmes ont également péri, et «80 terroristes ont été neutralisés» (tués), selon le président et l'état-major des armées burkinabè, qui avait annoncé l'attaque plus tôt dans un communiqué.  «un nombre important de terroristes ont attaqué simultanément le détachement militaire et les populations civiles d'Arbinda», dans la province du Soum, selon l'état-major des armées. L'attaque, d'une «rare intensité», a duré «plusieurs heures».

«Dans leur fuite, les terroristes ont lâchement assassiné 35 civils, dont 31 femmes, et blessé six personnes», a précisé dans un communiqué le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou. Une vingtaine de soldats ont aussi été blessés, selon le ministre. Il s'agit d'une des attaques les plus meurtrières qu'ait connus ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest, en proie depuis 2015 à des attaques djihadistes récurrentes, comme ses voisins le Mali et le Niger. Début novembre 2019, 38 employés d'une société minière avait été massacrés lors de l'attaque de leur convoi dans l'Est du pays.

Le président Kaboré a salué «l'engagement et la bravoure» des Forces de défense et de sécurité, qui ont «repoussé l'attaque contre le détachement d'Arbinda». «Une centaine de motos, de l'armement et des munitions en grande quantité ont également été récupérés», selon l'état-major. «En ce jour de Noël, ayons une pensée pieuse pour les familles éplorées par les attaques terroristes contre notre pays et soyons en communion avec nos vaillants soldats qui se battent avec héroïsme pour assurer la sécurité du territoire national», a écrit le chef de l'Etat dans la nuit.

Depuis 2015, les attaques djihadistes au Burkina ont fait plus de 700 morts, selon un décompte de l'AFP, et environ 560.000 déplacés et réfugiés, d'après les Nations unies. Le Nord et l'Est du pays sont particulièrement touchés. Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

Ces attaques sont rarement revendiquées mais attribuées à des groupes armés djihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe État islamique. Les djihadistes mènent des assauts de plus en plus massifs et organisés, avait expliqué récemment à l'AFP Serge Michailof, expert à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

Les forces de l'ordre burkinabè, qui paient un lourd tribut, semblent incapables d'enrayer les violences djihadistes. Elles restent sous-équipées et sous-entraînées, en dépit des discours volontaristes du gouvernement. Depuis deux mois, les forces de défense et de sécurité burkinabè ont revendiqué une série de succès, affirmant avoir tué une centaine de djihadistes au cours de plusieurs opérations. Des bilans toutefois impossibles à confirmer de source indépendante.

Face au péril djihadiste, cinq Etats sahéliens (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) qui tentent depuis 2015 de mettre sur pied une force militaire conjointe de 5.000 soldats, ont appelé mi-décembre la communauté internationale à les soutenir davantage.

Malgré la présence de forces françaises (4.500 soldats de l'opération Barkhane), de l'ONU (Minusma au Mali), ainsi que de forces américaines, le Sahel subit des attaques djihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, depuis les premières violences dans le nord du Mali en 2012. La France a convié en janvier 2019 les cinq Etats sahéliens à un sommet pour «redéfinir plus clairement les objectifs militaires, politiques et de développement» de la lutte commune contre les groupes djihadistes, selon le président Emmanuel Macron, qui estime ambiguë l'attitude des présidents burkinabé et malien sur le soutien français.

Source : Le Figaro avec AFP - Photo AFP

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vendredi 3 janvier 2020

Attaque au couteau : Un mort et deux blessés graves à Villejuif, près de Paris - L'assaillant abattu

Attaque au couteau à Villejuif : un homme tué et deux femmes blessées, l'assaillant abattu

Un individu muni d'une arme blanche a poignardé plusieurs personnes ce vendredi en début d'après-midi dans le parc des Hautes-Bruyères, à Villejuif (Val-de-Marne). Un homme âgé de 56 ans est mort.

L'individu a été neutralisé par les forces de l'ordre.

Les faits se sont produits vers 14 heures ce vendredi. Un homme muni d'une arme blanche a attaqué plusieurs passants dans le parc des Hautes-Bruyères à Villejuif (Val-de-Marne). L'individu a ensuite pris la fuite à pieds dans le parc avant d'être neutralisé du côté de L'Haÿ-les-Roses. 

Les policiers ont tiré plusieurs coups de feu pour neutraliser l'agresseur. Ce dernier est décédé sur place, devant un supermarché.

Au total, au moins trois personnes ont été atteintes par des coups de couteau. Un homme âgé de 56 ans, en arrêt cardio-respiratoire, n'a pas survécu à ses blessures. Deux femmes ont été blessées.

