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dimanche 19 mai 2019

Histoire et Symboles : Le Centre de formation initiale des militaires du rang de la 11e Brigade Parachutiste prend le nom du 6e RPIMa

Un régiment ne meurt jamais : il est seulement mis en sommeil

Évoquer le 6e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] fait immanquablement penser à la guerre d’Indochine et au général Marcel Bigeard. Sous les ordres de ce dernier, cette unité, alors appelée « 6e Bataillon de Parachutistes Coloniaux » [BPC] participa aux combats de Tu Lê, en octobre 1952, lors d’une offensive du Vietminh sur Nhia Lo, et s’illustra notamment lors de l’opération Hirondelle qui, menée en juillet 1953, consista à détruire des dépôts d’approvisionnement ennemis à Lang Son.

Mais la grande affaire du 6e BPC/RPIMa sera la bataille de Dien Bien Phu. Toujours sous les ordres du commandant Bigeard, la bataillon fut sollicité une première fois pour prendre le contrôle de la « cuvette » lors de l’opération Castor… Et une seconde fois, le 16 mars 1954, pour la défendre, au prix de combats héroïques et de lourdes pertes. Dissous, il fut recréé sous le nom de 6e Régiment de Parachutistes Coloniaux [RPC] à Marrakech, en 1955, avant d’être transféré en Algérie, où il prendra notamment part à aux opérations « Kabylie 16 » et « Jumelles » ainsi qu’aux violents combats du secteur de Djelfa-Bou Saâda.

En 1961, sous l’appellation de 6e RPIMa, le régiment s’installa à Mont-de-Marsan. Pouvant être projeté sur des théâtres extérieurs avec des appelés du contingent, il fut engagé au Liban, au Cambodge et en ex-Yougoslavie, où il fut déployé sur l’aéroport de Sarajevo.

Avec la fin annoncée du service national, prise en 1996, le 6e RPIMa fut de nouveau dissous. Mais un régiment ne meurt jamais : il est seulement mis en sommeil.

En 2017, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Jean-Pierre Bosser, décida de confier la garde d’étendards d’unités dissoutes aux Centre de Formation Initiale des Militaires du rang [CFIM]. Et, presque naturellement, celui de la 11e Brigade Parachutiste, installé à Caylus, reçut le drapeau du 6e RPIMa.

« Symboles de valeurs et de passé prestigieux, ces emblèmes serviront de guide qui nourrira le quotidien du personnel qui y sert ou y est formé », avait expliqué l’armée de Terre, à l’époque.

Pour l’anecdote, le sous-officier qui mit « sous cloche » le drapeau du 6e RPIMa au moment de sa dissolution, en 1998, fut le même qui le récupéra pour le remettre au CFIM/11e BP de Caylus.

Mais le CEMAT, il s’agissait d’aller encore plus loin. Ainsi, il a décidé d’associer chaque CFIM au nom d’un régiment dissous. D’où la nouvelle appellation de celui de la 11e BP, qui porte désormais le nom de 6e RPIMa. Cette décision a été annoncée dans l’ordre du jour n°18, signé par le général Patrick Collet, le commandant de la 11e Brigade Parachutiste.

« Sur ordre du général Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, je déclare que le CFIM de la 11e BP porte désormais le nom de 6e RPIMa. En ce lieu, en cet instant, les paras du 6, ceux de Mao Khé, de Tulé [Tu Lê, ndlr], de Dien Bien Phu, des Aurès, du Liban, du Cambodge, du Tchad, de Sarajevo… reprennent pleinement leur place dans nos rangs », lit-on dans cet ordre du jour.

Source : Zone Militaire - Photo : Armée de Terre


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jeudi 16 mai 2019

Irak : Mission accomplie, le détachement d’artillerie français de la TF Wagram est officiellement dissous

Depuis septembre 2016, et de Mossoul à Baghouz, les artilleurs français de la Task Force [TF] Wagram ont pris une part active aux opérations militaires qui ont abouti à la fin du « califat » autoproclamé par le chef de l’État islamique [EI ou Daesh], Abou Bakr al-Baghdadi, lequel a fait une apparition via une vidéo diffusée le 29 avril.

« Vos déploiements successifs, c’est la liste des défaites de Daesh, à portée de canon « , avait d’ailleurs résumé Florence Parly, la ministre des Armées, en s’adressant aux militaires de la TF Wagram, lors d’un déplacement en Irak.

Une semaine après l’annonce du succès obtenu par les Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde] à Baghouz, l’État-major des armées avait indiqué que la mission de la TF Wagram et de ses trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie] était désormais terminée. Et que son désengagement d’Irak serait rendu public quand il aura pris fin.

Les effectifs de la TF Wagram étaient répartis en quatre endroits différents, à savoir sur une base d’appui feux située à la frontière irakienne, c’est à dire au plus près des combats livrés par les FDS sur la rive orientale de l’Euphrate, une base tactique avancée qui, implantée à al-Qaim, s’occupait de l’approvisionnement en munitions et en vivres de la première, à al-Assad Air Base [3AB] où l’échelon de soutien national avait pris ses quartiers et, enfin, à Bagdad, qui accueillait le groupe de commandement.

Le désengagement de la TF Wagram aura été un « défi » dans la mesure où il s’agit d’une « opération complexe et délicate » comptant un « volet tactique et un volet technique », souligne l’EMA.

« Au cours du premier volet, purement tactique, nous avons mené une manœuvre rétrograde afin de désengager tout le matériel et les hommes des différents points d’appui avancés de la Task force », explique le commandant de la TF Wagram.

Le lendemain de la descente des couleurs à la base d’appui feux, le 30 mars, un premier mouvement vers la base d’al-Qaïm a été amorcé, avec « cinq convois intégrés aux mouvements américains et escortés par les forces de protection irakiennes ». Puis les CAESAr ont rejoint la base d’al-Assad au terme de sept heures de route.

