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mardi 17 octobre 2017

Kenya : Askari Storm, bientôt un exercice militaire franco-britannique

Ne serait-ce qu’avec Djibouti, l’armée de Terre ne manque pas de terrains d’entrainement pour l’aguerrissement de ses soldats en milieu désertique. D’autant moins que ces derniers ont l’habitude d’évoluer dans des conditions particulièrement exigeante avec l’opération Barkhane, au Sahel.

Pour autant, en novembre 2017, des unités françaises partiront au Kenya pour se joindre au 3e Bataillon du Parachute Regiment de la British Army et prendre ainsi part à l’exercice Askari Storm, dont le thème portera sur la « prévention de l’instabilité » et la « propagation de l’extrémisme violent ».

Telle est, en effet, l’annonce que vient de faire le ministère britannique de la Défense (MoD), après la rencontre, le 31 août, de Florence Parly, la ministre française des Armées, avec Michael Fallon, son homologue d’outre-Manche.

L’exercice Askari Storm se déroulera à Archers Post, dans la réserve nationale de Samburu (centre du Kenya), qui sert de terrain d’entraînement à la British Army depuis plus de 60 ans.

Mais avant la tenue de cet exercice, la 11e Brigade Parachutiste (BP) et la 16 Air Assault Brigade participeront ensemble à des manoeuvres de l’Otan, qui auront bientôt lieu en Bulgarie, Hongrie et Roumanie.

Dans un entretien donné à l’agence Reuters, M. Fallon a assuré que la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE) « n’aura pas d’impact sur les liens avec la France en matière de défense ». Et d’insister : « C’est une relation forte qui ne sera pas affectée par Brexit. »

Membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et puissances nucléaires, la France et le Royaume-Uni ont engagé des programmes d’armement communs (missiles et Système de combat aérien futur) ainsi qu’une coopération dans le domaine de la physique expérimentale afin de garantir le bon fonctionnement de leur arsenal stratégique (projet EPURE). En outre, les deux pays ont mis sur pied une force expéditionnaire conjointe (Combined UK and French Joint Expeditionary Force, CJEF).

Source : Zone Militaire

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samedi 14 octobre 2017

Marine nationale : Projet d'alliance avec l'Italie pour la construction des navires de surface

En juillet 2017, peu après l’annonce de la nationalisation « temporaire » du chantier naval STX France, faute d’avoir pu trouver un accord sur sa reprise par le groupe italien Fincantieri, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, avait annoncé son intention d’étendre les discussions avec Rome à la construction navale militaire.

« Jusque-là, on partait sur une base de coopération dans le secteur industriel civil : la réalisation de paquebots de plaisance, pour résumer. Eh bien, nous disons à nos amis italiens : regardons aussi ce que nous pouvons faire dans le secteur militaire, dans les navires de surface précisément, et bâtissons un grand champion de l’industrie navale européenne », avait en effet déclaré M. Le Maire, dans les colonnes du Journal du Dimanche.

En quelque sorte, mettre sur la table la perspective d’une telle coopération dans la construction navale militaire devait permettre à Paris d’arrondir les angles avec les autorités italiennes, froissées par la nationalisation temporaire de STX France.

Le 1er août 2017, ayant exprimé « leur intention de dépasser leurs différences sur l’équilibre de la structure du capital de STX » dans une déclaration conjointe, les ministres français et italiens en chargé de ce dossier ont « exprimé leur souhait de faciliter la création d’une industrie navale européenne plus efficace et plus compétitive. Ils partagent l’objectif d’avancer vers une alliance forte entre les deux pays, à la fois dans le domaine civil et militaire. »

Et d’ajouter : « Rapprocher les forces de Fincantieri, de STX et de Naval Group permettrait de créer un leader européen global qui aura pour objectif d’être le plus grand exportateur sur les marchés civils et militaires, avec une activité significative dans les systèmes et les services. »

L’alliance entre Naval Group (ex-DCNS) et Fincantieri, qui ont déjà travaillé ensemble par le passé (FREMM, frégates Horizon) refaisait ainsi surface, après avoir été évoquée à plusieurs reprises au cours de ces dernières années. Seulement, comme le dossier de la reprise de STX est lié, l’affaire s’annonce compliquée, d’autant plus que Rome n’a pas changé d’idée et réclame toujours la majorité du capital du chantier naval de Saint-Nazaire.

Quoi qu’il en soit, le 5 septembre, à l’occasion de l’Université d’été de la Défense, la ministre des Armées, Florence Parly, a fait part de sa détermination à nouer une alliance avec l’Italie dans le domaine de la construction navale militaire.

« Nous travaillons avec nos collègues italiens à la constitution d’une alliance entre les industries navales militaires française et italienne, dans le domaine des bâtiments de surface, avec l’ambition de constituer à terme un leader mondial », a déclaré la ministre, depuis la base navale de Toulon. « Ce projet ambitieux avance, en concertation étroite avec les industriels concernés », a-t-elle ajouté, sans donner de détails.

Reste à connaître les modalités qui seront retenues pour ce rapprochement. Sera-t-il question de participations croisées ? De former une co-entreprise sur le modèle de l’alliance de Nexter et de Krauss Maffei Wegmann dans le secteur de l’armement terrestre ?
Quid de l’activité civile de Fincantieri, alors que Naval Group est absent du marché des paquebots mais détient une compétence reconnue dans le domaine des sous-marins (qui ne fera pas partie de l’accord) ?

Quelle valeur, dans ces conditions, aura l’ex-DCNS, dont le carnet de commandes est bien rempli grâce, notamment, au contrat visant livrer 12 submersibles Shortfin Barracuda ? Enfin, que deviendra Kership, l’entreprise que le groupe a créée avec le chantier naval Piriou ? Les réponses à ces questions (ainsi qu’à d’autres) devraient sans doute être données lors du sommet annuel franco-italien, le 27 septembre 2017.