Source : lci.fr

L'individu s'est enfui mais a été rattrapé par des policiers de la Brigade anti-criminalité dans la localité voisine de l'Haÿ-les-Roses, où il a été abattu par balles. Les motifs de son acte meurtrier ne sont pas encore établis.

Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nunez, s'est rendu sur les lieux du drame. Cette attaque intervient à un moment sensible en France, à trois jours seulement du triste anniversaire - le cinquième - des attentats contre le journal satirique Charlie Hebdo, puis dans un magasin cacher à Paris, en janvier 2015.

"Je voudrais saluer la réactivité des effectifs d'une BAC de la circonscription du Kremlin-Bicêtre qui a permis de neutraliser l'assaillant immédiatement empêchant la poursuite d'un périple sans doute meurtrier"
Laurent Nunez

Source : euronews.com


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mardi 24 décembre 2019

Noël 1914 : Les fraternisations de tranchées de la Grande Guerre

Des troupes allemandes, britanniques et françaises ont connu des cessez-le-feu non officiels, le long du front de l'Ouest. Mais ces trêves ont eu lieu, dans leur immense majorité, bien plus au nord, et n’ont concerné des soldats français que très exceptionnellement. Les témoignages recueillis dans les différents JMO des armées engagées situent le principal épisode des fraternisations sur le front belge, prêt de la ville d’Ypres. C’est celui-ci, qui est raconté dans le film Joyeux Noël de Christian Carion, sorti en 2005. Il est le plus fameux car le seul à avoir été raconté par des journaux, dans les jours qui ont suivi, et le seul à avoir été immortalisé par des photographies.

Les soldats qui se trouvent en Belgique sont choqués par les pertes importantes qu'ils ont subies depuis le mois d'août 1914. C’est alors que le matin du 25 décembre, les Français mais surtout les Britanniques entendent des chants de Noël montant des tranchées ennemies. Ils aperçoivent  aussi des arbres de Noël placés le long des tranchées ennemies. Puis des Allemands sortent de leurs boyaux et font des signes amicaux en direction des Britanniques et des Français.

Allemands et Britanniques se rejoignent rapidement au milieu d'un paysage dévasté par les obus (ce que l’on nomme le No man’s land). Les Français restent pour commencer à l’écart, et se mêlent, en petit nombre, à ces manifestations d’amitié avec moins d’implication que les Anglais ou les Ecossais. C’est que ceux-ci sont des engagés volontaires, au contraire des Français mobilisés, et qu’ils ne se battent pas sur leur sol. Pour certains, ce n’est déjà plus leur guerre.

«Ce n'est pas un phénomène d'ampleur, ce sont des petits gestes spontanés, sporadiques, à force de se regarder. C'est une pomme qu'on lance d'une tranchée à l'autre, un morceau de pain, un coup à boire, un échange de chansons patriotiques, sentimentales. Ce mouvement commence surtout avec les Britanniques, la guerre se civilise, l'autre n'est plus un monstre et on sort pour se rencontrer entre les tranchées», explique l'historien Marc Ferro.

Les fraternisations des fêtes de Noël sont ainsi les plus courantes aux endroits où Britanniques et Allemands se font face. Si elles existent parfois ailleurs en cette fin d’année 1914, l’épisode vécu par Frédéric B. et son régiment apparaît bien exceptionnel. Il n'y a par exemple pas de « trêves » dans les régions où Français-Belges combattent seuls contre les Allemands, en dehors du cas rapporté par notre soldat, en Somme. Car là, la haine dirigée vers un ennemi considéré comme un envahisseur, ayant par exemple dévasté le territoire de Belgique et y ayant commis des crimes de guerre, est trop forte.

L’un des épisodes les plus réjouissants de ces trêves s’est déroulé dans le secteur d’Ypres, justement. Il s’agit d’un match de football joué dans le No man's land entre Britanniques et Allemands, dans cette zone large d'environ 20 à 40 mètres, immortalisée par un photographe amateur présent sur les lieux.  

Suite à ce match, les anciens ennemis enterrèrent leurs morts, donc les corps se trouvaient encore entre les lignes de tranchées. Ils chantèrent ensemble, aussi. La plupart des photographies de cette trêve « belge » furent confisquées ou détruites. Mais quelques unes parvinrent à la rédaction du quotidien britannique The Daily Mirror, qui les publia le 5 janvier 1915, accompagnées de témoignages. Cet épisode fut rapidement connu.

 L’Etat-major des deux camps réagit rapidement à la nouvelle. Des bombardements ont lieu, depuis des positions plus éloignées, pour forcer les soldats à se réfugier dans leurs tranchées respectives. Les « troupes contaminées » se voient affectées ailleurs, souvent sur des zones de combats plus dures. Ce qui n’arriva pas, semble-t-il, aux soldats du régiment de Frédéric B.