Ensuite, la phase « technique » a commencé, avec le regroupement de l’ensemble de l’effectif vers 3AB. « Toutes les énergies ont été mobilisées pour ’empoter’ et ‘coliser’ un nombre important de matériel », précise l’EMA. Ce qui aura pris un mois et nécessité « sept convois successifs pour faire le bond » vers 3AB et « acheminer 35 véhicules et une centaine de containers. »

Et, le 29 avril, même si le « désengagement » n’est pas encore terminé,  une cérémonie a été organisée à al-Asad pour marquer la dissolution de la TF Wagram… et donc le plus important engagement des canons CAESAr français en opération extérieure, avec plus de 2.500 missions de tirs, ce qui représente environ 18.000 obus tirés.

« Les 130 hommes et femmes de la Task Force ici présents, auxquels doivent être associés tous les mandats précédents, peuvent être particulièrement fiers. Ce magnifique bilan collectif est autant celui des artilleurs que des logisticiens qui auront permis, pour leur part, l’acheminement des obus vers les positions de tirs et le ravitaillement de la Task Force déployée au plus près des combats », a fait valoir le général [air] Jean-Marc Vigilant, le commandant de la force Chammal.

Au cours des huit mandats de la TF Wagram, qui a compté jusqu’à 4 CAESAr jusqu’en juin 2018, 1.100 artilleurs ont été déployés en Irak.

« La TF Wagram a ainsi démontré au cours des huit mandats la souplesse d’emploi singulière et la précision des canons CAESAr, par l’utilisation de tirs de neutralisation, de harcèlement, d’éclairement ou encore la création de rideaux fumigènes », relève l’EMA. Et d’ajouter : « L’utilisation de l’ensemble des possibilités offertes par les canons français a démontré une capacité opérationnelle de haut niveau et s’est inscrite dans l’engagement complet de la Coalition à lutter contre l’emprise territoriale de Daesh. »

Source : Zone Militaire

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lundi 13 mai 2019

PASSEX en Mer Rouge : Exercice d'interaction entre les porte-avions Charles de Gaulle et SS John Stennis...

Après avoir renforcé la force Chammal au Levant au titre de la mission Clemenceau, le groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulles [Task Force 473] a quitté les eaux de la Méditerranée orientale pour celles de la mer Rouge. Et, une fois le Canal de Suez passé, il a retrouvé le porte-avions américain USS John Stennis et son escorte, pour un « PASSEX », c’est à dire un « exercice d’interaction » d’autant plus aisé à mener que la Marine nationale et l’US Navy cultivent une forte proximité dans le domaine des opérations aéronavales.

« Nous avons effectué un échange d’officiers, leur commandant des opérations [COMOPS] et leur amiral [le contre-amiral Olivier Lebas, le commandant de la TF 473, nldr] ont passé du temps à bord du John C. Stennis et notre amiral s’est rendu à bord du Charles de Gaulle. […] Nous avons également échangé des officiers d’appontage [comme] les deux porte-avions ont un équipement similaire [catapultes et brins d’arrêt, ndlr] », a expliqué le capitaine de frégate Desobry Bowens, le « CAG-Ops » du porte-avions américain.

Outre ces échanges, ce PASSEX a surtout consisté en une série d’exercices conjoints. Ainsi, les Rafale M et les F/A-18 Super Hornet ont « mené un entraînement au combat et au ravitaillement en vol ». Et les avions français ont également effectué des touch and go sur le pont de l’USS John C. Stennis. Des exercices de nuit ont aussi été au programme.

« Ce PASSEX avec le groupe du John C. Stennis, quelques jours seulement après son entrée en mer Rouge, souligne le retour du Charles de Gaulle à son plus haut niveau », a déclaré le capitaine de vaisseau de Saint Germain, le « pacha » du porte-avions français. « Ce type d’interaction est le meilleur moyen d’accroître notre interopérabilité avec nos allié américain », a-t-il dit, selon le site de l’US Navy.

« Nous ne sommes pas juste deux porte-avions qui se croisent en mer, nous travaillons ensemble », a-t-on fait valoir côté américain.

Ce PASSEX n’est pas le premier de la mission Clemenceau. Début mars, soit peu après avoir appareillé de Toulon, la TF 473 avait en effet rencontré le groupe aéronaval formé autour du porte-avions italien ITS Garibaldi. Pendant deux jours, les deux forces navales « ont réalisé des manœuvres opérationnelles dans de nombreux domaines de lutte ».

Un sous-marin de la Marina Militara tenta de prendre en défaut les capacités anti-sous-marines du groupe aéronaval français tandis que des avions AV-8B Harrier se mesurèrent aux Rafale M dans les airs. Enfin, des exercices impliquèrent la frégate Carabiniere.

« Cette coopération d’opportunité, menée alors que le GAN français poursuit son déploiement, permet de renforcer encore la connaissance mutuelle et l’interopérabilité avec l’Italie, partenaire essentiel de la France et acteur majeur en Méditerranée. Avec les frégates danoise Niels Juel et portugaise Corte Real intégrées au groupe aéronaval français, cette rencontre met en exergue la capacité de partenaires européens à œuvrer ensemble en mer », avait alors souligné la Marine nationale.

Source : Zone Militaire

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vendredi 10 mai 2019

Burkina Faso : Deux commandos marine français tués pour libérer les otages !

"Morts pour la France au Burkina Faso"

Les 4 otages sont libres, 2 commandos français des forces spéciales sont morts !

Deux marins sont morts au cours de l’opération menée pour libérer ces otages, parmi lesquels figurent les deux ressortissants enlevés le 1er mai, a annoncé l’Elysée.

