FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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mercredi 19 juillet 2017

CEMA : Demission de Pierre de Villiers - Nomination de François Lecointre...

= Communiqué de la FNCV=

La Fédération nationale des combattants volontaires (FNCV) prend acte de la démission du général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées. Elle salue respectueusement le chef courageux, loyal, compétent et motivé, admiré de tous, qui nous quitte.

La FNCV forme des vœux pour que son successeur le général d’armée François Lecointre, parfaitement informé de l’état de nos forces armées par ses fonctions passées auprès des Premiers ministres qui se sont succédés, obtienne enfin et sans délai, les moyens nécessaires à la protection de la France et des Français et à la bonne exécution des missions confiées à nos armées.

La Fédération Nationale des Combattants Volontaires

 
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Démission du général Pierre de Villiers, Chef d'état-major des armées (CEMA)

Tancé publiquement par le chef de l'État, il était en désaccord sur les coupes dans le budget de la Défense. Il a annoncé sa démission mercredi matin.

Démission du général Pierre de Villiers

Sa situation devenait intenable. Tancé publiquement à deux reprises par le chef de l'État, dans les jardins de l'hôtel de Brienne, à la veille du 14 Juillet, et à nouveau dans les colonnes du Journal du dimanche, le général Pierre de Villiers a été contraint de lâcher les rênes de l'état-major des armées (EMA) mercredi matin, alors même qu'il venait d'être prolongé à son poste jusqu'en juillet 2018. Dans un communiqué, il déclare «ne plus être en mesure», «dans les circonstances actuelles», «d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel [il croit] pour garantir la protection de la France et des Français».

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Communiqué de presse du général de Villiers publié par LeFigaro

J'assume les responsabilités de chef d'état-major des armées depuis trois ans et demi. Je suis pleinement conscient de l'honneur qui m'est fait, de la confiance qui m'a été accordée et des devoirs qui sont attachés à cette fonction. J'ai toujours veillé, depuis ma nomination, à maintenir un modèle d'armée qui garantisse la cohérence entre les menaces qui pèsent sur la France et sur l'Europe, les missions de nos armées qui ne cessent d'augmenter et les moyens capacitaires et budgétaires nécessaires pour les remplir.

Dans le plus strict respect de la loyauté, qui n'a jamais cessé d'être le fondement de ma relation avec l'autorité politique et la représentation nationale, j'ai estimé qu'il était de mon devoir de leur faire part de mes réserves, à plusieurs reprises, à huis clos, en toute transparence et vérité.

Dans les circonstances actuelles, je considère ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd'hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays. Par conséquent, j'ai pris mes responsabilités en présentant, ce jour, ma démission au Président de la République, qui l'a acceptée.
J'éprouve une vraie reconnaissance envers nos soldats, nos marins et nos aviateurs avec lesquels j'ai partagé ma vie, pendant quarante-trois années, au service de la nation, en toute sincérité. Je sais pour les connaître qu'ils continueront à assurer la mission aux ordres de mon successeur avec autant de détermination et de fidélité.

Je reste indéfectiblement attaché à mon pays et à ses armées. Ce qui m'importera, jusqu'à mon dernier souffle, c'est le succès des armes de la France.

Général d'armée Pierre de Villiers

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Né en juillet 1956 en Vendée, frère de l'homme politique Philippe de Villiers, Pierre Le Jolis de Villiers de Saintignon aura placé ses trois années et demie en tant que chef d'état-major des armées (Cema) sous le signe d'une défense opiniâtre des budgets de la défense. Une cause plus qu'honorable - le pays n'est-il pas «en guerre» contre le terrorisme? - qui aura néanmoins été fatale à son héraut. Pris ces derniers jours dans un maelström politico-médiatique, à la suite de propos tenus à huis clos, le général s'est trouvé confronté à l'autorité d'un jeune président de la République désireux d'affirmer sa prééminence à la tête des armées.

Le général Pierre de Villiers connaît à fond les rouages de la Défense

Saint-Cyrien (promotion capitaine Henri Guilleminot, 1975), issu de l'arme blindée cavalerie, Pierre de Villiers a servi notamment en 1999 au Kosovo - où il a commandé pendant cinq mois le bataillon mécanisé de la brigade Leclerc - et en 2006-2007 en Afghanistan. Il passe ensuite deux ans à Matignon comme chef du cabinet militaire de François Fillon. En mars 2010, le poste de chef de l'état-major du président de la République lui est promis, avant que Nicolas Sarkozy ne revienne brutalement sur sa décision, lui préférant le général Benoît Puga. Pierre de Villiers, pour qui comptent la parole donnée et le respect des formes, en est fort affecté. Sa nomination comme Cema, en février 2014, apparaît comme un juste retour des choses.

Auparavant, c'est lui qui, de 2010 à 2014, aura fait «tourner la boutique», en tant que major-général - numéro deux de l'EMA. Il connaît à fond les rouages de la Défense et doit accompagner la réduction des budgets et des effectifs prévus dans la loi de programmation militaire (LPM). Sans plaisir et avec une grande vigilance. «Le costume est taillé au plus juste», a-t-il coutume de dire, en guise de mise en garde. Et quand le seuil d'alerte est franchi, il monte en ligne…

Ainsi, en mai 2014, l'annonce par Bercy de coupes budgétaires, dans le cadre d'un plan d'économie de 50 milliards d'euros, suscite une démarche rarissime: le Cema et les chefs d'état-major d'armées (terre, air, marine) menacent de démissionner. Une initiative approuvée, sinon encouragée, par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, alors en plein bras de fer avec Michel Sapin, son collègue de l'Économie et des Finances. François Hollande arbitre alors en faveur de la Défense. Cette guérilla rapproche le Cema et le ministre breton. Deux profils et deux styles fort différents, mais qui se retrouvent sur les moyens dus aux armées. Éminemment loyal, le général de Villiers termine systématiquement chacune de ses interventions en célébrant «les armes de la France».