A noter que des fraternisations ont eu lieu plus tard durant le conflit. Elles ne se sont pas limitées à cette Noël 1914, même si ces épisodes sont restés rares et toujours combattus par le commandement militaire. En juillet 1916, ainsi, le soldat français Louis Barthas note : « Quelquefois, il y avait des échanges de politesse, c’étaient des paquets de tabac de troupe de la Régie française qui allaient alimenter les grosses pipes allemandes ou bien des délicieuses cigarettes Made in Germany qui tombaient dans le poste français. On se faisait passer également chargeurs, boutons, journaux, pain. ».  

Source : Ange FILETI

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lundi 23 décembre 2019

Terrorisme : L’assaillant de trois militaires de l’opération Sentinelle condamné à 30 ans de prison

Le 3 février 2015, soit moins d’un mois après les attentats commis contre la rédaction de Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, à Paris, trois militaires du 54ème Régiment d’artillerie furent attaqués à l’arme blanche par un certain Moussa Coulibaly, alors qu’ils surveillaient un centre communautaire juif situé à Nice, dans le cadre de l’opération Sentinelle.

Les images de vidéo-surveillance montrèrent que l’assaillant était passé à trois reprises devant les soldats avant de passer à l’action. Ayant fait tomber son sac pour faire diversion, il s’était ensuite saisi de son couteau pour frapper deux militaires, avant d’être maîtrisé par le troisième.

Plus tard, il apparut que Moussa Coulibaly venait d’être refoulé de Turquie, à la demande de la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI], qui l’avait repéré pour son prosélytisme religieux. Lors de sa garde à vue, se revendiquant « combattant d’Allah », il avait exprimé sa haine de la France et des militaires.

Il aura fallu attendre décembre 2019 pour voir Moussa Coulibaly être jugé par la Cour d’assises spéciale de Paris. Au premier jour de son procès, le 9 décembre, il avait reconnu l’intégralité des faits qui lui étaient reprochés, avant de revenir sur ses déclarations, deux jours plus tard.

« Ces accusations m’ont peiné. J’étais abattu. J’étais pressé que ça se termine. Je vous ai dit que je reconnaissais les faits mais je ne les reconnais pas », a-t-il en effet déclaré, le 11 décembre. Et il a ensuite expliqué avoir commis son geste sous le coup d’une impulsion, après d’être rappelé d’un verset du Coran. Puis, il s’est défendu d’avoir cherché à tuer les militaires, expliquant qu’il avait voulu « laisser une marque » en les attaquant au visage. Quant aux regrets, il n’en a exprimé aucun. « Je me suis interdit de regretter par solidarité envers les pays musulmans qui subissent les bombardements », a-t-il fait valoir.

« Je conteste avoir voulu me rendre en Syrie, je conteste la tentative d’assassinat, et je conteste la préméditation », a encore insisté l’accusé.

Reste que les explications données par Moussa Coulibaly ne correspondent pas avec les témoignages et les faits.

« Je lui ai fait une balayette, il a chuté. Au sol, il se débattait en me donnant des coups, il essayait de prendre mon Famas. Il avait la rage », a témoigné l’un des trois militaires attaqués. « J’ai cru qu’il était fou. Il avait les larmes aux yeux, les yeux tout rouges, mais il ne disait rien », s’est-il souvenu. Et pour ce brigadier, les intentions de Coulibaly étaient claires. « S’il se débattait comme ça, c’est qu’il avait un sentiment de regret, de ne pas avoir fini son affaire », a-t-il dit.

Quoi qu’il en soit, la Cour d’assises spéciale a suivi les réquisitions de l’avocat général, pour qui l’affaire Coulibaly est « un symbole de la menace terroriste quotidienne » visant la France, depuis l’appel de l’État islamique « à tuer des infidèles », lancé par Abou Mohammed al-Adnani, en septembre 2014.

En effet, les juges ont reconnu Moussa Coulibaly coupable de tentatives d’assassinat et d’association de malfaiteurs terroristes pour avoir tenté de rejoindre la Syrie et l’EI via la Turquie.

En conséquence, ils l’ont condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Une peine assortie d’une période de sûreté des deux tiers, estimant que, lors de l’attaque des militaires, il avait montré une « détermination quasi fanatique », appliquant « à la lettre les injonctions » de Daesh à commettre des attentats en France. En outre, ils ont souligné la « personnalité inquiétante » de ce jihadiste, dont la « dangerosité n’a visiblement pas été atténuée » par les années passées en prison et qui a exprimé « peu ou pas d’empathie à l’audience. »

Source : ZONE MILITAIRE


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vendredi 20 décembre 2019

Retraites : Système universel des règles spécifiques pour les militaires…

Nous reproduisons ici un extrait de la lettre de Madame la Ministre des Armées du 11 décembre 2019 :


" S’agisssant des règles spécifiques aux militaires, notamment la pension à jouissance immédiate et l’absence de restriction au cumul d’une activité et d’une pension, elles seront maintenues dans le système universel. Le président de la République et le Premier ministre s’y sont engagés."