Quatre otages retenus au Sahel, dont les deux Français enlevés le 1er mai 2019 au Bénin, ont été libérés, a annoncé vendredi 10 mai l’Elysée dans un communiqué. Outre les ressortissants français, une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont été libérées lors d’une opération militaire, menée par l’armée française dans la nuit de jeudi à vendredi.

Deux officiers mariniers français, membres du commandement des opérations spéciales, ont été tués au cours de cette opération menée dans le nord du Burkina Faso, a également annoncé l’Elysée. Le président de la République « s’incline avec émotion et gravité devant le sacrifice de nos deux militaires », précise le communiqué.

« Je félicite l’ensemble des forces ayant mené cette opération complexe, ainsi que tous ceux qui y ont contribué : quatre vies ont été sauvées cette nuit, quatre vies entre les mains de terroristes », a déclaré la ministre des armées, Florence Parly, dans un communiqué. « C’est avec émotion et tristesse que j’adresse mes pensées aux familles des deux militaires décédés, à leurs proches, à leurs frères d’armes et à l’ensemble des commandos marine », y déclare-t-elle également. Des hommages réitérés dans un communiqué par le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, qui a souligné le « concours direct de l’opération “Barkhane”, des forces armées burkinabées et le soutien en renseignement américain. 

Communiqué de Madame Florence PARLY, ministre des Armées

"Morts pour la France cette nuit au Burkina Faso, les commandos marine Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont sacrifié leur vie pour sauver celle de 4 otages, désormais libres. Je pense à leurs familles, à leurs frères d’armes. Toute la Nation s’incline devant leur courage".

Source : Ministère des Armées


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vendredi 3 mai 2019

Armement : Deux groupes industriels français fourniront 12 chasseurs de mines à la Belgique et aux Pays-Bas

Après avoir, dans la foulée de l’accord de partenariat stratégique conclu entre Paris et Canberra, signé le contrat de design pour les 12 futurs sous-marins Shorfin Barracuda destinés à la Royal Australian Navy, le constructeur naval français Naval Group, associé ECA Robotics, vient de remporter l’important marché portant sur le renouvellement des capacités de lutte anti-mines des forces navales belges et néerlandaises.

Lancé en 2016 sous la responsabilité de la Belgique, ce marché, pour lequel une enveloppe de 2 milliards d’euros était prévue, vise à remplacer les chasseurs de mines de type Tripartite [CMT, conçus à Lorient] qui, en service depuis plus de 30 ans au sein des forces navales belges et néerlandaises, arriveront en fin de vie en 2023.

Concrètement, le consortium emmené par Naval Group et ECA Robotics aura à livrer 12 chasseurs de mines à la Belgique et aux Pays-Bas mais surtout à imaginer ce que sera la guerre des mines de demain.

« La future capacité utilisera des systèmes non habités en surface, au-dessus du niveau de l’eau et sous l’eau afin de détecter puis neutraliser des mines. Grâce à cette nouvelle méthode de travail, le vaisseau-mère et son personnel pourront rester hors du champ de mines car seuls les drones y seront actifs », a ainsi résumé le ministère belge de la Défense.

"Belgique et Pays-Bas choisissent les industriels français Naval Group et ECA Robotics pour s'équiper de navires capables de détecter et détruire des mines (guerre des mines). Je m'en félicite et salue la coopération de trois pays actifs pour une Europe de la défense plus forte."

Deux autres concurrents étaient en lice pour ce marché, dont le néerlandais Damen, associé à l’allemand Atlas Elektronik et à Imtech België, ainsi que le français Thales [actionnaire de Naval Group à hauteur de 35%, ndlr] allié aux chantiers navals de Saint-Nazaire et à Socarenam.

Selon la presse d’outre-Quiévrain, le tandem Naval Group et ECA Robotics s’est imposé en faisant l’offre la moins-disante à 1,756 milliard d’euros tout en assurant qu’il y aurait des retombées pour les industriels belges et néerlandais. Ainsi, la production d’une cinquantaine de robots sous-marins devrait se faire à Zeebruges.

Quoi qu’il en soit, en obtenant ce marché visant à équiper des forces navales qui passent pour être parmi les plus performantes dans le domaine de la lutte anti-mines, Naval Group et ECA Robotics ont réussi un coup de maître.

En outre, dans le cadre de l’Otan, et avec 11 autres alliés, la Belgique et les Pays-Bas ont signé une lettre d’intention en vue de coopérer à la création de systèmes maritimes sans pilote, notamment en vue de réduire les coûts en réalisant des économies d’échelle. Et sur ce point, les deux industriels français sont sans doute désormais bien placés pour obtenir d’autres contrats à l’avenir.

« Les mines marines sont des armes relativement peu coûteuses et disponibles. Elles peuvent aisément empêcher l’accès aux ports et aux voies navigables. Un incident survenu sur l’Escaut ou dans la mer du Nord peut représenter une perte économique quotidienne de cinquante millions d’euros. Garantir la sécurité des voies navigables et des ports est donc crucial pour notre économie. Chaque semaine, nos navires sont engagés. Ils participent à des missions internationales », a par ailleurs fait valoir le ministère belge de la Défense, qui estime que ce contrat renforcera la position de la Belgique « au sein de l’Otan en tant qu’expert et pionnier dans le domaine ».

Source : Zone Militaire

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samedi 27 avril 2019

Armée de terre : Nouvelles recrues, entre éducation et garderie...

« On est devenu des éducateurs »

Formation initiale des recrues de l’armée de Terre : « On est devenu des éducateurs », estime un sous-officier.

La décision, prise en janvier 2015, de porter les effectifs de la Force opérationnelle terrestre [FOT] de l’armée de Terre de 66.000 à 77.000 soldats suppose un effort constant en matière de recrutement. Et pour tenir les objectifs, deux variables sont à prendre en considération : le taux de sélection, c’est à dire le nombre de candidats pour un poste, et le taux d’attrition, qui mesure le nombre de ruptures de contrat.