«L'accélération du tempo des engagements et la multiplication des crises mettent notre modèle complet d'armée sous tension et l'usent»
Général Pierre de Villiers


Les attentats terroristes de 2015 bouleversent la donne. Les Français comprennent que la période des «dividendes de la paix», ouverte après la chute du Mur, n'est plus de saison. Impossible de baisser la garde. Le général de Villiers dirige les opérations sur tous les fronts. Avec 30.000 militaires déployés, les armées françaises combattent le djihadisme, au Sahel, au Levant, mais aussi sur territoire national, avec «Sentinelle», un dispositif de 10.000 hommes mis en place en quelques jours, fin janvier 2015. Une actualisation de la LPM, en 2015, et les mesures décidées lors d'un conseil de défense, en avril 2016, mettent fin à la déflation des effectifs et des budgets de la Défense qui prévalait depuis plusieurs décennies.

Le général de Villiers ne cessera néanmoins d'alerter sur la fragilité de cette «remontée en puissance» à peine amorcée et sur la nécessité d'en poursuivre l'effort dans la durée. «L'accélération du tempo des engagements et la multiplication des crises mettent notre modèle complet d'armée sous tension et l'usent», avertit le général de Villiers, dans le quotidien Les Échos, en décembre dernier. «Tout le monde l'a compris: on ne gagne pas une guerre sans effort de guerre», ajoutait-il. Dans le même temps, face au risque de voir s'éterniser l'opération «Barkhane» au Sahel, il prône une démarche de développement et de sécurité globale, car «gagner la guerre ne suffit pas pour gagner la paix».

Le Cema enfourche aussi un autre cheval de bataille: porter à 2 % la part du PIB consacrée à la défense en 2022, contre 1,78 % actuellement. Y renoncer, plaide-t-il devant les parlementaires en février 2017, «ce serait le désengagement opérationnel, rendu inéluctable par le manque de moyens (…), ce serait accepter de peser de façon moins déterminante sur la protection des Français, (…) ce serait laisser à d'autres le soin d'influer sur les grands équilibres internationaux». Pas plus tard que le 14 juillet dernier, dans une chronique publiée dansLe Figaro, il déplorait le «grand écart» entre les missions et les moyens. «Notre liberté d'action souffre déjà, ponctuellement, écrivait-il. C'est le cas, par exemple, à chaque fois qu'une opération doit être différée, voire annulée, faute de moyens disponibles…»

Pierre de Villiers devait théoriquement quitter son poste le 31 juillet

Pour atteindre l'objectif, «l'effort à consentir est globalement de 2 milliards par an», estime-t-il, évaluant à 35 milliards d'euros les besoins des armées en 2018 (contre 32,7 milliards en 2017). L'année prochaine constitue, selon lui, une «marche» décisive à franchir, pour aller de manière réaliste vers les 2 %. Faute d'être entendu, le Cema «en tirera les enseignements», souligne une note de l'EMA. En interne, il n'a pas que des soutiens, certains grands chefs estimant même qu'«il va trop loin».

Pierre de Villiers devait théoriquement quitter son poste le 31 juillet. Emmanuel Macron lui demande de rester un an de plus et lui promet de ne pas amputer le budget de la Défense, relate une bonne source. «Je ne suis pas un lapin de six semaines», a l'habitude de dire le Cema, courtois et posé, mais sachant être direct, notamment lorsqu'il s'agit de dénoncer les chausse-trappes de Bercy.

Le 12 juillet, interrogé par des députés lors d'une audition à huis clos, il exprime sans détour son intention de ne pas «se faire baiser» par les zélotes du Budget. Le propos enflamme le petit monde de la Défense. Visiblement irrité, le chef de l'État ne se privera pas de le faire savoir, sans ménagement, en invoquant le devoir de réserve et cette incontestable réalité: il ne saurait par nature y avoir le moindre désaccord entre le chef de l'État et le Cema. Dont acte.

Source : LeFigaro.fr

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Ndlr : Lettre de  départ du CEMA Pierre de Villiers à tous les militaires sous ses ordres - 19.07.17
Mon cher camarade,

J’avais encore pas mal de choses à vous dire ; et puis, – je dois bien l’avouer –  j’avais pris goût à ce rendez-vous hebdomadaire, qui me permettait d’aborder certains sujets importants, de vous faire part de mes réflexions et de recueillir vos réactions.

Mais voilà, l’heure du départ est arrivée, plus rapidement que prévu. Cela ne vous étonnera pas, vous dont l’imprévu est le pain quotidien. Depuis le premier jour, nous avons appris à avoir, avec nous, un sac prêt pour partir « au coup de sifflet bref ». Choisir d’être militaire, c’est accepter de ne plus s’appartenir, tout-à-fait.

« Je vaux ce que je veux ! »

Pour autant, la disponibilité à servir « en tous temps et en tous lieux », d’une ville à l’autre, d’un continent à l’autre, ne fait pas de nous des déracinés. Nous appartenons à une patrie que nous aimons ; nous sommes les héritiers d’une histoire qui nous a façonnés ; nous sommes porteurs de convictions qui nous font avancer. Sortir de sa zone de confort, c’est s’exposer, mais c’est aussi se révéler ; à soi-même, pour commencer. « Je vaux ce que je veux ! ».

Au moment de partir, je vous redis à quel point la vie militaire mérite d’être vécue. Aimez-la avec passion. Donnez-lui beaucoup, car on ne peut s’engager à moitié. Et si parfois il lui arrive d’être ingrate, considérez un instant tout ce qu’elle vous a donné.

A titre personnel, je reste indéfectiblement attaché à mon pays et à ses armées. Ce qui m’importera, jusqu’à mon dernier souffle, c’est le succès des armes de la France.

Fraternellement et fidèlement,

Général d’armée Pierre de Villiers
PENSEES DU TERRAIN : Lettres à un jeune engagé

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lundi 17 juillet 2017

CEMA Général de Villiers : « La confiance est une vertu vivante » qui « a besoin de gages »

Le programme présidentiel d’Emmanuel Macron faisait le constat de forces armées « utilisées au maximum de leur capacité », ce qui faisait « craindre une dégradation progressive de leur sécurité, de leur efficacité et du recrutement », tout en soulignant l’inquiétante détérioration de leurs équipements.