"Par ailleurs, un dispositif permettant l’octroi de bonifications au titre des activités militaires spécifiques sera intégré au futur système universel, y compris pour les militaires ayant une carrière courte qui ne bénéficient pas aujourd’hui des bonifications acquises."

Florence PARLY
Ministère des Armées

Télécharger la version PDF : Lettre de Madame la Ministre des Armées du 11 décembre 2019


Source : FNCV

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dimanche 15 décembre 2019

Sécurité : L’entretien d’une caserne parisienne confié un patron d'entreprise fiché S !

Alors qu’un récent rapport du Sénat a fait état d’actions de « reconnaissance des emprises militaires par des individus aux motivations présentant un risque » [terroriste] encore « très fréquentes », le Canard Enchaîné vient de lancer un pavé dans la mare.

En effet, dans son édition du 4 décembre 2019, l’hebdomadaire affirme que, pour assurer l’entretien d’une caserne du XIIIe arrondissement de Paris, qui sert de lieu d’hébergement aux militaires célibataires, le ministère des Armées a attribué un marché d’une valeur de près de 73.000 euros [HT] sur 19 mois à une entreprise de nettoyage dont le dirigeant avait été « fiché S » en raison de sa proximité avec la mouvance jihadiste. Et cela, quelques jours après l’attaque au couteau commise à la Préfecture de police de Paris par un agent radicalisé.

Or, cela n’a pas échappé à la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI]. « À quoi bon s’embêter à répertorier et à surveiller les radicalisés, pour notamment s’assurer qu’ils n’ont pas accès à des informations sensibles, si les autres administrations se foutent de notre travail? », s’interroge l’un de ses agents dans les colonnes du Canard Enchaîné.

Pour rappel, constituant une catégorie de mesures de recherches au sein du fichier des personnes recherchées [FPR], les fiches « S » [S pour « Sûreté de l’État »] ne concernent pas les seuls individus de la mouvance islamiste radicale.

« Il existe 11 catégories de fiches S [de S2 à S163], qui ne correspondent pas à des niveaux de dangerosité, mais renvoient à des profils et des conduites à tenir [par exemple, les informations à recueillir ou les actions à entreprendre », rappelait un rapport de la commission sénatoriale des lois, publié l’an passé.

Et d’ajouter : « Aussi la fiche S n’est-t-elle qu’un outil parmi d’autres de collecte de renseignement pouvant être mobilisé par les services spécialisés pour prévenir, notamment, les actes de terrorisme. »

« La fiche S ne contient pas les informations relatives à un éventuel suivi opérationnel de la personne, sachant que les personnes fichées S ne sont pas toutes des objectifs des services de renseignement. La fiche S ne contient pas non plus les informations précises à l’origine de l’inscription ‘S’ au FPR », avait encore précisé ce rapport.

Normalement, il revient à la Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense [DRSD] de vérifier les antécédents des employés d’une entreprise appelée à travailler sur un site militaire.

« En 2018, la DRSD a rendu plus de 80 000 avis de sécurité pour l’habilitation de personnes travaillant en entreprise », indique le service. Mais, a priori, cette procédure ne concerne pas les dirigeants. Un responsable du ministère des Armées a confié, à l’hebdomadaire, qu’il y a manifestement un « trou dans la raquette ».

Source : ZONE MILITAIRE


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dimanche 8 décembre 2019

Mali : Un militaire français de Barkhane grièvement blessé par un IED

Le soldat français a été blessé ce samedi par l’explosion d’une mine artisanale qui a frappé son véhicule blindé.

Un militaire français a été grièvement blessé ce samedi au Mali dans l'explosion d'une mine artisanale, a annoncé l'état-major des Armées, confirmant une information de Radio France Internationale (RFI). Une annonce qui intervient quelques jours après les obsèques de treize militaires français, qui ont péri le 25 novembre dernier au Mali dans la collision de leurs deux hélicoptères.

« Son véhicule blindé a été frappé par un engin explosif improvisé » lors d'une opération à In Figaren, à l'est d'Ansongo, dans la région du Liptako située aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, a indiqué le colonel Frédéric Barbry de l'État-major des Armées.

Il doit être évacué vers la France « dans les prochaines heures », a-t-il ajouté, sans plus de précisions. L'opération anti-djihadiste française Barkhane, qui a succédé à Serval en 2014, mobilise 4500 militaires dans la bande sahélo-saharienne, une étendue vaste comme l'Europe, en soutien aux armées nationales qui combattent des djihadistes affiliés au groupe État islamique (EI) ou à Al-Qaïda.