Pour que le recrutement soit optimal, il faut un taux de sélection élevé [donc, être attractif] et un taux d’attrition le plus bas possible. Or, il est plus facile de miser sur la seconde variable que sur la première, surtout quand le marché de l’emploi est fortement concurrentiel.

Ainsi, la dernière revue annuelle du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM] a déterminé que la sélectivité pour les emplois de militaire du rang a été de 1,6 en 2017 [soit -0,6 point par rapport à 2015]. Selon l’hebdomadaire Le Point [du 28/03], qui cite un document interne, la sélection est « quasi nulle » car la « ressource en hommes s’épuise, l’armée n’a plus le choix du recruté. »

Et cela modifie l’approche des Centres de formation initiale des militaires du rang [CFIM], dans la mesure où la priorité est de réduire au maximum le taux d’attrition. Et, désormais, comme le souligne le commandant du CFIM de la 2e Brigade Blindée, installé au Valdahon, dans les colonnes du Point, il est question d’appliquer une « pédagogie du succès et de l’encouragement » et un « bon instructeur doit être comme un père qui forme l’engagé progressivement. » Une nécessité car, souligne-t-il, « on n’a pas la même population de jeunes, ni qualitativement, ni quantitativement. »

Seulement, à la lecture de l’article du Point, qui a suivi le parcours de recrues devant être affectées au 16e Bataillon de Chasseurs à pied [BCP] , on constate que cette approche déroute les instructeurs les plus aguerris qui eurent droit à une formation plus « pêchue » quand ils étaient à la place de ceux qu’ils doivent maintenant former.

« C’est de la garderie »

« Avec Sentinelle, on fait de la quantité, pas de la qualité. On n’a le droit de ne rien dire aux jeunes parce qu’il faut qu’ils restent », regrette un sergent auprès de Mark Ionesco et Nicolas Skopinski, les auteurs du reportage publié par Le Point. Un adjudant-chef a le même sentiment. « On est devenu des éducateurs maintenant », soupire-t-il. Un lieutenant va plus loin. Pour certains cas, « c’est de la garderie », dit-il.

Sur les 41 recrues destinées à servir au sein du 16e BCP, 7 ont rompu leur contrat avant la fin de leur période de formation initiale, dont 2 après avoir été reconnus « inaptes ». Et les permanents du CFIM s’attachent à déterminer les raisons qui ont poussé ces jeunes à rendre leur paquetage. « Objectif : savoir s’ils ont été frappés », avance l’hebdomadaire.

Alors que le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre, insiste sur « l’esprit guerrier » , ce n’est pas lors de cette formation initiale qu’il est insufflé aux recrues. « On ne forme pas des guerriers mais des soldats », explique en effet un capitaine. Cela viendra sans doute plus tard…

Dès l’an prochain, et à moins de gagner la bataille de la fidélisation. l’armée de Terre risque d’être de nouveau confrontée au défi du recrutement étant donné que les contrats des soldats recrutés en 2015 arriveront à terme en 2020.

Source : Zone Militaire

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mercredi 24 avril 2019

Guyane : Les Forces armées mènent la vie dure aux orpailleurs clandestins...

En 2017, en Guyane, avec des gendarmes mobilisés pour maintenir l’ordre lors de troubles sociaux et renforcer les moyens contre la délinquance et des Forces armées en Guyane [FAG] sollicitées pour intervenir aux Antilles après le passage de l’ouragan Irma, les garimpeiros, ces chercheurs d’or clandestins originaires du Brésil, profitèrent de la situation pour intensifier leurs activités illégales.

Et le nombre de chantiers clandestins retrouva le niveau qui était le sien en 2009, soit au début de l’opération Harpie, lancée justement pour lutter contre l’orpaillage illégal. D’autres raisons furent avancées pour expliquer ce regain. En effet, à Cayenne, le procureur de la République déplora le manque de coordination entre les différents services de l’État, comme par exemple le fait que les patrouilles menées par les FAG dans la jungle n’étaient pas plus souvent accompagnées par des « personnels ayant les pouvoirs de destructions des sites. »

Face à ce constat, l’opération Harpie fut donc revue. Et, grâce à la forte mobilisation des FAG, avec leurs effectifs renforcés par une compagnie supplémentaire, les résultats ne manquèrent pas d’être au rendez-vous. En 2018, 765 sites d’orpaillage illégal furent ainsi détruit et le montant des avoirs criminels saisis grimpa de 81% [à 26 millions d’euros].

Et, visiblement, il n’est pas question pour les FAG de laisser souffler les garimpeiros. Ainsi, au cours du premier trimestre 2019, 400 patrouilles ont été menées par les militaires du 9e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa], du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] et d’une section des Forces armées aux Antilles [FAA]. « Cette activité soutenue s’est appuyée sur l’engagement et le soutien logistique des vecteurs aériens, ce qui représente 238 heures de vol assurées par les [hélicoptères] ‘Puma », ‘Fennec’ et [les avions] ‘Casa' », a précisé l’État-major des armées, dans son dernier compte-rendu des opérations.

Le rythme de ce premier trimestre est plus important qu’en 2018, année au cours de laquelle 1.323 patrouilles avaient été menées par les FAG.

Ainsi, en mars 2019, le 9e RIMa est venu appuyer les gendarmes de l’antenne locale du GIGN pour une opération « coup de poing » le long du fleuve Malani Marouini. À l’issue d’une infiltration de nuit sur près de 20 km en kayak, les militaires ont pris des orpailleurs clandestins en flagrant délit. Quant aux légionnaires, et après avoir déployé une compagnie de combat dans la région difficile d’accès du haut bassin de la rivière Mana, ils ont réduit par deux le nombre de sites illégaux d’orpaillage en 14 jours d’opérations.