Source : Zone Militaire

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mercredi 11 octobre 2017

Harpie en Guyane : Les Forces armées ont détruit 24 puits illégaux d’orpaillage

Outre la pêche illégale, la Guyane doit faire face à l’orpaillage illégal, qui est un fléau par les dommages que cette pratique inflige à l’environnement et par la criminalité qu’elle induit, les « garimpeiros » n’étant pas des enfants de chœur.

Si, grâce aux moyens déployés par la Marine nationale (embarcation remonte-filets, patrouilleurs légers guyanais), des succès ont été remportés sur le front de la pêche illégale, il en va autrement avec la lutte contre l’orpaillage clandestin, qui relève du mythe de Sisyphe.

Ainsi, entre le 23 et le 27 août 2017, dans le cadre de l’opération Willau XVII/3, un détachement fort d’une trentaine de sapeurs et de fantassins du 9e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) a été héliporté sur la vaste commune de Maripasoula afin de mettre un terme aux activités repérées dans une zone d’exploitation primaire illégale, située sur la crique Eau Claire.

Au total, 24 puits d’orpaillage ont été détruits à l’explosif par les hommes du 9e RIMa, de même que, a précisé la préfecture de Guyane, trois galeries qui « rongeaient les flancs de la montagne Bellevue de l’Inini. » Dans le même temps, les gendarmes qui les accompagnaient ont mis la main sur 500 kg de matériel ainsi que sur « plusieurs téléphones satellitaires ».

« Cette opération mettant en œuvre les capacités spécifiques des forces armées est la troisième menée cette année, elle porte à 47 le nombre de puits détruits dont 37 sur la crique Eau Claire », a souligné la préfecture de Guyane, avant de rappeler que, en 2016, la force Harpie avait détruit « 113 puits d’orpaillage illégal de cette façon. »

Malheureusement, ces opérations sont comme un coup d’épée dans l’eau… En effet, les autorités ont à peine le temps de se réjouir des résultats obtenus contre l’orpaillage illégal que les garimpeiros reviennent déjà pour exploiter d’autres sites.

En effet, alors que l’annonce de la destruction de ces 24 puits d’orpaillage venait d’être faite, le Parc amazonien de Guyane (PAG) a indiqué que le nombre de chantiers aurifères illicites s’était élevé à 177 en août. Un record. Et de déplorer une « une dégradation sans précédent de l’orpaillage illégal sur le territoire du Parc amazonien » et une « situation dramatique qui s’aggrave (et qui) est indigne de notre pays. »

Lors de la précédente campagne d’observation, menée en mars 2017, il avait été constaté la présence de 99 sites illégaux d’orpaillage sur les 34.000 km² du PAG. En clair, leur augmentation en l’espace d’à peine 6 mois aura été de près de 79%.

La commune de Maripasoula est particulièrement touchée par ce phénomène puisque le nombre de sites actifs y a plus que doublé entre mars et août (114 contre 53). Et celle de Camopi a retrouvé le niveau de 2013, avec 35 chantiers repérés.

Pourtant, l’activité des FAG est constante. Ainsi, en juillet, la 2e compagnie du 9e RIMa a détruit de « nombreuses zones de vie » et saisi un quad ainsi que trois pirogues et plusieurs barges dans la zone de la Tampok. 

Quelques jours plus tard, la 1ère compagnie a fait de même lors d’une patrouille sur le lac de Petit Saut (6 kg de mercure, plusieurs propulseurs de pirogues et moyens de transmission satellitaires saisis, une motopompe, deux pirogues et plus de 1600 litres de carburant détruits). Idem pour la compagnie d’appui du 3e REI, qui, armée par le 54e Régiment d’Artillerie (RA), a en plus saisi des documents et permis l’interpellation de plusieurs orpailleurs illégaux.

Source : Zone Militaire

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vendredi 6 octobre 2017

Sahel : Mort de soldats américains au cours d'une opération anti-terroriste au Niger...

La morts de ces soldats révèle la présence de forces spéciales américaines dans la région

La mort de trois soldats américains dans une embuscade au Niger a révélé au grand jour à quel point les forces américaines sont impliquées dans la lutte contre les jihadistes dans la région.

Le commandement militaire américain pour l'Afrique a confirmé jeudi matin que trois de ses hommes avaient été tués "au cours d'une opération anti-terroriste menée conjointement avec les forces nigériennes à quelque 200 kilomètres au nord de la capitale Niamey dans le sud-ouest du Niger".

Ce sont les premiers morts américains au combat dans le cadre de la mission de lutte contre les groupes jihadistes dans cette région. Un militaire américain était mort dans un accident de voiture au Niger en février.

Un quatrième militaire "d'une nation partenaire" a également été tué au cours de cette opération, mais Africom ne précise pas la nationalité du tué: Nigérien ou d'une autre nationalité.

Deux soldats américains ont aussi été blessés et ont été transportés vers l'hôpital militaire américain de Landstuhl en Allemagne, où leur état de santé "est stable".

L'embuscade, a assuré à l'AFP une source sécuritaire régionale, est l'oeuvre "d'hommes lourdement armés venus du Mali" et "a visé une patrouille de soldats nigériens et américains, certainement des instructeurs".
Nombreuses victimes

Selon les médias, les soldats américains sont tous des membres des bérets verts, les forces spéciales de l'armée de Terre qui sont spécialement entraînées pour former et conseiller des troupes régulières étrangères ou des guérillas.

D'après Radio France Internationale (RFI), les soldats américains et nigériens sont tombés dans un guet-apens après s'être lancés à la poursuite d'assaillants qui venaient d'attaquer le village de Tongo Tongo, dans la région Nord-Tillabéri.