« Quant à nos dépenses militaires, rapportées au nombre d’habitants, elles stagnent depuis longtemps, voire diminuent, alors même que les conflits s’intensifient et que nombre de pays se réarment », pouvait-on encore y lire. D’où son engagement de porter progressivement le budget de la Défense à 2% du PIB en 2025 (hors pensions et coût des opérations). Et d’ajouter : « Cet effort est nécessaire, pour faire face au renforcement des effectifs post-attentats et pour moderniser nos équipements, mobilisés sur plusieurs fronts. »

Seulement, l’annonce de 850 millions d’euros de coupes dans les dépenses militaires ne va pas dans le sens promis par M. Macron. Et même si 1,5 milliards d’euros seront alloués au ministère des Armées en 2018, le compte n’y sera pas : il manquera en effet 500 millions pour assurer la bonne trajectoire vers l’objectif des 2% en 2025.

« Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis, ce n’est pas plus compliqué que cela », a pourtant assuré M. Macron, dans les colonnes du Journal du Dimanche, ce 16 juillet. Cela étant, le quinquennat ne fait que commencer et l’on verra si les promesses seront tenues ou pas. Mais tout de même : dire que l’on augmentera le budget des armées en commençant par le réduire pour ensuite affirmer que l’on tiendra ses engagements n’aide pas à instaurer la confiance. « Chat échaudé craint l’eau froide », dit le proverbe.

La confiance justement. Hasard ou coïncidence, c’était le thème que le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), avait promis d’aborder dans sa prochaine « Lettre à un jeune engagé ». Alors qu’il vient d’être sèchement rappelé à l’ordre par le président Macron pour sa sortie contre les économies de 850 millions demandées aux armées, il a tenu parole, en publiant le texte promis le 14 juillet.

« La confiance, c’est le refus de la résignation. C’est le contraire du fatalisme, l’antithèse du défaitisme. Et, en même temps, il y a dans la confiance une forme d’abandon. Agir sans s’abandonner, c’est faire preuve d’orgueil. S’abandonner sans agir, c’est se laisser aller », a ainsi écrit le CEMA, après avoir cité le général Delestraint, le chef de l’Armée secrète mort en déportation en avril 1945 et dont le « discours est une exhortation ferme à rejeter toute ‘mentalité de chien battu ou d’esclave' ».

« Choisissons, donc, d’agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n’est pas le cas. Autrement dit, si toute notre foi, tout notre engagement et notre détermination sont nécessaires, ils sont à jamais insuffisants pour envisager la victoire. La vraie confiance réconcilie confiance en soi et confiance en l’autre », continue le général de Villiers.

Mais l’essentiel de cette lettre du CEMA tient dans sa conclusion. Et certains y verront sans doute une réponse au recadrage du président Macron, qu’il doit conseiller pour qu’il reste un chef des Armées et non un chef désarmé.

« Parce que la confiance expose, il faut de la lucidité. Méfiez-vous de la confiance aveugle; qu’on vous l’accorde ou que vous l’accordiez. Elle est marquée du sceau de la facilité », écrit ainsi le général de Villiers.

« Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi », poursuit le CEMA, pour qui « la confiance est une vertu vivante » qui « a besoin de gages. » Et de conclure : « Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contrainte. »

Peut-être qu’il sera question de confiance lors de l’entretien, en tête à tête, qu’aura le général de Villiers avec Emmanuel Macron le 21 juillet prochain. « Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change », a déjà prévenu le chef de l’État.

Source : Zone Militaire


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dimanche 16 juillet 2017

Emmanuel MACRON : La Force conjointe du G5 Sahel doit convaincre de son efficacité

Quelques heures avant l’arrivée du président Macron à Bamako pour un sommet du G5 Sahel (qui regroupe le Mali, la Mauritanie, le Tchad, le Niger et le Burkina Faso), le 2 juillet 2017, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (ou Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin – JNIM) a diffusé, via la messagerie Telegram, une vidéo montrant les 6 otages qu’il détient, notamment la Française Sophie Pétronin, dont l’enlèvement, le 25 décembre dernier, à Gao, n’avait jusqu’à présent pas été revendiqué.

Évidemment, la diffusion de cette vidéo ne doit rien au hasard dans la mesure où le lancement officiel de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) était à l’ordre du jour du sommet organisé à Bamako. Cette dernière, commandée par le général Didier Dacko, ex-chef d’état-major de l’armée malienne, depuis Sévaré, sera chargé de combattre les groupes jihadistes, avec le soutien de l’opération française Barkhane.

Cette FC-G5S, forte de 5.000 hommes, a besoin de près 450 millions de dollars pour fonctionner. Le mois dernier, l’Union européenne a annoncé qu’elle débloquerait 50 millions d’euros à cette fin. Quant à la France, le président a indiqué qu’elle lui fournira 70 véhicules tactiques et un appui opérationnel. « Sur le volet militaire, c’est un effort équivalent à plus de 8 millions d’euros que nous consacrons d’ici la fin de l’année », a-t-il souligné, à l’ouverture du sommet.

Le président français a salué une « dynamique, un mouvement de fond que la France est fière d’accompagner » et dit avoir « bon espoir » que le Conseil franco-allemand du 13 juillet prochain permette à Paris et Berlin « d’annoncer des engagements communs autour de cette alliance » pour le Sahel. En outre, une conférence des donateurs doit se tenir prochainement.

« L’important c’est que cette force conjointe soit pleinement opérationnelle à l’automne, avec les premiers financements débloqués (…) et qu’elle ait ses premiers résultats », a estimé le président français.

Car il n’est pas question de chèque en blanc. « Pour garantir un soutien dans la durée, ce sera à vous et à vos armées de convaincre que le G5 peut être efficace, dans le respect des conventions humanitaires. Les résultats doivent être au rendez-vous pour convaincre nos partenaires », a affirmé M. Macron, à l’endroit de ses homologues du G5 Sahel.

« Nous avons chaque jour à affronter des terroristes, des voyous, des assassins » qui « sont nourris de nos faiblesses, de nos hypocrisies, des complexes du passé, de notre inefficacité collective », a encore poursuivi le président Macron. Et d’exhorter à éviter de « ne pas parler des vrais problèmes et faire semblant de faire » et d’appeler les dirigeants du G5 Sahel de mener « des réformes institutionnelles et des efforts de gouvernance, appelés par vos populations. »

S’agissant de l’opération Barkhane, elle sera maintenue « aussi longtemps qu’il le faudra » pour gagner la bataille contre le terrorisme. « Je le dis ici à nos hommes qui se battent pour cette liberté. Nous la gagnerons, cette bataille, nous y mettrons les moyens qu’il faut, la détermination qu’il faut, et je sais que cela prendra du temps. Mais nous y parviendrons », a lancé le président Macron, lors d’un discours devant la communauté française à Bamako.