Au total, précise l’EMA, plusieurs garimpeiros ont été mis sous les verrous. Et les opérations des FAG ont permis de détruire 1.359 carbets, c’est à dire des abris en bois [4.449 avaient été détruits l’an passé, ndlr] et de saisir 12 concasseurs, 138 tables de levée, 94 motopompes, 94 groupes électrogènes, 46.000 m3 de carburant, 27 kg de mercure, 927 g d’or, 27 quads, 43 pirogues et 27 armes. 

Source: Zone Militaire - Photo : Archive / EMA

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jeudi 18 avril 2019

Paris Notre-Dame : Jean-Louis Georgelin, un général 5 étoiles pour reconstruire la cathédrale

Nommé mercredi "Monsieur reconstruction" de la cathédrale Notre-Dame, le général d'armée (cinq étoiles) Jean-Louis Georgelin, 70 ans, revient aux responsabilités, après plus de deux ans et demi de retraite.

Homme "du sérail" qui a fait l'essentiel de sa carrière à Paris, connu pour son franc-parler*, il a été chef de l'état-major particulier du président de la République, Jacques Chirac (2002-2006), puis chef d'état-major des armées (Cema, 2006-2010), soit huit années au cœur du pouvoir politico-militaire.

Il est ensuite devenu Grand chancelier de la légion d'honneur, jusqu'en août 2016.

En tant que Cema, il a été le maître d'œuvre des opérations extérieures de l'armée française, notamment en Côte d'Ivoire, Afghanistan, dans les Balkans ou au Liban, et a supervisé plus généralement toute présence militaire française en opération.

Voix forte et solide carrure, ce célibataire a toujours passé pour un homme décidé, au caractère rugueux. "Il sait engueuler les gens", disait à l'AFP en 2006 un gradé à propos de ce général haut en couleur qu'on adorait... ou pas.

Passionné de politique et d'histoire, grand lecteur, Jean-Louis Georgelin est un homme croyant, restant discret sur sa foi.

Homme à la parole rare

Il n'avait pas hésité à égratigner le président Macron, après la crise ouverte en 2017 entre le chef de l'Etat et son chef d'état-major Pierre de Villiers à propos de questions budgétaires. Une crise qui avait provoqué le départ de ce dernier et jeté un froid au sein des armées.

"Ce qui reste (de cet épisode) à mon sens dans les armées aujourd'hui, c'est cette agression verbale du président de la République sur le chef d'état-major", avait dit en 2018 le général Georgelin, homme à la parole rare, sur France Culture.

Né le 30 août 1948 à Aspet (Haute-Garonne), ancien élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, titulaire d'un brevet d'études militaires supérieures générales et de parachutisme, Jean-Louis Georgelin est diplômé du Command and general staff college (Fort Leavenworth, Kansas, Etats-Unis).

Aide de camp du chef d'état-major de l'armée de Terre au début des années 80, il gravit les échelons dans cette armée et dirige le bureau "planification finances" à l'état-major (1988-1991).

Commandant du 153e régiment d'infanterie à Mutzig (1991-1993), il est adjoint terre du chef de cabinet militaire du Premier ministre (1994-1997), avant d'être nommé adjoint au général commandant de la 11e division parachutiste en mai 1997. Chef du bureau des plans à la SFOR (Force de l'Otan en Bosnie) en 1997-1998), il fait de la planification à l'état-major des armées de 1998 à 2002, avant de rejoindre l'Élysée.

Source : actu.orange.fr - AFP

* Le prix des otages français : Jean Louis Georgelin, un général qui n'a pas la langue de bois !
* Général de Villiers : Déclarations de l'ex-CEMA devant les députés de la commission de la Défense


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lundi 15 avril 2019

France : Incendie majeur en la Cathédrale Notre-Dame de Paris !

Un incendie est en cours ce lundi à Notre-Dame de Paris, "potentiellement lié" aux travaux de rénovation de l'édifice, a-t-on appris auprès des pompiers. Cet incendie intervient au premier jour des célébrations de la Semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne.

Le feu, qui a pris dans les combles de la cathédrale selon les pompiers, s'est rapidement propagé à la charpente et à la flèche qui trône à 93 mètres de haut au sommet de l'édifice. Celle-ci vient de s'effondrer sur elle-même selon Emmanuel Grégoire, adjoint à la mairie de Paris.

"Tout est en train de brûler. La charpente, qui date du XIXe siècle d'un côté et du XIIIe de l'autre, il n'en restera plus rien", a déploré André Finot. "Il faut voir si la voûte, qui protège la cathédrale, va être touchée ou pas", a-t-il ajouté. Le feu, dont la gravité restait encore à déterminer, a pris aux alentours de 18H50 dans les combles de la cathédrale, monument historique le plus visité d'Europe, ont indiqué les pompiers.

Un périmètre de sécurité mis en place

Selon nos informations, la cathédrale a été évacuée et un très large périmètre de sécurité a été mis en place par les pompiers. D'importants moyens d'intervention ont été déployés, notamment quatre grandes échelles et deux bras élévateurs aériens.

Leur intervention est néanmoins très compliquée, les lances à eau ne permettant pas d'atteindre la charpente de l'édifice. Selon nos informations, les pompiers vont tenter d'évacuer ou de protéger certaines des oeuvres présentes dans la cathédrale.

Le président de la République sur place

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, la maire de Paris, Anne Hidalgo, sont actuellement sur place. Le président de la République et le Premier ministre ont annoncé se rendre sur place.

"Une mission particulière a été engagée pour tenter de sauver toutes les oeuvres d'art qui peuvent l'être", a expliqué Emmanuel Grégoire. "La priorité a été donnée à la sécurisation des abords pour protéger les touristes, les riverains des risques d'effondrement", a-t-il ajouté sur notre antenne.