Le lourd bilan témoigne de la violence de l'accrochage. L'opération était toujours en cours jeudi dans la journée, selon le porte-parole de l'état-major français, le colonel Patrick Steiger, sans plus de précisions.

Il a aussi indiqué que lors de l'embuscade, une patrouille de Mirage 2000 français a permis de faire une démonstration de force mais n'a pas pu apporter d'appui direct au sol - tir ou bombardement - en raison de "l'imbrication (de forces) au sol".

L'armée française a aussi mobilisé deux modules d'évacuation médicale composés d'hélicoptères qui ont permis d'extraire des blessés en direction de Niamey.

A Niamey, le président nigérien Mahamadou Issoufou a affirmé que le Niger a été frappé par une attaque "terroriste" ayant fait un "nombre important de victimes".

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a affirmé devant le Conseil de sécurité à New York, que cette attaque soulignait l'urgente nécessité de mettre à pied d'oeuvre la nouvelle force internationale de lutte contre les jihadistes du Sahel, le G5 Sahel (Tchad, Niger, Mali, Burkina Faso et Mauritanie).
Base américaine

Les Américains sont très présents au Niger, notamment sur l'aéroport d'Agadez (nord) avec une base gérant des drones qui surveillent la zone sahélienne. Les militaires opérant sur cette base ne sortent toutefois qu'extrêmement rarement de cette position.

En plus de cette base, des forces spéciales américaines et des instructeurs sont présents dans le pays depuis les années 2000 pour former les militaires nigériens. Ces soldats effectuent des missions dans tout le pays et un journaliste de l'AFP a déjà rencontré des soldats américains à Niamey, mais aussi à Diffa (sud-est), une zone où sévit le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

En octobre 2015, le Niger et les Etats-Unis avaient notamment signé un accord militaire engageant les deux pays "à travailler ensemble sur la lutte contre le terrorisme". L'armée américaine doit aussi "former les militaires nigériens dans la lutte contre le terrorisme", selon cet accord.

"Il y a ponctuellement des missions de renseignement et de formation de soldats américains ou français un peu partout dans le pays", souligne une source militaire occidentale.

Mi-septembre, Niamey a prolongé l'état d'urgence en vigueur depuis mars dans la zone "devant la persistance de la menace" des "groupes terroristes", notamment venus du nord du Mali voisin. Mi-juin, l'armée nigérienne a monté une nouvelle opération militaire à partir de la région de Tillabéri pour mieux combattre les jihadistes.

Outre les Américains, la France, ancienne puissance coloniale et partenaire privilégié du Niger, compte une base sur l'aéroport de Niamey à partir duquel opèrent des avions de chasse Rafale et des drones. Dans le cadre de l'opération Barkhane, les forces spéciales françaises disposent aussi d'une base à Madama, dans le nord nigérien.

Source : LePoint.fr / Niamey (AFP) - © 2017 AFP

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jeudi 5 octobre 2017

Armement : La ministre des armées annonce le processus d'armement de nos drones Reaper

La ministre des armées Florence Parly a annoncé cette évolution attendue par les militaires, rappelant qu’un drone n’est pas « un robot tueur ».

Enfin ! La ministre des armées a pris une décision politiquement courageuse en annonçant, mardi à Toulon dans le cadre de l’Université d’été de la Défense, l’armement prochain des drones Reaper de l’armée de l’air. Cela pourrait se faire dès 2019.

« Non, un drone armé n’est pas un robot tueur »

Même si elle était convaincue de cette nécessité militaire, la précédente équipe avait reculé devant cette décision de crainte de susciter des polémiques à gauche. Au point de demander, jusqu’en décembre dernier pour les plus récentes livraisons, le « décâblage » des drones américains, comme le rappelle le sénateur Cédric Perrin (LR, T. de Belfort), auteur d’un rapport sur le sujet avec Gilbert Roger. La ministre a rappelé une évidence : « Non, un drone armé n’est pas un robot tueur ». En effet, il s’agit d’un engin piloté et dont les opérations restent sous contrôle humain, sauf que l’équipage est au sol et non à bord.

Rien à voir donc avec les futurs SALA, systèmes d’armes autonomes létaux, qui eux, marqueront une rupture posant de véritables questions éthiques, puisque grâce à des formes d’intelligence artificielle ils disposeront de la capacité de décider eux-mêmes d’ouvrir le feu et donc de tuer. Nous n’en sommes pas là et toute la question reste celle des règles d’engagement.

À cet égard, la ministre des armées a ainsi expliqué que « cette décision ne change rien aux règles d’usage de la force, au respect du droit des conflits armés (...). En effet, les règles d’engagement pour les drones armés seront strictement identiques à celles que nous appliquons déjà. Qu’il s’agisse d’un canon Caesar, d’un missile de croisière, d’un Rafale : comme pour les drones, si l’opérateur est physiquement éloigné de l’objectif, l’homme n’en est pas moins au cœur de l’engagement du feu ».

Devant la presse, le général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air, a ensuite expliqué que les Reaper déployés au Sahel sont « déjà dans la boucle d’engagement du feu » au travers de leurs capacités de surveillance, d’observation et d’éclairage des cibles. Le choix des munitions qui devraient armer les drones aura lieu en 2018 et l’armée de l’air souhaite que celles-ci soient « complémentaires » de celles mises en œuvre par les autres aéronefs. Le ministère des armées indique que « le missile (américain) Hellfire est la seule arme disponible à ce jour » et que « la possibilité d’armer les drones avec des munitions européennes sera étudiée ».