Un conflit qui s'étend

Mais six ans après le début de l'intervention française, les violences djihadistes persistent dans le nord du Mali et se sont propagées au centre du pays ainsi qu'au Burkina Faso et au Niger voisins. Depuis 2012, les hostilités, doublées de violences intercommunautaires, ont fait des milliers de morts et déplacé des centaines de milliers de civils.

L'accident d'hélicoptères qui a coûté la vie à treize soldats français, fin novembre, porte à 41 le nombre de militaires français tués au Sahel depuis le début de l'intervention française en 2013, avec l'opération Serval.

Source : LeParisien.fr - Crédit photo: ministère des Armées

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lundi 2 décembre 2019

Hommage national : Cérémonie aux Invalides et Légion d'Honneur posthume aux 13 soldats morts pour la France au Mali

Silence solennel lors du passage sur le pont Alexandre III des 13 cercueils des militaires tués au Mali

Le cortège avec les 13 cercueils des militaires qui ont perdu la vie dans une collision d'hélicoptère au Mali est parti du pont Alexandre III jusqu'aux Invalides, où doit se tenir l'hommage national à partir de 15 heures.

La cérémonie d'hommage national en l'honneur des 13 militaires tués au Mali la semaine dernière a démarré ce lundi, peu après 11 heures depuis le pont Alexandre III à Paris. Le cortège est passé devant des militaires au garde-à-vous, derrière lesquels se trouvaient des centaines de badauds venus saluer leur mémoire.
Des cercueils drapés de bleu-blanc-rouge

Dès le début de la matinée, des centaines de personnes se pressaient sur le pont Alexandre III, à Paris, pour assister au passage des 13 corps dans des cercueils drapés de bleu-blanc-rouge. Militaires, anciens combattants avec leur drapeau, gendarmes, sapeurs-pompiers mais aussi anonymes se sont pressaient de chaque côté du pont.

Par un temps froid et sec et un soleil radieux, certains ont patienté plusieurs heures pour voir le défilé des dépouilles des treize militaires tués dans la collision de deux hélicoptères lors d'une opération de combat, dans le nord-est du Mali, et dont les corps ont été rapatriés dimanche.

Margot Louvet, 23 ans, venue de Gap (sud-est), arborait sur son tee-shirt la photo officielle, sur fond bleu blanc rouge, de son meilleur ami décédé, Antoine Serre, 22 ans, du régiment de chasseurs de la ville.
"C'était une perle, le plus gentil, le plus généreux", a-t-elle déclaré à l'Agence France Presse, en réprimant des sanglots. "Être ici, c'est une façon de faire le deuil, de réaliser qu'il ne rentrera pas."


Légion d'honneur, à titre posthume

Le cortège a roulé en silence jusqu'à l'Hôtel des Invalides, où Emmanuel Macron doit présider à partir de 15 heures une cérémonie. Aux côtés des familles des victimes et des membres du gouvernement se trouveront 1000 inconnus, puisque l'hommage a été ouvert exceptionnellement au public. De nombreux applaudissements se sont également faits entendre durant cette séquence solennelle.

Le président Macron prononcera un éloge funèbre avant de remettre la Légion d'honneur, à titre posthume, à chacun de ces 13 soldats "morts pour la France", devant quelque 2500 personnes, dignitaires comme anonymes. Un écran géant retransmettra l'hommage sur l'esplanade.

Source : BFMtv.com

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lundi 18 novembre 2019

Gilet jaunes : Saccage du monument dédié au maréchal Juin !

La chienlit anti-française profane nos plus chers symboles !

Le saccage du monument dédié au maréchal Juin est un « acte qui bafoue notre mémoire nationale commune ».

Le 16 novembre 2019, à l’occasion du premier anniversaire du mouvement des « gilets jaunes », des individus ont saccagé le monument qui, érigé sur la place d’Italie, à Paris, rend hommage au maréchal Alphonse Juin ainsi que, plus généralement, au Corps expéditionnaire français d’Italie [CFE-I], qui s’illustra au cours de la bataille de Monte Cassino, lors de la percée de la ligne « Gustave », en mai 1944.

Né en 1888 à Bône [Algérie], Alphonse Juin est le dernier général de à avoir été élevé à la dignité de maréchal de France de son vivant. Condisciple du général de Gaulle à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr [promotion de Fès], ce qui fera qu’il sera l’un des rares à tutoyer le chef de la France Libre, il s’est d’abord illustré durant la Première Guerre Mondiale [il sera gravement blessé, perdant l’usage d’un bras] avant d’être breveté de l’École supérieure de guerre et de rejoindre le maréchal Lyautey au Maroc.