"Un terrible incendie est en cours à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les pompiers de Paris sont en train de tenter de maîtriser les flammes", a tweeté la maire de Paris Anne Hidalgo. "Nous sommes mobilisés sur place en liens étroits avec le Diocèse de Paris. J'invite chacune et chacun à respecter le périmètre de sécurité."

Source : BFMtv.fr - Photo Lefigaro.fr

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samedi 13 avril 2019

Armement : L’AirShark 765, « bateau volant » intéresse les forces spéciales françaises

Le SOFINS, salon des forces spéciales organisé tous les deux ans par le Cercle de l’Arbalète au camp de Souge [Gironde] est l’occasion pour les entreprises de présenter leurs dernières innovations susceptibles d’avoir une application concrète pour les opérations spéciales. Tel est le cas de la start-up SEAir.

En effet, cette entreprise, qui a déjà été distinguée par le Cercle de l’Arbalète en remportant le concours SOFLAB, a signé un partenariat avec Sillinger, le spécialiste du bateau pneumatique pliable et semi-rigide à usage militaire. Ce qui a donné lieu au « AirShark 765 », une embarcation pouvant s’élever d’une dizaine de centimètres au-dessus de l’eau, grâce à un système de foils rétractables.

Ce dispositif permet à l’AirShark 765 de stabiliser la gite et le roulis, d’évoluer à la vitesse maximale de 46 noeuds tout en consommant moins de carburant et de réduire les nuisances sonores.

« Les bateaux volants répondent à une véritable problématique de terrain rencontrée par les forces spéciales : diminuer la traumatologie des hommes et préserver le matériel embarqué grâce à la grande stabilité procurée par le vol d’un bateau 20cm au-dessus de l’eau. », fait valoir SEAir. Et d’ajouter : « Le système permet également d’augmenter la vitesse et l’efficacité dans les interventions [stabilité : précision du tir, discrétion : sillage et bruit moteur réduits, autonomie : rayon d’action augmenté grâce à une économie de carburant de 30%].

La mise au point de ce concept demande plusieurs compétences. Ainsi, explique SEAir, le « vol en bateau » nécessite de l’électronique embarquée [capteurs, centrale inertielle, actionneurs d’asservissement] ainsi qu’un boîtier de commande qui « permet une mobilité jusqu’à quatre axes : vertical haut/bas, longitudinal avant/arrière, rotation gauche/droite, pendule extérieur/intérieur. »

Pour fabriquer ses foils, l’entreprise a recours à l’impression 3D, laquelle est « au coeur de son ADN ». Grâce à ce procédé, elle produit des « pièces d’une géométrie complexes tant composites que carbones et bientôt métalliques ».

Pour rappel, les commandos Marine sont actuellement dotés d’embarcations commando à usage multiple embarquable [ECUME] NG, fournies par par Zodiac Milpro.

Source: Zone Militaire - Photo : Sillinger AirShark 765 par SEAir

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mercredi 10 avril 2019

Marine nationale : « Terminé, barre et machine » pour la frégate anti-aérienne Cassard

Mars 2019 - La frégate anti-aérienne [FAA] Cassard a accosté à Toulon à l’issue d’un ultime déploiement qui aura duré 4 mois et demi dans l’océan Indien. Et alors que, en 2017, le chef d’état-major de la Marine nationale, l’amiral Christophe Prazuck, avait souligné l’urgence de le remplacer, ce navire a encore rendu de bons et loyaux service lors la mission qu’il vient de terminer.

Ayant appareillé le 31 octobre 2018, le Cassard a contribué à la sécurisation des détroits stratégiques, de Bab el-Mandeb et d’Ormuz, permis une appréciation autonome de la situation au Moyen-Orient et en mer Rouge et pris part aux opérations de la Force opérationnelle combinée 150 [Combined Task Force 150 – CTF-150], mise sur pied au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 pour surveiller les trafics de drogue dans l’océan Indien.

C’est à ce titre qu' en janvier 2019, l’équipage de la frégate a réalisé la saisie – record de 670 kg d’héroïne qui se trouvaient à bord d’un boutre et celle, un mois plus tard, de 2 tonnes de résine de cannabis.

En outre, dans le cadre d’une accord de coopération logistique mutuelle signé par la France et l’Inde en mars 2018 la frégate « Cassard » a effectué une escale « historique » à la base navale de Bombay après avoir intégré le groupe aéronaval constitué autours du porte-avions américain USS John C. Stennis et porté secours à 12 marins indiens dans le pétrolier venait de couler dans le Golfe Persique.

Ce déploiement a en outre été « marqué par de nombreuses activités de coopération dont onze escales et quatre exercices avec des pays alliés et partenaires dans la région », résume l’État-major des armées [EMA].

Comme l’avait donc indiqué l’amiral Prazuck, le remplacement des frégates anti-aériennes était devenu « urgent », malgré les modernisations successives dont elles firent l’objet. Pour autant, l’annonce du retrait du Cassard, en juillet 2018, a été une petite surprise dans la mesure où le navire qui doit lui succéder, c’est à dire « l’Alsace », une frégate multimissions aux capacités de défense aérienne renforcée [FREMM DA], ne sera pas livrée avant 2021.

Cette année, la Marine nationale prévoit également le retrait du service de la frégate anti-sous-marine de type F-70 « Primauguet » [qui termine, aussi, une mission de trois mois dans l’Atlantique Nord]. Cela permettra, avec le désarmement du Cassard, de doubler l’équipage des FREMM Aquitaine et Languedoc, conformément au plan Mercator. Enfin, le sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] Saphir tirera aussi sa révérence.

Source : Zone Militaire

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dimanche 7 avril 2019

Armement : La DGA commande des nano-drones Black Hornet 3 pour l’armée de Terre

« Pour ce qui est de la famille des petits drones, nous accusons un certain retard. Ainsi, dans le cadre de l’opération Barkhane, nous nous efforçons de doter nos unités élémentaires d’un petit appareil », confiait, l’an passé, le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], lors d’une audition parlementaire.