On sait la grande dépendance de la France vis-à-vis des États-Unis en matière de drones, que ce soit pour leur mise en œuvre, leur maintenance, leur lieu de déploiement ou la formation des équipages. Cet armement ne pourra donc se faire que dans le cadre d’une très étroite coopération avec le partenaire américain. Le ministère indique que les Reaper de l’US air force sont armés de bombes de 250 kg avec différents types de guidage et du missile Hellfire (masse de l’ordre de 50 kg et portée de 8 à 10 km). « Pour permettre une mise à disposition au plus tôt de cette capacité, il faut faire l’acquisition d’une configuration strictement identique à celle mise en œuvre par les Américains » reconnait le ministère dans son dossier de présentation.

L’armée de l’air dispose actuellement de 6 drones, dont 5 basés à Niamey et un à Cognac. Les 6 derniers drones seront livrés en 2019.

Le ministère précise que « le Royaume-Uni met en œuvre 10 drones Reaper armés et a signé un contrat pour l’acquisition de 26 nouveaux drones armables Predator. L’Italie, qui possède 9 drones Predator et 6 drones Reaper, va également les armer. L’Allemagne, en janvier 2016, a annoncé la location à partir de 2018 de drones Heron (israéliens) armés ».

La ministre Florence Parly a également assuré qu’« à moyen terme, le futur drone européen, dont nous réalisons les études en coopération avec l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, sera également doté d’armements. »

La veille de son intervention devant l’Université d’été, la ministre avait assisté à Istres à un vol du démonstrateur de drone furtif Neuron (Dassault-Aviation) qui vient de débuter sa troisième campagne d’essais, cette fois-ci en franco-français. 20 vols sont prévus.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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lundi 2 octobre 2017

Terrorisme : Deux jeunes femmes tuées dimanche à l'arme blanche, gare Saint-Charles à Marseille !

Deux jeunes femmes ont été tuées dimanche à l'arme blanche devant la gare Saint-Charles par un homme qui a ensuite été abattu par des militaires.
L'État islamique a revendiqué l'attaque dans la soirée.

Deux femmes assassinées à l'arme blanche en pleine journée devant l'une des gares les plus fréquentées de France et un assaillant abattu par une patrouille de «Sentinelle» lors d'une fusillade qui a semé un vent de panique dans la foule. Jusque-là épargnée comme par miracle, Marseille vient à son tour de basculer dans la terreur.

Au lendemain des faits, le procureur de Paris, François Molins a décrit brièvement l'attitude du tueur. Ce dernier est arrivé à la gare Saint-Charles à 13h32. Il s'est alors dirigé vers le parvis avant de s'assoir sur un banc à 13h38. À 13h45, il s'est levé et a porté plusieurs coups de couteau à une première jeune femme au niveau des reins. Il se met ensuite à tourner en rond et revient frapper une seconde jeune femme, au niveau du cou.

Une passante, munie d'un porte-drapeau, tente d'intervenir et met à terre l'agresseur.

Alertés par les cris, des militaires qui patrouillaient non loin sont rapidement arrivés sur place. À la vue du soldat qui a fait un tir de sommation, l'agresseur, qui s'est relevé, a alors tenté de se ruer dans leur direction. Il a été abattu par deux tirs de riposte, en état de légitime défense et avec beaucoup de «sang-froid» selon le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Le tout a été filmé par les caméras de surveillance de la gare. Pendant touts ces méfaits, l'individu a crié «Allah Akbar», il était armé d'un couteau d'une vingtaine de centimètres ainsi que d'un plus petit couteau de cuisine en inox.

Sept identités différentes

Ses deux victimes sont deux cousines âgées de 20 ans. Une première, étudiante en médecine, venait passer le weekend chez la seconde, afin de fêter son anniversaire pendant le weekend.

L'agresseur était défavorablement connu des services de police. Il avait été arrêté à sept reprises depuis 2005 et avait donné sept fois des identités différentes. Il était inconnu des services antiterroristes. Sa dernière arrestation remonte à deux jours plus tôt, à Lyon, où il avait été mis en garde à vue pour un vol à l'étalage. Il a alors fourni un passeport tunisien aux forces de l'ordre, ce dernier indiquant qu'il s'appelait Ahmed H, et serait né le 9 novembre 1987. Il avait déclaré vivre à Lyon, en tant que sans domicile fixe, réalisant des missions de peintre de temps à autres. Des investigations sont «en cours pour s'assurer de l'authenticité» du passeport, qu'il n'avait pas sur lui au moment de l'attaque à Marseille.

Panique

Épouvanté par la violence de la scène et le claquement des balles, le public s'est mis à courir en tous sens. «J'ai entendu crier et une personne s'est effondrée», raconte Mélanie, une étudiante de 18 ans qui a décrit «un homme vêtu tout en noir.» «Tout le monde est sorti en hurlant. Et c'est là que j'ai entendu deux coups de feu», raconte au Figaro Lionel, un interne en médecine de 23 ans qui s'apprêtait à regagner Lyon avec le TGV de 14 h 14. «En moins de cinq minutes, des dizaines de policiers sont arrivées de tous les côtés», poursuit l'étudiant. Dans la panique, de nombreuses valises ont été abandonnées sur place, obligeant le service de sécurité à toutes les vérifier.

Juste après l'attaque, la confusion à propos d'un éventuel second assaillant a été entretenue par la présence d'un homme armé aperçu par des voyageurs. Vérifications faites, il s'agissait d'un des policiers en civil dont le ministre a salué la réactivité. «L'auteur est passé seul à l'action», confirme une source. Avant de procéder à de premières vérifications, les forces de l'ordre se sont assurées que l'agresseur n'était pas porteur d'une ceinture explosive. Son cadavre était dépourvu de tout papier permettant d'établir son identité. La comparaison de ses empreintes avec les fichiers de police a permis, selon une source proche de l'enquête, de le «rattacher à des faits de droit commun» sous différentes identités. L'individu était connu des services de police depuis 2005 pour des affaires de stupéfiants et d'infraction à la législation sur les étrangers, sur Lyon, Toulon ou encore Menton... Selon ses différents alias, il avait entre 30 et 35 ans. Il n'était en revanche pas connu pour des affaires liées au terrorisme ou pour radicalisation.