Ayant pris part à la guerre du Rif, Alphonse Juin alternera les postes de commandement et les affectations à l’École de Guerre en tant que professeur. Fait prisonnier lors de la Campagne de France de mai-juin 1940 alors qu’il commandait la 15e division d’infanterie motorisée, il sera libéré par les autorités allemandes à la demande du gouvernement de Vichy.

Nommé adjoint au général commandant supérieur des troupes du Maroc, le général Juin reste loyal au maréchal Pétain jusqu’à l’invasion de la zone libre par les troupes allemandes, consécutive au débarquement allié en Afrique du Nord. Puis il reçoit le commandement des forces françaises engagées en Tunisie, avant d’être nommé à la tête du CEF-I par le général de Gaulle, avec lequel il entretenait des rapports compliqués. Après la guerre, il quittera ses fonctions de chef d’état-major de la Défense pour celles de Résident général au Maroc. Puis il deviendra le commandant en chef du secteur Centre-Europe de l’Otan [1951-56]. En 1952, il recevra son bâton de maréchal et sera élu à l’Académie française.

Politiquement, le maréchal Juin ne s’était jamais privé de faire part de ses désaccords avec la politique suivie par le gouvernement français et/ou inspirée par le général de Gaulle [notamment sur le cas du maréchal Pétain et l’affaire algérienne].

Pour autant, ceux qui ont saccagé le monument dédié au maréchal Juin [et oeuvre du sculpteur André Greck] étaient sans doute à mille lieues de ces considérations… étant donné que, a priori, ils cherchaient à créer un point de fixation contre les forces de l’ordre au niveau de la place d’Italie.

« Ils ne s’en prennent pas au monument du maréchal Juin, ils fabriquent des armes. Ils cassent les plaques de marbre parce qu’ils ont bien conscience qu’elles sont dangereuses et ils s’en servent comme des projectiles contre nos forces de sécurité », a expliqué Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur. « Ce sont aussi des imbéciles, on peut être à la fois imbécile, brute et voyou », a-t-il jugé.

« C’est une nouvelle fois notre mémoire nationale commune qui est saccagée bafouée par des individus casseurs qui sont complètement hors de la République […] Ces actes là sont très condamnables, j’espère que la police pourra retrouver ces individus et qu’ils pourront être jugé de façon très sévère », a ensuite fait valoir la secrétaire d’État sur les ondes d’Europe 1, ce 17 novembre.

Source : ZONE MILITAIRE


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samedi 16 novembre 2019

Armées : Désormais, les chambrées de militaires du rang seront réduites à quatre lits !

« L’époque des dortoirs est révolue », a annoncé Florence Parly, la ministre des Armées, ce 17 octobre, lors d’un déplacement à la caserne Laperrine, qui abrite le 3e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa], à Carcassonne.

Il s’agissait pour la ministre de donner le détail des mesures prises en faveur de l’amélioration des conditions d’hébergement des militaires, pour lesquelles une enveloppe d’un milliard d’euros a été prévue dans le cadre de la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25. Soit un montant deux fois plus important par rapport à celui qui avait été voté lors de la précédente LPM.

L’hébergement des militaires dans les casernes et les bases est un sujet de préoccupation qui dure. En 1997, le plan Vivien devait permettre de lancer des travaux d’infrastructures pour l’améliorer. Mais les contraintes budgétaires ne permirent pas de le traduire dans les faits. Au point que, en 2013, le général Bertrand Ract-Madoux, alors chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], s’en était indigné. « Ce retard concerne la moitié de nos régiments et oblige à maintenir certains de nos militaires du rang dans des locaux à peine décents », avait-il déploré lors d’une audition parlementaire.

À l’automne 2014, ayant exigé un état des lieux, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, avait lancé un nouveau « plan d’urgence » pour traiter rapidement pas moins de « 700 points noirs », nécessitant 560 millions d’euros pour y remédier. Seulement, l’arrivée de nouvelle recrues dans les régiments, qu’il fallait bien loger d’une manière ou d’une autre, a compliqué la donne.

En outre, dans un rapport publié en 2017, le sénateur Dominique de Legge avait évoqué des « bâtiments entiers dédiés au logement […] inutilisables en raison de leur insalubrité résultant d’un défaut de maintenance régulière. »

L’actuelle LPM, qui se veut « à hauteur d’homme », entend améliorer cette situation, qui joue à la fois sur le moral des soldats ainsi que sur leur fidélisation. D’où le milliard d’euros annoncé.