D’où le programme DrOP [pour Drones Opérationnels de Poche], qui a fait l’objet d’un avis d’attribution de marché publié le 17 janvier. En effet, ce document indique que la Direction générale de l’armement [DGA] a notifié à FLIR Unmanned Aerial Systems un contrat d’une valeur de près de 77,4 millions d’euros [hors TVA]. Une somme qui comprend la livraison des nano-drones ainsi que les « prestations associées. »

Par la suite, FLIR a précisé, via un communiqué, que l’appareil choisi est le Black Hornet PRS, qui passe pour être le « plus petit système aérien sans pilote [UAS] au monde ».

Ce système a été développé par la société norvégienne Prox Dynamics, laquelle est devenue par la suite une filiale du groupe américain FLIR.

« Le FLIR Black Hornet PRS équipe le fantassin non spécialiste d’un outil de perception de la situation [SA] à la fois discret et immédiat. La technologie révolutionnaire EO [électro-optique] et IR [infrarouge] comble le fossé entre capteurs aériens et capteurs terrestres, offrant la même qualité de SA que les drones plus gros et les fonctions de localisation IED des UGV [drones terrestres, ndlr]. Extrêmement léger, quasiment silencieux, avec une autonomie de vol de 25 minutes, ce Black Hornet de poche éprouvé au combat transmet à l’opérateur des vidéos en direct et des images fixes HD », explique l’industriel sur son site Internet.

D’une masse de 1,3 kg et d’un format suffisamment compact pour qu’un fantassin puisse le transporter à la ceinture, ce système, composé de 2 drones, des batteries, un pad de pilotage et un écran de contrôle, est « facile à déployer » et ne demande pas une formation spécialisée pour l’utiliser. En outre, il est très discret, ce qui permet les « opérations à couvert ».

D’une masse de 18 grammes pour une longueur de 16 cm, le Black Hornet peut voler à une vitesse de 5 mètres par seconde à une altitude de 10 mètres.

« Nous sommes honorés de soutenir la mission des Forces armées françaises avec la fourniture du PRS Black Hornet et des services associés », s’est réjoui Jim Cannon, le patron de FLIR Systems.

La British Army a disposé de nano-drones Black Hornet pendant un temps avant de les retirer (momentanément?) du service. En 2013, il avait été rapporté par la BBC que le ministère britannique de la Défense [MoD] en avait commandé pour 31,3 millions de dollars à l’époque, ce qui correspondait à environ 160 exemplaires.

Source : Zone Militaire

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jeudi 4 avril 2019

Mali : Le capitaine Laycuras, médecin militaire, tué par explosion d'un IED

Déployé au Mali au titre de l’opération Barkhane, le médecin capitaine Marc Laycuras a perdu la vie, ce 2 avril 2019, après que le véhicule où il se trouvait a été la cible d’une attaque commise au moyen d’un engin explosif improvisé [IED]. Un autre militaire français a été blessé par l’explosion. Mais ses jours ne sont pas en danger.

L’annonce du décès du médecin capitaine Laycuras a été faite par Florence Parly, la ministre des Armées. « Médecin militaire, il a doublement consacré sa vie au service des autres et de son pays », a-t-elle affirmé. Son décès « force notre respect et notre reconnaissance » et « nous rappelle chaque jour le dévouement inlassable des femmes et des hommes du service de santé des armées sur tous les théâtres d’opérations », a-t-elle ajouté.

Né le 12 janvier 1989 à Cholet, Marc Laycuras avait été admis à l’École de santé des armées de Bordeaux en août 2007, après avoir suivi une brillante scolarité au lycée Edmond-Perrier, à Tulle. Sa réussite à l’examen classant national lui permit d’effectuer son internat à l’hôpital d’instruction des armées Percy, à Clamart.

Remarqué pour son humilité et son dévouement durant ses trois années d’internat, au cours desquelles il s’était consacré pleinement aux militaires blessés en opération, Marc Laycuras soutint, à l’école du Val de Grâce, sa thèse de médecine intitulée « Étude de la sensibilité et spécificité des signes cliniques et biologiques dans le diagnostic de l’appendicite aiguë de celle-ci. »

Reçu docteur en médecine le 13 octobre 2017, le jeune médecin avait ensuite été affecté à la 120e antenne médicale du Mans, rattachée au 14e centre médical des armées, au profit des marsouins du 2e RIMa. En février dernier, il avait rejoint le Mali en tant que médecin du poste médical soutenant le 2e RIMa, après avoir été désigné pour soutenir le groupement tactique interarmes (GTD Richelieu  au titre de l’opération Barkhane.

« Le médecin capitaine Laycuras est mort pour la France, en allant au bout de son engagement. Ce sacrifice nous oblige », a souligné Mme Parly.

Le médecin-capitaine Marc Laycuras était marié et titulaire de la médaille de la Défense nationale.

Comme l’avait si bien dit le quotidien La Montagne, dans un article qui lui était consacré publié en novembre 2017, le docteur Laycuras était devenu « médecin militaire par amour d’autrui, avant tout, pour servir les autres et son pays. » Sur mer et au delà des mers, pour la patrie et l’humanité, toujours au service des Hommes… 

Source : Zone Militaire


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mardi 2 avril 2019

Mali : Une katiba jihadiste démantelée par des frappes aériennes françaises de Mirage 2000

Début janvier 2019, la force française Barkhane a démantelé un camp d’entraînement utilisé par un groupe jihadiste [la katiba de Serma], situé près de la frontière avec le Burkina Faso. Les renseignements recueillis à cette occasion permirent ensuite de planifier une autre opération dans la région de Dialoubé, située au sud-ouest de Tombouctou.