Les autorités prudentes sur les motivations de l'agresseur

Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique». La Sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a été saisie d'une enquête. En fin de journée dimanche, les enquêteurs affichaient une certaine prudence sur les motivations de l'assaillant dont le mode opératoire, rudimentaire, porte la marque d'un terrorisme islamiste de type low-cost. L'hypothèse du passage à l'acte d'un «frustré du djihad», aiguillonné par la propagande djihadiste et sévissant en France faute de partir dans les zones de combats, ne peut être exclue au premier stade des investigations. L'attaque a été revendiquée dans la soirée par l'État islamique, a annoncé Amak, l'organe de propagande du mouvement djihadiste.

Cependant, lundi, une source proche de l'enquête indiquait qu'aucun lien ne permettait à ce stade de relier l'assaillant à l'Etat islamique.

La dernière attaque meurtrière qui a endeuillé le pays remonte au 20 avril dernier, avec l'assassinat au nom de Daech du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Élysées par Karim Cheurfi, lui aussi repris de justice aussitôt abattu par la police. La tragédie de Marseille intervient alors que l'Assemblée doit voter ce mardi le projet de loi antiterroriste mettant fin à l'état d'urgence le 1er novembre prochain. Il survient aussi à la veille de l'ouverture sous haute sécurité du procès du frère de Mohamed Merah qui, au nom du djihad, avait assassiné en mars 2012, trois militaires, un enseignant et trois enfants d'une école juive avant d'être tué par la police.

Source : LeFigaro.fr

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mercredi 27 septembre 2017

Irak : L'EI a attaqué une base de la coalition anti-daesch au nord du pays

La semaine passée, l’on apprenait que le détachement des artilleurs français engagés dans l’opération Chammal (Task Force Wagram) avaient été redéployés du secteur de Tal Afar vers la base de Qayyarah (ou Q-West) et dans la région d’Erbil. Et cela, en vue des opérations à venir visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de Hawijah.

L’une de ces deux bases a-t-elle été attaquée par des jihadistes, le 17 septembre? Le porte-parole de la coalition anti-EI, le colonel Ryan Dillon, ne l’a pas précisé. Il a seulement indiqué qu’une base « située au nord de Hawijah » a été la cible de kamikazes (ou « Inghimasi ») envoyés par Daesh.

Cette attaque jihadiste n’a causé aucune perte parmi les forces internationales et irakienne, a assuré le colonel Dillon. En revanche, les trois assaillants ont été tués, dont un par la détonation prématurée de la veste d’explosifs qu’il portait. Allah est grand.

De son côté, via Amaq, son agence de propagande, l’EI a revendiqué cette attaque, menée par quatre de ses combattants contre une base « américaine » récemment établie près d’Erbil. Et il en a même diffusé une photographie aérienne, prise au moyen d’un drone. Sur ce cliché, l’on y distingue 3 obusiers (probablement de M777 américains) et l’on y devine également la présence d’au moins deux autres systèmes d’artillerie.

Source : Zone Militaire

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samedi 23 septembre 2017

OPEX : Un parachutiste français des forces spéciales mort pour la France en zone irako-syrienne

Un parachutiste français "tué au combat" dans la zone irako-syrienne, annonce l'Elysée

Il s'agit d'un adjudant du 13e régiment de dragons parachutistes.

Un militaire des forces spéciales françaises est mort dans la zone irako-syrienne, samedi 23 septembre, annonce l'Elysée dans un communiqué. "Le Président de la République a appris avec une profonde tristesse la mort au Levant ce matin d’un adjudant du 13e régiment de dragons parachutistes, tué au combat", précise le texte. "

Le président de la République exprime sa confiance et sa fierté aux militaires français qui combattent avec courage et abnégation les groupes terroristes au Levant comme au Sahel", ajoute le communiqué.

Source : FranceTVinfo.fr

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mercredi 20 septembre 2017

Sentinelle : Un militaire attaqué au couteau par un déséquilibré au nom d'Allah

Agression à l’arme blanche contre un militaire de l’opération Sentinelle à Paris - Ce 15 septembre 2017, vers 6H15, un homme armé d’un couteau a tenté de s’en prendre à un militaire qui patrouillait à la station de métro de Châtelet-les-Halles, à Paris, aux côtés d’une équipe de la BRF (Brigade des Réseaux Ferrés).

L’agresseur, muni d’une lame de vingt centimètres, a visé le soldat à la gorge en criant « Allah Akbar, vous êtes des mécréants ». Rompu aux Techniques d’Interventions Opérationnelles Rapprochées (TIOR), le militaire visé a maîtrisé lui-même son agresseur, qui a été par la suite interpellé. Personne n’a été blessé.

A priori, cet individu n’avait, jusqu’à présent, jamais été impliqué dans une procédure judiciaire. Toutefois, selon BFMTV, il est connu des services de renseignement pour sa « proximité » avec les idées de l’islam radical. Mais il n’est ni fiché S, ni inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste.

D’après LCI, l’agresseur aurait affirmé qu’il attendait la patrouille des militaires de Sentinelle depuis 5H30 et expliqué qu’il suivait un traitement médical pour des troubles psychiatriques. (ça n'a guère marché...) La Brigade criminelle de la Police judiciaire de Paris a été chargée de l’enquête. La section antiterroriste du Parquet ne s’est, du moins pour le moment, pas saisie de l’affaire.