Enfin, comme il l’avait déjà fait lors de son déplacement à Gao auprès de la Force Barkhane, le 19 mai 2017, M. Macron a de nouveau annoncé une initiative en faveur de l’aide au développement, avec le déblocage, de 200 millions d’euros sur 5 ans. Quatre secteurs seront prioritaires : l’éducation, l’agriculture, la justice et la lutte contre le changement climatique.  

Source : Zone Militaire

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mercredi 12 juillet 2017

Armement : Modernisation de l'équipement individuel du soldat

S’il est beaucoup question du remplacement des véhicules de l’armée de Terre dans le cadre du programme Scorpion (Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’info-valorisation), l’équipement individuel du combattant est aussi en train d’évoluer progressivement sans faire de bruit, mis à part quand le choix du fusil allemand HK-416 a été annoncé…

Le 7 juillet 2017, l’armée de Terre a communiqué sur ce sujet, en rappelant qu’elle a défini une nouvelle politique d’habillement, qui distingue les équipements de combat, les vêtements de sport et les tenues régimentaires, dans le cadre de son projet « Combattant 2020 ».

« Les équipements jouent un rôle central dans la capacité opérationnelle d’un soldat. Être plus mobile, mieux protégé, évoluer dans des équipements confortables, pouvoir communiquer à tout moment avec les autres unités déployées sur un théâtre d’opération, etc, sont autant d’enjeux et de critères qui nécessitent » leur évolution régulière, explique le Sirpa Terre.

Cette évolution de l’équipement individuel des combattants passe donc par de nouvelles chaussures de combat conçues spécialement pour les milieux chauds (plus question d’avoir des semelles qui se décollent sous l’effet de la chaleur, comme cela avait été rapporté lors de l’opération Serval au Mali), des gants de combat « renforcés » tout en étant compatibles avec les écrans tactiques, et des lunettes balistiques améliorées. Même les sous-vêtements seront concernés, notamment pour lutter contre le froid. En outre, un nouveau casque composite est annoncé.

Il est également prévu de doter, en 2018, les combattant du nouveau treillis F3 « adapté aux nouvelles menaces » et évidemment compatible avec la version 1.3 du système FELIN (Fantassin à Equipements et Liaisons INtégrés), censée être plus légère (-10 kg) et modulaire. Cette dernière s’appuiera sur un nouveau gilet de protection balistique individuel qui, appelé « Structure modulaire balistique électronique » (SMBE), a été commandé à 31.600 exemplaires auprès de l’entreprise norvégienne NFM Group.

Concrètement, ce gilet offre une protection balistique de classe 4 contre les munitions perforantes. Il est doté de plaques blindées contre les munitions à « haute vélocité », d’un « matelas anti-traumatisme intégré dans le pack balistique souple » et d’une protection contre les armes blanches. Enfin, avec son ergonomie intégrale pour « optimiser la mobilité », il dispose du système d’attache rapide Tubes de First Spear. Modulable (jusqu’à 8 configurations possibles), il intègre les équipements électroniques du système FELIN.

« En ergonomie, en modularité et en confort », cette structure modulaire balistique (ou gilet pare-balles pour faire simple) « surpasse de loin tout ce que l’armée de Terre a pu porter jusqu’à présent », pouvait-on lire, l’an passé, dans Terre Information Magazine.

Source : Zone Militaire


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vendredi 7 juillet 2017

Liban : Une compagnie finlandaise intégrée au bataillon français de la FINUL

Après les attentats de Paris et de Saint-Denis, le 13 novembre 2015, les autorités françaises invoquèrent l’article 42-7 du Traité de l’Union européenne afin demander aux pays membres une aide militaire, sous la forme d’une participation accrue sur les théâtres extérieures où la France est engagée.

Cet article 42-7 n’est pas contraignant pour 5 pays de l’Union européenne, à savoir la Suède, la Finlande, Malte, l’Autriche et l’Irlande, étant donné leur « politique de sécurité et de défense spécifique », c’est à dire de leur neutralité.

Pourtant, Helsinki a répondu favorablement à la demande de Paris en décidant d’envoyer, en octobre 2016, 160 militaires au Liban, afin d’y relever une compagnie du 2e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) dotée de Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie (VBCI) au sein de la Force Commander Reserve (FCR) de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).

Pour rappel, principal moyen de réaction, de dissuasion et de coercition de la FINUL, cette FCR compte près de 900 militaires français engagés au Liban au titre de l’opération Daman, répartis selon une compagnie d’infanterie équipée de VBCI, d’un escadron d’éclairage et d’investigation, d’une section de défense sol-air très courte portée, dotée de missiles Mistral et de différentes unités du génie et du train.

En 2015, la FCR a effectué pas moins de 1.045 patrouilles, dont 287 aux côtés des forces armées libanaises, le long de la frontière avec Israël.

Les soldats finlandais sont arrivés à Dayr Kifa le 22 mars 2017. « Avant de pouvoir être déclarés opérationnels », explique l’État-major des armées (EMA), ils « s’intègrent au sein de la FCR française et effectuent une montée en puissance opérationnelle progressive. »

Au total, la Finlande compte 340 militaires au Liban. Outre ceux devant être intégrés à la FCR, 180 autres sont affectés au FINIRISHBATT, un bataillon formé dans le cadre d’une coopération avec l’Irlande.

Source : Zone Militaire

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mardi 4 juillet 2017

Vol de lance-roquettes : Le pilleur de trains a été arrêté...

Un individu âgé de 23 ans a été interpellé pour avoir volé, quelques jours plus tôt, quatre lance-roquettes antichar (des AT4 CS) ainsi que 4 caisses d’obus flèches qui se trouvaient dans un wagon d’un train de marchandise parti du dépôt de munitions « Provence » de Miramas pour rejoindre l’Établissement principal des munitions de Brienne-le-Château.