Ainsi, quelques jours plus tard, un raid aérien effectué par des Mirage 2000 et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 [ATL], avec l’appui d’un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper, mit hors de combat une quinzaines de jihadistes qui, en relation avec la katiba de Serma, s’apprêtaient à attaquer une « emprise institutionnelle symbolique. »

Visiblement, ce groupe armé terroriste a de la ressource. En effet, selon le dernier compte-rendu des opérations publié par l’État-major des armées [EMA], de nouvelles frappes aériennes ont été réalisées par la force Barkhane dans cette même région de Dialoubé.

Ce raid a été décidé après qu’un groupe armé a été repéré lors d’une mission de reconnaissance aérienne, probablement assurée par un drone MQ-9 Reaper [l’EMA n’a donné aucun détail à ce sujet, ndlr].

Deux patrouilles de Mirage 2000 ont alors décollé de la base aérienne 101 de Niamey, ce 13 février, pour neutraliser ce groupe jihadiste, lequel est sans doute à l’origine de l’attaque commise contre un convoi de la gendarmerie malienne, entre Mopti et Dialoubé.

Ce dernier a en effet été la cible, la veille, d’une attaque à l’engin explosif improvisée, suivie de tirs nourris. « Le bilan est de trois morts », du côté des gendarmes, a précisé une source militaire malienne à l’AFP.

Quoi qu’il en soit, les frappes effectuées par les Mirage 2000, « en coordination avec les forces armées maliennes » [FAMa] ont permis de mettre « hors de combat plusieurs terroristes », a indiqué l’État-major, qui souligne que cela allait réduire « le niveau de menace dans cette région peu accessible du delta intérieur du Niger. Mais pour le moment, ce bilan n’est encore que provisoire puisqu’il est encore « en phase de consolidation ».

En outre, un MQ-9 Reaper a appuyé, comme il est d’usage, les Mirage 2000 lors de cette mission de frappe. Pour rappel, il est prévu que ces appareils soient armés, ce qui permettra de « réduire la boucle » entre la détection de la menace et la frappe visant à l’éliminer. Les premiers drones MALE doté de cette capacité devraient être livrés d’ici la fin de cette année.

Source : Zone Militaire


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dimanche 24 mars 2019

Tchad : Des frappes françaises détruisent des pick-up « hostiles » venus de Libye

En février 2019, l’État-major des armées [EMA] avait indiqué que, la veille, des Mirage 2000 engagés au titre de l’opération Barkhane avait effectué, dans le nord du Tchad et à la demande de N’Djamena, deux frappes pour stopper une colonne d’une quarantaine de véhicules considérés hostiles en provenance de Libye.

Et l’EMA d’ajouter que cette intervention des Mirage 2000, réalisée en coordination avec les forces armées tchadiennes, avait permis « d’entraver cette progression hostile et de disperser la colonne » qui « s’infiltrait profondément en territoire tchadien ».

« La colonne avait été repérée depuis au moins 48h. L’armée de l’air tchadienne avait déjà procédé à des frappes pour les stopper », avant de solliciter l’intervention française, a ensuite expliqué le colonel Patrik Steiger, le porte-parole de l’EMA, auprès de l’AFP. Les faits se sont exactement produits « entre le Tibesti et l’Ennedi », à 400 km à l’intérieur du territoire tchadien.

Plus tard, on a appris que cette colonne « hostile » était celle de l’Union des forces de résistance [UFR], un groupe rebelle tchadien, probablement contraint de quitter la Libye pour échapper à une offensive lancée par l’Armée nationale libyenne du maréchal Haftar.

À N’Djamena, le porte-parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem Bermendoa Agouna, a assuré que la « colonne de mercenaires et terroristes » avait été « neutralisée et mise hors d’état de nuire par nos forces aériennes appuyées par les forces Barkhane. » Puis, a-t-il assuré, les « frontières tchadiennes sont sous contrôle et totalement sécurisées. »

Ce qu’a démenti Youssouf Hamid, le porte-parole de l’UFR. « On progresse toujours, on est prêt à [affronter] tout ce qui est devant nous, tout ce qui va se placer devant nous. On n’a pas peur des frappes aériennes françaises », a-t-il dit à l’AFP, après avoir dénoncé le « tournant dangereux pris par la France en s’impliquant militairement dans les « affaires internes » tchadiennes.

Visiblement, le « show of force » et les frappes des Mirage 2000 français n’auront pas été suffisants pour persuader les rebelles tchadiens de rebrousser chemin. D’où de nouvelles frappes effectués par l’aviation française.

« Partie de Libye, la colonne armée, forte initialement d’une cinquantaine de pick-up, n’a pas répondu aux avertissements dissuasifs et aux frappes des forces aériennes tchadiennes les 1er et 2 février puis des forces aériennes françaises le 3 février. Face à cette situation, les autorités tchadiennes et françaises ont décidé de nouvelles frappes, conduites par des Mirage 2000 les 5 et 6 février », a ainsi raconté l’EMA.

Prenant soin de souligner que les interventions des avions de l’armée de l’air ont été « conduites de façon proportionnée, graduée et précise » afin de « signifier à cette colonne la détermination des autorités tchadiennes et françaises à la voir stopper sa progression », l’EMA a indiqué que l’action des Mirage 2000, appuyés par un drone MQ-9 Reaper, a « permis au total de mettre hors de combat une vingtaine de pick-up. »

Pour Paris, qui n’a officiellement pas d’accord de défense avec N’Djamena [seulement un accord de coopération technique signé en 1976, ndlr], ces interventions sont justifiées par le fait que le « raid de cette colonne armée dans la profondeur du territoire tchadien était de nature à déstabiliser ce pays », dont les forces armées sont un partenaire « essentiel » de la France dans la lutte contre le terrorisme.

Source : Zone Militaire

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