Depuis le lancement de l’opération Sentinelle, en janvier 2015, plusieurs tentatives d’attaque contre des soldats ont eu lieu, comme encore le 23 août dernier, à Lyon, où un autre déséquilibré a tenté d’étrangler une militaire avant d’être rapidement maîtrisé.

Plus tard, le Parquet de Paris a annoncé que la section antiterroriste venait de se saisir de cette affaire, « au regard du mode opératoire et de la cible (…) visée ». Une enquête pour « tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique, en relation avec une entreprise terroriste » est donc désormais en cours.

Source : Zone Militaire

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lundi 18 septembre 2017

Guyane : Les EDO du patrouilleur léger La Confiance arraisonnent des tapouilles à 35 noeuds...

Le patrouilleur léger guyanais La Confiance donne pleinement satisfaction

Officiellement entré en service le 27 avril 2017, le patrouilleur léger guyanais (PLG) « La Confiance », spécialement étudié et conçu pour opérer dans les eaux guyanaises par SOCARENAM a récemment mené sa première opération de police des pêches, appelée « Halicorne ».

Pour rappel, la pêche illicite est, avec l’orpaillage clandestin, l’un des fléaux qui affecte la Guyane, avec des milliers de tonnes de poissons prélevées illégalement dans ses eaux chaque année. Pour lutter contre ce phénomène, la Marine nationale dispose de patrouilleurs (uniquement des P-400 jusqu’à très récemment) et de l’embarcation remonte filet (ERF) « La Caouanne », dont la mission est de récupérer les filets dérivants laissés par les contrevenants afin de les frapper durement au portefeuille (un filet de 2.500 mètres de long coûte entre 10.000 et 12.000 euros).

Cela étant, aussi efficace soit cette ERF, la pêche illégale n’a pas été totalement découragée. D’où l’opération Halicorne. Ayant remplacé le patrouilleur « La Capricieuse », le PLG « La Confiance » a donc pu montrer l’étendue de ses capacités, lesquelles, avance l’État-major des armées, ont été « structurantes pour planifier et préparer » cette mission. Au total, 9 tapouilles ont été arraisonnées lors de patrouilles menées vers le Brésil (est) et le Suriname (ouest).

« Ses radars et ses capacités optroniques lui permettent de voir sans être vu, à longue distance, de jour comme de nuit. La propulsion électrique du patrouilleur garantit la discrétion de l’intervention, conduite en un temps record grâce au système de mise à l’eau rapide via la rampe arrière du patrouilleur », explique l’EMA.

Et d’ajouter : « Les équipes de contrôle sont ainsi projetées sans délai sur des embarcations d’intervention sur-motorisées qui garantissent un effet de surprise et laissent peu de chance aux tapouilles contrevenantes. »

Les embarcations en question sont des EDO [Embarcations de drome opérationnelle, ndlr] fournies par Zodiac Milpro. Longues de 7,6 mètres, elles sont propulsées par un moteur Volvo de 260 chevaux, ce qui leur permet de naviguer à la vitesse de 35 noeuds. Elles peuvent être armées d'une mitrailleuse de 7,62mm. Ce qui n’est pas anodin quand l’on sait que les rencontres avec les pêcheurs illégaux sont parfois mouvementées…

D’ailleurs, au niveau de l’armement, le PLG « La Confiance » dispose d’un système télé-opéré Narwhal (Nexter Systems), de 2 mitrailleuses de 12.7mm et d’un canon à eau. Automatisé au maximum (d’où le besoin d’un équipage de seulement 24 marins), ce bâtiment long de 61 mètres est doté du système optronique Sea Cobra, lequel va aussi équiper les frégates légères furtives de type La Fayette.

« Après l’embarcation relève-filets l’année dernière, on monte cette année encore d’un cran notre arsenal répressif avec les patrouilleurs légers guyanais », a commenté le général Pierre-Jean Dupont, commandant des Forces armées en Guyane (FAG). « Des moyens lourds sont mis en œuvre, les illégaux doivent faire le constat que venir pêcher dans nos eaux, ce n’est pas une opération rentable pour eux », a-t-il ajouté.

Et cela d’autant plus que le second Patrouilleur léger guyanais – « La Résolue » – est attendue à Dégrad des Cannes en août prochain afin de relever le patrouilleur P400 « La Gracieuse ».   

Source : Secret Défense

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mardi 5 septembre 2017

Sentinelle : Un soldat du 1er RTir d'Epinal se suicide avec son fusil...

Selon une information du quotidien « Le Parisien », confirmée par LCI, un soldat du 1er Régiment de Tirailleurs d’Épinal s’est donné la mort, vers 23H40, le 25 août 2017, avec son arme de service, en l’occurrence un fusil d’assaut.

Le drame a eu lieu dans des locaux de la Marine nationale, rue Saint-Dominique, dans le VIIe arrondissement de Paris. Le militaire, âgé d’une vingtaine d’années, était seul dans une chambre située au 2e étage du bâtiment quand il a commis son geste fatal. Ses camarades ont tenté de le ranimer quand ils l’ont découvert. Malheureusement, son décès a été constaté une heure plus tard par le médecin du Samu.

D’après le Parisien, ce jeune soldat appartenait à la 5e compagnie de combat du 1er Régiment de Tirailleurs (RTir). Une enquête est actuellement conduite par la Gendarmerie.

Le 1er RTir, qui vient par ailleurs de percevoir ses premiers fusils HK-416 avec lesquels il a défilé le 14-Juillet dernier, a déployé 350 hommes à Paris, pour les besoins de l’opération Sentinelle.

Ce n’est malheureusement pas la première fois qu’un tel drame a lieu. En juin 2016, un soldat engagé dans l’opération Sentinelle s’était aussi donné la mort avec son arme, au 2e sous-sol des Galerie Lafayette, dans le IXe arrondissement de Paris.