Le procureur de la République d’Aix-en-Provence, Achille Kiriakides, a précisé que l’homme en question a été mis en examen, le 30 juin 2017, pour « vol aggravé », confirmant ainsi une information donnée par le quotidien « Le Parisien ». Les armes et les munitions dérobées ont toutes été retrouvées à son domicile.

Ce vol fut constaté par les contrôleurs de la SNCF, ces derniers s’étant aperçu que les scellés en plomb posés sur le wagon avaient été brisés. L’enquête fut ensuite confiée aux gendarmes de la section de recherches de Marseille, lesquels purent, grâce à des « investigations techniques», rapidement identifier le voleur présumé, qui était alors connu pour être un « pilleur de trains », porté d’habitude sur le vol et la revente de matériels électroniques.

Selon les premiers éléments de l’enquête, précise l’AFP, qui cite une source proche du dossier, les caisses qui contenaient les lance-roquettes et les munitions n’étaient « ni plombées, ni sécurisées ».

« L’armée utilise des trains tout à fait ordinaires pour faire circuler ses armes d’un point à un autre, souligne une source proche de l’affaire. C’est d’ailleurs un problème de sécurité majeur que de telles armes soient finalement à la portée de n’importe quel malfaiteur un peu astucieux», a par ailleurs souligné une autre source, cité par Le Parisien.

L’information judiciaire en cours va s’attacher à déterminer si le voleur présumé est tombé sur ces armes et munitions par hasard ou si s’il avait prémédité son coup.

Du côté du ministère des Armées, l’on a indiqué qu’une enquête de commandement venait d’être ordonnée par Mme Parly. Elle « devra revoir les conditions de transport de munitions par voie ferrée et proposer des mesures, susceptibles d’être mises en oeuvre avec la SNCF, pour en renforcer la sécurisation », a-t-on ajouté de même source.

Source : Zone Militaire


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samedi 1 juillet 2017

Mali - Barkhane : Deux jeunes sapeurs du Génie blessés au combat mis à l'honneur

« Nous avons une belle jeunesse », se plaît à répéter le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), quand l’occasion lui en est donnée. Ainsi, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, il avait dit constater « combien » cette jeunesse « est talentueuse et enthousiaste », d’autant plus qu’elle « ne demande qu’à se réaliser et à donner le meilleur d’elle-même. »

« Je crois fermement en ses qualités et j’apprécie son état d’esprit. Nous avons une belle jeunesse qui mérite qu’on s’investisse pour elle. Je m’attache à ce que les armées assument leurs responsabilités vis-à-vis d’elle : parfois nous intégrons des jeunes en très mauvais état et nous en faisons des héros en quelques mois ou en quelques années. […] La jeunesse est notre plus grande force « , avait encore ajouté le CEMA.

Les sapeurs de 1ère classe Antoine et Geoffrey, de la 4e compagnie du 3e Régiment du Génie (RG) illustrent les qualités de cette jeunesse dont le général de Villiers a vanté les mérites. Ces deux jeunes militaires, qui, engagés en septembre 2015, ont fait leurs classes ensemble, ont en effet reçu, lors d’une cérémonie aux Invalides, la Croix de la Valeur Militaire pour leurs faits d’armes au Mali, au titre de l’opération Barkhane.

Ces deux sapeurs ont un parcours identique. Leur carrière opérationnelle a commencé par une mission menée dans le cadre de l’opération intérieure Sentinelle, en région parisienne. Puis est venu le moment de leur première participation à une opération extérieure, en l’occurrence au Mali.

Malheureusement, le 1ère classe Antoine, radio tireur sur VAB Génie, a été blessé au combat dans des circonstances que l’armée de Terre n’a pas souhaité préciser. Même chose pour le 1ère classe Geoffrey. Ce sapeur de combat a visiblement été sérieusement touché lors d’une mission effectuée en novembre 2016 puisque son état a nécessité son rapatriement en France afin d’être soigné l’hôpital d’instruction des armées (HIA) de Percy. Le 14 mai dernier, il a d’ailleurs reçu la visite du président Macron, qui venait alors tout juste de prendre ses fonctions.

« Je suis surpris par tous les témoignages de reconnaissance que je reçois de la part de la hiérarchie militaire ou de mes camarades. Cela m’aide dans mon combat pour recouvrer l’ensemble de mes facultés physiques. Le général RICHOUX, commandant la brigade, a même dit que j’étais un exemple pour mes frères d’armes du 3e Régiment du Génie! Aujourd’hui, je suis habité par une seule détermination : celle de redevenir le sapeur de combat que j’étais. Je puise ma force morale dans ma famille et dans le soutien de mes camarades », a témoigné ce jeune militaire.

Source: Zone Militaire

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samedi 24 juin 2017

Indonésie : DCNS a signé un protocole d’accord pour moderniser la marine

Avec une croissance de son PIB de 5% en 2016, l’Indonésie est sans nul doute l’un des pays les plus dynamiques, sur le plan économique, d’Asie du Sud-Est. Dans le même temps, après des années d’embargo sur les armes imposé par les États-Unis entre 1991 et 2005 en raison de la situation au Timor, les besoins des forces armées indonésiennes sont importants. D’où d’ailleurs, l’objectif de Jakarta de porter ses dépenses militaires à 20 milliards de dollars d’ici la fin de la décennie. Selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), elles ont déjà augmenté de 150% entre 2006 et 2015.

Aussi, le marché indonésien de la Défense a de quoi intéresser les industriels européens et français de l’armement. Récemment, Nexter a décroché un nouveau contrat pour livrer 18 CAESAR (camion équipé d’un système d’artillerie) supplémentaires, après une première commande portant sur 37 exemplaires. Et, il y a quelques jours, Jakarta a confirmé son intention d’acquérir des avions de transport A400M Atlas auprès d’Airbus.

Dans le secteur maritime, DCNS n’est pas en reste. En marge de la visite du président Hollande en Indonésie, le 30 mars 2017, l’industriel français a signé un protocole d’accord avec le constructeur naval PT PAL pour renforcer leur coopération dans les domaines des sous-marins et des navires de surface, dans le cadre du dialogue de défense franco-indonésien (IFDD, Indonesia France Defense Dialogue).