Dans le détail, 520 millions d’euros seront affectés à l’amélioration de l’hébergement des militaires du rang des trois armées. Et comme c’est l’armée de Terre qui en compte le plus, le gros de cette somme servira à rénover ses casernes. En outre, 310 millions d’euros serviront au logement des cadres célibataires et 120 millions seront alloués à l’hébergement d’accueil temporaire.

Selon le projet de budget pour 2020, il est prévu 177 millions d’euros d’investissements. De quoi engager « 19 opérations de constructions neuves » et de livrer près de 2.200 places.

Cet effort permettra donc de mettre fin aux grandes chambrées : désormais, elles seront « dimensionnées » pour quatre militaires du rang et équipées de « sanitaires privés » [comprendre, des douches privées]. Pour le ministère des Armées, il « s’agit pour les jeunes engagés de disposer de leur propre espace personnel. »

En revanche, rien n’a été dit sur la surface qu’occupera une telle chambrée de 4 militaires du rang… Déjà que, avec les recrutements de ces dernières années, certains casernes se trouvaient à l’étroit…

S’agissant des cadres célibataires [géographiques ou non], il est question de les loger dans des « studios équipés (chambres, kitchenettes, sanitaires privés) ». Selon le ministère des Armées, les « investissements prévus permettront d’augmenter l’offre d’hébergement de 3 000 nouvelles places, principalement pour les cadres qui sont actuellement logés dans des chambres excédentaires de militaires du rang. »

« Le sommeil de plomb fait le soldat d’acier : il est essentiel à la préparation opérationnelle des militaires. Offrir les meilleures conditions de repos à nos soldats est aussi important que de les doter de nouveaux HK-416, de gilet-pare-balles ou de treillis neufs », a fait valoir Mme Parly.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : Chambrée de Cuirassiers © DR

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mercredi 13 novembre 2019

OPEX - Barkhane : La France en soutient des forces sahéliennes face aux jihadistes

Comme on pouvait s’en douter, la force Barkhane a été sollicitée pour appuyer les Forces armées maliennes [FAMa] lors des combats ayant suivi les attaques jihadistes des postes de Boulikessi et de Mondoro, deux localités de la région de Mopti, situées près de la frontière avec le Burkina Faso.

Dans un communiqué publié le 2 octobre 2019, la ministre des Armées, Florence Parly, avait en effet indiqué que les unités maliennes envoyées en renfort pour « pourchasser les groupes terroristes et reprendre le contrôle des deux postes » ont bénéficié d’un appui d’avions de chasse [Mirage 2000] et d’hélicoptères d’attaque Tigre.

« La détermination de ces unités [maliennes] a permis de rétablir une situation délicate et compromise, et d’infliger des pertes aux terroristes », a souligné Mme Parly.

Selon Bamako, les jihadistes auraient perdu une quinzaine de combattants durant ces combats. Mais ils ont dans le même temps infligé de lourdes pertes aux FAMa, avec au moins 25 tués et près d’une cinquantaine de disparus [11 soldats maliens ont été « récupérés » lors des opérations de ratissage menées après la reprise des postes attaqués, ndlr].

En attaquant les postes de Mondoro et de Boulikessi [qui avait déjà été ciblé en 2017…], les jihadistes ont porté un coup dur à la Force conjointe du G5 Sahel étant donné qu’une des deux unités maliennes visées était placée sous le commandement de cette dernière. Qui plus est, ils ont mis la main sur des équipements ainsi que sur d’importantes quantités d’armes et de munitions. En outre, leur opération, comme cela fut déjà le cas lors de l’attaque du camp de Dioura [le 17 mars dernier], met le gouvernement malien en difficulté face à l’opinion publique.

Et il n’est pas le seul. Au Niger, les embuscades de Baley Beri [en mai, avec 27 soldats tués] et l’attaque « complexe » du camp d’In-Ates [juillet, avec 18 tués] ont illustré les faiblesses des forces armées locales. Même chose au Burkina Faso, avec l’attaque de Koutougou [24 soldats tués le 20 août] et celles menées en septembre contre des camions [au moins 29 tués parmi les civils]. Et ces « incidents » sécuritaires donnent lieu de plus en plus souvent à des tensions entre les communautés. Tensions qui profitent aux jihadistes.

« Les forces maliennes, comme l’ensemble des forces des pays du Sahel sont engagées dans un effort exigeant et de longue durée contre l’insécurité et le terrorisme. Elles consentent des sacrifices importants et se battent sur de nombreux fronts. Elles peuvent compter sur notre soutien et sur notre détermination dans ce combat commun », a encore assuré Florence Parly.