Source : Zone Militaire

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dimanche 3 septembre 2017

Irak - Bataille de Tal Afar : La TF Wagram en soutien de l'armée irakienne avec ses canons Caesar

Située à environ 70 km à l’ouest de Mossoul, Tal Afar est une enclave turkmène qui reste le dernier bastion de l’État islamique (EI ou Daesh) dans la province de Ninive (nord de l’Irak). Cette ville comptait environ 200.000 habitants avant de tomber sous le joug des jihadistes, le 16 juin 2014. En outre, de nombreux cadres de l’organisation terroriste en seraient originaires.

Bien avant la fin officielle de la bataille de Mossoul, la Task Force française Wagram, qui met en oeuvre quatre CAESAR (Camions équipés d’un système d’artillerie de 155mm) dans le cadre de l’opération Chammal, a appuyé la progression de la 15e Division irakienne vers Tal Afar. L’objectif était alors de permettre « d’élargir la zone sous contrôle » des forces de sécurité.

Puis, on en était resté là jusqu’au 15 août. Ce jour-là, un porte-parole du ministère irakien de la Défense, Mohammed al Khodari, a indiqué qu’une campagne aérienne était en cours à Tal Afar et qu’une offensive terrestre serait lancée par la suite. Dans le même temps, des unités de blindés et des troupes d’élite ont fait mouvement en direction de ce bastion de l’EI.

D’après le compte-rendu de l’État-major des armées, la TF Wagram a participé à la préparation de cette offensive. Elle « a mené […] 13 missions de tir en appui de la 15e division à l’ouest de Mossoul vers Tal Afar. En particulier, les artilleurs ont fourni des feux de harcèlement et d’éclairement pour interdire aux combattants de Daesh de mener des actions au sol ou de réaliser des tirs indirects contre les positions irakiennes », a-t-il en effet indiqué.

L’activité des artilleurs français devrait probablement gagner en intensité au cours des prochains jours puisque le Premier ministre irakien, Haider el-Abadi, a annoncé, le 19 août 2017, que l’offensive terrestre pour chasser l’EI de Tal Afar venait d’être lancée.

« Je dis aux [hommes de] Daesh qu’ils n’ont pas d’autre choix que de se rendre ou d’être tués », a prévenu M. el-Abadi, dans une allocution télévisée. Environ 1.000 jihadistes seraient encore présents dans la ville.

Par ailleurs, le chef du gouvernement irakien a a également précisé que, outre les forces de sécurité (armée, police fédérale locale), les « Hached Al-Chaabi », c’est à dire les « unités de mobilisation populaire » dominées par les milices chiites soutenues par l’Iran, prendraient part aux opérations.

Source : Zone Militaire

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mercredi 30 août 2017

Honneurs militaires : Jean Vilalta soldat français tué en Algérie, a été rapatrié en France...

Tué en 1956 lors du conflit avec l'ex-territoire français, Jean Vilalta a reçu les honneurs militaires lors de ses obsèques officielles ce samedi dans les Pyrénées-Orientales.

C'est une première depuis 1962. Un soldat français a été exhumé du sol algérien, rapatrié et enterré samedi à Argelès-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales. Les autorités algériennes avaient autorisé en juin dernier le rapatriement du corps du sergent Jean Vilalta, tué en juillet 1956, pendant la guerre d'Algérie.

Les honneurs militaires lui ont été rendus samedi matin par un détachement du 3e Régiment parachutiste d'infanterie de marine de Carcassonne (3e RPIMa) à la cathédrale d'Elne, près de Perpignan. La famille du défunt était accompagnée de la sous-préfète des Pyrénées-Orientales Hélène Girardot, d'élus locaux et de représentants d'une cinquantaine d'associations d'anciens combattants et de rapatriés d'Algérie.

«C'est une première et certainement une dernière», selon le lieutenant-colonel Christophe Corréa, délégué départemental des armées. «Cela a pu se faire car le corps a été exhumé d'une nécropole française. Il faut obtenir l'autorisation de l'État algérien et de l'État français», a-t-il dit, invoquant les difficultés des démarches et le coût très lourd pour les familles.

400 soldats français inhumés en Algérie

Jean Villalta est âgé de seulement 22 ans quand il est mobilisé sur le front algérien, en mars 1956. Quatre mois plus tard, il succombe à une décharge de chevrotine et est enterré au cimetière national militaire du Petit Lac à Oran. À partir du milieu des années 70, la famille du militaire fait plusieurs demandes de rapatriement de sa dépouille à la présidence de République, au cabinet du ministre de la Défense, puis à l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre d'Alger.

Mais faute d'informations précises sur l'emplacement de sa tombe, les requêtes restent sans suite... jusqu'en 2015. Cette année-là, la sœur du défunt trouve par hasard une lettre sur laquelle est inscrit dessus le rang, le carré mais aussi le numéro de la tombe de son frère. La famille contacte alors l'Ambassade de France à Oran pour savoir si Jean Vilalta était bien enterré à cet emplacement là-bas». Après deux ans d'attente et plus de 3500 euros déboursés pour le transport de la dépouille, le rapatriement a enfin lieu le 21 juin 2017.

«Il est possible que cela entraîne d'autres familles à réclamer les dépouilles de leurs proches. Pour l'instant, moins d'une dizaine de demandes de ce type ont été référencées par nos services», précise au Figaro la Capitaine Marie Pérochain, officier de presse au Ministère des Armées. De 1954 à 1962, la France a mobilisé plus de 1,5 million de jeunes appelés pour combattre sur le sol algérien. 

Selon les chiffres officiels de l'armée française, plus de 20.000 soldats sont morts lors des combats ou attentats et environ 400 seraient inhumés en Algérie. 