Cela fait maintenant quelques années que DCNS espère livrer des sous-marins Scorpène 1000 à Jakarta. Ce navire « est particulièrement adapté pour la marine indonésienne, compte-tenu du fait qu’il s’agit d’un archipel », expliquait le constructeur naval français, en octobre 2015. « Ce sous-marin a été conçu pour naviguer dans des eaux peu profondes et il est très difficile à détecter à cause de la faible profondeur des eaux littorales », avait-il aussi fait valoir.

Actuellement, la marine indonésienne dispose de deux sous-marins Type 209 d’origine allemande. Et trois autres, acquis auprès de la Corée du Sud, seront prochainement mis en service.

Dans son communiqué annonçant la signature de ce protocole d’accord, DCNS rappelle qu’il a déjà coopéré, ces dernières années, avec PT PAL pour « identifier la meilleure solution industrielle permettant aujourd’hui d’offrir un sous-marin à usages multiples de la dernière génération de la classe Scorpène ». Il s’agit désormais d’aller plus loin en étudiant de nouvelles possibilités concernant les corvettes et les frégates, c’est à dire les navires Gowind 2500, les FREMM, voire les frégates de taille intermédiaire (FTI).

« En tant que leader européen des systèmes de combat naval, concepteur de navire de guerre et constructeur, DCNS s’est engagé à établir des partenariats à long terme avec l’industrie indonésienne pour améliorer ses capacités et ses compétences sur des systèmes de haute technologie », a commenté Hervé Guillou, le PDG de DCNS.

Et d’ajouter : « Notre coopération avec le plus grand chantier naval indonésien PT PAL illustre parfaitement cette ambition et nous sommes impatients d’apporter notre solide expertise en matière de transferts de technologie sur des programmes navals complexes, afin de développer des projets industriels et la capacité opérationnelle de la marine indonésienne. »

Source : Zone Militaire


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lundi 19 juin 2017

Champs-Elysées : Tentative d'attentat terroriste contre des gendarmes...

Des gendarmes attaqués sur les Champs-Elysées, Collomb déplore une « tentative d’attentat »

Un homme, qui est mort dans l’explosion de son véhicule, a percuté un fourgon de gendarmerie, sans faire de blessés parmi les forces de l’ordre.

Vers 15 h 48, lundi 19 juin, un homme a percuté volontairement un véhicule de gendarmes mobiles qui descendait les Champs-Elysées, à proximité du square Marigny, dans le 8e arrondissement de Paris, sans faire de blessé parmi les gendarmes ou les passants. A la suite du choc, le véhicule s’est embrasé.

Le conducteur a été extrait du véhicule, une Renault Mégane Blanche, à bord de laquelle des bonbonnes de gaz, des armes de poing, une kalachnikov et de l’explosif ont été retrouvés. Gérard Collomb, le ministre de l’intérieur, a déploré une « tentative d’attentat » et a précisé que l’auteur des faits était mort. La DGSI et la section antiterroriste (SAT) du parquet de Paris ont été saisies d’une enquête en flagrance.

La préfecture de police, qui avait auparavant annoncé qu’une opération était en cours et avait recommandé d’éviter le secteur, a fait savoir que la situation était maîtrisée. Un important dispositif de sécurité a été déployé sur les lieux.

La RATP a fermé les stations Concorde (lignes 1, 8 et 12) et Champs-Elysées-Clémenceau (lignes 1 et 13), et les correspondances n’y sont pas assurées.

Policiers et militaires, cibles privilégiées

Le 20 avril, les Champs-Elysées avaient déjà été le théâtre d’un attentat lorsque Karim Cheurfi avait tué par balles un policier et en avait blessé deux autres, avant d’être abattu. Un message manuscrit « défendant la cause de l’Etat islamique » avait été retrouvé sur un papier près de son corps et l’attaque avait immédiatement revendiquée par le groupe djihadiste.

Le 6 juin, Farid Ikken avait lui attaqué un membre d’une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame de Paris, en plein cœur du Paris touristique, et s’était revendiqué « soldat du califat », un terme utilisé pour désigner le califat autoproclamé en juin 2014 du groupe EI, selon une source proche de l’enquête. Le policier agressé avait été légèrement blessé au cou.

Depuis janvier 2015, les attentats en France ont fait au total 239 morts. Les policiers et les militaires sont depuis quelques années des cibles privilégiées d’attaques terroristes.

Source : LeMonde.fr
 

NDLR - 20/06/2017 : D'après les dernières révélations de l’enquête, il s'avère que le véhicule du présumé terroriste contenait des bonbonnes de gaz et des dispositifs de mise à feu. Un attentat à la voiture piégée semble avoir été évité par miracle, à 2 jours de la Fête de la musique sur les Champs-Elysées. Une chance quant on songe aussi l'armement que contenait le véhicule : Kalachnikov et arme de poing Glock 26.
Adam D., français de 31 ans, était fiché S depuis 1995, en raison de son appartenance à la «mouvance islamiste radicale»...
Issu d'une famille connue pour être salafiste, le présumé innocent possédait un permis de détention d'armes en règle et «avait une arme qui était déclarée, il s'entraînait au tir», selon les dires de son père auprès de l'AFP.
 

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dimanche 18 juin 2017

Flyboard Air : Une invention marseillaise interdite de vol par les autorités françaises

A l’été 2016, la société américaine Implant Sciences Corporation (ISMC), alors spécialisée dans la détection d’explosifs, annonçait avoir signé une lettre d’intention (LoI) pour acquérir Zapata Industries, avec l’idée de trouver des applications militaires aux technologies développées par cette jeune pousse (start-up) marseillaise.

En effet, l’entreprise française, dirigée par Franky Zapata, un ancien champion de jet-ski, a mis au point le Flyboard Air, c’est à dire une sorte de planche de surf volante pouvant atteindre les 10.000 pieds d’altitude et la vitesse maximale de 150 km/h. Et cela grâce à 6 moteurs et surtout grâce à un algorithme qui ajuste en permanence l’inclinaison des 4 turbo-réacteurs ainsi que la vitesse des turbines latérales. Les résultats, abondamment diffusés sur les réseaux sociaux, sont spectaculaires.