Selon le chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre, l’objectif de la force Barkhane au Mali est d’affaiblir les groupes jihadistes afin de les mettre à la portée des FAMa, qui « doivent pouvoir les affronter seules ou en tout cas en étant moins accompagnées » par les troupes françaises. Et, dans le même, il s’agit de les faire « monter en puissance », notamment « dans le cadre Union Training Mission [EUTM] » et par un « accompagnement » de la MINUSMA [mission des Nations unies au Mali, ndlr].

Mais, visiblement, cela n’est pas encore suffisant. Au-delà de la formation, les questions capacitaires se posent… En outre, tant que les accords de paix d’Alger, signé par les autorités maliennes et les groupes indépendantistes touareg de l’Azawad [nord du Mali, ndlr], ne seront pas pleinement appliqués, il sera toujours compliqué de combattre les formations jihadistes, dont celles inféodées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM] et l’État islamique au grand Sahara [EIGS].

D’ailleurs, et ce n’est pas nouveau, certains de ces groupes armés touareg ne jouent pas franc jeu. Tel est notamment le cas, même s’il s’en défend, du Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad [HCUA], qui, implanté dans la région de Kidal, compte dans ses rangs de nombreux transfuges d’Ansar Dine, une formation jihadiste dont le chef, Iyad Ag Ghali, dirige le GSIM.

D’après RFI, cité par Le Point, des cadres importants du HCUA ont été impliqués dans plusieurs attaques jihadistes au Niger. Un combattant du HCUA a « participé en mai dernier à l’attaque de Tongo Tongo [ou de Baley Beri], où 27 soldats nigériens ont été tués. Les armes prises ont été acheminées par les terroristes dans la vallée d’Inadar et réceptionnées par le chef d’état-major du HCUA. En juillet dernier, d’autres armes récupérées pendant l’attaque d’Inates sont transportées toujours au Mali, près de Menaka », explique l’hebdomadaire.

Quoi qu’il en soit, l’objectif de Paris est d’impliquer davantage ses partenaires européens au Sahel. « Nous aurions tort de croire que le terrorisme est une menace pour la France seule : nos partenaires ont tous été touchés, et c’est ensemble que nous devons réagir. Et pour ceux qui n’ont pas été frappés directement, il y a le devoir de solidarité », fit ainsi valoir la ministre des Armées, lors d’un déplacement au 4e Régiment d’hélicoptères des forces spéciales [RHFS], en juin dernier.

« Il faut accompagner les forces armées sahéliennes après les avoir formées, y compris lorsqu’elles vont au combat, et pas seulement dans les états-majors. Ce n’est pas un sport de masse, j’en conviens », avait-elle continué. Et de demander : « Si les Européens, qui sont directement concernés, ne le font pas, qui, alors, le fera? »

Lors d’une audition parlementaire, le général Lecointre avait confirmé cette intention. « Nous réfléchissons à un partenariat militaire opérationnel auquel nous devons encourager nos partenaires. Je souhaite que les Européens soient de plus en plus sensibilisés à cette possibilité. À cet égard, nous travaillons à mettre sur pied une force qui serait coordonnée à l’opération Barkhane et qui serait capable de faire ce travail d’accompagnement des Maliens au combat une fois que nous porterons notre effort dans une autre zone », avait-il indiqué.

En clair, il s’agit de solliciter les autres pays européens afin de mettre en place un système inspiré de celui des OMLT [Operational Mentor Liaison Team], qui, en Afghanistan, reposait sur la présence d’instructeurs auprès des unités locales. Trouver des contributeurs ne sera pas forcément aisé… D’autant moins qu’il faudra composer avec les règles d’engagement propres à chaque pays.

« Un des principaux effets que nous recherchons est de pouvoir compter sur des énergies nouvelles pour accompagner les forces locales. Mais il ne faut pas que cela pèse sur Barkhane qui est déjà très employée », a résumé un officier français auprès de l’AFP.

En attendant, il y a urgence… « Je crains que nous n’ayons collectivement échoué à enrayer les causes profondes de la crise – la pauvreté, les failles de gouvernance, l’impunité – qui nourrissent la montée de l’extrémisme violent. Les groupes terroristes instrumentalisent les conflits locaux et se positionnent en défenseurs des communautés », relevait récemment Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies.

D’après les chiffre qu’il a donnés, le nombre de civils tués entre 2012 et 2018 dans les seuls pays du G5 Sahel [Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad] a été multiplié par quatre. Et « plus de 5 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire, plus de 4 millions ont été déplacées, 3 millions d’enfants ne sont pas scolarisés et près de 2 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. »

Aussi, avait prévenu M. Guterres, « soyons clairs, nous sommes en train de perdre du terrain face à la violence. Nous devons redoubler d’efforts. » D’autant plus que la menace jihadiste est désormais susceptible de s’étendre jusqu’aux pays du golfe de Guinée.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : © EMA

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