Source : Le Figaro.fr

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dimanche 27 août 2017

Police - Douanes : Armes de guerre et drogue saisis dans une cité de Saint Denis...

Un lance-roquettes, des explosifs, du matériel de police, plusieurs kilos de cannabis : un arsenal a été saisi jeudi dans une cité de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et au moins un gardien a été entendu par les autorités, a-t-on appris dimanche auprès d'élus locaux.

La saisie a eu lieu dans la cité Jacques-Duclos, minée par le trafic de drogue, a déclaré à l'AFP Stéphane Peu, le député (PCF-LFI) de la circonscription, confirmant une information du Parisien.

Outre le lance-roquettes anti-char et trois pains d'explosif tolite, les policiers ont mis la main sur deux fusils à pompe, des munitions de calibre 12 et 9 mm, 40 kg de résine de cannabis, de l'argent liquide, des gyrophares de police et des gilets pare-balles, selon le quotidien, qui ajoute que deux hommes, de 30 et 40 ans, ont été mis en examen et écroués pour trafic d'armes et de stupéfiants, samedi à Paris. 

"Plusieurs personnes ont été entendues", dont un gardien d'immeuble, âgé de 40 ans, et récemment recruté par Plaine commune habitat, a de son côté indiqué Stéphane Peu.

"Si des charges devaient être retenues contre lui, une procédure de licenciement serait immédiatement lancée", a souligné le bailleur dans un communiqué. Plaine commune habitat, qui gère plus de 18.000 logements sur sept communes de Seine-Saint-Denis, a ajouté avoir alerté la préfecture à "maintes reprises" sur la "situation grave" de cette cité.

L'opération de jeudi est "l'arbre qui cache la forêt" à Saint-Denis où plusieurs cités sont "gangrénées" par le trafic, a regretté auprès de l'AFP Madjid Messaoudene, un élu de la ville en charge de la lutte contre les discriminations, réclamant des renforts policiers. "Par rapport au nombre d'habitants, il manque 200 policiers à Saint-Denis si l'on compare avec Paris", a-t-il affirmé.

La saisie de jeudi est la deuxième saisie d'importance en quelques mois sur la commune. En novembre, un camion transportant 500 kg de cannabis en provenance d'Espagne avait été intercepté par les douanes au moment où il entrait dans un local municipal de Saint-Denis. Trois hommes soupçonnés d'être impliqués dans ce trafic, et dont l'un travaillait pour la mairie, ont été mis en examen et écroués.

Source : AFP et Le Point

Ndlr : La FNCV s'associe à la douleur de la famille et des compagnons du Président Guy Duchesne. Hommage au président et à l'ancien combattant.

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lundi 14 août 2017

Barkhane : Rampe de lancement d'engins neutralisée par les soldats tchadiens

Une attaque contre la base française de Tessalit évitée grâce aux soldats tchadiens

La vigilance des soldats tchadiens de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) a permis d’éviter une attaque contre la Plateforme Désert Relais (PFDR) de la force française Barkhane à Tessalit.

L’un des modes opératoires suivis par les groupes armés terroristes (GAT) pour attaquer les forces internationales, qu’elles soient françaises ou déployées sous la bannière des Nations unies consiste à utiliser une rampe de lancement sommaire sur laquelle est fixée une roquette (généralement utilisée par les lance-roquettes multiples de type Grad). La mise à feu se fait par le déclenchement de l’alarme d’un téléphone portable, ce qui évite tout brouillage. Dans ce cas, les assaillants se font rarement prendre.

Le 25 juin, c’est donc un tel dispositif qui a été découvert par une patrouille tchadienne, à proximité de la base française de Tessalit. Cette fois, la munition était une roquette de 57 mm, peut-être de type S5 étant donné que l’on sait que, durant la guerre civile libyenne de 2011, des rebelles en avaient déployé sur des pick-up.

Une fois l’alerte donnée par les soldats tchadiens, des sapeurs français « ont immédiatement procédé à la neutralisation de ce dispositif », a indiqué l’État-major des armées, dans son dernier compte-rendu des opérations.

Au passage, quatre jours plus tôt, le groupement tactique désert blindé (GTD-BLD) « Edelweiss » a, au cours d’une opération conduite dans la région de Kidal, découvert, dans une maison, un stock de munitions composé d’une « dizaine d’obus de 60 mm, des fusées et des munitions de calibre 7.62 mm. » Et l’EMA de préciser : « Depuis le début de l’opération Barkhane, par trimestre, ce sont près de 2 tonnes d’armes ou de munitions saisies. »

L’entente entre les militaires français et tchadiens, qui avait donné de très bons résultats lors de la bataille de l’Adrar des Ifoghas, en février 2013, lors de l’opération Serval, a de nouveau fonctionné contre le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, lié à l’État islamique.

En effet, la force Barkhane a assuré un soutien sanitaire aux troupes tchadiennes engagées dans une importante offensive contre Boko Haram dans la région du Lac Tchad, les 24 et 25 juin derniers. Et les combats y ont été particulièrement intenses car, selon un bilan officiel, 162 jihadistes ont été tués et plusieurs de leurs véhicules et autres motos ont été détruits. Côté tchadien, 8 soldats y ont laissé la vie et 18 autres ont été blessés. Et ces derniers ont été pris en charge par Barkhane.

« Dans les rangs des forces de défense tchadiennes, certains blessés ont été rapatriés vers N’Djaména grâce à une évacuation médicale aérienne organisée par les moyens et les équipes de Barkhane avant d’être pris en charge par l’équipe médicale du pôle santé unique (PSU) de la force Barkhane ou d’être redirigés vers les services tchadiens», a en effet avancé l’EMA.  

Source : Zone Militaire

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