De quoi remettre au goût du jour un le HZ-1 Aerocycle, un concept imaginé dans les années 1950 par la société américaine De Lackner pour des missions de reconnaissance… Cela étant, ISMC n’a, a priori, pas pu être en mesure de financer l’acquisition de Zapata Industries (pour 15 millions de dollars). En novembre 2016, d’après le site boursier Seeking Alpha, qui citait un document de la Securities and Exchange Commission [SEC, gendarme de la Bourse américaine, ndlr] l’entreprise a fait savoir qu’elle jetait l’éponge.

Mais visiblement, cet épisode a coïncidé avec le début des ennuis de Franky Zapata. L’entrepreneur a en effet été prié de mettre un terme aux vols du Flyboard Air. Convoqué, a-t-il dit, par la Gendarmerie de l’Air, il a été menacé d’être mis en examen et condamné à une peine de prison en cas de récidive.

« J’ai enfreint trois lois : la conduite d’un aéronef sans permis, la conduite d’un aéronef non homologué [ce qui est normal puisque le Flyboard Air n’a pas d’équivalent, ndlr], et le survol d’une agglomération avec un aéronef. Donc, toutes ces infractions, c’est des peines de prison assez conséquentes, ça peut aller jusqu’à dix ans », a-t-il témoigné auprès de France 3. En outre, il a précisé avoir eu des contacts avec les forces spéciales françaises, qui « ont besoin du produit [le Flyboard Air] pour travailler. »

En clair, la menace qui plane sur Franky Zapata va évidemment entraver le développement de son Flyboard et mettre en péril son entreprise, qui emploie 17 personnes. Ce dernier a d’ailleurs évoqué un départ de France, affirmant avoir « refusé des avances de l’armée américaine ». Au quotidien La Provence, cependant, il a confié qu’il lui a été proposé « d’effectuer ses essais dans une zone semi-militaire, hors de vue du public et des médias. »

Cela étant, l’on peut s’étonner de la réaction si tardive des autorités : les vidéos montrant le Flyboard Air en action sont disponibles depuis des mois sur les sites de partage, où elles ont été vues des millions de fois, et l’on ne compte plus les articles de presse à son sujet.

En attendant, la mésaventure de M. Zapata suscite l’indignation sur les réseaux sociaux, où son message relatant son « coup de gueule » a été relayé plus de 140.000 fois. Une pétition en ligne a même été lancée et elle a recueilli près de 13.000 signatures. Et plusieurs médias ont évoqué son cas. A priori, cette mobilisation a fait bouger les lignes : «Merci beaucoup les amis d’avoir partagé ! Ça bouge et c’est grâce à vous!», a fait savoir l’ex-champion de jet ski sur sa page Facebook.  

Source : Zone Militaire


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jeudi 15 juin 2017

Barkhane : Le 1er RTP largage par éjection au dessus de Madama

Barkhane : Premier largage par éjection effectué par le 1e RTP pour ravitailler la base de Madama 

Depuis maintenant quelques mois, le ravitaillement des postes avancés de la Force Barkhane par des « livraisons par air » (LPA) est de plus en plus fréquent. De janvier à avril 2017, 106 tonnes de fret ont ainsi été livrées par ce moyen, contre 258 tonnes en 2016.

La LPA présente de nombreux avantages par rapport aux convois logistiques terrestres, lesquels peuvent avoir des difficultés pour ravitailler certaines emprises isolées (lors de la saison des pluies par exemple) ou sont susceptibles d’être la cible d’attaques. Le recours à l’avion est aussi plus rapide.

Il existe deux types de largages de fret, que le 1er Régiment du Train Parachutiste (RTP) maîtrise à la perfection. Le largage par gravité suppose que l’avion doit voler en étant légèrement cabré : les charges sont entraînées vers l’arrière et finissent par sortir de la soute. Pour cela, l’altitude doit être au minimum de 125 mètres.

Puis, il y a aussi le largage par éjection, qui, selon les explications données par le 1er RTP, utilise « la traction d’un parachute éjecteur pour sortir le fardeau puis transférer son action vers les parachutes pour leur ouverture. » En clair, un premier parachute s’ouvre pour tirer tout le chargement hors de l’avion.

Jusqu’à très récemment, seuls des largages par gravité avaient été effectués par éléments du 1er RTP affectés au Détachement de transit interarmées (DéTIA) et les équipages du Groupement de transport opérationnel (GTO). Ce n’est désormais plus le cas, car, nous apprend l’armée de Terre, un largage par éjection a été réalisé pour la première fois, en avril dernier, pour ravitailler la base avancée de Madama (Niger). Un avion C-130H Hercules de l’armée de l’Air a été sollicité à cette occasion.

Le gros avantage de la technique du largage par éjection est qu’elle permet livrer une quantité nettement plus importante de fret (jusqu’à 8.000 kg) par rapport à celle dite du largage par gravité (jusqu’à 2.500 kg). Conséquence : le ravitaillement livré est plus conséquent, ce qui limitera, par la suite, le nombre de LPA nécessaires.

« Le largage par extraction répond aux retours d’expérience des opérations précédentes qui avaient souligné l’intérêt de disposer en permanence de moyens capables de larguer du fret particulièrement contraignant en termes de volume ou de poids, excluant de fait le largage par gravité », explique en effet le Sirpa Terre.

Peu de forces armées maîtrisent le largage par éjection, qui permet de « récupérer le matériel de largage une fois au sol car les lots ne sont pas destinés à un usage unique contrairement à ceux qui peuvent être mis en œuvre lors des largages par gravité. »

Source: Zone Militaire


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mardi 13 juin 2017

Armées de terre : Enquête en ligne du CEMAT auprès des conjoints des militaires

En octobre 2016, lors de son audition devant les parlementaires dans le cadre du projet de loi de finance alors en discussion, le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) avait estimé que les paramètres alors utilisés pour évaluer le moral de ses troupes n’étaient plus assez pertinents. Pour lui, il fallait mettre l’accent sur la situation familiale des militaires et non sur leurs grades.

« Je suis en train de mettre en place une réflexion visant à modifier les capteurs d’évaluation du moral, et permettant de voir comment, en temps réel, nous pourrions mieux anticiper et faire face à une baisse brutale de moral. Franchement, ce n’est pas en évaluant le moral avec des questionnaires standardisés que nous disposerons d’une bonne vision », avait expliqué le général Bosser, qui voulait alors prendre en compte la « mobilité » et le « travail du conjoint », devenus « fondamentaux ».

La réflexion du CEMAT a trouvé un écho dans un rapport parlementaire portant sur la protection sociale des militaires. Le « moral du militaire dépend fortement de celui ou de celle, qu’on appelle sa ‘base arrière' » et le « bien-être de la famille est donc une condition essentielle de l’efficacité de nos armées », avait en effet avancé

Charles de la Verpillière, co-auteur, avec Geneviève Gosselin-Fleury, de cette étude.

D’où le lancement, par la Direction des ressources humaines de l’armée de Terre, d’une enquête en ligne s’adressant aux conjoints des militaires.

« Le fort engagement opérationnel de l’armée de Terre a de fortes répercussions sur l’entourage notamment en fonction des changements sociétaux tels que la généralisation de l’emploi du conjoint, l’augmentation du nombre de famille recomposées ou encore l’allongement de la durée des études des enfants », est-il affirmé, en guise d’introduction à cette enquête, qui concerne toutes les catégories de conjoints (mariés, pacsés, concubins, etc).

Cette étude vise précisément à connaître le « ressenti » en tant que conjoint de militaire ainsi que les « répercussions » que cela peut entraîner sur la vie de famille. Le questionnaire se décompose en trois parties : « Vous en tant que personne et en tant que conjoint de militaire » et « Les dispositifs d’aides aux familles proposés par le ministère ». La dernière vise à permettre à la DRHAT de « caractériser sociologiquement chaque sondé. »

Enfin, il est évidemment précisé qu’il « n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse » à ce questionnaire (qui demande une vingtaine de minutes à remplir) étant donné que, souligne la DRHAT, « l’important est de répondre le plus honnêtement et le plus spontanément possible. »

Source : Zone Militaire


Pour en savoir plus : Enquête en ligne sur les conjoints de militaires...


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samedi 10 juin 2017

Mali : Une vingtaine de djihadistes tués ou capturés par la Force Barkhane

La force française Barkhane a tué ou capturé une vingtaine de djihadistes ce week-end près de la frontière avec le Burkina Faso.

L'armée française, plus précisément sa force Barkhane, a tué ou capturé une vingtaine de djihadistes ce week-end, au sud-ouest de Gao (Mali), dans la zone où un soldat français avait été tué le 5 avril près de la frontière avec le Burkina Faso, a annoncé dimanche l'état-major dans un communiqué. 

«Depuis samedi 29 avril, la force Barkhane est engagée dans une opération qui a permis de neutraliser près d'une vingtaine de terroristes dans la forêt de Foulsaré à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, au sud-ouest de Gao», a-t-il indiqué. Ils ont été tués ou capturés, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'état-major, le colonel Patrik Steiger, sans plus de précisions.

Opération en forêt

Des avions de chasse Mirage 2000 ont d'abord effectué des frappes sur des dépôts logistiques repérés lors d'une récente opération dans la forêt, considérée comme un refuge de groupes terroristes armés. C'est lors de cette opération que le caporal-chef du 6è régiment du génie d'Angers, Julien Barbé, avait été tué, victime de tirs directs. Deux hélicoptères d'attaque Tigre sont ensuite intervenus pour sécuriser la zone et permettre de poser des commandos montagne par hélicoptère Caïman.

«Au lever du jour, vers 05h30, les commandos montagne rejoints par des commandos parachutistes et des équipes opérationnelles de déminage ont procédé à la fouille de la zone d'opération», a ajouté l'état-major. «De l'armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants destinés à la fabrication d'engins explosifs ont été découverts en quantités importantes» et détruits, a-t-il poursuivi. La force Barkhane mobilise 4.000 soldats français déployés sur cinq pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie). 

«Favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises»

Elle a pour mission «d'appuyer les forces armées des pays partenaires» dans leur lutte contre-terroriste et de «favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises», souligne le communiqué. Les djihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali par l'intervention française Serval en 2013. Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes .

Le caporal-chef Barbé avait été tué lors d'une opération conjointe avec les forces maliennes et burkinabés. Lors de cette opération,menée du 27 mars au 10 avril, deux djihadistes ont été tués, huit capturés et «plusieurs dizaines de suspects» remis aux autorités burkinabés, selon l'état-major français. (afp/nxp). 

Source : TRI 1


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mercredi 7 juin 2017

DGSE : Le général Jean-Pierre Palasset temporairement à la tête du Service de Renseignements

Le 21 mai 2016, le diplomate Bernard Bajolet aurait dû quitter son fauteuil de directeur général de la sécurité extérieure (DGSE) qu’il occupait alors depuis trois ans pour une raison de limite d’âge. Finalement, il a été maintenu une année de plus à son poste, grâce à amendement adopté presque en catimini quelques semaines plus tôt, dans le cadre du projet de loi sur la déontologie de la fonction publique.

En effet, ce texte précisait que les « fonctionnaires occupant un des emplois supérieurs participant directement à la défense des intérêts fondamentaux de la nation et figurant sur une liste fixée par décret en Conseil d’Etat » pouvaient être prolongés « d’une année supplémentaire».

Comme le temps tourne, ce nouveau délai doit donc expirer le 21 mai prochain. Et période électorale oblige, il n’était pas possible de nommer un nouveau patron de la DGSE pour remplacer M. Bajolet. D’où la solution, logique, de nommer temporairement à sa place, son directeur de cabinet, c’est à dire son numéro deux, à savoir le général Jean-Pierre Palasset. L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres de ce 25 avril.

Saint-cyrien de la promotion de la « Grande Armée », le général Palasset a notamment commandé la brigade La Fayette en Afghanistan, après avoir dirigé l’opération Licorne, en Côte d’Ivoire, au moment où la tension était à son maximum entre les partisans du président sortant, Laurent Gbagbo, et deux du président élu, Alassane Ouattara. En outre, il a été le premier commandant de l’opération Barkhane, lancée en août 2014 dans la bande sahélo-saharienne.

Peu d’officiers généraux ont occupé les fonctions de chef de la DGSE depuis 1981, année où elle a remplacé le SDECE. Jusqu’à présent, seulement trois furent nommés à ce poste : l’amiral Lacoste, le général Imbot et le général (air) Mermet.

 Source : ZONE MILITAIRE


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